Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 20:29

(dépêche)


Victoire du OUI au 2e référendum irlandais sur le Traité de Lisbonne

Les Irlandais disent "oui" au traité de Lisbonne

LEMONDE.FR | 03.10.09 | 09h10  •  Mis à jour le 03.10.09 | 20h03

Une fois de plus, les Irlandais s'y seront pris par deux fois avant d'approuver la ratification d'un traité. En 2001, ils avaient rejeté celui de Nice à 53,9 %. Leur premier ministre d'alors, Bertie Ahern, avait tiré prétexte de la forte abstention pour les faire revoter et en 2002, les Irlandais se prononçaient pour le traité de Nice, à 62,9 %.

Le même renversement vient de se produire sur la question du traité de Lisbonne, destiné à améliorer le fonctionnement de l'Union européenne élargie : les Irlandais l'avaient rejeté à 53,4 % (contre 46 %), en juin 2008. Ils viennent désormais de se raviser et de l'approuver à une écrasante majorité : 67,13 % de oui, 32,87 % de non. La participation, de 53,1 % en 2008, est de 59 % cette année. Dans certaines circonscriptions de Dublin, le oui a dépassé 70 % des suffrages. Sur les quarante-trois circonscriptions du pays, seules deux ont voté non : celles des pêcheurs du comté de Donegal, à l'extrême nord-ouest, dans la partie irlandaise de l'Ulster où le Sinn Fein (parti nationaliste de gauche radicale, partisan du non), est solidement implanté.

"C'EST UN BON JOUR POUR L'EUROPE"

"C'est un bon jour pour l'Irlande, un bon jour pour l'Europe", a déclaré le taoiseach (premier ministre), Brian Cowen. "Désormais, l'Irlande est prête à grandir et à prospérer. Reste à y mettre notre imagination, notre détermination et notre courage." L'homme d'affaires Declan Ganley, qui avait largement contribué à porter la victoire du "non" il y a un an, lui a ironiquement adressé ses compliments : "Je félicite le taoiseach pour l'efficacité de sa campagne. Il sait mener une campagne, c'est un bon politicien." Le vote des Irlandais, a-t-il ajouté, "n'est pas inspiré par l'espoir mais par autre chose, de l'ordre de la crainte. Les Irlandais sont terrifiés. Nous n'avons pas réussi, mais nous avons dit la vérité. Le gouvernement a promis qu'un 'oui' conduirait au retour de l'emploi et de la bonne santé économique. Rendez-vous ici l'année prochaine…" Joe Higgins, le président du Parti socialiste (qui se revendique comme " trotskyste "), dénonce, lui, "la grande coalition : entre les élites politiques, les élites européennes, le grand patronat et la majorité des médias".

Les électeurs ont rejeté les arguments du "non", soutenus par les partis ou mouvements aux extrémités de l'échiquier politique. Très à gauche, le Sinn Fein, le parti People Before Profit et le Parti socialiste (contrairement au le Parti travailliste, lui en faveur du traité), qui condamnaient la perte de souveraineté et l'Europe libérale, malgré le soutien apporté au traité par la quasi-totalité des syndicats. Très à droite, l'association Libertas de Declan Ganley condamnait un traité "antidémocratique" et l'indépendance perdue ; le groupe conservateur ultracatholique Coir prétendait que le traité impliquait la dégringolade du salaire minimum garanti, l'autorisation de l'avortement et de l'euthanasie ; le parti indépendantiste britannique Ukip agitait la menace de l'immigration ou de l'entrée de la Turquie. Son leader, l'eurodéputé Nigel Farrage, est venu faire campagne en Irlande.

"SPÉCIFICITÉS CELTIQUES"

En 2008, ces peurs brandies et mises en forme dans des slogans particulièrement efficaces avaient eu raison du traité de Lisbonne. En 2009, leurs menaces paraissaient usées. Et c'est une autre peur qui l'a emporté. Plus encore que les garanties accordées à l'Irlande par ses partenaires européens sur le maintien de son commissaire irlandais à Bruxelles et sur ses "spécificités celtiques" (taux d'imposition réduit, maintien de la neutralité militaire et de l'interdiction de l'avortement), le contexte de la crise économique a motivé le revirement de l'opinion en Irlande, victime du chômage et d'une récession sans précédent. En 2008, l'Irlande se croyait invulnérable. En 2009, l'Union européenne est perçue à nouveau comme une bouée de sauvetage. Les partisans du "oui" ont convaincu les Irlandais qu'un non de leur part signifierait, politiquement et économiquement, la mise à l'écart de leur pays. Qu'un "oui", au contraire, serait la seule condition pour créer des emplois.

Le gouvernement et les partis politiques parlementaires, tous favorables au "oui" à l'exception du Sinn Fein, ont mené activement une campagne qu'ils avaient totalement négligée il y a un an. Les chefs d'entreprise, dont le PDG de Ryan Air, Michael O'Leary, se sont engagés en faveur du traité au nom de la sauvegarde des investissements, donc de l'emploi. Les syndicats, eux aussi, l'ont massivement soutenu. D'autres très nombreux acteurs de la société civile, au premier rang desquels l'ancien président irlandais du Parlement européen, Pat Cox, ont remonté leurs manches, fait du porte-à-porte et organisé des meetings, pour convaincre toutes les couches de la société civile. Il s'agissait surtout pour eux de marquer la différence entre le vote sur le traité de Lisbonne, "enjeu national à long terme" et la colère que les électeurs étaient tentés d'exprimer contre leur gouvernement : le premier ministre, Brian Cowen, atteint un record historique d'impopularité (89 %). "La sanction du gouvernement sera pour un autre jour", dit Pat Cox.

"CETTE FOIS, ON A MIEUX COMPRIS"

Le retournement de l'opinion est significatif dans de nombreuses circonscriptions. A Cork South Central, celle du ministre des affaires étrangères Micheal Martin, comme à Galway, celle de Declan Ganley, le "non" l'avait emporté en 2008 à plus de 55 %. Le "oui" y triomphe maintenant à plus de 65 %. A la sortie du bureau de vote, vendredi 2 octobre, dans un quartier populaire du centre de Dublin, autour de Francis street, ils expliquaient pourquoi ils s'étaient ravisés. Martin, charpentier en retraite, n'était pas le seul à le dire : "La dernière fois, on nous demandait de voter 'oui' sans prendre la peine de nous expliquer. Cette fois, on a mieux compris. Et vu l'état où on se trouve, rester tout seuls en Europe, ce serait idiot." Rachel, jeune professeur de yoga, avait elle aussi voté non la première fois : "Nos hommes politiques avouaient n'avoir pas lu le traité et n'avaient aucune considération pour nous. Cette fois, leurs arguments ont été forts. Et ceux du 'non', sur le salaire minimum où l'indépendance acquise par nos héros historiques apparaissaient, en revanche, totalement mensongers et stupides."

Les ennuis du traité de Lisbonne, qui doit être ratifié par les Vingt-Sept Etats membres pour entrer en vigueur, ne s'arrêtent pas avec le vote favorable des Irlandais. Le président polonais, Lech Kaczynski, a assuré qu'il le signerait mais le président tchèque, Vaclav Klaus, fait tout pour l'éviter. Il organise indirectement des recours auprès de la Cour constitutionnelle tchèque. Il compte ainsi gagner du temps et ne pas apposer sa signature au traité avant la probable arrivée au pouvoir des Conservateurs britanniques, d'ici au printemps 2010. Leur leader, David Cameron, a promis de revenir sur la ratification du traité de Lisbonne par le Royaume-Uni et, s'il est encore en débat, d'organiser un référendum.

Marion Van Renterghem


Partager cet article
Repost0
27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 21:47

(dépêches)



http://fr.news.yahoo.com/3/20090927/twl-portugal-elections-0ef7422.html
Législatives au Portugal: les socialistes de Jose Socrates favoris
il y a 1 heure 21 min

             Buzzer ! Imprimer Quelque 9,4 millions de Portugais sont appelés aux urnes ce dimanche pour renouveler leur Parlement. Le Parti socialiste du Premier ministre sortant José Socrates est donné favori mais ne devrait pas connaître une victoire raz-de-marée comme en 2005. Lire la suite l'article
D'après deux enquêtes d'opinion parues vendredi, juste avant la journée de samedi où il est interdit de faire campagne et de publier des sondages, le PS recueille 38% des intentions de vote tandis que son principal rival, le parti social-démocrate (PSD, centre-droit), pointe à 30%.

Aucun de ces partis ne devrait donc s'assurer la majorité au Parlement, qui compte 230 sièges. Le vainqueur pourrait donc former un gouvernement minoritaire ou conclure une alliance avec l'un des petits partis: le Parti populaire (conservateur), la coalition Verts/Communistes et le Bloc de gauche.

Quatre heures avant la fermeture des bureaux de vote, quelque 43% des électeurs inscrits s'étaient rendus aux urnes, une participation plus faible qu'en 2005, avec 50% des électeurs qui avaient voté à la même heure, selon le ministère de l'Intérieur.

Le PS a axé sa campagne sur les dépenses publiques afin de relancer une économie qui, au second trimestre, s'est contractée de 3,7% par rapport à la même période l'année dernière. Le chômage est quant à lui passé de 7,9% à 9,1%, avec environ 500.000 demandeurs d'emploi. C'est le taux de chômage le plus haut depuis 20 ans.

Pour relancer l'économie, le PS propose des grands travaux: cinq milliards d'euros pour la construction d'un nouvel aéroport lisboète, trois milliards pour une liaison TGV avec l'Espagne, et 1,7 milliard pour un nouveau pont géant au-dessus du Tage à Lisbonne.

Des dépenses publiques jugées excessives par la "dame de fer" portugaise, grande rivale de Socrates et patronne du PSD, Manuela Ferreira Leite. Conservatrice au plan social, elle est opposée au projet socialiste d'autoriser le mariage homosexuel. AP




http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/09/23/au-portugal-jose-socrates-joue-sa-majorite-socialiste_1244042_3214.html#ens_id=1240833&xtor=AL-32280151
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3214,50-1244042,0.html
Au Portugal, José Socrates joue sa majorité socialiste
LE MONDE | 23.09.09 | 15h33  •  Mis à jour le 27.09.09 | 08h56
Lisbonne Envoyé spécial


a campagne pour les élections législatives au Portugal, qui se tiendront dimanche 27 septembre, se termine comme elle avait commencé ; dans un climat délétère où les rumeurs et les "affaires" ont pris le pas sur le débat politique. Le premier ministre socialiste sortant, José Socrates, en est la cible principale. Ces derniers jours est remontée à la surface une histoire d'écoutes téléphoniques dont le président de la République aurait fait l'objet de la part du gouvernement.


 
Le chef de l'Etat, Anibal Cavaco Silva, membre du Parti social-démocrate (PSD, centre droit), a limogé un proche collaborateur responsable de la "fuite", sans pour autant démentir les informations parues dans la presse, se réservant de les commenter après les élections. Début septembre, le candidat socialiste avait déjà dû se défendre d'avoir obtenu la suppression d'une émission de télévision qui lui était défavorable sur une chaîne privée.

Malgré tout, à quelques jours du scrutin, les différents sondages donnent au Parti socialiste (PS) de M. Socrates une avance grandissante sur le PSD, conduit par Manuela Ferreira Leite. Selon les instituts, le PS pourrait compter sur 32,9 % à 38 % des intentions de vote, contre une fourchette de 29,7 % à 32 % au parti conservateur. Mais les observateurs restent prudents : les sondeurs n'avaient-ils pas donné les socialistes vainqueurs aux élections européennes de juin, finalement remportées par le PSD avec près de 6 points d'avance ?

Appel au "vote utile"

L'érosion du centre droit dans la dernière semaine serait due à la qualité de la campagne menée par Mme Ferreira Leite. Cette économiste austère ne prise guère la fréquentation des estrades où, de surcroît, elle démontre de médiocres talents oratoires. "M. Socrates ne sera gagnant que du fait de la faiblesse de son adversaire, elle est son assurance-vie", estime le politologue Manuel Villaverde Cabral. Face au médiatique leader socialiste, la posture modeste adoptée par la candidate PSD paie d'autant moins que les programmes des deux partis du Centrao (le grand centre) diffèrent peu. "Le PSD a un programme minimaliste parce que ce parti n'est pour l'instant qu'une fédération d'intérêts divergents", reconnaît un de ses cadres.

Le leitmotiv des derniers jours de campagne est l'appel au "vote utile". Le PSD craint une déperdition de voix sur sa droite au bénéfice du CDS-PP (Centre démocrate et social), crédité de 7 % à 8,4 % d'intentions de vote. Côté socialiste, l'union sacrée s'est faite à nouveau autour de José Socrates pour éviter la fuite des électeurs vers la gauche de la gauche comme lors des élections européennes. Le Bloc de gauche (BE, anticapitaliste) semble en mesure de maintenir son score du 7 juin, qui en avait fait le troisième parti portugais. Conduit par l'économiste Francisco Louça, le Bloc compte entre 9,6 % et 12 % des intentions de vote et devancerait la coalition écolo-communiste (CDU) avec 8,4 % à 9,2 %.

"Contrairement à ce qui s'est passé dans la plupart des pays européens, le mécontentement croissant peut être capitalisé par la gauche", se réjouit l'historien Fernando Rosas, l'un des huit députés sortants du BE. "Nous avons une extrême gauche gonflée par trente-cinq ans de politiques droitières", confirme M. Villaverde Cabral, pour qui "le système politique portugais n'évoluera que le jour où le PS fera une ouverture à gauche et où l'extrême gauche acceptera de se compromettre dans une coalition parlementaire".

Il y a peu de chances que cela se produise à l'issue de ce scrutin. Pour Fernando Rosas, "cette échéance n'est qu'une étape dans la construction d'un nouveau pôle pluraliste à gauche autour d'un programme alternatif à celui du grand centre PS-PSD, avec l'appui du vote socialiste de gauche". Pas question d'une coalition, les socialistes le savent : s'ils gagnent, ils devront tenter de gouverner en minorité. Manuela Ferreira Leite serait dans une situation similaire : non seulement le cumul des voix du PSD et du CDS-PP n'atteindra sans doute pas les 44 % qui autorisent une majorité en sièges, mais les leaders des deux formations conservatrices se détestent.

Sans majorité claire, le Portugal risque de se trouver dans une situation de paralysie au soir du scrutin. "Si j'étais le président, je n'investirais pas un gouvernement minoritaire, mais je prendrais le peuple à témoin pour forcer le vainqueur à trouver une majorité parlementaire", explique le sociologue Antonio Barreto. Encore faudrait-il que l'autorité d'Anibal Cavaco Silva ne se trouve pas entamée par la rocambolesque affaire d'espionnage de son palais présidentiel.



Jean-Jacques Bozonnet
Article paru dans l'édition du 24.09.09



Partager cet article
Repost0
27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 21:46

(dépêches)




http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/09/27/les-conservateurs-et-les-liberaux-en-tete-des-elections-legislatives-allemandes_1245900_3214.html#ens_id=1207057
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3214,50-1245900,0.html
Merkel et les libéraux emportent les législatives allemandes, sévère défaite du SPD
LEMONDE.FR avec AFP | 27.09.09 | 18h12  •  Mis à jour le 27.09.09 | 20h57


es électeurs allemands ont accordé dimanche reconduit dimanche 33,5 % des voix aux conservateurs de la CDU-CSU, d'après les sondages sortie des urnes réalisés pour la télévision allemande ZDF. Angela Merkel sera donc reconduite à la chancellerie, et la chef de file de la CDU-CSU a annoncé qu'elle constituerait une coalition de centre-droit avec les libéraux, qui ont obtenu 14,5 % des voix, un score historique pour cette formation.

 
Les projections en sièges donnent une majorité confortable à cette alliance, qui obtiendrait entre 320 et 324 des 598 sièges du Bundestag. Les deux partis formeront ce que les Allemands appellent une "petite coalition", l'alliance d'un des deux grands partis historique avec un ou plusieurs petits partis. Mme Merkel, dont le parti était le favori des sondages mais ne pouvait espérer obtenir seul la majorité absolue, souhaitait à tout prix éviter de devoir former un nouveau gouvernement avec la gauche, également appelé "grande coalition".

SÉVÈRE DÉFAITE DU SPD, PERCÉE DE DIE LINKE

Les électeurs ont infligé une sévère défaite aux sociaux-démocrates du SPD, qui perdent plus de dix points et tombent à 23,5 %. Il s'agit de son plus faible score depuis la fondation de la république fédérale allemande en 1949. S'exprimant à la télévision, le chef de file du SPD, Frank-Walter Steinmeier, a reconnu que son parti avait subi "une défaite au goût amer" et a lancé un appel en direction des jeunes militants du parti. "Vous êtes le futur de notre parti", a-t-il déclaré sous les applaudissements, avant d'ajouter qu'il était désormais temps "de construire une véritable opposition".

A gauche, le nouveau parti Die Linke (La Gauche) réussit cependant une percée au niveau national, avec un score estimé à 13 %. Ce parti de "la gauche de la gauche" rassemble à la fois des soutiens de l'ancien parti communiste de RDA, des militants syndicaux et associatifs, et des déçus du SPD. Jusqu'ici, ses succès électoraux se concentraient essentiellement dans l'ex-Allemagne de l'Est. Les Verts se maintiennent à 10 %, un score proche de ce que prévoyaient les sondages.

La participation a atteint un taux historiquement bas. Seuls 72,5 % des électeurs ont voté ce dimanche, contre 77,7 % aux législatives de 2005, qui constituaient déjà le plus faible taux de participation de l'histoire du pays.


http://fr.news.yahoo.com/3/20090927/twl-france-allemagne-elections-0ef7422.html
Nicolas Sarkozy félicite Angela Merkel
il y a 1 heure 19 min

             Buzzer ! Imprimer Le président français Nicolas Sarkozy a adressé dimanche soir ses "plus chaleureuses félicitations" à la chancelière allemande Angela Merkel, dont le parti chrétien-démocrate, la CDU, est arrivé en tête des élections législatives, a annoncé l'Elysée. Lire la suite l'article
Articles liés
Julien Dray: "Sarkozy s'est laissé aller à des excès de langage"
Arrestation de Roman Polanski: Frédéric Mitterrand s'est entretenu avec Nicolas Sarkozy
Sarkozy télénervé
Plus d'articles sur : Nicolas Sarkozy
Discussion: Nicolas Sarkozy
"Ce succès (...) confirme de manière éclatante la confiance que vos compatriotes vous accordent", poursuit le communiqué de Nicolas Sarkozy.

Le président français lui réaffirme "tout le prix que j'attache à la relations unique" entre les deux pays et se "réjoui(t) de pouvoir compter sur votre engagement personnel pour poursuivre ensemble le renforcement de cette entente". AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090927/twl-allemagne-elections-0ef7422.html
Législatives allemandes: Merkel en passe de former un nouveau gouvernement avec les libéraux
il y a 47 min

 Geir Moulson et Melissa Eddy             Buzzer ! Imprimer La chancelière Angela Merkel était en passe de remporter un deuxième mandat et de former un gouvernement de centre-droit avec les libéraux du FDP grâce aux bons résultats de son parti, la CDU, lors des élections législatives de dimanche en Allemagne, selon des sondages réalisés à la sortie des urnes. Les sociaux-démocrates (SPD) semblaient en revanche se diriger vers une défaite historique. Lire la suite l'article
Articles liés
Nicolas Sarkozy félicite Angela Merkel
Débâcle historique pour le SPD en Allemagne
L'Allemagne sera gouvernée à droite par Merkel, déroute du SPD
Plus d'articles sur : Allemagne
Discussion: Allemagne
A l'annonce des premiers résultats, Angela Merkel, radieuse, a revendiqué la victoire pour former un nouveau gouvernement de centre-droit. "Nous avons réussi quelque chose de formidable. Nous avons réussi à atteindre notre objectif électoral d'une majorité stable en Allemagne pour un nouveau gouvernement", a-t-elle déclaré devant ses partisans à Berlin. Elle a toutefois assuré qu'elle voulait maintenir son approche consensuelle. "Je veux être la chancelière de tous les Allemands", a-t-elle souligné.

Elle a souhaité avoir des pourparlers "rapides et décisifs" avec le chef du Parti libéral-démocrate (FDP), Guido Westerwelle, qui pourrait devenir le prochain ministre des Affaires étrangères. "Je pense que ce soir, nous pouvons vraiment fêter cela, mais je dirais qu'après, il y a du travail qui nous attend", a-t-elle déclaré. "Nous ne voulons pas oublier qu'il y a beaucoup de problèmes à résoudre dans notre pays."

"Nous sommes satisfaits de ce résultat exceptionnel, mais nous savons qu'au-delà de tout, cela veut dire responsabilité", a déclaré pour sa part M. Westerwelle à ses partisans. "Nous sommes prêts à prendre cette responsabilité. Nous voulons contribuer à gouverner l'Allemagne, parce que nous devons nous assurer qu'il y ait un système d'imposition équitable, de meilleures chances en matière d'éducation et que les droits des citoyens soient à nouveau respectés".

La chancelière sortante espérait pouvoir mettre fin à l'occasion de ce scrutin à quatre ans de "grande coalition" avec le SPD de Frank-Walter Steinmeier, pour former un gouvernement avec le Parti libéral-démocrate (FDP). Selon des estimations des chaînes de télévision ARD et ZDF, elle devrait y parvenir, aidée par le bon score du FDP.

D'après un sondage sortie des urnes d'ARD, les conservateurs de l'Union chrétienne-démocrate (CDU, centre droit) obtiendraient 33,5% des suffrages, le Parti social-démocrate (SPD, centre gauche) 22,5%, le FDP 15%, Die Linke -le Parti de gauche- 12,5%, et les Verts 10,5%.

Selon un autre sondage sortie des urnes de ZDF, la CDU arriverait en tête avec 33,5%, devant le SPD (23,5%), le FDP (14,5%), Die Linke (13%) et les Verts (10%).

Si ces résultats se confirment, ce serait le pire résultat pour les sociaux-démocrates lors de législatives depuis la Seconde guerre mondiale.

Frank-Walter Steinmeier a reconnu la défaite des sociaux-démocrates. "Il n'y a pas à discuter: c'est une défaite amère", a déclaré M. Steinmeier, ministre des Affaires étrangères et vice-chancelier de la "grande coalition" sortante, en souhaitant mener une opposition forte.

Angela Merkel a affirmé qu'un changement de coalition était nécessaire pour assurer une croissance économique plus forte. En se joignant au FDP, elle espère réduire les impôts et arrêter un plan visant à fermer définitivement les centrales nucléaires en Allemagne d'ici 2021.

Volker Kauder, le chef de file des conservateurs au Bundestag, a affirmé qu'une majorité de centre-droit semblait "atteignable". "Nous sommes parvenus à nos objectifs électoraux et c'est un bon résultat pour notre pays", a déclaré Volker Kauder à l'ARD.

La coalition CDU-FDP devrait disposer d'une majorité en sièges au Parlement, même si l'alliance des deux partis ne représente pas plus de 50% des voix, selon ARD.

Quelque 62,2 millions d'Allemands étaient appelés aux urnes ce dimanche pour élire leur Parlement. La campagne s'est fortement focalisée sur les questions économiques. Elle a été marquée également par des menaces de dernière minute proférées par des groupes islamistes reprochant à Berlin son engagement en Afghanistan. AP

http://fr.news.yahoo.com/69/20090927/twl-merkel-victorieuse-les-cinq-leons-du-b11dcaf.html
Merkel victorieuse, les cinq leçons du scrutin allemand (mis à jour)
il y a 59 min

             Buzzer ! Imprimer Les électeurs allemands ont reconduit ce dimanche à la chancellerie la conservatrice Angela Merkel, qui a annoncé être en mesure de constituer une coalition avec les libéraux du FDP. Lire la suite l'article
Photos/Vidéos liées Merkel victorieuse, les cinq leçons du scrutin allemand (mis à jour) La CDU (avec la CSU) obtient 33,4% des voix selon les sondages réalisés à la sortie des urnes, le SPD 23%, les libéraux du FDP 14,7%, les Verts 10,4% et la gauche radicale (die Linke) 12,6%.

Cette présentation très claire et efficace des sondages de la chaîne de télévision ARD est actualisée sur le site de Die Welt. Voici les résultats à 19 heures :

Les résultats en pourcentage

Les variations par rapport à la dernière élection : la chute du SPD

La projection en sièges

La future coalition : pourquoi Angela Merkel n'a plus besoin de la SPD pour gouverner et peut former une nouvelle coalition avec les libéraux.

Angela Merkel va pouvoir constituer une coalition de centre-droit avec les libéraux, au lieu des socio-démocrates du SPD avec lesquels elle avait gouverné sous la précédente législature. La projection en sièges donne une majorité à cette alliance qui obtiendrait entre 320 et 324 des 598 sièges du Bundestag. « Je suis heureuse que nous ayons réussi une grande chose, obtenir une majorité stable dans un nouveau gouvernement composé des conservateurs et du parti libéral », a-t-elle déclaré à ses partisans.

Guido Westerwelle, chef du FDP, a de quoi être satisfait : sous sa direction, le parti libéral a obtenu le meilleur résultat de son histoire et serait en mesure de participer au gouvernement pour la première fois depuis 1998.

Die Linke fait aussi partie des « gagnants » de cette journée électorale. Le parti d'Oskar Lafontaine a obtenu son meilleur résultat au Parlement (jusqu'à maintenant 8,7% en 2005). Les Verts, quant à eux, progressent légèrement. Les vainqueurs du scrutin sont les petits partis.

Le candidat malheureux du SPD Frank-Walter Steinmeier a pris acte de sa défaite. Il a parlé d'un « jour amer pour la social-démocratie » et a annoncé qu'il agirait désormais comme chef de l'opposition au Bundestag. Le SPD perd plus de dix points depuis les dernières élections de 2005. Il s'agit de son plus faible score depuis la fondation de la république fédérale allemande en 1949.

Laurent Mauriac et Marie-Sophie Keller

...

Lire la suite sur Rue89
http://www.rue89.com/2009/09/27/victorieuse-angela-merkel-devrait-gouverner-avec-les-liberaux

http://fr.news.yahoo.com/79/20090927/twl-angela-merkel-le-triomphe-de-la-disc-fe7f0c9.html

http://www.slate.fr/story/10817/angela-merkel-le-triomphe-de-la-discretion-et-de-opiniatrete-victoire-elections
Par Lisa Louis
DU MÊME AUTEUR
Lisa Louis Journaliste allemande. Vit à Paris et Londres.

Publications de Lisa LouisAngela Merkel, le triomphe de la discrétion et de l'opiniâtreté (MàJ) 
Angela Merkel, le triomphe de la discrétion et de l'opiniâtreté (MàJ)
La chancellière «préférée des allemands» a gagné les élections législatives et fera un deuxième mandat.

 | dimanche 27 septembre 2009
allemagne Angela Merkel élections MONDE Partager sur:  Sur fond de participation historiquement basse, la chancelière allemande Angela Merkel semble avoir remporté dimanche 27 septembre aux législatives fédérales son pari et pourra gouverner en coalition avec les libéraux du FDP, tandis que les sociaux-démocrates du SPD enregistrent une déroute historique.


Selon les dernières estimations des deux grandes chaînes publiques allemandes, ZDF et ARD, une coalition noir-jaune (CDU/CSU et Libéraux du FDP) pourrait s'appuyer sur une majorité claire et nette au Bundestag, la chambre basse du parlement allemand.

La CDU/CSU obtiendrait, d'après ZDF, 33,5%, le SPD 23,3%, le FDP 14,6%, les Verts 10,2% et La Gauche (Die Linke) 12,9%. La dernière estimation d'ARD donne 33,4% à la CDU/CSU, 22,7% au SPD, 14,8% au FDP, 10,6% aux Verts et 12,5% à La Gauche.


Angela Merkel est la «chancelière préférée» des Allemands - 40% de la population voterait pour elle aux élections ce week-end, selon les derniers sondages. Mais il y a 20 ans, peu de mes compatriotes se seraient doutés de l'ascension à venir de cette étoile politique discrète.

Je me rappelle le jour J. J'avais 8 ans, j'étais assise devant la télévision en pyjama, dans notre appartement à Marbourg - petite ville de 80.000 habitants dans le centre de l'Allemagne. Je regardais les images de la foule réunie à Berlin, les Allemands se tombaient dans les bras des uns et des autres, dansaient de joie, chantaient et pleuraient. Moi aussi, je pleurais. Et mon père murmurait, incrédule: «Cela y est, le mur est tombé!» Après 40 ans de séparation en Est et Ouest, l'Allemagne était réunie. Non seulement cet événement a été un grand moment pour toutes familles que ce rempart, apparemment insurmontable, a séparées - et pour toute l'Allemagne - mais il a aussi ouvert la porte à une femme qui, discrètement, a fait son chemin dans le monde politique son grand atout étant justement - cette discrétion qui masquait son ambition et sa force de caractère.

A l'époque, Angela Merkel était inconnue sur la scène politique. Née à Hambourg en 1954, elle a grandi à Templin, dans l'Est de l'Allemagne, pas loin de la frontière germano-polonaise. Après son baccalauréat, cette fille de pasteur évangélique fait des études de physique à Leipzig, puis travaille à l'Académie des sciences à Berlin où elle fait sa thèse.

Sa manière d'être me rappelle mes amis chercheurs: «je ne suis pas courageuse de manière spontanée, a-t-elle avoué à l'auteur de sa biographie, Evelyn Roll. J'ai besoin d'un temps de démarrage considérable et j'essaie de réfléchir beaucoup avant d'agir».

Ainsi, durant les mois agités précédant la réconciliation allemande, elle ne participe pas au mouvement contestataire. Ce n'est qu'après la chute du mur qu'elle réagit et rejoint le parti « Départ démocratique » (DA), fondé en octobre 1989.

Quelques mois plus tard, Angela Merkel devient porte-parole adjointe du premier et dernier gouvernement élu librement en République démocratique allemande. C'est un avancement rapide qui est, au moins partiellement, lié aux bons contacts de son père pasteur.

En octobre 1990, quand le DA fusionne avec le CDU, Angela Merkel rencontre pour la première fois le chancelier de l'époque Helmut Kohl - l'homme du pouvoir qui a rendu possible l'ascension de la femme de l'Est dans ce parti conservateur construit exclusivement avec des membres originaires de l'Ouest allemand. Une anecdote récemment racontée par la chancelière devant l'assemblée des femmes politiques du CDU à Duisbourg, ville en région de Rhénanie-Westphalie, montre à quel point sa féminité discrète l'a aidée sur ce chemin.

Elle s'est souvenue qu'à l'époque Helmut Kohl avait convoqué «sein Mädchen» (sa fillette), comme le chancelier appelait Angela Merkel d'habitude, dans son bureau pour un entretien concernant le poste de ministre des Femmes et de la Jeunesse. «Bien sûr que j'avais révisé le programme du CDU», a-t-elle relaté à Duisbourg. Mais - rien à voir avec ce que Helmut Kohl voulait savoir: «madame Merkel, comment vous entendez-vous avec les femmes?», demandait-il. Et elle répondit: «avec ma mère et ma sœur: bien. J'ai aussi eu des amies. Mais pendant mes études de physique, j'étais la seule femme à côté de 17 hommes.» «Ok, aurait rétorquait le chancelier, vous devenez ministre des Femmes.»

Une féminité discrète

Angela Merkel se distingue donc par le fait qu'elle ne compte pas sur sa féminité. Pour moi, elle n'a jamais été un symbole de l'émancipation comme par exemple Alice Schwarzer, rédactrice en chef du magazine féminin/-iste «Emma» et défenseuse véhémente des droits de la femme - qui a semé le trouble dans la société traditionnelle allemande pour la première fois en 1971 avec une campagne titrée «Wir haben abgetrieben!» (L'avortement: nous l'avons fait). De fait, la chancelière dit d'elle-même qu'elle «ne parle pas beaucoup de sa féminité - même si je suis perçue comme une femme à voir le grand nombre d'articles qui ont pour objet ma coupe de cheveux ».

Mais peut-être c'est aussi pour cela qu'elle a réussi à prendre et sans doute à conserver le pouvoir. Car, bien qu'elle n'ait jamais été le symbole d'une belle femme pour moi, c'est probablement cette féminité mesurée qui fait qu'elle a été perçue avant tout comme une personne politique - au lieu d'une femme politique. Comme Angela Merkel le dit elle-même, «alors qu'il y a quatre ans, aux dernières élections parlementaires, beaucoup d'électeurs étaient troublés par la possibilité qu'une femme devienne chef d'Etat, aujourd'hui ils ont compris que cela peut fonctionner». Autrefois, les hommes politiques n'auraient pas su comment discuter et débattre avec leurs collègues féminins - «il y avait une contradiction entre la courtoisie vis-à-vis de la femme et le débat politique», se rappelle-t-elle. Aujourd'hui, cette contradiction a disparu.

La discrétion de la chancelière Merkel lui a aussi servi à avancer masquée. Sa manière sèche de parler, sa façon austère de s'habiller et sa mine inexpressive - «il n'y a que peu d'hommes politiques qui sont capable d'avoir un regard avec aussi peu d'expression», souligne le magazine «Der Spiegel» - ont aussi fait dire à des gens comme mon père que ce «gretchen» (quelqu'un d'apparence insignifiante) ne gravirait jamais les échelons de la hiérarchie politique.

Rares étaient ceux qui y croyaient, qui voyaient que cette femme avait du potentiel - comme mon ancien professeur de philosphie au collège. «Lisa, m'a-t-il dit un jour d'été en 1998, après que j'ai exprimé mes doutes quant à la carrière future de Merkel, ne te trompe pas - elle ira loin. Je pense qu'elle deviendra même chancelière un jour!»

Angela Merkel se retourne contre son protecteur

Entretemps, la femme aux cheveux courts quitte le ministère des Femmes et de la Jeunesse pour celui de l'Environnement, la Protection de la nature et la Sécurité nucléaire. Puis, en 1998, elle continue son chemin et devient secrétaire générale du CDU.

Deux ans plus tard, Angela Merkel se retournera contre son protecteur Helmut Kohl lors de la «Spendenaffäre» (l'affaire de dons): le CDU a caché des millions d'euros de pots-de-vin, déguisés en dons, sur des comptes bancaires. Merkel publiera un article dans le journal «Frankfurter Allgemeine Zeitung» où elle fustige le «système Kohl». Peu après, elle prendra la place de Wolfgang Schäuble, lui étant obligé de quitter son poste en raison de la Spendenaffäre, et deviendra présidente du CDU.

Encore deux ans plus tard, elle échangera ce poste contre celui de présidente dy groupe de la CDU au  parlement allemand, le «Bundestag ». Et c'est ainsi que le 22 novembre 2005, Angela Merkel prêtera serment pour devenir chancelière - en tant que première femme et première citoyenne de la partie est de l'Allemagne à le faire dans l'histoire de l'Allemagne.

Pendant les quatre années suivantes, elle ne perdra pas cette discrétion inhérente à son caractère. Un fait qui n'est pas toujours apprécié comme le montre un commentaire de l'hebdomadaire «Der Spiegel» : «pendant trois ans, Angela Merkel a gouverné de manière confortable sans avoir trop de projets. Elle a sécurisé son pouvoir et n'a fait que le nécessaire.»

De même, sa campagne électorale pendant ces dernières semaines a été tellement incolore que les médias allemands - et même étrangers - n'ont pas arrêté d'écrire sur le fait qu'il n'y a rien à écrire. «Le trait de caractère de [Angela] Merkel le plus important est qu'elle ne prend pas de position», souligne mon père presque à chaque fois que nous discutons sur les élections.

Et pourtant cette stratégie marche auprès des électeurs, doit avouer le magazine politique dans le même article. Son auteur décrit la performance récente d'Angela Merkel dans le talk show politique de Anne Will. Quand la présentatrice a demandé si la chancelière était capable de faire face à la crise économique, l'invitée a répondu de manière lapidaire: «Ben oui, je pense.» Par la suite, le public l'a récompensé avec des applaudissements pendant toute l'émission. «[Angela] Merkel établit le contact direct avec le peuple, elle construit un lien [avec lui] à travers les médias, écrit «Der Spiegel». Maintenant, elle est la chancelière du peuple et non seulement chancelière et présidente du parti. C'est elle qui s'occupe du «Janze» (de l'ensemble), elle est la reine de l'Allemagne, elle est Germania.»

Lisa Louis

Lire également: Angela Merkel restera, mais avec quelle coalition?

Image de Une: Angela Merkel lors de son dernier meeting de campagne à Berlin Fabrizio Bensch / Reuters







http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/09/24/oskar-lafontaine-le-perturbateur-de-la-gauche_1244624_3214.html#ens_id=1207057
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3214,50-1244624,0.html
Profil
Oskar Lafontaine, le perturbateur de la gauche
LE MONDE | 24.09.09 | 15h53  •  Mis à jour le 24.09.09 | 15h54
Berlin Correspondante


e cauchemar des sociaux-démocrates allemands, c'est lui : Oskar Lafontaine, leur ancien patron, aujourd'hui chef de file de la gauche radicale, Die Linke. L'homme qui risque encore de leur tailler des croupières aux élections législatives du 27 septembre. Pour son parti, sa création, il vise 10 % des suffrages et plus. Autant de voix volées au Parti social-démocrate (SPD). Ces derniers mois, ne l'avait-on pas dit en bout de course ? Il a triomphé dans son fief de la Sarre aux régionales du 30 août. Sous les couleurs de Die Linke, il a rallié presque 22 % des voix.

 
Personne ne pourra plus nier à ce physicien de formation ses qualités de stratège et un instinct politique hors pair. Oskar Lafontaine a su remettre au goût du jour des thèmes identitaires de la gauche : la justice sociale, la lutte contre les privilèges, le refus des aventures militaires extérieures, en Afghanistan ou ailleurs. "Il sent les choses aussi précisément qu'un sismographe, avec toujours un temps d'avance", s'enthousiasme Klaus Ernst, vice-président de Die Linke. Ses discours truffés de bons mots électrisent ses supporters.

Depuis son bureau exigu du Bundestag, l'intéressé semble contempler tout ce remue-ménage avec une sorte de distance ironique. Nonchalamment, il tend une caricature parue le même jour dans la presse allemande. Il y est représenté en train de lire un journal aux gros titres éloquents : "Steinmeier (le candidat du SPD) présente un plan de retrait d'Afghanistan", "Le SPD et Merkel favorables à une taxe internationale sur la spéculation". Commentaire du personnage fictif : "Il m'est bien égal de savoir qui sera chancelier sous ma direction." Le vrai complète, satisfait : "Au fond, la seule question intéressante dans cette campagne, c'est le score que va faire Die Linke."

Oskar Lafontaine ou le mythe de l'éternel retour. Le parcours politique de ce petit homme au nez pointu et au verbe vif se lit comme une histoire de morts successives et de résurrections. Cet enfant d'un père boulanger tombé à la guerre, devenu maire de Sarrebruck à 33 ans, ministre-président de la Sarre pendant treize ans et propulsé à tête du SPD en 1995, n'imaginait pas d'autre place que la première. Sans jamais l'obtenir. En 1998, Gerhard Schröder lui passe devant pour le poste de candidat à la chancellerie et triomphe contre Helmut Kohl. Lui doit se contenter du portefeuille des finances. Six mois plus tard, il jette l'éponge, opposé à la stratégie de recentrage de ce chancelier qu'il avait pourtant largement contribué à faire gagner.

Parmi ses anciens compagnons, peu lui ont pardonné d'avoir laissé orphelin un SPD en pleine crise. Encore moins d'avoir organisé avec tant d'efficacité l'opposition de gauche au parti. Car c'est sous sa férule et en tandem avec le brillant avocat d'ex-RDA, Gregor Gysi, que se réalise, en juin 2007, l'union d'un mastodonte néocommuniste de l'Est, le PDS, avec un petit parti radical de l'Ouest, le WASG. Trois ans après sa création, Die Linke s'est imposé pour de bon dans le paysage politique allemand.

"Lafontaine a du nez et sait ce que les gens veulent entendre", s'agace l'eurodéputé social-démocrate Jo Leinen qui fut l'un de ses lieutenants pendant près de dix ans en Sarre. "Mais il a parfaitement conscience qu'il ne pourrait tenir aucune de ses promesses, fustige l'ancien collaborateur. C'est un populiste."

"Populiste", l'éternel refrain dès lors qu'on évoque Oskar Lafontaine. Car ce brillant esprit formé chez les jésuites n'a jamais peur de forcer le trait pour séduire son électorat. "Et puis quoi ?, interroge-t-il, un brin dédaigneux. En Allemagne, on est suspect dès qu'on exprime un avis différent, même s'il représente l'opinion du plus grand nombre."

L'OTAN ? Il réclame sa dissolution. Les impopulaires réformes du système social lancées par le SPD ? Il faut les abolir. Les plus riches ? A eux de payer pour les autres. Ce bon vivant amateur de vins fins se pose en héraut de la classe ouvrière et propose d'instaurer "l'impôt des millionnaires".

Le style autoritaire, les discours radicaux d'Oskar Lafontaine continuent à faire grincer des dents au sein même de Die Linke. Lui n'en a cure et maintient sa ligne. "La Gauche" sait bien ce qu'elle doit à "Oskar". "Il l'incarne", dit Klaus Ernst. Il en est surtout "la machine à vapeur", a résumé la Süddeutsche Zeitung. Se posera, en 2010, la question de sa reconduction à la tête du parti. L'on saura alors si Die Linke voit en lui plus qu'une locomotive électorale.



Marie de Vergès
Article paru dans l'édition du 25.09.09

http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/09/27/merkel-heureuse-steinmeier-amer_1245916_3214.html#ens_id=1207057
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3214,50-1245916,0.html
Merkel "heureuse", Steinmeier "amer"
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 27.09.09 | 19h54


ngela Merkel "satisfaite et heureuse". La chancellière sortante, qui va être reconduite, a estimé que malgré un score plutôt décevant de sa formation conservatrice, la CDU, son parti avait "atteint notre objectif électoral consistant à pouvoir mettre sur pied un gouvernement stable", a-t-elle dit, souriante, devant des militants chrétiens-démocrates enthousiastes. "Je crois que ce soir, nous pouvons nous laisser aller à faire la fête !", a-t-elle lancé à ses partisans. "Ce soir, je suis satisfaite et heureuse!".

 
L'"amertume" des sociaux-démocrates du SPD. "Les électeurs ont tranché et ce résultat marque un jour amer pour la social-démocratie allemande", a sobrement commenté Frank-Walter Steinmeier, le candidat du parti de centre-gauche à la chancellerie, en reconnaissant la défaite de son parti, qui perd plus de dix points par rapport à 2005. "Il n'y a aucun moyen de le présenter favorablement, ce résultat est une amère défaite", a-t-il ajouté devant ses partisans réunis à Berlin. Steinmeier, gé de 53 ans, était vice-chancelier et ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de "grande coalition" dirigé par Angela Merkel depuis les élections de 2005. "J'entends fournir ma contribution désormais en tant que chef de l'opposition au Bundestag", a déclaré Steinmeier. "En ce soir d'amertume, je n'entends pas fuir mes responsabilités", a-t-il dit, avant d'annoncer qu'il était prêt à se représenter à l'élection à la présidence du SPD.

"Un résultat excellent" pour le FDP. Le chef du FDP, Guido Westerwelle, dont la formation a réalisé son meilleur score depuis sa création avec plus de 14 % des voix, s'est félicité de "ce résultat excellent". Il a promis de faire en sorte que l'Allemagne ait un "système fiscal équitable, d'améliorer les chances en matière d'éducation et de défendre les libertés individuelles".



http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/09/26/joschka-fischer-l-allemagne-est-en-transition_1245487_3214.html#ens_id=1207057
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3214,50-1245487,0.html
Joschka Fischer : "L'Allemagne est en transition"
LE MONDE | 26.09.09 | 14h43  •  Mis à jour le 27.09.09 | 09h26
Berlin Envoyée spéciale


oschka Fischer, 61 ans, a été vice-chancelier et ministre Vert des affaires étrangères du gouvernement de Gerhard Schröder, issu d'une coalition entre sa formation et le Parti social-démocrate (SPD), de 1998 à 2005. Autodidacte, ancien militant d'extrême gauche, il a condamné le terrorisme de la bande à Baader dans les années 1970 et conduit les Verts à rompre avec le pacifisme pour soutenir l'intervention militaro-humanitaire dans les Balkans et en Afghanistan. Il est aujourd'hui conseiller pour différentes entreprises, notamment pour le projet Nabucco, le pipeline destiné à réduire la dépendance énergétique de l'Europe à l'égard de la Russie. Toujours membre des Verts, il s'est retiré de la vie politique, dont il reste un observateur perspicace et sans tendresse.


 
Quelles sont les caractéristiques de la campagne qui a précédé l'élection du 27 septembre ?

J'y suis totalement extérieur. La campagne a été très ennuyeuse et il y a deux raisons à cela. La première est que les deux candidats, Angela Merkel et Frank-Walter Steinmeier, sont plus des technocrates que des dirigeants politiques. L'un et l'autre seraient parfaits à la Commission à Bruxelles : très forts pour le compromis, mais aucune stratégie. Angela Merkel ne gouverne pas vraiment. Elle ne prend pas de risques. Elle l'a fait quand elle était chef de l'opposition en 2005, et elle s'est presque tuée par son programme explicitement néolibéral. Elle en a tiré les conclusions : elle a, depuis, éliminé toute audace et s'est toujours conformée à la pensée dominante. Ce n'est pas ce que j'appelle un leadership.

La deuxième raison qui explique l'ennui de cette campagne est qu'on n'arrive pas à sortir de la grande coalition. L'Allemagne est en pleine transition politique. Avec l'émergence de Die Linke (gauche radicale), nous sommes passés d'un système à quatre partis à un système à cinq partis. Les élections régionales, en août, ont montré que c'était désormais une réalité, même à l'Ouest. C'est une transformation substantielle car les "petites coalitions" (formées avec un seul des deux grands partis et un petit parti) seront de plus en plus l'exception, et non la règle. C'était l'inverse auparavant. La grande coalition de 1965 et celle d'aujourd'hui, qui sont préjudiciables au pays, étaient des exceptions. Le nouveau système bouscule tout cela.

La grande coalition est critiquée pour son consensus mou, mais, a contrario, elle a redoré le blason des petits partis. N'est-ce pas un gain pour la démocratie ?

Encore faudrait-il que les dirigeants de ces petits partis ne soient pas dépassés par la réalité ; qu'ils tiennent compte du fait que le vieux système ne fonctionne plus ; qu'ils conçoivent de nouvelles alliances entre eux pour rendre possible une majorité qui évite la grande coalition. Un grand parti a besoin désormais de deux petits partis, et non plus d'un, pour former une majorité. Or ceux-ci se bloquent les uns les autres.

Les Verts disent : on veut bien gouverner avec le SPD (sociaux-démocrates) et le FDP (libéraux), mais pas avec les libéraux et la CDU (conservateurs) ensemble. Les libéraux disent : on veut bien gouverner avec les Verts et la CDU, mais pas avec les Verts et les sociaux-démocrates ensemble... Bref, tous ces petits partis nous disent : continuez comme avant avec la grande coalition. Il n'y a donc pas d'alternative. Il faudra les élections de 2013 et un changement de génération pour que les petits partis surmontent ces blocages.

Les Verts devraient-ils accepter une coalition avec les libéraux et la CDU ?

Je ne donne pas de conseils. Je constate que les Verts et les libéraux ne sont pas prêts à se rencontrer. Le résultat sera soit une coalition FDP-CDU, soit une nouvelle grande coalition. Je ne vois pas d'autre possibilité. Mais la situation est très volatile, on peut aussi avoir des résultats surprenants.

La crise a-t-elle montré, en Allemagne comme en Europe, la faiblesse non seulement des partis sociaux-démocrates, mais d'une pensée social-démocrate ?

La gauche n'est pas en forme mais la social-démocratie est accomplie, bien réelle. Si les grands-parents ou les arrière-grands-parents des ouvriers voyaient la classe ouvrière aujourd'hui, malgré les déficits et les difficultés de la vie, que constateraient-ils ? Le système de santé pour tous, les retraites pour tous, une Sécurité sociale de base pour tous, des salaires minimums, l'éducation gratuite... c'est la social-démocratie !

Tous les citoyens du monde seraient heureux de vivre dans ces conditions, sans compter la liberté individuelle garantie par l'Etat de droit. Je suis assez vieux pour me rappeler les années 1950 et 1960 en France et en Allemagne, c'était très différent. La social-démocratie a réussi. On le voit chez vous, chez nous, partout.

Vous avez les socialistes, les gaullistes, mais sur les questions fondamentales, tous ont un programme social-démocrate, tous sont pour l'Etat providence. Sarkozy, Merkel, Steinmeier sont sociaux-démocrates. A l'exception peut-être du Royaume-Uni, tous les pays le sont en Europe.

Quels devraient être les nouveaux objectifs des partis progressistes ?

Le problème est qu'on est dans une crise sévère, et que ce n'est pas la dernière. Nous vivons sous la menace du changement climatique, d'un énorme changement démographique, il y a la question, liée à la démographie, de l'immigration. Tout un éventail de défis qui ne sont pas réellement pris en compte par le système politique, à droite comme à gauche. Beaucoup de paroles, mais pas de vraies réformes. Quand on parle d'immigration, c'est seulement pour parler de la limiter, parce que c'est populaire. Personne ne dit qu'après 2013, quand les enfants du baby-boom nés en 1948 ou 1952 auront l'âge de la retraite, le marché du travail sera bouleversé. Il faudra affronter l'industrialisation de la majorité du monde, l'accroissement de la population mondiale, les effets sur le climat et l'environnement, la crise et le système financier instable.

Ces nouveaux défis exigent de nouvelles réponses de la gauche. Les Verts ont pris conscience du défi environnemental. Une autre gauche plus traditionnelle, Die Linke en Allemagne, veut revenir aux années 1970. Ils ne parlent pas du changement démographique, du vieillissement de la population qui sera le grand défi pour nous tous, notamment pour les retraites et le système de santé. La globalisation signifie l'industrialisation des parties du monde qui n'étaient pas ou qui étaient seulement partiellement industrialisées, telles que l'Inde, la Chine, le Brésil, le Mexique. La gauche s'est occupée de l'anti-impérialisme, mais elle ne pensait pas au monde en voie de développement. Les travailleurs du monde industrialisé avaient le monopole. La globalisation a changé cela.

Et puis vous avez l'Europe. Il n'y a pas de position européenne commune des partis progressistes. Comment négocier aujourd'hui, au niveau syndical, avec une entreprise comme General Motors ? GM n'est pas seulement un problème allemand, c'est un problème espagnol, belge, polonais - européen donc. Les syndicats ne savent pas faire avec ces nouveaux défis. Chacun regarde chez soi.

L'engagement militaire de l'Allemagne au Kosovo, que vous avez soutenu, a été un événement dans l'histoire du pays après la guerre. La tournure que prend la situation en Afghanistan vous fait-elle repenser les limites de l'intervention militaire ?

J'ai été l'un des seuls à défendre un engagement accru de l'Allemagne en Afghanistan. Après le 11-Septembre, quelle alternative y avait-il à l'intervention militaire puis à l'aide à la reconstruction du pays ? L'Afghanistan a été la première victime de cette idée folle qu'était la guerre en Irak. A Bonn, en 2001, nous avons marqué un pas en fixant une stratégie politique et un calendrier pour reconstruire le pays.

La véritable erreur de l'OTAN est de n'avoir pas développé de nouvelle stratégie quand le processus de Bonn est arrivé à terme. Il y a un sérieux déficit de stratégie politique et de ressources pour les investissements. Les Etats-Unis ont poursuivi trop longtemps une politique de bombardements mais la grande erreur de la France et de l'Allemagne, après 2006, a été de ne pas aider nos alliés dans le sud de l'Afghanistan. Puis le Pakistan est sorti du consensus régional qui avait été mis en place à Bonn.

C'est le Pakistan qui a renforcé le pouvoir des talibans, pas l'OTAN. Il faut redéfinir une stratégie politique, pas se retirer d'Afghanistan. Et que l'Europe agisse en fonction de ses intérêts stratégiques. Au lieu de cela, nous sommes en train de nous aliéner la Turquie, en la repoussant de l'Union européenne.



Propos recueillis par Marion Van Renterghem
Article paru dans l'édition du 27.09.09

http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/09/27/l-allemagne-vote-sous-le-soleil-la-participation-en-baisse_1245885_3214.html#ens_id=1207057
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3214,50-1245885,0.html
L'Allemagne vote sous le soleil, la participation en nette baisse
LEMONDE.FR avec AFP | 27.09.09 | 16h13  •  Mis à jour le 27.09.09 | 16h57


es 62 millions d'électeurs allemands appelés aux urnes pour renouveler le Parlement, ce dimanche, pourraient établir un nouveau record d'abstention. En 2005, pour les précédentes élections législatives, ils n'avaient été que 77,7 % à glisser un bulletin dans l'urne, le plus faible taux de participation enregistré dans le pays pour des élections nationales. Mais dans plusieurs régions, les taux de participation à la mi-journée étaient nettement inférieurs à ceux du précédent scrutin.

 
A 14 heures, le taux de participation s'élevait à 36,1 % pour l'ensemble du pays, un chiffre nettement inférieur aux 41,9 % enregistrés il y a quatre ans à la même heure. Le beau temps sur l'ensemble du pays pourrait expliquer en partie ces chiffres. La majorité des bureaux de vote fermeront leurs portes à 18 heures.

D'après les derniers sondages, les sociaux-démocrates du SPD et les conservateurs de la CDU alliés au FDP devraient se partager l'essentiel des voix, avec des scores estimés respectivement dans les fourchettes 25-27 % et 46-48 %. Les Verts sont crédités de 10 à 11% des intentions de vote, les Libéraux de 11 à 14% et Die Linke (extrême gauche) de 10 à 12% des voix.






http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/09/27/die-linke-l-autre-vainqueur-du-scrutin_1245918_3214.html#ens_id=1207057&xtor=AL-32280151
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3214,50-1245918,0.html
Die Linke, l'autre vainqueur du scrutin
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 27.09.09 | 20h27  •  Mis à jour le 27.09.09 | 20h27


our sa première participation aux élections législatives, le nouveau parti La Gauche (Die Linke) réalise une percée impressionnante : avec plus de 12 % des voix, il réalise un excellent score au niveau fédéral, qui devrait lui permettre d'obtenir près de 80 sièges sur les 600 que compte le parlement allemand.


 
Co-dirigé par l'ancien chef de file des sociaux-démocrates Oskar Lafontaine, le parti rassemble une alliance parfois hétéroclites de communistes de l'ex-RDA, de militants associatifs ou syndicaux, et de transfuges du SPD. Situé "à la gauche de la gauche", Die Linke a fait campagne sur des revendications sociales fortes : salaire horaire minimum de 10 euros, baisse d'impôts pour les revenus les plus faibles, création d'un impôt pour les grosses fortunes et nationalisation des banques.

Le parti mobilise siège dans 11 des 16 Länder (Etats régionaux), et bénéficie de la désaffection des électeurs traditionnels du SPD. Chez les chômeurs, qui votaient traditionellement pour les sociaux-démocrates, Die Linke est devenu le premier parti, avec 26 % des voix, d'après une étude de l'institut de sondage Infratest dimap.

Pour partie héritier de l'ancien parti communiste de RDA, le parti est très fortement implanté dans la partie orientale de l'Allemagne, mais a progressé peu à peu sur le territoire de l'ex-RFA, où il reste cependant bien moins puissant. En témoignent les résultats des deux élections régionales qui se sont déroulées en même temps que les législatives : dans le Schleswig-Holstein (Ouest), Die Linke a obtenu 6,5 % des voix. Dans le Brandenburg (Est), il récolte 27,7 % des suffrages, juste derrière le SPD, avec lequel il partagera le pouvoir régional.




--------------------------------------------------------------------------------
Mélenchon invite la gauche française à "méditer" le score de Die Linke
Jean-Luc Mélenchon, le président du Parti de gauche, proche de Die Linke, a invité dimanche la gauche française à "méditer" les résultats des législaties allemandes, et plus particulièrement le bon score de La Gauche. . "Je forme le voeu que toute la gauche française médite cet enseignement, en particulier le Parti socialiste qui doit renoncer une bonne fois pour toute à ses projets d'alliance à droite", a-t-il annoncé. "L'échec misérable du SPD et la victoire de la droite de Mme Merkel condamnent la stratégie lamentable des sociaux libéraux européens", estime-t-il.

http://fr.news.yahoo.com/69/20090927/twl-merkel-victorieuse-les-cinq-enseigne-b11dcaf.html
Merkel victorieuse, les cinq enseignements du scrutin allemand (mis à jour)
il y a 1 heure 58 min

             Buzzer ! Imprimer Les électeurs allemands ont reconduit ce dimanche soir à la chancellerie la conservatrice Angela Merkel. Lire la suite l'article
Photos/Vidéos liées Victorieuse, Merkel devrait gouverner avec les libéraux (mis à jour) Selon les premiers sondages réalisés à la sortie des urnes, son parti, la CDU (avec la CSU), obtiendrait 33,4% des voix, le SPD 23%, les libéraux du FDP 14,7%, les Verts 10,4% et la gauche radicale (die Linke) 12,6%.

* Angela Merkel devrait pouvoir constituer une coalition de centre-droit avec les libéraux, au lieu des socio-démocrates du SPD avec lesquelles elle avait gouverné sous la précédente législature. La projection en sièges donne une confortable majorité à cette alliance qui obtiendrait entre 320 et 324 des 598 sièges du Bundestag.

Voir la présentation très efficace des sondages sortie des urnes de la chaîne de télévision ARD (à 19 heures. Elle est actualisée sur le site de Die Welt).

Les résultats en pourcentage

Les variations par rapport à la dernière élection : la chute du SPD

La projection en sièges

La future coalition : pourquoi Angela Merkel n'a plus besoin de la SPD pour gouverner et peut former une nouvelle coalition avec les libéraux.

* Guido Westerwelle, chef du FDP, a de quoi être satisfait : sous sa direction, le parti libéral a obtenu le meilleur résultat de son histoire et serait en mesure de participer au gouvernement pour la première fois depuis 1998.

* Die Linke fait aussi partie des « gagnants » de cette journée électorale. Le parti d'Oskar Lafontaine a obtenu son meilleur résultat au Parlement (jusqu'à maintenant 8,7% en 2005).

* Le candidat malheureux du SPD Frank-Walter Steinmeier a pris acte de sa défaite. Il a parlé d'un « jour amer pour la socialdémocratie » et a annoncé qu'il agirait désormais comme chef de l'opposition au Bundestag. Le SPD perd plus de dix points depuis les dernières élections de 2005. Il s'agit de son plus faible score depuis la fondation de la république fédérale allemande en 1949.

Cet article sera régulièrement actualisé au cours de la soirée.

Laurent Mauriac et Marie-Sophie Keller







Partager cet article
Repost0
17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 02:10

(dépêche)


José Manuel Barroso reconduit Président de la Commission européenne


José Manuel Barroso réélu président de la Commission européenne

EUROPE
NOUVELOBS.COM | 17.09.2009 | 07:56
 35 réactions

Le Parlement européen a approuvé la reconduction du Portugais pour un second mandat à la tête de la Commission européenne.



José Manuel Barroso (Reuters)

Les députés européens ont approuvé mercredi 16 septembre la reconduction de José Manuel Barroso pour un second mandat à la tête de la Commission européenne.
L'ancien Premier ministre portugais, polyglotte de 53 ans, a recueilli 382 voix, soit la majorité absolue. 219 eurodéputés ont voté contre. Il y a eu 117 abstentions.
Sur les 736 eurodéputés de l'hémicyle, un total de 718 ont participé au scrutin.
José Manuel Barroso a obtenu une majorité absolue, alors qu'une majorité relative aurait été suffisante. Son score devrait permettre d'éviter un second vote si le traité de Lisbonne entre en vigueur. Avec le traité de Lisbonne, une majorité absolue est nécessaire.
Le vote sur le premier mandat de José Manuel Barroso, en juillet 2004, avait débouché sur 413 voix pour, 251 contre et 44 abstentions.

"Une Europe forte, libre et solidaire"
Jose Manuel Barroso a aussitôt félicité les parlementaires européens pour "l'énorme confiance" qu'ils lui ont accordée. Il a rappelé que son parti était l'Europe et il s'est engagé à oeuvrer pour "une Europe forte, libre et solidaire".
Ses adversaires lui ont reproché d'être trop sous la coupe des grands Etats, et de ne pas suffisamment défendre l'intérêt général européen. La gauche l'accuse aussi d'avoir, par conviction libérale, tardé à réagir à la crise financière, et d'avoir longtemps refusé de plaider en faveur d'un renforcement de la régulation financière.

Promesses
Seul candidat en lice, José Manuel Barroso a dû endurer des mois durant des attaques virulentes de tous bords et sa reconduction est votée sans enthousiasme. Exigeant de lui un programme complet, les eurodéputés avaient refusé de le reconduire dès leur session inaugurale en juillet.
José Manuel Barroso a obtempéré, dévoilant une cinquantaine de pages d'orientations générales, flattant toutes les sensibilités.
Mardi, dans un ultime plaidoyer devant le Parlement européen, réunis en session plénière à Strasbourg, José Manuel Barroso a notamment promis de "combattre le dumping social", dans l'espoir de rallier des voix à gauche.

Soutien des conservateurs, des libéraux, et des eurosceptiques

Avant le vote, certains eurodéputés de sa famille conservatrice confiaient mercredi qu'ils approuveraient sans enthousiasme Jose Manuel Barroso. Les conservateurs sont la première formation du Parlement, avec 265 élus.
Les socialistes (184 élus) avaient approuvé mardi soir une consigne pour s'abstenir. Leur président Martin Schulz avait expliqué que, selon lui, Jose Manuel Barroso avait fait "des concessions". "M. Barroso est un élément parmi d'autres, on veut faire bouger la politique", a-t-il argué mardi soir.
Les 32 membres d'un groupe de partis europhobes avaient annoncé qu'ils voteraient contre lui, tout comme les Verts (55 élus) et la gauche radicale (35 élus). En revanche, il a obtenu le soutien des conservateurs eurosceptiques du Parlement, qui constituent un groupe à part.

(Nouvelobs.com avec AFP)



Partager cet article
Repost0
29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 03:08

« Comme il est dans les destinées de ce pays de trouver des hommes toujours inférieurs aux situations ! Voilà le signe implacable, la révélation chronique de notre décadence ! » (Jules Ferry, 1871).


_yartiItalie2019E01

Ce jeudi 29 août 2019, le Président du Conseil italien démissionnaire Giuseppe Conte est attendu par le Président de la République Sergio Matarella qui devrait le charger de former un nouveau gouvernement, à la suite de l’accord politique conclu la veille, le 28 août 2019, entre le Mouvement 5 étoiles (M5S) et le Parti démocrate (PD, centre gauche) dirigé depuis le 17 mars 2019 par Nicola Zingaretti, élu secrétaire du PD le 3 mars 2019, président de la région de Rome puis de la région Latium depuis le 5 mai 2008.

Pourquoi un nouveau gouvernement italien ? Dès le 8 août 2019, le principal ministre du gouvernement, Vice-Président du Conseil et Ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, dirigeant de la Ligue (Lega), fort de son grand succès électoral aux élections européennes, a annoncé qu’il allait rompre la coalition gouvernementale avec le M5S pour provoquer des élections législatives anticipées.

_yartiItalie2019E04

On pouvait le comprendre. Sa stratégie était assez évidente.

Aux dernières élections législatives le 4 mars 2018, son parti, la Lega, a obtenu 17,3% des voix et 125 sièges sur 630 à la Chambre des députés. C’était déjà beaucoup, car elle a dépassé Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi, mais dans sa coalition avec le M5S, elle ne représentait qu’un tiers de la majorité. En effet, les élections législatives furent avant tout une grande victoire de ce parti anti-système : le M5S a atteint 32,7% des voix et 227 sièges sur 630, se hissant comme le premier parti d’Italie. La majorité absolue est obtenue avec 316 sièges.

Avec une telle chambre ingouvernable, l’accord de gouvernement entre le M5S et la Lega a permis la formation du premier gouvernement de Giuseppe Conte le 1er juin 2018. Homme politique totalement neuf, universitaire, proche du M5S, sa désignation avait pour but de ne pas mettre à la tête du gouvernement l’un des deux dirigeants des partis de la coalition : ni Luigi Di Maio pour le M5S, ni Matteo Salvini pour la Lega, tous les deux bombardés Vice-Présidents du Conseil, respectivement au Développement économique et à l’Intérieur.

En un an de coalition, l’affaire était pliée : malgré sa minorité de faiblesse au parlement, Matteo Salvini, par son charisme, par ses idées, par sa popularité grandissante, l’a politiquement largement emporté sur Luigi Di Maio, tant en influence politique qu’en audience médiatique. Alors que le premier est un redoutable animal politique, complètement focalisé sur son ambition dévorante aidée par un populisme en vogue non seulement en Italie mais aussi en Europe et même dans le monde, le second s’est montré assez faible politiquement, totalement en porte-à-faux avec son refrain de l’anti-système et se laissant déborder sur les valeurs par la Lega.

Le résultat, ce fut qu’aux élections européennes, la Lega de Matteo Salvini a fait véritablement exploser les urnes, recueillant 34,3% des voix et 29 sièges sur 76. Premier parti d’Italie. Ces élections n’étaient pas faites pour gouverner l’Italie mais cela a inversé complètement le rapport de forces électoral avec son allié le M5S qui n’a recueilli que 17,1% des voix et 14 sièges au Parlement Européen.

Avec un tel score, qui pourrait laisser entendre que Matteo Salvini pourrait gouverner seul, sans même d’alliés, il était compréhensible que ce dernier souhaitât figer dans le parlement italien cette embellie électorale qui, comme dans tout pays, pourrait se retourner rapidement.

Et provoquer des élections législatives anticipées semblait assez simple : il suffisait de rompre la coalition au pouvoir. Le sujet, très accessoire, fut la liaison TGV entre Lyon et Turin. La Lega et le M5S se sont opposés à ce sujet au Sénat le 8 août 2019, montrant explicitement la volonté de Matteo Salvini de quitter la coalition. La Lega se préparait à déposer une motion de censure contre le gouvernement, mais le Président du Conseil Giuseppe Conte a préféré démissionner dès le 20 août 2019, bouleversant ainsi la stratégie de Matteo Salvini et révélant un sens politique assez aigu.

Pourquoi cette stratégie fut bouleversée ? Car Matteo Salvini ne pensait pas qu’une coalition de secours pourrait surgir pour remplacer la coalition M5S-Lega. Pourtant, c’était celle qui était la plus probable dans la configuration très dispersée de la Chambre des députés : une coalition entre le M5S et le PD.

Au printemps 2018, le Parti démocrate, dirigé par l’ancien Président du Conseil Matteo Renzi, parti du gouvernement sortant, ne voulait absolument pas se compromettre avec le M5S, parti anti-système qui n’avait jamais cessé de le critiquer. De plus, le PD n’envisageait qu’une cure d’opposition pour se refaire une clientèle électorale.

Aux élections législatives du 4 mars 2018, le score du PD fut en effet catastrophique pour un parti sortant : 22,9% des voix avec ses alliés  (18,8% seul), et 122 sièges sur 630 (112 sièges seul). La cure d’opposition, bien que courte, fut plutôt favorable au PD puisque, aux élections européennes du 26 mai 2019, il a stoppé son effondrement et maintenu son audience électorale avec 22,7% et 19 sièges sur 76. Guère plus qu’en mars 2018, mais devenant le deuxième parti d’Italie devant le M5S (cela reste cependant un grand échec par rapport aux précédentes élections européennes du 25 mai 2014 où le PD avait obtenu …40,8% des voix !).

_yartiItalie2019E02

Sur le plan purement électoral, le M5S n’a évidemment aucun intérêt de retourner aux urnes maintenant. Dominant l’actuelle Chambre des députés, Luigi Di Maio sait très bien que de nouvelles élections législatives seraient pour lui un désastre. Son objectif est donc d’éviter toute dissolution.

Le PD a lui aussi vu l’intérêt de revenir au pouvoir, et le négociateur ne fut autre que Matteo Renzi pendant cette dizaine de jours qui a retourné complètement la vie politique italienne. Les démocrates ont compris qu’il était temps de redresser la situation du pays. Après un an de coalition avec la Lega, l’économie italienne est en pleine déroute, le budget en plein déficit et les risques de crise grave de la dette souveraine très inquiétants (et l’Italie n’est pas la Grèce, elle est une grande puissance économique). Pour les démocrates, il était indispensable de prendre leurs responsabilités devant le pays en acceptant de revenir au gouvernement, certes dans une coalition surprenante, mais pas moins surprenante que celle qu’elle vient remplacer.

L’accord gouvernemental entre le M5S et le PD du mercredi 28 août 2019 est donc une nouvelle donne importante dans le paysage politique italien qui ne cesse de se modifier dans une "combinaison" nouvelle. L’un des derniers points restait l’identité du nouveau chef du gouvernement. Le choix de reconduire Giuseppe Conte est à la fois compréhensible et étonnant.

Compréhensible car il n’était pas vraiment question pour les démocrates de faire la courte échelle à Luigi Di Maio alors qu’il est en chute libre sur le plan électoral, mais le M5S ne pouvait se permettre d’y hisser un membre du PD qu’il avait tant fustigé avant 2018. Étonnant cependant car oublier Giuseppe Conte pouvait faire partie des moyens de tourner définitivement la page de l’alliance encombrante avec Matteo Salvini. Le sang-froid politique (malgré son inexpérience politique) et surtout, l’intérêt national qui a présidé son action ont rendu Giuseppe Conte indispensable. En ce sens, ce fut un bon "casting" dès 2018.

_yartiItalie2019E03

Le dindon de la farce, c’est donc bel et bien Matteo Salvini qui doit aujourd’hui enrager d’être écarté du pouvoir et de nouvelles élections. Bien sûr, toujours très populaire, très charismatique, Matteo Salvini va jouer à la victime. Probablement que son audience va encore augmenter, pouvant même dépasser les 40% dans les intentions de vote. Mais à quoi servent les sondages si les urnes ne parlent pas ? Il va être dans l’opposition, exploitera le moindre problème, ramènera une fois encore tout le débat national sur les réfugiés de la Méditerranée (et il n’a pas tort car pour l’Italie, c’est un problème majeur), mais il restera impuissant.

Le M5S, non seulement en gouvernant depuis juin 2018, mais en acceptant d’entrer dans le "système" par des combinaisons politiciennes multiples, a perdu toute sa spécificité politique, celle justement d’injecter un air frais dans la vie politique. Il ne se montre qu’un parti comme les autres, avide de ministères et surtout, craintif, lâche, craignant de perdre son petit capital parlementaire à l’occasion de nouvelles élections générales.

Quant aux démocrates, ils ont tout à y gagner. Si la coalition réussit à perdurer assez longtemps, ils pourront peut-être démontrer que l’économie redémarrera avec eux, en rassurant les investisseurs, en levant les hypothèques d’une nouvelle "aventure" politique, en se réconciliant avec les institutions européennes et aussi, avec les valeurs européennes.

En principe, les prochaines élections législatives sont prévues pour mars 2023. Personne ne sait si cette nouvelle coalition tiendra plus de trois ans, mais il est vraisemblable qu’en trois ans, la situation de Matteo Salvini aura largement eu le temps d’évoluer dans l’électorat italien. Dans un sens… ou dans un autre ! Good bye Salvini !


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (28 août 2019)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Retour de bâton en Italie : good bye Salvini !
Salvini, le double Mitterrand italien ?
Les élections européennes du 26 mai 2019.
Léonard de Vinci.
Giulio Andreotti.
Ennio Morricone.
Les Accords de Munich.
Une collusion tacite des secours humanitaires avec les passeurs criminels ?
Le radeau Aquarius.
Sueurs froides à l’italienne.
L’Italie en pleine dérive ?
Élections législatives italiennes du 4 mars 2018.
Luciano Pavarotti.
Lino Ventura.
Concini.
Antonio Tajani.
Carlo Ciampi.
Silvio Berlusconi.
Umberto Eco.
Virginia Raggi.
La révolution institutionnelle italienne.
Renzusconi franchit le Rubicon.
Enrico Letta, un nouveau visage en Europe.
Habemus Lettam (29 avril 2013).
Discours d’Enrico Letta du 26 octobre 2013 à Paris.
Giorgio Napolitano.
Le compromis historique.
Aldo Moro.
Erasmus.
L’Europe, c’est la paix.
L’Europe des Vingt-huit.
Mario Draghi.
Tournant historique pour l’euro.

_yartiItalie2019E05



http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20190828-italie.html

https://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/retour-de-baton-en-italie-good-bye-217534

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2019/08/28/37597941.html



 

Partager cet article
Repost0
14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 22:12

(dépêche)


Le Polonais Jerzy Buzek élu Président du Parlement européen



Communiqué de presse

Jerzy Buzek, nouveau Président du Parlement européen
 
Institutions - 14-07-2009 - 12:29 
            
Election du Président du Parlement européen

Le Parlement européen a élu à une large majorité son nouveau Président pour la première moitié de l'actuelle législature. Jerzy Buzek prend la succession du Président sortant Hans-Gert Pöttering, qui a occupé cette fonction depuis janvier 2007. La plupart des responsables des groupes politiques ont salué les qualités du nouveau Président et se sont félicités du fait qu'il soit issu d'un nouvel Etat membre.
Ce 14 juillet 2009, Jerzy Buzek (PPE, PL) a été élu, dès le 1er tour à une large majorité avec 555 voix, soit 86 % des 644 suffrages exprimés ou 77,8% des 713 députés votants.  Selon le règlement du Parlement (art.14), pour être élu, il fallait obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés soit 323 voix (50% plus une voix). Les bulletins blancs ou nuls (69 voix) ne sont pas été comptabilisés pour le calcul de la majorité requise. 

Face à lui, une seule autre candidate, Eva-Britt Svensson, députée suédoise depuis 2004 et candidate du groupe GUE/NGL a recueilli 89 voix.

Jerzy Buzek, premier Président du PE originaire des pays de l'Est

Candidat du groupe PPE, Jerzy Buzek (PL), eurodéputé depuis 2004, est né en juillet 1940 en Pologne. Il fut notamment professeur de science technique puis membre de l'Académie polonaise des sciences et représentant de la Pologne auprès de l'Agence Internationale de l'Energie pour  le programme consacré à l'effet de serre. Depuis 1980, il est membre du syndicat "Solidarnosc" ("Solidarité").

De 1997 à 2001, il a été Premier Ministre de Pologne dirigeant la coalition de centre-droit. Durant son mandat, il a notamment contribué à faire entrer son pays dans l'OTAN et à préparer la Pologne pour l'intégration dans l'Union européenne. Son gouvernement a notamment mis en œuvre quatre réformes majeures, portant sur le système de sécurité sociale et de santé, l'éducation nationale et l'organisation administrative du pays.

En 1998, lui et sa femme ont créé la Fondation pour la famille dont les domaines principaux d'intérêt sont : les affaires étrangères, les droits civiques et la politique économique et monétaire. A noter qu'il est protestant dans un pays très majoritairement catholique.

Première intervention du nouveau Président: "un énorme défi et un grand honneur"

Aussitôt les résultats proclamés, Jerzy Buzek a déclaré : " C'est un énorme défi et un grand honneur". "Je souhaite travailler avec vous tous, quelque soit nos différences d'opinion". En faisant référence à la Fête nationale française du 14 juillet, il a souligné l'importance pour l'Europe d'aujourd'hui des trois grandes valeurs à l'origine de la révolution française : liberté, égalité, fraternité. Et d'ajouter : "Je considère mon élection comme un signal pour les pays de l'Est et un hommage aux citoyens qui ne se sont pas soumis à un système hostile". Enfin, il a mis en avant les grands dossiers sur lesquels le Parlement devra travailler : emploi, sécurité énergétique, changement climatique, paix et stabilité dans le monde, droits des citoyens et notamment droits des femmes. Il a conclu son intervention en rendant hommage à son prédécesseur, Hans-Gert Pöttering.

Le nouveau Président du Parlement présentera son programme détaillé lors de la prochaine session plénière qui se déroulera du14 au 17 septembre à Strasbourg.

Réactions des groupes politiques

"Pour , la première fois (…) nous n'avons plus d'Europe de l'Est ni de l'Ouest. Nous avons simplement une Europe par le symbole de notre Président qui est à la tribune aujourd'hui,  c'est cela l'unité (...)" s'est réjoui Joseph Daul, président du groupe PPE-DE. Et de souhaiter : "si pouvions, dans les prochaines deux années et demi (…), oublier l'Est et l'Ouest et ne parler que d'une seule Europe".

Pour Martin Schulz (DE), président du groupe Socialistes & Démocrates, le moment est historique, "car le nouveau Président a lui-même œuvré à mettre fin à la séparation de l'Europe en deux blocs, à mettre fin au stalinisme et à instituer un continent de démocratie et de liberté".

Guy Verhofstadt (BE), le nouveau président d'ADLE, a assuré le nouveau Président du soutien de son groupe. Il a  plaidé pour une Union plus intégrée, notamment en vue de faire face à la crise financière : "vous avez une grande majorité derrière vous, il faut vous en servir pour faire avancer l'Europe"

Rebecca Harms (Verts/ALE, DE) s'est associée aux félicitations des autres députés, affirmant : "c'est un honneur pour nous de vous avoir comme Président". Elle a indiqué que les Verts fondent de grands espoirs sur Jerzy Buzek, en particulier pour jeter plus de ponts entre l'Est et l'Ouest et faire de l'Ukraine notamment une plus grande priorité

Timothy Kirkhope (UK) du groupe des Conservateurs et réformistes européens, a lui aussi félicité Jerzy Buzek pour son élection et a exprimé le soutien de son groupe aux grandes valeurs défendues par le Parlement ainsi qu'à "la liberté d'aller de l'avant, de changer et de réformer l'Europe".

Lothar Bisky (GUE/NGL, DE) s'est déclaré heureux que l'on accorde plus d'attention au rapprochement entre l'Est et l'Ouest, espérant que la diversité culturelle prendra encore plus d'importance en Europe.

Nigel Farage (UK), au nom du groupe ELD, s'est montré très critique quant au mode d'élection du nouveau Président, regrettant qu'il ait été choisi non pas sur la base de ses compétences mais sur la base d'un accord entre les grands groupes politiques. En outre, il a déploré l'utilisation des symboles tels que l'hymne et le drapeau européens, bien que le Traité de Lisbonne ne soit toujours pas en vigueur.

Enfin, Bruno Gollnisch (FR) a pris la parole au nom des non-inscrits en adressant ses félicitations au nouveau Président tout en critiquant l'accord entre les deux grands groupes politiques qui "se partagent la gestion du Parlement". Il a appelé Jerzy Buzek à défendre et respecter "les droits des minorités et des dissidents".

Commission européenne

Jose Manuel Barroso s'est félicité à son tour du choix du nouveau Président du Parlement, convaincu que son parcours personnel,  sa personnalité et sa vision politique feront de lui un grand défenseur des valeurs européennes de liberté et de solidarité. Il a rappelé également que "le traité de Lisbonne qui avait été ratifié par 26 Parlements nationaux méritait le respect de tous les parlementaires".

Déroulement du vote

La séance constitutive a débuté sous la présidence du président sortant, Hans-Gert Pöttering. "170 millions d'Européens ont participé aux élections européennes", a-t-il rappelé en souhaitant la bienvenue aux nouveaux députés et en félicitant les réélus, qui représentent près de la moitié de la nouvelle Assemblée. Le Président sortant a rappelé les valeurs sur lesquelles se fonde l'action du Parlement : unification du continent, droits de l'homme, démocratie, liberté et solidarité. Il s'est félicité en outre de la proportion de 35% de femmes, la plus élevée que le Parlement ait jamais connue.

Hans-Gert Pöttering a, ensuite, énuméré la liste officielle des 7 groupes politiques que compte désormais le Parlement :

PPE : Groupe du Parti populaire européen;
S&D : Groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates au Parlement européen;
ADLE : Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe;
Verts/ALE : Groupe des Verts/Alliance libre européenne;
CRE : Conservateurs et Réformistes européens;
GUE/NGL : Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique;
ELD : Groupe Europe de la liberté et de la démocratie.

Il a transmis à l'Assemblée la liste des deux candidats à la fonction de Président :

Jerzy Buzek (PL), candidat du groupe PPE.
Eva-Britt Svensson, députée suédoise depuis 2004, candidate du groupe GUE/NGL

Le Président sortant a rappelé que, pour être élu, le nouveau Président devait obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés, les votes blancs et nuls n'étant pas pris considération.

Lors de son discours, Eva-Britt Svensson a plaidé pour un changement de politique répondant aux attentes des citoyens. Ce qui implique notamment la protection des travailleurs face au dumping social, la lutte contre toutes les formes d'exclusion, la création de nouveaux emplois respectueux de l'environnement, une politique d'asile plus juste  et la défense des droits de l'homme partout dans le monde. Elle a également préconisé davantage de  transparence  dans les votes de première lecture du Parlement.

Jerzy Buzek a brièvement rappelé son parcours, notamment au sein du syndicat "Solidarnosc" qui s'est battu pour les droits des citoyens et les droits de l'homme, "deux préoccupations toujours au cœur de mon activité politique". En tant que député européen, il a travaillé sur des dossiers importants pour la prochaine législature : la sécurité énergétique, le changement climatique ou encore le partenariat avec les pays de l'Est. Il a indiqué qu'il souhaite continuer à améliorer la façon dont travaille le PE, plus particulièrement une fois le traité de Lisbonne  ratifié. Enfin, il a déclaré que  l'essentiel pour les nouveaux députés est de "faire tous ce que nous pouvons pour restaurer la confiance des citoyens européens".

 REF. : 20090713IPR58063Contact

Fabienne Gutmann-Vormus et Camille Destrehem
 : presse-FR@europarl.europa.eu
 : (32-2) 28 40650 (BXL)
 : (33-3) 881 72649 (STR)
 : (+32) 498 98 33 29

Claudine Biasini (Diffusion)
 : presse-FR@europarl.europa.eu
 : (32-2) 28 43359 (BXL)
 : (33-3) 881 74457 (STR)




Partager cet article
Repost0
16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 14:17

(dépêches)






Où sont passés les 73e et 74e eurodéputés français ?

Jean Quatremer le 16/06/2009

Nicolas Sarkozy ne se garderait-il pas pour la soif deux eurodéputés dans sa manche ? Car, si les Français ont élu 72 députés européens, ils seront 74 le 1er novembre prochain, lorsque le traité de Lisbonne entrera en vigueur, sauf nouvel incident irlandais. Or, personne ne sait comment ces deux élus supplémentaires vont être désignés. Autrement dit, les Français ont voté sans connaître la règle du jeu finale. Étonnant, non ?

En décembre dernier, le Conseil européen des chefs d’État et de gouvernement a décidé que si le traité de Lisbonne entrait finalement en vigueur, il s’appliquerait immédiatement aux institutions communautaires. En particulier, la nouvelle Commission, qui doit pourtant être nommée cet été, comptera un commissaire par État membre (et non plus un nombre inférieur à celui des États comme le prévoyait le traité de Nice) et le Parlement européen passera de 736 membres (Nice) à 751 membres. 

En tout, douze pays gagnent des députés : l’Espagne (+4), la France, le Royaume-Uni, la Suède, l’Autriche, (+2 chacun), l’Italie, la Pologne, les Pays-Bas, la Bulgarie, la Lettonie, la Slovénie et Malte (+1 chacun). Normalement, l’Allemagne doit en perdre 3 (à 96), mais il est difficile de « désélire » des députés légalement élus. Résultat : Berlin gardera ses 99 députés cinq ans de plus et le nombre de députés sera temporairement de 754 au lieu de 751 (vous suivez ?).

Problème : comment désigner ces futurs députés ? Certains pays, comme la France, l’Italie, la Pologne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont décidé de ne rien décider pour ne pas donner l’impression de préempter le vote irlandais. Les autres ont déjà adopté des lois ad hoc afin que le ou les sièges supplémentaires soient distribués aux suivants de liste en tenant compte du nombre de voix (y compris en cas de vote préférentiel).

Le problème est un peu particulier dans le cas de la France où le scrutin est régionalisé. À quelles régions iront donc les deux sièges supplémentaires ? La logique voudrait qu’on les attribue aux régions qui l’auraient eu si Lisbonne avait été en vigueur, c’est-à-dire la région centre (5 sièges actuellement) et le Nord-ouest (10 sièges actuellement). Mais rien n’a été décidé et au cabinet de Bruno Le Maire, le secrétaire d’État aux affaires européennes, on est gêné aux entournures pour répondre. Car tout peut être envisagé y compris une manœuvre permettant à l’UMP d’engranger deux sièges supplémentaires : un scrutin complémentaire pour les deux sièges, les donner aux Français de l’étranger, etc.

Mes collègues de la Tribune envisagent une autre solution : donner un député supplémentaire aux régions nord-ouest et nord-est, celles-ci étant « les plus désavantagées dans le rapport élus/population, selon l’Insee ». Dans ce cas, selon la source citée par mes collègues, serait désigné le « candidat de la liste qui bénéficie du plus grand nombre de voix non productives. Dans les deux cas, au vu du scrutin de dimanche, c’est la liste d’Europe Écologie qui pourrait toucher le gros lot : François Dufour, battu à 81 voix dans le Nord-Ouest et Jacques Muller, distancé de 3.092 voix dans l’Est pourraient entrer au Parlement européen ». Ce qui permettrait à la délégation verte de passer de 14 à 16 membres contre 14 socialistes. Une petite humiliation qui pourrait bien plaire à Nicolas Sarkozy.

Mais, quelle que soit la solution finalement retenue, il faut reconnaître que la méthode n’est guère respectueuse de la démocratie : sans déplaire aux Irlandais, on aurait pu décider de la règle avant le scrutin « sous réserve que le traité de Lisbonne entre en vigueur ».

Rédigé le 16/06/2009 à 00:30 dans Elections européennes, Parlement européen | Lien permanent



Deux eurodéputés Verts supplémentaires ?

2 sièges à pourvoir

Le gouvernement se trouve devant un casse-tête. Il pourrait bien se trouver contraint d’envoyer deux députés Verts supplémentaires à Strasbourg, ce qui ferait de la formation de Dany Cohn-Bendit le deuxième groupe français, derrière l’UMP et devant le PS.

Le traité de Lisbonne, qui pourrait entrer en vigueur dans les prochains mois, prévoit en effet de modifier la pondération des élus de chaque État membre. La France a gagné deux élus supplémentaires, passant de 72 à 74. Il faut donc trouver un moyen de désigner ces deux nouveaux députés. Chaque pays a la liberté de choisir le mode de désignation.

Une règle envisagée, selon une source gouvernementale, devait être la suivante : un député du nord-ouest de la France et un de l’est, ces deux « eurocirconscriptions » étant les plus désavantagées dans le rapport élus/population, selon l’Insee. Il est question de prendre, dans chacune des deux, un candidat de la liste qui bénéficiait du plus grand nombre de voix non productives. Dans les deux cas, au vu du scrutin de dimanche, c’est la liste d’Europe Écologie qui pourrait toucher le gros lot : François Dufour, battu à 81 voix dans le Nord-Ouest et Jacques Muller, distancé de 3.092 voix dans l’Est pourraient entrer au Parlement européen. Le quota des Verts passerait alors de 14 à 16 députés, tandis que celui du PS resterait à 14?

Selon un autre scénario aussi envisagé, le gouvernement sélectionnerait deux élus des Français de l’étranger, qui ont choisi leur représentants dimanche dernier. Matignon affirme ne pas avoir pris de décision, et le Quai d’Orsay dit attendre l’adoption définitive du traité de Lisonne. Mais, dès le 22 juin, Bruno Lemaire, ministre des Affaires européennes, organise un séminaire pour former les nouveaux élus aux arcanes strasbourgeoises. Et il serait opportun que la France ait choisi, sinon les élus, du moins la méthode pour les désigner.

Y.-A.N.

Tags: Cohn-Bendit, eurodéputés, Europe écologie, européennes, Lisbonne, verts

Cet article a été publié le Mercredi 10 juin 2009 à 16:57 et est classé dans Articles. Vous pouvez en suivre les commentaires par le biais du flux RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou faire un trackback depuis votre propre site.





Europe-Écologie : un succès historique
 
Alain Lipietz le Mercredi 10 juin 2009

L’incroyable succès d’Europe Écologie, qui place l’écologie politique à égalité avec le Parti socialiste, et largement devant lui en Ile-de-France, est très probablement de portée historique. Certes le test n’a concerné que 40 % de votants, moins « eurosceptiques » et plus politisés que les abstentionnistes. Mais il est probable qu’une bonne partie des abstentionnistes choisirait plutôt EE pour sortir aujourd’hui de sa bouderie.

Depuis près de 20 ans, j’affirme que l’écologie politique sera la gauche, ou mieux « l’alternative » du 21e siècle, ce qui implique qu’à un moment donné les électeurs lui apporteront un crédit d’abord égal, puis supérieur à celui qu’ils accordaient à la social-démocratie. Ce moment est peut-être arrivé. C’est pour nous une immense joie, un immense honneur et une charge écrasante.

Les résultats sont aujourd’hui bien connus mais pas encore analysés. Europe Ecologie, « troisième parti » comme je l’avais annoncé ici-même, aurait pu, à 37000 voix près (quelques heures de campagne supplémentaires), se retrouver second. Il domine le Parti socialiste (et se retrouve parfois en position de « premier parti ») dans 37 départements, dont tous ceux de l’Ile de France, dans toutes les métropoles et dans leurs banlieues « classe moyennes éduquées » (ce que l’on appelait jadis « petite bourgeoisie salariée » : non pas tant les « bobos » que les « petits-bobos »). Emblématiquement, EE est en tête avec 29% à Grenoble, symbole ancien du « mendèsisme ». Les soixante-huitards auront reconnu l’alliance de Charléty, le débouché possible « radicaux + modernistes » de Mai 68, rapidement évincé par l’alliance de Mitterrand et du PCF.

Mais derrière cet ancien cliché journalistique, je guette, depuis les premiers grands succès de l’écologie politique, comme ceux de 1989, 1992, 2001 et 2008, son enracinement populaire en des terres qui lui furent d’abord étrangères. Typiquement, Michèle Rivasi (EE Sud-Est) fait presque aussi bien que Dany Cohn-Bendit (EE Ile de France), et pas seulement dans l’ancienne zone de la Frapna (la Fédérartion rhône-alpine de protection de la nature, mère de toutes les ONG françaises d’environnement). Elle fait son meilleur résultat départemental en Corse où est élu son second de liste, François Alfonsi, de Régions et Peuples Solidaires, typique représentant de l’autonomisme non violent : encore un héritage populaire post-68ard.

Chez les paysans, bien sûr José Bové fait un carton en Aveyron et dans les zones d’agriculture traditionnelle menacée. Mais le porte-parole de l’autre composante historique de la Confédération paysanne, celle des producteurs laitiers, François Dufour, n°2 sur la très difficile circonscription nord-ouest, fait carton plein à Saint-Lô et manque l’élection à une poignée de voix près. Ce qui, si le ministère de l’intérieur ne truque pas la procédure, assure à EE un quinzième député après la ratification du traité de Lisbonne (qui donne à la France deux députés supplémentaires).

Et chez les ouvriers ? Il est clair qu’ils restent le point faible pour l’écologie (mais quand même 12 % !), et en particulier dans ces « capitales du désespoir » où prospère encore la bête immonde, Valenciennes, Hénin… Mais, depuis Villejuif, je scrute les évolutions de la Banlieue rouge. Dans mon coin, que dominait jadis le PCF de façon écrasante, l’empoignade est furieuse entre Verts et communistes (aujourd’hui « Front de Gauche ») depuis plusieurs années. EE est la première liste dans des villes comme Arcueil, Kremlin-Bicêtre, Fontenay, Fresnes, battue de quelques dizaines de voix par le PC à Ivry, Vitry, Gentilly, Villejuif, mais domine et PS et PCF à Choisy. À part le calamiteux résultat de Villeneuve St Georges, l’écologie s’affirme comme alternative possible pour les banlieues ouvrières où se profile déjà la reconversion.

Résultat qui se confirme en Seine Saint-Denis. EE est en tête à Saint-Denis et Saint-Ouen, et partage avec le PS sa victoire de l’an dernier sur un PCF particulièrement archaïque. Mais c’est surtout à Montreuil que se confirme de façon écrasante, sur le PC et sur le PS, la première victoire remportée l’an dernier, par une liste écologiste autonome, sur la vieille « union de la gauche », dans une ville de plus de 100000 habitants.

Je l’avais dit alors sur mon blog : cette victoire emblématique de Dominique Voynet ouvrait de nouvelles perspectives. Elle avait su regrouper, au-delà des Verts, des associatifs et des dissidents du PS. Un tel schéma était-il reproductible à l’échelon national, à la faveur des européennes ? Je l’ai pensé alors, et j’avais soutenu d’emblée ce qui allait devenir Europe Ecologie.

À ce succès, il existe des raisons profondes, ancrées dans l’histoire de longue période à la Braudel, et des raisons conjoncturelles.

Les raisons profondes, je les analyse dans mes livres depuis Vert Espérance et surtout Face à la crise : l’urgence écologiste. Les crises écologiques cumulatives se développent depuis près d’un demi-siècle sous les coups des modes de production et de consommation capitalistes, que ce soit dans les régimes dirigistes des années 50 (et encore plus spectaculairement dans les régimes à planification centralisée, comme l’Union soviétique : mer d’Aral, Tchernobyl...), ou que ce soit sous le modèle de développement néo-libéral mondialisé, depuis les années 1980. Ce libéral-productivisme est entré, l’an dernier, dans une de ces grandes crises qui scandent l’histoire du capitalisme : une crise qui combine certains aspects de la crise des années 1930, et d’autres qui rappellent plutôt celle de 1848. À cela s’ajoutent des mutations encore mal explorées : le vieillissement de la population humaine, l’artificialisation du corps humain...

À ces questions, la social-démocratie traditionnelle n’a absolument aucune réponse, et se contente d’en appeler aux recettes qui ont déjà échoué en 1981, face à la crise du modèle de développement fordiste : la relance nationale par la consommation. Presque partout en Europe ce keynésianisme national est écrasé, d’autant plus que l’ultime tentative de « rénovation de la social-démocratie », le social-libéralisme de Blair et Schroeder, est depuis 10 ans déjà rejeté par les électeurs. Depuis un an, le dirigisme et l’Etat-protecteur sont, au moins verbalement, récupérés par la droite, sans que la social-démocratie ose lui disputer le monopole de ce « néo-planisme ». En France, le PS, qui a tenté une sorte de blairisme avec Ségolène Royal et vient de rater son come-back keynésien-national avec l’attelage improbable Aubry-Fabius, n’a plus qu’une corde à son arc : une sorte de « keynésianisme globalisé » incarné par Strauss-Kahn. On sait désormais qu’il ne pourra gagner, comme Jospin en 1997, qu’en alliance étroite (mais aujourd’hui totalement rééquilibrée) avec les écologistes, et que, comme Jospin, il perdra s’il ne met pas l’écologie au coeur de son programme et surtout de ses actes et de ses alliances.

Inutile de dire que le « logiciel » du Parti communiste, fut-il rénové par les économistes du Front de gauche, ne va guère mieux, même si ses affiches de campagne, reprenant l’idée verte d’un « bouclier social européen », témoigne d’une prise de conscience de la dimension européenne du combat social. À l’échelle européenne, le vieux communisme perd un tiers de ses députés. En France, malgré une belle campagne et le renfort de scissionnistes du PS et du trotskisme, il ne gagne que quelques dixièmes de points par rapport à 2004, ce qui double le nombre de ses élus en métropole (ô paradoxes de la distribution des restes !)

Quant au trotskisme lui-même, divisé et incapable d’expliquer à quoi sert de présenter des candidats quand on est contre la lutte au sein des institutions et en particulier au sein de l’Union européenne, il a vu repartir les jeunes que le NPA avait attirés mais qui a quasi renoncé à faire campagne en dernière semaine, et il ne retrouve aucun de ses 6 députés de… 1999.

Seule Europe Écologie a su présenter les éléments (encore insuffisamment développés) d’un programme de réponse conjointe à la crise économico-sociale du néo-libéralisme et à la crise écologique ; cela en se situant résolument à l’intérieur du seul cadre politique offrant un début de réponse à la mondialisation : l’Union européenne.

Je l’ai dit dans mon « reportage » hebdomadaire au long de ce blog : partout, les citoyens nous ont fait un accueil de plus en plus favorable, y compris les ouvriers de l’automobile, parce qu’ils ne nous percevaient plus comme des Cassandre annonçant une crise dorénavant advenue, mais comme ceux qui apportaient déjà ces éléments de réponse.

Plus conjoncturellement, cette capacité, cette volonté justement d’aller sur le terrain, d’organiser dès le mois de janvier des réunions-débats, groupe local par groupe local, et pas seulement de beaux et enthousiasmants meetings, nous a permis finalement de briser le mur du silence des médias qui, pendant des mois, n’avaient eu que quatre noms à la bouche : Sarkozy, Ségolène, Bayrou, Besancenot. Que cette multitude de militants politiques, associatifs, syndicalistes, intellectuels, artistes d’Europe Écologie soient ici chaleureusement remerciée. C’est à elle que les 14 (j’espère 15) élus d’Europe Écologie doivent leur nomination. Qu’ils ne l’oublient jamais.

Mais si le « croisement » entre le déclin de la social-démocratie et la montée de l’écologie politique était attendu depuis plusieurs années, d’autres raisons conjoncturelles ont permis que cela arrive ce 7 juin 2009.

Tout d’abord, il n’y avait pas d’autre enjeu national que de dire son rejet de la politique de Nicolas Sarkozy, dans une élection à la proportionnelle, qui n’exigeait pas immédiatement une solution politique alternative nationale. Les partisans de Nicolas Sarkozy l’ont eux-mêmes affirmé : la liste regroupant l’UMP et ses 3 satellites est celle de « la majorité présidentielle rassemblée en une seule formation ». Cette « majorité présidentielle » fait 28%. Restaient donc 72% à partager entre les multiples oppositions... Les symapthisants d’Europe Écologie pouvaient ainsi oser s’affirmer, sans que le chantage au vote utile ait sur eux le moindre effet. Ils l’ont fait, n’en éprouvent aucune honte (contrairement au 21 avril 2002), et, si c’était à refaire dimanche prochain, gageons que le score de EE serait encore plus considérable, qu’encore plus d’électeurs « switcheraient » du PS à EE.

Une seconde raison conjoncturelle est que justement le Parti socialiste partait à la bataille démoralisé d’avance par la division de ses leaders autant que par son propre vide programmatique. On a eu l’impression qu’il ne faisait tout simplement pas campagne. Mais, encore une fois, le vote EE n’est pas un vote sanction contre la direction du PS, c’est un vote d’approbation (sinon de totale adhésion) à une offre politique plus intéressante.

Encore fallait-il que soit levée une hypothèque : le centrisme comme réponse à la crise de la social-démocratie. Cette voie a été explorée par les Italiens qui, à deux reprises, ont confié à un centriste, Romano Prodi, le soin d’incarner les espoirs de la gauche. Par deux fois ce fut un échec. En France, François Bayrou s’est chargé lui-même de faire exploser cette hypothèse.

L’échec du Modem renvoie d’abord à des raisons structurelles : il est très difficile en France, et cela depuis la IIIe République, d’unifier un centre-droit plutôt chrétien (qu’incarnait jadis le MRP et aujourd’hui François Bayrou lui-même) et un centre-gauche plutôt laïque (qu’incarnait jadis le parti radical-socialiste et aujourd’hui par exemple Jean-François Kahn.) Cette fragilité stratégique était évidemment renforcée par la faute tactique commise d’emblée par François Bayrou : subordonner cette élection européenne à ses ambitions présidentielles de 2012.

En ayant l’imprudence, pour des raisons de très basse tactique, d’attaquer publiquement Dany Cohn-Bendit sur ses réflexions d’il y a 35 ans à propos de la sexualité infantile, il s’est « boutinisé », scandalisant la gauche chrétienne déjà largement ralliée à EE pour des raisons tiers-mondistes, et rappelant brutalement au camp laïque le démo-chrétien vaguement réac qu’il était. Lui qui avait fait tant d’effort pour gommer le souvenir de son ministère, où il avait tenté d’abolir la loi Falloux et jeté dans la rue plus d’un demi-million de parents d’élèves et d’enseignants de la laïque, François Bayrou a disloqué son propre camp à trois jours de l’élection.

La poussée des Verts dans les derniers jours doit certainement en partie au ralliement d’électeurs socialistes et mêmes écologistes qui avaient cru que le Modem était « la » bonne solution politique. Je le dis aux écologistes qui se sont fait élire sur des listes Modem : leur place est dans le groupe Verts-ALE au Parlement européen.

Un dernier élément conjoncturel (mais « la chance », disait Napoléon, ça joue aussi en politique, et nous avons souvent connu la malchance) : la sortie planétaire du film Home de notre ami Yann Arthus-Bertrand (qui certes, contrairement à Nicolas Hulot, nous soutenait explicitement, comme il avait soutenu Dominique Voynet et Noel Mamère). Elle a peut-être servi de piqûre de rappel de l’urgence écologiste, si toutefois il en était encore besoin. Après l’élection, plusieurs femmes et hommes politiques ont osé déclarer qu’il s’agissait d’un coup de pouce déloyal à la liste Europe Écologie. On peut dire, pourquoi pas, que le prix Nobel à Al Gore et au GIEC, la pluie de reportages écolos sur Arte, sont une manœuvre en faveur des Verts. Mais, quand c’est Corinne Lepage qui le prétend, elle ne saurait reconnaître plus clairement que la défense de notre planète, loin d’être aujourd’hui le bien commun de tous les partis politiques français (« un vote apolitique sur un sujet qui au fond nous concerne tous », comme dit Marielle de Sarnez, résumant l’incompréhension radicale de toutes les forces politiques non-écologistes), n’est vraiment l’apanage que des Verts et d’Europe Écologie. Ce dont je n’avais jamais douté.

Tout ceci (tendance historique structurelle, conjoncture favorable) n’aurait pu se concrétiser sans la réussite parfaite du rassemblement Europe Ecologie. Il est inutile de distribuer les bons ou les mauvais points, d’attribuer des certificats en paternité. Les lecteurs de ce site connaissent mon engagement depuis l’origine. Mais entre l’intention et la réalisation, nous avons eu aussi « de la chance ».

Chance que Dany Cohn-Bendit, tel René Dumont il y a longtemps, ait pu et su jouer à la fois de son aura dans l’Histoire française contemporaine et de sa position « étrangère » au champ des ambitions politiciennes françaises. Dany est un vrai européen qui se trouve être aussi un Français, mais ne mène pas en France sa carrière politique. Il a fini cette campagne « plus grand que lui-même ».

On ne saurait sous-estimer non plus l’apport déterminant que fut le prestige d’Eva Joly. Aujourd’hui plus connue encore que Dany, icône de la lutte contre les magouilles financières, les paradis fiscaux, le pillage du tiers-monde, elle était la femme qu’il fallait au moment où il fallait. Elle a crédibilisé un discours conjointement altermondialiste et tiers-mondiste, que seuls aujourd’hui portent politiquement les Verts et qui d’ailleurs ne séduisent plus grand monde en dehors de la sphère des chrétiens de gauche et des ONG environnementalistes.

Le ralliement au rassemblement des dirigeants de ces ONG environnementales (Greenpeace, FNE et même WWF) était justement le premier problème que nous avions à résoudre. L’alliance des Verts et de Régions et Peuples Solidaires pour les européennes était traditionnelle. En revanche l’alliance des politiques et des associatifs ne l’était pas du tout. Jusqu’ici on considérait : à chacun son métier. Ce qui nous a permis de dépasser cette coupure (héritée de la Charte d’Amiens de 1906 !), c’est paradoxalement une initiative de Nicolas Sarkozy : le Grenelle de l’environnement.

Les Verts ont eu l’habileté de jouer loyalement le jeu du Grenelle vis-à-vis des associations et vis-à-vis du ministre Borloo, invitant même ce dernier à débattre lors de leurs journées parlementaires de 2007. Nous étions totalement sceptiques, mais nous avons dit aux associations : « Nous y allons avec vous et nous tâcherons d’obtenir le mieux possible, vous verrez bien. » Le Grenelle de l’environnement fut une réussite en tant que processus de négociation. L’UMP, puis Nicolas Sarkozy lui-même en décembre dernier, se chargèrent de réduire à néant le résultat de cette négociation. Les associations ont alors compris qu’il leur fallait « entrer en politique » pour faire front aux crises écologiques imminentes. Nous (les Verts) leur avons proposé un « Pacs » : mener ensemble une bataille politique pour envoyer le maximum de députés écologistes au Parlement européen. Pour la suite on verrait, et j’y reviendrai.

Deuxième problème politique délicat, qui a essentiellement concerné la Confédération paysanne, syndicat paysan historiquement proche des écologistes : elle avait pris parti en 2005 pour le Non au Traité constitutionnel européen, et ses porte-parole de l’époque, José Bové et François Dufour s’étaient particulièrement engagés dans la bataille. Nous leur avons dit : ça ne nous intéresse plus de discuter sur le oui et le non de 2005, la seule chose qui compte c’est « trouvez-vous bien ou non que le Parlement européen voie ses pouvoirs accrus et que notamment il vote la politique agricole commune ? » Un compromis qui valait aussi pour la nouvelle direction d’ATTAC. Leur réponse étant oui, nous savions qu’il n’y aurait aucun problème sur les questions constitutionnelles européennes et sur le traité de Lisbonne.

C’est ainsi qu’un attelage, que la presse considérait improbable, mais dont nous savions qu’il était solide, a pu s’ébranler pour une campagne de terrain accompagnée d’une intense réflexion collective, jusqu’au spectaculaire succès du 7 juin.

Et ensuite ? Ensuite, il y aura d’abord la bataille... au Parlement européen. Inutile de rappeler que les élections ont été perdues par la gauche à l’échelle européenne. Ce n’est pas pour surprendre : comme je l’ai souvent rappelé ici, la droite « dirigiste » l’emporte toujours au début d’une crise du capitalisme libéral. En 1938 elle avait gagné presque partout. La perspective politique de faire barrage à Barroso est sérieusement compromise au vu des résultats. Nous ne pouvons aller contre la volonté des peuples, mais au moins nous aurons essayé de les convaincre... Cela n’empêchera pas nos « quatorze » (ou plutôt 15, et plus si affinités) et tout le groupe Verts/ALE au Parlement , lors de la nomination du Président de la Commission et dans les cinq ans qui viennent, de mener quantité de batailles en cherchant tous les alliés possibles, et d’abord pour un engagement ferme de l’Europe dans la conférence de Copenhague sur le climat. Au coeur d’une crise, les positions des uns et des autres évoluent à toute vitesse, et personne ne sait à l’avance ce que votera ce Parlement de droite face à tel ou tel problème concret.

Et ensuite, en France ? Eh bien ensuite en France, il y a les municipales partielles et les régionales. Je crois, après avoir beaucoup labouré cette campagne, que tout le monde est aujourd’hui d’accord pour continuer sous forme « Machin-Écologie », région par région, jusqu’au premier tour de l’élection régionale. Oui mais voilà : il y a un deuxième tour, et ce deuxième tour implique des alliances pour participer aux exécutifs. Les Verts, qui y sont déjà, sont bien sûr pour y rester, et y rester avec leurs alliés de la gauche traditionnelle (PS et Front de Gauche), si productivistes qu’ils restent le plus souvent…

La tâche des Verts dans l’année qui vient sera, d’une part, de convaincre les associatifs qu’il FAUT aller dans les exécutifs régionaux pour appliquer les engagements de Copenhague, et d’autre part d’expliquer posément aux partis de la vieille gauche que les élections qui viennent d’avoir lieu, et que confirmera je l’espère le premier tour des élections régionales, ont complètement chamboulé le rapport de forces, et qu’il faut en tenir compte dans la composition et la tête des exécutifs régionaux.

Et puis, et puis encore ? Bien sûr il y aura toujours quelqu’un pour demander « Et les présidentielles ? » Répondons-leur tranquillement : « Nous sommes en 2009, les présidentielles sont en 2012, la leçon de François Bayrou ne vous a-t-elle donc pas suffi ? »

Adresse de cette page : http://lipietz.net/?breve354 
 
Forum du blog
Il y a 11 contributions à ce blog.

Partager cet article
Repost0
8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 10:05

(dépêches)




http://fr.news.yahoo.com/63/20090608/tpl-pourquoi-je-n-ai-pas-vot-modem-ce-7-5cc6428_1.html
Pourquoi je n'ai pas voté Modem ce 7 juin
il y a 1 heure 3 min

 Capitaine Haddock - LePost Imprimer J'ai toujours été proche de François Bayrou. J'ai toujours voté pour lui, que ce soit à l'UDF ou au MoDem. Je ne lui avais jamais fait d'infidélités, sauf quand je n'avais pas le choix (2ème tour des présidentielles, les régionales 2004...). Lire la suite l'article
Photos/Vidéos liées Pourquoi je n'ai pas voté Modem ce 7 juin Agrandir la photo Plus de photos Élections européennes
 

Articles liés
Parlement européen: à droite toute !
Nicolas Sarkozy et Dany le Vert vedettes de la presse française
Elections européennes: la droite en tête partout (ou presque)
Plus d'articles sur : Élections européennes
Discussion: Élections européennes
Mais ce matin, en me rendant au bureau de vote, j'étais tiraillé. La saillie bayrouiste en-dessous de la ceinture du débat de jeudi m'a profondément, terriblement, atrocement, violemment déplu. Déçu. Trahi même. Quand on veut laver plus blanc en politique comme François Bayrou, on évite ce genre de remarque. Il n'avait qu'à se baisser pour recueillir un grand nombre de voix, les déçus de la droite, de la gauche, de la politique, et j'ai peur qu'il ait laissé des plumes dans l'histoire.

Décus. On est nombreux. Ca a causé des remous chez tous les électeurs du Modem que je connais (ça n'a aucune valeur statistique, mais quand même!). D'après ce que j'ai su, l'une a voté Europe Espéranto, l'autre a choisi le PS et la dernière pensait à l'abstention...

 

Je ne comprenais pas les électeurs qui se décidaient dans l'isoloir. Mais pour la première fois, j'en ai fait partie.

Qu'on soit clair: de mon point de vue, le programme du MoDem était le meilleur. Marielle de Sarnez, la tête de liste, ne m'était pas du tout antipathique, tout comme Christophe Ginisty, qui sévit dans les parages (et que j'ai trouvé un peu gêné aux entournures sur le sujet). Mais je n'ai pas voulu, que, à cause ou malgré moi, le parti de François Bayrou devance Europe Ecologie.

Cette façon de faire de la politique, ou plutôt de la polémique à deux balles, me déplaît profondément. Alors sans rancune François, mais j'ai voté Dany le Rouge Vert. Juste pour t'embêter, et pour que tu ne le refasses plus.


Réagissez à l'info : Pourquoi je n'ai pas voté Modem ce 7 juin!

Lendemain d'élections: joie ou gueule de bois?
Benoît Hamon, pas élu, va-t-il quitter son poste de porte-parole du PS?
Vidéo: Bayrou reconnait son échec personnel dans la défaite du Modem
Le film "Home" a-t-il fait le jeu de Cohn-Bendit?
Eva Joly: "Je sentais qu'il y avait une grande attente"

http://fr.news.yahoo.com/3/20090608/tpl-europeennes-reaction-dati-cfb2994.html
Rachida Dati confirme qu'elle quitte le ministère de la Justice
il y a 33 min

 Imprimer Au lendemain de son élection au Parlement européen, la ministre de la Justice Rachida Dati confirme lundi qu'elle va quitter la place Vendôme à une date qui "n'est pas encore fixée" et qui sera décidée par Nicolas Sarkozy. Lire la suite l'article
Articles liés
Européennes en GB: Les Travaillistes au pouvoir en troisième position
Parlement européen: à droite toute !
Nicolas Sarkozy et Dany le Vert vedettes de la presse française
Plus d'articles sur : Élections européennes
Discussion: Élections européennes
"Je quitte, oui" (le ministère de la Justice, NDLR), a déclaré la garde des Sceaux sur France-Inter. "Pour la date de départ, c'est la décision du président de la République (...) Elle n'est pas encore fixée".

Evoquant l'élection du ministre du Travail Brice Hortefeux, alors qu'il était troisième sur la liste UMP de la circonscription Massif Central-Centre, "ce sera une décision entre lui et le président de la République", a-t-elle souligné.

"Avec Michel Barnier (tête de liste Majorité présidentielle en Ile-de-France) on a toujours dit du jour où on a été investi le 25 janvier (...) que si nous étions élus, nous allions au Parlement". AP

http://fr.news.yahoo.com/70/20090608/tfr-europe-ecologie-a-va-tre-dur-claude-0b4fd8a.html
Europe-Ecologie: «Ça va être dur, Claude Allègre entrant au gouvernement»
il y a 19 min

 La Rédaction de Mediapart Imprimer MEDIAPART--Les écologistes, troisième force politique nationale? Le succès électoral de la liste Europe-Ecologie consacre pour ses militants la réalisation d'un rêve longtemps attendu : devenir le presque égal du PS à gauche. Reportage à la soirée électorale de la liste conduite par Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly et José Bové. Lire la suite l'article
Articles liés
Nicolas Sarkozy et Dany le Vert vedettes de la presse française
Île-de-France : l'UMP et les Verts devancent largement le PS et le MoDem
La spectaculaire percée d'Europe Ecologie
Plus d'articles sur : Parti socialiste
Discussion: Parti socialiste

Lire l'article complet sur Mediapart.fr (sur abonnement)

http://fr.news.yahoo.com/70/20090608/tfr-remaniement-sarkozy-a-les-mains-libr-0b4fd8a.html
Remaniement: Sarkozy a les mains libres pour poursuivre l'ouverture
il y a 17 min

 La Rédaction de Mediapart Imprimer MEDIAPART - Lire la suite l'article
Articles liés
Nicolas Sarkozy et Dany le Vert vedettes de la presse française
Bayrou: "La polémique avec Cohn-Bendit a troublé"
Peillon: "Une sorte de 21 avril pour le PS"
Plus d'articles sur : Nicolas Sarkozy
Avec plus de 28% des suffrages recueillis dimanche par la majorité présidentielle, Nicolas Sarkozy a les mains libres pour mener le remaniement annoncé. D'un côté, cette victoire lui permet de safficher en sauveur et rassembleur de la droite. De lautre, ce score, relativement faible pour une majorité qui ne dispose pas de réserve de voix, lautorise à poursuivre sa stratégie douverture, qui sest révélée payante, et à évincer les maillons faibles du gouvernement.


Lire l'article complet sur Mediapart.fr (sur abonnement)

http://fr.news.yahoo.com/4/20090608/tts-france-europeennes-ca02f96_1.html
Le paysage politique français bouleversé
il y a 2 heures 2 min

 Yves Clarisse Imprimer Le paysage politique français a été bouleversé par les élections européennes, qui ont vu les principaux rivaux de Nicolas Sarkozy mordre la poussière et fait apparaître une donne totalement inédite à gauche. Lire la suite l'article
Photos/Vidéos liées LE PAYSAGE POLITIQUE FRANÇAIS BOULEVERSÉ Agrandir la photo
Articles liés
Parlement européen: à droite toute !
Nicolas Sarkozy et Dany le Vert vedettes de la presse française
Elections européennes: la droite en tête partout (ou presque)
Plus d'articles sur : Élections européennes
Discussion: Élections européennes
Un scrutin européen est loin de dessiner exactement le rapport de forces que donne une élection nationale, surtout quand l'abstention frôle le taux record de 60%, et le parti présidentiel a eu le triomphe modeste dimanche soir.

Mais les sanglots à peine réprimés du premier secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, et le mea culpa du dirigeant centriste François Bayrou en disaient long sur l'ampleur du changement qui est intervenu sur la scène politique française.

"C'est un tremblement de terre", a résumé le socialiste Pierre Moscovici, ancien ministre des Affaires européennes.

Avec 28% des suffrages - seulement deux points de moins que Nicolas Sarkozy au premier tour de la présidentielle de 2007 - l'UMP et ses alliés du Nouveau centre réalisent le meilleur score d'un parti de droite au pouvoir depuis 30 ans.

Or, ce résultat est obtenu en plein marasme économique et alors que le chef de l'Etat bat des records d'impopularité.

Même si ses opposants soulignent que 70% des électeurs ont voté pour d'autres formations, l'UMP peut savourer un succès lors d'élections intermédiaires qui ont rarement réussi à la droite - comme à la gauche - lorsqu'elles étaient au pouvoir.

LE PS K.O. DEBOUT

Le gouvernement a immédiatement vu dans ce résultat un encouragement à poursuivre les réformes et le Premier ministre François Fillon a appelé à la mobilisation générale.

Nicolas Sarkozy voit en outre son principal opposant à droite, François Bayrou, qui avait axé toute sa campagne électorale sur une opposition frontale au président dans la perspective du scrutin de 2012, battu et humilié.

"Le vote sanction a été sanctionné par les Français", a commenté le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand.

Avec un peu plus de 8% des voix, le dirigeant centriste, dont le fonds de commerce historique était pourtant l'Europe, est considérablement affaibli par sa défaite, lui qui ambitionnait, comme en 2007, de devenir le chef de l'opposition.

"Le résultat d'aujourd'hui est une déception (...) Je prends ma part de responsabilité", a-t-il déclaré.

A gauche, le bouleversement est encore plus profond.

Le Parti socialiste, qui craignait de descendre sous la barre des 20%, la pulvérise et se retrouve à un peu plus de 16%.

Victime du spectacle sans cesse renouvelé de ses rivalités internes et d'une campagne en zigzags, d'abord à la recherche d'un vote sanction contre Nicolas Sarkozy avant de recentrer le message vers le changement en Europe, il est K.O. debout.

Ses dirigeants ne cherchent même pas à minimiser l'ampleur de la rouste - il s'agit du deuxième plus mauvais score de son histoire aux européennes - et les couteaux s'aiguisent, même si le poste du premier secrétaire ne paraît pas encore menacé.

LES VERTS INCONTOURNABLES ?

Martine Aubry a lancé un appel pathétique dimanche soir.

"Je demande aux Français de garder espoir dans le Parti socialiste", a-t-elle dit avant de reconnaître que sa formation n'était "pas encore crédible" aux yeux de l'électorat.

Crédibles, les Français ont jugé que l'ancien dirigeant de Mai 68 Daniel Cohn Bendit, le leader anti-OGM José Bové et l'ancienne juge anticorruption Eva Joly l'étaient.

Parti de rien, ou presque, Europe Ecologie fait pratiquement jeu égal avec le PS, à plus de 16% des voix, sans avoir donné dans l'antisarkozysme, privilégiant la défense de l'environnement à la seule échelle qui compte, celle de l'UE.

"Les Français ont fait un grand référendum : ils ont voté pour la survie de la planète", a estimé sur France 3 Jean-Luc Bennhamias, ancien Vert ayant rejoint François Bayrou.

Daniel Cohn-Bendit, qui dément toute ambition politique nationale, a dès dimanche soir fait l'objet d'appels du pied venant de tous les bords politiques, y compris de l'UMP, mais il a refusé de parler d'autre chose que du Parlement européen.

Les Verts français pourraient toutefois s'installer comme une force incontournable sur la scène politique française, comme ils le sont par exemple en Belgique, où ils participent régulièrement aux gouvernements régionaux et fédéral à des postes importants, avec les socialistes.

Le Vert allemand Joschka Fischer, camarade de barricades de Daniel Cohn-Bendit en 1968, n'a-t-il pas été ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de Gerhard Schröder ?

Edité par Eric Faye

http://fr.news.yahoo.com/3/20090608/tpl-europeennes-reaction-hortefeux-bertr-cfb2994_2.html
Xavier Bertrand : "on a besoin de Brice Hortefeux au gouvernement"
il y a 1 heure 8 min

 Imprimer "Je pense qu'on a besoin de Brice Hortefeux au gouvernement", a réagi lundi Xavier Bertrand, à propos du ministre du Travail, élu dimanche alors qu'il était troisième sur la liste UMP de la circonscription Massif Central-Centre aux élections européennes. Lire la suite l'article
Articles liés
Parlement européen: à droite toute !
Nicolas Sarkozy et Dany le Vert vedettes de la presse française
Elections européennes: la droite en tête partout (ou presque)
Plus d'articles sur : Élections européennes
Discussion: Élections européennes
"Nous savions pertinemment que Michel Barnier et Rachida Dati s'engageaient à aller siéger parce que nous les avions placés en tête de la liste", a souligné M. Bertrand sur RTL.

"Pour Brice Hortefeux, il s'est engagé dans cette campagne de manière totalement désintéressée, il n'était pas candidat en tête de liste. Mais dans sa région qu'il aime beaucoup, la région Auvergne, il avait décidé de venir en soutien de cette liste. Et puis franchement le succès tel, inimaginable dans cette région (...) fait qu'aujourd'hui on a plutôt à gérer le succès", a constaté le secrétaire général de l'UMP.

"Moi je pense qu'on a besoin de Brice Hortefeux au gouvernement", a jugé Xavier Bertrand, ajoutant que Brice Hortefeux doit "en parler avec Nicolas Sarkozy". "S'il y avait été pour siéger, très franchement, il aurait été la tête de liste dans cette grande région", a-t-il insisté.

Evoquant le président du MoDem de François Bayrou, l'ancien ministre a avancé qu'"on doit toujours respecter l'enjeu d'une élection -là l'Europe- on doit toujours respecter ses adversaires politiques", mais "il n'a pas respecté cette règle". "François Bayrou lui a voulu mettre l'Europe au service de ses ambitions et ça les Français l'ont sanctionné", a-t-il jugé. AP

http://fr.news.yahoo.com/4/20090607/tts-union-europeennes-barroso-ca02f96_1.html
Une victoire pour le projet européen, estime José Manuel Barroso
il y a 9 heures 1 min

 Imprimer Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a estimé dimanche que les résultats des élections européennes constituaient un succès pour ceux qui soutiennent le projet européen. Lire la suite l'article
Photos/Vidéos liées BARROSO VOIT DANS LES RÉSULTATS DES ÉLECTIONS UNE VICTOIRE POUR LE PROJET EUROPÉEN Agrandir la photo Plus de photos Élections européennes
 

Articles liés
Parlement européen: à droite toute !
Nicolas Sarkozy et Dany le Vert vedettes de la presse française
Elections européennes: la droite en tête partout (ou presque)
Plus d'articles sur : Élections européennes
Discussion: Élections européennes
"Globalement, les résultats représentent une victoire indéniable pour les partis et les candidats qui soutiennent le projet européen et qui veulent voir l'Union européenne fournir des réponses en termes de politiques à leurs préoccupations quotidiennes", a déclaré Barroso.

"Les forces politiques qui répondent de façon constructive aux défis politiques, et qui se sont engagées de façon constructive lors de la dernière législature, occuperont l'immense majorité des sièges dans le prochain parlement européen", a-t-il ajouté.

"La participation, comparée à celle de 2004, montre que l'heure n'est pas à l'autosatisfaction. Les politiciens nationaux, dont les débats se cantonnent encore trop souvent au cadre national, doivent s'affirmer de façon plus constante comme des acteurs à la fois nationaux et européens", a dit encore le président de la Commission.

Barroso, qui n'a pas encore fait officiellement acte de candidature à un nouveau mandat à la tête de la Commission, est soutenu par une majorité de gouvernements des Vingt-Sept.

Le député européen Vert Daniel Cohn-Bendit, dont la liste a effectué une percée en France, a appelé dimanche soir à une coalition anti-Barroso au parlement européen.

Version française Pascal Liétout

http://fr.news.yahoo.com/3/20090608/tpl-europeennes-synthese-cfb2994.html
Européennes: succès pour l'UMP, nouveau 21-Avril pour le PS, surprise Europe Ecologie
il y a 5 heures 47 min

 Emmanuel GeorgesPicot Imprimer Une première place attendue pour l'UMP, une défaite cinglante pour le PS, la surprise Europe Ecologie: tels sont les enseignements des élections européennes de dimanche en France, marquées par une abstention record de près de 60%. Lire la suite l'article
Articles liés
Parlement européen: à droite toute !
Nicolas Sarkozy et Dany le Vert vedettes de la presse française
Elections européennes: la droite en tête partout (ou presque)
Plus d'articles sur : Élections européennes
Discussion: Élections européennes
Sans surprise, les listes de la majorité présidentielle sont sorties en tête du scrutin. Avec 27,87% des voix, selon les résultats définitifs du ministère de l'Intérieur, l'UMP et ses alliés ont réalisé lors d'une élection intermédiaire toujours difficile pour le pouvoir un score proche de celui de Nicolas Sarkozy au premier tour de la présidentielle de 2007 (31,18%).

La majorité présidentielle a remporté 29 sièges à Strasbourg, contre 14 pour le PS et Europe écologie, six pour le MoDem, cinq pour le Front de gauche, trois pour le FN et un pour Libertas, selon les résultats définitifs.

Les responsables de la majorité avaient le sourire dimanche soir. Dans une allocution dès 20h20, François Fillon s'est réjoui du "très bon résultat de la majorité présidentielle". C'est la première fois depuis 1979 que le parti au pouvoir est en tête des européennes.

Le Premier ministre a attribué ce "succès" au "travail accompli par la présidence française de l'Union européenne" au second semestre 2008, à "l'unité" de la droite et à la "clarté" de son projet européen.

Cette absence de vote-sanction va permettre à Nicolas Sarkozy de poursuivre sa politique. "Nous allons continuer de moderniser la France", a dit M. Fillon, qui a renouvelé son appel à "l'unité nationale" face à la crise. "C'est la sanction du vote-sanction", a estimé le ministre du Travail Brice Hortefeux sur France-2.

Petit bémol, plus de sept Français sur dix ont voté pour des listes qui ne soutiennent pas Nicolas Sarkozy.

Pour le PS, l'échec est cinglant. Pour le premier test électoral de Martine Aubry, le premier parti d'opposition, avec 16,48%, réalise sa deuxième plus mauvaise performance aux européennes, après les 14,5% de Michel Rocard en 1994.

Les socialistes ont été victimes de la dispersion des voix à gauche, qui rappelle celle de la présidentielle de 2002, fatale à Lionel Jospin. "Une sorte de 21-Avril", a estimé Vincent Peillon.

Le PS paie son désastreux congrès de Reims, son absence de projet et sa crise de leadership. Si elle n'est pas menacée par un putsch, comme celui qui coûta son poste à Michel Rocard, la Première secrétaire Martine Aubry sort affaiblie de son premier scrutin.

Dans une déclaration solennelle à 21h, Mme Aubry a reconnu l'échec. "Nous ne sommes pas encore crédibles", a convenu la Première secrétaire, insistant sur la nécessité d'une "profonde rénovation" du parti.

Dès dimanche soir, plusieurs responsables l'ont appelée à des "changements". "Il faut bouger", a lancé Pierre Moscovici sur France-2. L'ancien ministre des Affaires européennes a souhaité que le PS "se remette au boulot sur les idées", et plaidé pour la mise en chantier de primaires pour la désignation du candidat socialiste en 2012.

Les socialistes ont été victimes de la concurrence des listes Europe Ecologie de Daniel Cohn-Bendit, qui créent la surprise avec 16,28%, talonnant le PS.

Le rassemblement de José Bové aux amis de Nicolas Hulot constitué pour ce scrutin signe le meilleur score réalisé par des écologistes, devant les 10,6% d'Antoine Waechter en 1989. Daniel Cohn-Bendit et ses amis - qui ont devancé les socialistes en Ile-de-France et dans le Sud-Est - ont bénéficié de la déroute du PS et d'une campagne dynamique, centrée sur les enjeux européens.

"Triomphant", "Dany" a promis de poursuivre "cette aventure extraordinaire qu'a été ce rassemblement", afin qu'il "s'incruste dans le paysage politique français".

Avec seulement 8,45%, le MoDem François Bayrou ne peut plus se targuer d'être la troisième force de la vie politique française. Le centriste, qui va devoir revoir sa stratégie pour 2012, a promis de "tirer des leçons" de cette "déception". Il a probablement pâti de l'altercation qui l'a opposé jeudi soir sur France-2 à Daniel Cohn-Bendit, lorsqu'il a accusé le leader des Verts de complaisance pour la pédophilie.

Au sein de la gauche radicale, le Front de gauche de Marie-George Buffet et Jean-Luc Mélenchon (6,05%) remporte de peu son match contre le Nouveau parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot (5%).

Avec 6,34% des voix pour le Front national, Jean-Marie Le Pen est réélu pour un dernier mandat au Parlement européen.

Les listes Libertas de Philippe de Villiers et Frédéric Nihous se contenteront d'un seul élu. Les autres listes n'obtiendront aucun député au Parlement de Strasbourg.

Ce scrutin européen a été entaché par une abstention-record. Ce sont 59,36% des 44,5 millions électeurs inscrits qui ont boudé les urnes. Le précédent record datait de 2004 (57,2%). AP

http://fr.news.yahoo.com/70/20090608/twl-parlement-europen-droite-toute-3d40b91.html
Parlement européen: à droite toute !
il y a 22 min

 La Rédaction de Mediapart Imprimer MEDIAPART - En obtenant presque autant d'élus que dans le Parlement sortant, les conservateurs ont remporté les élections au Parlement européen avec une victoire écrasante devant les socialistes qui ont perdu une soixantaine de sièges. Mais ce scrutin marque surtout la montée de lextrême droite et des partis anti-européens, alors que les électeurs ont presque systématiquement désavoué leurs gouvernements en pratiquant un vote sanction. Lire la suite l'article
Articles liés
Européennes en GB: Les Travaillistes au pouvoir en troisième position
Nicolas Sarkozy et Dany le Vert vedettes de la presse française
Elections européennes: la droite en tête partout (ou presque)
Plus d'articles sur : Élections européennes
Discussion: Élections européennes

Lire l'article complet sur Mediapart.fr (sur abonnement)

Partager cet article
Repost0
8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 07:19

(dépêches)



http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_la_une/toute_l_actualite/ministere/participation-europeennes-2009
Communiqués et actualités Publié le : 07/06/2009 22:30 Elections au Parlement européen du 7 juin 2009Telechargement

--------------------------------------------------------------------------------

 Communiqué de presse - Participation à 12h00 132.1 Ko
 Communiqué de presse - Participation à 17h00 131.8 Ko Le taux de participation France entière à 12h00 est de : 14,81 %
Lors des élections européennes de 2004 en Métropole, à 12h00, ce taux était de 13,65 %



Le taux de participation France entière à 17h00 est de : 33,18 %
Lors des élections européennes de 2004 en Métropole, à 17h00, ce taux était de 33,24 %


Le taux de participation non définitif France entière est de : 40,48 %
Pour rappel, le taux de participation définitif France entière du 13 juin 2004 était de : 42,76 %

http://elections.interieur.gouv.fr/index.html


http://fr.news.yahoo.com/3/20090608/tpl-europeennes-resultats-france-cfb2994.html
Européennes: les résultats en France
il y a 5 heures 50 min

 Imprimer Voici les résultats des élections européennes (France entière), selon les chiffres définitifs communiqués par le ministère de l'Intérieur: Lire la suite l'article
Articles liés
Parlement européen: à droite toute !
Nicolas Sarkozy et Dany le Vert vedettes de la presse française
Elections européennes: la droite en tête partout (ou presque)
Plus d'articles sur : Élections européennes
Discussion: Élections européennes
I: 44.284.416

V: 17.999.375 40,64%

E: 17.218.950 38,88%

Abs: 26.285.041 59,36%

Liste UMP...................................4.798.895 27,87% 29S

Liste PS....................................2.837.789 16,48% 14S

Liste "Europe Ecologie".....................2.803.029 16,28% 14S

Liste MoDem.................................1.455.363 8,45% 6S

Divers droite...............................1.160.964 6,74% 1S

Liste Front national........................1.091.674 6,34% 3S

Extrême gauche..............................1.050.216 6,10%

Front de gauche.............................1.041.815 6,05% 5S

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090608/tpl-europeennes-resultats-france-cfb2994_4.html
Européennes: les résultats en France
il y a 5 heures 5 min

 Imprimer Voici les résultats en sièges des élections européennes (France entière), selon les chiffres communiqués à 3h lundi par le ministère de l'Intérieur: Lire la suite l'article
Articles liés
Le paysage politique français bouleversé
L'échappée verte
La droite européenne gagne les élections haut la main
Plus d'articles sur : Élections européennes
Discussion: Élections européennes
Taux de participation: 40,65% contre 42,76% en 2004

Liste UMP...................................29 sièges

Liste PS....................................14 sièges

Liste "Europe Ecologie".....................14 sièges

Liste MoDem.................................6 sièges

Liste Front national........................3 sièges

Front de gauche/divers gauche...............5 sièges

Divers droite...............................1 siège

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090607/twl-europeennes-ue-sieges-0ef7422_5.html
La composition du Parlement européen
il y a 7 heures 36 min

 Imprimer Voici la répartition des 736 sièges du futur parlement européen, selon les estimations communiquées dimanche soir par Bruxelles à 23h58 (entre parenthèses la composition dans la précédente assemblée qui comptait 785 sièges): Lire la suite l'article
Articles liés
Le paysage politique français bouleversé
L'échappée verte
La droite européenne gagne les élections haut la main
Plus d'articles sur : Élections européennes
Discussion: Élections européennes
- PPE-DE (groupe du Parti populaire européen et des Démocrates européens)

Entre 267 et 271 sièges (précédente assemblée: 288 sièges, 36,6%)

- PSE (groupe du Parti socialiste au Parlement européen)

Entre 157 et 161 sièges (217/27,6%)

- ALDE (Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe)

Entre 80 et 82 sièges (100/12,7%)

- GREENS-EFA (groupe des Verts - Alliance libre européenne)

53 sièges (43/5,4%)

- UEN (groupe Union pour l'Europe des Nations)

35 sièges (44/5,6%)

- GUE-NGL (groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique)

35 sièges (41/5,2%)

- IND-DEM (Groupe indépendance/Démocratie)

17 sièges (22/2,8%)

Autres:

Entre 86 et 88 sièges

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090608/tpl-europeennes-resultats-ile-de-france-cfb2994_1.html
Européennes: résultats circonscription Ile-de-France
il y a 4 heures 49 min

 Imprimer Voici les résultats des élections européennes dans la circonscription Ile-de-France (Paris et région parisienne), selon les chiffres définitifs communiqués par le ministère de l'Intérieur: Lire la suite l'article
Articles liés
Le paysage politique français bouleversé
L'échappée verte
La droite européenne gagne les élections haut la main
Plus d'articles sur : Élections européennes
Discussion: Élections européennes
I: 6.822.769

V: 2.870.316 42,07%

E: 2.798.115 41,01%

Abs: 3.952.453 57,93%

Liste UMP.................................828.103 29,60% 5S

Tête de liste: Michel Barnier

Liste "Europe Ecologie"...................583.660 20,86% 4S

Tête de liste: Daniel Cohn-Bendit

Liste PS..................................379.859 13,58% 2S

Tête de liste: Harlem Désir

Liste MoDem...............................238.334 8,52% 1S

Tête de liste: Marielle de Sarnez

Liste Front de gauche.....................176.818 6,32% 1S

Tête de liste: Patrick Le Hyaric

Liste Front National......................123.218 4,40%

Tête de liste: Jean-Michel Dubois

Liste NPA.................................97.446 3,48%

Tête de liste: Omar Slaouti

Liste MPF-CNPT............................91.830 3,28%

Tête de liste: Jérôme Rivière

Liste "Alliance écologiste indépendante"..82.999 2,97%

Tête de liste: Jean-Marc Governatori

Liste "Debout la République"..............68.330 2,44%

Tête de liste: Jean-Pierre Enjalbert

Liste "Liste antisioniste"................36.398 1,30%

Tête de liste: Dieudonné Mbala Mbala

Liste "La Terre sinon rien"...............28.767 1,03%

Tête de liste: Françoise Castany

Liste "Lutte Ouvrière"....................20.737 0,74%

Tête de liste: Jean-Pierre Mercier

Liste "Pour une Europe utile".............11.722 0,42%

Tête de liste: Annick du Roscoat

Liste "Pour une France et une Europe plus fraternelles"...6.527 0,23%

Tête de liste: Jean-Marie Julia

Liste "Solidarité-France"..................4.386 0,16%

Tête de liste: Axel de Boer

Liste "Cannabis sans frontières"...........3.988 0,14%

Tête de liste: Farid Ghehioueche

Liste "Europe Démocratie Espéranto"........3.304 0,12%

Tête de liste: Elisabeth Barbay

Liste "L'Europe c'est vous".................2.786 0,10%

Tête de liste: Sabine Herold

Liste "Citoyenneté Culture Européennes".....1.767 0,06%

Tête de liste: André Locussol

Liste "Une France royale"...................1.353 0,05%

Tête de liste: Patrick Cosseron de Villenoisy

Liste "L'Europe de Gibraltar à Jérusalem"...1.209 0,04%

Tête de liste: Gaspard Delanoë

Liste "Newropeans"..........................1.058 0,04%

Tête de liste: Marianne Ranke-Cormier

Liste "Communistes".........................1.055 0,04%

Tête de liste: Rolande Perlican

Liste "Europe Décroissance".................1.031 0,04%

Tête de liste: Jean-Luc Pasquinet

Liste "Union des gens".......................834 0,03%

Tête de liste: Alain Mourguy

Liste "La force de la non-violence"..........596 0,02%

Tête de liste: Alain Ducq

AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090607/tpl-europeennes-resultats-est-cfb2994_2.html
Européennes: résultats circonscription Est
il y a 7 heures 22 min

 Imprimer Voici les résultats des élections européennes dans la circonscription Est (Lorraine, Alsace, Champagne-Ardenne, Bourgogne, Franche-Comté), selon les chiffres définitifs communiqués par le ministère de l'Intérieur: Lire la suite l'article
Articles liés
Le paysage politique français bouleversé
L'échappée verte
La droite européenne gagne les élections haut la main
Plus d'articles sur : Élections européennes
Discussion: Élections européennes
I: 5.853.717

V: 2.291.403 39,14%

E: 2.174.850 37,15%

Abs: 3.562.314 60,86%

Liste NPA................................122.774 5,65%

Tête de liste: Yvan Zimmermann

Liste PS.................................374.945 17,24% 2S

Tête de liste: Catherine Trautmann

Liste "Europe Démocratie Espéranto"........4.407 0,20%

Tête de liste: Fabien Tschudy

Liste "Lutte Ouvrière"....................31.837 1,46%

Tête de liste: Claire Rocher

Liste "Rassemblement pour l'initiative citoyenne".....754 0,03%

Tête de liste: Thomas Cuerq

Liste UMP...............................634.652 29,18% 4S

Tête de liste: Joseph Daul

Liste "Europe Ecologie".................310.468 14,28% 1S

Tête de liste: Sandrine Belier

Liste "Debout la République".............50.801 2,34%

Tête de liste: Jean-Pierre Gérard

Liste Front National....................164.645 7,57% 1S

Tête de liste: Bruno Gollnisch

Liste MPF-CNPT...........................89.075 4,10%

Tête de liste: Christophe Beaudouin

Liste "La force de la non-violence".........100 0,00%

Tête de liste: Marie-Laurence Chanut

Liste "Communistes".........................202 0,01%

Tête de liste: Antonio Sanchez

Liste "L'Europe c'est vous"...............5.714 0,26%

Tête de liste: Christian Braga

Liste "Newropeans"..........................359 0,02%

Tête de liste: François Guérin

Liste "Alliance écologiste indépendante"..92.643 4,26%

Tête de liste: Antoine Waechter

Liste Front de gauche....................84.515 3,89%

Tête de liste: Hélène Franco

Liste "Europe Décroissance"...............1.136 0,05%

Tête de liste: Catherine Bahl

Liste MoDem.............................205.009 9,43% 1S

Tête de liste: Jean-François Kahn

Liste "Une France royale"...................814 0,04%

Tête de liste: Sandrine Pico

AP
http://fr.news.yahoo.com/3/20090608/tpl-europeennes-resultats-sud-est-cfb2994_2.html
Européennes: résultats circonscription Sud-Est
il y a 6 heures 12 min

 Imprimer Voici les résultats des élections européennes dans la circonscription Sud-Est (Rhones-Alpes, Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Corse), selon les chiffres définitifs communiqués par le ministère de l'Intérieur: Lire la suite l'article
Articles liés
Le paysage politique français bouleversé
L'échappée verte
La droite européenne gagne les élections haut la main
Plus d'articles sur : Élections européennes
Discussion: Élections européennes
I: 7.681.681

V: 3.044.400 39,63%

E: 2.939.919 38,27%

Abs: 4.637.281 60,37%

MoDem................................ 216.628 7,37% 1S

Tête de liste: Jean-Luc Bennahmias

Liste Front National................ 249.700 8,49% 1S

Tête de liste: Jean-Marie Le Pen

Liste "Solidarité-Liberté, Justice et Paix"...4.278 0,15%

Tête de liste: Matthieu Chauvin

Liste Lutte Ouvrière..................24.732 0,84%

Tête de liste: Nathalie Arthaud

Liste "Debout la République"..........58.415 1,99%

Tête de liste: Michel Vianes

Liste "Europe Ecologie"..............537.140 18,27% 3S

Tête de liste: Michèle Rivasi

Liste "Europe Démocratie Espéranto"....4.291 0,15%

Tête de liste: Christian Garino

Liste "Pour une Europe utile"............394 0,01%

Tête de liste: Daniel Dufreney

Liste NPA............................127.380 4,33%

Tête de liste: Raoul Jennar

Liste UMP............................862.645 29,34% 5S

Tête de liste: Françoise Grossetête

Liste "L'Europe c'est vous"..............701 0,02%

Tête de liste: Jacques Gautron

Liste Front de gauche................173.491 5,90% 1S

Tête de liste: Marie-Christine Vergiat

Liste "La force de la non-violence"......140 0,00%

Tête de liste: Philippe Bariol

Liste "Une France royale"................635 0,02%

Tête de liste: Dominique Hamel

Liste MPF-CNPT.......................126.207 4,29%

Tête de liste: Patrick Louis

Liste "Alliance écologiste indépendante"....110.106 3,75%

Tête de liste: Francis Lalanne

Liste "Europe Décroissance"...........1.278 0,04%

Tête de liste: Annie Vital

Liste PS............................425.938 14,49% 2S

Tête de liste: Vincent Peillon

Liste "Résistance"...................14.516 0,49%

Tête de liste: Victor Hugo Espinosa

AP
http://fr.news.yahoo.com/3/20090607/tpl-europeennes-resultats-sud-ouest-cfb2994_2.html
Européennes: résultats circonscription Sud-Ouest
il y a 6 heures 42 min

 Imprimer Voici les résultats des élections européennes dans la circonscription Sud-Ouest (Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon), selon les chiffres définitifs communiqués par le ministère de l'Intérieur: Lire la suite l'article
Articles liés
Le paysage politique français bouleversé
L'échappée verte
La droite européenne gagne les élections haut la main
Plus d'articles sur : Élections européennes
Discussion: Élections européennes
I: 6.211.167

V: 2.762.118 44,47%

E: 2.625.826 42,28%

Abs: 3.449.049 55,23%

Liste Front National.......................155.813 5,93%

Tête de liste: Louis Aliot

Liste MPF-CNPT..............................80.344 3,06%

Tête de liste: Eddie Puyjalon

Liste UMP..................................706.004 26,89% 4S

Tête de liste: Dominique Baudis

Liste "L'Europe de la vie"..................24.184 0,92%

Tête de liste: Jean-Claude Martinez

Liste "Debout la République"................33.679 1,28%

Tête de liste: Henri Temple

Liste "Lutte Ouvrière"......................26.761 1,02%

Tête de liste: Sandra Torremocha

Liste "Euskal Herriaren Alde"................5.800 0,22%

Tête de liste: Isabel Echeverria

Liste PS...................................465.076 17,71% 2S

Tête de liste: Kader Arif

Liste "Rassemblement pour l'initiative citoyenne"..202 0,01%

Tête de liste: Alain Terrien

Liste "Communistes".........................57 0,00%

Tête de liste: Yves Gras

Liste "Union des gens".....................233 0,01%

Tête de liste: Vincent Jacob

Liste "Pour une Europe utile"...............16 0,00%

Tête de liste: Pierre Dulong

Liste "Newropeans".........................420 0,02%

Tête de liste: David Carayol

Liste MoDem............................225.842 8,60% 1S

Tête de liste: Robert Rochefort

Liste "Euskadi Europan"..................4.275 0,16%

Tête de liste: Jean Tellechea

Liste "L'Europe c'est vous"..............3.461 0,13%

Tête de liste: Douce de Franclieu

Liste "Europe Ecologie"................415.388 15,82% 2S

Tête de liste: José Bové

Liste "La force de la non-violence"........337 0,01%

Tête de liste: Robert Raich

Liste "Alliance écologiste indépendante"..111.222 4,24%

Tête de liste: Patrice Drevet

Liste "Europe Démocratie Espéranto".........4.138 0,16%

Tête de liste: Raymond Faura

Liste Front de gauche.....................213.951 8,15% 1S

Tête de liste: Jean-Luc Mélenchon

Liste "Europe Décroissance"...................953 0,04%

Tête de liste: Sylvie Barbe

Liste NPA.................................147.348 5,61%

Tête de liste: Myriam Martin

Div. Ex.g.....................................322 0,01%

Tête de liste: Jean-Jacques Fanchtein

AP
http://fr.news.yahoo.com/3/20090607/tpl-europeennes-resultats-ouest-cfb2994_2.html
Européennes: résultats circonscription Ouest
il y a 6 heures 53 min

 Imprimer Voici les résultats des élections européennes dans la circonscription Ouest (Bretagne, Pays-de-la-Loire, Poitou-Charentes), selon les chiffres définitifs communiqués par le ministère de l'Intérieur: Lire la suite l'article
Articles liés
Le paysage politique français bouleversé
L'échappée verte
La droite européenne gagne les élections haut la main
Plus d'articles sur : Élections européennes
Discussion: Élections européennes
I: 6.177.138

V: 2.617.841 42,38%

E: 2.506.696 40,58%

Abs: 3.559.297 57,62%

Liste "Lutte Ouvrière".......................31.357 1,25%

Tête de liste: Valérie Hamon

Liste MPF-CNPT..............................257.406 10,27% 1S

Tête de liste: Philippe de Villiers

Liste "Rassemblement pour l'initiative citoyenne"...594 0,02%

Tête de liste: Gilles Helgen

Liste Front National........................128.634 5,13%%

Tête de liste: Laurence de Bouard

Liste MoDem.................................212.471 8,48% 1S

Tête de liste: Sylvie Goulard

Liste "Une France royale".......................972 0,04%

Tête de liste: Jean-Philippe Chauvin

Liste "Union des gens"..........................527 0,02%

Tête de liste: Christophe Dupas

Liste PS....................................433.248 17,28% 2S

Tête de liste: Bernadette Vergnaud

Liste "Newropeans"..............................394 0,02%

Tête de liste: Bruno Blossier

Liste Front de gauche.......................114.909 4,58%

Tête de liste: Jacques Généreux

Liste UMP...................................680.664 27,15% 3S

Tête de liste: Christophe Béchu

Liste "Europe Décroissance"...................1.386 0,06%

Tête de liste: Thierry Brulavoine

Liste "Alliance écologiste indépendante".....93.371 3,72%

Tête de liste: Eva Roy

Liste "Europe Démocratie Espéranto"...........4.229 0,17%

Tête de liste: Ben Horst Schumann

Liste "Communistes".............................530 0,02%

Tête de liste: Chantal Girardin

Liste "Alternative libérale Ouest"............4.391 0,18%

Tête de liste: Louis-Marie Bachelot

Liste "Debout la République"................14.840 0,59%

Tête de liste: Christian Lechevalier

Liste "La voix de la Bretagne"..............32.894 1,31%

Tête de liste: Emile Granville

Liste "Europe Ecologie".....................417.232 16,64% 2S

Tête de liste: Yannick Jadot

AP
http://fr.news.yahoo.com/3/20090607/tpl-europeennes-resultats-nord-ouest-cfb2994_2.html
Européennes: résultats circonscription Nord-Ouest
il y a 7 heures 44 min

 Imprimer Voici les résultats des élections européennes dans la circonscription Nord-Ouest (Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Haute-Normandie, Basse-Normandie), selon les chiffres définitifs communiqués par le ministère de l'Intérieur: Lire la suite l'article
Articles liés
Le paysage politique français bouleversé
L'échappée verte
La droite européenne gagne les élections haut la main
Plus d'articles sur : Élections européennes
Discussion: Élections européennes
I: 6.596.022

V: 2.615.338 39,65%

E: 2.484.006 37,66%

Abs: 3.980.684 60,35%

Liste "Debout la République"................59.527 2,40%

Tête de liste: Thierry Grégoire

Liste "Alliance écologiste indépendante"....88.499 3,56%

Tête de liste: Bernard Frau

Liste Front de gauche......................169.786 6,84% 1S

Tête de liste: Jacky Hénin

Liste "Europe Ecologie"....................300.600 12,10% 1S

Tête de liste: Hélène Flautre

Liste "Communistes".............................605 0,02%

Tête de liste: Louis-Daniel Gourmelen

Liste Front National........................252.992 10,18% 1S

Tête de liste: Marine Le Pen

Liste PS....................................449.479 18,09% 2S

Tête de liste: Gilles Pargneaux

Liste MPF-CNPT..............................105.747 4,26%

Tête de liste: Frédéric Nihous

Liste "Europe Décroissance".....................592 0,02%

Tête de liste: Virginie Verhassel

Liste "Union des gens"...........................437 0,02%

Tête de liste: Martine Audo

Liste NPA....................................143.969 5,80%

Tête de liste: Christine Poupin

Liste UMP....................................601.522 24,22% 4S

Tête de liste: Dominique Riquet

Liste "Lutte Ouvrière".........................51.757 2,08%

Tête de liste: Eric Pecqueur

Liste "Pour une Europe utile".....................485 0,02%

Tête de liste: Dominique Fachon

Liste "Le parti de la France"..................37.663 1,52%

Tête de liste: Carl Lang

Liste "Rassemblement pour l'initiative citoyenne"..239 0,01%

Tête de liste: Jean-Michel Vernochet

Liste "Europe Démocratie Espéranto"..............4.677 0,19%

Tête de liste: Jacques Borie

Liste MoDem....................................215.430 8,67% 1S

Tête de liste: Corine Lepage

AP

Partager cet article
Repost0
13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 13:11

(dépêche)


Lagarde pressentie au poste de commissaire UE à la Concurrence

 
Christine Lagarde le 10 mai 2009 à Ryad (Photo Mido Ahmed/AFP)

Mercredi 13 mai 2009, 07h50

La ministre française de l'Economie Christine Lagarde va prendre le poste de commissaire européenne à la Concurrence lors de la mise en place de la prochaine administration bruxelloise, affirme mercredi le quotidien allemand Die Welt.

Selon le journal allemand qui cite des sources diplomatiques, la décision aurait déjà été entérinée par le président français Nicolas Sarkozy et l'actuel président de la Commission José Manuel Barroso.

L'actuelle commissaire à la Concurrence est la Néerlandaise Neelie Kroes.
 

Partager cet article
Repost0

Résultats officiels
de l'élection présidentielle 2012
 


Pour mettre la page en PDF :
Print


 




Petites statistiques
à titre informatif uniquement.

Du 07 février 2007
au 07 février 2012.


3 476 articles publiés.

Pages vues : 836 623 (total).
Visiteurs uniques : 452 415 (total).

Journée record : 17 mai 2011
(15 372 pages vues).

Mois record : juin 2007
(89 964 pages vues).