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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 06:50

La candidature de Dominique de Villepin à l’élection présidentielle est-elle encore viable ? Malgré l’acharnement thérapeutique, de nombreux soutiens l’ont déjà abandonné pour rejoindre François Bayrou.


yartiDDV201201Après la retrait de trois "petits candidats" depuis le début du mois, Jean-Pierre Chevènement, Christine Boutin et Hervé Morin, il reste encore en piste (entre autres) un indépendant irréductible qui entend aller jusqu’au bout de son combat, Dominique de Villepin.

Cet acharnement serait dû aux relations conflictuelles qu’il entretiendrait avec le Président de la République. Le 29 janvier 2010, il avait été très loin sur RMC : « Nicolas Sarkozy préfère persévérer dans son acharnement et sa haine plutôt que d’assumer sa fonction. », en réagissant à l’appel décidé par le procureur Jean-Claude Marin alors que la justice l’avait relaxé la veille dans l’affaire Clearstream.

Depuis ce temps-là, il aurait toutefois repris ses entretiens avec l’Élysée mais cela ne l’empêche pas de continuer son opposition frontale : « C’est dommage qu’un Président sortant n’ait pas plus d’idées que d’aller sur le plateau de TF1, à vingt heures. (…) Nous aimerions que la France soit forte. Le malheur, c’est qu’elle ne l’est pas. (…) La France a été trop docile et absente. (…) S’il y a un reproche à faire au Président sortant, c’est la division française. » (France 2, 15 février 2012).

Selon l’excellente journaliste Raphaëlle Bacqué (France 5 le 14 février 2012), Dominique de Villepin ne chercherait même pas ses parrainages pour lui permettre de participer à l’élection présidentielle. Pas par refus suicidaire ni par paresse, mais par impossibilité matérielle, car il n’a pas de structure militante répartie sur tout le territoire. Il faut avoir une bonne organisation pour récolter les signatures et même Hervé Morin, qui bénéficiait pourtant d’un appareil très efficace avec plusieurs milliers d’élus locaux, n’avait réussi à rassembler que deux cent quatre-vingts signatures.

Il se voit donc élu presque sans structure intermédiaire.

Presque, parce que tout, chez lui, n’est que roman, épopée, aventure, vision hautaine, horizons lointains. Tout est si haut, si élevé, qu’il n’y a plus personne à ses côtés.

Il faut dire que dans un sondage, il avait pourtant recueilli il y a quelques jours 22% des personnes interrogées. Hélas pour lui, le sondge avait été réalisé pour la Saint-Valentin et correspondait à la question (très curieuse) : "Quel candidat trouvez-vous le plus sexy ?". Dominique de Villepin était parvenu en première position devant la jeune candidate trotskiste Nathalie Arthaud (9%).

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Ses faits d’armes compensent mal le discours historique à l’ONU : dissolution de l’Assemblée Nationale en 1997, obstination quasi-narcissique sur le CPE (contrat premier emploi) en début 2006, mépris régulier vis-à-vis des parlementaires (son père a pourtant été un sénateur très actif, président de la prestigieuse Commission des Affaires étrangères jusqu’à ce que lui-même accède au Quai d’Orsay).

Pour faire campagne, il faut un écho médiatique et une équipe. L’écho, il l’a, il l’a même bien plus que ce qu’il ne pèse, entre 1% et 3% dans les sondages, ce n’est pas très lourd alors qu’il avait grimpé jusqu’à 10% tantôt.

L’équipe, là, il faut accepter qu’il joue des tours de magie.

Ainsi, le lundi 16 janvier 2012, il a dû rendre publique son équipe de campagne. Il fallait bien. C’est sûr, s’il n’y a personne pour coller les affiches et organiser les meetings, ce n’est même pas la peine de commencer. Il a donc annoncé que son ami Jean-Claude Carrière, oui, l’écrivain, 80 ans, était son directeur de campagne. Voilà un beau ralliement. Il est chargé de faire la coordination du projet présidentiel.

L’homme était effectivement venu au quartier général du grand maître, mais il n’était pas du tout au courant de sa promotion comme commandant en chef de la campagne. Le pauvre, il était un peu gêné, car l’amitié, ça compte tout de même, mais il a avoué qu’il ne savait même pas s’il voterait pour lui… « C’est absurde ! Je ne suis pas un homme politique. Comment peut-on imaginer que je puisse coordonner un projet ? ».

Dominique de Villepin l’a "un peu" confirmé vendredi 20 janvier 2012 sur une station publique : « J’ai sollicité Jean-Claude Carrière car c’est un ami de longue date. (…) Il a accepté de m’accompagner dans cette réflexion. Je ne demande pas aux gens qui m’entourent un brevet partisan. Ce n’est pas l’esprit de la maison. ».

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Apparemment, l’homme providentiel a eu beaucoup de mal à rechercher dans son carnet d’adresses quelques noms à figurer sur son organigramme de campagne. Il faut dire que tous ses amis le fuient, maintenant que les choses sérieuses ont commencé. Et ils soutiennent désormais la candidature de François Bayrou pour ouvrir une succursale gaulliste à la grande maison commune du centre.

Ses détracteurs, eux, sourient et ne le craignent pas. Un proche de l'Élysée expliquait il y a quelques années :  Dominique de « Villepin, c'est le gorille du Rwanda. Il fait houba ! houba ! en se frappant le torse. Il est impressionnant ! Mais c'est un herbivore, il n'a jamais mangé personne... » ("Le Parisien" du 13 octobre 2009) [L'analogie ne paraît pas convaincante car le gorille peut tuer s'il se sent agressé].

Un ancien ministre de gauche avait même eu la formule très acide :  « Il porte un nom de cheval de course, mais il n'a jamais couru. » (François Loncle, 2005). Ces deux citations proviennent du "Petit dictionnaire des injures politiques" (dirigé par Bruno Fuligni, éd. L'Éditeur).

Qu'importe l'inexpérience électorale, Dominique de Villepin confirme qu’il irait jusqu’au bout et que la nation a besoin de lui. Il l’a encore réaffirmé dans le journal de vingt heures sur France 2 le mercredi 15 février 2012 : « J’irai jusqu’au bout. C’est une candidature de devoir. ».

Ses meilleurs amis lèvent les yeux au ciel, mais que peuvent-ils donc dire à celui qui se croit… l'homme providentiel ?

C’est effectivement un exemple convaincant d’autisme en milieu politique.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (20 février 2012)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Les moulins de Dominique de Villepin.
Don Quichotte de Villepin.
L’État impartial ?
La course des grands.
Le centre éparpillé façon puzzle.

 
yartiDDV201204

 

 

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/et-pendant-ce-temps-dominique-de-110564

 

 

 

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 08:46

Après l’éclosion des petites candidatures en fin 2011, c’est maintenant la saison de leur abandon. C’est au tour de Christine Boutin de jeter l’éponge. 2012 ne sera décidément pas 2002.


yartiBoutin01À un mois du dépôt des candidatures, elle n’avait obtenu que trois cents des cinq cents précieux parrainages d’élus indispensables pour se présenter à l’élection présidentielle.

Invitée du journal de vingt heures de TF1 ce lundi 13 février 2012, Christine Boutin (68 ans) a annoncé son retrait de la course et son soutien à la très prochaine candidature de Nicolas Sarkozy : « [Il] rejoint les valeurs que je porte depuis plus de trente ans dans la vie politique française. ».

Pourtant, rien des dernières positions présidentielles, à part le refus du mariage homosexuel et de l’euthanasie active (l’euthanasie passive est déjà admise par la loi Léonetti du 22 avril 2005), n’est conforme aux valeurs chrétiennes dont l’ancienne ministre se sent dépositaire.

Revenons sur son itinéraire personnel.


Passionnée par la politique

La vie politique, elle s’y est passionnée très vite. Son père l’a amenée à la Salle des Quatre Colonnes à l’âge de 6 ans. C’était son lieu de travail, comme journaliste parlementaire. Elle s’est vraiment engagée avec la loi Veil, pour la combattre.

À 36 ans, elle fut élue maire d’Auffargis, une commune de deux mille habitants en bordure de la forêt de Rambouillet, puis conseillère générale (depuis trente ans), et adjointe au maire de Rambouillet sous trois mandats (auprès du futur ex-Président du Sénat Gérard Larcher).

Un après son élection de maire, ce fut le choc du 10 mai 1981 : « J’étais persuadée que les chars russes allaient arriver en France ! ».

À 42 ans, elle fut propulsée députée. C’était à la proportionnelle le 16 mars 1986 et elle a fait partie du quota barriste. Raymond Barre avait trois personnes qu’il voulait absolument placer en tête de liste en France : François Bayrou, Bruno Durieux, qui deviendra ministre de Michel Rocard, et Christine Boutin ; vu les faibles prétentions de Raymond Barre (il y a cinq cent soixante-dix-sept sièges), Jacques Chirac les accepta toutes les trois.

Elle fut réélue constamment députée jusqu’à sa nomination de ministre le 17 mai 2007. Elle fut chargée par Nicolas Sarkozy du Logement jusqu’au 23 juin 2009 où elle a été évincée sans élégance. Elle entretenait des relations exécrables avec sa sous-ministre Fadela Amara. Elle a été très déstabilisée par cette disgrâce : « J’ai fait les frais d’un jeu de chaises musicales. Quand Nicolas Sarkozy m’a reçue, il m’a juste dit : "Il faut que ça tourne !" Eh bien, c’est fait, j’ai tourné la page. ».

Ce n’est pas la première fois qu’elle a annoncé une candidature à l’élection présidentielle puisqu’elle a concouru déjà le 22 avril 2002. Elle est arrivée avant-dernière avec 1,2% des voix. Près de trois cent quarante mille voix.

Jusqu’à sa déclaration de candidature, en décembre 2001, elle était à l’UDF qui l’a exclue parce qu’elle se présentait contre un autre candidat de l’UDF (son président François Bayrou).

Qu’importe ! Elle avait déjà fondé son propre parti en mars 2001, le Forum des républicains sociaux, membre à part entière de l’UMP dès 2002 (comme au début le Parti radical) et qui s’est transformé le 20 juin 2009 en Parti chrétien-démocrate. Son objectif principal : « respecter la dignité de toute personne humaine, de sa conception à sa mort naturelle, avec la préoccupation prioritaire de la défense du plus faible ».


Conservatrice mais sociale

Souvent, on la place très à droite, ce qui n’est pas forcément très pertinent. Car elle a rédigé un rapport sur les prisons où au contraire, elle s’est montrée très sociale, à la limite du "gauchisme".

Elle a voté non au référendum européen du 29 mai 2005 car elle trouvait le traité trop libéral, ce qui pouvait selon elle renforcer la fracture sociale.

Sur la pauvreté, elle ne supportait pas, ministre du secteur, que certains citoyens n’eussent pas de toit et en mourussent de froid. Elle aurait été prête à les obliger d’accepter de se rendre dans des hébergements publics. Et elle a mis en œuvre le droit opposable au logement (raison de sa nomination par Nicolas Sarkozy ; elle était l’auteure d’une proposition de loi de ce type le 28 septembre 2005 et la rapporteure de la loi n°2007-290 du 5 mars 2007 dite loi DALO).

De plus, elle a proposé dans son ex-campagne de 2012 un revenu universel pour éviter les risques de sombrer dans la grande pauvreté.

Enfin, elle est favorable à la licence globale et rejette les lois répressives sur Internet.


Une fausse Bible contre le PACS

On la met très à droite parce qu’elle a brandi la Bible lors d’une séance mémorable à l’Assemblée Nationale. C’était le 3 novembre 1998 et elle avait prononcé un discours pendant cinq heures et demi à la tribune pour s’opposer au PACS. En fait, c’était le règlement de l’assemblée qu’elle avait sorti. Qu’importe ! La célébrité lui fut acquise.

À la séance des questions au gouvernement du 2 décembre 1998 présidée par Laurent Fabius, un incident l’opposa au chef du gouvernement, Lionel Jospin, qui l’a attaquée durement avec une expression tranchée et humiliante : « C’est le choix de confier la vision de ce problème à une députée marginale sur ces questions et outrancières dans ses propos qui a créé des problèmes. Il y a deux façons d’agir : il y a celui qui dit "Je suis droit dans mes bottes", et il y a celui qui préfère ajuster, reprendre et qui préfère dire : "Je suis souple dans mes baskets" ! ».

Cette déclaration contre cette « obstination dans l’obstruction » l’a plongée dans les pleurs. Oui, elle est très émotive. Quelques minutes après, elle a reçu un énigmatique bouquet de fleurs. Il paraît qu’il provenait d’une personnalité de gauche (on cite généralement Jack Lang).

Voir la vidéo très vaudevillesque de l’INA ici.


 


En tout cas, à la fin des débats (la loi a été promulguée le 13 octobre 1999), la Garde des Sceaux, Élisabeth Guigou, lui a quand même rendu hommage pour rattraper l’incident : « Vous m’avez émue par votre courage et surtout, par la netteté de votre propos et sa sincérité. ».

En fait, ce n’est pas dans le clivage droite/gauche qu’il faut mettre le curseur pour la comprendre mais dans sa foi catholique qui se traduit par un engagement politique très fort.


Engagement catholique

Ainsi, elle considère l’homosexualité comme un problème. Elle est contre l’avortement, contre l’euthanasie mais pour le renforcement des soins palliatifs, et favorable à l’inscription de la reconnaissance des racines chrétiennes de l’Europe dans les traités européens.

Son principe contre l’avortement et l’euthanasie est très logique : « À partir du moment où on manipule le début de la vie, on fragilise l’ensemble de la chaîne humaine. ».

Elle n’a pas toujours été une catholique fervente. Au contraire, après une hésitation à devenir religieuse au début de sa vie, elle s’est vite éloignée de la religion encouragée par son mari : « Je me demandais comment une assemblée composée d’hommes pouvait parler de contraception ! ».

Devenue députée, elle s’est surtout intéressée aux questions de bioéthique, et c’est là que le déclic a eu lieu : « Je suis tombée sur le texte de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Ils arrivaient aux mêmes conclusions que moi ! ».

Elle explique ainsi sa proximité avec l’Église : « Ma foi est fondée sur une expertise en humanité qu’a l’Église et que je vérifie au quotidien. » en rappelant qu’elle a été élevée dans une famille recomposée (sa mère étant morte quand elle avait 5 ans) et que quelqu’un de son entourage proche a connu les problèmes de la stérilité.


Émotive et indépendante

Très contente de sa notoriété avec le débat du PACS, elle fut très choquée par la marionnette que lui ont faite les Guignols de l’Info sur Canal Plus : une truie. Alors, elle décida de changer de look, en faisant un régime, en coupant ses cheveux courts et en leur redonnant leur couleur naturelle.

Elle a très mal vécu son départ du gouvernement en été 2009 et pour rester indépendante, elle a renoncé à reprendre son mandat de député et a refusé le prestigieux poste d’ambassadeur au Vatican qu’on lui a proposé.

Elle accepta cependant une mission dans le cadre du G20 sur les conséquences sociales de la mondialisation qui a abouti au scandale de sa rémunération révélée par le Canard Enchaîné du 9 juin 2010. La polémique a eu pour conséquence que les ministres ne pouvaient plus cumuler leur retraite de parlementaires avec leurs rémunérations (ce qui était vraiment scandaleux).


L’aventure de 2012

À Montfermeil, elle a annoncé le 23 juin 2011 sa candidature à l’élection présidentielle mais elle a menacé en décembre de faire exploser une bombe nucléaire si elle n’obtenait pas ses parrainages. La bombe en question, cela aurait été de soutenir François Bayrou au premier tour, qui a cependant dit qu’il ne voulait pas vraiment de son soutien. Finalement, elle vient de rejoindre Nicolas Sarkozy comme en 2007.

Fin 2010, elle disait à l’AFP de sa candidature : « Si j’ai fait 1,19% la dernière fois, honnêtement, cette fois-ci, je ferai plus. J’ai une notoriété plus importante. Et si je fais 2 ou 3%, mes suffrages seront indispensables pour gagner. ».

C’est peut-être cela, la foi qui habite l’âme et anime l’esprit, une capacité très solide à s’engager en toute autonomie et à mener un combat qui serait (de toute façon) perdu d’avance, en entraînant avec elle plus d’une dizaine de milliers d’affidés.

Parmi ses inattendus admirateurs, il y a eu le chanteur Francis Lalanne qui parle d’elle d’une manière très passionnelle : « [Elle] est de cette fibre que d’aucuns voudraient bien aujourd’hui déraciner, mais qui renaîtra toujours sa sève versée, parce qu’elle est le ferment du grand arbre de France. ».


Place aux candidatures sérieuses ?

Elle aurait aujourd’hui obtenu de Nicolas Sarkozy la possibilité, pour son petit parti, de se présenter dans une centaine de circonscriptions aux législatives de juin 2012. Son objectif, que n’avait pas atteint le Nouveau centre en juin 2007, c’est de remplir les conditions pour être financé publiquement proportionnellement au nombre de voix (il faut recueillir au moins 1% des voix dans cinquante circonscriptions réparties sur le territoire national).

S’éclipsant de la campagne présidentielle 2012 après Jean-Pierre Chevènement et probablement un peu avant Hervé Morin et Dominique de Villepin, Christine Boutin aura néanmoins réussi pendant quelques mois à bénéficier d’un peu d’écho médiatique.

La "vraie" campagne va bientôt commencer…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (14 février 2012)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Les petits candidats.
Vidéo INA du 2 décembre 1998.
"La Croix" du 11 décembre 2009 (article de Marianne Gomez).

yartiBoutin02
 

 

 

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/christine-boutin-le-cadeau-de-la-110262





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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 01:52

Né le 5 novembre 1925 à Saint-Jean-Pied-de-Port (64), Michel Inchaupsé fut banquier (il fonda sa banque en 1970) et fils de Louis Inchausé (mort le 10 août 1960), président du Conseil général des Pyrénées-Atlantiques de mai 1949 au 10 août 1960. Conseiller général gaulliste de 1960 à 2004, il fut élu député UDR puis RPR de 1967 à 2002, à l'exception de 1986 à 1988 et fu nommé Secrétaire d'État auprès du Premier Ministre dans le gouvernement Couve de Murville du 10 juillet 1968 au 16 juin 1969. Il est mort à Saint-Jean-Pied-de-Port dans la nuit du 25 au 26 octobre 2011 à dix jours de son 86e anniversaire. Louis et son fils Michel Inchaupsé auront occupé sans discontinuer le siège de conseiller général du canton de Saint-Jean-Pied-de-Port de mai 1922 à mars 2004, soit pendant quatre-vingt-deux ans !

SR

 

 

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 12:59

Né le 14 juillet 1929 à Pontoise, Michel Giraud était un homme politique engagé au RPR qui a eu beaucoup de mandats dans la région parisienne. Conseiller général du Val-de-Marne, il fut maire du Perreux-sur-Marne de 1971 à 1992, sénateur du 25 septembre 1977 au 3 octobre 1988, député du 23 juin 1988 au 1er avril 1993 et du 12 juin 1997 au 18 juin 2002. Il fut surtout le président du Conseil régional d'Île-de-France de 1976 à 1988 puis de 1992 à 1998. Il prit sa retraite politique en 1998 et les listes UDF-RPR furent battues aux régionales de mars 1998 par les listes de Jean-Paul Huchon. Pendant la deuxième cohabitation, il fut Ministre du Travail du 29 mars 1993 au 16 mai 1995 dans le gouvenement Balladur. Depuis 1998, il présida la Fondation de la deuxième chance. Impliqué dans l'affaire des marchés publics d'Île-de-France, il faut condamné pour complicité de corruption le 26 octobre 2005 à quatre ans de prison avec sursit et quatre-vingt mille euros d'amende. Il s'est éteint le 27 octobre 2011, dans la nuit du mercredi au jeudi. Son "héritier" politique est Gilles Carrez, tant comme maire (1992) que député (1993), qui est l'actuel président de la commission des finances de l'Assemblée Nationale.

SR

 

 

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 22:26

Né le 28 janvier 1944 à Paris, fils d'un inspecteur des finances, Jacques Douffiagues fit de brillantes études à Louis-le-Grand puis IEP Paris et enfin à l'ENA à l'issue de laquelle il entra à la Cour des Comptes. Il s'engagea rapidement en politique au sein du PR, d'abord comme directeur de cabinet du ministre Jean-Pierre Soisson en 1976 puis comme député à Orléans de 1978 à 1981. Conseiller municipal depuis 1978, il succéda à Gaston Galloux, décédé, en 1980 comme maire d'Orléans et fut réélu en 1983. Battu aux législatives de 1981, il fut réélu député en 1986 et fut nommé Ministre délégué aux Transports dans le gouvernement de Jacques Chirac du 20 mars 1986 au 12 mai 1988. Battu de nouveau aux législatives de 1988, il quitta la politique et démissionna la même année de son mandat de maire. Il garda cependant jusqu'en 1992 son mandat de conseiller général d'Orléans qu'il avait maintenu depuis 1979. Reconverti dans le privé, il fut nommé par Christian Poncelet du 3 janvier 2001 à janvier 2007 membre de l'Autorité de régulation des télécommunications. Après quelques jours de coma dus à une crise cardiaque, Jacques Douffiagues est mort le 16 octobre 2011 à Paris.

SR

 

 

 

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 14:48

Né le 1er février 1956 à Briançon, chef d'entreprise passionné par le hockey sur glace, Alain Bayrou fut élu maire de Briançon de 1991 à 2001 puis de 2008 à 2009. Il fut président du Conseil général des Hautes-Alpes de 2001 à 2004, date à laquelle il fut battu au bénéfice de l'âge par Auguste Truphème.

Président de l'UMP des Hautes-Alpes jusqu'en 2008, il était auparavant membre du Parti républicain (UDF-PR) puis de Démocratie libérale. Le 3 juillet 2009, il doit démissionner de ses fonctions de maire à cause d'un arrêt du Conseil d'État qui annule les élection de 2008 en raison d'une campagne de promotion de sa municipalité illégale avant les élections (Jean-Paul Huchon a bénéficié de son côté de la clémence du même Conseil d'État pour les mêmes faits pour les élections régionales de 2010).

Alain Bayrou s'est éteint à l'hôpital de Gap le 20 octobre 2011 à la suite d'un accident de la route survenu la veille.

SR

 

 

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 09:31

Ancien ministre, Hervé Gaymard existe toujours et vient de publier un texte sur l'avenir de l'UMP.

RECONSTRUIRE !
Que faire de l'UMP ?
par Hervé Gaymard le 23-09-2011
Retour sur une histoire de dix ans pour gagner l'élection présidentielle.

Cliquer sur le lien pour le télécharger (fichier .pdf) :
http://www.herve-gaymard.com/AdvHTML_Upload/Reconstruire!_1.pdf



SR

 

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 09:53

Né le 20 septembre 1923 à Besançon, Pierre Chantelat, pharmacien, a été élu adjoint à la culture de 1973 à 1977 puis maire de Vesoul de 1977 à 1989. Il fut battu aux municipales de mars 1989 par le socialiste Loïc Niepceron. Député giscardien de 1978 à 1981 et de 1986 à 1988, il fut également élu conseiller régional à partir de 1977 et succéda à Edgar Faure après sa mort à la présidence du Conseil régional de Franche-Comté de 1988 à 1998. Il fut réélu président de ce Conseil régional en mars 1992 grâce au soutien de quatre conseillers du FN en échange d'une vice-présidence. Il s'est éteint le 13 octobre 2011 en milieu de journée. Ses obsèques seront célébrées lundi 17 octobre 2011, à 10h00, en l’église Saint-Georges à Vesoul, avant l’inhumation, dans l’intimité, à Rupt-sur-Saône.

SR

 

 

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 19:42

Né le 1er décembre 1931 à Aulnay-sous-Bois, Jean-Claude Abrioux fut élu conseiller général de Seine-Saint-Denis de 1982 à 1992, élu maire d'Aulnay-sous-Bois de 1983 à 2003 puis simple conseiller municipal jusqu'en 2008, et il fut élu député UMP de Seine-Saint-Denis de 1993 à 2007. En 2007, pour lui succéder dans sa circonscription, il a soutenu la candidature dissidente du sénateur UMP Philippe Dallier face au maire d'Aulnay-sous-Bois, Gérard Gaudron, candidat investi par l'UMP qui fut finalement élu. Il avait rejoint le Parti radical valoisien en 2009. Il est mort le 11 septembre 2011 à Aulnay-sous-Bois.

SR

 

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 15:16

Né en 1936, Hervé de Fontmichel a fait des études à Science po Paris puis est devenu docteur en droit pour exercer le métier d'avocat. Juriste réputé, il fut membre du Conseil d'État à la Commission d'accès aux documents administratifs. Élu conseiller municipal de Nice chargé de la Jeunesse et de la Culture en mars 1965 dans la municipalité de Jean Médecin, il quitta Nice en 1971 pour Grasse dont le maire socialiste était Honoré Lions (1897-1983), élu du 16 mars 1959 au 21 mars 1971, père de Jacques-Louis Lions (1928-2001), mathématicien de Nancy et académicien et grand-père de Pierre-Louis Lions, mathématicien et lauréat de la prestigieuse Médaille Fields en 1994.

Hervé de Fontmichel a été élu maire de Grasse du 21 mars 1971 au 28 mars 1977 et, avec l'étiquette UDF, du 6 mars 1983 au 19 juin 1995, il fut plusieurs fois battu, en mars 1977 par un professeur de mathématiques communiste, Georges Vassalo (1936-2008), avec 51,8% et en juin 1995 par son adjoint Jean-Pierre Leleux (MPF), élection où il fut laminé en ne recueillant que 13,0% des suffrages au second tour qui se déroulait en quadrangulaire (Jean-Pierre Leleux a gagné avec 35,1%). Le 12 juillet 1987, il s'était fait réélire maire de Grasse grâce à une alliance avec le Front national. Il a été également élu conseiller général de mars 1973 à mars 1986 et de mars 1993 à juin 1994, vice-président du Conseil général des Alpes-Maritimes (1979 à 1986 et 1992 à 1994), ainsi que conseiller régional de mars 1992 à mars 1998, vice-président du Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'azur (1997 à 1998).

 

Il termina sa vie politique en mars 2001 comme simple conseiller d'opposition de Grasse tandis que Jean-Pierre Leleux (sénateur depuis 2008) a été réélu deux fois maire de Grasse, le 18 mars 2001 et le 9 mars 2008 sous l'étiquette d'abord DL puis UMP. Hervé de Fontmichel est mort le 8 aoît 2011 à Grasse.

SR

 

 

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Résultats officiels
de l'élection présidentielle 2012
 


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Du 07 février 2007
au 07 février 2012.


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