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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 07:58

Le déballage de l’affaire Bettencourt et les exactions à la Villeneuve de Grenoble pourraient faire le jeu du Front national. C’est en substance une inquiétude non seulement de la majorité mais aussi d’une partie de l’opposition. Le vote protestataire pourrait encore favoriser le FN. Mais ses éventuels électeurs savent-ils vraiment où ils mettraient leur vote ? Première partie.

 

 

yartiFN01Pierre Moscovici a raison lorsqu’il déplore (sur LCP) les termes un peu faciles des attaques de Martine Aubry ou de Ségolène Royal contre Nicolas Sarkozy et le pouvoir actuel à l’occasion de la sortie des multiples rebondissements de l’affaire Bettencourt.


Boomerang

Selon lui, l’affaire Bettencourt n’est pas l’événement idéal pour la gauche à moins de deux ans de l’élection présidentielle. On gagne rarement une élection présidentielle par défaut. François Mitterrand a fait rêver sur un socialisme à la française. Nicolas Sarkozy aussi sur la capacité de pouvoir tout faire, tout devenant possible, plus de tabou. Même Jacques Chirac a fait rêver avec sa fracture sociale (il avait été aidé par Philippe Séguin). Chaque fois, en 1981, en 1995, en 2007, les jeunes ont plutôt porté le candidat vainqueur.

Croire que le PS va remporter l’élection présidentielle de 2012 par défaut parce que l’UMP a une mauvaise réputation est une erreur et Pierre Moscovici craint justement que les critiques émanant du Parti socialiste reviennent sur lui comme un boomerang. Et cela risque d’être violent.

Le 19 juillet 2010 (sur Europe 1), le député-maire socialiste d’Évry Manuel Valls reconnaissait utiliser, lui aussi, la combine du "microparti". Il faut être assez aveugle pour refuser de constater que la plupart des parlementaires (quel que soit leur bord) utilisent ce type de méthode, légale du reste, afin d’avoir une organisation prête à l’emploi au moment de leurs élections.

Plus généralement, la liste officielle des micropartis est publiée et consultable à ce lien. On y lit que la gauche est aussi adepte de la pratique : Laurent Fabius, Claude Bartolone, Robert Hue, et même Olivier Besancenot ont dans leur poche un microparti !

André Bettencourt, s’il était d’origine CNIP (comme Antoine Pinay), a été un très grand ami de François Mitterrand à l’époque la plus trouble de sa jeunesse et nul doute que l’empire Schueller ait continué à aider François Mitterrand après ce premier emploi de directeur de "Votre Beauté" pendant la guerre.

Bref, l’argument selon lequel l’affaire Bettencourt ne ferait le jeu que des extrêmes me paraît convaincant. Le Parti socialiste n’a pas beaucoup de titres moraux à donner les leçons quand on connaît un peu toutes les affaires politicofinancières qui ont entaché les deux septennats de François Mitterrand (à commencer par l’affaire Lucet).

Le reproche du train de vie de certaines personnes au pouvoir actuellement, s’il est justifié car il concerne l’argent des contribuables et la sobriété devrait aller de soi, ne doit pas occulter que les périodes Mitterrand et Chirac ont été bien pires et bien plus opaques… mais cet état de fait n’excuse évidemment rien.


L’hydre FN

Revenons aux extrêmes et parlons du Front national, puisqu’il en est question depuis les quelques semaines que l’affaire Bettencourt est sortie.

J’avoue modestement m’être trompé deux fois sur ce parti. Je le pensais définitivement agonisant à deux reprises et finalement, il a réussi à renaître de ses difficultés.

La première fois, c’était lors de la scission du 13 décembre 1998 réalisée par Bruno Mégret. Ce fut un coup dur pour Jean-Marie Le Pen car d’une part, Bruno Mégret est parti avec plus de la moitié des cadres du FN, laissant un parti complètement désorganisé (sa fille aînée, Marie-Caroline, destinée à l’origine à être l’héritière, a même suivi Bruno Mégret), et d’autre part, il a mis en évidence le népotisme de la boutique familiale Le Pen. En juin 1999, le FN a fait un très mauvais score dans des élections (européennes) qui généralement l’avantagent : 5,7%. Et finalement, deux ans plus tard, le voici avec 16,9%, sélectionné pour participer au second tour d’une élection présidentielle qui a réuni au premier tour 29,6% d’électeurs autour des deux extrêmes (droite et gauche).

La seconde fois, c’était le 22 avril 2007. La faiblesse du candidat Le Pen, faiblesse presque physique (il n’a fait que très peu de meetings car l’homme bien que dynamique est maintenant âgé et fatigué), et son éloignement progressif de la scène politique pouvait laisser prévoir un FN en "déserrance" électorale et politique (et même financière). Malgré son très mauvais résultat de l’élection présidentielle (sa cinquième et dernière candidature) avec 10,4%, le FN est parvenu à se redresser aux élections régionales des 14 et 21 mars 2010, le FN a bien tenu le coup, et, même, les scores du second tour ont progressé par rapport au premier tour (quand il restait des listes au second tour), contrairement à tous les précédents scrutins.


Toujours présent mais dans une nouvelle phase

Le FN existe donc toujours. Il n’a véritablement existé politiquement qu’à partir de l’élection partielle à Dreux le 4 septembre 1983.

Cependant, il est vrai que la personnalité de Jean-Marie Le Pen a été la part déterminante du succès du Front national : sa grande expérience politique, habile dans les arguments et le verbe, sachant capter l’auditoire et faire des pirouettes aux journalistes. À tel point habile que peu de monde se pressait au portillon pour venir l’affronter publiquement. Il me semble (sauf erreur de ma part) qu’à l’exception de Bernard Stasi, Bernard Tapie et Nicolas Sarkozy, aucune personnalité politique n’a vraiment osé la confrontation directe pendant près de trois décennies. Pas même Jacques Chirac pour le second tour de l’élection présidentielle de 2002.

Et la certitude depuis plusieurs semaines, c’est que Jean-Marie Le Pen ne sera pas candidat à l’élection présidentielle de 2012 (il aurait 83 ans). Le jeu ira donc entre sa dernière fille, Marine Le Pen (41 ans), et Bruno Gollnisch (60 ans).

Or, les deux paraissent très en deçà des capacités politiques du fondateur du FN. Marine Le Pen est certainement très habile et aussi vindicative, rude au débat (mais bien moins rude que son père) et a un discours qui se porte surtout sur les classes sociales les plus populaires, ce qui pourrait agacer les électeurs traditionnels de l’extrême droite (généralement machistes). Quant à Bruno Gollnisch, malgré une culture très élevée (voir son CV), il faut remarquer qu’il n’a pas l’aisance de communication ni le charisme de son mentor.

Le FN reste-t-il encore un danger alors que ce sera la première fois que la succession sera faite ? Le Pen père était-il indispensable ?

Il semblerait que oui, il reste un danger et non, Le Pen père n’est plus indispensable car il a mis en place, en quarante ans, une machine qui, tant bien que mal, fonctionne finalement pas trop mal. Elle est une PME familiale à comparer aux grosses multinationales que sont l’UMP et le PS (et aux sociétés coopératives des Verts et du MoDem), et comme la succession semble se faire dans de bonnes conditions, la PME est encore utilisable (malgré des finances calamiteuses).


Pourquoi le FN pourrait-il recueillir encore beaucoup de voix ?

Parce que les "gens" en auraient marre des collusions entre classe politique et dirigeants économiques, de l’impuissance des partis gouvernementaux à résoudre les problèmes du chômage, de la sécurité etc. et que seul, le choix du FN serait le meilleur moyen pour "ennuyer" cette classe politique. Ce qui n’est pas faux.


Le FN est-il "capable"... ?

Pourtant, des affaires troubles, le FN n’est pas à l’abri. Il suffit de voir la gestion du Paquebot depuis longtemps, d’enquêter sur l’origine de la fortune de son fondateur, et d’observer la gestion déplorable des municipalités gagnées par le FN : Toulon, Vitrolles, Marignane, Orange… Dans chaque cas, népotisme, subventions retirées ou octroyées à la tête du client etc. montrent quels seraient les dégâts si le FN arrivait aux "affaires".

Plus politiquement, on peut aussi s’interroger (en s’inquiétant) sur l’absence d’équipe aux côtés des deux ou trois leaders du FN. Qui pourraient appartenir à un gouvernement FN ? Pas même de noms pour le casting. Et je ne parle même pas de capacité à obtenir une majorité à l’Assemblée Nationale.

Autant cet argument ne tenait pas beaucoup la route avec François Bayrou car il était clair (comme le disait Jean-Luc Mélenchon à l’époque) qu’une fois élu, François Bayrou aurait reçu de multiples soutiens, pour le FN, isolé de la classe politique, personne à part sans doute quelques éléments isolés qui penseraient à leur carrière n’irait se rallier à un leader du FN, même élu à l’Élysée.


Jugez sur pièce

Cela dit, la seule chose qui vaille pour juger correctement une candidature ou un parti, c’est de connaître et d’analyser son programme politique.

J’avoue que j’ai hésité avant d’en parler : est-ce bon d’en faire la publicité ? Et puis je me suis interrogé sur le pourquoi de l’absence de programme du FN dans les médias : serait-ce parce que les "méchants" journalistes n’en parleraient jamais ? ou parce que les "gentils" leaders du FN n’en parlent pas quand ils en ont l’occasion ? La seconde assertion me paraît plus fondée que la première. Et effectivement, il est très étonnant de ne pas connaître le programme du FN car peut-être que certains électeurs putatifs du FN reviendraient sur leur tentation…

L’analyse du programme du Front national sera donc l’objet de mon prochain article.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (21 juillet 2010)


Pour aller plus loin :

Programme du Front National à télécharger.
Documentaire "Le Pen dans le texte" (20 février 1997).
Liste officielle des micropartis (à télécharger).


 

 

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/front-national-jugez-sur-piece-1-78726

 

http://www.lepost.fr/article/2010/07/21/2159903_front-national-jugez-sur-piece-1.html

 

http://rakotoarison.lesdemocrates.fr/article-180

 

 

 

 

 

 

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 12:31

(dépêches)

 

Le retrait politique de Marie-George Buffet laisse le terrain libre à la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour 2012

 


http://www.lefigaro.fr/politique/2010/05/04/01002-20100504ARTFIG00316-marie-george-buffet-ne-sera-pas-candidate-en-2012-.php
Marie-George Buffet ne sera pas candidate en 2012

Mots clés : Parti communiste français, présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, Marie-George Buffet, Patrick Braouezec, Pierre Laurent

Par lefigaro.fr
04/05/2010 | Mise à jour : 13:22 Réactions (43)

La secrétaire nationale du PCF, ici à Marseille lors d'un meeting de la campagne présidentielle de 2007, souhaite que «des têtes nouvelles viennent en politique». (Photo : AP)
Pour la chef de file des communistes français, qui quittera son poste en juin prochain, «il y a des tas de choses à faire en tant que militante communiste et féministe».
 
Elle ne retentera pas sa chance. Marie-George Buffet, secrétaire nationale du Parti communiste français (PCF), assure qu'elle ne briguera pas de nouvelle candidature présidentielle en 2012. «Parce que je l'ai été une fois, parce que je vais me retirer du secrétariat national du Parti communiste au mois de juin», s'est-t-elle justifiée au micro de Beur FM.

Secrétaire nationale depuis 2001, Marie-George Buffet doit en effet passer la main le mois prochain. Actuellement, le numéro deux du parti Pierre Laurent, ex-directeur de la rédaction de l'Humanité, est pressenti pour prendre sa succession.

Pendant ses années à la tête du PCF, Marie-George Buffet s'est présentée une seule fois, en 2007, à la l'élection présidentielle. L'ex-ministre de la Jeunesse et des sports du gouvernement Jospin avait obtenu 1,93% des voix, soit le score le plus bas jamais réalisé par un candidat communiste lors d'un scrutin présidentiel sous la Ve République.

Vague de démissions au PCF

Ce revers ne l'a pas empêchée de conserver son poste de secrétaire nationale pour autant. Depuis, son parti s'appuie sur son implantation locale pour tenter de limiter l'érosion de son électorat. Mais l'ambiance, place du colonel Fabien, n'est pas au beau fixe.

La direction fait actuellement, face à une vague de démissions de ses cadres historiques, comme Patrick Braouezec, qui dénonce un «raidissement de la démocratie» interne. Autre pierre d'achoppement : le futur du Front de gauche, alliance entre le PCF et le Parti de Gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon lors des scrutins européen de 2009 et régional de 2010. Une question à régler au plus vite : en 2012, la présence de deux candidats estampillés PG et PCF côte-à-côte sur la ligne de départ ferait désordre après deux accords électoraux successifs.

Pour cette prochaine échéance, Marie-George Buffet a ainsi souhaité «une belle candidature de rassemblement qui peut être celle d'un grand élu d'une des forces qui composent ce rassemblement à gauche, un acteur ou une actrice du mouvement social». Pour le moment, seul Jean-Luc Mélenchon, ancien ministre comme Marie-George Buffet, s'est jugé «capable» d'être ce candidat commun.

En tous cas, l'ex-ministre de la Jeunesse et des sports suivra ça de loin. «Il y a des tas de choses à faire en tant que militante communiste et féministe et je pense qu'il faut aussi que des plus jeunes, des têtes nouvelles viennent en politique», a-t-elle lancé.

 Par lefigaro.fr

Commentaires (43) J'aimeJ'aime

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/04/12/97001-20100412FILWWW00343-2012-melenchon-se-sent-capable.php
2012: Mélenchon se "sent capable"
AFP
12/04/2010 | Mise à jour : 06:39 Réactions (21)
Le président du Parti de gauche (PG) Jean-Luc Mélenchon se "sent capable" d'être candidat à la présidentielle de 2012 et se dit "prêt à être utile" en réaffirmant son souhait d'une candidature commune avec le Parti communiste (PCF), dans un entretien à Libération aujourd'hui.

Alors qu'on lui demande s'il aimerait être candidat, l'eurodéputé répond: "je m'en sens capable. Dans la crise, c'est l'heure des personnes qui ont du caractère, pas des fromages pasteurisés ou des poissons lyophilisés". S'il "refuse d'entrer dans les habits de l'homme providentiel", Jean-Luc Mélenchon ajoute: "pour autant, arrêtons de flinguer une personne dès qu'elle semble se distinguer. Je suis prêt à être utile".

A l'adresse des communistes, réticents à son idée de candidatures communes PG-PCF aux élections cantonales, présidentielle et législatives, Jean-Luc Mélenchon prévient que "si nous ne sommes pas capables de présenter un candidat commun à l'élection présidentielle, cela veut dire que nous n'avons pas de vrai projet commun pour gouverner".

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Commentaires (21)

http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Buffet-decline-pour-2012-190626/
Politique |  4 Mai 2010  |  Mise à jour le 5 Mai 2010

Buffet décline pour 2012
Marie-George Buffet a annoncé lundi qu'elle ne serait pas candidate à la présidentielle de 2012. La secrétaire nationale du PCF doit d'ici là passer la main à la tête du parti en juin.

 
 Marie-George Buffet a été candidate en 2007. (Reuters)

L'annonce n'a rien d'une surprise. Elle est une officialisation, alors qu'une page se tourne doucement. Marie-George Buffet a annoncé lundi sur Beur FM qu'elle ne serait pas candidate en 2012. La secrétaire nationale du PCF doit quitter ses fonctions en juin et passer la main, probablement à Pierre Laurent, actuel numéro 2 du parti. Cette phrase: "Non, non, non, pas une candidature de Marie-George Buffet" ne surprend donc pas. "Parce que je l'ai été une fois, parce que je vais me retirer du secrétariat national du Parti communiste au mois de juin", a-t-elle expliqué. Elle a en effet porté les couleurs communistes au scrutin de 2007, recueillant le pire score du PCF sous la Ve République: 1,93%.

L'ancienne ministre des Sports du gouvernement Jospin, qui fêtera vendredi ses 61 ans, n'entend cependant pas prendre sa retraite militante. "Il y a des tas de choses à faire en tant que militante communiste et féministe et je pense qu'il faut aussi que des plus jeunes, des têtes nouvelles viennent en politique", a fait valoir la députée de Seine-Saint-Denis.

Concernant le prochain candidat à la présidentielle, Marie-Georges Buffet a entretenu le flou. "Une belle candidature de rassemblement qui peut être celle d'un grand élu d'une des forces qui composent ce rassemblement à gauche, un acteur ou une actrice du mouvement social", a-t-elle esquissé. Pour le moment, un seul candidat à la candidature: Jean-Luc Mélenchon. Le fondateur du Parti de gauche souhaite un nom commun. Le PCF, en proie à une érosion du nombre de ses militants et à une désertion de plusieurs dirigeants, devra aussi se prononcer sur une reconduction du Front de gauche, à l'œuvre pour les européennes et les régionales.

             M.V. - leJDD.fr

Mardi 04 Mai 2010


http://www.marianne2.fr/PCF-Buffet-au-garde-meubles_a192511.html
PCF: Buffet au garde-meubles
Antidote - Blogueur Associé | Mercredi 5 Mai 2010 à 14:01 | Lu 3063 fois
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Marie-George Buffet tire sa révérence. Elle ne sera ni candidate à la présidentielle ni à sa propre succession au secrétariat national du PCF. Le blogueur David Desgouilles examine la carrière en demi-teinte de la communiste.



 
crédit : FlickR cc / idf-fotos
Marie-George Buffet ne sera pas candidate à l’élection présidentielle, a t-elle annoncé hier sur Beur FM. Elle ne sera pas non plus candidate à sa propre succession au secrétariat national du PCF et espère que Pierre Laurent occupera le fauteuil dans lequel elle est assise depuis 2001.

1,93 % ! son score à la présidentielle de 2007. Cela devrait suffire à résumer le bilan de Mme Buffet à la tête du Parti communiste français. Mise en place par Robert Hue qui avait lui-même incarné la dérive salonarde d’un parti qui aurait toujours dû conserver sa fonction tribunitienne,  Marie-George Buffet a réussi à faire encore plus mal que son prédécesseur, lequel fraye aujourd’hui avec centristes, écolos et un philosophe socialiste (1).

1,93%, c’est aussi moins que ce que prévoit un sondage de la semaine dernière pour mon ami Nicolas Dupont-Aignan alors qu’il n’a jamais eu la chance d’être invité sur le plateau du JT de TF1, ni de France2, ni à une émission dominicale de radio comme le Grand Jury de RTL ou le Grand Rendez-vous d’Europe 1. Madame Buffet, elle, a toujours eu accès à ces grands médias.

Certes, elle fut une bonne ministre des sports entre 1997 et 2002. Son action contre le dopage a eu le mérite de préserver la santé de bien des sportifs français, soumis aux contrôles longitudinaux, au prix, sans doute, de moissons moins intéressantes en terme de médailles.

Examinons ces derniers mois à la tête du PCF. Les seules fois où elle a poussé une colère médiatique, ce n’était pas à cause d’une délocalisation d’usine ni d’un plan de licenciement. Non, ce fut, à deux occasions, de réagir contre des propos d’Eric Zemmour. La première fois, elle souhaitait bénéficier d’une chronique pour répondre à celle du journaliste qui, sans pour autant remettre en question la Loi Veil, en avait fait un bilan mitigé. La seconde fois, elle se montra furieuse qu’il ait critiqué la nouvelle loi créant le délit de violence psychologique dans le couple. Auparavant, elle avait aussi mobilisé son parti contre une infâme pub machiste vantant les mérites du fromage de Cantal. La dérive sociétale du PCF à son paroxysme.

Alors certes, elle a fini par avoir un sens stratégique positif en se laissant convaincre par Mélenchon de tenter l’aventure du Front de Gauche. Mais, médiatiquement, c’est Méluche qui tient le haut du pavé. Et apparaît comme le seul candidat crédible de la nouvelle alliance électorale de la gauche radicale. Les militants communistes, qu’ils admirent ou non la puissance de feu du Président du parti de gauche, conservent un patriotisme de parti et peuvent désespérer de l’inexistence de Buffet aujourd’hui ou de Laurent demain. En fait, si Alain Bocquet voulait bien se dévouer, je ne suis pas certain que le PCF y perdrait. Le député de Saint-Amand les eaux n’a pas peur, comme Mélenchon aujourd’hui et Marchais hier, de parler de patrie ni de nation et fait dans l’économique et le social, pas dans la nunucherie sociétale.

Mme Buffet, du reste, déclare à Beur FM « [qu’]il y a des tas de choses à faire en tant que militante communiste et féministe[...] ». Le mot communiste étant véritablement de trop au regard de son bilan, les Chiennes de Garde pourraient très bien l’accueillir au sein de leur comité directeur. Et pourquoi pas carrément à la présidence de l’association ? Pour la première fois depuis longtemps, Mme Buffet serait vraiment the right woman in the right place.
 
1.    Dont les principaux faits d’armes sont de piquer le courant des copines, de ne pas se rendre aux émissions auxquelles il est convié puis de s’excuser pour la seule déclaration intéressante qu’il avait faite depuis des mois : demander la démission d’Arlette Chabot.



 Mélenchon: Sarko foutu? Au contraire!  Niqab: Besson joue la prudence, la gauche botte en touche  Les matons d'un « Meilleur des mondes» néobobo Retrouvez tous ses articles sur son blog


 




MOT-CLÉS : buffet, eric zemmour, pcf, robert hue

http://www.professionpolitique.info/article/05-05-10/melenchon-fait-le-forcing
05/05/2010
Front de gauche
Mélenchon fait le forcing
Pour échapper à l’emprise médiatique du bouillant député européen, l’appareil du PCF s’efforce de mettre un concurrent sur les rails. Sans trop y croire.
Didier Le Reste, le patron de la CGT Cheminots, la semaine dernière, Gérard Aschieri, l’ex-chef de file de la FSU, quelques jours plus tard…

La direction du Parti communiste français n’a de cesse de tester des noms pour tenter d’échapper à la perspective d’une candidature de Jean-Luc Mélenchon en 2012. L’entourage de Marie-George Buffet est exaspéré de voir le président du Parti de gauche occuper les médias et y imposer sa candidature élyséenne comme une évidence indiscutable.

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http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/05/03/obsede-par-2012-le-pcf-joue-au-name-dropping_1345907_823448.html
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-823448,50-1345907,0.html
Obsédé par 2012, le PCF joue au "name-dropping"
LE MONDE | 03.05.10 | 14h01  •  Mis à jour le 03.05.10 | 18h39


omment trouver un candidat d'ouverture à l'élection présidentielle pour contrer Jean-Luc Mélenchon ? Marie-George Buffet a beau dire que 2012 est loin et que la priorité du Front de gauche est de "travailler à un projet pour offrir une véritable alternative à Sarkozy", les communistes continuent à être obsédés par le scrutin présidentiel.


 
Voilà des semaines que le leader du Parti de gauche les agace à répéter qu'il "se sent capable" d'être le candidat commun. Il est partout, accaparant les médias, interrogé un jour sur RTL, sur les retraites, faisant une double page dans Voici... Les sondages suivent. Coup sur coup, deux instituts le donnent à 6 % des intentions de vote, devant Olivier Besancenot (IFOP pour La Lettre de l'opinion, réalisé du 20 au 22 avril auprès de 1 001 personnes ; BVA pour L'Express.fr, les 23 et 24 avril auprès de 947 personnes). Dans les deux cas, aucun candidat PCF n'est testé...

"Petit bout de la lorgnette"

Conscients qu'il leur sera difficile d'imposer à leurs partenaires un candidat communiste "pur jus" après la débâcle de la secrétaire nationale en 2007 (1,93 %), les dirigeants de la Place du Colonel-Fabien se sont mis à rêver d'un candidat "issu du mouvement social". Et les voici lancés dans le name-dropping.

Ce fut d'abord le nom de Didier Le Reste qui fut murmuré par les plus identitaires. Mais l'aura du bouillant leader CGT des cheminots s'est quelque peu ternie après la récente grève où son syndicat a perdu en crédibilité.

Depuis quelques jours, la canditature éventuelle de Gérard Aschieri, ex-secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire, est susurré aux journalistes. "L'avenir du Front de gauche passe par sa capacité à faire la liaison avec le mouvement social et syndical", explique Patrice Bessac, porte-parole du parti. Le jeune dirigeant ne cache pas qu'une telle candidature "fait partie des options". D'autres sont plus dubitatifs : "Avec Pierre Laurent, ils peuvent engager un concours à qui sera le plus soporifique", glisse un cadre.

Le syndicaliste enseignant affirme qu'une telle candidature "ne fait pas partie de ses projets". Il n'a d'ailleurs jamais été sollicité et n'a pas envie de rentrer dans ce "jeu mortifère pour le Front de gauche". Et puis, il ne veut pas aborder la difficile question du lien entre le politique et le mouvement social, tant souhaité à gauche au travers de l'élection présidentielle : "C'est prendre la question par le petit bout de la lorgnette", dit-il. M. Mélenchon, lui, attend son heure. "J'ai dit aux communistes : si vous avez un meilleur candidat, n'hésitez pas à le montrer."



Sylvia Zappi
Article paru dans l'édition du 04.05.10


http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/melenchon-s-estime-pas-le-plus-mal-place-pour-une-candidature-en-2012-04-05-2010-909497.php
Flash actualité - Politique 

Zoom Mélenchon s'estime "pas le plus mal placé" pour une candidature en 2012  | Réagir04.05.2010, 17h55 Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche, a réaffirmé mardi qu'il se sentait "capable" d'être le candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012, n'étant "pas le plus mal placé", mais a précisé toutefois que la question serait débattue avec ses alliés communistes.
"Je me sens capable de mener une campagne, d'exercer des responsabilités", a affirmé l'eurodéputé sur TV5Monde, en rappelant qu'il avait déjà fait état le mois dernier de son aptitude et "aussitôt cela a provoqué un drame avec mes amis communistes".
"Il faudra bien qu'il y ait" un candidat, "on en discutera entre nous", a ajouté M. Mélenchon, allié du PCF dans le cadre du Front de gauche.
Toutefois, a-t-il dit, "je ne veux pas faire l'innocent : il est vrai que je ne suis pas le plus mal placé, si l'on en croit les sondages. Mais ce n'est pas cela qui fait une décision: ni mon goût personnel, ni mon aptitude éventuelle, ni les instituts de sondage".
"Je défends mes idées depuis que je suis jeune homme. Je les ai défendues en exerçant des mandats de toutes sortes: conseiller général, sénateur, député européen", a rappelé l'ex-PS. "Je pense avoir les idées assez claires. La politique c'est beaucoup d'entraînement, ce n'est pas du dilettantisme".
M. Mélenchon a conclu: "cette élection (présidentielle) rend les gens fous, aussi bien les journalistes que les hommes politiques! Moi, je vais me tenir à distance de cette folie".
De son côté, la numéro un du PCF, Marie-George Buffet, avait rappelé lundi qu'elle ne serait pas candidate en 2012 et se retirerait du secrétariat national de son parti en juin. Elle doit passer le témoin au numéro deux du PCF, Pierre Laurent.
Mme Buffet a plaidé pour une "belle candidature de rassemblement qui peut être celle d'un grand élu d'une des forces qui composent ce rassemblement à gauche, un acteur ou une actrice du mouvement social".






 

 

 

 

 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 17:28

Qui succédera à Jean-Marie Le Pen au Front national ?

 

Répondez vous-même au sondage ici :

 

http://www.lepost.fr/sondage/2010/04/13/2030797_qui-succedera-a-jean-marie-le-pen-a-la-presidence-du-front-national.html

 

SR

 

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 20:51

(dépêche)

 

Jean-Marie Le Pen jettera l'éponge au prochain congrès du FN les 15 et 16 janvier 2011 : bataille entre Marine Le Pen et Bruno Gollnisch

 

http://www.liberation.fr/politiques/0101629801-le-fn-choisira-un-successeur-a-le-pen-en-janvier-2011
Politiques 12/04/2010 à 16h59
Le FN choisira un successeur à Jean-Marie Le Pen en janvier 2011
26 réactions

 
Jean-Marie Le Pen, à Nice, le 21 mars (Eric Gaillard / Reuters)

       Le congrès du Front national devant élire le successeur de Jean-Marie Le Pen, son président-fondateur, aura lieu les 15 et 16 janvier 2011. La décision a été prise ce lundi, lors d’un bureau politique du parti d’extrême droite.

«Je ne serai pas candidat à la tête de cette formation que j’ai fondée il y a trente-huit ans», a répété Jean-Marie Le Pen âgé de 81 ans, racontant que le FN a été «le fruit d’une longue quête vers l’unité de cette famille politique» jusque là marquée par «la dispersion».

Deux candidats sont d’ores et déjà sur les rangs: Marine Le Pen, 41 ans, fille du président qui a marqué des points en s’ancrant électoralement dans le Nord-Pas-de-Calais et Bruno Gollnisch, 60 ans, vieux compagnon de route de Le Pen père, élu en Rhône-Alpes. Tous deux sont députés européens et vice-présidents exécutifs du FN.

Les candidats déclarés devront, pour pouvoir se présenter, recueillir 20 signatures de secrétaires départementaux du FN. Le nouveau président ou la nouvelle présidente seront élus par les militants. Le parti revendique «75.000 adhérents et sympathisants» dans 100 fédérations, une carte valant une voix.

(Source AFP)

 

 

 

 

 

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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 10:53

(dépêches)

 

Jean-Marie Le Pen, 81 ans, ne sera pas candidat en 2012

 

http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2010/04/10/01006-20100410ARTMAG00025--jean-marie-le-pen-je-pars-le-c339ur-tranquille-.php

Jean-Marie Le Pen : «Je pars le cœur tranquille»
RAPHAËL STAINVILLE
09/04/2010 | Mise à jour : 18:53 Réactions (180)

Dans le bureau de Jean-Marie Le Pen, à Nanterre. Crédits photo : Nicolas Reitzaum/Le Figaro Magazine
RENCONTRE EXCLUSIVE- Le leader du Front national l'affirme au Figaro Magazine: malgré les résultats inattendus de son parti aux régionales, il ne sera pas candidat à la présidentielle de 2012, laissant les militants trancher entre sa fille, Marine, et son lieutenant, Bruno Gollnisch.

 
«Non... je ne serai pas candidat en 2012.» Les mots sortent, comme arrachés au forceps. L'aveu lui coûte. Jean-Marie Le Pen a semblé hésiter, marqué une pause, repris son souffle, avalé sa salive, puis consenti à un «c'est peu probable», avant de sourire et de lâcher prise. «Non.» Presque malgré lui, le président du Front national met un point final aux espoirs de ses amis. Depuis les élections régionales, en effet, nombreux sont ceux qui le voyaient continuer à ferrailler, porté par son score, le meilleur du FN, au premier tour en Paca, et être tenté - pourquoi pas? - par une dernière campagne présidentielle en forme de baroud d'honneur.

Jean-Marie Le Pen aurait peut-être aimé laisser encore planer le doute et l'incertitude. Ce «non» change tout. La réponse est nette. Ferme. Définitive. Le seul élément qui pourrait le faire renoncer à cette décision serait la tenue d'une élection présidentielle anticipée. Il se «réserve, dit-il, l'hypothèse», comme on préserverait un pré carré présidentiel. Parce qu'«une élection anticipée se tenant, par définition, en quelques semaines, aucun autre candidat n'aurait déjà la notoriété suffisante pour l'être». Assise face à lui, dans le bureau de son père, à Nanterre, Marine Le Pen tique un peu, fronce les sourcils, mais ne relève pas. A quoi bon, quand les jeux sont presque faits et qu'il ne lui reste plus qu'à attendre un peu? La succession est désormais ouverte. C'est bien tout ce qui lui importe aujourd'hui.

«Ce n'est pas le désert derrière moi»
Jean-Marie Le Pen le redit. Il n'est pas dans ses intentions de briguer une nouvelle présidence du FN à l'issue du congrès de son parti qui devrait se dérouler entre l'automne 2010 et le printemps 2011. Il entend juste rester aux commandes jusqu'à la fin de son mandat. Etonnamment calme, serein, dans son éternel blazer bleu marine, il dit même: «Je pars le cœur tranquille parce que ce n'est pas le désert derrière moi.»

Et pour cause. Le FN, que l'on donnait pour mort et enterré depuis les législatives de 2007, sort le vent en poupe des élections régionales. Pour la première fois de son histoire, le parti d'extrême droite a vu ses scores progresser de manière significative, «considérable», insiste Marine Le Pen, entre le premier et le second tour. «On a parlé du triomphe des Verts. Ils n'ont fait que 1% de mieux que leFN alors qu'ils avaient un boulevard médiatique devant eux», relève le président du Front national.

«On mesure encore mal les ressorts du renouveau duFN, ajoute Marine Le Pen. Il n'y a pas d'analyses précises. Les politologues à poils longs, qui la ramènent toujours avant les élections, rarement après, n'ont encore rien dit du retour d'un électorat que l'on n'avait pas vu depuis très longtemps auFN: l'électorat dit bourgeois.» Elle souligne que le meilleur score obtenu par le FN à Paris l'a été dans le XVIe arrondissement. «Ce n'était pas arrivé, de mémoire, depuis1986.» Même phénomène au Touquet, dans le Nord-Pas-de-Calais, «que l'on présente sans cesse comme une terre ouvrière, populaire, alors qu'il ne faut pas se tromper, il y a des communes très à l'aise. Ainsi nous réalisons près de 17% au Touquet, un score bien supérieur à tout ce que nous avions pu réaliser dans le passé».

Pour la vice-présidente du FN, ces résultats viennent confirmer l'idée qu'«un électorat bourgeois, qui va au-delà de celui qui avait dérivé en2007 vers Nicolas Sarkozy, est venu s'associer à un électorat populaire. Dans le même ordre d'idées, on observe le retour de ceux qui, dès les années90, voyant que leFN n'avait plus de députés, s'étaient tournés vers leRPR».

Autre signe de la vitalité du parti frontiste: sa capacité à faire émerger une nouvelle génération de cadres. La moitié des 118 conseillers régionaux élus le 21 mars dernier l'ont été pour la première fois. Des trentenaires, des quadras... De là à voir l'émergence d'une génération Marine! Jean-Marie Le Pen minimise ces chiffres, soulignant qu'il est celui qui a remis à flot le parti, au point de pouvoir envisager avec une certaine quiétude de se retirer. «Quand la barque est remise à flot, ou le train sur les rails, ou l'avion sur la piste, selon la métaphore choisie, alors, en effet, à ce moment-là -je ne demande pas la perfection totale-, je ne vais pas remettre un trésor, non, mais un mouvement qui ne sera plus dans une grande difficulté financière.»

«Les adhérents FN doivent prendre en compte les électeurs»
Pour autant, Jean-Marie Le Pen s'interdit d'évoquer à haute voix sa succession. Entre Marine, sa fille, et son fidèle lieutenant, Bruno Gollnisch, tous deux candidats déclarés à la présidence du FN, il ne veut rien laisser percer de son choix de cœur ou de raison. «C'est aux adhérents de trancher», se contente-t-il de déclarer, une fois, deux fois, dix fois.
Il n'est pas difficile de voir où va pourtant sa préférence. Mais adouber sa fille, c'est prendre le risque d'être accusé de chercher à transformer le Front national en un front familial. La vice-présidente du FN elle-même juge la question perverse et ne se montre finalement pas si pressée d'être désignée comme l'héritière. Elle fait juste observer qu'il ne serait pas anormal, même si les régionales ne constituent pas des primaires, que «le choix des adhérents suive le vote des électeurs». Jean-Marie Le Pen opine de la tête, résumant son avis d'un «Vox populi, vox Dei».

A 82 ans et après presque quarante ans de présidence du Front national, Le Pen ne craint pas cette période qui s'ouvre. Il en a vu, des congrès, et de plus musclés ! Mais, surtout, il est intimement convaincu que cette succession n'attisera pas de nouvelles rancœurs, parce que «nos candidats sont d'une sagesse politique telle que ce risque-là ne sera pas pris». Marine Le Pen ne dit pas autre chose, considérant que, de toute façon, le mode de scrutin choisi pour le congrès garantit la légitimité du futur candidat du Front national à la présidentielle. «Avant, il y avait des grands électeurs qui étaient élus dans les fédérations; aujourd'hui, les adhérents votent directement. Tous les adhérents. Il y aura très probablement des tristesses ou des amertumes. Mais je crois que, et Bruno et moi, pour avoir vécu dans l'histoire du Front national des divisions, des scissions, nous savons que celles-ci sont à éviter à tout prix. Et chacun doit prendre l'engagement au fond de lui-même, et le dire, que le résultat n'est pas un résultat exclusif. On fait partie de la même famille politique. Nous avons travaillé des années ensemble et ça va continuer. Quel que soit le résultat du congrès, nous avons une volonté de préserver notre mouvement parce qu'il est essentiel à la France.»

Mais, alors qu'elle s'obstine à ne pas vouloir définir la ligne du parti frontiste si elle venait à être élue, se contentant chaque fois de répondre «encore une fois, il est un peu tôt pour parler de ça», Jean-Marie le Pen se permet gentiment de la recadrer. «Grosso modo, quand même, du moins j'ose espérer que l'essentiel programmatique est déjà tracé. Ou bien les candidats y seront fidèles, ou bien ils n'y seront pas. Moi, je suis partisan de continuer dans la ligne qui a été définie par nos différents congrès et sous réserve que le congrès ne la modifie pas dans son essence.» Ce faisant, Jean-Marie Le Pen se révèle dans son nouveau rôle, celui de gardien du temple des idées nationales.

Il ne fait pas autre chose en écrivant ses Mémoires, auxquels il réserve désormais régulièrement ses matinées. Quand il en parle, son œil s'anime. Sa parole redevient passionnée, parfois provocante. «Je commence par l'histoire de mes parents et l'histoire de mes grands-parents, parce que je ne suis pas né comme cela, je n'ai pas franchi la frontière en catimini, je suis né natif d'une famille.» Il veut raconter l'histoire, son histoire de France, celle du XXe siècle, qu'il a traversé de bout en bout, ou presque, depuis sa naissance à La Trinité-sur-Mer en 1928, alors capitale européenne de l'ostréiculture, jusqu'à nos jours. Il parle sans fin, dans une abondance de mots, de «l'efflorescence de petits cabanons, dans lesquels les gens plaçaient des tuiles, les grattaient, plaçaient des essaims. Tout a disparu, a changé. Si je ne le raconte pas, qui s'en souviendra. Qui se souviendra de la ferme de ma grand-mère et de ses quinze hectares dont cinq de landes, de cette ferme dans laquelle il y a trois pièces, la plus grande étant l'écurie, la deuxième, la salle de bains, la cuisine, le salon, salle à manger et les deux lits des parents et, à côté, la troisième, la chambre à coucher où dorment sept enfants.» Son histoire. Sa dernière contribution à ce qu'il considère comme l'écriture du roman national, parce que «tant qu'il y aura une nation française, avec les sentiments que suscite une patrie, il y aura unFN. Il s'appellera comme cela ou autrement. Il sera grand ou petit, mince, fort, puissant, torrentiel, mais il existera.»

LIRE AUSSI :
» VIDEO - Le Talk «Pourquoi pas Martine contre Marine en 2012»


Commentaires (180)


http://www.20minutes.fr/article/396918/Politique-Jean-Marie-Le-Pen-Non-Je-ne-serai-pas-candidat-en-2012.php

Jean-Marie Le Pen: «Non... Je ne serai pas candidat en 2012»
Créé le 09.04.10 à 22h05
Mis à jour le 09.04.10 à 22h31 Agrandir la taille du texte Réduire la taille du texte Imprimer | Recommandez cet article Envoyer par mail | Partager sur Facebook Tweetez cet article Buzzer sur Yahoo! Buzz
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Le président du Front national Jean-Marie Le Pen a déclaré au Figaro magazine qu'il ne serait pas candidat à la présidentielle de 2012, mettant un point final aux derniers doutes qui subsistaient à ce sujet.

Jusque-là, le fondateur du parti d'extrême-droite se refusait à trancher ce point, laissant seulement entendre que cette candidature reviendrait logiquement à celui ou celle qui lui succéderait à la tête du parti lors de son prochain congrès, dont la date pourrait être arrêtée lundi prochain.

Marine vs Gollnisch

«Non... je ne serai pas candidat en 2012», tranche-t-il désormais. Sauf en cas d'élection anticipée, précise-t-il dans ce même entretien, parce qu’«une élection anticipée se tenant, par définition, en quelques semaines, aucun autre candidat n’aurait déjà la notoriété suffisante pour l’être».

Encore récemment, pendant les élections régionales qui ont marqué le retour de son mouvement, le chef du FN affirmait que, malgré ses 81 ans, il refusait de voir ce scrutin comme son «dernier combat électoral».

Mais il n'avait jamais démenti non plus que le prochain congrès du FN, qui se tiendra à l'automne 2010 ou au printemps 2011, verra l'élection d'un nouveau président. Sa fille, Marine Le Pen, est la grande favorite pour prendre sa succession, loin devant son lieutenant, Bruno Gollnisch.

>> En raison de débordements fréquents sur ce type de sujets, nous sommes contraints de fermer cet article aux commentaires. Merci de votre compréhension.


Avec agence

http://www.20minutes.fr/article/392270/Politique-Cette-fois-le-score-du-FN-n-a-pas-fondu-entre-les-deux-tours.php
Cette fois, le score du FN n'a pas fondu entre les deux tours
Créé le 21.03.10 à 23h41
Mis à jour le 21.03.10 à 23h52  | 30 commentaires Agrandir la taille du texte Réduire la taille du texte Imprimer | Recommandez cet article Envoyer par mail | Partager sur Facebook Tweetez cet article Buzzer sur Yahoo! Buzz
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REGIONALES - Les résultats de l'extrême droite signent l'échec de la stratégie sécuritaire de l'UMP...

Le FN avait choisi de se maintenir partout où il en avait la possibilité, mais les observateurs voyaient dans ses scores du premier tour le résultats de votes protestataires. Mais entre les deux tours, les résultats du parti d'extrême droite ont augmenté, et ses représentants ne manquent pas de le faire savoir. Avec un score national relatif d’environ 8,7%, selon les premières estimations, le parti d’extrême droite progresse cependant de 3 à 5 points sur certaines régions.

Habituellement, le score du FN stagne ou s’érode au second tour

En Rhône-Alpes, Bruno Gollnisch, vice-président du FN, conforte son score du premier tour, passant de 14 à 15% des suffrages. En Paca, Jean-Marie Le Pen augmente d’environ 3 points. De même, sa fille, Marine Le Pen, obtient 20%, contre 18,31% au premier tour dans le Nord-Pas-de-Calais.


«On peut parler d'une petite remontée, pas d'un grand retour», analysait pour 20minutes.fr Brice Teinturier (TNS Sofres) entre les deux tours. Mais pour Frédéric Dabi, président du département opinion publique de l’Ifop, la donne a changé depuis: «C’est une nouvelle percée du Front National (FN), explique-t-il à 20minutes.fr. Habituellement, quand le FN est présent au deuxième tour, soit son score stagne, soit il s’érode.
 
L’échec de la stratégie sécuritaire de l’UMP

C’est loin d’être le cas cette fois-ci. Ce résultat est donc selon le sondeur clairement un désaveu de la politique du gouvernement, mais aussi l’échec de la stratégie sécuritaire de l’UMP sur les deux tours. «Le couac du premier ministre, François Fillon, annonçant la mort d’un policier toujours vivant, n’a pas dû aider», conclut Frédéric Dabi.

De son côté, Eric Bonnet, directeur d’études BVA opinion, fait le même constat. «D’une part, l’électorat de droite a sanctionné la politique de Nicolas Sarkozy et, d’autre part, les frontistes, qui avaient voté pour lui, ont été déçus.» L’autre facteur de poids: l’abstention. Lors du premier tour, le politologue Stéphane Rozès expliquait à 20minutes.fr que l’électorat frontiste se mobilise toujours aux élections. Les chiffres sont donc à prendre avec précaution, d’autant plus que le FN a baissé par rapport aux régionales de 2004.

L. B.



http://www.20minutes.fr/article/392238/Politique-Bruno-Gollnisch-Le-vote-FN-n-est-pas-un-vote-de-deboussoles.php
Bruno Gollnisch: «Le vote FN n’est pas un vote de déboussolés»
Créé le 21.03.10 à 21h00
Mis à jour le 21.03.10 à 21h06  | 16 commentaires Agrandir la taille du texte Réduire la taille du texte Imprimer | Recommandez cet article Envoyer par mail | Partager sur Facebook Tweetez cet article Buzzer sur Yahoo! Buzz
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INTERVIEW – Le vice-président du Front national réagit aux premières estimations de son parti...

Les premiers résultats annoncent 8,7% de voix pour le FN au niveau national, c’est une déception pour vous?

C’est un scrutin imbécile et une moyenne imbécile car nous ne sommes pas présents dans toutes les régions en France au second tour. Au contraire, nous constatons une progression dans plusieurs régions. Selon nos calculs, nous avoisinons les 15-17%.

Quelle analyse faites-vous de ce score?

Le vote Front national est un vote d’adhésion et non un vote de déboussolés comme on a pu l’entendre. Cela montre à nos adversaires que nous sommes toujours présents. En ce qui me concerne, je progresse d’un point entre les deux tours, l’appel de la gauche à me faire barrage n’a donc pas fonctionné.

A part l’Alsace, que l’UMP conserve, la France reste majoritairement socialiste. C’est un désaveu pour Nicolas Sarkozy…

Monsieur Sarkozy n’a qu’à s’en prendre qu’à lui-même! Avec son nouveau type de scrutin, il a voulu tuer le FN! Mais si on était dans un système d’élection simple, l’UMP garderait une relative majorité. Le président a signé un chèque en blanc pour quatre ans avec la gauche.

Avez-vous eu Jean-Marie Le Pen au téléphone?

Oui, il a lui-même fait une belle progression en PACA. Tout comme Marine Le Pen dans le Nord-Pas de Calais. C’est un beau score collectif.

Votre score est-il un avantage pour succéder à Jean-Marie Le Pen en vue de la présidentielle de 2012?

Non, ce score n’est pas une indication. Il n’est pas basé sur les mérites personnels. Car en Rhône-Alpes comme dans le Nord-Pas de Calais, il y a un terreau favorable au FN. Avec Marine Le Pen, la concurrence sera loyale, mais tout cela se décidera lors du congrès national du FN. Aujourd’hui, je vais me concentrer sur la mise en place de nos conseillers régionaux.

>> Retrouvez la carte des résultats du second tour par ici
 

Recueillis par C.B., à Lyon.

http://www.20minutes.fr/article/392262/Politique-Comment-l-UMP-peut-elle-rebondir-d-ici-2012.php
Comment l'UMP peut-elle rebondir d'ici 2012?
Créé le 21.03.10 à 23h00
Mis à jour le 22.03.10 à 06h45  | 55 commentaires Agrandir la taille du texte Réduire la taille du texte Imprimer | Recommandez cet article Envoyer par mail | Partager sur Facebook Tweetez cet article Buzzer sur Yahoo! Buzz
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«Les grandes manœuvres vont commencer très vite», pronostique Frédéric Dabi, directeur opinion Ifop. 2012 et l’élection présidentielle sont déjà dans la ligne de mire de tous les partis. A gauche comme à droite, il va falloir trouver sa stratégie, et surtout, éviter les divisions.

>> Les résultats définitifs région par région

Réveil gueule de bois pour l’UMP. Le choc des résultats des régionales passé, qui voit le parti présidentiel perdre la Corse et ne gagner aucune région socialiste, l’UMP va devoir se redresser et penser déjà à la présidentielle de 2012. Si, pour Frédéric Dabi, «Nicolas Sarkozy devrait se représenter, sinon, ce serait du jamais vu dans la Veme République», des voix laissent entendre que ce n’est pas encore certain... Quoiqu’il en soit, l’UMP va devoir affûter sa stratégie.

Echec de l’union dès le premier tour

Parmi les questions qui se posent, notamment celle de la stratégie à adopter au premier tour. «L’union de la droite dès le premier tour a entraîné l’abstention ou le report des voix vers le FN pour ceux qui voulaient sanctionner le gouvernement», note Eric Bonnet, directeur d’études BVA Opinion. Sans compter l’absence de réservoir de voix pour le second tour.

Néanmoins, pour la présidentielle, «on peut imaginer que le Nouveau centre présente un candidat», estime le sondeur. Et n’oublions pas que l’échec de Nicolas Sarkozy «risque de donner des ailes à Dominique de Villepin», ajoute Eric Bonnet.

Ce dernier devrait d’ailleurs annoncer jeudi la création d’un «mouvement au service des Français», selon plusieurs de ses proches. En Chine depuis une dizaine jours, Dominique de Villepin devrait rentrer en France en début de semaine. Il a prévu de tenir une conférence de presse jeudi pour exposer sa «vision de l'avenir».

Divisions à droite

Nicolas Sarkozy, qui jusqu’alors incarnait l’unité à droite, risque de se voir critiqué de toutes parts. Seconde voix à s’élever à droite, celle de Nicolas Dupont-Aignan. Le président de Debout la République estime en effet que «La droite républicaine n’a plus le choix: il lui faut renouveler ses hommes, ses structures, ses méthodes et ses idées, sous peine d’être durablement marginalisée dans le paysage politique français». Il ajoute: «la question de savoir si le président de la République peut encore conduire sa famille politique à la victoire en 2012 ne se pose même plus».

Jean-François Copé, qui n'a jamais caché ses prétentions élyséennes, a lui aussi lancé les hostilités. Dès dimanche soir, le patron des députés UMP a appelé à «la construction d'un nouveau pacte majoritaire avec les Français» et un retour «aux fondamentaux». Christine Boutin elle aussi n’exclut désormais plus une candidature en 2012.

Autre difficulté qui pourrait affaiblir l’UMP: l’influence du Front national. «Les électeurs frontistes qui avaient voté Sarkozy en 2007, déçus par la politique du Président, risquent de se retourner vers le Front national». Un peu comme pour les régionales.

Oriane Raffin

 

 

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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 11:57

(dépêches)


Vague de démission au Parti communiste français et Jean-Luc Mélenchon veut être candidat à la présidentielle de 2012



http://fr.news.yahoo.com/64/20100325/tpl-patrick-braouezec-pourquoi-j-ai-dcid-b4551a8.html
http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/03/25/patrick-braouezec-pourquoi-j-ai-decide-de-quitter-le-parti-communiste_1324090_823448.html#xtor=AL-32280184
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-823448,50-1324090,0.html
Patrick Braouezec : pourquoi j'ai décidé de quitter le Parti communiste
LE MONDE | 25.03.10 | 09h06  •  Mis à jour le 25.03.10 | 14h15


atrick Braouezec, député de la Seine-Saint-Denis et un des piliers du courant rénovateur, a décidé de quitter le Parti communiste français après trente-huit ans de militance. A ses yeux, le PCF n'est pas capable d'impulser un vrai rassemblement de la gauche critique et de porter un projet novateur. Après son éviction par Marie-George Buffet de la tête de liste régionale en Ile-de-France, l'atmosphère interne est devenue irrespirable pour lui.

 
D'autres figures de ce courant ont décidé de suivre ce mouvement. Il s'agit de Pierre Mansat, adjoint au maire de Paris, Jacqueline Fraysse, députée des Hauts-de-Seine, Patrick Jarry, maire de Nanterre, Roger Martelli, historien, Pierre Zarka, ancien directeur de L'Humanité et Lucien Sève, philosophe.

Pourquoi quittez-vous le Parti communiste français?

Voilà des mois que je m'interroge avec d'autres camarades pour savoir où nous pouvons encore être utiles à construire une alternative de transformation sociale et écologique. Ce qui est sûr, c'est que moi, je pars. D'autres l'ont aussi annoncé. Nous nous réunissons, vendredi 26 mars, pour décider de la manière et du moment d'une sortie collective en mai. Les départs du PCF, toujours à pas de loup, ont été nombreux ces dernières années. Les conditions sont réunies pour qu'il y ait un départ massif de communistes, élus comme militants.

Nous sommes au terme d'un long processus. Avec mes amis refondateurs, on a travaillé longtemps un pied dedans, un pied dehors, pensant qu'on pouvait encore transformer ce parti de l'intérieur. Depuis l'expérience avortée d'une candidature unique à la présidentielle de 2007 et les différentes tentatives de rassemblement qui ont avorté à cause des appareils, il faut se donner d'autres perspectives. Entre une mort annoncée et une vie potentielle dynamique, je choisis la vie.

Pour vous, le PCF est mort ?

Pour moi, la forme "parti" est dépassée. On voit qu'une des qualités d'Europe Ecologie, c'est d'avoir transcendé cette forme politique traditionnelle. Quand vous avez plus de 50% d'une population qui ne va pas voter, et cela d'une manière structurelle; quand ces pourcentages d'abstention passent à 75 % pour les 18-30 ans; quand on y ajoute entre 4% et 5% qui votent blanc… il y a, à l'évidence, une crise des formes d'organisation qui n'ont plus rien à voir avec le monde contemporain. Appartenant au PCF, je considère que la forme de mon parti est dépassée et morte. Mais c'est une question qui est posée à l'ensemble des partis.

C'est la fin d'une histoire, celle des rénovateurs dont vous avez été une des figures…

On finit une histoire, celle d'un courant en interne qui n'a pas réussi à transformer le Parti communiste. Mais pour moi, c'est aussi le début d'une autre histoire. Celle de communistes qui, avec d'autres partenaires, souhaitent élaborer un projet politique et une forme d'organisation innovante adaptée à la société d'aujourd'hui. On est dans une période de métamorphose, où l'on voit bien ce qui se défait et l'on sait que ce qui est à construire, à tisser est plus complexe. Créer n'est jamais simple mais c'est enthousiasmant.

Vous allez construire une nouvelle organisation. Une de plus ?

Nous sommes déjà, pour partie, membres de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE). C'est une forme d'association politique qu'il faut faire évoluer. Nous allons nous y investir pour mieux la structurer, la rendre efficace et lisible afin d'être plus présents dans les moments électoraux comme dans les luttes sociales. On veut être un lieu charnière entre tous ceux qui veulent que les choses changent, indépendamment des jeux d'appareils.

Vous restez au sein de la gauche radicale ou vous vous tournez, comme l'ont fait certains de vos amis, vers Europe Ecologie?

Nous partirons avec l'ambition de nous adresser non seulement à l'ensemble des communistes, au Front de gauche parce qu'il constitue, de manière encore trop étriquée, une base militante, aux militants du NPA mais tout autant à la gauche d'Europe Ecologie. Je pense qu'au sein de cette organisation beaucoup ne se reconnaissent pas dans l'orientation donnée par Daniel Cohn-Bendit et sa "coopérative".

Nous allons tisser des liens aussi avec des socialistes qui craignent que leur parti ne s'engage dans une alternance de plus sans vrai changement. Il faut de la part de la gauche des engagements réels en lien avec le mouvement social et les quartiers populaires qui désespèrent de tout. Nous souhaitons que des militants syndicalistes, des associatifs, des militants des quartiers mais aussi des intellectuels construisent avec nous cette alternative politique. Ce sera le sens du message que nous leur enverrons.



Propos recueillis par Sylvia Zappi
Article paru dans l'édition du 26.03.10



http://fr.news.yahoo.com/76/20100324/tpl-une-vingtaine-de-personnalits-du-pcf-894f5eb.html
http://www.liberation.fr/politiques/0101626489-une-vingtaine-de-personnalites-du-pcf-pourrait-quitter-le-parti
Politiques 24/03/2010 à 19h22
Une vingtaine de personnalités du PCF pourrait quitter le parti
Ces figures communistes, dont les députés Braouezec et Asensi, lancent un appel pour dépasser la forme PCF et dénoncent «la logique de repli» de leur parti.

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       Les députés PCF Patrick Braouezec, François Asensi (Seine-Saint-Denis) et Jacqueline Fraysse (Hauts-de-Seine) ainsi que d’autres figures communistes, comme Pierre Zarka, pourraient démissionner du PCF. Pour cause de «raidissement dans la pratique démocratique» du parti, selon eux.

Dans un appel intitulé «Que faire? Autre chose? Autrement?», une vingtaine de personnalités du PCF estiment que «la logique de repli des dernières années, incluant dans la période récente la mise à l’écart d’un grand nombre de militants, va, avec une incohérence inédite dans ses choix stratégiques, loin de ce qui bouge dans la société, ou l’aborde du "bout des lèvres"». «Peut-on, et comment, faire vivre autrement une option communiste refondée?», demandent-ils, à trois jours du Conseil national du PCF.

Après la séquence des élections européennes et des régionales, «on est nombreux à se poser la question de quitter le PCF», a confié à l’AFP le «communiste unitaire» Pierre Zarka, signataire du texte au côté, notamment, du maire (PCF) de Nanterre, Patrick Jarry, ou encore de Pierre Goldberg, Roger Martelli et Bernard Calabuig.

«On pense qu’il est urgent d’aller vers d’autres constructions» où «se mêlent mouvement social et forces de progrès», a expliqué Zarka, ex-directeur de L’Humanité, assurant «ne pas arriver à le faire dans le PCF» où «il y a plutôt un raidissement dans la pratique démocratique».

«La décision collective sera prise courant mai», avant le congrès du PCF de juin, a-t-il affirmé, précisant que lui avait déjà décidé de démissionner. Les signataires n’ont «pas l’intention de rajouter un nouveau mouvement» à gauche, selon Zarka, mais devraient créer une «section communiste» à l’intérieur de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase) où figure notamment Clémentine Autain.

La semaine dernière, les députés Asensi et Braouezec avaient dénoncé «le parachutage d’un responsable parisien» du Parti, Patrice Bessac, au second tour des régionales en Seine-Saint-Denis, leur département.

Braouezec qui souhaitait être tête de liste du Front de gauche en Ile-de-France pour les régionales, avait, il y a quelques mois, reproché au PCF d’avoir imposé Pierre Laurent, le dauphin de Marie-George Buffet.

(Source AFP)

http://fr.news.yahoo.com/78/20100326/tpl-un-candidat-front-de-gauche-en2012-34cdeee.html
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/un-candidat-front-de-gauche-en-2012_858335.html
Un candidat Front de gauche en 2012?
Par LEXPRESS.fr, publié le 26/03/2010 à 14:15 - mis à jour le 26/03/2010 à 16:30

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AFP PHOTO FRANCOIS GUILLOT

Le président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon (D), la secrétaire nationale du Parti communiste, Marie-George Buffet (C) et le porte parole de Gauche unitaire Christian Piquet participent, le 10 janvier 2010 à Paris, au lancement de la campagne pour les régionales du Front de Gauche.

Fort de son bon score aux régionales (6,5%), Jean-Luc Mélenchon, l'une des têtes d'affiche du Front de gauche, souhaite que cette alliance de la gauche radicale présente son propre candidat à toutes les prochaines élections, dont l'échéance présidentielle de 2012.

Jean-Luc Mélenchon se sent pousser des ailes après la bonne campagne régionales menée par le Front de gauche. A tel point qu'il propose que l'alliance de la gauche radicale présente des candidats aux prochaines élections, même présidentielle et législatives.

Le Front de gauche doit "trouver un nouveau souffle", explique le secrétariat du Parti de gauche. "Nous avons d'autres responsabilités dès lors que nous estimons que le PS et Europe Ecologie ne sont pas à la hauteur de l'état d'urgence du pays".

Aussi le PG "propose que les composantes du Front de gauche décident, dès maintenant, de présenter des candidats communs lors des prochaines échéances cantonales, sénatoriales, présidentielles et législatives". Voilà qui clarifie les intentions de Jean-Luc Mélenchon de faire du Front de gauche une formation politique à part entière.

Interrogé par LEXPRESS.fr, Olivier Dartigolles, porte-parole du parti communiste, reste très réservé. D'après lui, le PCF n'en est pas là: "Le Front de gauche a réussi à s'imposer dans le chaotique paysage politique français", estime-t-il.

Le sujet ne sera d'ailleurs pas abordé avant le prochain congrès du parti, en juin prochain. Le porte-parole du PCF préfère souligner que ce n'"est pas sur le casting que cela se joue. Si on veut réussir, il faut faire remonter les questions de contenu".

Vers un Front de gauche élargit?

Le Parti de gauche propose également que "le Front de gauche s'élargisse sans tarder". A "toutes les forces de l'autre gauche qui le souhaitent et notamment à celles avec lesquelles nous venons de faire campagne" aux élections régionales, notamment le NPA. Il suggère aussi, "d'offrir la possibilité d'adhérer au Front de gauche sans être obligés de rejoindre les partis qui le constituent".

Le Parti de l'eurodéputé (ex-PS) se félicite du résultat obtenu par le Front de gauche aux régionales, à la fois "au premier tour avec la présence de nos listes dans 17 régions" et" au second tour avec les 19% de la liste Front de Gauche-NPA en Limousin". Ce dernier score est, pour le PG, "révélateur des potentialités d'un Front de gauche élargi".

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 01:20

(dépêches)


Une liste régionale pas comme les autres en Île-de-France : Emergence



http://www.lemonde.fr/elections-regionales/article/2010/02/16/l-ambition-des-candidats-jeunes-et-eclectiques-d-emergence_1306699_1293905.html
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-1293905,50-1306699,0.html
L'ambition des candidats jeunes et éclectiques d'"Emergence"
LE MONDE | 16.02.10 | 14h03  •  Mis à jour le 16.02.10 | 14h50


oyenne d'âge : 30 ans. Profils éclectiques : éducateur, professeur des écoles, étudiants, etc. Méthodes : utiliser les réseaux associatifs locaux et les réseaux sociaux, type Facebook. Objectif : bousculer et renouveler la vie politique en Ile-de-France à l'occasion des élections régionales.

 
La liste "Emergence", composée de personnalités issues du monde associatif, notamment des figures des quartiers populaires de banlieue parisienne, entend mobiliser parmi les déçus du monde politique pour faire entendre une voix "alternative" aux partis traditionnels.

"Nous sommes nombreux à faire le constat que la droite et la gauche ne nous parlent plus. Plutôt que de rester dans un statut contestataire, nous voulons participer aux débats politiques", explique Almamy Kanouté, 30 ans, éducateur spécialisé à Paris, personnalité respectée dans son département et tête de liste régionale. "Il y a une fracture entre les citoyens et les partis politiques. Peut-être plus encore pour notre génération, volontiers apolitique", ajoute Vincent Vieu, 30 ans, animateur socioculturel et artiste, originaire de Melun-Sénart, tête de liste en Seine-et-Marne.

Indépendante, donc sans moyens, la liste s'appuie sur l'expérience acquise par une partie de ses membres lors des élections municipales de 2008. Dans une douzaine de villes de banlieue, ses militants avaient obtenu des scores plus qu'honorables : 10 % à Massy (Essonne), 11 % à Fresnes (Val-de-Marne), jusqu'à 26 % à Grigny (Essonne). "C'était une première étape, locale. On passe à la suivante, celle des régionales. Mais nos expériences respectives nous obligent à conclure qu'il faut maintenant dépasser l'action associative", souligne M. Kanouté, élu municipal à Fresnes.

"Emergence" dispose de réseaux locaux composés au gré des mobilisations pour les sans-papiers, des événements culturels ou lors de rencontres associatives. "Notre force, c'est le maillage du territoire. Notre essence, c'est d'aller dans les quartiers", note Ager Oueslati, 23 ans, conseillère municipale à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne).

"On a de très bons retours"

Pourtant, même si ses initiateurs en sont bel et bien issus, le mouvement réfute l'appellation de "liste des quartiers". "Notre diversité est naturelle. On n'est pas dans une logique instrumentale ou électorale", souligne Mme Oueslati. La présence d'un Français noir, Almamy Kanouté, comme tête de liste régionale ? "Est-ce qu'on se demande si l'UDF était un parti d'Auvergnats parce qu'il a été fondé par Giscard d'Estaing ?", rétorque Blandine Cracco, 32 ans, professeur des écoles et tête de liste à Paris.

Même si l'espace politique est encombré, la liste estime disposer d'une fenêtre de tir liée à l'usure profonde des partis. "En faisant un travail de proximité, on peut toucher des personnes qui ne s'intéressent plus à la politique et que les partis ne touchent plus ", souligne Dawari Horsfall, 33 ans, urbaniste, militant associatif à Massy.

Sur Facebook, la liste compte déjà 3 000 amis, recrutés en quelques semaines seulement par le bouche-à-oreille numérique. "On a de très bons retours", se réjouit un des animateurs du groupe, convaincu que les réseaux informels feront la notoriété de la liste bien plus que les relais politiques traditionnels ou les poignées de main.



Luc Bronner
Article paru dans l'édition du 17.02.10
22/10/2006 20:51
Dix initiatives pour pacifier les banlieues
"À Massy, des « dîners citoyens » entre jeunes et patrons locaux

Dawari Horsfall aurait pu baisser les bras. Après huit ans de bons et loyaux services comme éducateur auprès des adolescents de Massy, il a vu sa ville « s'enflammer » en novembre dernier. « Dans l'Essonne, notre commune est celle qui a enregistré le plus de dégâts matériels », soupire-t-il. Quelques jours plus tard, Dawari Horsfall se décide à faire le tour des squats pour affronter, en tête-à-tête, les jeunes les plus marginalisés. Parmi eux, certains avaient participé aux violences urbaines. Son but ? Leur proposer des « dîners citoyens » et leur faire rencontrer, le temps d'un repas, des patrons locaux.

« Ces rendez-vous n'ont pas pour vocation de leur faire décrocher un emploi, explique l'éducateur. Ils sont trop désocialisés pour cela. Ils ont toutefois le mérite de leur faire prendre conscience des efforts à réaliser en matière d'expression et de comportement pour se rapprocher du monde du travail. » L'idée séduit, de part et d'autre. La mission locale se charge des entrepreneurs. L'éducateur, lui, achève de convaincre les jeunes. Dès le mois de décembre, les repas débutent. Et s'enchaînent au gré d'un tous les deux mois, attirant chaque fois une vingtaine de personnes.

« Au début, c'était un vrai dialogue de sourds. Les uns pointaient du doigt les discriminations dont ils sont victimes et les autres assuraient que la volonté suffit pour réussir », reconnaît Dawari Horsfall. À chaque fois pourtant, au fil des discussions, les propos finissent par devenir constructifs. « En fin de soirée, les jeunes se montrent toujours très avides de conseils », note-t-il. À Massy, ces rendez-vous commencent à devenir populaires. « On m'interpelle de plus en plus dans la rue pour savoir quand aura lieu la prochaine rencontre. »

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2284400&rubId=788




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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 01:15

(dépêches)


Dernier meeting du 1er tour des régionales des Verts : Daniel Cohn-Bendit



http://www.lepoint.fr/elections-regionales-2010/2010-03-11/regionales-europe-ecologie-voit-grand/2136/0/432289
Publié le 11/03/2010 à 08:28 - Modifié le 11/03/2010 à 15:38 Le Point.fr

RÉGIONALES

MEETING - Europe Écologie voit grand
Par Emilie Trévert



"Sans nous, les socialistes ne gagnent aucune région", a lancé le chef de file d'Europe Écologie, Daniel Cohn-Bendit, mercredi soir, lors du dernier meeting avant le premier tour des régionales © AFP

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 "C'est impressionnant de vous voir aussi nombreux", a lancé Noël Mamère, en entrant sur la piste du Cirque d'hiver, à Paris, mercredi soir. Pour son dernier meeting avant le premier tour des régionales, Europe Écologie a fait les choses en grand. Écrans géants à l'extérieur et, à l'intérieur d'une salle comble (environ 1.700 personnes), orchestre et danseurs de breakdance, duplex (plus ou moins réussis) en direct des régions...

Portés par les sondages - le dernier crédite Cécile Duflot, tête de liste en Ile-de-France, de 18 % d'intentions de vote -, les écolos se sentent pousser des ailes. Et ils ne se privent pas d'envoyer des messages à leurs "amis socialistes", avec qui ils vont devoir négocier entre les deux tours. "L'hégémonie, c'est terminé", a martelé le député-maire de Bègles. Fini le temps où les écolos n'étaient pour le PS que des "idiots utiles" ou des "strapontins". La secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, moins agressive envers les socialistes, s'est contentée de souligner que la victoire était "à portée de la main".

Quant au "parrain" du mouvement, Daniel Cohn-Bendit, il voit grand, comme à son habitude. "Nous vivons en ce moment un mouvement vers le haut. Et ce qui est encore plus rassurant, c'est qu'à l'horizon, il n'y a aucune limite", a-t-il claironné, fustigeant "la politique du bluff" de Nicolas Sarkozy et celle de la continuité promise par les socialistes. "Sans nous, les socialistes ne gagnent aucune région", a lancé Cohn-Bendit, sous un tonnerre d'applaudissements. Avant de préciser : "Je reconnais que sans les socialistes, on ne gagne aucune région." Ceci ne l'empêche pas d'imaginer l'avenir d'Europe Écologie, devenu "une force incontournable", selon ses mots. "Imaginons", donc, "une cinquantaine de députés à l'Assemblée" et "un nouveau partenariat à gauche pour envisager la victoire en 2012". Mais, avant cela, il faudra que les Verts et les sympathisants du réseau Europe Écologie se mettent d'accord pour construire (ou non) un nouveau parti écologiste à la hauteur de leurs ambitions. L'imagination va alors laisser place au pragmatisme.

http://ile-de-france.regions-europe-ecologie.fr/184-presse/
http://ile-de-france.regions-europe-ecologie.fr/5-la-campagne/2879-europe-ecologie-enflamme-le-cirque-d-hiver/71d3583b4a/
La campagne
Europe Ecologie enflamme le Cirque d'Hiver
11/03/2010
 
Intervention de Cécile Duflot
 
Intervention de Dany Cohn-Bendit
Mercredi 10 mars restera comme un grand moment pour Europe Ecologie. Cécile Duflot et tous les candidats d'Ile-de-France dont Robert Lion, Emmanuelle Cosse, Augustin Legrand, ainsi qu'Eva Joly, José Bové, Dany Cohn-Bendit, Christophe Robert (Fondation Abbé Pierre) et Noël Mamère étaient rassemblésdans le mythique Cirque d'Hiver pour un grand meeting de clôture.

Dans une ambiance particulièrement festive et au milieu du décors original d'un Cirque d'Hiver plein à craquer, militants et curieux ont été accueillis par un concert suivi de l'intervention mouvementée d'une troupe de Yamakazis.


Cécile Duflot et les têtes de listes Ile-de-France
Toutes les têtes de liste départementales de l'Ile-de-France sont invitées par le maître de cérémonie du moment Noël Mamère, à se rassembler sur scène autour de Cécile Duflot. Standing ovation de plusieurs minutes pour toute l'équipe.


Le public

Cécile Duflot et Stéphane Hessel
Augustin Legrand lance au public : « Nous sommes le nouveau visage de la gauche ». Mais ce n'est pas un mais plus de 2000 visages enthousiastes qui sont réunis au cirque d’hiver pour le dernier meeting Europe Ecologie.


Augustin Legrand

Emmanuelle Cosse et Robert Lion
Un grand moment de la campagne en Ile de France et dans les régions qui organisaient le même soir leur grand meeting de campagne pour rappeler la dimension interrégionale du projet écologiste. C'est ainsi que Philippe Meirieu, Laurence Vichnievsky, Jacques Fernique ont pu s'adresser en live au public du Cirque d'Hiver grâce à des duplex en streaming. Le symbole derrière ces interventions : « Ce que nous souhaitons, c’est une autre politique entre les régions, c’est la possibilité de travailler ensemble à la transformation écologique de toutes les régions ! » affirme Cécile Duflot sous les applaudissement.


Christophe Robert

Stéphane Hessel et Noël Mamère
Ce meeting était aussi l’occasion de rappeler un autre principe fondateur du projet écologiste : la solidarité. « Ce que nous défendons, c’est un programme de justice sociale. L’écologie n’est pas un privilège, c’est un projet de solidarité », comme l'a rappelé Emmanuelle Cosse qui sait de quoi elle parle après 15 ans de combat associatif auprès des plus démunis.

Stéphane Hessel, co-rédacteur de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, a aussi été très longement applaudi. Pour la première fois, à 93 ans, il se présente sur la liste Europe Ecologie parisienne et il a démontrer avec une énergie incroyable ses convictions et son désir de faire de la politique d'une nouvelle façon.

Eva Joly a aussi rappelé que la politique  est « née de la rencontre de la colère et de l'intelligence » et que voter Europe Ecologie, « c'est voter pour plus de partage, pour un meilleur rapport entre Nord et Sud"


Daniel Cohn-Bendit

Eva Joly
C’est là toute l’ambition d’Europe Ecologie : apporter une « alternative dans l’alternance » comme l'affirme Dany Cohn-Bendit. « Et de le faire ensemble, avec vous, avec les verts et aussi avec tous ceux qui ne sont pas nés écologistes mais qui le devienne » comme l'a rajouté Cécile Duflot. Cette alternative, c’est à vous tous de la construire avec nous et de la rendre possible dans ces quatre jours de campagne qu’il nous reste. Cécile Duflot l’a rappelé : « la victoire dépend de vous, mais elle est dès ce soir, à porter de la main ! ».



http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Cohn-Bendit-il-n-y-a-aucune-region-que-le-PS-puiss.htm?&rub=8&xml=newsmlmmd.80943959ba27425b624509fd0f62fd39.611.xml

Cohn-Bendit: "il n'y a aucune région que le PS puisse gagner tout seul"
NANTES (AFP) - 11.03.2010 20:53
Daniel Cohn-Bendit, chef de file d'Europe Ecologie, a déclaré jeudi à Nantes lors d'une conférence de presse qu'il "n'y aura pas de vague rose, il y aura une vague vert-rose" lors des régionales et qu'"il n'y a aucune région que le PS puisse gagner tout seul".


Le chef de file d'Europe Ecologie, Daniel Cohn-Bendit, en meeting le 10 mars 2010 à Paris
Daniel Cohn-Bendit, chef de file d'Europe Ecologie, a déclaré jeudi à Nantes lors d'une conférence de presse qu'il "n'y aura pas de vague rose, il y aura une vague vert-rose" lors des régionales et qu'"il n'y a aucune région que le PS puisse gagner tout seul".

AFP - Thomas Coex
Daniel Cohn-Bendit, chef de file d'Europe Ecologie, a déclaré jeudi à Nantes lors d'une conférence de presse qu'il "n'y aura pas de vague rose, il y aura une vague vert-rose" lors des régionales et qu'"il n'y a aucune région que le PS puisse gagner tout seul".

"Si la gauche est tellement forte c'est parce que ce qui la rend forte, c'est nous", a-t-il assuré, en préambule à un meeting de soutien avec Dominique Voynet au candidat Europe Ecologie en Pays de la Loire Jean-Philippe Magnen.

"Ce qui m'énerve, c'est que tout le monde parle de vague rose. Il n'y aura pas de vague rose, il y aura une vague vert-rose ou il n'y en aura pas. Il n'y a aucune région que le PS puisse gagner tout seul", a-t-il ajouté.

Avant son meeting à Nantes qui clôt sa campagne avant le premier tour dimanche, il a noté que "quand une dame (Martine Aubry, NDLR) dit +On va faire le grand chelem+, +on+ c'est qui ? Personne ne fait le grand chelem seul, j'avoue aussi même pas nous, humblement, on ne gagne pas les élections sans le PS".

Au second tour, M. Cohn-Bendit a d'ores et déjà estimé que l'union avec la gauche serait possible partout, même s'"il y a une semaine je pensais qu'il y aurait des endroits où ce serait très dur".

"Le fait de les avoir nommés a décrispé et j'avoue que les sondages ont aidé. Il y a des présidents de région qui ont cru qu'ils pourraient passer seuls, qu'ils feraient 37%, 38% au premier tour et il se retrouvent à 25%, 26%" dans les sondages, "ça a calmé les gens".

Il a aussi précisé qu'après le premier tour, "il faudra développer une culture du partenariat" entre le PS et Europe Ecologie en vue des prochaines échéances électorales.

Mais quel que soit le résultat du premier tour des régionales, "aujourd'hui on a déjà gagné notre pari: on est la troisième force politique. Il y a deux ans, on ne l'était pas (...). Donc de toutes façons nous serons le 14 mars victorieux parce que l'on impose une nouvelle donne politique", a-t-il conclu.

© 2010 AFP




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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 11:37

(dépêche)


Mort du philosophe trotsyste (LCR puis NPA) Daniel Bensaïd à 63 ans



http://fr.news.yahoo.com/4/20100112/tts-france-bensaid-deces-ca02f96.html
Mort de Daniel Bensaïd, figure du trotskysme français
il y a 1 heure 8 min

             Buzzer ! Imprimer Le philosophe Daniel Bensaïd, animateur de Mai-68 et tête pensante de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), est mort mardi des suites d'une grave maladie, annonce le NPA. Il avait 63 ans. Lire la suite l'article
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Discussion: NPA
Militant révolutionnaire depuis l'adolescence, il avait été l'un des animateurs du Mouvement du 22 Mars et l'un des acteurs de Mai-68 avec Daniel Cohn-Bendit et Alain Geismar, avant de participer à la création de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), en avril 1969.

Engagé dans tous les combats internationalistes, il a aussi été l'un des principaux dirigeants de la Quatrième internationale, organisation communiste fondée en 1938 en France par Léon Trotsky.

"Il n'a pas, lui, abandonné le drapeau de la révolte et de la résistance, il incarnait la continuité du combat révolutionnaire", a dit à Libération.fr Alain Krivine, cofondateur de la LCR.

Daniel Bensaïd avait activement participé l'an dernier à la création du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), animé notamment par Olivier Besancenot, qui en est le porte-parole.

Enseignant à l'université de Paris VIII, il a publié de nombreux ouvrages de philosophie ou de débat politique et a animé les revues Critique Communiste et Contretemps.

Des dirigeants de la gauche française ont salué mardi la mémoire d'un homme ayant mené sans concession le combat des idées.

"Ce grand penseur (...) n'a jamais cessé d'accompagner la mutation du mouvement trotskyste", écrit ainsi Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste.

"UNE LENTE IMPATIENCE"

Marie-George Buffet et Pierre Laurent, les numéro un et numéro deux du Parti communiste, ont rendu hommage dans un communiqué tout autant à "l'homme simple et attachant qui respirait et attirait la sympathie" qu'au militant.

Né le 25 mars 1946 à Toulouse, Daniel Bensaïd disait être tombé dans le communisme "comme dans un bain chimique" et s'est comporté pendant plus de trente ans comme un infatigable moine-soldat anticapitaliste.

Dans "Une lente impatience", livre paru en juin 2004, il revenait sur les années de formation, à Toulouse, dans le bistrot des parents, où il entendait parler de Marx, de Lénine, de Staline, et bien entendu de Trotski.

Puis la découverte, à l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, des textes d'Althusser, de Foucault ou de Deleuze, et surtout, l'apprentissage de l'action, sur les barricades de Mai 68, mais aussi devant les usines, les ambassades, parfois jusqu'en Argentine ou au Brésil.

La récente crise financière l'avait conforté dans son analyse sur la nécessité de revenir à l'essentiel.

"Il y a 25 ans, Marx était traité comme un chien crevé dans le meilleur des mondes libéraux possibles. Son spectre souriant est aujourd'hui de retour. Son actualité est tout simplement celle du capital mondialisé", écrivait-il en août, dans un numéro du Nouvel Observateur consacré au "grand retour de Marx".

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse


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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 00:04

(dépêches-blog)





Besancenot, ce dangereux facteur

par michel  -  mardi 3 mars 2009 - 78 réactions   

Olivier Besancenot, sous ses faux airs de gendre idéal est en réalité le dangereux représentant d’un parti politique extrémiste et révolutionnaire dont il faut particulièrement se méfier.

Cette présentation ainsi faite, il convient d’appréhender le NPA, nouveau parti trotskiste, comme étant l’héritier de toute la tradition antidémocratique de cette mouvance qui n’a jamais remis en cause ni même esquissé le moindre acte de repentance en ce qui concerne la politique menée par Lénine et Trotski, se contentant, comme toujours, de dénoncer les crimes staliniens comme étant une déviation de l’idée originelle, et oubliant au passage les millions de morts et les ravages causés par les deux comparses du Petit Père des Peuples au début du 20ème siècle.

Aujourd’hui, la lutte se poursuit en se proclamant de Chavez ou du Che. C’est oublier un peu vite que le Che n’est pas qu’un mannequin improvisé pour photo apposée sur les t-shirts de jeunes écervelés exhibant avec fierté la figure de cet assassin notoire d’Amérique du Sud. C’est oublier un peu vite aussi que Chavez n’est rien d’autre qu’un dictateur en puissance dont la politique mène son peuple à la misère et l’exploitation plus que toute entreprise capitaliste ne le ferait jamais.

Le refus de l’économie de marché est un droit et je serai bien malvenu que de proclamer que l’exercice de ce libre marché ne doit pas être réglementé ; cependant, leur refus de cette liberté économique se double chez nos trotskistes du NPA d’une non reconnaissance des institutions démocratiques qui sont les nôtres et celles de quelques pays sur cette planète qui se démarquent ainsi des régimes autoritaires ou dictatoriaux dont la liste est bien longue. Rejetant l’idée de démocratie représentative, ils lui préfèrent l’idée d’un contrôle permanent du peuple sur les élus : voilà la vraie démocratie. Sauf que ce modèle est illusoire et le berceau même des plus grands crimes commis au nom de ce peuple idéalisé et finalement victime d’un régime qui se voudra totalitaire et sans pitié pour celles et ceux qui ne respecteront pas la ligne politique.

En attisant la haine et les conflits, le NPA ne joue pas le rôle normal d’un parti d’opposition. Il cherche à déstabiliser le pouvoir en place, il cherche à créer des lignes de fracture entre les citoyens et prend la rue comme nouvelle agora. L’agitateur Besancenot n’hésite ainsi pas à se rendre en Guadeloupe alors qu’il sait pertinemment que la situation locale, au bord de l’explosion, mérite une vraie réflexion et non qu’on vienne jeter de l’huile sur un feu ravageur. Dans le même ordre d’idée, il ne comprend pas qu’on puisse lui reprocher d’avoir un certain Jean-Marc Rouillan encarté au NPA, lui l’ancien terroriste et meurtrier qui n’a jamais regretté ses actes. On choisit ses amis....

Sur le plan économique, c’est toujours la même rengaine de l’appropriation par l’Etat des moyens de production qui est à l’honneur ; ce qui semble signifier que Besancenot et ses camarades n’ont pas encore bien compris que ce système a échoué de façon dramatique dans les pays où il fut mis en pratique. Quelques révisions historiques sur l’URSS ou les anciens pays du bloc de l’Est pourraient-elles les faire réfléchir ?

Toujours sur ce plan, est évoquée l’interdiction de licencier....C’est bien beau comme idée. Mais qu’on vienne m’expliquer comment doit agir une enteprise confrontée à des difficultés économiques et qui pour en sauver 100 doit malheureusement parfois en sacrifier 20. Personne ne peut évidemment se laver les mains d’une situation économique et sociale qui voit des Français par milliers venir gonfler les chiffres du chômage. Mais ce n’est pas en proclamant de telles inepties que des solutions seront trouvées pour lutter efficacement contre ce fléau social.

Alors, bien sûr, le capitalisme financier a explosé récemment et entraîné le monde dans une crise importante que personne ne peut nier (même si je trouve parfois que le discours des politiques comme des journalistes sur cette crise a un certain côté performateur) mais ce n’est pas le capitalisme ou l’économie de marché qui doivent être mis en cause. Ce sont leurs excès et l’absence de moyens de contrôle suffisamment élaborés et performants qui sont à l’origine de cette crise. En se déclarant ouvertement "anti-capitaliste", Besancenot nous expliquera sans doute un jour comment il compte favoriser les investissements, la prise de risques et les profits qui permettent une redistribution des richesses créées....Eh oui ! Il faut quand même rappeler cette lapalissade : on ne peut redistribuer des richesses avant qu’elles n’aient été créées !

Ainsi, en choisissant de se substituer à la "Ligue Communiste Révolutionnaire", ce "Nouveau Parti Anti-Capitaliste" a donc clairement énoncé son opposition au capitalisme et donc à la liberté d’entreprendre. Ce qui n’étonnera personne étant donné que ce parti, comme la LCR, ne défend aucunement les libertés en général et la Liberté au sens que lui confère l’idée moderne de démocratie. Ce parti demeure fidèle à ses conceptions révolutionnaires. Et si le terme n’apparaît plus, il est ancré dans l’héritage idéologique de ces partisans du Grand Soir. D’ailleurs "la transformation révolutionnaire de la société" est l’objectif clairement rappelé de ce parti qui n’a pas abandonné cette vieille antienne.

En conclusion, non seulement le NPA et Besancenot ne représentent nullement un idéal démocratique et social pour les plus démunis qu’ils trompent outrageusement à longueur de discours, mais de plus, le corpus idéologique de cette extrême gauche est d’une profonde inanité qui nous fait regretter un Karl Marx, comme l’écrit si bien Gérard Grunberg, éminent politiste, "juste pour se convaincre que même pour des partisans du capitalisme, les anticapitalistes ont pu dans le passé écrire des choses substantielles sur le sujet".



Non, les médias ne protègent pas un Besancenot qui roule sur l'or

Par Rue89 | 30/10/2008 | 11H10

Apparu avant la dernière présidentielle, un texte dénigrant Olivier Besancenot fait de nouveau le tour de la Toile.

A l'aube de la création du NPA (Nouveau parti anticapitaliste), sur des blogs, parmi les commentaires de sites d'informations, dans les boites mail, le texte intitulé "Ce bon petit facteur" s'immisce partout.

Un texte qui s'étonne en préambule du "peu de vagues autour de ce personnage" et regrette que "les médias soient si discrets". Avant de conclure :

"Tous ces faits sont strictement exacts, je vous incite à en parler autour de vous… Puisque la presse française oublie de faire son travail…"

Son travail, Rue89 a décidé de le faire. Sous chaque paragraphe du texte reproduit en italique, nous publions le résultat de notre enquête.

Sur son ascension politique
"Comment Olivier Besancenot a-t-il progressé aussi vite dans la hiérarchie de la LCR, jusqu'à en devenir le porte-parole et candidat à la présidentielle ? Olivier Besancenot a eu pour compagne la propre fille d'Alain Krivine, fondateur de la Ligue communiste révolutionnaire et encore le réel "patron" de ce parti… Il a rompu il y a trois ans mais est resté proche du beau-papa… Olivier Besancenot est devenu en quelques années le porte-parole de ce parti grâce à l'action efficace du beau-père… Chez les trotskystes, on pratique la solidarité, mais d'abord envers la famille."

L'entourage d'Olivier Besancenot dément toute relation intime entre le porte-parole de la LCR et la fille d'Alain Krivine, cofondateur du parti d'extrême gauche. Les deux protagonistes ont chacun conjoint et enfant(s) depuis de longues années.

Quant à la désignation d'Olivier Besancenot comme candidat de la LCR aux élections présidentielles de 2002 et 2007, elle a résulté de la procédure officielle du parti. Un vote du bureau politique suivi d'un second vote de la conférence nationale composée de délégués nationaux ont désigné l'homme aux talents politiques et médiatiques avérés.
 
Sur ses revenus
 "Où Besancenot travaille-t-il réellement ? A cette question, le candidat Besancenot parle de salaire de moins de 1200 euros à La Poste… Bienheureux les croyants… La réalité est un peu différente, Besancenot n'étant à La Poste de Neuilly-sur-Seine que pour les photographes, c'est-à-dire quasiment jamais, il est surtout rémunéré par le parti. A titre d'exemple, il a touché très régulièrement une indemnité d'assistant parlementaire européen lorsqu'Alain Krivine était député européen, dont le montant était très largement supérieur aux 5000 euros mensuels."

Actuellement, Olivier Besancenot travaille à 80% à La Poste de Neuilly-sur-Seine. Il y est présent quatre jours par semaine : mercredi, jeudi, vendredi et samedi. Au cours de la campagne présidentielle, la LCR avait publié un communiqué faisant état du patrimoine d'Olivier Besancenot : il déclarait alors toucher un salaire de 1000 euros net par mois pour son activité de postier. Il travaille donc à la LCR les lundis et mardis et touche 2/5e du salaire d'un permanent, soit environ 800 euros.

Un an durant, à cheval sur les années 1999 et 2000, Olivier Besancenot s'est mis en congé de La Poste et a effectivement occupé la fonction d'attaché parlementaire d'Alain Krivine au Parlement européen. Alain Krivine lui versait la moitié de l'enveloppe consacrée aux attachés parlementaires (ils étaient deux), soit 2500 euros, mais lui-même reversait la moitié de cette moitié au parti. Lui restait alors environ 1250 euros.

Sur son patrimoine
"Quel est son patrimoine ? A cette question, Olivier Besancenot parle avec modestie d'un petit studio dans le XVIIIe, arrondissement populaire de Paris. Le journaliste avisé ira voir sur place… un appartement en réalité de bonne taille et dans le quartier du Sacré-Cœur en plein Montmartre, le quartier le plus cher du XVIIIe, un des quartiers les plus recherchés des bobos (bourgeois bohèmes) parisiens. Bien évidemment, il en est propriétaire… Un salaire à vie de postier n'y suffirait pas…"

Un communiqué de la LCR avait donc détaillé le patrimoine d'Olivier Besancenot début 2007 :

"Il est copropriétaire depuis 2004 d'un appartement de 55 m2 dans le XVIIIe arrondissement de Paris : la valeur de son patrimoine est de 37 000 euros. Pas de valeurs mobilières. Il a acquis une Peugeot 106 en 2001."

Concernant l'emplacement dudit appartement, acquis à crédit avec sa compagne (il l'a donc remboursé pour l'heure à hauteur de 37 000 euros), il est bien situé dans le XVIIIe arrondissement de Paris, mais "pas dans le quartier du Sacré-Cœur en plein Montmartre", plus près du populaire quartier de Barbès que des rues plus huppées des Abbesses.

Sur sa compagne
"Comment expliquer ce black out sur Besancenot ? Olivier Besancenot a épousé Stéphanie Chevrier, une des principales éditrices de Paris, appartenant à la direction de Flammarion. Pour Besancenot, elle a plusieurs avantages : c'est l'un des plus hauts salaires de l'édition mais c'est surtout une habituée des médias. Ancienne compagne du chanteur Yves Simon, elle a construit sa carrière sur les relations presse… Dirigeant une armée d'attachées de presse, elle a certains moyens de pression et de rétribution, ce qui incite sans doute les journalistes à plus de modération dans les attaques…"

Stéphanie Chevrier est directrice littéraire chez Flammarion, en charge de la "littérature générale, fiction et non fiction". Mais "directrice littéraire" ne veut pas dire "membre de la direction", cela signifie qu'elle occupe un poste d'éditeur. "Je n'ai jamais dirigé l'entreprise", a-t-elle confié à Rue89. Quant au salaire allégué, elle ajoute : "Qu'est-ce que j'aimerais que ce soit vrai !" En réalité, elle a le salaire d'un cadre dans le secteur de l'édition (la convention collective de l'édition indique un salaire minimum d'environ 2500 euros).

A propos des "moyens de pression et de rétribution" dont elle userait, elle rétorque enfin : "Je trouve cela insultant pour moi et surtout pour les journalistes."

Julien Martin et David Servenay

En partenariat avec Hoaxbuster.
Photo : Olivier Besancenot en meeting à Marseille, le 13 avril 2007 (Jean-Paul Pelissier/Reuters).

Besancenot hoax LCR NPA rumeurs
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D'ou viennent ces rumeurs ?
 
La LCR pense reconnaître la plume de militants d'extrême droite et plus particulièrement de l'entourage d'Alain Soral, qui a publié le texte sur son site. Contacté par Rue89, l'écrivain membre du Front national dément :

"On l'a relayé, c'est amusant, mais ça ne vient pas de chez nous. On ne l'aurait pas fait comme ça, je n'aime pas ces procédés qui touchent à la vie privée.

Je pense que Besancenot est une merde, mais je ne l'aurais pas fait comme ça, j'aurais plutôt démontré comment la droite a intérêt à le pousser pour diviser la gauche.

Ça ressemble plutôt à des attaques de gauchistes, de s'attaquer aux personnes. Les militants d'extrême droite ne sont pas doués pour ça. A moins que ça provienne d'éléments intelligents de l'extrême droite."

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