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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 08:20

(dépêches)


La Génération Sarkozy aux élections régionales



http://fr.news.yahoo.com/80/20100125/tpl-rgionales-la-nouvelle-stratgie-prsid-7102401.html
http://www.lefigaro.fr/politique/2010/01/26/01002-20100126ARTFIG00014-regionales-la-nouvelle-strategie-presidentielle-.php
Régionales : la nouvelle stratégie présidentielle 

Judith Waintraub
26/01/2010 | Mise à jour : 00:38 | Commentaires  1 | Ajouter à ma sélection
Nicolas Sarkozy ne souhaite pas «nationaliser le débat» afin que «les Français ne mélangent pas les échéances».
 
Qui a dit : « Le rôle du président de la République n'est pas de faire campagne pour les présidents de région» ? Nicolas Sarkozy, lundi soir. Qui a demandé aux candidats de l'UMP aux régionales d'assumer» les «choix structurants» de sa politique devant les Français ? Le même, le 30 novembre, à la tribune du Conseil national du parti majoritaire, en donnant le coup d'envoi officiel de la campagne. À cette époque, quand l'opposition lui reprochait son implication, Sarkozy pourfendait l'«hypocrisie» qui consisterait, pour un président, à feindre de n'être concerné en rien par les résultats d'un scrutin, fût-il local. Le contraire, ou presque, de ce qu'a dit hier soir le Sarkozy nouveau.

Sur le plateau de TF1, il a été formel : «M'engager dans la campagne au sens partisan, ce n'est pas le rôle, la place du président de la République.» Plus question, non plus, de «nationaliser le débat». Désormais, aux régionales, «il s'agit de choisir des dirigeants pour les régions, et les Français ne mélangent pas les échéances». Certes, Nicolas Sarkozy a l'intention d'«écouter» ce que diront les Français les 14 et 21 mars. Qu'on le soupçonne de ne pas le faire l'indignerait presque : «Mais enfin, qui serais-je pour dire : “Non, non, je ne les écouterai pas” ? Naturellement, je les écouterai !» Mais de là à en tirer des conséquences immédiates sur la composition du gouvernement ou sur les réformes en cours, il y a un pas que le président n'est visiblement pas décidé à franchir.


«Une si grande entente»

Il l'a dit en termes très clairs : «Le moment des conclusions n'est pas arrivé.» Et même s'il a refusé de confirmer lundi qu'il maintiendrait François Fillon à Matignon quel que soit le résultat des régionales, la vision idyllique qu'il a donnée de sa relation avec le premier ministre exclut l'idée d'un changement imminent. «François Fillon et moi, nous travaillons depuis deux ans et demi en parfaite entente, a-t-il assuré. Il est un très bon premier ministre. Je crois que c'est d'ailleurs une première dans la Ve République, une si grande entente, une si grande confiance, et, mon Dieu, c'est très bien ainsi.»

Si le temps où le chef de l'État traitait celui du gouvernement de «collaborateur» est révolu depuis plus d'un an, jamais Nicolas Sarkozy n'avait eu de paroles aussi aimables pour François Fillon. Et jamais, non plus, il n'avait présenté leur couple comme un modèle de bonheur depuis l'origine de la Ve République. De quoi combler d'aise l'intéressé… Ou l'inquiéter.

Car si le premier ministre est ainsi couvert d'éloges, c'est d'abord parce que le chef de la campagne des régionales, officiellement, c'est lui. Fillon ira dans les 22 régions soutenir les candidats de la majorité. Il a d'ailleurs déjà commencé sa tournée. Il vantera le bilan de l'exécutif, il défendra les réformes passées, en cours et surtout à venir, les plus difficiles. Il assumera la réorganisation des collectivités locales, comme il l'a promis à Sarkozy. Le président n'était pas tout à fait sûr que son premier ministre, toujours soutenu par les élus locaux, prendrait le risque de leur déplaire. Il a été rassuré. Fillon évoquera la réforme des retraites, à laquelle il s'était déjà attaqué lorsqu'il était ministre des Affaires sociales.

En résumé, il «fera le job», comme disait le Sarkozy d'antan à propos de lui-même. Et si le résultat des régionales est aussi mauvais que les sondages le prédisent pour l'UMP, Fillon aura joué le rôle classiquement dévolu au premier ministre : protéger le président.

LIRE AUSSI :

» Sarkozy : les Français verront bientôt «reculer le chômage»

» Régionales: Sarkozy et Fillon en chefs de campagne

   
http://www.lefigaro.fr/politique/2009/12/19/01002-20091219ARTFIG00199-regionales-sarkozy-et-fillon-en-chefs-de-campagne-.php
Régionales: Sarkozy et Fillon en chefs de campagne

Bruno Jeudy
18/12/2009 | Mise à jour : 21:34 | Commentaires  72 | Ajouter à ma sélection

Nicolas Sarkozy et François Fillon lors de la réunion des maires à l'Élysée, en novembre dernier. Crédits photo : SIPA
Le premier ministre fera un maximum de déplacements pour soutenir les listes UMP, le président ciblera ses interventions.
 
«Chez moi, Fillon est très bien adapté pour ma campagne. Avec Sarkozy, je redoute un mauvais buzz.» Sous couvert d'anonymat, ce ministre candidat aux régionales ne cache pas sa préférence : il aimerait mieux ne pas voir débarquer chez lui le chef de l'État avant les élections. Secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand a donné le choix à toutes les têtes de listes : «Sarko, Fillon et moi pouvons venir chez toi. Dis-nous ce qui t'arrange.»

Pour l'instant, la balance penche nettement du côté du premier ministre. «Il est très demandé», admet-on à l'UMP. «Le premier ministre en fera un maximum. Au moins une réunion dans chacune des vingt-deux régions», dit-on à Matignon. François Fillon compte déjà deux déplacements à son compteur. Le 8 novembre, il a animé un premier meeting dans les Pays de la Loire, le fief perdu en 2004. Le premier ministre est allé au début du mois lancer la campagne de Valérie Pécresse dans son QG parisien. «C'est mon rôle, c'est ma place d'être là», a-t-il expliqué ce jour-là. Une manière pour lui d'affirmer son titre de chef de la majorité.

Si François Fillon se prépare à sillonner la France de long en large, Nicolas Sarkozy n'a pas encore arrêté sa stratégie. «Le président ne va pas aller battre les estrades. Il n'est pas candidat. C'est plutôt Fillon qui fera la campagne classique. Mais Sarkozy a l'intention de mettre sa petite touche de couleur lors de ses déplacements en province», confie un de ses conseillers.


Conforter les fiefs de la droite

Nicolas Sarkozy a déjà commencé, lui aussi, la campagne en clôturant, le 28 novembre dernier, le conseil national de l'UMP à Aubervilliers. Une présence très critiquée par le PS. Il a ensuite enchaîné avec un meeting à huis clos en marge d'un déplacement en Alsace, une des deux régions détenues par la droite. Ce jour-là, le chef de l'État ne s'est pas fait prier pour railler la gauche sous l'œil d'une caméra cachée. La scène a fait florès sur Internet. Mardi, il recevra à l'Élysée les vingt-deux têtes de la liste de la majorité. En janvier, il se rendra en Corse, l'autre région gérée par l'UMP. Preuve que le chef de l'État tient en priorité à conforter les derniers fiefs de la droite. Ensuite, on devrait le voir en Provence-Alpes-Côte d'Azur où il a imposé Thierry Mariani, un fidèle. Il est demandé dans le Nord-Pas-de-Calais et en Rhône-Alpes. François Fillon, lui, est attendu dans les régions de la façade atlantique.

À l'UMP, Bertrand peaufine son plan de bataille. Fin janvier, les candidats se retrouveront, lors d'un nouveau conseil national à Paris, pour fixer des «engagements communs». En présence de Sarkozy ? Pour l'instant, l'UMP ne confirme pas. En revanche et conformément à ce qui a été décidé à Aubervilliers, la stratégie reste nationale : «On ne gagnera pas en faisant vingt-deux campagnes chacun dans son coin», martèle Xavier Bertrand. Ministre des Affaires sociales et candidat en Aquitaine, Xavier Darcos abonde dans ce sens : «Chez moi, j'ai beau parler des sujets locaux, ça ne change rien dans les sondages. Les électeurs disent qu'ils se détermineront en fonction des thèmes nationaux. Cela prouve que la clé de ce scrutin dépend de notre capacité à mobiliser notre électorat.» Candidat dans les Pays de la Loire, Christophe Béchu veut croire que la «part du local sera plus importante que le national».

Il y a au moins un sujet sur lequel se retrouvent la plupart des candidats : ils n'ont pas l'intention de faire campagne sur l'identité nationale. «Chez moi, je peux leur parler de tout, sauf de ça», ­peste cette tête de liste, qui juge l'argument de la «folie fiscale» des régions plus porteur. Plutôt que de grandes réunions régionales, l'UMP mise sur de nombreux meetings départementaux afin de ratisser plus large. À ce jour, un seul meeting national - sans doute à Paris à la veille du premier tour - est programmé. Avec ou sans Nicolas Sarkozy.

LIRE AUSSI

» Nicolas Sarkozy dans l'arène des régionales

» Régionales: Sarkozy lance la campagne de l'UMP

» En banlieue, Sarkozy lance les régionales

» Fillon lance la reconquête des régions

   
http://www.lefigaro.fr/politique/2009/11/30/01002-20091130ARTFIG00389-nicolas-sarkozy-dans-l-arene-des-regionales-.php
Nicolas Sarkozy dans l'arène des régionales

Bruno Jeudy et Judith Waintraub
30/11/2009 | Mise à jour : 07:11 | Commentaires  81 | Ajouter à ma sélection

Le chef de l'État s'est exprimé pendant trois quarts d'heure, samedi au conseil national de l'UMP à Aubervilliers (Crédits photo : Richard Vialeron / Le Figaro).
Samedi, devant le conseil national de l'UMP, le chef de l'État a fustigé le PS et les Verts.
 
Nationale, résolument, et unitaire, rigoureusement : telle sera la stratégie de l'UMP pour les régionales. C'est Nicolas Sarkozy qui l'a expliqué à ses troupes, samedi, assumant sans complexe le rôle de chef de campagne. Le président de la République est arrivé dans le hangar des docks d'Aubervilliers, où se tenait le conseil national, vers 16 heures.

De retour d'un déplacement «écologique» au Brésil et à Trinidad-et-Tobago, il était attendu sur le climat et le sommet de Copenhague. S'il a bien évoqué l'écologie, c'est essentiellement pour se payer les Verts et leur «stratégie invraisemblable de la décroissance» : «Est-ce qu'ils savent qu'il y a du chômage ? Est-ce qu'ils savent qu'il y a de la misère dans le monde ? Est-ce qu'ils savent qu'il y a plus d'un milliard de gens qui ne mangent pas à leur faim et que la décroissance, ça veut dire plus de misère pour tous ces gens-là ?»

Écologiste «par conviction et pas par tactique», mais conscient de la rentabilité électorale potentielle du Grenelle, Sarkozy a opposé à la vision des Verts sa «stratégie de l'écologie populaire». «Nous voulons la croissance, mais la croissance durable, voilà le message que vous devez défendre devant les Français», a-t-il expliqué à ses troupes, en rendant un hommage appuyé à Jean-Louis Borloo.

Trop content de se retrouver en famille, Sarkozy s'en est donné à cœur joie contre le PS et le FN. Sans citer Martine Aubry, il l'a accusée d'instrumentaliser le problème des sans-papiers. «De la même façon que le PS dans les années 1980 a exploité le Front national pour gagner les élections, il s'agit à trois mois des régionales d'agiter le chiffon rouge pour faire remonter le FN», s'est-ilindigné en fustigeant la «manœuvre» du PS. La salle a apprécié. Elle a applaudi, aussi, quand Nicolas Sarkozy s'en est pris à Ségolène Royal, signataire comme lui du pacte de Nicolas Hulot en 2007 : «Je ne suis pas comme une certaine candidate qui signe devant tout le monde et qui déchire ensuite son engagement.»

Trois quarts d'heure durant, le chef de l'État a également vanté les réformes accomplies, annonçant qu'«après le temps des débats, est venu le temps de l'unité». «Je vous demande d'avoir le courage d'assumer des choix structurants», a-t-il lancé aux parlementaires et élus locaux, dont beaucoup s'inquiètent de la suppression de la taxe professionnelle. Sa conclusion a été sans ambiguïté : «Je vous souhaite une bonne campagne !»

François Fillon était aux anges. Le président l'a cité huit fois dans son discours. Dans sa propre intervention, le premier ministre s'est adressé aux alliés de l'UMP, Nouveau Centre en tête, qui ont dû renoncer à mener des listes autonomes. «La stratégie d'unité proposée par le président de la République s'est imposée, et c'est peut-être notre principal atout», a-t-il assuré. Conscient que la majorité craint le pire pour les régionales, il lui a fait valoir qu'elle n'avait pas grand-chose à perdre.


«Nationalisation» de la campagne

Un état d'esprit que partagent la plupart des têtes de liste UMP. Le ministre de l'Éducation, Xavier Darcos, qui conduira la bataille en Aquitaine, demande que la performance de la majorité le soir du deuxième tour «ne soit pas seulement évaluée en termes de régions gagnées, mais en termes de progression des votes en faveur de la droite» par rapport à 2004.

La «nationalisation» de la campagne des régionales ne fait pas l'unanimité chez les candidats, y compris chez les ministres. «Chez moi, je n'utiliserai pas la thématique de l'identité nationale et de l'immigration», confie un membre du gouvernement. «Tout ce que je demande, c'est que Nicolas Sarkozy ne tienne pas de meeting dans les environs d'ici mars», renchérit un autre. Ces têtes de liste défendent une «régionalisation» de la campagne. Comme l'avait fait Jean-Pierre Raffarin en 2004, quand il était premier ministre. À l'époque, la droite avait subi une déroute. Depuis, Raffarin a changé d'avis : il a reconnu samedi à la tribune que la situation avait «évolué» et que le débat devait être «national».

À la suite de l'ex-premier ministre, tous les orateurs ont répété la formule de Xavier Bertrand : «Nous ne gagnerons pas les élections régionales en menant 22 campagnes chacun dans notre coin.» Le secrétaire général de l'UMP a aussi régalé l'assistance d'un film conçu pour le lancement de la campagne, La France change, ma région doit changer aussi. Le clip vante les réformes accomplies avec de belles images en couleur. La liste est exhaustive, ou presque : le bouclier fiscal, auquel Nicolas Sarkozy a réaffirmé qu'il ne toucherait pas, a été oublié.

Une brève séquence montre un paysage désolé, en noir et blanc, avec ce commentaire : «Et pendant ce temps-là, dans les régions, rien ne change. Il ne s'y passe rien, enfin si : les impôts, eux, ont augmenté.» C'est le seul moment où la salle a réagi. La subtilité du message a provoqué un éclat de rire général.

LIRE AUSSI

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» La «génération Sarkozy» à l'assaut des régions

» INTERVIEW - Xavier Bertrand : «Nous voulons aussi la rupture pour les régions»

   
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http://www.lefigaro.fr/editos/2009/11/30/01031-20091130ARTFIG00385-regionales-le-pari-de-sarkozy-.php
Régionales : le pari de Sarkozy

 
30/11/2009 | Mise à jour : 07:03 | Commentaires  12 | Ajouter à ma sélection

Nicolas Sarkozy en octobre, à l'Élysée. Crédits photo : Le Figaro
ÉDITO - Nicolas Sarkozy prend le risque de nationaliser le scrutin alors qu'il sait pertinemment que les régionales ne seront pas une promenade de santé pour l'UMP.
 
Ceux qui pensaient que Nicolas Sarkozy allait commencer à «donner du temps au temps» vont être déçus. La posture mitterrandienne lui est étrangère. Regarder les choses de loin, d'un air détaché, avec indifférence ou résignation, ce n'est pas pour lui. Alors, devant une UMP désormais prête à la bataille régionale, il a prononcé samedi un discours de portée nationale. Chacun a bien compris qu'il y a un chef de campagne à droite, Nicolas Sarkozy, et qu'en mars, dans chacune des 22 régions, les électeurs seront invités à lui dire oui ou à lui dire non. Oui ou non à la réforme permanente, qui bouscule des paysages hexagonaux que l'on croyait figés à jamais.

En «nationalisant» le scrutin régional, le chef de l'État prend évidemment un risque. Si ces élections sont pour l'UMP aussi catastrophiques qu'en 2004, il n'est pas besoin de se creuser beaucoup pour imaginer le communiqué triomphant de Martine Aubry au soir du second tour. Elle parlera de «camouflet», de «défiance», et on dansera tard dans la nuit Rue de Solferino.

Ce qui frappe, c'est que Nicolas Sarkozy prend ce risque alors qu'il sait pertinemment que les régionales ne seront pas une promenade de santé pour l'UMP. Les espoirs de conquête sont très peu nombreux et le PS risque fort d'être à nouveau majoritaire dans la quasi-totalité des régions au soir du 21 mars. Mais le chef de l'État sait bien qu'avec l'électeur il est vain de vouloir finasser. En 2004, Jean-Pierre Raffarin avait insisté sur l'enjeu régional, mais au soir de la défaite de l'UMP, l'enseignement qu'on avait tiré de ce Waterloo électoral était évidemment national.

Surtout, il ne déplaît pas à Nicolas Sarkozy d'obliger le PS à venir sur son terrain. À ce jeu, on ne gagne pas à tous les coups, mais on n'est jamais déçu. Les socialistes aimeraient parler de la gestion de leurs 20 régions, ils vont devoir aussi parler d'insécurité, d'immigration, de réforme territoriale, de taxe carbone et de tous ces sujets nationaux dont ils se méfient.

Au soir du second tour, le PS aura peut-être le sourire, mais il n'aura toujours pas résolu la question fondamentale qui le tourmente depuis 2002 : pourquoi gagne-t-il les élections locales, mais plus jamais les nationales ? Pourquoi lui fait-on confiance pour gérer des villes et des régions, mais pas pour conduire le pays ? Il restera aux socialistes deux ans pour apporter une réponse. Deux ans pendant lesquels Nicolas Sarkozy entend poursuivre les réformes, persuadé qu'en 2012 on lui saura gré du travail accompli, quel que soit le résultat du scrutin de mars.

http://www.lefigaro.fr/politique/2009/11/30/01002-20091130ARTFIG00383-la-generation-sarkozy-a-l-assaut-des-regions-.php
La «génération Sarkozy» à l'assaut des régions

Jean-Baptiste Garat et Bruno Jeudy
30/11/2009 | Mise à jour : 06:45 | Commentaires  64 | Ajouter à ma sélection

Jérôme Clément, Stéphanie Von Euw et Geoffroy Didier. (Crédits photo : François Bouchon, Sébastien Soriano / Le Figaro)
Le chef de l'État veut profiter des régionales pour préparer la transition entre les élus de la génération Chirac et ceux qui seront demain candidats aux législatives de 2012 et aux municipales de 2014.
 
Tous les présidents de la République en rêvent. En 1988, les socialistes avaient inventé la «génération Mitterrand». Au milieu des années 1970, Valéry Giscard d'Estaing avait lancé les «jeunes giscardiens». En 2012, l'actuel chef de l'État espère voir éclore une «génération Sarkozy». Les régionales de mars 2010 serviront de galop d'essai aux jeunes sarkozystes. Le président a transmis la consigne aux dirigeants de l'UMP : «Il faut préparer les prochaines générations politiques. La transition doit se faire maintenant.» Car les candidats investis aujourd'hui sont ceux qui «mèneront les prochaines batailles, celles des législatives et des municipales», résume Franck Louvrier (41 ans) son conseiller en communication qui devrait lui-même être candidat aux régionales dans les Pays de la Loire.

Dans le viseur de Nicolas Sarkozy, il y a bien sûr le renouvellement des députés UMP. La plupart sont issus de la génération Chirac. «Sarkozy veut avoir après 2012 un groupe plus malléable avec des élus qui lui devront entièrement leur carrière», décrypte un cadre UMP. Xavier Bertrand, qui avait pour mission de renouveler et rajeunir les candidats aux régionales, estime avoir rempli son contrat : «Sur les 22 régions, il y a 19 nouvelles têtes de liste. En 2004, il y avait une seule femme tête de liste régionale, il y en aura six cette fois-ci.» Secrétaire national aux fédérations, Édouard Courtial sillonne la France pour dénicher ces «nouveaux talents». Régulièrement, il adresse des notes à Bertrand et Sarkozy sur ses découvertes. C'est comme ça que Samia Soultani, simple militante en Mayenne, a été bombardée à la tête de la fédération départementale. D'autres viennent des cabinets ministériels et de l'Élysée. Sans compter les enfants d'élus. Une tradition qui perdure à droite et à gauche. Dans cette catégorie, Jean Sarkozy (23 ans) est, bien sûr, hors concours.


Sélectionneur et coach

Le chef de l'État n'est pas seulement le sélectionneur de cette nouvelle génération, il en est aussi le «coach». Témoin : sa rencontre le 17 septembre avec Christophe Béchu, 35 ans, valeur montante de la droite. Déjà président du conseil général de Maine-et-Loire (il a été élu à 29 ans) et député européen, Béchu n'a pas envie d'aller aux régionales. Mais, avec le forfait de Roselyne Bachelot, le président veut le convaincre : «Je respecterai ta décision. Je te parle comme à un petit frère. Christophe, c'est le moment de savoir ce que tu veux faire de ta vie.» La suite est connue. «Quand le président vous demande d'y aller, vous dites évidemment oui», raconte Béchu qui se dit «agréablement surpris» par son entretien. En cas de victoire en mars, la notoriété de ce jeune élu de province devrait faire un bond. Béchu peut déjà rêver d'un ministère avant ses 40 ans.

Samia Soultani, 37 ans, enseignante-chercheuse à l'université de Laval, figurera en deuxième place en Mayenne. La consécration pour cette femme d'origine marocaine, arrivée en France en 1996 et naturalisée en 2004. Chef de file de l'opposition au conseil municipal de Laval, Samia Soultani a repris le flambeau après la défaite de François d'Aubert. «J'ai récupéré la fédération dans un état désastreux», confie-t-elle. Elle ne se vexe pas quand on lui fait remarquer qu'elle doit à la diversité son ascension dans l'appareil UMP (elle est secrétaire nationale, NDLR). «Tous les partis en profitent. Moi, ce que je vois c'est que Nicolas Sarkozy l'avait promis, et il le fait», dit celle qui s'est engagée en écoutant ses discours sur la valeur travail et le mérite.

Les Français ne savent pas qui il est, mais à l'UMP tout le monde a appris à le connaître. Jérôme Clément, 36 ans, est le bras droit de Jean-Claude Gaudin à la commission nationale des investitures comme au comité de liaison de la majorité. Toutes les investitures pour toutes les élections passent, à un moment ou un autre, entre ses mains. «Je me fais parfois l'impression de conduire le camion rempli de nitroglycérine du Salaire de la peur», raconte le jeune homme qui a accepté cette tâche pour Gaudin et Sarkozy et «pour personne d'autre». Originaire du Vaucluse, il sera sur la liste de Thierry Mariani, «en position éligible ou pas», précise-t-il. «Je n'ai pas de problème d'ego et j'ai encore le temps.» Le temps et le choix : en 2012, la députée maire d'Avignon, Marie-Josée Roig, pourrait passer la main, et une nouvelle circonscription sera créée dans le Vaucluse.

«Génération Sarko ? Bien sûr !» Stéphanie Von Euw n'hésite pas une seconde. D'abord «en réaction» à la génération Mitterrand puisque, à 34 ans, la chef de cabinet de Patrick Devedjian a fait son éveil politique dans les années 1980. «Mais aussi parce que Sarkozy nous a décomplexés. Quand tu es jeune et de droite, ça demande parfois du courage. Il nous l'a insufflé.» Adjointe au maire de Pontoise depuis 2001, conseillère régionale depuis 2004, Stéphanie Von Euw sera deuxième sur la liste du Val-d'Oise. Et ensuite ? «Ce n'est pas forcément facile, mais j'ai envie maintenant d'être élue sur mon nom», assure la jeune femme qui confie en riant : «Plein de gens m'ont promis plein de choses.»

«Je lui ai écrit, il m'a reçu et c'est comme cela que tout a commencé», s'étonne encore Geoffroy Didier. En 2004, le jeune avocat fraîchement débarqué de New York a rejoint les équipes de Brice Hortefeux, alors conseiller du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy. «Du jour au lendemain, je me suis retrouvé dans le saint des saints», explique-t-il. Cinq ans plus tard, après avoir suivi son ministre aux Collectivités locales, à l'Immigration et au Travail, Geoffroy Didier, aujourd'hui conseiller en communication de Brice Hortefeux, a retrouvé la Place Beauvau. «Fondamentalement sarkozyste» et marqué par la rupture que le président a menée au sein de la droite, Geoffroy Didier assure que «la prochaine génération d'élus doit correspondre à ce que Nicolas Sarkozy est vraiment». Prêt à «assumer les idées les plus modernes», il devrait être présent sur la liste dans le Val-d'Oise. Mais son baptême du feu est programmé en 2011 avec les cantonales et les législatives. «Il faut en 2012 des gens qui puissent aider Nicolas Sarkozy dans son deuxième mandat», explique celui qui tient permanence tous les samedis à Gonesse.


«Aller au charbon»

Avocate dans un grand cabinet et enseignante à l'université de Paris, Sophie Dion a tout plaqué en 2007 quand Nicolas Sarkozy lui a demandé de venir travailler à l'Élysée. Ancienne championne de ski et adjointe au maire de Morzine-Avoriaz, elle revendique l'étiquette «génération Sarkozy». «J'adore son côté gagneur, sa force de conviction. Il m'a donné envie de faire de la politique. Les régionales sont un bon début», espère Sophie Dion, qui sera numéro deux sur la liste en Haute-Savoie. Mais le vrai combat électoral, cette sportive l'a programmé pour 2012, où elle espère être investie aux législatives dans un département qui ne compte, à ce jour, aucune femme parlementaire. Boris Ravignon, 33 ans, est lui aussi conseiller à l'Élysée. À son actif, ce sarkozyste affiche déjà trois batailles électorales : deux défaites (législative et municipale à Charleville) et une victoire (cantonale). Boris Ravignon, qui se revendique comme un «énarque normal», a commencé en politique en militant, en 2002, pour François Bayrou. «Cela m'a vacciné. En 2004, j'ai écrit à Nicolas Sarkozy pour lui dire que je voulais travailler pour lui. Il m'a embauché.» Depuis, cet ancien inspecteur des finances, devenu chef de file de l'opposition municipale à Charleville, où il a passé sa jeunesse, rêve d'une carrière d'élu et promet, après une défaite ric-rac en 2007, de prendre sa revanche aux législatives en 2012.

La politique, Charlotte Bouvard a baigné dedans depuis sa tendre enfance. Son père, Loïc, siège sur les bancs de l'Assemblée depuis 1973 en tant que député du Morbihan. Longtemps, cette jeune femme de 37 ans a pensé qu'elle ne ferait pas de politique. Mais en créant l'association SOS Préma, elle a mis le doigt dans l'engrenage de l'engagement. Porte-parole de 120 000 mères et pères touchés par la prématurité, elle est allée frapper aux portes de Xavier Bertrand et de Jean Sarkozy. Son association est installée à Neuilly. Après avoir intégré au début de l'année les instances de l'UMP, elle devrait figurer sur la liste des Hauts-de-Seine. «L'engagement politique est la suite logique de mon engagement associatif. Je me retrouve dans la vision de la société que défend Nicolas Sarkozy. Il est pragmatique et proche de la réalité du terrain.»

«Aller au charbon» ne fait pas peur à Arnaud Tauzin. À 33 ans, le jeune homme jongle déjà entre deux vies : entrepreneur à la tête d'une PME spécialisée dans les volailles landaises et conseiller municipal d'opposition à Saint-Sever, au cœur de la circonscription d'Henri Emmanuelli. «C'est mon pays mais c'est aussi une terre de mission pour la droite», admet-il. Quand il prend sa carte à l'UMP en 2002, il est directement bombardé responsable du canton, où on ne compte que… trois adhérents. Sa défaite contre Emmanuelli en 2007 ne l'a pas découragé. En 2010, il sera tête de liste dans les Landes : «Il faut du temps pour faire basculer les territoires comme le nôtre.»

«Jean Sarkozy a six mois de moins que moi», calcule Aurélien Pradié, 23 ans, deuxième plus jeune conseiller général de France et seul élu UMP à l'assemblée du Lot. «Je n'ai pas vocation à être toujours dans l'opposition», assure ce jeune espoir sur lequel Xavier Bertrand et Alain Marleix ne tarissent pas d'éloges. En 2010, il sera deuxième sur la liste départementale. Localement, son ascension fulgurante ne fait pas que des heureux mais il ne cache pas son ambition : reprendre la première circonscription à la gauche en 2012. De Jacques Chirac, élu de la Corrèze voisine, il retient beaucoup de leçons. «Pour faire de la politique dans nos terres, il faut bien se tenir à table, parler avec tout le monde et ne pas avoir peur de faire beaucoup de voiture», estime-t-il. Et de Nicolas Sarkozy ? «Je suis évidemment sarkozyste, mais j'ai une absolue horreur des fans.»







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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 01:09

(dépêche)


Jean-François Copé a-t-il des ambitions présidentielles ?

Audio Le Duel Libé-Le Point 21/01/2010 à 09h59
Jean-François Copé y pense-t-il en se rasant?
A ECOUTERC'est le duel du jour entre Laurent Joffrin (Libération) et Sylvie Pierre-Brossolette (Le Point). Avec France Info.

Ecouter Jean-François Copé ici :

http://www.liberation.fr/politiques/06011589-jean-francois-cope-y-pense-t-il-en-se-rasant


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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 00:35

(dépêche)


Philippe de Villiers souffre d'un cancer de l'oeil


http://www.lefigaro.fr/politique/2010/01/21/01002-20100121ARTFIG00735-ne-jamais-se-laisser-gagner-par-le-doute-face-au-cancer-.php
«Ne jamais se laisser gagner par le doute face au cancer»

Propos recueillis par Guillaume Perrault
21/01/2010 | Mise à jour : 19:11 | Ajouter à ma sélection

Philippe de Villiers en avril dernier, sur le plateau du Talk Orange-Le Figaro. Crédits photo : Le Figaro
Philippe de Villiers, président du Mouvement pour la France, revient sur son état de santé. Il salue par ailleurs Éric Besson qui «a eu le courage de porter le débat» sur l'identité nationale.
 
Le FIGARO.- Vous avez annoncé le mois dernier que vous souffriez d'un cancer à l'œil. Comment vous portez-vous ?

Philippe de VILLIERS. - J'ai été opéré juste avant noël d'un cancer de la choroïde à l'Institut Curie à Paris. C'est une maladie très rare qui ne frappe qu'une personne sur cinq millions dans notre pays. J'ai subi une protonthérapie intensive. Je suis en phase de convalescence. J'ai observé une règle simple : ne jamais se laisser gagner par le doute mais, dans le face à face avec le cancer, le toiser. La parole d'un homme public qui, dans l'humilité de son corps, rejoint la rive des souffrants, peut servir à d'autres. Lorsqu'on passe de la rive des bien-portants à la rive des souffrants, on entre en compréhension intime avec tous les malades. En tant qu'homme public, il me paraît utile et opportun de l'exprimer.

Vous avez gardé le silence depuis votre entrée dans le comité de liaison de la majorité l'été dernier. Pourquoi ?

C'est un choix mûrement réfléchi. Dans la société médiatique d'aujourd'hui, la parole de l'homme public s'use à une vitesse étonnante. Les Français écoutent mieux une parole rare que l'omniprésence verbeuse. Et le temps des campagnes électorales se raccourcit chaque année. Il vaut mieux se réserver pour les périodes cruciales. C'est pourquoi j'interviens aujourd'hui.

Éric Besson a déclaré : «La France n'est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c'est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble.» Partagez-vous sa définition ?

Éric Besson et moi, nous savons que nous avons des points de divergence. Cela n'empêche pas une considération mutuelle. Je ne peux pas laisser réduire la France à un espace de protection sociale. Je ne crois pas qu'accorder le droit de vote aux étrangers aux élections locales soit la solution à nos problèmes. Cela dit, le débat sur l'identité nationale est une excellente initiative. Il offre une rare occasion d'échapper à la tyrannie de l'instant pour nous consacrer à l'essentiel. Éric Besson a eu le courage de porter ce débat.

Regrettez-vous d'avoir rallié la majorité présidentielle ?

J'ai au contraire la conviction d'avoir pris la bonne décision. En créant le comité de liaison de la majorité, Nicolas Sarkozy a caréné un trimaran composé de l'UMP, du Nouveau centre et du mouvement que je préside, le Mouvement pour la France (MPF). Ce trimaran permet à la majorité d'affronter l'échéance des régionales dans de bien meilleures conditions. J'ai appris à apprécier ceux qui tiennent le gouvernail du comité de liaison, comme Xavier Bertrand.

Quelles sont vos relations avec Nicolas Sarkozy ?

Au plan humain, j'entretiens avec Nicolas Sarkozy des relations personnelles et attentives. Il nous arrive assez souvent de nous parler par téléphone, ou de nous voir. Le Président ne manque pas de délicatesse. Il a été le premier à se manifester lorsque j'ai eu des problèmes de santé. Au plan politique, Nicolas Sarkozy assume avec responsabilité sa mission de fédérateur des différentes sensibilités de la majorité. Dans ce cadre-là, le MPF conserve son identité et ses convictions, mais ne se trompe jamais d'adversaire.

Jacques Bompard, maire d'Orange et cadre de votre parti, présente une liste en Provence-Alpes-Côte d'Azur face à celle de l'UMP. Le soutenez-vous ?

Jacques Bompard est un ami. Il a une fermeté de convictions alliée à une vraie réussite locale. Mais je soutiens la liste de la majorité présidentielle en Provence-Alpes-Côte d'Azur et sa tête de liste, Thierry Mariani.

Pensez-vous que la droite va reconquérir la région des Pays-de-la-Loire ?

Oui. Tout se joue au premier tour. La liste arrivée en tête bénéficie d'une dynamique. Nous avons donc réalisé une liste commune de la majorité présidentielle. J'ai bon espoir que Jean Arthuis la rejoigne. Nos têtes de liste ont 35 ans. Et notre chef de file, Christophe Béchu, président du conseil général du Maine-et-Loire, a du charisme, de l'énergie et un projet qui tranche avec une gestion socialiste sans autre horizon que l'impôt.

Vous avez fait exclure votre bras droit de toujours, le sénateur Bruno Retailleau, du comité directeur du Puy-du-Fou. La nouvelle a suscité de l'émotion parmi vos proches. La brouille est-elle définitive ?

Il n'y a aucun lien entre le Puy-du-Fou que j'ai créé et le conseil général de la Vendée que je préside. Je ne commenterai donc pas la vie interne d'une association. L'humeur des jours ne peut pas entamer une très ancienne amitié. Bruno demeure mon premier vice-président du conseil général. La majorité départementale est unie et va de l'avant. Elle est entièrement tournée vers un objectif : gagner les régionales.





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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 00:37

(dépêches)


Année 2010, année De Villepin ?


http://www.lepost.fr/article/2010/01/13/1884826_une-candidature-dissidente-de-villepin-possible-en-2012.html
Une candidature "dissidente" de Villepin "possible" en 2012? "C'est envisageable"
 Dominique de Villepin, election présidentielle, Nicolas Sarkozy, Patrick Devedjian, Georges Tron, Jean-Pierre Grand
Par Alex Lemarié de La rédaction du Post le 13/01/2010 à 16:31, vu 4330 fois, 94   Devedjian juge "possible" que l'ex-Premier ministre se présente à côté du candidat officiel de l'UMP. Sur Le Post, des proches de Villepin réagissent.


 
Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, le 18 janvier 2007.
MAXPPP

Dominique de Villepin osera-t-il se présenter à côté du candidat officiel de l'UMP en 2012, qui devrait être -sauf surprise- Nicolas Sarkozy?

C'est ce que pense Patrick Devedjian.

1. La candidature "dissidente" de Villepin est "possible"

Le ministre de la Relance a jugé ce mercredi "possible" la candidature "dissidente" de l'ancien Premier ministre à l'élection présidentielle de 2012, rapporte Le Figaro.fr.

"Ce n'est pas la première fois qu'il y aura des candidatures dissidentes, si (Dominique de Villepin) l'est, ce qui est possible", a-t-il déclaré devant l'Association des journalistes parlementaires.

Patrick Devedjian, qui a attaqué le Conseil constitutionnel dans une tribune au Monde de ce mardi, a également précisé qu'il est "très favorable" à une nouvelle candidature de Nicolas Sarkozy en 2012.

2. "Devedjian a sorti la brosse à reluire avec Sarkozy"

Qu'en pensent les proches de Dominique de Villepin?

Contactés par Le Post, les députés UMP Jean-Pierre Grand et Georges Tron réagissent chacun à leur manière aux propos de Patrick Devedjian.

Pour Jean-Pierre Grand, le ministre de la Relance "ne dit pas ça par hasard". "Comme tout le monde sait qu'il est en délicatesse à l'Elysée, Patrick Devedjian a sorti la brosse à reluire avec Nicolas Sarkozy pour essayer de revenir dans le premier cercle du Président. C'est ce qu'on appelle le phénomène de cour", explique au Post le député de l'Hérault.

"Le choix du mot dissident est un mot assassin", dénonce encore Jean-Pierre Grand. Avant de préciser que les propos de Patrick Devedjian "ont bien faire rire les villepinistes".

Georges Tron, lui, explique au Post que les propos du ministre "ne l'ont pas fait rire". Il juge "incongru" et "maldroit" de "tenir de tels propos à deux ans et demi de la prochaine présidentielle", alors qu'"on ne connaît même pas les intentions de Nicolas Sarkozy".

Le député de l'Essonne estime aussi que le le mot "dissident", qui a "une connotation péjorative" n'est "pas choisi par hasard".


3. Villepin "songe" à se présenter...

Mais sur le fond, Dominique de Villepin osera-t-il se présenter à côté du candidat officiel de l'UMP en 2012?

Jean-Pierre Grand confie au Post qu'il juge ce scénario "envisageable" et rappelle que samedi dernier, à Doha, l'ancien Premier ministre a confié à des Français "qu'il songeait" à se présenter à la prochaine élection présidentielle.



Une faute d'orthographe, de grammaire, une erreur à signaler? Ecrivez à politique@lepost.fr avec votre correction et en indiquant l'url du post.


(Sources: Le Post.fr, Le Figaro.fr, bscnews.fr)

A lire sur LePost.fr:
- Face à Sarkozy, Villepin a-t-il un boulevard au centre droit?
- Villepin: "Il faut arrêter" le "mauvais débat" sur l'identité nationale


A lire sur le web :
- Le Monde: Patrick Devedjian : "Je souhaite que le Conseil constitutionnel soit à l'abri des soupçons"

  
Par Alex Lemarié de La rédaction du Post (843 )

http://www.lepost.fr/article/2010/01/13/1885393_villepin-une-alternative.html
Villepin, une alternative ?
 Dominique de Villepin, François Bayrou, Jean-François Copé, Politique
 Par LouisdeSA le 13/01/2010 à 22:45, vu 499 fois, 0   Une candidature "dissidente" de Villepin "possible"... par La rédaction du Post

La fable serait charmante, s'il n'y avait les dures lois de la réalité. Dominique de Vllepin est complètement seul. Il n'est escorté que de quelques mécènes bienveillants. Son réseau social fondé grâce à SocialGO est un échec cuisant. La présidente du Club Villepin est de la même eau que les groupies qui entouraient François Bayrou. Brigitte Girardin n'a malheureusement pas le niveau pour fédérer un mouvement de rassemblement populaire.

Aujourd'hui, seul Jean-François Copé semble armé pour prendre la relève. C'est d'ailleurs significatif dans cette vidéo où les appétits s'aiguisent. On en a déjà parlé ici : http://www.lepost.fr/article/2010/01/13/1883755_jean-francois-cope-attire-deja-les-talents_1_0_1.html Il est peut-être utile de reposter la vidéo au cas où...

 



C'est là qu'on voit qu'il y a un monde entre les gentils internautes de Monsieur de Villepin qui posent posément pour la photo dans un bar branché

 

et cet homme, Raphaël Ader, qui sait où il va, avec une détermination qui en fait d'ores et déjà un grand de la politique de demain.

  
 Alerter les modérateurs Par LouisdeSA (33 )

http://www.lepost.fr/article/2009/12/27/1859239_dominique-de-villepin-est-deja-en-campagne.html
Face à Sarkozy, Villepin a-t-il un boulevard au centre droit?
 Dominique de Villepin, Clearstream, club villepin, Nicolas Sarkozy, Modem, Nouveau Centre
 Par Mancioday le 27/12/2009 à 16:07, vu 6132 fois, 24  
Le début de l’année 2010 commencera tambour battant pour Dominique de Villepin. Alors que le verdict de l’affaire Clearstream est attendu le 28 janvier, l’ancien Premier ministre structure son club politique et pense déjà à 2012…



Dominique de Villepin (photo d'archives)


La création d'un pôle gaulliste et républicain


Ces derniers mois, Dominique de Villepin a sillonné la France en se déplaçant notamment en Bourgogne, en Aquitaine ou bien encore dans le Midi afin d’aller à la rencontre des Français.  De ce vaste tour de France, il a  tiré quelques précieux  enseignements. Il est désormais conscient que l’hostilité à l’égard du gouvernement ne cesse de croître et que les régionales risquent de se transformer en véritable marasme pour l’UMP. Pendant ce temps là, sa côte de popularité ne cesse de croître. Le dernier sondage IFOP le crédite d’ailleurs de 8% d’opinions favorables dont 15% en Ile-de-France en cas de 1er tour des présidentielles.

Dès lors, Dominique de Villepin se prend à rêver et ne cache plus son envie de se présenter. Alors que ses soutiens sont de plus en plus nombreux, l’ancien hôte de Matignon n’entend pas fonder un groupe parlementaire. Pourtant son club politique rassemble aujourd’hui près de 7000 membres dont près de 30 députés, les derniers ralliements en date étant ceux de Jean Ueberschlag et de Marie-Anne Montchamp.

Comme l’a bien résumé Denis Bonzy, ce socle de 8% le dispense de l’appui d’un parti. L’ambition de Dominique de Villepin est de favoriser un mouvement populaire horizontal plutôt que la structure pyramidale des partis traditionnels. Ce « pôle gaulliste, républicain et social » qu’il appelle de ses vœux entend peu à peu prendre forme autour de son club politique. Au cours du mois de janvier, des antennes départementales verront d’ailleurs le jour un peu partout en France.

La bataille du centre droit

Dominique de Villepin sait  qu’il faudra jouer des coudes pour se tailler une place au sein de l’échiquier politique en 2012. A l’instar de Jacques Chirac en 1995, son salut passe par le centre droit. Alors qu’il y a un an cette probabilité semblait impossible, la donne est aujourd’hui tout autre. François Bayrou a commis une erreur stratégique monumentale en orientant le Modem à gauche. Il ainsi involontairement livré un boulevard à un Dominique de Villepin qui n’en demandait pas tant. C’est donc tout naturellement que les villepinistes n’ont pas répondu à l’appel au rassemblement de François Bayrou.


Mais Nicolas Sarkozy n’ignore pas la menace. Le chef de l’Etat sait désormais que le procès Clearstream est perdu, Dominique de Villepin en a remporté la victoire médiatique. Le verdict n’en changera pas l’issue.  Si l’ancien Premier ministre est condamné, il fera appel et cela ne fera que renforcer davantage son statut de martyr. S’il est blanchi, la défaite ne sera que plus cinglante.

L’arme qu’entend employer Nicolas Sarkozy pour faire face à Dominique de Villepin, c’est tout simplement le Nouveau Centre. Le chef de l’Etat souhaite en faire bien plus qu’un appendice de l’UMP, l’opération de récupération du sigle UDF va dans ce sens et lui donnerait une certaine légitimité historique.

Dernièrement Hervé Morin n’a ainsi pas hésité à déclarer qu’il n’excluait pas qu’un candidat du Nouveau Centre se présente en 2012. Ceci afin de fragmenter un peu plus l’électorat de Dominique de Villepin. Maintenant Hervé Morin paraitra t-il crédible en alternative à Nicolas Sarkozy ? Rien n’est moins sûr…

Pearltrees sur Villepin et 2012




(Sources: L'Express.fr, Le Figaro.fr, 2villepin.free.fr, clubvillepin.fr, nouvelobs.com, lepoint.fr)

A lire sur LePost.fr:
- Juppé, SOS Racisme et l'identité nationale: Même combat pour 2012?
- Villepin: "Il faut arrêter" le "mauvais débat" sur l'identité nationale
- Villepin: "Le débat sur l'identité nationale est autoritaire et absurde"

  
 Alerter les modérateurs Par Mancioday (171






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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 10:29

(dépêche)


Rachida Dati va devenir avocate


http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/01/08/rachida-dati-va-bientot-porter-la-robe-d-avocat_1288950_823448.html
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-823448,50-1288950,0.html
Rachida Dati va bientôt porter la robe... d'avocat
LEMONDE.FR avec AFP | 08.01.10 | 08h29


'ancienne garde des sceaux Rachida Dati, actuellement députée européenne, va prochainement endosser la robe d'avocate au barreau de Paris où elle devrait prêter serment d'ici à la fin du mois de janvier, a indiqué, jeudi, le bâtonnier de Paris, Jean Castelain. "Rachida Dati a déposé un dossier pour rejoindre la barreau de Paris. Elle est magistrate, elle répond donc à tous les critères qui permettent à un magistrat de devenir avocat", a indiqué Me Castelain, confirmant une information du Figaro.fr.

 
Me Castelain a précisé ignorer quand aurait lieu la prestation de serment de l'ancienne garde des sceaux mais suppose qu'elle devrait intervenir avant la fin janvier. Des journées de prestation de serment se tiennent tous les mercredis du mois, a-t-il ajouté.

Les magistrats, comme les fonctionnaires et anciens fonctionnaires de catégorie A, "ou les personnes assimilées aux fonctionnaires de cette catégorie ayant exercé en cette qualité des activités juridiques pendant huit ans au moins, dans une administration ou un service public ou une organisation", font en effet partie des professions dispensées du certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA). Pour revêtir la robe, il leur suffit de présenter un dossier au conseil de l'ordre, qui nomme un rapporteur chargé de l'examiner dans un délai compris "entre quelques semaines et deux à trois mois", selon Me Castelain.

Beaucoup d'hommes politiques franchissent régulièrement le pas, tels, à droite, Jean-François Copé, Dominique de Villepin, François Baroin, Frédéric Lefebvre, ou, à gauche, le Vert Noël Mamère ou le socialiste Christophe Caresche. Ignorant la période exacte à laquelle Mme Dati a déposé son dossier, le bâtonnier estime vraisemblable que sa demande date de la fin de l'année 2009.



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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 10:19

(dépêches)


Un nouveau site internet pour l'UMP


http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/01/08/l-ump-ouvre-en-catimini-son-nouveau-site-internet_1288959_823448.html
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-823448,50-1288959,0.html
L'UMP ouvre en catimini son nouveau site Internet
LE MONDE | 08.01.10 | 09h07  •  Mis à jour le 08.01.10 | 17h11


ela fait plus d'un an que l'UMP parlait de son nouveau site Internet communautaire, façon Facebook, avec gourmandise. Entre-temps, Xavier Bertrand, le secrétaire général de l'UMP, l'a présenté comme un projet-phare de sa stratégie de modernisation du mouvement. Jusqu'à sa présentation en grande pompe lors de l'Université d'été du parti, en septembre 2009, avec l'annonce d'un lancement mi-novembre et le dévoilement d'un nom inspiré du fameux "Yes we can" de Barack Obama : Lescreateursdepossibles.com. Puis… plus rien. Jusqu'à ce jeudi 7 janvier, où le site a été lancé en catimini, sans communiqué de presse.

 
Pourquoi, subitement, une telle discrétion ? "Un site communautaire s'adresse aux familiers de l'Internet, justifie la direction de la communication de l'UMP. On n'a pas besoin de le lancer avec flonflons et trompettes."

Mardi, le mouvement a tout de même réuni une dizaine de blogueurs "influents" pour leur dévoiler, deux jours avant le top-départ, sa plate-forme définitive, en compagnie de deux ministres : Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire générale-adjointe de l'UMP, et Benoist Apparu, en charge du numérique au sein du parti.

Pourquoi, aussi, un tel retard ? "Nous avons fait des tests auprès d'utilisateurs. Il en ressortait qu'ils étaient séduits par le principe, mais qu'ils n'en comprenaient pas, lors des premières secondes d'utilisation, primordiales, le fonctionnement", explique M. Apparu.

La copie rendue par l'agence Isobar, du communicant Christophe Lambert, a donc été revue. Un débat a aussi eu lieu sur la manière de contrôler le site, ouvert à qui veut s'y inscrire. Les contributions des internautes ne seront finalement censurées a priori que sur les critères légaux – des mots-clés interdits seront chassés pour éviter racisme et antisémitisme. "Nous éliminerons bien sûr a posteriori les insultes", prévient M. Apparu.

Au total, quinze personnes travailleront à l'UMP sur ce site et son complément, un nouveau site institutionnel qui sera lancé le 17 janvier. Leur création a coûté la bagatelle de 500 000 euros.

Pour quel résultat ? "Le principe d'un site où n'importe qui peut lancer une initiative est courageux. Mais dangereux… Cela peut rapidement devenir avant tout le lieu des opposants ! Ce n'est pas un site qui permettra de trouver des adhérents. La moindre réunion organisée peut être noyautée", estime Emery, l'un des blogueurs invités mardi. A suivre. M. Apparu annonçait, jeudi, déjà 60 000 inscrits au site. Largement recrutés, manifestement, avant son lancement…



Pierre Jaxel-Truer
Article paru dans l'édition du 09.01.10


http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/01/02/la-direction-de-l-ump-veut-investir-la-toile-pour-fonder-un-reseau-communautaire_1137120_823448.html
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-823448,50-1137120,0.html
La direction de l'UMP veut investir la Toile pour fonder un réseau communautaire
LE MONDE | 02.01.09 | 10h23  •  Mis à jour le 08.01.10 | 09h04


e nouveau secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, devra mettre en œuvre la mutation : basculer le parti sur Internet. Inspiré par les méthodes de Barack Obama, qui avait fait de la Toile son arme de communication, Nicolas Sarkozy a donné six mois aux dirigeants de l'UMP pour se doter d'une infrastructure performante.

 
Depuis l'été 2008, une cellule stratégique, composée d'un spécialiste des études d'opinions, Pierre Giacometti, du communicant Christophe Lambert, du publicitaire Jean-Michel Goudard et de l'ancien journaliste Patrick Buisson, a élaboré un diagnostic. Chaque semaine, la cellule s'est réunie autour de Xavier Bertrand et de Nathalie Kosciusko-Morizet. A la lecture des études apportées par M. Giacometti, la direction de l'UMP a étudié à la loupe les attentes des Français et leurs relations aux partis politiques.

Le diagnostic posé, l'UMP a sélectionné, en décembre, l'agence Isobar pour refonder son site Internet et inventer les outils d'un réseau communautaire. Le chef de l'Etat veut faire de l'UMP un parti de masse, capable de dépasser les seuls militants pour s'ouvrir à des publics non encartés mais intéressés par la chose publique. Et susceptible, en période électorale, de transformer un membre de la communauté en relais d'opinion.

Premier parti de France avec 280 000 adhérents, l'UMP a vu fondre ses effectifs comparé à la campagne présidentielle de 2007, où elle avait atteint 375 000 adhérents. Sous la pression de M. Sarkozy, Patrick Devedjian avait dû inventer des stratagèmes pour regagner des militants.

L'EXEMPLE DE BARACK OBAMA

Il avait notamment décidé d'avancer l'échéance du renouvellement des instances locales pour inciter les militants à renouveler leur adhésion. Il avait acté l'organisation de primaires pour les élections régionales. Mais les dirigeants savent qu'ils ont atteint un plafond dans la configuration actuelle.

Le tournant d'Internet va impliquer des choix stratégiques et financiers, ainsi que des redéploiements de personnel pour ce parti qui emploie déjà 110 personnes. "Nous allons changer les métiers de l'UMP, aller vers plus de professionnalisation", explique un membre de la direction. Là aussi, le parti prend exemple sur Barack Obama, qui s'était entouré des meilleurs professionnels de la Toile, en recrutant notamment le cofondateur du réseau Facebook, Chris Hughes.

Jusqu'à présent, les tentatives de l'UMP pour investir Internet n'ont pas été vraiment concluantes. Les "ateliers du changement" organisés autour d'économistes sur le thème de la refondation du capitalisme et diffusés en direct sur le site n'ont pas drainé un public massif. Ni les nouveaux formats de débats de société, "Controverses" et "Agit'pop", animés par Mme Kosciusko-Morizet.

"Le but est de montrer que le débat d'idées s'exerce à l'UMP et non plus à gauche", justifie la direction. Les conseillers de M. Sarkozy ont pour seule ligne d'horizon 2012. "C'est dans la campagne présidentielle qu'un parti, un candidat, peut susciter des mouvements de fond d'adhésions. Et c'est à ce rendez-vous que nous nous préparons", expliquent-ils.

 
Sophie Landrin





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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 13:49

(dépêches)


Hervé de Charette quitte l'UMP


http://www.lexpress.fr/actualite/politique/herve-de-charette-claque-la-porte-de-l-ump_834155.html?XTOR=EPR-181
Majorité
Hervé de Charette claque la porte de l'UMP
Par Eric Mandonnet, publié le 07/12/2009 à 11:33 - mis à jour le 07/12/2009 à 11:54

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L'ancien ministre de Jacques Chirac trouve le parti présidentiel trop à droite.

L'ancien ministre des Affaires étrangères de Jacques Chirac, Hervé de Charette, annoncera mardi 8 décembre qu'il quitte l'UMP, jugeant le parti trop à droite. Il sera l'invité de RTL à 7h50. Député du Maine-et-Loire, ce membre fondateur de l'UMP a longtemps été proche de Valéry Giscard d'Estaing.

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http://www.lexpress.fr/actualite/politique/l-opa-de-morin-sur-l-ex-udf-affole-les-centristes_832345.html
L'OPA de Morin sur l'ex-UDF affole les centristes
Par Emilie Cailleau, Eric Mandonnet, Thierry Dupont, publié le 01/12/2009 à 14:34 - mis à jour le 01/12/2009 à 23:05

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Hervé Morin, président du Nouveau centre, veut récupérer  le sigle de l'ancienne UDF. Un coup de force auquel s'opposent le Modem et les autres chapelles du centre.


REUTERS/Benoit Tessier

Le président du Nouveau Centre veut rebaptiser son parti l'UDF.

Le Nouveau centre, allié de l'UMP, veut récupérer le nom de l'UDF. Hervé Morin, son président, l'a annoncé lundi 30 novembre devant des journalistes. "Une OPA" assumée par le ministre de la Défense qui compte l'officialiser lors du conseil national de son parti à venir à Paris, le 12 décembre prochain.

Derrière cette annonce, Hervé Morin cherche à donner plus de visibilité à sa formation, qui regroupe les centristes ralliés à la majorité présidentielle en 2007. Pour gagner en notoriété, il suffirait donc de renouer avec l'héritage de l'UDF, cette formation créée en 1978 pour soutenir l'action de Valéry Giscard d'Estaing.

Le 30 novembre 2007, un congrès extraordinaire de l'UDF avait voté la délégation des responsabilités politiques du parti aux instances du MoDem, nouvellement créé. Un bureau de 30 membres avait alors été chargé de veiller au nom et au patrimoine de l'ancien parti pour une période transitoire de trois ans, jusqu'en 2010.Problème, le Nouveau centre ne fait pas partie du bureau de 30 membres, qui gère aujourd'hui l'existence juridique de l'UDF (voir encadré). Celui-ci est composé d'une majorité de membres du MoDem et d'une minorité de centristes proches du sénateur de la Mayenne, Jean Arthuis.

"L'UDF a tenu un congrès en novembre 2007 par lequel il a décidé de déléguer au MoDem son activité et sa reponsabilité politique et de se mettre en sommeil pendant trois ans, rappelle Bernard Lehideux, conseiller régional d'Île-de-France (MoDem), joint par LEXPRESS.fr. Or M. Morin ne fait pas partie de cette instance. Il ne peut donc pas revendiquer un sigle dont il n'a pas la maîtrise."

L'ambition du patron du Nouveau centre, revendiquée depuis l'université d'été du parti, relèverait plus d'une marotte sans fondement que d'une annonce politique sérieuse, pour le démocrate. "C'est comme si je voulais prendre la marque du Parti radical de Jean-Luis Borloo, alors que je n'en suis pas membre!", ironise-t-il.

L'aventure personnelle d'Arthuis...

Dans sa quête, Hervé Morin ne peut guère compter sur l'appui de Jean Arthuis. L'ancien ministre des Finances d'Alain Juppé a refusé de rejoindre le Modem comme le Nouveau centre. Il a créé un mouvement autonome, l'Alliance centriste, avec le but avoué de fédérer les différentes chapelles centristes. Il s'apprête d'ailleurs à conduire une liste autonome aux régionales dans les Pays de la Loire.

L'ex UDF aujourd'hui
Le Nouveau centre a été créé le 29 mai 2007 par des dissidents de l'Union pour la Démocratie Française (UDF).
Le MoDem a été créé le 10 mai 2007 par François Bayrou, alors président de l'UDF.
Aujourd'hui, le Nouveau centre est allié à la majorité, alors que le MoDem est dans l'opposition.Une initiative très mal accueillie par le Nouveau Centre. "Arthuis joue un jeu perso, tempête François Sauvadet, président du groupe NC à l'Assemblée. J'en appelle à son esprit de responsabilité. Il y a en politique un principe de réalité: l'Alliance centriste n'a pas de réalité et ne forgera pas d'avenir aux centristes. La division n'a jamais fait progresser. C'est pourquoi on lui tend la main pour qu'il nous rejoigne."

Ces manoeuvres autour de la vénérable UDF inquiète même ceux qui l'avaient quittée dès 2002 pour participer à la création de l'UMP. Pas plus que Bayrou, Pierre Méhaignerie, à la fibre démocrate-chértienne, ne souhaite le succès de l'OPA d'Hervé Morin et du Nouveau Centre. Trop marqués Parti républicain à son goût... Le député d'Ille-et-Vilaine devrait réunir les siens le 9 décembre pour faire le point sur leur situation.

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http://www.lexpress.fr/actualite/politique/villepin-veut-incarner-une-alternative-republicaine_824436.html
Villepin veut incarner "une alternative républicaine"
Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 28/10/2009 07:23 - mis à jour le 28/10/2009 07:37

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A la maison de l'Amérique latine, à Paris, Dominique de Villepin a vivement critiqué "l'esprit de cour" et le bilan de mi-mandat de Nicolas Sarkozy.

Dominique de Villepin n'a pas attendu le jugement du procès Clearstream pour relancer sa carrière politique. L'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a fustigé mardi soir "la concentration du pouvoir" qui conduit à "l'esprit de cour" et s'est posé, devant ses partisans réunis à la Maison de l'Amérique Latine à Paris, comme "une alternative républicaine" à Nicolas Sarkozy.

Devant près d'un millier de membres du Club Villepin, il a estimé que la France "ne peut plus vivre avec une concentration du pouvoir, une personnalisation du pouvoir qui nuit à son efficacité".


AFP/Thomas Coex

Dominique de Villepin à la Maison de l'Amérique Latine à Paris, le 27 octobre 2009

"Nous le voyons avec l'esprit de cour. Quand nous vivons à l'ère d'une démocratie d'opinion où jour après jour, ce sont les polémiques qui font l'actualité, nous ne répondons pas aux préoccupations des Français", a dit M. de Villepin, tout juste dégagé des longues auditions du procès Clearstream.

"Il n'est pas besoin de grand débat sur l'identité nationale"

"Une polémique chasse l'autre. On l'a vu récemment avec un certain nombre d'affaires qui ont occupé le devant de la scène", a-t-il dit en allusion aux polémiques sur les écrits de Frédéric Mitterrand et les ambitions de Jean Sarkozy.

En référence à la dernière controverse en date - l'ouverture d'un débat sur l'identité nationale préconisée par le ministre de l'Immigration Eric Besson - l'ex-locataire de Matignon a lancé: "il n'est pas besoin de grand débat sur la République, sur l'identité nationale. Il est simplement nécessaire de faire vivre les principes qui sont les nôtres: liberté, égalité, fraternité".

Qualifiant le rassemblement "d'acte fondateur", il a proposé, entouré de sa garde rapprochée, une "alternative républicaine", "au-delà des clans", tout en admettant que "cela ne se construit pas en un jour". "Merci pour aujourd'hui et merci pour demain", a-t-il lancé, sous les applaudissements, en référence à la présidentielle de 2012.

"La République est en danger"

S'il a rendu une fois hommage à l'action de Nicolas Sarkozy, sur la présidence française de l'Union européenne, M. de Villepin s'est livré, pendant près d'une demi-heure, à une attaque en règle du bilan à mi-quinquennat du chef de l'Etat.

"Les Français ont le sentiment que le temps passe et que rien ne change" avec des réformes imposées "d'en haut" et "sans résultat", a-t-il dit, estimant qu'avec la spirale du "chômage" et de la "dette", "oui, la République est en danger".

Sans citer son rival, il a dénoncé "la France qui stigmatise" et "l'incapacité à corriger sa copie au jour le jour". "L'entêtement, et j'en sais quelque chose, n'est pas toujours de bon conseil", a-t-il plaisanté dans une allusion à son fiasco sur le CPE en 2006.

M. de Villepin a aussi reproché à M. Sarkozy de créer un "déséquilibre institutionnel" alors que président et Premier ministre doivent "chacun compléter le travail de l'autre". Dans une courte allusion au procès Clearstream, il a réclamé le respect de "l'indépendance du système judiciaire".

Outre les députés estampillés villepinistes comme François Goulard, Jean-Pierre Grand ou Jacques Le Guen, étaient présents l'ex-ministre de Jacques Chirac, Marie-Anne Montchamp, et le président de Debout la République Nicolas Dupont-Aignan, tout comme son épouse Marie-Laure de Villepin, une bonne partie de son ancien cabinet à Matignon, ou encore la chanteuse Dani.

En raison de l'affluence dans les salons de la Maison de l'Amérique Latine, M. de Villepin a dû prononcer un second discours devant ses partisans retenus au rez-de-chaussée.

"Ceux qui osent encore prétendre que tu es un homme seul sont vraiment dans l'erreur", a lancé l'ex-ministre Brigitte Girardin qui, sans évoquer l'échéance de 2012, a promis de l'alimenter, via le Club Villepin qu'elle préside, en "propositions concrètes fin 2010".

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En supplément
Vidéo - Dominique de Villepin, rock star d'un soir

Article - Villepin veut incarner "une alternative républicaine"
Article - Malgré le refus de Bayrou, Royal maintient sa main tendue au MoDem
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Article - "L'alliance du MoDem avec la droite est impossible"
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http://www.lexpress.fr/actualite/politique/jean-arthuis-veut-rassembler-les-centristes-en-vue-des-regionales_831419.html
Jean Arthuis veut rassembler les centristes en vue des Régionales
Par Tefy Andriamanana, publié le 27/11/2009 à 18:13 - mis à jour le 27/11/2009 à 18:57

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REUTERS/Charles Platiau

Jean Arthuis (gauche) veut unir des partis centrises en vue des Régionales.

Le sénateur de la Mayenne veut constituer des listes communes du Nouveau Centre au MoDem.

La famille centriste va-t-elle s'unir pour les Régionales? Jean Arthuis, sénateur de la Mayenne, voudrait rassembler les différents partis du centre, comme le Nouveau Centre, le MoDem et son propre mouvement, l'Alliance Centriste. Issu de l'UDF, Jean Arthuis a quitté le MoDem après les municipales 2008, mais n'a pas pour autant rejoint le Nouveau Centre. Au Sénat, il siège au sein du groupe Union Centriste qui regroupe toutes les tendances du centre.

Il dit vouloir conduire dans les Pays de la Loire une liste d'union des centristes et souhaite que d'autres listes de ce type voient le jour partout en France. Il affirme également vouloir obtenir plus de 10% des voix et ainsi se maintenir au second tour sauf  si ce maintien joue en faveur du Front national.

"Pas de priorité" pour les alliances

Un tel rassemblement paraît hypothétique. Le Nouveau Centre a déjà conclu mardi un accord d'union dès le premier tour avec l'UMP, notamment en Île-de-France. Pour Jean Arthuis, joint par LEXPRESS.fr, ce n'est pas un obstacle. Dans sa région, les Pays-de-la-Loire, "il y a comme un hiatus entre la direction du parti et la base", dit-il. Il évoque aussi des discussions en cours en Alsace et en Bretagne.

Président du Conseil général de la Mayenne, il dirige le département avec l'UMP. Il dit pourtant n'avoir "pas de priorité" en matière d'alliance pour les Régionales. Il se dit disposé à participer à des exécutifs avec la liste "qui partage le plus" ses idées. "Mais le plus important, ce n'est pas de savoir si on va s'allier avec Pierre ou Paul, c'est de savoir quel projet on va défendre", ajoute-t-il, évoquant notamment la décentralisation.

Pour Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Cher et vice-présidente du MoDem, le projet de Jean Arthuis n'est qu'un "bel idéal". "Il veut faire une liste avec tous les centristes mais il y a déjà un parti qui a dit non", dit-elle évoquant l'accord NC-UMP. Elle écarte donc tout ralliement à ce projet avorté, mais "si des gens de chez M. Arthuis veulent venir chez nous, ils le peuvent", explique-t-elle

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http://www.lexpress.fr/actualite/monde/de-charette-sur-tibehirine-je-ne-suis-pas-sur-de-connaitre-la-verite_773003.html
Assassinat des moines de Tibéhirine
De Charette: "Je ne suis pas sûr de connaître la vérité"
Par Henri Haget, publié le 07/07/2009 11:54 - mis à jour le 07/07/2009 13:37

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Alors que la thèse de l'assassinat des moines de Tibéhirine par le GIA se trouve remise en question après le témoignage d'un  ex-général français affirmant que ce massacre est dû à une bavure de l'armée algérienne, le ministre des affaires étrangères de l'époque, Hervé de Charrette, répond aux questions de LEXPRESS.fr.

Que pensez-vous des révélations du général François Buchwalter qui impute l'assassinat des moines de Tibéhirine à l'armée algérienne et qui prétend que le black-out a été décrété dans cette affaire, en dépit des informations fournies à sa hierarchie et à l'ambassadeur de France à Alger sur l'implication des militaires?

Ce genre d'affaires suscite toujours le même type de remontées d'huile destinées à battre en brèche la version officielle. Seize ans après, on trouve encore des gens pour affirmer qu'on ne connaît pas la vérité sur le suicide de Pierre Bérégovoy. Il y a toujours des personnes qui trouvent intérêt à manipuler les informations sur des dossiers sensibles. En tant que ministre des affaires étrangères, je n'ai jamais eu connaissance de cette thèse développée aujourd'hui par monsieur Buchwalter. Pour moi, ce n'est qu'une opinion, celle d'un fonctionnaire parmi tant d'autres.


AFP PHOTO POOL JACQUES DEMARTHON

Hervé de Charette, qui fut ministre des Affaires étrangères de 1995 à 1997, considère le témoignage du général Buchwalter comme "une opinion parmi tant d'autres".

Le gouvernement français a-t-il laissé son homologue algérien gérer cette crise à sa manière? Quelles étaient les consignes au sommet de l'Etat?

 Il n'y avait qu'une seule priorité: retrouver les moines vivants. Et nous n'avons jamais pensé que les autorités algériennes pouvaient avoir une autre préoccupation. La cellule de crise qui se réunissait chaque jour au Quai d'Orsay, sous ma responsabilité, avait pour but de rassembler le maximum d'informations. Il n'a jamais été question de dicter une quelconque ligne de conduite aux autorités algériennes.

Le gouvernement de Lamine Zeroual avait donc carte blanche pour régler le problème?

Ce n'est pas aussi carré que ça. Les services secrets français travaillaient, bien entendu, sur cette affaire. Mais, comme vous le savez, ni la DGSE, ni la DST ne dépendent du ministère des affaires étrangères...

En 2003, la plainte déposée par les familles des moines assassinés ne vous a pas incité à vous repencher sur cette tragédie?

Depuis treize ans, je suis sollicité en permanence par des journalistes qui cherchent à réécrire l'Histoire. Je n'ai jamais donné suite. Qu'une procédure judiciaire ait été ouverte en 2003 ne m'ébranle pas davantage.

Est-ce à dire que vous êtes sûr de connaître la vérité sur l'assassinat des moines?

Non. Je ne suis sûr de rien. J'ai une opinion. Mais ce n'est pas mon rôle de chercher à résoudre une enquête judiciaire.

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En supplément
Article - L'OPA de Morin sur l'ex-UDF affole les centristes
Article - Jean Arthuis veut rassembler les centristes en vue des Régionales
Article - De Charette: "Je ne suis pas sûr de connaître la vérité"
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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 13:57

(dépêche)


L'ambition présidentielle de NKM


Nathalie Kosciusko-Morizet : « Je veux être présidente de la République » !

il y a 4 heures 1 min
Purepeople.com

Maman de deux garçons, Paul-Elie et Louis-Abel, respectivement 4 ans et 1 mois, Nathalie Kosciusko-Morizet n'a pas tardé à revenir sous les projecteurs gouvernementaux après son congé maternité. Cependant, en plus d'assurer la fonction de secrétaire d'État à la prospective et au développement de l'économie numérique, elle fait la promotion d'un essai, Tu viens ? (aux éditions Gallimard, depuis le 29 octobre), dans différents médias comme dans les pages de Libération. Bénéficiant du fameux « portrait » du quotidien, elle est décrite judicieusement comme une bohème « aux faux airs d'Agnès Jaoui » et comme une femme non conformiste.

A 36 ans, NKM a aussi d'ambitieux désirs d'avenir qui la mettent en concurrence avec d'autres femmes politiques telles que Ségolène Royal, puisqu'elle aussi veut « être présidente de la République » ! Elle le déclare sans détours dans son essai qui est déjà dans les librairies. Une femme décidée et déterminée dans les méandres du pouvoirs et qui, dans son prologue, parle « d'insignifiance historique des femmes » qui les « prive de modèle ». NKM n'a peur de rien, ni des hackers qui piratent le système informatique de sa mairie de Longjumeau ni de se présenter comme non pas première dame de France mais première femme de France !




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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 16:44

(dépêches)


http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Pourquoi-nous-ne-voterons-pas-la-reforme-de-la-taxe-professionnelle-146603/
Politique |  31 Octobre 2009  |  Mise à jour le 2 Novembre 2009

"Pourquoi nous ne voterons pas la réforme de la taxe professionnelle"
Exclusif. Dans les colonnes du Journal du Dimanche à paraître, Jean-Pierre Raffarin et 24 sénateurs* expliquent pourquoi ils ne voteront pas la réforme de la taxe professionnelle. Voici leur tribune.

"Les réformes relatives aux territoires nécessitent à la fois sagesse et volontarisme pour une décentralisation juste et efficace. A la veille du Congrès des maires de France, nous entendons répondre aux préoccupations et inquiétudes des élus et exprimer nos convictions, en toute liberté et responsabilité.

Sénateurs, militants de la République décentralisée, nous souhaitons porter sur les réformes qui nous sont proposées un jugement sage, juste et réformateur. La réforme des collectivités territoriales nous paraît stratégique et moderne. Nous la soutiendrons avec conviction. Les décentralisateurs sont dans le camp des réformateurs. L’immobilisme est le pire adversaire de la décentralisation. Le débat sur les structures, leurs compétences et leurs moyens financiers est nécessaire à l’avenir de la République décentralisée. Il s’agit d’apporter à notre organisation territoriale plus de lisibilité, plus d’efficacité et un meilleur rapport coûts-avantages.

La réforme des collectivités territoriales et la recherche de plus de compétitivité pour les entreprises françaises nous conduisent à souhaiter une réforme de la taxe professionnelle. Les entreprises françaises sont pénalisées fiscalement par rapport à leurs concurrentes étrangères. Là aussi, nous sommes dans le camp des réformateurs. Cependant, la réforme de la taxe professionnelle, actuellement proposée par l’exécutif, ne peut être votée en l’état. Si le volet "allègement fiscal" pour les entreprises ne nous pose pas de problème et peut donc être voté rapidement, en revanche le travail relatif au volet territorial de la réforme n’est pas achevé.

L’actuelle proposition n’est ni claire, ni juste, ni conforme à nos convictions d’élus enracinés. Nous ne pouvons prendre à la légère l’inquiétude profonde et légitime de tous les élus qui, à la tête de leurs collectivités territoriales, sont les premiers investisseurs du pays.

Il nous apparaît peu rationnel de mener la réforme des finances avant celle des compétences. Le principe de réalité nous conduit à penser qu’il est nécessaire de voter d’abord la réforme des collectivités territoriales, puis la réforme de la taxe professionnelle. La seconde doit trouver ses fondations dans les choix et principes de la première.

Définissons les compétences de chaque échelon territorial puis, sereinement, logiquement et équitablement, répartissons les recettes fiscales en fonction des missions des différents échelons. Afin d’être informés en toute clarté et connaissance de cause, les élus ont besoin des simulations financières et fiscales que Bercy est dans l’impossibilité de fournir dans les délais impartis.

Puisque la réforme proposée n’impactera pas les budgets territoriaux de 2010, il est possible de voter la réforme des collectivités territoriales et leurs compétences avant 2011, année au cours de laquelle s’appliquera la réforme de la taxe professionnelle.

Pour toutes ces raisons nous proposons un amendement visant à donner le temps nécessaire au bon ordre des réformes. Nous voulons des simulations avant les décisions. Il s’agit de nous donner le temps pour une réforme plus juste et plus efficace. Le bloc communal qui doit être renforcé par la réforme des collectivités territoriales, l’acte III de la décentralisation, ne peut être fragilisé par la réforme de la taxe professionnelle.

Représentants de la Haute Assemblée, nous voulons promouvoir la sagesse réformatrice."

*René Beaumont (Saône-et-Loire), Michel Bécot (Deux-Sèvres), Pierre Bernard-Reymond (Hautes-Alpes) , Joël Billard (Eure-et-Loir), Jacques Blanc (Lozère), Paul Blanc (Pyrénées-Orientales), Pierre Bordier (Yonne), Christian Cambon (Val-de-Marne), Jean-Claude Carle (Haute-Savoie), Alain Chatillon (Haute-Garonne), Philippe Dallier (Seine-Saint-Denis), Béatrice Descamps (Nord), Alain Fouché (Vienne), René Garrec (Calvados), Françoise Henneron (Pas-de-Calais), Michel Houel (Seine-et-Marne), Alain Houpert (Côte-d’Or), Jean-Marc Juilhard (Puy-de-Dôme), Jean-René Lecerf (Nord), Antoine Lefèvre (Aisne), Philippe Paul (Finistère), Jean-Pierre Raffarin (Vienne), Charles Revet (Seine-Maritime), Bernard Saugey (Isère).

http://www.carnetjpr.com/2009/10/31/pourquoi-nous-ne-voterons-pas-la-reforme-de-la-tp/



http://fr.news.yahoo.com/64/20091101/twl-raffarin-et-24-snateurs-ump-refusent-acb1c83.html
http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/11/01/raffarin-et-24-senateurs-ump-rejettent-la-reforme-de-la-taxe-professionnelle_1261307_823448.html#xtor=AL-32280184
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-823448,50-1261307,0.html
Taxe professionnelle : face à la fronde des sénateurs, l'UMP veut calmer le jeu
LEMONDE.FR | 01.11.09 | 07h57  •  Mis à jour le 02.11.09 | 09h49


'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin passe aux actes. Après avoir critiqué la réforme de la taxe professionnelle envisagée par le gouvernement et estimé qu'il n'y aurait pas de majorité au Sénat pour l'adopter, il a signé, avec vingt-quatre autres sénateurs UMP, une tribune dans Le Journal du dimanche du 1er novembre expliquant pourquoi ils ne voteraient pas la réforme.


 
Favorables à la réforme des collectivités territoriales également projetée par le gouvernement, ils ajoutent que celle-ci et "la recherche de plus de compétitivité pour les entreprises françaises", conduit à souhaiter une réforme de la taxe professionnelle. Ils approuvent son actuel volet "allègement fiscal" pour les entreprises, mais estiment que "le travail relatif au volet territorial de la réforme n'est pas achevé".

"L'actuelle proposition n'est ni claire, ni juste, ni conforme à nos convictions d'élus enracinés", écrivent-ils. Soucieux de "l'inquiétude profonde et légitime de tous les élus qui, à la tête de leurs collectivités territoriales, sont les premiers investisseurs du pays", ils jugent "peu rationnel de mener la réforme des finances avant celle des compétences".

L'UMP TENTE DE MINIMISER LE DIFFÉREND

Les vingt-cinq élus appellent à d'abord redéfinir les collectivités territoriales, avant de "sereinement, logiquement et équitablement, répartir les recettes fiscales en fonction des missions des différents échelons". Ils soulignent que "les élus ont besoin des simulations financières et fiscales que Bercy est dans l'impossibilité de fournir dans les délais impartis". Et mettent en avant que voter ces réformes "dans l'ordre" ne devrait pas empêcher que celle de la taxe professionnelle s'applique comme prévu en 2011.

Le porte-parole du PS, Benoît Hamon, a salué le fait que des parlementaires de droite "rejoignent" les socialistes sur ce sujet, et a "invité le président, qui a dit que sa marge de recul est zéro de chez zéro sur ce sujet, à revoir cette forme d'intransigeance, cet orgueil qui l'amène à penser systématiquement qu'il a raison seul contre tout le monde".

Dans la majorité, on a tenté de minimiser les différences entre le gouvernement et les élus signataires. "Ne nous emballons pas, tout le monde est d'accord pour dire qu'il faut au 1er janvier supprimer la taxe professionnelle, parce que priorité à l'emploi", a maintenu le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand. Il estime que la tribune en question s'apparente à "une demande de précisions supplémentaires". "Le débat est tout à fait souhaitable au Sénat", a-t-il souligné, en assurant qu'il permettrait d'"apporter les clarifications".

Dans la même veine, l'entourage de la ministre de l'économie, Christine Lagarde, a assuré que Bercy sera "à l'écoute" des sénateurs mécontents pour s'accorder sur "les évaluations qui leur semblent nécessaires". "Un travail commun a permis l'élaboration d'un texte qui a été voté à l'Assemblée nationale, et nous ferons la même chose avec les sénateurs", a assuré un représentant de Bercy, cité anonymement par l'AFP.



Le Monde.fr

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Une réforme qui inquiète

C'est Nicolas Sarkozy qui a proposé de réformer la taxe professionnelle, "impôt imbécile" sur les investissements des entreprises. Les collectivités territoriales s'inquiètent, car il s'agit de leur principale source de revenus : elles touchent ainsi 26 milliards des entreprises, et 10 milliards de l'Etat.

Dès 2010, les entreprises ne paieront plus que 18 milliards (5,7 de cotisation sur la valeur immobilière, et 11,4 au titre d'une nouvelle contribution complémentaire sur la valeur ajoutée, pour celles dont le chiffre d'affaires dépasse 500 000 euros), mais les pertes des collectivités seront compensées.

A partir de 2011, le gouvernement prévoyait que les département perçoivent 75% de la nouvelle contribution. Mais il a renoncé à instaurer une péréquation nationale du produit de cette contribution, les députés obtenant le maintien d'un lien fiscal entre les territoires et les entreprises qu'ils accueillent. –(Avec AFP)

http://www.carnetjpr.com/2009/10/31/pourquoi-nous-ne-voterons-pas-la-reforme-de-la-tp/
42 commentaires
POUPONNOT Yves dit :

31 octobre 2009 à 23:50
Taxe professionnelle: taxe anti économique!
Pourquoi, en France, sommes-nous dans le tout ou rien?
Serait-ce si difficile de lisser en douceur cette suppression, par exemple sur 5 ans et d’en vérifier chaque année l’incidence.
Ce serait une méthode, mais il y en a certainement d’autres. Nos fonctionnaires ne sont pas à court d’imagination et on peu leur faire confiance pour compliquer la méthode.
Nos politiques doivent anticiper, mais savent ils lire l’avenir?
Sommes-nous pas en période de diminution de dépense publique? Pourquoi les collectivités territoriales ne se serrerait pas la ceinture? LES DEPENSES SONT EN AUGMENTATION, LES SERVICES SONT EN REGRESSION.. Le management des employés territoriaux laisse souvent à désirer et c’est regrettable. Les élus montrent souvent de la pusillanimité devant les syndicats au nom de la sacro sainte tranquillité. Et je ne parle pas pas de la débauche d’investissement en matériels!
Les effets de la crise ne se font pas sentir dans ces milieux là.

REGARD dit :

1 novembre 2009 à 0:22
Voici une position qui est fort raisonnable.
Les réformes ne doivent pas conduire à la réformite, mais a des décisions susceptibles d’applications véritables, réelles et immédiates.
Devant l’inflation législative, il est difficile de suivre et de constater les améliorations pour nous, citoyens.
On a l’impression d’un méli-mélo de décisions et peu de résultats sensibles.
La communication du gouvernement, bien que coordonnée par un Ministre et des officines extérieures est insatisfaisante. Elle devrait venir compléter la communication présidentielle et ministérielle.
En 1963, nous avions réaliser sous l’égide de Mon sieur Peyrefitte un constat de 5 ans de cinquième.
Fin 2009, pourrions nous avoir le bilan précis de 3 ans de Présidence , projet par projet.

Jacques d'Hornes dit :

1 novembre 2009 à 7:43
Bonjour à tous,

Cher Monsieur le Premier Ministre,

Sage et pertinent plaidoyer qui justifie pleinement votre décision de ne pas voter la réforme de la TP. Cette réflexion va dans le bon sens de ce que doit être toute réforme, bien pensée, éviter les confusions, étudier tous les avantages et les inconvénients qui en découleront, etc…, vous pouvez également vous appuyer sur certains détails qui n’ont pas très bien fonctionné lors de la mise en place de l’acte II de la décentralisation et en plus vous avez le temps puisque la réforme proposée n’impactera pas les budgets territoriaux de 2010.

Trop souvent, je vous ai entendu dire quand vous étiez à Matignon au lendemain du vote et de l’application d’une loi ou d‘une réforme : « nous nous apercevons que nous n’arrivons pas au résultat escompté » . C’est sans doute parce que la réflexion n’avait pas été suffisamment mûrement réfléchie, il faut aller au plus profond des choses. « On ne fait pas un ravalement de façade en commençant par le bas ni sans en gommer les imperfections… ».

Votre réflexion va dans le sens de ce que je vous avais exposé le 14 octobre dernier dans un précédent billet (Voir « L’intérêt général passe par la décentralisation » du 13 oct.).

Je souhaite que vous soyez entendus.

Bien amicalement

Jacques

Serge Dechandon dit :

1 novembre 2009 à 8:56
Monsieur le Premier Ministre , bonjour

Tout d’abord , je dois vous remercier pour vôtre prise de position concernant la suppression de la taxe professionnelle, en effet, dans l’esprit on pourrait penser que nous donnerions un ballon d’oxygène aux entreprises, mais en réfléchissant, celà ne sera pas le cas.Les communes,les départements, les régions ont besoin de recette pour offrir aux citoyennes et citoyens des services adaptés à leur besoin, si ces régulateurs n’ont plus de ressources, quid de la réponse aux besoins?

Nôtre déficit national atteint des sommets ou des abymes que nos petits-enfants supporteront, est-ce normal , nous allons leurs laisser un tableau d’amortissement dans nôtre testament et celui-ci, ils devrons l’accepter.La solution dans la crise financière que nous traversons ne peut venir que de l’union Européenne, nous sommes trop petits, et nous devons utiliser tous les savoirs-faire financiers des 27 pays pour nous en sortir, seul nous ne sommes rien, unis nous sommes tout.

Donc, vôtre position est la bonne et pourtant, il faut donner de l’oxygène à nos entreprises, je crois que nous sommes arrivés dans l’aire post-industriel , en effet depuis 1835 nous produisons de plus en plus d’objets au détriment de nôtre environnement , nous devons stopper cette marche absurde et transformer nôtre manière de voir les choses, nous devons entamer le processus du (green new-deal) .La croissance est sous nos pieds , il faut et c’est urgent rembourser la terre pour ce qu’elle nous a donné.La croissance viendra de la remise aux normes naturelles des ruisseaux, des rivières,des fleuves, de la mer, des océans, de la terre, de l’air que nous respirons tous les jours.

Monsieur le Premier Ministre , après ce plaidoyer , veuillez saluer , Monsieur de Raincourt , ainsi que les membres du groupe d’amitié Franco-russe , et bien sûr , ne pas oublier le Président Larcher.

Veuillez agréer , Monsieur le Premier Ministre l’expression de mon profond respect.

S.DECHANDON

BARBIER Daniel dit :

1 novembre 2009 à 10:23
Bravo Mr. Le Premier Ministre, il est enfin temps de ne pas être toujours d’accord avec ce Président….

E. Lalanne dit :

1 novembre 2009 à 11:00
Monsieur le Premier Ministre ,

Allons! Restons unis! De toute façon les régions seront sous l’autorité de l’Union Européenne qui sera sous l’autorité de la gouvernance mondiale. La France telle que nous la connaissons aujourd’hui ne sera qu’un vieux souvenir…

Veuillez agréer , Monsieur le Premier Ministre, mes meilleurs salutations.

E. Lalanne

GAMELIN Jean-Paul dit :

1 novembre 2009 à 11:06
Monsieur le Premier ministre,
votre prise de position vient tout à coup de projeter un flash sur votre dimension nationale et, surtout, laisse entrevoir que si vous développiez cette image de « sage », vous ne tarderiez pas à incarner, naturellement une alternance à la turbulente gestion de Nicolas Sarkozy. La perception que j’ai soudainement eue, partagée par beaucoup d’amis, c’est – pour des seniors – que vous n’étiez pas sans nous rappeler cette réelle force tranquille et disons-le (le mot n’est pas péjoratif) la bonhommie intelligente de Pompidou. Je crois que, dans peu de temps, les Français souhaiteront vraiment un homme mesuré, de bon sens et – mature – à la tête de l’Etat. Surtout, que votre entourage ne fasse pas manquer aux Français l’opportunité de retrouver une gouvernance paisible et responsable.
Avec l’expression de ma très respectueuse considération. Jean-Paul Gamelin, Journaliste honoraire.

martin jean philippe dit :

1 novembre 2009 à 11:08
mr le premier ministre, je vous remercie de votre courage concernant cette reforme.
cordialement
jp martin

SEDAT dit :

1 novembre 2009 à 12:01
@ »E.Lalanne »…!

« Qu’un vieux souvenir »…?! Vous plaisantez,j’espère…! La France est le pays le plus fort du monde,une et indivisible,souveraine et universelle par dessus le marché mondial,que cela dit et écrit…!

Vive la République et vive la France…!

PS « Bon sang de bois ».

Frédéric PERRIN dit :

1 novembre 2009 à 12:09
Mr Le Premier Ministre
Bravo pour cette courageuse prise de position, un peu de sagesse de ne fait pas de mal dans cette gouvernance hystérique et quasi monarchique.Une déclaration télévisuelle ne peut et ne doit pas être un déclencheur de reformes à  » la va vite » pour faire plaisir à quelques uns …..
L’avenir de la France passera impérativement pas des hommes de votre qualité.
Cordialement

SEDAT dit :

1 novembre 2009 à 12:11
@ »GAMELIN Jean-Paul »…!

Alors là,je partage parfaitement votre analyse,Jean-Pierre Raffarin,c’est du solide,c’est un roc,c’est une montagne,il a été premier ministre tout de même et donne par son image rassurante et cette force tranquille (Son côté zen) à la France un avenir si peu qu’elle puisse en avoir un ou lui rester dans cette Europe indécise qui se dresse devant nous…!

Excellent dimanche@Tous,Reynaldo.

E. Lalanne dit :

1 novembre 2009 à 13:14
@SEDAT

« Vous plaisantez,j’espère…! »

Il me semble (sauf erreur de ma part) que le débat sur la fin de l’état-nation et de notre souveraineté a déjà été fait sur ce même blog dans le billet : http://www.carnetjpr.com/2008/10/31/a-mi-chemin/ qui pose les questions :

* la suppression des pays ?
* la création de grandes régions ?
* la suppression des départements ?
* la fusion département-région ?
* l’avenir de la décentralisation ?

Dans cette hypothèse, il semble clair que les grandes régions seront sous l’autorité des grands commissaires européens qui seront sous l’autorité des grands commissaires mondiaux…

Cordialement.

BESSE dit :

1 novembre 2009 à 13:41
Bonjour Monseiur RAFFARIN

Je vous félicite pour votre position sur la taxe professionnelle . Cela ne m’étonne pas de vous , J’apprécie toujours votre recherche de la précision . Il faut de la rigueur et connaître les effets réel sur chaque commune (eh oui sur les 36000 !!!)
Elles doivent savoir pour établir leur propre budget et ne pas être dans le flou …
Vous ne devez pas céder sur votre demande
Il faudra (lorsque la mécanique et ses conséquences seront posés clairement) qu’il y ait des exposés lors d’une émission dédiée TV (ne pas avoir peur d’expliquer par des slides le mécanisme. Beaucoup de Français et d’élus ne voient pas bien cette répartition.
Tout cela peut être un immense désastre si il n’y a pas d’explications publiques : attention

En effet il est indispensable d’obtenir une simulation ville par ville de ce que la suppression produira dans chaque commune .et par quoi elle sera remplacée
Vous ne devez pas céder avec les autres sénateurs

Encouragements et félicitations.

SEDAT dit :

1 novembre 2009 à 13:45
@ »E.Lalanne »…!

Je n’étais pas encore là,arrivée sur le blog de Jean-Pierre Raffarin,vis-à-vis de votre article référencé,mais je crois que l’histoire n’est pas encore jouée,nous ne savons tjrs pas si l’Europe sera dite « Fédérale », »Etats-Unis d’Europe » comme les « Etats-Unis d’Amérique » ou si elle sera une espèce d’Europe tout court sans réelle substance,à nous d’agir…!

Cordialement,@+,Reynaldo.

DR Zanker Ludovic dit :

1 novembre 2009 à 14:16
Monsieur le Sénateur,

Suite à la lecture de votre billet, je ne manquerais pas de vous envoyer un courriel dès Lundi de mon cabinet diplomatique.

Bien à vous

Dr Ludovic Zanker

Serge Dechandon dit :

1 novembre 2009 à 15:05
J’ai lu attentivement tous les commentaires et je crois que ce n’est plus une question systèmique ou de parti politique , c’est tout simplement nôtre avenir de vie qui est en jeu , nous reveillerons-nous à temps, là est la question ?

Jean-Eude dit :

1 novembre 2009 à 15:24
Bravo Monsieur le Premier Ministre.

Enfin un élu de la majorité qui a le courage d’afficher ses opinions. Être de la majorité ne signifie pas devoir abandonner tout sens critique !

Bonne continuation

DELVERT DANIEL dit :

1 novembre 2009 à 15:54
Je donne raison à JP Raffarin. Certes, en période de crise internationale, de concurrence internationale accrue où chaque pays, chaque région, chaque ville essaient de séduire les entreprises pour s’implanter ou demeurer sur leur territoire, la taxe professionnelle peut paraître bien dissuasive pour s’implanter en France ou pour y demeurer. Mais comment lancer une telle réforme sans prévoir comment les collectivités territoriales s’en sortiront sans ces ressources ? Celles-ci jusqu’à présent très impliquées dans le développement économique local auront-elles encore une motivation pour aller persuader des sociétés à s’implanter sur leur sol ou pour lutter pour qu’elles ne s’en aillent pas ailleurs, voire pour délocaliser hors de France ?
Quid des structures depuis les années 1980 qui existent dans chaque municipalité comme les missions économiques, les pépinières d’entreprises gérées et animées par celles-ci et par de véritables réseaux, des interfaces entres les différents niveaux des collectivités locales (municipalités, agglomération, département, région), avec des partenaires comme les Universités.
Que deviendra Chinon sans ses revenus de la centrale nucléaire, Tremblay en France et Roissy sans les revenus de l’aéroport de Charles De Gaulle ? Valencienne (Oanning) luttera-t-elle encore pour TOYOTA ? Comment ne pas penser à HEULIEZ, pourrait dire JP Raffarin ?
Comment ne pas se poser des questions sur l’évolution possible à la hausse de la taxe d’habitation et la taxe foncière des propriétaires et locataires que nous sommes tous, si la taxe professionnelle disparait, sans que l’on sache trés exactement comment on va la compenser ?
Il faut donc être très clair auparavant sur comment l’état pourra compenser cette disparition de ressources ? Mais surtout pour maintenir cette motivation des collectivités à développer et maintenir leur politique vis-à-vis du tissu économique local actuel et sur les efforts à produire pour leur futur….

Voi (x)(e) Romaine dit :

1 novembre 2009 à 16:37
Monsieur le Premier Ministre,

Votre position reflète, je le pense, celle de nombreux élus locaux en charge de collectivités locales.

Oui à la réforme de la taxe professionnelle ! Oui à la conservation nécessaire du lien entre l’entreprise et son territoire ! Mais de grâce ! Ne confondons pas vitesse et précipitation, ne mettons pas la charrue avant les boeufs !

La réforme des collectivités territoriales doit être cohérente ; la nouvelle architecture territoriale doit s’intégrer de façon harmonieuse à notre paysage institutionnel.

En d’autres termes, il faut d’abord déterminer les structures, définir ensuite leurs champs de compétences et enfin leurs ressources.

Ce n’est qu’à l’issue de ce processus que la taxe professionnelle, mais pourquoi pas également la redéfinition de la valeur locative des habitations sur laquelle une partie de la taxe d’habitation est calculée, doit être examinée.

Enfin, le texte dont vous êtes co-auteur n’est ni plus ni moins la traduction écrite de propos tenues par M. Edouard Balladur lors d’une récente émission avec M. Jean-Marie Colombani.

Voir lien ci-dessous et le passage entre 16′mn et 17′45mn.

http://www.publicsenat.fr/vod/jean-marie-colombani-invite/edouard-balladur/edouard-balladur/62951

Baus dit :

1 novembre 2009 à 17:08
Sage décision .Le gouvernement a trop souvent fait voter des lois précipitamment sans avoir laissé le temps nécessaire de la réflexion .Vous l’aviez , vous meme , discrètement signalé à plusieurs reprises .

René

Essone Mba André dit :

1 novembre 2009 à 17:46
Monsieur le Premier Ministre,

Je suis quelque peu outré de constater votre opposition presque frontale à la réforme du président Sarkozy relative à la suppression de la taxe professionnelle. Certes les parlementaires ne sont pas condamnés à voter mécaniquement les projets de lois, mais je crois que les relations entre l’UMP et l’exécutif (Présidence de la République et Gouvernement ) doivent etre revues. Dans le fond, je donne raison à monsieur le Député Jean François COPE qui parle de coproduction législative dans son dernier livre, « un député, ça compte énormément! ». Tant que les parlementaires ne seront pas associés en amont de la préparation des textes de lois, il y aura toujours des malentendus entre l’exécutif et le législatif. Il y a certains problèmes qui peuvent se régler en interne sans que cela fasse la une des médias.

En tant que ancien chef du gouvernement vous êtes très bien placé pour mesurer l’appréciation de votre opposition à un projet du président de la République. Il y a de cela quelques temps, vous demandez au président de la République de choisir clairement entre le parlementarisme et le présidentialisme. Dans une presse écrite, le locataire du Palais de l’Elysée vous a répondu indirectement en disant qu’on restait toujours à la cinquiéme République!

J’attends de voir monsieur le Premier Ministre qui apporte son soutien aux projets de lois du Gouvernement en venant expliquer l’intéret des différentes mesures du projet sur lequel a été élu le président monsieur Nicolas Sarkozy. Dois-je rappeler que l’UMP est en mi-mandat et que les réformes menées jusque là n’ont pas encore donnés de résultats. On a par exemple le taux de chomaux qui est exponentiel. L’Elysée et Matignon ont plus que besoin du soutien de la majorité au Sénat et à l’Assemblée nationale.

Votre soutien est plus que capital.

Profonds respects.

Barberousse Fabien dit :

1 novembre 2009 à 17:48
Je ne comprends pas ce recul ! En effet la taxe pro est une taxe très lourde pour nos tpe et de plus elle est injuste. En effet elle est calculée sur plusieurs critères tels que la masse salariale, la superficie des locaux ou terrain occupé par nos tpe… Je vous rapelle que des charges lourdes existent déjà sur la masse salariale (charges payées à l’urssaf), également sur l occupation d’un terrain (Taxe foncière)…Laissez au moins respirer les patrons des tpe, ils n’en peuvent plus d’etre des vaches à lait. De plus, cette supression permettrait l’embauche de milliers de personnes. Metto ns au poste de maire de vrais chefs d’entreprise, de vrais gestionnaires et non pas toutes ces crapules qui recoivent des dessous de table et autres avantages non mérités. Y en a marre du gaspillage effectué par nos mairies et nos communes, et meme au plus haut de l’Etat, avec la présidence Européenne française 5000euro pour un repas, c’est du foutage de gueule, alors qu’il y a des gens, petit patrons qui triment 6 jours sur 7, prennent 2 semaines de vacances par an. Un jour il n’y aura plus de tpe, que des grosse sociétés ne pensant qu’au profit. J’ai voté sarko et maintenant je regrette, et je ne suis pas le seul dans ce cas. Les prochaines élèctions : VOTE SANCTION

pier21 dit :

1 novembre 2009 à 17:56
Monsieur Raffarin,
Quand vos adversaires vous tressent des couronnes, c’est que vous jouez contre votre camp!
Sauf à ce que M. hamon appelle à voter pour vous si, pure hypothèse d’école, vous défiiez Mme Royal dans son fief, je n’en vois guère l’intérêt hormis le retour de la « machine à perdre » pour 2012! !
J’ai lu avec attention votre manifeste contre la suppression immédiate de la TP!
Votre argumentation, c’est celle de tous les conservateurs qui, n’osant se présenter comme tels, dissimulent leurs vrais desseins sous les plis du manteau de la sagesse!
Non M. Raffarin, la suppression de la TP sur les investissements ne peut attendre, il en va de la compétitivité de notre industrie en particulier et de nos entreprises, grandes mais aussi petites en général!
Je vous retournerai d’ailleurs l’argument de la compensation intégrale en 2010 et peut-être 2011: les collectivités locales n’y perdront rien en attendant la réforme de la carte administrative, par contre les entreprises y verront un signal fort, condition nécessaire, sinon suffisante pour accélérer la sortie de la crise!
Par la suite, il faudra bien que les collectivités locales s’adaptent et cessent de gré ou de force de dépenser à tort et à travers en projets pharaoniques, embauches pléthoriques ou subventions autant inutiles, qu’inefficaces mais intéressées et intéressantes quant à la réélection de leurs auteurs!
J’ose espérer que le Président et son Gouvernement ne cèderont pas aux pressions de leurs faux amis, et que l’Assemblée Nationale viendra clore le débat en votant le texte gouvernemental déjà largement revu et corrigé, malgré vos jérémiades!
La France a besoin de réformes!
Vu votre position courageuse lors de la réforme des retraites de la Fonction Publique, je croyais que vous étiez un réformateur!
Je serais navré de m’être trompé!

pier21 dit :

1 novembre 2009 à 18:11
« Monsieur Raffarin,
Quand vos adversaires vous tressent des couronnes, c’est que vous jouez contre votre camp!
Sauf à ce que M. Hamon appelle à voter pour vous si, pure hypothèse d’école, vous défiiez Mme Royal dans son fief, je n’en vois guère l’intérêt hormis le retour de la « machine à perdre » pour 2012! !
J’ai lu avec attention votre manifeste contre la suppression immédiate de la TP!
Votre argumentation, c’est celle de tous les conservateurs qui, n’osant se présenter comme tels, dissimulent leurs vrais desseins sous les plis du manteau de la sagesse!
Non M. Raffarin, la suppression de la TP sur les investissements ne peut attendre, il en va de la compétitivité de notre industrie en particulier et de nos entreprises, grandes mais aussi petites en général!
Je vous retournerai d’ailleurs l’argument de la compensation intégrale en 2010 et peut-être 2011: les collectivités locales n’y perdront rien en attendant la réforme de la carte administrative, par contre les entreprises y verront un signal fort, condition nécessaire, sinon suffisante pour accélérer la sortie de la crise!
Par la suite, il faudra bien que les collectivités locales s’adaptent et cessent de gré ou de force de dépenser à tort et à travers en projets pharaoniques, embauches pléthoriques ou subventions autant inutiles, qu’inefficaces mais intéressées et intéressantes quant à la réélection de leurs auteurs!
J’ose espérer que le Président et son Gouvernement ne cèderont pas aux pressions de leurs faux amis, et que l’Assemblée Nationale viendra clore le débat en votant le texte gouvernemental déjà largement revu et corrigé, malgré vos jérémiades!
La France a besoin de réformes!
Vu votre position courageuse lors de la réforme des retraites de la Fonction Publique, je croyais que vous étiez un réformateur!
Je serais navré de m’être trompé! »

Caproniere dit :

1 novembre 2009 à 18:22
Bonjour,

La démarche décrite apparaît logique mais les élus et les ministres démontrent tous les jours que leur logique n’est pas celle du « bon père de famille » mais plutôt celle du « dépenser plus » ou du « pas moins qu’avant ».

Alors il est possible de penser que votre démarche est plutôt défensive. Le gouvernement a promis:
- pas d’augmentation d’impôts
- une compensation de la taxe pro.

Pour nous simple citoyen cela veut dire : diminution à marche forcée des dépenses donc un vrai changement de mentalité. S’il y a eu autant de construction de palais départementaux, de régions, de mairies, auatant de rond-point, autant de dépenses pour fleurir, illuminer c’est que l’argent coule à flots.
Est-ce le cas chez le français moyen?

Cordialement

Cazier J-LUC dit :

1 novembre 2009 à 19:25
Cher J-Pierre,
Dans un premier temps, j’ai un profond respect de votre décision, car, vous êtes un élu de la France.
Certes, il faut des réformes, mais, en concertation avec tous les élus (es) de notre Pays, dans un but, dans mesurer les avantages et à termes les concéquences…….
J’aurai, bien des commentaires à faire, mais, je ne suis pas un élu, je m’en garderai bien, j’ose, nous sommes dans un monde d’hypocrites, tant à droite qu’à gauche, par ailleurs, c’est bien, cela qui empêche d’avancer……..
Je vous prie d’agrer, chère J-PIerre, l’expression de mes amitiés sincères.

Pernin Roger dit :

1 novembre 2009 à 20:21
Il me semble que vous oubliez que c’est vous qui avez fait la décentralisation avec une précipitation telle que vous en avez oublié, AUSSI, de définir les compétences du mille-feuilles devenu subitement indépendant.
A l’époque c’était tellement choquant que je vous ai écris en vous précisant
qu’ainsi fait  » IL N’Y AVAIT PLUS DE PILOTE DANS L’AVION »!
Tout le monde a pu subventionner tout le monde y compris ceux qui subventionnent, entre autres.

Si on commence à chercher la bonne solution à ce genre de problème le mille-feuilles ne disparaîtra pas de sitôt, le projet ayant mille raisons de plus de déplaire et de susciter le même genre de récriminations bloquantes. Votre attitude actuelle ne me semble pas opportune et de la même veine que celle de l’opposition, qui, systématiquement, dit non à tout ce que le Président propose.

Dans l’affaire Clearstream votre ministre des affaires étrangères ne vous a pas tenu au courant de possibles problèmes d’un autre ministre et d’autres hommes politiques.
Là aussi les compétences ne sont pas du tout définies et chacun fait ce qu’il veut en oubliant irrespectueusement qu’i y a un pilote.
Quel pilote?
Et la France là dedans? J’aimerais ne plus avoir à voter!

Serge Dechandon dit :

1 novembre 2009 à 20:38
Le problème n’est pas simple , quand le congrès a eu lieu à Versailles , je croyais que les parlementaires auraient retrouvé tout leur poids , je dois me rendre à l’évidence que ce n’est pas forcément le cas , ce qui est bien dommage, un des commentateurs a soulevé le problème des TPE , qui est un sujet très important dans le sens que les TPE sont de gros pourvoyeurs d’emplois, et leur 35h sont faîtes en 2 jours et demi bien souvent , je comprends ce désarroi, mais nous vivons dans une société ou les recettes budgétaires ont leur importance, le problème souvent, c’est que nous ne connaissons pas et que certaines solutions concrètes pourraient venir de la base qui vit chaque jour ses soucis, nous sommes en crise, nos valeurs sont malmenées et nous manquons de lisibilité pour l’avenir, cependant réformer à marche forçée, c’est délicat, j’aimerai que l’on trouve parfois de la sérénité, avant de planter un arbre , il faut préparer le terrain, et chaque type d’arbre ne peut pas pousser partout, Monsieur le Premier Ministre , mon souhait dans les jours qui viennent et les semaines qui viennent c’est que le Parlement et le Senat soient liés d’une façon beaucoup plus importante à la conception des lois, nos élus députés et sénateurs sont nos représentants, ils doivent faire entendre nôtre voix qui s’élève et qui dit représentez-nous, et vous qui êtes des élus de terrain, et bien faîtes que nôtre beau pays soit géré de façon équitable, la France est rempli de talent et d’hommes et de femmes très courageux, nous devons utiliser cette force pour nous sortir de l’ornière.La guerre des partis est stérile, la démocratie et les hommes sont plus importants.Monsieur le Premier Ministre, j’aime mon pays, mais je ne supporte plus de voir des gens dans la rue quand les inégalités se creusent, chaque homme et chaque femme ont droit à leur dignité, relisons la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, et utilisons la force de nos talents, sans a-priori, sans mauvaises idées, il est temps pour nous de retrouver un élan qui ne se fera qu’à l’intérieur de l’Europe et pourquoi n’aurions-nous pas un corps de sapeurs-pompiers Européen qui pourrait garantir la sécurité naturelle de nos différents pays, c’est une idée, je remercie sincèrement la qualité des commentaires écrits ici, qui m’ont donné aujourd’hui une bouffée d’espoir, oui nous pouvons faire bouger les choses mais en concertation et notamment avec les députés et les sénateurs .

Gérard Remacle dit :

1 novembre 2009 à 23:49
Très déçu de votre sortie négative dans les médias au sujet de la TP. Vous montrez à l’opinion publique que la majorité n’est pas toute entière en accord avec la politique du président. C’est très malsain pour votre électorat qui est amené à douter de la majorité. Les discutions sur les propositions de loi doivent se faire en interne. Il est navrant de dévoiler des divisions à la vue de tous. Vous jouez contre votre camp et vous donnez des arguments à l’opposition trop contente de voir la majorité divisée.

Melle Collat dit :

2 novembre 2009 à 0:54
Monsieur Raffarin,
vous dites que votre opposition au projet de réforme de la taxe professionnelle est justifiée par le fait « qu’elle n’est pas conforme à vos convictions d’élus enracinés ». Je crains que vos co-signataires et vous-mêmes ne soyez si profondément enracinés que vous en deveniez immobiles…

Claude dit :

2 novembre 2009 à 2:23
Bonsoir monsieur Raffarin,

C’est très courageux d’assumer la responsabilité de maintenir cet impôt imbécile qui plombe les collectivités locales en nuisant à l’emploi et à l’investissement plutôt que de les dynamiser. C’est très courageux d’assumer la responsabilité de maintenir la tête de nos entreprises sous l’eau. C’est très courageux d’assumer la réputation que vous aurez plus tard d’avoir porté un coup d’arrêt à un train de réformes indispensables pour sortir notre pays de cette mauvaise habitude de préférer l’électoralisme à la croissance. C’est très courageux d’être un conservateur à l’ère du modernisme.

Et puis c’est un bon calcul qui rapportera les voix de ceux qui ne payent pas cet impôt idiot à ceux qui, avec vous, ne supprimeront pas.

Cordialement,
Claude

Tessa Destais dit :

2 novembre 2009 à 4:03
Bien sûr que la France est décentralisée et souhaite le rester !

Robert Rubinstayn dit :

2 novembre 2009 à 8:31
Monsieur Raffarin.

Encore de l’eau pour votre moulin. L’iniquité entre les BIC et BNC dans le projet de C.E.T. préparé par le gouvernement. JE vous laisse lire la démonstration ci-dessous.

REMPLACEMENT DE LA TAXE PROFESSIONNELLE PAR LA CONTRIBUTION ECONOMIQUE TERRITORIALE

Monsieur BIC et Monsieur BNC sont tous les deux, travailleurs indépendants et vont être assujettis à ce titre à la future Contribution Economique Territoriale (C.E.T.) qui doit
remplacer l’ancienne Taxe Professionnelle (T.P.) Tous les deux ont une activité qui leur procure un chiffre d’affaire annuel identique de 150 000 €. Ils exercent chacun dans des locaux dont la valeur locative fiscale identique s’élève à 4 500€ et emploient chacun, moins de 5 salariés.

On pourrait penser qu’avec toutes ces similitudes, et comme ils exercent leur activité dans la même commune, et donc soumis aux mêmes taux locaux d’imposition, chacun soit assujetti à une cotisation C.E.T. du même montant. Or, il n’en est rien car Monsieur BIC a une activité commerciale alors que Monsieur BNC exerce une profession libérale.

L’assiette pour le calcul de la cotisation C.E.T. de M. BIC sera fixée sur la seule valeur locative de ses locaux, soit 4 500 €, alors que celle de M. BNC sera majorée de 6% de ses
recettes et donc portée à 13 500 € soit le triple.

Ce qui fait que M. BNC devra s’acquitter d’un impôt 3 fois plus élevé que M. BIC.

Mais ce n’est pas tout. M. BIC a 40% de frais professionnels, ce qui lui laisse un revenu de 90 000 €, alors que M. BNC qui lui, a 80% de frais professionnels, ne dispose que de 30 000 € de revenu soit 3 fois moins.

Comment expliquer à M. BNC qu’avec 3 fois moins de revenus que M. BIC, il va payer 3 fois plus de cotisation C.E.T. que M. BIC ?

Mais ce n’est pas tout. Si les dispositions de l’article 1468 concernant la T.P. sont reconduites pour la C.E.T., et que M. BIC est un artisan, il bénéficierait d’abattements sur son
assiette de cotisation, selon le nombre de ses salariés, (25% pour 3 salariés, 50% pour 2 salariés, et 75% pour un seul salarié).

Dans ce dernier cas, et avec un seul salarié, M. BNC paierait 12 fois plus d’impôt C.E.T. que M. BIC avec pourtant, 3 fois moins de revenus…

Monsieur François MITTERRAND avait qualifié la Taxe Professionnelle d’ »impôt injuste et imbécile ». Avec la C.E.T., n’est-on pas en train de la remplacer par un impôt tout aussi
injuste, voire plus ?

Avec de telles réformes, est-il étonnant d’assister à une désertification générale de vocations pour remplacer les nombreux départs à la retraite des professionnels de santé du
secteur libéral, surtout quand le blocage de leurs honoraires par les Caisses d’Assurances maladie ne leur permet pas de répercuter l’augmentation sans limite des charges auxquelles ils sont soumis.

Dr Marc BROUARD. mbrouard@free.fr
Président d’honneur de la FSDL
(Fédération des Syndicats Dentaires Libéraux).

Bernard MAGE dit :

2 novembre 2009 à 9:54
Bravo MM. les Sénateurs pour cette prise de position courageuse!
Une fois de plus la Haute Assemblée est à la hauteur des attentes des citoyens qui ne supportent plus la mise sous tutelle des assemblées parlementaires par l’Elysée alors que le chef de l’Etat ne parle que de restaurer les prérogatives du Parlement.
Sur un sujet aussi complexe que la fiscalité locale et alors que s’engage un réforme des collectivités locales il est naturel et sain pour la démocratie que d’autres voix que celles du Gouvernement puissent se faire entendre dans un débat si lourd de conséquences pour notre avenir.

GALLIEZ dit :

2 novembre 2009 à 10:03
A Monsieur RAFFARIN
J’ai 70 ans, veuf, retraité de l’éducation nationale. Je n’ai pas toujours été d’accord avec vos idées, et en principe je ne vote pas UMP, sauf parfois pour des candidats locaux, car je regarde la valeur de l’homme. ainsi en ce moment j’admire M de VILLEPIN, pour sa droiture, sa politesse, sa dignité. Il y en a un qui ne peut pas en dire autant
Vous avez été Premier Ministre, à une époque où le Parlement était respecté! Les lois votées l’ont été démocratiquement et rarement passées en force. Aussi je vous admire de tenir tête à SARKOZY, qui lui n’en fait qu’à sa tête, car je sais bien que les impôts locaux vont augmenter, les impôts des entreprises, ce sont les petits citoyens lambda qui vont les payer! Toujours des vaches à lait. veuillez recevoir l’expression de mahaute considération

laurent dit :

2 novembre 2009 à 12:29
Monsieur Le Premier Ministre, Monsieur Jean Pierre Raffarin, grace à vous, je vais voter pour la première fois socialiste aux régionales. Si on devait faire une seule réforme dans cette mandature, c’était celle ci. Vous êtes la voix des élus pas des contribuables. La décentralisation a donné plus de pouvoir aux élus pour dépenser plus. Donc, vous représentez et défendez votre intérêt. Je suis conseiller municipal d’une petite commune du sud de la Vienne et un des ses représentants dans la communauté de communes. Et bien avec cette empilement des collectivités, on déresponsabilise les élus. Des preuves, la majorité des petites communes (la mienne moins de 500 habitants) veulent une nouvelle salle des fêtes utilisée 10 fois dans l’année … Et bien avec ce système, l’automatisation de la subvention de 20 % du conseil génral, de la subvention de 20 % du conseil régional, de la 10 % de la communauté de commune, de la récupération de la TVA et bien ainsi la participation totale de la commune est faible voire nulle. Ainsi dans la réfléxion, l’argument financier pour la commune n’est pas prioritaire, un comble. Quand aux Entreprises, elle jouent les chasseuses de prime en profitant du nombre de structure inter-communale. Ainsi sur un même département, une entreprise peut se déplacer, sans créer d’emplois en profitant de la concurrence entre elles. Conclusion, pas de création de richesse pour la France dans ces opérations mais des dépenses supplémentaires. Et le pire pour se livrer à cette concurrence interne, on a embauché des fonctionnaires, chargés de missions auprès des entreprises … Un autre exemple, les gaspillages dans le tourisme, prenons l’exemple d’une région au hasard la région poitou charentes. Et bien, chaque structure fait sa propre communication, résultat une dilution importante en terme d’efficacité. Mais, c’est logique, un élu communique pour être réélu. Or, un touriste aurait besoin d’une vision globale quand il choisit son lieux de vacances. Là, il a besoin d’une valise pour simplement mettre les différents prospectus … Et dans ces trois domaines, le bien fondé des investissements publics, les entreprises et le tourisme, des milliards d’économies et donc la suppression de nombreux impôts. Ce que je comprends pas, Monsieur Raffarin, j’adore votre discours sur l’ouverture du monde via la Chine mais là vous faites preuve à mes yeux d’une fermeture d’esprit étonnante

Chantal dit :

2 novembre 2009 à 12:32
Félicitation de ne pas être un mouton en cette période où beaucoup craignent pour la démocratie en France. Vous ne pouvez ainsi que forcer l’admiration et le respect, ce n’est pas si courant en France depuis 2007 !
Avec tout mon respect Monsieur le Premier Ministre

BM dit :

2 novembre 2009 à 13:15
Monsieur le Premier Ministre
je voulais juste attirer votre attention sur la démonstration de Robert Rubensteyn (ci dessus) . J’exerce une profession libérale et sans salarié : je paierai davantage de taxe qu’avant avec la mise en place de la CET ; trop c’est trop , nous ne travaillons plus que pour payer des impôts, des cotisations d’URSSAF et de SS faramineuses ! Alors ne considérez pas seulement le côté « trésorerie » nécessaire aux départements et aux régions mais aussi SVP une répartition égalitaire de cette CET ; déjà pour nous la taxe professionnelle était incongrue : ce sont tjs mes mêmes qui paient et vraiment nous sommes saturés . J’ai voté pour le Président Sarkozy , suis une adhérente de longue date du RPR puis de l’UMP , mais depuis quelque temps … « ça déraille » ……………………

JPM dit :

2 novembre 2009 à 13:52
Que vous vous inquiétiez de la perte financière résultant de la disparition de la TP est compréhensible, mais que comprendre de cette zizanie au sein de l’UMP qui est incapable de proposer une réforme globale des Collectivités Territoriales, incluant la révision des quatre taxes ?
Le Président n’ayant pas de vision globale, je croyais que l’UMP chausserait une longue vue, mais je constate que c’est toujours par le petit bout de la lorgnette que la majorité exerce ses responsabilités.
Je n’oserais croire que cette mal-vision est due à l’âge de nos représentants et qu’il faudra attendre une cuisante défaite pour que les plus éclairés de la majorité viennent au pouvoir après une période transitoire dominée par un PS aussi stupide; aussi démagogique et dépensier que nous le sommes actuellement, comme le confirme le dernier rapport de la Cour des Comptes qui ne semble n’être qu’une pauvre Chèvre qui se fait dévorer par le méchant Loup qu’est notre incurie financière.

pier21 dit :

2 novembre 2009 à 14:27
Monsieur Raffarin,
Après vous avoir lu hier, je vous ai écouté sur Europe 1 ce matin, et j’ai même vu M. Bernrad-Reymond à midi!
Vos propos sont désarmants!
-Il n’y a pas de « pataques » entre vous et Nicolas Sarkozy! dites-vous!
-Vous êtes pour la suppression de la TP sur les investissements, bref il n’y a pas la place pour un papier à cigarettes entre vos conceptions et celles du gouvernement!
Mais alors pourquoi tout ce cirque?
Vous souhaitez que le gouvernement vous écoute et discute! Ce matin M. Eric Woert vous a ,je crois, répondu: le concertation: OUI, la capitulation: NON!
Le Gouvernement a en charge les intérêts supérieurs du pays, au delà des clivages partisans ou des intérêts catégoriels ou égoïstes!
Alors ou bien votre position reflète une opposition résolue que l’on peut comprendre, sinon admettre quand on se revendique de la Majorité: dans ce cas allez jusqu’au bout de votre logique, démissionnez de l’UMP et prenez votre carte au PS, au MODEM ou au NPA, et passez dans l’opposition!
Ou alors, ce ne sont que gesticulations pour vous donner l’impression d’exister!
Dans ce cas, je crois que vous avez triplement réussi: à semer le trouble chez nos électeurs, à mettre en difficulté le Président, à vous déconsidérer compte tenu de ce qu’en disent les médias!
Tout cela est bien triste!

Claude dit :

2 novembre 2009 à 14:45
Dr Marc BROUARD alias monsieur BNC,

Votre démonstration est parfaite… à un petit détail près qu’il faut souligner si on ne veut pas tromper ceux qui vous lisent
.
Quand vous faites 150.000€ d’honoraires et que vous avez payé vos frais professionnels, ce qui reste c’est votre revenu.

Quand monsieur BIC dont vous avez très noté avec perspicacité qu’il est commerçant, a payé ses frais professionnels il lui reste aussi à payer ses fournisseurs (60 à 70% de son chiffre d’affaires) puisqu’il n’a pas volé la marchandise qu’il vend. Aussi son revenu ne sera que de 20 à 30% du votre. C’est pour ça que le législateur a pondéré forfaitairement l’assiette de l’éventuelle future CET.

Bien cordialement,
Claude

PS – quand monsieur BIC aura un chiffre d’affaires qui lui permettra d’avoir des revenus comparables aux vôtres, il est probable qu’il n’aura plus le même régime fiscal et qu’il ne sera plus « au forfait » mais « au réel ».

Christian NAMY - Président du Conseil Général de la Meuse dit :

2 novembre 2009 à 15:28
Monsieur le Sénateur,

Je tenais à vous remercier pour votre prise de position sur la réforme des collectivités territoriales.

Je partage votre analyse quand vous affirmez que « l’immobilisme est le pire adversaire de la décentralisation » et qu’il est nécessaire de clarifier la répartition des compétences des collectivité afin d’améliorer leur fonctionnement pour une meilleure gestion des fonds publics.

Je partage également votre opinion quand vous dites qu’il est impératif de s’interroger sur la taxe professionnelle qui pénalise la compétitivité de l’économie nationale.

Mais surtout j’approuve votre démarche publiée ce 1er novembre dans un quotidien national où, avec une vingtaine de sénateurs UMP, vous annoncez sans ambiguïté qu’il vous sera difficilement envisageable de voter la suppression de la taxe professionnelle en l’état des discussions et des garanties présentées.

Vous êtes le premier à exprimer aussi clairement votre scepticisme.

Il est vrai que les orientations prises par le Gouvernement en la matière sont inquiétantes alors même que la Constitution, dans les conditions fixées par la loi, accorde aux collectivités territoriales des « ressources dont elles peuvent disposer librement ». L’absence de visibilité dans les propositions de l’Exécutif et du Gouvernement va à l’encontre d’une gestion libre et responsable de nos collectivités.

L’expression indépendante et mesurée qui est la vôtre constitue un relais puissant pour les élus locaux et notamment départementaux qui s’interrogent sur l’avenir de leurs missions et surtout des moyens qui leurs seront octroyés.

Aussi, devant cette liberté de parole, devant ce courage politique, je ne peux que vous remercier et vous inciter à continuer de porter la parole des territoires.









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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 14:42

(dépêche)


Pasqua se lâche-t-il ?



Charles Pasqua : «Que Chirac prenne ses responsabilités»

Propos recueillis par Laurence de Charette et Bruno Jeudy
29/10/2009 | Mise à jour : 09:31 | Commentaires  153 | Ajouter à ma sélection

Charles Pasqua : «La levée du secret-défense confirmera qu'Arcadi Gaydamak était un agent de la DST et que le président de la République le savait.» Crédits photo : Le Figaro


INTERVIEW - Le sénateur des Hauts-de-Seine, condamné à un an de prison ferme dans le cadre de l'Angolagate, met en cause l'ancien chef de l'État et l'ex-premier ministre Édouard Balladur.
 
LE FIGARO. - Vous n'étiez pas mardi à l'audience pour la lecture du verdict sur l'Angolagate. Aviez-vous peur d'un mandat de dépôt à l'audience ?

Charles PASQUA. - Pas du tout. Je n'ai pas eu peur de la prison. Je vous rappelle que je suis parlementaire et que l'immunité ça existe. Personne ne savait d'ailleurs ce que le tribunal allait dire. Mes avocats, qui m'avaient conseillé de m'y rendre, étaient plutôt optimistes : ils pensaient même à une relaxe ! Lorsqu'on est venu m'annoncer la décision, dans l'après-midi, je me suis dit qu'il s'agissait d'un jugement aberrant.

Le porte-parole du gouvernement laisse entendre que votre demande de levée du secret-défense pourrait être examinée. Qu'en attendez-vous ?

Je vois que cela progresse… Tant mieux ! Dans l'affaire de l'Angolagate, de nombreux documents ont été classifiés secret-défense, et le tribunal n'a pas pu y avoir accès. Or, avec ces documents, on aura la preuve que tout le monde était au courant des ventes d'armes à l'Angola.

Tout le monde ? Qui visez-vous ?

Le président de la République, le premier ministre, le ministre des Finances et le ministre de la Défense. Tous les quatre étaient forcément au courant.

De quelle période parlez-vous ?
 
Sous le mandat de François Mitterrand de 1993 à 1995, puis sous la présidence Chirac de 1995 à 1998. Plus, les deux premiers ministres concernés que sont Édouard Balladur et Alain Juppé.

Édouard Balladur a pourtant affirmé hier « ne pas avoir eu d'information » au sujet de ce trafic d'armes…

Balladur peut dire ce qu'il veut. Malheureusement pour lui, un document a été présenté au tribunal montrant que son directeur de cabinet lui avait fait remonter une note. M. Balladur n'a plus de mémoire, cela peut arriver.

En quoi cela vous exonère-t-il du trafic d'influence pour lequel vous avez été condamné mardi ?

Le tribunal n'était pas complètement éclairé. La levée du secret-défense confirmera qu'Arcadi Gaydamak était un agent de la DST. Que le président de la République le savait. Dans ces conditions, l'ordre du Mérite qui a été remise à Gaydamak pour son opération en Bosnie prend toute sa signification : je n'ai procédé à aucun trafic d'influence. Je souhaite que Chirac prenne ses responsabilités. Qu'il reconnaisse qu'il était d'accord pour décorer M. Gaydamak.

Vous en êtes-vous expliqué avec lui ?

Je lui en ai parlé une fois, c'était en 2002 après sa réélection. Il a pris un air surpris. Il a fait celui qui n'était au courant de rien. Il ne m'a pas convaincu du tout.

Vous datez vos ennuis judiciaires de 2000, l'année où vous avez annoncé votre candidature à la présidentielle contre Jacques Chirac. Pensez-vous que l'Élysée a alors cherché à vous éliminer ?

Oui. Je ne crois pas aux coïncidences. À partir de ce moment-là, toute une série d'actions ont été menées pour m'incruster dans l'Angolagate et d'autres affaires. Comme par hasard, des affaires toujours traitées par le même magistrat ! Lorsque ce magistrat (Philippe Courroye, NDLR) a quitté l'instruction, ces dossiers ont pris une autre tournure.

Pensez-vous à une manœuvre de Chirac ? De Dominique de Villepin ?

Villepin, peut-être… Il était alors secrétaire général de Chirac. Mais j'ai ma petite idée sur tout cela… En tout cas, on a eu le plus grand mal à me coller dans cette affaire. On a monté un scénario contre moi. On a cherché à m'abattre, mais le tribunal n'a aucune preuve contre moi. C'est pourquoi il est temps que ce genre d'affaire cesse en France. Il faut lever le secret-défense sur tous les dossiers où la suspicion règne. Car ce système permet que des intermédiaires qui ont pu toucher des commissions renvoient la balle aux politiques. Rendez-vous compte, ça fait neuf ans que je suis traîné dans la boue. Si personne n'a rien à se reprocher, pourquoi ne lèverait-on pas le secret-défense ? Il faut savoir ce qu'il s'est passé dans cette affaire et toutes les autres, Les ventes de frégates, Clearstream…

Nicolas Sarkozy vous a-t-il contacté ?

Non. Moi je ne lui ai rien demandé car je crois à la séparation des pouvoirs.

Que pense l'ancien ministre de l'Intérieur de l'actuel débat sur l'identité nationale ?

Le problème se pose indiscutablement. Mais je ne suis pas sûr qu'on le réglera avec des textes. Est-ce que des débats en préfectures suffiront ? Je n'en suis pas certain. La vérité c'est qu'il faut faire aimer la France. De ce point de vue, je regrette beaucoup la suppression du service militaire qui favorisait l'intégration.

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