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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 09:14

(dépêches)


Les parents retrouvés de Toutankhamon annoncés par Zahi Hawass aujourd'hui


http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2010-02-16/revelation-toutankhamon-le-fruit-d-un-inceste/920/0/424730

Publié le 16/02/2010 à 18:26 - Modifié le 17/02/2010 à 08:30 Le Point.fr

RÉVÉLATION

Toutankhamon, le fruit d'un inceste
Par Frédéric Lewino



Le masque funéraire de Toutankhamon © ImageForum

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INTERVIEW Les mystères de la génétique archéologique dévoilés
Lire aussi notre interview du professeur Hublin: "Les mystères de la génétique archéologique dévoilés"

Depuis l'ouverture du tombeau de Toutankhamon le 16 février 1923 par Howard Carter, les égyptologues s'interrogent sur l'identité de ses parents. Chacun y va de son hypothèse. Certains affirment même qu'il serait le fils de la belle Néfertiti, première femme d'Akhenaton, l'inventeur du monothéisme. Eh bien, maintenant, on le sait ! Une étude publiée cette semaine dans la revue médicale Jama révèle que Toutankhamon serait le fruit d'un inceste.

Ces révélations seront officiellement faites, mercredi, par l'extravagant docteur Zahi Hawass le patron des Antiquités égyptiennes. Coiffé de son légendaire Stetson, avide d'honneurs médiatiques, il affrontera les caméras du monde entier pour révéler les principaux résultats de deux ans d'enquêtes génético-médico-légales concernant Toutankhamon et dix momies de ses proches parents. En comparaison, les experts de la série américaine Bones passent pour de gentils amateurs.

Rien de choquant à l'époque

Les analyses génétiques (réalisées en double par deux laboratoires indépendants) font de Toutankhamon le fils de la momie KV55 qui est identifiée comme celle d'Akhenaton. Il est donc son fils, et non pas son frère, comme certains égyptologues le croyaient jusqu'alors. Quant à la mère de notre jeune roi, il s'agirait de la momie KV 35YL, baptisée la "Younger Lady". Celle-là même que plusieurs égyptologues identifiaient comme étant la sublime Néfertiti, première épouse d'Akhenaton. Or, d'après son ADN, cette Younger Lady serait la propre soeur d'Akhenaton. Épouse et soeur ! Rien de choquant à l'époque - c'était dans l'habitude des lignées royales égyptiennes -, mais cette parenté proche semble exclure que la Young Lady puisse être Néfertiti.

L'étude révèle encore que le pharaon Amenhotep III et la reine Tiyi étaient les parents communs d'Akhenaton et de la Younger Lady, ce qui en fait donc les seuls grands-parents de Toutankhamon. Enfin, l'ADN confirme que les deux momies Youva et Touya sont, respectivement, le père et la mère de Tiyi et, par conséquent, les arrière-grands-parents de Toutankhamon. Restent les deux foetus momifiés trouvés dans le sarcophage du jeune pharaon : il en serait le père, mais la mère n'est toujours pas identifiée avec certitude.

L'origine de sa mort connue

Voilà pour le pedigree de Toutankhamon, mais l'équipe du Docteur "Bones" Hawass a également déterminé les conditions de son décès. Que n'a-t-on pas écrit ou imaginé à ce sujet ? Pour certains, il serait mort en chutant de son char ; pour d'autres, c'est le coup porté à la tête par un cheval ou un autre animal qui l'aurait achevé. On a aussi évoqué une septicémie, une embolie, un empoisonnement, un assassinat avec un objet contondant. En fait, rien de tout cela. Le jeune roi a succombé parce qu'il avait de nombreuses tares héritées de ses parents (notamment une déformation osseuse des pieds) et parce qu'il était paludéen au dernier degré. De l'ADN du parasite Plasmodium falciparum a été retrouvé dans sa momie et dans celles de trois autres membres de sa famille. Un paludisme qui avait commencé à ronger ses os ! Ce diagnostic est confirmé par la présence de cannes et d'une boîte à pharmacie dans sa tombe.

En revanche, les représentations androgynes de Toutankhamon et de son père Akhenaton pharaons semblent ne relever que d'une vision artistique, car les médecins n'ont retrouvé dans les momies aucune indication qu'ils souffraient du syndrome de Marfan - comme il a été dit - lors de leur vivant. Toutankhamon n'a pas fini de nous étonner. Il ne serait pas étonnant que, mercredi, le docteur Hawass fasse de nouvelles révélations à son sujet.



 
Le pharaon Toutankhamon © CRIS BOURONCLE / AFP

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29 COMMENTAIRE(S)
lili
Enfin la lumière !
mercredi 17 février | 08:56
N'est-il pas formidable de savoir d'où vient ce beau pharaon ! J'ai visité la vallée des rois, et j'essayais de me transporter à leur époque, que ce devait être grandiose ! Je suis une passionnée de l'histoire égyptienne.

marc
C'est cela oui !
mercredi 17 février | 03:13
L'avantage c'est qu'on peut toujours affirmer n'importe quoi, la famille ne viendra pas contester, pour le reste comme toutes les grandes théories à des milliers d'années de distance...

sylla
Scandale dans la famille
mercredi 17 février | 00:22
J'ai l'impression qu'ils se mélangent un peu les liens familiaux, nos journalistes ! En effet ils écrivent que Toutankhamon aurait été le fils de Néfertiti épouse d'Akhénaton ce qui en aurait fait son fils ou beau-fils et non son frère comme écrit plus bas. On a donc découvert qu'Akhénaton était son père ce qui semblait évident, puisque fils de son épouse Néfertiti. Par contre ce serait la mère qui ne serait pas la vraie mère, mais une autre, la soeur d'Akhénaton, ce qui n'a rien d'extraordinaire pour l'époque, certes. Cela me rappelle une chanson,"scandale dans la famille" qui disait en substance : "ton père n'est pas ton père, mais ton père ne le sait pas, donc ta soeur n'est pas ta soeur et tu peux l'aimer autrement qu'une soeur".

Marie M.
Moralité ou évolution des connaissances ?
mardi 16 février | 22:35
Je ne suis pas sûre que ce soit la morale qui ait été à l'origine de la notion d'inceste. Je pense que c'est plutôt l'évolution des connaissances et la constatation que la consanguinité donnait naissance à des dégénérés. Les livres des religions monothéistes ont participé à cette interdiction, car l'on oublie qu'ils étaient également des codes de santé publique et d'hygiène en rapport bien évidemment avec les conditions de vie de l'époque.

Abdelkader
Haplogroupe
mardi 16 février | 22:31
J'aimerais bien savoir son haplogroupe...

gen/lz
S'il est le fruit d'un inceste...
mardi 16 février | 22:20
... alors nous aussi nous le sommes ; la peau a été créée avec cinq ouvertures pour faire apparaître les yeux, les narines, la bouche de tous.

orsi

mardi 16 février | 22:19
Tout le monde sait depuis l'école que les pharaons épousaient leur soeur (et jusqu'à la fin, puisque Cléopâtre n'était reine que parce que marié à son frère pharaon) ! Donc, il n'y a ni surprise, ni scandale à ce que le fils d'un pharaon et de sa soeur devienne lui-même pharaon. Il faut un peu accepter que des cultures différentes aient des moeurs différentes.

Rebecca
Peu importe !
mardi 16 février | 21:41

http://www.lepoint.fr/culture/2010-02-16/interview-les-mysteres-de-la-genetique-archeologique/249/0/424748

Publié le 16/02/2010 à 19:00 - Modifié le 16/02/2010 à 22:30 Le Point.fr

INTERVIEW

Les mystères de la génétique archéologique dévoilés
Propos recueillis par Suliane Favennec



Jean-Jacques Hublin est professeur de l'évolution humaine et directeur du département de l'évolution humaine à l'institut Max Planck (Allemagne). ©DR

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RÉVÉLATION Scandale sur le Nil : Toutankhamon est le fruit d'un inceste
Lire aussi notre article : "Toutankhamon est le fruit d'un inceste"

C'est la fin du suspens. L'Égypte révèle les résultats des prélèvements ADN de la momie de Toutankhamon. Ces analyses effectuées relèvent de la génétique. Une science fondamentale dans la recherche de l'histoire des peuples, les plus anciens. Jean-Jacques Hublin, le directeur du département sur l'évolution humaine à l'institut d'anthropologie Max Planck en Allemagne, répond au point.fr.

lepoint.fr : À quoi sert la génétique archéologique ?
Jean-Jacques Hublin : La génétique permet de déchiffrer l'information biologique qui est transmise d'une génération à une autre. Et cette information est transmise sous la forme d'une molécule : l'ADN. Le codage de ces informations se fait sur une suite de paires de bases différentes, comme les lettres de l'alphabet. La génétique s'est donc de lire cet alphabet et d'en tirer les informations. Et depuis peu, on arrive à l'effectuer sur des êtres morts depuis des millénaires, voire plusieurs dizaines de milliers d'années.

Sur quel type d'ADN vous basez-vous ?
Il y en a deux. Le plus important, c'est l'ADN nucléaire, celui de nos chromosomes qu'on transmet lors de la reproduction. Il permet de coder les caractères des individus (la couleur des yeux, la physiologie des organes, etc.). Mais il est très complexe. Avec ses 3 milliards et demi de paires de bases différentes, il est extrêmement difficile à isoler et à séquencer dans un fossile. À l'inverse, le premier qu'on ait étudié en paléogénétique, l'ADN des mitochondries ne contient que 16.000 paires de bases. Il est beaucoup plus simple. Il se transmet d'une génération à l'autre uniquement par la mère. Il n'est pas présent dans les spermatozoïdes il ne se recombine pas lors de la fécondation et il est plus facile à analyser. C'est Svante Pääbo, un des pionniers de la paléogénétique, qui, en 1997, a publié le premier quelques bouts d'ADN mitochondrial de Néandertaliens. C'était une avancée majeure. Seul hic, il nous dit peu de choses sur les caractères des individus.

Mais alors, que nous raconte-t-il ?
On peut identifier des lignées mitochondriales, c'est-à-dire des individus avec un ADN particulier hérité de leurs ancêtres. Ainsi, on peut reconstituer une histoire des populations. C'est une avancée magistrale. Pour exemple, grâce à cela, on a confirmé la date de divergence entre les hommes néandertaliens et les hommes modernes, à un demi-million d'années. Cela nous a également permis de relever des informations quant à la taille des populations... Il faut néanmoins rappeler que, pour trouver cet ADN fossile, il faut beaucoup d'efforts. Il est rarement conservé et se trouve mélangé à celui des bactéries, des araignées. Il faut donc faire le tri...

Comment prélève-t-on de l'ADN ?
On prend un bout d'os, on le broie, on le dissout, on extrait sa partie organique et on la trie chimiquement pour extraire son ADN. C'est le meilleur moyen de repêcher des fragments d'ADN et de les séquencer individuellement. Ensuite, on rentre dans l'informatique qui compare la séquence obtenue avec celles de tout un tas d'êtres vivants. Au fur et à mesure, on arrive à rabouter des fragments disparates, et l'histoire va ainsi prendre du sens. C'est la magie du progrès technologique et informatique.

Quels sont les progrès scientifiques ? Les méthodes ont-elles évolué ?
Bien sûr. On se perfectionne. Il y a des dizaines d'années, on utilisait ce qu'on appelle la méthode d'amplification. Elle consistait à dupliquer à des milliers d'exemplaires un bout d'ADN trouvé. Puis on l'analysait. Cette méthode comportait un gros risque : la multiplication de la contamination. Tous les scientifiques qui ont touché un spécimen, y ont laissé un peu de leur ADN, et l'ont contaminé. Au final, on risque de noyer l'ADN fossile dans celui des personnes qui ont touché le spécimen. Mais, depuis les années 2000 et l'arrivée de la méthode 454, les choses ont changé. En effet, elle permet d'extraire et de séquencer tout l'ADN contenu dans les échantillons d'os sans le problème de l'amplification. On arrive maintenant à sortir, et l'ADN fossile et l'ADN nucléaire. C'est un grand succès. Et précisons-le, parce qu'elle est aussi beaucoup plus rapide et de moins en moins coûteuse.

Et dans l'avenir, quelles sont les avancées et/ou les révélations attendues ?
Depuis deux ans, on a obtenu le séquençage complet de l'ADN mitochondrial des Néandertaliens. D'ici quelque temps, on sortira un séquençage complet de l'ADN nucléaire. On comprend de mieux en mieux l'histoire des populations et surtout on va regarder des gènes particuliers (qui codent des caractères physiologiques). C'est une science qui est en plein développement. Dans les années qui viennent, on va utiliser ces méthodes de manière routinière. À se montrer audacieux, on a réussi, alors continuons...

Mais l'ADN n'est-il pas confronté à la menace du temps qui passe ?
Oui. On se confronte souvent au problème de conservation. Selon les conditions chimiques et de température, l'ADN se dégrade au cours du temps. Il se casse en petits morceaux et devient de moins en moins lisible. Aujourd'hui, on est remonté jusqu'à 120.000 ans avec le fossile Scladina de la région de Liège. C'est pas mal. Mais on est encore très loin des dizaines de millions d'années qui nous séparent des dinosaures, qui resteront hors d'attente.

Combien de temps s'écoule entre la trouvaille et les résultats ?
Ça dépend. Si on a découvert le spécimen il y a des dizaines d'années, comme c'est le cas pour Toutankhamon, alors on doit avant tout revisiter les découvertes déjà faites. Si on trouve un spécimen aujourd'hui, on prend des précautions particulières : on met des scaphandres, on congèle l'os pour le préserver, etc. En clair, en quelques mois, on a les premiers résultats.

http://www.lepoint.fr/culture/2010-02-16/les-secrets-de-toutankhamon-en-partie-devoiles/249/0/424738

Publié le 16/02/2010 à 17:53 - Modifié le 16/02/2010 à 20:41 AFP

Les secrets de Toutankhamon en partie dévoilés


Le jeune pharaon légendaire Toutankhamon dont la cause du décès, il y a plus de 3.000 ans, restait un mystère serait mort du paludisme combiné à une affection osseuse, selon une étude publiée mardi aux Etats-Unis qui révèle aussi sa filiation, jusqu'ici incertaine.

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Le célèbre pharaon Toutankhamon dont la cause du décès, il y a plus de 3.000 ans, restait un mystère serait mort du paludisme combiné à une affection osseuse, selon une étude publiée mardi aux Etats-Unis qui révèle aussi sa filiation, jusqu'ici incertaine.

Toutankhamon est mort tellement jeune, à 19 ans en 1324 avant notre ère, et sans héritier, que les égyptologues ont abondamment spéculé sur l'hypothèse de maladies héréditaires dans la famille royale de la XVIIIe dynastie aussi bien que sur la cause de son décès après neuf ans sur le trône, explique Zahi Hawass, responsable des antiquités égyptiennes au musée du Caire, le principal auteur de cette étude.

Les chercheurs se sont appuyés sur plusieurs méthodes dont la radiologie et l'analyse ADN pour cette recherche effectuée sur 16 momies dont onze, y compris celle de Toutankhamon, étaient apparemment membres de la famille royale.

Ces travaux conduits de 2007 à 2009 visaient à déterminer les liens de parenté des momies et l'existence de caractéristiques pathologiques héréditaires chez Toutankhamon. Ils ont permis d'identifier le père du pharaon comme étant Akhenaton, époux de la légendaire reine Néfertiti.

Les deux momies partagent plusieurs caractéristiques morphologiques uniques et ont le même groupe sanguin.

Les auteurs de cette recherche ont aussi déterminé que la mère du jeune pharaon est la momie KV35YL, apparemment la soeur de son père dont le nom est inconnu. L'analyse génétique montre en effet une consanguinité entre les parents. Le mariage entre frère et soeur était commun dans l'Egypte des pharaons.

"Ces résultats laissent penser qu'une circulation sanguine insuffisante des tissus osseux, affaiblissant ou détruisant une partie de l'os, combinée au paludisme, est la cause la plus probable de la mort de Toutankhamon" et ce à la suite d'une fracture de la jambe, écrit Zahi Hawass dont les travaux paraissent dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) du 17 février.

Ce diagnostic a pu être établi surtout grâce aux tests génétiques et radiographiques qui ont révélé une série de malformations dans la famille de Toutankhamon comme la maladie de Kohler qui détruit les cellules osseuses. Le jeune pharaon avait aussi un pied bot.

Les analyses d'ADN ont également mis en évidence la présence de trois gènes liés au parasite Plasmodium falciparum responsable du paludisme chez quatre des momies étudiées, dont celle de Toutankhamon.

"Ce diagnostic est conforté par la découverte dans sa tombe de cannes et d'une pharmacie pour l'au-delà", précisent les chercheurs.

Cette recherche a également écarté l'hypothèse émise à partir des peintures ou statues de l'époque, que Toutankhamon ou tout autre membre de la royauté souffraient de gynécomastie, développement des seins chez les hommes, ou du syndrome de Marfan, maladie génétique rare pouvant entraîner des déformations physiques.

"Il est improbable que Toutankhamon ou Akhenaton aient eu une apparence étrange ou efféminée", estiment les auteurs. Ils rappellent que les pharaons se faisaient souvent représenter avec leur famille de manière idéalisée.

Toutankhamon et ses ancêtres étaient peu connus jusqu'à la découverte en 1922 dans la vallée des rois par le Britannique Howard Carter de sa tombe intacte avec un fabuleux trésor, dont son masque mortuaire en or massif.





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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 12:10

Christian Boltanski a réussi à faire naître beaucoup de réflexions et d’émotions avec son art des vêtements dans ses "Personnes" au Grand Palais (Monumenta 2010). Une œuvre qui peut déconcerter mais qu’on ne peut vraiment "jauger" que sur place.



Boltanski2010AL’art rentre toujours par effraction dans sa vie. Il arrive par là où l’on ne l’attend pas et il n’est pas là où l’on l’imagine. L’art contemporain est toujours entré dans ma vie par plus grande effraction encore. Peut-être est-ce le privilège du temps qui passe ? Je commence à goûter de plus en plus à ce qu’on appelle "art contemporain" et qui n’est autre qu’une expression, parmi d’autres, mais toujours de plus en plus originale.
 
Comment d’ailleurs ne pas penser à Pierre Henry et à sa musique acoustique lorsqu’il m’est venu à l’idée de gravir les marches du Grand Palais à Paris ?
 
Aucune préméditation à cela. La Pinacothèque à la Madeleine affichait complet avec une file monstrueusement longue ce samedi 30 janvier 2010 vers midi. Aucun espoir de voir cette exposition pourtant si voulue sur l’âge d’or hollandais. Tant pis, ça finissait le 7 février 2010.
 
J’allais donc errer dans la nef du Grand Palais. Une très belle salle, qui ressemble à un grand hall de gare : plus de deux cents mètres de longueur avec une immense verrière et un dôme de quarante-cinq mètres de hauteur.
 
J’y étais déjà allé plusieurs fois. Une fois en septembre 2005 lors de la réouverture (le bâtiment n’avait pas vocation à durer plus de six mois après l’Exposition universelle de 1900), pour contempler les deux globes de Coronelli, puis, en mars 2007 pour les "Trésors engloutis d’Égypte" et enfin en avril 2007 pour un salon de manuscrits et de documents anciens dont je n’ai plus l’intitulé exact.
 
Le souci pour ce genre d’endroit, beaucoup trop haut, c’est qu’il est très difficile de réguler la température : soit la salle est glaciale, soit elle est surchauffée par les verrières qui renforcent l’impact du soleil.
 
Pour la troisième édition (après Anselm Kiefer en 2007 et Richard Serra en 2008), le Grand Palais (désormais présidé par Jean-Paul Cluzel depuis que Jean-Luc Hees est devenu président de Radio France) accueille une « œuvre magistrale spécialement conçue pour l’occasion » en janvier et février, à savoir une "exposition" ou une "installation" (selon le vocabulaire), histoire d’occuper cet espace si étrange qu’est cette nef.
 
Je n’avais évidemment aucun préconçu (ni aucun prérequis) en y entrant et découvrant ces soixante-neuf "Personnes" de Christian Boltanski même si l’art contemporain en général pourrait me rebuter d’un premier abord. Avant cette visite, je ne connaissais pas Boltanski.
 
Et finalement, je n’ai pas été déçu. J’y suis resté presque une heure (cinquante minutes), avec la chance d’un ciel ensoleillé, et j’ai beaucoup apprécié. Je me moque un peu des exégèses, des détracteurs ou des laudateurs de l’art contemporain et de Boltanski en particulier. Ce type de débat me paraît assez stérile et théorique. Pour moi, une œuvre d’art me touche en plein cœur ou n’est pas. Ici, elle était.
 
 
Essai de description factuelle
 
Premier constat, prévisible, il y avait beaucoup moins de visiteurs qu’à la Pinacothèque. Ce qui m’a permis d’entrer après seulement cinq minutes d’attente. Quasiment rien, donc.
 
Quand j’ai poussé la porte d’entrée, je fus immédiatement envahi par deux éléments singuliers, qui agressaient mes sens : un mur, comme ça, planté juste devant moi, nécessitant de le contourner pour entrer dans la nef ; et un son très choquant, très oppressant, continu, sans mélodie.
 
J’ai vite appris que le son-ci n’était pas un caquètement de train mais des battements de cœurs. Soixante-neuf cœurs. Ce qui, pour les personnes qui ont des appareils auditifs, pouvait leur casser les oreilles. Et les autres aussi.
 
C’est dommage car j’aurais bien mis, tant qu’à être concret et contemporain, la "Symphonie pour un homme seul" de Pierre Schaeffer et Pierre Henry (ce dernier, très âgé et diminué par une santé fragile, avait fait un concert très apprécié à la Maison de Radio France au début de l’année).
 
Mais revenons déjà au mur. Ce n’était pas le clou de l’installation, mais c’était un prélude déjà bien macabre : le mur était composé de briques oranges et rempli de petits numéros. Inhumanité de la numérotation mais vision bien commune : j’aurais dit un colombarium. Et très vite, j’imaginais aussi des victimes numérotées… la Shoah. Je la vis également après.
 
Mais restons encore factuel dans cette description. J’écrirai mes impressions, réflexions, sentiments ensuite.
 
En observant bien, le mur n’était pas constitué de briques mais de vieilles boîtes de biscuits rouillées empilées les unes sur les autres.
 
Une fois contourné le mur, j’atterris dans une vaste place lumineuse. Il n’y avait pas d’itinéraire. Chacun faisait sa propre visite. Sur le sol, soixante-neuf rectangles. Très grands. Sortes de tapis. Dessus, plein de vêtements. Pas de vêtements troués, que des neufs, en tout cas, en bon état. Et à l’esthétique qui m’a étonné : couleurs très vives et diversifiées. Ces rectangles sont éclairés par des néons de proximité, un tube néon suspendu par rectangle.
 
La superficie était donc occupée de manière à peu près homogène.
 
Les visiteurs faisaient partie sans doute du décor. Les vêtements sur le sol étaient inertes mais les visiteurs vivants, dynamiques.
 
Assis sur des marches, des personnes faisaient quelques croquis, d’autres, très nombreux, prenaient des photographies. Pour une fois que c’était explicitement permis.
 
Le soleil, les nuages, et j’imaginais bien à la tombée de la nuit (mais je n’y étais pas), les couleurs du ciel avaient une conséquence esthétique de première importance sur ce hall à l’éclairage si particulier. Le vernissage a eu lieu en pleine nuit, le soir du 12 janvier 2010 (photos ici).
 
Lieu de vie, c’était cela. L’art est un lieu de vie.
 
Deux attractions étaient pourtant jetées en pleine figure du visiteur.
 
La première n’était qu’une pancarte pour aller enregistrer ("sonorement") les battements de son cœur. On pouvait aussi récupérer le "CD" pour cinq euros. Aucune envie de donner une partie de mon bruitage cardiaque. Je préfère qu’on vienne me l’écouter en direct. Et quand il ne battra plus, qu’on ne puisse plus l’écouter. Étrange idée. C’est visiblement un projet qui tient beaucoup "à cœur" Boltanski depuis 2005 : un peu comme les Mormons avec la généalogie, vouloir mémoriser les battements de cœur de tous les humains. Et les conserver sur une île.
 
La seconde attraction fut celle dont (apparemment) tout le monde parlait dans les journaux. Cette montagne de vêtements aux mêmes couleurs criantes placée juste dans l’aile à l’opposé de l’entrée.
 
J’imaginais qu’un cône en polystyrène avait été recouvert de ces vêtements qu’on retrouvait aussi sur les rectangles au sol.
 
Une grue était installée à côté du tas géant et une sorte de fourche ou de pelle mécanique prenait inlassablement des vêtements, les montait jusqu’au haut plafond puis les lâchait, rendant cette installation plus dynamique, plus mécanique que statique.
 
Le mouvement avait son importance et n’était jamais le même. On pouvait craindre d’ailleurs un simple accident (quand la mécanique est là, il y a toujours un risque). Une rapide observation m’a fait poser le regard sur la petite cabine de l’opérateur. Il y avait en effet un opérateur chargé de réaliser ces montées/lâchages en permanence. Sa vision lui permettait aussi de s’assurer de la sécurité des visiteurs.
 
On pouvait aussi grimper les escaliers de l’aile et avoir une vision de la montagne de vêtements à mi-hauteur.
 
Le tout, je le répète, dans un bruit assourdissant de battements de cœur et de fonctionnement de grue. Bref, de travaux. Il ne manquait plus que le bruit des marteaux piqueurs.
 
 
Impressions personnelles
 
Loin de moi l’idée de donner une interprétation de l’auteur. D’ailleurs, je n’ai jamais voulu imaginer ce qu’a supputé un auteur d’œuvre d’art. Salvador Dali aimait trop se moquer des fausses exégèses pour être très prudent. Je me contenterai donc d’exprimer ici uniquement mes impressions personnelles. Uniquement personnelles.
 
Je n’avais pas pu m’empêcher de l’évoquer dès l’évocation du "mur" (qui n’a rien du Mur de Berlin). Dès le début, j’ai pensé à la Shoah. Chaque vêtement représentant évidemment une victime. Le vêtement indiquant qu’il y avait une personne, mais qu’elle n’y était plus puisque vide à l’intérieur.
 
Le long des rangées de rectangles au sol donnait l’allure d’une sorte d’opération de grande envergure. Le grand tas de vêtements renforçait cette impression comme les tas de vêtements et d’affaires personnelles des Juifs lorsqu’ils arrivaient dans les camps de la mort, juste avant les chambres à gaz et qu’ils se déshabillaient.
 
Le présence d’une grue qui était une présence à la fois mécanique (la pelle mécanique) et humaine (l’opérateur enfermé dans sa bulle) laissait entendre l’industrialisation des exécutions, minutieusement calculées, à la fois travail à la chaîne et travail d’artisan.
 
Travail d’artisan, à l’évidence : chaque visiteur aura vu une unique installation. L’angle de vue, l’itinéraire, la durée, et même les vêtements qui n’étaient jamais les mêmes à être jetés en l’air… bref, à chacun son expo.
 
Donc, les premières impressions, un camp de la mort. Avec une vision des exécutions. Au moment du soixante-cinquième anniversaire de la libération d’Auschwitz.
 
Et donc, un premier étonnement : pourquoi beaucoup de visiteurs, jeunes ou moins jeunes, se faisaient-ils donc prendre en photo, souriants, en tournant le dos à cette montagne de vêtements ? Pour moi, cela faisait le même effet que se faire prendre en photo (souriant souvent) devant la tombe d’une célébrité, au Père Lachaise par exemple. Cela m’a paru assez inconvenant.
 
Cette inconvenance n’était évidemment que subjective. Je me disais que toutes ces choses, ce n’était pas forcément que symbole de mort. Que mon interprétation première pouvait être mauvaise, faussée.
 
Pourquoi suis-je donc resté assez longtemps sans but précis ? À observer. À méditer. Peut-être parce que l’émotion m’a tenaillé dès le début et lorsque je suis ému, en général, je me pose, je m’arrête.
 
Les couleurs vives des vêtements m’ont ainsi intrigué. Si j’avais voulu parler de la mort, j’aurais mis des vêtements ternes, gris, noirs, blancs, mais pas des vêtements de couleurs si expressives. Ces couleurs-là, c’était la vie qui s’y exprimait. Pas la mort.
 
Chaque vêtement pouvait n’être qu’une coque d’individu. Une enveloppe charnelle. Voire une âme ? Que savais-je ?
 
La vue des rectangles sur le sol, avec plein de vêtements, me faisait penser à une chose assez futile et personnelle. C’était mon dernier jour au 27eBataillon des Chasseurs Alpins (BCA) d’Annecy et la journée était consacrée au départ. Je me souviens de mon paquetage qu’il me fallait rendre : uniforme et autre matériel seulement prêtés par l’armée. J’étais un parmi d’autres dans le même cas que moi, attendant debout sur mon carré au sol avec toutes mes affaires qui attendaient l’inventaire. Cela durait longtemps. Ce n’était pas trop fatigant. Je terminais une petite vie très particulière pour moi. C’était le départ. C’était une fin mais surtout un début. Et un début souriant. Ma vocation n’était pas militaire, donc j’étais bien heureux d’avoir fini de servir bien et loyalement la défense de mon pays et de passer à autre chose.
 
Oui, cette installation ne m’a pas inspiré seulement mort et fin mais aussi vie et début. Nouvelle vie.
 
Évidemment, il y a là tous les poncifs de la mort, du peu de chose que nous sommes et de la mort comprise dans la vie. Du renouvellement.
 
Les vêtements sans cesse ramassés, montés puis relâchés donnaient un semblant de Sisyphe dont le mythe fut si bien évoqué par Albert Camus. Un cycle en quelques sortes. Perpétuel recommencement du début et de la fin. Comme une fontaine d’où l’eau, symbole de la vie, puisée rejaillit sans cesse. Puisée et épuisée.
 
Cette étincelle de vie se retrouvait aussi dans la forme et la couleur de la pelle mécanique rouge : elle ressemble, à plus grande échelle, à cette pince qu’on peut manipuler dans les boutiques de hasard dans les foires attractives, dans le but de saisir des jetons à points ou de beaux cadeaux.
 
L’autre impression en voyant toute la nef, c’était une idée de tentes, de campement. La vie sur Terre n’est qu’un passage. On campe, on n’est pas "installé" (contrairement à l’appellation de cette manifestation culturelle).
 
Peut-être la montagne et la grue n’étaient que de la manutention pour ce campement. Que c’étaient des travaux pour continuer à faire des rectangles de vie ou de mort.
 
Et ce remuage des vêtements par un deux ex machina (l’opérateur) pourrait aussi évoquer la communion des Saints. Une remue-ménage incessant.
 
Ces visages étonnés, interloqués, des spectateurs, cherchant à donner du sens à une agglomération de "choses" pas forcément signifiantes d’un premier abord, donnaient aussi une étrange stupéfaction : celle des condamnés dans les camps de la mort ? ou celle de ceux qui ne voient que la mort et qui vont encore finalement vivre, comme des malades guéris, ou encore des pessimistes qui deviennent joyeux et plein d’espérance ?
 
 
Suggestions personnelles
 
Ce titre ne se veut nullement prétentieux, il se propose juste d’y mêler ma propre sensibilité.
 
Comme je l’ai déjà indiqué, j’aurais été Boltanski, j’aurais mis une autre bande son, un peu moins monotone et oppressante mais tout autant surprenante : la "Symphonie d’un homme seul" de Pierre Schaeffer et Pierre Henry.
 
En fait, Boltanski a demandé au compositeur Franck Krawczyk de créer un concert-opéra sur le thème du battement de cœur et de la vanité ("Polvere") qui a été spécialement joué au Grand Palais le 6 février 2010 à 20 heures (je n’ai, hélas, pas pu y assister).
 
Et je me serais aussi amusé à installer beaucoup de caméras un peu partout dans la nef pour prendre le visage des visiteurs. Avec des écrans aussi un peu partout pour les montrer. Cela aurait fait un peu "chat se mordant la queue" mais c’était bien le principe de cette montagne de vêtements.
 
 
Quelques explications "officielles" sur cette installation
 
Après ma visite, j’ai lu quelques papiers sur cette manifestation et d’abord, ceux qui présentent officiellement Monumenta 2010.
 
Christian Boltanski, qui a basé son œuvre sur les vêtements depuis 1988 (c’est donc peut-être insolite mais pour lui, ça a un sens réel), a voulu une œuvre oppressante : « Cette installation est conçue pour produire un puissant sentiment d’oppression. Il s’agit d’une expérience dure et je suis convaincu que les gens éprouveront un soulagement en sortant. » tout en expliquant que "Personnes" abordent des thèmes classiques (le hasard, Dieu, la mort) : « à partir d’un certain âge, on a le sentiment de traverser en permanence un champ de mines, on voit les autres mourir autour de soi, alors que, sans raison, on reste, jusqu’au moment où on sautera à son tour. Tel est le sujet de "Personnes". ».
 
Cette présentation module ainsi mon propre ressenti. Dans la présentation, aucune évocation de la Shoah n’est esquissée. L’œuvre s’est voulue beaucoup plus généraliste, parlant plus du deuil un peu à la manière de François Truffaut avec son film "La Chambre verte". Une mort aussi singulier que pluriel. Aussi individuelle que collective.
 
Boltanski a trouvé un grand intérêt à jouer avec cet immense espace : « Quand je travaille au Grand Palais, j’ai la sensation de réaliser un opéra, avec cette différence que l’architecture remplace la musique. L’œuvre est une scénographie. ». D’où la volonté de dépasser le concept d’une exposition classique : « Ce qui m’intéresse principalement aujourd’hui, c’est que le spectateur ne soit plus placé devant une œuvre, mais qu’il pénètre à l’intérieur de l’œuvre. ».
 
Le Ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a évoqué dans sa présentation une « inquiète et fascinante interrogation » qu’engendrait cette « expérience troublante » dans une « danse macabre » qui venait « hanter notre imaginaire ».
 
La commissaire de l’exposition, Catherine Grenier, spécialiste de l’œuvre de Boltanski, en parlait, elle, comme d’une « réflexion sur l’inéluctabilité de la mort et sur le hasard qui préside au destin de chacun » en poursuivant : « La mise en scène de ce coup de dés qui fait que l’un sera choisi avant l’autre, sans raison humainement justifiable, se manifeste dans cette installation par une métaphore puissante. » et l’associait au questionnement de grands auteurs comme Dante, Baudelaire, Lautréamont, Artaud, Genet et Faulkner en pointant du doigt « le vertige d’un art qui côtoie le néant ».
 
Le thème du hasard ne m’avait pas effleuré. Pourtant, après réflexion, il est évident : les vêtements happés par la pelle sont tous différents, aléatoires. Comme la mort qui survient, la part du hasard est énorme. Mon propre itinéraire, mes pas, mon cheminement étaient également presque aléatoires dans la nef. Le hasard est propice à la méditation.
 
 
Boltanski et le concept de l’art "contemporain"
 
Christian Boltanski paraît plutôt modeste en disant ceci : « Je pense que chacun peut ressentir ce genre d’émotions sans qu’il soit nécessaire de connaître quoi que ce soit à l’art contemporain. Je dis toujours pour m’amuser que si, ayant visité l’une de mes expositions, le visiteur déclare "voilà un très bon artiste post-conceptuel", c’est qu’il s’agit forcément d’une exposition ratée. Il faut, au contraire, que le visiteur arrive, qu’il avoue ne rien comprendre à ce qu’il voit et à ce qu’il ressent, et se mette à pleurer ou à rire sous le coup de l’émotion. Le sentiment artistique dépasse la lecture du cartel. ».
 
Boltanski raconte en exemple une exposition faite à Saint-Jacques de Compostelle, dans une église : « La veille de l’ouverture, une vieille dame arrive et me demande ce qui se passe dans cette église. Je lui dis que nous préparons une festivité en l’honneur des morts. Elle a trouvé l’exposition magnifique ! Si je lui avais dit qu’il s’agissait d’une exposition d’art contemporain, elle aurait trouvé cela honteux de réaliser cette exposition dans une église. ».
 
Pour lui, l’art « consiste uniquement à poser des questions, à donner des émotions, sans avoir de réponse ». En somme, à être "en vie".
 
 
Imposture ? ou posture ?
 
Alors, Boltanski, imposteur ? Son installation Monumenta 2010, imposture ? "foutage de gueule" ? Assurément, non ! À partir du moment où le visiteur y a investi ses sens et sa sensibilité, ses sensations et ses sentiments, c’est devenu une vraie œuvre d’art. Pleinement.
 
Et même si l’intention originale de l’auteur avait été de l’imposture, son installation aurait pris malgré lui du sens.
 
Je vous recommande donc vivement de juger sur place. Sans a priori ni influence d’aucune sorte. Et le plus déconcertant, dans ce type d’expo, c’est sans doute que l’art peut se présenter sous de multiples formes et qu’aucune des formes n’est "fausse" si elle atteint ses visiteurs.
 
Monumenta 2010 : "Personnes" de Christian Boltanski
 
Nef du Grand Palais
Avenue Winston Churchill
Paris 8e
 
Métro 1, 9 et 13 (stations Roosevelt et Champs-Élysées Clemenceau).
Bus : 28, 32, 42, 72, 73, 80, 83 et 93.
 
4 euros l’entrée (en tarif normal).
Ouvert jusqu’au 21 février 2010.
Tous les jours sauf le mardi de 10 heures à 19 heures et nocturne du jeudi au dimanche jusqu’à 22 heures.
 
Christian Boltanski propose également une autre exposition, "Après", à Vitry-sur-Seine (place de la Libération), au Musée d’art contemporain du Val-de-Marne jusqu’au 28 mars 2010.
 
 
 
Sylvain Rakotoarison (12 février 2010)
 
 
Pour aller plus loin :
 
 
 
 
 
Boltanski2010B
 
 

http://www.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/l-art-de-boltanski-est-il-une-69855

http://fr.news.yahoo.com/13/20100212/tot-l-art-de-boltanski-est-il-une-impost-89f340e.html

http://www.lepost.fr/article/2010/02/12/1937820_l-art-de-boltanski-est-il-une-imposture_1_0_1.html

http://rakotoarison.lesdemocrates.fr/article-130


http://www.centpapiers.com/l’art-de-boltanski-est-il-une-imposture/11628/







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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 22:41

(dépêche)


Mort du comédien Georges Wilson à 88 ans ce 3 février 2010



http://www.liberation.fr/culture/0101617225-georges-wilson-est-mort?y=1
Culture 03/02/2010 à 17h08 (mise à jour à 18h54)
Georges Wilson, un fidèle de Jean Vilar disparaît
43 réactions

 
Georges Wilson (ici en 1974) (AFP)

       «Le rencontrer a été décisif. J’avais trouvé la foi. Je l’ai suivi dans son couvent. Aujourd’hui je n’ai pas envie de le trahir». C’est ainsi que Georges Wilson, mort mercredi à l’âge de 88 ans, rendait hommage en 1996 à Jean Vilar, son mentor.

Il a été à la fois son successeur (1963-1972) au Théâtre national populaire (TNP) à Paris, son héritier intellectuel pour sa conception du théâtre et l’un des derniers témoins de l’aventure initiale du festival d’Avignon.

Au fil de plus de soixante ans de carrière, ce vétéran de la scène française a joué les classiques comme les contemporains, passant avec un égal bonheur du tragique au comique.

De grande taille et de forte stature, l’oeil malin et le nez taillé à coups de serpe, le comédien avait mis son physique, sa voix âpre et tendre, ainsi que son autorité au service de ses personnages, leur donnant une force, qui n’excluait pas une très grande sensibilité.

Dullin, Jouvet, Vilar...

Connu pour ses colères épiques et son jeu généreux, Georges Wilson, élève de Pierre Lenoir, est formé dans le droit fil de Dullin et Jouvet.

Puis c’est la rencontre décisive avec Vilar auquel il restera indéfectiblement fidèle.

«J’ai débarqué en 1952 pour jouer dans Lorenzaccio. Cela reste le plus beau souvenir de ma vie. La troupe était composée de jeunes qui avaient quatre ans de guerre derrière eux. Enfin on respirait», rappelait-il.

Devenu membre de la troupe du TNP aux côtés de Gérard Philippe et de Maria Casarès, le comédien joue les grands rôles de la plupart des pièces montées, campant un inoubliable «Ubu», et met en scène «L’Ecole des femmes» en 1958.

Directeur à son tour du TNP, il poursuit l’oeuvre de Vilar sans la répéter, et monte des auteurs tant classiques que contemporains: Gorki, Vercors, Marivaux, Dürrenmatt, Brecht, Giraudoux, Sartre, Edward Bond.

Par la suite, il joue et met en scène «Sarah et le cri de la langouste» (1982), «Léopold le bien-aimé» (1986), «Les dimanches de Monsieur Riley» de Tom Stoppard (1992), «Henri IV» de Pirandello (1994).

Jouer des auteurs contemporains, «c’est ma mission»
Entre-temps, il reprend avec Rufus et Michel Bouquet, «En attendant Godot» de Beckett.

En 2001, il reçoit avec émotion un Molière du meilleur comédien dans un second rôle pour «La Chatte sur un toit brûlant».

Deux ans plus tard, Wilson remonte sur scène à Paris, pour interpréter «Le Vent des peupliers» de Gérald Sibleyras. Jouer des auteurs contemporains, «c’est ma mission, toute ma carrière j’ai cherché quel était le poète qui témoignerait de son époque et que j’avais à découvrir dans tous ces méandres, dans ce monde», disait-il alors.

En 2008, il interprète le vieux Paulin, confident de Titus, dans «Bérénice» (Racine) montée par son fils Lambert.

Pour Wilson - il a dirigé Edwige Feuillère, Madeleine Renaud, Jacques Dufilho, François Périer, Suzanne Flon, Claude Rich, Delphine Seyrig -, «mettre en scène, c’est comme interpréter une symphonie ou un concerto. Il faut savoir trouver la musique de chaque comédien pour ensuite les rassembler dans l’harmonie».

A l’écran, il apparaît dans plus de soixante long-métrages et quarante productions télévisés avec des rôles très divers.

Il campe notamment l’aumônier du «Dialogue des carmélites» (1960), le héros clochardisé d’«Une aussi longue absence» (1960), ou le capitaine Haddock de «Tintin et la toison d’or» (1961), avant de tenir des emplois plus secondaires.

Pour sa dernière apparition au cinéma, dans «l’Ennemi public n°1» en 2008, Wilson a tenu le rôle de l’homme d’affaires Henri Lelièvre, kidnappé par Jacques Mesrine.

(Source AFP)



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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 13:37

(vidéo)


Pour hommage à Pierre Vaneck, "Art", pièce de Yasmina Reza


Art de Yasmina Reza - la pièce aux 2 Molières





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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 18:43

(dépêches)


Mort du comédien Pierre Vaneck à 78 ans ce 31 janvier 2010



http://www.lefigaro.fr/theatre/2010/01/31/03003-20100131ARTFIG00104-deces-du-comedien-pierre-vaneck-.php
Décès du comédien Pierre Vaneck

Lefigaro.fr (avec AFP)
31/01/2010 | Mise à jour : 15:20 | Commentaires  8 | Ajouter à ma sélection

«C'est une très grande voix du théâtre qui s'en va», a déclaré le comédien Pierre Arditi. Crédits photo: Abaca Press.
Ce visage du théâtre et du cinéma français s'est éteint dimanche matin à l'âge de 78 ans.
 
Le comédien Pierre Vaneck, visage populaire du théâtre et du cinéma français, est décédé dimanche matin à l'âge de 78 ans, a-t-on appris auprès de son agent. «Il est décédé ce matin à l'hôpital des suites d'une opération cardiaque qu'il n'a pas supportée», a déclaré son agent, Marie-Laure Munich, saluant «un immense acteur de théâtre et un homme d'une grande humanité».

Acteur dans une trentaine de films, depuis le milieu des années 50, il a fait de très nombreuses apparitions au théâtre. Il a été à plusieurs reprises de l'aventure du Festival d'Avignon, dans les années 60, avec Jean Vilar et Georges Wilson. Plus récemment, il a participé à la création, en 1994, de «Art», la pièce à succès de Yasmina Reza. L'auteure dramatique a d'ailleurs salué «une personnalité humainement très rare», dont la «priorité n'était pas la carrière».


Un «partenaire inoubliable»

L'acteur Fabrice Luchini a de son côté rendu hommage à un «formidable acteur» qui «était atypique car il ne cherchait pas la gloire». «Pierre était un formidable acteur et un partenaire inoubliable (...). Il était rigoureux, exigeant», a déclaré Fabrice Luchini, qui a notamment côtoyé Pierre Vaneck dans la pièce «Art».

«C'est une grande voix du théâtre qui s'en va. Ce qu'il avait de particulier, c'est qu'il honorait ce qu'il avait à incarner», a également déclaré le comédien Pierre Arditi. «Ce qui m'impressionnait chez Pierre, c'était cette extraordinaire faculté d'incarner et d'intérioriser. Beaucoup de comédiens sont dans la démonstration. Lui était dans l'incarnation», a-t-il estimé. Et de conclure: «Son image m'accompagne sur scène, comme un guide spirituel. Il est dans ma 'valise' pour toujours. Quand je suis entré dans le métier, il était déjà emblématique. Il a été un nouveau Gérard Philipe, même s'il n'y a qu'un Gérard Philipe et un seul Pierre Vaneck.»



http://www.liberation.fr/culture/0101616663-le-comedien-pierre-vaneck-est-mort

Culture 31/01/2010 à 15h04
Le comédien Pierre Vaneck est mort
Acteur dans une trentaine de films, depuis le milieu des années 50, il a fait de très nombreuses apparitions au théâtre. Il est mort dimanche à l'âge de 78 ans.

9 réactions

 
L'acteur Pierre Vaneck, le 27 juin 2005 à Monte-Carlo. (© AFP Jacques Munch)

 
 
 
 
 
 

Le comédien Pierre Vaneck, visage populaire du théâtre et du cinéma français, est décédé dimanche matin à l’âge de 78 ans.

«Il est décédé ce matin à l’hôpital des suites d’une opération cardiaque qu’il n’a pas supportée», a déclaré à l’AFP son agent, Marie-Laure Munich, saluant «un immense acteur de théâtre et un homme d’une grande humanité».

Acteur dans une trentaine de films, depuis le milieu des années 50, il a fait de très nombreuses apparitions au théâtre. Il a été à plusieurs reprises de l’aventure du Festival d’Avignon, dans les années 60, avec Jean Vilar et Georges Wilson.

Plus récemment, il a participé à la création, en 1994, de «Art», la pièce à succès de Yasmina Reza. Deux de ses petits-enfants jouent dans la série télévisée «Plus belle la vie».


«Il était atypique car il ne cherchait pas la gloire»
L’acteur Fabrice Luchini a salué la mémoire du comédien: «Pierre était un formidable acteur et un partenaire inoubliable. Il était atypique car il ne cherchait pas la gloire. Il était rigoureux, exigeant».

«Pierre était fraternel. C’était une joie de partager l’affiche avec lui. C’était un homme courtois et affectueux».

L’acteur Pierre Arditi a lui aussi rendu hommage à sa «noblesse de jeu, celle d’aller au plus profond sans jamais utiliser de faux semblants».

«Ce qui m’impressionnait chez Pierre, c’était cette extraordinaire faculté d’incarner et d’intérioriser. Beaucoup de comédiens sont dans la démonstration. Lui était dans l’incarnation», a-t-il estimé.

«Le cinéma a été moins généreux avec lui. Il avait un métier considérable. Il était un modèle du genre. Il était un exemple pour moi et pour beaucoup de comédiens. Son image m’accompagne sur scène, comme un guide spirituel. Il est dans ma "valise" pour toujours. Quand je suis entré dans le métier, il était déjà emblématique. Il a été un nouveau Gérard Philipe, même s’il n’y a qu’un Gérard Philipe et un seul Pierre Vaneck», a conclu Pierre Arditi.

(Source AFP)

 
http://www.france-info.com/culture-spectacles-expositions-2010-01-31-pierre-vaneck-quitte-les-planches-definitivement-398995-36-40.html
Pierre Vaneck quitte les planches, définitivement
France Info - 13:51 Le comédien Pierre Vaneck, visage populaire du théâtre et du cinéma français, est décédé ce matin. Il avait 78 ans.
“Il est décédé ce matin à l’hôpital des suites d’une opération cardiaque qu’il n’a pas supportée” a déclaré son agent, Marie-Laure Munich, saluant “un immense acteur de théâtre et un homme d’une grande humanité.”

Fils d’un officier belge, Pierre Auguste Van Hecke dit Pierre Vaneck a passé sa jeunesse à Anvers avant de poursuivre des études médecine à Paris. Puis de s’inscrire aux Cours d’Art Dramatique de René Simon. Son premier rôle ce serra celui de Louis XIII en 1952 dans une adaptation du livre d’Alexandre Dumas père. Puis ce jeune premier romantique fera ses débuts au cinéma dans le film de Julien Duvivier, Marianne de ma jeunesse.

Acteur dans une trentaine de films, depuis le milieu des années 50, il a fait de très nombreuses apparitions au théâtre. Il a été à plusieurs reprises de l’aventure du Festival d’Avignon, dans les années 60, avec Jean Vilar et Georges Wilson.

Plus récemment, il a participé à la création, en 1994, de "Art", la pièce à succès de Yasmina Reza. Pierre Vaneck partageait alors la scène avec Pierre Arditi et Fabrice Luchini.

 Parmi les hommages rendus à Pierre Vaneck, celui de Pierre Arditi qui a été son partenaire au théatre avec Dorothée Barba  (1'52")
  

--------------------------------------------------------------------------------
 Fabrice Luchini regrette la relation fraternelle qu’il avait avec lui  (0'40")
  


Deux jours à tuer :
http://www.youtube.com/watch?v=Txtx1ZqRZz4
aux frontières du possible
http://www.youtube.com/watch?v=8GhrC6DJKYg

 
 
 
 

Le comédien Pierre Vaneck, visage populaire du théâtre et du cinéma français, est décédé dimanche matin à l’âge de 78 ans.

«Il est décédé ce matin à l’hôpital des suites d’une opération cardiaque qu’il n’a pas supportée», a déclaré à l’AFP son agent, Marie-Laure Munich, saluant «un immense acteur de théâtre et un homme d’une grande humanité».

Acteur dans une trentaine de films, depuis le milieu des années 50, il a fait de très nombreuses apparitions au théâtre. Il a été à plusieurs reprises de l’aventure du Festival d’Avignon, dans les années 60, avec Jean Vilar et Georges Wilson.

Plus récemment, il a participé à la création, en 1994, de «Art», la pièce à succès de Yasmina Reza. Deux de ses petits-enfants jouent dans la série télévisée «Plus belle la vie».


«Il était atypique car il ne cherchait pas la gloire»
L’acteur Fabrice Luchini a salué la mémoire du comédien: «Pierre était un formidable acteur et un partenaire inoubliable. Il était atypique car il ne cherchait pas la gloire. Il était rigoureux, exigeant».

«Pierre était fraternel. C’était une joie de partager l’affiche avec lui. C’était un homme courtois et affectueux».

L’acteur Pierre Arditi a lui aussi rendu hommage à sa «noblesse de jeu, celle d’aller au plus profond sans jamais utiliser de faux semblants».

«Ce qui m’impressionnait chez Pierre, c’était cette extraordinaire faculté d’incarner et d’intérioriser. Beaucoup de comédiens sont dans la démonstration. Lui était dans l’incarnation», a-t-il estimé.

«Le cinéma a été moins généreux avec lui. Il avait un métier considérable. Il était un modèle du genre. Il était un exemple pour moi et pour beaucoup de comédiens. Son image m’accompagne sur scène, comme un guide spirituel. Il est dans ma "valise" pour toujours. Quand je suis entré dans le métier, il était déjà emblématique. Il a été un nouveau Gérard Philipe, même s’il n’y a qu’un Gérard Philipe et un seul Pierre Vaneck», a conclu Pierre Arditi.

(Source AFP)


http://solitudemonamour.blogspot.com/2010/01/pierre-vaneck.html
dimanche 31 janvier 2010
Pierre Vaneck
 
Pierre Vaneck est mort! Un acteur que j'aimais.

J'espère revoir cette pièce de Yasmina Reza, Art, où il interprète Marc avec Fabrice Luchini, Serge et Pierre Arditi, Yvan. Serge l'invite à venir voir sa dernière acquisition : une toile blanche acquise pour 200 000 francs. Incompréhension de Marc et Yvan et une discussion s'engage entre les trois amis sur l'art contemporain mais aussi sur l'absurde.

Marc à Serge : « Tu as acheté cette merde deux cent mille francs ? »
Serge à Marc, en réponse : « mais mon vieux c'est le prix c'est un ANTRIOS »
Serge à Marc, parlant de l'auteur de son acquisition : « Mais pour moi, c’est une divinité ! Tu ne crois pas que j’aurais claqué cette fortune pour un vulgaire mortel !… »
Répétée à plusieurs reprises : « Lis Sénèque. »
« "Et alors ?" "Et alors rien !" »
Marc : « Je me fous de ce que dit Paul Valéry. »
Serge : « Tu n'aimes pas non plus Paul Valéry ? »
Marc : « Ne me cite pas Paul Valéry. »
Serge : « Mais tu aimais Paul Valéry ! »
Serge à Marc : « Mais qui es-tu, Marc ?! »
Yvan : « Je veux être votre ami, Yvan le farfadet. »
Serge : « Un homme de son temps participe à la dynamique intrinsèque de l'évolution. »
Marc à Serge : « Si tu te blesses, ça signifie que tu es suspendu au jugement d'autrui. »

Wikipédia.

Je voudrais mourir comme Françoise Giroud : avoir un malaise en assistant à une pièce de théâtre et mourir quelques heures plus tard. Pouvoir jusqu'au bout, vivre de curiosité, de passion.
Publié par Des mots et des êtres à l'adresse 1/31/2010 02:11:00 PM

http://www.evene.fr/celebre/biographie/pierre-vaneck-22038.php

http://www.france-info.com/culture-spectacles-expositions-2010-01-31-pierre-vaneck-quitte-les-planches-definitivement-398995-36-40.html
Pierre Vaneck quitte les planches, définitivement
France Info - 13:51 Le comédien Pierre Vaneck, visage populaire du théâtre et du cinéma français, est décédé ce matin. Il avait 78 ans.
“Il est décédé ce matin à l’hôpital des suites d’une opération cardiaque qu’il n’a pas supportée” a déclaré son agent, Marie-Laure Munich, saluant “un immense acteur de théâtre et un homme d’une grande humanité.”

Fils d’un officier belge, Pierre Auguste Van Hecke dit Pierre Vaneck a passé sa jeunesse à Anvers avant de poursuivre des études médecine à Paris. Puis de s’inscrire aux Cours d’Art Dramatique de René Simon. Son premier rôle ce serra celui de Louis XIII en 1952 dans une adaptation du livre d’Alexandre Dumas père. Puis ce jeune premier romantique fera ses débuts au cinéma dans le film de Julien Duvivier, Marianne de ma jeunesse.

Acteur dans une trentaine de films, depuis le milieu des années 50, il a fait de très nombreuses apparitions au théâtre. Il a été à plusieurs reprises de l’aventure du Festival d’Avignon, dans les années 60, avec Jean Vilar et Georges Wilson.

Plus récemment, il a participé à la création, en 1994, de "Art", la pièce à succès de Yasmina Reza. Pierre Vaneck partageait alors la scène avec Pierre Arditi et Fabrice Luchini.

 Parmi les hommages rendus à Pierre Vaneck, celui de Pierre Arditi qui a été son partenaire au théatre avec Dorothée Barba  (1'52")
  

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 Fabrice Luchini regrette la relation fraternelle qu’il avait avec lui  (0'40") 
  


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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 13:49

Voici quelques photos de l'exposition Monumenta 2010 à la Nef du Grand Palais à Paris.

"Personnes" par Boltanski


PHOTOS SOUS COPYRIGHT
REPRODUCTION STRICTEMENT INTERDITE


Boltanski2010A

Boltanski2010C

Boltanski2010D

Boltanski2010D

Boltanski2010E

Boltanski2010F

Boltanski2010G

Boltanski2010H

Boltanski2010I

Boltanski2010J

Boltanski2010K

Boltanski2010B


COPYRIGHT SYLVAIN RAKOTOARISON JANVIER 2010





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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 21:43

(dépeche)


Mort du romancier américain Jerome David Salinger à 91 ans


http://fr.news.yahoo.com/4/20100128/tts-usa-litterature-salinger-ca02f96.html
Le NY Times annonce la mort de l'écrivain J.D. Salinger
il y a 2 heures 14 min

             Buzzer ! Imprimer L'écrivain américain Jerome David Salinger est décédé à l'âge de 91 ans, rapporte jeudi le New York Times. Lire la suite l'article
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Ce romancier s'était fait connaître avec "l'Attrape-coeurs" ("The Catcher in the Rye"), publié en 1951.

Il s'est éteint dans l'Etat du New Hampshire.

Version française Clément Guillou


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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 18:06


Un livre pour bien comprendre la bande dessinée à télécharger


"Le duel Tintin-Spirou" de Hughes Dayez, éd. Luc Pire (1997) :

http://www.livrespourtous.com/e-books/view/Le-Duel-Tintin-Spirou.html


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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 10:34

(dépêche)


Mort de Jacques Martin, auteur de la bande dessinée "Alix", à 88 ans le 21 janvier 2010




http://www.tcomt.fr/Sitealix/Dossiers/11produits/sommaire.htm
Le 21 janvier 2010

Bon voyage Monsieur Martin.
Ce matin du 21 janvier 2010, Jacques Martin s’en est allé rejoindre Hergé, Edgar P. Jacobs, Paul Cuvelier et Bob de Moor.
Il avait 88 ans.
C’est non seulement une triste nouvelle que d’apprendre la disparition de cet immense auteur de bande dessinée mais aussi tout un pan de notre enfance et de notre imaginaire qui s’en va avec. Jacques Martin, c’était tout d’abord un homme entier. Intransigeant que ce soit avec lui-même ou avec les autres, une énergie et une résistance au travail incroyable. Autant de qualités et de défauts qui lui ont permis d’affronter toutes les épreuves qu’une vie dure permet de traverser. Sans son célèbre caractère, nul doute qu’il n’aurait jamais pu s’imposer comme le pionnier et le maître incontesté de la bande dessinée historique. Avec plus de soixante années de talent et de créativité au service de la bande dessinée, l’œuvre de Jacques Martin aura marqué plusieurs générations de lecteurs... Elle restera pérenne. Désormais, Alix, Lefranc, Jhen, Orion, Kéos ou Loïs font partie des œuvres classiques, du patrimoine de la culture franco-belge.

Jacques Martin possédait une immense qualité, celle que peu de grands auteurs peuvent se vanter d’avoir, il aimait profondément ses lecteurs. Sa porte était toujours ouverte à ceux qui n’y étaient pas invités, il était capable de consacrer des heures à la conversation avec un parfait inconnu passé demander une dédicace. Pour le plaisir de vivre ces petits moments de grâce. Un formidable sens de l’amitié pour tous celles et ceux qui ont eu la chance de partager avec lui.

Merci de nous avoir fait rêver, Monsieur Martin.

http://www.lesoir.be/culture/livres/2010-01-21/le-pere-d-alix-jacques-martin-est-decede-749743.shtml
Le père d’Alix, Jacques Martin, est décédéRédaction en ligne

jeudi 21 janvier 2010, 18:09

Jacques Martin est décédé à l’âge de 88 ans. Il était l’auteur de la BD Alix et le dernier grand représentant de l’école de Bruxelles. 
©Belga
Le dessinateur de bandes dessinées français Jacques Martin, créateur du héros Alix et l’un des grands représentants de “l’école de Bruxelles”, est décédé jeudi en Suisse à l’âge de 88 ans, a-t-on appris auprès de sa famille et de son éditeur Casterman.

“Mon père est mort dans son sommeil ce matin des suites d’un oedème pulmonaire”, a déclaré à l’AFP sa fille Frédérique Martin.

Né à Strasbourg (est de la France) en 1921, il avait fait des études aux Arts et Métiers en Belgique, pays où il s’était également marié.

Il commence à publier à partir de 1946, avant de cotoyer au sein du journal Tintin dès 1948 des maîtres de la “ligne claire” comme Hergé et Edgar P. Jacobs. Ils formaient les principaux représentants de l’école dite “de Bruxelles”, connue notamment pour son réalisme et sa minutie.

Il a pratiquement créé le genre de la bande dessinée historique, faisant revivre la Rome de César avec Alix, la guerre de Cent Ans avec Jhen, l’épopée napoléonienne en compagnie d’Arno.

Entré aux Studios Hergé en 1953, il a collaboré pendant 19 ans avec le créateur de Tintin, sur de nombreux albums.

Passionné à la fois de dessin et d’Histoire, Jacques Martin était l’auteur de sept séries de bandes dessinées, connues pour leur caractère épique, leur précision du trait et la minutie de leur documentation historique.

Il avait créé le personnage d’Alix en 1948 pour Le Journal de Tintin, puis celui du journaliste Lefranc, en 1952, son héros le plus contemporain.

Le premier album d’Alix, “Alix l’intrépide”, sera suivi par une trentaine d’autres, dont “Le Sphinx d’or”, “Le dernier spartiate”, “Le fils de Spartacus” ou “L’enfant grec”.

Une vingtaine d’albums sur les aventures du journaliste Lefranc paraîtront de leur côté, en alternance avec les récits d’Alix.

Jacques Martin a aussi longtemps collaboré avec Roger Leloup, qui fut son assistant avant de devenir lui-même l’auteur de la bande-dessinée “Yoko Tsuno”.

Atteint d’une maladie oculaire, Jacques Martin avait dû abandonner progressivement son travail de dessinateur, continuant cependant à assurer scénarios et dialogues de bandes dessinées.

Père de deux enfants, Jacques Martin avait reçu en 1984 l’insigne de chevalier des Arts et Lettres.

Son décès intervient peu après celui du dessinateur franco-belge Tibet, créateur des héros de bandes dessinées Ric Hochet et Chick Bill, mort le 2 janvier à l’âge de 78 ans.

(belga)



http://www.liberation.fr/livres/0101614966-deces-de-jacques-martin-le-dessinateur-d-alix?y=1
Livres 21/01/2010 à 16h01 (mise à jour à 18h09)
Décès de Jacques Martin, le dessinateur d’Alix
Il a pratiquement créé le genre de la bande dessinée historique, faisant revivre la Rome de César avec Alix, la guerre de Cent Ans avec Jhen, l’épopée napoléonienne en compagnie d’Arno. Il avait 88 ans.

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Le dessinateur de bandes dessinées français Jacques Martin, créateur du héros Alix et l’un des grands représentants de «l’école de Bruxelles», est décédé jeudi en Suisse à l’âge de 88 ans, a-t-on appris auprès de sa famille et de son éditeur Casterman. «Mon père est mort dans son sommeil ce matin des suites d’un oedème pulmonaire», a déclaré sa fille Frédérique Martin.

Né à Strasbourg en 1921, il avait fait des études aux Arts et Métiers en Belgique, pays où il s’était également marié. Il commence à publier à partir de 1946, avant de cotoyer au sein du journal Tintin dès 1948 des maîtres de la «ligne claire» comme Hergé et Edgar P. Jacobs. Ils formaient les principaux représentants de l’école dite «de Bruxelles», connue notamment pour son réalisme et sa minutie.

Il a pratiquement créé le genre de la bande dessinée historique, faisant revivre la Rome de César avec Alix, la guerre de Cent Ans avec Jhen, l’épopée napoléonienne en compagnie d’Arno. Entré aux Studios Hergé en 1953, il a collaboré pendant 19 ans avec le créateur de Tintin, sur de nombreux albums. Passionné à la fois de dessin et d’Histoire, Jacques Martin était l’auteur de sept séries de bandes dessinées, connues pour leur caractère épique, leur précision du trait et la minutie de leur documentation historique.

Il a collaboré 19 ans pour les studios Hergé
Il avait créé le personnage d’Alix en 1948 pour Le Journal de Tintin, puis celui du journaliste Lefranc, en 1952, son héros le plus contemporain. Le premier album d’Alix, «Alix l’intrépide», sera suivi par une trentaine d’autres, dont «Le Sphinx d’or», «Le dernier spartiate», «Le fils de Spartacus» ou «L’enfant grec».

Une vingtaine d’albums sur les aventures du journaliste Lefranc paraîtront de leur côté, en alternance avec les récits d’Alix. Jacques Martin a aussi longtemps collaboré avec Roger Leloup, qui fut son assistant avant de devenir lui-même l’auteur de la bande-dessinée «Yoko Tsuno».

Atteint d’une maladie oculaire, Jacques Martin avait dû abandonner progressivement son travail de dessinateur, continuant cependant à assurer scénarios et dialogues de bandes dessinées. Père de deux enfants, Jacques Martin avait reçu en 1984 l’insigne de chevalier des Arts et Lettres. Son décès intervient peu après celui du dessinateur franco-belge Tibet, créateur des héros de bandes dessinées Ric Hochet et Chick Bill, mort le 2 janvier à l’âge de 78 ans.

(Source AFP)




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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 19:38

(dépêche)


Mort du cinéaste Eric Rohmer à 89 ans et demi


http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3382,50-1290329,0.html
Mort d'Eric Rohmer, légende du cinéma français
LE MONDE | 11.01.10 | 18h36  •  Mis à jour le 11.01.10 | 19h30


Avec Eric Rohmer, c'est une légende du cinéma français qui s'éteint. Comme toute légende, elle a sa part de lieu commun et sa part de vérité singulière. Vue d'un peu loin, ou prise en mauvaise part, l'œuvre d'Eric Rohmer fait ainsi le lit de deux jugements lapidaires. Le premier est que ce cinéaste serait le représentant d'une forme canonique du cinéma français, cantonnée à la parole, l'intimisme et le marivaudage. La seconde est que cet homme qui participa en première ligne à l'insurrection artistique mise en œuvre par la Nouvelle Vague serait par nature un classique contrarié. Vu d'un peu plus près, le cinéma de Rohmer ne dément pas ces jugements de manière catégorique, mais oblige à grandement les relativiser.

 
Certes, Rohmer met en œuvre une conception très française de l'art, et du cinéma en particulier. Encore faudrait-il souligner la grandeur de cette tradition, sa subtilité spirituelle, son goût de l'impertinence et de la liberté. Dire plus encore l'intelligence avec laquelle le réalisateur a su la réinventer au cinéma, selon des paramètres qui engagent non seulement la parole, mais aussi bien, indissolublement associées à elle pour en faire jaillir l'esprit, une conception de l'espace et du temps, une incarnation des personnages, un frémissement de la chair, une sensibilité à la nature. "Je ne dis pas, je montre", revendiquait-il.

Quant au classicisme "rohmérien", il est trop entaché d'un refus des conventions, d'une inclination à la fantaisie et d'un goût de l'ambiguïté morale pour revendiquer pleinement ce statut.

Né Jean-Marie Maurice Schérer le 4 avril 1920, à Tulle, ce Corrézien devenu professeur de lettres se destine à une carrière littéraire, comme l'atteste la publication d'un premier roman en 1946, Elisabeth, sous le pseudonyme de Gilbert Cordier. C'est sous un autre pseudonyme et sous d'autres auspices artistiques qu'il fera carrière. Au ciné-club parisien du Quartier latin, qu'il anime dans les années 1950, il fait la rencontre de ses futurs compagnons de la Nouvelle Vague.

En 1957, le voici promu rédacteur en chef des Cahiers du cinéma. A côté des jeunes bourgeois dévergondés et autres graines de délinquants que sont Jean-Luc Godard, François Truffaut ou Claude Chabrol, Rohmer incarne la légitimité universitaire, le magistère de la haute culture. Sa pensée se distingue par le sens de la mesure, le goût de l'analyse. Il ne dédaigne pas pour autant, par haine du conformisme, certaines provocations qui le font passer pour plus réactionnaire que ses camarades.

Ses auteurs de prédilection sont notamment Howard Hawks, Jean Renoir ou Roberto Rossellini, sur l'œuvre desquels il signe d'une plume précieuse des articles pénétrants, recueillis pour certains d'entre eux dans un livre qui porte le titre d'un de ses textes: Le Goût de la beauté (éd. Cahiers du cinéma, 1994).

Ce prologue critique à sa carrière cinématographique préfigure la singularité de celle-ci. Rohmer, homme secret en retrait apparent du monde, obéit de toute évidence à un autre tempérament, une autre temporalité, que ses tempétueux compagnons. Il pense ainsi que la "conservation du passé garantit la possibilité de l'art moderne".

Son éviction des Cahiers du cinéma en 1963, sous les coups de boutoir d'un courant plus moderniste mené par Jacques Rivette, qui lui succédera à ce poste, marque cette différence, en même temps qu'elle signale l'implosion du petit groupe qui avait pris d'assaut la forteresse corporative et esthétique du cinéma français, chacun devant désormais mener seul sa barque. Eric Rohmer est celui qui est parti le plus tôt, réalisant dès 1950 ses premiers courts métrages. Son premier long, Le Signe du lion (1959), est un cruel apologue, qui met en scène un héros soudain déshérité dans le Paris estival. Le film ne trouve pas de distributeur et ne sort que trois ans plus tard, dans une relative indifférence.

Le Signe du Lion

 
 

POLITIQUE DES AUTEURS

Ainsi Rohmer est-il aussi celui qui se voit reconnaître le plus tardivement, avec le succès de Ma nuit chez Maud en 1969. Cette reconnaissance entérine la logique d'une œuvre dont la régularité et la viabilité ne seront partagées que par très peu d'auteurs de cette génération, Alain Resnais s'imposant sans doute comme le meilleur point de comparaison, selon des modalités sensiblement différentes.

Loin des montagnes russes chabroliennes ou de la révolution permanente godardienne, Rohmer est une incarnation exemplaire de cette politique des auteurs promue par la Nouvelle Vague, dont il se pourrait bien que notre époque porte aujourd'hui le deuil, en même temps qu'elle accompagne le cinéaste à sa tombe.

L'un des principes formels qui ont permis cette joie et cette curiosité incessamment renouvelées des retrouvailles avec ses films est celui de la série, empruntée à ce monde littéraire dont il était féru. Il s'agit encore d'inscrire fortement une démarche d'auteur, par les variations que la série autorise autour d'un même thème, et qui permet au spectateur de déceler la pérennité dans le changement, et vice versa. Trois cycles se succéderont. Les "Contes moraux": La Boulangère de Monceau (1962), La Carrière de Suzanne (1963), La Collectionneuse (1967), Ma nuit chez Maud (1969), Le Genou de Claire (1970), L'Amour l'après-midi (1972). Les "Comédies et proverbes": La Femme de l'aviateur (1981), Le Beau Mariage (1982), Pauline à la plage (1983), Les Nuits de la pleine lune (1984), Le Rayon vert (1986), L'Amie de mon amie (1987). Enfin, dans les années 1990, les "Contes des quatre saisons".

La transparence et le dépouillement de la mise en scène, servie par des acteurs confirmés (Jean-Claude Brialy, André Dussollier), ou plus souvent débutants (Fabrice Luchini, Pascal Greggory), la tenue des dialogues, l'attention portée aux lieux, conspirent ici à l'élaboration d'un style unique qui porte l'aveuglement sentimental, la sophistique du désir comme le miracle de la vraie rencontre à leur plus haut degré d'incertitude et de charme.

Qui ne se souvient de Ma nuit chez Maud, tenu à juste raison pour l'un des sommets de cette œuvre? Un homme (Jean-Louis Trintignant), moralement engagé avec une femme (Marie-Christine Barrault) en rencontre une autre (Françoise Fabian), pour laquelle il éprouve une irrésistible attirance. La longue nuit passée à ses côtés lui fera-t-elle trahir son serment? Sur le papier, voilà bien la tarte à la crème du dilemme amoureux. Chez Rohmer, cela donne un film hivernal et brûlant, dont l'effet de fascination naît du mélange d'austérité et de sensualité qui le caractérise. Aimantation pulsionnelle des corps et atermoiements de la morale conduisent à une sorte d'électrisation mentale, d'érotisation totale du langage.

Entre ces séries, le cinéaste se permet quelques excursions. Epures stylisées de quelques classiques de la littérature occidentale avec La Marquise d'O (1976), d'après Heinrich von Kleist, Perceval le Gallois (1978), d'après Chrétien de Troyes, ou Les Amours d'Astrée et Céladon (2007), d'après Honoré d'Urfé, fantaisie pastorale gorgée de sève juvénile, qui sera son dernier film. Ou de rares incursions directes et tardives dans l'Histoire avec sa grande hache. Cela produit deux œuvres d'une puissance déconcertante, rétives aux émancipations comme aux aliénations collectives: L'Anglaise et le Duc (2000) pour la Révolution française, et Triple Agent (2004) pour le prologue de la seconde guerre mondiale.

Cette prolifique carrière apparaît comme le fruit d'un curieux mélange entre deux principes antagonistes: la sagesse et la folie. La première tient à la manière dont Eric Rohmer a très tôt construit son autonomie artistique en fabriquant des films peu chers qui trouvent leur public, et en créant, dès 1962, une société de production à laquelle s'adosser, Les Films du losange. La seconde tient à une morale de fabrication d'une austérité tout à la fois altière et bricoleuse, un jansénisme de la prise directe couplé à une jouissance effrénée de la liberté ainsi conquise, en compagnie des nombreuses jeunes filles en fleurs qui peuplent ses films. Là réside sans doute le mystère de son cinéma, comme le secret de sa longévité.



Jacques Mandelbaum
Article paru dans l'édition du 13.01.10







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