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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 20:49

(dépêche)

Partielle de l'Oise : Jean-François Mancel l'emporte de justesse (51,4% contre 48,6% au candidat du FN)

 


ALERTE INFO FIGARO>24/03/2013 à 20H13    
Législative partielle de l'Oise : courte victoire de l'UMP sur le FN

Le député sortant UMP Jean-François Mancel a remporté aujourd'hui une courte victoire sur son adversaire du Front national dans la 2e circonscription de l'Oise, lors d'une élection législative partielle dont la candidate PS avait été sortie au premier tour.
Le candidat UMP a obtenu 51,41% des voix, selon la préfecture, contre 48,59% pour le candidat du FN. Cela correspond à moins de 800 voix d'écart. La participation a été de 35%.
Jean-François Mancel, qui avait vu son élection invalidée l'année dernière, était arrivé en tête au premier tour avec 40,61% des suffrages exprimés. La candidate d'extrême droite avait obtenu 26,58% des voix et la socialiste Sylvie Houssin 21,37%, avec moins de 12,5% des inscrits, ce qui ne lui a pas permis de se maintenir pour le second tour.


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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 10:31

Né le 5 août 1918 à Biarritz, Olivier d'Ormesson fut un collaborateur du journal "Le Figaro" de 1950 à 1975 et directeur général du "Figaro agricole". Après avoir combattu pendant la guerre, il fut élu maire d'Ormesson-sur-Marne en 1947 et fut réélu jusqu'en 1998, ainsi que conseiller général du Val-de-Marne de 1955 à 1999. Il fut ensuite élu député de 1958 à 1962, puis député européen de 1979 à 1984 sur la liste de Simone Veil. En 1984, alors qu'il était membre du CNIP, Olivier d'Ormesson sauta le pas et préconisa des alliances à droite contre le gouvernement socialiste, à droite et à l'extrême-droiet, avec le FN auquel il adhéra. Il fut réélu député européen de 1984 à 1989 mais cette fois-ci sur la liste FN dirigée par Jean-Marie Le Pen et dirigea le groupe Eurodroite au Parlement européen. Le 16 mars 1986, il fut élu député FN sur la liste FN qu'il conduisait au Val-de-Marne mais n'y resta que quelques semaines, préférant garder son mandat de député européen. Cependant, il s'éloigna de Jean-Marie Le Pen en 1988 lorsque ce dernier fit son odieuse sortie sur les chambres à gaz, détail de l'histoire et démissionna du FN. Il se rapprocha à nouveau du CNIP et en devint même le président de 1996 à 1998. Il essaya alors de faire alliance avec le MPF de Philippe de Villiers mais sans le succès électoral escompté. En 1998, il prit progressivement sa retraite tout en continuant à s'opposer à la construction européenne. Il fut le fils de Wladimir d'Ormesson et le cousin de l'académicien Jean d'Ormesson.

SR



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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 11:55

Né le 17 juillet 1913 à Marseille, Roger Garaudy fut un écrivain et philosophe qui s'est beaucoup engagé politiquement et religieusement. Agrégé de philosophie en 1936, journaliste pendant la guerre après avoir combattu et été fait prisonnier, docteur en philosophie en 1953, universitaire à Clermont-Ferrand puis Poitiers, il fut élu député de 1946 à 1951 et de 1956 à 1958 (d'abord du Tarn puis de Paris) puis sénateur de Paris de 1959 à 1962. Il se lia d'amitié avec l'abbé Pierre (lui aussi député, mais MRP) pendant son mandat parlementaire. Communiste et même très important membre du PCF de1933 à juin 1970, il s'est ensuite converti à l'islam (il était alors d'origine catholique). Il a été condamné le 27 février 1998 pour contestation de crimes contre l'humanité à la suite de la publication de son livre "Les Mythes fondateurs de la politique israélienne" en janvier 1996, jugement confirmé le 16 décembre 1998. Il avait reçu le "Prix Kadhafi des droits de l'homme" (!) en 2002. Il est mort le 13 juin 2012 à un mois de ses 99 ans à Chennevières-sur-Marne.

SR

 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 02:53

Voici un tract électoral diffusé par des militants du Front national le mercredi 13 juin 2012 sur le marché de Longjumeau, qui appelle explicitement à voter pour le candidat socialiste Olivier Thomas, lui-même parachuté de Paris (il a été élu conseiller régional sur la liste parisienne) pour battre l'ancienne ministre Nathalie Kosciusko-Morizet. Les électeurs républicains pourront juger ce qu'il y a de mieux à faire pour défendre les valeurs de la République. NKM a justement toujours été claire contre toute compromission avec le FN, appelant à voter pour le PS en cas de duel PS-FN, ce qui n'est pas le cas de son adversaire socialiste qui semble se satisfaire de ce soutien plus que tacite du FN à sa candidature, tout cela pour gagner un siège. Ce tract est a contrario comme un brevet de républicanisme délivré à NKM par le FN.


AfficheFNcontreNKM20120613


Cliquer sur la photo pour l'agrandir.

(Photo de Christian Schoettl sur son blog http://christianschoettl.over-blog.com/).


Lire aussi :


http://rakotoarison.over-blog.com/article-srb-106943914.html


http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-61150805.html



SR

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 03:40

Après avoir donné le lien pour les programmes présidentiels des candidats François Hollande (ici) et François Bayrou (ici), voici le lien pour lire le programme présidentiel de Marine Le Pen, la candidate du Front national. Le programme présidentiel de Nicolas Sarkozy devrait être disponible début avril 2012 tandis que le programme présidentiel de Jean-Luc Mélenchon est payant.

Cliquer sur le lien pour télécharger le programme de Marine Le Pen (fichier .pdf) :
http://www.marinelepen2012.fr/wp-content/uploads/2012/03/Programme-Marine-web2.pdf

SR

 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 11:56

Mélenchon à 14% dans un sondage réanime les espoirs d’une frange de la population. Mais que signifie cette poussée du front des mécontents ?


yartiMelenchon20120301La gauche de la gauche croit avoir le vent en poupe et Jean-Luc Mélenchon se voit le sauveur providentiel d’une France aseptisée et terne prise en otage dans une crise mondiale.

Au début de son quinquennat, certains observateurs avaient soupçonné Nicolas Sarkozy de promouvoir Olivier Besancenot, le populaire candidat de la LCR en 2002 et 2007, pour amoindrir le PS à peu à l’instar du FN aidé par François Mitterrand pour handicaper la droite parlementaire.

L’histoire ne se répète pas et au contraire, des responsables du NPA (ex-LCR) ont même fait appel à ne pas soutenir le remplaçant d’Olivier Besancenot, Philippe Poutou, pour voter directement pour le représentant des communistes (je crois que c’est même une prise de position historique, tant communistes et extrême gauche n’ont jamais fait bon ménage).

Il est presque amusant de voir les brèches de la crédulité s’ouvrir grandes à quelques semaines d’une élection présidentielle. Certes, on est toujours le crédule d’un candidat. Mais ici, c’est assez intéressant à noter.

Alors que je pensais que la surmobilisation médiatique des horribles tueries de Toulouse et de Montauban allait affecter le candidat Jean-Luc Mélenchon qui avait atteint son objectif de faire la plus nombreuse réunion de la campagne électorale à la Bastille le 18 mars 2012, il est devenu, au contraire, le chouchou des sondages que ses zélateurs n’hésitaient pas fustiger tant il n’y a pas encore si longtemps (c’est toujours la même chose, on critique les sondages qui ne confortent pas et on se tait ou on se réjouit quand ils confortent).

Il faut dire que pratiquement tous les instituts de sondage ont détecté une avancée notable de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages : CSA du 20 mars 2012 l’a placé à égalité avec Marine Le Pen et François Bayrou et BVA du 22 mars 2012 légèrement en avance. Cette avancée se fait d’ailleurs parallèlement à celle de Nicolas Sarkozy par rapport à François Hollande.

Si la montée de Jean-Luc Mélenchon est incontestable (environ de 10 à 14%), il faut cependant rester prudent et rappeler que les intervalles d’erreur sont de l’ordre de 3 à 4%.

Ainsi, lorsque Nicolas Sarkozy est à 30% et François Hollande est à 28%, il est faux de dire que Nicolas Sarkozy a dépassé François Hollande car l’étude qui révèle cela veut dire qu’il y a 95% de chance pour que Nicolas Sarkozy soit entre 28% et 32% et pour que François Hollande soit entre 26% et 30%, ce qui signifie que François Hollande pourrait quand même être avant Nicolas Sarkozy dans les conclusions de cette étude-là.

Il en est de même pour Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et François Bayrou.

La réalité de la situation de l’opinion ce 24 mars 2012, elle est que dans l’état actuel, deux candidats sont nettement en tête et obtiennent entre 25 et 30% au premier tour, Nicolas Sarkozy et François Hollande, puis ils sont suivis par trois candidats de valeur quasi-identique, situés entre 10 et 15%, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et François Bayrou, suivis enfin de deux candidats qui peuvent atteindre entre 1 et 3%, Eva Joly et Nicolas Dupont-Aignan, et les autres auront du mal à atteindre 1%.

Si on prend les tendances, Nicolas Sarkozy est en légère progression, François Hollande en légère érosion, Jean-Luc Mélenchon en plus perceptible progression et Marine Le Pen en plus perceptible érosion. Quant à François Bayrou, depuis fin janvier 2012, il reste très stable, ne perdant ni ne gagnant de nouveaux électeurs. Pourtant, il continue toujours à grimper en cote de popularité, atteignant 70% de bonnes opinions pour l’IFOP le 20 mars 2012 et ayant un potentiel de …58% au premier tour ! (CSA du 13 mars 2012). Pour ce dernier repère, Jean-Luc Mélenchon a un potentiel de 39%.

Qu’en déduire ? On pourrait croire qu’il y a un jeu de vases communicants entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. C’est probable mais pas vérifié pour l’instant. Que François Hollande déçoive, c’était à prévoir. D’une part, le matraquage médiatique en faveur de François Hollande depuis octobre 2011 avait de quoi lasser les esprits, d’autre part, il a été obligé de révéler sa véritable personnalité, que je dirais proche d’une balladurisme consensuel.

Il ne faut pas se tromper, si les intentions de vote au second tour restent largement favorables à François Hollande, c’est d’abord par rejet de la personnalité de Nicolas Sarkozy et pas par adhésion à sa propre personne.

D’ailleurs, dans un choix de préférences (ce ne sont pas des intentions de votes), l’IFOP, en testant en février deux duels Hollande vs Sarkozy et Bayrou vs Sarkozy, avait montré que François Hollande n’était pas le meilleur opposant à Nicolas Sarkozy (voir IFOP du 23 février 2012 et mon article sur le vote utile).

Et ce mois-ci, l’IFOP a aussi testé l’improbable duel entre François Hollande et Jean-Luc Mélenchon. Le candidat socialiste l’emporte avec 53% de préférence face à 42% ; mais l’avance est quand même faible, et ce bon résultat de Jean-Luc Mélenchon provient des sympathisants du FN qui se rangeraient plus aisément derrière Jean-Luc Mélenchon que derrière François Hollande.

Qu’en penser de tout cela ? Qu’un fait divers, certes émouvant et terrible mais qui n’est qu’un fait divers, n’a pas semblé avoir eu beaucoup d’influence sur les rapports de force au sein des candidats, ce qui est un bien pour la démocratie. Que la situation n’est pas encore vraiment certaine et que rien ne dit que dans les jours ou semaines prochaines, d’autres évolutions perceptibles ne se produisent pas.

Ce qui est cependant une évidence, c’est que François Mitterrand avait gagné le 10 mai 1981 parce qu’il avait réussi à convaincre les Français que les communistes ne représentaient plus un danger et que le PS serait largement capable de les contrôler, ce qui fut le cas.

yartiMelenchon20120304

Au printemps 2012, François Hollande risquerait de rater la marche par l’effet inverse, car un Jean-Luc Mélenchon fort pourrait renverser la donne. L’incapacité du candidat socialiste à rester ferme sur ses positions pourrait faire craindre au centre gauche qu’il ferait beaucoup de concessions à l’extrême gauche, ce qui ferait beaucoup hésiter ces électeurs modérés que l’ancien premier secrétaire du PS avait pourtant réussi à  séduire.

Peut-être d’ailleurs est-ce l’objectif actuel de Jean-Luc Mélenchon ? Puisque l’intérêt de ses amis, c’est une scission du PS entre europhiles et eurosceptiques, pour construire un grand parti vraiment à gauche (selon eux) avec des Arnaud Montebourg, des Benoît Hamon et des Henri Emmanuelli. Or, cette évolution ne pourrait jamais se faire avec l’élection de François Hollande à l’Élysée. Seules, la réélection de Nicolas Sarkozy ou l’élection de François Bayrou donneraient un boulevard à ces militants de l’impossible.

Dans ce cas, Nicolas Sarkozy pourrait bien leur dire : merci Mélenchon !


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (24 mars 2012)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Jean-Luc Mélenchon sur TF1.
Jean-Luc Mélenchon face à Jean-François Copé.
Jean-Luc Mélenchon face à Marine Le Pen.
Sondage BVA du 22 mars 2012 (à télécharger).
Sondage CSA du 20 mars 2012 (à télécharger).
Sondage IFOP du 20 mars 2012 (à télécharger).
Sondage CSA du 13 mars 2012 (à télécharger).
Sondage IFOP du 23 février 2012 (à télécharger).
 

yartiMelenchon20120305 

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/sarkozy-merci-melenchon-113261

 



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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 08:06

Au lieu de se mêler de ce qui ne la regarde pas, elle ferait mieux de ne pas s’entremêler avec les prénoms…


yartimlpb20111004Le mercredi 19 octobre 2011 en début de soirée à Paris 16e naissait Giulia Bruni-Sarkozy, la fille du couple présidentiel. Comme lors de chaque naissance, j’imagine le sentiment de joie des parents. Il est assez amusant de constater que certains pensent que cette petite fille ne serait que l’instrument d’une obscure stratégie présidentielle pour reconquérir des électeurs.

S’il y a bien un domaine où il est difficile de prévoir un agenda, c’est celui d’une grossesse et d’une naissance, et puis, croire que c’est une manœuvre, c’est ne jamais avoir cru à la singularité humaine qui veut qu’une nouvelle conscience, qu’un nouvel être arrive au monde à sa naissance et que cet événement est bien plus important, bien plus essentiel, pour ses parents du moins, que des considérations politiciennes.


Considérations politiciennes, ai-je dit ?

Alors que les parents essaient de tout faire pour laisser à cet événement son caractère privé (à la grande surprise, et déception, des médias), certaines personnalités n’ont quand même pas su résister à la tentation du commentaire sur l’heureuse naissance.

Ainsi, invitée de "Face à l’actu" le 23 octobre 2011 sur M6, Marine Le Pen y est allée de son grain de sel. Si elle n’a pas oublié la joie probablement sincère d’un tel événement : « Je me réjouis pour eux. », elle n’a toutefois pas pu s’empêcher d’y instiller ses sentiments peu xénophiles : « En revanche, j’aurais préféré que cette petite fille porte un prénom français plutôt qu’un prénom italien. Je pense que quand on est Président de la République française, il m’apparaît comme un signal fort de donner à son enfant un prénom français. ».

Ah ! Nous revoici avec l’histoire des prénoms. Le choix des prénoms, exercice tellement périlleux où les parents doivent imaginer le bien de leur enfant dans les quatre-vingt-dix années à venir tout en ne mécontentant ni grand-père ni arrière-grand-mère…

La "préférence" publique de la présidente du FN est évidemment hors de pertinence.


Domaine strictement privé

D’une part, le choix d’un prénom est une chose personnelle, spécifique, arbitraire mais, avant tout, intime aux raisons multiples, familiales, géographiques, artistiques etc. qui reprennent une histoire personnelle et souvent très sensible. S’ils ne vous ont pas demandé de conseil, essayez de critiquer le choix d’un prénom même auprès de très proches amis et regardez les effets psychologiques ravageurs. Le moindre respect des personnes, c’est au moins de respecter ce choix très particulier qui touche à l’identité même des personnes.

D’ailleurs, ce respect que Marine Le Pen semble oublier, elle n’a pas hésité à l’opposer (avec raison) face aux journaux qui voulaient exposer ses trois enfants au public. En effet, le 6 janvier 2011, Marine Le Pen avait déposé plainte contre le journal "VSD" pour la publication du 23 décembre 2010 de l’article "Les secrets d’une fille à papa". Son avocat Wallerand de Saint-Just avait ainsi expliqué qu’elle avait, entre autres, lancé une assignation au civil devant le tribunal de grande instance de Paris pour atteinte à la vie privée car l’hebdomadaire avait publié le prénom de ses trois enfants mineurs. Cela ne l’a donc pas découragée neuf mois plus tard de disserter sur le prénom d’un bébé (mineur donc) de tiers sans que cela ne la gêne particulièrement.


Nationalisme étriqué

D’autre part, croire qu’il est incompatible d’aimer la France et d’aimer un autre pays, c’est faire preuve d’un esprit très limité. Il paraît au contraire normal que Carla Bruni ne renie pas ses origines italiennes. Marine Le Pen trouverait-elle normale qu’une femme française mariée à un Italien et vivant en Italie rejette ses origines françaises ? Les renie même ?

L’évolution du choix des prénoms a montré d’ailleurs depuis plusieurs décennies que tout se mélange. Nombre de prénoms d’origine étrangère, souvent en raison des séries télévisées qui y sont associées ou de célébrités, comme Anthony, Grégory, Kévin, Enzo etc., sont maintenant complètement français.

Par ailleurs, la mode pour les filles depuis une bonne décennie est aux prénoms qui se terminent par -a (comme Emma, Léa , Lola, Carla, Eva etc.) et généralement, il est rare que ces prénoms soient d’origine française (car ils se terminent plus volontiers en -ie, en -ine ou en -ette).

Même le prénom de Marine Le Pen est d’origine latine (donc italienne !) et les trois saintes catholiques qui y sont associées sont loin d’avoir été françaises : sainte Marine d’Antioche (morte vers 305, à une époque où la France n’existait pas) vivait dans la Turquie actuelle ; sainte Marine de Bithynie (morte selon la légende en 750, à une époque où la France commençait lentement à s’esquisser) vivait elle aussi dans la Turquie actuelle ; enfin, sainte Marine de Nagasaki (morte en 1634) vivait, elle, au Japon. Bref, pour ces trois saintes, des lieux bien plus éloignés de la France que la proche Italie. Est-ce pour autant que ses parents (son père en particulier) seraient de mauvais Français ?

Mais ce n’étaient pas de ses parents, ce prénom ; prenons même le vrai prénom de Marine Le Pen, Marion, qui est d’origine hébraïque. Serait-ce qu’elle fasse partie d’une famille anti-France ?

Coup donc en dessous de la ceinture qui n’est pas nouveau puisqu’une même polémique avait déjà eu lieu il y a plus de deux ans lors de la naissance de la petite fille de Rachida Dati.


Y a-t-il vraiment un lien entre prénom et nationalité ?

Alors que les règles sont de plus en plus assouplies sur ce sujet finalement très privé, Marine Le Pen avait déjà proposé à l’AFP le 30 juin 2011 que les prénoms des enfants nés sur le territoire français soient issus du seul calendrier grégorien : « Le fait de donner un prénom français à ses enfants quand on a obtenu la nationalité française ou quand on est d’origine étrangère a été un des éléments qui a extrêmement bien fonctionné dans l’histoire de France pour que l’assimilation se fasse très rapidement. Cela a été le cas pour les Italiens, les Portugais, les Espagnols, les Polonais. Ils donnaient un prénom français à leurs enfants. (…) C’est un moyen d’assimilation très très efficace, très très performant. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Sous prétexte de conserver ou de montrer le lien avec la nationalité d’origine ou la culture d’origine, on donne aux enfants français des noms à consonance étrangère. Je pense que ça leur rend la vie probablement plus compliquée, cela freine l’assimilation nécessaire, ça la retarde. ».

yartimlpb20111002Sauf que ce sont parfois justement des parents sans aucune origine étrangère qui choisissent des prénoms d’origine étrangère, pour la simple musicalité du mot, pour faire original ou au contraire, par conformisme, par passion quelconque ou pour tout autre raison qui n’ont rien à voir avec une idée bien limitée du nationalisme !

Toute l’évolution des mœurs et des coutumes montre la totale absurdité d’un nationalisme étriqué basé sur l’amour exclusif d’un seul pays à l’heure de la mondialisation des échanges, de la libre circulation des personnes qui apportent la liberté planétaire à tous les citoyens (enfin, ceux issus des démocraties). Cela conduit naturellement à des rencontres interculturelles, forcément à des mélanges de nationalités, à une plus grande mixité et diversité, et, pour finir, à un enrichissement mutuel de l’espèce humaine.


Ne pas confondre les Lamy

Quelques jours auparavant, le 17 octobre 2011 sur RTL, Marine Le Pen avait pourtant fait preuve d’un peu de légèreté sur les prénoms, dans un de ses élans démagogiques.

Elle avait affirmé que Martine Aubry, redevenue première secrétaire du PS, avait eu pendant la primaire pour directeur de campagne… le directeur général de l’OMC (Organisation mondial du commerce) ! « Je vous rappelle quand même, parce que les Français ne le savent pas, que le directeur de campagne de madame Aubry, c‘était Pascal Lamy, le directeur de l’OMC, le pape de l’ultralibéralisme et du mondialisme. Alors, si Martine Aubry est vraiment très à gauche en matière économique, alors Hollande, c’est Madelin. ».

Une erreur qui montre à l’évidence la grande incompétence économique de la future candidate, ou, du moins, de ses collaborateurs, incapables de faire la différence entre Pascal Lamy, né le 8 avril 1947, membre du PS depuis 1969, collaborateur de Jacques Delors rue de Rivoli puis à Bruxelles (1981-1994), commissaire européen pour le commerce (1999-2004) et enfin, directeur général de l’OMC depuis le 1er septembre 2005, et François Lamy, né le 31 octobre 1959, membre du PS depuis 1985, député-maire de Palaiseau et bras droit de Martine Aubry depuis 2008.


Dans la mêlée…

Pourquoi se préoccupe-t-elle d’un domaine strictement privé alors qu’elle assigne en justice ceux qui font de même ?

Tant de nationalisme mal placé, tant de chauvinisme étriqué, tant d’incompétence qui susciterait une grande inquiétude sur ses capacités à gouverner si l’on la prenait au sérieux… Oui, Marine Le Pen devrait parfois se taire dans l’intérêt de la France et des Français.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (25 octobre 2011)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
La méthode sournoise de Marine Le Pen.
Marine Le Pen au 2nd tour ?
Le repli sur soi prôné par Marine Le Pen est dangereux pour la France.
Le néfaste programme du FN.
Faut-il abroger la loi de 1973 ?

yartimlpb20111003

http://www.agoravox.fr/actualites/citoyennete/article/giulia-le-nationalisme-mal-place-102976



 

 

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 06:06

La campagne du second tour de la primaire socialiste risque fort d’être polluée par l’idéologie protectionniste défendue par Arnaud Montebourg et régulièrement reprise par… Marine Le Pen.


yartiMLP20111001Avec tout ce brouhaha médiatique qui a envahi les ondes depuis trois semaines à propos de la primaire socialiste, on aurait presque oublié que le paysage politique n’était pas constitué du seul parti unique socialiste et qu’il y avait d’autres formations politiques qui ont montré dans un passé plus ou moins récent quelques capacités électorales.

Ce qui est très étrange, c’est que l’idée de la défaite du Président sortant semblerait déjà acquise et qu’il s’agirait seulement de déterminer celui ou celle qui irait le remplacer…

Deux millions et demi de voix, la participation au premier tour, c’est à peu près le nombre de voix d’écart entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal au second tour de l’élection présidentielle du 6 mai 2007. Il y a donc encore un énorme fossé entre cette primaire moyennement suivie (à peine 15% de l’électorat de gauche) et la victoire le 6 mai 2012.

Pourtant, au-delà d’un faux bipartisme qui arrange autant les médias (par sa simplicité d’analyse) qu’une certaine classe politique, beaucoup oublient le grand potentiel de nuisance qu’entretient Marine Le Pen.

Durant la soirée du 9 octobre 2011 (dois-je l’appeler "soirée électorale" alors que ce n’était pas une élection ?), la présidente du Front nationale est apparue comme une sorte de déesse présidentielle, bien installée dans son fauteuil, drapée de tricolore, pour marteler avec force ses quelques obsessions économiques.

Il faut bien lui reconnaître un certain talent. Alors que les socialistes, malgré les hypocrites amabilités entre rivaux, s’entredéchirent pour atteindre le podium (les larmes de Ségolène Royal et la mine déconfite de Manuel Valls ont montré à quel point ce jeu était rude et cruel), elle n’a pas hésité à avancer ses pions.

Constatant qu’il y avait une participation assez élevée, Marine Le Pen a ainsi déclaré que les Français avaient un besoin de démocratie et d’expression politique, revenant alors sur l’idée du référendum.

Sur la forme, elle a été à la fois habile et subtile puisqu’elle s’est positionnée comme une promotrice de la démocratie. Qui ne le serait pas ? Le besoin de s’exprimer par un vote est non seulement banal (et heureux) mais logique : il y a une élection présidentielle tous les cinq ans (avant, c’était tous les sept ans) et nous sommes à la fin d’un cycle.

Ce qui est très dangereux, c’est que Marine Le Pen voudrait récupérer en fait tous les votes contestataires, ceux contre le gouvernement actuel et ceux contre la construction européenne.

Contrairement à ce que certains pourraient imaginer, Marine Le Pen est plus susceptible de puiser dans l’électorat du PS et de la gauche en général (le FN est le premier parti ouvrier de France depuis longtemps) que dans l’électorat de l’UMP (dont la course aux surenchères sécuritaires n’a aucune efficacité électorale).

Il y a fort à parier que la désignation de François Hollande à la primaire renforcerait d’ailleurs l’audience de Marine Le Pen en décevant tous les "adeptes" (y a-t-il un autre mot ?) de la "démondialisation" montebourgeoise.

C’est là le danger. Face à un discours inconsistant qui refuse de trancher par peur de rompre un faux consensus sur une candidature couronnée par les instituts de sondage, Marine Le Pen propose au contraire un discours tranchant, clivant, qui peut évidemment repousser bon nombre d’électeurs (dont moi) mais qui, par sa franchise et sa force verbale, peut obtenir l’adhésion d’un électorat désorienté par la situation économique et sociale actuelle.

La mesure phare sur l’abrogation de la loi du 3 janvier 1973 est très significative de ces fausses solutions qu’elle tente de véhiculer.

Déjà parce qu’elle montre que Marine Le Pen a encore quelques progrès à faire sur l’histoire économique de la France puisque cette loi a déjà été abrogée depuis plus d’une quinzaine d’années (à l’occasion d’une autre réforme de la Banque de France) et qu’avant cette loi, l’État avait déjà emprunté avec un taux d’intérêt (et après cette loi, il pouvait encore emprunter à la Banque de France).

Ensuite, parce qu’elle sous-tend une autre proposition qu’elle clame en long et en large : la sortie de la France de la zone euro.

Il n’est pourtant pas difficile de comprendre que l’euro, depuis plus de dix ans, a protégé la France au lieu de l’enfoncer comme elle le prétend. L’euro a permis à l’État d’emprunter à des taux bien inférieurs à ceux que nous aurions eus avec le franc français. Le pire serait évidemment l’instauration d’un "franc Le Pen" comme monnaie largement dévaluée par rapport à l’euro qui ruinerait la France dont la dette publique serait mécaniquement multipliée par deux ou trois.

Les conséquences économiques et sociales d’une telle sortie de l’euro sont assez faciles à prévoir si on ne fait pas l’autruche (rappelons la situation de mars 1983 après une année et demi de socialisme irréfléchi avec les mesures d’austérité draconiennes, le contrôle des prix et des échanges extérieurs) : augmentation des impôts, de la TVA, licenciement de fonctionnaires (pas des suppressions de poste mais bien des licenciements), effondrement de pans entiers du service public pour payer la dette ou pour résorber le déficit structurel à la manière forte (si l’État ne peut plus emprunter), etc.

yartiMontebourg66

(Ci-dessus : Arnaud Montebourg invité du journal de France 2 du 10 octobre 2011

impose ses volontés aux candidats restant en lice.)


Parce qu’Arnaud Montebourg a, finalement, avec Jean-Luc Mélenchon, un positionnement relativement proche de cette anti-européanisme primaire, les deux candidats restants, François Hollande et Martine Aubry, s’ils veulent gagner le 16 octobre, vont devoir, eux aussi, commencer à élargir leur conception ouverte et positive de la construction européenne à des thèses protectionnistes irrémédiablement incompatibles.

Jean-François Copé l’a d’ailleurs dit franchement lundi 10 octobre 2011 : « Décréter que la France désormais sera une île, qu’on pourra fermer ses frontières… écoutez, je ne connais qu’une seule personne qui dit être proche de cette idée, c’est madame Le Pen. ».

Cette surenchère démagogique contre la mondialisation des échanges (que la France ne pourra de toute façon pas freiner, seulement accompagner) se trouve désormais au cœur de la primaire socialiste et ne fait que le jeu de Marine Le Pen. Elle se frotte les mains et se voit déjà dans toutes les mairies.

Aux éléphants du PS de s’en rendre compte à temps !


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (11 octobre 2011)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Un programme néfaste pour la France.
Démagogie 2.0.
Loi 1973 : entre incompétence et démagogie.
Marine Le Pen au 2e tour en 2012 ?
Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen sur les mêmes terres ?
 



 yartiMLP20111002


http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/cette-femme-est-dangereuse-102214

 

 

 

 

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 19:28

Né le 7 juillet 1926 à Levallois-Perret, d'origine italienne, Parfait Jans fut ouvrier et s'engagea politiquement au sein du Parti communiste français. Il fut élu maire de Levallois-Perret de 1965 à 1963 et député des Hauts-de-Seine de 1967 à 1968 puis de 1973 à 1986. Il siégea également au Conseil général des Hauts-de-Seine de 1976 à 1982. Parfait Jans avait battu deux fois Charles Pasqua, d'abord en 1973 comme député sortant, puis en 1976 comme conseiller général sortant et Président du Conseil général des Hauts-de-Seine sortant. Attaché par racines familiales à la Vallée d'Aoste, il se consacra pendant sa retraite à l'écriture et l'édition d'ouvrages historiques et de romans policiers sur cette région. Il est mort le 24 août 2011 à Auxon, commune de l'Aube.

SR

 

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 19:17

Né le 27 mars 1918 à Perpignan, Léo Figuères s'engagea au Parti communiste français très tôt (dès 1932) et il rencontra sa future épouse pendant la guerre en 1941, Léa Lamoureux, militante de Saint-Amand-Montrond, au sud de Bourges. Tous les deux s'étaient engagés dans la Résistance pendant la guerre. En 1945 et en 1946, il fut élu député aux deux assemblées constituantes (parmi les plus jeunes députés, à 28 ans). Membre du comité central du PCF de 1945 à 1976, conseiller général de 1959 à 1993, Léo Figuères fut élu maire de Malakoff de 1965 à 1996. Il est mort le 1er août 2011à Prades, à l'ouest de Perpignan.

SR

 

 

 

 

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