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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 12:54

L'accident de Fukushima est une catastrophe nucléaire d'échelle 6, selon André-Claude Lacoste, directeur de la sûreté nucléaire française (ASNF) au cours d'une conférence de presse du 15 mars 2011.

La situation est alarmante concernant la centrale nucléaire de Fukushima à la suite du tsunami provoqué par le séisme du 11 mars 2011 qui a rendu inopérant le double système de refroidissement des réacteurs.

Réacteur 1 : explosion le 12 mars 2011 après dégazage pour dépressuriser. L'enceinte de confinement ne serait pas atteinte.

Réacteur 2 : implosion le 14 mars 2011. L'enceinte de confinement est atteinte, c'est très grave.

Réacteur 3 : explosion le 14 mars 2011 après dégazage pour dépressuriser. L'enceinte de confinement ne serait pas atteinte.

Les trois premiers réacteurs étaient en fonctionnement au moment du séisme (et sont donc plus longs à "refroidir" : plusieurs semaines). Les trois autres réacteurs étaient au repos au moment du séisme.

Réacteur 4 (au repos) : incendie et explosion le 15 mars 2011. Les déchets dans la "piscine" n'étant pas sous enceinte de confinement, c'est très grave.

Réacteurs 5 et 6 : début d'échauffement.

Selon André-Claude Lacoste qui a refusé de donner des valeurs numériques aux mesures, le niveau de radioactivité est telle sur le site même de la centrale de Fukushima que les opérateurs qui travaillent pour refroidir les réacteurs à l'eau de mer sont considérés comme "héroïques".

Sylvain Rakotoarison (15 mars 2011 à 12h51)

 

http://rakotoarison.lesdemocrates.fr/article-273

 

 

 

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 19:40

Un tremblement de terre de magnitude 8,9 s'est produit à 6h46 (heure de Paris), à 130 km à l'est de Sendai, au Japon. Un tsunami a été déclenché par ce cataclysme. Plusieurs milliers de morts sont à prévoir, hélas.

SR






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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 15:59

Document à télécharger : les émissions de CO2 dans le monde en 2009

Le rapport (en anglais) est sorti le 1er juillet 2010 et indique une stabilisation mondiale des émissions CO2, due à un effet compensatoire d'une croissance chinoise et indienne (en Chine, l'émission par habitant est équivalent à celle de la France, et la moitié des Etats-Unis) et d'une baisse de consommation énergétique consécutive à la crise financière de septembre 2008.

Le rapport est à télécharger (en fichier .pdf) à ce lien :
http://www.mnp.nl/bibliotheek/rapporten/500212001.pdf

Un graphique sur l'évolution dans le temps :
http://www.pbl.nl/images/0533_001g_clo-en_72_tcm61-48093.jpg

SR

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 22:03

(dépêche)

 

Les poussières du volcan islandais pertubent les vols aériens en Méditerranée

 

http://fr.news.yahoo.com/3/20100511/twl-europe-maroc-turquie-volcan-aeroport-0ef7422.html
Le nuage de cendres volcaniques affecte des vols au Maroc, en Espagne et en Turquie
il y a 6 heures 16 min

 Hassan Alaoui Imprimer Le nuage de cendres provenant du volcan islandais Eyjafjöll a entraîné des perturbations dans le trafic aérien mardi au Maroc, en Espagne et en Turquie. Lire la suite l'article
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Cinq aéroports marocains -Casablanca, Rabat-Salé, Tanger, Tétouan et Essaouira- ont été fermés dans l'après-midi pour "garantir un niveau de sécurité maximum pour les passagers", a précisé l'Aviation civile marocaine.

Les aéroports du pays n'avaient pas été affectés le mois dernier lorsque l'éruption volcanique en Islande, le 14 avril, avait entraîné une suspension d'au moins cinq jours du trafic aérien en Europe.

Le nuage de cendres volcaniques a également eu des répercussions en Espagne, mardi, entraînant la fermeture des aéroports dans les îles Canaries de Tenerife, Palma et Gomera. Des dizaines de vols touristiques ont été affectés. En Espagne, les aéroports de Séville et de Jerez dans le sud et de Badajoz dans l'est ont fermé.

L'Espagne a aussi maintenu des restrictions pour les vols à une altitude comprise entre 20.000 pieds (environ 6.000m) et 35.000 pieds (environ 10.600m), affectant principalement les vols transatlantiques en provenance ou en direction d'autres pays européens. Jusqu'à 20 aéroports espagnols, dont la plate-forme internationale de Barcelone, avaient dû fermer ce week-end en raison du nuage volcanique.

En Turquie, des vols ont été suspendus pendant plusieurs heures mardi après-midi pour la même raison dans la Thrace, une région à l'ouest d'Istanbul et le détroit des Dardanelles au sud-ouest de la ville. Deux aéroports d'Istanbul sont restés ouverts, mais des vols internationaux en provenance d'Europe devaient être affectés par cette suspension.

Ailleurs, les cendres volcaniques au milieu de l'Atlantique Nord, qui avaient causé de sévères suspensions de vols au cours du week-end- se dispersaient, réduisant les retards et la nécessité de dérouter des vols transatlantiques, selon Eurocontrol, l'agence de contrôle du trafic aérien.

Environ 29.000 vols étaient assurés mardi en Europe, soit un trafic quasi normal pour cette période de l'année, d'après Eurocontrol.

Tant que l'éruption volcanique se poursuivra dans le sud de l'Islande, le trafic aérien en Europe sera fortement affecté par la façon dont les vents charrient les cendres, préviennent les météorologues. AP








 

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 11:23

(dépêches)

 

Le volcan islandais n'a pas arrêté de fumer

 

http://fr.news.yahoo.com/76/20100507/twl-le-volcan-refait-des-siennes-1a8f422.html
Le volcan refait des siennes
il y a 2 heures 16 min

             Buzzer ! Imprimer L'éruption du volcan islandais Eyjafjöll est de nouveau dans une phase explosive et des retombées de cendres "considérables" sont à venir, ont annoncé les météorologues et les géophysiciens islandais jeudi soir. Lire la suite l'article
"L'éruption est redevenue explosive, la lave a cessé de s'écouler et la plupart du magma est projeté dans tous les sens en raison des explosions dans le cratère", selon un rapport de l'Office météorologique islandais et de l'Institut islandais des sciences de la Terre.

"Le panache de cendres s'élève haut au-dessus du cratère (4.000 à 7.000 mètres) et des retombées de cendres considérables sont à attendre sous la direction du vent", poursuit le rapport. "Il n'y a aucun signe de fin d'éruption."

L'Eyjafjöll est entré en éruption le 14 avril, crachant un nuage de cendres qui a paralysé le trafic aérien pendant près d'une semaine. L'émission de cendres avait ensuite diminué et les vents avaient permis la réouverture des aéroports et la reprise des vols en Europe.

Mais l'Irlande a de nouveau imposé une fermeture partielle de son espace aérien, pour la troisième fois en trois jours, à partir de jeudi 23 heures jusqu'à vendredi 12 heures, en raison du nuage de cendres volcaniques venu d'Islande, ont annoncé les autorités de l'aviation civile.

Les espaces aériens au-dessus de l'Irlande, de l'Irlande du Nord et de l'Ecosse avaient été partiellement fermés mercredi pour la deuxième fois en deux jours. Des centaines de vols ont été annulés.

Mais ces mesures ne s'appliquaient qu'aux vols en-dessous de 20.000 pieds et n'ont donc pas affecté les liaisons transatlantiques.

A la mi-avril, plus de 100.000 vols avaient été annulés et plus de huit millions de passagers bloqués.

Le secteur aérien a évalué à 2,5 milliards d'euros les pertes subies.

(Source AFP)

http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/05/07/le-volcan-islandais-a-nouveau-dans-une-phase-eruptive_1347790_3214.html
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3214,50-1347790,0.html
Le volcan islandais à nouveau dans une phase explosive
LEMONDE.FR avec AFP | 07.05.10 | 07h04  •  Mis à jour le 07.05.10 | 07h10


'éruption du volcan islandais Eyjafjöll est de nouveau dans une phase explosive et des retombées de cendres "considérables" sont à venir, ont annoncé les météorologues et les géophysiciens islandais jeudi soir. "L'éruption est redevenue explosive, la lave a cessé de s'écouler et la plupart du magma est projeté dans tous les sens en raison des explosions dans le cratère", selon un rapport de l'Office météorologique islandais et de l'Institut islandais des sciences de la Terre. "Le panache de cendres s'élève haut au-dessus du cratère (de 4 000 à 7 000 mètres) et des retombées de cendres considérables sont à attendre sous la direction du vent", poursuit le rapport. "Il n'y a aucun signe de fin d'éruption", conclut-il.


 
L'Eyjafjöll est entré en éruption le 14 avril, crachant un nuage de cendres qui a paralysé le trafic aérien pendant près d'une semaine. L'émission de cendres avait ensuite diminué et les vents avaient permis la réouverture des aéroports et la reprise des vols en Europe. Mais l'Irlande a de nouveau imposé une fermeture partielle de son espace aérien, pour la troisième fois en trois jours, à partir de vendredi 1 heure jusqu'à 14 heures (heure française), en raison du nuage de cendres volcaniques venu d'Islande, ont annoncé les autorités de l'aviation civile.

Les espaces aériens au-dessus de l'Irlande, de l'Irlande du Nord et de l'Ecosse avaient été partiellement fermés mercredi pour la deuxième fois en deux jours. Des centaines de vols ont été annulés. Mais ces mesures ne s'appliquaient qu'aux vols en dessous de 20 000 pieds et n'ont donc pas affecté les liaisons transatlantiques. A la mi-avril, plus de 100 000 vols avaient été annulés et plus de huit millions de passagers bloqués. Le secteur aérien a évalué à 2,5 milliards d'euros les pertes subies.








 

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 21:01

(dépêche)

 

Le volcan islandais continue de cracher ses poussières nuisibles aux vols aériens européens

 


http://www.challenges.fr/actualites/europe/20100506.CHA3773/volcan__vers_de_possibles_modifications_de_trajectoires.html
Actualités Challenges < Monde 06.05.2010 | 17:07  
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Volcan : vers de possibles
modifications de trajectoires

Si les espaces aériens et aéroports d'Europe étaient ouverts à la mi-journée, le nuage de cendres volcaniques désormais plus élevé pourrait modifier les trajectoires de vols transatlantiques.

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(c) Sipa Gigantesques colonnes de fumée s'échappant du glacier Eyjafjallajokull en Islande Articles liés
Photo Diaporama : l'éruption volcanique en Islande
A lire dans le magazine : "Un nuage de plus dans le ciel d'Air France"
Les 28.500 vols programmés en Europe, jeudi 6 mai, devraient avoir lieu normalement. Mais le nuage de cendres volcaniques désormais plus élevé pourrait modifier les trajectoires de vols transatlantiques, prévient néanmoins l'Organisation européenne de la navigation aérienne, Eurocontrol. Les zones où le nuage de cendres volcaniques islandaises pourrait affecter le fonctionnement de moteurs d'avion se situent désormais dans l'ouest et le nord-ouest de l'Irlande.
De nouvelles éruptions volcaniques plus violentes, survenues dans la nuit de mercredi à jeudi, pourraient toutefois entraîner la présence de cendres à jusqu'à 35.000 pieds d'altitude. Ces derniers jours, elles n'avaient pas dépassé les 20.000 pieds.
Les espaces aériens au-dessus de l'Irlande, de l'Irlande du Nord et de l'Ecosse avaient été partiellement fermés mercredi pour la deuxième fois en deux jours, entraînant l'annulation de centaines de vols.
Mercredi, un total de 27.904 vols ont eu lieu dans le ciel européen, soit 1.300 de moins que la normale, a recensé Eurocontrol.
Le trafic aérien avait été paralysé en Europe pendant près d'une semaine en avril après l'éruption du volcan. Plus de 100.000 vols avaient alors été annulés et plus de huit millions de passagers bloqués.

 

 

 

 

 

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 20:49

(dépêches)


Le gouvernement abandonne la taxe carbone prévue pour le 1er juillet 2010


http://www.lefigaro.fr/impots/2010/03/23/05003-20100323ARTFIG00518-le-gouvernement-abandonne-la-taxe-carbone-.php#xtor=AL-5
Le gouvernement reporte sine die la taxe carbone

Mots clés : Taxe écologique, Taxe carbone, Régionales, France, François Fillon, Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand, Jean-François Copé, Elysée, Matignon

Par Isabelle de Foucaud
23/03/2010 | Mise à jour : 14:53 Réactions (186)

Pour le premier ministre, cette réforme doit être suivie au niveau européen pour «ne pas plomber la compétitivité des entreprises françaises». Crédits photo : AFP
«La taxe carbone sera européenne ou ne sera pas», aurait déclaré le premier ministre, François Fillon, lors de la réunion hebdomadaire des députés UMP mardi matin.
 
Première réunion du groupe parlementaire UMP depuis la défaite de la droite aux élections régionales. Et déjà une première victime parmi les réformes en attente : la taxe carbone. François Fillon a annoncé ce mardi aux députés UMP l'abandon de ce projet de fiscalité écologique sponsorisé par l'Elysée. Pour le premier ministre, cette réforme doit être suivie au niveau européen pour «ne pas plomber la compétitivité des entreprises françaises», ont rapporté plusieurs participants à la réunion.

Une information confirmée à la presse par Jean-François Copé, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, qui a rapporté que les les députés étaient tombés d'accord avec M. Fillon sur «l'idée qu'elle soit européenne ou qu'elle ne soit pas». Cette idée de reporter la taxe a été relayée en direct par le député de Mayenne, Yannick Favennec, via le réseau social Twitter.


Du plomb dans l'aile depuis plusieurs jours

En effet, les nuages s'amoncellent depuis plusieurs jours au-dessus de la taxe carbone. Xavier Bertrand, le secrétaire général de l'UMP, a avoué ce matin sur la chaîne de télévision Canal + que la mise en place de ce dispositif à la date prévue, soit le 1er juillet, semblait «très compliquée». «Une taxe qui s'appliquerait en France et pas en Europe, ce n'est pas pensable», a-t-il d'ailleurs estimé.

Lundi, au lendemain du second tour des régionales, c'était au tour de Christian Estrosi, le ministre de l'Industrie, d'asphyxier un peu plus le projet phare de Nicolas Sarkozy. «Il n'est pas question d'établir une taxe carbone qui mettrait en cause la compétitivité des seules entreprises françaises», a-t-il déclaré.


Un débat improbable au niveau européen

Enfin, le président de la République lui-même ne s'empressait plus de défendre bec et ongle ce projet. Dans son interview récemment accordée au Figaro Magazine, Nicolas Sarkozy n'a pas réitéré son calendrier, en insistant sur l'importance de la «concertation» au niveau national et européen.

Dans un communiqué publié ce mardi, le Medef salue la décision du gouvernement de «renoncer» à la taxe carbone. «Nous sommes soulagés, notamment pour toute l'industrie qui n'aurait pas supporté ce nouveau handicap de compétitivité. Tout au long des nombreuses réunions avec les ministrères concernés, nous avons su convaincre», a déclaré Laurence Parisot, présidente de l'organisation patronale.

Aujourd'hui, la taxe carbone semble donc bien enterrée. Son application n'est certainement pas à l'ordre du jour, au niveau européen. Et ne le sera sans doute jamais, selon des sources diplomatiques.

LIRE AUSSI

» La taxe carbone, première victime des élections

» VOS RÉACTIONS - «On savait d'emblée que la disposition n'avait aucun sens»

Par Le Figaro

 Par Isabelle de Foucaud
Journaliste, LE FIGARO
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http://www.lefigaro.fr/politique/2010/03/23/01002-20100323ARTFIG00605-taxe-carbone-chantal-jouanno-se-dit-desesperee-.php#xtor=AL-5
Taxe carbone : Chantal Jouanno se dit «désespérée»

Mots clés : Taxe carbone, François Fillon, Chantal Jouanno, Nicolas Sarkozy, Jean-Louis Borloo, Daniel Cohn-Bendit, Elysée Matignon

Par Flore Galaud
23/03/2010 | Mise à jour : 17:24 Réactions (145)

Crédits photo : AFP
RÉACTIONS - Si le report de la taxe carbone inquiète les écologistes, le Medef et les agriculteurs sont, eux, satisfaits. Daniel Cohn-Bendit estime que Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno peuvent «démissionner».
 
La taxe carbone, mesure emblématique voulue par Nicolas Sarkozy après le Grenelle de l'environnement, n'est plus, du moins sur le plan national. C'est François Fillon qui l'a annoncé en personne mardi matin aux députés UMP, déclenchant aussitôt des réactions très contrastrées.

• Chantal Jouanno «désespérée». La secrétaire d'Etat à l'Ecologie a été l'une des premières à réagir, expliquant être «désespérée de ce recul, désespérée que ce soit l'écolo-scepticisme qui l'emporte» dans un entretien accordé à l'AFP. «Je ne suis pas en phase avec cette décision», a-t-elle expliqué. «C'était possible de le faire en France (initialement prévu pour le 1er juillet, ndlr) avant de le faire en Europe. C'est ce qu'on avait prévu à l'origine, c'est ce que d'autres pays comme la Suède ont fait», a-t-elle expliqué. «C'est vrai que ce n'était pas parfait, qu'on aurait pu améliorer le texte, notamment concernant les particuliers pour qu'on puisse aider beaucoup plus les personnes à s'adapter», a-t-elle encore souligné.

• Cohn-Bendit : «Borloo et Jouanno peuvent démissionner». Le chef de file d'Europe Ecologie, a estimé mardi que Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno, respectivement ministre et secrétaire d'Etat à l'Ecologie, peuvent «démissionner» après l'annonce de François Fillon. «Ils peuvent aller au chômage partiel», a estimé Daniel Cohn-Bendit. «Les arguments de l'Europe, [le gouvernement] pouvait les avoir il y a deux ans», a ajouté le coprésident des Verts au Parlement européen, qualifiant le gouvernement d'«amateur».

• Les écologistes inquiets.Selon la porte-parole des Verts, Djamila Sonzogni, «le projet, enterré ce jour par Nicolas Sarkozy, ne sera pas regretté par les écologistes (...) Mais cet abandon en rase campagne est navrant car il condamne durablement toute tentative d'utiliser la fiscalité écologique», estime-t-elle dans un communiqué.

• «Une bonne nouvelle, mais...» selon le PS. «Si l'abandon de la taxe carbone, qui était injuste et inefficace, est une bonne nouvelle pour les ménages, en revanche le gouvernement vient aussi de renoncer à toute réorientation de la fiscalité en faveur de l'environnement», estime Laurence Rossignol, secrétaire nationale du PS à l'environnement, dans un communiqué. «Le Parti socialiste sera extrêmement vigilant : le gouvernement ne doit pas saborder le Grenelle de l'environnement pour garder le cap d'une politique rejetée dimanche par les Français» au second tour des régionales, ajoute-t-elle.

• Le Medef «soulagé». Le patronat, qui avait combattu la taxe carbone au nom de la compétitivité des entreprises françaises, s'est dit «soulagé» par son abandon à l'échelle nationale. «Nous sommes soulagés, notamment pour toute l'industrie qui n'aurait pas supporté ce nouveau handicap de compétitivité», explique ainsi la présidente du Medef, Laurence Parisot, dans un communiqué. «Nous avons su convaincre», a-t-elle ajouté. «On ne pense que du bien de cette décision», lui a fait écho le vice-président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) Benoît Defoug.

• Une «sage» décision, selon les agriculteurs. «C'est une bonne décision, c'est une décision de sagesse, que de repousser les choses et de considérer qu'elle (la taxe carbone, ndlr) sera européenne ou ne sera pas», a estimé Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA, principal syndicat agricole.«Nous ne pouvions pas accepter une taxe payée par les producteurs français que n'auraient pas à payer nos propres partenaires et concurrents européens. On n'a jamais été opposé à une fiscalité verte dès lors qu'elle serait européenne. (...) Si un jour il y a la même taxe carbone pour tous les Européens, on en prendra acte».

• Les ONG scandalisées. Le Réseau action climat, qui regroupe des associations comme Greenpeace ou le WWF, a adressé mardi une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy pour faire part de son hostilité à l'abandon de la taxe. «La taxe carbone n'est plus, et de votre promesse, il ne reste rien. Les associations sont scandalisées par le mépris qui caractérise cette décision», peut-on lire dans cette lettre.«Entre la frénésie pro-environnementale des premiers mois de votre mandat et le déni qui caractérise votre politique actuelle, il ne s'est écoulé que trois ans. Que nous réservez-vous pour demain ? L'abandon du Grenelle ou de ce qu'il en reste ?», poursuit le Réseau action climat.

 Par Flore Galaud

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http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/23/97001-20100323FILWWW00662-taxe-carbone-pas-courageux-rocard.php
Taxe carbone: "pas courageux" (Rocard)
AFP
23/03/2010 | Mise à jour : 19:50 Réagir
Michel Rocard a regretté "vivement" ce soir sur Europe 1 la décision du gouvernement de ne pas mettre en oeuvre comme prévu au 1er juillet la taxe carbone, dont il avait contribué à dessiner les contours.

L'ancien Premier ministre socialiste avait organisé en juillet 2009 une conférence d'experts sur la taxe carbone, et avait recommandé à l'issue de cette concertation un prix de 32 euros la tonne de C02.

"Je regrette vivement cette décision. C'est très dangereux de laisser croire aux gens qu'on peut attendre et je trouve que la majorité, le gouvernement risquent de jouer le court terme contre le long terme, ce qui n'est jamais bien en politique", a déclaré Michel Rocard sur Europe 1.

"J'ai senti que le gouvernement était inquiet, pas très courageux, et peu décidé", a poursuivi Michel Rocard. "Personne n'aime payer un impôt et pour être convaincu qu'il est nécessaire, il faut qu'il soit très bien expliqué", a-t-il commenté.

.http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/23/97001-20100323FILWWW00661-taxe-carbone-duflot-estomaquee.php
Taxe carbone: Duflot "estomaquée"
AFP
23/03/2010 | Mise à jour : 19:48 Réagir
Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, s'est dite "estomaquée" par "l'abandon" de la taxe carbone par le gouvernement, estimant que "c'est du pipeau" de se réfugier derrière l'Union européenne.

Le premier ministre François Fillon a annoncé aujourd'hui le report sine die de la taxe carbone, qui devait entrer en vigueur le 1er juillet, mettant en avant la nécessité d'une démarche européenne pour ne pas nuire à la compétitivité des entreprises françaises.

"Comment peut-on à ce point revenir sur sa parole? Je suis estomaquée de la façon dont le président de la République peut se dédire", a déclaré Cécile Duflot sur LCI.
Pour la patronne des Verts, "remettre aux calendes grecques, c'est abandonner", "c'est de l'abandon". Or, la fiscalité écologique "est toujours aussi nécessaire qu'il y a six mois pour engager la transition énergétique", a-t-elle souligné.

L'excuse de l'Europe, "c'est du pipeau" car "la fiscalité écologique existe déjà en Suède, en Angleterre donc c'est possible", a-t-elle fait valoir. "On peut mener de front les deux combats", "on peut le faire en France et mener la bagarre au niveau européen", a-t-elle insisté.





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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 12:41

(dépêche)


C'est la neige dans le sud !!

http://fr.news.yahoo.com/82/20100308/tfr-neige-une-centaine-de-passagers-bloq-4abdc0f.html
Neige: Des centaines de passagers bloqués dans un train à la frontière espagnole et à Narbonne
il y a 1 heure 44 min

 20minutes.fr             Buzzer ! Imprimer Une centaine de passagers d'un train en provenance de Barcelone, «le Talgo», ont passé la nuit lundi soir en gare de Cerbère (Pyrénées-Orientales) à bord du train, bloqué en raison des chutes de neige, a-t-on appris auprès de la préfecture. Alors qu'à Perpignan, un train-couchettes a été transformé en dortoir pour accueillir les 1.200 passagers d'un Marseille-Bordeaux bloqué à quai en gare de Narbonne. Lire la suite l'article
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Le train a pu repartir lundi vers 9h, selon un passager contacté par l'AFP, qui dénonçait la désorganisation de la SNCF.

Une supérette réquisitionnée

Le trafic ferroviaire était interrompu entre Narbonne et Perpignan depuis 14h en raison de la couche de neige de 40 cm environ tombée depuis lundi matin, et le train en provenance d'Espagne a dû s'arrêter en gare de Cerbère, à la frontière. Les passagers restaient toujours dans l'attente d'un convoi de secours ce mardi matin. Celui-ci devrait venir les chercher de Perpignan en fonction des réparations du réseau, «dans des délais non encore connus», selon la préfecture.

Les pompiers ont permis de maintenir le chauffage du train pendant la nuit en apportant un supplément de gazole et les voyageurs ont pu se restaurer après réquisition d'une supérette par les autorités .

Trafic interrompu ce mardi matin

La situation ne devrait pas s'améliorer ce mardi matin, la circulation entre Narbonne, Perpignan et Cerbère, ainsi qu'entre Narbonne et Toulouse étant totalement interrompue jusqu'à ce midi, selon la SNCF. «Notez que la circulation entre Perpignan et Cerbère restera vraisemblablement suspendue toute la journée», précise la compagnie ferroviaire.

Le voyageurs sont ainsi invités à reporter leur voyage.

 Pour retrouver toutes les informations du trafic ferroviaire, c'est par ici



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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 14:02

(dépêches)


Selon François Fillon, au moins 45 morts pour la tempête Xynthia en France



http://www.blog-fillon.com/article-fran-ois-fillon-la-tempete-xynthia-est-une-catastrophe-nationale-45852836.html
Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /2010 12:19
François Fillon : "La tempête Xynthia est une catastrophe nationale"

François Fillon fait le point sur la situation après le passage de la tempête Xynthia le 28 février 2010.

 
Mesdames et Messieurs,

 

La tempête Xynthia qui s’est abattue sur notre pays depuis 24 heures, a été d’une violence exceptionnelle. Elle a déjà causé au moins 45 décès, plusieurs personnes étant encore portées disparues. C’est une tempête exceptionnelle, alliée à des coefficients de marées très élevés, sur la côte vendéenne et sur la côte de Charente Maritime, qui est à l’origine de cette catastrophe. Beaucoup des victimes ayant été noyées, surprises par une montée extrêmement rapide des eaux, du fait notamment, dans la Baie de l’Aiguillon, de la rupture en plusieurs endroits des digues qui protègent les habitations. C’est donc une catastrophe nationale et mes premières pensées vont vers les victimes et vers leurs familles, auxquelles je veux présenter les condoléances du Gouvernement et de la Nation.

 

Maintenant, la priorité c’est de mettre en sécurité toutes les personnes sans abris, toutes les personnes qui sont encore menacées par la montée des eaux. Tous les services sont mobilisés pour arriver à ce résultat dans les meilleurs délais et avec l’aide naturellement des collectivités locales.

 

Il s’agit ensuite de renforcer d’urgence les digues, de rétablir l’électricité, puisque 820 000 foyers sont encore privés d’électricité, non seulement sur la côte atlantique mais sur tout le parcours de cette tempête. Il faudra malheureusement plusieurs jours pour que l’ensemble de ceux qui ont été privés d’électricité voit le courant rétabli et l’ensemble des services travaillent d’arrache-pied pour que ce soit réalisé dans les meilleurs délais. L’arrêté ou les arrêtés de catastrophe naturelle seront publiés dans les 48 heures et le Ministre de l’Economie et des Finances a déjà pris contact avec les assureurs pour que soient mis en place, comme ce fut le cas pour des événement dramatiques précédents, des dispositifs notamment permettant des avances pour que les remboursements aient lieu dans les meilleurs délais.

Enfin le gouvernement va, avec les collectivités locales, mettre sur pied sans tarder, un plan exceptionnel de reconstruction et de renforcement des digues.

 

Le Président de la République se rendra demain matin sur la côte vendéenne et en Charente Maritime.

 

Je vous remercie.

http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3244,50-1311983,0.html
Au moins 40 morts après le passage de la tempête Xynthia
LEMONDE.FR avec AFP | 26.02.10 | 20h56  •  Mis à jour le 28.02.10 | 18h07


u moins quarante personnes sont mortes après le passage de la tempête Xynthia, samedi 27 et dimanche 28 février en France, selon un bilan encore provisoire de la Sécurité civile. Xynthia, la tempête la plus violente depuis celle de 1999, a touché de plein fouet les départements de Vendée, de Charente-Maritime, de la Vienne et des Deux-Sèvres et privé près d'un million de foyers d'électricité.

 
"Ce bilan évolue de minute en minute avec l'avancée des recherches et est susceptible de s'alourdir", expliquent les autorités. La plupart des victimes se sont noyées ou ont été tuées par des débris, des arbres ou des branches arrachés par des violentes rafales allant jusqu'à 150 km/h. Une dizaine de personnes sont portées disparues et une centaine d'autre blessées.

En Vendée, département le plus touché, au moins vingt-neuf personnes sont mortes. Dans ce département, les secteurs les plus touchés sont La Faute-sur-Mer et à l'Aiguillon sur Mer, deux communes envahies par les eaux pendant la nuit. Les autres victimes ont été recensées en Charente-Maritime, dans l'Yonne, dans les Pyrénées-Atlantiques, en Haute-Garonne et en Loire-Atlantique. Depuis le début de la tempête, les sapeurs pompiers ont procédé à 25 000 interventions.

RÉUNION D'URGENCE À MATIGNON

Le premier ministre, François Fillon, présidera une réunion d'urgence, dimanche à 17 h 30, pour faire le point après le passage de la tempête. Nicolas Sarkozy, qui se rendra en Charente-Maritime et en Vendée dès lundi matin, a demandé au gouvernement "d'agir sans attendre pour que les mesures de solidarité nationale puissent intervenir dans les meilleures délais au profit des populations et collectivités sinistrés".

Près d'un million de foyers étaient encore privés d'électricité, dimanche. Selon le PDG d'EDF, Henri Proglio, la situation devrait revenir à la normale "dans les prochains jours". "Ça se chiffre en heures et en jours selon les situations", a-t-il précisé, en parlant de "quelques heures pour l'essentiel" et de "quelques jours pour les zones les plus abîmées", où les installations électriques souterraines ont été inondées.

Le ministre des transports, Dominique Bussereau, élu de Charente-Maritime, a pu constater les dégâts depuis un hélicoptère en survolant son département. "L'océan est entré dans les terres. J'habite dans ce département depuis plus de trente ans et, même en 1999, on n'avait jamais vécu des phénomènes de telle nature", a-t-il résumé sur France Info.

DES INDEMNISATIONS PARTIELLES

Quant à d'éventuelles indemnisations, la Fédération française des sociétés d'assurance (FFSA) a d'ores et déjà annoncé qu'elle indemniserait les dégâts causés par le vent et la pluie, ainsi que ceux causés aux véhicules par le vent, mais qu'elle n'indemniserait les inondations que si l'état de catastrophe naturelle est décrété.

Dimanche après-midi, la tempête quittait la France, mais Météo France conseillait encore de consulter régulièrement sa carte de vigilance. Après avoir frappé la France, le Portugal, l'Espagne, et la Belgique, la tempête Xynthia est arrivé en Allemagne, perturbant le trafic à l'aéroport de Francfort et tuant un automobiliste près de la Forêt Noire. Dans l'ensemble des pays touchés par la tempête, 45 personnes ont été tuées.


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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 09:35

(dépêche)


Pour mieux comprendre le Sommet de Copenhague, rappel des préoccupations scientifiques des climatologues



Copenhague : une (très) brève histoire du climat

par Sylvestre Huet (journaliste scientifique à Libération)
climat environnement
7 déc 2009

Aujourd'hui, s'ouvre à Copenhague la 15ème Conférence des Parties de la Convention climat de l'ONU. Elle va durer jusqu'au 18 décembre et verra passer près de 100 chefs d'Etats et de gouvernements. En toute logique, elle devait déboucher sur un accord prolongeant le Protocole de Kyoto, entré en vigueur de 2005. En réalité, elle ne devrait, au mieux, que produire un accord politique, ouvrant la voie à des négociations sur les modalités d'application de cet accord.

Cette perspective n'a rien d'étonnant, et reproduirait d'ailleurs le processus de Kyoto, car tout le monde semble avoir oublié que le Protcole signé à Kyoto en 1997 n'a pas eu de sens opérationnel avant la Conférence de Marrakech, la COP-7, en novembre 2001.
En guise d'apéritif, voici un bref rappel des origines scientifiques du dossier climatique.

Eté austral 1984. Au cul du monde (vu d’Europe), il fait vraiment froid. Claude Lorius, glaciologue grenoblois (photo ci-dessous), s’en tape. Il se trouve en Antarctique, à la station soviétique Vostok. Au dessus de sa tête, le ciel bleu, sec et éclairé 24h sur 24 par un Soleil qui ne se couche pas. Sous ses pieds, près de quatre kilomètres de glaces. A ses cotés, des foreurs russes. Et devant lui, la glace remontée  de la calotte polaire, à 2, 5 kilomètres. Il jubile, et pourtant, il ne sait pas encore que de cette glace sortira un coup de tonnerre scientifique, qui va mobiliser la Terre entière.

Claude-lorius  Après de longs mois d’études en labo, à Grenoble au LGGE où travaillent à côté de Claude Lorius, Jean Marc Barnola, Jerôme Chapellaz, ou Dominique Raynaud, et Saclay au LSCE, où officie Jean Jouzel, trois articles sont publiés dans la revue Nature qui révèlent, pour la première fois, les relations quantitatives entre les évolutions climatiques et celles de la teneur en gaz carbonique et en méthane depuis 150 000 ans. Couplée à une analyse, elle montrent que l’intensification de l’effet de serre entre une ère glaciaire et une ère chaude n’est pas seulement un effet du réchauffement mais également une cause de ce dernier. Jean Jouzel a l'habitude de parler du déclenchement de la bascule climatique par les relations Soleil/Terre (une insolation plus forte durant l'été boréal déclenche la déglaciation) et de l'amplification postérieure par un effet de serre modifié..

Une observation de labo et une intuition; une idée longtemps abandonnée; le début d’une inquiétude; le coup de tonnerre venu des glaces; la constitution d’un solide dossier scientifique. Telle est, lapidairement résumée, l’histoire de la science de l’effet de serre renforcé par l’homme.

L’observation de labo, c’est celle de Joseph Fourrier, et remonte à 1824. Il baptise alors «effet de serre» le phénomène physique qui permet à l’atmosphère de capter l’énergie des rayons infrarouges émis par la surface terrestre en direction de l’espace.

L’intuition géniale date, elle, de 1896. Le Suédois Svante Arrhénius, devant l’usage croissant du charbon dans l’industrie naissante, note qu’en injectant massivement du CO2 dans l’atmosphère l’homme va en intensifier l’effet de serre et donc devrait réchauffer la planète... ce qu’il trouve très bien. Il va jusqu’à calculer qu’un doublement de la teneur en CO2 de l’air devrait provoquer une augmentation de températures moyennes de 4 à 6°C.

Pourtant,  cette idée allait rester sur les étagères des scientifiques pratiquement jusqu’en 1979. Année800px-Mauna_Loa_Carbon_Dioxide-fr.svg où l’Académie des sciences américaines se demande s’il n’y a pas là un problème potentiel, interrogation justifiée par l’explosion de l’usage du charbon, du pétrole et du gaz depuis 1950. Une explosion dont un observatoire perché en haut du volcan de Mauna Loa, à Hawaï, mesure avec précision depuis 1958 l’effet sur l’atmosphère. La teneur en CO2 de l’atmosphère y montre une croissance continue, année après année.

A l’époque, pourtant, aucun signal climatique n’est venu conforter cette inquiétude. C’est au cours des années 1980 que tout va se déclencher. D’abord en raison de l’aventure polaire franco-soviétique déjà relatée. Puis parce que Dame Nature commence à réagir à notre expérience involontaire de géo-ingéniérie climatique : à partir de 1980, les températures commencent à grimper. Il n’est alors pas possible de prouver la relation quantitative de cause à effet entre les deux, en raison de la variabilité naturelle du climat, du même ordre de grandeur et dont les mécanismes ne sont pas suffisamment compris. Mais les équipes scientifiques qui recueillent les mesures météo et les compilent sont si impressionnées qu’elles lancent l’alerte, à l’instar de James Hansen, au Goddard Institute for Space Studies (Nasa). Une sécheresse violente aux USA, en 1988, viendra leur donner le coup de pouce médiatique décisif. Enfin, et surtout soulignent les scientifiques, les premières simulations numériques du climat des cent prochaines années bousculés par un doublement de la teneur en CO2 de l’air viennent confirmer la formidable intuition d’Arrhénius.

Ce message des scientifiques trouve un premier et décisif écho. l’ONU et l’Organisation météorologique mondiale créent le GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) afin d’alimenter en expertise gouvernement et citoyens. En quatre rapports (1990, 1995, 2001,2007), le Giec a en effet bousculé les pouvoirs en place, imposé l’apport des scientifiques sur l’agenda diplomatique et économique, éclairé l’opinion publique, instauré un nouveau mode de relations entre expertise et décision.

Forçages depuis 1750 Voici par exemple le résumé pour décideurs du rapport de 2007 pour le groupe 1 (les bases physiques du climat). Ce texte est en français, il faut tout juste 18 pages (avec des graphiques) et est lisible par une personne de niveau bac (à condition de prendre son temps et de réfléchir, ce n'est pas un roman).
Il est évident, à les écouter que certains journalistes se permettent de commenter ce texte, voire de prétendre le "vulgariser" auprès de leurs lecteurs, sans l'avoir lu. Pour ceux qui veulent aller plus loin, il y un texte en français et des graphiques de type "Réponses aux questions fréquentes", de 141 pages qui accompagne ce résumé.

Le graphique de gauche montre les forçages climatiques depuis 1750, on voit clairement que les incertitudes, marquée par les barres noires, sont indiquées et non gommées.

Quant à ceux qui veulent vraiment se plonger dans les textes, voici le rapport scientifique  toujours en fraçais.

En 1992, au Sommet de la Terre, à Rio, est signée la Convention cadre sur le climat, texte où les nations se déclarent «résolues à préserver le système climatique pour les générations présentes et futures». Une formulation vague, qui n'engage aucun pays à aucune décision, mais ouvre la voie à des négociations qui déboucheront sur le Protocole de Kyoto.

Depuis 1992, la climatologie a fait d'immenses progrès. La connaissance du passé s'est approfondie. Ainsi les carottes de glace de l'Antarctique ont révélé en 1998 plus de 700 000 ans de climat. La période la plus proche de notre ère chaude ( en termes de forçage solaire), qui dure depuis 10 000, se trouve il y a 400 000 ans. Elle a duré plus de 25 000 ans, ce qui exclut un retour à la glaciation dans les siècles, et même les millénaires qui viennent. Or, durant ces 700 000 ans, les teneurs en gaz carbonique n'ont jamais dépassé les 300 ppm durant les ères chaudes, ni jamais descendu sous les 180 ppm en période froide. Elle est aujourd'hui de 387 ppm, contre 280 avant la révolution industrielle. Voir le graphique ci-dessous.

800px-Température_et_CO2

émissions CO2 depuis 1980  Or, des émissions qui poursuivraient la croissance des années 2000 durant un siècle pousseraient ce chiffre à plus de 1200 ppm.

Les modélisations numériques sur ordinateurs ont énormément progressé. La puissance croissante des machines a permis de faire tourner des modèles de plus en plus sophistiqués et avec des points de calculs plus nombreux, couplant correctement atmosphère et océans, tenant compte de reliefs mieux dessinés, incorporant la chimie atmosphérique et même pour certains des cycles biogéochmique du carbone ou des modèles dynamiques de végétation. Certes, ils ne peuvent prétendre être de "vraies" Terres, mais leurs capacités à simuler son fonctionnement climatique dans ses grands traits s'est nettement amélioré.

Quant à leurs incapacités, et donc les incertitudes de ces simulations, elles ne sont aucunement cachées par les scientifiques, et clairement exposées dans les rapports du Giec.Ni par les journalistes qui font correctement leur boulot : lire par exemple ici, ici, et ici trois pages de Libération du 27 novembre 2007où j'explique ce que sont ces incertitudes.  Ainsi, le devenir des moussons, africaine et asiatique, demeure énigmatique. La répartition des précipitations montre aussi de profondes divergences entre modèles. Ces incertitudes, malheureusement, ne font qu'agraver le problème... puisqu'elle retardent l'adaptation à un changement qui, lui, ne fait pas de doute : il est impossible que la machine climatique ne réagisse pas au coup de boutoir d'un effet de serre aussi renforcé, c'est le détail de sa réaction qui reste difficile à prévoir. Assimiler incertitude et "cela sera moins grave" est une erreur de raisonnement courante, mais rédhibitoire... comme le montre le problème du niveau marin (lire ici, ici  et ici).

L'observation des premières réactions du climat, de la géographie et des écosystèmes terrestres et marins à montré que le système Terre frémissait sous l'action de l'effet de serre renforcé.

Les températures moyennes se sont élevées d'environ 0,4°C depuis 1980 en moyenne annuelleTempératures depuis 1840 planétaire. Cette évolution est perceptible pratiquemetn partout, mais surtout, la structure de cette élévation - plus sur les continents que les océans, plus la nuit que le jour, plus aux hautes latitudes nord - porte l'empreinte digitale de l'effet de serre. Aucun autre facteur climatique (Soleil, océans, glaces, courants océaniques) n'est compatible avec cette structure.

Le niveau marin, suivi par satellites depuis 1992, s'élève désormais à 3,4 millimètres par an, trois fois le rythme d'avant 1950. Les océans se réchauffent (c'est une des explication de la hausse du niveau marin). Les glaciers continentaux sont en très grande majorité en regression. La calotte polaire du Groenland accélère sa perte de glace depuis une dizaine d'années. Celle de l'Antarctique donne de premiers signes de pertes, ce qui est une surprise, car les glaciologues pensaient qu'elle allait au contraire gagner de la masse par des précipitations plus abondantes. La banquise arctique est de moins en moins épaisse et de plus en plus réduite durant l'été.

Il est important de noter que la plupart de ses signes sont plus précoces que prévu. C'est ce qui a conduit les scientifiques du Giec a écrire en 2007 qu'ils étaient "certains à 90%" que ces signes climatiques ne peuvent s'expliquer que par le renforcement de l'effet de serre, plus précisement qu'il est impossible d'expliquer l'évolution des températures depuis 1950 sans tenir compte de ce dernier.

Tout en continuant leurs recherches, les climatologues ont poursuivi leur travail d'expertise collective dans le cadre du Giec. Il convient de ne pas mélanger les deux et de souligner que le travail d'expertise du Giec - une relecture critique et très prudente des résultats de la recherche pour en faire une synthèse à destination de la société - ne comporte aucune limitation à la recherche, ni même de préconisation sur ce plan. La recherche demeure "libre"... y compris de démentir une expertise qui "fige" les résultats à un moment donné, celui de l'écriture du rapport. C'est pourquoi des scientifiques peuvent publier des observations ou des analyses qui la contredise. Mais, à l'inverse de ce que semblent croire certains journalistes peu habitués des laboratoires, cette position n'est pas plus un label de bonne science que la publication d'un article confirmant d'autres publications.

Le fonctionnement du Giec qui fait déjà l'objet de recherches lui même avec des thèses et des publications en sociologie des sciences ou en sciences politiques. J'ai plusieurs fois expliqué son fonctionnement dans Libération : ici ,ici, ici, et   ici.

(Sylvestre Huet)






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