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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 07:22

Entre la révolution annoncée des nouveaux modes d’information et un simple caprice de starlette irresponsable, WikiLeaks a engendré une certaine mousse internautique. WikiLeaks, ou la nouvelle version du chaos ?


yartiWikileaks01WikiLeaks est un site Internet qui fait beaucoup parler de lui, surtout depuis le 28 novembre 2010, en rendant public des centaines de milliers de télégrammes diplomatiques américains. Une communication a priori interne et confidentielle, de 2003 à 2009, qui a été obtenue par piratage des bases de données américaines.

Cela donne depuis plusieurs jours des anecdotes parfois étonnantes sur l’hypocrisie de la diplomatie (pas seulement américaine) et il y a des chevaliers du pour et des chevaliers du contre. Pour ou contre un tel étalage public.


Pour

Au départ, beaucoup de "conspirationnistes" imaginaient qu’avec ces documents, il y aurait des informations qui confirmeraient les thèses "révisionnistes" concernant les attentats du 11 septembre 2001. Mais finalement, rien de tout cela. Au contraire, plutôt la confirmation qu’il s’agit de réels attentats islamistes. Au contraire (bis), il y a plutôt des informations très négatives contre les prétentions nucléaires de l’Iran (et même, une véritable bombe diplomatique car le roi d’Arabie saoudite aurait encouragé les Américains à bombarder l’Iran). Du coup, ce camp-là, plutôt pro-islamiste, fait marche arrière et dénonce WikiLeaks comme une opération de manipulation des Américains (pourtant les premières victimes de l’opération).

À côté de ce camp très clivé, il y a les nombreux partisans de la démocratie transparente. Cette transparence qui permettrait de faire le clair sur toutes les affaires louches de corruption, de rétrocommissions etc.


Contre

Oui, la transparence peut être une idée sympathique à défendre. Mais est-ce vraiment pertinent ? Qu’y gagne-t-on ?

Distinguons déjà la transparence sur des affaires publiques et de l’État de la protection indispensable de la vie privée, qu’elle soit personnelle ou commerciale (les stratégies d’entreprises sont basées forcément sur le secret, commercial ou scientifique : un dément qui publierait sur Internet la recette de Coca Cola ou du Nutella anéantirait la survie commerciale de ses employeurs).

Ceux qui sont contre, parmi lesquels de nombreuses personnalités politiques (notamment Hubert Védrine), disent que les pourparlers, le dialogue parfois difficile, s’il est ébruité, mis sur la place publique, surtout en temps réel, cela va faire évidemment capoter les négociations. On imagine mal, surtout pour les démocraties, réussir le grand écart entre un électoralisme qui nécessite une posture, et un sens des responsabilités qui pourrait transiger au-delà de ce que voudraient les électeurs. Exemple frappant dans la politique vers l’Est du chancelier allemand Willy Brandt qui était devenu un véritable ami de Brejnev (ce dernier prêt même à acheter des députés allemands pour maintenir au pouvoir Willy Brandt).


Irresponsabilité


Ces partisans du contre, d’ailleurs, n’hésitent pas à rappeler que le contraire de la diplomatie, c’est… la guerre, et décrédibiliser ainsi la diplomatie ne peut faire que le jeu des va-t-en-guerre. C’est sur ce point que l’opposition est la plus farouche : la divulgation d’un certain nombre d’informations pourrait mettre la vie de certaines personnes en danger, que ce soit d’otages, de diplomates, d’espions ou même de ressortissants de certains pays. Par exemple, l’Arabie saoudite pourrait réprimer les citoyens américains sur son sol pour se montrer plus islamistes que l’Iran, afin de compenser l’image déplorable qu’elle aurait pu laisser en craignant le développement du nucléaire iranien.

Cette irresponsabilité est confirmée quand on sait que les hackers qui ont rendu possible une telle divulgation ne l’ont pas fait pour des raisons politiques, pire, ils n’ont pas pu lire tous ces documents, ils les ont mis en accès quasi-public (via quelques journalistes) en vrac, sans se préoccuper de faire le tri (et faisant croire que ces journalistes seraient capables de faire le tri alors qu’il s’agit d’affaires d’État et qu’ils ne représentent aucun État). Bref, un acte gratuit, ce qui est le pire (car imprévisible).

Certes, parallèlement à ces arguments basés sur l’irresponsabilité de la démarche, d’autres arguments sont développés qui sont contradictoires. Ainsi, la plupart des informations divulguées, si elles constituent une nouveauté pour les gens de la base, elles étaient connues par les services de renseignement de la plupart des pays. Si c’est vraiment le cas, il n’y a pas d’acte d’irresponsabilité (puisque rien de neuf, donc pas d’action coercitive particulière).

 
Paradoxalement, rien ne prouve non plus que les informations révélées (involontairement) par les diplomates américains soient vraies. Elles ne sont que les renseignements qu'ils ont transmis à leur hiérarchie mais ne sont pas forcément synonymes de la réalité. Parfois, ce ne sont que des commentaires, des impressions, des rumeurs. En faire des paroles d'Évangile donne aux États-Unis un statut de "maîtres du monde" qu'ils ne sont pas.

Certains militaires américains envoyés en Irak ou en Afghanistan auraient eu l’habitude d’envoyer leurs photos sur le terrain non seulement à leur hiérarchie, mais à leur page Facebook pour leurs proches, si bien que ce genre de photos devenait très vite public. A priori, les communications françaises seraient plus sécurisées et d’ailleurs, tout vient d’être recontrôlé pour éviter un piratage.


Transparence vs efficacité

La question de fond reste finalement si la démocratie a besoin de transparence absolue ? Car il ne s’agit pas ici de cacher les actes de corruption ni de rendre transparente la vie privée des personnes, mais faut-il rendre publics, immédiatement, tous les actes de gouvernance d’un État ?

La réponse pourrait être double.

Oui, afin de mieux contrôler cette gouvernance. C’est d’ailleurs le meilleur moyen de tempérer l’ardeur du pouvoir exécutif en créant des contre-pouvoirs, et le meilleur des contre-pouvoirs reste encore l’œil de Caïn.

Non, car tout révéler en temps réel va faire capoter bien des négociations. Ce n’est pas trop difficile à comprendre.

Il suffit de faire une petite analogie entre relations d’États à États et relations affectives (ici, mon analogie est États/personnes) : avoir plusieurs fers au feu pour ses relations amoureuses, trahir une amitié dont on soutenait la fidélité sans faille etc. bref, le moindre décalage entre ce qui est affirmé officiellement (les relations diplomatiques) et ce qui est réellement pensé porterait préjudice à tout le monde (l’ami qui n’en est pas un aurait moins de peine à ne pas le savoir).

Bien sûr, cela ressemble à une apologie de l’hypocrisie ou de la manipulation, mais en fait, c’est plutôt une défense normale de… la politesse, qui est un code social indispensable pour interagir dans une société sans être en état de guerre ou de brouille incessant.

La transparence, d’ailleurs, pourrait se faire en temps réel par des commissions parlementaires ou par des entretiens entre les ministres et les chefs de parti afin de les informer de certains sujets importants (cela s’est déjà fait).

La place publique devrait être réservée à l’histoire, après une période réglementaire pour rendre publiques les archives des différents ministères. Au bout de trente ans, les situations ayant considérablement changé, une révélation ne porterait préjudice qu’à l’opinion qu’on pourrait avoir de certains acteurs mais certainement plus à la paix, par exemple.

Le mythe de la transparence totale des gouvernants est assez curieux, finalement, à soutenir. Car on pourrait l’employer dans tous les métiers. Du côté du consommateur, imagine-t-on le client d’un restaurant aller dans les cuisines et vérifier que tout se passe correctement ? ou dans un atelier de carrosserie pour faire réparer sa voiture ? Et si on prend son propre métier, imagine-t-on une caméra fixée sur soi pendant ses heures de travail et dont l’image serait retransmise au public ?

C’était d’ailleurs la principale difficulté lorsque le législateur a voulu instaurer l’indispensable droit du patient à prendre connaissance de son dossier médical. Jusqu’alors, le dossier médical devait être constitué un peu comme les télégrammes diplomatiques, entre personnels de santé avec des termes de vocabulaire pas initialement destinés au malade. Or, ces notes aident à soigner au mieux le patient, mais sans forcément y mettre les formes. Les médecins doivent maintenant adapter leur rédaction.


Leurre… du chaos ?

Bref, la transparence absolue est un véritable leurre, alimenté en particulier par la naïveté de certains et l’esprit de manipulation d’autres. Car, même si les gens ne sont pas trop malins, ils auront compris que toutes ces révélations diplomatiques, pour l’instant, ne donnent aucune information confidentielle concernant les dictatures et les groupes terroristes, bizarrement.

La démocratie a cette fragilité de permettre de se saboter de l’intérieur.
Évitons d’aider les saboteurs…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (7 décembre 2010)
http://www.rakotoarison.eu



(Illustration : Ensemble de Mandelbrot du nom du grand mathématicien français récemment disparu)

yartiMandelbrot03

 

 

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/wikileaks-du-leurre-dans-les-85547

 

 

http://rakotoarison.lesdemocrates.fr/article-228

 

 

 

 

 

 

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 23:50

(dépêche)

 

L'adoption d'enfants russes par les citoyens américains remise en question après une malheureuse affaire

 


http://www.20minutes.fr/article/396922/Monde-La-Russie-veut-geler-l-adoption-d-enfants-par-des-Americains.php
La Russie veut geler l'adoption d'enfants par des Américains
Créé le 10.04.10 à 03h55
Mis à jour le 10.04.10 à 03h55  | 17 commentaires Agrandir la taille du texte Réduire la taille du texte Imprimer | Recommandez cet article Envoyer par mail | Partager sur Facebook Tweetez cet article Buzzer sur Yahoo! Buzz DIPLOMATIE - Un clash qui intervient après le renvoi d'un petit garçon russe par sa famille d'accueil, qui l'a mis dans un avion, tout seul...

Guerre froide de l'adoption entre Washington et Moscou. Le petit Artiom Saveliev, appelé Justin Artyom Hansen aux Etats-Unis, est arrivé à Moscou seul, muni d'un mot dans lequel la famille américaine renonçait à son adoption, selon les agences russes citant la police.

Son cas a suscité une tempête médiatique en Russie, où l'on a l'impression que la famille américaine a renvoyé l'enfant tel un colis dont elle ne voulait finalement pas. Dans la lettre, la mère accuse l'orphelinat d'avoir «menti», jurant que l'enfant était «violent et avec des troubles psychotiques» –ce qu'on dément côté russe.

Conséquence, Moscou souhaite geler les adoptions d'enfants russes par des familles américaines jusqu'à ce que les deux pays trouvent un accord, a annoncé vendredi le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.

L'administration Obama «troublée»

L'administration Obama souhaite que des familles américaines puissent continuer d'adopter des enfants russes, mais comprend l'inquiétude de la Russie à cet égard, a déclaré vendredi un porte-parole après l'annonce que Moscou voulait geler ce processus.

«Nous aimerions voir ces adoptions se poursuivre, mais nous comprenons les inquiétudes de la Russie, et nous continuerons à travailler avec la Russie pour résoudre ces problèmes", a déclaré Philip Crowley, le porte-parole du département d'Etat.

«Cette affaire nous trouble beaucoup», a-t-il dit. Philip Crowley a précisé que le département d'Etat avait prévenu directement jeudi les autorités du Tennessee, l'Etat américain où vit la famille Hansen.

«Nous prenons notre responsabilité au sérieux» et «coopérons étroitement avec la Russie», a-t-il ajouté.

 

 

 

 

 

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 12:36

(dépêche)

 

Signature Obama/Medvedev pour de désarmement nucléaire (START II)

 


http://fr.news.yahoo.com/3/20100408/twl-usa-russie-nucleaire-desarmement-sta-224d7fb.html
Barack Obama et Dimitri Medvedev signent le nouvel accord de réduction nucléaire
il y a 1 heure 2 min

             Buzzer ! Imprimer Le président américain Barack Obama et son homologue russe Dimitri Medvedev ont signé jeudi à Prague le nouveau traité de réduction de leurs arsenaux nucléaires, START-2. Lire la suite l'article
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Discussion: États-Unis
Dans le cadre de ce nouvel accord, les deux anciens ennemis de la Guerre froide s'engagent à réduire leur arsenal respectif à 1.550 ogives nucléaires, contre 2.200 aujourd'hui, soit une baisse d'un tiers. Les deux pays disposent de sept ans après la ratification pour y parvenir.

"Aujourd'hui marque une étape importante pour la sécurité nucléaire et la non-prolifération, ainsi que pour les relations russo-américaines", a déclaré le président Obama à l'issue de la signature du traité START-2.

"Les résultats que nous avons obtenus sont bons", a pour sa part déclaré le président Medvedev, précisant toutefois que le traité ne serait viable que si le bouclier anti-missile américain n'était pas étendu. Le président russe s'est dit confiant dans la possibilité de parvenir à un compromis sur la question.

Le chef de la Maison Blanche lui a assuré que le projet de bouclier anti-missile américain ne visait pas à modifier "la balance stratégique" entre les deux pays, mais à prévenir les attaques venant d'autres pays.

Le traité START-2 doit désormais être ratifié par le Parlement russe et par le Sénat américain. AP

 

 

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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 10:03

(dépêches)



La chute du mur, "et alors ?"

Par Daniel Schneidermann le 02/11/2009

"Et alors ?" Bernard Guetta commençait à dévider ce matin sur France Inter ses souvenirs de correspondant du Monde, la semaine de la chute du mur de Berlin. Au lendemain, donc, de la "chute du mur", le 9 novembre 1989, Guetta appelle d'Erevan les sténos du journal, en leur annonçant qu'il va dicter dix feuillets sur l'Arménie. La sténo : "dix feuillets sur l'Arménie, Bernard, avec ce qui s'est passé cette nuit ?" Et la sténo annonce au journaliste que le mur de Berlin est tombé. Et Guetta, énervé, tout à son Arménie : "et alors ?"

"Et alors ?" : cela signifiait que l'Empire soviétique se délitait depuis plusieurs années, avec rebondissements quotidiens, et que la chute du mur, avec une nuit sans sommeil, l'éloignement, et un tempérament sanguin (tiens, revoyez donc une de nos émissions avec Guetta), pouvait à la limite passer pour n'être qu'un épisode parmi d'autres du processus. Guetta n'était pas le seul. Alors que les premiers franchissements pacifiques du mur avaient lieu, le 9 novembre, en fin d'après-midi, aucun jité du soir de l'époque n'en faisait son principal titre, comme si lémédias se refusaient à croire l'événement inouï qu'ils avaient sous les yeux. Vingt ans plus tard, c'est cet épisode précisément que les médias occidentaux choisissent de commémorer en grande pompe, plutôt que l'accession au pouvoir de Gorbatchev, l'indépendance des pays baltes, ou la fin officielle de l'URSS. C'est sans risque.

Rien de plus difficile que de discerner les grands événements, le nez collé sur l'actualité. Prenons la tribune, co-signée par Raffarin et vingt-quatre sénateurs UMP, et annonçant leur refus de voter en l'état la suppression de la taxe professionnelle. "Fronde", "jacquerie" : les éditorialistes ne savent pas très bien comment la qualifier, et la plupart des radios du matin n'en font pas leur premier titre, comme gagnées à l'avance par un "et alors ?" Elles ont peut-être tort. Il faut toujours regarder avec beaucoup d'attention les soubresauts liés à l'impôt. On le sait depuis 1789, deux cents ans exactement avant la chute du mur. 
 


Mitterrand : Glasnost, vingt ans après

Par Daniel Schneidermann le 06/11/2009  
 
Effrayé. Angoissé. Flippé, presque. Evidemment, personne n'ose encore l'écrire ainsi, mais c'est bien le portrait d'un François Mitterrand terrifié par la chute du mur de Berlin, et la perspective de la réunification allemande, qui se dessine, vingt ans après, en filigrane, dans les archives, les souvenirs et les confidences. Les formulations sont longtemps restées respectueuses. Il «ressent, récapitule, (...) "incarne" les angoisses françaises face à une Allemagne trop grande, à une construction européenne qui n'est pas encore irréversible», écrivait par exemple l'ancien secrétaire général de l'Elysée, Hubert Védrine, en 1996.

On n'en est plus là, les pudeurs de langage tombent une à une. Et c'est bien un Mitterrand terrifié, qui apparaît dans la saisissante enquête que publie cette semaine Vincent Jauvert dans Le Nouvel Obs. Un Mitterrand qui cite de mémoire des phrases de Mein Kampf lors d'une visite à Thatcher. Est-il allé plus loin ? A-t-il souhaité à mots à peine couverts que l'URSS fasse le sale boulot de freiner la réunification allemande ? A en croire Jauvert, la réponse est plutôt négative. Sauf si demain, de nouvelles archives...
 
Le plus frappant, c'est qu'il ait fallu vingt ans, pour appeler par son nom cette peur présidentielle. Depuis longtemps, certes, Mitterrand avait été décrit comme "réservé", par rapport à la chute du mur. "Pris de court, partagé, méfiant" : ces qualificatifs-là ne sont pas sacrilèges. Mais qu'il ait été tenaillé, dans ses entrailles, par une peur plus forte que toutes les analyses, et remontée des souvenirs de ses vingt ans, la peur qui saisit l'homme politique lorsqu'il se trouve confronté sans protection à la brutalité de l'Histoire, il aura fallu vingt ans pour qu'on nous le dise ainsi. Ce qui donne la mesure de la Glasnost à la française.





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6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 09:58

(dépêches-blog)


Vingt ans de chute du mur

http://www.ac-grenoble.fr/ecole/peyrins/2cv/Deuche_murberlin.html

Pour les allemands, le 9 novembre est l'heureuse chute d'un mur... La nuit du 9 au 10, devant les caméras  du monde entier, de jeunes allemands de l'Est et de l'Ouest brisent le Mur de la honte qui divise Berlin depuis le 13 août 1961. Les jeunes gens prennnent de court les dirigeants des deux bords qui ne s'atttendaient pas à un enchaînement aussi rapide des évènements.

Les Hongrois, touchés par la politique de glasnost (transparence) engagée depuis 1986 par le dirigeant soviétique  Mikhaïl Gorbatchev, avaient annoncé le 2 mai leur intention d'entrouvir leur frontière avec l'Autriche. Des centaines d'Allemands de l'Est se précipitèrent alors en Hongrie dans l'espoir de bientôt passer à l'Ouest. En septembre, ils sont plusieurs milliers à s'enfuir de la sorte. En République Démocratique Allemande (RDA), à Leipzig puis dans les autres villes du pays, les opposants au communisme quittent le secret des temples luthériens et manifestent au grand jour. Le pouvoir vacille. Eric Honecker laisse la place à Egon Krenz. Mais rien n'arrête plus l'Histoire. Un million de manifestants à Berlin-Est entraînent la démission collective du gouvernement communiste le 7 novembre. Le soir du 9 novembre, à 22 heures 15, des milliers de Berlinois massés près du Mur ouvrent un à un les postes frontière. En près de 30 ans, les redoutables garde-frontière est allemands, les "vopos", ont tués 239 personnes qui tentaient de franchir le Mur. Cette fois, ils gardent l'arme au pied. Face à la politique d'ouverture engagée depuis 1986 par Mïkhaïl Gorbatchev et à la désintégration  de leur propre gouvernement, ils comprennent que leur temps est révolu. La chute du Mur (3,60 mètres de haut, 160 kilomètresde long et 300 miradors) met fin à cinquante ans de séparation et d'antagonismes entre les deux parties de l'Allemagne, la République Fédérale Allemande (RFA), sous influence occidentale, et la République Démocratique Allemande (RDA), sous domination soviétique. Personne ne s'inquiète encore des lendemains difficiles de la réunification. Sans perdre de temps, le chancelier fédéral Helmut Kohl imposera une unification monétaire puis politique des deux parties de l' Allemagne. L'unité est officielle le 3 octobre 1990. Ce jour est depuis leur fête nationale en Allemagne.


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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 14:41

(dépêche)



Marcio Moreira Alves, ancien député brésilien

Nécrologie
LE MONDE | 14.04.09 | 16h36  •  Mis à jour le 14.04.09 | 16h36

L'ancien député brésilien Marcio Moreira Alves, figure de l'opposition à la dictature militaire (1964-1985), est mort à Rio de Janeiro, le 3 avril, à l'âge de 72 ans. Né à Rio le 14 juillet 1936, il est élu en 1966 député fédéral sur les listes du Mouvement démocratique brésilien (MDB), l'opposition tolérée par le régime.

En 1967, il publie Torturas e torturados, un des premiers livres dénonçant la torture érigée en système. Il fut déchu après avoir critiqué publiquement à deux reprises les militaires, en 1968, et parvint à s'exiler au Chili, puis en France, après le coup d'Etat du général Pinochet (1973). A Paris, il s'inscrit à l'Institut d'études politiques pour un doctorat. Il donne ensuite des cours à Cuba et au Portugal, où il se rend en 1974, lors de la "révolution des oeillets", qui met un terme au régime autoritaire. Il rentre au Brésil après l'amnistie (1979).

Article paru dans l'édition du 15.04.09


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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 10:37

Qui fait le singe ?






Chez la reine.



En sortie d'avion
un couple à la Kennedy ?









Pas à Londres ?




Autres photos en vrac




















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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 00:11

(dépêches-blog)


 pour ou contre l'OTAN ?

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=53044
http://lejournallectumag.blogspirit.com/archive/2009/03/12/france-otan.html

International 
 par Alex Joubert (son site)
  lundi 16 mars 2009   
  36 réactions 
 La France et l’OTAN pour les nuls

Vous n’avez rien compris à toute l’agitation médiatique au sujet de la réintégration de la France dans le commandement militaire de l’OTAN ? Vous étiez encore hier persuadé que l’OTAN était une marque de boisson énergisante ? Commandement militaire, conseil de l’atlantique nord, rupture de 66, tous ces termes n’ont aucune signification pour vous ? Alors cet article (à retrouver dans son contexte original ici) est assurément fait pour vous...

Comment fonctionne l’OTAN ?

L’OTAN, Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, fut fondée en 1949 par les États-Unis, le Canada, la France, l’Italie, la Belgique, les Pays-Bas, l’Islande, le Danemark, le Luxembourg, le Portugal , le Royaume-Uni et la Norvège. La première mission de cette organisation, qui regroupait les alliés du bloc occidental, fut d’assurer le sécurité de l’"ouest" face à l’URSS, et d’agir en parallèle de l’ONU, dont la mission était entravée par les multiples vetos émis par les soviétiques, dès que les Etats-Unis se montraient favorables à un texte.

Les décisions politiques sont prises à l’unanimité par le Conseil de l’Atlantique Nord, composé de représentants des 26 états membres, et qui constitue l’organe de décision majeur de l’organisation. Le Conseil de l’Atlantique Nord se réunit plus d’une fois par semaine, où les états membres sont représentés par des ambassadeurs permanents. Une session bi-annuelle en présence des ministres de la défense des 26 états membres est convoquée, tandis que les chefs d’état sont présents lors de conseils extraordinaires.

Le commandement militaire de l’OTAN est l’organe stratégique de l’organisation, qui gère l’aspect purement militaire, c’est lui qui définit la stratégie des troupes sur le terrain. Jusqu’en 2003, l’Europe et l’Amérique du Nord assuraient la gestion de leurs commandements militaires respectifs, et cela avant qu’un commandement militaire unique n’ait été mis en place la même année. Le commandement militaire de l’OTAN comporte trois branches majeures : la première, le comité militaire, est la matière grise de l’OTAN, elle se charge ainsi de communiquer aux commandements ses recommandations politiques et militaires. La deuxième, le commandement allié opérations, est chargée de veiller au bon déroulement des opérations. Enfin, la troisième, le commandement allié transformation a pour mission d’assurer le développement des capacités militaires des 26 états membres, et d’assurer la modernisation de leurs systèmes de défense.

Quel est le rôle de la France dans l’OTAN ?
Pays fondateur de l’OTAN, la France est un membre historique du conseil de l’Atlantique Nord. Elle a cependant quitté le commandement militaire en 1966, sous l’impulsion du général de Gaulle. Ce dernier souhaitait ainsi que la France recouvre l’entier exercice de sa souveraineté, actuellement entravée par la présence permanente d’éléments militaires alliés. On recensait effectivement à l’époque plus de 29 bases américaines (sous l’égide de l’OTAN) sur le territoire français, soit une communauté de 100 000 personnes. Le départ de ces derniers a entraîné une baisse conséquente de l’activité économique dans les villes où étaient installées les bases de l’OTAN (Tours, Laon, Orléans, La Rochelle etc...), plus de 18 000 emplois avaient effectivement été supprimés pour des raisons directement liées au départ des troupes.

En 1966, lorsque le Général de Gaulle fit part à son homologue américain Lyndon Johnson, de sa volonté de quitter le commandement militaire de l’OTAN, cette décision fut interprétée comme un premier pas vers une sortie définitive de l’organisation. La décision du Général en 1966 avait effectivement d’ores et déjà été balisée et préparée, la marine française ayant quitté l’égide de l’OTAN en 1964 et le stockage d’armes atomiques américaines sous le sol français ayant été suspendu en 1962. L’ensemble des observateurs nationaux s’accordaient donc à penser que le Général de Gaulle officialisait la sortie de la France de l’OTAN petits pas à petits pas.

Mais contrairement au souhait implicite qu’avait émis le général de Gaulle, la France n’affirmera pas son indépendance vis à vis à l’OTAN, bien au contraire puisque c’est un rapprochement qu’opéreront les successeurs de Charles de Gaulle. François Mitterrand avait ainsi engagé, et cela pour la première fois depuis 1966, des troupes françaises sous l’égide de l’OTAN lors d’une opération de maintien de la paix en Bosnie, entamant ainsi des négociations en vue d’un retour dans le commandement militaire de l’organisation. L’ancien chef d’état major Jacques Lanxade confiait la semaine dernière au quotidien Le Figaro que Mitterrand a accepté, bien malgré lui, de se rapprocher du commandement intégré, parce qu’on ne pouvait pas engager nos forces dans le cadre de l’Alliance sans être impliqués dans la planification.

Jacques Chirac lui, ira plus loin en vue d’une réintégration dans le commandement militaire. Il participe en effet à l’ensemble des opérations de l’OTAN, exceptée celle en Irak, engageant ainsi 1774 soldats français au Kosovo et 2780 en Afghanistan. L’ancien président de la république aura énormément œuvré en faveur de la réintégration de la France dans l’OTAN, estimant que la construction de la défense européenne passerait inévitablement par le retour de la France dans le commandement militaire de l’OTAN. Il entame ainsi des négociations durant plus de deux ans, entre 1995 et 1997, qui butent cependant sur le refus américain d’accorder à un français un commandement régional.

Aujourd’hui, la France est un acteur clé de l’organisation. Elle est la quatrième force militaire en termes de soldats déployés sous l’égide de l’OTAN et contribue à 7,3% du budget de l’organisation, ce qui fait d’elle le cinquième contributeur financier de l’organisation (derrière l’Italie - 7,67%, le Royaume-Uni - 11%, l’Allemagne - 19,2% et les Etats-Unis - 25,9%)

Quels sont les arguments de Nicolas Sarkozy ?
 Le rapprochement avec l’Otan conforte notre indépendance nationale estime Nicolas Sarkozy, qui juge malsain d’engager la vie de nos soldats sur le terrain sans que la France ne soit en mesure d’influer sur les décisions stratégiques de l’OTAN. Le président de la république a par ailleurs estimé que la France doit co-diriger plutôt que subir, en assurant que ceux qui prétendent que notre indépendance serait en question trompent les Français.

Le député UMP Axel Poniatowski a lui aussi rappelé que l’indépendance de l’armée française restait intacte, démentant les critiques qui dénoncent un alignement sur les Etats-Unis, rappelant que l’Allemagne en Irak et la Grèce au Kosovo, bien qu’étant membres de l’OTAN n’avaient pas pris part à ces opérations. Le député Pierre Lellouche a lui estimé que cela fait vingt ans que la France se rapproche de manière rampante de l’OTAN et que de ce fait, le président a raison de mettre fin à un tabou et une hypocrisie. D’autres voix se sont élevées pour saluer cette décision, qui permettrait à la France d’influer sur les décisions stratégiques de l’organisation. Le commandement allié opération pourrait par ailleurs être assuré par un français.

Tout comme Jacques Chirac en son temps, Nicolas Sarkozy estime que le développement du projet d’une défense européenne passe inévitablement par une réintégration de la France dans le commandement militaire de l’OTAN. Le président de la république française estime ainsi revenir à la situation de 2003, avec deux commandements militaires (un nord-américain et un européen). Enfin, la notion d’alignement sur les Etats-Unis est entièrement écartée par le gouvernement, qui rappelle que le situation géopolitique a profondément évolué depuis 1990, et que certains anciens satellites de l’URSS ont d’ores et déjà rejoints l’OTAN.

Qui s’oppose à cette réintégration ?
La majorité de la classe politique française a émis de vives critiques à l’égard de la réintégration de la France dans le commandement militaire de l’OTAN, avec en première ligne le Parti Socialiste, dont la première secrétaire Martine Aubry a estimé que rien aujourd’hui ne justifie de rentrer dans le commandement militaire de l’Otan. Il n’y a pas d’urgence ni de raison fondamentale, si ce n’est un atlantisme qui devient une idéologie. L’opposition du PS à la réintégration de la France dans le commandement militaire de l’OTAN conserve une part d’insolite, tant l’opposition menée par François Mitterrand et l’ensemble de la classe socialiste contre la décision du général de Gaulle avait été virulente. Mitterrand avait alors fustigé à la tribune de l’Assemblée Nationale la volonté d’isolement fondée sur l’idée que le nationalisme est la vérité de notre temps..

Au centre, François Bayrou a rappelé que pendant des décennies, nous avions construit marque d’indépendance. Nous étions des alliés fiables et fidèles mais nous avions cette part de liberté. Aujourd’hui, en 2009, je considère que nous allons nous priver d’une (..) des seules cartes que nous avions dans notre jeu pour être autre chose qu’alignés à l’intérieur d’un ensemble occidental dont on a vu les bêtises qu’il pouvait faire. Même au sein de la majorité présidentielle certaines réserves ont été émises, les anciens premiers ministres Alain Juppé et Dominique de Villepin ont tout deux rendu publics leurs désaccords, le premier a estimé que je ne suis pas sûr que cela soit le bon moment tandis que le deuxième a déclaré que nous avons besoin d’expression forte et indépendante sur la scène internationale. La France est médiatrice entre l’Est et l’Ouest, médiatrice entre le Nord et le Sud, donc défendons cette voix originale.

 
http://www.marianne2.fr/Otan-Vedrine-pilonne-Sarkozy_a177209.html
Otan : Védrine pilonne Sarkozy
Invité ce matin de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe1, l’ancien ministre des Affaires étrangères a démonté un à un tous les arguments du chef de l’Etat pour expliquer le retour de la France dans le commandement intégré de l’Alliance.





« En se réintégrant dans ce système, alors que rien ne le justifie, on diminue la possibilité d’avoir une analyse spécifique, une autonomie de pensée, une autonomie de décision (…). Pourquoi cette décision ? Pourquoi renoncer à cette situation qui était commode pour la France, autour de laquelle il y avait un consensus droite-gauche qui est maintenant brisé — même au sein de la droite d’ailleurs ? [Une situation] qui était tout à fait admise sur le plan international. Les Américains s’y étaient adaptés. (…) Pourquoi renoncer à une situation qui ne présente que des avantages ? »





Sarkozy et « la foi atlantiste » !


Invité ce matin d’Europe 1, Hubert Védrine a démonté, point par point, l’argumentaire de Nicolas Sarkozy pour justifier le retour de la France dans le commandement intégré de l’Otan. Lorsque Jean-Pierre Elkabbach lui a, par exemple, opposé l’argument qui consiste à dire qu’un pays affichant sa proximité avec les Américains acquiert nécessairement force et indépendance, l’ancien ministre des Affaires étrangères s’est presque fait moqueur : « C’est ce qu’ont cru les Britanniques (…). Il faut avoir la foi pour croire cet argument, la foi atlantiste ! »





Hubert Védrine n’accorde d’ailleurs pas plus de crédit à la thèse qui voudrait qu’il soit « plus facile » de réformer l’Alliance de l’intérieur que de l’extérieur : « Là aussi, c’est une question de foi ! Tous ceux qui ont l’expérience des Etats-Unis (…), de la machinerie de l’Otan (…), peinent à croire que ce soit plus facile d’organiser, d’obtenir cette évolution de l’intérieur que de l’extérieur (…). C’est un pari. Mais est-ce que les responsables de la France sont là pour jouer aux dés ? Je ne suis pas sûr… »





« Le système est fait pour qu'il n'y ait qu'une seule tête... »


Et pour l’ancien ministre socialiste d’expliquer que l’arrivée de Barack Obama à la Maison-Blanche ne changera « rien ». En tout cas, « rien » en ce qui concerne l’Alliance de l’Atlantique Nord. Les Américains, explique-t-il, « veulent le partage du fardeau » mais « il n’y a jamais eu de partage de la décision » car « le système intégré est fait pour qu’il n’y ait qu’une seule tête... »





Si l’on ajoute à cela « la référence constante dans le discours actuel à la famille occidentale », pour l’ancien ministre de François Mitterrand, l’Otan « sous sa forme actuelle » est tout simplement caduque...




Lundi 16 Mars 2009 - 12:00
Gérald Andrieu
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Tags : obama, otan, sarkozy, védrine

http://www.europe1.fr/Radio/ecoute-podcasts/info/L-interview-de-Jean-Pierre-Elkabbach/L-interview-de-Jean-Pierre-Elkabbach-16-03
http://europe1.proxycast.org/m/media/europe1pod_v.mp3?S=Interview-JPE&R=2009-03-16_08:35:00&media_url=http%3A%2F%2Fviphttp.yacast.net%2Flgdf%2Feurope1podcast%2Fmedia%2Fson%2Fvideo%2F0000210%2F210151_BD.mp3


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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 14:02

(dépêche)



Le député Pierre Lellouche missionné par Nicolas Sarkozy

Créé le 01/03/09 - Dernière mise à jour à 22h57 7 commentaires

Le député Pierre Lellouche, 57 ans, a été choisi par le président Nicolas Sarkozy pour endosser le rôle de représentant spécial de la France pour l'Afghanistan et le Pakistan.

Une annonce officielle sur la nomination de Pierre Lellouche comme représentant spécial de la France pour l'Afghanistan et le Pakistan devrait intervenir en début de semaine, confirmant un écho du Journal du Dimanche. Cette nomination doit s'accompagner de la création d'une équipe sous l'égide du ministère des Affaires étrangères pour réunir tous les moyens interministériels liés à ce dossier.

"On est dans une phase de remise à plat de la stratégie" en Afghanistan et "il faut réorganiser l'ensemble du dispositif et travailler avec les alliés", a résumé un responsable français. "Une équipe va être constituée pour réunir tous les spécialistes" de la question afghane et pakistanaise, car "le Pakistan joue un rôle déterminant dans l'affaire", a-t-il souligné.

Avocat et universitaire, Pierre Lellouche, est un expert des questions de défense et de l'Otan. Député de Paris, membre de l’UMP du président Nicolas Sarkozy, il est président de la délégation française à l'Assemblée parlementaire de l'Otan et membre de la commission de défense de l'Assemblée nationale. A la fin 2008, il avait entrepris avec un député socialiste une mission parlementaire pour évaluer l'engagement militaire français en Afghanistan et la stratégie de l'Otan dans ce pays, où quelque 70.000 militaires étrangers sont déployés.

La désignation d'un représentant spécial - une procédure rare en France où la politique étrangère est assurée par le chef de l'Etat et son ministre des Affaires étrangères - fait suite à des nominations similaires aux Etats-Unis (Richard Holbrooke), en Grande-Bretagne (Sherard Cowper-Coles, ambassadeur à Kaboul), et en Allemagne (Bernd Mützelburg, ambassadeur à New Delhi).



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27 février 2009 5 27 /02 /février /2009 15:40

(dépêche)


Obama et Sarkozy sur la liste des nominations pour le prix Nobel de la paix 2009

27 févr 2009 - il y a 2 heures 54 min - Doug Mellgren

Le président américain Barack Obama et son homologue français Nicolas Sarkozy seraient au nombre de la liste record de 205 personnalités désignées pour le prix Nobel 2009 de la paix.

Le très discret comité de sélection de cinq membres qui a rendu publique ce chiffre définitif, vendredi, garde secret le nom des personnalités désignées pendant 50 ans. Mais quelques-unes des milliers de personnes habilitées à proposer des nominations annoncent parfois leur choix.

"Il est très facile d'être nommé pour le prix Nobel de la paix mais cela ne garantit en aucun cas une approbation du comité", a souligné Geir Lundestad, le secrétaire -sans droit de vote- du comité norvégien de sélection chargé du Nobel de la paix.

Pour 2009, 172 personnalités et 33 organisations figurent sur cette liste. Le précédent record remontait à 2005 avec 199 noms.

Cette année, les nommés incluent le très populaire président américain, le président français Nicolas Sarkozy pour ses efforts de paix dans les conflits russo-géorgien et du Proche-Orient. On trouve également le chanteur américain Pete Seeger, l'artiste et humanitaire macédonien Zivko Popovski-Cvetin, l'organisation caritative autrichienne SOS-Kinderdorf International, le chef religieux vietnamien Thich Quang Do ou encore l'Américain Greg Mortenson pour son organisation caritative qui construit des écoles en Asie.

Greg Lundestad a refusé de faire un commentaire sur aucun des nommés. Mais rappelle avec insistance des milliers de personnes dans le monde, allant d'anciens lauréats du prestigieux prix à de nombreux professeurs d'université, qui ont le droit de proposer des personnalités. Il arrive parfois, a-t-il dit, que des dizaines de personnes peuvent parfaitement désigner la même personnalité ou une seule ou encore un organisme.

Il a expliqué qu'habituellement, le comité, lors de sa première réunion, ramène cette liste à 30 à 35 noms puis réduite à une dizaine de noms lors de la réunion suivante du comité en avril. La décision finale est annoncée à la mi-octobre.

L'an dernier, le prix Nobel de la paix a été décerné à l'ancien président finlandais et médiateur Martti Ahtisaari.

Les prix Nobel, dont les premiers ont été décernés en 1901, sont remis aux impétrants le 10 décembre, date anniversaire de la mort de leur fondateur, l'industriel suédois Alfred Nobel, décédé en 1896.

Le prix Nobel de la paix est attribué à Oslo tandis que les Nobel de médecine, physique, chimie, littérature et économie sont décernés à Stockholm. AP

Sur le Net: http://www.nobelpeaceprize.org


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