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26 février 2009 4 26 /02 /février /2009 03:55

(dépêche)


La France et l'Otan, fin d'une exception ou d'une incohérence ?

26 févr 2009 - il y a 24 min - Laure Bretton

Réalisme militaire pour les uns, faux pas diplomatique pour les autres, Nicolas Sarkozy s'apprête à mettre fin à quarante ans d'exception en redonnant "toute sa place" à la France au sein de l'Otan.

Accueillie avec enthousiasme au plan international, à quelques rares exceptions près, cette rupture avec la doctrine gaullienne adoptée en 1966 passe mal sur la scène politique française où le chef de l'Etat est déjà aux prises avec une impopularité persistante.

Le retour "plein et entier" de la France dans l'Otan devrait être officialisé lors du sommet qui se tiendra début avril à Strasbourg et dans sa jumelle allemande, Kehl.

"C'est une rationalisation, la fin d'une incohérence qui durait depuis la fin de la Guerre froide", se félicite un diplomate français à l'Otan. Paris franchit enfin "la dernière marche", politique, qui "peut être la plus difficile", fait-il valoir.

"Il ne subsiste qu'une exception politique", confirme Frédéric Bozo, universitaire et spécialiste des questions de défense à La Sorbonne.

"L'Otan a beaucoup évolué. On n'est plus dans une logique de blocs mais d'alliances à la carte, ce qui est en réalité proche de ce que de Gaulle voulait", estime le chercheur.

La France, quatrième contributeur aux forces de l'Otan, n'a jamais cessé de siéger au Conseil de l'Atlantique, l'organe politique de l'Otan, et depuis la fin de la guerre dans les Balkans, elle a progressivement normalisé ses relations opérationnelles avec l'Otan.

Ce qu'il manquait encore à la France, explique une source militaire à Paris, c'était une présence "à tous les étages", notamment dans le comité des plans de défense où se dessinent les opérations militaires.

Les décisions se prenant par consensus, la France pouvait à la fin du processus approuver ou rejeter une orientation militaire élaborée depuis des mois par les autres alliés.

En rentrant dans le comité des plans, "on sort du côté binaire où on disait 'oui' ou 'non' à la fin" avec à la clé un gain d'efficacité pour l'organisation et une influence française élargie, plaide cette source.

FUITE DES CERVEAUX

De plus, Nicolas Sarkozy ayant promis de ne pas intégrer le comité nucléaire, Paris maintient une certaine forme d'exception au sein de l'Otan.

Fruit d'un accord franco-américain qui n'a pas été confirmé de source officielle, le retour s'accompagnerait de la nomination de militaires français pour piloter la transformation de l'Otan, depuis la base de Norfolk aux Etats-Unis, et au commandement conjoint de Lisbonne.

Dans les deux cas, des généraux américains laisseraient leur place à des Français.

Seule réticence côté militaire, le risque d'une fuite des cerveaux français vers des postes prestigieux et généreusement rémunérés. Au total, la France passera d'une centaine d'hommes travaillant à l'Otan actuellement à près d'un millier.

Pour des hauts gradés, "l'Otan, c'est une opération extérieure sans le risque de mourir au combat", remarque, avec malice, un expert militaire.

Dans le secteur français de l'armement, réintégration rime avec bénédiction.

Sur le continent européen, "on lève une ambiguïté avec les pays de l'Est qui hésitaient encore à acheter français par peur de froisser les Américains", salue une source industrielle.

Mais sur la scène politique, le choix présidentiel, approuvé par une large majorité à l'UMP, provoque une singulière inversion des rôles.

Dominique de Villepin, qui fut pourtant l'artisan, sous la houlette de Jacques Chirac, de la précédente tentative de réintégration en 1995, dénonce aujourd'hui une "faute".

COUP DUR POUR L'EUROPE DE LA DÉFENSE?

François Bayrou, héritier de la démocratie-chrétienne qui a toujours privilégié le lien transatlantique, pourfend un rapprochement synonyme d'alignement sur les Anglo-Saxons à ses yeux et réclame un référendum.

La gauche, opposée au retrait de l'Otan, annoncé cinq ans après la construction du Mur de Berlin, défend aujourd'hui cette exception historique.

Louis Gautier, ancien conseiller stratégique de Lionel Jospin, réfute cependant toute "opposition systématique", tout "argumentaire replié dans le drapeau gaulliste".

"On porte un coup très dur à l'Europe de la défense. On la sacrifie", déplore le conseiller d'Etat pour qui il aurait fallu inventer un nouveau lien transatlantique à l'heure où Barack Obama accède au pouvoir aux Etats-Unis.

"On n'a obtenu aucune contrepartie. Dire que l'on influencera mieux l'Alliance de l'intérieur est un mensonge. Les Américains n'accepteront jamais un caucus européen dans l'Otan", estime-t-il.

Pour Jérôme Fourquet, directeur d'études à l'Ifop, la France vit aujourd'hui sur un "mythe national" et le chef de l'Etat aura fort à faire pour "vendre" le retour dans le commandement intégré.

Même si l'élection de Barack Obama rend les choses un peu plus faciles, privant les Cassandre de l'argument "anti-Bush", Nicolas Sarkozy "a une image pro-américaine qui l'oblige à encore plus de pédagogie".

Edité par Sophie Louet


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22 février 2009 7 22 /02 /février /2009 10:03

(dépêches-blog)


Portrait officiel de Gérard Araud.

Who's who de Gérard Araud.

Portrait : Gérard Araud, directeur politique

28 juillet 2008
"Le pompier du Quai d’Orsay au service direct du ministre". C’est ainsi que Gérard Araud décrit ses fonctions de directeur politique.

Gérard Araud sur Wikipédia

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, Rechercher Cet article est une ébauche concernant une personnalité française.
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Gérard Araud (né le 20 février 1953 à Marseille) est le directeur générale des affaires politiques et de sécurité au Ministère des Affaires étrangères depuis 2006.

Biographie [modifier]
Gérard Araud est né à Marseille le 20 février 1953. Il est ancien élève de l'École polytechnique et diplômé de l’École nationale d'administration. Il est premier secrétaire de 1987 à 1989 puis deuxième conseiller de 1989 à 1991 à l'Ambassade de France à Washington. Il est représentant permanent adjoint à la France à l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord à Bruxelles de 1995 à 2000. Il est ambassadeur de France en Israël à Tel Aviv de 2003 à 2006. En septembre 2006 il est nommé secrétaire général adjoint et directeur générale des affaires politiques et de sécurité au Ministère des Affaires étrangères.

Liens externes [modifier]
Présentation de Gérard Araud sur premier-ministre.gouv.fr
Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_Araud ».
Catégories : Ancien élève de l'École polytechnique (France) | Ancien élève de l'École nationale d'administration (France) | [+]
Catégorie cachée : Wikipédia:ébauche personnalité française


Profession Politique : Gérard Araud
Ecole polytechnique ENSAE IEP-Paris ENA (1982)...
Cette fiche contient 1077 caractères.

Audition du 10/09/08 de M. Gérard ARAUD, secrétaire général adjoint / directeur général des Affaires politiques et de sécurité - DGP).


Interview vérité de Monsieur Gérard Araud, Ambassadeur de France en Israël
 
Par Guy Senbel et Marc Haviv pour Guysen Israël News
Mercredi 28 janvier 2004 à 23:56
 
ECOUTEZ L'INTERVIEW

Mercredi 28 janvier, dans l'après-midi, la rédaction de Guysen Israël News a été reçue dans les bureaux de l'Ambassadeur de France en Israël, S.E. Gérard Araud.

Afin de ne pas dénaturer le ton de l'interview, vous avons choisi de vous le faire écouter.

Il vous suffit d'augmenter le son et de cliquer sur la photo de Monsieur Araud plus bas dans le reportage...

Surplombant la "Tayelet" - la "Croisette" de Tel Aviv -, le bureau de l'ambassadeur a une vue imprenable sur la mer. Un léger retard nous a interdit la vision majestueuse du coucher de soleil.

De plus, nous avions manqué là une occasion inespérée de voir un coucher de soleil israélien … à partir du territoire de France !!!

L'interview devait débuter par la levée de l'ambiguïté sur ‘’des paroles’’ que Monsieur Araud aurait eu à l'encontre d’Ariel Sharon le qualifiant de "voyou" et traitant l'Etat d'Israël de ‘’paranoïaque’’, lors de la conférence annuelle des ambassadeurs au Quai d’Orsay. (Réponse et mise au point dans l’ interview audio…)

Nous avons interrogé le nouvel ambassadeur sur des thèmes chers aux israéliens et à la communauté juive Française.

Il a répondu à nos questions franchement et clairement sans pratiquer ‘’la langue de bois’’. Il a donné l'impression de comprendre certains points de vue israéliens.

Nous étions en présence d'un homme ouvert au dialogue, conscient des difficultés de communications ainsi que du lourd et ancien contentieux existant entre la France et Israël.

Il se pourrait que nous ne soyons pas vraiment objectifs dans notre perception. En effet, quoi qu'il advienne, nous aurons toujours le cœur qui bat pour que nos deux patries puissent éviter le divorce et commencer à se remettre en ménage et il est difficile de juger avec les yeux de l'amour.

Cependant, nous resterons vigilants et de fait, on demande toujours beaucoup à ceux que l'on aime. Les qualités humaines de l’Ambassadeur ne seront pas superflues pour faciliter sa lourde tâche car de toutes façons il appliquera au Moyen Orient la ligne politique définie par les plus hautes autorités de la République. Ce qui ne sera pas forcement à notre convenance. L’histoire nous l’a déjà montré…

Ecoutez l'interview exclusive de l'Ambassadeur de France en Israël et vous vous ferez votre propre opinion. 
 

Crimes de guerre (suite) ; nomination au Quai d’Orsay

39 commentaires mercredi 13 septembre 2006, par Alain Gresh

Vocabulaire « L’opposition pro-syrienne ». J’inaugure une rubrique vocabulaire tant l’utilisation de tel ou tel mot par les médias est révélateur d’un parti-pris ou d’une intention. Réfléchir sur l’utilisation des mots est donc très stimulant, comme l’ont déjà montré les interventions sur ce blog à propos du terme « terrorisme ». Pour le Liban, la presse parle souvent de « l’ opposition pro-syrienne ». Elle désigne ainsi le Hezbollah, Amal et leurs alliés de partis non confessionnels comme le Parti communiste. Cette appellation est toutefois trompeuse. Elle semble indiquer que le Liban est coupé en deux camps, l’un démocratique et l’autre représenté par des partis dépendant de Damas. Rappelons donc d’abord que le général Michel Aoun, principal dirigeant maronite est aussi dans l’opposition, sans partager toutes les analyses du Hezbollah (qui participe, de plus, au gouvernement). D’autre part, que signifie « pro-syrien » ? Damas disposait au Liban, du temps de la présence de ses troupes au Liban, de partis qui lui étaient totalement inféodés mais qui ne représentaient pas grand chose. Selon les circonstances, tous les partis libanais, au nom sans doute du réalisme politique, ont été alliés aux Syriens : ce sont les milices de droite chrétienne qui ont fait appel aux troupes syriennes en 1976 pour les sauver de la défaite face aux Palestiniens et à leurs alliés. Walid Joumblat, critique impitoyable de Damas aujourd’hui, a été l’allié ferme de Damas dans les années 1990, etc. Il est incontestable aujourd’hui que le Hezbollah considère que la Syrie est un allié face à la menace américano-israélienne. Mais cela n’en fait pas un pion de Dams (ni d’ailleurs de Téhéran). Le mouvement du 14 mars, qui regroupe notamment Joumblatt et Hariri considère que les Etats-Unis et la France sont ses alliés. Pourquoi les médias ne les qualifie-t-elle jamais de « majorité pro-américaine » ? ou « pro-française » ?

Crimes de guerre (suite). Demain le 14 septembre Amnesty publiera un rapport intitulé « Under Fire. Hizbullah’s attacks on northern Israel » (Sous le feu, les attaques du Hezbollah sur le nord d’Israël). Le communiqué qui précède le rapport précise : « En ciblant délibérément des civils israéliens au cours du récent conflit, le Hezbollah a commis de graves violations du droit international humanitaire s’apparentant à des crimes de guerre. » Il ajoute que « le Hezbollah s’est défendu en déclarant que ses attaques à la roquette sur le nord d’Israël avaient été perpétrées en représailles aux attaques israéliennes contre des civils au Liban et ne visaient qu’à faire cesser ces attaques ». Amnesty toutefois insiste : « Le fait qu’Israël ait commis de graves violations ne justifie en aucune manière les violations perpétrées par le Hezbollah. Les civils ne doivent pas payer le prix du comportement illégal de l’une ou l’autre des parties. »

Ce communiqué va, bien évidemment, relancer les discussions, notamment celles soulevées par les prises de position d’Amnesty sur les crimes de guerre d’Israël. Il devrait amener, au-delà des polémiques faciles, à réfléchir. Déjà, la même interrogation s’était posée au moment de la seconde Intifada : Amnesty International comme Human Rights Watch avaient accusé Israéliens et Palestiniens de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Cela est incontestable si l’on se réfère aux définitions précises du droit international humanitaire (en revanche, comme chacun le sait, la définition d’un crime "terroriste" n’existe pas). Pourtant, ces positions d’Amnesty appellent deux types de remarques :

- la première relève du droit humanitaire lui-même. Il n’existe aucue commune mesure entre l’ampleur des destructions suscitées par les bombardements israéliens et du Hezbollah. Si Israël a eu une quarantaine de tués civils, le Liban en a eu environ 1200 (et ce nombre s’accroît avec l’explosion des « sous-munitions »). L’ampleur des destructions des infrastructures est sans égale non plus.

- la seconde est politique. Si les lois de la guerre s’appliquent à tous les belligérants, que leur cause soit juste ou non, il faut aussi se situer d’un point de vue politique : on ne peut politiquement renvoyer dos à dos les agresseurs et les agressés, les occupants et les occupés. Cela était vrai, par exemple, de la lutte d’indépendance algérienne ou de la lutte du peuple sud-africain contre le régime de l’apartheid. Le fait qu’à un moment de sa lutte le Front de libération nationale algérien ait posé des bombes dans des cafés, ce qui est moralement condamnable, ne mettait pas en cause la légitimité de la revendication d’indépendance du peuple algérien.

Ceci ne met pas en cause la nécessité d’un point de vue éthique. Mais se limiter à cette vision morale me semble conduire à l’impasse.

Autre information, dans un communiqué daté du 13 septembre et intitulé « Don’t fire on Gaza Medics », l’association Human Rights Watch appelle les forces israéliennes à cesser de cibler les ambulances et les personnels médicaux à Gaza (l’organisation donne six exemples détaillés d’attaques de ce type).

Femmes à la Mecque (suite). Dans mon blog du 7 septembre, « Incertitudes au Kurdistan », j’évoquais une décision des autorités de restreindre les lieux de prière des femmes à la Mecque. Cette décision semble avoir été rapportée si on en croit l’article du site du journal saoudien en langue anglaise Arab News du 12 septembre, intitulé « Women welcome increase in Mecca prayer area ». L’article affirme que la décision de confiner les femmes dans une aire autour de la Kaaba a été repoussée et qu’il a été décidé d’accorder 53% de la Grande Mosquée aux femmes. Ce qui est amusant c’est que, dans le même article qui détaille toutes les réactions hostiles au projet initial, le représentant de la Grande Mosquée affirme sans rire que les informations de presse étaient... erronées.

Nomination. A compter du 15 septembre, Gérard Araud occupera le poste de directeur général des affaires politiques et de sécurité de l’administration centrale du ministère des affaires étrangères. Il remplace Stanislay Lefebvre de Laboulaye. Rappelons que ce poste est l’un des plus importants de la hiérarchie du Quai d’Orsay. Gérard Araud était sous-directeur des affaires communautaires entre 1991 et 1993, conseiller diplomatique du ministre de la défense François Léotard (1993-1995), représentant permanent adjoint de la France au conseil de l’Atlantique nord (OTAN) (1995-2000), directeur des affaires stratégiques, de sécurité et du désarmement (2000-2003) au ministère des affaires étrangères. Il est nommé par Jacques Chirac au poste d’ambassadeur en Israël avec une seule mission : rétablir des meilleures relations avec Israël. Il a réussi au-delà de toute espérance, même si ce rapprochement s’est fait au détriment des Palestiniens.

L’affaire du tramway de Jérusalem illustre les infléchissements, comme je l’écrivais dans l’article du Monde diplomatique, « "fatigue" au Quai d’Orsay, misère à Gaza, » juin 2006). « Deux entreprises (Alstom et Connex) ont emporté l’appel d’offres pour ce projet. Seul détail gênant, son itinéraire passe par des territoires occupés : il relie Jérusalem-Ouest à deux colonies juives de Jérusalem-Est, Psgat Zeev et French Hill, que Paris estime, jusqu’à preuve du contraire, « illégales ». Interrogée par un député, Mme Brigitte Girardin, ministre déléguée à la coopération, au développement et à la francophonie, explique : "L’Etat français ne dispose d’aucun pouvoir d’injonction ou de contrainte lui permettant d’amener les entreprises françaises qui ont participé à un appel d’offres international à se retirer d’un marché... " Pure langue de bois. D’une part, le gouvernement ne s’est jamais privé de « conseiller » à des entreprises de renoncer à des projets (il l’a fait encore récemment en interdisant à Total de conclure des accords avec la Syrie). D’autre part, le contrat a été signé, le 17 juillet 2005, en présence de l’ambassadeur de France, M. Araud, et dans les bureaux du premier ministre Sharon. Le bulletin de l’ambassade de France salue la "cérémonie officielle" de signature. »

L’ambassadeur applique les directives qu’il reçoit de Paris et celles-ci sont claires : tout faire pour améliorer les relations avec Israël, tout faire pour éviter les accusations d’antisémitisme. De Jacques Chirac à Nicolas Sarkozy, la rencontre avec les organisations juives américaines est devenue un passage obligé aux Etats-Unis (ce qui n’empêche ni l’un ni l’autre de dénoncer « le communautarisme » en France). Gérard Araud fait-il de l’excès de zèle ? En décembre 2004, dans un entretien avec le Jerusalem Post, il affirme qu’Israël a fait preuve de « la retenue la plus extrême » dans ses relations avec les Palestiniens depuis 2000 (c’est-à-dire depuis le déclenchement de la seconde Intifada). Le Quai d’Orsay se verra dans l’obligation de démentir.

La voix de la France au Proche-Orient est de plus en plus brouillée. Paris semble s’éloigner à petit pas mais sans état d’âme de sa traditionnelle politique dans la région.



Pour info, trois articles contestant Gérard Araud parce qu'il a été ambassadeur en Israël :


Un sarkoziste à la tête du Quai d’Orsay 

AUTEUR:  quibla.net, à partir d’ informations fournies par René Naba
EMPIRE: 09/08/2006

Gérard Araud, ambassadeur de France en Israël, va être nommé prochainement directeur des Affaires politiques au ministère des Affaires étrangères, ce qui fera de lui l'un des patrons du Quai d’Orsay.

Avec Araud, on va assister à une montée en puissance du lobby sarkoziste à la veille de l’élection présidentielle française.

Gérard Araud, « chiraquien tendance Sarkozy », est à l'origine du nouveau rapprochement franco-israélien.

Ce diplomate s'est distingué l'an passé par un célèbre télégramme diplomatique donnant ce conseil à de Villepin, qui l’avait nommé, et à à son gouvernement : « Si on veut vraiment se reconcilier avec les Israéliens, il faut arrêter de leur parler des Palestiniens. » Ce télégramme a marqué le début du virage pro-israélien de la diplomatie française, qui apparaît désormais en pleine lumière avec le projet de résolution franco-usaméricain sur le Liban, mis au point le 12 juillet, après trois visites à Beyrouth de Philippe Douste-Blazy, le ministre des Affaires étrangères, et les protestations tonitruantes d'amitié de Jacques Chirac à ses amis libanais.

Gérard Araud a été particulièrement actif dans la préparation de la visite en juin du premier ministre israélien Ehud Olmert en France, qui a précédé de six semaines la destruction du Liban. Et il a été très actif dans les visites de Sarközy et de son homme-lige Christian Estrosi en Israël.

Il va donc prendre son poste de directeur, auréolé d’une « excellente réputation » de pro-israélien bon teint, secondé à distance par Jacques Huntzinger, ancien ambassadeur de France en Israël, qui caresse le projet de constituer un office de la jeuesse franco-israélienne sur le modèle de l'office franco-allemand.

Pourtant, son ambassade avait mal commencé à l’automne 2003, lorsqu’il avait retrouvé cette ambassade au bord du « Tayelet », le boulevard de front de mer de Tel Aviv, où il avait eu son premier poste diplomatique en 1982. Un journaliste avait en effet cru entendre Araud déclarer lors d’une fête qu’Ariel Sharon était un « voyou » et Israël « paranoïaque. » Les démentis vigoureux et vertueux d’Araud ont été crus sur parole par les Israéliens, qui ont tourné la page et se sont mis au travail pour faire d’Araud un des leurs.

Du passage d’Araud à l’ambassade de Tel Aviv, il restera plusieurs choses :

- Il est l’homme qui a resserré les liens entre Israël et les maires des trois plus grandes villes françaises, Paris (Delanoë), Marseille (Gaudin) et Lyon (Collomb) ;

- il est l’homme qui a soutenu la position israélienne sur le Mur d’apartheid devant la Cour internationale de justice La Haye, au nom de la « solidarité des victimes » de cette Cour (la France avait été jugée par cette même
Cour pour ses essais nucléaires dans le Pacifique) ;

- il est l’homme qui a oeuvré au contrat de construction de la ligne de tramway de Jérusalem par Alsthom et Connex ;

- il est l’homme qui a oeuvré au développement des relations scientifiques et technologiques de haut niveau entre la France et Israël, ce qui implique une collaboration entre les complexes militaro-industriels des deux pays ;

- il est l’homme qui a réalisé le lancement de l’Institut français de Tel Aviv sur un terrain acheté Boulevard Rotschild, institut qu’il a qualifié de « porte-avions pacifique de la culture française »

- il est l’homme qui a permis aux Israéliens de se détendre (ils sont très stressés, ces temps-ci) en découvrant la Fête de la Musique et les Nuits Blanches (inventées par Delanoë à Paris)

Voilà en quels termes Gérard Araud conclut l’éditorial du numéro de juillet 2006 de Dialogues, la revue de l’ambassade de France en Israël :

« Je ne peux conclure ces propos sans avoir une pensée pour Gilad Shalit, enlevé le 25 juin 2006 en Israël. J'ai rendu visite à ses parents à Mitzpe Hila pour leur assurer de notre soutien en ces moments douloureux. J'ai été frappé par leur dignité face à l'épreuve. La France a condamné cet acte et nous souhaitons que Gilad soit rendu sans tarder à l'amour des siens. » 


Les Néo-cons d’Orsay

Affaires pas si étrangères / vendredi 13 février par Jean A. Rossignol
SARKO & Cie / GAUCHE TARAMA

Les factures étrangères et la polémique Kouchner ne masquent pas la vrai rupture sarkozienne. Le retour de la France, de plain-pied, dans le giron atlantiste. Décryptage.

Affaire Kouchner : que l’accessoire ne fasse pas oublier l’essentiel en trois points.

1) Kouchner a « trahi », oui trahi la gauche pour des raisons de bien être personnel. Il voulait la place à n’importe quel prix et au prix de n’importe quel reniement.

2) Kouchner a opté pour les choix internationaux de la droite américaine qui se trouve être les mêmes que ceux de son ami Sarkozy.

3) Kouchner est, ainsi le symptôme baroque de la vraie rupture sarkozienne, celle qui casse avec quarante de diplomatie gaullienne et qui font revenir la France dans le Commandement intégré de l’OTAN par la plus petite porte, c’est-à-dire sans aucune espèce de contrepartie diplomatique ni militaire.

Déchiraquisation diplomatique et vraie rupture
Restait à faire le ménage en « déchiraquisant » la place et en dénichant les perles rares susceptibles d’assurer la mise en œuvre technique de cette « nouvelle diplomatie » française.

Amorcée sous Philippe Douste-Blazy, le prédécesseur de Bernard, cette « rupture » passe par la Direction générale des affaires politiques et de sécurité, l’un des postes clefs du Quai. Dans un premier temps, il s’agit de libérer ce poste stratégique en virant Stanislas Lefebvre de Laboulaye, dit « Stan », style classique Quai traditionnel, haut fonctionnaire affable et irréprochable mais marqué chiraquien.

Reste ensuite à trouver la perle rare pour le remplacer, qui soit à la fois Kouchnéro-compatible et adoubé par l’Elysée. Après plusieurs casting infructueux, un constat s’impose : qui peut le mieux incarner la « nouvelle diplomatie française » et ses rééquilibrages en faveur de Washington et de Tel-Aviv sinon l’un de nos anciens ambassadeurs dans ces deux capitales ?

Araud sur le baudet
Les choix les plus simples sont souvent les meilleurs. Bernard et l’Elysée sont aux anges parce qu’ils tiennent la perle rare. Elle s’appelle Gérard Araud. Ce diplômé de l’Ecole polytechnique et de l’ENA présente bien des avantages. Il a été premier secrétaire à Washington (1987-1989) ; deuxième conseiller au même poste (1989-1991) ; représentant permanent adjoint à la délégation de la France à l’OTAN à Bruxelles (1995-2000) et surtout, ambassadeur à Tel-Aviv de 2003 à 2006. Certes, s’il a passablement critiqué ses hôtes à la marge, il s’est imposé comme l’artisan de la doctrine néo-con à la française qui repose sur trois principes simples et une conclusion épistémologique :

1) Il n’y a plus de problème palestinien ;

2) Le monde arabo-musulman ne pèse pas dans les relations internationales ;

3) L’alliance chromosomique de la France éternelle doit s’effectuer, sans retenue aucune et quoiqu’il arrive, avec les Etats-Unis d’Amérique. Conclusion : supériorité incontestable d’une fraction de l’humanité sur les autres. Surnommé par ses pairs « Condoleezza », Gérard Araud va jouer de son influence pour promouvoir son ancien patron à l’OTAN : Gérard Errera.

C’est le deuxième étage de la fusée néo-con à la française. Enarque, lui-aussi ; deuxième puis premier secrétaire à Washington (1971-1975) ; consul général à San Francisco (1982-1985) et ambassadeur représentant permanent de la France à l’OTAN à Bruxelles (1995-1998) ; puis ambassadeur à Londres (2002-2007) - où « il était plus briton que les Britons » disent ses anciens collaborateurs à ce poste - avant d’être rappelé par Bernard, qui apprécie beaucoup son style courtisan, à la tête de l’administration centrale comme secrétaire général du Quai en décembre 2007. « C’est un vrai méchant », disent nombre d’ambassadeurs qui ont eu à subir ses arbitrages, « un vrai méchant dans le sens teigneux et rancunier du terme », souligne l’un de ses vieux amis haut-fonctionnaire en poste à Bruxelles. Néo-con de circonstance, il n’est pas doctrinaire et cultive le pragmatisme utile comme personne. D’autres diplomates considèrent qu’il aurait pu servir bien d’autres administrations. Il pousse son fils Philippe au cabinet de Kouchner. En effet, Philippe Errera, c’est le troisième étage de la fusée. Enarque comme papa, il a aussi fait ses premières classes de diplomate au Département d’Etat à Washington. Il a même été question de le nommer directeur-adjoint du cabinet du ministre, mais vu la levée de boucliers à l’intérieur de la maison, Bernard a reculé in extremis. Parfaitement incompétent sur les réalités proches orientales et pour en masquer l’étendue de son ignorance, il cite constamment l’historien Bernard Lewis, la référence préférée des Néo-cons américains. Travailleur consciencieux, il met en forme la « pensée » de Gérard Araud et assure l’interface idéologique avec le ministère de la Défense, par l’intermédiaire de l’homme du Quai chez Hervé Morin : le diplomate Michel Miraillet.

Détaché auprès du ministère de la Défense en qualité de directeur chargé des affaires stratégiques depuis août 2007, Michel Miraillet a été en poste aux Nations unies à New York puis deuxième conseiller au Caire (1995-1997). Marié à une africaine, il ne garde pas un très bon souvenir de ce séjour. Lui aussi est passé par l’OTAN à Bruxelles, intégré à l’équipe Errera/Araud (1997-2000) avant d’être nommé deuxième conseiller à Tel-Aviv (2000-2004) et de retrouver Gérard Araud comme chef de poste, sinon comme gourou. Porteur de la parole néo-con à la française, les officiers supérieurs et généraux se méfient de lui parce qu’il ne cesse de préconiser des plans d’attaques interarmées contre l’Iran, la Syrie et le Hezbollah libanais.

La délicieuse Rama, nymphe de ces bois
Le tableau de la galaxie néo-cons à la française ne serait pas complet sans la délicieuse Rama Yade, secrétaire d’Etat chargé des affaires étrangères et des droits de l’homme. Porteuse d’un discours droit-de-l’hommiste à géométrie variable et des indignations sélectives de la famille néo-cons, madame Yade s’active beaucoup pour faire libérer le soldat « franco-israélien » Gilad Shalit. Et lorsqu’on lui demande pourquoi elle ne déploie pas la même énergie pour le jeune franco-palestinien Salah Hamouri, condamné à sept ans de bagne par les sections spéciales des tribunaux militaires israéliens, elle répond invariablement sans ciller que ce dernier a été normalement jugé par la justice israélienne et que «  ce dossier est une affaire intérieure israélo-israélienne ». Kouchnérienne et néo-con aléatoire, elle reste en liaison permanente avec l’Elysée et s’occupe de sa carrière qui s’annonce des plus brillantes.

Dernière initiative de Madame Yade et de Bernard : la nomination de François Zimeray, ancien vice-président de la commission d’études politiques du CRIF, comme « ambassadeur pour les Droits de l’Homme ». Membre de la Commission des Affaires Étrangères et de la Politique de défense du Parlement européen, il s’y illustra notamment en entraînant la majorité du Parlement européen dans sa demande de commission d’enquête parlementaire sur l’usage des fonds européens par l’Autorité Palestinienne.

Enfin, la cerise sur le gâteau néo-con du Quai, c’est Alain Joyandet, secrétaire d’Etat chargé de la coopération et de la francophonie qui a succédé à Bockel le 18 mars 2008. Lui aussi a été imposé à Bernard par l’Elysée en remerciement de ses bons et loyaux services de secrétaire national de l’UMP chargé des fédérations. C’est dire s’il connaît l’international, mais il a appris à apprécier Bernard et Bernard le ménage tout particulièrement parce qu’il incarne la politique de coopération versus Elysée.

Fils d’un père hôtelier-restaurateur devenu marchand de bestiaux et d’une mère commerçante, il suit des études secondaires au lycée Montchapet à Dijon et puis au Lycée Cournot à Gray et entame des études de médecine à Dijon avant de bifurquer vers le journalisme. Il travaille alors pour la Presse de Gray et fonde ensuite la Presse de Vesoul, puis Radio Val-de-Saône (RVS) à Vesoul en 1981, et enfin l’Hebdo de Besançon. Alain Joyandet se lance ensuite dans l’édition en créant le Groupe des éditions comtoises (Grec SA) en 1986, ainsi qu’un atelier de photogravure. Il est président du club de football USFC-Vesoul entre 1986 et 1995. Fort ce cette longue expérience de self-made-man, il est devenu le porte-parole de la pensée économique des néo-cons à la française et ne manque jamais une occasion de citer et défendre le fameux discours de Dakar de Sarkozy sur l’homme africain.

Outre le président de la République, son héros et sa référence préférée n’est autre que Pierre Poujade. Transposé au domaine de la coopération internationale, cet apport conceptuel produit des résultats curieux en produisant des idées simples sur l’Afrique compliquée. Au quotidien Libération qui l’interroge sur l’aide publique française au développement à la veille du dernier sommet de Doha en décembre 2008, il n’hésite pas à donner en exemple aux Africains « les pays émergeants qui ont su se prendre en main… » Comme disait Guizot « Enrichissez-vous » et le président Sarkozy « Entrez dans l’histoire », Alain Joyandet invite les Africains à se prendre en main sans attendre l’aide internationale : « Qu’est-ce que la France a fait après la Seconde guerre mondiale ? Il faut faire pareil : des barrages, des routes, etc ». Certes, il fallait oser la comparaison.

Autre recommandation de poids et quintessence du message : « il faut sortir du débat trop exigu sur l’aide publique au développement (APD). Je ne veux pas contourner nos engagements, mais il y a d’autres moyens que la seule aide budgétaire » . Outre que cette dernière affirmation constitue une belle dénégation - la France ne tient ni les engagements des objectifs du millénaire des Nations unies qu’elle a pourtant ratifiés, ni n’augmente son aide selon les critères reconnus par les institutions internationales , Alain Joyandet ment effrontément sur les chiffres : « L’Agence française de développement (AFD) va développer à ma demande : 1 milliard d’euros de projets publics-privés. Par ailleurs, deux fonds de garanties et d’investissement de 250 millions d’euros chacun, hors budget, seront opérationnels en 2009 ». En clair, l’Etat français n’est plus capable d’allouer de « dons/projets » - cœur de l’aide publique au développement - mais seulement des prêts bancaires dits « souverains » (aux Etats) et « non-souverains » aux institutions publiques et para-publiques. Un sacré vendeur de cravates ce secrétaire d’Etat, mais parfaitement en phase avec le cœur de l’idéologie des néo-cons à la française : le privé doit se substituer aux mécanismes de l’aide publique au développement afin de favoriser le désengagement de l’Etat. En deux mots : « aide-toi le ciel t’aidera… »



Poussée de néo-cons au Quai d’Orsay et ailleurs…

Diplomatie / dimanche 8 juillet 2007 par Uriel Da Costa

L’ancien ambassadeur de France à Tel-Aviv, Gérard Araud - aujourd’hui conseiller politique du ministre des affaires étrangères - ne se sent plus, ou plutôt se sent, maintenant, couvert par l’Elysée. Ses obsessions concernant les crises proliférantes et notamment le danger stratégique que représenterait un Iran nucléaire sont en passe de devenir la préoccupation numéro un de la « nouvelle » diplomatie française.

On n’ose pas dire celle de Bernard Kouchner puisque Jean-David Lévitte, le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy décide de tout après avoir consulté son patron bien-sûr. Tout va bien, puisque, de toutes façons, le French Doctor qui, en son temps, voulait en découdre avec Saddam Hussein, est radicalement sur la même ligne. S’élabore ainsi gentiment, une vraie doctrine néo-conservatrice à la française, et ça tombe encore bien, parce que Nicolas n’a cessé de le répéter à ses collaborateurs depuis son arrivée à l’Elysée : « la priorité de notre diplomatie est de tourner, définitivement, la page de l’Irak afin de rétablir l’indéfectible amitié franco-américaine ».

Cette évolution donne aussi des ailes à Michel Miraillet, un ancien collaborateur de Gérard Araud, deuxième conseiller à Tel-Aviv en décembre 2000 qui travailla, naguère avec le socialiste Charles Hernu… Evolution néo-con typique, ce brillant sujet a été bombardé, il y a un an, directeur des affaires internationales et stratégiques (AIS) au Secrétariat général de la défense nationale (SGDN), un job où il est sensé faire une synthèse des différents télégrammes et notes de nos services secrets afin d’éclairer les grandes orientations diplomatiques de la France éternelle. Et, depuis que ce grand diplomate est arrivé, les plus hautes instances du SGDN, s’étonnent régulièrement de le voir et l’entendre prôner sans réserve une guerre juste et salvatrice contre l’Iran, l’empire du mal qu’il faut absolument rayer de la carte. Il faut dire qu’il est conscieusemment aidé dans cette tâche de haine quotidienne par une autre héroïne, baptisée par ses collègues « fifi-brin-d’acier », la nouvelle philosophe du mal absolu, Madame Thérèse Delpêche qui répète – elle-aussi – quotidiennement : « cette fois… si les Israéliens ou les Américains attaquent l’Iran, j’espère que nous serons à leurs côtés ».

Avec de tels analyses et analystes, nous voilà bien partis, d’autant qu’on se demande ce que va devenir le SGDN dans le nouveau Conseil national de sécurité sarkozien dont on voit mal encore les contours et le contenu. Une chose est sûre, la bonne expertise et les bons experts sont lourdés les uns après les autres. Là aussi, il faut dégraisser le mammouth, semble-t-il. A ce rythme-là, cette déperdition d’intelligence étant inversement proportionnelle à la montée des néo-cons version Quai, on risque bientôt d’entrer en guerre sans s’en apercevoir…

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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 07:00

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OTAN par Alain Juppé 

20 février 2009 19:22

Voici la Tribune que j’ai rédigée pour Le Monde sur l’Otan et qui figure dans l’édtion du  samedi 21 février:

” La France a-t-elle intérêt à réintégrer en 2009 le commandement militaire de l’OTAN qu’elle a quittée en 1966 ?

La question n’est pas sacrilège. Nul ne sait comment le général de Gaulle y répondrait aujourd’hui. Sinon qu’il se déterminerait à la lumière du seul intérêt national.

 C’est dans cet esprit qu’en 1995, le président Chirac et le gouvernement que je dirigeais ont engagé un processus de rapprochement entre la France et l’OTAN. Nous y avions mis deux conditions clairement énoncées : d’abord parvenir à un partage équitable des responsabilités, c’est-à-dire des commandements, entre Américains et Européens ; ensuite obtenir de nos partenaires européens le lancement d’une politique européenne de sécurité et de défense (PESD) qui en soit une, ce qui supposait à la fois une volonté réelle de leur part et la levée de la réserve, voire du veto américain.

A l’époque, ces conditions ne furent pas remplies et la démarche fit long feu.

 Depuis lors, les choses ont changé. En 1998, à Saint-Malo, Jacques Chirac et Tony Blair se sont mis d’accord sur une déclaration qui débloqua la situation. Ils y ont affirmé que l’Union européenne « doit avoir une capacité autonome d’action, appuyée sur des forces militaires crédibles, avec les moyens de les utiliser et en étant prête à le faire afin de répondre aux crises internationales ». Ce fut un tournant historique.

 Tout au long de la décennie qui a suivi, la PESD a connu de notables avancées. De 1999 à 2000, les conseils européens de Cologne, Helsinki et Feira ont pris des décisions qui ont abouti à la mise en place de structures communes.

A Bruxelles en 2003, l’Union a adopté sa stratégie de défense. Et surtout de 2003 à 2008, elle a monté 23 missions sur des théâtres extérieurs dont 6 opérations militaires significatives par exemple en Bosnie-Herzégovine ou en République démocratique du Congo.

On comprend dès lors que le président Sarkozy, dans la droite ligne des efforts accomplis depuis 1995, reprenne aujourd’hui l’initiative.

Est-ce à dire que les conditions posées au départ et qui demeurent valables sont désormais remplies ?

Il faut y regarder à deux fois.

La nouvelle Administration américaine est-elle prête à partager réellement les responsabilités militaires au sein de l’Alliance ?

En d’autres termes, les commandements qui échoiront aux Européens et notamment aux Français auront-ils la même importance stratégique que ceux qu’exercent les officiers généraux américains ? On n’y voit pas encore assez clair sur ce premier point.

Quant à la défense européenne, il lui reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour devenir pleinement crédible.

 L’agence européenne de la défense créée en juillet 2004 pour promouvoir la recherche-développement de défense et les acquisitions d’équipements militaires en coopération, n’a pas donné les résultats attendus. L’objectif capacitaire initial fixé à Helsinki en 1999, c’est-à-dire la constitution d’une force de réaction rapide européenne capable de déployer 50 à 60 000 hommes en  soixante jours et pour une durée d’au moins un an n’a pas été atteint. L’effort de défense moyen des Etats membres plafonne à 1,07 % du PIB européen. Et parmi les grands pays, seule la Grande Bretagne atteint le seuil des 2%.

 Avons-nous dès lors les moyens de nos ambitions ? J’ajouterai, sans esprit de provocation : avons-nous seulement des ambitions ? Partageons-nous la même vision des intérêts européens au sein de l’Alliance. Et que voulons-nous faire de cette Alliance ? Le monde actuel ne ressemble en rien à celui où elle est née. Conçue dans un contexte de confrontation entre les blocs, soviétique d’un côté, occidental de l’autre, elle doit aujourd’hui redéfinir sa raison d’être, ses missions, son territoire d’action. La vision qu’en a l’Amérique n’est pas forcément identique à celle des Européens et notamment des Français.

 On me répondra que notre pays a déjà fait les neuf dixièmes du chemin sur la voie de la réintégration. Que nous siégeons à nouveau dans toutes les instances de l’OTAN (sauf deux créées après notre départ). Que nous sommes devenus l’un des premiers contributeurs en troupes de l’Alliance. Que nous avons participé sous commandement OTAN aux opérations contre la Serbie en 1999. Que nous avons placé une centaine d’officiers dans la structure intégrée et que nous participons à la force de réaction rapide de l’Organisation.

L’argument est fort.

Mais on peut se demander s’il n’est pas réversible.

Si, malgré notre position spécifique dans l’OTAN, nous en sommes un membre si actif, quel avantage allons-nous retirer à perdre cette spécificité ?

Une influence accrue dans l’Alliance ? Nous y pesons déjà lourd et toutes les décisions s’y prennent à l’unanimité.

De la considération de la part de nos alliés américains ? Sera-t-elle durable dès lors que leurs propres intérêts seront en jeu ?

Une solidarité accrue de nos partenaires européens et une relance effective de la PESD avec, notamment, la création d’un commandement militaire opérationnel ? Nous voyons bien qu’ils ne partagent pas tous notre volonté d’autonomie ; je conviens que nous aurons peut-être plus de poids pour mettre en œuvre une coopération renforcée ou structurée avec ceux qui en ont les moyens et l’ambition.

Qu’en conclure ? Qu’il y a, d’ici le sommet de l’OTAN prévu à Strasbourg début avril, place pour un débat de fond sur un choix qui engage l’avenir de la France.”

Alain Juppé


Les réactions (20)

1 Denis 20 février 2009 à 20:19

Il faut se féliciter d’un tel article et il serait bon qu’il soit amplement relayé. Finalement, ce n’est pas si difficile de suivre un argumentaire controversé et on se plait à en désirer plus souvent dans le débat public ! Ces propos nourrissent une réflexion citoyenne courageuse qui balancent heureusement avec les fausses évidences de décideurs péremptoires qui ne le sont pas beaucoup… citoyens et… courageux…
Denis
 
2 Patrick 20 février 2009 à 23:29

Monsieur Juppé,
Il n’y a pas plus clair que votre article.
Si le débat que vous appelez, comme d’autres n’a pas lieu, l’on pourra se poser des questions. Selon vous Charles de Gaulle se serait déterminé “à la lumière du seul intérêt national”, Jacques Chirac également. Est ce que son successeur fera de même ? C’est tout ce que la France et l’Europe peuvent espérer…
 
3 Jean 20 février 2009 à 23:53

Monsieur Le Premier Ministre,

Le pauvre quidam que je suis comprend bien la nécessité de réformer l’état de notre Etat, l’impératif de faire face honorablement à la crise qui nous étreint, comme de situer au mieux notre pays dans le concert européen voire mondial, et cela simultanément.
L’Otan, que nous y gardions notre autonomie, notre indépendance, notre droit de veto, voilà, peut-être ce que beaucoup, comme moi, souhaitent. Le Gaullisme, c’est peut-être cela, mais vous savez sans doute cela mieux que moi.
L’époque est ce qu’elle est.
Pas facile, je vous prie de le croire. Ayons confiance, défendons-nous !

Ne pas se brader ni s’inféoder malgré les difficultés.
 
4 GUYOMARC'H 21 février 2009 à 9:08

les raisons de ne pas s’inquiéter de cette réintégration sont:
les décisions se prennent à l’unamité
les pays qui ne le veulent ne participent pas aux opérations
Par contre,il est normal que le parlement soit consulté sur ce sujet,alors qu’un référendum n’a sur cette question aucun intérêt.
Ce n’est ni un marché de dupe,ni une banalisation de notre diplomatie.
 
5 34130sinonrien 21 février 2009 à 12:07

Sans être un spécialiste de tout, je pencherais plutôt pour parachever le rapprochement avec l’OTAN, à l’aune de la mise en place de la nouvelle administration américaine.
 
6 de roalhacj 21 février 2009 à 17:14

Merci ,mille merci de cette mise au point et du rappel des conditions que la France doit faire remplir à ses alliés
continuez Monsieur à rester dans vos propos à cette altitude que j’entends aux deux sens du terme;dont je ne ferai l’injure à un latiniste de rappeler
 
7 Sebastien Dazy 21 février 2009 à 20:16

Monsieur Juppé, en tant que simple citoyen je vous remercie pour cette tribune où votre questionnement interpelle. Je me sens néanmoins mal informé par la presse sur les enjeux et les conséquences concrètes de nos actions à court, moyen et long terme au sein de l’OTAN.
comment cela influencera-t-il nos relations avec d’autres pays comme par exemple la russie ? Je viens de finir la lecture des livres de Mr Todd intitulés “Après l’empire” et “Après la démocratie”. En regard de ces analyses, je m’interroge sur l’utilité d’un alignement avec les schémas américains.Vous qui avez du recul en la matière quels sont les risques majeurs qu’ils nous faut éviter avant tout ?
Chaleureuses et respectueuses salutations
 
8 Lucrèce 21 février 2009 à 21:03

OTAN en emporte le vent…
La France doit-elle réintégrer la commandement militaire de l’Alliance? la question ne se pose même plus :son drapeau flotte déja au SHAPE , le quartier général à Mons (Belgique), et à Norfolk( Virginie) au deuxième commandement opérationnel de L’ACT.
Alors, on peut discuter, au Parlement, d’ici le 60° anniversaire ;notre organe démocratique :il est toujours temps de le consulter a posteriori , mais cela a peu d’intérêt. La France peut essayer d’obtenir pour une de ses ganaches le commandement de Norfolk, et plus de poids à Mons, c’est jouable.Mais il ne faut pas péter plus haut que son grade, comme du temps où elle essaya de prendre sous son commandement la VI° Flotte à Naples….
Depuis 60 ans les echecs de la SED, de AED, de l’ISED ont laissé le champ libre à l’OTAN, seule structure cohérente ; et ce n’est pas le passage à 26 qui permettra avant 60 autres années au moins de monter une politique européenne de défense.
Donc par obligation la France est dans l’OTAN.
Le comité des plans de défense, auquelle elle participe activement, est en 2009 plus important que la chaine de commandement intégrée.
Eh oui, l’OTAN perdure, malgré la perte de son intérêt en Europe, depuis la chute du mur et depuis son dernier soutien -essentiel- dans les Balkans. Elle garde cependant un rôle préeminent quand il s’agit de soutenir logistiquement et d’assurer un commandement pour de grandes opérations sous mandat onusien, comme la direction de l ‘ISAF en Agfghanistan.
Quand la vie de ses soldats est engagée, il faut avoir des pudeurs de jeune fille pour se laisser encore aller à des bouffées de soi-disant Gaullisme,et -pour d’autres d’anti-américanisme congénital pour refuser de participer au Commandement..il est bien plus important de consulter le Parlement quand il s’agit d’envoyer les troupes, de veiller ensuite sur place à leur bon engagement et au meilleur soutien logistique: rien n’empèche de se retirer quand ces conditions ne sont pas remplies.
Vale.
 
9 viv 22 février 2009 à 1:25

mère d’un fils de 20 ans, je me pose beaucoup de questions lorsque je vois les conflits mondiaux et ce qui se passe en france. Je regrette les morts de ma famille, morts pour défendre une nation qui ne nous appartient plus,qui ne nous protège plus, morts pour rien.Que sommes nous?Avons nous une nation?que signifie france? un super marché financier pour le monde entier (à ma majorité j’irai en france et je toucherai le chomage, les alloc. sans rien faire…) et bientot un réservoir humain? une vraie force europeenne n’est elle pas souhaitable?
 
10 KPM 24 février 2009 à 1:59

Excellent article, argumenté et raisonné. J’ai particulièrement apprécié le retournement de l’argument du poids.

Ajoutons à tous les arguments que vous exposez l’argument du symbole, qui est pour moi capital pour l’image de la France dans le monde, et particulièrement dans le monde arabe, et on comprend qu’il y a vraiment sur cette question de quoi avoir de sérieuses réserves.

Merci M. Juppé d’avoir pris la plume pour montrer qu’il peut encore y avoir, parmi les grands de l’UMP, des voix qui disent ce qu’elles pensent.
 
11 rimbus 24 février 2009 à 2:40

Merci M. Juppé de cette prise de position courageuse. J’espère que les autres membres de votre majorité (à l’assemblée) vous suivront sur cette voie.
Meilleures salutations.
 
12 Hébus le Troll 24 février 2009 à 10:47

Monsieur Juppé,

Merci pour cet article clair et limpide. Je n’ai pas toujours été d’accord avec votre action, il s’en faut! Il est cependant réconfortant de constater que la France et son avenir signifient encore quelque chose chez certains au sein de la formation politique que vous représentez.
 
13 seb 26 février 2009 à 1:37

La France s’apprête à s’engager dans un processus de soumission militaire et diplomatique en réintégrant le comité des plans de défense, mais surtout le commandement militaire permanent intégré de l’OTAN.

Cette décision est d’autant plus inopportune que rien ne nous force à nous engager dans ce processus et que ce statut de la France dans l’OTAN était, depuis notre retour en 1995-96 dans le comité militaire, totalement accepté par les Etats-Unis.

Rappelons avant tout débat que ce statut particulier ne nous empêche pas d’être actuellement le deuxième contributeur de forces aux opérations de l’Alliance avec plus de 4.000 hommes, de contribuer à hauteur de 14,78% au budget civil et à hauteur de 13,85% au budget militaire, et de fournir le quart des moyens de la force initiale à la force de réaction rapide de l’OTAN (NRF).

Le commandement militaire permanent intégré de l’OTAN est une structure opérationnelle dirigée aujourd’hui, et qui restera dirigée demain par le «SACEUR », un général américain. Son adjoint, un général allemand ou britannique selon le calendrier de rotation entre ces deux pays, commande les opérations de l’Europe de la défense lorsque les pays de l’EU utilisent les moyens de l’OTAN. Ces accords nommé «Berlin Plus » on été la base du transfert à l’Union européenne de l’opération de l’OTAN en Macédoine à partir d’avril 2003, puis de celle de l’OTAN en Bosnie-Herzégovine à la fin de l’année 2004. Mais la simple mise en œuvre de ces accords reste difficile en raison de la Turquie.

En effet, ce pays qui possède un droit de véto au sein de l’OTAN invoque l’absence d’accord de sécurité sur l’échanges de données classifiées entre Chypre et Malte, entrés dans l’Union européenne en 2004, et l’OTAN pour refuser leur participation aux réunions sur les opérations « Berlin plus »… Rien ne peut autoriser le « Deputy SACEUR » à passer outre ce droit de veto, et c’est soumis à cette décision de la Turquie qu’il exerce son commandement !

Dans les discussions qui ont précédé la décision française, il n’a pas même été question qu’un officier français devienne un jour « Deputy SACEUR » ! Pour ce retour sous tutelle US, rappelons que la décision de 1966 a été motivée par une volonté de contrôle sur l’engagement de nos forces, la France s’apprête à accepter un commandement régional ! Ce commandement est celui de Lisbonne qui abrite le quartier général de la Force de réaction rapide . Rien de bien essentiel dans le processus d’engagement des forces de l’OTAN. Alors pour donner de la substance à cette décision française il est fait grand cas du commandement stratégique ACT chargé de la transformation des forces de l’Otan qui reviendrait lui aussi à un général français. Mais stratégique il l’est surtout pour les USA par sa position géographique à Norfolk, en Virginie à deux pas du USJFCOM (United States Joint Forces Command) qui a la même mission de transformation des forces mais au profit des Etats-Unis !

On peut s’interroger pour savoir comment les entreprises de défense européennes concernées au tout premier plan par la transformation des forces pourront se positionner dans cette compétition ?

On tente aussi de nous faire croire que cette réintégration dans le commandement militaire intégré est un gage de la réconciliation transatlantique entre la France et les Etats-Unis dans le respect des intérêts de chacun. Cet alibi ne tient pas. En effet notre appartenance au commandement intégré présumera de la disponibilité des forces françaises.

A l’occasion d’une prochaine mission militaire notre participation sera supposée acquise et le rôle de nos forces prédéterminé. Jusqu’à présent, la France avait une forte capacité à infléchir la conduite des missions puisque membre du comité militaire où se réunissent les ministres de la défense des pays membres de l’Alliance elle avait voix au chapitre politique sans être commise d’avance sur sa participation militaire. Les pays membres du commandement militaire permanent intégré de l’OTAN devaient nous écouter et infléchir éventuellement leurs positions pour nous convaincre d’engager des forces. Ce ne sera plus le cas, nos forces seront pré engagées !

Cette normalisation du statut de la France dans l’OTAN nous fera perdre le symbole d’une indépendance de notre pays par rapport aux Etats-Unis. Et il sera bien difficile de faire croire que la politique Européenne de Sécurité et de Défense a comme objectif une part d’autonomie…

A l’heure actuelle, comme en ont témoigné de nombreux députés et sénateurs, mais aussi Monsieur De Villepin (dans le livre “histoire de la diplomatie française”), lors de l’Assemblée Parlementaire de l’OTAN, et durant les réunions entre Ministres européens et américains…Sans parler des discours très directs de Monsieur Bush (et bientôt on entendra Monsieur Obama sans nul doute tenir les mêmes propos)…Parlementaires américains, ministres américains, etc…Ne cessent de demander à la France et à l’UE…D’intégrer la Turquie au sein de l’UE.

Ce à quoi, heureusement, des parlementaires sérieux et des Ministres consciencieux…Ont bien voulu répondre par un très diplomatique “mêlez vous de vos affaires” !

Tenir ce type de propos alors que nous aurons soumis l’engagement de nos forces à un possible véto américain, canadien ou turque, leurs transformations à l’influence croissante de l’industrie américaine, n’aura plus beaucoup de sens : étrangers à l’Europe ils ne le seront plus puisqu’ils en contrôleront sa politique de défense.

Comment pourrait on, dès lors…S’opposer à l’entrée de la Turquie au sein de l’UE ? (Je rappelle que c’est une promesse présidentielle mais aussi parlementaire)

Comment parler d’une “défense européenne”…Si en réalité tout est manoeuvré d’ailleurs ?

Et surtout, pourquoi détruire l’oeuvre du Général…Alors que si notre France a un “rang” au plan international…C’est justement en raison de sa position atypique ?

Le “ralliement” et la vassalisation de l’Angleterre, aux USA…A t elle été bénéfique pour la perfide Albion ? Non.

Le “non” de la France à la guerre en Irak, cette position souveraine et indépendante…A t elle bénéficié à notre pays ? Assurément !

Je ne pense pas qu’il faille sacrifier 50 ans (et on devrait dire plusieurs siècles, puisque la “posture gaulliste” est la continuation, en réalité, du travail conséquent des capétiens, que déjà la III République avait suivi) d’indépendance militaire et diplomatique…Contre une photo du Président, main dans la main, avec le secrétaire général de l’OTAN !

Personnellement, je suis contre ce retour :
1° Aucun avantage pour le pays (par contre les aspects négatifs ! A commencer par l’image de la France dans le monde…Devenir vassal des USA super ! C’est digne de la France ? Je ne crois pas !)
2° Caprice présidentiel : aucun débat, rien du tout (le Président se prend pour qui ? Napoléon (et lui il consultait ses généraux) ?)
3° Non précisé dans le programme de l’UMP (Pauvre De Gaulle, il doit s’être retourné dans sa tombe)
4° Réintégration dans l’OTAN = Turquie dans l’UE…L’UMP était pas censée être contre ? (Promesse présidentielle et parlementaire : PAS DE TURQUIE AU SEIN DE L’UE !)
5° Volonté du Président Français de faire de la lêche à Monsieur Obama…M’énerve prodigieusement ! Pas d’accord ! Je suis pour la politique “capétienne” continuée par les “jacobins” et puis par la III République, et par le Général De Gaulle ! Oui Obama est plus sortable que Bush…Est ce une raison pour se répandre à ses pieds ?

Vous êtes une personnalité sérieuse, et appréciée des parlementaires UMP. J’espère, très sincèrement, que vous saurez faire entendre raison à Monsieur Sarkozy.

Oui…Je n’en doute pas, Monsieur Sarkozy, bercé par les éloges sur la France, et ce qu’elle représente, et bien sur les courtisaneries des diplomates américains…Agissent comme du petit lait sur Monsieur Sarkozy.

Oui…Le Président est extrêmement influençable mais très mal conseillé et entouré…Mais vous pouvez y parer. Charles VII aussi, était très mal entouré. A vous de remplacer le moderne “La Tremoille” comme jadis le fit le connétable de France, pour le bonheur de celle ci.

Oui…Monsieur Sarkozy est affreusement sensible à la flagornerie et déteste qu’on lui dise la vérité. Certes…Mais je pense que vous êtes un bon diplomate. Vous saurez, je pense, trouver les mots.

Le mieux serait sans doute de faire venir Monsieur Chirac à Bordeaux et d’organiser un tête à tête entre lui et Monsieur Sarkozy. Si Monsieur Sarkozy écoutera quelqu’un…C’est bien celui qu’il considère comme son père adoptif.

Peut être conviendrait il que ce dernier soit “entendu” par les élus à l’A.N et au Sénat ? Et vous aussi…Puisque vous avez eu à vous occuper de ces histoires d’OTAN.

Merci en tout cas d’avoir réagi. Je compte sur vous.

Super votre site en tout cas !!!
 
14 offtheroadagain 27 février 2009 à 2:02

Mi-figue mi-raisin !!
Monsieur le Premier ministre votre tribune ne réponds en fait pas à la question que vous posez. A trop vouloir ménager celui qui prend aujourd’hui seul les décisions, votre propos est une alternance de oui mais. Même si l’on sent une réticence à accepter cet abandon de liberté, vous semblez oublier des questions fondamentales. L’Europe qui doit pouvoir s’émanciper et jouer un rôle pour la paix dans le monde, reste une entité de défense théorique. Son industrie de l’armement n’est toujours pas privilégiée, le choix des matériels au sein l’Otan favorise la prééminence de celle des Etats-Unis ce qui contribue à renforcer son leadership. L’Europe a sans doute intérêt à conserver un partenariat étroit avec l’alliance atlantique, mais ne peut et ne doit pas être le porte drapeau d’une politique qui nous serait préjudiciable d’un point de vue géostratégique et économique. La stabilité du monde ne peut se fonder sur une hégémonie anglo-saxonne. La Chine l’Inde, la Russie, l’Europe et bien sur les Etats-Unis doivent chacun peser de leur poids pour pouvoir envisager une paix durable. Ce difficile équilibre que De Gaulle en visionnaire privilégiait ne doit en aucun cas être remis en question, sous peine de voir l’unité politique et de défense européenne ne jamais exister. Le débat malheureusement n’aura vraisemblablement jamais lieu, nous en paierons donc sûrement les conséquences. La France et l’Europe vassaux des Etats-Unis quel triste destin, quand il y a tellement mieux à faire.
 
15 Philippe DAHBI 5 mars 2009 à 13:49

Bravo Mr Juppé poru la clarté de votre article. Il ne faut se précipiter et peser les conséquences à moyen et long terme d’une réintégration dans le commandement intégré de l’Otan. La géopolitique est par trop mouvante ces derniers temps pour faire l’économie d’un débat de fond. Mais uen question me vient à l’esprit : la sortie du Commandement intégré n’est-elle pas consubstantielle à l’autonomie de notre dissuasion nucléaire ? Pour ma part, je suis contre ce retour qui n’apportera pas grand chose à notre statut auprès de nos Alliés .
 
16 Gold31 5 mars 2009 à 22:57

Merci pour votre article monsieur le Premier Ministre, qui appelle à une juste réflexion.
Pour autant, je trouve que la parallèle qui pourrait être fait entre les positions de Monsieur de Villepin, et les votres, plus ou moins semblables, feraient apparaître un risque d’opposition larvé à l’encontre de Nicolas Sarkozy, en période de crise qui plus est, et à quelques mois des élections européennes, que nous devrons remporter.
Chacun sait bien qu’une défense commune Européenne “efficace”, n’est pas envisageable actuellement en Europe.
Membre de l’UMP et du Chêne ( mouvement Gaulliste ) comme vous, je reste réservé quant à votre argumentation, même si, et nous serons bien d’accords sur ce point, il ne s’agit pas de faire allégeance les yeux bandés, à l’Otan.

.
 
17 Arnaud 6 mars 2009 à 0:00

Monsieur le Premier Ministre,

Au delà du fond de cette reflexion que je trouve parfaitement juste et courageuse dans le contexte actuel, quand vous avez pris la tête de l’UMP en 2002, ce mouvement devait réunir les trois sensibilités de la majorité : les libéraux, les centristes et les gaullistes du RPR.

Aujoud’hui, l’UMP souhaite le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN : Communiqué de l’UMP du 4 mars 2009 : “Le Mouvement Populaire soutient le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN. Les intérêts de la France y seront préservés. L’indépendance de notre politique étrangère sera toujours respectée. Le retour dans le commandement intégré de l’OTAN est la condition de l’indépendance de la France et de la poursuite de la construction de l’Europe de la défense.”

C’est pourquoi je vous pose la question : où sont passés les gaullistes à l’UMP qui ne peuvent pas soutenir une telle position ?

Pour ma part, cet acte est vraiment le symbole de ma “rupture” avec l’UMP.
Bien cordialement.
 
18 mistral 13 mars 2009 à 11:26

Toutes vos remarques paraissent pertinentes. Oserais-je poser une question iconoclaste ? A quoi bon faire partie d’une alliance dont on ne connaît pas les objectifs : elle n’est plus dirigée contre le bloc soviétique qui n’existe plus, elle ne représente pas plus les tenants d’un monde libre contre les représentants d’un monde d’oppression; on dit qu’elle serait axée contre le terrorisme mais c’est difficile à croire le terrorisme pouvant par nature être diffus et ne pas necessairement s’incarner dans des états partie d’un “axe du mal”.
En filigrane vous indiquez que nous ne sommes pas prêts à intégrer pleinement l’organisation militaire de l’OTAN; pourquoi ne pas pousser plus loin la reflexion : a quoi sert l’alliance de l’OTAN (pas seulement à la France, mais à toute la communauté européenne).
 
19 TOUCHAIS 13 mars 2009 à 16:35

Il est totalement inabituel chez vous de ne pas conclure votre propos.Mouillez vous! Que nous apporterait la réintégration? RIEN: compez les choux-fleurs à NORFOLK et se bronzer à Lisbonne.
 
20 penda 14 mars 2009 à 14:35

Le contexte mondial change à grande vitesse et le Pdt Obama appuie sur l’accélérateur. L’Europe n’a rien à attendre de lui. Elle doit devenir adulte: se fédérer et avoir ses propres moyens de défense. L’OTAN est cher et obsolète ce n’est pas un bon investissement.
 

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3 janvier 2009 6 03 /01 /janvier /2009 17:05

(dépêche)



Votes that could change the world 

Story from BBC NEWS
Published: 2009/02/04 10:48:05 GMT

The year 2009 is a big one for global democracy.

The Iraqi provincial elections on Saturday marked the start of a year of polls that could bring big changes, for better or worse. Israel votes on 10 February, while India, the world's biggest democratic country, votes in spring, followed quickly by Iran and Afghanistan.

IRAQ

Provincial elections, 31 January 2009; Parliamentary election in December

The January elections passed off peacefully, in stark contrast to the last provincial election in 2005. Many Iraqi Sunnis cast ballots for the first time after boycotting previous polls, increasing Iraq's chances of holding together as an integrated state. (Secular Shia parties appear to have gained ground at the expense of the currently dominant religious-based ones, which many Iraqis blame for taking the country to the brink of civil war in the 2006-7.)

The three Kurdish-ruled provinces that make up autonomous Iraqi Kurdistan have yet to schedule provincial elections, for internal reasons, though elections to the regional parliament have been called for May. The disputed oil-rich province of Kirkuk - an area over which Kurds claim sovereignty but which has a mixed ethnic population - also sat out these latest elections because divisions over the electoral system were seen as too hard to bridge.

As long as arguments over the provincial election results can be avoided, elections seem likely to hasten the withdrawal of US troops. Observers also regard the vote as a possible clue to the outcome of the parliamentary election in December. (That could be good news for prime minister Nouri al-Maliki, whose allies appear to have been the big winners this time.)

ISRAEL

Parliamentary election, 10 February

In the wake of the Gaza conflict, voters will be able to have their say on the future of Israeli-Palestinian relations. The two leading parties - the centrist Kadima party and the right-wing Likud party - have contrasting positions on US-backed negotiations with the Palestinians, with Kadima leader Tzipi Livni pledging to push them forward, and Likud leader Binyamin Netanyahu saying he would concentrate on boosting the Palestinian economy instead. He opposes any agreement that would divide Jerusalem.

Opinion polls suggest Likud is likely to end up in a position to form a coalition government, with the help of the ultra-nationalist Yisrael Beitenu party, which has a chance of becoming the country's third largest party. Its leader, Avigdor Lieberman, has long called for crushing military action against Hamas. He also wants to expel Arab citizens from the country.

Correspondents also see the country making a lurch to the right. The Labour Party, led by Defence Minister Ehud Barak, enjoyed a surge in support as a result of the Gaza operation, but not enough to put it in reach of Likud or Kadima.

SOUTH AFRICA

Parliamentary and presidential, March/April (prévu 22 avril 2009)

South Africa's elections expected in March or April are set to be the most exciting since Nelson Mandela became president in 1994. In the parliamentary vote the ruling African National Congress faces its first major democratic challenge from a new breakaway party - the Congress of the People (Cope) - formed when the ANC ousted its previous leader Thabo Mbeki from the presidency.

Cope hopes to benefit from popular dissatisfaction with the ANC's economic record after 14 years in power. It has its eyes set on gaining control of key provinces such as Gauteng, Eastern Cape and Western Cape and hopes to stop the ANC from winning a two-thirds majority in parliament. This would enable the ANC to change the constitution, for example by guaranteeing immunity from prosecution to ANC leader Jacob Zuma - a strong favourite for the post of president.

INDONESIA

Parliamentary election, April; Presidential election, July

People in Indonesia's 18,000 islands will be going to the polls twice this year, with parliamentary elections in April and the presidential vote scheduled for July. It is only the second democratic presidential election the country has held - regarded as a crucial stepping stone for a young democracy, especially if it results in a peaceful transfer of power.

President Susilo Bambang Yudhoyono has already signalled his intention to stand for re-election, as has former president Megawati Sukarnoputri, but there are others waiting in the wings who also stand a chance of leading the world's most populous Muslim country.

The main issues exercising voters are likely to be the economy, employment opportunities and the fight against corruption - especially high-level corruption, which continues to plague Indonesian politics.

INDIA

Parliamentary election, April/May

More than 230 parties, including six main national ones, will be seeking the votes of India's 650-million-plus voters this spring. The result will be a coalition government, probably led either by India's ruling Grand Old Party, the centre-left Congress, or the centre-right Hindu nationalist Bharatiya Janata Party (BJP).

At the last election in 2004 these two parties took just over half the seats in parliament. But regional and caste-based parties are on the rise in India. The Bahujan Samaj Party of the low-caste Dalits (formerly Untouchables), scored a remarkable election victory in Uttar Pradesh in 2007, and its feisty leader Mayawati, a former teacher, could emerge from the national election as a big player in coalition negotiations.

State elections in December were not encouraging for the BJP, despite its charge that the Congress-led government's weakness was responsible for the Mumbai attacks. But India's slowing economic growth is bad news for Congress.

The big question is whether the next coalition will be strong enough to pursue bold policies, or whether it will be hamstrung by the conflicting agendas of its many members.

IRAN

Presidential election, 12 June

The controversial incumbent president, Mahmoud Ahmadinejad, could become the first president of the Islamic republic not to be re-elected for a second four-year term.

It is thought he may face a strong challenger in the form of Ali Larijani, the speaker of parliament - a conservative, but a man who speaks the language of international diplomacy and may be prepared to engage in dialogue with the new US leadership. Until late 2007, he was Tehran's chief nuclear negotiator.

The reformist and former president, Mohammad Khatami, is also being pressed by supporters to stand again. Many reformist voters boycotted the 2005 election that brought Mr Ahmadinejad to power, but are expected to take part this time. Mr Khatami attempted to introduce change during his two terms in office but was thwarted by the conservative establishment.

The key issue is the economy - oil prices have fallen, inflation is more than 25% and unemployment is rising.

Other possible candidates are Mr Ahmadinejad's successor as mayor of Tehran, Mohamed Baqer Qalibaf, a conservative, and the reformist Mehdi Karroubi, who offered anyone in Iran a $50 (£29) hand-out last time he stood for election.

AFGHANISTAN

Presidential election, summer

The vote - originally due to take place in May - has been postponed until August because of the deteriorating security situation, in particular the conflict in the south and east of the country between Taleban militants on the one hand, and international and Afghan government forces on the other.

If the election goes ahead in August the big question is whether the Pashtuns, the largest ethnic group, will turn out to vote. If the Afghan government is to succeed, it must engage and win the trust of its people.

Despite falling popularity at home and abroad, the Afghan President, Hamid Karzai, has already announced that he will be seeking a second term. Other Afghan political heavyweights are expected to enter the fray this spring. Among those thought likely to be seeking the top job are a number of former ministers, including Ali Jalali, Ashraf Ghani and Dr Abdullah Abdullah, as well as the powerful provincial governor Gul Agha Sherzai. There is also speculation that the Afghan-born American ambassador to the UN, Zalmay Khalilzad, could throw his hat into the ring.

JAPAN

Parliamentary election, by September

Japan has to hold a general election by the end of September 2009, and it could prove an important turning point in Japanese political history. For the past 50 years, the leading Liberal Democratic Party (LDP) has ruled the country almost continually, but this time the rival Democratic Party ( DPJ) has a real chance of emerging victorious. The LDP has faced a series of problems in the past year, with economic woes, corruption scandals and parliamentary deadlock leading to consistently low approval ratings.

Taro Aso was chosen as prime minister in September, his two predecessors having lasted just a year each. There was speculation that he might hold elections soon after he came to office, while his popularity was still high. But with falling ratings, and a worsening economic forecast, the prospect of early elections now seems more doubtful.

GERMANY

Parliamentary election, 27 September

The election pits the two components of the current governing coalition against one another - Chancellor Angela Merkel's Christian Democrats (CDU) against Foreign Minister Frank-Walter Steinmeier's Social Democrats (SPD). Neither wants to be forced into a re-run of the same "grand coalition". The Christian Democrats would prefer a partnership with the liberal Free Democrats (FDP), while the Social Democrats would prefer to deal with the Greens.

But German politics are getting more complicated, and an uncomfortable three-way coalition could well be the outcome - a so-called "traffic light" partnership of SPD, FDP and Greens, or a "Jamaica" coalition of CDU, FDP and Greens.

Both Mrs Merkel and Mr Steinmeier are aiming for the political centre ground. The economic crisis has put Mrs Merkel's high approval rating under pressure; after ruling out fiscal measures to stimulate the economy, she was criticised for being slow to act, and has since cut taxes and boosted spending. 

 



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15 décembre 2008 1 15 /12 /décembre /2008 00:14

(dépêches)

Thaïlande: le chef de l'opposition démocrate devient Premier ministre

15 déc 2008 - il y a 2 heures 37 min

Abhisit Vejjajiva, le chef du parti démocrate et leader de l'opposition thaïlandaise, a obtenu la majorité au Parlement et a été désigné lundi comme Premier ministre de Thaïlande tandis que les partisans du gouvernement sortant ont tenté d'assiéger l'édifice à la suite de ce vote.

Abhisit s'est imposé face à un partisans de l'ancien Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra par 235 voix contre 198 au cours d'un scrutin tendu dans la Chambre basse du Parlement.

Ce scrutin survient après des mois d'agitations et de manifestations dont le point culminant avait été une semaine de siège des deux aéroports de la capitale, Bangkok, empêchant des dizaines de milliers de touristes étrangers de rentrer chez eux.

De nouveaux incidents ont éclaté lundi alors que des partisans de Thaksin ont tenté de bloquer le Parlement. La police a fermé le bâtiment de l'intérieur.

La semaine dernière, après des mois de crise politique, le parti du pouvoir populaire, pro-Thaksin, avait été dissous par la Cour constitutionnelle pour fraude électorale, et le Premier ministre issu de cette formation, Somchai Wongasawat, contraint à démissionner, après des mois de manifestations anti-gouvernementales organisées par l'Alliance populaire pour la démocratie.

Le parti démocrate est dans l'opposition au clan pro-Thaksin depuis 2001. Il est parvenu à réunir une coalition suffisante pour décrocher la majorité au parlement et pouvoir faire désigner son chef Abhisit Vejjajiva à la tête du gouvernement.

Thaksin avait quant à lui appelé ses partisans à soutenir le Phuea Thai, constitué de membres du Parti du pouvoir populaire dissous et de son prédécesseur, le Thai Rak Thai, au pouvoir de 2001 à 2006.


Thaïlande: Abhisit Vejjajiva officiellement nommé Premier ministre

15 déc 2008 - il y a 2 heures 4 min

Abhisit Vejjajiva, chef de l'opposition thaïlandaise, a été officiellement désigné 27e Premier ministre du royaume à l'issue d'une élection lundi au Parlement qui a mis fin à 10 mois de pouvoir chaotique des lieutenants de Thaksin Shinawatra.

L'élection de M. Abhisit a été ponctuée par quelques incidents devant le Parlement où des partisans de M. Thaksin, vêtus de rouge, ont jeté des barrières en fer devant la principale grille d'accès au complexe.

M. Abhisit, 44 ans, leader du Parti démocrate, a obtenu 235 voix de députés, contre 198 à Pracha Promnog, candidat proposé par les partisans de M. Thaksin, l'ex-Premier ministre en exil, a précisé le président du Parlement, Chai Chidchob. Trois députés se sont abstenus.

"Abhisit a obtenu plus de la moitié des voix (requises à la chambre basse), c'est pourquoi je déclare qu'Abhisit a été élu nouveau Premier ministre", a dit Chai Chidchob.

M. Abhisit, né en Grande-Bretagne et diplômé d'Oxford, a aussitôt "remercié tous les membres du Parlement qui ont voté" pour lui.

"Comme un assentiment royal est requis pour nommer le Premier ministre, je ne m'exprimerai pas à propos de ma position politique" avant que le roi Bhumibol Adulyadej (81 ans) ne signe ce décret, a déclaré M. Abhisit.

C'est la première fois depuis huit ans qu'un dirigeant du Parti démocrate devient Premier ministre de Thaïlande.

Toutes les élections législatives depuis 2001, y compris les dernières en décembre 2007, ont été remportées par les partisans de M. Thaksin.

L'élection de M. Abhisit au Parlement fait suite à un renversement d'alliance consécutif à la dissolution le 2 décembre par la Cour constitutionnelle du Parti du pouvoir du peuple (PPP, pro-Thaksin), alors que les aéroports de Bangkok étaient occupés depuis plus d'une semaine par des manifestants royalistes.

Dès le 6 décembre, M. Abhisit avait affirmé qu'il serait en mesure de diriger une nouvelle coalition gouvernementale après la défection de députés de quatre formations précédemment alliées à M. Thaksin et d'une faction rebelle du PPP.

Samedi, dans un message vidéo à plus de 50.000 partisans vêtus de rouge et rassemblés dans un stade de Bangkok, M. Thaksin avait demandé à l'armée de cesser de s'ingérer dans le jeu politique et dans la formation d'un nouveau gouvernement.

M. Thaksin, puissant homme d'affaires de 59 ans renversé par des généraux royalistes en 2006, vit en exil pour échapper à une condamnation et diverses enquêtes pour corruption dans son pays.

Détesté par les élites traditionnelles et une partie des classes moyennes de Bangkok, il est admiré par les masses rurales du nord de la Thaïlande.

M. Abhisit est le troisième homme politique à devenir Premier ministre de Thaïlande au cours des derniers mois.

Samak Sundaravej, allié de M. Thaksin, était devenu chef du gouvernement en février à l'issue des législatives de décembre 2007 qui avaient mis fin à 15 mois d'administration militaire.

M. Samak, un passionné de cuisine, avait été destitué en septembre par la Cour constitutionnelle pour avoir continué de présenter des émissions culinaires à la télévision.

Il avait été remplacé par Somchai Wongsawat, beau-frère de M. Thaksin, qui a lui-même été forcé de démissionner le 2 décembre sur ordre de la Cour constitutionnelle, officiellement pour fraude électorale.

Le passage au pouvoir des lieutenants de M. Thaksin a été marqué par des manifestations incessantes des militants royalistes de "l'Alliance du peuple pour la démocratie" (PAD), qui ont occupé en août le siège du gouvernement avant de prendre d'assaut les deux aéroports de Bangkok fin novembre.

Le Parti démocrate de M. Abhisit est la plus vieille formation politique de Thaïlande (62 ans d'existence). Il dispose de puissants relais dans l'establishment conservateur de Bangkok, que ce soit dans l'armée, dans l'administration ou au palais royal.


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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 10:59

(dépêches)

 

 


Les attentats de Bombay ont fait 195 morts et 295 blessés

 

29 nov 2008 - il y a 1 heure 35 min

Les attentats de Bombay ont fait 195 morts et 295 blessés, ont annoncé samedi les autorités indiennes.


Alistair Scrutton, version française Jean-Philippe Lefief

 

 

Des Occidentaux otages à Bombay, plus de 100 tués

Jeudi 27 novembre, 12h07 - Rina Chandran


Bombay, capitale financière de l'Inde, résonnait toujours de rafales d'armes automatiques jeudi matin, douze heures après une série d'attaques ponctuées par des prises d'otages et la mort de plus de cent personnes.

 

Dans deux des hôtels les plus luxueux de la ville, le Taj Mahal et l'Oberoi, des hommes armés détenaient un nombre non spécifié d'otages, dont des Occidentaux, particulièrement ciblés par les commandos se réclamant de l'islamisme.

La police indienne a fait état de 101 morts, dont six étrangers, et de près de 300 blessés à la suite de ces attaques qui ont visé, outre les deux palaces, un restaurant fréquenté par les Occidentaux, une gare et deux hôpitaux.

Des policiers tentent de pénétrer dans les deux hôtels de luxe mais les autorités ont reconnu que la situation n'était toujours pas normalisée.

"La situation n'est pas encore sous contrôle et nous essayons de faire sortir des terroristes qui se cachent dans les deux hôtels", a dit Vilasrao Deshmukh, Premier ministre de l'Etat de Maharashtra dont Bombay est la capitale.

Ces attaques à l'arme automatique et, dans certains cas, à la grenade, ont été revendiquées par les "Moudjahidine du Deccan", une organisation jusque-là peu connue. Le Deccan, ou Dekkan, est la partie centrale de l'Inde.

L'un des membres du commando qui a attaqué l'hôtel Oberoi a affirmé que son groupe, composé de sept hommes, détenait des otages et a dénoncé les mauvais traitements dont sont victimes selon lui les musulmans en Inde.

"Nous sommes sept à l'intérieur de l'hôtel Oberoi. Nous demandons la libération de tous les Moudjahidine détenus en Inde et ce n'est qu'après que nous libérerons ces gens", a déclaré cet homme à India TV, qui l'a identifié sous le prénom de Sahadullah.

"Libérez tous les Moudjadidine, et les musulmans vivant en Inde ne doivent pas être importunés", a-t-il ajouté.

A LA RECHERCHE DE BRITANNIQUES ET D'AMÉRICAINS

Selon des témoins, les assaillants s'exprimaient en Hindi ou en Urdu, ce qui laisse penser qu'il s'agit d'activistes indiens et non d'étrangers.

Ces attaques interviennent en pleine période d'élections régionales en Inde, y compris au Cachemire, et risquent de déstabiliser le pays avant des élections fédérales prévues l'an prochain.

Un responsable européen a été blessé lors de l'attaque de l'hôtel Taj Mahal, où se trouvent plusieurs députés européens et dont les flammes léchaient encore le toit jeudi matin.

"Je suppose qu'ils (les agresseurs) cherchaient des étrangers, parce qu'ils demandaient les passeports britanniques ou américains", a raconté Rakesh Patel, un ressortissant britannique qui vit à Hong Kong et résidait à l'hôtel Taj pour affaires. "Ils avaient des bombes."

Les forces de sécurité tentent de pénétrer dans les deux hôtels mais leur progression est rendue difficile par la résistance des commandos.

"Les terroristes nous lancent des grenades du toit du Taj et tentent de nous empêcher d'entrer", a déclaré à Reuters un inspecteur de police, Ashok Patil.

"Il semble qu'il y ait encore beaucoup de gens pris au piège dans les deux hôtels, et selon nos informations, les fusillades sont constantes, surtout venant du Taj", a dit un responsable du commissariat central de Bombay.

Quatre des assaillants ont été tués par la police et neuf autres ont été arrêtés, à déclaré un responsable du commissariat central de Bombay.

ONZE POLICIERS TUÉS

La police fait par ailleurs état de onze morts dans ses rangs, sans préciser s'ils faisaient partie du bilan général de 80 victimes. Parmi les policiers tués figure le chef de la brigade ani-terroriste de Bombay, Hemant Karkare.

Selon la police, une famille israélienne est par ailleurs retenue en otage par des hommes armés dans un appartement de la ville.

Un rabbin est propriétaire du bâtiment où il vit avec son épouse et leurs deux enfants, mais on ignore s'ils sont les victimes de la prise d'otages.

Selon un journaliste de Reuters sur place, des coups de feu pouvaient être entendus dans le quartier.

L'Inde a subi une série d'attentats à la bombe ces dernières années. La majeure partie ont été imputés à des islamistes, même si la police a également arrêté des extrémistes hindous.

Bombay a été la cible de certains des attentats les plus meurtriers. Un soir de juillet 2006, sept bombes avaient explosé en l'espace d'un quart d'heure à bord de plusieurs trains de banlieue, à l'heure de pointe, tuant 186 personnes ainsi que l'un des auteurs des attentats.

L'attentat le plus meurtrier jamais commis en Inde, en 1993, avait eu lieu également dans la ville, où 257 personnes avaient alors trouvé la mort.

Les attaques de Bombay ont été condamnées notamment par les Etats-Unis, la France au nom de l'Union européenne et la Russie.

La Banque centrale indienne a décidé de son côté de suspendre pour la journée les transactions sur les marchés financiers de Bombay.

Avec les bureaux de Bombay et New Delhi, version française Pascal Liétout

 

 

 


Inde: la bataille continue à Bombay contre les preneurs d'otages islamistes

Vendredi 28 novembre 2008 - 16h34 -  Phil HAZLEWOOD

 

Les forces indiennes continuaient vendredi à traquer les islamistes armés retranchés à Bombay, deux jours après les spectaculaires attaques, accompagnées de prises d'otages, qui ont fait plus de 130 morts et plongé dans le chaos la capitale économique de l'Inde. Evènement.

 

Les commandos des forces spéciales luttaient toujours pour reprendre le contrôle de la situation, encore très confuse bien que la police ait annoncé la fin des opérations dans l'Oberoi/Trident, l'un des deux hôtels de luxe attaqué mercredi avec un autre palace, le prestigieux Taj Mahal.

On ignorait en fin de journée combien d'assaillants restaient en liberté et combien d'otages étaient encore retenus, après la libération de dizaines d'entre eux, notamment des étrangers.

Cinq otages ont été tués, selon un diplomate israélien, au Centre juif, autre cible des attaques contre lequel les forces spéciales ont donné l'assaut vendredi à l'aube. Ces otages ont été tués par les islamistes au cours de l'assaut, selon un responsable indien.

Des échanges de tirs nourris étaient entendus aux abords du Taj Mahal, où l'armée a lancé un assaut à la grenade pour déloger un ou plusieurs islamistes. La police a annoncé que des explosifs susceptibles de provoquer des "dégâts majeurs" avaient été découverts dans cet hôtel.

L'Inde a ouvertement accusé le Pakistan, son voisin et rival, d'être derrière ces attaques coordonnées, très bien orchestrées, qui ont frappé une dizaine de cible à travers Bombay, une ville de 13 millions d'habitants. Islamabad a fermement démenti.

Des responsables occidentaux avaient eux évoqué la piste du réseau terroriste Al-Qaïda.

Les raids, revendiqués au nom d'un groupe islamiste inconnu disant se battre pour la défense des musulmans d'Inde, ont visé en particulier des étrangers, plus spécifiquement des clients américains et britanniques des deux hôtels, symboles de la richesse de Bombay, ainsi que le Centre juif.

Mais les islamistes, armés de fusils automatiques et de grenades, visiblement très jeunes, ont aussi frappé des cibles indiennes, comme la gare centrale de Bombay où ils ont fait 50 morts.

Un hôpital accueillant des femmes et des enfants pauvres a également été attaqué.

Au moins 130 personnes ont été tuées, selon un bilan provisoire ne tenant pas compte des otages du Centre juif, et plus de 370 blessées dans ces attaques et les tirs qui ont suivi.

Deux Français sont morts dans les attentats, a annoncé, en début d'après-midi, le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner dans un communiqué. La mort de sept personnes - deux Australiens, un Britannique, un Japonais, un Allemand, un Canadien et un Italien - avait auparavant été confirmée par les différents gouvernements.

Dans les hôtels Oberoi/Trident et Taj Mahal, les commandos indiens ont poursuivi vendredi leur minutieuse opération de ratissage, explorant une par une les centaines de chambres pour en déloger les derniers islamistes.

Neuf assaillants ont été tués au cours des opérations et un autre arrêté, et 15 hommes des forces de sécurité tués, a déclaré le vice-Premier ministre de l'Etat du Maharashtra, R.R. Patil.

A l'Oberoi/Trident, où 93 otages avaient été libérés vendredi matin, la police a annoncé avoir découvert 24 cadavres, précisant que les opérations étaient terminées.

Aux abords du Centre juif, des centaines de personnes se sont rassemblées en fin de journée pour acclamer les soldats, croyant l'opération terminée.

Mais la police a averti que la fouille du bâtiment, "étage par étage", se poursuivait, pendant que la foule était appelée à quitter les lieux.

Des otages libérés, comme des policiers ou soldats, ont raconté les scènes d'horreur vécues à l'intérieur des hôtels, témoignant de la détermination des assaillants.

"Ce sont des gens impitoyables. Ils ouvraient le feu sur quiconque se trouvait face à eux", a raconté un commando de marine. Il y avait "du sang partout", "des corps gisant ça et là".

Ces attaques d'une ampleur inédite, qui ont frappé le coeur financier de la dixième puissance économique mondiale, ont été revendiquées au nom d'un groupe islamiste, les Moujahidine du Deccan, du nom du plateau qui couvre le centre et le sud de l'Inde.

L'un des assaillants de l'Oberoi/Trident, interrogé par une télévision, a affirmé que le groupe réclamait la fin des "persécutions" contre les musulmans d'Inde, une forte minorité de 150 millions de personnes, victimes de violences par le passé, dans ce pays de 1,2 milliard d'habitants, hindous en majorité.

Mais l'Inde a une nouvelle fois vu la main du Pakistan, souvent accusé par Delhi de soutenir des groupes islamistes auteurs d'attentats sur le sol indien.

"Selon des informations préliminaires, des éléments au Pakistan sont responsables", a déclaré vendredi le ministre indien des Affaires étrangères Pranab Mukherjee.

Islamabad, qui a rejeté ces accusations, a annoncé la prochaine visite en Inde du chef des services de renseignement pakistanais, le puissant Inter-Services Intelligence (ISI), le général Ahmed Shuja Pasha, afin d'aider à l'enquête.

Une démarche inédite alors que les deux pays, rivaux depuis leur fondation en 1947, accusent régulièrement les services de renseignement de l'autre de tentatives de déstabilisation.

Selon l'agence indienne PTI, citant des sources officielles, trois extrémistes, dont un Pakistanais, ont été arrêtés dans le Taj Mahal.

Ils appartiendraient, selon l'agence, au Lashkar-e-Taïba, un groupe islamiste basé au Pakistan, connu notamment pour avoir attaqué le Parlement indien en 2001, un attentat qui avait précipité l'Inde et le Pakistan au bord d'une nouvelle guerre.

 

 

 

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 14:37

(dépêche)

 

 


Israël: le Premier ministre Olmert appelé à quitter le pouvoir

Jeudi 27 novembre 2008 - 08h54

 

Plusieurs députés israéliens ont appelé jeudi le Premier ministre sortant Ehud Olmert à quitter immédiatement ses fonctions, au lendemain de l'annonce de son inculpation prévue dans une affaire de corruption.

 

"Le Premier ministre doit se battre pour faire valoir son innocence mais il doit partir", a déclaré le député Itzhak Ben Israël du parti centriste Kadima, qui était dirigé par M. Olmert avant sa démission le 21 septembre.

M. Olmert dirige depuis un gouvernement de transition censé rester en place jusqu'aux élections anticipées qui doivent se tenir le 10 février.

Le Kadima doit se réunir en urgence jeudi après-midi. Selon les médias, la chef de la diplomatie Tzipi Livni, qui a succédé à M. Olmert à la tête du parti, devrait l'appeler elle aussi à quitter ses fonctions au plus vite.

Pour le député travailliste Ophir Pines Paz, "c'est un jour tragique pour l'Etat d'Israël. Olmert doit immédiatement se retirer comme il avait promis de le faire. Il n'est pas acceptable qu'une personne accusée de crime contre l'Etat continue à occuper le poste de Premier ministre".

M. Olmert affirmé mercredi soir dans un communiqué qu'il n'avait pas l'intention de renoncer à ses fonctions avant les élections.

Le Premier ministre "a déjà démissionné de son poste. Dans ces circonstances, il n'y a aucune raison juridique pour annoncer une suspension supplémentaire immédiate de ses fonctions", selon le communiqué.

Selon plusieurs juristes interrogés par les médias israéliens, la loi ne contraint pas le Premier ministre à partir à ce stade.

Le Procureur général Menahem Mazouz a annoncé mercredi avoir informé M. Olmert qu'il envisageait "d'engager des poursuites pénales contre lui pour divers délits" dans le cadre de l'affaire dite "Rishon Tours".

Dans cette affaire, M. Olmert est soupçonné d'avoir financé --à l'époque où il était maire de Jérusalem, puis ministre du Commerce et de l'Industrie-- des voyages à l'étranger en présentant séparément des factures à plusieurs organisations de bienfaisance pour un seul et même voyage. Certains vols étaient même fictifs.

 

 

 

 

 

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 14:15

(dépêche)

 


Le chef de l'armée appelle à de nouvelles élections en Thaïlande, fermeture de l'aéroport international

Mercredi 26 novembre 2008 - 14h12


Le chef de l'armée thaïlandaise a exhorté mercredi les manifestants de l'Alliance du peuple pour la démocratie à quitter les deux aéroports qu'ils occupent à Bangkok, et appelé à la tenue d'élections pour sortir le pays de la crise politique.

 

Tous les vols ont par ailleurs été annulés à l'aéroport international et quelque 4.000 passagers amenés en bus vers des hôtels, alors que la crise connaît une nouvelle escalade.

Auparavant, des assaillants avaient jeté des explosifs dans la foule occupant les aéroports à Bangkok, en faisant au moins 6 blessés, selon la police. Les personnes blessés sur l'aéroport de Don Muang ont été emmenées à l'hôpital, les victimes des attaques à l'aéroport international sont traitées sur place.

L'attaque à l'aéroport intérieur de Don Muang fait suite à des affrontements mardi entre partisans et adversaires du gouvernement, qui ont laissé au moins onze blessés parmi les soutiens du pouvoir. Les opposants ont saccagé l'aéroport international de Bangkok, arrêté les vols, et bloqué des milliers de touristes dans le cadre de leur action depuis quatre mois pour obtenir la d

"Le gouvernement devrait donner à la populaton la possibilité de décider au cours d'une nouvelle élection", a déclaré le général Anupong Paochinda au cours d'une conférence de presse, après une réunion avec de hauts responsables du gouvernement, mais aussi des économistes et des responsables de la sécurité. émission du gouvernement.

Le directeur de l'aéroport international Suvarnabhumi, Serirat Prasutanont, a indiqué que tous les vols étaient suspendus mercredi matin, ou détournés sur Chiang Mai et Phuket. Quelque 500 passagers restaient dans l'attente d'un vol sur place.

"Nous essayons de négocier avec les manifestants pour permettre aux passagers bloqués de prendre leur avion" a-t-il précisé, ajoutant que "la réputation touristique du pays comme son économie sont ruinées par cet incident".

 

 

 

 

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 13:52

(dépêches)

 

 



Condoleezza Rice fait une concession aux Européens sur la Géorgie et l'Ukraine

Mercredi 26 novembre 2008 - 21h36 - Sylvie LANTEAUME

 

La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a fait une concession aux Européens en annonçant mercredi qu'elle n'insisterait pas sur l'octroi à la Géorgie et l'Ukraine du statut de candidat officiel à l'adhésion à l'Otan la semaine prochaine à Bruxelles.

 

"Nous pensons que la Commission Otan-Géorgie et la commission Otan-Ukraine peuvent devenir les structures au sein desquelles nous pouvons intensifier notre dialogue et nos activités avec la Géorgie et l'Ukraine", a déclaré la chef de la diplomatie américaine au cours d'une conférence de presse.

"Par conséquent, il n'est pas nécessaire, en ce moment, de discuter du MAP", le Plan d'action en vue de l'adhésion à l'Alliance atlantique, a-t-elle ajouté.

Mme Rice a assuré qu'il ne s'agissait pas d'un changement de la politique américaine. "La question est simplement de savoir comment nous mettons en oeuvre la déclaration de Bucarest. Ce n'est pas un changement de politique", a-t-elle affirmé.

Cette déclaration apparaît cependant comme une concession aux Européens, les Etats-Unis faisant jusque là pression pour que la Géorgie et l'Ukraine accèdent au MAP, le processus formel donnant de facto le statut de candidat officiel à l'Otan.

La veille, l'adjoint de Mme Rice chargé des Affaires européennes, Daniel Fried, avait laissé entendre que les Etats-Unis étaient prêts à lâcher du lest à Bruxelles, mais il avait été moins clair.

"Je ne peux pas vous dire ce qui va sortir de ce débat entre les ministres des Affaires étrangères", avait déclaré M. Fried au cours d'une conférence de presse. "Mais nous pensons que plutôt qu'un grand débat sur le MAP (...) nous devrions nous concentrer sur ce qui fait déjà l'objet d'un accord, à savoir que ces pays rejoindront l'Otan mais ont beaucoup de travail à accomplir" pour y arriver.

"Je pense qu'il est juste de prédire qu'il n'y aura pas d'offre d'adhésion à l'Otan pour ces pays (la Géorgie et l'Ukraine) pendant quelques années", avait-il ajouté.

L'Otan a refusé au printemps, lors de son sommet à Bucarest, de décerner le statut de candidates à la Géorgie et à l'Ukraine et a remis l'affaire à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Alliance atlantique prévue mardi et mercredi à Bruxelles.

Mais l'Otan reste divisée. La France et l'Allemagne sont franchement opposées à l'octroi du statut aux deux aspirants en décembre. Pour Paris et Berlin, la guerre du mois d'août entre la Géorgie et la Russie n'a fait que confirmer les risques qu'il y aurait à voir ce pays entrer dans l'Otan.

Au cours d'un voyage à Saint-Pétersbourg le 2 octobre, la chancelière allemande Angela Merkel avait déclaré qu'il était trop tôt pour que l'Otan octroie le MAP à la Géorgie et à l'Ukraine.

"La Géorgie et l'Ukraine ne sont pas prêtes pour une adhésion, c'est très clair", a reconnu Mme Rice.

"Mais il y a d'autres moyens pour préparer des pays à une adhésion", a-t-elle poursuivi, notant que la Pologne et la République Tchèque ne sont jamais passées par cette phase avant d'adhérer à l'Alliance atlantique.

La secrétaire d'Etat américaine a souligné que l'idée d'utiliser les commissions bilatérales et non le MAP avait été proposée par la Grande-Bretagne.

La présidence ukrainienne a admis lundi que Kiev aurait du mal à décrocher le statut du candidat officiel à l'Otan lors de la réunion ministérielle de l'Alliance début décembre, en raison de l'instabilité politique en Ukraine et de l'insuffisance des réformes.

La semaine dernière, le président géorgien Mikheïl Saakachvili a pressé les pays européens membres de l'Otan d'engager le processus d'intégration de la Géorgie à l'Alliance atlantique, soulignant qu'il s'agissait là d'une "décision stratégique pour l'Europe" et que "refuser serait mal perçu et aurait des répercussions sur le terrain".


S'il le pouvait, Hamid Karzaï abattrait les avions américains

Mercredi 26 novembre 2008 - 20h54 - Sayed Salahuddin

 

Le président Hamid Karzaï a déclaré que s'il le pouvait, il abattrait les avions américains qui bombardent les villages afghans.

 

Ces propos dénotent la tension croissante entre l'Afghanistan et les puissances occidentales qui le soutiennent face à une insurrection taliban de plus en plus confiante.

Alors que les Occidentaux dénoncent la corruption et l'inefficacité du gouvernement afghan, le chef de l'Etat, qui briguera sans doute un nouveau mandat l'an prochain, réplique en dénonçant les raids alliés qui ont fait des dizaines de morts parmi les civils.

Ces dernières semaines, Hamid Karzaï a imputé aux Occidentaux l'aggravation de la situation dans le pays, en jugeant l'Otan incapable de s'attaquer aux sanctuaires des insurgés taliban et djihadistes au Pakistan et en réclamant que la coalition cesse de frapper les localités du pays.

"Nous n'avons pas d'autre choix, nous n'avons pas les moyens d'arrêter ces avions. Si nous pouvions, si je pouvais (...), nous les arrêterions, nous les abattrions", a déclaré Hamid Karzaï au cours d'une conférence de presse.

"Si nous avions un chelak (une sorte de lance-pierres), nous le jetterions pour arrêter les avions américains. Nous n'avons pas de radars pour les arrêter, nous n'avons pas d'avions. J'aimerais pouvoir intercepter les avions sur le point de bombarder les villages afghans, mais je n'en ai pas les moyens."

Malgré la présence de 65.000 soldats étrangers épaulant les 130.000 hommes des forces de sécurité afghanes, les insurgés taliban ont consolidé cette année leur assise dans leur bastion traditionnel du sud et de l'est du pays et ont aussi étendu leur influence aux alentours de la capitale, Kaboul.

POURPARLERS

Hamid Karzaï a déploré trente ans de conflits et de misère, depuis l'invasion soviétique de 1979.

"Nous n'avons pas eu l'occasion de nous préserver du Mal, nous faisons donc de notre mieux pour chercher une solution à travers des pourparlers de paix", a-t-il ajouté en tendant à nouveau la main au chef de taliban, le mollah Mohammad Omar.

Le président afghan a proposé à nouveau de garantir personnellement la sécurité du mollah s'il acceptait de se rendre et de respecter la constitution afghane.

Des responsables afghans ont pris contact en septembre avec d'anciens dirigeants taliban, sous l'égide de l'Arabie saoudite, mais les spécialistes jugent peu probable que la direction des taliban s'engage dans un dialogue sérieux alors qu'ils perçoivent le désarroi de leurs ennemis et sentent que le conflit pourrait basculer en leur faveur.

En visite à Kaboul, le secrétaire général de l'Otan, Jaap de Hoop Scheffer, a répété que les forces internationales faisaient tout leur possible pour épargner les civils. Il a estimé que c'était au gouvernement afghan de décider ou non d'engager des pourparlers de réconciliation avec les taliban.

Hamid Karzaï a indiqué qu'il avait demandé à la communauté internationale de dire aux Afghans quand pourrait se terminer l'insurrection des taliban et des combattants d'Al Qaïda.

"J'ai demandé un calendrier pour l'élimination du terrorisme dans cette campagne militaire. Je n'ai pas demandé un calendrier de retrait des troupes étrangères", a-t-il précisé.

"Nous demandons à la communauté internationale de venir en Afghanistan pour améliorer la situation, pas pour l'aggraver. Nous ne voulons plus la guerre, nous voulons un bel avenir."

Sayed Salahuddin, version française Jean-Stéphane Brosse

 

 

 

 

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27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 10:42

Du nouveau dans les relations entre les deux frères ennemis, le Pakistan et l'Inde.

 

 

Il se passe au Pakistan un véritable tournant historique qu'il convient d'observer avec le plus grand optimisme.

 

Le Président pakistanais Asif Ali Zardari (veuf de Benazir Bhutto et élu Président le 6 septembre 2008) a fait il y a quelques jours des déclarations très encourageantes pour écarter tout risque de conflit nucléaire avec son principal ennemi, l'Inde.

 

En effet, alors que l'Inde a toujours dit qu'elle n'utiliserait jamais ses armes nucléaires en premier, le Pakistan ne l'avait jusqu'alors jamais dit. C'est chose faite avec Zardari qui souhaiterait même dénucléariser toute l'Asie du Sud.

 

Zardari a aussi proposé un accord de libre échange entre l'Inde et le Pakistan.

 

Ce réchauffement des relations avec l'Inde aurait l'avantage de faire concentrer les efforts du Pakistan sur sa frontière avec l'Afghanistan et la recherche des terroristes islamistes, une volonté d'autant plus pressante que les déclarations du futur Président des Etats-Unis Barack Obama pendant sa campagne électorale laissaient entendre sa volonté d'intervenir au Pakistan si ce dernier laissait le champ libre aux terroristes.

 

Déclarations à recouper avec la décision du FMI d'accorder 7,6 milliards de dollars au Pakistan et surtout, avec les événements atroces qui se déroulent actuellement dans la capitale économique de l'Inde, Bombay, qui auraient fait déjà plus d'une centaine de morts et seraient le fait de terroristes islamistes.

 

Le Président pakistanais Zardari voudrait retirer du pouvoir à l'armée pakistanaise (actuellement en position de force sur les décisions politiques) pour la laisser aux civils (dont il fait partie). Or, une détente des relations avec l'Inde ne ferait que diminuer l'influence de l'armée, d'autant plus si le Pakistan décide d'une dénucléarisation.

 

Les attentats à Bombay rappellent amèrement que la paix entre l'Inde et le Pakistan ne sera pas chose facile même si les dirigeants des deux pays sont de bonne volonté. Les extrémistes veillent à saper tout le travail de pacification. Une situation qui n'est pas sans rappeler le conflit entre Israéliens et Palestiniens.

 

Sylvain Rakotoarison

27 novembre 2008

 

Pour plus d'info :

 

Les dépêches de presse.

 

 

 

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=47928

 

 

 

 

 

http://www.lepost.fr/article/2008/11/28/1340750_le-pakistan-entre-guerre-et-paix.html

 

http://www.centpapiers.com/le-pakistan-entre-guerre-et-paix/3969/
 

 

 

 

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