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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 10:02
(Dépêche)




Les socialistes partent aux législatives en ordre dispersé

Pour l'instant, il n'est pas prévu de meetings rassemblant les principaux responsables du Parti.

Unis, assure-t-on, mais sans bien savoir par quoi. Après des débuts difficiles, les socialistes commencent à s'organiser, à trois semaines du premier tour des élections législatives. Mais dans un parti sous tension et fragmenté, il n'est pas aisé de faire coexister des sensibilités rivales.

Trois meetings nationaux, un par semaine, sont annoncés pour donner le ton de la campagne et réunir toute la gauche. Le premier aura lieu demain à Bordeaux, les suivants sans doute à Paris et dans le nord de la France. À Bordeaux, le PS rêve d'une belle photo et de rassemblement. Mais le casting de la tribune pourrait être restreint. Le premier secrétaire François Hollande et le député Vert Noël Ma mère sont les seuls annoncés. Hier, en fin de journée, les équipes de Ségolène Royal et de Dominique Strauss-Kahn assuraient ne pas avoir été sollicitées.

Quant à Laurent Fabius, il a appris par la fédération de Gironde qu'il était invité... Sauf que, ce jour-là, l'ancien premier ministre est en Isère. « Il y a besoin d'un meilleur huilage », observe son bras droit, Claude Bartolone. Maniant l'euphémisme, il suggère une meilleure « coordination » : « Il faut qu'on trouve un système. »

Chacun à leur stratégie, les chefs de clan du PS mènent campagne de leur côté. Après une semaine de repos, Ségolène Royal s'est réinstallée hier aux commandes du conseil régional de Poitou-Charentes, sa nouvelle tribune. « Après cette étape présidentielle - qui était un moment exceptionnel, merveilleux - qui ne s'est pas terminée comme je l'avais espéré, le travail continue, tout simplement », a-t-elle expliqué. Elle a aussi affecté de se réjouir de « l'hommage » rendu par le président de la République à « bien des volets » de son pacte présidentiel. Elle a cité notamment le « revenu de solidarité active » défendu par le haut-commissaire Martin Hirsch.

« Faire bloc »

Comme Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius se disent disponibles pour participer à la campagne législative. Hier, sur LCI, l'ancien premier ministre a invité les socialistes à « faire bloc » : « Il y a beaucoup de problèmes qui se posent au sein du PS, mais je suis partisan qu'on les traite après les élections législatives parce que, sinon, ça va donner un spectacle tout à fait lamentable. »

En solitaire, François Hollande mène aussi sa barque. Ce soir, il tient un meeting dans la circonscription d'Argenteuil, susceptible de revenir dans le giron de la gauche. Mais plus que les autres, il demeure sous pression. Chaque jour ou presque, il doit encaisser une nouvelle charge contre lui. « Le temps de François Hollande est passé, a assuré hier l'ancien président de l'Assemblée Raymond Forni. On ne pourra pas maintenir les choses en l'état, cela me paraîtrait suicidaire. »

Derrière la querelle des chefs, il y a la grogne des militants. Plus généralement, c'est une génération qui tient à se faire entendre. Le soir de la défaite, le député européen Benoît Hamon, personnalité émergente au PS, s'en était ému : ceux qui étaient invités sur les plateaux de télévision étaient les mêmes qui, en 2002, avaient commenté le résultat de Lionel Jospin, avait-il noté...

La remarque n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Appel du pied à la nouvelle génération, Dominique Strauss-Kahn a repris le propos presque mot pour mot dans ses interventions publiques suivantes. « Ce renouvellement-là, de générations, de couleurs, et tout ce qu'on veut, d'origines, il ne faut pas simplement qu'on en parle, il faut que les Français le voient, a-t-il déclaré la semaine dernière, lors du conseil national du PS. Si les Français ne le voient jamais, on reste un parti de vieux croûtons. »

Le message a été globalement entendu. Benoît Hamon a donc été propulsé porte-parole pour le temps de la campagne. Il devrait être épaulé par d'autres dans cette fonction, comme l'ancien Vert Stéphane Pocrain, qui a rejoint le PS, ou Faouzi Lamdaoui, candidat aux législatives à Argenteuil. D'autres noms sont à venir. Mais là encore, la décision n'a été discutée nulle part.

Nicolas Barotte (Le Figaro), le 22 mai 2007, 10h25

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23 mai 2007 3 23 /05 /mai /2007 10:02
(Dépêches)



Mégret présente un candidat contre Marine Le Pen

Rallié à Jean-Marie Le Pen pendant la campagne présidentielle, il s'attache, envers et contre tout, à défendre l'existence de son mouvement.

Bruno Mégret s'attache, envers et contre tout, à défendre l'existence de son mouvement. Ce qui suppose que le MNR obtienne, aux législatives, suffisamment de voix pour continuer à toucher une aide publique non négligeable (ayant eu 250 000 voix en 2002, il touchait depuis 400 000 euros par an). Il doit tenir compte non seulement de la séduction que le nouveau chef de l'État et le gouvernement exercent sur l'électorat de la « droite nationale », mais encore du quasi-isolement où le FN en­tend maintenir le MNR malgré ses efforts pour s'en rapprocher.

Il a plaidé pour que « l'alliance patriotique » fonctionne aux législatives : le FN et le MNR auraient présenté des candidatures uniques, à raison de 517 circonscriptions pour le premier et de 60 pour le second. Proposition refusée par le FN qui aura des candidats partout, y compris dans la 12e circonscription des Bouches-du-Rhône, où se présente Bruno Mégret. Ce que le président du MNR, a qualifié d'« inélégant ».

Il aura donc des candidats dans 379 circonscriptions. Il ne présentera pas de candidat contre 14 responsables du Front national (sauf Marine Le Pen et Louis Aliot) et s'est entendu avec le MPF pour ne pas s'opposer dans 72 circonscriptions.

Olivier Pognon (Le Figaro), le 23 mai 2007, 08h15



Le Front national redoute que le scrutin mette en péril son équilibre financier

Le parti de Jean-Marie Le Pen pourrait voir sa subvention publique baisser de façon drastique.

La méthode Sarkozy s'annonce décidément dévastatrice pour le Front national. Cause évidente du net recul de Jean-Marie Le Pen à l'élection présidentielle, la voilà qui pourrait provoquer le quasi-effondrement de son mouvement aux prochaines législatives, si l'on en croit notre sondage TNS Sofres-Unilog. Les candidats du Front national ne se voient crédités que de 3,5 % des intentions de vote. Il est vrai qu'une autre enquête d'opinion leur en attribue 6 % (enquête Ipsos Dell pour SFR et Le Point). Ces deux sondages ont été effectués l'un les 18 et 19 mai, l'autre le 19, après la formation du gouvernement. Deux précédents sondages, réalisés par Ipsos et par BVA, si­tuaient à 8 % les intentions de vote aux candidats FN.

Avec 3,5 % des voix, le mouvement lepéniste se rapprocherait des scores marginaux qui étaient les siens avant son décollage de 1983. Les premiers signes de ses succès électoraux avaient été le résultat de Jean-Marie Le Pen aux municipales de mars 1983 dans le XXe arrondissement de Paris (11,3 % des voix) puis celui de Jean-Pierre Stirbois, lors d'une municipale partielle à Dreux en septembre de la même année (17 %). Depuis, en dehors des élections cantonales où il a toujours obtenu des résultats inférieurs à sa moyenne, le Front national n'était tombé en dessous de 10 % qu'aux européennes de juin 1999, qui avaient immédiatement suivi la rupture avec les mégrétistes (5,4 % et 3,5 % au MNR) et aux européennes de juin 2004 (9,81 %). Aux législatives, le FN avait obtenu 10 % en 1986, 10,1 % en 1988, 12,42 % en 1993, 14,94 % en 1997 et 11,4 % en 2002.

Une baisse brutale du nombre de ses voix aux législatives n'aurait pas de conséquences sur sa représentation parlementaire, puisque, en raison du mode de scrutin majoritaire, il n'a pas d'élus à l'Assemblée. Le mouvement serait atteint de plein fouet d'une autre façon : sa subvention publique, qui est sa principale ressource, serait réduite d'autant. Rappelons que l'aide de l'État est attribuée aux partis en fonction de leur résultat aux législatives : une partie dépend du nombre de voix (1,66 euro environ par voix depuis 2002), l'autre du nombre d'élus (45 398 euros par député). Le FN ne bénéficie que de la première partie : ayant obtenu 2 879 000 voix aux législatives de 2002, il a perçu chaque année 4 580 230 euros au titre du financement public des partis politiques. Il s'agit de la plus grosse part de son budget, qui s'est élevé, en 2004, à 7 755 920 euros.

«Macédoine de légumes»

En 2004, les cotisations ont rapporté 568 939 euros et les dons des personnes physiques 761 775 euros. Au-delà de la signification politique, ce sont les moyens dont dispose le Front national pour tenir sa place sur la scène politique qui seraient fortement tronqués. Le Pen a souligné lundi dernier que la subvention publique du FN lui était « nécessaire pour exister ».

Pour l'heure, les dirigeants du mouvement font campagne. Jean-Marie Le Pen doit se rendre vendredi prochain à Perpignan, Toulon et Marseille, le lendemain à Ajaccio et Lyon. Il se rendra le mercredi suivant à Lille et Reims, le jeudi à Nancy et Mulhouse, le vendredi à Be sançon et Bourges. Marine Le Pen multiplie les déplacements dans la 14e circonscription du Pas-de-Calais, où elle est candidate.

Le président du FN cherche les failles. Il a qualifié la semaine dernière le gouvernement d'« exécutif d'un conseil régional européen » qui serait « composé selon la technique de la macédoine de légumes ». Il a reproché au président de la République d'avoir confié la Défense à l'UDF Hervé Morin, « un européiste convaincu, pour qui la nation doit non pas se défendre mais se fondre dans un super-État européen ».

Et jugé que « le clou du spectacle » était Bernard Kouchner, « soixante-huitard emblématique, icône de la pensée unique » qui « symbolise à lui seul ce que fustigeait Nicolas Sarkozy pendant sa campagne », « un européiste de gauche, qui méprise la nation et même la langue française ».

Olivier Pognon (Le Figaro), le 22 mai 2007, 10h29

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15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 07:14
"J'ai le plaisir de vous inviter à la grande manifestation que nous organisons le 24 mai prochain aux alentours de 19h (les horaires précis vous seront rapidement communiqués) au Zénith de Paris.

Lors de ce grand rendez-vous, nous lancerons le Mouvement Démocrate, que les internautes ont déjà baptisé « MoDem », et qui a recueilli à ce jour plus de 60 000 demandes d'adhésions.

Ce sera également un moment fort de lancement de notre campagne pour les élections législatives des 10 et 17 juin prochains et de présentation de tous nos candidats.

Nos concitoyens attendent beaucoup de nous. Ils veulent une démocratie équilibrée, dans laquelle chaque pouvoir comprend un contre-pouvoir, des institutions rénovées, une nouvelle manière de faire de la politique, l'émergence de nouveaux visages.

Le MoDem sera le parti des Français qui s'intéressent aux Français. Libre, indépendant, soucieux du seul intérêt général, constructif et capable de proposer de nouveaux choix pour la France.

Le 24 mai commencera une grande histoire pour nous tous et, je l'espère, pour la France."

François Bayrou, 15 mai 2007.

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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 20:13
(Dépêches)



Bayrou est prêt "à discuter" avec Sarkozy si ce dernier l'appelle

PARIS (AP) - Le président du Mouvement démocrate François Bayrou a confié dimanche soir que si Nicolas Sarkozy l'appelait, il irait discuter avec lui, tout en souhaitant "demeurer libre pour soutenir ce qui mérite de l'être et pour au contraire signaler ce qui serait inquiétant".

Invité du "Grand Rendez-vous", Europe-1/TV5Monde/Le Parisien/Aujourd'hui en France, M. Bayrou a estimé qu'il n'y a "aucune raison pour (lui) d'être en situation négative" à l'endroit du président élu. "J'ai exprimé mes réserves, mes inquiétudes. Pour le reste, je jugerai aux actes, avec le sentiment d'un citoyen français qui espère que son pays ira mieux".

Et de confier: "Si Nicolas Sarkozy m'appelait, oui j'irais discuter avec lui". Avant le premier tour, "je n'ai pas eu l'impression qu'il y avait l'occasion. La situation est maintenant différente (...) Il est président de la République, il est celui qui est en charge de ce que la nation a de plus important et de plus précieux".

"J'ai une attitude constante", a assuré le président du Mouvement démocrate. "Je jugerai en fonction des textes que l'on nous présentera, au lieu d'être dans la situation de ceux qui savent à l'avance qu'ils voteront pour n'importe quel texte ou qui voteront contre". M. Bayrou s'est posé en défenseur de "la démocratie" voulant "garantir" aux citoyens des parlementaires "dont le vote n'est pas automatique".

Nicolas Sarkozy est "le président de la République. Je lui fais crédit. Je ne suis pas en situation d'embuscade contre lui, mais je veux demeurer libre pour soutenir ce qui mérite de l'être et pour au contraire signaler ce qui serait inquiétant", a insisté le candidat malchanceux à la présidentielle.

Il a réfuté "toute stratégie" en vue des législatives de juin, se posant en défenseur de la "démocratie". "Est-ce que la vie politique française se résume à deux blocs l'un contre l'autre ou est-ce qu'au contraire les Français ont le choix pluraliste?", s'est-il interrogé.

François Bayrou a assuré que son mouvement présentera des candidats dans toutes les circonscriptions. "Il y aura des candidats qui iront au premier tour sous leur propre couleur et le soir du premier tour, on verra ce qu'il en est. Les deux candidats arrivés en tête ont vocation à rester pour le deuxième tour. C'est cette idée qui permettra de faire émerger une force politique nouvelle".

Dimanche 13 mai 2007, 20h17



Législatives : 59% des Français pensent que le PS devrait s'allier avec Bayrou

PARIS (AP) - A l'approche des législatives de juin, près de six Français sur dix (59%) estiment que le Parti socialiste devrait en priorité passer des alliances avec le centre et le Mouvement démocrate de François Bayrou, alors que 35% pensent plutôt à un accord avec les autres partis de gauche (PCF, PRG, Verts), selon un sondage Ifop paraissant dans "Le Journal du Dimanche".

Les sondés sont en revanche partagés sur la personnalité "la plus capable de rénover" le PS. Ils sont 39% à citer Dominique Strauss-Kahn et 37% Ségolène Royal, loin devant Bertrand Delanoë (6%), Laurent Fabius (5%) et François Hollande (4%). Il est à noter que 58% de ceux se disant sympathisants du PS citent Mme Royal et 27% DSK.

Enfin, interrogés sur les causes de la défaite de la gauche à la présidentielle, les sondés citent prioritairement "l'insuffisance du projet" (38%) et "les divisions internes" au PS (36%), devant "la campagne menée par Ségolène Royal" (24%).

- sondage réalisé les 10 et 11 mai auprès d'un échantillon de 965 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Samedi 12 mai 2007, 18h17



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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 11:32
(Dépêches)



Strauss-Kahn : Hollande est "le principal responsable" de la défaite

PARIS (AFP) - Dominique Strauss-Kahn a affirmé lundi que le premier secrétaire du PS François Hollande était "le principal responsable" de la défaite présidentielle, qui crée "évidemment une crise" au Parti socialiste.

"Le PS, depuis 2002, a été incapable de se renouveler" et François Hollande en est "le responsable principal", a-t-il dit sur RMC et BFM-TV.

Le député du Val-d'Oise a ironisé sur la proposition de François Hollande d'organiser "des assises pour refonder un grand parti de la gauche".

"C'est un aveu (...) Cela veut dire qu'on n'est plus un grand parti de la gauche", a-t-il dit, en déplorant "la tendance à fuir, dans des manoeuvres institutionnelles, la réalité".

Selon Dominique Strauss-Kahn, ce n'est pas le nom du parti qui est en cause, "ce sont les idées". "Nous n'avons pas attiré les Français", a-t-il dit, en plaidant pour "un socialisme du réel, ancré dans la réalité". "Depuis des années, on ne tranche rien" au PS, a-t-il déploré.

De la défaite du 6 mai, "on est tous responsables à la mesure des responsabilités qu'on a exercées". "Plus la responsabilité est grande, plus on est responsable", a-t-il expliqué.

Dominique Strauss-Kahn s'est déclaré opposé à une désignation très rapide du candidat pour la présidentielle 2012, prônée samedi par Ségolène Royal, candidate malheureuse au scrutin 2007, jugeant que "cela n'a pas de sens".

Il a toutefois reconnu que choisir le candidat six mois avant le scrutin, "c'est trop tard". Le mieux, selon lui, c'est de prévoir une désignation "un an ou un an et demi" avant la présidentielle.

Lundi 14 mai 2007, 10h08



François Hollande veut des "assises pour refonder un grand parti de la gauche"

PARIS (AFP) - François Hollande, premier secrétaire du PS, a affirmé dimanche qu'il y aurait après les élections législatives "des assises pour refonder un grand parti de la gauche".

"Il y aura des assises qui permettront de refonder un grand parti de la gauche", a déclaré M. Hollande sur France 3 dans l'émission "France Europe Express".

"Les radicaux de gauche, les amis de Jean-Pierre Chevènement y sont prêts, et nous allons le faire avec tous ceux qui le voudront, après les élections législatives", a-t-il indiqué.

"Il faut refonder la gauche, parce qu'on ne peut pas avoir un grand Parti socialiste" avec "des petites forces, des satellites autour de lui", a-t-il estimé.

Les candidats de gauche, toutes sensibilités confondues, n'ont recueilli au total que 37% des voix au premier tour de la présidentielle, dont 25,87% pour la candidate socialiste Ségolène Royal. Au second tour, Mme Royal a été battue par son rival UMP Nicolas Sarkozy, par 46,94% contre 53,06%.

"Il n'y a pas d'impasse, il faut inventer une nouvelle stratégie: l'invention de cette stratégie, c'est un grand Parti socialiste qui couvre tout l'espace qui va de la gauche, sans aller jusqu'à l'extrême gauche, jusqu'au centre-gauche ou au centre", a affirmé M. Hollande.

Selon lui, "on ne va pas sous-traiter, ni à une gauche radicale qui n'existe plus, ni à un centre qui, lui, existe. On va prendre tout l'espace".

"L'enjeu des prochaines élections - élections législatives, élection présidentielle de 2012 - c'est de constituer ce grand parti", a-t-il ajouté, appelant à "en discuter dans les mois qui viennent".

"La droite a su le faire" en créant l'UMP, a observé le numéro un socialiste.

"Je ne suis plus pour qu'on fasse des accords simplement entre partis politiques. Cette façon de faire de la politique n'est pas compréhensible", a-t-il encore expliqué.

"Il faut que nous fassions l'effort, les socialistes, de dire +maintenant nous allons discuter+ (...) mais il faut le faire sur une ligne politique", a-t-il insisté.

"Si nous ne le faisons pas sur une ligne politique, nous réintroduisons dans ce grand parti tout ce qui est la contradiction au sein de la gauche", a jugé M. Hollande.

A ses yeux, cette "ligne" ne saurait être sociale-démocrate, comme le propose Dominique Strauss-Kahn. La social-démocratie est "un modèle assez vieillissant, c'est un vocabulaire qu'on utilisait dans les années 70 ou 80", a-t-il dit. Quant au "social-libéralisme", il "est peut-être déjà passé de mode".

"Il faut inventer", a lancé M. Hollande.

Ce "grand parti pourrait-il s'appeler "Parti de gauche"? "Pourquoi pas?", a répondu le Premier secrétaire. "Ca ne troublerait pas de s'appeler "la Gauche", c'est même plutôt un honneur".

Lundi 14 mai 2007, 7h26




François Hollande prône la création après les législatives d'un "grand parti de la gauche" allant jusqu'au centre

PARIS (AP) - Le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande a annoncé dimanche soir sa volonté de fonder "un grand parti de la gauche" qui irait jusqu'au "centre", mais pas avant les législatives de juin prochain.

"Qu'est-ce qu'il faut comme nouvelle stratégie? Un grand parti socialiste qui couvre tout l'espace qui va de la gauche, sans aller jusqu'à l'extrême gauche, car l'extrême-gauche a son identité, jusqu'au centre-gauche, au centre", a déclaré M. Hollande lors de l'émission "France Europe Express" sur France-3 et France-Info.

"Il y aura des assises qui permettront de refonder un grand parti de la gauche pour les années qui viennent", a-t-il annoncé, en précisant que "nous allons le faire avec tous ceux qui le voudront, mais je le dis bien, après les élections législatives".

Prenant pour exemple l'UMP, M. Hollande a souhaité la formation d'un "instrument plus fort" pour les prochaines élections législatives et présidentielle en 2012, "parce qu'on ne peut pas avoir des petites forces autour, des satellites autour de lui".

Il a par ailleurs indiqué que le candidat socialiste devra être désigné "sans doute deux ou trois ans avant" la prochaine élection présidentielle, et qu'il "y aurait une logique que ce candidat soit le chef du parti".

Evoquant le cas des personnalités socialistes approchées par le président élu ces derniers jours, M. Hollande a jugé que celles qui "s'engagent avec Nicolas Sarkozy", en réalité, "rejoignent (son) programme".

"A ce moment-là, convenons-en, elles ne peuvent plus se réclamer de la gauche, mais des droites, des droites républicaines", a déclaré le premier secrétaire du PS.

Enfin, s'agissant des Verts, qui ont refusé dimanche l'accord électoral proposé par le PS pour les législatives, M. Hollande a expliqué: "Nous disons au Verts: vous devez prendre cet accord, au moins pour être à l'Assemblée nationale de bonne manière, et puis ensuite nous discuterons".

"Et je crois qu'ils ne sont pas dans la capacité, et je le regrette, de prendre une décision", a-t-il conclu.

Lundi 14 mai 2007, 2h33



DSK s'insurge contre la proposition de François Hollande de créer de "un grand parti de la gauche"

PARIS (AP) - Dominique Strauss-Kahn s'est insurgé lundi contre la "tendance à fuir dans les manoeuvres institutionnelles" après la proposition du Premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande de créer un "grand parti de la gauche".

"Si on a besoin de refonder un grand parti de la gauche, c'est qu'il y a un problème", a-t-il lancé sur RMC-Info, regrettant "cette tendance à fuir dans les manoeuvres institutionnelles".

"Ce n'est pas ça le problème. Le problème, c'est que la gauche au premier tour a fait le score le plus faible qu'elle ait connue depuis des décennies", a poursuivi DSK. "Savoir si on change de parti, de nom, cela ne change rien à tout ça. Ce sont les idées qui sont en cause, c'est le fait que nous n'avons pas attiré les Français (...) On ne résout pas les problèmes par des institutions".

"Quand on vient de subir un échec comme celui qu'on a connu, évidemment qu'il y a une crise", a poursuivi Dominique Strauss-Kahn. "Quand il y a un problème, on est tous responsables à la mesure de la responsabilité qu'on a exercée. Plus la responsabilité est grande, plus on est responsables".

Interrogé sur la responsabilité de Ségolène Royal, il a répondu que l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle avait une "responsabilité importante" dans la campagne, mais "pas obligatoirement dans l'organisation du PS".

"Le Parti socialiste, au cours des cinq dernières années, depuis l'échec de 2002, a été incapable de se renouveler", a-t-il déploré. "Je pense que c'est le responsable principal", a-t-il ajouté en référence à François Hollande.

Lundi 14 mai 2007, 9h24



Strauss-Kahn ironise sur la refondation voulue par Hollande

PARIS (Reuters) - Dominique Strauss-Kahn a ironisé lundi sur l'appel de François Hollande à la refondation d'un grand parti de gauche, y voyant un aveu d'échec et une fuite dans les manoeuvres institutionnelles.

Interrogé sur BFM TV et RMC, l'ancien ministre socialiste des Finances a également jugé que le premier secrétaire du PS était "le responsable principal" de l'échec du PS à l'élection présidentielle.

"Qui peut être contre refonder un grand parti de la gauche?", s'est demandé Dominique Strauss-Kahn sur un ton ironique.

"D'abord c'est un aveu, ça veut dire qu'on n'est plus un grand parti de la gauche, il faut quand même en rechercher les responsabilités", a-t-il expliqué, ajoutant: "Surtout, il y a toujours cette tendance de fuir dans les manoeuvres institutionnelles".

"C'est pas ça le problèmes, le problème c'est que la gauche au premier tour a fait le score le plus faible qu'elle ait connue depuis des décennies. Ce n'est pas parce qu'on change de parti, le nom, ça ne change rien tout ça, c'est les idées qui sont en cause, c'est le fait que nous n'avons pas attiré les Français", a ajouté Dominique Strauss-Kahn.

Selon l'ancien prétendant à l'investiture présidentielle du PS, adepte d'un "socialisme du réel", "on ne résout pas ces problèmes-là par des institutions".

François Hollande a souhaité dimanche soir que des assises soient organisées après les élections législatives de juin pour refonder un grand parti de la gauche.

"Qu'est-ce qu'il faut comme nouvelle stratégie ? Un grand parti socialiste qui couvre tout l'espace qui va de la gauche - sans aller jusqu'à l'extrême gauche, car l'extrême gauche a son identité - jusqu'au centre gauche, au centre", avait déclaré le premier secrétaire du PS dans l'émission France Europe Express sur France 3 et France Info.

Lundi 14 mai 2007, 9h14



PS : "Ne bousculons pas les échéances", plaide Elisabeth Guigou

PARIS (AP) - La députée socialiste Elisabeth Guigou a jugé dimanche qu'il "ne faut pas bousculer les échéances", notant que le Parti socialiste doit se "concentrer" sur les législatives de juin et faire "taire les ressentiments, les rancoeurs".

"François Hollande est le Premier secrétaire et le restera jusqu'au prochain congrès", a rappelé la députée lors de l'émission "Dimanche+" sur Canal+. "Il ne faut pas bousculer les échéances et la première des échéances, c'est les législatives" de juin prochain.

"Il faut se concentrer là-dessus et il faut faire taire les ressentiments, les rancoeurs, les reproches", a-t-elle averti soulignant que "c'est la responsabilité" du PS pour "essayer d'avoir le maximum de députés à l'Assemblée nationale".

Lors du conseil national du PS samedi, Ségolène Royal a jeté un pavé dans la mare en proposant que le PS désigne son candidat pour 2012 dès son prochain congrès du parti, dénonçant par ailleurs les "attaques internes" dont elle a été l'objet pendant la campagne présidentielle.

"Ce qui est important, c'est de reconnaître qu'il y a eu grâce à Ségolène Royal (...) un élan, un enthousiasme. On a vu revenir des gens qui s'étaient détournés de la politique", a estimé Elisabeth Guigou. La candidate socialiste "va avoir bien entendu une place éminente. A partir de là, nous avons cinq ans devant nous. Ne bousculons pas les échéances".

La députée socialiste de Seine-Saint-Denis a mis en garde ceux qui après les législatives "feraient du nombrilisme plutôt que de parler aux Françaises et aux Français". "Travaillons tous ensemble parce que l'on a besoin d'une vraie refondation et pas d'une refondation sur des histoires d'appareils". "Prenons le temps d'analyser, d'aller au fond des choses. On en assez de la guerre des chefs", a conclu Mme Guigou.

Dimanche 13 mai 2007, 15h24




PS : Royal, "un leader pas tout à fait comme les autres", selon Chevènement

PARIS (AP) - Ségolène Royal ne pouvait pas faire en cinq mois de campagne ce qui aurait dû être fait depuis 15 ans au Parti socialiste, a estimé dimanche Jean-Pierre Chevènement en relevant que la candidate malheureuse à la présidentielle n'était "pas une dirigeante comme les autres". Selon lui, le PS peut avoir à la fois un secrétaire général et un "leader charismatique".

"Il n'y a pas de courage à accabler aujourd'hui Ségolène Royal de critiques qu'on ferait bien quelquefois de s'appliquer à soi-même", a déclaré le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) lors du "Grand Jury" RTL-"Le Figaro"-LCI.

"Vous ne pouvez pas faire en cinq mois ce qui aurait dû être fait depuis 15 ans", a ajouté Jean-Pierre Chevènement qui soutenait la candidate socialiste durant sa campagne. "Il y a eu une réflexion chez beaucoup de socialistes, mais il n'y a pas eu une réflexion collective suffisamment profonde".

Il lui semble "que Ségolène Royal a acquis un certain nombre de titres, 17 millions même, qui sont les suffrages des Français, pour être un leader pas tout à fait comme les autres. Mais il y a aussi d'autres responsables qui doivent pouvoir jouer leur rôle".

"Nous n'avons pas de trop de tous les talents", a considéré l'ancien ministre. Assurant qu'il ne contestait pas la légitimité du premier secrétaire François Hollande, il a noté: "le parti peut avoir un secrétaire général, c'était le cas de Paul Faure, et puis un leader charismatique, c'était Léon Blum".

Alors que Ségolène Royal a souhaité que le futur candidat socialiste à l'Elysée soit désigné lors du premier congrès après les législatives, Jean-Pierre Chevènement a jugé que "la priorité, c'est une refondation de la gauche".

"Mais je pense qu'il serait judicieux en effet de désigner assez longtemps à l'avance -enfin, d'ici 2012 nous avons un peu de temps- le candidat", a poursuivi le président d'honneur du MRC. "Pour moi, ça doit venir après l'acte de refondation mais ça peut arriver en même temps".

Dimanche 13 mai 2007, 20h07

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14 mai 2007 1 14 /05 /mai /2007 11:22
(Dépêches)



Sarkozy quitte la présidence de l'UMP, début de la campagne législative

PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy démissionne lundi de la présidence de l'UMP, avant de prendre mercredi ses fonctions de chef de l'Etat, tandis que s'ouvre la période de dépôt des candidatures aux élections législatives.

Lors d'un conseil national de son parti, en début d'après-midi dans un grand hôtel parisien, le président élu, qui continue de préparer son futur gouvernement, quittera la tête de sa formation.

De ce parti conçu par Jacques Chirac comme une "machine à gagner les élections" et créé entre les deux tours de la présidentielle de 2002, Nicolas Sarkozy a fait un mouvement acquis à sa cause.

Il a triplé le nombre des adhérents (environ 300.000 revendiqués), et organisé de multiples conventions qui ont nourri ses projets législatif et présidentiel.

Le plus vraisemblable est que la présidence soit remplacée par un secrétariat général, comme cela avait le cas au RPR après l'élection de son président Jacques Chirac à l'Elysée en 1995.

Selon plusieurs sources UMP, M. Sarkozy songerait à Brice Hortefeux, l'un de ses proches, pour le poste de secrétaire général, ce qui lui permettrait de continuer à "tenir" son ancien parti.

En attendant le prochain congrès, à l'automne, Jean-Claude Gaudin, président délégué de l'UMP, assurera l'intérim de la présidence. Le sénateur-maire de Marseille avait déjà exercé cette fonction entre la démission de M. Juppé (juillet 2004) et l'élection de M. Sarkozy.

M. Sarkozy, qui a promis quatre grandes "conférences" avec les partenaires sociaux, recevra par ailleurs les dirigeants de la CGT et de la CFDT, dans ses bureaux provisoires du 35, rue Saint-Dominique, à Paris (VIIe).

Lundi verra aussi le véritable démarrage de la campagne pour les législatives des 10 et 17 juin, avec le début du dépôt des candidatures.

Les candidats auront jusqu'au vendredi 18 mai à 18H00 dernier délai, pour se rendre eux-mêmes dans les préfectures, y signer (comme leur suppléant) le formulaire de candidature en apportant les preuves qu'ils remplissent toutes les conditions pour briguer les suffrages.

A 11h00, au siège du FN à Saint-Cloud, Bruno Gollnisch, directeur de la campagne législative de son parti, présentera la liste des candidats frontistes, qui tenteront de faire oublier l'échec de leur leader Jean-Marie Le Pen à la présidentielle (10,44%).

Pour former son gouvernement, Nicolas Sarkozy bute sur "la difficile" tâche de la parité qu'il a promis de réaliser.

"Nicolas Sarkozy a quelques problèmes pour former son gouvernement", "il veut faire la parité absolue, comme il l'a promis, et ce n'est pas facile", ont expliqué dimanche à l'AFP des sources proches de l'UMP et du gouvernement.

Outre son Premier ministre - selon toute vraisemblance François Fillon, son conseiller politique à l'UMP - le président élu doit sélectionner huit hommes et sept femmes, ou l'inverse, pour son "quinze de France".

Côté hommes, les ambitions ne font pas défaut: Alain Juppé, Jean-Louis Borloo, Xavier Bertrand, Patrick Devedjian, Brice Hortefeux, Philippe Douste-Blazy, Michel Barnier (ces deux derniers se disputant la Défense), Jean-François Copé, Renaud Donnedieu de Vabres...

Sans compter les UDF, voire les personnalités classées à gauche puisque le président veut combiner parité et "ouverture".

M. Sarkozy a d'ailleurs réitéré dimanche soir, lors d'une réunion avec les principaux ténors UMP, sa "volonté d'ouverture" vers le centre et la gauche, "indispensable", dit-il, quand on se veut "le garant du rassemblement de la Nation", selon plusieurs participants.

Il y a beaucoup d'appelés, il y aura peu d'élus. M. Sarkozy a été clair: "la fidélité, c'est pour les sentiments, l'efficacité, pour le gouvernement".

Lundi 14 mai 2007, 7h34




Jean-Claude Gaudin confirme que l'UMP devrait réformer ses statuts pour se doter d'une équipe dirigeante

PARIS (AP) - Le président délégué de l'UMP, Jean-Claude Gaudin, confirme dans un entretien publié par "La Provence" que Nicolas Sarkozy proposera lors du Conseil national de lundi une "modification des statuts" du parti, afin qu'il ne soit plus doté d'un président mais d'un équipe dirigeante.

"Nicolas Sarkozy va proposer ce lundi une modification des statuts de l'UMP. Il n'est pas utile de conserver l'ancienne structure en élisant un nouveau président qui, un jour, pourrait s'opposer à lui", explique M. Gaudin dans l'édition de lundi de "La Provence".

"On va donc vers la création d'un poste de secrétaire général secondé par deux secrétaires adjoints. Ces changements, qui me conviennent tout à fait, doivent être approuvés par les militants, puis entérinés lors d'un congrès à l'automne", précise-t-il.

Dimanche sur France-Inter, l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui devrait participer au Conseil national de l'UMP lundi après-midi dans un grand hôtel parisien, avait évoqué la possibilité d'une "gouvernance collective".

Après le départ de la présidence de l'UMP de M. Sarkozy, qui prendra ses fonctions de président de la République mercredi, Jean-Claude Gaudin assurera, conformément aux statuts du parti, l'intérim jusqu'au prochain congrès.

Lundi 14 mai 2007, 3h18











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13 mai 2007 7 13 /05 /mai /2007 11:22
Voici dans ce petit schéma la configuration des députés UDF sortants, de leur positionnement par rapport à Nicolas Sarkozy et François Bayrou et du score du second tour de l'élection présidentielle.

































(Yahoo, Reuters).


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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 08:29
(Dépêches)



Dominique Strauss-Kahn invite le PS à tout remettre à plat

PARIS (Reuters) - Pour renouer avec la victoire, le Parti socialiste doit "tout remettre à plat" et retrouver le lien "qu'il n'aurait jamais dû perdre" avec la réalité économique et sociale du pays, a déclaré Dominique Strauss-Kahn jeudi soir à Paris.

"Ce soir je vais vous parler d'avenir, je vais vous parler de victoire et de gauche conquérante", a-t-il déclaré.

"Les Français veulent une gauche efficace, les Français veulent une gauche crédible, les Français veulent une gauche concrète (...) une gauche du réel pas de l'idéologie (...) efficace pas incantatoire (...) une gauche qui règle (les) problèmes, pas une gauche qui ressasse les solutions d'hier", a-t-il affirmé.

L'ancien ministre de l'Economie s'exprimait, quatre jours après la défaite de Ségolène Royal, devant une centaines de partisans réunis dans l'Est parisien pour un dîner de soutien à la candidature aux législatives de son bras droit, Jean-Christophe Cambadélis.

"Je vis la situation d'aujourd'hui comme en 1969", a-t-il expliqué, faisant allusion au scrutin présidentiel qui avait vu la gauche être éliminée dès le premier tour et avait constitué la première étape vers la construction du nouveau PS, né deux ans plus tard au congrès d'Epinay.

"Tout doit être remis à plat. Tout doit être reconsidéré (...) Pas de tabou", a-t-il exhorté à deux jours d'un Conseil national - le Parlement du PS - à Paris.

"Ce qui compte, c'est que le Parti socialiste retrouve son lien qu'il n'aurait jamais dû perdre avec la réalité économique et sociale de notre pays", a insisté Dominique Strauss-Kahn, qui se voit en chef de file des sociaux-démocrates au sein du PS.

Dans son allocution d'une trentaine de minutes dans un restaurant chinois, l'ancien candidat à l'investiture présidentielle socialiste n'a pas manqué d'égratigner Ségolène Royal tout en réservant ses flèches - indirectes - les plus dures à la direction du PS et à son premier secrétaire, François Hollande.

"VIEILLES HAINES RECUITES"

Il a reconnu avoir eu un "visage dur" dimanche soir sur les plateaux de télévision mais s'est défendu de s'être composé un "visage de la vengeance" contre la candidate.

La cause de la défaite, "ce n'est pas la campagne, la défaite elle vient de loin", a-t-il poursuivi, en se plaçant dans le sillage de François Mitterrand, battu en 1965, non candidat en 1969 mais victorieux 22 ans plus tard.

En ce jour anniversaire, il s'est souvenu que pour préparer le succès du 10 mai 1981, "il y avait à la fois - et il faut ça pour la victoire - une stratégie, un projet et un parti".

La stratégie ? "Une alliance de toute la gauche sans préalable idéologique". Le projet ? "Changer la vie, 110 propositions pour changer la vie. Cela c'est un projet à la hauteur du socialisme". Le parti ? Un PS qui, tournant le dos aux "vieilles haines recuites", était "devenu un parti de débat en phase avec les Français".

Vingt-cinq ans plus tard, "l'unanimisme comme stratégie et l'habilité comme méthode cela finit par avoir des conséquences", a-t-il déploré.

A un mois des législatives, il a martelé à plusieurs reprises "il faut se battre", se déclarant à nouveau "disponible" pour aider les candidats socialistes.

"Je me refuse de considérer aujourd'hui que la démocratie est un jeu et qu'une fois qu'on a élu un président de la République ce n'est même pas la peine d'aller aux législatives", a-t-il exhorté.

A plus long terme, il faut construire "ce Parti socialiste dont la France a besoin dont l'objectif électoral doit être au moins les 30% qui sont aujourd'hui sa cible naturelle", a déclaré Dominique Strauss-Kahn, comme pour prendre date pour la prochaine présidentielle.

"Un parti rénové sur les idées, renouvelé sur les hommes et les femmes qui se fixe l'objectif de recueillir le tiers l'électorat dans notre pays c'est à cela que moi, en ce 10 mai, je vous invite."

Jeudi 10 mai 2007, 23h02



Dominique Strauss-Kahn prend date

PARIS (AP) - Objectif: prendre date et effacer ses déclarations de dimanche soir. Après la défaite de Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn s'est défendu jeudi soir d'avoir voulu "attaquer" la candidate et a appelé le PS à "commencer" sa "reconstruction" en le plaçant devant deux scénarios, le "rose" ou le "noir", se "rénover" ou finir comme la SFIO.

Venu soutenir la candidature de Jean-Christophe Cambadélis aux législatives à Paris lors d'un banquet dans un restaurant chinois du XXe arrondissement, DSK est longuement revenu sur ses déclarations de dimanche soir, où il avait évoqué une "très grave défaite" et s'était aussitôt déclaré "disponible" pour mener la rénovation du PS. Une sortie très critiquée au PS.

"J'ai dit dimanche soir que pour moi c'était une défaite et certains ont crié au scandale. Mais moi, je crois qu'une des responsabilités d'un dirigeant politique, c'est de dire la vérité. La politique, ça ne peut pas être un théâtre d'ombres", a-t-il répliqué. Il s'est défendu de toute "attaque contre Ségolène Royal", assurant avoir "fait campagne" en sa faveur et fait "acclamer" son nom lors de 36 meetings. "Je n'accepte pas de leçon sur la campagne et sur la façon dont je l'ai menée!"

Mais "sur le fond, je persiste et je signe. Cette défaite est incontestable, c'est la troisième défaite d'affilée", a-t-il martelé. "On pouvait l'emporter et cette défaite, elle est grave". Mais c'est à François Hollande plutôt qu'à Ségolène Royal qu'il l'a implicitement imputée, rendant même "hommage" à la candidate pour sa campagne et pour avoir "fait bouger les lignes".

"La défaite, pour moi, elle vient de loin", a-t-il dit, "l'unanimisme comme stratégie et l'habileté comme méthode, ça finit par avoir des conséquences", "nous nous sommes petit à petit éloignés du réel", a-t-il lancé au patron du PS. Il a notamment dénoncé sa proposition de créer une CSG-retraite, une "incompréhension complète de ce qui se passe dans notre société". Il a également regretté que le PS ait été "silencieux sur le vieillissement" ou "gêné sur le nucléaire" durant la campagne.

Face à cela, Dominique Strauss-Kahn a appelé de ses voeux "une gauche du réel, c'est-à-dire une gauche qui s'occupe du fonctionnement de l'économie et des entreprises". "Il faut commencer la reconstruction", a-t-il exhorté. Le PS a en effet selon lui le choix entre "deux scénarios". Il y a un "scénario noir, dont la première étape c'est un Parti socialiste qui petit à petit devient une sorte de SFIO", puis qui "subit le sort du Parti communiste: une histoire, une culture et finalement un astre mort".

Ou alors il y a le "scénario rose", avec un PS "rénové idéologiquement, qui s'ancre dans le réel. Ce socialisme du réel, je l'ai appelé la sociale-démocratie", a exposé l'ancien ministre de l'Economie. "Ce qui compte, c'est que le Parti socialiste retrouve son lien qu'il n'aurait jamais dû perdre avec la réalité économique et sociale de notre pays". "Son "objectif électoral doit être au moins d'atteindre les 30% qui sont aujourd'hui sa cible naturelle", a-t-il estimé.

"Ce soir, je veux vous parler d'avenir, je veux vous parler de victoire et je veux vous parler de gauche conquérante", a-t-il plaidé, prenant date. "Je veux que nous soyons capables de rebâtir tous ensemble une gauche capable de conquérir le pouvoir".

A un mois du premier tour des législatives, il s'en est pris au président élu Nicolas Sarkozy. "Vouloir mettre en place une présidence à l'américaine, c'est bien le signe qu'on veut mettre en place une société à l'américaine", a-t-il déploré. "Il n'y a pas d'automaticité pour les législatives", a-t-il tonné, "il faut se battre".

Jeudi 10 mai 2007, 22h28



Ségolène Royal préférée des Français pour mener les législatives

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal est la personnalité préférée des Français pour conduire la campagne du Parti socialiste pour les élections législatives du mois prochain, selon un sondage OpinionWay pour Le Figaro et LCI publié jeudi.

D'après cette enquête, 40% des personnes interrogées estiment que l'ex-candidate à l'élection présidentielle doit mener la campagne socialiste. La proportion passe à 68% parmi les électeurs ayant voté pour elle au premier tour.

Dominique Strauss-Kahn, ancien prétendant à l'investiture présidentielle du PS, arrive en deuxième position avec 28% (11% des électeurs PS du premier tour).

François Hollande, premier secrétaire du parti, recueille 9% (15% des électeurs PS), devant Laurent Fabius à 3% (0% des électeurs PS).

Les électeurs de François Bayrou placent également Ségolène Royal en première position avec 41% devant Dominique Strauss-Kahn à 36%.

Le sondage a été mené les 9 et 10 mai auprès d'un échantillon de 1.114 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Jeudi 10 mai 2007, 22h01



DSK veut créer une gauche "crédible et efficace"

PARIS (Reuters) - Dominique Strauss-Kahn se déclare disponible pour, à long terme, rénover le Parti socialiste et, dans l'immédiat, soutenir les candidats du PS aux élections législatives du mois prochain.

Interrogé sur France Inter, l'ancien ministre de l'Economie a plaidé "le collectif et la rénovation", précisant que s'il entendait porter les idées social-démocrates au sein du PS, il n'en souhaitait absolument pas l'implosion.

"Le Parti socialiste est mon parti, j'y tiens et je veux le faire vivre", a expliqué le député du Val-d'Oise.

"Mais qu'il faille porter cette idée social-démocrate, de socialisme du réel, de socialisme (...) crédible, oui. J'ai tenté de le faire, insuffisamment apparemment, (...) mais je continuerai à le faire", a-t-il ajouté.

"Les Français doivent avoir en face d'eux une gauche crédible et efficace, peu importe les alliances".

Pour Dominique Strauss-Kahn, "il y a des causes de fond" à la défaite présidentielle de Ségolène Royal face à Nicolas Sarkozy dimanche dernier.

"L'échec vient de loin et repose sur le fait que les Français ont compris que nous ne sommes plus dans le monde d'il y a vingt ans. Ce n'était pas un problème d'idéologie mais un problème de réel", a-t-il expliqué.

"Il faut être crédible sur les questions économiques et sociales et pas incantatoire. Les Français veulent une gauche efficace pas une gauche qui ressasse des positions d'hier", a-t-il insisté.

"Nous n'avons pas donné aux Français le sentiment que nous étions ancrés sur les questions réelles" - un constat "sévère" dont il prend sa part "parce que tous ceux qui d'une manière ou d'une autre ont dirigé ce parti en sont responsables".

TOUJOURS "EN COLÈRE"

"Je suis disponible pour deux choses. Pour intervenir sur le fond et faire en sorte que nous retrouvions la crédibilité que nous pouvions avoir", a expliqué Dominique Strauss-Kahn, dont l'offre de services quelques minutes après l'annonce de l'échec de Ségolène Royal dimanche a choqué nombre de socialistes.

"Dimanche, j'étais un peu en colère, je le suis toujours d'ailleurs, parce qu'on devait gagner. On ne peut pas se permettre de perdre quand on veut défendre ceux qui risquent de souffrir", a-t-il fait valoir.

"Je pense que nous avons besoin de changer de projet, de méthode, de stratégie et d'organisation. Moi, ce que j'ai dit c'est que j'étais disponible pour ça", a souligné l'ancien candidat à l'investiture présidentielle du PS.

"Et je suis disponible à plus court terme pour les législatives parce qu'il y a beaucoup de mes amis - 577 - qui sont candidats dans les circonscriptions. Dans la mesure où je le pourrai et où ils me le demanderont, je veux les aider et aider les socialistes à avoir le meilleur score possible".

Dominique Strauss-Kahn devait prononcer un discours jeudi soir à Paris lors du lancement de la campagne législative de son bras droit, Jean-Christophe Cambadélis.

Vendredi soir, il doit réunir ses partisans à la veille du Conseil national du PS, qui décidera de la stratégie à venir pour les scrutins des 10 et 17 juin.

Sous la houlette de François Hollande, la direction du PS compte mettre en place une équipe collégiale pour mener la bataille, une solution qui n'a pas les faveurs de Dominique Strauss-Kahn qui rejette tout "comité théodule".

Jeudi 10 mai 2007, 11h35




46% des internautes considèrent que le résultat de Ségolène Royal est pour elle un échec "limité"

Aux yeux des internautes qui se sont exprimés*, l'élection présidentielle de 2007 marque d'abord l'échec de la gauche dans son ensemble.

Pour les internautes, le second tour s'inscrivait dans les résultats du premier. 63% considèrent que la victoire de Nicolas Sarkozy ne fait que " confirmer " un résultat en gésine dans le premier tour. Le score historiquement bas des candidats de gauche laissait en effet peu de place à l'inconnu dans le résultat final du 6 mai. 71% des internautes n'ont d'ailleurs manifesté aucune surprise à l'annonce de l'élection de Nicolas Sarkozy, y compris les internautes proches de la gauche. Même si l'écart entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal leur a paru plus élevé que ce qu'ils attendaient.

Il n'empêche. Compte tenu des résultats du premier tour, les internautes ont tendance à relativiser la contre-performance de Ségolène Royal au second. 46% des internautes considèrent que le résultat de Ségolène Royal est pour elle un échec " limité ", alors que 37% y voient un " grand " échec. Aux yeux des internautes, le résultat de l'élection présidentielle marque d'abord la défaite de la gauche (48%) avant d'être celle du Parti socialiste (34%) et enfin, seulement, celle de Ségolène Royal (14%). Il est vrai que le score de Ségolène Royal au premier tour fut plus élevé que ne l'a jamais été celui de Lionel Jospin. Sa qualification pour le second tour lavant par dessus-tout l'affront de l'élimination du 21 avril 2002.

Ce résultat est-il cependant suffisant pour la placer en position de force au sein de la gauche ? Les internautes la jugent, de fait, plutôt légitime dans son ambition de prendre la tête de l'opposition : 41% (contre 30% d'avis contraire) souhaitent qu'elle conduise la campagne du Parti socialiste pour les élections législatives, une proportion qui monte à 59% chez les internautes proches de la gauche.

Jeudi 10 mai 2007, 11h0



Les législatives s'annoncent difficiles pour la gauche non socialiste

PARIS (AP) - Après la défaite de Ségolène Royal, la gauche se prépare à passer cinq nouvelles années dans l'opposition. Pour la gauche non socialiste, toujours divisée, les législatives du mois de juin s'annoncent particulièrement difficiles.

Les scores très faibles du premier tour de la présidentielle -Olivier Besancenot a fait le meilleur résultat avec 4,08%- et la défaite du PS, qui tentera de sauver en juin ses quelque 150 députés sortants, ne placent en effet pas les petits partis en position favorable, alors qu'ils sont déjà défavorisés par le mode de scrutin majoritaire.

Le PCF et les Verts peuvent espérer faire élire des députés, mais les autres tenteront essentiellement d'utiliser la tribune médiatique de la campagne et, aussi, de percevoir un financement public. Un parti dont au moins cinquante candidats ont obtenu 1% des voix touche en effet une aide publique de 1,66 euros par an et par suffrage, un chiffre qui devrait être réévalué cette année.

Le Parti communiste, qui compte tout juste 20 députés sortants, espère pouvoir maintenir l'existence de son groupe, synonyme de moyens d'expression élargis. Mais "ça me semble difficile", reconnaît Michel Laurent, chargé de la préparation des législatives au PCF.

Les communistes veulent présenter des candidats dans toutes les circonscriptions de métropole, à quelques exceptions près en cas d'accord local avec le Parti socialiste, les Verts ou d'autres représentants de la gauche antilibérale. Au-delà de ces accords exceptionnels, la règle restera "comme toujours le désistement républicain", précise M. Laurent à l'Associated Press.

De leur côté, les Verts, engagés depuis de longs mois dans une négociation difficile avec le PS, semblent faire leur deuil de leurs ambitions de faire élire un groupe de 20 députés à l'Assemblée nationale. Devant les journalistes, Noël Mamère évoquait déjà l'idée de "constituer un groupe avec nos partenaires du Parti communiste, des radicaux de gauche et du Mouvement républicain et citoyens de Jean-Pierre Chevènement, à l'image de ce que nous avions constitué entre 1997 et 2002", dans la majorité de la gauche plurielle.

Le Parti socialiste semblait prêt mardi à offrir de ne pas présenter de candidats face aux Verts dans une dizaine de circonscriptions, dont celle des trois députés Verts sortants (Martine Billard et Yves Cochet à Paris, et Noël Mamère à Bordeaux-Talence).

Les Verts, qui affirment ne pas avoir reçu de proposition ferme, ont décidé mardi à l'issue d'une réunion de leur Conseil national interrégional (CNIR, le "parlement" du parti) de poursuivre les négociations jusqu'à dimanche dans l'espoir d'améliorer les propositions qui leur sont faites.

José Bové, soutenu par quelques responsables des Verts et de plusieurs partis de la gauche antilibérale, propose lui depuis plusieurs semaines des candidatures unitaires pour les législatives. Mais ses 1,32% au premier tour de la présidentielle ne le placent pas en position de force pour fédérer ses anciens partenaires antilibéraux, même si quelques accords devraient effectivement se conclure dans quelques circonscriptions.

Dès le soir du second tour, Olivier Besancenot annonçait que la Ligue communiste révolutionnaire présenterait ses propres candidats. La LCR entend se présenter dans 450 circonscriptions et en arrêtera la liste au cours du week-end. Quelques candidatures antilibérales d'union devraient cependant être validées.

Quant à Lutte ouvrière, elle n'entend pas participer à ces accords et prévoit de présenter ses propres candidats dans la quasi-totalité des circonscriptions.

Mardi 8 mai 2007, 21h32



Manuel Valls pour "l'apparition d'une nouvelle génération" à la tête du PS

PARIS (AP) - Manuel Valls a appelé mardi de ses voeux "l'apparition d'une nouvelle génération à la tête du Parti socialiste" dans les mois qui viennent, après la défaite à l'élection présidentielle dimanche.

"Je ne vous cache pas que j'ai été un peu choqué par ce que j'ai vu dimanche sur les plateaux télévisés. Il y avait les mêmes qui expliquaient notre défaite", a déclaré le député-maire d'Evry (Essonne) sur France-Info. "C'était les mêmes qui l'avait expliquée en 2002, c'était les mêmes qui l'avait expliquée en 1995".

Donc, selon Manuel Valls, "de toute façon, dans les mois qui viennent, il faudra des changements profonds et l'apparition d'une nouvelle génération à la tête du Parti socialiste. Je crois que cela va de soi".

Mardi 8 mai 2007, 11h02



Dominique Strauss-Kahn "disponible" pour la rénovation et les législatives

PARIS (AFP) - Dominique Strauss-Kahn a redit jeudi sa disponibilité pour "deux choses": permettre au PS de retrouver de la "crédibilité" et "à plus court terme" participer à la campagne des législatives.

Après les critiques au PS contre ses commentaires de dimanche soir après la défaite de Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn a expliqué sur France Inter qu'il était "un peu en colère", car la gauche "devait gagner".

Le député du Val-d'Oise a déploré que le PS n'ait pas "assez fait de travail de rénovation depuis 2002" et se soit laissé bercer par "tout un tas d'illusions" (victoire aux régionales et aux européennes de 2004, crise du CPE...).

Selon lui, "les socialistes se sont éloignés du réel" alors que les Français veulent "une gauche efficace, crédible".

"Je suis disponible pour deux choses: pour intervenir sur le fond et faire en sorte que nous retrouvions la crédibilité que nous devons avoir, et à plus court terme pour les législatives". "Je veux aider les socialistes à avoir le meilleur score possible et le plus d'élus possible" à l'Assemblée nationale.

"Mon mot d'ordre, c'est le collectif et la rénovation", a-t-il dit.

Dominique Strauss-Kahn a également exprimé la volonté de "favoriser l'émergence d'une nouvelle génération", "de nouvelles têtes".

Jeudi 10 mai 2007, 9h27



Dominique Strauss-Kahn ''disponible'' pour ''le collectif et la rénovation'' du PS

PARIS (AP) - "Oui, je pense qu'il faut rénover et je suis disponible pour ça", a affirmé jeudi Dominique Strauss-Kahn, prônant "le collectif et la rénovation" pour retrouver une gauche "crédible et efficace".

"Oui, je pense qu'il faut rénover et je suis disponible pour ça. Sans doute d'autres ne le sont pas et veulent continuer sur la ligne qui a été celle qu'on suivie jusqu'à maintenant et que je crois erronée", a déclaré le député du val d'Oise sur France-Inter. "Et je ne vois pas en quoi se dire disponible au service de son parti est quelque chose qui serait indécent", a-t-il ajouté en référence aux critiques déclenchées par ses propos dimanche soir lors de la soirée électorale.

"Le problème, c'est que ce n'est jamais le bon moment. Ce n'est jamais le bon moment pour dire 'ça ne va pas, on s'est trompé, il faut regarder les choses en face'", a-t-il précisé.

L'échec de la présidentielle "vient de loin et repose sur le fait que les socialistes se sont éloignés du réel. Les Français ont compris que nous ne sommes plus dans le monde d'il y a 20 ans", a ainsi estimé DSK. "Nous n'avons pas donné aux Français le sentiment que nous étions ancrés sur les questions réelles qui sont celles de la société".

Reconnaissant dresser un constat "sévère" dans lequel il affirme prendre "largement (sa) part", l'ancien ministre de l'Economie de Lionel Jospin a estimé que le PS devait refonder sa ligne idéologique avant de songer à des alliances. "Ce n'est pas un problème d'alliance, ce n'est pas un problème de combinaisons, c'est un problème de fond", a-t-il jugé, précisant que son "mot d'ordre" était "le collectif et la rénovation", respectivement pour les législatives et cette refondation.

"La présidentielle est derrière nous, et les présidentiables aussi. Ce qui compte aujourd'hui, à mon avis, ce ne sont pas les personnes, c'est, justement, ce que la gauche est capable de dire aux Français", a-t-il encore déclaré, affirmant que la question du leadership au PS "n'est pas tranchée de (son) point de vue".

"Il y a un Premier secrétaire du Parti socialiste, il y a une ancienne candidate à l'élection présidentielle, il y a des anciens Premiers ministres, il y a beaucoup de responsables", a expliqué le député du Val d'Oise. "Moi je souhaite quelque chose de collectif. Pour cela nous avons des instances, il faut les faire vivre".

Jeudi 10 mai 2007, 9h57



Dominique Strauss-Kahn se dit doublement disponible au PS

PARIS (Reuters) - Dominique Strauss-Kahn se déclare disponible à double titre : à long terme, pour rénover le Parti socialiste et, dans l'immédiat, pour soutenir les candidats PS aux législatives.

L'ancien ministre de l'Economie, interrogé sur France Inter, a répété sa volonté de "porter les idées social-démocrates" au sein d'un PS dont il ne souhaite "absolument pas" l'implosion.

"Je ne crois pas que la scission serve quiconque. Je ne la souhaite absolument pas. Le Parti socialiste est mon parti, j'y tiens et je veux le faire vivre", a-t-il expliqué.

"Mais qu'il faille porter cette idée social-démocrate, de socialisme du réel, de socialisme (...) crédible, oui. J'ai tenté de le faire insuffisamment apparemment. Chacun agit à la mesure de sa propre force mais je continuerai à le faire", a-t-il ajouté.

"Je suis disponible pour deux choses. Pour intervenir sur le fond et faire en sorte que nous retrouvions la crédibilité que nous pouvions avoir", a expliqué Dominique Strauss-Kahn, dont l'offre de services quelques minutes après l'annonce de la défaite de Ségolène Royal dimanche a surpris, voire choqué, au sein du PS.

"Je pense que nous avons besoin de changer de projet, de méthode, de stratégie et d'organisation. Moi ce que j'ai dit c'est que j'étais disponible pour ça", a souligné l'ancien candidat à l'investiture présidentielle du PS.

"Et je suis disponible à plus court terme pour les législatives parce qu'il y a beaucoup de mes amis - 577 - qui sont candidats dans les circonscriptions. Dans la mesure où je le pourrais et où ils me le demanderont, je veux les aider et aider les socialistes à avoir le meilleur score possible" lors des scrutins de juin.

Jeudi 10 mai 2007, 9h05


Emmanuelli plaide pour la refondation du PS

PARIS (AFP) - Henri Emmanuelli, député socialiste des Landes, a plaidé pour la "refondation idéologique et politique" du PS, en se disant "prêt à aider les socialites à se reconstruire".

"C'est au PS de prendre l'initiative de fabriquer ce grand parti progressiste et vient qui veut", a-t-il expliqué sur LCI. Interrogé sur une éventuelle ouverture vers le centre, M. Emmanuelli a estimé que "c'est à François Bayrou de savoir s'il se sent dans le camp conservateur ou s'il se sent dans le camp progressiste".

Auparavant, pour les élections législatives de juin, il faut "rassembler nos forces et faire taire nos amertumes", a-t-il dit. Le député des Landes a appelé les socialistes, après la défaite de Ségolène Royal, à "éviter les caricatures, éviter les règlements de compte et museler les égos".

Selon lui, "la bataille des législatives" n'est pas perdue, car la victoire de Nicolas Sarkozy "est trop éclatante pour être durable". "Il va y avoir des déconvenues, c'est évident", a-t-il prédit.

La "refondation idéologique et politique" du PS qu'il appelle de ses voeux, et qui nécessite "du temps", doit se faire "avec des matériaux nouveaux", a-t-il dit, en estimant que "les références du Parti socialiste datent dans l'histoire et dans le temps".

Henri Emmanuelli a condamné les violences sporadiques depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, en affirmant que "ceux qui font cela travaillent en réalité pour la droite la plus dure".

Mercredi 9 mai 2007, 10h51



Vacances de Nicolas Sarkozy : "image éclatante" du "pouvoir de l'argent", selon Henri Emmanuelli

PARIS (AP) - Les vacances de Nicolas Sarkozy sont l'"image éclatante" du pouvoir politique confié "au pouvoir de l'argent", a estimé mercredi matin Henri Emmanuelli.

"Je pense que les Françaises et les Français ont confié le pouvoir politique au pouvoir de l'argent. Nous en avons l'image éclatante", a déclaré le député socialiste des Landes sur LCI. "Ça n'étonnera que ceux qui ne l'avaient pas compris ou qui faisaient semblant de ne pas le comprendre".

Henri Emmanuelli a également affirmé que la victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle était "trop éclatante pour être durable". "Il va y avoir des déconvenues, c'est évident", a-t-il prédit.

Par ailleurs, à propos du prochain retour de Johnny Hallyday en France, le député socialiste a estimé que "ce n'est pas Johnny qui revient en France". "Ceux qui étaient partis en réalité, ils fuyaient la solidarité. Maintenant qu'ils ont le sentiment que la solidarité sera moindre, eh bien ils reviennent".

Mercredi 9 mai 2007, 9h10



Royal et Strauss-Kahn en concurrence pour rénover la gauche et le PS

PARIS (AFP) - Une bataille interne feutrée s'est engagée pour conduire la rénovation du PS après la défaite du 6 mai à l'élection présidentielle, avec, seuls en première ligne, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn en net désaccord sur l'interprétation des résultats.

La candidate malheureuse a déclaré à l'AFP vendredi que, comme elle l'avait annoncé en mai 2006, elle ne serait pas candidate à sa réélection le mois prochain comme députée des Deux-Sèvres, mais elle s'est rangée parmi "les leaders de l'opposition", montrant ainsi qu'il faudrait compter avec elle.

De son côté, Dominique Strauss-Kahn, battu par Mme Royal dans la compétition interne pour l'Elysée, s'est placé jeudi soir en champion de la rénovation de la gauche, disputant ce statut à la présidente du Poitou-Charentes.

Ces prises de position interviennent à la veille d'un Conseil national du PS qui doit tirer les premières leçons de la sévère défaite de la gauche à la présidentielle et préparer la campagne des législatives.

A sa permanence de campagne vendredi, Mme Royal s'est présentée "comme l'un des leaders de l'opposition". Elle refuse toujours de considérer la victoire de Nicolas Sarkozy comme une défaite.

Selon elle, les 17 millions de voix recueillies le 6 mai constituent "un socle, un mouvement, un souffle qui autorise toutes les espérances".

Ségolène Royal a précisé qu'elle allait "s'engager pleinement dans la campagne des législatives", après avoir reçu énormément d'invitations de candidats à venir les soutenir. Quant à sa stratégie à l'égard du PS, "j'en parlerai le moment venu", a-t-elle ajouté, ne souhaitant pas provoquer "de la friture sur la ligne".

La candidate a justifié sa non-candidature aux législatives par le souci de "s'appliquer à elle-même le non-cumul des mandats", qu'elle avait défendu lors de la campagne. Certains de ses proches, comme Jean-Louis Bianco, avaient plaidé en ce sens, d'autres, tel Patrick Mennucci, ont dit "regretter" sa décision et espérer qu'elle "change d'avis".

Pour sa part, Dominique Strauss-Kahn continue de disputer à l'ex-candidate le terrain de "la rénovation". Jeudi soir, il s'est attaché à "redresser le message" qu'il avait envoyé dimanche en commentant sans détour l'échec des socialistes et qui avait été compris comme une critique de la candidate.

Lui rendant hommage pour avoir "fait bouger les lignes", il a concentré ses attaques sur le premier secrétaire François Hollande. Pour le député du Val-d'Oise, les sources de la défaite sont à rechercher dans "l'unanimisme comme stratégie et l'habileté comme méthode" au sein de la direction du PS.

Comme Mme Royal - qui avait glissé le 6 mai à quelques journalistes que M. Strauss-Kahn serait son Premier ministre si elle était élue -, l'ancien ministre affirme que "tout doit être remis à plat, tout doit être reconsidéré", et sans "tabou", pour reconstruire la gauche, qui se trouve selon lui dans la situation de 1969, avant la refondation du PS et après l'élimination du socialiste Gaston Defferre au 1er tour de la présidentielle.

Appelant ses amis à appeler un chat, un chat, et une défaite, une défaite, DSK entend dès maintenant travailler pour bâtir "une gauche efficace, une gauche crédible, une gauche concrète".

Par Thierry MASURE, le vendredi 11 mai 2007, 20h25  



Ségolène Royal ne se représentera pas aux législatives

PARIS (AP) - Ségolène Royal ne se représentera pas aux élections législatives de juin dans la circonscription des Deux-Sèvres qu'elle occupe depuis 1988, a-t-on appris vendredi auprès de son ancien diecteur de campagne Jean-Louis Bianco.

"J'ai plaidé contre (une candidature) mais elle était hésitante", a précisé M. Bianco à l'Associated Press. "Elle n'aura aucun mal à exister politiquement".

L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle avait annoncé dès mai 2006 qu'elle ne se représenterait pas dans son fief de la deuxième circonscription des Deux-Sèvres, afin de se mettre en conformité "avant l'heure" avec l'interdiction du cumul des mandats qu'elle souhaitait faire voter une fois élue à l'Elysée. Ségolène Royal est présidente de la Région Poitou-Charentes depuis avril 2004.

Françoise Billy, première secrétaire fédérale du PS des Deux-Sèvres, a fait part à la fois d'un "peu de tristesse de voir notre députée quitter son secteur de Melle qu'elle affectionnait particulièrement" et "en même temps une grande fierté de la voir s'appliquer les règles qu'elle aurait souhaité mettre en place si elle avait été élue et qu'elle ne manquera pas un jour de promouvoir sur la scène politique". "Cette application du non-cumul est quelque chose de très fort!", a-t-elle dit.

Vendredi 11 mai 2007, 12h10



Les Verts rejettent un accord avec le PS pour les législatives

PARIS (Reuters) - Les Verts ont rejeté l'accord électoral que leur proposait le Parti socialiste pour les législatives, a-t-on appris auprès d'une porte-parole à l'issue d'un Conseil national interrégional du mouvement.

"On a rejeté la proposition qui nous était faite de 13 circonscriptions", a déclaré dimanche Anne Souyris, porte-parole nationale des Verts.

Le PS avait proposé un accord portant sur 14 circonscriptions plus une avec un candidat apparenté Verts.

"On était bien conscients qu'avec 1,5% des suffrages à la présidentielle et dans l'état des forces du PS qui n'avait pas gagné l'élection présidentielle, on ne pourrait peut-être pas avoir un groupe comme on l'espérait, mais au moins avoir négocié des vraies circonscriptions ensemble et ça a été très difficile avec des fins de non recevoir tout le temps", a-t-elle expliqué.

"Les Verts se sont sentis assez humiliés par ce type de processus et se sont dits que peut-être il fallait tourner une nouvelle page et essayer de fabriquer d'autres dynamiques et arrêter d'essayer toujours de courir derrière un partenaire qui ne nous traitait pas très bien", a-t-elle ajouté.

Les Verts vont donc présenter leurs propres candidats "dans toutes les circonscriptions" aux législatives, précise Anne Souyris.

"Grosso modo, il y aura un pacte de non agression sur un certain nombre de circonscriptions" et notamment sur celles des trois députés Verts sortant, explique-elle.

Noël Mamère (Gironde), Yves Cochet (Val d'Oise) et Martine Billard (Paris) ne se verront pas opposer de candidats socialistes, explique-t-elle.

Des accords "locaux" seront conclus et acceptés nationalement, explique-t-elle. Au total, les députés écologistes pourraient se retrouver avec "cinq-six" circonscriptions sans candidat socialiste en face.

MENACE D'ECLATEMENT

Dominique Voynet, ex-candidate des Verts à la présidentielle, aurait souhaité voir l'accord appliqué, même si elle ne le trouvait pas satisfaisant, a précisé la porte-parole.

C'est également le cas de Noël Mamère.

"Il fallait tenir compte du principe de réalité, déclare le député-maire de Bègles, dans un entretien au quotidien Le Parisien à paraître lundi. On ne peut pas demander au PS d'être plus généreux qu'il ne peut l'être."

"Quatorze circonscriptions réservées, on peut toujours demander plus. Mais faire capoter un accord par excès de gourmandise, c'est une erreur", estime-t-il.

"Au moment où il est urgent d'envoyer un signe de rassemblement à gauche face au danger Nicolas Sarkozy, il n'y a rien de pire que cette attitude de repli", ajoute-t-il.

"Les Verts commettent aujourd'hui une grave erreur. Après les législatives, il faudra des explications".

Le député-maire de Gironde estime que la position adoptée dimanche "fait planer la menace de l'éclatement" du parti écologiste entre les centristes et les socialistes.

"Certains partent déjà chez François Bayrou", affirme-t-il. "Cette fermeture risque d'en pousser d'autres vers le Parti socialiste".

Dimanche 13 mai 2007, 23h10



Guigou pour une "vraie refondation" du PS après les législatives

PARIS (Reuters) - La socialiste Elisabeth Guigou estime nécessaire une "vraie refondation" du Parti socialiste après les élections législatives et demandé l'arrêt de "la guerre des chefs" au sein du parti.

"Nous avons cinq ans devant nous. Ne bousculons pas les échéances. Il y a d'abord les législatives. Juste après, travaillons tous ensemble parce qu'on a besoin d'une vraie refondation et pas d'une refondation sur des histoires d'appareils où on ferait du nombrilisme, où on continuerait à se regarder entre nous plutôt que de parler aux Français", a déclaré la députée de Seine-Saint-Denis sur Canal +.

Elle a jugé inutile un congrès du PS avant celui prévu en 2008.

"Je crois pas qu'il faille un congrès avant les élections municipales (en 2008 ndlr). Surtout, il faudra fixer un congrès quand nous aurons quelque chose à dire de nouveau aux Français", a-t-elle dit.

"Après les législatives, prenons le temps d'analyser, d'aller au fond des choses, sans acrimonies personnelles. On en a assez de la guerre des chefs", a dit l'ancienne ministre de la justice qui se représente aux législatives du mois prochain.

"Les militants ont soif d'unité, a-t-elle fait valoir. Ils veulent qu'on s'adresse aux problèmes des Français. Par ailleurs, ils veulent que les têtes changent, que la politique soit représentée par une grande diversité. (...) Nous avons des jeunes talentueux mais qu'on ne montre pas assez."

"Un parti qui réussit, c'est un parti qui montre qu'il représente la diversité de la société française. A partir de là, on fera et la rénovation des idées - c'est fondamental - et la rénovation dans les visages et dans les façons de faire la politique", a-t-elle ajouté.

Dimanche 13 mai 2007, 14h32






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10 mai 2007 4 10 /05 /mai /2007 08:57
(Dépêches)


Vents contraires autour du futur Mouvement démocrate

PARIS (Reuters) - Moins de trois semaines après le premier tour de l'élection présidentielle, l'UDF donne naissance au Mouvement démocrate autour d'un François Bayrou lâché par une majorité d'élus qui ont rallié Nicolas Sarkozy.

Un millier de participants sont attendus jeudi à la salle de La Mutualité, à Paris, pour une réunion qui pourrait signer l'avènement d'un centre où soufflent des vents contraires.

D'un côté, les partisans de François Bayrou et du Mouvement démocrate, qui présentera des candidats dans la quasi-totalité des circonscriptions aux élections législatives du mois de juin.

De l'autre, les 23 élus UDF sortants ayant choisi de se présenter sous le label "majorité présidentielle", ce qui leur évite de se retrouver face à un candidat de l'UMP - comme il leur a été confirmé mercredi à l'issue d'une réunion de la commission nationale d'investiture du parti présidentiel.

Peut-on craindre une scission du parti centriste ? "C'est une des inquiétudes qui sont les miennes", a confié mercredi le député européen UDF Philippe Morillon à son arrivée au comité exécutif préparatoire au Conseil national de jeudi.

"On ne chasse personne, la porte est toujours grande ouverte", a assuré Michel Mercier, président du groupe UDF au Sénat, après la réunion qui a rassemblé une vingtaine de responsables au siège du parti, rue de l'Université.

Après ses 18,6% des voix remportés au premier tour, François Bayrou n'avait donné aucune consigne pour le 6 mai tout en disant qu'il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy et en débattant avec l'autre finaliste, la socialiste Ségolène Royal.

En revanche, une large majorité de députés centristes (dont le groupe compte 29 membres au Palais-Bourbon) ont porté leur choix vers le candidat de l'UMP, finalement victorieux.

Parmi eux, des "piliers" comme le porte-parole François Sauvadet et le président du groupe à l'Assemblée, Hervé Morin.

Dans une tribune publiée mercredi dans Le Figaro, 22 députés UDF et apparentés expliquent leur volonté d'"inscrire leur démarche dans la majorité présidentielle" autour du président de la République "tout en conservant leur autonomie au Parlement et sans intégrer l'UMP".

"ILS SONT AUX ORDRES"

Pour obtenir l'aval définitif du parti présidentiel, ces élus doivent signer une charte dans laquelle ils s'engagent notamment à approuver les budgets et à ne jamais voter la censure contre le gouvernement.

"Je n'aimerais pas être à leur place. Ils vont signer un document qui va les verrouiller sur tout", a commenté rue de l'Université Gilles Artigues, député de la Loire. "Ils sont aux ordres, ils attendent que le président nouvellement élu leur dise ce qu'ils ont à faire".

"Il faut rester serein, n'accuser personne de traîtrise ou de forfaiture", a tempéré Pierre Albertini, seul signataire de la tribune du Figaro à avoir assisté au Comité exécutif.

"Le problème, c'est maintenant et pas 2012", a ajouté le député-maire de Rouen en référence aux futures ambitions élyséennes de François Bayrou.

Dans son allocution d'après-résultats, dimanche soir, l'élu béarnais avait mis en garde Nicolas Sarkozy contre le "confort" du "pouvoir absolu" et plaidé pour la création d'une force "constructive" capable de distribuer bons et mauvais points au pouvoir en place.

"En désignant Nicolas Sarkozy comme l'adversaire principal, l'UDF - même transformée en parti démocrate - court un risque d'isolement important", notent les signataires de la tribune du Figaro.

Si le centre veut garder un groupe à l'Assemblée, soit au moins 20 élus, "il faudra bien passer un accord au soir du premier tour des élections législatives", ajoutent-ils.

François Bayrou souhaite que les élus ayant apporté leur soutien à Nicolas Sarkozy après le premier tour n'aient pas à craindre la concurrence d'un candidat "MD". D'autres élus, comme Gilles Artigues (Loire) ne sont pas de cet avis.

Selon un calcul du Monde daté de mercredi, si l'on applique les règles du maintien au second tour des législatives aux résultats du premier tour de la présidentielle, les électeurs de François Bayrou pourront arbitrer nombre de triangulaires.

Reste à savoir s'ils voteront de la même façon, sachant que le taux de participation pourrait être bien plus modeste que celui de la présidentielle.

Qui dit triangulaire dit alliance et la question sera de savoir, le moment venu, de quel côté s'incliner.

Le futur Mouvement démocrate ne doit pas être "un culbuto qui penche tantôt à droite, tantôt à gauche" mais "un point d'équilibre sur l'échiquier politique", plaide la députée UDF du Rhône Anne-Marie Comparini dans un entretien à paraître jeudi dans La Croix.

Selon diverses sources à l'UDF, le Mouvement démocrate a enregistré entre 10.000 et 17.000 pré-adhésions.

Jeudi 10 mai 2007, 7h19




Gérard Collomb prêt à "tendre la main aux amis" de Bayrou

PARIS (Reuters) - Gérard Collomb, maire socialiste de Lyon, se déclare favorable à des accords avec les centristes en vue des législatives.

"Pour que la future opposition soit forte, il faut que François Bayrou résiste et que le PS rénove", déclare-t-il dans un entretien au Figaro.

"Nous sommes prêts à tendre la main aux amis de François Bayrou si c'est pour développer une action constructive dans nos villes", ajoute-t-il.

Au plan local, le maire de Lyon n'exclut pas une alliance aux municipales, pour contrer l'UMP.

"Aujourd'hui, j'ai une majorité de gauche et de centre-gauche à la Communauté urbaine. Cela me semble envisageable de faire la même chose à la ville. A condition que François Bayrou s'engage clairement dans une voie nouvelle", explique-t-il.

Le président de l'UDF doit porter son nouveau parti, le Mouvement démocrate, sur les fonts baptismaux jeudi.

Jeudi 10 mai 2007, 8h09



        
PARIS (AP) - François Bayrou définitivement lâché par une grande partie des siens. A la veille du conseil national de l'UDF destiné à étudier les modalités de création du Mouvement démocrate, une vingtaine de députés centristes sur les 29 que comptait le groupe dans l'Assemblée sortante signent une tribune mercredi dans "Le Figaro" dans laquelle ils appellent à une majorité avec l'UMP pour les législatives.

Parmi les signataires on trouve notamment Pierre Albertini, Bernard Bosson, Charles de Courson, Maurice Leroy, Hervé Morin, Nicolas Perruchot et François Sauvadet mais aussi Olivier Jarde, le suppléant de Gilles de Robien.

Jugeant "impératif de créer les conditions le plus large possible", ils soulignent leur attachement "à la constitution d'une majorité pluraliste".

"En désignant Nicolas Sarkozy comme l'adversaire principal, l'UDF court un risque d'isolement important, d'autant qu'il lui faudrait, quoi qu'on en dise, passer un accord au soir du 1er tour des élections législatives".

"C'est pourquoi, tout en conservant notre autonomie au Parlement, et sans intégrer l'UMP, nous inscrivons sans hésitation notre démarche dans la majorité présidentielle qui se dessine", concluent les députés centristes.

Mercredi 9 mai 2007, 9h02






Après l’élection présidentielle et à la veille des élections législatives, François Bayrou a souhaité réunir le Conseil national de l’UDF, afin de faire le bilan des semaines passées et travailler à l’avenir et à la refondation de notre mouvement politique.

Le Conseil national se réunira donc le jeudi 10 mai 2007 de 10h00 à 16h00, à la Mutualité, Paris 5e.

Les militants et adhérents de l'UDF qui souhaiteraient assister aux débats peuvent s'inscrire en répondant au courriel suivant : conseil-national[@]udf.org. Pour tout renseignement : 01.53.59.20.00

Le discours de François Bayrou, en ouverture du Conseil national, sera diffusé en direct sur BFM TV, I Télévision, LCI, France 24, et en différé sur les chaînes parlementaires, LCP-AN et public Sénat.

8 mai 2007

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9 mai 2007 3 09 /05 /mai /2007 10:01
(Dépêches)

Dernier Conseil des ministres de Chirac, Sarkozy de retour de Malte

PARIS (AFP) - Jacques Chirac préside mercredi son dernier conseil des ministres avant le retour annoncé tard dans la soirée de Nicolas Sarkozy après de courtes mais luxueuses vacances à Malte.

A 10h00 du matin, Dominique de Villepin et les trente ministres de son gouvernement prendront place autour de la grande table ovale installée dans le salon Murat, au rez-de-chaussée du palais de l'Elysée.

Selon un rituel immuable mais sans doute avec un supplément d'émotion, le chef de l'Etat et le Premier ministre se feront face, avec, au centre de la table, la fameuse pendule à deux cadrans.

En douze ans de présidence, M. Chirac aura présidé plus de 600 Conseils des ministres, au rythme d'une cinquantaine par an.

Après cet ultime Conseil, au lendemain de la célébration de la victoire du 8 mai 1945, le président sortant doit retrouver pour la première fois le président élu jeudi, lors des commémoration de l'abolition de l'esclavage. M. Sarkozy sera rentré "à Paris tard mercredi soir", a indiqué à l'AFP Claude Guéant, ancien directeur de campagne du président élu.

Quant à l'UDF, elle tiendra "un comité exécutif" à la veille du conseil national du parti centriste voulu par son président François Bayrou pour porter le Mouvement démocrate sur les fonts baptismaux. "Il faut que les dirigeants puissent se retrouver et évoquer des points de vue sans doute contradictoires, mais il n'est pas question non plus d'aller vers un nouveau parti", a cependant averti Jean Arthuis, sénateur UDF de la Mayenne, annonçant la tenue de ce comité exécutif.

Mercredi 9 mai 2007, 8h48



Villepin : "mes résultats" ont permis de "crédibiliser" le projet de Sarkozy

PARIS (AFP) - Dominique de Villepin estime que "les résultats" obtenus par son gouvernement ont permis de "crédibiliser" le projet de Nicolas Sarkozy et ont donc contribué à sa victoire à l'élection présidentielle, dans un entretien à paraître mercredi dans Le Figaro.

"Nicolas Sarkozy était le candidat de ma famille politique. Les résultats que mon gouvernement a obtenus ont permis de crédibiliser son projet. C'est la première fois qu'une majorité sortante se succède à elle-même depuis 30 ans", déclare le Premier ministre.

Son passage à Matignon (mai 2005-mai 2007) aura permis, selon lui, "la modernisation de notre pays". Il cite ainsi "l'adaptation du droit du travail, le déblocage des freins à l'embauche, la relance de la croissance, le désendettement" sans oublier la baisse du chômage mais sans faire mention de l'échec du CPE.

"J'ai voulu sortir du champ d'action politique traditionnel de la droite en m'attaquant à la lutte contre les discriminations, à la réforme de l'éducation prioritaire, au renforcement des liens entre l'université et l'emploi", rappelle M. de Villepin, qui rend hommage à son équipe gouvernementale, "d'une qualité exceptionnelle".

"Aujourd'hui, nous avons réinvesti le champ social, humanitaire et culturel qui étaient auparavant l'apanage de la gauche", affirme-t-il encore.

Le chef du gouvernement, qui quittera Matignon la semaine prochaine, voit dans son action l'une des raisons de l'échec des socialistes, "qui n'ont jamais été une véritable force de proposition, capable d'apporter des solutions concrètes aux problèmes des Français".

Se gardant de "personnaliser" la défaite de Ségolène Royal, il ajoute : "la vérité, c'est que les propositions du PS sont depuis des années en profond décalage avec la réalité vécue par les Français".

Mardi 8 mai 2007, 20h18



Xavier Bertrand : "Au boulot!"

PARIS (AP) - Nicolas Sarkozy doit maintenant "agir en toute honnêteté par rapport aux engagements qui ont été pris", a déclaré lundi matin son porte-parole Xavier Bertrand, au lendemain de la victoire du candidat UMP à la présidentielle. "Ce n'est pas une France qui a gagné contre une autre France. C'est la même France, mais maintenant au boulot!"

"La question qui se pose, c'est: est-ce que cette fois-ci les engagements pris vont être tenus? La réponse est oui", a promis Xavier Bertrand sur RMC et BFM-TV.

"Le score n'est pas serré", a observé l'ancien ministre de la Santé. "Nous avons un mandat clair". Selon lui, "c'est un vote de confiance des Français". "C'est surtout un vote d'exigence et nous devons être à la hauteur de cette exigence", a-t-il ajouté.

Interrogé sur les violences survenues dimanche soir après l'élection de Nicolas Sarkozy, il a dit qu'"il n'y a rien de plus important que le vote des Français".

Le président élu veut maintenant relancer la construction européenne, a ajouté Xavier Bertrand.

Il a rappelé que le candidat UMP avait rendu visite durant sa campagne à Tony Blair à Londres, Angela Merkel à Berlin et José Luis Zapatero à Madrid "pour parler des conditions de la relance européenne". Nicolas Sarkozy "veut maintenant très rapidement pouvoir profiter des échéances qui sont là pour avoir une vraie relance et un redémarrage de l'Europe", a indiqué son porte-parole.

Et ce pour "avoir une Europe qui fasse entendre sa voix", notamment sur l'agriculture. "Il ne s'agit pas d'attendre 2013, la fin de la PAC (Politique agricole commune), pour se poser la question de l'avenir", a averti Xavier Bertrand. "Il n'est pas question non plus que la PAC serve de monnaie d'échange dans le cadre de l'OMC (Organisation mondiale du commerce)".

Lundi 7 mai 2007, 10h11



L'UMP prépare un "pacte présidentiel" pour les législatives

PARIS (AP) - L'UMP va préparer un "pacte présidentiel" pour rappeler les principaux engagements de Nicolas Sarkozy et servir de base à la future majorité présidentielle qui pourrait sortir des élections législatives des 10 et 17 juin, a-t-on appris lundi auprès de responsables du parti.

La préparation des législatives a été le principal sujet abordé lundi matin lors de la réunion du comité politique au siège de campagne de Nicolas Sarkozy, selon les participants. Le président élu, qui devait quitter Paris pour se retirer quelques jours, n'y assistait pas. En son absence, c'est son directeur de campagne Claude Guéant, pressenti pour devenir le secrétaire général de l'Elysée, qui dirigeait la réunion.

"On a décidé de mettre en place un pacte présidentiel qui rappellera les principaux engagements de Nicolas Sarkozy", a expliqué à l'Associated Press le porte-parole de l'UMP Luc Chatel. "Il faut un document, une charte de la majorité présidentielle", a confirmé le trésorier de l'UMP Eric Woerth.

Cette charte, qui serait signée avant les élections par ceux qui s'engagent à faire partie de la majorité, doit permettre de jeter les bases de la majorité présidentielle multipolaire de Nicolas Sarkozy. Cette majorité comprendrait un pôle UMP, un pôle réunissant les centristes qui ont soutenu sa candidature et un pôle regroupant les personnalités de gauche qui lui ont apporté leur suffrage.

Une autre réunion est prévue mercredi à 16h pour finaliser ce pacte et prévoir les représailles contre les membres de l'UDF qui refuseraient de s'engager sur ce pacte. L'UMP menace de présenter des candidats contre les fidèles de François Bayrou. Le président de l'UDF a annoncé que son nouveau Mouvement démocrate présenterait des candidats dans les 577 circonscriptions.

Lundi 7 mai 2007, 11h30



La droite favorite des législatives, selon un sondage CSA

PARIS (Reuters) - La droite est donnée favorite du premier tour des élections législatives du 10 juin avec 37% des intentions de vote, contre 33% pour les candidats de gauche et 15% pour le centre, selon un sondage CSA-Cisco diffusé dimanche soir après la victoire de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle.

Un candidat de l'UMP recueillerait 35% des suffrages, un candidat du Mouvement pour la France (MPF) obtiendrait 2%, selon cette enquête réalisée pour France 3, France Inter, France Info et Le Parisien-Aujourd'hui en France.

Un candidat du Parti socialiste, du Parti radical de gauche (PRG) ou du Mouvement républicain et citoyen (MRC) est crédité de 30% des intentions de vote.

Un candidat du Mouvement démocrate, parti appelé à remplacer l'UDF de François Bayrou, est crédité de 15%.

Un candidat du Front national obtiendrait 8% des suffrages.

A gauche, un candidat de la Ligue communiste révolutionnaire est crédité de 2%, ainsi qu'un candidat de Lutte ouvrière et du Parti communiste. Un candidat de Chasse Pêche Nature et Tradition (CPNT) est crédité de 2%, un candidat des Verts de 1%.

Ce sondage a été réalisé par téléphone le 6 mai après 20h00 auprès d'un échantillon représentatif de 1.030 personnes âgées de 18 ans et plus.

Lundi 7 mai 2007, 8h20



Le Pen s'attend à un "redressement" du FN aux législatives de juin

PARIS (AFP) - Le président du Front national Jean-Marie Le Pen a déclaré lundi qu'il s'attendait à "un redressement" de son parti aux législatives, soulignant la nécessité pour le mouvement frontiste d'avoir des députés à l'Assemblée nationale pour contrer la politique de Nicolas Sarkozy.

"On assiste à des mouvements de foule qui ne correspondent pas du tout à l'intérêt d'une politique favorable au peuple français", a indiqué sur LCI M. Le Pen, à propos de la victoire dimanche de M. Sarkozy à la présidentielle.

Pour le leader frontiste, arrivé quatrième au premier tour avec 10,44% des voix, "M. Sarkozy va être maintenant face à ses promesses". "Je suis à peu près certain qu'il ne les tiendra pas, quelle que soit éventuellement sa bonne volonté", a-t-il affirmé.

Selon lui, l'élection présidentielle n'a "pas affaibli" son parti, qui "n'a perdu que le cinquième de ses voix". "Les cadres du Front national ont rempli leur mission. Ils se sont battus et la bataille continue", a-t-il assuré.

"Aux élections législatives, il va y avoir un redressement. Il est nécessaire que nous ayons des députés, parce que sans cela les Français n'auront aucune garantie que M. Sarkozy et ses amis ne feront pas une politique pire que celle qu'ils ont menée pendant les années précédentes et qui nous ont amené au désastre", a ajouté M. Le Pen.

Lundi 7 mai 2007, 11h20



Pour Thierry Breton, la France a besoin d'une "gauche moderne"

PARIS (AP) - "On a besoin d'avoir une gauche moderne", a estimé lundi Thierry Breton, pour qui la gauche française devra faire son "aggiornamento" comme dans les autres pays européens.

"Les grandes gauches des pays européens ont fait leur aggiornamento, sauf la gauche française", a observé le ministre de l'Economie. Pour lui, le besoin du PS de se réformer pour plus de "clarté" "est une réalité".

"Peut-être qu'aujourd'hui, les Français, et moi je m'en réjoui, ont vu que la modernité, elle était de notre côté", a-t-il salué, au lendemain de la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle.

Lundi 7 mai 2007, 9h59







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