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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 13:20

(dépêche-blog)


RELIRE AVANT CET ARTICLE :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-27633816.html

Un site interactif sur l'avenir de Radio France :
http://www.demainradiofrance.fr/



Radio France: ce que prépare l'Elysée

27.02.2009 - par Claude Soula.

On va reparler de Radio France. Ou plutôt de son futur président, car le mandat de Jean-Paul Cluzel arrive à échéance en mai. Nicolas Sarkozy doit désigner son successeur dans les semaines qui viennent. Ce sera la première nomination faite en direct par notre Roi, depuis qu’il a changé la loi sur l’audiovisuel. Son impact politique sera donc important. Notre bon Roi va tenter de faire la preuve qu’il ne veut pas donner tous les médias à la droite. Et comme il veut garder la télévision à sa botte, il va la jouer finement. Puisque Radio France est de gauche, viscéralement, et que son patron n’y peut rien, puisqu’il sera impossible de changer la donne, alors l’Elysée va sacrifier le fou Radio France, pour mieux sauver la reine France Télévisions l’an prochain.

C’est dans cet état d’esprit qu’il fallait lire jeudi 26 février, un petit écho paru dans le Parisien, et nous annonçant que Sarko avait fait son choix : il ne renouvellera pas Cluzel et il le remplacera par « un journaliste ».

Passons sur la façon dont Sarko travaille : il n’a pas encore reçu Cluzel, il n’a pas fait son bilan, il ne lui a même pas demandé quels étaient ses projets pour Radio France, il ne s’est pas enquis de ce que souhaitait le personnel de Radio France, il se fout des résultats – positifs- des 5 ans de Cluzel. Il ne veut plus de Cluzel par principe, parce que tel est son bon plaisir ( c’est quelque chose que le royaliste Cluzel devrait comprendre, ça, lol). Il veut donc « un journaliste ». Mais pourquoi un journaliste ? Il s’agit de gérer une maison de 4000 salariés, de s’occuper du chantier de rénovation, et d’avoir des idées sur ce que sera la radio de demain, d’un point de vue technique. Aucun journaliste n’a de compétences particulières sur ces sujets. D’ailleurs, Cavada ne fut pas le plus grand patron de Radio France…

Passons maintenant à ce que cache l’info du Parisien. La rumeur, en provenance de l’Elysée, est de plus en plus forte : Sarko veut nommer Laurent Joffrin, l’ancien patron de l’Obs, et actuel de Libération. Tout un symbole : c’est Laurent Joffrin que Nicolas Sarkozy avait assommé devant toutes les caméras, lors des vœux de l’an dernier ( revoir : http://www.dailymotion.com/video/x40ln3_2008-sarkozy-mr-j... )Joffrin est un opposant patenté. Quelle belle prise de guerre s’il acceptait le poste ! Après ca, comment pourrait-on dire, nous les médias de gauche, que Sarkozy n’est pas démocrate ? Tous nos reproches tomberont à plat. Rien ne prouve que Laurent Joffrin, excellent directeur de rédaction, excellent polémiste, excellent journaliste, sera un bon patron pour une grande entreprise, ni qu’il a la moindre idée de ce que doit être la radio de demain ( rien ne prouve le contraire non plus : il pourra être aussi bien un grand patron) mais cela, l’Elysée s’en fout. Allons plus loin ; l’Elysée serait sans doute ravi que le futur patron de Radio France, quel qu’il soit – et il ne s’agit pas ici de juger Joffrin- fasse baisser l’audience de cette radio gauchisante. Le but de l’Elysée n’est pas d’aider France Inter, mais de favoriser Europe 1 et RTL.
On serait Joffrin et on nous offrirait le poste, que ferait-on ? On serait bien obligé de dire oui ! Trop beau, trop intéressant. Et en plus, Libération continue à se rapprocher mois après mois du précipice, avec des ventes en baisse, toute son équipe de direction qui se fait la malle et une grève de la faim sur les bras. Bref, avenir difficile, voire bouché d’un coté, avenir passionnant et éclairé de l’autre. Aucun être humain ne pourrait y résister. A moins bien sur que d’ici la, le Roi ne s’entiche d’un autre journaliste. Jean-Marie Colombani, poussé par Minc par exemple ? Le Roi pourrait décider finalement que Cluzel n’est pas si mauvais. Car c’est bien le problème de fond : à l’Elysée, les décisions ne se prennent pas après examen concerté des dossiers, mais en fonction des humeurs du Roi.

PS : on pourra participer aux débats sur radio France, en allant sur http://www.demainradiofrance.fr/

16:34 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : radio france, inter, cluzel, joffrin, sarkozy, liberation, parisien

Commentaires
"Joffrin est un opposant patenté".
Comment peut-on écrire pareille connerie ? Joffrin prouve le contraire tous les jours. Oh, certes, ce n'est pas lui qui a fait de Libé le torchon qu'il est devenu. Mais il ne fait rien pour démontrer que c'est "le journal de toutes les gauches" comme il avait eu le culot de l'affirmer en arrivant.

Je vous recommande de lire "Libération, de Sartre à Rotschild", de Pierre Rimbert.

Ecrit par : Gilbert | 27.02.2009

Pourquoi le gens de gôche sont-ils aussi méprisant ?
- Jalousie ?
- Complexe d'infériorité ?
- Méchanceté ?
- Bétise ?
- etc...

Ecrit par : GARLABAN | 27.02.2009

Ah J'avais oublié...aucun "journaleux" n'a jamais été capable de gérer un journal ! Voir les pertes du Monde sous le règne du couple Colombani et Pleynel !! Un gouffre financier. Un journal doit etre piloté comme une entreprise, par un manager !!

Ecrit par : Jacques | 27.02.2009

Peu importe, l'important est de démontrer que le président Sarkozy se considère tout puissant et que ce n'est plus un secret pour personne qu'il dirige ce pays comme un monarque capricieux. Qui pourrait affirmer le contraire ? Les faits sont là! Et historiquement parlant ce sont les gens de droite (ou de "drouate" si vous préférez) qui sont médisants, méprisants et surtout égoïstes.

Ecrit par : Huertas | 27.02.2009

Sarkozy nommerait "un journaliste".
Cette hypothèse est enthousiasmante pour la foule immense des soutiens de la candidature de Denis Olivennes, un journaliste majeur.

Ecrit par : Isabelle | 27.02.2009

"Aucun être humain ne pourrait y résister." Vous iriez, vous ? Moi pas. Mais moi je ne suis pas journaliste, néanmoins un être humain. Et même si je ne suis pas journaliste et que le roi me propose quoi que ce soit, je refuserais. Si jamais ça tombe sur Joffrin et qu'il accepte, ça n'en fera qu'un de plus que nous pensions à gauche. Vous avez vu la violence des propos de ceux qui sont de droite, sur votre blog ? C'est ça la droite du roi qui est aux affaires et qui casse tout, même l'espoir.

Ecrit par : anna | 28.02.2009

je constate surtout que l'on donne trop d'importance aux décisions du prince , aprés tout , il ne reste plus que 3 petites années avant que ce dernier ne soit déchu de ses droits

Sinon, voici le dernier éditorial de Laurent Joffrin..... il en a aprés Martine Aubry, il trouve que le PS est mou , bôf... c'est tiédasse !! si Mr Joffrin n'a pas encore compris que la gauche ce n'est plus le PS , il n'a rien compris et c'est la raison pour laquelle il a de moins en moins de lecteur et je ne serai pas surprise qu'il accepte le fait du prince, les auditeurs de France Inter jugeront au moment venu , surtout si on supprime l'excellente émission de Daniel Mermet

http://www.liberation.fr/politiques/0101379277-mutisme

Quant à Mr Colombani, ya pas photo en ce qui concerne ses préférences !!voir un viel article de Acrimed sur l'indépendance des journalistes

http://www.acrimed.org/article2314.html

Ecrit par : kulturam | 28.02.2009

M. Huertas (serait-ce le même Hubert Huertas, chantre de la gauche journalistico-audio-publique ?) écrit: "Et historiquement parlant ce sont les gens de droite (ou de "drouate" si vous préférez) qui sont médisants, méprisants et surtout égoïstes." Mais je rêve ? qui a dit: "vous avez juridiquement tort car vous êtes politiquement minoritaires" ? qui s'acharne sur le président Sarkozy, démocratiquement élu, quoiqu'il fasse ou dise (ou ne fasse pas ou ne dise pas) ? La notion de partage devrait commencer au Parti Socialiste... que les Aubrystes se sont approprié... en laissant quelques miettes aux partisans de Ségolène ! Vous avez dit égoïstes, méprisants, médisants ?
Monsieur le sectaire, je ne vous salue pas !

Ecrit par : Marquis | 28.02.2009

et pour finir, quand je lis "monarque capricieux" et autres métaphores "royalistes" (jeu de mot involontaire), je me dis que ce sont les mêmes qui vénéraient (le mot est faible) François Mitterrand, dont nous avons tous payé les escapades ensoleillées (là, l'allusion au Roi Soleil est voulue !) et le sectarisme Robespierrien (la guillotine en moins) !

Ecrit par : Marquis | 28.02.2009

Mon cher Marquis,
certains - dont moi- n'appréciaient pas tellement plus le monarchisme mitterrandien, mais ce dernier était tout de même tres différent du pouvoir actuel. pour avoir vécu de prés les deux systèmes, il y en avait un, le mitterrandien, qui se réservait simplement quelques domaines d'action, et qui laissait ses chambellans faire le reste - et parfois, comme certains chambellans étaient de vrais sectaires, des problémes surgissaient. Le sarkosysme est lui un systeme qui repose sur un homme peu sur de lui, qui ne fait aucune cionfiance aux autres et rapatrient toutes les décisions, mineures ou importantes. Je sais bien que l'audiovisuel est un système "verrouillé", mais je prefere presque un verrouillage politique avaugle à un verrouillage reposant sur des favoris.

Ecrit par : claude soula | 28.02.2009

Et oui, je ne me suis pas relu, il y a des fautes...

Ecrit par : claude soula | 28.02.2009



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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 16:14

Mon article sur le mode de nominations dans l'audiovisuel public (du 7 février 2009) a été cité par Le Figaro du 10 février 2009. L'article de Libération date du 9 février 2009.


(dépêches)



Audiovisuel public : Fabius dénonce le «mensonge» de Sarkozy

J.B. (lefigaro.fr) Avec AFP
10/02/2009 | Mise à jour : 20:13 | Commentaires  80 | Ajouter à ma sélection

L'erreur du chef de l'État lors son intervention télévisée de jeudi dernier est passé inaperçue. Crédits photo : AP

Le chef de l'État avait affirmé jeudi à la télévision qu'il faudrait l'accord de l'opposition pour entériner toute nomination à la tête de l'audiovisuel public. Une disposition qui n'existe pourtant pas dans le texte.

À quelques exceptions près*, l'erreur du chef de l'État lors son intervention télévisée de jeudi dernier est passé inaperçue. Interrogé sur le nouveau système de nomination des patrons de l'audiovisuel public, entériné la veille par le Parlement comme l'ensemble du texte sur le sujet, Nicolas Sarkozy avait réfuté l'idée que ce soit lui qui décide seul de ces nominations. «C'est un mensonge», avait-il plaidé. «Le Conseil des ministres propose un nom qui est envoyé au CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel). Si le CSA dit non, le Conseil des ministres doit redébattre et reproposer un nom, puisque le CSA doit donner un avis conforme». Et le chef de l'État d'enchaîner : «Si le CSA dit oui (...) ce nom proposé part aux commissions des affaires culturelles de l'Assemblée nationale et du Sénat où il doit être accepté à la majorité des 3/5e, c'est-à-dire que l'opposition doit être d'accord avec la majorité pour accepter le nom» (la vidéo est disponible ici).


Or selon le texte entériné par le Parlement, le nom ne doit pas être accepté à la majorité des 3/5e, comme l'expliquait le chef de l'État ce qui rendrait nécessaire l'approbation d'une partie de l'opposition - mais peut être refusé à une majorité des 3/5e. Autrement dit, pour s'opposer à une nomination, l'opposition a donc besoin de l'accord d'une partie de la majorité. Une différence importante.


Saisissant cette occasion, l'ancien premier ministre socialiste Laurent Fabius a interrogé mardi François Fillon à propos des déclarations du chef de l'État, demandant si ce dernier avait «menti» ou fait un «revirement». «M. Sarkozy s'est félicité que désormais le président de l'audiovisuel public soit nommé avec l'approbation des 3/5e des commissions parlementaires, le problème c'est que c'est absolument faux», a affirmé Laurent Fabius lors des questions au gouvernement. Car, «le Parlement a exclu cette solution que nous avions proposée», a-t-il dit. Se demandant si le président de la République avait pu «prononcé un énorme mensonge devant 15 millions de personnes», le socialiste a demandé: «Est-ce un revirement ou un mensonge?».


«Le procédé de nomination est une amélioration de la situation existante», a fait valoir dans sa réponse François Fillon. «Vous nous reprochez de ne pas vous avoir donné à vous qui êtes minoritaires, la majorité pour décider de la nomination du président de France Télévisions. Naturellement nous ne sommes pas allés jusque là comme vous ne seriez pas allés jusque là», a-t-il ajouté, reconnaissant implicitement l'erreur présidentielle. «Aucun commentaire», répond de son côté officiellement l'Élysée, interrogé par lefigaro.fr.


* Le site internet de Libération, le site Agoravox, ou François Bayrou dans la classe politique, ont notamment relevé l'erreur.






Audiovisuel: Fabius pointe un "mensonge" de Sarkozy

Par LEXPRESS.fr, publié le 10/02/2009 18:31 - mis à jour le 10/02/2009 18:47
France Télévisions - Commenter (8)

Lors de son intervention télévisée du 5 février, Nicolas Sarkozy a affirmé que l'opposition serait associée au processus de nomination du président de France Télévisions. Selon le chef de l'Etat, les 3/5e des membres des commissions culturelles du Parlement devaient l'approuver. Faux, répond le socialiste Laurent Fabius!

Laurent Fabius (PS) a interrogé mardi 10 février François Fillon à propos des déclarations de Nicolas Sarkozy sur la nomination du président de France télévisions, demandant si ce dernier avait "menti" ou fait un "revirement" en affirmant que l'opposition était désormais associée à cette nomination.

Lors de son intervention télévisée, jeudi, "M. Sarkozy s'est félicité que désormais le président de l'audiovisuel public soit nommé avec l'approbation des 3/5èmes des commissions parlementaires, le problème c'est que c'est absolument faux", a affirmé Laurent Fabius lors des questions au gouvernement.

Car, "le Parlement a exclu cette solution que nous avions proposée", a-t-il dit.

Jeudi, le chef de l'Etat avait réfuté l'idée que ce soit lui qui décide seul de la nomination des présidents de l'audiovisuel public: "C'est un mensonge", avait-il dit. Il avait expliqué que "le nom proposé part aux commissions des affaires culturelles de l'Assemblée nationale et du Sénat où il doit être accepté à la majorité des 3/5e, c'est-à-dire que l'opposition doit être d'accord avec la majorité".

Réclamée par le PS, la nomination avec l'accord des 3/5e des commissions n'était pas prévue dans le projet de loi.

Selon le texte, entériné mercredi par le Parlement, le nom ne doit pas être accepté à la majorité des 3/5e - qui rendrait nécessaire l'approbation d'une partie de l'opposition - mais peut être refusé à une majorité des 3/5e.

Pour s'opposer à une nomination, l'opposition a donc besoin de l'accord d'une partie de la majorité.

Se demandant si le président de la République avait pu "prononcer un énorme mensonge devant 15 millions de personnes", l'ancien premier ministre socialiste a demandé : "Est-ce un revirement ou un mensonge?".

"Le procédé de nomination est une amélioration de la situation existante", a fait valoir dans sa réponse François Fillon. "Vous nous reprochez de ne pas vous avoir donné à vous qui êtes minoritaires, la majorité pour décider de la nomination du président de France Télévisions. Naturellement nous ne sommes pas allés jusque là comme vous ne seriez pas allés jusque là", a-t-il ajouté, reconnaissant implicitement l'erreur présidentielle.




Audiovisuel public : le gros mensonge de Sarkozy

Politiques 09/02/2009 à 11h31
DESINTOXInterrogé jeudi sur la nomination des présidents de l'audiovisuel français, le Président a fait la leçon à ses intervieweurs et dénoncé des "mensonges"... mais il a menti lui-même !

130 réactions

ISABELLE ROBERTS ET RAPHAEL GARRIGOS

Jeudi soir, devant 15 millions de Français, quand David Pujadas interroge Nicolas Sarkozy sur le fait qu’il va désormais nommer les présidents de l’audiovisuel public, l’insolent se fait tancer : "C'est factuellement faux, c’est un mensonge", "une plaisanterie", "c'est tellement facile de dire des choses exactes".

Le président explique : "Le Conseil des ministres propose un nom qui est envoyé au CSA. Si le CSA dit non, le Conseil des ministres doit redébattre et reproposer un nom. Si le CSA dit oui […], ce nom proposé part aux commissions des affaires culturelles de l’Assemblée et du Sénat, où, tenez-vous bien, il doit être accepté à la majorité des trois-cinquièmes. C ’est-à-dire, et j'y ai tenu, que l’opposition doit être d’accord avec la majorité pour accepter le nom.»

Et de conclure : «Vous voyez qu’on est bien loin de la caricature d’un président de la République seul dans son bureau qui va nommer le président de France Télévisions.»

LES FAITS

Magistrale démonstration, sauf que Sarkozy a tout faux : c’est pour s’opposer au nom proposé que les commissions des affaires culturelles doivent avoir la majorité des trois-cinquièmes... non pour l'accepter.

C'est plus qu'une nuance : une bonne partie de l’UMP devrait se joindre au PS pour faire capoter l’opération.

Aucun des journalistes présents n’a relevé la contre-vérité.




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8 février 2009 7 08 /02 /février /2009 14:25

(verbatim)


Sur le site du Ministère de la Culture est inscrite la même inexactitude que celle déclarée par Nicolas Sarkozy le 5 février 2009 (en gras dans le texte).



Réforme de l’audiovisuel : la loi est votée

jeudi 5 février 2009

Après un ultime vote du Sénat, le Parlement a adopté le projet de loi réformant l'audiovisuel a été adoptée le 4 février 2009.

4 février : la loi adoptée. La dernière version du texte établie par la commission mixte paritaire (CMP, 7 sénateurs et 7 députés) a été adoptée le 4 février par 177 voix contre 159. L'Assemblée nationale ayant déjà voté ce texte la veille, le vote du Sénat rend donc l'adoption de la réforme définitive. C'est "l'ensemble du paysage audiovisuel qui sera redynamisé, avec un service public libre de remplir ses missions et des chaînes privées moins corsetées", s'est félicitée Christine Albanel. La principale nouveauté apporté par les débats parlementaires au texte de loi concerne le financement de l'audiovisuel public. Celui-ci doit être en partie financé par la redevance qui passera de 116 euros à 118 en 2009 et 120 euros en 2010, avant d'être indexée sur l'inflation. A la taxe prévue sur la publicité diffusée par les chaînes privées (de 1,5 à 3%) s'ajoute une taxe sur les opérateurs de communication électronique (0,9%).

5 janvier : suppression de la publicité. Aux termes d'une résolution adoptée par le conseil d'administration de France Télévisions, la publicité a été supprimée depuis le 5 janvier entre 20h et 6h, sur toutes les chaînes de France Télévisions sauf RFO.

Patrick de Carolis a précisé que cette décision « était indispensable au bon fonctionnement de l'entreprise ».
Pour compenser la suppression progressive de la publicité, l'Assemblée nationale a déjà voté l'instauration de deux taxes, une taxe sur les fournisseurs d'accès internet (FAI) et l'autre sur le chiffre d'affaires publicitaire des chaînes privées. Christine Albanel avait expliqué : "L'Etat a pris un engagement précis, c'est 3 mds d'euros pour l'audiovisuel public pour les trois années qui viennent, dont 450 M d'euros de compensation pour la publicité supprimée pour 2009, 2010, 2011, quoiqu'il arrive".

17 décembre : vote des députés. Après 80 heures de débat, l'examen du projet de réforme de l'audiovisuel a été soumis au vote solennel des députés le 17 décembre, dans l'après-midi. Les députés ont adopté dans les dernières heures l'une des mesures majeures du texte de loi : l'autorisation pour les chaînes de télévision privées de procéder à une seconde coupure publicitaire, par tranche de 30 minutes, lors de la diffusion de fictions et de films. Parmi les mesures adoptées :
- Le gouvernement a fait voter une contribution exceptionnelle de 8 millions d'euros, payée en 2009 par les chaînes publiques de télévision en faveur du financement du Centre National de la Cinématographie (CNC).
- A la demande de Christine Albanel, le calendrier d'appel à candidature pour le déploiement de la radio numérique, que doit publier le CSA, est retardé de mars à juin 2009. Le gouvernement aura jusqu'au 1er juillet 2010 pour remettre au parlement un rapport sur le passage au numérique des radios associatives.
- Les élus ont adopté le projet de loi organique nécessaire à la mise en oeuvre de la nomination des présidents des sociétés de l'audiovisuel public.

Les principaux points de la réforme
- Suppression de la publicité.
Toutes les chaînes de France Télévisions sont concernées, sauf celles de RFO qui gardent momentanément, pour des raisons techniques, la publicité le soir. Un amendement est prévu afin d'assurer une égalité de traitement entre la métropole et l'outre-mer.
Cette suppression se traduira d'abord par un arrêt de la publicité sur les chaînes de France Télévisions entre 20H00 et 6H00 du matin à compter du 5 janvier 2009. L'arrêt complet de la publicité doit intervenir à compter de l'extinction de la télévision analogique en faveur du numérique, prévue fin 2011.
- Seconde coupure publicitaire sur les chaînes privées
Le projet de loi prévoit la possibilité d'une seconde coupure publicitaire par tranche de 30 minutes lors de la diffusion de fictions et de films par les chaînes privées. Un décret autorisera à partir du 1er janvier le passage de 6 minutes à 9 minutes de publicité par heure sur les chaînes hertziennes.
- Compensation du manque à gagner pour France télévisions
Selon le projet de loi, le manque à gagner résultant de la suppression de la publicité sera compensée par une taxe de 3% sur la publicité diffusée par les chaînes de télévision privées qui ont des recettes publicitaires supérieures à 11 millions d'euros. Les députés ont voté en commission un amendement remplaçant la taxe de 3% par une taxe modulable pouvant varier entre 1,5% et 3%.
- Nomination des présidents de l'audiovisuel public.
Les présidents de France Télévisions, Radio France et de l'Audiovisuel extérieur de la France seront nommés par décret pour 5 ans, après avis conforme du CSA et accord des commissions parlementaires compétentes à une majorité qualifiée des 3/5ème. Le Parlement est également associé à la révocation des présidents.
- France Télévisions devient une entreprise unique tout en conservant ses différentes chaînes
Un avenant au contrat d'objectifs et de moyens (COM) permettra de garantir le niveau d'investissement dans la création d'œuvres cinématographiques et audiovisuelles européennes et d'expression originale française de France Télévisions. La nouvelle holding pourra également créer d'autres services de communication audiovisuelle, y compris des services de médias audiovisuels à la demande (SMAD). Transposant la directive européenne concernant les SMAD, le régime juridique qui s’appliquera aux SMAD leur fixe des objectifs de promotion des œuvres et de contribution à la production et à la création.
- La redevance
Le projet de loi maintient le principe du financement du secteur public audiovisuel par la redevance. Elle sera indexée chaque année sur le taux de l'inflation à compter de 2009. L'assiette de la redevance est élargie à ceux qui contractent un abonnement auprès d'un opérateur internet.
- CNC et droit du cinéma
Le Gouvernement pourra réformer par voie d’ordonnances la gouvernance du Centre national de la cinématographie (CNC) et le droit du cinéma, ce qui n’avait pas été fait depuis 1956.
L’esprit du projet de loi. Le 22 octobre 2008, en Conseil des ministres, Christine Albanel a présenté le projet de loi relatif à la communication audiovisuelle et au nouveau service public audiovisuel. Elle a a souligné la nécessité d’adapter notre législation et notre cadre réglementaire à un paysage audiovisuel qui s’est radicalement modifié en quelques années avec l’arrivée d’internet et de la TNT.
La ministre de la Culture et de la Communication a rappelé les missions de service public de France Télévisions, telles qu’elles sont fixées dans ce même projet de loi : « rassembler, informer, instruire, promouvoir les valeurs qui fondent la Communauté nationale. » Les obligations qui en découlent concernent « notamment la culture, l’information, la citoyenneté française et européenne. »
Le projet de loi précise également les missions de la nouvelle société chargée de l’audiovisuel extérieur qui doit promouvoir la culture française et francophone à l’étranger et diffuser dans le monde un regard français sur l’actualité.

Réforme de l’audiovisuel public : Suppression de la publicité à partir de 20h

lundi 5 janvier 2009
 Christine Albanel à l'Assemblée nationale
crédit : copyright AFP/Photos

Lundi 5 janvier 2009, la suppression de la publicité sur les chaînes du groupe (France 2, France 3, France 4, France 5, France ô) entre 20h et 6h entre en application. Adopté par l'Assemblée nationale, le projet de loi réformant l'audiovisuel public sera examiné par le Sénat à partir du 7 janvier.

Les dernières mesures adoptées. Après 80 heures de débat, l'examen du projet de réforme de l'audiovisuel est soumis au vote solennel des députés mercredi 17 décembre, dans l'après-midi. Les députés ont adopté dans les dernières heures l'une des mesures majeures du texte de loi : l'autorisation pour les chaînes de télévision privées de procéder à une seconde coupure publicitaire, par tranche de 30 minutes, lors de la diffusion de fictions et de films. Parmi les mesures adoptées :
- Le gouvernement a fait voter une contribution exceptionnelle de 8 millions d'euros, payée en 2009 par les chaînes publiques de télévision en faveur du financement du Centre National de la Cinématographie (CNC).
- A la demande de Christine Albanel, le calendrier d'appel à candidature pour le déploiement de la radio numérique, que doit publier le CSA, est retardé de mars à juin 2009. Le gouvernement aura jusqu'au 1er juillet 2010 pour remettre au parlement un rapport sur le passage au numérique des radios associatives.
- Les élus ont adopté le projet de loi organique nécessaire à la mise en oeuvre de la nomination des présidents des sociétés de l'audiovisuel public.

Suppression de la publicité. Aux termes d'une résolution adoptée mardi par le conseil d'administration de France Télévisions, la publicité sera supprimée à partir du 5 janvier entre 20h et 6h, sur toutes les chaînes de France Télévisions sauf RFO.

Patrick de Carolis a précisé que cette décision « était indispensable au bon fonctionnement de l'entreprise ». La suppression partielle de la publicité a été adoptée vendredi par l'Assemblée nationale, mais le projet de loi ne sera débattu au Sénat qu'à partir du 7 janvier.

Commencé le 25 novembre à l'Assemblée nationale, l'examen de la réforme de l'audiovisuel se poursuit pour la troisième semaine au Palais-Bourbon. Pour compenser la suppression progressive de la publicité, l'Assemblée nationale a déjà voté l'instauration de deux taxes, une taxe sur les fournisseurs d'accès internet (FAI) et l'autre sur le chiffre d'affaires publicitaire des chaînes privées. Christine Albanel avait expliqué : "L'Etat a pris un engagement précis, c'est 3 mds d'euros pour l'audiovisuel public pour les trois années qui viennent, dont 450 M d'euros de compensation pour la publicité supprimée pour 2009, 2010, 2011, quoiqu'il arrive".
Les principaux points de la réforme
- Suppression de la publicité.
Toutes les chaînes de France Télévisions sont concernées, sauf celles de RFO qui gardent momentanément, pour des raisons techniques, la publicité le soir. Un amendement est prévu afin d'assurer une égalité de traitement entre la métropole et l'outre-mer.
Cette suppression se traduira d'abord par un arrêt de la publicité sur les chaînes de France Télévisions entre 20H00 et 6H00 du matin à compter du 5 janvier 2009. L'arrêt complet de la publicité doit intervenir à compter de l'extinction de la télévision analogique en faveur du numérique, prévue fin 2011.
- Seconde coupure publicitaire sur les chaînes privées
Le projet de loi prévoit la possibilité d'une seconde coupure publicitaire par tranche de 30 minutes lors de la diffusion de fictions et de films par les chaînes privées. Un décret autorisera à partir du 1er janvier le passage de 6 minutes à 9 minutes de publicité par heure sur les chaînes hertziennes.
- Compensation du manque à gagner pour France télévisions
Selon le projet de loi, le manque à gagner résultant de la suppression de la publicité sera compensée par une taxe de 3% sur la publicité diffusée par les chaînes de télévision privées qui ont des recettes publicitaires supérieures à 11 millions d'euros. Les députés ont voté en commission un amendement remplaçant la taxe de 3% par une taxe modulable pouvant varier entre 1,5% et 3%.
- Nomination des présidents de l'audiovisuel public.
Les présidents de France Télévisions, Radio France et de l'Audiovisuel extérieur de la France seront nommés par décret pour 5 ans, après avis conforme du CSA et accord des commissions parlementaires compétentes à une majorité qualifiée des 3/5ème. Le Parlement est également associé à la révocation des présidents.
- France Télévisions devient une entreprise unique tout en conservant ses différentes chaînes
Un avenant au contrat d'objectifs et de moyens (COM) permettra de garantir le niveau d'investissement dans la création d'œuvres cinématographiques et audiovisuelles européennes et d'expression originale française de France Télévisions. La nouvelle holding pourra également créer d'autres services de communication audiovisuelle, y compris des services de médias audiovisuels à la demande (SMAD). Transposant la directive européenne concernant les SMAD, le régime juridique qui s’appliquera aux SMAD leur fixe des objectifs de promotion des œuvres et de contribution à la production et à la création.
- La redevance
Le projet de loi maintient le principe du financement du secteur public audiovisuel par la redevance. Elle sera indexée chaque année sur le taux de l'inflation à compter de 2009. L'assiette de la redevance est élargie à ceux qui contractent un abonnement auprès d'un opérateur internet.
- CNC et droit du cinéma
Le Gouvernement pourra réformer par voie d’ordonnances la gouvernance du Centre national de la cinématographie (CNC) et le droit du cinéma, ce qui n’avait pas été fait depuis 1956.

L’esprit du projet de loi. Le 22 octobre 2008, en Conseil des ministres, Christine Albanel a présenté le projet de loi relatif à la communication audiovisuelle et au nouveau service public audiovisuel. Elle a a souligné la nécessité d’adapter notre législation et notre cadre réglementaire à un paysage audiovisuel qui s’est radicalement modifié en quelques années avec l’arrivée d’internet et de la TNT.
La ministre de la Culture et de la Communication a rappelé les missions de service public de France Télévisions, telles qu’elles sont fixées dans ce même projet de loi : « rassembler, informer, instruire, promouvoir les valeurs qui fondent la Communauté nationale. » Les obligations qui en découlent concernent « notamment la culture, l’information, la citoyenneté française et européenne. »
Le projet de loi précise également les missions de la nouvelle société chargée de l’audiovisuel extérieur qui doit promouvoir la culture française et francophone à l’étranger et diffuser dans le monde un regard français sur l’actualité.
 

Point presse sur la réforme de l’audiovisuel - mercredi 22 octobre 2008
De gauche à droite : Nonce PAOLINI, P-DG de TF1 ; Patrick de CAROLIS, P-DG de France Télévisions ; Bertrand MEHEUT, Président du directoire du Groupe CANAL+ ; Christine ALBANEL, Ministre de la Culture et de la Communication; Guy SELIGMAN, Président de la SCAM ; Christian DAVIN, Président du SPFA ; Jean-Pierre GUERIN, Président de l'USPA ; Jacques FANSTEN, Président de la SACD ; Pascal ROGARD, Directeur général de la SACD.
© Didier plowy / MCC


- Le dossier de presse du 22 octobre 2008
- La communication de Christine Albanel en Conseil des ministres le 22 octobre 2008
- Le projet de loi relatif à la communication audiovisuelle et au nouveau service public audiovisuel
- Les mesures présentées par le Président de la République le 25 juin 2008
Cahier des charges et des missions de France Télévisions
> le document

> Historique de la réforme de l'audiovisuel public



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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 09:40

Serait-ce un scoop ? Une erreur commise par le Président de la République devant une quinzaine de millions de Français et, à ma connaissance, relevée par aucun média. Et qui réduit la portée d’une démonstration dans un domaine très sensible.



J’avais rédigé un article sur Nicolas Sarkozy et cette supposée dictature dans laquelle il aurait plongé la France. J’en avais rédigé la première partie avant l’intervention du chef de l’État à la télévision le soir du 5 février 2009.

Il s’agissait de réfuter cette thèse alarmiste. Cependant, avant de poursuivre cet article sur d’autres éléments, je voudrais évoquer un point qui ne semble avoir été relevé par aucun média à ce jour à ma grande surprise et qui me paraît pourtant très important.


La nomination des dirigeants de l’audiovisuel public

Réfutant la mainmise sur les médias (je reviendrai sur le sujet), le Président Nicolas Sarkozy a fait à la télévision une démonstration qui paraissait très convaincante. Son habileté oratoire, sa bonne connaissance des dossiers et son expérience sur le terrain pouvaient l’aider à contester l’idée selon laquelle il voudrait nommer selon son bon plaisir les patrons de l’audiovisuel public.

Il a employé des termes très durs à ce sujet puisqu’il a parlé de « mensonge ». Tout est dit dans cette phrase : « Nous passons d’une système d’hypocrisie à un système de transparence totale. ». Ce en quoi il n’a pas tort, puisque la nomination des patrons de l’audiovisuel public (France Télévisions et Radio France) auparavant faite par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pouvait se faire avec quelques pressions de l’Élysée à l’époque de Jacques Chirac ou de François Mitterrand.

Revenons sur les arguments avancés par Nicolas Sarkozy.

Premier argument : Nicolas Sarkozy n’est pas seul à décider ; ce n’est pas lui qui nomme mais c’est le gouvernement en Conseil des ministres. Et il n’a pas tort : à part les membres du gouvernement, chaque nomination présidentielle nécessite la signature des ministres concernés.

Sachant que c’est lui qui a nommé le gouvernement, il est vrai que ce premier passage est plutôt une formalité.

Cela dit, cette procédure a déjà été à l’origine de graves crises politiques, comme celle du 16 mai 1877 où le Président monarchiste MacMahon refusait des nominations de généraux voulues par une nouvelle majorité républicaine. En 1986, certaines nominations ont créées de la tension entre le Président de la République et le Premier Ministre, mais c’était en période de cohabitation.

Deuxième argument : La procédure nécessite ensuite le quitus du CSA sans lequel les nominations ne peuvent avoir lieu. Sur ce point, on n’est pas très éloigné de la procédure antérieure.

Troisième argument, le plus important : Ensuite, les nominations vont aux commissions permanentes concernées des deux assemblées parlementaires pour avis. Et Nicolas Sarkozy de poursuivre : « Ce nom proposé part aux commissions des affaires culturelles de l’Assemblée Nationale et du Sénat où il doit être accepté à la majorité des trois cinquièmes, c’est-à-dire que l’opposition doit être d’accord avec la majorité pour accepter le nom. ».

Ce troisième argument est de poids et peut lui faire conclure : « Vous voyez qu’on est bien loin de la caricature d’un Président de la République seul dans son bureau qui va nommer le président de France Télévisions. ».


Aucune contestation des propos présidentiels ?

Les propos sont retransmis immédiatement par des dépêches d’agences de presse, notamment celle de l’AFP qui répètent scrupuleusement les mots du Président de la République.

J’ai immédiatement eu une incompréhension dans ce que j’avais entendu et après vérification, il est patent que soit le Président de la République a fait une erreur involontaire, soit il a lui-même menti (seconde hypothèse que j’exclus a priori) car sa démonstration, convaincante dans le fond, m’apparaît soudain très incertaine.

Et je suis très étonné qu’aucun journaliste présent sur le plateau de l’Élysée n’ait relevé l’erreur (mais combien de journalistes interrogeant une personnalité politique connaissent vraiment à fond ses dossiers ?). Aucun autre journaliste non plus ne l’ait relevée le lendemain, en dehors de la pression du direct, avec tout le temps possible pour faire des vérifications. À ma connaissance, à ce jour, pas même un membre de l’opposition non plus n’a relevé l’inexactitude présidentielle. Aurais-je mal entendu ?


Quelle inexactitude ?

Pourquoi parler d’erreur ? Parce que la réalité est différente de celle que Nicolas Sarkozy a décrite concernant la nomination des présidents des sociétés de l’audiovisuel public.

Pour cela, il suffit de se reporter à la loi qui est en cours d’adoption. Pas le texte de la réforme de l’audiovisuel public en tant que tel mais plutôt à la loi organique parallèle qui a été adoptée en seconde lecture par l’Assemblée Nationale ce 5 février 2009 (le jour même de l’intervention du Président de la République) et qui nécessite son adoption par le Sénat dans les mêmes termes.

Que dit ce texte ? C’est très court puisqu’il n’a qu’un article unique. Je le cite donc :

« La nomination des présidents des sociétés France Télévisions et Radio France et de la société en charge de l’audiovisuel extérieur de la France est soumise à la procédure prévue au cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution. Dans chaque assemblée parlementaire, la commission permanente compétente se prononce après avoir entendu publiquement la personnalité dont la nomination lui est proposée. La nomination intervient après la publication au Journal officiel de l’avis des commissions parlementaires. »

Reprenons aussi ce cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution, c’est un article réécrit par la révision du 23 juillet 2008 :

« Une loi organique détermine les emplois ou fonctions, autres que ceux mentionnés au troisième alinéa, pour lesquels, en raison de leur importance pour la garantie des droits et libertés ou la vie économique et sociale de la Nation, le pouvoir de nomination du Président de la République s'exerce après avis public de la commission permanente compétente de chaque assemblée. Le Président de la République ne peut procéder à une nomination lorsque l'addition des votes négatifs dans chaque commission représente au moins trois cinquièmes des suffrages exprimés au sein des deux commissions. La loi détermine les commissions permanentes compétentes selon les emplois ou fonctions concernés. »


Vous avez donc compris où était l’erreur : pour faire accepter ses nominations, le gouvernement ne doit pas obtenir une majorité des trois cinquièmes dans les commissions parlementaires, ce qui aurait imposé un accord aussi d’une partie de l’opposition, mais seulement ne pas avoir un rejet des trois cinquièmes.

En clair, si seulement un peu plus que deux cinquièmes des commissions ne sont pas contre les nominations, alors celles-ci sont validées.

Par voie de conséquence, inutile donc d’avoir le soutien d’un parti d’opposition. La majorité parlementaire est majoritaire dans les commissions, donc c’est suffisant pour la validation des nominations.

Inexactitude ? Erreur ? Je ne sais quel mot employer, en tout cas, ce qui a été expliqué par le Président de la République est erroné par rapport à la réalité qui s’installe depuis la réforme des institutions.


Démonstration bancale et silence des médias

Si bien que la démonstration devient plus bancale. Elle reste certes pertinente sur le fond (ces nominations ayant été l’objet d’une minutieuse attention de l’Élysée depuis toujours) mais affaiblie car l’accord de l’opposition ne devient plus nécessaire dans ce cas-là.

Alors, ma question, ce n’est pas sur cette erreur de Nicolas Sarkozy. Errare humanum est.

Mais sur ce silence. Cette absence de réflexion ou de connaissance des textes qui sont adoptés par le Parlement.

Pourquoi personne n’a-t-il donc relevé cette inexactitude ?
Pourquoi personne n’a-t-il réagi ?

Dictature rampante ou incompétence ?


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (7 février 2009)


Pour aller plus loin :

Le texte de la loi organique sur les nominations dans l’audiovisuel public.

Dépêche sur les déclarations du 5 février 2009 de Nicolas Sarkozy sur les nominations dans l’audiovisuel public.

Sarkozy dictateur ? (1)

Le site du Ministère de la Culture maintient cette même inexactitude au 9 février 2009.

François Bayrou a relevé aussi l'erreur le 6 février 2009.

Mon article cité par Le Figaro.




http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=51276

Une d'Agoravox du 7 février 2009 et Une du Best de la semaine d'Agoravox du 8 février 2009.
http://www.agoravox.fr/edition_du_jour.php3?date_du_jour=2009-02-07

http://fr.news.yahoo.com/13/20090207/tot-l-inexactitude-de-nicolas-sarkozy-su-89f340e.html

http://www.lepost.fr/article/2009/02/07/1415375_l-inexactitude-de-nicolas-sarkozy-sur-l-audiovisuel-public.html

http://www.kydiz.com/article/2134-L-inexactitude-de-Nicolas-Sarkozy-sur-l-audiovisuel-public.htm



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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 00:35

(dépêche)



François Bayrou : « on s'engage vers des déficits abyssaux »

6 février 2009
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Du point de vue de la forme, ce qui était le plus frappant, c'était le contraste entre la rhétorique parfaitement au point de Nicolas Sarkozy et la force de l'expression des Français, sincères, directs parce qu'ils disaient leur vie.

Il y a eu multiplication d'annonces de sujets de discussion, prévues pour trois à six mois, avec les syndicats, comme s'il s'agissait d'abord de gagner du temps. Certains de ces sujets sont essentiels, comme le partage des fruits de l'entreprise, et ne se prêtent pas à des affirmations trop simples, ou simplistes. (lire la suite)

Mais plus frappant encore, pour embrouiller le spectateur, sans être contredit par les journalistes, les affirmations grossièrement fausses : sur la nomination des présidents de l’audio-visuel public, trois contrevérités en trois phrases. La « nomination en Conseil des ministres », ce n’est pas une nomination du gouvernement, c’est évidemment une nomination du président. L’approbation du CSA, on ne peut pas la présenter comme un rempart alors qu’on vient d’affirmer que l’institution a été pendant des années aux ordres. Enfin, il est absolument faux d’affirmer que l’opposition doit donner son accord au parlement : la majorité qualifiée n’est requise que pour un veto, ce qui la rend d’ailleurs totalement hors de portée.

Enfin, plus grave, plus inquiétant : tout le discours d’hier soir engage le pays vers des déficits abyssaux. Et cela, nous devrions tous avoir le courage de le refuser. Autant, on doit envisager des interventions de relance fortes, mais ponctuelles, investissements et consommation pour ceux qui vont avoir le plus de mal, autant nous ne devrions pas accepter de dégrader durablement les finances publiques. Or, la suppression de la taxe professionnelle, de la première tranche de l’impôt sur le revenu, la multiplication d’interventions nouvelles et de long terme, tout cela nous entraîne vers une situation catastrophique, de laquelle le pays aura le plus grand mal à sortir. Abandonner les équilibres de long terme pour les effets d’annonce d’une seule émission, ce n’est pas responsable.

| Mots clés : Bayrou  Sarkozy  crise  déficit  France 





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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 22:27

(dépêche)



Nomination des présidents de l'audiovisuel public: "un système de transparence" (Sarkozy)

AFP - 05.02.09 | 22h39

Nicolas Sarkozy a déclaré jeudi soir qu'avec la nomination des présidents de l'audiovisuel public par le gouvernement, prévue par la réforme de l'audiovisuel, "nous passons d'un système d'hypocrisie totale à un système de transparence totale".

Le chef de l'Etat a réfuté l'idée que ce soit lui qui décide seul de la nomination des présidents de l'audiovisuel public: "C'est un mensonge", a-t-il dit, lors de son intervention à la télévision et à la radio.
 
"Le Conseil des ministres propose un nom qui est envoyé au CSA (Conseil supérieur de l'audiovisuel). Si le CSA dit non, le Conseil des ministres doit redébattre et reproposer un nom, puisque le CSA doit donner un avis conforme", a indiqué M. Sarkozy.

"Si le CSA dit oui (...) ce nom proposé part aux commissions des affaires culturelles de l'Assemblée nationale et du Sénat où il doit être accepté à la majorité des 3/5e, c'est-à-dire que l'opposition doit être d'accord avec la majorité pour accepter le nom", a-t-il souligné.

"Vous voyez qu'on est bien loin de la caricature d'un président de la République seul dans son bureau qui va nommer le président de France Télévisions", a encore dit M. Sarkozy.

"Avant, c'est le CSA qui le nommait sous la pression, tout le monde le savait, du pouvoir public. C'est tellement vrai qu'un (des prédécesseurs) de Patrice de Carolis (actuel président de France télévisions, ndlr), M. Guillaud (Jean-Louis, pdg de TF1, alors chaîne publique, de 1978 à 1981) a été poussé à la démission parce qu'il n'était pas le candidat du président Mitterrand", a déclaré Nicolas Sarkozy.

"Donc nous passons d'un système d'hypocrisie totale à un système de transparence totale", a-t-il conclu.

La réforme de l'audiovisuel public vient d'être adoptée après un an de controverse et une guérilla parlementaire menée par la gauche, portant principalement sur l'arrêt de la publicité à la télévision publique et la nomination des présidents de l'audiovisuel public (France Télévisions, Radio France et de la société en charge de l'audiovisuel extérieur: RFI, France 24, TV5).





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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 01:08

Voici les versions du texte de la loi organique


1. Texte adopté en première lecture par l'Assemblée Nationale le 16 décembre 2008.

http://www.senat.fr/leg/pjl08-144.pdf


2. Texte adopté en première lecture par le Sénat le 16 janvier 2009.

http://www.senat.fr/leg/tas08-039.pdf

3. Texte adopté en seconde lecture par l'Assemblée Nationale le 5 févrire 2009.

http://www.assemblee-nationale.fr/13/pdf/ta/ta0239.pdf


PROJET DE LOI ORGANIQUE

relatif à la nomination des présidents des sociétés France Télévisions et Radio France et de la société en charge de l’audiovisuel extérieur de la France.

Article unique

La nomination des présidents des sociétés France Télévisions et Radio France et de la société en charge de l’audiovisuel extérieur de la France est soumise à la procédure prévue au cinquième alinéa de l’article 13 de la Constitution. Dans chaque assemblée parlementaire, la commission permanente compétente se prononce après avoir entendu publiquement la personnalité dont la nomination lui est proposée. La nomination intervient après la publication au Journal officiel de l’avis des commissions parlementaires.



Attention, la loi organique n'est pas encore définitive.

Dans ce texte à article unique, il est cité le 5e alinéa de l'article 13 de la Constitution (révisée le 23 juillet 2008) qui est celui-ci :

http://rakotoarison.over-blog.com/article-27186286.html

Une loi organique détermine les emplois ou fonctions, autres que ceux mentionnés au troisième alinéa, pour lesquels, en raison de leur importance pour la garantie des droits et libertés ou la vie économique et sociale de la Nation, le pouvoir de nomination du Président de la République s'exerce après avis public de la commission permanente compétente de chaque assemblée. Le Président de la République ne peut procéder à une nomination lorsque l'addition des votes négatifs dans chaque commission représente au moins trois cinquièmes des suffrages exprimés au sein des deux commissions. La loi détermine les commissions permanentes compétentes selon les emplois ou fonctions concernés.

SR


http://www.lepost.fr/article/2009/02/07/1415897_versions-du-texte-sur-les-nominations-dans-l-audiovisuel-public.html






  







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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 23:50




Pour agrandir la photographie, cliquer dessus.

Pour avoir quelques explications, cliquer sur cet article.

Source : Calendrier Tattoo 2009 (page Mars) de Vincent Malleas pour Abraxas (bénéfices pour Act'Up).



SR (15 janvier 2009)




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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 15:37

(dépêches)



VOIR LA PHOTO
EN QUESTION ICI.



Jean-Paul Cluzel, catcheur dans un calendrier de tatoueur
   
Le président de Radio France fait tomber les tabous. Jean-Paul Cluzel, connu pour son engagement dans la lutte contre le sida et ses prises de position en faveur des homosexuels et de la diversité, s’illustre à nouveau dans ce domaine, comme l’a relevé Yann Barthès dans son “Petit journal” jeudi soir sur Canal +.

Ce dernier a, en effet, dévoilé le calendrier 2009 réalisé par le photographe Vincent Malléa et le tatoueur ABRAXAS, dont une partie des recettes est reversé à l’association de lutte contre le Sida Act-Up. On y découvre le haut administrateur posant torse-nu avec une cagoule de catch mexicain au côté de son compagnon, en soigneur, dans une composition artistique représentant une scène de combat de catch.

S’il n’était pas sensé se faire reconnaître sur la photo illustrant le mois de mars, l’officier de la Légion d’honneur et de l’Ordre national du Mérite Jean Paul Cluzel déclare à teleobs.com “assumer totalement sa participation à cette œuvre à visée politique, à savoir montrer la diversité. Ce n’est pas le calendrier des rugbymen…”.

“C’est un acte citoyen et moderne. Je ne l’ai pas fait en tant que Président de Radio France, mais en tant qu’homme de plus de 60 ans, fier de son corps bien conservé et libre d’être ce qu’il est, notamment gay et tatoué. D’autant que j’ai toujours milité pour la diversité et la lutte contre le Sida. Par ailleurs, même si Act Up est une association controversée. La cause dépasse l’association”.

Charlotte Clidi

(C) Vincent Maléa & ABRAXAS
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(4 réactions)

Réactions
erasmettePantalonnade....
Tout d'abord quand on veut tuer son chien on dit qu'il a la rage... Qui aurait reconnu JPCluzel si cette info n'avait été rendue publique, et au moins lui assume ses petits bourrelets quand d'autres petits mal-fichus se font photo-shopper... Heureusement qu'il y a France Inter pour nous chanter une autre antienne que celle indigeste et insupportable entendue sur tous les autres médias...le jour où LJoffrin dirigera FInter, je n'écouterai plus la radio ( voir ce qu'il a fait de Libé....) mais je n'y crois pas... Le journal de NDemorand ( dans lequel officient SGuillon et DPorte ( arghhhhhhh Didier, je vous aime...) est écouté par 3784000 (médiamétrie) personnes(soit 250000 auditeurs supplémentaires en 1 an) si ça n'est pas un plébiscite....!!!!!! M.Cluzel, je vous remercie, nul doute que vous êtes sur la bonne voie (côte de popularité de ns :40%, no comment). Erasmette LaGrandeLucielucide....
notez bien que le compagnon a quelques biftons dans la poche de sa chemise... comme quoi, le pouvoir ca aide.... wincentMALLEA, avec 2 "L"
je suis à peu près sûr certain que MALLEA s'écrit avec 2 "L"... à voir avec www.vincentmallea.com :-) evilxbut du calendrier
Information importante, trop souvent oubliée Pour aider act up paris vous pouvez acheter ce calendrier en ligne http://www.actupparis.org/article3603.html ou http://www.abraxas.fr

 

 


Questions à Jean-Paul Cluzel P.-D. G. de Radio France

3 avril 2006

Crédit : Radio France / Christophe Abramovitz   

Ligne Azur : De quel milieu social êtes-vous originaire ?

Jean-Paul Cluzel (JPC) : Jusqu’à 14 ans, j’ai vécu au Kremlin-Bicêtre où mes parents étaient quincailliers. C’était un milieu très simple dans lequel on ne parlait pas d’homosexualité. Au lycée, j’entendais des blagues sur les pédés sans vraiment savoir ce que cela signifiait. A Sciences Pô, ce sujet n’était pas non plus abordé. Je ne me souviens pas d’un camarade dont on m’aurait dit qu’il était homosexuel. J’ai commencé à réfléchir à cette question après mai 1968 quand il est devenu plus facile dans la société française de parler de toutes les sexualités et donc de l’homosexualité.

Ligne Azur : A qui avez-vous dit en premier : « Je suis homosexuel. » ?

JPC : Je n’ai rien dit tant que je n’étais pas sûr d’accepter mon homosexualité ni avant d’avoir eu des relations sexuelles avec un homme. A ce moment-là, j’avais 26 ans. J’en ai d’abord parlé à d’autres homosexuels, des personnes rencontrées par hasard, puis à des amis hétéros proches. Je m’en faisais toute une histoire mais contrairement à mon inquiétude, mes amis ont considéré cette information comme une affaire mineure. Ma famille a beaucoup moins bien réagi. Ma mère l’a appris par hasard et a fait une dépression nerveuse. C’est cette difficulté avec ma famille qui m’a conduit, quand j’ai eu une certaine visibilité sociale, à en parler ouvertement dans les médias. Je me suis dit que si ma mère avait su que le président de Radio France de l’époque, de France Télévisions ou d’une autre grande société était homosexuel, elle n’aurait pas eu la même attitude à mon égard.

Ligne Azur : Vous n’avez jamais pu en parler avec vos parents ?

JPC : Avec mes parents, nous parlions de ma vie professionnelle, de politique, de tout sauf de ma vie privée. Certes, je ne voulais pas leur parler des détails de ma vie sexuelle. Les hétérosexuels non plus ne parlent pas de leur vie sexuelle avec leurs parents. En revanche ils parlent de leur vie affective, de leur rencontre avec un petit ami ou une petite amie. J’ai trouvé complètement anormal de ne pas pouvoir aborder cette partie de ma vie avec mes parents, être dans le non dit permanent.

Ligne Azur : Votre homosexualité a-t-il été un handicap pour votre carrière ?

JPC : Après mes études, j’ai intégré la Haute Fonction publique. Au ministère des Finances et en particulier à l’inspection générale des finances, tous mes camarades savaient que j’étais gay. Nous étions dans les années 1970 et cela n’a jamais posé de problème car ce sont des milieux ouvert et libéraux. Sous le septennat de Valéry Giscard d’Estaing, le ministre des Affaires étrangères Jean-François Poncet m’a proposé d’intégrer son cabinet. Quand je lui ai dit que j’étais homosexuel, il m’a répondu : « Je m’en fiche dés lors que vous ne me créez pas de scandale. ». Ma vie privée a toujours été libre et ouverte.

Ligne Azur : Pourquoi, après votre nomination à la présidence de Radio France, avez-vous déclaré vouloir « contribuer à ce que les relations entre enfants gays et parents soient normales » ?

JPC : Aujourd’hui, je crois beaucoup en ce que les Anglo-Saxons appellent des Roles Models, des personnes de référence. Quand on est Français d’origine maghrébine, il est important qu’il y ait des artistes, des sportifs ou des chefs d’entreprise maghrébins. Si on est africain, c’est la même chose. Tous ces modèles aident les gens à être présents dans la société et à se réaliser. Le fait qu’il y ait des gays qui, en dehors des milieux de la culture ou de la mode affirment qu’ils sont informaticiens gays, banquiers gays ou chefs d’entreprise gays, c’est très positif. Quand on a entre 15 et 25 ans, ces Roles Models peuvent aider à améliorer l’image de soi. Je regrette qu’en France ce mouvement soit si peu développé.

Entretien réalisé par Alain Miguet pour Ligne Azur



Radio France : la photo choc du patron contre le Sida

Jean-Paul Cluzel (à gauche) pose contre le Sida
Crédits : Act up - Vincent Maléa & ABRAXASPublié par Julien Mielcarek
Vendredi 16 Janvier 2009 11h49  
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Hier soir dans son "Petit journal" sur Canal+, Yann Barthès a dévoilé le nouveau calendrier édité par l'association de lutte contre le Sida Act-Up pour l'année 2009.

Ce catalogue propose de retrouver « les tribus parisiennes ». Et à la page du mois de mars, c'est un invité de marque qui prend la pose puisque Jean-Paul Cluzel, qui n'est autre que le président de Radio France, a accepté de se faire photographier torse nu avec un masque lui recouvrant la tête. Une initiative surprenante à un tel poste, ce qui devrait sans doute provoquer des réactions (photo ci-contre).

Jean-Paul Cluzel est connu pour avoir participé à d'autres actions de lutte contre le Sida, comme le Sidaction.

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ArTs Sauvegarde... ArTsle 16 Janv. 09 à 11h56Edition Bah alors... tu viens plus aux soirées là ? Matteo Sauvegarde... Matteole 16 Janv. 09 à 12h00Edition Félicitations à lui! Pepito_31 Sauvegarde... Pepito_31le 16 Janv. 09 à 12h22Edition Idem! Bravo comme quoi pour lutter contre le sida, il faut avoir des c..... oups Sauvegarde... oupsle 16 Janv. 09 à 12h26Edition ça n'en reste pas moins affreusement laid (je parle de l'affiche)... Jay Gatz Sauvegarde... Jay Gatzle 16 Janv. 09 à 12h42Edition Jean Paul Cluzel reste fidèle à ses engagements . Il doit en être remercié et félicité . Cap Hot Sauvegarde... Cap Hotle 16 Janv. 09 à 13h36Edition C'est cool... Lui, au moins, on peut dire qu'il a les co*illes de s'engager à fond! LOL cixis Sauvegarde... cixisle 16 Janv. 09 à 14h20Edition Mdr Arts !! Belle reference au SAV ... Eric_ Sauvegarde... Eric_le 16 Janv. 09 à 15h28Edition Vous êtes sûr que Jean Paul Cluzel est l'homme avec le masque est les tatouages ?
Je viens de faire une recherche sur google image, et il me semblerait que JP Cluzel soit plutôt l'homme à droite en chemise blanche.
De plus je ne vois pas trop le rapport entre la photographie et la lutte contre le sida.
Si quelqu'un a compris, pourrait il avoir l'obligence de m'expliquer ? frozzymad Sauvegarde... frozzymadle 16 Janv. 09 à 15h47Edition c'est plutôt stéréotypée non cette image des homos ??
et puis oui, comme Eric je ne comprends pas le rapport avec la lutte contre le sida... Jules75 Sauvegarde... Jules75le 16 Janv. 09 à 16h12Edition 1) Le rapport entre l'image et la lutte contre le SIDA, c'est que le calendrier pour lequel cette photo a été prise est vendu au profit de la lutte contre la maladie.

2) Quant à l'identification des personnages, je me contenterai de signaler que la légende de la photo indique "anonymes". Certains ont cru reconnaître un dirigeant d'entreprise audiovisuelle sous le masque, s'il avait souhaité poser en son nom il l'aurait fait, donc tout le reste n'est que suppositions...
;-) Eric_ Sauvegarde... Eric_le 16 Janv. 09 à 17h14Edition Jules75, si cette news figure sur le site d'ozap, c'est justement parce qu'une personnalité de l'audiovisuel figure sur une des photos, c'est même repris dans le titre de la news. Il ne s'agit en aucun cas de "suppositions". Et où vois tu que c'est écrit "anonymes" ? cixis Sauvegarde... cixisle 16 Janv. 09 à 17h16Edition @Eric : Les 2 persos sur l'affiche sont la meme personnes. frozzymad Sauvegarde... frozzymadle 16 Janv. 09 à 17h16Edition je crois qu'il parle des inscriptions sur le mur qui n'ont rien à voir bien sûr avec une "légende" de photo Eric_ Sauvegarde... Eric_le 16 Janv. 09 à 17h30Edition @cixis : c'est vrai, tu as raison, en y regardant de plus prêt, on reconnait le bouc et les sourcils. C'est plutôt bien fait.
J'ai l'impression que ça represente un catcheur encouragé par son entraineur. Photo assez esthetique, il faut le reconnaitre n'ayant pas grand chose à voir avec le sida, mais si c'est vendu au profit de la lutte contre le sida, après tout pourquoi pas.
Edité le 16/01/2009 à 17:30 lewin Sauvegarde... lewinle 16 Janv. 09 à 17h54Edition en cliquant sur PETIT JOURNAL ACTU sur www.canalplus.fr... -petit-journal.html on voit beaucoup d'image de ce catalogue
apparement c'est 1 calendrier 2009
moi jtrouve pas l'image super mais si c'est vraiment mr cluzel et ben je tire mon chapeau !! Jules75 Sauvegarde... Jules75le 16 Janv. 09 à 17h56Edition @Eric : je vois que c'est écrit "anonymous models" sur la légende de la photo originale du calendrier !!! frozzymad Sauvegarde... frozzymadle 16 Janv. 09 à 17h59Edition Jules75 a écrit:
@Eric : je vois que c'est écrit "anonymous models" sur la légende de la photo originale du calendrier !!!

Ce n'est pas la légende de la photo mais le décor arrière , qui justement fait de l'ironie en mettant ce genre d'affiche ... fujyoshi Sauvegarde... fujyoshile 16 Janv. 09 à 18h03Edition @Frozzymad
C'est sur Sida = Homo... frozzymad Sauvegarde... frozzymadle 16 Janv. 09 à 18h06Edition fujyoshi a écrit:
@Frozzymad
C'est sur Sida = Homo...
loin de moi cette idée fujyoshi, je pensais seulement à la vue de cette photo qu'il s'agissait d'un couple homo avant de lire plus bas, qu'apparemment il s'agit d'un entraineur de catch et son catcheur ...
le 16 Janv. 09 à 18h13Edition sur le site officiel www.myspace.com... on voit qq détails supplémentaires de cette affiche mais c'est marquer nul part jeanpaul cluzel tomff Sauvegarde... tomffle 16 Janv. 09 à 18h15Edition BRAVO Mr Cluzel (que de beaux piercing et tatoos..) et modèle 'X' très belle photo, ainsi qu'au photographe, quel talent...
Par ailleurs Abraxas est le nom d'une boutique de piercings et tatouages proche de chez moi à Neuilly... congas Sauvegarde... congasle 16 Janv. 09 à 19h32Edition oui c'est sûr c'est bien 2 fois cluzel.

quant à l'interprétation on peut aussi y voir une volonté de faire "bas les masques", mais également de surprendre pour montrer qu'on ne peut pas se fier aux apparences : être séropo n'est pas marqué sur le front. Une chemisette suffit à cacher de gros tatouages...
Et aussi d'après la tof, ce que l'on cache le jour est ce que l'on exhibe la nuit, et inversement...

enfin chacun peut y voir plein de trucs c'est bien justement. Sebastien Message supprimé le 17/01/2009 à 14:00 pour le motif suivant : Message provocateur.
Sebastienle 16 Janv. 09 à 23h02Edition airduster Sauvegarde... airdusterle 16 Janv. 09 à 23h56Edition Sebastien a écrit:
lamentable...Comme d'habitude...
P.S. : un grand merci aux Ayatollah d'Act-Up pour cette campagne digne des plus grands artistes que le monde ai connu!
:super:


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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 11:34

(dépêches)



RFP - Jean-Paul Cluzel nommé président des RFP 

12/02/2009

Les Radios Francophones Publiques ont nommé Jean-Paul Cluzel, PDG de Radio France, à leur présidence. Ce dernier succèdera à Francis Goffin.

Réunis à Lausanne en Suisse, les 9 et 10 février derniers, les responsables des Radios Francophones Publiques (RFP) ont nommé leur nouveau président, le mandat de l'actuel responsable arrivant à échéance. Jean-Paul Cluzel, président-directeur général de Radio France, a ainsi été désigné pour succéder à Francis Goffin, directeur général des radios de la RTBF (Belgique). Les RFP regroupent Radio France, Radio-Canada, la RTBF et la Radio Suisse Romande. Se voulant un "lieu de réflexions sur l'avenir et la stratégie des radios publiques", les Radios Francophones Publiques sont un "organisme de coproductions et d'échanges entre les 21 chaînes ou réseaux radiophoniques des quatre sociétés".

Magali Louvard (magali.louvard_at_radioactu.com) pour RadioActu




Radio France - Jean-Paul Cluzel met en chantier le plan Horizon 2015

12/01/2009

A l'occasion de la présentation de ses voeux qui s'est déroulée le 9 janvier dernier, Jean-Paul Cluzel, PDG de Radio France, a souligné les bons résultats d'audience des stations publiques. Il a également évoqué les grands axes du projet "Horizon 2015" destiné à "mieux cerner l'avenir possible de Radio France".

C'est un bilan de santé positif des différentes stations publiques que Jean-Paul Cluzel a dressé le 9 janvier dernier, à l'occasion de la présentation de ses voeux pour 2009. Président de Radio France depuis 5 ans, et candidat vraisemblable à sa propre succession en mai prochain, Jean-Paul Cluzel a exprimé son "envie de préparer cette maison aux défis du futur". Il a également rappelé que sous sa présidence les grilles de toutes les stations ont été renouvelées, "avec le souci de placer les attentes de nos auditeurs au coeur de notre travail", a t-il souligné. Après France Bleu, France Musique et FIP en 2008, c'est Le Mouv' qui va donc faire l'objet de toutes les attentions de Jean-Paul Cluzel. "La rentrée qui vient et plus encore septembre verront un nouveau visage pour Le Mouv'", a t-il déclaré. La dernière née des stations de Radio France, qui bénéficie de 26 fréquences en France, peine encore, 11 ans après sa création, à trouver sa place dans le paysage radiophonique national. Néanmoins, Jean-Paul Cluzel estime que toutes les stations de Radio France "s'adaptent donc à la formidable évolution du paysage médiatique".

Une adaptation qui passe également par la poursuite du chantier de la Maison de Radio France. Le lancement défintif des travaux de réhabilitation de la Maison de la Radio, inaugurée en décembre 1963, a en effet été approuvé par le Conseil d'Administration de Radio France. Ce chantier concerne 110 000 m² et se déroulera jusqu'en 2015-2016, a indiqué Jean-Paul Cluzel. Il représente un investissement colossal de 320 millions d'euros, essentiellement supporté par l'Etat. Le PDG de Radio France a précisé que "le prix au mètre carré de cette réhabilitation en site occupé se compare avantageusement à celui d'opérations similaires". Il permettra à terme de doter Radio France "d'un outil de travail moderne, centré sur la radio et conçu pour s'adapter à l'évolution des techniques et à une concurrence multimédia", a expliqué Jean-Paul Cluzel. Le multimédia est depuis plusieurs années le principal cheval de bataille de l'actuel PDG de Radio France qui estime que le groupe public est "bien engagé (...) dans l'accès dit délinéarisé (...) Cela doit permettre à radio France d'aborder la convergence numérique, qui est l'avenir partagé de tous les médias".

Dans cette perspective, Jean-Paul Cluzel a évoqué les grands axes du projet Horizon 2015, afin de "mieux cerner l'avenir possible de Radio France dans un monde marqué par la convergence des médias" et dans lequel "la mobilité et la gratuité ne seront plus l'apanage de la radio". Outre le déploiement de la radio numérique prévu à l'automne prochain, Jean-Paul Cluzel ajoute que d'autres évolutions attendent Radio France. La création, est août 2008, de la Direction générale déléguée à la Stratégie et aux Contenus, dirigée par David Kessler, doit permettre d'aborder ces évolutions, mais surtout préparer la perspective d'un éventuel deuxième mandat pour Jean-Paul Cluzel. "La loi prévoit en effet que la nomination d'un président doit s'accompagner de la présentation et de la négociation d'un contrat d'object et de moyens avec l'Etat", a expliqué Jean-Paul Cluzel. Le projet Horizon 2015 est orienté autour de 4 grands axes : l'identité de Radio France et de ses chaînes, la musique, la culture et l'information. Alors que des discussions sont engagées avec les organsisations syndicales sur la question du multimédia, le PDG de Radio France a annoncé la mise en place dès la fin de l'hiver d'un nouveau portail Internet qui "marquera l'unité et la complémentarité de nos radios". Il a d'autre part indiqué que 3 journées thématiques déclinées sur toutes les stations de Radio France seront organisées au cours du 1er semestre 2009. La 1ère de ces journées sera conacrée à la diversité, à l'occasion de l'investiture du nouveau président américain Barack Obama le 20 janvier prochain.

Par ailleurs, Jean-Paul Cluzel a souligné le "dialogue social soutenu (...) qui a permis de maintenir un climat social relativement apaisé dans un environnement général pour le moins mouvant". Se félicitant de la bonne gestion de Radio France, il a fait par de sa satisfaction que Radio France n'ait pas été au centre des débats lors de l'élaboration du projet de loi sur l'audiovisuel. Alors que l'examen de ce projet a commencé au Sénat, Jean-Paul Cluzel a expliqué que seuls deux points concerneront Radio France : le mode de nomination du président et l'indexation de la redevance audiovisuelle, "une mesure fondamentale pour l'avenir de Radio France". Il a indiqué que Radio France "peut tabler avec certitude en début d'exercice sur plus de 90% de [ses] recettes", tandis que le budget sera en hausse de 3.5%. Après avoir salué le travail des collaborateurs de la direction de Radio France, Jean-Paul Cluzel a déclaré que Radio France est "une des entreprises de France qui contribue le plus au bonheur de ses auditeurs, car rares sont celles qui, comme nous, mettent autant de passion à bien informer, éclairer et distraire".

Thibault Leroi (thibault.leroi_at_radioactu.com) pour RadioActu




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