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27 juin 2007 3 27 /06 /juin /2007 18:47
(Dépêches)



Grande-Bretagne : le rideau tombe, Blair s'en va, Brown entre en scène

LONDRES (AFP) - Le rideau est finalement tombé mercredi pour Tony Blair qui, après avoir été Premier ministre britannique pendant dix ans, a démissionné, cédant la place à son ministre des Finances Gordon Brown.

M. Blair a officiellement présenté sa démission à la reine Elizabeth en début d'après-midi au palais de Buckingham, lors d'une audience privée.

Il n'a pas dit un mot, en quittant souriant le palais avec son épouse Cherie.

Le ministre des Finances Gordon Brown s'y est ensuite rendu à la demande de la reine, pour accepter d'être son 11e Premier ministre.

Pour la 318e et dernière fois mercredi, Tony Blair, visiblement ému, a répondu à la mi-journée aux questions hebdomadaires des députés, qui l'ont applaudi debout, à la fin d'une séance où il a reçu l'hommage des dirigeants de l'opposition.

M. Blair y a pour la dernière fois défendu sa décision d'engager les troupes britanniques en Irak, la tache sur son bilan.

Il ne s'en est pas excusé, mais s'est dit "vraiment désolé pour les dangers auxquels sont confrontés les soldats en Irak et en Afghanistan".

"Je sais que certains pourraient penser qu'ils sont confrontés à ces dangers en vain. Je ne le pense pas et ne le penserai jamais", a-t-il ajouté.

Et alors que les spéculations continuaient sur sa nomination imminente comme émissaire du Quartette pour le Proche-Orient (Union européenne, Russie, Nations unies, Etats-Unis), M. Blair a affirmé que la "priorité absolue" pour parvenir à régler le conflit israélo-palestinien était une "solution avec deux Etats", mais que cela demanderait "une énorme intensité de travail et de concentration".

"Je vous souhaite tous bonne chance, amis ou ennemis, et voilà, c'est la fin", ont été ses derniers mots aux députés.

Après avoir accepté sa démission, la reine a convoqué un Gordon Brown radieux, qui attendait ce moment depuis des années.

Elle lui a demandé de former un nouveau gouvernement, ouvrant ainsi un nouveau chapitre de l'histoire politique britannique.

Gordon Brown, accompagné de sa femme Sarah, a été longuement applaudi par le personnel en quittant le ministère des Finances, qu'il dirigeait depuis dix ans.

M. Brown, 56 ans, succède à M. Blair sans élections, en tant que nouveau chef du parti travailliste, majoritaire à la Chambre.

Moins charismatique que M. Blair, cet austère fils de pasteur écossais s'est présenté comme l'homme prêt à "relever le défi du changement", exercice difficile après avoir été pendant dix ans l'un des poids lourds du gouvernement Blair.

Il a promis un changement de style, plus sobre, moins "célébrité", mais est resté discret sur ses projets précis, se fixant cependant comme priorités la santé, l'éducation, le logement et promettant de donner plus de pouvoir au Parlement.

Les analystes n'attendent cependant pas d'inflexion majeure de la politique britannique, de la part de cet atlantiste libéral, qui avait des relations tendues avec M. Blair, mais avait été avec lui l'artisan du retour du Labour au pouvoir en 1997.

M. Brown devrait annoncer rapidement la composition de son nouveau gouvernement.
Il savourait mercredi un premier succès, la démission d'un député conservateur passé mardi avec fracas chez les travaillistes.

Quentin Davies est devenu travailliste après avoir éreinté dans une lettre le chef du parti conservateur David Cameron, accusé de "cynisme, superficialité, et manque apparent de convictions".

Une très bonne nouvelle pour Gordon Brown, les conservateurs étant pour l'instant donnés gagnants dans quasiment tous les sondages, dans la perspective des prochaines législatives attendues en 2009.

Mercredi soir, M. Blair, redevenu simple citoyen, devait ensuite se rendre dans sa circonscription de Sedgefield (nord-est).

Il pourrait démissionner de son poste de député, s'il est confirmé comme émissaire du Quartette.
Ses adieux auront duré sept semaines, depuis qu'il a annoncé le 10 mai qu'il entendait démissionner le 27 juin, usé par dix ans au pouvoir, et poussé vers la sortie par l'impatience des "brownites".

Par Brigitte Dusseau, le mercredi 27 juin 2007, 15h32





Gordon Brown devient Premier ministre britannique

LONDRES (Reuters) - Gordon Brown est devenu Premier ministre britannique après avoir été chargé par la reine Elizabeth II de former le nouveau gouvernement après la démission de Tony Blair.

Brown a quitté le palais de Buckingham pour se rendre au 10 Downing Street, la résidence du chef du gouvernement britannique.

Brown a succédé à Blair dimanche à la tête du Parti travailliste.

Mercredi 27 juin 2007, 15h53




Gordon Brown confirmé par la reine

LONDRES (AP) - La reine Elizabeth II a confirmé mercredi la nomination de Gordon Brown au poste de Premier ministre du Royaume-Uni, où il succède à Tony Blair, resté dix ans dans ses fonctions.

L'ex-ministre des Finances est sorti tout sourire de l'entretien au palais de Buckingham, où la souveraine lui officiellement demandé de former un nouveau gouvernement. Arrivé avec son épouse Sarah dans une modeste voiture, il est reparti en limousine officielle.

Son équipe "sera un nouveau gouvernement avec de nouvelles priorités", a déclaré M. Brown aux journalistes, quelques minutes plus tard, devant la résidence du Premier ministre dans Downing Street. "J'ai le privilège d'avoir la formidable occasion de servir mon pays."

Mercredi 27 juin 2007, 16h15



Gordon Brown, l'austère qui veut être "du côté du peuple"

LONDRES (AP) - Après avoir oeuvré pendant dix ans au redressement économique de la Grande-Bretagne, Gordon Brown succède à Tony Blair au 10, Downing Street. Cet Ecossais austère de 56 ans, qui a promis d'être toujours "du côté du peuple", estime que Londres a commis des "erreurs" en Irak et devrait faire rentrer une bonne partie des 5.500 soldats encore déployés dans ce pays.

"L'un de mes premiers actes de Premier ministre sera de rétablir le pouvoir du Parlement afin de rétablir la confiance dans la démocratie britannique", a promis le chancelier de l'Echiquier avant d'être nommé en mai à la tête du Parti travailliste.

Gordon Brown a ainsi dit vouloir s'éloigner du "style sofa" du gouvernement sortant, quand les décisions clé se prenaient sur les confortables canapés de Downing Street plutôt que sur les bancs de cuir de la Chambre des Communes. Il entend aussi de regarder au-delà des rangs du Labour pour former son équipe et va tenter d'ouvrir son gouvernement à l'opposition un peu à la manière de Nicolas Sarkozy en France.

Dans son premier discours en tant que chef du Parti travailliste, dimanche dernier à Manchester, Gordon Brown a noté qu'on ne pourra pas "isoler et faire échouer le terrorisme" par la seule "force militaire".

Sur le plan international, il a assuré que Londres remplirait ses obligations en Afghanistan et au Moyen-Orient. En Irak, où 150 soldats britanniques sont morts depuis 2003, Gordon Brown devrait poursuivre la réduction du contingent britannique, qui vient de passer de 7.000 à 5.500 hommes. "Dans les prochains jours, nous descendrons à 5.000", a-t-il d'ores et déjà annoncé dans un entretien paru mercredi dans le "Daily Mirror".

Par ailleurs, alors que de nombreux Britanniques reprochent à Tony Blair d'avoir été le caniche de George Bush, Gordon Brown a expliqué qu'il était dans l'intérêt national du Royaume-Uni d'entretenir "une bonne relation avec le président des Etats-Unis".

En matière de politique intérieure, Gordon Brown souhaite réorganiser le système éducatif, améliorer la santé publique, obtenir le feu vert pour la construction de centrales nucléaire de nouvelle génération. Alors que les jeunes Britanniques sont exclus du marché de l'immobilier par la flambée des prix, il a promis un vaste programme de construction de logements.

Certes moins charismatique que son ami et rival Tony Blair, le nouveau Premier ministre a semble-t-il favorisé un rebond des travaillistes dans l'opinion, qui repassent devant les conservateurs pour la première fois depuis octobre. Un "effet Brown" se fait ainsi sentir, selon un sondage publié le week-end dernier, qui crédite le Labour de 39% des intentions de vote, contre 36% au Parti conservateur dirigé par le dynamique David Cameron (échantillon de 1.970 interrogées du 14 au 20 juin; marge d'erreur de plus ou moins 2%).

Une bonne nouvelle pour le nouveau Premier ministre qui devra défendre son poste lors des élections générales qu'il devra convoquer avant juin 2010.

Mercredi 27 juin 2007, 16h22



Gordon Brown, Premier ministre britannique, promet le changement

LONDRES (Reuters) - Gordon Brown, qui a succédé mercredi à Tony Blair à la tête du gouvernement britannique, a fait du changement son mot d'ordre pour retrouver auprès de l'opinion la confiance perdue sur les champs de bataille irakiens.

Au terme d'une décennie passée dans l'ombre de Blair, l'ex-chancelier de l'Echiquier va devoir faire face à une opposition conservatrice vent debout dans les sondages et surmonter la lassitude des électeurs pour relever le défi d'un quatrième sacre travailliste consécutif aux prochaines législatives.


agrandir la photo

Le nouveau Premier ministre fera connaître dès jeudi la composition de son cabinet, a annoncé son porte-parole. La liste des ministres sera dévoilée "demain vers l'heure du déjeuner" et celle des secrétaire d'Etat sera connue vendredi.

"Il s'agira d'un nouveau gouvernement doté de nouvelles priorités", a-t-il déclaré, s'adressant à la presse devant le 10 Downing Street.

"J'ai entendu l'aspiration au changement (...) et cette aspiration au changement ne pourra être assouvie avec de vieilles méthodes politiques. Et maintenant, laissons le changement se mettre en oeuvre", a insisté Brown.

En attendant, la secrétaire à la Santé, Patricia Hewitt, dont on attendait qu'elle fasse partie de la nouvelle équipe, a annoncé qu'elle quittait le gouvernement "pour raisons personnelles". Elle a indiqué dans une lettre à Brown avoir rejeté son offre d'un poste dans son gouvernement.

Figure tutélaire de la scène politique britannique depuis le triomphe travailliste de 1997, Blair s'était auparavant rendu au palais de Buckingham pour remettre sa démission à la reine Elizabeth.

Brown, accompagné de son épouse Sarah, sacrifiait dans le même temps à la traditionnelle cérémonie d'adieux avec le personnel du ministère des Finances, sur lequel il a régné sans partage pendant dix ans.

"THE END"

Il a ensuite pris à son tour le chemin du palais royal où la souveraine l'a officiellement chargé de former un nouveau gouvernement. Brown a quitté Buckingham 55 minutes plus tard pour s'engouffrer - premier changement concret - dans la Jaguar rutilante qui remplace désormais sa berline de fonctions.

Conformément à son mot d'ordre, beaucoup de nouveautés sont attendues en ce qui concerne la composition de son cabinet.

"La première priorité de Gordon Brown doit être de reconnaître le désastre de la stratégie mise en oeuvre en Irak et d'élaborer des plans en vue du retrait de nos forces", a commenté Jeremy Corbyn, membre de la majorité travailliste aux Communes.

Réputé austère et renfrogné, le nouveau chef du gouvernement devra en outre s'employer pour faire oublier l'éclat de son prédécesseur, dont la verve et l'humour ont à nouveau fait mouche à l'occasion de la séance parlementaire des questions au gouvernement, la dernière de son mandat.

Ses premiers mots, chargés d'émotion, sont allés aux familles des soldats tués la semaine dernière en Irak et en Afghanistan et au corps expéditionnaire britannique dans son ensemble.

"Je suis vraiment navré des dangers auxquels ils sont confrontés aujourd'hui en Irak et en Afghanistan. Je sais que certains pensent les avoir endurés en vain. Je ne partage pas cet avis et ne le ferai jamais", a-t-il assuré.

Puis Blair a rendu hommage à ses pairs en politique, évoquant l'"arène qui faire battre le coeur un peu plus vite", avant de conclure par ces mots: "Je souhaite le meilleur à chacun, amis comme ennemis. Et voilà tout. Fin!"

L'ex-Premier ministre, n'a pas caché son émotion, tandis que Margaret Beckett, secrétaire au Foreign office, éclatait en sanglots. Nommé représentant permanent du "quartet" des médiateurs internationaux pour le Proche-Orient, il devrait toutefois rester sous les feux de l'actualité.

Mercredi 27 juin 2007, 22h51


Tony Blair nommé émissaire du "quartet"

JERUSALEM (Reuters) - Les Etats-Unis, la Russie, les Nations unies et l'Union européenne qui forment le "quartet" de médiateurs internationaux au Proche-Orient confirment avoir confié à Tony Blair un mandat d'émissaire.

La confirmation officielle de la nomination de l'ancien Premier ministre britannique, qui a démissionné mercredi de ses fonctions après dix ans de pouvoir, a été fournie mercredi soir par l'Onu après avoir été apparemment retardée par un mouvement d'humeur de la Russie.

Blair, dont la désignation a été bien accueillie aussi bien par le président palestinien Mahmoud Abbas que par le Premier ministre israélien Ehud Olmert, a eu dans la journée "une discussion très positive" à ce sujet avec le président Vladimir Poutine, a fait savoir le 10, Downing Street.

A Ramallah, où rencontrait au même moment Abbas, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré que le "quartet" s'était entendu sur le champ du mandat de son nouvel émissaire et qu'il tiendrait une nouvelle réunion à la mi-juillet "dans la région".

Le "quartet" demanderait notamment à Blair de collaborer avec le président Abbas à l'édification des institutions indispensables au futur Etat palestinien, croit-on savoir de source diplomatique.

"La priorité absolue est d'essayer de mettre en oeuvre ce qui est désormais le consensus dans la communauté internationale - à savoir que la seule façon d'apporter la stabilité et la paix au Moyen-Orient est la solution à deux Etats", a déclaré Blair avant même d'être nommé.

"DIVISER POUR REGNER"

La solution à deux Etats signifie, selon l'ancien Premier ministre britannique, la coexistence de l'Etat d'Israël dans ses frontières d'avant 1967 avec un Etat palestinien "qui n'est pas simplement viable en termes de territoire mais aussi en termes d'institutions et de gouvernance".

"Je crois que c'est possible à faire, mais cela va demander une concentration et un travail immenses", a-t-il prévenu lors de sa dernière intervention en tant que Premier ministre devant la Chambre des communes.

Certains diplomates européens ont exprimé des doutes sur la capacité du leader britannique à obtenir un large soutien à sa mission dans le camp arabe en raison de son alignement avec Washington en Irak et ses liens étroits avec George Bush.

Le Hamas, qui a pris le contrôle de Gaza le 14 juin après de violents combats avec les forces fidèles à Abbas, a déclaré "voir d'un mauvais oeil" le choix d'un homme qu'il présente comme un allié d'Israël et non du peuple palestinien.

Moscou, dont les relations avec Blair n'étaient pas au beau fixe depuis l'assassinat à Londres d'un ancien espion russe, s'est fait "tirer l'oreille" pour confirmer la nomination de Blair dès la fin de la réunion du "quartet" consacrée à sa mission, mardi à Jérusalem.

La Russie a exprimé notamment des réserves sur la stratégie adoptée par les Etats-Unis et Israël, consistant à isoler le Hamas à Gaza en privilégiant le soutien à l'administration de crise mise en place par Abbas en Cisjordanie. Cela revient, selon Lavrov, à "diviser pour régner".

Mais, a-t-il dit selon les médias russes, "nous saluerons la contribution de Blair aux efforts pour stabiliser la situation dans les territoires palestiniens".

Mercredi 27 juin 2007, 18h31


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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 10:39
(Dépêche)


Un référendum sur le mode d'élection du président turc

ANKARA (Reuters) - Le président turc Ahmet Necdet Sezer a décidé d'organiser un référendum sur le projet gouvernemental qui prévoit notamment l'élection du chef de l'Etat au suffrage universel, et non plus par le Parlement, annoncent ses services.

Dans un communiqué, ils précisent que le président va également demander à la Cour constitutionnelle de se prononcer sur les aspects qu'il juge litigieux des réformes envisagées par le gouvernement du Premier ministre Tayyip Erdogan et que les députés ont approuvées fin mai.

Ce référendum illustre le clivage qui divise les dirigeants turcs, entre le camp laïc mené par des juges haut placés, l'armée et le président Sezer, et le camp issu de la mouvance islamiste du Premier ministre Erdogan et de son parti, l'AKP.

Le camp laïc craint qu'une élection du président au suffrage universel ne conduise à l'élection d'un islamiste, remettant ainsi en question la tradition laïque de l'Etat turc.

Les adversaires d'Erdogan avaient réussi en mai à l'empêcher de faire élire par le parlement son ministre des Affaires étrangères, Abdullah Gül, au poste de président.

Erdogan et Gül ont assuré que leur programme ne comportait pas d'objectifs religieux, contrairement à ce que craignent leurs opposants.

Mais le bras de fer a toutefois ouvert une crise politique et contraint Sezer à assurer l'intérim de la présidence, alors que son mandat a expiré le 16 mai.

Aux termes de la Constitution, le référendum ne peut normalement pas être organisé avant octobre mais le gouvernement cherche à changer cette disposition afin qu'il se tienne en même temps que les élections législatives anticipées du 22 juillet.

Le 31 mai, le Parlement turc dominé par le Parti de la Justice et du Développement (AKP) avait approuvé pour la seconde fois les réformes constitutionnelles dénoncées par les opposants laïques au gouvernement.

Le Premier ministre se dit certain de remporter le référendum sur ces réformes, qui réduisent aussi le mandat présidentiel de sept à cinq ans et la durée de la législature de cinq à quatre ans.

Ce projet de réformes avait été repoussé en mai par un veto de Sezer qui, ne pouvant répéter cette manoeuvre une seconde fois, n'avait d'autre choix que de les ratifier ou de demander un référendum.

Vendredi 15 juin 2007, 15h28


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18 juin 2007 1 18 /06 /juin /2007 21:45
(Dépêches)


Palestiniens : les 27 vont soutenir financièrement le gouvernement d'urgence

LUXEMBOURG (AFP) - Les 27 vont soutenir financièrement le gouvernement palestinien d'urgence mené par l'économiste Salam Fayyad, en l'appelant à aider aussi bien la Cisjordanie que la population de Gaza, a indiqué lundi le diplomate en chef de l'UE Javier Solana.

"Il n'y a pas de doute qu'une partie de l'argent (que l'UE versera aux Palestiniens) passera par le compte que Fayyad a établi en tant que ministre des Finances et qu'il a gardé comme Premier ministre. Donc il y aura une relation directe avec son gouvernement", a souligné M. Solana à son arrivée à une réunion des ministres européens des Affaires étrangères à Luxembourg.

"C'est très important qu'il (Fayyad) puisse bâtir un budget avec lequel il puisse aider les deux", la Cisjordanie comme la bande de Gaza dont le Hamas a pris le contrôle à l'issue de violents combats la semaine dernière, a encore estimé M. Solana.

L'UE avait gelé en mars 2006, lors de l'arrivée au pouvoir du mouvement radical palestinien Hamas, son aide financière directe au gouvernement palestinien.

Depuis la formation d'un gouvernement d'union nationale Fatah-Hamas en mars 2007 et la nomination de M. Fayyad au poste de ministre des Finances, l'UE a posé des jalons pour reprendre son aide, en envoyant notamment des experts auprès de M. Fayyad.

La commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, a cependant expliqué que l'UE ne pourrait pas reprendre immédiatement son aide directe au gouvernement palestinien.

"C'est une question de contrôle financier et de transparence. Je ne peux pas imaginer qu'il y ait déjà toutes les structures nécessaires", a-t-elle déclaré lundi matin, en soulignant que "le plus important était l'aide humanitaire".

M. Solana a d'ailleurs ajouté que l'UE apporterait aussi de l'aide humanitaire à Gaza "via les agences de l'ONU (Unrwa) et via le mécanisme" spécial mis en place par l'UE en juin 2006 pour aider les Palestiniens sans passer par le Hamas, boycotté par l'UE qui le considère comme une organisation terroriste.

Les 27, qui devaient recevoir dans l'après-midi leur homologue israélienne Tzipi Livni, devaient par ailleurs la presser de reconnaître le gouvernement d'urgence de M. Fayyad, qui ne comporte plus aucun ministre du Hamas mais uniquement des indépendants.

"Nous voulons pousser la ministre israélienne des Affaires étrangères pour qu'Israël aussi soutienne le gouvernement d'urgence", a déclaré le ministre allemand, Frank-Walter Steinmeier, dont le pays préside l'UE.

L'UE devrait en particulier appeler Israël à reprendre immédiatement le reversement aux Palestiniens des taxes et droits de douane collectés en leur nom et gelés depuis l'arrivée au pouvoir du Hamas.

"Je crois que les Israéliens vont devoir transférer l'argent au nouveau gouvernement, cela aiderait beaucoup la situation du peuple palestinien", a déclaré M. Solana.

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert s'est dit prêt à reconnaître un gouvernement palestinien qui ne comprendrait aucune personnalité du Hamas et a évoqué à New York la possibilité de reverserment des revenus fiscaux et douaniers.

Lundi 18 juin 2007, 10h26
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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 09:18
(Dépêches)


Décès de Kurt Waldheim, ancien secrétaire général de l'Onu

VIENNE (Reuters) - Kurt Waldheim, ancien secrétaire général de l'Onu et ex-président autrichien, est mort jeudi à l'âge de 88 ans, annonce un porte-parole de sa famille.

La présidence autrichienne a confirmé le décès de cette personnalité controversée qui avait dirigé pendant dix ans le secrétariat général des Nations unies (1972-81) avant d'accéder à la présidence de l'Autriche.

D'après la présidence autrichienne, Waldheim, qui était né le 21 décembre 1918, a succombé à une maladie foudroyante.

L'agence de presse autrichienne APA, qui cite le gendre de l'ancien président, affirme qu'il est mort d'un infarctus.

Son passé pendant la Deuxième Guerre mondiale était au centre de vives polémiques.

Waldheim, qui avait dix-neuf ans lorsque l'Allemagne nazie annexa l'Autriche, en 1938, a servi dans les rangs de l'armée du Troisième Reich. Mais il écrivait dans ses mémoires que son engagement avait cessé en 1941 après une blessure sur le front russe.

En mars 1986, l'hebdomadaire autrichien Profil affirmait au contraire que Waldheim avait entretenu des liens avec les SA nazis. L'accusation avait marqué sa campagne pour la présidence autrichienne, le Congrès juif mondial affirmant notamment qu'il était mêlé à des crimes de guerre dans les Balkans.

Dans une autobiographie publiée dix ans plus tard, Waldheim reconnaissait qu'avoir dissimulé son passé nazi dans les Balkans avait été une erreur mais réaffirmé être au-dessus de tout soupçon et ne pas avoir eu connaissance des crimes commis sur place, dont la déportation de milliers de juifs grecs au port de Thessalonique, à six kilomètres de l'endroit où il était stationné.

A la demande du gouvernement autrichien, une commission internationale d'historiens avait enquêté sur le passé de Waldheim, concluant en février 1988 qu'il avait eu connaissance des crimes de guerre mais n'y avait pas été impliqué."

"UN GRAND POINT D'INTERROGATION"

La plupart des Autrichiens ne croyaient pas à une implication de Waldheim dans les crimes nazis, et les accusations dont il avait fait l'objet au moment de sa campagne électorale de 1986 l'avaient même propulsé dans les sondages.

Toutefois, devenu indésirable dans nombre de pays étrangers, il n'avait accompli pratiquement aucun voyage officiel lors de son mandat, à l'exception du Vatican à deux reprises et de plusieurs Etats arabes.

Waldheim estimait que cette polémique, si elle lui avait été personnellement dommageable, avait contribué à aider les Autrichiens à faire face à leur passé durant la guerre, et à accepter que tous n'avaient pas été des victimes passives du nazisme.

Un grand nombre de dignitaires nazis, dont Adolf Hitler, étaient Autrichiens.

"Si l'histoire de ma vie a permis une nouvelle approche de l'Histoire (en Autriche), alors tout ceci est positif - bien sûr au prix de dégâts pour moi-même", estimait-il dans une interview accordée au quotidien autrichien Der Standard en janvier 2006.

"Kurt Waldheim a quitté ce monde en laissant un grand point d'interrogation sur son passé et ses activités durant la Deuxième Guerre mondiale", a réagi Ephraïm Zuroff, directeur du centre Simon Wiesenthal. "Sa position lui permettait d'avoir connaissance des crimes de l'Holocauste, et il n'a rien fait pour les arrêter, servant loyalement le régime nazi."

Selon l'agence APA, le président autrichien Heinz Fischer a adressé ses condoléances à la veuve de Kurt Waldheim, et annoncé que les drapeaux du siège de la présidence seraient mis en berne.

"La victoire électorale de Kurt Waldheim a sans nulle doute suscité de nombreux débats, en particulier à propos de la confrontation de l'Autriche avec son passé", a estimé le chancelier autrichien Alfred Gusenbauer.

"Nous avons perdu aujourd'hui un grand Autrichien", a estimé le vice-chancelier et ministre des Finances Wilhelm Molterer, cité par APA. L'ex-Premier ministre Wolfgang Schüssel a évoqué la perte pour l'Autriche d'"un grand combattant pour la paix et la liberté dans le monde". Molterer comme Schüssel sont membres de l'ÖVP (Parti populaire autrichien) dont Waldheim était membre honoraire.

Waldheim avait été hospitalisé fin mai aux soins intensifs de l'hôpital de Vienne pour une forte fièvre. Il est mort à son domicile.

Jeudi 14 juin 2007, 19h00




Regrets posthumes de Kurt Waldheim dans son testament

VIENNE (AFP) - L'ancien secrétaire général de l'ONU et ex-président autrichien Kurt Waldheim, décédé jeudi, a pour la première fois présenté ses "regrets profonds" pour ses propos sur son passé nazi occulté, dans un testament écrit transmis avant sa mort à l'agence autrichienne APA qui le publie vendredi.

Dans ce "dernier message" rédigé sur deux pages, M. Waldheim "regrette profondément" la manière dont il a "pris position sur les crimes nazis, à savoir beaucoup trop tard, et non de manière exhaustive et sans malentendus".

Le Congrès juif mondial (CJM) avait reproché à Kurt Waldheim pendant sa présidence (1986-1992) son passé nazi, révélé en 1986 seulement. Mais ce fut surtout sa réaction à cette révélation, lorsqu'il avait déclaré qu'il n'avait "fait que son devoir" qui avait choqué l'opinion publique.

Outre cette seule phrase dans laquelle il exprime ses "regrets" sur la manière dont il a réagi à l'époque, M. Waldheim ne présente pas d'excuses mais demande à ses critiques de "revoir leur attitude" et appelle "à la réconciliation".

Selon lui, "la raison" pour ses réactions à l'époque "n'a été ni une attitude douteuse ni un calcul politique mais la consternation, les blessures (qu'il a endurées), voire le désarroi face au contenu et à l'ampleur des reproches".

M. Waldheim reconnaît: "oui j'ai aussi fait des erreurs - et j'ai eu heureusement beaucoup de temps pour y réfléchir. Mais je n'ai pas été un suiviste voire un coresponsable d'un régime criminel".

Dans un premier temps, le CJM avait accusé M. Waldheim de crimes de guerre. Plus tard une commission d'historiens mise sur pied par le gouvernement autrichien l'a disculpé de ces reproches, mais a retenu que M. Wadheim était, contrairement à ses déclarations, au courant de toutes les exactions dans les Balkans où il était stationné en 1943 dans l'état-major des troupes hitlériennes.

Par ailleurs, M. Waldheim est revenu sur ses années de secrétaire général de l'ONU (1972-1981) dans son "dernier message" pour rappeler qu'il avait alors "été confronté quotididennement avec des guerres, la violence et l'arbitraire en politique, le désespoir de millions de gens", des événements "qui ont pendant longtemps effacé le souvenir des crimes du passé".

L'ex-président s'est aussi adressé à "tous ceux qui ont eu une attitude critique (envers lui) et leur "demande de réfléchir une nouvelle fois" afin de lui "accorder, si possible, un pardon tardif".

"Je ne crains pas le verdict de l'écriture de l'histoire. Elle saura faire la différence entre ce qui a été et ce qui n'a pas eu lieu", a-t-il encore écrit.

Vendredi 15 juin 2007, 15h33





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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 09:17
(Dépêche)



Le bras de fer se durcit entre Thaksin et la junte en Thaïlande

BANGKOK (AFP) - En gelant les avoirs de l'ex-Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra, la junte espère tarir la source de financement des manifestations quotidiennes à Bangkok, mais les opposants pensent au contraire que ce nouveau coup renforcera la mobilisation.

Lundi, une puissante commission anticorruption, mise en place par les généraux ayant renversé M. Thaksin en septembre 2006, a ordonné le gel de plus de 1,5 milliard de dollars appartenant à l'ancien homme fort de la Thaïlande et à ses proches.

M. Thaksin, 57 ans, en exil depuis le putsch, dispose de 60 jours pour contester le blocage des comptes bancaires de la famille à Bangkok, qui pourrait se transformer en confiscation pure et simple si un tribunal décide plus tard d'apurer tous les contentieux liés aux affaires de corruption pour lesquelles des enquêtes se poursuivent parallèlement.

Mardi, l'avocat de l'ex-Premier ministre a réaffirmé, lors d'une conférence de presse, que M. Thaksin pourrait engager des poursuites judiciaires contre des membres de la commission qui a ordonné le gel des avoirs familiaux, une décision qu'il souhaite voir révoquée.

Cela pourrait accélérer le retour de M. Thaksin en Thaïlande, a averti Me Noppadon Pattama en "espérant" par ailleurs que le gel des avoirs n'affecterait pas "l'intention" du Premier ministre déchu d'acquérir le club de football anglais de Manchester City.

Le gel des avoirs, moins de deux semaines après l'ordre de dissolution du parti de M. Thaksin donné par un tribunal nommé par la junte, apparaît comme un nouveau coup dur pour ses partisans et comme une tentative d'asphyxier complètement ce qui reste de la puissante machine ayant dominé la scène politique thaïlandaise de 2001 à 2006.

La dissolution du Thai Rak Thai (TRT) pour fraude électorale, annoncée le 30 mai, avait été accompagnée d'une interdiction d'activités politiques pendant cinq ans pour M. Thaksin et 110 de ses lieutenants, alors que des élections ont été promises pour la fin de l'année par les généraux.

Depuis deux semaines, les manifestations quotidiennes contre la junte prennent de l'ampleur à Bangkok, mais M. Thaksin affirme ne pas être à l'origine de cette mobilisation, bien que ses partisans soient de plus en plus nombreux à se joindre aux rassemblements nocturnes.

"Si les manifestations s'arrêtent après le blocage des avoirs de M. Thaksin, cela voudra dire qu'il les appuyait", affirme le porte-parole de la junte, le colonel Sansern Kaewkamnerd, en parlant de test.
Nattawut Saikuar, l'un des organisateurs des rassemblements, pense au contraire que les généraux sous-estiment le degré de soutien au mouvement de protestation.

"Les gens viennent d'eux-mêmes et non pas en raison d'un soutien financier de Thaksin. La junte peut geler ses avoirs mais ne peut pas geler le désir de démocratie dans le coeur des Thaïlandais", ajoute-t-il.

Un analyste politique, Thitinan Pongsudhirak, qui suit de près la situation depuis les manifestations de 2006 contre M. Thaksin, prélude au coup d'Etat, estime pour sa part que le moment choisi pour le gel des avoirs est quelque peu "suspect", alors que la colère monte contre la junte.

"Dissoudre le parti, interdire ses cadres de politique, geler les avoirs de Thaksin: cela fait trois coups durs, mais cela pourrait se retourner comme un boomerang et accroître la fureur contre les militaires".

Une chose est sûre, affirme M. Thitinan : la victime des dernières annonces de la junte est "notre système judiciaire" qui "dépend seulement de celui qui détient le pouvoir".

Par Thanaporn Promyamyai, le mardi 12 juin 2007, 12h02


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15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 09:13
(Dépêches)



Shimon Peres élu à la présidence d'Israël

JERUSALEM (Reuters) - Shimon Peres a été élu au poste de président d'Israël, une fonction essentiellement honorifique qui couronne à 83 ans la carrière politique de ce lauréat du prix Nobel de la Paix.

Ce vétéran de la politique israélienne a été élu au second tour par les députés de la Knesset. Il était resté seul candidat en lice après le désistement de ses deux concurrents qui lui ont apporté leur soutien.

L'homme, qui n'a jamais remporté une élection haut la main en Israël, a manqué d'être élu directement à trois suffrages près, remportant les faveurs de 58 parlementaires sur 120 dès le premier tour.

Sa prise de fonctions à la présidence d'Israël signifie qu'il doit se retirer du gouvernement d'Ehud Olmert dont il exerçait les fonctions de vice-Premier ministre et de ministre du Développement régional.

Né en Pologne, Peres a émigré avant la création de l'Etat juif et a fait ses classes au sein du Parti travailliste aux côtés de l'un des pères fondateurs d'Israël, David Ben Gourion.

Alors qu'il était ministre de la Défense dans la fin des années 1950, Peres avait conclu un accord secret avec la France de lancement d'un programme nucléaire dont Israël se serait servi par la suite afin de se procurer l'arme atomique.

L'Etat juif s'est toujours refusé à émettre le moindre commentaire sur ses activités atomiques.

Peres a été par la suite Premier ministre à deux reprises, de 1984 à 1986 puis en 1995 après l'assassinat de Yitzhak Rabin, mais n'a jamais remporté une élection avec une large majorité.

En 1994, le travailliste s'était vu décerner le prix Nobel de la Paix conjointement avec Yitzhak Rabin et Yasser Arafat pour sa participation à l'élaboration des accords d'Oslo un an auparavant.

En 2005, Peres avait quitté le Parti travailliste pour aider Ariel Sharon, Premier ministre de l'époque, à fonder le grand parti centriste Kadima.

PRESTATION DE SERMENT EN JUILLET

Bien qu'officiellement encouragée par Olmert, la victoire de Peres restait incertaine en raison de pressions exercées dans les dernières heures précédant le scrutin par des avocats conservateurs et religieux.

Les doutes se sont dissipés lorsqu'à l'issue du premier tour ses deux adversaires, Colette Avital et Reuven Rivlin, ont appelé à soutenir la candidature de Peres.

L'ancien Premier ministre prêtera serment en juillet à l'expiration du mandat de l'actuel président Moshe Katsav, impliqué dans une affaire de viol et de harcèlement sexuel.

Katsav a toujours nié l'ensemble des charges retenues contre lui.

Mercredi 13 juin 2007, 17h06



Shimon Pérès élu président de l'Etat d'Israël

JERUSALEM (AP) - Sans doute la dernière victoire pour Shimon Pérès: l'ancien ministre et prix Nobel de la paix a été élu mercredi président de l'Etat d'Israël pour succéder à Moshe Katsav, sous le coup d'une enquête pour viol et agressions sexuelles.

Il n'a manqué que trois voix à Shimon Pérès, âgé de 83 ans, pour être élu dès le premier tour de scrutin à la Knesset, le Parlement israélien. Ses deux adversaires, le député et ancien président de la Knesset Reuven Rivlin, du Likoud, et la députée travailliste Colette Avital se sont alors retirés, lui laissant le champ libre pour le second tour. Il a été élu au second tour avec les voix de 86 des 120 députés.

Le prochain président prendra ses fonctions le 15 juillet pour un mandat de sept ans. "Le rôle du président n'est pas de s'occuper de politique partisane mais de représenter ce qui nous unis tous d'une voix forte", a-t-il déclaré devant les députés après sa victoire.

La stature internationale de Shimon Pérès et les circonstances du départ de Moshe Katsav avaient donné un retentissement inhabituel à l'élection du président. Ce poste reste largement protocolaire même si le chef de l'Etat hébreu est censé être le garant de l'unité du pays et un repère moral.

Les Israéliens espèrent que Shimon Pérès pourra contribuer à réhabiliter une fonction ternie par le scandale. Moshe Katsav avait en effet été obligé de quitter provisoirement ses fonctions pour se défendre contre des accusations de viol ou agression sexuelle sur quatre anciennes employés. Il n'a pas été encore officiellement inculpé dans cette affaire.

Shimon Pérès a pris sa revanche, puisque la présidence lui avait échappé en 2000, l'un des revers aussi cinglants qu'inattendus qui ont émaillé six décennies d'une longue et prestigieuse carrière politique. Moshe Katsav l'avait emporté notamment grâce au soutien de l'influent rabbin Ovadia Yossef du parti ultra-orthodoxe Shass, qui cette fois a donné sa bénédiction à M. Pérès.

C'est "peut-être ma dernière chance de servir le pays", avait lancé Shimon Pérès en annonçant sa candidature le mois dernier. L'un des principaux conseillers du premier chef de gouvernement de l'Etat hébreu, David Ben-Gourion, il a été élu pour la première fois à la Knesset en 1959 et aura occupé tous les grands postes ministériels: défense, finances et affaires étrangères. Mais il n'aura jamais été Premier ministre que par intérim ou provisoirement, jamais après avoir conduit son camp à la victoire.

En tout, il servira trois fois brièvement à la tête du gouvernement, la première en 1977 à la suite de la démission de Yitzhak Rabin; en 1984, il devient Premier ministre pour deux ans avant de céder la place à son rival du Likoud Yitzhak Shamir à la suite d'un accord de coalition inhabituel, aucun vainqueur net n'étant sorti des urnes; en 1995, il assure à nouveau l'intérim après l'assassinat de Yitzhak Rabin par un extrémiste juif, mais c'est le Likoud de Benyamin Nétanyahou qui remporte une victoire surprise sept mois plus tard.

Pendant presque toute sa vie politique, Shimon Pérès a été membre du Parti travailliste. Mais en 2005, les travaillistes préfèrent élire Amir Peretz à leur tête. Ce camouflet l'incite à rejoindre Kadima, la nouvelle formation centriste fondée par son ami de longue date et rival politique de toujours Ariel Sharon.

Ses défaites électorales lui donnent une image de perdant souvent raillée dans son pays mais ses efforts en faveur du processus de paix israélo-palestinien lui valent aussi un grand prestige à l'étranger. Il était à la tête de la diplomatie israélienne lors de la signature des accords d'Oslo à la Maison Blanche en 1993. En 1994, il a partagé le prix Nobel de la paix avec Yitzhak Rabin et le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat.

Mercredi 13 juin 2007, 17h20



Shimon Peres, au sommet de l'Etat

A 83 ans, Shimon Peres, le doyen de la politique israélienne terminera sa carrière avec les honneurs en occupant le poste de président essentiellement honirifique et protocolaire qui lui avait échappé en 2000 face à Moshé Katsav

Jouissant d'une grande aura internationale mais souvent mal aimé dans son propre pays, Peres est l'unique survivant de ce grand élan d'espoir que furent les accords d'Olso de 93, entre Israel et les Palestiniens. Depuis, jamais le second d'Itzack Rabin n'aura eu de cesse de défendre ce processus de paix et l'autorité palestinienne qui en a découlé. L'année suivante, les trois protagonistes de cette victoire, Peres, Rabin et Arafat reçoivent le prix Nobel de la paix. A cette époque, tout le monde croit à une paix possible au Proche-Orient. Mais la paix a ses ennemis. Au soir du 4 novembre 1995, au cours d'un meeting à Tel Aviv, Itzack Rabin est assassiné par un extrémiste israélien. Shimon Peres assiste au crime. Le processus de paix ne s'en relèvera pas.

Né en Pologne, Shimon Perske de son vrai nom, a 11 ans quand sa famille émigre en Palestine. A 25 ans il s'engage dans les forces israéliennes de défense et est nommé par David Ben Gourion comme chef des ressources matérielles et humaines. Elu pour la première fois député en 52, il devient directeur du ministère de la Défense, un poste qui lui vaut aujourd'hui d'être considéré comme le "père" du programme nucléaire israélien. S'il avait gagné en 1996 face à Benyamin Netanyaou, l'histoire peut-être aurait été différente, mais cette fois-ci comme quatre autres fois il échouera à être élu.

Les hasards de l'histoire lui permettront toutefois d'occuper par deux fois le poste de Premier ministre. Figure historique du parti travailliste au sein duquel il a effectué toute sa carrière politique, il se rallie en 2006 à Kadima, le parti centriste d'Ehud Olmert qu'Ariel Sharon avait créé. C'est sous cette étiquette qu'il s'est présenté aux élections présidentielles.

Par EuroNews, le mercredi 13 juin 2007, 20h23



Israël : le vétéran Shimon Peres élu président

JERUSALEM (AFP) - Shimon Peres, 83 ans, a été élu mercredi président de l'Etat d'Israël lors d'un vote au Parlement, point d'orgue d'une carrière politique d'une longévité exceptionnelle.

Doyen du Parlement, sur le devant de la scène politique depuis près d'un demi-siècle, Shimon Peres était assuré de la victoire après le retrait de ses deux concurrents à l'issue d'un premier tour.

Il a été élu au second tour par 86 voix contre 23, les députés étant appelés alors à se prononcer pour ou contre son élection.

La Knesset compte 120 membres. 119 députés ont participé au vote. Il y a eu huit bulletins blancs et deux bulletins nuls.

Au premier tour, M. Peres avait obtenu 58 voix, un populaire député du Likoud (droite) Reuven Rivlin 37 voix et la députée travailliste Colette Avital 21 voix.

La Knesset était appelée à élire le neuvième président de l'Etat d'Israël, une fonction avant tout protocolaire, pour succéder à Moshé Katzav, tombé en disgrâce en raison de son implication dans une affaire de viol et harcèlement sexuel.

Le mandat de sept ans de M. Katzav, suspendu fin janvier de ses fonctions, arrive à expiration en juillet.

M. Rivlin, ex-président du Parlement et considéré comme un "faucon" au sein de la droite, avait, outre l'appui de son parti, le Likoud, celui des formations d'extrême droite qui lui savent gré d'avoir marqué avec force son opposition au retrait unilatéral de la bande de Gaza et à l'évacuation manu militari de ses colonies en 2005.

Une candidate du parti travailliste, la députée et ancienne diplomate Colette Avital, 67 ans, soutenue seulement par sa propre formation, était considérée comme une outsider.

M. Peres, numéro deux du gouvernement d'Ehud Olmert, bénéficiait du soutien de Kadima, la formation centriste dont il est membre ainsi que du parti des retraités, également représenté au gouvernement, et des ultra-orthodoxes du Shass.

Prix Nobel de la paix et ancien Premier ministre, M. Peres jouit d'une aura internationale et d'un fort soutien de l'opinion pour occuper la fonction symbolique de rassembleur et d'autorité morale qui est celle du président.

Il s'est dit prêt en présentant sa candidature à apporter ainsi une "ultime contribution" au pays, après un destin et une carrière politique hors du commun.

Au sein de la population, M. Peres arrivait très largement en tête avec 60%, selon un récent sondage, contre 22% pour M. Rivlin et 6% pour Colette Avital.

Le vote avait débuté peu après l'ouverture de la séance de la Knesset par la présidente de la Chambre Dalia Yitzik, qui assurait l'intérim à la présidence de l'Etat depuis la suspension de M. Katzav.

Les uns après les autres et sous l'oeil des caméras de télévision qui retransmettaient toutes les opérations en direct, les députés étaient appelés à glisser leur bulletin de vote derrière l'isoloir placé dans l'hémicyle.

Pour essayer d'éviter d'éventuelles défections parmi les députés en faveur de M. Peres, M. Olmert avait tenté en vain de faire voter une loi pour organiser un vote à main levée. M. Peres a réussi cette fois-ci à faire mentir sa réputation d'éternel perdant.

Il avait en effet été battu à la surprise générale lors de la dernière élection présidentielle en 2000 face à M. Katzav, le candidat de la droite, des députés ayant changé d'allégeance à la dernière minute dans l'isoloir, après l'avoir assuré de leur soutien sans faille.

Par Jacques Pinto, le mercredi 13 juin 2007, 18h38



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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 10:49
(Dépêche)



Chine : enquête après les accusations sur les usines d'articles olympiques

PEKIN (AFP) - Les organisateurs des JO de Pékin ont promis lundi de faire toute la lumière sur les accusations d'exploitation d'enfants et de violation des droits des ouvriers dans des usines chinoises fabriquant des articles sous licence olympique.

"Nous enquêtons et si les faits sont avérés, nous prendrons des mesures sérieuses", a déclaré le vice-président du Comité d'organisation des jeux Olympiques (BOCOG), Jiang Xiaoyu, au lendemain de la publication d'un rapport pointant quatre entreprises chinoises.

Plusieurs organisations de défense des travailleurs dont la Confédération syndicale internationale (CSI) ont dénoncé dans un rapport les "abus" et "atteintes flagrantes" aux droits des ouvriers dans des usines de Chine fournissant des sacs, casquettes, articles de papeterie, estampillés JO.

"Recours à la main d'oeuvre infantile", "salaires représentant la moitié du salaire minimum légal", "horaires à rallonge", travail "dans des conditions insalubres et dangereuses", "travailleurs obligés de mentir aux inspecteurs indépendants", "non-déclaration à la sécurité sociale"... : le réquisitoire, concernant un pays connu pour sa main d'oeuvre docile et bon marché, est sévère.

Les entreprises épinglées, grâce à des témoignages d'employés, sont Lekit Stationery Co, Mainland Headwear Holdings Ltd, Eagle Leather Products and Yue Wing Cheong Light Products, installées dans le sud du pays.

Jiang Xiaoyu a affirmé lundi que ces firmes avaient signé des contrats les obligeant au respect des lois.

"Le travail des enfants est prohibé en Chine", a-t-il martelé devant la presse, lors d'une visite à Hong Kong.

"Le BOCOG respecte strictement les lois et règlements sur le travail, si les cas sont prouvés, nous nous y attaquerons afin de préserver la réputation du mouvement olympique et des jeux de Pékin", a-t-il ajouté.

Un peu plus tôt, le porte-parole du BOCOG, avait indiqué à l'AFP que les enquêtes avaient déjà commencé.

"Nous sommes en train de vérifier avec ces usines. Sur place, des inspections seront menées si nécessaire", avait affirmé Sun Weide.

L'une des entreprises a formellement nié les accusations.

"Evidemment que c'est faux", a déclaré à l'AFP le directeur général de la maison mère d'Eagle Leather Products, Kenneth Chong, à Hong Kong.

Patrick Wu, directeur de Lekit Stationery Co, a indiqué qu'une enquête était lancée mais qu'il ne croyait pas non plus à ces accusations.

"Je crois fermement que notre usine n'aurait pas fait de choses pareilles. Sinon, nous n'existerions pas depuis 1977", a-t-il indiqué.

Les responsables de Mainland Headwear Holdings Ltd et Yue Wing Cheong Light Products n'étaient pas joignables lundi.

Les concessions de licence olympique devraient rapporter environ 70 millions de dollars pour les JO de Pékin en 2008, selon les auteurs du rapport. Les entreprises accréditées, plus d'une soixantaine, versent en effet une redevance, dont le montant est directement dévolu à l'organisation des Jeux.

"Un tel déni des normes internationales du travail (...) couvre de honte le mouvement olympique tout entier", a estimé Guy Ryder, secrétaire général de la CSI.

Le rapport "Pas de médaille 'droits des travailleurs' pour les Jeux olympiques" a été rendu public avant une réunion du Comité international olympique (CIO) mardi à Londres.

Par Par Charles Whelan, le lundi 11 juin 2007, 18h16

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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 10:44
(Dépêches)



Second tour des primaires travaillistes, scrutin crucial pour le gouvernement Olmert

JERUSALEM (AFP) - Le revenant Ehud Barak et le novice Ami Ayalons'affrontaient mardi aux primaires du parti travailliste israélien, un scrutin crucial pour le sort de la coalition du Premier ministre Ehud Olmert.

Le scrutin, auquel ont le droit de participer 103 000 membres du parti travailliste, a débuté à 08h30 (05h30 GMT) et doit s'achever à 21h00 (18h00 GMT) dans 313 bureaux de vote disséminés dans tout le pays.

Les premières estimations devraient être connues peu après 21h00.

MM. Barak, un ancien Premier ministre, et Ayalon, ex-chef du Shin Beth, le service de sécurité intérieure, avaient évincé lors du premier tour des primaires le 28 mai l'actuel chef du parti, le ministre de la Défense, Amir Peretz.

Selon un sondage rendu public lundi, M. Barak est le mieux placé pour l'emporter avec 46% des intentions de vote contre 39% pour Ami Ayalon, le reste étant sans opinion ou indécis.

"La bataille s'annonce serrée et quelques centaines de voix seulement décideront de l'issue du scrutin", estime toutefois l'ancien secrétaire général du parti, Nissim Zvili, partisan de M. Ayalon.

MM. Barak et Ayalon se sont tous deux publiquement prononcés pour un retrait du parti travailliste de la coalition de M. Olmert, si ce dernier persiste dans son refus de démissionner en dépit des conclusions préliminaires de la commission gouvernementale qui l'a sévèrement mis en cause dans les ratés de la guerre au Liban, menée par Israël contre le Hezbollah.

Sans le soutien des 19 élus travaillistes, M. Olmert, qui dirige le parti du centre Kadima, se retrouverait sans majorité au Parlement (120 sièges) et serait obligé de démissionner, de remanier à droite son cabinet, ou d'opter pour des élections anticipées. La législature actuelle s'achève en 2010.

Toutefois, les deux candidats ont laissé entendre qu'ils pourraient demeurer au gouvernement, en raison notamment de récents sondages accordant la victoire au Likoud (droite) de l'ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, en cas d'élections anticipées.

"Mardi soir, Olmert pourra suivre sa chaîne sportive favorite au lieu des émissions consacrées aux primaires travaillistes. Les travaillistes n'iront nulle part dans les prochains mois", estime le politologue Akiva Eldar, dans le quotidien Haaretz.

Ces primaires renforceront la position du parti travailliste au sein de la coalition et celle de M. Olmert, a pour sa part estimé un haut responsable du Kadima, dans des déclarations à l'AFP.

Le secrétaire général travailliste, Eitan Cabel, partisan de M. Barak, affirme pour sa part que la question du maintien ou non du parti au sein de la coalition ne sera tranchée qu'avec la publication, attendue en août, du rapport final de la commission d'enquête sur les ratés de la guerre au Liban.

"Nous prendrons une décision à ce moment là", a-t-il déclaré à l'AFP.

A 65 ans, Ehud Barak qui a connu une traversée du désert de six ans, se présente comme le seul en mesure d'être un ministre de la Défense crédible "en cas de guerre" et d'empêcher le retour au pouvoir de Benjamin Netanyahu.

Ami Ayalon, 61 ans, souffre de son côté d'un handicap: il est novice en politique. Il n'a fait son entrée au Parlement que l'an dernier et n'a jamais exercé de fonctions ministérielles.

Par Ron Bousso, le mardi 12 juin 2007, 10h32



Ehud Barak devient le chef du Parti travailliste israélien

JERUSALEM (Reuters) - L'ancien Premier ministre israélien Ehud Barak a remporté la primaire du Parti travailliste, ce qui le place en position du décider du sort du Premier ministre Ehud Olmert et de son gouvernement de coalition.

Le parti travailliste est le principal partenaire de la formation centriste Kadima au sein de la coalition gouvernementale d'Ehud Olmert.

Barak, qui a réclamé la démission d'Olmert après la parution d'un rapport officiel critiquant sa gestion du conflit de l'été dernier contre le Hezbollah libanais, a précisé mercredi qu'il ne comptait pas quitter immédiatement la coalition.

Les ministres travaillistes ne voudront sans doute d'ailleurs pas risquer leur place dans un réalignement majeur de la coalition ou dans des élections anticipées qui, selon des sondages, devraient profiter à l'ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu et à son Likoud (droite).

Selon les résultats officiels, Barak a remporté 51,2% des voix contre 47,7% pour son rival Ami Ayalon, ancien chef des services de renseignement intérieurs.

Quelque 103.000 membres du Parti travailliste étaient appelés à voter pour élire leur nouveau chef, qui devrait hériter du portefeuille de la Défense dans l'exécutif israélien.

Barak, 65 ans, a démissionné de son poste de Premier ministre en 2001 à la suite d'un soulèvement palestinien et de l'échec des pourparlers de paix. L'ancien chef militaire a depuis réussi dans les affaires.

"Je prends mes fonctions de président du Parti travailliste (...). J'ai été choisi pour diriger, mais j'ai l'intention de le faire avec Ami et les autres formidables membres de ce parti", a déclaré Barak dans un discours.

"Aujourd'hui commence une tâche longue et ardue (...) visant à unifier l'Etat d'Israël (...). C'est aussi le début de notre mission consistant à redonner au peuple foi en ses dirigeants", a ajouté Barak.

RÉPIT POUR OLMERT

Il a cependant qu'il n'avait cependant pas l'intention de faire voler en éclats la coalition d'Olmert, qui devrait se voir accorder un répit jusqu'à la publication de la version définitive de la commission Winograd, en août.

Barak est plus populaire qu'Olmert, dont la cote s'est effondrée à moins de 10% en raison notamment de la guerre israélienne au Liban.

L'actuel dirigeant de ce ministère éminemment stratégique est le responsable sortant du Parti travailliste, Amir Peretz, qui n'a pas franchi le premier tour de la primaire.

Ayalon, ancien chef de la marine qui a dirigé les services de renseignement intérieurs Shin Bet jusqu'à sa retraite en 2000, a fait savoir qu'il respecterait le résultat du vote sans toutefois concéder immédiatement sa défaite.

"Je respecterai le résultat et quand je le constaterai de moi-même, j'appellerai Ehud Barak pour le féliciter", a dit Ayalon.

Un deuxième tour a dû être organisé pour la primaire travailliste car aucun des cinq candidats n'avait totalisé plus de 40% des suffrages lors du premier tour, le 28 mai.

Olmert devra affronter un nouveau test ce mercredi lorsque les 120 députés du parlement voteront à bulletin secret pour élire un nouveau président d'Israël.

Il a soutenu le vice-Premier ministre Shimon Peres, lui aussi membre de Kadima, pour ce poste essentiellement protocolaire.

Shimon Peres sera opposé à Colette Avital, du parti travailliste, et à Reuven Rivlin, du Likoud.

S'il est, à 83 ans, le candidat favori des Israéliens, Shimon Peres ne pourra bénéficier de cette popularité, le vote du Parlement réservant souvent des surprises.

Déjà candidat à ce poste en 2000, Shimon Peres avait été battu par Moshe Katsav, du Likoud, qui s'est retiré de son poste en janvier après avoir démenti des accusations de viol et de harcèlement sexuel portées par d'anciennes collaboratrices.

Mercredi 13 juin 2007, 7h08





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13 juin 2007 3 13 /06 /juin /2007 10:44
(Dépêches)



Crise politique et mardi sanglant dans les territoires palestiniens

Le Fatah menace de se retirer du gouvernement palestinien si les combats avec le Hamas se poursuivent

Hier soir, Mahmoud Abbas a réuni les dirigeants de son parti à Ramallah. Ses ministres ont décidé de ne plus siéger en l'absence de cessez-le-feu. La bande de Gaza est au bord de la guerre civile. Les violences entre partisans du Fatah et du Hamas ont fait près d'une trentaine de victimes et plus de 150 blessés hier.

Les accrochages les plus violents ont eu lieu à Jabaliya, au nord de la bande de Gaza. Les combattants du Hamas ont pris le contrôle de la base de la sûreté nationale. Un service de sécurité fidèle à Mahmoud Abbas. Auparavant le bureau du président de l'Autorité palestinienne et la maison d'Ismaïl Haniyeh, le Premier ministre issu du Hamas, avaient été prises pour cible. Les violences entre Fatah et Hamas ont repris il y a cinq jours.

Les deux camps ont rompu une trêve qu'ils avaient conclue le mois dernier. Depuis le début de cette flambée de violence au moins 50 personnes sont mortes. Les partisans du président palestinien accusent désormais le mouvement islamiste de préparer un coup d'Etat pour prendre le contrôle de la bande de Gaza.

Par EuroNews, le mercredi 13 juin 2007, 8h54




Dix-sept morts à Gaza, le Fatah et le Hamas à couteaux tirés

GAZA (AFP) - Dix-sept Palestiniens ont été tués depuis lundi dans la dernière flambée de violences partisanes entre le Fatah et le Hamas dans la bande de Gaza, où des obus de mortier se sont abattus près du bureau du président Mahmoud Abbas et sur la maison du Premier ministre Ismaïl Haniyeh.

La présidence palestinienne a entre-temps accusé des chefs du Hamas de préparer un "putsch" et de pousser à la guerre civile dans les territoires palestiniens.

Après une nuit ponctuée par le crépitement de tirs, les rues de Gaza étaient largement désertes mardi matin à l'exception de combattants lourdement armés tenant des barrages ou perchés sur des toits d'immeubles.

Trois obus de mortier se sont abattus dans le périmètre du QG de M. Abbas sur le front de mer, sans faire de victime, ont indiqué des sources sécuritaires. M. Abbas, chef du parti Fatah, se trouve à Ramallah en Cisjordanie.

Un peu plus tard, un obus est tombé sur la maison de M. Haniyeh dans le camp de réfugiés de Chatti, provoquant des dégâts, selon un responsable de son bureau.

Le Premier ministre, issu du mouvement islamiste Hamas, ne se trouvait pas chez lui au moment de la chute de l'obus.

A Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, un activiste du Hamas, Omar Rantissi, a été tué par des hommes armés. Sa mort porte à 17 le nombre de Palestiniens tués depuis lundi.

La victime est le neveu de Abdelaziz Rantissi, l'ancien chef du Hamas assassiné par Israël en 2004.

Toujours à Khan Younès, de violents combats qui ont fait sept blessés opposaient dans les matinée des membres de la Sûreté nationale fidèle au Fatah à des activistes du Hamas qui ont encerclé deux de leurs QG.

A Gaza-ville, plus de 50 obus de mortier ont été été tirés dans la nuit et mardi matin sur le QG de la Sécurité préventive, également fidèle au Fatah, ont indiqué des sources sécuritaires sans faire état de blessés.

Une dizaine de maisons appartenant à des cadres du Fatah ou du Hamas ont en outre été incendiées dans la nuit par des activistes rivaux, selon les mêmes sources.

Des activistes du Hamas ont également enlevé deux techniciens de la télévision officielle palestinienne dans une station de transmission à Gaza avant de détruire le bâtiment à l'explosif. Le Hamas accuse cette télévision d'être à la solde du Fatah.

Plusieurs colonnes de fumée noire se dégageaient mardi au-dessus de la ville de Gaza. Un correspondant de l'AFP a pu voir deux immeubles encore en feu après avoir été incendiés dans la nuit. Des façades d'autres bâtiments étaient criblées de balles.

Des hommes armés et cagoulés du Hamas ou des services de sécurité loyaux au Fatah ont dressé des barrages faits de bloc de béton et de pneus. Ils contrôlent les identités des rares automobilistes qui se sont aventurés dans les rues.

La radio du Hamas, Al-Aqsa, et celle du Fatah, Al-Chabab, retransmettaient les invectives échangées entre les deux mouvements.

Dans plusieurs quartiers, des élèves passant les épreuves du baccalauréat ont dû être transférés vers d'autres établissements.

"Nous ne pouvons pas nous concentrer ou répondre aux questions à cause du bruit des balles et d'expolsions. Nous avons peur", affirme Islam, une élève qui passe le baccalauréat dans un établissement à Tal Al-Hawa, un des quartiers qui connaît les combats les plus farouches.

Le Hamas et le Fatah siègent ensemble au sein d'un gouvernement d'union dont la formation en mars avait mis fin à une année de violences partisanes ayant fait des centaines de morts dans la bande de Gaza.

Les accrochages ont toutefois repris en mai notamment en raison de divergences sur les modalités d'application d'un plan censé mettre fin à l'anarchie sécuritaire régnant dans les territoires palestiniens.

Les heurts ont reflué à la faveur d'un cessez-le-feu conclu le 19 mai, avant de reprendre le 7 juin, faisant 23 morts depuis.

Par Adel Zaanoun, le mardi 12 juin 2007, 12h14



Dix-sept morts à Gaza, le Fatah menace de quitter le gouvernement d'union palestinien

GAZA (AFP) - Dix-sept Palestiniens ont été tués depuis lundi dans la dernière flambée de violences partisanes entre le Fatah et le Hamas dans la bande de Gaza, alors que le parti Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas a menacé mardi de se retirer du gouvernement d'union nationale dominé par le Hamas.

Des obus de mortier se sont abattus près du bureau du président Mahmoud Abbas et sur la maison du Premier ministre Ismaïl Haniyeh.

Le porte-parole du Fatah, Ahmad Abdelrahmane, a affirmé dans un communiqué que le comité central du mouvement examinerait l'opportunité de rester au gouvernement si les violences qu'il a imputées "à un groupe pervers au sein de la direction du Hamas" se poursuivaient.

"Le comité central tiendra alors une réunion d'urgence pour prendre une décision définitive quant à son maintien au gouvernement et au Conseil législatif", le parlement palestinien, a-t-il ajouté.

La présidence palestinienne a entre-temps accusé des chefs du Hamas de préparer un "putsch" et de pousser à la guerre civile dans les territoires palestiniens.

Après une nuit ponctuée par le crépitement de tirs, les rues de Gaza étaient largement désertes mardi matin à l'exception de combattants lourdement armés tenant des barrages ou perchés sur des toits d'immeubles.

Trois obus de mortier se sont abattus dans le périmètre du QG de M. Abbas sur le front de mer, sans faire de victime, ont indiqué des sources sécuritaires. M. Abbas, chef du parti Fatah, se trouve à Ramallah en Cisjordanie.

Un peu plus tard, un obus est tombé sur la maison de M. Haniyeh dans le camp de réfugiés de Chatti, provoquant des dégâts, selon un responsable de son bureau.

Le Premier ministre, issu du mouvement islamiste Hamas, ne se trouvait pas chez lui au moment de la chute de l'obus.

A Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, un activiste du Hamas, Omar Rantissi, a été tué par des hommes armés. Sa mort porte à 17 le nombre de Palestiniens tués depuis lundi.

La victime est le neveu de Abdelaziz Rantissi, l'ancien chef du Hamas assassiné par Israël en 2004.

Toujours à Khan Younès, de violents combats qui ont fait sept blessés opposaient dans les matinée des membres de la Sûreté nationale fidèle au Fatah à des activistes du Hamas qui ont encerclé deux de leurs QG.

A Gaza-ville, plus de 50 obus de mortier ont été été tirés dans la nuit et mardi matin sur le QG de la Sécurité préventive, également fidèle au Fatah, ont indiqué des sources sécuritaires sans faire état de blessés.

Une dizaine de maisons appartenant à des cadres du Fatah ou du Hamas ont en outre été incendiées dans la nuit par des activistes rivaux, selon les mêmes sources.

Des activistes du Hamas ont également enlevé deux techniciens de la télévision officielle palestinienne dans une station de transmission à Gaza avant de détruire le bâtiment à l'explosif. Le Hamas accuse cette télévision d'être à la solde du Fatah.

Plusieurs colonnes de fumée noire se dégageaient mardi au-dessus de la ville de Gaza. Un correspondant de l'AFP a pu voir deux immeubles encore en feu après avoir été incendiés dans la nuit. Des façades d'autres bâtiments étaient criblées de balles.

Des hommes armés et cagoulés du Hamas ou des services de sécurité loyaux au Fatah ont dressé des barrages faits de bloc de béton et de pneus. Ils contrôlent les identités des rares automobilistes qui se sont aventurés dans les rues.

La radio du Hamas, Al-Aqsa, et celle du Fatah, Al-Chabab, retransmettaient les invectives échangées entre les deux mouvements.

Dans plusieurs quartiers, des élèves passant les épreuves du baccalauréat ont dû être transférés vers d'autres établissements.

"Nous ne pouvons pas nous concentrer ou répondre aux questions à cause du bruit des balles et d'expolsions. Nous avons peur", affirme Islam, une élève qui passe le baccalauréat dans un établissement à Tal Al-Hawa, un des quartiers qui connaît les combats les plus farouches.

Le Hamas et le Fatah siègent ensemble au sein d'un gouvernement d'union dont la formation en mars avait mis fin à une année de violences partisanes ayant fait des centaines de morts dans la bande de Gaza.

Les accrochages ont toutefois repris en mai notamment en raison de divergences sur les modalités d'application d'un plan censé mettre fin à l'anarchie sécuritaire régnant dans les territoires palestiniens.

Les heurts ont reflué à la faveur d'un cessez-le-feu conclu le 19 mai, avant de reprendre le 7 juin, faisant 23 morts depuis.

Mardi 12 juin 2007, 13h24





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11 juin 2007 1 11 /06 /juin /2007 10:24
(Dépêche)



La Russie exalte sa stabilité politique et sa puissance économique

SAINT-PÉTERSBOURG (AFP) - La Russie s'est efforcée samedi de tourner la page sur les tiraillements du G8 en démontrant au Forum économique de Saint-Pétersbourg qu'elle était un partenaire stable, ouvert et fiable.

Le président russe Vladimir Poutine, recevant une centaine de grands patrons en marge du Forum, a adopté un ton rassurant, leur assurant que l'économie russe "ne différait en rien des autres si ce n'était par une chose: davantage d'ouverture".

Les investissements "circulent dans les deux sens" entre l'étranger et la Russie, a-t-il relevé, cherchant visiblement à apaiser les inquiétudes qu'auraient pu susciter chez les investisseurs les relents de guerre froide qui ont refait surface ces derniers temps dans les relations politiques de Moscou avec les pays occidentaux.

Dans l'énergie, par exemple, la Russie affiche un "bien plus grand degré d'ouverture que les autres gros producteurs", a-t-il souligné faisant référence aux pays de l'OPEP ou au Mexique, où "tout est détenu par l'Etat".

Et ce que fait la Russie dans l'aéronautique ou les chantiers en créant des entreprises publiques n'est pas une forme de "capitalisme d'Etat", a-t-il assuré: "nous ne faisons que regrouper sous un toit ce que l'Etat détient déjà".

Plus tôt dans la journée, le premier vice-Premier ministre Sergueï Ivanov, souvent présenté comme l'un de ses successeurs potentiels, avait lui aussi plaidé en faveur de l'ouverture.

"Il n'y a pas d'alternative à une stratégie d'ouverture et d'intégration dans le monde", avait-il déclaré à l'ouverture du Forum.

"Le peuple russe a fait son choix : le choix de la démocratie, de l'ouverture et de la liberté d'initiative sur la plan social et économique. Il s'agit d'une base qui ne peut être remise en cause. Elle est le fondement de notre stratégie", selon lui.

Les responsables occidentaux invités à s'exprimer ont abondé dans le même sens, insistant sur la métamorphose du pays ces dernières années, et estimant que l'adversaire d'autrefois avait cédé la place à un partenaire de première importance.

Même les quelque 3 000 opposants russes, dont l'ancien champion du monde d'échecs Garry Kasparov, ont pu pour la première fois manifester sans encombre samedi à Saint-Pétersbourg sans être dispersés par les policiers anti-émeutes.

Le Forum, le 11è de ce type dans la ville, rassemble quelque 6.000 participants, dont une dizaine de chefs d'Etat, pour l'essentiel de la CEI (ex-URSS moins Pays baltes) et des dizaines de patrons d'entreprises, dont nombre de grosses multinationales.

Beaucoup de ces derniers sont venus en quête d'assurances sur l'avenir de la Russie, dans la perspective des élections législatives en décembre et surtout de la présidentielle en mars 2008, qui devrait voir Poutine passer la main.

La plupart d'entre eux sont plutôt bien disposés à l'égard de la Russie, de ses immenses réserves en matières premières et de son économie en plein boom, que les analystes s'accordent à trouver saine même au rythme actuel de croissance de plus de 7% par an, et pleine de promesses.

Le patron du groupe pétrolier BP, Tony Hayward, dont la filiale russe TNK-BP a toutes les chances de se voir retirer une grosse licence sur le champs gazier de Kovykta, s'est dit samedi "très fier que BP soit un des plus gros investisseurs dans le pétrole et le gaz" en Russie. D'autres PDG ont eux aussi fait l'éloge du pays.

Des contrats à hauteur de 4 milliards de dollars étaient attendus à l'occasion du Forum. La palme revient pour l'heure au constructeur américain Boeing , qui a signé avec la compagnie russe Aeroflot un contrat pour la livraison de 22 avions long-courrier pour un coût estimé à entre 3 à 4 milliards de dollars.

Par Amélie Herenstein, le samedi 09 juin 2007, 22h06

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