Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 00:47

(dépêche)





Après Radio France, ce que Sarkozy prépare pour France Télévisions

Aujourd'hui, 11h51

 Bruno Roger-Petit - LePost Imprimer Maintenant que le sort de Radio France/Inter est scellé avec la future probable nomination du tandem Hees-Val, penchons nous un instant sur la stratégie présidentielle relative à France Télévisions. Lire la suite l'article
(photo: Carolis-Duhamel: les forces de la joie en pleine création)

Résumé des épisodes précédents

Depuis deux ans, tout a été fait pour pourrir la vie de Patrick de Carolis et Patrice Duhamel. En vain. Tout a échoué. Ils ne sont pas partis, et ils continuent de s'accrocher, envers et contre tout. A tel point que l'on peut se demander parfois si, dans ce pays où tous les contre-pouvoirs ont été détruits en quelques mois, la présidence de France Télévisions n'est pas l'incarnation de la dernière opposition vivante aux caprices présidentiels.

Il y quelques semaines, la stratégie présidentielle a changé. Puisque l'on ne peut obtenir le départ du tandem, obtenons des départs successifs. Et de tout faire pour inciter Carolis à dégager son ami de quarante ans Patrice Duhamel. Le président n'hésite même plus à dire du bien de Carolis devant des interlocuteurs ciblés de façon  ce que cela lui soit répété tout en disant le plus grand mal de Duhamel. Habile... Carolis se dit que s'il sacrifie Duhamel, il aura une fin de mandat tranquille, il nomme à la place du banni celui ou celle que l'Elysée veut voir nommer, il négocie son petit poste d'après France Télévisions et roule Bouboule, le président est parvenu à ses fins... Mais pour cela, il faut que Carolis comprenne bien qu'il doit exécuter Duhamel.

Ce même Duhamel a donc été "paillassonné" il y a quelques jours, lors d'une convocation élyséenne. Il est rentré à France Télévisions sonné tel Foreman à Kinshasa en 1974, confessant son envie de jeter l'éponge, mais il s'est repris très vite. Le beau bureau, la voiture avec chauffeur, Cannes et Roland Garros qui approchent... Non, surtout ne pas partir maintenant.

Du coup, le président a décrété qu'il ne s'en occuperait plus, ce qui veut dire qu'il ne pense plus qu'à ça. Duhamel qui ne part pas, le nom du successeur que l'Elysée veut imposer à Carolis demeure inconnu. Dommage, cela aurait permis de tout changer à France Télévisions avant le terme du mandat de Carolis. Une belle opération inaboutie...

Et puis, Le chef de l'Etat en veut aussi à Arlette Chabot, dont il souhaite le départ. Beaucoup (et j'en étais) s'interrogeaient sur les raisons profondes de cette disgrâce... Un fin connaisseur de ces affaires a fini par m'expliquer que le président en avait toujours voulu à tatie Arlette de son revirement chiraquien de 1995, revirement survenu après avoir passé deux ans à choisir les cravates de Balladur. Naïvement, il avait pensé que c'est par conviction que tatie Arlette avait choisi le balladurisme... Il aurait dû me demander à l'époque, je lui aurais dit moi. J'avais déjà vu tatie quasiment en larmes dans le bureau d'un présentateur du 20 heures de France 2, en 1992, parce que Bérégovoy, alors Premier ministre était reparti un peu fâché à l'issue d'une interview. Entre deux hoquets elle disait: "qu'à peine arrivée, (elle) serait déjà virée", c'est vous dire la force de ses convictions. (Et des anecdotes comme ça sur Tatie Arlette, j'en ai un paquet)

Bref, on s'égare. Tout ça pour vous dire que si Carolis persiste à maintenir Duhamel, ça va chauffer. Mais très franchement, depuis la suppression de la pub et l'arrivée de l'inévitable masse de licenciements, je ne vois pas ce que l'on peut inventer de pire pour faire dégager le tandem Carolis/Duhamel. C'est bien ce que je disais, la présidence Carolis est le dernier bastion de résistance française au sarkozysme... Quel drôle de monde...


Partager cet article
Repost0
3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 21:10

La journée du 2 avril 2009 fut très mouvementée pour la radio publique. À peine le successeur de Jean-Paul Cluzel a-t-il été nommé que d’autres nominations sont envisagées au sein de Radio France… émanant de l’Élysée.


Mon titre est un peu provocateur mais il permet d’exprimer la crainte du jour.

Si l’on peut admettre que le Président de la République ait exercé souverainement son droit de désignation du nouveau président de Radio France comme le lui permet désormais la nouvelle loi sur l’audiovisuel public, on peut être inquiet à l’écoute des informations qui ont circulé ce 2 avril 2009.


De nouvelles procédures

On peut certes regretter le retour à l’avant-1982, c’est-à-dire, avant le précurseur du CSA, la Haute autorité de l’audiovisuel (Michèle Cotta en a beaucoup parlé dans son dernier livre), avec des patrons de sociétés de l’audiovisuel public nommés directement par le pouvoir en place, mais comme c’est désormais une loi de la République, il convient de la respecter (tout en le déplorant le cas échéant).

La désignation de Jean-Luc Hees est d’autant plus respectable que le choix porté sur un professionnel de la radio (il a passé une trentaine d’années de sa carrière sur France Inter) est inattaquable sur le plan des compétences. Elle ne peut être considérée comme un parachutage.

En revanche, on peut s’inquiéter que l’Élysée cherche à s’immiscer dans la gestion interne à Radio France.


Ingérence élyséenne ?

Certes, le départ déjà prévu de l’actuel directeur général délégué Martin Ajdari (indépendamment de la fin de mandat de son président Jean-Paul Cluzel) rendait son remplacement nécessaire dès l’arrivée du nouveau patron de Radio France. Une décision qui revenait en principe à ce dernier mais qui vient d’être annoncée de façon inattendue par la Présidence de la République elle-même : il s’agirait de Patrick Collard, ancien directeur général délégué du groupe "Le Monde" (il a été aussi directeur général de "Télérama") et actuel directeur général délégué de "La Dépêche du Midi" (lire ici).

La seconde (et plus grande) surprise du 2 avril 2009 au soir, c’est l’annonce faite également par l’Élysée de la nomination future de Philippe Val comme directeur de France Inter. Je ne connais pas Philippe Val, je ne connais pas ses compétences, et donc je suis bien incapable de savoir s’il est l’homme de la situation.


Indécence

Cette annonce est cependant doublement indécente : d’une part, la nomination des directeurs de stations relève uniquement du président de Radio France.

Ancienne présidente de Radio France, Michèle Cotta avait été estomaquée que François Mitterrand lui avait reproché le 12 novembre 1981 de ne pas lui avoir parlé du remplacement du directeur de France Musique avec ces mots désabusés : « Mitterrand s’indigne, il me le dit au téléphone, que j’ai pu nommer André Jouve, le second de Vozinski, à la tête de France Musique sans lui en parler. Il se trouve que j’en avais parlé à Georges Fillioud [Ministre délégué à la Communication]. Devais-je passer par-dessus la tête de Fillioud et parler directement à Mitterrand de la nomination d’un chef de service ? Le Président est maître des armes, des arts et des lettres, certes ! De là à solliciter son avis sur tout, sur la musique en l’occurrence, qui n’est certes pas sa spécialité… ».

D’autre part, malgré le départ de Jean-Luc Hees de la direction de France Inter, cette direction n’est pas vacante depuis 2004 et son dernier successeur, Frédéric Schlesinger est, sauf erreur de ma part à ce jour, toujours en fonction et n’est pas démissionnaire. Imaginons sa tête en apprenant ces informations.


Pourquoi bientôt Philippe Val ?

"Le Nouvel Observateur" expliquait assez clairement les raisons possibles de la préférence de Nicolas Sarkozy pour Philippe Val, qui est un grand ami de Jean-Luc Hees (la bonne entente n’est pas à négliger dans le choix d’une équipe).

Directeur de "Charlie Hebdo", Philippe Val ne pourrait pas être taxé d’organiser une dérive droitière de France Inter même si, en limogeant Siné lors d’une affaire qui a fait mousser bien des médias, il était intervenu finalement pour défendre l’honneur d’un des fils du Président de la République et "Le Nouvel Observateur" rappelle aussi que Philippe Val est un ami de Carla Bruni.

C’est d’ailleurs cocasse d’imaginer que parmi les reproches formulés implicitement à Jean-Paul Cluzel, c’était de dire qu’il n’avait pas assez contrôlé les rédactions considérées beaucoup trop à gauche.

L’objectif de l’Élysée, ce serait de déstabiliser encore une fois la gauche après son ouverture au gouvernement à des personnalités de gauche, et d’avoir éventuellement les mains un peu plus libres pour France Télévisions (généralement, les hommes politiques sont beaucoup plus attentifs aux dirigeants de la télévision que de la radio).

Cela étant, ces informations ne pourraient que des suppositions très fortes comme cela a été le cas depuis trois mois sur la succession de Jean-Paul Cluzel. Un mode opératoire qu'explique très bien Bruno Roger-Petit.


Confusion entre Radio France et France Inter

Ce qu’il faut rappeler aussi, c’est que Radio France n’est pas seulement France Inter comme semblent l’oublier non seulement les hommes politiques mais aussi les autres journalistes quand ils évoquent par exemple les adieux de Jean-Paul Cluzel aux seuls salariés de France Inter (soit environ 500 salariés) alors qu’il s’agissait des adieux aux 4 000 salariés de Radio France.


Les adieux de Jean-Paul Cluzel

Dans cette lettre à ses employés, Jean-Paul Cluzel annonce officiellement la désignation de Jean-Luc Hees (à ma connaissance, il n’y a eu aucune autre communication formelle sur le sujet) et rappelle le bilan flatteur de son mandat en insistant notamment sur la « négociation serrée » du prix de la réhabilitation de la Maison de la Radio (qui devait depuis plusieurs années être remise en conformité aux normes de sécurité), ce qui lui a permis de faire gagner 85 millions d’euros d’économies.


Deux défis pour Jean-Luc Hees

L’arrivée de Jean-Luc Hees aux commandes est diversement ressentie par les salariés eux-mêmes : d’un côté, chez les producteurs et dans les rédactions, on se félicite qu’un "homme du métier" soit à ce poste, mieux capable de comprendre les enjeux du cœur de métier de la radio ; d’un autre côté, dans les services supports, administratifs, ressources humaines etc., on craint que ce changement de direction déstabilise une synergie entre les entités que Jean-Paul Cluzel avait réussi méthodiquement à construire au fil des années. Une inquiétude qui aurait été valable quel que soit le nouveau président.

Et cette crainte est d’autant plus grande que le premier défi de Jean-Luc Hees sera la renégociation de la convention collective qui, en raison de la réforme de l’audiovisuel public, va être formellement dénoncée au conseil d’administration du 29 avril 2009. Une convention négociée aux meilleures moments du gouvernement socialo-communiste (en 1982 avant la rigueur) et très favorable aux salariés. La direction et les syndicats disposeront de quinze mois pour négocier, et passé ce délai, si rien n’était signé, ce serait le minimum légal du Code du travail qui s’appliquerait. Il va donc falloir des nerfs solides aux protagonistes.

L’autre défi, ce sera les relations de Jean-Luc Hees avec le pouvoir politique.

Jean-Claude Cluzel vient de reconnaître « avoir sans doute eu tort de ne pas rencontrer suffisamment le Président de la République » pour valoriser son action, en ajoutant : « On voit bien l’esprit parfaitement compréhensible dans le quel souhaite travailler le Président de la République. C’est d’avoir une totale confiance entre les responsables d’entreprises publiques et lui-même car il souhaite avoir à la SNCF ou à Radio France des personnes avec lesquelles il puisse établir une relation plus directe. » en oubliant de dire que ce type de comportement est finalement assez éloigné de sa propre façon d’être, plus en discrétion et moins en vitrine.

Ce défi, c’est sans doute le concept qui veut cela. Michèle Cotta raconte qu’elle était en communication permanente avec le Président François Mitterrand pendant la durée de son court mandat à Radio France, au téléphone ou en entretien direct. Elle déjeunait régulièrement avec le Premier Ministre Pierre Mauroy dont elle est l’amie ou avec le Ministre délégué à la Communication Georges Fillioud. Elle était aussi en relations fréquentes avec des membres du cabinet présidentiel, notamment André Rousselet (le directeur), et avec Jérôme Clément, conseiller à Matignon (l’actuel président de Arte).

Pour Jean-Luc Hees, les informations de l’Élysée distillées ce 2 avril 2009 compliqueront à l’évidence sa tâche pour démontrer aux citoyens qu’il restera toujours autant d’indépendance entre Radio France et le pouvoir politique qu’avant son arrivée.


Disparition de Jacqueline Baudrier

Le 2 avril 2009, par un étrange entrecroisement du calendrier, c’est aussi le jour du décès de Jacqueline Baudrier à 87 ans, journaliste politique et grande dame de l’information qui fut la première présidente de Radio France de début janvier 1975 à fin juillet 1981 après l’éclatement de l’ORTF. Une disparition passée presque inaperçue hélas alors qu’elle mériterait les honneurs des médias pour son envergure. Elle avait notamment animé avec Alain Duhamel le premier débat présidentiel, entre Valéry Giscard d’Estaing et François Mitterrand, le 10 mai 1974 et Pierre Mauroy a eu quelques états d’âme à la limoger pour la remplacer par Michèle Cotta. Elle sera enterrée le mercredi 8 avril 2009, à 10h30, en l’église Notre Dame d’Auteuil, 4 rue Corot, à Paris 16e.


Jean-Luc Hees désigné nouveau président de Radio France le jour même de la disparition de sa première présidente. Drôle de coïncidence…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (3 avril 2009)


Pour aller plus loin :

L’arrivée de Jean-Luc Hees.

Le bilan très positif de Jean-Paul Cluzel.

Philippe Val nommé à France Inter ?

Comment ça fonctionne, les rumeurs autour des nominations ?

Les adieux de Jean-Paul Cluzel à ses collaborateurs.

Que va devenir la convention collective de Radio France ?

Patrick Collard, futur directeur général délégué de Radio France ?





http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=54054

http://fr.news.yahoo.com/13/20090403/tot-l-elysee-annexe-t-il-france-inter-89f340e.html

http://www.lepost.fr/article/2009/04/03/1482582_l-elysee-annexe-t-il-france-inter.html

Une de LePost du 3 avril 2009.

http://rakotoarison.lesdemocrates.fr/article-36

http://www.centpapiers.com/l’elysee-annexe-t-il-france-inter/6497/

http://www.kydiz.com/article/2225-L-Elysee-annexe-t-il-France-Inter.htm



Partager cet article
Repost0
3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 11:30

(dépêche)



Temps de parole présidentiel: une révolution préconisée au Conseil d'Etat

à la une
PARIS (AFP) - 03/04/09 19:09

Une révolution du pluralisme audiovisuel a été proposée vendredi au Conseil d'Etat, qui tranchera sous 15 jours: la prise en compte de la parole présidentielle, jusqu'ici restée en dehors des minutages visant à équilibrer gouvernement, majorité et opposition.

AFP/Archives :: Nicolas Sarkozy sur France 2, le 18 février 2009agrandirAFP/Archives

Si l'Assemblée du contentieux du Conseil d'Etat suit son "rapporteur public", un changement radical du décompte des temps de parole politique se mettra en place.

Avant même la décision, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) s'est dit prêt à s'adapter à tout "changement de jurisprudence" du haut tribunal administratif.

Ce dernier avait été saisi par le PS qui lui demandait d'annuler une décision du CSA refusant de compter le temps de parole audiovisuelle du président au même titre que celui du gouvernement.

Catherine de Salins, "rapporteur public" (ex-commissaire du gouvernement, chargée de dire le droit) a recommandé une annulation de ce refus.

"La parole du président de la République doit être prise en compte pour le respect du pluralisme politique", a-t-elle dit. Le président "n'est pas un arbitre, mais un capitaine".

"Cette conception de son rôle a eu pour conséquence de faire remonter à l'Elysée la gestion des affaires courantes", a argumenté Mme de Salins devant l'Assemblée du contentieux, que présidait le plus haut magistrat du Conseil, Jean-Marc Sauvé.

Les préconisations du "rapporteur public" sont généralement suivies par ses pairs conseillers d'Etat.

Le haut tribunal administratif avait été saisi le 18 décembre 2007 par François Hollande, alors patron du Parti socialiste, et le député PS Didier Mathus, spécialiste des questions audiovisuelles.

Leur requête concernait une lettre du président du CSA, Michel Boyon, datée du 3 octobre 2007, rejetant leur demande de prise en compte du temps de parole de Nicolas Sarkozy.

Le CSA, qui veille au respect du pluralisme politique à la radiotélévision, ne comptabilisait pas jusqu'à présent les interventions du locataire de l'Elysée, considérant qu'il ne s'exprime pas au nom du gouvernement ou d'une formation politique.

Pour le reste, la règle du CSA exige des diffuseurs un "équilibre" entre les interventions du gouvernement, de la majorité parlementaire et de l'opposition parlementaire, avec "des conditions de programmation comparables" (règle des trois tiers, ndlr).

Jean-François Boutet, avocat de M. Hollande, a estimé devant le Conseil d'Etat que le CSA devait "adapter" cette règle des trois tiers "pour la rendre efficace". La "crédibilité" de l'institution est "en jeu", selon lui.

"Si le Conseil d'Etat modifie sa jurisprudence, on s'adaptera", a-t-on déclaré au CSA. "Jusqu'à présent, la doctrine du Conseil d'Etat était que le Président ne s'exprimait pas au nom d'un parti ou groupement. S'il y a changement de doctrine, on l'appliquera", a indiqué une source au CSA.

Hubert Huertas, porte-parole du Syndicat national des Journalistes (SNJ) de Radio France, a salué "une très bonne nouvelle" qui "va permettre de clarifier certaines situations".

Il a cité comme application incongrue à ses yeux de cette règle des trois tiers "le conseil national de l'UMP (le 24 janvier, ndlr). Nous avions dans la même salle, pour la même réunion, le tiers de l'UMP, le tiers du gouvernement avec son Premier ministre et on ne savait pas trop quoi du président de la République..."





Partager cet article
Repost0
2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 19:51

(dépêches)




Patrick Collard, PDG de la régie Publicat.

28/01/2005 - Patrick Collard, directeur général de Télérama, prend en outre la présidence et la direction générale de Publicat, la régie du pôle Magazines du groupe Le Monde. Il remplace à ce poste Jean-Paul Louveau, membre du directoire et directeur général du Monde SA.


Fabrice Nora et Patrick Collard vont quitter la direction du Monde
21/04/2008

PRESSE. Confronté à une grève des salariés du Monde et de Télérama - laquelle a été suspendue vendredi 18 avril - à la suite de la présentation de son plan de départs portant sur 129 emplois, Eric Fottorino, président du directoire du Monde, a décidé de sacrifier deux de ses directeurs, Fabrice Nora et Patrick Collard. «Dans le cadre du resserrement de la direction générale du groupe, les postes de directeur général délégué de la société éditrice du Monde, occupé par Patrick Collard, et de directeur délégué au groupe Le Monde, occupé par Fabrice Nora, sont supprimés», indique un communiqué. Précisons que Patrick Collard est également président du Monde Publicité et PDG du Monde Imprimerie, et que Fabrice Nora est aussi président de VM magazines et président du conseil de surveillance de Télérama. Dans un éditorial publié dans l'édition du Monde datée de samedi 19 avril, Eric Fottorino indique qu'un nouveau projet éditorial «ambitieux» sera présenté aux lecteurs au «début de l'automne». Il consistera en un «journal plus ramassé, plus dense, plus sélectif, préférant l'explication, l'analyse et la diversité des points de vue à la redite des informations, déjà fournies par tant de médias à la vitesse de la connexion numérique».


Fabrice Nora et Patrick Collard quittent "Le Monde"

Entreprises 18.04.2008 | 18:45  

Le DG délégué de la Société éditrice du Monde et le directeur délégué au groupe ne seront pas remplacés.

Le Monde a annoncé, vendredi 18 avril, le départ de deux de ses dirigeants.

Fabrice Nora et Patrick Collard vont quitter le groupe dans le cadre du plan de redressement de la direction et leurs postes sont supprimés.

"Le poste de directeur général délégué de la Société éditrice du Monde, occupé par Patrick Collard, par ailleurs président du Monde Publicité et P-DG du Monde Imprimerie, et celui de directeur délégué au groupe Le Monde, Fabrice Nora, également président du VM Magazines et président du conseil de surveillance de Télérama, sont supprimés".

Des fonctions reprises par le directoire

Les intéressés "quitteront le groupe dans les prochaines semaines, une fois achevées les différentes missions en cours dont ils ont la charge".

Leurs fonctions seront "reprises par le directoire" qui procèdera "dans les prochains jours à une redéfinition de l'organigramme".

Le président du directoire du Monde, Eric Fottorino, avait récemment assuré que le plan de redressement du groupe, vivement contesté par les salariés, "n'épargnerait aucun étage". Il avait indiqué que des annonces concernant la direction seraient faites à la fin de cette semaine.

7 exercices déficitaires

Confronté à 7 exercices déficitaires et à un lourd endettement, le directoire du Monde a annoncé le 4 avril un plan prévoyant notamment la suppression de 129 emplois au quotidien et la cession de 4 entités au pôle magazine.
Le comité d'entreprise du quotidien, suspendu mardi, doit reprendre en fin de matinée, au lendemain d'une deuxième journée de grève des salariés du journal en une semaine.


Dépêche du Midi: Patrick Collard nommé directeur général délégué

lun 28 jui, 18h52        

TOULOUSE, 28 juil 2008 (AFP) - Patrick Collard va rejoindre le groupe de la Dépêche du Midi à la mi-septembre au nouveau poste de directeur général délégué, a annoncé le quotidien régional lundi dans un communiqué.



Patrick Collard sur Wikipédia

Nationalité  Française
Profession(s) Dirigeant de groupe de presse français
Occupation(s) Directeur Général Délégué du groupe La Dépêche du Midi
Formation CPA Lyon (groupe EM LYON)
Patrick Collard est un dirigeant de groupe de presse français, actuellement directeur général délégué du groupe La Dépêche du Midi.

Formation [modifier]
Patrick Collard est titulaire d'un diplôme du CPA Lyon (groupe EM LYON), obtenu en 1984.

Parcours professionnel [modifier]

Jusqu'en mai 2008, Patrick Collard était directeur général délégué du groupe Le Monde.

En septembre 2008, il est nommé directeur général délégué du groupe La Dépêche du Midi.

Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Patrick_Collard ».

Catégorie : Ancien élève de l'École de Management de Lyon - EM LYON

Dernière modification de cette page le 13 mars 2009 à 06:00.




Partager cet article
Repost0
2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 19:30

(dépêches)


LIRE AUSSI
SUR JEAN-LUC HEES



Philippe Val choisi par l'Elysée pour diriger l'antenne de France Inter

NOUVELOBS.COM | 02.04.2009 | 19:03

Info nouvelobs.com Nicolas Sarkozy a choisi le patron de Charlie Hebdo pour diriger l'antenne de France Inter. Sa nomination pourrait avoir lieu après l'arrivée de Jean-Luc Hees à la tête de Radio France. "Ca m’intéresse, oui, mais ce n’est pas d’actualité !", affirme Philippe Val.

Philippe Val

La politique d’ouverture destinée à déstabiliser la gauche se poursuit : Nicolas Sarkozy a nommé Jean-Luc Hees a la tête de Radio France -ce n’est plus une surprise, c’est même officiel- mais il a également choisi celui qui dirigera bientôt l’antenne de France Inter. Ce sera Philippe Val, le patron de Charlie Hebdo et éditorialiste le vendredi matin sur l’antenne de France Inter. Le choix ne manque pas d’une certaine logique : Hees et Val sont de vieux amis et Philippe Val est aussi un ami de Carla Bruni… Dans ce qu’il faut appeler l’"affaire Charlie", Philippe Val a aussi été un défenseur, de facto, du fils et de la belle-fille du président de la République. Voila qui peut donc expliquer le choix de Val par l’Elysée, mais qui ne suffit peut être pas à rassurer au sein de l’UMP, déjà fort énervé par les différentes nominations de gauche faites par le président…

"Pas d'actualité"

"Ca m’intéresse, oui, mais ce n’est pas d’actualité ! Ce sera à Jean-Luc Hees de décider qui sera le patron de France Inter", nous a dit Philippe Val, réagissant à la nouvelle. "Je travaille avec Jean-Luc Hees depuis 20 ans, c’est lui qui m’a fait débuter à France Inter", nous a-t-il aussi expliqué.

Il est vrai que théoriquement, le directeur de France Inter est nommé non pas par l’Elysée, mais par le président de Radio France, qui entrera en fonction le 11 mai. C’est donc lui qui choisira son équipe.

Mais l’Elysée a tenu à faire savoir dès cette semaine quel était son choix pour Inter. En communiquant ainsi, l’Elysée complique la tache de Jean Luc Hees et de Philippe Val qui auront du mal à cultiver leur différence, pour ne pas dire leur indépendance…

La gauche fort embêtée

Si Val est bien confirmé, la gauche sera fort embêtée pour critiquer les choix de l’Elysée en matière de nomination dans l’audiovisuel. C’est le but de la manœuvre. Le président, qui avait été tenté dans un premier temps, de nommer Laurent Joffrin à la tête de Radio France, a donc préféré in extremis un des proches amis du patron de Libération. Comment Val va-t-il maintenant gérer le cas Guillon, qui déplait tant à l’hôte de l’Elysée ? C’est une autre histoire qui commence.

Par ailleurs, on indique de source proche de l’Elysée, que Jean-Luc Hees nommera Patrick Collard, un ancien dirigeant du groupe Le Monde, comme directeur général de Radio France.



Philippe Val à France Inter : "Je ne suis au courant de rien"

A la Une
Par Rue89 | 02/04/2009 | 18H44

Selon Le Nouvel Observateur, Philippe Val, l'actuel patron de Charlie Hebdo, a été choisi par Nicolas Sarkozy pour diriger France Inter. Cette annonce fait suite à la confirmation que Radio France sera dirigée à partir du mois de mai par Jean-Luc Hees, qui est un ami de longue date de Philippe Val.

Contacté par Rue89, la patron de Charlie a déclaré être « très surpris » par cette information :

« Je suis à des milliers de kilomètres de Paris et je ne suis pas du tout au courant de cette affaire. Je reçois des textos… Je ne comprends pas. Nous n'avons pas parlé avec Jean-Luc Hees. Pour l'instant, ce n'est pas à l'ordre du jour. Jean-Luc n'est même pas encore passé devant le CSA ! Je ne sais pas quelles sont les preuves du Nouvel Obs… »

Qualifiant cette affaire d'« opérette », le journaliste a toutefois précisé que « si jamais ça arrivait un jour, ça serait une aventure formidable. »

« C'est quoi ce choix, du copinage ?  »

A France Inter, un journaliste (qui tient évidemment à conserver l'anonymat) indique que la rumeur du choix de Val par l'Elysée circulait depuis plusieurs jours, mais avec une alternative, celle de Christophe Barbier, le patron de la rédaction de L'Express. « Deux amis de Carla Bruni », commente ce journaliste, qui résume ainsi l'état d'esprit à France Inter :

« Quand on a lu l'Obs, ça nous a fait un gros choc, un coup de massue.

On est un peu inquiets : Philippe Val dirige un journal d'opinion, est-il capable de diriger une radio généraliste ?

Je le connais un peu, il a des idées arrêtées sur tout, il est d'un pro-sionisme très rentre-dedans.

En plus, il y a des tas de gens qu'il déteste dans cette radio dont, notoirement, Daniel Mermet. J'espère qu'il n'y aura pas de chasse aux sorcières.

S'il est nommé, on se demande pourquoi. C'est quoi, ce choix, du copinage ? Son attitude pendant l'affaire Siné, le fait qu'il ait réagi au quart de tour parce que ça concernait la famille Sarkozy…

Franchement, on a un peu peur. »

« Philippe Val n'en a parlé à personne »

A Charlie Hebdo, on n'est « absolument pas au courant » de cette nomination, indique le dessinateur Charb, bras droit de Philippe Val puisqu'il est directeur adjoint de la rédaction :

« J'ai fait la tournée de toute la rédaction, et Philippe Val n'en a parlé à personne. A l'heure qu'il est, je considère que j'ai toujours un patron. »

Deux solutions, à ce stade de cette affaire palpitante : soit l'information du Nouvelobs n'est pas exacte -elle est d'ailleurs toujours présentée comme une « rumeur insistante » sur Télérama.fr-, soit elle l'est et Philippe Val ne la confirme pas parce qu'il n'a pas eu le temps de prévenir la rédaction de Charlie avant qu'elle ne « fuite ».

Joint par Rue89, Jean-Luc Hees s'est refusé à tout commentaire avant son audition par le CSA.

► Mis à jour à 19h35 avec la réaction de Charb.

Zineb Dryef et Augustin Scalbert

France Inter médias radio france val
27721 visites 56 votes




Radio France : l'Elysée propose Hees pour succéder à Cluzel

NOUVELOBS.COM | 02.04.2009 | 18:57

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel est saisi du projet de nomination de Jean-Luc Hees à la présidence de Radio France. Jean-Paul Cluzel estime laisser à son successeur "une maison en très bonne santé".

Jean-Paul Cluzel et Jean-Luc Hees (Sipa)

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a été officiellement saisi jeudi 2 avril du projet de nomination de Jean-Luc Hees à la présidence de Radio France. Il y remplacera Jean-Paul Cluzel.

Le CSA précise dans un communiqué que Jean-Luc Hees sera auditionné "la semaine prochaine".

Selon Télérama, Jean-Paul Cluzel a appris la nouvelle mercredi, par un appel téléphonique de l'Elysée, alors qu'il donnait une interview au magazine culturel. Dans cet entretien publié sur le site de Télérama, Jean-Paul Cluzel estime laisser à son successeur "une maison en très bonne santé".

"Félicitations"

Dans une tribune parue dans Le Monde daté du vendredi 3 avril, Jean-Paul Cluzel adresse ses félicitations à son successeur.

"Le président de la République a bien voulu m'informer qu'il s'apprêtait à proposer à l'accord du CSA, et à l'avis des commissions compétentes des deux Assemblées, Jean-Luc Hees pour me succéder à la présidence de Radio France à compter du 12 mai", écrit Jean-Paul Cluzel, 62 ans, dans cette tribune.


"Sans préjuger des décisions de ces institutions, je lui adresse mes félicitations", poursuit Jean-Paul Cluzel, à la tête de Radio France depuis 2004, et dont le mandat expire le mois prochain.

Réforme de l'audiovisuel


Cette nomination est la première depuis la promulgation de la loi sur la réforme de l'audiovisuel. Selon la nouvelle procédure, le nom de Jean-Luc Hees est proposé par Nicolas Sarkozy au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA). Les membres du CSA procèderont à un vote à bulletin secret. Si ce vote est positif, Jean-Luc Hees sera auditionné par les commissions de l'Assemblée nationale et du Sénat, qui peuvent bloquer la nomination à la majorité qualifiée des trois cinquièmes.

"Quelqu'un qui a beaucoup marqué Inter"


Le choix de Jean-Luc Hees ne déplait pas aux journalistes de Radio France. "Hees est quelqu'un qui a beaucoup marqué Inter. C'est un journaliste qui n'est pas marqué politiquement", souligne la Société des Journalistes (SDJ).
Jean-Luc Hees a été directeur de France Inter entre 1997 et 2004. Il a été évincé après l'arrivée de Jean-Paul Cluzel au poste de PDG de Radio France. Il anime actuellement une émission sur Radio Classique. Agé de 57 ans, Jean-Luc Hees a fait ses débuts à l'ORTF en 1972. Il a notamment été correspondant de France Inter aux Etats-Unis. Il a ensuite présenté le 13 Heures ainsi que l'émission Synergie.


Ces dernières semaines, la presse avait également cité pour le poste les noms de l'ancien président du Monde, Jean-Marie Colombani, de l'ancien directeur de France Culture David Kessler, ainsi que Bruno Patino, actuel directeur de France Culture.



Philippe Val va être nommé directeur de France Inter par Nicolas Sarkozy

02 avril 2009

Slovar les nouvelles vous le savez soutient Siné Hebdo que nous considérons comme le véritable héritier du GRAND Charlie Hebdo.

Nous avions publié, lors du licenciement de Bob Siné un article intitulé : "Philippe VAL ou la deuxième mort de Charlie Hebdo"

Extraits :

... / ...Tout simplement parce que Philippe VAL a transformé un mythe en un fanzine qui ne dérange plus grand monde à part quelques religieux tatillons. Philippe VAL a transformé un brûlot en mag pour bobos amusés dont seule la couverture essaye encore de donner le change ... / ...

Que crains Philippe VAL ?
Que l'embourgeoisement de son journal ne soit remis en cause par un vieux guerrier anti conformiste ?
Que quelques philosophes ou grands intellectuels arrêtent leur abonnement à Charlie ?

Il semble que l'affaire des caricatures de Mahomet et la couverture de Charlie de cette époque ait sappé la résistance nerveuse de Philippe VAL. A moins que ce ne soit le soutien de Nicolas SARKOZY à cette époque ?

Rappel :Alors que Charlie Hebdo, poursuivi après la publication de caricatures du prophète Mahomet pour "injures publiques envers un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une religion" par la Grande mosquée de Paris et l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), deux composantes du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), répond depuis ce matin de ces accusations devant le tribunal correctionnel de Paris, Nicolas Sarkozy affirme dans une lettre lue à l'audience par l'un des avocats de l'hebdomadaire satirique : "Je tiens à apporter mon soutien à votre journal qui s'inscrit dans une vieille tradition française, celle de la satire". La peur n'évite pas le danger M. VAL, et si la peur l'emporte sur tout le reste que penser de votre vue de l'impertinence ? Impertinence, nous vous le rapellons, sans laquelle le journal que vous dirigez n'aurait jamais existé

J'avais déja du mal ces derniers temps à acheter Charlie en raison de la faible qualité de son contenu. Cette fois-ci lorsque j'aurai cette envie, je me plongerai dans la lecture d'un livre qui m'a été récemment offert et qui montre et parle des années Charlie. Les vraies !!!

Pour finir, j'aimerais pasticher Diane Dufresne et sa "Chanson pour Elvis".

Tu vieillis mal, Charlie
T'aurais p't'êt dû mourir
Comme Marilyn ou Janis
T'avais pas l'droit d'vieillir

Décidément M. VAL, vous êtes un imbécile que j'espère ... malheureux. Rendez-nous Charlie

Et puis aujourd'hui au gré de mes surfs dans l'actualité, j'apprend que Nicolas Sarkozy a choisi le patron de Charlie Hebdo pour diriger l'antenne de France Inter. Sa nomination pourrait avoir lieu après l'arrivée de Jean-Luc Hees à la tête de Radio France.

Le Nouvel Obs écrit : "Hees et Val sont de vieux amis et Philippe Val est aussi un ami de Carla Bruni…Dans ce qu’il faut appeler l’"affaire Charlie", Philippe Val a aussi été un défenseur, de facto, du fils et de la belle fille du président de la République. Voila qui peut donc expliquer le choix de Val par l’Elysée ... / ...

L'éditorialiste du Nouvel Obs ajoute : "Si Val est bien confirmé, la gauche sera fort embêtée pour critiquer les choix de l’Elysée en matière de nomination dans l’audiovisuel" Et là, nous ne sommes pas d'accord car cela fait très longtemps que Philippe Val a quitté la gauche active pour se réfugier dans le giron des philosophes amis du Président. Val ne représente plus que lui même et son ambition.

Alors vraiment, pourquoi la gauche aurait le moindre complexe pour le critiquer s'il ne fait pas correctement le travail pour lequel il va être embauché !!!

Choron, avec tout le respect du à ta famille il vaut mieux que tu sois mort plutôt que d'apprendre ça !!!

La rédaction de Slovar souhaite faire passer un message personnel à Philippe Val : "Tu vois camarade le rubicon n'est pas si difficile à passer. Ne reste plus qu' trouver de gentils petits mickeys pour les pages de Charlie Hebdo"

Libellés : media, presse

posted by Slovar at 18:37



Partager cet article
Repost0
2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 19:12

(dépêches)



Les autres titres de l'actualité sur France Culture

Décès de Jacqueline Baudrier : L'ancienne présidente de Radio France est décédée à l'âge de 87 ans, alors que l'actuel PDG, Jean-Paul Cluzel, vient de confirmer son départ et l'arrivée de Jean-Luc Hees au mois de mai prochain.


Jacqueline Baudrier sur Wikipédia

Jacqueline Baudrier était une journaliste française née le 16 mars 1922 à Beaufai (Orne) et décédée le jeudi 2 avril 2009. Elle a eu des responsabilités à l'ORTF ainsi que sur plusieurs chaînes et a présidé Radio France de 1975 à 1981.

Après des études à la Sorbonne, elle a occupé de nombreux postes/emplois successivement :

Chroniqueuse politique à la RTF (1950-1960). Elle a longtemps été une des grandes voix de la radio française (d'Actualités de Paris à Paris Inter, qui deviendra France Inter).
Reporter pour la télévision (1960-1962). Présentatrice d'Inter Actualités sur France Inter.
Rédactrice en chef des journaux parlés de l'ORTF (1962-1968). Gaulliste, elle est contestée par les journalistes en mai-juin 1968. À l'issue de la crise, elle est nommée directrice de l'information parlée en remplacement de Pierre Fromentin.
Directrice de l'information de la deuxième chaîne de télévision (1969 à 1972).
Directrice de la régie de la Une (1973).
Premier Président-Directeur général de Radio-France (1975-1981).
Ambassadrice et déléguée permanente de la France auprès de l'UNESCO (1981 à 1985).
Membre de la Commission nationale de la communication et des libertés, la CNCL (qui précède le CSA). (1986 à 1989).
Présidente du comité d'orientation des programmes de La Cinquième. (à partir de 1994). 
 
Portail de la télévision

Catégories : Journaliste française | Dirigeant de télévision | Animatrice de télévision française | Animatrice de radio française | Naissance en 1922 | Naissance dans l'Orne

Dernière modification de cette page le 2 avril 2009 à 18:38.


Partager cet article
Repost0
2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 10:04

(verbatim)




DOCUMENT - La lettre d'adieu de Jean-Paul Cluzel à France Inter

Publié le 02/04/2009 à 12:42 - Modifié le 02/04/2009 à 12:55 Le Point.fr
Par Emmanuel Berretta

Jean-Paul Cluzel n'a pas été reconduit à la tête de Radio France.

Jean-Paul Cluzel a appris mercedi soir, au téléphone, par le secrétaire général de l'Élysée Claude Guéant, qu'il ne serait pas reconduit à la tête de Radio France. Il a écrit jeudi matin, en guise d'adieu, une lettre à l'ensemble de ses collaborateurs. Lepoint.fr s'est procuré le courrier. En voici l'intégralité :



Mesdames, Messieurs,

Le président de la République a bien voulu m'informer qu'il s'apprêtait à proposer à l'accord du CSA et à l'avis des commissions compétentes des deux Assemblées Jean-Luc Hees pour me succéder à la présidence de Radio France à compter du 12 mai prochain. Sans préjuger des décisions de ces institutions, je lui adresse mes félicitations. Il avait quitté Radio France en mai 2004 à la suite d'un accord amiable. Les termes en ont été scrupuleusement respectés de part et d'autre. La passation des dossiers s'effectuera dans un esprit professionnel, au service de Radio France, à laquelle je reste profondément attaché.

Avant que ne s'achève mon mandat, je voudrais ici vous proposer mon bilan et vous faire part de mes convictions pour faire de Radio France un acteur essentiel du monde numérique.

Au cours des dernières années, Radio France est devenue le premier groupe radiophonique français, passant devant ses concurrents privés sur tous les critères. Ces succès sont dus à votre talent et à votre travail. Ils ont d'autant plus de valeur qu'ils se situent dans un paysage où l'audience globale du média radio a eu tendance à s'effriter. Ils sont le fruit du renouvellement de toutes les grilles, y compris celle du Mouv', qui est en cours. Radio France, plus que tout autre, a su repérer et mettre à l'antenne de nouveaux talents, qu'ils soient journalistes ou producteurs. Tous les personnels d'antenne et ceux de l'administration ont su se mobiliser pour faire une radio résolument moderne.

Ces succès ont été conduits dans le respect scrupuleux des budgets et dans le souci de maîtriser les coûts. La trésorerie au 31 mars s'élève au niveau inégalé de 87 millions d'euros. Cela devrait permettre à Radio France de financer la part qui lui reviendra dans la réhabilitation de la Maison de la Radio, sans obérer le fonctionnement ni le développement des chaînes et des formations musicales. Une négociation serrée a ramené le coût des principaux lots du chantier de 325 à 240 millions d'euros. Cela aboutit au prix très raisonnable de 2.300 euros au mètre carré, comprenant les équipements techniques et la construction du nouvel auditorium de 1.400 places et son orgue.

La réhabilitation de la Maison de Radio France est entrée dans sa phase concrète. Elle durera jusqu'en 2015/2016. Au-delà de la nécessaire mise en conformité aux normes de sécurité, il s'agit de réaliser un outil performant et adapté au monde des médias numériques. Dès 2012, l'avancement du chantier permettra, si cela est confirmé par mon successeur, aux rédactions de France Inter, de France Info et au Multimédia d'être rassemblées dans la même partie du bâtiment, face à la Seine. La proximité de cette échéance devrait être, selon moi, l'occasion de préparer et d'impulser une nouvelle organisation qui rapproche les forces éditoriales. Son objet serait d'affronter une concurrence qui s'annonce redoutable dans le monde de l'information, tout en renforçant la spécificité et la pertinence du service public.

Le dialogue social a été rénové. Un nombre d'accords sans précédent a été signé, portant sur des champs aussi divers que les mécanismes d'augmentation générale des salaires, la protection complémentaire, la formation, les carrières ou la réduction des inégalités entre hommes et femmes, sans oublier le chantier de la "diversité". Une nouvelle possibilité s'offre de renouveler le "contrat social" de Radio France : suite à la récente loi sur l'audiovisuel, le conseil d'administration sera prochainement saisi des conséquences sur les conventions collectives de la dissolution de l'Association des employeurs du service public (AESPA). N'est-ce pas l'occasion de négocier une évolution dans les automatismes de carrières, le paritarisme ou la définition souvent obsolète des métiers ? Ces caractéristiques sont devenues au fil des ans un frein à la capacité collective de placer le service public en tête de la révolution des médias.

Le projet "Horizon 2015", que je remettrai à mon successeur et qu'il lui appartiendra de valider, insistera aussi sur la nécessité de renforcer l'identité de Radio France et la complémentarité de ses chaînes. L'objectif pourrait être de faire de Radio France un "bouquet" proposant une offre globale : "news", culture, musique, proximité locale, jeune, en s'appuyant sur toutes les chaînes, profondément ancrées dans le multimédia, à l'image de cette référence qu'est la BBC.

La convergence numérique ne doit pas être vécue comme une menace, mais comme une opportunité. Radio France doit être présente sur tous les supports appelés à se développer : radio numérique terrestre, téléphones portables, ordinateurs et tous les nouveaux appareils "nomades". Il faut valoriser et rendre disponible et accessible l'offre de Radio France partout dans l'univers numérique, sous des formats et des durées personnalisables par chaque usager.

Enfin, la construction de l'auditorium de Radio France et celle de la Philharmonie de Paris à La Villette offrent une occasion unique aux formations de prendre une place accrue dans la vie musicale française et internationale, en accentuant leurs complémentarités et en élargissant les publics. Il faut saisir cette chance.

Je souhaite un plein succès à mon successeur. Et vous, chers amis de Radio France, j'aurai, avant de partir le 12 mai prochain, l'occasion de vous remercier du bonheur professionnel que vous m'avez apporté pendant ces cinq années.

Jean-Paul Cluzel




Partager cet article
Repost0
2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 09:40

C’est désormais officiel, Jean-Luc Hees deviendra le nouveau patron de Radio France alors que son prédécesseur, Jean-Paul Cluzel, candidat éconduit, laisse une maison en très bon état.


Ce n’était pas un poisson d’avril. Le 1er avril 2009 au matin, le président de Radio France Jean-Paul Cluzel a reçu un coup de téléphone du secrétaire général de l’Élysée Claude Guéant pour l’avertir qu’il ne serait pas reconduit à un second mandat. Un coup de fil confirmé dès le début de la soirée par "Le Monde".


Décision prise

En effet, comme prévu par la nouvelle loi sur l’audiovisuel public, Nicolas Sarkozy a décidé de proposer Jean-Luc Hees au Conseil supérieur de l’audiovisuel pour succéder à Jean-Paul Cluzel le 12 mai 2009. Cette annonce aura lieu dans la journée du 2 avril 2009.

Le CSA devrait entériner cette décision (quel argument recevable pourrait-il sérieusement invoquer contre une nomination présidentielle ?) ainsi que les commissions parlementaires concernées au Parlement (il faut l’absence d’un rejet des trois cinquièmes).

Cette annonce met fin aux nombreuses rumeurs qui fleurissaient ces trois derniers mois.


Beaucoup de succès à l’actif de Jean-Paul Cluzel

Jean-Paul Cluzel avait espéré jusqu’au bout sa reconduction.

Il l’avait encore déclaré le 27 mars 2009 sur Canal Plus en affirmant que les reproches qu’on lui faisait (une malheureuse photo pour le calendrier d’Act’Up et les impertinences de l’humoriste Stéphane Guillon qui tient une chronique quotidienne sur France Inter) étaient très négligeables par rapport aux grands succès qu’il a obtenus en cinq ans de mandat : pacification des relations sociales malgré une gestion plus rigoureuse des deniers de l’État (le budget de Radio France provient essentiellement de la redevance), hausse régulière de l’audience des stations et en particulier de France Inter, mise en ligne d’un site Internet performant pour France Info, préparation de la radio numérique et démarrage du grand chantier de la rénovation de la Maison de la Radio.

Jean-Paul Cluzel, étiqueté chiraquien mais se revendiquant centriste, pourrait penser avec raison que cette décision présidentielle est profondément injuste. Mais les considérations politiques ne récompensent pas toujours (rarement ?) les compétences techniques. Car elles prennent en compte d’autres aspects qui dépassent la gestion même d’un organisme.


Trop d’indépendance ?

Les reproches à propos de Stéphane Guillon sont très significatifs d’ailleurs : on confond souvent l’humour et l’analyse politique (les Guignols de l’Info aussi, qui ont fêté leurs vingt ans). Ce qu’on peut se permettre par l’humour pourrait être odieux par le sérieux d’un éditorial.

La réalité, c’est que Jean-Paul Cluzel se refusait à toute intervention auprès des journalistes. Lui apportait sa vision de la radio et la mettait en œuvre ; les journalistes faisaient leur boulot. C’était peut-être un handicap sous le regard de l’Élysée.

Une indépendance confirmée par cette anecdote qui en dit long : prévu bien avant la polémique sur Dominique Strauss-Khan, un livre coédité par Radio France qui recueille les chroniques de Stéphane Guillon sur Canal Plus est sorti le 19 mars 2009 (juste après le Salon du Livre de Paris). Une date bien mal venue, en pleine polémique et avant la décision présidentielle. Aucun collaborateur n’a osé avertir Jean-Paul Cluzel de cette parution et ce n’est que la veille de la sortie que Stéphane Guillon lui a adressé un exemplaire du livre (au lendemain de son entretien avec Nicolas Sarkozy !).


Quelques imprudences de communication

Jean-Paul Cluzel a commis certainement quelques erreurs de communication depuis de début de l’année. Sa participation imprudente au calendrier d’Act’Up avait surpris la plupart des employés de Radio France alors qu’il pensait l’avoir fait sous le sceau de l’anonymat (ce qui ne l’a pas empêché de l’assumer pleinement). Il a senti la nécessité de plus s’investir dans les médias pour présenter les bons résultats de sa société (il est vrai qu’en grand commis de l’État, Jean-Paul Cluzel est peu connu du grand public).

Le 1er avril 2009 au matin, avant le coup de téléphone fatal, Jean-Paul Cluzel répondait encore aux questions du journal "Le Monde" et avait ironisé, certainement très maladroitement, sur Jean-Luc Hees : « Lui qui est si moderne et dont les capacités stratégiques sont bien connues ? (sourire) Cet homme qui, il y a quelques années lors d’un comité de direction de Radio France, avait déclaré : "L’Internet, c’est la mort de la radio !" ? Moi, je crois au contraire qu’Internet constitue une formidable opportunité à saisir pour notre média. ».

On imagine la tête de Claude Guéant en lisant cette réponse alors que Jean-Luc Hees était considéré comme le candidat de l’Élysée. Peut-être un élément pour précipiter les événements et en finir avec les supputations ? Car le Président de la République devait au départ revoir très prochainement Jean-Paul Cluzel pour lui faire part de sa décision. Un coup de téléphone a semblé maintenant suffisant.


Qui est Jean-Luc Hees ?

Jean-Luc Hees, qui a 57 ans, est un journaliste qui connaît bien la radio publique. Il a été longtemps correspondant de France Inter à Washungton. Il a publié des livres sur la politique américaine qu’il connaît bien comme cette histoire des Présidents américains ou cet essai sur Barack Obama à la suite de ses chroniques dans "Charlie Hebdo".

Ensuite, il présenta longtemps le journal de treize heures sur France Inter, ce qui le fit connaître du grand public.

De 1997 à 2004, Jean-Luc Hees fut directeur de France Inter. Il fut remercié par Jean-Paul Cluzel lorsque ce dernier arriva à la tête de Radio France. Ce sera d’ailleurs avec beaucoup d’amertume qu’il lui laissera les clefs de la maison car il y a eu incompatibilité entre les deux hommes.

Selon Jean-Paul Cluzel, Jean-Luc Hees n’a jamais eu beaucoup de projets pour la radio et n’a pas vraiment montré de réelle vision à long terme.

Depuis deux ans, Jean-Luc Hees assurait sur Radio Classique (la concurrente de France Musique) une émission culturelle "Hees bien raisonnable" puis la tranche matinale.


Hees pion de l’Élysée ?

Le nouveau président de Radio France sera-il un Hees pion de l’Élysée ? Lui-même s’affirme ni de droite ni de gauche, mais il a publié une histoire de la campagne présidentielle de 2007 au titre évocateur : "Sarkozy Président ! Journal d’une élection" (éditions du Rocher).

Il est certain que pour Jean-Luc Hees, cette nomination à un âge déjà avancé de sa carrière constitue en quelques sortes une consécration qu’il ne devra qu’à la seule volonté du Président de la République. Sera-t-il pour autant un relais de l’Élysée auprès des rédactions ? C’est peu probable car lui-même journaliste sait que l’indépendance des journalistes est une donnée ancrée dans leur forte personnalité. Les journalistes l’ont souvent montré : ni allégeance ni rébellion.


Hees, nouveau manager

Ayant accompli la majeure partie de sa carrière à France Inter, Jean-Luc Hees pourrait sans doute bénéficié d’un préjugé favorable de la part des salariés qui préféreraient toujours un personnage maison plutôt que le parachutage d’une personnalité qui ne connaît pas la société (comme par exemple Jean-Marie Cavada).

La nomination d’un journaliste à la tête de Radio France rendra évidemment plus importante encore sa première décision : le choix du prochain directeur général délégué. L’actuel directeur général délégué Martin Ajdari devrait en effet quitter ses fonctions à la fin du mandat de Jean-Paul Cluzel pour en principe devenir directeur général de l’Opéra de Paris auprès de Nicolas Joel (Jean-Paul Cluzel avait été lui-même nommé directeur général de l’Opéra de Paris par Jack Lang en 1992).

La question demeure cependant celle-ci : un simple animateur de radio est-il capable de manager une entité de 4 000 employés dotée d’un budget de 600 millions d’euros ? Nommée à la tête de Radio France par François Mitterrand lors de son accession au pouvoir en 1981, Michèle Cotta, chroniqueuse sur RTL, s’était posé la même question car elle avait connu le même sort et la même angoisse, qu’elle oublia bien vite en devenant dès l’année suivant présidente de la Haute autorité de l’audiovisuel.


Après tout, même sans expérience, cela dépend d’abord de la personnalité.


Bonne route à Radio France !


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (2 avril 2009)


Pour aller plus loin :

Radio France et Jean-Paul Cluzel, nouveau symbole de l’indépendance ?

Jean-Luc Hees nommé PDG de Radio France.

Radio France, le bon élève de l’audiovisuel.

Jean-Paul Cluzel sur Canal Plus.

Rumeurs sur la nomination de Jean-Luc Hees.

Quand Jean-Luc Hees dirigeait France Inter.

La réforme de l’audiovisuel public.




L'ADIEU DE JEAN-PAUL CLUZEL
AUX SALARIES DE RADIO FRANCE




LIRE AUSSI ICI
SUR PHILIPPE VAL
DIRECTEUR DE FRANCE INTER ?










http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=53986

http://fr.news.yahoo.com/13/20090402/tot-nouvel-hees-pris-radio-france-89f340e.html

http://www.lepost.fr/article/2009/04/02/1480724_nouvel-hees-pris-a-radio-france.html

Une de LePost du 2 avril 2009.

http://rakotoarison.lesdemocrates.fr/article-34

http://www.centpapiers.com/nouvel-hees-pris-a-radio-france/6477/

http://www.kydiz.com/article/2222-Nouvel-Hees-pris-a-Radio-France.htm




Partager cet article
Repost0
2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 02:24

(dépêches)




Candidat de l'Élysée, Jean-Luc Hees, est-il l'homme de la situation pour Radio France ?


Publié le 02/04/2009 à 12:34 - Modifié le 02/04/2009 à 13:43 Le Point.fr
Par Emmanuel Berretta

Jean-Luc Hees a été officiellement désigné comme le candidat de Nicolas Sarkozy pour succéder à Jean-Paul Cluzel à la présidence de Radio France © CAPMAN/SIPA

Comme lepoint.fr le révélait dès le 17 mars , Jean-Luc Hees a été officiellement désigné jeudi comme le candidat de Nicolas Sarkozy pour succéder à Jean-Paul Cluzel à la présidence de Radio France. Commence donc pour lui un parcours qui passe par une audition devant le CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel) lequel est saisi par le gouvernement officiellement pour "avis conforme". Officieusement, la conformité est à prendre dans l'autre sens : le CSA est prié de se conformer à la décision du président de la République. Et quoi qu'en dise Michel Boyon, le président du CSA, on ne voit pas comment neuf "sages", tous nommés par des politiques, peuvent éventuellement entraver la volonté d'un chef de l'État élu au suffrage universel direct... De ce point de vue, les institutions sont déséquilibrées. Même Dominique Baudis, l'ancien président du CSA, en convient : "Dans ce cas de figure, le CSA n'a aucune légitimité à s'opposer à une décision politique", confiait-il mardi dernier au point.fr.

Jean-Luc Hees affrontera ensuite les commissions compétentes de l'Assemblée nationale et du Sénat. Là, la partie sera plus difficile. Au Parlement, on n'est jamais à l'abri d'une avanie. Pour peu que les élus de la majorité veuillent faire souffler un vent de fronde, la nomination de Jean-Luc Hees peut partir en sucette. Comptons toutefois sur les "whips" à la française, à savoir les présidents de groupe UMP (Jean-François Copé chez les députés et Henri de Raincourt au Sénat) pour tenir leurs troupes et éviter qu'une majorité des 3/5 se constitue pour écarter le candidat pressenti. Mais au Sénat, l'UMP n'est pas majoritaire et devra composer avec les centristes du RDSE (Rassemblement démocratique et social européen). Christine Albanel est bien placée pour savoir à quel point ceux-ci sont habiles à obtenir une contrepartie quand il s'agit de mêler leurs voix à celles de l'UMP. Interrogé par lepoint.fr sur l'opportunité de nommer Jean-Luc Hees à Radio France, Jean-François Copé déclarait le 16 mars : "Je n'ai aucun avis sur lui car je ne l'ai jamais rencontré de ma vie."

Quinze mois de négociations syndicales devant lui

Mettons que Jean-Luc Hees traverse sans encombre cette route semée d'embuches. Dans quelle situation cet ancien cadre de France Inter va-t-il retrouver la Maison ronde ? Jean-Paul Cluzel, le président sortant, n'a pas manqué de mérites en renouvelant les voix (Nicolas Demorand et Isabelle Giordano sur France Inter, Ali Badou sur France Culture...) qui ont permis à France Inter et à France Culture de se propulser à des niveaux d'audience enviables. Malheureusement pour Jean-Luc Hees, la paix sociale dans une maison où les syndicats sont prompts à s'enflammer reste à reconstruire. En effet, l'adoption de la loi audiovisuelle a eu pour conséquence de faire tomber la fameuse convention collective de l'audiovisuel public ( voir la liste des avantages en cliquant ici ), négociée, en 1982, au début du septennat de François Mitterrand (poussé par les communistes présents dans son premier gouvernement) quand celui-ci se montrait encore généreux avant le tournant de la rigueur... La renégociation de cette convention va plonger Jean-Luc Hees dans des tracas que le malheureux n'imagine même pas ! Il en a pour 15 mois. Gageons que la machine à tracts va fonctionner à plein régime à Radio France... Ces moindres dépenses présidentielles seront scrutées minutieusement et aussitôt ébruitées en cas d'excès.

Est-il taillé pour les négociations syndicales ? Son parcours de journaliste culturel ou de correspondant à l'étranger à Washington n'en fait pas, a priori , un négociateur né. Mais c'est à lui de savoir s'entourer des compétences idouanes. Et c'est sur ce critère et uniquement sur celui-ci qu'il faudra le juger. Donc, à ce stade, les moqueries sur ses "incompétences administratives" qu'on entend ici ou là sont un peu faciles...

La laisse du politique sera-t-elle lâche ou tendue ?

Reste pour lui à gérer l'épineux dossier de sa relation aux politiques. Désigné par Nicolas Sarkozy - qu'il a rencontré en tête à tête -, peut-il développer une ligne éditoriale autonome du pouvoir en place, d'autant qu'il pilotera Radio France lors de la prochaine campagne présidentielle ? À l'Élysée, autant le dire sans détour, le climat "anti-UMP" qui règne au sein de France Inter n'a pas facilité la vie de Jean-Paul Cluzel. Pour autant, le chef de l'État a bien conscience qu'il ne transformera pas France Inter en une officine de son parti politique... La rédaction ne l'admettrait pas et les auditeurs non plus. "Nous souhaitons que France Inter se désectarise", glissait en aparté au point.fr il y a quelques semaines un proche conseiller du président de la République. On peut être de gauche et ouvert à d'autres idées. C'est une question d'équilibre. Ça, Cluzel n'a pas réussi à le faire." La place accordée à l'humoriste Stéphane Guillon sera sans doute débattue. Jean-Luc Hees ne passe pas pour particulièrement "liberticide". Son passé d'ancien patron de France Inter (1997-2004) plaide plutôt en sa faveur. C'est grâce à lui que furent mises à l'antenne quelques "langues de vipères", telles Pascale Clark, Stéphane Bern, Frédéric Bonnaud, Philippe Val...

Les chantiers de l'avenir

Enfin, Jean-Luc Hees va se coltiner de nombreux chantiers techniques et stratégiques : Radio France a besoin d'une stratégie dans le numérique qui va être la grande affaire de demain. La RNT (Radio numérique terrestre) permettra une meilleure couverture du pays et de mêler des données au signal sonore. L'avantage que Radio France tirait de sa couverture exceptionnelle du territoire va s'effriter... Hees devra également aborder le dossier du Mouv', la radio "jeun's" du groupe public, dont la localisation (absurde) à Toulouse entraîne une série d'inconvénients (surcoût des déplacements Paris-Toulouse, vieillissement des équipes...) que Jean-Paul Cluzel avait sériés mais pas eu le temps de réparer. Quant à la gestion des quatre formations musicales de Radio France (deux orchestres symphoniques qui ont tendance à se marcher dessus, un choeur et la maîtrise), elle exige des compétences spécifiques et doivent s'inscrire dans une politique musicale globale repensée depuis le ministère de la Culture. C'est d'ailleurs ici que le bât blesse : Jean-Luc Hees a reçu la semaine dernière un appel amical de Christine Albanel, la ministre de la Culture, qui venait prendre contact avec son futur interlocuteur. Jean-Luc Hees est resté très froid. Il estime qu'il n'a de compte à rendre qu'à Nicolas Sarkozy. Christine Albanel en est froissée. Et en plus, elle a su par une indiscrétion ce que Jean-Luc Hees médisait dans son dos... Ça commence mal !



Sarkozy étrenne ses nouveaux pouvoirs en proposant Hees à la tête de Radio France


Politique
Publié le 02/04/2009 à 11:19 - Modifié le 02/04/2009 à 14:03 AFP

Nicolas Sarkozy a étrenné ses nouveaux pouvoirs en matière d'audiovisuel public, en proposant le journaliste Jean-Luc Hees pour diriger Radio France et succéder à Jean-Paul Cluzel, a annoncé ce dernier, dont le mandat expire le mois prochain.

Nicolas Sarkozy a étrenné ses nouveaux pouvoirs en matière d'audiovisuel public, en proposant le journaliste Jean-Luc Hees pour diriger Radio France et succéder à Jean-Paul Cluzel, a annoncé ce dernier, dont le mandat expire le mois prochain.

"Le président de la République a bien voulu m'informer qu'il s'apprêtait à proposer à l'accord du CSA, et à l'avis des commissions compétentes des deux Assemblées, Jean-Luc Hees pour me succéder à la présidence de Radio France à compter du 12 mai", écrit M. Cluzel, 62 ans, dans une lettre au personnel du groupe, reproduite jeudi par Le Monde.

"Sans préjuger des décisions de ces institutions, je lui adresse mes félicitations", poursuit M. Cluzel, à la tête de Radio France depuis 2004.

L'Elysée n'avait fait aucun commentaire jeudi en milieu de journée.

La nouvelle loi sur l'audiovisuel, promulguée début mars, prévoit un nouveau mode de nomination pour les présidents des groupes audiovisuels publics. C'est désormais au pouvoir exécutif de proposer un nom au Conseil supérieur de l'audiovisuel, qui doit donner un avis conforme, puis aux commission parlementaires compétentes qui doivent réunir une majorité des 3/5 pour refuser cette candidature. Le CSA était auparavant directement responsable de ces nominations.

Jean-Luc Hees, 57 ans, sans étiquette politique de l'avis de ces anciens collaborateurs, a été une des voix de France Inter pendant 30 ans et a dirigé cette station à partir de 1997 avant d'en être débarqué en 2004 à l'arrivée de M. Cluzel.

Haut fonctionnaire qui a dirigé aussi bien Radio France International que l'Opéra de Paris, Jean-Paul Cluzel était candidat à sa succession, et pouvait faire valoir des taux d'audience en hausse récente sur la radio phare du groupe, France Inter, et notamment sur la très stratégique tranche matinale. "Je me suis battu jusqu'à la dernière minute", a-t-il confié jeudi à l'AFP.

Le patron de Radio France, qui ne fait pas mystère de son homosexualité, avait reconnu le mois dernier "une erreur d'appréciation" pour avoir posé torse nu et déguisé en catcheur pour un calendrier au profit de l'association de lutte contre le sida Act Up.

Selon Le Canard Enchaîné, Nicolas Sarkozy aurait vivement critiqué Jean-Paul Cluzel, le 27 février en petit comité, notamment à propos de ces photos et des chroniques acerbes de l'humoriste Stéphane Guillon.

Selon le site internet de Télérama, M. Cluzel a appris mercredi le choix présidentiel lors d'un appel téléphonique de Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, alors même qu'il accordait une interview à l'hebdomadaire culturel.

Le ton de l'interview avait alors changé, et M. Cluzel avait aussitôt revendiqué laisser à son successeur "une maison en très bonne santé".

Mais Jean-Paul Cluzel estime aussi dans cette interview "avoir sans doute eu le tort de ne pas rencontrer suffisamment le président de la République" pour faire valoir son bilan.

"On voit bien l'esprit parfaitement compréhensible dans lequel souhaite travailler le président de la République. C'est d'avoir une totale confiance entre les responsables d'entreprises publiques et lui même car il souhaite avoir à la SNCF ou à Radio France des personnes avec lesquelles il puisse établir une relation plus directe", a déclaré M. Cluzel jeudi à l'AFP.




France Télévisions, Radio France : les avantages des journalistes remis en cause


Publié le 30/03/2009 à 10:17 - Modifié le 30/03/2009 à 10:22 Le Point.fr
Par Emmanuel Berretta

Les salariés du service public ont obtenu 5 jours de congés en plus des 25 jours ouvrés par an.

Coup sur coup, à France Télévisions et à Radio France, la convention collective de l'audiovisuel public est tombée. C'est la conséquence directe de la loi audiovisuelle dont l'un des objectifs vise à regrouper les 42 filiales de France Télévisions en une "entreprise unique" dont les avantages sociaux doivent être renégociés (ainsi que près de 250 accords d'entreprise !). Par ricochet, la dissolution législative des sociétés France 2, France 3 et RFO a conduit à la dissolution de l'AESPA (Association des employeurs de l'audiovisuel public) qui comprenait également Radio France, l'INA et RFI. L'AESPA étant défunte, il ne fait guère de doute que le pdg de Radio France, Jean-Paul Cluzel, dénoncera à son tour la convention collective de l'audiovisuel public. La loi donne 15 mois aux partenaires sociaux pour négocier une nouvelle convention. Faute d'accord, les salariés de l'audiovisuel public se verront appliquer le minimum légal.

Pour comprendre l'enjeu, énumérons les avantages sociaux de la convention collective dont bénéficient les salariés au-dessus du minimum légal. D'abord, en termes de primes et indemnités, les employés de France Télévisions et Radio France bénéficient d'une somme d'argent en cas de mariage et de naissance. Il existe également une prime de fin d'année, une prime de risque, d'exploit et un supplément familial. Quand un salarié en remplace un autre dont le salaire est supérieur, le remplaçant se voit verser une indemnité d'au moins 7,5 % du salaire de base. La prime d'ancienneté augmente de 5 % tous les 5 ans au lieu de 2 % dans le régime général des journalistes. Après huit ans d'ancienneté, les salariés possèdent 5 jours de congés supplémentaires. Les conjoints qui sont dans la même entreprise ont le droit aux congés simultanés. Les fêtes religieuses juives et musulmanes offrent des autorisations d'absence.

Des congés exceptionnels en cas de décès, adoption, légitimation...

Lors du passage de 40 à 39 heures en 1982, les salariés du service public ont obtenu 5 jours de congés en plus des 25 jours ouvrés par an. En cas de travail de nuit, la compensation est de 20 % au lieu de 15 % dans le régime général. Pour ceux qui sont présents les jours fériés, il existe un repos compensateur de 15 jours ouvrés par an (travaillés ou pas).

La convention collective prévoit aussi des cas de congés exceptionnels : 3 jours en cas d'adoption ou de légitimation, 5 jours en cas de décès d'un conjoint ou concubin, 5 jours en cas de décès d'un enfant. Et si besoin, deux jours supplémentaires si l'événement se tient hors de la métropole. Les employés ont également le droit à 7 jours supplémentaires (mais cette fois sans solde). Les parents qui élèvent leur enfant seul peuvent prendre leur demi-journée le jour de la rentrée scolaire. En cas de maladie des enfants, les salariés peuvent s'absenter 6 jours (pour un enfant), 9 jours (pour deux enfants) et 12 jours (pour 3 enfants).

La réintégration garantie après exercice d'un mandat parlementaire

Les collaborateurs du service public peuvent prendre deux ans renouvelables de congés sans solde et jusqu'à six mois, ils ont l'assurance de retrouver l'emploi précédemment occupé. En cas de détachement pour exercer un mandat parlementaire, la garantie de réintégration en résidence est assurée, et l'ancienneté dans la maison conservée.

Le salarié de Radio France ou France Télévisions muté dans les DOM-TOM a 20 jours de frais de transport mobilier, des nuitées d'hôtel et la couverture de ses frais de restaurant. Il perçoit en outre une indemnité d'installation.

Possibilité de congés sans solde pendant 3 ans

En cas de maladie, l'intégralité du salaire est versée durant les trois premiers mois, puis réduite de 50 % les trois mois suivants. La même garantie est valable pour ceux qui partent en cures thermales.

Dans le cas où survient un accident du travail ou une maladie professionnelle, la rémunération est intégralement versée pendant deux ans, puis à 50 % l'année suivante (le supplément familial est maintenu). Si le travailleur est affecté d'une incapacité permanente, il possède un droit de reclassement prioritaire. En cas d'inaptitude au travail, la convention collective prévoit la possibilité d'un congé sans solde de 3 ans, ou un temps partiel de 3 mois renouvelables deux fois. Dans le régime général, l'employeur peut licencier le journaliste inapte au travail.

Ceux qui sont envoyés en mission dans les pays à risque ont le droit à un examen médical préalable. En cas de décès d'un journaliste durant son activité ou durant ses congés, ses héritiers perçoivent une allocation de 9 mois de salaire en plus des capitaux de la CNRCP.

10 fois le salaire mensuel pour un journaliste mort sur le terrain

Le service public audiovisuel couvre généreusement les risques exceptionnels des journalistes envoyés en "zone d'émeutes", en "zone de guerre", dans les régions touchées par une "épidémie", en cas de reportage sous-marin, de spéléologie ou de haute montagne, ou dans des "contrées peu explorées" (comme la jungle amazonienne ou l'Arctique), de même qu'en cas "d'essai d'engin". Si dans toutes ses situations, le journaliste décède ou subit une incapacité totale permanente, l'employeur couvre le risque pour un capital égal à 10 fois le salaire annuel. Pour tous les autres cas d'accident du travail, le capital est égal à cinq fois le salaire annuel, sans compter les frais de rapatriement. Quand l'invalidité est partielle, le capital versé dépend du taux d'invalidité.

Dans le cas d'un licenciement, le préavis est de trois mois (contre deux dans le régime général) et durant le préavis, l'autorisation d'absence est de 70 heures par mois (contre 50 heures dans le régime général). L'indemnité de licenciement est majorée en fonction de l'ancienneté (entre 4/12e et 7/12e du salaire annuel). En cas de départ à la retraite, le régime général ne prévoit aucune indemnité. Mais dans l'audiovisuel public, le retraité a droit à une somme (de un à quatre mois de salaire) après 20 ans d'ancienneté. Si le montant annuel de la retraite est inférieur à 60 % des 12 derniers mois, une compensation est également versée.

Des syndicats inquiets pour leurs avantages

Les syndicats sont très inquiets quant à leurs propres droits. À commencer par le paritarisme qui oblige l'employeur à consulter les syndicats lorsque des postes deviennent vacants et à devoir débattre avec eux des mobilités et des promotions. Idem pour les sanctions disciplinaires, les recrutements externes et les licenciements. De même que les syndicalistes ont le droit à des absences rémunérées lors des congrès ou des réunions syndicales à l'échelon national sans aucune limitation (c'est l'article 3-5 de l'avenant audiovisuel public).

Voici donc ce qui va devoir être renégocié tant à France Télévisions qu'à Radio France. Bon courage !

43 COMMENTAIRE(S)
sam-jm
Trop, c'est trop
mardi 31 mars | 15:16
Avons-nous besoin d'autant de radios et de chaînes de TV gérées (si mal) en principal, avec l'argent des contribuables ? Quelle différence entre ces radios et ces chaînes TV publiques et le privé ? En ce qui concerne FR3, il conviendrait de la rebaptiser CGT3, ce serait plus honnête.

jibe
Pas exact
mardi 31 mars | 15:15
Les journaliste de l'audiovisuel public dépendent de la seule convention collective nationale de travail des journalistes, qui comporte quelques articles qui leur sont spécifiques mais pas les avantages que vous prétendez. Renseignez-vous mieux !

alban 54
Merci, M. Berretta
mardi 31 mars | 14:55
Voici un vrai article, sans parti pris, de l'information pure. Il semble en effet que la négociation va être serrée. On note que là aussi, les syndicats ont leur mot à dire pour les remplacements, les embauches... comme pour le syndicat du livre. Ainsi, les français qui parlent d'une information à la botte de Sarko, et les moutons qui surenchérissent et phantasment sur cette désinformation, ceux-là savent aujourd'hui que les médias audiovisuels et écrits sont de fait depuis des décennies "contrôlés" par les syndicats. Remettre ce système en cause, c'est-à-dire amener un peu d'impartialité et de neutralité dans le système, cela s'appelle, selon M. Aubry, porter atteinte aux libertés fondamentales. CQFD. On est au moins sûrs d'une chose, il y aura grève sur les chaînes publiques ! Ce qui serait bien, M. Berretta, c'est un article dans Le Point faisant une étude comparative des avantages divers et variés des régimes spéciaux, en regard du régime général. Au moins, on comprendrait mieux de quoi N. Sarkozy parlait, et cela ouvrirait les yeux des Français lambda qui payent sans savoir, et trouvent des excuses, notamment aux fonctionnaires. Une dernière remarque : certains s'étonnent du ton de la majorité de la presse (parlée ou écrite) vis-à-vis de Sarko... maintenant, ils se poseront moins de questions. Merci encore...

Teepeec
Informations pertinentes
mardi 31 mars | 13:41
Bravo pour ces informations ! C'est du vrai travail d'investigation journalistique. Après chacun peut se forger son opinion. Effectivement, quand on apprend que les syndicats donnent un avis paritaire sur le recrutement et avancement des salariés de France Télévisions et Radio France, on comprend mieux la raison du ton politique de ces entités. En tant que citoyen contribuable, je souhaite que tout cette opacité insidieuse cesse et que l'on sache si l'on écoute et regarde une émission objective ou orientée. Il sera très dur pour la France de se relever de ces 50 dernières années d'intrication politico-syndicales. Les Français ont besoin d'informations qualitatives de ce type pour mieux connaitre le système dans lequel ils vivent, et comprendre le décallage avec le discours officiel.

YF
Pseudo-avantage
mardi 31 mars | 12:46
Pour info, à ancienneté équivalente, quand un journaliste de TF1 gagne 3 000 euros nets par mois, un journaliste de France 2 en gagne 2 400, un journaliste de France 3 en gagne 2 100. Lorsqu'on prend ensuite les journalistes vedettes, je vous laisse méditer sur le salaire des uns et des autres : * Ferrari (TF1) 70 000 euros mensuels * Pernault (TF1) 50 000 euros mensuels * Chazal (TF1) 25 000 euros mensuels * Pujadas (France 2) 12 000 euros mensuels Sources : Quid, L'Express, VSD.

nila
@Poupoule
mardi 31 mars | 11:28
Il ne faut pas parler de ce qu'on ne connaît pas, d'abord. Si les documentaires vous ennuient, allez sur M6. Et de plus, si ce que vous dites était vrai, je ne vois pas où est le problème. La télé ne doit être faite que pour les jeunes dans votre genre ?

Mumus
Nid de frelons
mardi 31 mars | 09:58
C'est un véritable coup de pied dans un nid de frelons et la bataille va faire rage ; ces "salariés" super protégés et nantis bénéficient d'avantages hors normes. D'aucun prétendent qu'ils ont été conquis par la "lutte" ; mais quelle lutte ? Il s'agit plutôt de complicité des gouvernances socialistes, qui ont ainsi plombé le service public pour leur cause et leurs militants, idem pour l'éducation nationale ; moi j'appelle cela de l'abus de biens sociaux.

gerardclermont
Faveurs au frais du contribuable !
mardi 31 mars | 09:09
Le contribuable est la vache à lait de France télévision. Il serait temps que les journalistes de ces entreprises soient traités comme leurs collègues et non comme des privilégiés. Le journaliste de France Télévision est-il supérieur à celui de M6 ? Mme Pulvar est-elle supérieur à L. Lagache ? Certainement pas. Stop aux faveurs et avantages payés par le contribuable !

ouaf ouaf
La fourmilière
mardi 31 mars | 08:30
Quand on lit l'article, on constate qu'il est tellement facile de faire des discours de gauche avec de tels avantages. Les donneurs de leçon sont toujours du même bord, et toujours aussi hypocrites. Il est aisé désormais de comprendre pourquoi l'augmentation continuelle de la redevance TV, de l'attitude de Mamère et Bayrou. NS a donné un vrai coup de pied dans cette fourmilière de bobos privilégiés et coûteux !

tarass74
C'est l'hôpital qui se f... de la charité
mardi 31 mars | 08:10
Nos chers journalistes (chers, dans les deux sens du terme) nous bassinent les oreilles avec les privilèges et avantages que s'octroient les grands patrons (40 en France) ainsi que les banquiers... ils feraient bien, nos chers journalistes, de balayer devant leur porte ! quand on connaît les conditions de travail et de rémunération de certaines administrations, nos chers journalistes feraient mieux d'annuler tous leurs privilèges et avantages sociaux ! il est tellement plus simple de s'occuper des affaires de son voisin ou de son prochain ! Faites comme je dis, ne faites pas comme je fais !




INFO LEPOINT.FR - Pour Radio France, le candidat de Sarkozy est Jean-Luc Hees

Publié le 17/03/2009 à 12:00 - Modifié le 18/03/2009 à 08:21 Le Point.fr
Par Emmanuel Berretta

Nicolas Sarkozy aurait proposé au journaliste Jean-Luc Hees de postuler à la présidence de Radio France © CAPMAN/SIPA

L'affaire semble conclue : Nicolas Sarkozy aurait proposé au journaliste Jean-Luc Hees de postuler à la présidence de Radio France. Et celui-ci a accepté. Pour Jean-Paul Cluzel, l'actuel président dont le mandat arrive à terme en mai, le choix du chef de l'État est cruel. Jean-Luc Hees avait été, en 2004, écarté de France Inter par... Jean-Paul Cluzel. À l'époque, pour justifier sa décision, ce dernier avait avancé des résultats d'audience défaillants. Il avait remplacé Jean-Luc Hees par l'un de ses fidèles lieutenants, Gilles Schneider.

Jean-Luc Hees, 57 ans, actuellement à l'antenne de Radio Classique, la radio de Bernard Arnault - pdg de LVMH et ami du Président -, correspond au profil dessiné par Nicolas Sarkozy dans l'avion qui le ramenait du G20 à Rome : "un journaliste ni de droite ni de gauche". Il s'est tenu, en effet, tout au long de sa carrière, entamée en 1972 au sein de l'ORTF, loin de toute chapelle politique. Son terrain de prédilection se situe plutôt aux États-Unis, qu'il connaît bien pour avoir été correspondant de France Inter à Washington. On ne lui connaît qu'un seul ouvrage de politique intérieure : Sarkozy président ! Journal d'une élection (éditions du Rocher), un regard assez neutre sur la présidentielle d'où perce, parfois, une certaine admiration pour l'énergie et le toupet du candidat Sarkozy.

Un parcours du combattant avant d'être nommé

Il sera le premier postulant à se soumettre à la procédure de nomination telle que définie dans la loi audiovisuelle promulguée le samedi 7 mars 2009. Dans un premier temps, il sera entendu par le Conseil supérieur de l'audiovisuel, auquel il présentera un projet pour Radio France. Les Sages voteront ensuite à bulletin secret à la majorité simple sur la candidature de Jean-Luc Hees. Si le vote est négatif, son chemin s'arrête là et Nicolas Sarkozy devra proposer aux Sages un autre candidat. Un scénario toutefois assez improbable...

Si le CSA approuve la candidature de Jean-Luc Hees, celui-ci sera ensuite auditionné par chacune des commissions compétentes de l'Assemblée nationale et du Sénat. Chacune délibérera et procédera à un vote. Si aucune majorité qualifiée (3/5) ne s'oppose à sa nomination, il sera alors nommé par décret lors du conseil des ministres suivant. Le décret sera assorti d'un rapport dans lequel le conseil des ministres justifiera son choix.

Le nom de Jean-Luc Hees ne devrait pas soulever de polémiques à Radio France tant l'héritage de l'ancien patron d'Inter (1997-2004) en fait le contraire d'un apparatchik. C'est grâce à lui que furent mises à l'antenne les voix de Pascale Clark, Stéphane Bern, Frédéric Bonnaud, Philippe Val...





Partager cet article
Repost0
1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 20:24

(dépêches)


Radio France : Cluzel remercié, Hees pour le remplacer

LEMONDE.FR | 01.04.09 | 19h27  •  Mis à jour le 01.04.09 | 20h15

Jean-Paul Cluzel, PDG de Radio France, ne sera pas reconduit à la fin de son mandat à la mi-mai. L'Elysée l'annoncera, jeudi 2 avril, dans un communiqué et proposera le nom de Jean-Luc Hees au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour le remplacer. M. Cluzel a été averti de cette décision mercredi matin par un coup de téléphone de Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée. Le 17 mars, l'actuel PDG de Radio France avait été reçu par Nicolas Sarkozy, qui avait laissé "les choses en suspens" concernant son éventuel renouvellement.

Pour être nommé, M. Hees devra passer plusieurs étapes, comme le prévoit la nouvelle loi sur l'audiovisuel public. Il sera d'abord entendu par le CSA, auquel il présentera un projet pour Radio France. Les "Sages" voteront ensuite à bulletin secret à la majorité simple sur sa candidature. Si le vote est négatif, M. Hees n'aura aucun recours et M. Sarkozy devra proposer un autre candidat. Si le CSA approuve la candidature de M. Hees, celui-ci sera ensuite auditionné par chacune des commissions compétentes de l'Assemblée nationale et du Sénat, qui délibéreront et procéderont à un vote. Si aucune majorité qualifiée (trois cinquièmes) ne s'oppose à sa nomination, il sera alors nommé lors du conseil des ministres suivant.

Agé de 57 ans, M. Hees, qui a une longue carrière à la Maison de la radio, où il est entré en 1972, avait été évincé en 2004 par M. Cluzel, lors son arrivée à la présidence de Radio France. Longtemps correspondant aux Etats-Unis, il anima ensuite plusieurs émissions culturelles sur la radio publique avant d'être nommé directeur de France Inter entre 1997 et 2004. Actuellement, M. Hees anime une émission sur Radio Classique.

Daniel Psenny




Jean-Paul Cluzel : "Mon bilan à la tête de Radio France est positif"

LEMONDE.FR | 01.04.09 | 10h03  •  Mis à jour le 01.04.09 | 19h54

Cette interview a été réalisée avant que Jean-Paul Cluzel ne soit informé de sa non-reconduction à la tête de Radio France.

Jean-Paul Cluzel, vous êtes l'actuel PDG de Radio France. Vous militez pour un nouveau mandat, mais le président de la République va sans doute nommer prochainement Jean-Luc Hees à votre place. Comment vivez-vous cette situation ?

Aucun combat n'est perdu avant la fin de la bataille ! Mon bilan est positif, tant sur le plan des audiences que dans le domaine social et financier. Le groupe Radio France est redevenu le premier du pays alors qu'il était en troisième position lors de mon arrivée il y a cinq ans.

Estimez-vous Jean-Luc Hees capable de gérer une maison aussi complexe ?

Lui qui est si moderne et dont les capacités stratégiques sont bien connues ? (sourire) Cet homme qui, il y a quelques années lors d'un comité de direction de Radio France, avait déclaré : "L'Internet, c'est la mort de la radio !" ?

Moi, je crois au contraire qu'Internet constitue une formidable opportunité à saisir pour notre média. Nous devons nous adapter à cette réalité. Ce dossier est déjà bien enclenché et j'exposerai prochainement aux responsables de l'Etat un dossier complet sur cette problématique.


Le Président de la République, que vous avez rencontré mi-mars, vous a t-il expliqué son choix de ne pas renouveler votre mandat ?

Non. Nous avons parlé de principes qui nous sont chers, ceux d'Hubert Beuve-Méry qui soulignait qu'une information se doit d'être honnête, précise et vérifiée. Ce que le Président reproche aux médias en général, pas à Radio France en particulier, c'est de ne pas être assez strict sur ces principes. Il estime également que certains journalistes et humoristes manquent parfois de respect à celles et ceux qui dédient leur vie au bien public. C'est un reproche parfois recevable.

Stéphane Guillon travaille sur l'une de vos antennes. Vous ne vous êtes pas senti visé par ce reproche ?

Le problème vient de la distinction qui n'est pas toujours nette à la radio entre journaliste et humoriste. L'auditeur, qu'il soit simple citoyen ou Président de la République, peut être tenté de faire l'amalgame entre un éditorial politique et le billet d'humeur parfois excessif qui le suit.

Nicolas Sarkozy ne vous a pas adressé de reproches précis ?

Nous avons eu une discussion sérieuse entre gens sérieux ! Nous avons parlé de Pierre Desproges puis le Président a évoqué L'Oreille en coin, émission qui l'a visiblement marqué. Il m'a enfin dit que l'on se reverrait rapidement pour qu'il me fasse part de sa décision.

De quoi êtes-vous le plus fier après cinq à la tête de Radio France ?

D'une atmosphère sociale pacifiée, de chantiers en mouvements et bien sûr d'audiences positives. Les grilles de nos sept stations ont été pour certaines profondément modifiées, et le public a approuvé ces changements.

France Info dispose désormais d'un site internet digne de ce nom, Inter a évolué par petites touches, Culture reste un formidable réservoir de jeunes talents et sa grille est plus lisible, France Bleu a changé son rythme, adopté un ton plus pro et gagné 1 % d'audience en quelques mois.

FIP se porte historiquement bien et attend beaucoup du numérique. Concernant France Musique, la station doit affronter une concurrence redoutable avec Radio Classique. Son audience actuelle, autour de 1,5 %, n'est pas à la hauteur de ses qualités.

Reste Le Mou'v, station qui doit désormais viser les 18-30 ans et qui bénéficiera d'une nouvelle grille en septembre.

Propos recueillis par Alain Constant




Frédéric Schlesinger, directeur de France Inter

"Une radio de gauche, cela me fait rire"

LE MONDE | 01.04.09 | 07h51

Frédéric Schlesinger, vous êtes directeur de France Inter. Certaines chroniques de Stéphane Guillon provoquent la colère de responsables politiques. Quelle est votre position sur ce sujet ?

Guillon est à l'antenne pendant trois minutes. Après lui, l'invité politique dispose de quarante minutes. Guillon ne me fait pas rire tous les jours, il se plante de temps en temps. Et alors ? Inter propose plus d'une cinquantaine d'émissions différentes et reste une vraie station généraliste.

La récente chronique de Guillon sur DSK a pris une ampleur inattendue. Comment l'expliquez-vous ?

Les radios privées sont ravies des polémiques qui peuvent naître autour d'Inter, surtout en cette période électorale ! On oublie que sur RTL, Laurent Gerra a eu des mots terribles pour DSK, tout comme Nicolas Canteloup sur Europe 1 à propos de Martine Aubry. Cela étant dit, je ne suis pas choqué lorsque le président de la République se plaint d'une chronique. Chacun est libre d'apprécier ou pas nos programmes. L'important pour les 500 professionnels qui travaillent sur Inter, c'est d'être fiers de cette station. Je crois que c'est le cas.

France Inter est-elle en lutte contre le pouvoir en place ?

Le fait que Nicolas Sarkozy soit au pouvoir n'a rien à voir avec les succès d'audience de la station. Depuis mai 2006, Inter a gagné environ un demi-million d'auditeurs. Toutes les tranches horaires ont progressé en audience. Sur notre antenne, les débats sont contradictoires et les opinions variées. Un exemple ? Nos trois chroniqueurs économiques : Bernard Maris (6 h 50) de Charlie Hebdo, Dominique Seux (7 h 20) des Echos et Philippe Lefébure (7 h 48) se succèdent sans se marcher dessus. Lorsque j'entends dire qu'Inter est une radio de gauche, cela me fait rire. Ces dernières années, nous avons réussi à gommer le côté un peu gris de cette station de service public. Nous avons ouvert les fenêtres, investi tous les domaines culturels. A mes yeux, Inter est une véritable radio alternative, autrement dit différente des autres. Ce n'est pas une radio rebelle comme j'ai pu l'entendre, mais plutôt impertinente. Inter n'attaque pas le pouvoir mais elle est sans concession face à tous les pouvoirs. Et les responsables politiques n'ont pas peur de venir parler chez nous !

L'importance des chroniques humoristiques est-elle une nouveauté sur votre antenne ?

Inter n'a pas le monopole de l'humour, mais il existe une vieille tradition : Pierre Desproges et Luis Rego dans "Le Tribunal des flagrants délires" allaient très loin. Dans un autre style, "L'Oreille en coin" a marqué les esprits. Aujourd'hui, outre les chroniques de Guillon ou Porte, une émission comme "Panique au Mangin Palace" perpétue à sa façon cette tradition.

Propos recueillis par Alain Constant
Article paru dans l'édition du 22.03.09

Partager cet article
Repost0

Résultats officiels
de l'élection présidentielle 2012
 


Pour mettre la page en PDF :
Print


 




Petites statistiques
à titre informatif uniquement.

Du 07 février 2007
au 07 février 2012.


3 476 articles publiés.

Pages vues : 836 623 (total).
Visiteurs uniques : 452 415 (total).

Journée record : 17 mai 2011
(15 372 pages vues).

Mois record : juin 2007
(89 964 pages vues).