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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 11:39

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Texte intégral du discours d'acceptation de l'investiture de John Fitzgerald Kennedy à la Conventon du Parti démocrate le 15 juillet 1960 au Los Angeles Memorial Coliseum

(Cliquer sur chaque page pour agrandir).


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Source :
http://www.jfklibrary.org/

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 04:33

Étrange nation qui se permet d’être dirigée parfois par des non élus dans un pays qui cultive l’esprit démocratique au point d’en imposer quelquefois la vision à d’autres.


yartiGFord01Le 14 juillet est habituellement connu en France pour la Révolution française. La prise de la Bastille, la fête de la Fédération et peut-être le Bicentenaire. Depuis plusieurs décennies, c’est l’occasion d’un grand défilé militaire à Paris, d’une interview présidentielle dans le Palais (Yves Mourousi n’est plus là mais les successeurs se bousculent), tradition ignorée par Nicolas Sarkozy, suivie d’une garden party dans les jardins de l’Élysée (qui finalement se fera malgré la crise), et cela finira par un concert et un feu d’artifice au pied de la Tour Eiffel.

Mais depuis cent ans, le 14 juillet, c’est aussi la naissance d’un Président américain. Gerald Rudolph Ford est né en effet un 14 juillet. Et quand j’écris depuis cent ans, c’est parce que justement, il est né le 14 juillet 1913. Un an avant la Première guerre mondiale. C’est l’un des Présidents américains qui sont morts très âgés, à plus de 93 ans, le 26 décembre 2006 (c’est même aujourd’hui le record de longévité pour les Présidents américains).


Hasard et nécessité

La destinée de Gerald Ford (dont les nom et prénoms étaient ceux en fait de son beau-père) ne peut qu’être associée à celle de son prédécesseur Richard Nixon (1913-1994), de la même génération (né le 9 janvier 1913). Si le premier a été Président, il l’a dû au second grâce au Watergate (des micros placés chez les adversaires politiques ; en France, l’Élysée avait sa propre cellule d’écoutes téléphoniques, c’était plus pratique !).

Gerald Ford fut élu à 35 ans membre de la Chambre des représentants le 8 novembre 1948 et le resta jusqu’au 6 décembre 1973. Il avait refusé d’être candidat pour être sénateur ou pour être gouverneur du Michigan car il avait nourri l’ambition de présider la Chambre des représentants (speaker). Parmi ces engagements, il fut désigné membre de la commission d’enquête sur l’assassinat à Dallas de John Fitzgerald Kennedy (1917-1963), dont on commémorera très bientôt le cinquantième anniversaire. À cette occasion, il a toujours soutenu l’absence de complot (à savoir, que l’assassin Lee Oswald aurait agi seul).

Entre temps, Richard Nixon fut en 1960 le candidat républicain malheureux face à John Kennedy. Il est l’un des rares hommes politiques américains à s’être représenté malgré un premier échec. Il a eu raison puisqu’il a gagné l’élection de 1968 face à Hubert Humphrey (1911-1978), Vice-Président sortant, puis celle de 1972 face au sénateur George McGovern (disparu le 21 octobre 2012 à 90 ans).


Spiro Agnew puis Nixon

Le perpétuel Vice-Président de l’historique général Dwight Eisenhower (1890-1969), né un mois avant De Gaulle, était devenu enfin le chef d’État, avec son visage facilement caricatural. En 1972, comme en 1968, il avait été élu sur un "ticket" (comme on dit) avec Spiro Agnew (1918-1996) qui, par conséquent, fut Vice-Président des États-Unis à partir du 20 janvier 1969.

Mais, en raison d’un scandale sur une évasion fiscale (cela fait penser à quelque chose), Spiro Agnew a été obligé de démissionner le 10 octobre 1973. Gerald Ford fut alors désigné par Nixon le 12 octobre 1973 pour le remplacer comme Vice-Président et confirmé les 27 novembre et 6 décembre 1973 par le Congrès. Quelques mois plus tard, le 9 août 1974, c’est le Président lui-même, Richard Nixon, qui fut acculé à la démission pour éviter l’aboutissement d’une procédure d’empêchement à cause du scandale du Watergate.

Résultat, Gerald Ford fut le premier (et pour l’instant le seul) Président des États-Unis à ne jamais avoir été élu par le peuple américain, que ce soit comme Président ou Vice-Président. Son échec en 1976 face à Jimmy Carter ne lui a pas non plus permis de retrouver cette légitimité électorale qui lui a fait tant défaut, d’un point de vue démocratique.

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Son Vice-Président, qu’il a désigné le 20 août 1974 et qui fut confirmé par le Congrès le 19 décembre 1974, lui aussi sans suffrage populaire, Nelson A. Rockefeller (1908-1979), alors gouverneur de l’État de New-York depuis plus de quinze ans, avait tenté sans succès d’être le candidat républicain (de l’aile "centriste") aux élections présidentielles de 1960, 1964 et 1968.


Continuation de la détente entre deux crises pétrolières

Gerald Ford a été essentiellement le continuateur de la politique de Nixon qu’il admirait (et qu’il gracia dès le 8 septembre 1974 pour stopper toutes les procédures contre lui).

Auprès de lui, il a gardé Henry Kissinger (90 ans) au poste stratégique de Secrétaire d’État (Affaires étrangères). En revanche, il l’a relevé quelques mois plus tard du poste qu’il cumulait avec le département d’État, puisque Nixon en avait fait aussi son très influent Conseiller à la Sécurité nationale (en poste du 20 janvier 1969 au 3 novembre 1975), fonction qu’il attribua à Brent Scowcroft (88 ans) qui fut renommé dans ces mêmes responsabilités sous le mandat de George H. Bush Sr (89 ans).

Gerald Ford nomma justement George H. Bush Sr ambassadeur à Pékin en 1974 (puis directeur de la CIA en 1975), et Donald Rumsfeld (81 ans) succéda en 1974 à Alexander Haig (1924-2010) comme directeur du cabinet présidentiel ("White House chief of staff", équivalent de Secrétaire Général de la Présidence de la République en France) que Dick Cheney (72 ans) remplaça quand Donald Rumsfeld fut nommé Secrétaire à la Défense le 21 novembre 1975. Comme on le voit, George H. Bush Sr et plus tard, son fils George W. Bush Jr (67 ans), rappelèrent à leurs côtés quelques personnalités clef de la Présidence de Gerald Ford.

En politique étrangère, il a poursuivi la politique de détente lancée par Nixon et Kissinger en signant des accords avec l’Union Soviétique de Leonid Brejnev (SALT le 24 novembre 1974 à Vladivostok) et en rencontrant Mao Tsé Toung le 2 décembre 1975 à Pékin. Gerald Ford signa également les accords d’Helsinki le 1er août 1975 (ainsi que l’URSS et la plupart des pays européens) qui reconnaissaient implicitement la situation de fait de l’Europe centrale et orientale sous influence soviétique mais grâce à la partie de ces accords consacrée à la défense des droits de l’homme, beaucoup de dissidents soviétiques ont pu justifier d’une base juridique leur demande de plus de libertés.

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La Présidence de Gerald Ford fut également marquée par le départ précipité du Vietnam après la chute de Saigon le 30 avril 1975 (il fut considéré comme le seul Président des États-Unis à avoir perdu une guerre, ce qui l’a toujours ulcéré : « Well, I was mad as hell, to be honest with you, but I never publicly admitted it ! »), par l’arrivée des Khmers rouges au pouvoir le 17 avril 1975 au Cambodge (avec des tensions avec les États-Unis au golfe de Thaïlande), l’occupation du nord de Chypre par la Turquie, membre de l’OTAN, à partir du 20 juillet 1974, qui mit fin au régime des colonels en Grèce.

En politique intérieure, Gerald Ford, très impopulaire à cause de la grâce accordée à Nixon, a perdu ses seules élections intermédiaires (législatives et sénatoriales) en 5 novembre 1974, laissant aux démocrates une large majorité au Congrès, si bien qu’il a dû utiliser près d’une quarantaine de fois son droit de veto pour refuser certaines décisions des parlementaires. Il a dû faire face à une montée du chômage et à une l’inflation élevée qui décourageait les investisseurs. Il chercha à diminuer les impôts et les contrôles étatiques pour relancer l’économie. Essentiel notamment dans la propriété intellectuelle, le 23 décembre 1975, Gerald Ford fit reconnaître par les États-Unis le système international des unités ("Metric Conversion Act"), mais cela n’empêche toujours pas les Américains, près de quarante années plus tard, de parler encore en pouces ou en miles.

La Présidence de Gerald Ford fut marquée par quelques expressions comme "WIN" qui signifiait "whip inflation now" (en finir avec l’inflation), ou encore cette phrase : « Our long national nightmare is over. » (Notre long cauchemar est terminé) pour conclure l’affaire du Watergate, ce qui lui valut plus tard la Presidential Medal of Freedom remise en 1999 par Bill Clinton (66 ans) et la John-F.-Kennedy Profiles in Courage Award remise en 2001 par Ted Kennedy (1932-2009).


Échec électoral

Le 2 novembre 1976, Gerald Ford renonça à se présenter devant les électeurs américains en ticket avec Nelson Rockefeller, considéré comme trop "centriste". Il regretta par la suite de l’avoir évincé sous la pression des ultras de son parti parce qu’il considérait son Vice-Président très loyal et l’avoir abandonné a été lâche de sa part (« an act of cowardice on my part »).

Gerald Ford a alors choisi comme colistier le sénateur Bob Dole (qui va avoir 90 ans le 22 juillet prochain), qui, par la suite, après deux échecs aux primaires républicaines de 1980 et 1988, contre Ronald Reagan (1911-2004) et George H. Bush Sr, fut (enfin) le candidat républicain (malheureux) à l’élection présidentielle de 1996, sans succès contre Bill Clinton.

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Gerald Ford fut cependant battu par un cultivateur de cacahuètes quasiment inconnu, Jimmy Carter (88 ans), gouverneur de la Géorgie, qui fut lui-même battu quatre ans plus tard, enlisé dans l’affaire des otages américains à Téhéran. Son concurrent Ronald Reagan commença ensuite un "règne" républicain nouveau ("America is back"), durant huit ans, fait de déréglementation et de libéralisme bien compris, en association avec Margaret Thatcher (disparue le 8 avril 2013 à 87 ans), Premier Ministre de Grande-Bretagne entre 1979 et 1990. Quant à Jimmy Carter, se consacrant aux grandes causes humanitaires après son échec de 1980, il a été récompensé par le Prix Nobel de la Paix en octobre 2002.

De son côté, après avoir quitté la Maison Blanche le 20 janvier 1977, Gerald Ford se consacra essentiellement à des conférences, à son autobiographie et à sa passion du golf. Il noua des relations très amicales avec son ancien adversaire Jimmy Carter, tandis que Ronald Reagan avait songé à lui pour la Vice-Présidence. Gerald Ford fut également un militant de la cause des homosexuels afin de leur garantir l’absence de discrimination.


Contre la guerre en Irak

À la fin de sa vie, Gerald Ford avait fait une ultime démonstration de ce qu’il a toujours été, à savoir une personne intellectuellement honnête et modérée, en quelques sortes, sage. Une démonstration posthume, à sa demande.

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En effet, seulement deux jours après sa disparition, fut rendue publique sa position contre l’intervention des forces américaines en Irak en 2003. Le journaliste du "Whashington Post" Bob Woodward l’avait interviewé pendant quatre heures en juillet 2004.

Gerald Ford n’avait mâché ses mots contre son successeur George W. Bush Jr ainsi que ses deux anciens collaborateurs, Dick Cheney et Donald Rumsfeld : « Rumsfeld and Cheney and the President made a big mistake in justifying going into the war in Iraq. They put the emphasis on weapons of mass destruction. And now, I’ve never publicly said I thought they made a mistake but I felt very strongly it was an error in how they should justify what they were goingt to do. ».

Il avait même repris à son compte l’expression de Colin Powell selon laquelle Dick Cheney avait développé une fièvre ("fever") à propos de la menace terroriste et de l’Irak (« I think that’s probably true. ») pour affirmer qu’il n’aurait certainement jamais déclaré la guerre en Irak avec les raisons invoquées : « If I had been President (…), I don’t think I would have ordered the Iraq war. I would have maximized our effort through sanctions, through restrictions, whatever, to find another answer. ».

Malgré cette critique assez violente de son dernier successeur, la dernière apparition publique de Gerald Ford fut pourtant lors de la visite de courtoisie chez lui du Président George W. Bush Jr le 23 avril 2006. Des funérailles nationales à Washington ont été célébrées sobrement pour lui rendre hommage.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (13 juillet 2013)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Le 14 juillet.
Incompréhensions américaines.
Gerald Ford était contre la guerre en Irak ("The Washington Post" du 28 décembre 2006).

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http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/gerald-ford-1913-2006-unique-138599




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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 10:08

Victoire aux voix serrée de Barack Obama pour son second mandat présidentiel aux États-Unis. Au contraire de 2000, son concurrent Mitt Romney a reconnu dans la nuit sa défaite.


yartiObamaReelu01Barack Obama a été réélu Président des États-Unis ce mardi 6 novembre 2012. S’il est sûr d’avoir au moins 303 grands électeurs et son adversaire 206, ce qui, en grands électeurs, donne une marge appréciable, dans beaucoup de "swing states", la victoire fut très courte (à l’exemple de la Virginie où seulement 1% des voix ont séparé les deux candidats).


Tout le monde a sa chance, aux US !

Dans son discours de remerciement, Barack Obama a voulu relever le défi d’une Amérique réunifiée : « Ce n’est pas important que vous soyez blancs ou noirs, hispaniques, asiatiques ou natifs des États-Unis, que vous soyez riches ou pauvres, jeunes ou vieux, malades ou en bonne santé, homosexuels ou hétérosexuels, vous pouvez tous agir aux États-Unis ! Je pense que nous pouvons saisir ensemble notre avenir. Nous ne sommes pas aussi divisés qu’on veuille bien nous le dire. Et rappelons-nous que nous vivons dans la plus grande nation du monde. Merci Amérique ! Dieu vous bénisse ! ».

Eh oui, le pays n’est pas si divisé que cela même s’il est un peu arrogant de sa part de mettre le superlatif de "plus grande nation du monde". Une heure plus tôt, à Boston, Mitt Romney avait jeté l’éponge et avait salué la victoire de son rival. Il aurait pu adopter une attitude moins conciliante, embaucher une batterie d’avocats pour vérifier un par un les votes en Floride, en Virginie, dans l’Ohio, les trois États clefs qui ont permis une victoire confortable de Barack Obama ce mardi malgré un scrutin très serré.

C’est la continuité triplement pour les institutions politiques américaines : réélection du Président démocrate (et de son Vice-Président, Joe Biden), toujours une majorité républicaine à la Chambre des représentants (complètement renouvelée) et un Sénat démocrate (renouvelé par tiers). Comme le faisait remarquer Jean-Pierre Raffarin, c'est aussi la première fois qu'il y a eu réélection parmi les grands pays après la crise de 2008.

Il faudra donc continuer cette cohabitation qui dure depuis deux ans entre les deux grands partis. Négociations pour se mettre d’accord sur le budget 2013, sur le niveau de la dette publique, des échéances pour fin décembre 2012 qui seront cruciales pour l’économie américaine et le Congrès a un réel pouvoir, pas une simple caisse d’enregistrement de décisions prises par l’Exécutif comme en France.


La particularité d’un scrutin "anti-fédéral"

Barack Obama a obtenu au moins 303 grands électeurs et Mitt Romney 206. Pour l’instant, tous les résultats détaillés ne sont pas encore connus, mais il est possible que Barack Obama ait reçu moins de suffrages que Mitt Romney. C’est le côté baroque du scrutin. Al Gore avait déjà essuyé ce genre d’injustice électorale.

yartiObamaReelu02Et pourtant, ce mode de scrutin (expliqué précédemment) n’est pas si stupide que cela. C’est sûr que si l’on comparait les États-Unis à la France, ce serait aberrant. Imaginer par exemple que le Lozère ou la Creuse fassent basculer une élection pourtant gagnée aux voix. Car il s’agit bien de cela : les États ont un nombre de grands électeurs proportionnel à la population, mais en pratique, les petits États y sont favorisés par un nombre minimal (tout comme la règle des deux sénateurs par État). Le système a pour but de moduler le pouvoir central en laissant les États même petits dans la possibilité de faire barrage à une volonté fédérale.

Non, pour bien comprendre le mode de scrutin américain, il faut se rappeler que les États-Unis sont effectivement un pays fédéral, que beaucoup de décisions sont prises au niveau des États et pas au niveau des États-Unis, comme tout ce qui concerne la société, l’éducation, l’économie, l’environnement etc. (peine de mort, mariage de couples homosexuels, interdiction du foie gras etc. ; les électeurs californiens viennent d’ailleurs de rejeter par référendum l’abolition de la peine de mort).

Et alors, la comparaison des États-Unis non pas avec un pays uni et centralisé comme la France mais avec l’Union Européenne paraît ainsi bien plus pertinente. Imagine-t-on dans un avenir proche l’élection d’un Président de l’Union Européenne au suffrage universel direct ? C’est ce que voudraient beaucoup d’Européens (en France aussi), mais avec un système français, il est probable que le Président européen qui serait élu ne serait jamais qu’allemand, français, britannique ou italien en raison de la proportion des populations. Introduire alors un principe de majorité qualifiée (car il s’agit de cela) avec un quota minimal à atteindre (en d’autres termes, instituer des grands électeurs) permettrait par exemple à des petits États (en population) comme le Luxembourg ou Malte de prendre une part plus déterminante dans ce choix collectif.

Je ne dis pas que c’est le meilleur système ni que je le soutiendrais (car cela fait aussi un peu trop usine à gaz) mais c’est un système qui permettrait au moins d’arrondir la mécanique très tranchante d’un simple scrutin majoritaire. C’est du reste ce que certains avaient également imaginé en voulant faire ratifier les traités européens (le TCE notamment en 2005) par un référendum européen global, commun et simultané, avec des contraintes sur le nombre de pays qui devraient l’approuver et un seuil des populations qui l’approuveraient (au-dessus de la majorité simple).


Cohabitation à l’américaine

L’autre réflexion que l’on peut se faire à l’issue de ces élections américaines, c’est la capacité du peuple américain à reconduire à la fois un Président démocrate et une Chambre républicaine. C’est très courant dans l’histoire politique des États-Unis et l’inverse où un seul parti a seul le dessus sur la Maison blanche et le Congrès est assez rare. En France, on l’imagine mal.

Mais il ne faut pas oublier que les scrutins présidentiels et législatifs se trouvent le même jour, donc, l’électeur qui vote pour son député (représentant) ne connaît pas le nom du futur Président. Alors qu’en France, puisque, avec la mise en place du quinquennat (aux effets que j'ai critiqués) ou la pratique des dissolutions, les élections législatives suivent souvent de quatre ou cinq semaines l’élection présidentielle (ainsi en 1981, 1988, 2002, 2007 et 2012). Les candidats aux législatives, pour surfer sur la vague présidentielle (l’élection présidentielle mobilisant les électeurs), que ce soit dans la majorité ou dans l’opposition, se déterminent alors souvent en fonction de l’Exécutif. Et les électeurs aussi. D’où un concordance assez prévisible (quoique pas obligatoire).

Sans doute peut-on expliquer aussi cette différence dans une part de la mentalité des électeurs : aux États-Unis, les gens sont plus individualistes et leur choix va se porter plus en fonction de la personnalité des candidats qu’en fonction de leur programme politique, d’autant que les enjeux sont moindres qu’en France où le camp adverse propose toujours le grand soir (« réenchanter le rêve français »).


2018, un renouvellement inéluctable

Les 538 grands électeurs choisis par le 215 millions d’électeurs américains se réuniront le 17 décembre 2012 pour réélire formellement le Président des États-Unis. Barack Obama sera investi dans son second mandat le 21 janvier 2013 pour une nouvelle période de quatre ans.

Du côté républicain, c’est un vide de personnalités présidentiables que laisse l’échec de Mitt Romney. Mais les lois de la physique sont impitoyables : le vide attire toujours du plein ! Pour 2016, gageons que le renouvellement de la classe politique américaine se fera, pas seulement pour les républicains, mais aussi pour les démocrates, car je vois mal Joe Biden ou Hillary Clinton devenir candidats des démocrates pour les prochaines présidentielles ; ils auront alors respectivement 74 ans et 69 ans.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (7 novembre 2012)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :

 

Pour comprendre le match Obama vs Romney.

Obama et le Nobel de la paix.

Obama est-il un bon manager ?
Obama et les exécutions capitales.
L’Obama Day (2009).
Obama au plus haut des cieux.
Obama, aubaine des USA.
Obama, la force tranquille.
Pourquoi Obama ?
Obama, futur Président ? (février 2008).
Mode d’emploi électoral.
Idées reçues des élections américaines.
Boîte à outils.

yartiObamaReelu03 




http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/usa-2012-obama-reelu-les-choses-125426



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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 06:54

Réélection de Barack Obama pour un second mandat de quatre ans.


Obama : au moins 303 grands électeurs.

Romney : au moins 206 grands électeurs.


Tous les bureaux de vote ont fermé à 5h00 heure de Paris, y compris la côte ouest.

Pour en savoir plus, cliquer ici :
http://0z.fr/HrJmo


SR

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 05:01

Premiers résultats US 2012 : 5h00 (heure de Paris), avantage pour Obama

Nombre de grands électeurs comptabilisés à 5h00 (sur 538 au total ; majorité à 270).

Obama : 167.
Romney : 182.

La Floride et l'Ohio sont très serrées mais avec avantage pour Obama. Quarante mille de voix séparent les deux candidats en Floride alors qu'il reste encore 10% des voix à dépouiller. Il est possible que la Floride joue le même rôle qu'en 2000.

Tous les bureaux de vote ont fermé à 5h00 heure de Paris, y compris la côte ouest.

Parmi les swing states, le Wisconsin, la Pennsylvanie et le Michigan vont pour Obama.

Pour en savoir plus, cliquer ici :
http://0z.fr/HrJmo


SR

 

 

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 03:30

Premiers résultats US 2012 : 3h30 (heure de Paris), scrutin très serré !

Nombre de grands électeurs comptabilisés à 3h30 (sur 538 au total ; majorité à 270).
Obama : 153.
Romney : 152.

La Floride et l'Ohio sont à 50%/50%. Un millier de voix séparent pour l'instant les deux candidats en Floride sur 6 millions d'électeurs. Il est possible que la Floride joue le même rôle qu'en 2000.

Parmi les swing states, le Wisconsin, la Pennsylvanie et le Michigan vont pour Obama.

Pour en savoir plus, cliquer ici :
http://0z.fr/HrJmo


SR

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 02:10

Premiers résultats US 2012 : 2h10 (heure de Paris)

 

Nombre de grands électeurs comptabilisés.

 

Obama : 64.

Romney : 40.

 

 

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 06:43

Les élections présidentielles américaines du 6 novembre 2012 seront serrées pour départager le Président sortant, le démocrate Barack Obama (51 ans), et le candidat millionnaire républicain Mitt Romney (65 ans). Petit guide pour la nuit électorale.


yartiUSA201201C’est cette nuit que les électeurs américains vont choisir leur prochain Président. En fait, ce mardi 6 novembre 2012 n’est que le dernier jour des opérations de vote puisque le Président sortant lui-même a déjà voté il y a quelques semaines. Les électeurs peuvent en effet voter depuis 2004 au cours d’une période assez étendue de plusieurs semaines.

Tout est très différent du processus électoral français.


Pas de silence de réflexion

Les électeurs américains peuvent donc voter en pleine campagne électorale qui, elle, ne s’arrête pas (les candidats peuvent faire campagne à l’entrée des bureaux de vote). Contrairement à la France, le jour du vote (election day) est en pleine semaine, toujours le premier mardi du mois de novembre, tous les quatre ans ou tous les deux ans (on y élit non seulement le Président des États-Unis mais aussi les représentants, c’est-à-dire les députés, les sénateurs, les gouverneurs, pas tous pour ces deux derniers).

Comme c’est un jour de travail ordinaire, et qu’il n’y a aucune règle qui permet de prendre congé, c’est assez difficile, parfois, de voter le jour du vote, d’où cette (nouvelle) possibilité de voter avant ou par correspondance. Des électeurs américains pourront aussi voter en connaissant déjà les premières tendances : le pays est grand, étendu sur quatre fuseaux horaires et l’électeur de San Francisco peut connaître avant la fermeture de son bureau de vote le résultat (et pas les sondages) du vote dans les États de la côte est.


Conditions de campagne très différentes

Tout est très différent et notamment la sincérité du scrutin. Le matériel pour voter est très hétérogène d’un État à un autre. En 2000, la Floride était sur le fil et a parmi l’élection de George W. Bush contre Al Gore sur environ cinq cents voix parce que de nombreux bulletins n’ont pas été pris en compte. En Floride, pour voter à cette époque-là, il fallait poinçonner un bulletin très compliqué avec beaucoup de choix (élections locales etc.) et certains électeurs l’avaient mal perforé. Il y a aussi des machines électroniques dont la capacité de sincérité et d’inviolabilité reconnues par tous les électeurs reste sujette à caution.

Pour le déroulement de la campagne, la Cour suprême a validé le principe qu’il n’y avait AUCUN plafond des dépenses électorales. Ainsi, les États-Unis vont de surenchères en surenchères, élections après élections. C’est la course aux millions. Cette campagne 2012 pourrait même dépasser le milliard de dollars ! C’est la capacité du candidat à collecter l’argent qui lui donne également une crédibilité. Aucun plafond ni dans les dépenses ni dans les dons, tant provenant des particuliers que des entreprises.

C’est donc les entreprises qui financent les candidats, c’est donc pour elles un investissement, bien plus rentable que du mécénat culturel ou sportif. Il y a aussi des galas qui permettent de recueillir pas mal d’argent, un dîner à mille euros rassemblant un demi-millier d’invités donne déjà un petit pécule en une soirée. Lorsque Nicolas Sarkozy rassemblait dans un repas ses généreux donateurs (limités à quatre mille cinq cents euros par particulier et entreprises interdites en France), c’est en fait sur le modèle américain qu’il se basait. Car le minimum qu’un candidat puisse faire à ses donateurs, c’est au moins un peu d’attention et de relationnel, qu’ils puissent dire qu’ils ont dîné avec le futur Président. Est-ce que cela pourrait influer par la suite sur les décisions politiques ? Ce sont aux électeurs de l’évaluer ou pas, la corruption est durement sanctionnée mais si elle n’est pas connue ?


Mode de scrutin baroque

Enfin, c’est très différent de la France car le scrutin n’est pas du tout une simple élection au suffrage universel direct. Résultat d’accords à usine à gaz du début des États-Unis, ce sont des grands électeurs dans chaque État qui sont choisis par les citoyens américains, et en décembre, ces grands électeurs choisiront le Président des États-Unis. Ces grands électeurs ont un mandat impératif, c’est-à-dire qu’ils sont élus sur une couleur politique (démocrate ou républicain) et s’ils choisissent un autre candidat que celui de leur couleur, ils risquent une procédure judicaire contre eux dans beaucoup d’États pour avoir trahi la confiance de leurs électeurs.

Le hic, dans ce scrutin, c’est que ces grands électeurs sont élus en tout ou rien pour chaque État qui se voit attribuer un nombre de grands électeurs plus ou moins proportionnel à la population. C’est-à-dire que le candidat arrivé en tête dans un État empoche la totalité des grands électeurs attribués à cet État. Cela veut dire que même s’il ne fait que 51% dans chaque État, il aura 100% des grands électeurs du pays. Mais il est rare qu’un candidat obtienne plus de 50% quand le scrutin est serré, comme celui de 2012, car il y a en fait plus de deux candidats, mais seuls les deux grands comptent vraiment, médiatiquement en tout cas, et en cas de troisième candidat assez solide, comme le millionnaire Ross Perot en 1992, il peut juste faire le jeu d’un des deux grands candidats (cela avait entraîné l’éviction de George Bush Sr).

Ce mode de scrutin assez ancien est parfois même très injuste au regard de la démocratie puisque Al Gore a perdu avec environ cinq cent mille voix d’avance sur George W. Bush. Cette règle est acceptée par tous (Al Gore avait reconnu sa défaite et renoncé à continuer une procédure de contestation après la décision de la Cour suprême prise à une voix de majorité pour attribuer la Floride aux républicains) car cela peut aussi se faire dans l’autre sens. Barack Obama pourrait bien garder ce mardi la Maison blanche grâce à ce système.


Qui va gagner ?

A priori, les résultats vont être connus définitivement à partir de trois heures du matin, heure de Paris. Les résultats vont arriver cette nuit au compte-gouttes, en fonction de l’origine géographique.

Qu’en est-il ce mardi 6 novembre au matin ? Il est très difficile de donner des pronostics mais il est clair que l’équipe de Barack Obama est très confiante sur la réélection de leur champion. En voici quelques raisons même si son concurrent Mitt Romney a réussi une belle percée dans les sondages il y a quatre semaines. Il est probable que la gestion de crise de la semaine dernière lorsque l’ouragan Sandy est venu détruire la côte est a contribué à cet état de fait.

Les sondages globaux donnent un léger avantage à Obama avec 48,8% contre 48,1% pour Romney mais comme je l’ai écrit précédemment, ce type de sondage n’est pas du tout pertinent puisqu’un candidat peut perdre en ayant cet avantage global dans l’opinion publique et même dans l’électorat.

Ce qu’il faut analyser, ce sont les sondages États par États et c’est là où la stratégie de campagne des candidats est essentielle. Car il y a pour chaque candidat cinq types d’États :

1. les États où, historiquement, il est très largement majoritaire et dans ce cas, inutile de faire campagne. C’est le cas de la Californie, de l’Illinois, du Massachusetts et de New York pour Obama ; du Texas, du Tennessee, de la Louisiane et de l’Alabama pour Romney, par exemple.

2. les États où il a actuellement une confortable avance mais qui pourrait changer d’une élection à l’autre. C’est le cas entre autres du New Jersey, du Nouveau-Mexique et du Connecticut pour Obama ; de la Géorgie, du Missouri, de la Caroline du sud et de l’Indiana pour Romney.

3. les États où il est actuellement gagnant mais de façon très serrée : le Minnesota pour Obama et l’Arizona pour Romney, par exemple.

4. les États où il est presque sûr de perdre (prendre l’inverse des deux premiers) et dans ce cas, il n’y fera pas plus campagne que s’il était sûr de gagner.

5.
enfin, les "swing states", les "États tangents", ceux qui vont faire basculer l’élection d’un côté ou de l’autre.


Swing states

Les candidats ont donc concentré tous leurs efforts, toutes leurs activités de campagne sur ces swing states, ce qui montrent d’ailleurs l’ineptie de ce mode de scrutin puisque censé représenté l’ensemble des Américains, le futur Président n’aura fait campagne que sur onze États clefs. Qui sont : la Floride (29 grands électeurs), la Pennsylvanie (20), l’Ohio (18), le Michigan (16), la Caroline du nord (15), la Virginie (13), le Wisconsin (10), le Colorado (9), l’Iowa (6), le Nevada (6) et le New Hampshire (4). À eux seuls, ils représentent 146 grands électeurs.

Ce sont donc les sondages (puis les résultats) dans ces États-là qu’il faut scruter pour connaître le gagnant de cette élection. Et dans cette analyse, Barack Obama possède un léger avantage.

Pour l’instant, Obama peut déjà compter sur 201 grands électeurs assurés tandis que Romney seulement 191. Pour gagner, il en faut 270.

Depuis quelques jours, Obama a renoncé à faire campagne en Floride. Les sondages donnent une avance de 1,5% à Romney et cette avance semble insurmontable. Le Président sortant concentre au contraire tous ses efforts, ces derniers jours, sur l’Ohio où il a une avance de 2,9% dans les sondages et qu’il veut consolidée. Ainsi, depuis Sandy, à chaque déplacement, Obama repasse systématiquement dans l’Ohio pour bien renforcer cet avantage.

Dans ces onze États, le candidat qui est en tête dans les sondages ne l’est pas au-delà de 3 à 5% par rapport à son concurrent, ce qui correspond à peu près aux marges d’incertitude des sondages. Cependant, si l’on prend la moyenne de tous les sondages les plus récents, Obama serait en tête dans l’Ohio, le New Hampshire, le Michigan, le Wisconsin, la Pennsylvanie, l’Iowa, le Colorado et le Nevada tandis que Romney serait en tête en Floride et en Caroline du nord. En Virginie, ils sont quasiment à égalité (à 0,3% près).

Si l’on décompte ces informations, cela signifierait qu’Obama pourrait recueillir 89 grands électeurs dans ces États tandis que Romney seulement 44, ce qui ferait qu’en tout, Obama recueillerait 290 grands électeurs, soit vingt de plus que nécessaire.

Même ainsi décompté, cela montre que le scrutin est très serré. Je ne jouerais donc pas à madame Soleil pour quelques heures, car les sondages peuvent se tromper sur de si petits intervalles.


Quel est l’enjeu ?

Sur le fond, y a-t-il vraiment des différences ? Peut-être pas. Peut-être des différences de perception pour les citoyens américains.

Sur le plan international (qui n’intéresse absolument pas les électeurs), il y aurait peu de différences entre Obama et Romney. Aucun des deux ne compteraient s’aventurer dans une guerre contre l’Iran, plus pour des raisons budgétaires que politiques d’ailleurs. On peut juste imaginer que Romney montrerait qu’il n’aime pas la France où il a séjourné pendant deux ans pour devenir évêque mormon chargé de l’église française. Il a trouvé le pays rétrograde, archaïque, incapable de faire ce choc de compétitivité qui lui serait nécessaire.

Sur le plan intérieur, il y a des chances qu’il y ait de vraies différences. Romney serait moins porté à faire de la redistribution que Obama. Or, depuis la crise de 2008, il vaut mieux un Rooservelt qu’un Hoover qui avait littéralement laisser étouffer l’économie. Obama peut s’enorgueillir d’avoir sauvé General Motors alors qu’il est arrivé au pire moment dans son pays. Il a aussi été un réformateur extraordinaire (historique) en instaurant une assurance maladie pour les populations les plus précaires. Si jamais il perdait l’élection ce soir, ce serait cette réforme qui resterait dans l’histoire de son mandat, et ce serait sans doute la cause de sa chute.

Rendez-vous… la nuit prochaine.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (6 novembre 2012)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Obama et le Nobel de la paix.
Obama est-il un bon manager ?
Obama et les exécutions capitales.
L’Obama Day (2009).
Obama au plus haut des cieux.
Obama, aubaine des USA.
Obama, la force tranquille.
Pourquoi Obama ?
Obama, futur Président ? (février 2008).
Mode d’emploi électoral.
Idées reçues des élections américaines.
Boîte à outils.


(La carte électorale de Realclearpolitics représente les nombre de grands électeurs ; le bleu correspond à Obama, le rouge à Romney et le gris les swing states dans les sondages).

yartiUSA201202




http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/usa-2012-cette-nuit-le-choix-obama-125361

 

 

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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 20:01



Les grandes lignes :
LES DEUX FINALISTES SONT :

HOLLANDE et SARKOZY

environ 80% de participation




Les premiers résultats sont :

François HOLLANDE : 29,3%
Nicolas SARKOZY : 26,0%

Marine LE PEN : 18,2%
Jean-Luc MÉLENCHON : 11,1%
François BAYROU : 9,1%

Eva JOLY : 2,2%
Nicolas DUPONT-AIGNAN : 1,4%
Philippe POUTOU : 1,1%

Nathalie ARTHAUD : 0,7%
Jacques CHEMINADE : 0,3%

(Premiers résultats à 20h00 CSA estimation 200 bureaux de vote)


SR

 

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 21:03

(dépêche)

 

 

 

 


Gingrich to Announce Candidacy Online on Wednesday

 

May 9, 2011, 11:17 am

By MICHAEL D. SHEAR
Trying to tap into the spontaneity of Twitter and Facebook, Newt Gingrich, the former speaker of the House, will announce his campaign for the Republican nomination for president on Wednesday by way of the two popular social networking sites, his spokesman, Rick Tyler, said in a Twitter post on Monday.


.@newtgingrich to announce by Twitter and Facebook on WED. Hannity will have the first interview on Fox. Newt speaks to GA Conv. on FRI.
Mon May 09 14:34:52 via web
Rick Tyler
rickwtyler

Mr. Gingrich has been hinting at a formal announcement for a while. On March 3, he persuaded many in the Washington press corps to travel to Georgia, suggesting he would reveal his intentions then. But instead, Mr. Gingrich said he would “test the waters” by establishing a committee that could accept contributions and allow him to travel the country.

Since then, Mr. Gingrich has increasingly seemed like a candidate. Last week, he hired Rob Johnson, a well-known strategist from Texas, to be the campaign manager for his presidential bid-to-be.

Mr. Gingrich stepped down as House speaker in 1998 after acknowledging that he had an extramarital affair with Callista Bisek, then a House staff member and now his wife. A presidential campaign may give Mr. Gingrich an opportunity for political redemption.

As his spokesman noted, Mr. Gingrich plans to begin that effort on the Fox News show hosted by Sean Hannity, a favorite of conservative politicians. (Mr. Gingrich was himself a paid contributor to Fox News until his contract was terminated last week.) And Mr. Gingrich plans to speak at Georgia’s Republican convention on Friday.

 

 

 

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Résultats officiels
de l'élection présidentielle 2012
 


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