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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 10:09

(dépêches-blog)




Le versant sombre du petit facteur

Gérard Grunberg - 09 Février 2009
Directeur de recherche au CNRS / Sciences Po

Olivier Besancenot est devenu une personnalité médiatique de tout premier plan et les journalistes ont fait de la naissance du Nouveau parti anticapitaliste un phénomène politique de première importance. Le renouvellement générationnel incarné par le jeune leader de l’ancienne organisation trotskiste a tenu lieu, pour nombre d’entre eux, de renouvellement tout court. Le gauchisme nouveau est arrivé. Nouveau, c’est vite dit. À lire l’ouvrage que viennent de publier Besancenot et Bensaïd, Prenons parti. Pour un socialisme du XXIe siècle, et qui esquisse le modèle de socialisme qui devrait inspirer le nouveau parti, l’ancien est bien présent. Dans son rapport au trotskisme, dans son rapport à la démocratie représentative pour ne pas dire à la démocratie tout court et enfin dans son rapport au capitalisme, le neuf a bien du mal à chasser le vieux.

Les auteurs affirment leur intention de « ne pas façonner un parti trotskiste », mais l’héritage trotskiste, dont ils se disent fiers, ne subit de leur part aucune analyse critique. La raison donnée de l’abandon de la référence au trotskisme est simplement que « les clivages actuels au sein de la gauche et des mouvements sociaux ne sont plus tout à fait ceux de l’entre deux guerres, ni même de ceux de la période de la guerre froide » (p.335) ! Pauvreté théorique incroyable pour un mouvement qui nous avait quand même habitués à mieux dans ce domaine. Mais, plus largement, aucun bilan général du communisme n’est même esquissé. La critique reste centrée, comme dans la vieille argumentation trotskiste, sur la déviation bureaucratique stalinienne. « Le stalinisme, avec sa caricature de planification bureaucratique a durablement discrédité l’idée qu’une alternative à la dictature du marché était possible » (p.201). Rien sur Lénine et Trotski faisant mitrailler les ouvriers, rien sur les goulags soviétiques, chinois ou cambodgiens.

En revanche, si Marx, Lénine et Trotski sont moins cités que par le passé, ce qui ne signifie d’ailleurs pas qu’ils ne demeurent pas l’armature intellectuelle du mouvement – si armature intellectuelle il y a –, les deux leaders ex-( ?) trotskistes ont d’autres inspirateurs. Peu de journalistes ont relevé que le projet clairement affiché par le nouveau parti - le socialisme du XXIe siècle - était textuellement le modèle dont se réclamait Hugo Chavez. Pourtant le fait que les animateurs du Nouveau parti anticapitaliste aient changé le terme communisme pour celui de socialisme aurait dû interpeller d’autant plus les observateurs que ce changement de vocabulaire ne pouvait en aucune façon être interprété comme un signe de modération politique et de rapprochement avec la social-démocratie. Le « Che » reste pour eux le héros des temps modernes. Celui-ci, affirment-ils, n’a jamais choisi la violence. C’est la bourgeoisie qui l’a obligé à y recourir. Ils oublient ainsi que, dès la prise du pouvoir par Castro et lui à Cuba, les opposants de gauche, notamment les anarchistes, ont été liquidés physiquement.

Comme la Ligue qui l’a précédé, le NPA déteste la démocratie représentative, fausse démocratie, comme le pensaient Marx, Lénine et Trotski. Il ne déteste pas seulement le régime politique français, comme l’ensemble de la gauche française, il appelle même à la formation d’« une Assemblée constituante, produit de fortes mobilisations sociales ». Son modèle est le modèle jacobin de 1793. Il pose ainsi « l’exigence d’un contrôle démocratique des électeurs sur leurs élus (…) La démocratie, c’est l’exercice effectif et permanent du pouvoir populaire constituant (…) Les élus doivent pouvoir être révoqués en cours de mandat » (p.207). On imagine, en se rappelant la période 1793-1794, les violences et les guerres civiles que produit immanquablement un tel système régi par les minorités agissantes. Mais pour appuyer leur proposition, les auteurs prennent un exemple dont on peut réellement se demander s’il s’agit d’un signe de bêtise ou d’une envie de taquiner : « D’autres pays ont déjà adopté cette disposition. C’est par exemple le cas – sans l’idéaliser – du référendum révocatoire de la Constitution bolivarienne au Vénézuela » ! (p.208). Pourtant, l’exemple le plus récent et le plus frappant que nous ait donné le président Hugo Chavez en matière de référendum relatif à la durée des mandats électifs est celui du 2 décembre 2007 où une majorité de citoyens vénézuéliens a repoussé sa proposition de supprimer désormais toute limite de mandats à la présidence de la République !

Le nouveau parti, comme son nom l’indique, revendique avant tout son anticapitalisme, et rejette tout accord éventuel avec une social-démocratie accusée de s’être compromise avec l’économie de marché. Son attitude est celle que les organisations communistes ont toujours eue, depuis 1917, à l’égard du socialisme démocratique. Cet anticapitalisme ne doit donc pas étonner, même s’il est claironné comme une suprême preuve d’audace politique et de pureté révolutionnaire. En revanche, c’est la pauvreté, l’indigence intellectuelle de la charge contre le capitalisme qui stupéfie, l’abâtardissement de la pensée théorique. On se prend à avoir envie de relire Marx, juste pour se convaincre que même pour des partisans du capitalisme, les anticapitalistes ont pu dans le passé écrire des choses substantielles sur le sujet. Depuis plus de cent cinquante ans, une infinité de textes anticapitalistes ont été écrits. Celui-ci est indéniablement l’un des plus vides. L’argumentation est réduite à sa plus simple expression. Le capitalisme étant la cause de tous les maux, il suffit de le supprimer. Et pour cela, le peuple doit le vouloir et se lever, car il ne faut pas compter sur les élections pour cela. La crise actuelle peut être résolue ainsi: « Dès aujourd’hui, nous prétendons qu’en donnant à la majorité du peuple un emploi stable, correctement rémunéré, avec une protection sociale généreuse et plus de services publics, non seulement les pouvoirs publics prendraient des mesures de justice sociale et de solidarité, mais ils emprunteraient la seule voie de rationalité économique possible qui permettrait la sortie de crise » (p.24). Aussi simple que cela.

Sautant par dessus les leçons que les horreurs et les crises économiques du XXe siècle ont donné au monde en matière d’oppression et de misère, et voyant dans la profonde crise économique actuelle de nouvelles raisons d’espérer pour la cause révolutionnaire anticapitaliste, les camarades ex-trotskistes ont écrit en réalité un manifeste du XIXe siècle. Avec eux, la roue de l’histoire tourne à l’envers. Certes, aux yeux de la plupart des observateurs, ils ne sont pas bien dangereux politiquement et leur jeune dirigeant a l’air sympatique. Dans vingt ans, les jeunes NPAistes d’aujourd’hui adhèreront au Parti socialiste, comme le firent nombre de leurs anciens. C’est possible. Mais comme disait Coluche : « Fais gaffe quand même »...




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14 décembre 2008 7 14 /12 /décembre /2008 13:10

(dépêche)



Marie-George Buffet réélue pour un quatrième mandat à la tête du PCF

14 déc 2008 - 14h36

Marie-George Buffet, 59 ans, a été réélue dimanche à 67,72% pour un quatrième mandat à la tête du Parti communiste français, après le vote des quelque 800 délégués réunis lors du 34e Congrès du PCF à La Défense.

Mme Buffet avait obtenu 91 % des voix en 2006.

Trois listes "alternatives" étaient soumises au vote. Marie-Pierre Vieu, élue des Hautes-Pyrénées, soutenue par les "communistes unitaires" a obtenu 16,38% des voix.

Le député-maire "orthodoxe" de Vénissieux (Rhône) André Gerin et Nicolas Marchand, un "identitaire", ont respectivement obtenu 10,26% et 5,62%.

Ces listes seront représentées proportionnellement au sein du Conseil national (parlement) du PCF, aux côtés des 178 membres de la liste Buffet.

Mme Buffet, élue secrétaire nationale en 2001 dans le cadre d'une direction bicéphale avec Robert Hue, avait pris la tête du parti seule en 2002. Elle a été réélue en 2003, puis 2006, où elle avait obtenu 91% des voix.

Elle a déjà annoncé que le parti serait géré par une direction collégiale de six à dix membres, qui doit être désignée mercredi lors de la première réunion du nouveau Conseil national (parlement) du PCF. La numéro un communiste a plusieurs fois répété qu'elle n'irait pas jusqu'au bout de son mandat de trois ans, et pourrait céder sa place d'ici un an ou deux.

"Il n'y pas dans cette salle des hommes et des femmes qui seraient du côté de la diversité en présentant des listes alternatives, et des hommes et des femmes qui seraient représentants de la fermeture et l'immobilisme en étant sur la liste présentée par le Conseil national", a déclaré Mme Buffet dans la matinée, sous les applaudissements.

"Nous devons travailler ensemble", a-t-elle lancé. Elle a également assuré qu'elle mettrait "toutes (s)es forces dans les mois qui viennent pour faire en sorte que ce Conseil national soit une équipe au service des communistes et du combat communiste".

Pour Pierre Laurent, qui devrait co-animer la direction collégiale du parti, il s'agit d'"ouvrir grandes les portes du PCF, rajeunir le PCF à tous les niveaux". "La priorité est d'ouvrir le PCF à tous ceux qui veulent un parti combattif contre Sarkozy et un parti rassembleur à gauche pour créer une majorité", a-t-il déclaré.

Des ex-partisans de l'ancien leader communiste Robert Hue, comme Daniel Cirera, figurent sur la liste de la secrétaire nationale. Ils n'ont pas suivi l'initiative du sénateur du Val d'Oise de lancer un "nouvel espace progressiste".

Estimant que sa liste "alternative" était un "signe d'espoir, de crédibilité pour l'extérieur", Mme Vieu a assuré que ses partisans étaient "élus dans la direction, pas contre la direction".

M. Gerin, dont l'offre de figurer sur la liste de Mme Buffet a été rejetée par la secrétaire nationale, a dénoncé "un coup de Jarnac" mais, a-t-il dit, "on va s'en remettre, on va s'occuper de la reconquête du PCF dans les trois années qui viennent". Lors du vote des motions par les militants dans le cadre de la préparation du Congrès fin octobre, il avait obtenu 24% des voix.

M. Marchand avait également présenté une liste alternative, ayant été écarté de la liste de Mme Buffet.



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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 11:18

(dépêches)




FN: Carl Lang mènera sa propre liste aux européennes face à Marine Le Pen

Publié le 13/11/2008 à 11:08 - Modifié le 13/11/2008 à 11:13 AFP

Le député européen du Front national Carl Lang a annoncé jeudi matin qu'il mènerait sa propre liste dans le Nord-Ouest aux élections européennes de 2009 face à Marine Le Pen, candidate officiellement investie par le parti.

Imprimez Réagissez Classez Le député européen du Front national Carl Lang a annoncé jeudi matin qu'il mènerait sa propre liste dans le Nord-Ouest aux élections européennes de 2009 face à Marine Le Pen, candidate officiellement investie par le parti.

"Je mènerai une liste aux élections européennes de 2009 dans ma circonscription du grand Nord-Ouest", a déclaré M. Lang, cadre historique du parti et eurodéputé sortant de cette région, lors d'un point-presse à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).

M. Lang a ajouté qu'il n'envisageait pas de démissionner du Front national.

"Je ne démissionne pas du bureau politique, je ne démissionne pas du Front National (...) parce que je suis chez moi, depuis 30 ans", a-t-il expliqué. "Je ne fais pas campagne contre elle (Marine Le Pen, ndlr). C'est elle qui vient faire campagne contre moi", a-t-il souligné.




FN: Le Pen va suspendre Lang, candidat contre sa fille aux européennes
17 nov 2008 - 12:00

Le président du Front National Jean-Marie Le Pen a annoncé lundi avoir demandé au bureau exécutif du parti de suspendre Carl Lang, candidat aux élections européennes de 2009 contre sa fille Marine, officiellement investie par le FN.

Cadre historique du parti et député européen sortant dans la région du Nord-Ouest, Carl Lang a annoncé qu'il présenterait sa propre liste contre Marine Le Pen, qu'il accuse de vouloir "éliminer systématiquement tous ceux qui ne font pas acte d'allégeance à sa personne".

"Comme à chaque élection européenne, l'appel du mandat rémunérateur l'emporte sur le sens de l'intérêt général et la nécessaire rénovation du parti", a réagi Jean-Marie Le Pen sur le site internet de son parti.

"Monsieur Lang se souvient-il de l'écriteau qui ornait jadis son bureau de secrétaire général : +Tu dois tout au FN, le FN ne te doit rien+. Non Carl, le parti ne te doit rien et ton attitude est pitoyable. Tu seras jugé sévèrement par tous ceux qui n'ont pas eu ta chance, qui méritaient pourtant de l'avoir, et qui ont toujours su rester fidèles", ajoute Jean-Marie Le Pen.

"Dans ces conditions, je demanderai au bureau exécutif de suspendre les acteurs de cette déstabilisation interne qui ne pourront plus dès lors se prévaloir de leur appartenance au FN, ni utiliser notre logo ou nos fichiers", écrit encore le leader frontiste.




Carl Lang suspendu : "Le FN est au service de Marine Le Pen"

Publié le 17/11/2008 à 12:35 - Modifié le 17/11/2008 à 15:50 Le Point.fr
Par Clément Daniez

"Voilà une preuve supplémentaire que Jean-Marie Le Pen souhaite mettre le Front national au service des ambitions et des intérêts personnels et politiques de Marine Le Pen", dénonce Carl Lang alors qu'il pourrait se faire exclure du bureau politique du FN, à la demande de Jean-Marie Le Pen.

Les couteaux sont à nouveau sortis au Front national. Son président Jean-Marie Le Pen vient d'obtenir du bureau exécutif du parti la suspension de Jean-Claude Martinez et de Carl Lang. Cadre historique du mouvement et député européen sortant dans la région du Nord-Ouest, ce dernier avait annoncé la semaine dernière qu'il présenterait, pour les européennes de juin 2009, sa propre liste contre Marine Le Pen, officiellement investie par le parti et qu'il accuse de vouloir "éliminer systématiquement tous ceux qui ne font pas acte d'allégeance à sa personne". Situation similaire pour Jean-Claude Martinez, qui compte proposer une liste dissidente dans la circonscription du Sud-Ouest contre Louis Aliot, un proche de la fille du président du FN.

"Les cadres qui se sont solidarisés ou qui se solidariseraient avec ces candidatures" sont aussi concernés par cette suspension, précise le FN. Le bureau exécutif du parti a également décidé la convocation de "l'ensemble des protagonistes devant les instances disciplinaires et de conciliation du mouvement" et leur interdit "d'utiliser le nom du Front national, son logo et ses fichiers ou de se prévaloir de leur appartenance à celui-ci".

"Front familial"

"Voilà une preuve supplémentaire que Jean-Marie Le Pen souhaite mettre le Front national au service des ambitions et des intérêts personnels et politiques de Marine Le Pen", déplore Carl Lang au point.fr, lundi à la mi-journée. "Je crois que Jean-Marie Le Pen préside le FN, mais que depuis un an ou deux, le FN est dirigé de fait par Marine Le Pen. Donc, il n'est pas surprenant que Jean-Marie Le Pen prenne position en faveur de sa fille. Cela fait partie d'une démarche qui se développe de plus en plus depuis le congrès de 2003, ce que je regrette. C'est la raison pour laquelle j'ai parlé d'évolution du Front national vers le Front familial." Écoutez sa réaction en cliquant sur l'icône ci-dessous :

"Pour réagir à ce qu'il (Jean-Marie Le Pen) dit, qu'il soit rassuré, je ne demande rien au FN et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai refusé d'être deuxième sur la liste de Marine Le Pen", poursuit Carl Lang. "De toute manière, je vais me présenter avec les idées du FN. Ça n'est pas parce que je serai suspendu ou exclu du FN que je ne resterai pas attaché aux idées du FN. Les idées et convictions nationales et européennes, quels que soient les aléas de l'étiquette politique, seront au coeur de ma campagne électorale, qui sera basée sur une dimension de renouveau, de reconquête et de mise en place d'un projet moderne et populaire pour une nouvelle Europe."



La guerre des chefs frappe aussi le FN

Publié le 13/11/2008 à 16:18 Le Point.fr
Par Marc Vignaud (avec agence)

Marine Le Pen, vice-présidente du parti, a exprimé sa "stupéfaction" à la suite de l'annonce de Carl Lang de se présenter face à elle dans le Nord Ouest face à Carl Lang, soulignant lui avoir proposé "d'être deuxième sur sa liste, c'est-à-dire en position éligible".

La succession à Jean-Marie Le Pen trouve un nouveau terrain d'expression. Le député européen du Front national Carl Lang a lancé les hostilités en annonçant à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) qu'il allait mener sa propre liste dans le Nord-Ouest aux élections européennes de 2009 malgré la candidature de Marine Le Pen, investie par le parti.

Il se défend pour autant de semer la zizanie au FN : "Je ne fais pas campagne contre elle. C'est elle qui vient faire campagne contre moi." Pour Carl Lang, député européen sortant du Nord-Ouest, Marine Le Pen vient chasser sur ses terres. Élue en Île-de-France au dernier scrutin européen, la vice-présidente du FN s'était présentée à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) aux législatives de 2007 et municipales de 2008. Elle "espère assurer sa réélection" et "procède à la liquidation politique" d'un de ses concurrents à la direction nationale. Dénonçant des "purges mariniennes", Carl Lang accuse la fille de Jean-Marie Le Pen "d'éliminer systématiquement tous ceux qui ne font pas acte d'allégeance à sa personne". Il regrette aussi que le président du FN "cède aux caprices électoraux de sa fille". Dans son bras de fer local, Carl Lang peut compter sur onze conseillers régionaux du Nord-Pas-de-Calais sur les seize FN ainsi que sur les soutiens de l'ancien député Christian Baeckeroot, et de l'eurodéputé Fernand Le Rachinel, qui a démissionné du parti.

Stupéfaction de Marine Le Pen

L'ancien secrétaire général du FN (1988-1995 et 1999-2005) Carl Lang devrait discuter prochainement avec Jean-Claude Martinez, candidat pour les européennes dans le Sud-Ouest contre Louis Aliot, un proche de Marine Le Pen. "Je vais le rencontrer pour voir si nous pouvons articuler nos actions", confie-t-il, tout en indiquant ne pas envisager du tout de démissionner du Front national.

Marine Le Pen, vice-présidente du parti, a exprimé sa "stupéfaction" à la suite de l'annonce de Carl Lang, soulignant lui avoir proposé "d'être deuxième sur sa liste, c'est-à-dire en position éligible". "Carl démontre par cet acte profondément décevant que la fidélité au combat national, qu'il a pourtant prônée pendant des années, y compris pendant la scission mégrétiste, n'était qu'une posture qu'il a abandonnée dès que ses petits intérêts personnels étaient en jeu," écrit-elle dans un communiqué. "Cette attitude sera très certainement sévèrement sanctionnée par l'électorat du Front national", s'avance Marine Le Pen. Réponse du berger à la bergère : "Je n'ai aucune confiance, ni politique, ni technique, en Marine Le Pen (...) depuis qu'elle dirige, de fait, le Front national."




     
Le FN suspend Lang et Martinez

J.C. (lefigaro.fr) avec AFP
17/11/2008 | Mise à jour : 16:35 | .

Jean-Claude Martinez et Carl Lang, en 2005, à Matignon. (AFP) Crédits photo : AFP
Les deux cadres historiques du parti présentent des listes dissidentes aux élections européennes de 2009. Ils risquent désormais l'exclusion.
 
La décision ne surprendra pas grand monde au sein du Front national : le bureau exécutif du parti a annoncé lundi qu'il suspendait deux de ses cadres historiques Carl Lang et Jean-Claude Martinez. Ils sont également sommés de venir s'expliquer devant la commission de discipline et de conciliation, devant laquelle ils risquent l'exclusion. Les deux eurodéputés sortants ont en effet décidé de présenter des listes dissidentes aux élections européennes de 2009, sans pour autant avoir l'intention de quitter le parti frontiste.

La mesure concerne également «les cadres qui se sont solidarisés ou qui se solidariseraient avec ces candidatures», annonce le FN dans un communiqué. Le bureau exécutif du parti a décidé de «convoquer l'ensemble des protagonistes devant les instances disciplinaires et de conciliation du mouvement» et leur interdit «d'utiliser le nom du Front national, son logo et ses fichiers ou de se prévaloir de leur appartenance à celui-ci».

Carl Lang particulièrement visé

«Après plus de cinquante ans de vie politique consacrés à la défense de la France, je croyais avoir tout vu. Et bien non», réagit le président du parti Jean-Marie Le Pen dans une lettre «aux cadres» du FN publiée sur le site du mouvement.

Dans ce texte, le leader d'extrême droite s'en prend particulièrement à Carl Lang : «je croyais (...) qu'il était fait de l'acier dont on trempe les meilleures armes, je me rends compte aujourd'hui qu'il est fait du zinc dont on fait les gamelles», raille-t-il.

Sur fond de guerre de succession, le cadre historique du parti et député européen sortant dans la circonscription du Nord-Ouest, avait annoncé jeudi qu'il présenterait sa propre liste contre Marine Le Pen, officiellement investie.

Dans la circonscription du Sud-Ouest, l'eurodéputé FN sortant Jean-Claude Martinez a pour sa part décidé de se présenter contre Louis Aliot, un proche de la fille de Jean-Marie Le Pen secrétaire général du FN depuis octobre 2005.

Outre Marine Le Pen et Louis Aliot, le FN a déjà investi Jean-Marie Le Pen dans le Sud-Est et Bruno Gollnisch dans l'Est.





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Résultats officiels
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