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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 18:11

(dépêches)


Vers un parti pour Dominique de Villepin ?



http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/22/97001-20100322FILWWW00694-villepin-les-doutes-de-dominique-paille.php
Villepin : les doutes de Dominique Paillé
AFP
22/03/2010 | Mise à jour : 16:15 Réactions (4)
Le porte-parole adjoint de l'UMP, Dominique Paillé, a expliqué aujourd'hui qu'il "doutait que les Français attendent la création d'un mouvement complémentaire", en commentant le lancement jeudi d'un nouveau parti par l'ex-Premier ministre Dominique de Villepin.

Le député UMP du Morbihan François Goulard a confirmé aujourd'hui que Dominique de Villepin lancerait jeudi un nouveau parti politique pour incarner une alternative à Nicolas Sarkozy en 2012, précisant que cette formation serait officiellement créée en juin.

"A l'heure qu'il est, nous ne savons pas dans quelles conditions Dominique de Villepin peut lancer son mouvement. Ce que nous savons, c'est qu'à l'UMP nous aimons le débat et nous allons l'amplifier. S'il s'inscrit dans ce schéma-là, ce n'est que du positif", a expliqué Dominique Paillé lors d'un point presse. Mais, a-t-il ajouté "est-ce-que vous pensez que cette semaine les Français, pour réponse aux messages qu'ils ont pu nous faire passer à l'occasion des élections, attendent la création d'un mouvement complémentaire? Personnellement j'en doute", a-t-il ajouté.

Pour le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, "tout le monde serait bien inspiré de se concentrer, comme nous essayons de le faire, sur le véritable message envoyé par les Français et notamment ceux qui souffrent avec la crise, plutôt que d'échaffauder des stratégies politiques en vue de telle ou telle élection".



http://www.lefigaro.fr/politique/2010/03/22/01002-20100322ARTFIG00518-villepin-sur-le-point-de-creer-son-mouvement-politique-.php
Villepin sur le point de créer son mouvement politique

Mots clés : UMP, droite, Dominique De Villepin

Par Thomas Vampouille
22/03/2010 | Mise à jour : 14:23 Réactions (181)

Dominique de Villepin a prévu de tenir une conférence de presse jeudi pour exposer sa «vision de l'avenir». Crédits photo : AFP
Dans la foulée des régionales, plusieurs proches de l'ancien premier ministre ont annoncé qu'il devrait achever son retour sur la scène politique jeudi, en prenant une «initiative (…) au service des Français».
 
Les lignes bougent au lendemain des régionales. Alors qu'à gauche, Daniel Cohn-Bendit en appelle à former une «coopérative politique», à droite c'est Dominique de Villepin qui s'apprête à lancer son mouvement.

Selon plusieurs membres de son entourage qui s'exprimaient dimanche soir, l'ancien premier ministre devrait en effet annoncer jeudi la création d'un «mouvement au service des Français». Dominique de Villepin «va parler jeudi de l'avenir. Il va prendre une initiative», a affirmé la présidente de «Club Villepin», Brigitte Girardin. Lundi François Goulard, député UMP du Morbihan et proche de «DDV», a confirmé que ce «nouveau parti politique» sera officiellement créé en juin, précisant qu'il «n'a pas pour l'instant de nom».

En Chine depuis une dizaine de jours, Dominique de Villepin doit rentrer en France en début de semaine. Il a prévu de tenir une conférence de presse jeudi pour exposer sa «vision de l'avenir». La création de son mouvement s'inscrirait logiquement dans le parcours de l'héritier du chiraquisme, qui tente depuis plusieurs mois de s'imposer comme alternative de droite à Nicolas Sarkozy.


Une popularité inégalée à droite

Dès sa relaxe dans le procès Clearstream (le parquet a fait appel de cette décision et un autre procès devra avoir lieu, ndlr), l'ex-premier ministre n'a pas caché ses ambitions pour la présidentielle de 2012. Il a alors marqué son retour dans la vie politique par plusieurs déplacements en province et, en point d'orgue, un long bain de foule au salon de l'Agriculture.

En lançant son mouvement cette semaine, Dominique de Villepin surferait sur la lourde défaite subie dimanche par l'UMP aux élections régionales. «C'est vrai que la gauche a gagné, que la droite est défaite, mais est-ce que les Français ont des raisons d'espérer?», s'est ainsi interrogée la députée UMP Marie-Anne Montchamp, qui a rejoint Villepin fin 2009, évoquant «un mouvement» de nature à «donner aux Français des raisons d'espérer».

Le moment semble idéal pour celui qui bénéficie depuis quelque temps d'une cote de popularité inégalée dans son camp. Il y a un mois, un sondage Ifop le sacrait personnalité de droite préférée des Français, creusant l'écart avec son rival président. Lundi matin, au baromètre des personnalités préférées pour concourir à la présidentielle de 2012, «DDV» menait à nouveau à droite, avec 16% contre 14% pour Nicolas Sarkozy (14%) et 13% pour François Fillon (13%). Des signes concordants qui ne devraient pas refroidir ses ardeurs.

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» L'UMP s'efforce de gérer le cas Villepin

http://www.lefigaro.fr/politique/2010/02/01/01002-20100201ARTFIG00529-l-ump-s-efforce-de-gerer-le-cas-villepin-.php
L'UMP s'efforce de gérer le cas Villepin

Par Judith Waintraub
01/02/2010 | Mise à jour : 14:40 Réactions(8)
À l'approche de l'échéance électorale des régionales, la majorité essaye d'éteindre le feu des divisions.
 
«Si des gens nous demandent pourquoi on a des candidats villepinistes sur nos listes, alors que Villepin n'arrête pas de taper sur Sarkozy, on répond quoi ?» : la question émane d'un Jeune populaire. Elle s'adresse à Frédéric Lefebvre, qui s'est porté volontaire, samedi, pour expliquer aux cadets de l'UMP comment gérer l'affaire Clearstream en pleine campagne des régionales. Dans la salle du conseil national, alors que les délégués sont partis déjeuner, le porte-parole du parti transmet à une petite trentaine de jeunes militants les «éléments de langage» fournis par la cellule de communication de l'Élysée. Lefebvre conseille de reprendre les termes du communiqué diffusé par la présidence de la République après l'énoncé du verdict, notamment sur «la sévérité de certains attendus» concernant Dominique de Villepin. Mais il préconise aussi d'insister sur l'isolement de l'ex-premier ministre dans une majorité globalement «unie». Les Jeunes Pop sont satisfaits, puisqu'ils applaudissent à la démonstration.

Le début de matinée a été nettement plus éprouvant pour la direction de l'UMP. En attendant le début du conseil national, le villepiniste Georges Tron s'est chargé de mettre l'ambiance dans les couloirs. Venu témoigner son «soutien à Valérie Pécresse», qui mène la liste de la majorité en Ile-de-France, le député de l'Essonne désigne le chef de l'État comme le fauteur de division. Pour lui, il est «inconcevable d'imaginer que Nicolas Sarkozy ne soit pour rien dans l'appel» interjeté contre la relaxe de Dominique de Villepin. «S'il y a pollution de ce conseil national, ce n'est pas de notre fait», conclut-il.

Mais les autres villepinistes présents sont beaucoup plus nuancés. Hervé Mariton n'exclut pas que le président et le procureur Jean-Claude Marin aient «tous les deux» souhaité l'appel. «Ce qui est inacceptable, précise-t-il, c'est que Marin ait annoncé qu'il y aurait un second procès sur une radio.» Le député de la Drôme regrette l'attitude de Sarkozy, mais la réaction de son mentor l'inquiète. Selon lui, il «faut être intelligent pour deux, ne pas tomber dans le piège de la provocation, sauf à prendre le risque de tomber à gauche».


Une atmosphère lourde

Bruno Le Maire, seul villepiniste du gouvernement, va encore plus loin. Pour lui, il y a l'«ami» Villepin, qu'il a eu au téléphone le soir de l'annonce de sa relaxe, le «courant de pensée» villepiniste, qu'il convient de «respecter» parce que «la force de l'UMP, c'est sa diversité», et le rival potentiel de Nicolas Sarkozy en 2012. Et là, le ministre de l'Agriculture a fait son choix : «Si Nicolas Sarkozy décide de se représenter, il faudra qu'il y ait une unité de notre famille autour du président.»

Le Maire a-t-il annoncé sa décision aux autres villepinistes avant de la rendre publique ? La réponse claque : «Ce n'est pas ceux auxquels je parle le plus.» Pour autant, la tête de liste de la majorité en Haute-Normandie n'exonère pas Sarkozy de toute responsabilité dans la relance de l'affaire. Il prend un malin plaisir à souligner que «Xavier Bertrand avait tourné la page, jeudi, sur RTL», avant l'appel. Un Bertrand bien décidé à «ne pas entrer dans la polémique».

Le rebondissement du duel judiciaire entre Sarkozy et Villepin a largement contribué à alourdir l'atmosphère du conseil national, même si l'ouverture et le renouvellement dans la composition des listes avaient déjà gâché la fête. Le secrétaire général de l'UMP n'a pas voulu en rajouter. «Quand il y a des divisions, le risque, c'est que nos électeurs restent à la maison», a-t-il prévenu. Promettant de ne jamais dire qu'il voudrait «ne voir qu'une seule tête» au sein du parti, il s'est engagé à tout faire pour ramener la paix entre les «faucons» sarkozystes et villepinistes. Dans la mesure de ses moyens.

LIRE AUSSI

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» Clearstream : un appel qui fait des vagues



http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/22/97001-20100322FILWWW00483-sondage-sarkozy-doit-changer.php
Sondage: Sarkozy doit changer
AFP
22/03/2010 | Mise à jour : 08:32 Réactions (12)
Une majorité de Français (54%) souhaite que Nicolas Sarkozy adopte "un style plus présidentiel" après le net succès de la gauche aux régionales et un tiers des sondés voudrait qu'il "ralentisse le rythme des réformes", selon un sondage CSA pour le Parisien de ce matin.

Selon cette enquête, à côté des 54% qui estiment que le chef de l'Etat "doit adopter un style plus présidentiel", 30% des personnes interrogées considèrent qu'il "doit rester lui-même dans sa manière de communiquer". Alors que 33% veulent "qu'il ralentisse le rythme des réformes", 28% souhaitent "qu'il conserve le rythme actuel" et 27% "qu'il accélère".

François Fillon toujours populaire

Concernant l'avenir du gouvernement, une grosse majorité (61%) souhaitent que Nicolas Sarkozy conserve François Fillon comme premier ministre : avec le même gouvernement pour 31% et une équipe ministérielle remaniée "en profondeur" pour 30%. Seuls 21% réclament un changement de tête à Matignon. Dans le même temps, six Français sur dix (60%) se prononcent pour un élargissement du gouvernement "à des personnalités non politiques" et 47% "à de nouvelles personnalités venues de la gauche". 58% souhaitent que les réformes annoncées se poursuivent.

Au baromètre des personnalités préférées pour concourir à la présidentielle de 2012, Dominique Strauss-Kahn se détache à gauche (28%), devant Martine Aubry (13%), Ségolène Royal (12%) et, plus loin, Bertrand Delanoë (5%), François Hollande (4%) et un trio à 3% formé de Laurent Fabius, Benoît Hamon et Manuel Valls.

A droite, Dominique de Villepin (16%) devance Nicolas Sarkozy (14%), François Fillon (13%) et, plus loin, Michèle Alliot-Marie et Alain Juppé (7%), Jean-François Copé (4%) et Xavier Bertrand (3%).

http://www.lefigaro.fr/politique/2010/01/29/01002-20100129ARTFIG00007-villepin-reve-d-une-revanche-politique-en-2012-.php
Villepin rêve d'une revanche politique en 2012

Par Bruno Jeudy
29/01/2010 | Mise à jour : 12:10 Réactions (269)

Dominique de Villepin lors de sa visite à la cité du 14-Juillet, à Bondy, en Seine-Saint-Denis, le 19 janvier dernier. Crédits photo : Le Figaro
Le duel continue entre Nicolas Sarkozy et l'ancien premier ministre. Mais Villepin veut maintenant reprendre sa place dans le champ politique et pense à la présidentielle.
 
La rémission aura été de courte durée pour Dominique de Villepin. Totalement blanchi jeudi par le tribunal, l'ancien premier ministre a appris vendredi matin qu'il devrait affronter un deuxième procès. Le procureur de Paris Jean-Claude Marin a annoncé sur Europe 1 qu'il faisait appel du jugement de l'affaire Clearstream. «De manière un peu surprenante, le jugement ne condamne pas Dominique de Villepin. (…) J'ai décidé d'interjeter appel de cette décision», a-t-il déclaré au lendemain du procès. Voilà qui ouvre la voie à un nouveau procès qui devrait intervenir en 2011. Soit quelques mois avant la présidentielle de 2012. Une perspective qui ne devrait pas ravir les députés de la majorité lassés de voir le chef de l'Etat «s'enfermer» dans cette affaire au lieu de «tourner la page», selon le mot d'un dirigeant UMP.

Peu après ce jugement, une défaite personnelle pour Nicolas Sarkozy dont l'avocat siégeait au banc des victimes dans ce procès, le président avait «pris acte» de la relaxe de son rival et signifié qu'il ne souhaitait pas faire appel. C'est pourquoi la décision du procureur Marin sonne comme une surprise. Le parquet est en effet sous l'autorité du ministre de la Justice. La surprise n'est en fait qu'apparente quand on sait l'importance qu'attache le chef de l'Etat à cette affaire. «Il veut le faire condamner», confie un élu qui connaît bien les deux hommes. Dominique de Villepin a immédiatement réagi après l'annonce du procureur en dénonçant une «décision de nature politique». Bref, le duel continue de plus belle.

Pourtant, jeudi au terme d'une longue journée, l'ancien premier ministre a savouré cette première victoire. «Je suis heureux que cette affaire soit derrière vous. Cela nous permettra de nous revoir tranquillement.» Jacques Chirac a été le premier à téléphoner pour féliciter Dominique de Villepin qui fut son premier collaborateur à l'Élysée de 1995 à 2002 avant de devenir son ministre puis son dernier premier ministre. Dans son petit bureau d'avocat, situé près de l'Étoile à Paris, l'ex-bras droit de Jacques Chirac est ému d'entendre, en toute liberté, la voix de celui qu'il appelle encore «Monsieur le président». Pendant plus de deux ans, la justice leur avait interdit d'avoir le moindre contact.

A la sortie du tribunal, Dominique de Villepin est d'abord passé «embrasser» son père. Puis, il s'est enfermé avec quelques amis et anciens collaborateurs pour préparer son intervention dans le journal de 20 heures de France 2. S'il est ému, Dominique de Villepin affiche d'abord un énorme soulagement.

Relaxé. Un scénario idéal qu'au fond il était presque le seul à envisager. «On n'imagine pas combien Dominique a souffert» , confie son ancien ministre François Baroin qui a dîné récemment avec lui.

«L'épreuve» a démarré au lendemain de sa sortie de Matignon avec la perquisition à son domicile. «Une humiliation», répète-t-il à tous ses proches qui le croisent à cette époque. Piqué au vif, Villepin comprend qu'il va devoir se battre dos au mur. On lui conseille de faire durer la procédure. Lui refuse et préfère «aller vite» au procès. Guerrier dans l'âme, il désigne publiquement sa cible : Nicolas Sarkozy. Il ne va cesser pendant deux ans de passer à la moulinette l'action et le style de son rival. Au point de devenir le premier de ses opposants. «Sarkozy a commis une lourde erreur psychologique. Il a transformé Villepin en animal blessé» , raconte un de ses anciens collaborateurs.


«Mille connexions à la minute»

Sanglier blessé, Villepin provoque des dégâts. L'homme a le sens de la formule. Le premier, il a dénoncé «l'esprit de cour», thème que la gauche reprendra à son compte. Son objectif : pousser Sarkozy à la faute. Villepin considérera qu'il a atteint son but en entendant à la télévision le président évoquer les «coupables».

Arrivé au tribunal avec sa famille, Villepin en est ressorti jeudi de la même manière. Le sourire en plus et une déclaration en forme de candidature à la présidentielle de 2012 : «C'est vers l'avenir que je veux me tourner pour servir les Français et contribuer dans un esprit de rassemblement au redressement de la France», a-t-il dit, en saluant «le courage du tribunal». «Je n'ai aucune rancœur, aucune rancune. Je veux tourner la page», a-t-il affirmé .

Estimant avoir lavé son honneur devant le tribunal, Villepin veut maintenant reprendre sa place dans le champ politique. «Je ne suis pas mort !», confiait-il avant même son jugement à la journaliste Anna Cabana qui lui consacre un livre (Villepin, la verticale du fou chez Flammarion). Aujourd'hui, seule une petite poignée de fidèles l'entourent. Ses amis - Marie-Anne Montchamp et Jean-Pierre Grand en tête - évoquent ouvertement l'échéance de 2012. Le site Internet du club Villepin a connu, jeudi, une affluence sans précédent : «Mille connexions à la minute», assure un membre. Son programme de déplacements est prêt. Après les régionales, il tiendra un «grand meeting».

Villepin, le non-élu, ira-t-il jusqu'au bout ? «Ils sont irréconciliables», estime Georges Tron, député de l'Essonne et l'un des villepinistes les plus modérés. D'autres amis le poussent à aller au bout de son ambition.

Sarkozy contre Villepin. Villepin contre Sarkozy. Les villepinistes rêvent de ce match auquel ne croient pas les sarkozystes. «Villepin finira comme Marie-France Garaud en 1981», ironisait au début de l'année Patrick Devedjian dans une allusion à la candidature élyséenne de l'ex-collaboratrice de Jacques Chirac.

Une candidature Villepin est-elle crédible ? «Il aura un problème d'argent», pointait le chiraquien Jean-Louis Debré avant les fêtes. «On a les 500 signatures et l'argent. On a déjà un sondage qui, sans rien, nous donne 8%», se réjouit Jean-Pierre Grand. Avec la relaxe, Dominique de Villepin dispose d'un pouvoir de nuisance. Une donne nouvelle à droite. En 2007, Nicolas Sarkozy n'avait pas d'adversaire dans son camp. Il n'est pas certain qu'en 2012 Villepin ne se mette pas sur sa route.

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» Vers un second procès pour Villepin

» Villepin veut «se tourner vers l'avenir»

 Par Bruno Jeudy

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http://www.lefigaro.fr/politique/2010/01/30/01002-20100130ARTFIG00175-villepin-trouble-le-jeu-des-ambitions-a-droite-.php
Villepin trouble le jeu des ambitions à droite 

Par Judith Waintraub
03/02/2010 | Mise à jour : 17:49 Réactions (203)

En privé, le MoDem se réjouit (ici François Bayrou) de la montée en puissance de l'ex-premier ministre. Crédits photo : Le Figaro
Malgré la perspective d'un nouveau procès, le retour de l'ancien premier ministre perturbe les stratégies à droite et au centre.
 
Jean-François Copé

Effet Villepin ? Pour la première fois depuis des lustres, Jean-François Copé et Xavier Bertrand ont déjeuné ensemble et en tête à tête, hier, à la questure de l'Assemblée. «Ça n'avait rien à voir avec le procès Clearstream, jure-t-on dans l'entourage du président du groupe UMP de l'Assemblée. Ils font ça régulièrement. Enfin, une fois par an.» L'objet principal de la rencontre : caler un meeting commun, voire deux, pour les régionales, Copé se voulant «irréprochable» lors des échéances électorales. «Et ça vaut pour la présidentielle de 2012. Il fera tout pour que Sarkozy la gagne», assure-t-on encore, en précisant que cela «n'empêche pas» le seul candidat déclaré de l'UMP à la présidentielle de 2017 de continuer à se préparer pour «le coup d'après».

Alain Juppé

L'épopée judiciaire de Dominique de Villepin trouble le rêve présidentiel d'Alain Juppé. Le maire de Bordeaux n'envisage pas de se présenter contre Nicolas Sarkozy en 2012, mais il lui arrive d'imaginer que le président pourrait renoncer à briguer un second mandat. Ce qui ferait de lui, Juppé, le seul recours à droite. Sauf si Villepin restait dans la course. Dans ce cas, le premier ministre des grandes grèves de 1995 ne se fait guère d'illusions sur ses chances de battre le héraut du veto contre la guerre en Irak.

Michèle Alliot-Marie

Proposer une «alternative» gaulliste, c'est la tâche à laquelle s'est attelée Michèle Alliot-Marie depuis qu'elle a affronté Nicolas Sarkozy en primaires pour la présidentielle de 2007. L'irruption de Dominique de Villepin réduit son espace. Plus chiraquien que l'ex-patronne du RPR - qui avait bravé Chirac pour conquérir le parti en 2004 -, l'ex-premier ministre est entièrement libre d'incarner la «résistance» au sarkozysme, alors que la garde des Sceaux est tenue par la solidarité gouvernementale. Et en matière de gaullisme, Alliot-Marie ne peut pas rivaliser avec le lyrisme de Villepin.

Xavier Bertrand

Face au péril Villepin, il revient au secrétaire général de l'UMP d'assurer la cohésion des troupes sarkozystes. Paradoxalement, la montée en puissance de l'ancien premier ministre pourrait aider Xavier Bertrand à jouer son rôle de serre-file, puisque désormais, tout ce qui affaiblit Sarkozy peut servir Villepin. L'argument vaut à l'intérieur de l'UMP, où l'appareil est immunisé contre la tentation villepiniste, mais surtout à l'extérieur, dans la majorité. Au moins deux de ses membres verraient leur marge de manœuvre se réduire : Hervé Morin, qui souhaite asseoir la crédibilité du Nouveau Centre par une candidature en 2012, et Jean-Louis Borloo, qui rêve d'être, à la tête de la sensibilité radicale, un acteur incontournable de la prochaine majorité.

François Bayrou

Le MoDem et son chef se gardent de commenter publiquement la geste de Dominique de Villepin, mais, en privé, ils se réjouissent de la montée en puissance de l'ex-premier ministre. Selon un élu centriste, c'est « tout bénéfice » : « Ça accentue la division et le trouble à droite, sans danger pour l'avenir » . Les partisans de François Bayrou sont en effet persuadés qu'au moment où les choses sérieuses commenceront, Dominique de Villepin sera ramené à ce qu'il représente en réalité, c'est-à-dire, selon eux, «rien. Une silhouette sans chair et sans véritable message».




 Par Judith Waintraub

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De Villepin. François Goulard membre fondateur du nouveau parti
23 mars 2010 - 4 réaction(s)
         François Goulard a confirmé, hier matin, la création d'un «nouveau parti politique» autour de Dominique de Villepin.  L'annonce officielle devrait être faite jeudi.

 Hier soir, le député-maire de Vannes, précisait qu'il serait parti prenante dans la naissance de la nouvelle formation annoncée pour le mois de juin, autrement dit un de ses membres fondateurs. Cet acte politique fort s'inscrit dans la logique de l'engagement de François Goulard aux côtésde l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac. À plusieurs reprises, Dominique de Villepin s'est rendu à Vannes à l'invitation de son maire qui fut aussi son ministre délégué à l'Enseignement et à la Recherche. La dernière en date étant le salon du livre 2009 où les deux hommes ne s'étaient pas quittés...

Création du Club Villepin 56

Début février 2010, FrançoisGoulard passe à la vitesse supérieure avec la création du ClubVillepin 56... On le voit aussi dans le Finistère le 15février lors de la visite de Dominique de Villepin sur les terres de JacquesLe Guen, autre élu villepiniste et rival de Bernadette Malgorn à la candidature comme tête de liste de la droite aux élections régionales... «Aux côtés de Dominique de Villepin, François Goulard est la pierre angulaire de cette démarcheet de ce parti», dit DavidRobo, son adjoint aux affaires sociales à la mairie de Vannes. Un parti dans lequel on devrait également retrouver Jacques Le Guen, Georges Tronc, Jean-Pierre Grand et MarianneMontchamp.

Rassembler au-delà des clivages

L'objectif du nouveau parti? «Il s'agit de rassembler au-delà des clivages traditionnels et de faire face à la crise», explique le député-maire de Vannes. Avec quel espace politique? «Quand on analyse ces élections régionales, on voit que le centre a disparu et qu'une partie de l'électorat de l'UMP n'a pas voté. Il y a là un espace qui n'est pas rempli et le besoin d'un nouveau projet».

L'entourage de l'ancien Premier ministre précise que Dominique de Villepin va annoncer jeudi «la création d'un mouvement qui ne sera pas un parti politique mais un mouvement au service des Français, destiné à les rassembler».

Bertrand Le Bagousse
Tags : Politique Goulard Dominique de Villepin Jacques Le Guen
        
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OrangeOrange
Scénario de 1981 ?
Dominique sera-t-il à Nicolas ce que Jacques fut à Valéry ?

OUI NON ? vu sur Pnyx.com: http://www.pnyx.com/fr_fr/poll/607

Ça y est, après avoir encaissé d'épisode en épisode la persévérance de la vengeance bouchère, après avoir à chaque étape, et sans succès, tendu la main pour une paix des braves, alors qu'il est sous le coup d'une condamnation en 2011, ... Villepin se lance, mais dans le combat direct avec Sarkozy, jusqu'où ira-t-il ? Pourrait-on voir se répéter le scénario de 1981 ? …
Ajouté le 23 mars 2010 à 12h01
CNIP 06
NICE : JE SOUTIEN DOMINIQUE DE VILLEPIN
Nice le 23 mars 2010

Je réitère bien évidemment mon soutien de Nice comme j’ai eu le plaisir de le faire directement à Dominique de Villepin à Paris, lors de notre dernière manifestation. Ma contribution ACTIVE à la création d’une nouvelle formation politique présidé par notre compagnon et ami Dominique de Villepin .
Ancien colistier des dernières municipales à Nice de la liste de Jacques Peyrat , espérant que très rapidement un dispositif opérationnel pour les échéances électorales avenir soit mis en action.
Ne comprenant pas très bien toutefois, (comme indiqué dans les médias de ce jour ?)Ce qu’un proche de DEVILLEPIN va faire dans le gouvernement actuel.

-Past président du Centre National Indépendant et Paysans du 06.

nicecotedazur@wanadoo.fr
Ajouté le 23 mars 2010 à 09h35
arri...
Un drapeau de plus ?
A l'heure où un fidèle de Villepin entre au gouvernement on peut se demander si la stratégie de ce nouveau parti a du sens.La courte échelle faite par NS à TRON n'est-elle pas faite pour dénaturer la naissance de ce nouveau drapeau?La politique est visiblement construite pour servir le pouvoir et son cercle immédiat sans considération directe pour les électeurs dès la fermeture des dernières urnes.
Ajouté le 23 mars 2010 à 09h32
tiger
NOUVEAU PARTI
enfin la france va devoir passer à la vitesse supérieure et abandonner ainsi les fachos qui veulent en faire un laboratoire des races
un, citoyen convaincu
Ajouté le 23 mars 2010 à 08h35
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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 22:02

(dépêche)


Rama Yade évoque le message puissant des électeurs

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/politique/20100321.FAP5447/regionales_rama_yade_dit_avoir_entendu_le_message_puiss.html

Politique
Régionales: Rama Yade dit avoir entendu le "message puissant" des électeurs
AP | 21.03.2010 | 20:56
La secrétaire d'Etat aux Sports Rama Yade a reconnu dimanche soir la victoire de la gauche aux élections régionales, disant avoir "entendu le message puissant des électeurs".

"On s'est battu jusqu'au bout dans cette campagne, on n'a pas menagé nos efforts", a-t-elle déclaré sur France-2, en reconnaissant que "le PS a gagné ces élections".

"Les électeurs ont envoyé un message puissant. On l'a entendu", a ajouté la candidate UMP dans les Hauts-de-Seine, en se disant déçue qu'"aujourd'hui sont reconduits des présidents de région à bout de souffle", comme Jean-Paul Huchon en Ile-de-France, selon elle. AP



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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 20:44

Rama Yade lucide et digne

Sur France 2 ce 21 mars 2010 à 20:36, Rama Yade a déclaré : "Le message, croyez-le, il sera entendu". Elle a déclaré que Nicolas Sarkozy est un animal politique et qu'il a déjà eu des hauts et des bas. Il va analyser les résultats en toute lucidité et en toute dignité, selon Rama Yade qui semble être persuadée que cet électrochoc va engendrer des changements au sein de la majorité présidentielle.

SR (21 mars 2010)



http://www.lepost.fr/article/2010/03/21/1998523_regionales-2010-rama-yade-lucide-et-digne.html





 





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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 10:25

(dépêches)


L'UMP en difficulté électorale




http://www.lemonde.fr/elections-regionales/article/2010/03/15/malgre-la-defaite-nicolas-sarkozy-garde-le-cap_1319158_1293905.html
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-1293905,50-1319158,0.html
Malgré la défaite, Nicolas Sarkozy garde le cap
LE MONDE | 15.03.10 | 11h24  •  Mis à jour le 15.03.10 | 11h41


Officiellement, le vote des Français ne changera rien à l'action de Nicolas Sarkozy. "Elections régionales, conséquences régionales", martelait, dimanche soir, Franck Louvrier, conseiller en communication de l'Elysée, en renvoyant aux propos tenus par le président de la République… avant le scrutin. "Il faut lire son entretien au Figaro Magazine", paru vendredi 12 mars. "Tout est dedans", assure M. Louvrier. Aucun changement de cap ni remaniement gouvernemental ne sont à l'ordre du jour.

 
Des Etats-Unis, la ministre des finances, Christine Lagarde, assure dimanche soir au Monde que la politique économique de la France ne changera pas. "Je ne vais pas me laisser ébranler par le taux d'abstention ou tel ou tel qui crie victoire. Cela me laisse indifférente, et je vais poursuivre ma politique fondée sur les trois R : relance, réforme, redressement des finances publiques. Avec pour objectifs l'emploi et la croissance", déclare Mme Lagarde.

Nicolas Sarkozy pourra-t-il ignorer le camouflet électoral ? Il espère avoir réduit la pression politique en exposant, avant le vote, sa politique pour la fin du quinquennat. "Sentant que la vague allait s'écrouler sur lui, il a pris les devants pour rester maître du calendrier. S'il ne l'avait pas fait, la pression pour un changement aurait été trop forte. Les médias ne l'auraient pas lâché", estime un proche du président.

DÉSARROI DE LA DROITE

Cette tactique ne suffit pas à masquer le désarroi de la droite. Elle doute de l'action du président, de sa personnalité et de sa capacité à rassembler une majorité en 2012. "Les Français ont peur. Ils nous savent en faillite. Ils ne voient pas d'issue pour le pays et pour leurs proches, et constatent avec consternation l'inefficacité du sarkozysme, analyse un proche du président. Ils expriment leur rejet entre abstention et vote sanction. François Bayrou a raison : le pays va mal."

L'annonce par le chef de l'Etat d'une "pause au second semestre 2011" a déconcerté ses partisans. Soudain, M. Sarkozy ressemble à Lionel Jospin, qui avait renoncé à réformer les retraites avant la présidentielle de 2002, et les proches du président s'efforcent de déminer. "Il existe un temps pour semer et un temps pour récolter", philosophait le ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, avant l'élection. Mais un autre ministre est loin d'être convaincu : "L'action est le seul moyen de compenser la personnalité contestée du président", explique l'un d'eux.

Nul n'espère que le chef de l'Etat puisse être aimé des Français. M. Sarkozy s'efforce d'adopter une attitude plus présidentielle, un ton plus rassembleur depuis ses vœux du 31 décembre 2009. "Le Sarkozy de 2010 n'est pas celui de l'échec des municipales de 2008", assure un conseiller. Mais les Français semblent peu convaincus par cette posture à contre-emploi, pour un homme qui avait fait de l'action permanente sa spécificité.

Dernière inquiétude, M. Sarkozy n'est plus nécessairement celui qui conduit à la victoire. La martingale qui avait permis de remporter la présidentielle de 2007 en séduisant avec un seul parti – l'UMP – la France qui souffre, en lui promettant du pouvoir d'achat, et l'électorat traditionnel de droite, est à repenser. "Pour reconstituer une majorité présidentielle, Sarkozy doit retrouver l'électorat FN et quelques bobos. On le sait depuis deux ans", soupire un conseiller.

Mais comment réunir ces deux électorats aux positions inconciliables sur des sujets brûlants comme la taxe carbone, l'identité nationale, les libertés et la sécurité ? L'Elysée a choisi de nier cette triple crise : action, personnalité du président, capacité à rassembler la droite.

Dimanche soir, le président a reçu François Fillon ainsi que le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, et les ministres Brice Hortefeux, Michèle Alliot-Marie, Jean-Louis Borloo, Nathalie Kosciusko-Morizet pour caler la communication du pouvoir.

On a convenu de nier le désaveu électoral et d'insister sur les divisions Verts-PS à venir. "La faible participation ne permet pas de tirer un enseignement national de ce scrutin", a assuré le premier ministre.

MINIMISER LA REMONTÉE DU FRONT NATIONAL

"Avec un électeur sur deux qui ne s'est pas déplacé, le référendum anti-Sarkozy n'a pas eu lieu, embraye Mme Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'économie numérique. Dans un contexte de crise comme on n'en a jamais connu depuis les années 1930 et pour des élections de mi-mandat, on s'en sort bien."

Chacun fait mine de ne pas partager l'avis de Jean-Luc Mélenchon, responsable du Front de gauche, qui compare l'abstention à une "insurrection civique".

Le gouvernement cherche aussi à minimiser la remontée du Front national (FN), en comparant son score avec celui de 2004. Quitte à oublier que la victoire de 2007 s'expliquait justement parce M. Sarkozy avait réussi à laminer le FN.

Cette France populaire l'a de nouveau abandonné. Récupérant les déçus du sarkozysme, le FN devrait se maintenir dans douze régions et menace déjà la présidentielle de 2012. "S'il n'y avait pas eu de triangulaire avec le FN, cela aurait permis de rebattre les cartes", s'attriste le ministre de l'agriculture, Bruno Le Maire, candidat en Haute-Normandie.

Le chef de l'Etat espère toutefois achever les quelques chantiers encore au menu de son quinquennat. La réforme des retraites et celle de la dépendance, négociées avec les syndicats, pourraient être menées à bien en prenant le temps d'écoute nécessaire. En revanche, la réforme de la justice, et la suppression du juge d'instruction, jugées attentatoires aux libertés, sont mises en sourdine. Dans son entretien au Figaro Magazine, M. Sarkozy ne les a pas évoquées.

Enfin, le désintérêt des Français pour les régionales renforcerait la nécessité d'adopter la réforme territoriale, qui fusionnera conseillers généraux et régionaux. La droite y voit un moyen, par l'adoption d'un scrutin à un tour, de transformer une défaite, comme celle de ce dimanche 14 mars, en victoire.



Arnaud Leparmentier
Article paru dans l'édition du 16.03.10



http://fr.news.yahoo.com/80/20100315/top-sarkozy-l-ump-et-le-dni-de-ralit-ed9dcf9.html
http://blog.lefigaro.fr/threard/2010/03/sarkozy-ump-et-le-deni-de-real.html
Sarkozy, l'UMP et le déni de réalité
Par Yves Thréard le 15 mars 2010 16h01 | Lien permanent | Commentaires (15)
Depuis bientôt 24 heures, tout a été dit et entendu, ou presque, sur le premier tour des élections régionales. Au mieux pour elle à l'issue du second, l'UMP peut espérer conserver l'Alsace et gagner la Guyane où le divers gauche Rodolphe Alexandre, investi par le parti présidentiel, va affronter Christiane Taubira. Soit diriger 2 régions sur 26.

Au niveau national, je dirai personnellement deux choses à la lumière des résultats de dimanche.

Sur Martine Aubry. Beaucoup en font désormais la candidate quasi naturelle du PS pour la présidentielle de 2012. Je pense qu'il y a aujourd'hui deux partis socialistes. Celui de la Rue de Solférino - donc celui de Martine Aubry - qui laisse indifférents pas mal de Français de gauche, faute pour lui d'avoir su évoluer, se moderniser, tenir des positions claires et non démagogiques sur les sujets importants (retraite, éducation, Europe...). Et puis celui des "barons" locaux, celui donc qui est en passe de gagner les élections régionales. Lui est souvent populaire car il apparaît plus pragmatique, loin des dogmes parisiens. Rien ne dit que la confiance qu'il inspire soit transposée, par l'opinion de gauche, au niveau national pour une présidentielle. La victoire des socialistes aux régionales de 2004 n'a pas empêché la sévère défaite du PS en 2007 (47% pour Royal).

Sur Nicolas Sarkozy. Loin du déni de réalité dont se rendent coupables les responsables de la majorité présidentielle, la gifle de dimanche et le haut niveau d'abstention s'expliquent en grande partie par un rejet grandissant de Nicolas Sarkozy. Rejet par un électorat populaire de nouveau sensible aux sirènes du FN, ou/et victime de la crise sociale qui touche notre pays. Rejet par une partie de l'électorat traditionnel de droite aussi qui désapprouve tous les sujets qui ont fait la une de l'actualité depuis septembre : Polanski, Jean Sarkozy, Clearstream, taxe carbone, ouverture... Sarkozy doit impérativement sortir du bourbier dans lequel il s'est mis s'il veut avoir une chance en 2012. Si les circonstances nationales ou internationales ne lui offrent pas cette occasion, c'est à lui d'en créer les conditions. De trouver la nouvelle posture, la nouvelle idée, le nouveau ton.
http://fr.news.yahoo.com/80/20100315/top-l-histoire-des-droites-ou-le-retour-ed9dcf9.html
http://blog.lefigaro.fr/education/2010/03/lhistoire-des-droites-ou-le-retour-du-refoule-en-politique.html
L'histoire des droites, ou le retour du refoulé en politique
Par Natacha Polony le 16 mars 2010 0h15 | 3 Commentaires
René Rémond, éminent professeur à l’Institut d’études politiques, fut le grand théoricien des droites en France. Sa célèbre thèse sur l’existence de trois traditions dans la droite française s’est appliquée à la vie politique de la Vème République. Du moins jusqu’au mois de mai 2007. Car les droites légitimiste, orléaniste et bonapartiste ont vécu jusqu’à cette date.

La première, selon la thèse de Rémond, est cette droite conservatrice appuyée sur des valeurs d’ordre et de hiérarchie, héritière de la société d’ancien régime. La deuxième correspond à ce moment historique où la monarchie de juillet fait le choix du libéralisme économique et du développement industriel et crie aux Français « enrichissez-vous ». Elle n’est monarchiste que par hasard et deviendra républicaine quand la république garantira la tranquillité aux classes possédantes. La troisième est cette droite autoritaire, mais respectueuse de l’héritage de la Révolution, méfiante vis-à-vis des hiérarchies traditionnelles et s’appuyant au contraire sur les masses populaires, cette droite qui croit en l’Homme providentiel, qu’il s’appelle Bonaparte ou de Gaulle. (à ceci près que cette droite répugne souvent elle-même à se classer à droite, tant il est vrai que ses appels au peuple et sa détestation de l’argent, autant que ses exortations à l’unité de la Nation au dessus des partis la rendent parfois difficile à situer comme le montrent notamment les déclarations d’un certain Jacques Chirac : « Rien ne serait pire que la tentation de nous placer à droite. Il est clair que le mouvement gaulliste ne peut pas dans l'avenir être classé à droite. Pour cela, il y a d'autres mouvements politiques parfaitement adaptés. Mais il ne suffit pas de l'affirmer par des applaudissements. Il faudra l'affirmer par des actes » (Le Monde, 01/07/1975)

La controverse entre René Rémond et Zeev Sternhell (prolongé par Bernard Henri Lévy dans l’Idéologie française) pour savoir s’il exista une quatrième droite, un fascisme à la française, n’est toujours pas close. Rémond, pour sa part, n’en voyait trace que dans le petit Parti Populaire Français de Jacques Doriot alors que Vichy, émanant au contraire du courant légitimiste, et authentiquement contre-révolutionnaire, en aurait finalement signé la mort, jusqu’à le voir aujourd’hui réduit à quelques écrits d’écrivains anarchistes, quand Sternhell, et, à sa suite, BHL, font du nationalisme français du XIXème siècle l’origine même du fascisme européen.

L’histoire des droites françaises, au XXème siècle, est faite du mariage de ces courants, à des doses plus ou moins importantes, depuis la pratique gaullienne du pouvoir, teintée de méfiance à l’égard des représentants du capitalisme, au moins autant que de modernisation économique, jusqu’à la réincarnation de l’orléanisme dans la droite balladurienne, lors du duel fratricide de 1995. Jusqu’au mois de mai 2007. Jusqu’à l’absorption de ces courants par le sarkozysme, ce produit hybride mêlant fascination pour l’Amérique et discours Républicain, figure du volontarisme politique et apologie de l’argent décomplexé, remettant au goût du jour une théorie des valeurs et célébrant ce qui la nie. Nicolas Sarkozy a semblé vouloir absorber les trois droites françaises dans un même courant dont il aurait été, par sa seule personne, le catalyseur. Et les observateurs, en 2007, ont célébré cette « fin de l’histoire », croyant y voir l’avènement de nouveaux temps politiques, la naissance, enfin, d’un bi-partisme à l’anglo-saxonne, ce graal de la modernité.

Mais il en est des partis politiques comme de tout système et de toute institution : ils sont le fruit d’une histoire qui ne saurait s’effacer soudainement ou se dissoudre par la rupture. Car c’est bien avec cette histoire que le sarkozysme prétendait rompre. Celle de ces droites qui se déchiraient et laissaient gagner la gauche, mais aussi celle des vieilles valeurs traditionnelles structurées par une morale chrétienne et des règles sociales héritées des codes de l’aristocratie puis de la bourgeoisie. Nicolas Sarkozy s’est adressé, dans ses discours, aux trois droites, successivement. A la droite légitimiste, il a vanté les valeurs d’ordre et de travail, et cette mémoire d’une France millénaire. A la droite orléaniste, il a donné des gages à travers la commission Attali ou le paquet fiscal. A la droite bonapartiste, il a parlé le langage de la fermeté et du courage, celui du mérite et celui de la grandeur nationale.

C’était sans doute oublier que ces trois droites relèvent de courants historiques divergents, et qu’elles n’ont pour les rassembler que l’idée de l’inscription des destins individuels dans une généalogie qui les dépasse. C’était oublier que sa différence majeure avec ces traditions de droite, qui le rendait capable de parler à chacune une part de son langage, était qu’il est, lui, l’héritier d’un temps où règne le fantasme de l’homme auto-produit, d’un temps sans mémoire, celui de la communication. La rupture sarkozyenne est à la fois ce qui a permis le dépassement, un temps, des clivages entre ces droites historiques, mais aussi ce qui a empêché son auteur de percevoir l’impossibilité même de ce dépassement. Car ces trois droites françaises ne sont réconciliables que temporairement. Entre le légitimiste qui n’abolirait pour rien au monde les valeurs qui le fondent, et l’orléaniste pour qui ces valeurs, pour importantes qu’elles soient, peuvent être sacrifiées sur l’autel d’une modernité qui libérera les forces de production et les capacités d’enrichissement, entre la droite du non au référendum constitutionnel, au nom de la souveraineté inaliénable du peuple et de la nation (et qui se sent trahie depuis la ratification du traité de Lisbonne par le Parlement), et celle du oui, au nom de l’ouverture à une Europe des marchés capable de concurrencer les Etats-Unis (et qui commence à défaillir devant l’ampleur de la dette), rien n’est conciliable plus du temps d’un état de grâce. A moins, peut-être, d’assumer ces contradictions plutôt que de les effacer.

Le scrutin des régionales, en montrant la faiblesse d’une stratégie de rassemblement de la droite dès le premier tour, raconte l’histoire de ces droites traditionnelles et de leur dépassement par une droite de communication, c’est-à-dire mouvante et hybride, de forme plus que de fond, rejetant tout système, éminemment ambivalente et pouvant, par là même, maintenir des discours contradictoires. Au lendemain de ces élections, relire René Rémond, et repenser à cette vieille droite qui, en la personne de tante Yvonne, payait de sa poche le poulet du dimanche à l’Elysée. Et se souvenir d’un temps où l’on pouvait se sentir plus RPR qu’UDF, plus Chirac que Balladur, plus Séguin que Juppé… D’un temps où les oppositions de personnes, si rageantes fussent-elles, recouvraient des choix idéologiques majeurs.

Tags:bonapartisme, de Gaulle, histoire des droites, légitimisme, Nicolas Sarkozy, orléanisme, régionales, René Rémond

http://fr.news.yahoo.com/76/20100316/top-fillon-nouveau-filon-et-vieille-droi-b9972f9.html
http://www.liberation.fr/politiques/0101624478-fillon-nouveau-filon-et-vieille-droite
Politiques 15/03/2010 à 00h00
Fillon, nouveau filon et vieille droite

Par DANIEL SCHNEIDERMANN

       Le Point l'a révélé avec éclat : une partie de la presse de droite, futur désastre régional aidant, est désormais toute disposée à jeter Nicolas Sarkozy comme un Kleenex, pour peu qu’elle trouve un présidentiable de rechange. Jean-François Copé jugé encore trop vert, et Dominique de Villepin sans doute incertain psychologiquement, reste la toute neuve hypothèse François Fillon. D’où cette surréaliste couverture du Point de la semaine dernière, consacrée à chanter la gloire du «président Fillon» (entre minces guillemets, tout de même), couverture prolongée par une une du Monde cette semaine, qui promet de raconter «Comment Fillon s’impose en toute discrétion».

Prédisons-le : le sujet semblant vendeur, le filon Fillon n’est pas encore épuisé. Pourquoi la mode Fillon ? Pourquoi maintenant ? La réponse est simple : les sondages. Quand ceux-ci accablaient Martine Aubry, c’était une gaffeuse pataude. A présent qu’elle plane, la presse l’adulerait même si elle récitait l’annuaire. Un sondage indiquant que dans le match des présidentiables virtuels, Fillon battrait Aubry, cela suffit aux patrons de presse à tester la convertibilité du sujet en chiffres de ventes, quitte à faire hurler l’Elysée, ce dont Franz-Olivier Giesbert, patron du Point, n’a manifestement rien à faire. Hors la paraphrase des résultats des sondages, le plus frappant, dans ces deux enquêtes, c’est qu’elles ne révèlent strictement rien, même si toutes deux s’accordent à situer le lieu fondateur du fillonnisme dans… les toilettes de l’Assemblée nationale.

C’est dans cet humble recoin du temple que le Fillon d’avant aurait lâché à un député qui lui demandait si «c’est dur», un «tu ne peux pas savoir» (le Point). Et c’est encore là que le Fillon d’après aurait douché d’un «ne t’emballe pas» le ministre Hervé Novelli, qui le voyait déjà candidat en 2012 (le Monde). Pour être tout à fait précis, le Point avait lui aussi rapporté, quelques jours avant le Monde, le désormais célèbre «ne t’emballe pas», mais sans le situer géographiquement. Un «fact-checking» à l’anglo-saxonne s’impose.

A la lecture des deux articles, on comprend que le nouveau Fillon reste terrorisé à l’idée de bouger une oreille. Tous deux regorgent de citations de proches expliquant comment Fillon leur interdit de parler à la presse. Il a même «à plusieurs reprises refusé de recevoir le Monde» (le Monde). C’est dire ! Principal écueil de ces enquêtes : la contradiction entre les enseignements du sondage du Point, qui crédite Fillon d’un meilleur «sens du dialogue», et d’une «écoute des Français» supérieure, à ceux de Sarkozy, et la réalité, non perçue par le sondage : à chaque fois qu’ils se sont opposés, Fillon s’est révélé sur les questions économiques plus à droite que Sarkozy. Le Monde s’abstient soigneusement de traiter la question. Ce n’est pas le sujet. Quant au Point, s’il relève tout de même que, sur Renault, Total ou Proglio, «Fillon est généralement plus proche d’une logique budgétaire sérieuse et d’une gestion libérale des dossiers que l’Elysée», il se garde de relever la contradiction de cette réalité avec l’image raisonnable, pondérée, et terrienne, qui se dégage des sondages.

Prenons un marqueur incontestable : la privatisation de la Poste. Le Canard enchaîné de cette semaine révèle qu’un différend a opposé Fillon à Sarkozy sur le sujet, en plein conseil des ministres. François Fillon était favorable à un décret autorisant la direction de la Poste à acheter et à vendre des filiales de plus de 30 millions d’euros sans l’aval de sa tutelle (un pas supplémentaire vers la privatisation déguisée), décret que Sarkozy a finalement sursis à signer, craignant de braquer les syndicats. Sur le fond de la politique menée, celle qui n’apparaît pas au 20-Heures, c’est-à-dire la plus importante, mais que la majorité des sondés ne connaissent pas, ou tardivement, Fillon est donc nettement plus à droite que Sarkozy. A un observateur même approximatif, il apparaît que le fillonnisme repose, pour le moins, sur un malentendu : l’homme d’écoute, de dialogue, de bon sens, «des chevaux de Pénélope, des poulets de Loué et des moines de Solesmes» (chapeau du reportage sarthois du Point), qui «entretient les meilleurs rapports avec les bénédictins», héritier du «gaullisme social» de Séguin, serait donc, s’il menait sa propre politique, plus prompt que Sarkozy à faire descendre les Français dans la rue. Mais ce paradoxe n’a pas encore effleuré les Commynes du Premier ministre. Il sera bien temps de l’attaquer plus tard. Le filon Fillon, disait-on, n’est pas épuisé.




http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=7487
09h15 le neuf-quinze
Dénis
Par Daniel Schneidermann le 16/03/2010
"Les Français ont peur. Ils nous savent en faillite. Ils ne voient pas d'issue pour le pays et pour leurs proches, et constatent avec consternation l'inefficacité du sarkozysme". Qui parle ? Un éditorialiste ? Un opposant ? Non. C'est "un proche du président", anonyme, cité dans un article du Monde, signé par Arnaud Leparmentier. La pause des réformes, annoncée par Sarkozy  pour la fin 2011 dans son interview au Figaro Magazine ? Elle "déconcerte ses partisans" poursuit le même article, qui cite aussi un ministre : "l'action est le seul moyen de compenser la personnalité contestée du président". Cette pause risque cependant d''être radicale, et brutale, note Leparmentier, qui remarque que Sarkozy, dans cette interview, n'a pas même évoqué la réforme de la Justice et la suppression du juge d'instruction.

Aussi révélatrices soient-elles du désarroi intellectuel des sarkozystes, l'essentiel n'est pas ce que disent ces citations anonymes. L'essentiel, c'est que des ministres, des proches, soufflent des aveux aussi désabusés à un journaliste du Monde, sous couvert d'anonymat bien entendu, mais en courant le risque d'être identifiés -les choses vont si vite à l'époque de Twitter. Ces confidences, et le seul fait qu'elles soient tenues, disent à elles seules que la dynamique est cassée, et la machine ensablée. Etrangement pourtant, Le Monde choisit de ne pas titrer sur cet ensablement, mais titre à la Une : "M. Sarkozy veut garder le cap, malgré le sévère avertissement du 1er tour". Non seulement le titre contredit l'article, mais c'est un titre qui fait "comme si". "Comme si" les leviers répondaient encore, comme si ce que "veut Sarkozy" avait encore prise sur la réalité. Jouons au titreur de comptoir : "les réformes compromises par le 1 er tour de l'élection régionale", eût été un titre plus conforme à l'article, et sans doute plus fidèle à la réalité.
Loin de moi l'idée d'accuser Le Monde de jusqu'auboutisme sarkozyste. Chez les politiques, le déni d'une réalité est souvent une tactique délibérée. S'agissant de la presse, il obéit à des mécanismes plus complexes. Ce que montre ce décalage, c'est  la puissance des  automatismes, et notre aptitude stupéfiante, devant un brutal renversement de la donne, à faire "comme si". Comme si la donne antérieure était encore valable, alors que tout nous montre le contraire. Notre éternelle aptitude à ne pas voir, ne pas entendre, et donc ne pas dire. Dans la philosophie orientale, ce triple renoncement est une voie vers la sagesse. Il n'est pas certain que cela s'applique aux médias.






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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 01:33

(dépêches)




Dernier meeting du 1er tour des régionales de l'UMP : François Fillon

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-A-Nantes-Fillon-cible-Aubry-et-les-35-heures-annon.htm?&rub=8&xml=newsmlmmd.80943959ba27425b624509fd0f62fd39.8d1.xml
A Nantes, Fillon cible Aubry et les 35 heures, annonce une loi contre la burqa
NANTES (AFP) - 11.03.2010 21:43
A trois jours du premier tour des régionales et alors que les sondages sont toujours favorables à la gauche, François Fillon s'en est vivement pris jeudi au PS et à sa première secrétaire, Martine Aubry, fustigeant un parti sans "idée" et critiquant à nouveau les 35 heures.


Le Premier Ministre François Fillon s'exprime à la tribune lors d'un meeting le 11 mars 2010 à Nantes.
A trois jours du premier tour des régionales et alors que les sondages sont toujours favorables à la gauche, François Fillon s'en est vivement pris jeudi au PS et à sa première secrétaire, Martine Aubry, fustigeant un parti sans "idée" et critiquant à nouveau les 35 heures.

AFP - Franck Perry
A trois jours du premier tour des régionales et alors que les sondages sont toujours favorables à la gauche, François Fillon s'en est vivement pris jeudi au PS et à sa première secrétaire, Martine Aubry, fustigeant un parti sans "idée" et critiquant à nouveau les 35 heures. lire_le_dossier

Le Premier ministre était à Nantes pour soutenir la liste de Christophe Béchu dans les Pays-de-la-Loire, son troisième meeting depuis novembre dans cette région qu'il présida entre 1998 et 2004 avant d'être battu par la gauche.

"La première secrétaire du parti socialiste veut faire de nos régions des contrepouvoirs. Mais au nom de quel projet alternatif? Depuis 2007, le parti socialiste a dépensé 99,5% de son énergie à se trouver un leader et 0,5% à se trouver une idée nouvelle", a-t-il lancé devant quelque 1.200 personnes au Parc des Expositions de la Beaujoire.

Le chef du gouvernement a attaqué une "gauche totalement dépassée par la crise" et qui "n'est pas bien placée pour se présenter aujourd'hui en héros de la croissance". Au même moment, le PS tenait un grand meeting à Paris en présence de Mme Aubry.

Il a renouvelé ses critiques contre les 35 heures instaurées il y a dix ans par l'actuelle patronne du PS. "Nous avons décroché de l'Allemagne lorsque nous avons mis en place la réduction du temps de travail. C'est une faute historique que nous mettrons longtemps à effacer", a-t-il dit sous les applaudissements.

Autres thèmes gagnants à l'applaudimètre: l'insécurité, "un combat quotidien" et la burqa qui sera interdite par la loi au printemps, a-t-il répété.

"Jusqu'à la dernière seconde du second tour, rien n'est fait", a affirmé M. Fillon venu avec sa ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, et le secrétaire d'Etat à l'emploi, Laurent Wauquiez.

© 2010 AFP

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Sarkozy-annonce-une-pause-dans-les-reformes-avant-.htm?&rub=8&xml=newsmlmmd.73a5e9a69c45ed806a794a51cd886517.4e1.xml
Sarkozy annonce "une pause" dans les réformes, avant la campagne de 2012
PARIS (AFP) - 11.03.2010 18:50
A deux jours du premier tour des élections régionales, Nicolas Sarkozy annonce une "pause" dans les réformes "au second semestre 2011", peu de temps avant que droite et gauche ne se jettent dans la bataille en vue de la présidentielle de 2012.


Nicolas Sarkozy lors de la conférence sur la déforestation à Paris, le 11 mars 2010
A deux jours du premier tour des élections régionales, Nicolas Sarkozy annonce une "pause" dans les réformes "au second semestre 2011", peu de temps avant que droite et gauche ne se jettent dans la bataille en vue de la présidentielle de 2012.

AFP - Philippe Wojazer
A deux jours du premier tour des élections régionales, Nicolas Sarkozy annonce une "pause" dans les réformes "au second semestre 2011", peu de temps avant que droite et gauche ne se jettent dans la bataille en vue de la présidentielle de 2012.

Une fois "bouclées" les réformes des retraites et de la dépendance, "je proposerai au Parlement de compléter toutes les réformes réalisées depuis 2007 (...) nous ferons un audit pour les améliorer", affirme M. Sarkozy dans un entretien au Figaro-Magazine à paraître vendredi.

"Ensuite, au second semestre 2011, le gouvernement marquera une pause pour que le Parlement puisse, s'il le souhaite, délégiférer", ajoute-t-il. "+Nul n'est censé ignorer la loi+, dit-on. Mais la complexité est souvent telle que personne ne s'y retrouve plus. Il sera grand temps de s'attaquer au chantier de la simplification législative et administrative".

Dans cet entretien, le chef de l'Etat se défend également d'avoir fait campagne pour la majorité, comme ses adversaires de gauche l'en accusent.

"Ces polémiques permanentes font perdre un temps précieux à la France", affirme-t-il. "Le scrutin des 14 et 21 mars est régional, leurs conséquences seront donc régionales", affirme le président, tout en assurant qu'il sera "attentif à ce que diront les Français".

De même, il a redit que tout remaniement ministériel d'importance était exclu, même s'il n'écarte pas "quelques adaptations gouvernementales".

Depuis son élection, c'est la première fois que le président évoque une "pause" dans ses réformes. Si celle-ci est programmée avant le début de la campagne de 2012, M. Sarkozy continue à laisser planer le doute sur ses intentions. "Je prendrai position à la fin de 2011", réaffirme-t-il.

Avant cette "pause", M. Sarkozy réaffirme qu'il conduira les réformes des retraites et de la dépendance, deux dossiers difficiles sur lesquels il se montre relativement optimiste. "L'opinion publique est beaucoup plus raisonnable que nos élites. Elle sait très bien que si on vit plus vieux, il faudra travailler plus longtemps", dit-il.

M. Sarkozy réaffirme qu'"un texte de loi sera déposé au Parlement en septembre" et que ne seront remis en cause ni le régime par répartition ni le niveau de vie des retraités. Il a également confirmé qu'il s'attaquerait "à l'automne" 2010, après les retraites, au problème de la dépendance.

Autre dossier sur lequel il va continuer de plancher cette année: l'identité nationale. Après le débat controversé lancé à sa demande par son ministre de l'Immigration Eric Besson, qui a suscité dérapages et interrogations, le président réaffirme qu'il annoncera "des mesures importantes en avril".

Même optimisme relatif sur la situation économique et sociale, bien qu'il admette que "la question des déficits (le) préoccupe".

"Nous suivons la bonne stratégie économique. Elle portera ses fruits dès cette année", promet-il, en réaffirmant qu'il ne croyait "pas à une politique de rigueur qui n'a jamais fonctionné".

"Dans le courant 2010, le chômage va baisser" et "la croissance de la France sera supérieure à 1,5% (...) cela prouve que si nous ne sommes pas encore sortis de la crise, la récession est terminée", ajoute-t-il.

En réponse au trouble suscité à droite par la nomination de personnalités de gauche à la tête de la Cour des comptes ou au Conseil constitutionnel, le chef de l'Etat justifie une nouvelle fois l'ouverture. "Je suis prêt à créer un léger sentiment d'incompréhension momentané pour inscrire, comme je l'avais promis, la démocratie française dans l'exemplarité", tranche-t-il.

© 2010 AFP



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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 12:43

(dépêches)


L'UMP sera-t-elle encore un jour majoritaire ?


http://fr.news.yahoo.com/79/20100309/tfr-l-ump-l-union-pour-une-machine-perdr-ba15d4f.html
http://regionales2010.slate.fr/article/2543/lump-lunion-pour-une-machine-a-perdre/
L’UMP, l’Union pour une Machine à Perdre
Ecrit par Ariane Istrati  dans National  , le 8/03/2010 La défaite aux régionales n’est pas encore actée pour la droite que déjà ses dirigeants s’interrogent: et si la tactique du parti unique n’était, en fait, qu’une énorme erreur? La question se pose dans les couloirs de l’Assemblée nationale comme aux tables des ministres. Les leaders UMP font un constat simple: malgré des scores très honorables (autour de 30% selon les sondages), leur parti serait incapable de gagner dans le cadre d’un scrutin à deux tours. Ayant fait le vide autour de lui et repoussé François Bayrou dans le camp de la gauche, le parti majoritaire ne dispose d’aucune réserve de voix pour passer la barre des 50%. Un sacré handicap face à un Parti socialiste qui, à jeu égal, peut, lui, compter sur les reports des suffrages d’Europe Ecologie ou des petites listes de gauche. Une perspective pas très réjouissante pour la droite en vue de la présidentielle de 2012.

Petit retour en arrière, à une époque où deux partis, le RPR et l’UDF, se partageaient l’électorat de droite. C’était il y a huit ans; une éternité. Lassé des doubles candidatures et des batailles fratricides (Chirac-Giscard, Barre-Chirac, Chirac-Balladur), les stratèges gaullistes eurent l’idée du parti unique. Le but: en finir une bonne fois pour toute avec les divisions et les bagarres d’ego à droite. A la manœuvre: Jérôme Monod, le conseiller de Jacques Chirac et Alain Juppé, son ancien Premier ministre.

A l’époque déjà, le scénario faisait de nombreux sceptiques et notamment un certain… Nicolas Sarkozy. Malgré les réticences, la Chiraquie impose le parti unique au lendemain de la victoire de Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen en 2002. Alain Juppé reçoit alors le soutien indispensable et providentiel de Philippe Douste-Blazy, bras droit de François Bayrou qui embarque avec lui des cohortes de députés UDF au nom de l’unité. Bayrou hurle à la trahison et refuse la fusion avec l’UMP faisant vivre sa petite boutique qu’il transformera ensuite en Modem.

L’ UMP semble alors indestructible: toute la droite (sauf quelques irréductibles centristes) y est rassemblée. Elle devient rapidement le premier parti politique de France en nombre de militants. Hostile à sa création, Nicolas Sarkozy voit très vite l’intérêt qu’il peut tirer d’une telle organisation pour conquérir le pouvoir. En 2004, il met la main sur le mouvement et le transforme en machine de guerre (augmentation du nombre d’adhérents, conventions thématiques pour marteler ce qui deviendront des slogans de campagne…etc). Lorsqu’il l’emporte en 2007, les commentateurs saluent sa dextérité à faire l’union alors que Ségolène Royal n’est jamais parvenue à fédérer l’ensemble de sa famille.

L’UMP est désormais considérée comme un élément majeur de la victoire. Rien n’est moins sûr aujourd’hui. A y regarder de près, Nicolas Sarkozy doit surtout son succès à son énergie au service d’un projet de rupture (à une dimension personnelle donc) et à son habileté à attirer les voix du FN par un discours sécuritaire et démagogique (dimension stratégique). Aujourd’hui, la majorité n’en est plus là. La «magie» Sarkozy est bien loin et les sympathisants frontistes sont retournés à leurs premières amours ou bien se réfugient dans l’abstention.

Considérée comme une aubaine hier, l’UMP s’est transformé en piège dès lors qu’il n’a pas pu se trouver d’alliés. La myriade de micro-partis qui l’entourent (Nouveau centre d’Hervé Morin, Parti Radical de Jean-Louis Borloo et autres Gauche moderne de Jean-Marie Bockel) est trop faible pour constituer un appoint. Pire, ces petites formations mettent le bazar dans la majorité comme lors de la constitution des listes pour les régionales où à force de faire de la place à telle ou telle, les UMP pur jus se sont plaint d’être relégués au rôle de figurants. Si le mauvais score de l’UMP prévu dimanche prochain par les sondages se confirme, ceux qui dénoncent tout bas la stratégie de l’union pourraient bien sortir du bois. En s’appuyant sur une équation simple: 30% ne fait pas 50%!

Ariane Istrati


http://fr.news.yahoo.com/82/20100309/tfr-si-sarkozy-bat-la-campagne-4abdc0f.html
Si, Sarkozy bat la campagne
il y a 8 heures 2 min

 20minutes.fr             Buzzer ! Imprimer   Lire la suite l'article
« M'engager dans la campagne, au sens partisan, ce n'est pas mon rôle, ce n'est pas la place d'un président de la République. » La phrase de Nicolas Sarkozy, prononcée fin janvier au « 20 heures » de TF1 n'est plus d'actualité. Le chef de l'Etat se rend aujourd'hui en Franche-Comté aux côtés d'Alain Joyandet, secrétaire d'Etat chargé de la coopération et surtout tête de liste UMP dans cette région. A moins d'une semaine du premier tour, ce déplacement fait grincer des dents. Le MoDem franc-comtois dénonce « un show préélectoral » au détriment du respect des institutions. La ligne est la même au PS, qui demande que la totalité du déplacement de Nicolas Sarkozy soit imputée aux comptes de campagne de l'UMP. Et selon Le Parisien, le président de la République n'a pas fini de s'impliquer en faveur du parti majoritaire puisqu'il pourrait accorder une interview au Figaro Magazine, samedi, à la veille du scrutin. « Un « mélange des genres » contraire « à l'éthique républicaine », expliquait hier le porte-parole du PS, Benoît Hamon. W

C. M.

http://www.midilibre.com/articles/2010/03/07/A-la-Une-Sur-internet-les-pretendants-devoilent-leurs-amities-politiques-1139134.php5
ACCUEIL > REGIONALES 2010 > A la Une
A la Une   Édition du dimanche 7 mars 2010
DR

RégionalesSur internet, les prétendants dévoilent leurs amitiés politiques


 Devenu la vitrine incontournable d’une campagne réussie, le web permet de mieux cerner les postulants à la Région.

C’est Christian Jeanjean qui maîtrise manifestement le mieux l’outil internet. Plus de 2 200 supporters sur sa page Facebook et presque 5 000 amis : un record de notoriété virtuelle en Languedoc-Roussillon. Par ailleurs, il est le seul candidat à afficher ses affinités avec le Medef.

Le maire de Palavas-les-Flôts, et candidat Divers droite, soutient nombre de personnalités de l’UMP : Frédéric Lefèbvre ou Nicolas Sarkozy. Au moins deux points communs avec le sénateur-maire de Béziers, Raymond Couderc…

Vient en second, l’actuel président de Région et de l’agglomération de Montpellier, Georges Frêche. Sur Facebook  toujours, l’élu sortant totalise autour de 2 000 fans dans deux pages. Pourtant, il comptabilise le record absolu de groupes créés contre lui.
A l’instar d’une douzaine de groupes anti-Frêche, plus de 600 personnes s’accordent sur la page "Je ne voterai pas Georges Frêche". Par ailleurs, son site de campagne apparaît comme étant de belle facture ; il fourmille d’informations et de contenu.
La troisième place du podium revient à Patrice Drevet, ancien "Monsieur météo" de France 2, et actuel candidat pour la liste de l’Alliance écologiste indépendante (AEI). Le groupe Facebook "Voter pour Patrice Drevet lors des régionales de 2010" comptabilise au-delà de 1 700 membres. Il compte autour de 2 200 amis.

Son blog se veut proche de l’électeur potentiel par son apparence et son style épuré, presque amateur. L’occasion de lire que le candidat se dit du centre. Mais un petit tour du coté de Facebook modère sérieusement cette information : dans les pages préférées du candidat, figurent en grande partie des femmes et hommes de droite ! (Valérie Létard, François Fillon, Nicolas Sarkozy…)
Jean-Louis Roumégas, tête de liste Europe Écologie, et Raymond Couderc (UMP) arrivent à égalité : plus de 1 600 soutiens. Suivent Hélène Mandroux pour le PS (900 supporters) et France Jamet pour le Front national (600 fans). En terme de référencement, Couderc talonne Jeanjean, mais tous deux bénéficient d’un bon classement sur le moteur de recherche Google.
Internet permet-il de relativiser certains sondages ? Réponse très prochainement dans les urnes...



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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 12:38

(dépêche)


Non-lieu pour les affaires du PR : Gérard Longuet blanchi après plus de 15 ans d'instruction


http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/03/08/01016-20100308ARTFIG00662-non-lieu-general-pour-les-chefs-de-l-ex-parti-republicain-.php
Non-lieu général pour les chefs de l'ex-parti républicain

Mots clés : parti républicain, Gérard Longuet

Par Mathieu Delahousse
08/03/2010 | Mise à jour : 18:30 Réactions (52)

François Léotard (à gauche), président d'honneur du Parti Républicain, Gérard Longuet (à droite), le président du PR et son adjoint Alain Madelin, discutent, le 21 février 1991 à Paris, au siège de leur parti, rue de Lille, en marge d'une conférence de presse. Crédits photo : AFP
INFO FIGARO - Après quinze ans d'enquête sur le financement du parti de Gérard Longuet, le président du groupe UMP au Sénat, et ses anciens collaborateurs sont blanchis.
 
» Longuet : «La procédure aurait pu être traitée en un an»

La justice vient d'écrire le dernier épisode de l'affaire du financement du Parti républicain. La saga aura marqué plus de vingt ans de la vie politique et judiciaire française, mettant en scène plusieurs magistrats emblématiques, plusieurs millions de fonds secrets et provoquant la mise en examen d'une demi-douzaine de personnes parmi lesquelles Gérard Longuet. L'actuel président du groupe UMP au Sénat est désormais blanchi. Lui comme les autres mis en examen bénéficient de non-lieu mais aussi de la loi d'amnistie de 1990 sur les faits de financement politique.


Fonds secrets

Les 59 pages de la décision du juge d'instruction, Jean-Marie d'Huy, signée le 26 février 2010 et que Le Figaro a pu consulter, portent en réalité sur six affaires différentes. Leurs révélations successives avaient conduit Gérard Longuet, alors ministre de l'Industrie, à démissionner en 1994 du gouvernement. Enquêteurs et juges d'instruction successifs avaient ensuite découvert au Parti républicain (PR) l'opacité du système qui prévalait avant les lois de 1989 et de 1990 «relatives à la transparence financière de la vie politique».

Entre 1987 et 1993, pas moins de 38 millions de francs (5,7 millions d'euros) étaient arrivés en espèces sur les différents comptes du parti. Le juge a finalement accepté les explications selon lesquels les fonds provenaient d'abord de dons en liquide - dons anonymes durant la période précédant la loi de 1989 -, puis ensuite de fonds collectés dans le cadre des congrès et universités d'été. Non-lieu, donc, sur ce volet pour Gérard Longuet et Jean-Pierre Thomas, trésorier du parti. Même chose pour les 2,3 millions de francs (350 000 euros) en coupures de 500 découverts fortuitement en 1995 au PR par le juge Halphen - qui instruisait alors un autre dossier, celui des HLM de Paris. Jean-Pierre Thomas avait toujours affirmé qu'il s'agissait de fonds secrets alors accordés par le gouvernement.

Les conclusions de l'ordonnance de non-lieu sont en revanche plus nuancées concernant les locaux du PR rue Constantine, à Paris. Pour les occuper, Gérard Longuet, François Léotard, Alain Madelin et Jean-Pierre Thomas s'étaient unis au sein d'une société civile immobilière financée par une filiale de la Compagnie générale des eaux (CGE, devenue aujourd'hui Veolia). Il s'agissait bien d'un montage litigieux : «voulu et financé par la CGE, il n'avait qu'un seul but, souligne l'ordonnance du juge, celui d'aider (…) le Parti républicain à sortir de ses difficultés financières. Il s'agissait donc bien d'un financement illégal de parti politique». Cependant, les faits sont amnistiés par la loi de 1990 qui ne prévoyait des poursuites qu'en cas d'enrichissement personnel et non en cas de financement politique.


Point final

Un non-lieu, notamment pour des raisons de procédure, est par ailleurs prononcé dans l'un des six volets de l'affaire en faveur de Gérard Longuet, Jean-Pierre Thomas, mais aussi Michel Reyt, qui, lui, s'était surtout fait connaître dans plusieurs affaires de financement du Parti socialiste avant la loi de 1990. Enfin, après l'annulation d'une grande partie du dossier par la justice suisse et par la cour d'appel de Paris, l'ensemble du volet concernant «l'affaire de la signalisation» se solde par des non-lieux. Cette enquête-là, mise à jour par Renaud Van Ruymbeke alors qu'il était conseiller à la cour d'appel de Rennes, portait sur un litige de plusieurs millions entre des sociétés de téléphonie françaises et le Koweït. Faute de pièces valables dans la procédure, Gérard Longuet, son conseiller Génia Constantinoff, le trésorier Jean-Pierre Thomas et le banquier Alain Cellier sont blanchis.

En mettant un point final aux enquêtes menées autour du Parti républicain, le juge a suivi le parquet qui avait requis en juillet dernier ce sextuple non-lieu. Les avocats Vincent Asselineau et Jean-René Farthouat, défenseurs de Gérard Longuet, avaient formulé la même demande.



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Gérard Longuet : «La procédure aurait pu être traitée en un an»



Crédits photo : AFP
Quelle est votre réaction après cette décision ?

Je ressens une immense satisfaction. Après quatorze ans, quatre mois et dix jours d'attente, c'est la fin d'une procédure qui aurait pu être traitée en un an. Il me semble que les problèmes de procédures qui conduisent au non-lieu auraient pu être relevés dès 1995. Mon regret est d'avoir affaibli le candidat que je soutenais alors, Édouard Balladur, et de ne pas avoir pu le servir. J'ai une immense satisfaction, celle d'avoir été poursuivi cinq fois et cinq fois innocenté ; que ce soit pour ma maison, mes activités professionnelles, les marchés d'Ile-de-France et donc aujourd'hui pour le financement du Parti républicain.

Votre casier judiciaire est donc vierge ?

Il l'a toujours été. Je suis un cas dans la vie politique française. Des responsables des autres partis ont connu des condamnations. Ce n'est pas mon cas. J'ai eu des difficultés mais je n'ai jamais subi d'autres attaques définitives que celles des médias.

Votre expérience de justiciable et votre statut de parlementaire semblent vous inciter à prendre position dans le débat sur la réforme pénale…

Ce qui m'est arrivé m'incite à exiger un équilibre de l'enquête. J'ai été la cible d'informations partielles et malveillantes qui ont été diffusées sans être contrôlées. Il s'est passé exactement la même chose il y a peu dans l'affaire Soumaré (le candidat socialiste dans le Val-d'Oise accusé d'être un délinquant multirécidiviste, NDLR). Il s'agissait d'informations confidentielles faussées. Il faut protéger la liberté et la dignité de chacun. Je suis la démonstration que le système actuel n'est pas bon. J'ai été condamné médiatiquement et innocenté judiciairement.

 Par Mathieu Delahousse

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 12:35

(dépêches)


Nadine Morano a-t-elle raison de ne pas avoir sa langue dans sa poche ?


http://fr.news.yahoo.com/78/20100308/tpl-trois-hommes-au-conseil-constitution-34cdeee.html
Trois hommes au Conseil constitutionnel: "choquant et regrettable" pour Nadine Morano
il y a 2 heures 36 min

 LEXPRESS.fr             Buzzer ! Imprimer La secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano s'exprimait à l'occasion de la Journée de la femme. Lire la suite l'article
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"Quand on est ministre, on ferme sa gueule?" Ce n'est en tout cas pas l'opinion de Nadine Morano qui, lundi, a critiqué sur RTL le choix de Nicolas Sarkozy. "Je vous le dis, je trouve cela choquant et regrettable", a commenté la secrétaire d'Etat à la Famille à propos des trois récentes nominations masculines au Conseil constitutionnel. "Ils étaient trois à décider", a-t-elle rappelé, en mentionnant que le choix de ces trois nominations revenait aux présidents de la République, de l'Assemblée nationale et du Sénat.

Les arrivées prochaines de Michel Charasse (ex-PS) et des UMP Jacques Barrot et Hubert Haenel au Conseil constitutionnel ont été officialisées le 24 février par les autorités de nomination, respectivement Nicolas Sarkozy, Bernard Accoyer et Gérard Larcher.

La secrétaire d'Etat aux Sports Rama Yade a également tenu un discours énergique dimanche soir, en estimant qu'il faut des mesures radicales pour promouvoir les droits des femmes et que la classe politique ne peut continuer à être dominée par un système "communautaire", qui "fonctionne pour des hommes et par des hommes".


http://fr.news.yahoo.com/82/20100308/tfr-nadine-morano-envoie-les-gendarmes-d-4abdc0f.html
Nadine Morano envoie les gendarmes dans un café où des clients fumaient
il y a 3 heures 35 min

 20minutes.fr             Buzzer ! Imprimer La loi, cest la loi. La secrétaire d'Etat à la Famille Nadine Morano a fait contrôler samedi dernier le patron dun bar lorrain par les gendarmes. Les clients fumaient dans l'établissement, une pratique interdite par la loi anti-tabac. Lire la suite l'article
Photos/Vidéos liées Agrandir la photo La scène s'est déroulée à Neuves-Maison en Meurthe-et-Moselle, au sud de Nancy, lors de la braderie annuelle. Tête de liste UMP pour les régionales en Lorraine, Laurent Hénart était accompagné par la secrétaire d'Etat, par ailleurs colistière du candidat de la majorité.

Réaction ministérielle

En pénétrant dans un café, ils découvrent que plusieurs personnes fument à l'intérieur même de l'établissement. Nadine Morano rappelle alors au patron que, depuis l'entrée en vigueur le 1er janvier 2008 de la loi anti-tabac, il est interdit de fumer dans les établissements dits «de convivialité», notamment les cafés, a-t-elle expliqué, confirmant une information dévoilée par L'Est Républicain.

«Je suis ministre de la république, si j'arrive et que je ne dis rien, c'est comme si je cautionnais», a-t-elle expliqué. Elle a ensuite tenté d'expliquer au patron et aux clients qu'ils devaient aller fumer dehors. De son côté, le gérant lui aurait répondu: «s'il fallait que je respecte les lois, il y a longtemps que j'aurais fermé boutique», a apporté Nadine Morano.

Cendriers évacués

Lhistoire aurait pu se terminer ici. Mais Nadine Morano en a décidé autrement, puisquelle s'est ensuite rendue à la gendarmerie, située de l'autre côté de la rue, où elle a signalé aux militaires la situation. «J'ai prévenu le patron que j'allais voir les gendarmes», a-t-elle indiqué.

Lorsque les gendarmes sont arrivés, «les cigarettes étaient éteintes et les cendriers évacués des tables», selon L'Est Républicain, qui indique que le gérant, convoqué, a toutefois reconnu les faits. Il encourt une amende de 135 euros, contre 68 euros pour les fumeurs.

Plus d'infos sur 20minutes.fr





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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 09:10

(dépêches)


L'erreur de Dominique de Villepin après le renvoi en appel de son procès Cleastream


http://mobile.agoravox.fr/actualites/politique/article/villepin-sarkozy-nouvelle-donne-et-69032
vendredi 29 janvier - par La Politique et moi
Villepin / Sarkozy : nouvelle donne et premières erreurs
 Dominique de Villepin relaxé : la planète médiatico-politique ne parle plus que de cela, et à juste titre, tant il est vrai que c’est certainement le déroulement des prochaines élections présidentielles qui se joue en ce moment.

Un des symptômes de l’agitation ambiante est certainement l’accrochage qui opposa ce 29 janvier sur RTL Xavier Bertrand à Jean-Michel Aphatie : ce dernier, excédé d’être une fois de plus accusé, en tant que journaliste, d’être responsable de la médiatisation du procès et de ses retombées "qui ne font pas partie des préoccupations des français" (dixit Xavier Bertrand) a en effet immédiatement et les yeux dans les yeux réfuté les propos du premier secrétaire umpien, qui ne s’attendait pas à une telle répartie. Pense ce que tu veux d’Aphatie, camarade lecteur, mais il ne manque pas de tempérament, le journaliste basque.
 

Hier 28 janvier, c’est avec soulagement et reconnaissance que Dominique de Villepin avait accueilli l’annonce de sa relaxe :

"Mon innocence a été reconnue. Je pense à cet instant à ma famille qui a connu jour après jour la rumeur et la suspicion. Je salue le courage du tribunal qui a su faire triompher la justice et le droit sur la politique. Je suis fier d’être le citoyen d’un pays, la France, où l’esprit d’indépendance reste vivant. Je n’ai aucune rancoeur, aucune rancune. Je veux tourner la page. J’ai été blessé par l’image que l’on a voulu donner de la politique, de l’engagement qui a été le mien, pendant trente ans, et c’est vers l’avenir que je veux me tourner pour servir les Français et contribuer dans un esprit de rassemblement au redressement de la France".

Hier il était bien évidemment tentant de voir les villepinistes renforcés par cette issue, celle de la relaxe : blanchi ainsi qu’il l’avait annoncé, immédiatement prêt à se lancer dans la bataille des présidentielles, Dominique de Villepin semblait donner raison à certains sondages qui le gratifiaient déjà avant l’issue du procès de près de 8% d’intentions de vote. De quoi donner des cheveux blancs et des nuits de la même couleur au Président, officiellement indécis quant à 2012.

LA NOUVELLE DONNE A DROITE

Il était depuis longtemps évident que Sarkozy rendait service à son rival en affichant publiquement - et parfois maladroitement - sa volonté de le voir condamné. Ce mélange des genres a non seulement donné une tribune crédible à Dominique de Villepin pour y fustiger l’acharnement d’un homme et d’un pouvoir, mais cela a aussi éloigné le procès des faits qui y étaient traités - et par-là multiplié exponentiellement la portée politique du rendu final.

Résumons : à droite, il y a l’UMP, qui parcourt l’échiquier politique (de droite à gauche) depuis Philippe de Villiers et son MPF jusqu’à Eric Besson (Progressistes) et Jean-Marie Bockel (Gauche Moderne), en passant par les Radicaux de Jean-Louis Borloo et les Nouveaux Centristes de Hervé Morin. Ce qu’ont en commun ces différents courants, c’est d’être unis autour du Président de la République, Nicolas Sarkozy : l’UMP est avant tout sarkozyste.

Tout l’UMP ? Non : un petit bastion d’irréductibles villepinistes résistent toujours à l’hégémonie sarkozyste. Leur potion magique ? Le verbe Villepinien. Leur ambition ? Porter Dominique de Villepin à l’Elysée.

Entre ces deux camps (ou dans les deux à la fois), quelques francs tireurs revendiquant leur liberté et de ton et leur indépendance nommés François Baroin, Jean-François Copé ou Bruno Le Maire. Ce sont ceux-là qui, n’en doutons pas, feront dans les prochains mois bouger les lignes au sein de l’UMP. Prenons un exemple concret : d’après Christophe Barbier, il y a quelques jours Jean-François Copé voyait ainsi la suite de sa course à 2017 :

"Dès après les régionales, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale veut entamer une nouvelle phase de sa stratégie : se mettre au service de la campagne présidentielle 2012 du chef de l’Etat, en nourrissant son programme des idées de son club, Génération France."

Les raison de ce ralliement imminent sont évidentes : peu d’hommes politiques ressemblent autant à Nicolas Sarkozy que Jean-François Copé, tant par la force de leur ambition que par la manière de la concrétiser. Du coup, prendre sa suite en 2017 suppose que les français veulent et plébiscitent un second Nicolas Sarkozy, donc que le premier ait réussi ses mandats. CQFD.

Mais qu’en sera-t-il désormais après ce premier rendu judiciaire ? Dominique de Villepin blanchi et à la tête d’un nouveau parti de droite gaulliste (je penche personnellement pour République Irréductible), cela supprime l’option d’une alternative copéiste à l’intérieur de l’UMP, la véritable opposition de droite se cristallisant désormais dans ce nouveau parti. Il faudra donc que Copé choisisse, soit l’opposition à Sarkozy au service de Villepin, soit le ralliement sarkozyste sans condition. Et ce choix pèsera, pour lui comme pour Villepin.

François Baroin est dans une position moins ambiguë : il est très probable que son ralliement à Villepin soit immédiat, lui qui en tant que chiraquiste (plus que chiraquien) ne voit en Sarkozy qu’un dilapideur d’héritage.

Le cas le plus intéressant est certainement celui de Bruno Le Maire : le ministre de l’Agriculture, candidat aux régionales en Normandie, est peut-être moins bruyant que la plupart de ses congénères ambitieux, mais garde pour autant un maximum de chances de jouer un (sinon le) rôle principal dans la décennie qui s’avance : si le duel Sarkozy / Villepin s’éternise, seul un homme tel que lui saura réconcilier la droite en friches, c’est-à-dire un homme ferme dans ses convictions, loyal dans ses amitiés, moderne dans sa conception de la politique et éminemment crédible sur la scène internationale.

Hier, Dominique de Villepin a donc donné (avec l’aide des juges en charge du dossier) un grand coup de pied dans la fourmilière UMP. Pour autant, il n’est pas à l’abri de gâcher son capital médiatique de crédibilité : tout reposera sur sa stratégie de conquête du pouvoir - et celle-ci ne paraît pas si bien engagée que cela.

PREMIERES ERREURS

Après le rendu du tribunal, l’atmosphère semblait à l’apaisement : Villepin était heureux, son club explosait sous les connexions, Brigitte Girardin parlait de fondation de parti politique et François Goulard de présidentielles... mais la fête tourna court dès 18h, quand Maître Thierry Herzog (avocat du chef de l’Etat) parla sur RTL - certes avec des mots choisis - de son mécontentement au vu de l’issue du procès. Entre temps, l’Elysée avait fait savoir par un communiqué (prêtant à polémique d’un point de vue juridique) que Nicolas Sarkozy ne ferait pas appel. Puis, ce 29 janvier au matin, c’est sur Europe 1 que Jean-Claude Marin, procureur de la République, annonçait son attention de faire appel :

"Le tribunal n’a pas tiré toutes les conclusions de ce qu’il a entendu. Tout n’a pas été dit dans cette affaire. Il y a place encore pour faire émerger une part de vérité."

Invité à cette heure-là de BFMTV, Dominique de Villepin a répondu sans prendre de gants à cette nouvelle certainement frigorifique pour celui qui espérait au fond de lui "tourner la page". Lui qui la veille ne ressentait "aucune rancoeur, aucune rancune" a pourtant réussi très vite à trouver des mots qu’Edmond Dantès n’aurait pas reniés :

"Jean-Claude Marin ne souhaitait pas que le premier procès ait lieu, parce que je l’ai entendu de sa bouche, il savait qu’il n’y avait rien dans ce dossier à me reprocher. Il décide, dit-il, ce matin, de faire appel. [...] Ce qu’elle montre, cette décision, c’est qu’un homme, Nicolas Sarkozy, Président de la République, préfère persévérer dans son acharnement, dans sa haine, plutôt que d’assumer la responsabilité de sa fonction, c’est-à-dire de défendre les institutions. Il est le garant de la magistrature, il est le garant de la justice française, il s’enferme dans sa haine, ce qui n’est pas la vocation d’un Président de la République."

Que s’est-il passé entre l’annonce de l’appel et cette déclaration de l’ancien Premier ministre ? Face à ce nouveau coup du destin, Dominique de Villepin avait une chance unique de s’approprier définitivement la posture présidentielle, celle à laquelle selon lui Nicolas Sarkozy n’a jamais accédé, celle d’un homme capable de s’abstraire du brouhaha ambiant pour ne regarder que la République les yeux dans les yeux, d’égal à égal. Il lui suffisait de rester sur le rendu de tribunal de la veille, de se placer au-dessus de toute polémique, de renouveler sa confiance à la justice qui une fois déjà l’avait blanchi, le tout en prenant bien soin de ne pas prononcer le nom de Sarkozy - histoire de s’en démarquer ostensiblement.

Mais Villepin a raté cette occasion, et a foncé tête baissée dans le piège qui s’entrouvrait sur son chemin, celui de la stratégie perdante. En reportant à nouveau le débat sur le terrain d’un affrontement duettiste, et indépendamment de la légitimité qu’il avait à le faire, il a ce matin précocement quitté le préau présidentiel pour retourner dans la cour de récréation politique. Battre Sarkozy en faisant du Sarkozy, cela paraît difficile. Aura-t-il de sitôt une autre opportunité de marquer aussi clairement sa différence ? Rien n’est si sûr : aujourd’hui, ce que les français ont entendu, c’est que Dominique de Villepin n’est qu’un membre supplémentaire de la confrérie des STR, les "Sarkozy Toujours Responsable". Errare humanum est, perseverare diabolicum. L’alternative attendra.

http://lapolitiqueetmoi.hautetfort.com/

http://blogs.lexpress.fr/barbier/2010/01/la-strategie-de-1.php
La stratégie de Copé pour Matignon
le 27 janvier 2010 9h55 | par Christophe Barbier
Dimanche dernier, Jean-François Copé a longuement discuté avec Nicolas Sarkozy, à l'Elysée. Plus que les dossiers en cours, ce sont leurs relations personnelles que les deux hommes ont évoquées. Ils n'ont jamais été proches, sauf à la fin des annnées 80, quand Sarkozy recrutait pour Chirac des jeunes à la tête bien faite. Jamais Copé n'a fait allégeance au clan Sarkozy, jamais Sarkozy n'a fait de cadeau à Copé. Dès après les régionales, le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale veut entamer une nouvelle phase de sa stratégie: se mettre au service de la campagne présidentielle 2012 du chef de l'Etat, en nourrissant son programme des idées de son club, Génération France.

Cela signifie clairement qu'il s'inscrit dans la course à Matignon si Sarkozy est réélu. Copé n'a pas tort: être le Premier ministre du début de deuxième mandat, c'est s'affirmer comme présidentiable pour 2017. François Fillon fait le même calcul en restant le plus longtemps possible en poste.



http://mobile.agoravox.fr/actualites/politique/article/villepin-entre-strategie-de-rebond-69223
mardi 2 février - par La Politique et moi
Villepin, entre stratégie de rebond et sondages
Dominique de Villepin était vendredi 29 janvier l’invité du Grand Journal de Canal Plus. L’occasion pour lui de peaufiner sa stratégie de rebond après l’annonce de l’appel du parquet de Paris, et ce à l’heure où les premiers sondages évoquent déjà l’éventualité de sa participation aux élections présidentielles de 2012.


L’ancien Premier ministre avait tout d’abord réagi avec une colère froide à l’annonce de l’appel du parquet, claironnée sur Europe 1 par le procureur de la République Jean-Claude Marin. Vendredi, c’est avec une volonté affichée de tourner la page qu’il s’est soumis aux questions de Michel Denisot et de ses chroniqueurs, appuyés pour l’occasion de Jean-Michel Aphatie, Thomas Legrand et Alain Duhamel.

Mais les choses ne sont pas si simples, et les téléspectateurs ont pu se rendre compte que malgré la conviction, le verbe et le talent de Dominique de Villepin, la page en question restait bien difficile à mouvoir : il demeurait fort difficile pour lui de quitter des yeux le spectre magnétique de son rival pour les diriger vers un avenir dont seuls les français décideraient, dans un isoloir où nul procureur n’a d’influence.

Sans doute conscient au fond de lui de cette réalité, Dominique de Villepin a toutefois tenu à façonner un nouveau personnage, celui d’un homme à la fois détaché des brouilles personnelles et attentif seulement aux réalités républicaines, dont ses partisans ne peuvent que regretter qu’il ne se soit pas imposé plus tôt. Et pourtant, même dans ces élans perce toujours une pointe d’amertume qui aplatit systématiquement un propos qui s’envolait enfin à la hauteur des ambitions de l’homme :

« Je tourne la page de cette affaire judiciaire et je veux aller à la rencontre des français parce que j’estime qu’on ne peut pas à la fois régler des comptes politiques, qu’on ne peut pas à la fois multiplier les coups bas, comme le fait aujourd’hui le pouvoir à mon endroit, et en même temps servir les français, donc pour moi la priorité est claire : c’est m’abstraire de tout cela. Et j’entends rassembler tous ceux qui veulent proposer une alternative à une politique dont je crains qu’elle n’apporte pas les résultats que j’espère. »

Ainsi en sera-t-il aussi lorsque Dominique de Villepin répondra à la prophétie de Jean-Michel Aphatie, prédisant de fait une nouvelle guerre des droites. Incapable de se détacher de son adversaire politique, c’est encore en faisant référence à Nicolas Sarkozy qu’il tentera de marquer sa capacité à dépasser la situation actuelle :

« Je refuse toute guerre fratricide. J’ai vécu, j’étais aux premières loges de la bataille entre Edouard Balladur et Jacques Chirac, et je ne veux pas revivre cela. Et je ne prêterai pas la main à cette division-là. Je sais, pour avoir vu hier sur les écrans de télévision quelques séides lâcher leurs munitions avec cette volonté de faire mal, avec cette volonté d’abattre – je ne ferai jamais cette politique-là. […] Entre l’indignation que j’exprime et l’attitude politique qui sera la mienne, croyez-moi, je ne ferai rien qui puisse nuire à mon pays, et qui puisse nuire à l’idée que je me fais de la politique. Ce n’est pas parce qu’on vous tire dessus, ce n’est pas parce qu’on vous hait que vous avez l’obligation de faire pareil. […] Je ne rendrai pas coup pour coup. Ce n’est pas parce que Nicolas Sarkozy veut me traîner dans la boue que je répondrai. Je crois que ce n’est pas cela la politique, et surtout je crois que c’est une image terrible que nous donnons aux français, et les français méritent mieux que ça, dans un moment qui est un temps d’épreuve pour eux, où nous devons, où nous avons le devoir d’apporter des réponses. »

Obsession, magnétisme, fascination, haine : autant de mots toujours incomplets sémantiquement pour définir le lien destructeur qui unit ces deux hommes, qui brouille leur raison, qui éclabousse leur avenir à court ou moyen terme. Comment Dominique de Villepin, grand orateur et homme politique rationnel s’il en est, peut-il dans une tirade consacrée au refus d’une "guerre fratricide" continuer à accuser Nicolas Sarkozy ? Comment ce dernier, dont le sens politique confine souvent au génie, peut-il mettre son adversaire de toujours sur une rampe de lancement pour les présidentielles 2012, alors qu’il lui suffisait pour l’en priver d’une part de ne pas rester partie civile dans ce procès, et ensuite de bloquer l’appel du parquet - puisque tout le monde s’accorde à dire qu’il avait (ou eut) son mot à dire sur la question ?

La réponse est simple : aucun des deux ne parvient à garder la tête froide lorsqu’il s’agit de l’autre. Chacun son tour, ces deux personnalités symétriques et pourtant concurrentes pèchent soit par excès d’orgueil en sous-estimant l’adversaire, qui n’a pourtant depuis le temps plus de secret pour elle depuis bientôt deux décennies. Et tour à tour, Villepin et Sarkozy se déçoivent mutuellement, alternant chacun les périodes de volonté d’apaisement et de volonté d’en découdre, mais toujours à contre-temps l’un de l’autre.

C’est ainsi que ma mâchoire inférieure subit une attraction terrestre prononcée lorsque, après avoir vertement tancé le Président, en avoir précisé l’inhumanité et l’acharnement, Dominique de Villepin s’est ému avec sincérité de ce qu’il n’avait pas reçu, à l’énoncé du rendu du tribunal, d’appel de... Nicolas Sarkozy :

« J’ai reçu hier le coup de téléphone de Jacques Chirac. J’ai reçu hier le coup de téléphone d’Alain Juppé et de beaucoup d’amis de ma formation politique, de Ségolène Royal, et d’autres membres de la gauche. Je dois vous dire que je n’aurais pas trouvé tout à fait anormal de recevoir, après cinq ans d’épreuve, cinq ans de calomnie, cinq ans de suspicion, je n’aurais pas trouvé tout à fait anormal de recevoir de la part de Nicolas Sarkozy que j’ai bien connu et qui a été mon ministre, dont l’épouse est une amie de ma femme, que j’ai moi-même connue longtemps avant Nicolas Sarkozy, je n’aurais pas trouvé tout à fait anormal de recevoir un coup de fil en disant « voilà, la justice s’est prononcée, j’ai dit « que la justice fasse son travail », elle s’est prononcée sans aucune ambigüité, et bien tournons la page. » Je n’aurais pas trouvé cela anormal, et cela aurait grandi la politique. Il se trouve qu’au même moment je savais que c’était exactement la décision inverse qui se préparait. »

Evidemment et comme en écho, cette déclaration appela la citation par Jean-Michel Aphatie d’une phrase lâchée récemment par Dominique de Villepin à Raphaëlle Bacqué du Monde : "Le vrai problème de Sarkozy, au fond, c’est qu’il m’aime trop...", ramenant le duel judiciaire à sa portée affective - qui au vu des quelques lignes figurant ci-dessus pourrait bien en être le noyau. Comme pour nous donner raison, Dominique de Villepin appelé à réagir à ses propres mots les jugea "incongrus". Dont acte.

Mais quel que soit le fin mot de l’histoire, c’est bien en chiffres électoraux qu’elle est appelée à se traduire : La Provence publiait ainsi samedi une estimation intéressante des français prêts à voter pour Dominique de Villepin, qui plus est en les regroupant par tendance politique :

"48% des Français souhaiteraient que l’ancien Premier ministre soit candidat en 2012 (51% contre). 54% des électeurs de Ségolène Royal (PS) en 2007 et 46% de ceux de François Bayrou (MoDem) sont également favorables à sa candidature. Aux extrêmes, Dominique de Villepin séduit 46% des électeurs d’Olivier Besancenot (NPA) et 53% des partisans de Jean-Marie Le Pen. Le résultat le plus étonnant est au sein de l’UMP. 43% des personnes qui avaient voté en faveur de l’actuel président de la République sont favorables à la candidature de Dominique de Villepin. Un chiffre sans appel qui va bien au-delà du seul cercle des déçus du sarkozysme, même si 36% des UMP se déclarent totalement opposés à cette candidature."

L’intérêt provoqué par une telle candidature est donc bien réel, et - point important - il contamine toutes les composantes du paysage politique français. Par son entêtement à régler publiquement et aux yeux des médias une éventuelle affaire destinée à lui barrer la route des présidentielles 2007, et ce alors même qu’il les avait remportées, Nicolas Sarkozy est en train d’ouvrir un boulevard à Dominique de Villepin vers celles de 2012. Reste à savoir si cet acte manqué n’est pas dicté par le besoin affectif d’une fois de plus se confronter à lui : Bruno Le Maire ne rapporte-t-il pas dans Des Hommes d’Etat cette phrase de Nicolas Sarkozy, avoué à Villepin un jour de novembre 2006 : "D’ailleurs, c’est ce que j’aurais voulu : un mano a mano. Seul avec vous" ?


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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 09:12

(dépêches)


La composition contestée des listes UMP aux élections régionales 2010



http://fr.news.yahoo.com/4/20100130/tts-france-regionales-ump-ca02f96.html
L'UMP entérine laborieusement ses listes pour les régionales
Samedi 30 janvier, 20h49

 Yann Le Guernigou             Buzzer ! Imprimer L'UMP a laborieusement entériné samedi les listes de la majorité pour les régionales en multipliant les appels à l'unité, comme pour tenter de faire oublier les polémiques nées de l'appel contre l'acquittement de Dominique de Villepin dans l'affaire Clearstream. Lire la suite l'article
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Des tractations ont été nécessaires jusqu'à tôt samedi matin pour assurer des places d'éligibles aux représentants des petites formations alliées et à ceux de la diversité (jeunes, immigrés d'origine), au prix de beaucoup de mécontents, et les discussions se poursuivent encore sur certaines fins de listes.

Des sifflets se sont élevés à l'annonce que seulement 60% des membres du conseil national du parti de Nicolas Sarkozy, réunis à Paris, avaient approuvé les 22 listes qui avaient défilé auparavant à grande vitesse sur un grand écran.

Consacré chef de file de la campagne pour le scrutin des 14 et 21 mars, le Premier ministre François Fillon a lancé un appel à la mobilisation en défendant la politique de réformes de son gouvernement, qu'il a opposée au "conservatisme" des socialistes.

Et au moment où certains responsables de l'opposition se mettent à rêver d'un "grand chelem" dans les 22 régions de métropole, ce qui supposerait d'enlever l'Alsace et la Corse à la droite, il s'est fait fort de dénoncer les "scénarios écrits d'avance".

A l'initiative de Nicolas Sarkozy, la majorité a décidé d'aborder ce scrutin intermédiaire, par tradition peu favorable au pouvoir en place, avec des listes d'union allant des villieristes à la Gauche moderne de Jean-Marie Bockel.

Elle espère ainsi dégager au soir du premier tour une dynamique à même de lui permettre de limiter la casse au second.

Un sondage récent mettant l'UMP et le PS à égalité en termes d'intentions de vote (27%) le 14 mars pourrait, s'il se confirme dans les urnes, mettre à mal cette stratégie.

"Le vrai sujet dans les élections intermédiaires, c'est la mobilisation de son électorat", a déclaré à la presse le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand.

"Et il y a clairement un seul sujet pour lui, l'unité. Il réclame de l'unité plus que les autres parce qu'il a souffert des divisions (de la droite) dans le passé", a-t-il ajouté.

DEUX TIERS DE RENOUVELLEMENT

Pour cette raison, Xavier Bertrand et les autres orateurs se sont bien gardés de la moindre allusion à l'appel du Parquet de Paris la veille contre la relaxe de Dominique de Villepin dans le procès Clearstream, dans lequel l'ancien Premier ministre et ses partisans ont vu la main de l'Elysée.

Parmi ses proches, seul le député Georges Tron a redit samedi sa "déception et sa colère" devant les journalistes mais son homologue de la Drôme Hervé Mariton a plaidé pour que l'UMP apprenne à vivre "avec l'ensemble de ses différences".

Très proche de Dominique de Villepin dont il fut directeur de cabinet à Matignon, le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire a souhaité aussi le respect de la diversité des opinions.

Mais pressé d'aller battre campagne - il mènera la liste de la majorité en Haute-Normandie -, il a indiqué que l'UMP devait en priorité s'atteler à répondre aux préoccupations des Français et appelé à l'unité autour de Nicolas Sarkozy au cas où il déciderait de briguer en 2012 un nouveau bail à l'Elysée.

L'UMP avait prévu à l'origine samedi une manifestation d'unité avec ses alliés au Parc des Expositions de la porte de Versailles. Elle s'est rabattue sur une salle plus petite (environ 700 places), qui n'a pas fait le plein.

Les tensions sur la constitution des listes expliquent sans doute cette situation. Xavier Bertrand a fait valoir qu'environ deux tiers des candidats avaient été renouvelés par rapport au précédent scrutin de 2004 et que les engagements sur la représentation des jeunes et de la diversité avaient été tenus.

Alors que Nicolas Sarkozy s'est impliqué dans la composition de certaines listes - son conseiller pour la communication, Franck Louvrier, est en position éligible dans les Pays de Loire - le secrétaire général adjoint de l'UMP Marc Philippe Daubresse a dit avoir pris note du mécontentement de la base.

La prochaine fois, "nous réfléchirons à une organisation plus décentralisée des investitures", a-t-il déclaré.

Le revirement récent du Premier secrétaire du PS Martine Aubry sur la question de l'âge légal de la retraite et la polémique créée par les déclarations à connotation raciste du président PS de la région Languedoc Roussillon, Georges Frêche, contre Laurent Fabius ont été au premier rang des critiques de tous les intervenants contre l'opposition.

Edité par Véronique Tison

http://fr.news.yahoo.com/64/20100130/tpl-rgionales-l-ump-boucle-ses-listes-da-b4551a8.html
http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/01/30/regionales-l-ump-boucle-ses-listes-dans-la-douleur_1299159_823448.html
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-823448,50-1299159,0.html
Régionales : l'UMP boucle ses listes dans la douleur
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 30.01.10 | 18h17  •  Mis à jour le 31.01.10 | 16h56


'UMP a laborieusement entériné samedi les listes de la majorité pour les régionales en multipliant les appels à l'unité pour tenter de faire oublier les polémiques nées des derniers rebondissements de l'affaire Clearstream.

Des tractations ont été nécessaires jusqu'à tôt samedi matin pour assurer des places d'éligibles aux représentants des petites formations alliées et à ceux de la diversité au prix de beaucoup de quelques tensions. Le patron du parti, Xavier Bertrand a dû ferrailler jusqu'à la dernière minute pour boucler les listes avec les partenaires du Nouveau Centre, des Progressistes, du Parti Radical, de la Gauche Moderne, de CPNT, du MPF et du Parti chrétien démocrate de Christine Boutin.

 
Les listes métropolitaines ont été approuvées à seulement 60 % des quelque 700 délégués présents, score médiocre qui reflète le mécontentement de certains cadres contraints de composer avec les alliés de l'UMP et le renouvellement de ses listes. Une fois celles-ci constituées, François Fillon a coupé court à la grogne : "maintenant, tout le monde devra se plier aux décisions prises !".

"COPINOCRATIE"

Les responsables du parti ont ensuite multiplié les appels à l'unité. "Le vrai sujet dans les élections intermédiaires, c'est la mobilisation de son électorat", a déclaré le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand. "Et il y a clairement un seul sujet pour lui, l'unité. Il réclame de l'unité plus que les autres parce qu'il a souffert des divisions dans le passé", a-t-il ajouté.

Mais la politique d'ouverture a parfois du mal à passer. Le député-maire UMP de Phalempin, dans le Nord, a ainsi décidé de claquer la porte samedi. "Je ne suis plus aujourd'hui en adéquation avec un mouvement qui contrairement au propos du président de la République préfère la 'copinocratie' à la 'méritocratie'", écrit Thierry Lazaro en annonçant son retrait. "Je n'ai jamais vu une campagne interne aussi foireuse. J'ai fermé ma gueule jusqu'à présent, mais il ne faut pas m'en demander de trop", a-t-il déclaré.

M. Lazaro devait initialement figurer en deuxième position sur la liste "Majorité présidentielle" conduite par la secrétaire d'Etat au développement durable, Valérie Létard (Nouveau Centre). Mais il a préféré se retirer cette semaine, dénonçant le fait que seulement 12 candidats UMP figurent parmi les 20 premiers dans le Nord.

Alors que Nicolas Sarkozy s'est impliqué dans la composition de certaines listes - son conseiller pour la communication, Franck Louvrier, est en position éligible dans les Pays de Loire - le secrétaire général adjoint de l'UMP Marc Philippe Daubresse a dit avoir pris note du mécontentement de la base. La prochaine fois, "nous réfléchirons à une organisation plus décentralisée des investitures", a-t-il promis.





http://fr.news.yahoo.com/78/20100130/tpl-rgionales-l-ump-boucle-laborieusemen-34cdeee.html
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/l-ump-boucle-laborieusement-ses-listes_845547.html
Régionales
L'UMP boucle laborieusement ses listes
Par LEXPRESS.fr, publié le 30/01/2010 à 17:33 - mis à jour le 30/01/2010 à 17:41

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Gonzalo Fuentes / Reuters

Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, lors du conseil national qui s'est tenu ce samedi porte de Versaille, à Paris.

Elles ont été approuvées à 60% seulement par les quelques 700 délégués présents lors du conseil national. Xavier Bertrand, le patron de l'UMP, fait bonne figure.

L'UMP s'est employée samedi à afficher son "unité" lors d'un conseil national à Paris qui a entériné, à une petite majorité, ses listes régionales laborieusement constituées, et a tenté de minimiser l'impact des derniers rebondissements de l'affaire Clearstream.

Les listes métropolitaines ont été approuvées à seulement 60% des quelque 700 délégués présents porte de Versailles, score médiocre qui reflète le mécontentement de certains cadres contraints de composer avec les alliés de l'UMP et le renouvellement de ses listes.

"En démocratie, 60% c'est une large majorité", s'est défendu le patron du parti Xavier Bertrand qui, jusqu'à la dernière minute, a dû ferrailler pour boucler les listes avec les partenaires (Nouveau Centre, Progressistes, Parti radical, Gauche moderne, CPNT, MPF et Parti chrétien démocrate).

François Fillon, qui a clôturé cette réunion, a coupé court à la grogne: "maintenant tout le monde devra se plier aux décisions prises!".

En marge de cette réunion restreinte au parti majoritaire, nombre de ténors ont été assaillis de questions sur la relaxe de Dominique de Villepin, puis l'appel du parquet dans l'affaire Clearstream. Ils les ont éludées ou préféré souligner la nécessité de "distinguer le politique du judiciaire" dans la dernière ligne droite avant le scrutin des 14 et 21 mars.

Avant le début des travaux, le porte-parole du parti présidentiel, Frédéric Lefebvre, a donné le ton: "aujourd'hui, nous sommes réunis pour afficher notre unité et notre ouverture", car "ce qu'il faut au pays c'est l'unité et le rassemblement. Pas la division".

Interrogé à son tour, le secrétaire général adjoint de l'UMP et ministre de l'Immigration, Eric Besson, a refusé de commenter: "je n'ai rien à dire".

Même mot d'ordre d'"unité", de "rassemblement" et de "mobilisation" de la part de Xavier Bertrand: "quand il y a des divisions, notre électorat se pose des questions" et "ne va pas voter", a-t-il averti.

Assaillie par les journalistes sur le duel fratricide entre le dernier Premier ministre de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, qui pourrait peser sur 2012, la ministre Valérie Pécresse, chef de file régionale en Ile-de-France, veut croire que "les électeurs ne se tromperont pas d'élections".

Les deux seuls villepinistes présents à la réunion, les députés Hervé Mariton et Georges Tron, ont focalisé toutes les attentions.

"Le conseil que je donne à tout le monde, c'est de passer à autre chose. Hier c'était vendredi. Aujourd'hui c'est samedi. Et il est aussi de ma responsabilité de ne pas propager le feu", a dit le premier.

"On avait l'occasion de montrer qu'on entrait dans une phase nouvelle pour les deux années qui viennent, beaucoup plus intelligente, ce n'est pas le cas", a déploré le second.

Le club des "amis" de Dominique de Villepin a "doublé" le nombre des quelque 7.000 adhérents revendiqués jusqu'ici, a-t-il glissé au passage.

Seul proche de Dominique de Villepin au gouvernement, le ministre de l'Agriculture, Bruno Le Maire, a d'abord souligné que la relaxe de son ancien patron à Matignon, prononcée jeudi, avait été "une bonne nouvelle pour un ami". "Il aurait été bon de tourner la page", a-t-il estimé.

Pour autant, il n'a pas manqué de répéter maintes fois sa "totale loyauté" à l'égard du président de la République et son "engagement de tous les instants" sous son "autorité", allant jusqu'à prôner "l'unité de notre famille politique" sur son nom si Nicolas Sarkozy se représentait en 2012.





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