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30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 13:55
(Dépêches)


Désaccords entre Bayrou et Royal sur l'économie

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal et François Bayrou ont assumé samedi leurs désaccords en matière d'économie, notamment sur l'intervention de l'Etat, les 35 heures, les retraites ou les réformes européennes.

Lors d'un débat sur BFM TV et RMC, la candidate du PS, du MRC et du PRG a défendu pied à pied face au président de l'UDF ses propositions économiques et sociales et a affirmé qu'elle n'était prisonnière d'aucun dogme.

"Sur la question économique, nous avons des désaccords et mon objectif ici n'est pas de chercher à convaincre François Bayrou puisque le pacte présidentiel que j'ai proposé sera mis en application si les Français me confient cette responsabilité", lors du second tour le 6 mai, a-t-elle déclaré.

Le candidat de l'UDF, "en désaccord assez profond" avec le programme économique socialiste, a d'abord critiqué son coût "au même niveau que les promesses électorales de Nicolas Sarkozy, à peu près 60 milliards" d'euros.

MAÎTRISE DES DÉPENSES CONTRE INVESTISSEMENTS

C'est "un déséquilibre considérable supplémentaire apporté à nos dépenses publiques. Je pense que c'est un mauvais choix et que, d'ailleurs, ça ne sera pas soutenable", a-t-il ajouté.

François Bayrou a en outre exprimé son désaccord sur l'"idée qu'en donnant de l'argent à un grand nombre de catégories de Français on va relancer la machine. Ça n'a jamais marché et ça ne peut pas marcher dans une économie ouverte comme la nôtre".

"Il n'y a pas de dogme, il y a une nouvelle vision du développement économique", a répondu Ségolène Royal. "Je considère que la nouvelle croissance économique s'appuie sur trois piliers : la compétitivité économique, la compétitivité sociale" et l'écologie, a-t-elle ajouté.

Alors que François Bayrou critiquait le fait qu'elle revienne "trop souvent à l'idée que l'Etat peut faire les choses à la place de la société", la présidente de la région Poitou-Charentes a assuré que "le 'pacte présidentiel' n'est pas un pacte étatique, bien au contraire et c'est ça sa grande modernité".

"Toutes les réformes économiques et sociales sont faites en partenariat, sous forme de contrats" avec les entreprises, les partenaires sociaux, ou les régions, a-t-elle ajouté.

Selon la candidate du PS, "le pacte présidentiel ne coûte pas 60 milliards mais 35 et ce sont des dépenses actives. Je considère que toutes les dépenses publiques qui sont proposées dans ce pacte rapportent davantage qu'elles ne coûtent".

GÉNÉRALISER LES 35 HEURES ?

Interrogé sur la limitation du temps de travail, François Bayrou a qualifié de "très mauvaise idée" la généralisation des 35 heures prônée par Ségolène Royal car "les plus petites entreprises vont être bouleversées dans leur organisation".

Affirmant au contraire que "le passage aux 35 heures a entraîné une amélioration de la compétitivité" des entreprises lorsque le dialogue social avait permis de moderniser l'organisation du travail, Ségolène Royal a confirmé qu'elle voulait travailler avec les partenaires sociaux pour parvenir à la généralisation des 35 heures.

"Je maintiens que c'est un progrès humain considérable et que ce qui compte c'est 35 heures travaillées de façon très productive (...) plutôt que de travailler 39 heures avec des salariés démotivés", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "ce qui est important ce n'est pas le dogme du chiffre des 35 heures, c'est comment on travaille, comment on se forme, comment l'organisation de l'entreprise s'améliore".

LA LOI SUR LES RETRAITES

A propos de la loi Fillon sur les retraites, Ségolène Royal a promis une nouvelle fois qu'elle "serait revue, en particulier parce qu'elle a créé une inégalité insupportable au dépend des femmes".

Insistant sur l'équilibre précaire du système de retraite en France, François Bayrou a jugé au contraire que "ceux qui pensent qu'on va revenir sur la loi Fillon se trompent".

"La France ne peut pas être le pays dans lequel on travaille le moins d'heures dans l'année et le moins d'années dans la vie", a-t-il dit.

Ségolène Royal a répondu qu'"une des clefs de la solution du problème des retraites, c'est la relance de la croissance".

"On sait bien que si l'on remet deux à trois millions de travailleurs au travail, on résout le problème de déficit des comptes sociaux", a-t-elle expliqué.

DIFFERENDS SUR LA BCE ET LE SMIC EUROPEEN

Sur les questions européennes, Ségolène Royal et François Bayrou se sont opposés sur l'idée d'un salaire minimum et la modification des statuts de la Banque centrale européenne (BCE).

Pour la candidate socialiste, le smic européen "est un objectif indispensable sinon les délocalisations continueront".

François Bayrou a jugé, à l'inverse, que "c'est une idée pas sérieuse, qui ne résiste pas à l'examen une seconde".

Selon lui, un smic européen reviendrait soit à "tuer l'ensemble des pays de l'Est européen" soit à "complètement déséquilibrer" la France.

La candidate de gauche a répété qu'elle plaiderait si elle est élue pour une réforme du statut de la BCE "parce que je veux que l'Europe s'occupe aussi de croissance et d'emploi".

Soulignant que la critique de la BCE était "un point d'accord entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy", le président de l'UDF a affirmé qu'"ils se trompent tous les deux".

Se plaçant en défenseur de la maîtrise de l'inflation, il a rappelé qu'un euro moins cher s'accompagnerait d'une hausse des taux d'intérêt. Dans cette situation, "vous ne pouvez plus ni consommer ni investir donc vous affaiblissez l'économie française", a-t-il expliqué.

Ségolène Royal a de son côté estimé qu'il n'était "pas incompatible d'avoir un euro fort plus un objectif de croissance et un objectif de lutte contre le chômage".

Samedi 28 avril 2007, 16h44



François Bayrou prend acte des désaccords entre lui et Madame Royal

Dans une ambiance sereine, François Bayrou et Ségolène Royal ont débattu devant les caméras de BFM-TV. Il n'empêche, François Bayrou a réaffirmé ses désaccords avec le programme économique de la candidate du parti socialiste : "C'est une très mauvaise idée à mes yeux" a--t-il estimé sur la généralisation des 35 heures, par exemple. Sur l'euro et l'instauration d'un salaire minimum, là aussi, François Bayrou a marqué une ferme divergence d'avec ce que propose Madame Royal. Sur les questions de société, la vision d'une France réconciliée, François Bayrou et Ségolène Royal ont là précisé un certain nombre de convergences, malgré des points comme les signes extérieurs d'appartenance à la Nation. Dans l'ensemble, le débat s'est déroulé dans une ambiance détendue, des rires venant souvent ponctuer les interventions de l'un ou de l'autre. Une autre forme de démocratie est en train de naître. Sans allégeance, mais sans combat non plus.

28 avril 2007



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30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 13:50
Le débat entre François Bayrou et Ségolène Royal est-il pertinent ?

La question n'est pas là, elle est que la discussion publique n'a jamais pu réduire l'espace démocratique.

C'est à l'initiative de Ségolène Royal que Bayrou a accepté ce débat et ce dernier a proposé un débat du même genre avec Nicolas Sarkozy. Il n'a sans doute pas permis aux électeurs de François Bayrou de se fixer sur leur choix dans quelques jours.

La vidéo complète du débat sur BFM-TV et RMC se trouve ici :


François Bayrou prend acte des désaccords entre lui et Madame Royal




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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 19:48
(Dépêches)



PARIS (AP) - Le député UDF Jean-Christophe Lagarde a dénoncé mercredi la volonté de Ségolène Royal de débattre avec François Bayrou soulignant que la "semaine dernière, elle expliquait que François Bayrou n'avait pas de programme".

"François Bayrou a également accepté de débattre avec Nicolas Sarkozy si celui-ci le souhaitait", a rappelé le maire de Drancy sur LCI. "Très franchement, Mme Royal la semaine dernière a expliqué que François Bayrou n'avait pas de programme. Cette semaine, elle explique qu'elle trouve beaucoup de vertus et de choses semblables dans le programme de François Bayrou et dans le sien", a-t-il ironisé.

"Je crois que c'est assez tard et assez déplacé", a dénoncé Jean-Christophe Lagarde. "Elle cherche à sauver son élection comme elle le peut. Ce n'est pas notre rôle. Notre rôle c'est de faire entendre des gens qui nous ont fait confiance".

"Je n'aime pas cette tentative de diabolisation, de fascisation de Nicolas Sarkozy", a-t-il poursuivi, même si "je ne suis pas d'accord avec un certain nombre de choses qu'il avance dans son programme".

Mercredi 25 avril 2007, 19h35




Jean-Christophe Lagarde, député-maire UDF de Drancy (93), se réjouit du score de François Bayrou…
 
François Bayrou a affirmé tout au long de la campagne qu’il serait au second tour. Il ne l’est pas. C’est un échec ?

Vous connaissez beaucoup de joueurs qui arrivent sur le terrain en disant qu’ils vont perdre ? Bien sûr, j’aurais préféré que François Bayrou soit au second tour mais son score prouve qu’une nouvelle force politique est née en France puisque près de sept millions de Français ont voté par réflexion et non par réflexe partisan. Nous comptons nous appuyer sur cette force pour les législatives. Ce soir, nous avons vu apparaître une France orange.
 
Votre France orange appelle-t-elle à voter Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy au second tour ?

Nous allons réfléchir à la meilleure façon de nous faire entendre. Pour cela, nous nous réunirons au cours de la semaine afin de déterminer la meilleure stratégie à adopter pour traduire notre effort en force à l’Assemblée nationale.
 
François Bayrou peut-il appeler à ne voter pour aucun des deux candidats ?

Tout est envisageable. Ce qui est sûr, c’est qu’il y aura des candidats UDF présentés dans toutes les circonscriptions aux législatives.
 
Pour reprendre la métaphore du terrain de sport, François Bayrou doit quand même se réjouir de jouer les arbitres…

Il souhaite simplement faire jouer les meilleurs ensemble. Aujourd’hui, peu importe de savoir qui est l’arbitre. Nous, seule force politique qui progresse, nous voulons remettre la France en marche.
Propos recueillis par Alexandre Sulzer

20Minutes.fr, éditions du 22/04/2007 - 23h15



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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 10:53
Depuis 1981, on pronostiquait la mort de l’UDF quasiment à chaque élection.

Créée très artificiellement en 1978 par Valéry Giscard d’Estaing pour contrer le rouleau compresseur du RPR créé par Jacques Chirac un an et demi avant, l’Union pour la Démocratie Française regroupait à l’origine tout ceux qui se trouvaient au centre droit et qui n’était pas gaulliste : démocrates chrétiens (devenus démocrates sociaux) du CDS (héritier du MRP), libéraux du PR, radicaux socialistes valoisiens (du grand vieux parti radical), giscardiens, barristes…

Et dès sa naissance, le contrat était rempli aux élections législatives de 1978 avec 23,9% au premier tour et 138 députés élus.


















Après l’échec de Giscard d’Estaing en 1981 et la reprise du leadership de la droite par Chirac, après les élections législatives de 1986 et le fort courant barriste, après la réélection de Mitterrand, sa tentative de débauchages centristes, et la dislocation du groupe UDF en deux groupes dont l’Union Du Centre (UDC) dans lequel faisaient partie Méhaignerie et Bayrou, après la tentative des rénovateurs et l’échec de la liste centriste de Simone Veil aux élections européennes de juin 1989, l’UDF était considérée comme dans un état de coma avancé, mais réussissait à survivre malgré tout…

Car ce parti avait quand même bien tenu la route.

En 1981, avec 19,20%, il parvint à préserver 62 députés malgré la vague rose, puis après l’épisode de la première cohabitation, il faisait jeu égal avec le RPR en juin 1988 avec 18,49% (le RPR 19,18%) et 129 députés (le RPR 126). Même jeu égal en voix en 1993 avec 12,16% (le RPR 12,94%) et 207 députés (le RPR 242), et en 1997 avec 14,22% (le RPR 15,70%) et 108 députés (le RPR 134).

C’est le 22 avril 2002, entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2002 qui vit Le Pen se hisser au second tour, que l’acte de décès de l’UDF était rédigé et l’enterrement de première classe méticuleusement préparé.

Comme l’araignée qui absorbe sa proie après l’avoir liquéfiée, Chirac et Juppé, contre l’avis (imprévoyant) de Sarkozy, ont profité de l’émotion du score de Le Pen et de l’échec de Bayrou (qui avait moins de 7% même si, pour lui, c’était un succès par rapport aux sondages qui le plaçaient aux alentours de 4%) pour phagocyter l’UDF avec la création de l’UMP.

Naturellement, soucieux de leur réélection en juin 2002, les élus et autres roitelets locaux quittèrent le navire UDF et ne laissèrent que quelques proches de Bayrou à l’UDF.

Est-ce exact ?

Pas vraiment, car le vrai problème de l’UDF était la prédominance des élus (locaux et nationaux) qui, trop individualistes (ils n’avaient pas été élus grâce à l’UDF mais grâce à leur engagement personnel), n’avaient aucune solidarité de parti, à savoir : former les jeunes, préparer des successions, passer le relais (comme c’était le cas en général au RPR, PS et même PCF).

En fait, en 2002, cet élément nécrosant de l’UDF (élus féodaux qui freinaient tout élan dynamique au sein de leur département) était donc parti et n’était restée que l’immense majorité des militants dévoués et convaincus qui n’avaient aucune raison de se couler dans un grand moule chiraquien.

Le rouleau compresseur de l’UMP n’avait cependant pas fonctionné, puisque non seulement l’UDF avait pu préserver un groupe tant à l’Assemblée Nationale qu’au Sénat, mais à la première élection nationale, les européennes de 2004, l’UDF parvint à atteindre malgré ses amputations un score honorable, 12% face à une UMP qui avait vocation à représenter 40% de l’électorat et qui n’obtint que 16%.

On le sait depuis hier, Sarkozy avait alors imaginé en 2004 une alliance avec Bayrou (qu’il aurait fait son Premier Ministre) pour contrer Chirac. Mais Bayrou avait refusé.

La reprise en main de l’UMP par Sarkozy, élément décisif dans l’acception de sa candidature exclusive à l’élection présidentielle, ainsi que les très faibles intentions de voix que subissait Bayrou dans les sondages jusqu’en fin janvier 2007, laissaient prévoir une décomposition définitive de l’UDF.

Aujourd’hui, la situation est bien différente.

François Bayrou, avec 18,6 %, a rassemblé plus de voix que Jacques Chirac au premier tour de la présidentielle de 2002.

Ses voix sont tellement convoitées qu’il est fait l’homme clef du second tour alors qu’il a quand même échoué dans ce passage, et est parvenu même à faire accepter l’idée d’un débat public avec les candidats restant en lice.

Aujourd’hui, les deux candidats jouent la danse du ventre pour s’approprier des voix centristes. Heureusement, le 25 avril 2007, Bayrou a rappelé que les électeurs étaient libres et qu’il n’avait pas à donner de consigne de vote.

Sarkozy est allé avec ses intimidations habituelles pour réclamer le soutien à sa candidature. En menaçant de faire disparaître le groupe UDF à l’Assemblée Nationale en juin 2007. Pourtant, comme le rappelle si bien Maurice Leroy, député UDF, « dans plus de 400 circonscriptions, l'UDF peut se maintenir au second tour. [Elle] a vécu il y a cinq ans quelque chose qui était encore plus rude avec deux millions de voix. Aujourd'hui, ce n'est pas le moment de faiblir avec sept millions de voix ».

Sarkozy a aussi menacé de créer un parti centriste sarkozien, annonce vite démentie par un de ses porte-parole Xavier Bertrand.

Par ailleurs, il a mis en première ligne tous ces centristes liquéfiés, ceux de la première génération, d’avril 2002, avec Philippe Douste-Blazy et Jean-Louis Borloo, comme ceux de la seconde génération, de mars 2007, avec Gilles De Robien et André Santini, mais le problème, c’est que ceux-ci ne représentent pas du tout les voix de Bayrou mais celles de Sarkozy, donc ne sont absolument plus qualifiés à représenter le Centre.

De son côté, Ségolène Royal joue un jeu d’équilibre très peu aisé, puisqu’il lui faut à la fois contenter la LCR d’Olivier Besancenot et l’électeur centriste de Bayrou.

En se rendant chez Jacques Delors, en déjeunant avec Dominique Strauss-Kahn, en proposant une « main tendue » à François Bayrou, elle prend beaucoup de risques :

- mécontenter ses militants socialistes (Jean-Luc Mélenchon a prévenu qu’il quitterait le PS en cas d’alliance avec l’UDF),

- donner une image déplorable de la vie politique avec une résurgence des combinaisons entre partis (alors que Bayrou ni son parti ne sont propriétaires de leurs voix), vite dénoncée d’ailleurs par Jean-Marie Le Pen,

- et aussi agacer les centristes qui trouvent cette volte-face assez étrange et trop rapide, puisqu’il y a encore deux semaines, pour Royal, Bayrou était un épouvantable homme de droite, qui n’avait ni programme ni équipe, avec tout l’argumentaire que le PS savait si bien faire.

Ainsi, Jean Peyrelevade, pourtant proche des socialistes, a rejeté la main tendue en disant qu’avant de s’embarquer dans une alliance de type IVe République, il faudrait d’abord que le PS se réforme de l’intérieur et que ça prendrait du temps.

Bref, la neutralité de Bayrou (« je n'ai pas à choisir à la place des sept millions de Français qui ont voté pour moi »), ainsi que sa sincérité (« À l'heure qu'il est, je ne sais pas ce que je ferai. ») montrent à l’évidence qu’il ne se préoccupe plus du résultat de l’élection présidentielle, mais de l’avenir.

Et cet avenir, c’est la transformation de l’UDF, trop connotée à droite, en un Parti Démocrate (dont le nom me paraît à mon sens peu pertinent même s’il reprend l’appellation européenne du Parti Démocrate Européen qu’il a cofondé avec d’autres partenaires européens dont Prodi et Rutelli) qui occuperait l’espace large du centre droit et du centre gauche, espace actuellement libre en raison de la droitisation de l’UMP par Sarkozy et de la déliquescence idéologique du PS.

Dans cette perspective, on imagine assez bien que Bayrou table sur une victoire (pronostiquée) de Sarkozy afin de devenir son principal opposant et laisser le PS se morfondre dans les divisions (en cas d’échec, Ségolène Royal serait bien en mal de prendre la direction du PS, chose qu’avait pu faire Jospin en 1995, et le PS serait tiré entre un Fabius gauchisant et un Strauss-Kahn ‘social-démocratisant’).

Finalement, l’UDF mourra peut-être bientôt de son succès.
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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 18:26
(Dépêches)



Pas de consigne de vote de Bayrou qui est prêt au débat avec Royal

PARIS (AFP) - François Bayrou a maintenu mercredi sa ligne d'autonomie, annonçant qu'il ne donnerait pas de consigne de vote pour le 6 mai et qu'il créait un nouveau parti, tout en acceptant le débat que lui a proposé la PS Ségolène Royal et en s'y disant prêt avec l'UMP Nicolas Sarkozy.

Le candidat UDF à la présidentielle, arrivé 3è au premier tour, a écarté l'éventualité d'accepter un poste de ministre dans un gouvernement issu de l'élection du 6 mai. C'est "absolument impossible, dans la situation actuelle", a-t-il dit, lors d'une conférence de presse dans un grand hôtel parisien. Fort des 6,8 millions (18,57%) de voix qu'il a rassemblées au premier tour de la présidentielle, le président de l'UDF a expliqué les leçons qu'il tirait de cette consultation.

"Je ne donnerai pas de consigne de vote. J'estime que les Français qui ont voté pour moi sont en conscience des citoyens libres de leur choix", a déclaré le député béarnais.

Interrogé sur son vote le 6 mai, il a répondu: "je suis obligé de vous dire qu'à l'heure qu'il est, je ne sais pas ce que je ferai. Je commence à savoir ce que je ne ferai pas. J'imagine qu'en ayant lu mes propos, vous commencez à le discerner".

"Je ne reviendrai pas en arrière sur notre chemin de liberté. Je ne cherche, ni n'accepterai aucune soumission ou ralliement à l'un des deux camps", a ajouté M. Bayrou alors qu'il est courtisé par les finalistes du second tour, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal.

Cependant, il a annoncé qu'il acceptait le débat proposé par la candidate socialiste.

"Je suis un homme d'ouverture, ouvert à toute discussion de bonne foi. Ségolène Royal a proposé d'avoir avec moi un débat "public et ouvert". J'accepte ce débat, sans arrière-pensées, par exemple à la télévision", a déclaré le président de l'UDF.

"Nicolas Sarkozy n'a pas proposé le même débat, mais s'il le faisait, je l'accepterais aussi", a-t-il poursuivi.

"Je n'ai aucun intérêt à défendre, mais si je peux servir l'intérêt des Français, et clarifier leur choix, je le ferai", a ajouté le responsable centriste.

Lundi à Valence, Ségolène Royal s'était déclarée disponible pour "un débat ouvert et public" avec François Bayrou, sur la base de son pacte présidentiel. Mardi, elle s'est dit prête à "ajouter des choses" à son programme et à nommer des ministres UDF en cas de soutien de François Bayrou.

Il a annoncé en outre la création d'un nouveau parti, un parti "qui ira loin vers le centre gauche et ira aussi vers le centre droit". Son nom: "le parti démocrate".

Cette formation "présentera des candidats à toutes les élections à venir, et d'abord aux élections législatives (de juin), pour représenter les Français qui veulent une politique nouvelle, indépendante, libre de son expression", a-t-il dit.

"Le parti démocrate proposera de refonder nos institutions pour que le mot démocratie trouve son sens en France", a expliqué M. Bayrou. "Il saisira toutes les occasions d'imposer la séparation des pouvoirs (...) la création d'une démocratie sociale pour le XXIè siècle".

Il a par ailleurs évoqué la situation d'un de ses amis, le polonais Bronislaw Geremek, menacé d'être déchu de son mandat de député européen, ce qui serait "une forfaiture" de la part de l'Etat polonais.

Il se référait aux intellectuels polonais qui ont refusé d'obéir à "la loi d'épuration" consistant pour tous les dirigeants en Pologne à signer "une déclaration sur leur passé indiquant qu'ils n'avaient jamais collaboré avec l'ancien régime" communiste.

En réponse à une question, M. Bayrou a par ailleurs estimé qu'il y avait des "ressemblances entre (Silvio) Berlusconi et Nicolas Sarkozy", le président de l'UMP. M. Berlusconi a apporté son soutien au candidat UMP.

Mercredi 25 avril 2007, 16h49




PARIS (AP) - "Je ne donnerai pas de consigne de vote", a déclaré mercredi François Bayrou lors d'une conférence de presse à Paris.

Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal risquent d'aggraver l'un et l'autre les maux de la société française, a estimé le président de l'UDF, arrivé en troisième position au premier tour de la présidentielle.

"Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, dans le face à face sempiternel de la droite sempiternelle et de la gauche sempiternelle, vont non pas réparer mais risquent d'aggraver l'un ou l'autre de ces maux", a-t-il jugé.

François Bayrou a notamment dénoncé la "proximité" de Nicolas Sarkozy "avec les milieux d'affaires et les puissances médiatiques", et "son goût de l'intimidation et des menaces".

Il "va concentrer les pouvoirs comme ils ne l'ont jamais été" et "il risque d'aggraver les déchirures du tissu social", a-t-il estimé. "Il y a des ressemblances entre (Silvio) Berlusconi et Nicolas Sarkozy", a-t-il même asséné.

Quant à Ségolène Royal, si elle "parait mieux intentionnée en matière de démocratie", son programme va "exactement en sens contraire des orientations nécessaires" sur le plan économique. "Je n'accepte aucun de ces deux risques", a-t-il dit.

Par ailleurs, "je n'ai pas à choisir à la place des sept millions de Français qui ont voté pour moi (...) Un grand nombre d'entre eux ne me le pardonneraient pas".

Interrogé sur ce que serait son vote personnel le 6 mai, François Bayrou a affirmé: "à l'heure qu'il est, je ne sais pas ce que je ferai. Je commence à savoir ce que je ne ferai pas".

Alors qu'on lui demandait pourquoi il n'était pas plus clair, il a répondu: "parce que".

Il a néanmoins laissé la porte ouverte à une prise de position d'ici le second tour: "si d'ici le 6 mai des évolutions se produisent, notamment à la suite des débats que nous pourrions avoir -si tel est le cas, je m'exprimerai après le débat- en disant pour qui je vote".

"J'accepte d'avoir ce dialogue, sans arrière-pensée, par exemple à la télévision", a par ailleurs répondu le président de l'UDF à l'appel au débat lancé par Ségolène Royal. Et si Nicolas Sarkozy le proposait "j'accepterais aussi", a-t-il ajouté.

"Je suis prêt au débat", a-t-il affirmé, tout en ironisant sur les appels du pied du PS et de l'UMP: "j'ai bien aperçu que la situation d'avant le premier tour (...) s'était muée en une espèce d'immense affection qui s'est déclenché dimanche 22 avril à 20h".

Le président de l'UDF a également annoncé la "création d'un nouveau parti politique, le parti démocrate", un "parti central qui ira loin vers le centre gauche et qui ira aussi vers le centre droit".

"J'ai voulu depuis des années constituer un parti libre" et "je continuerai à pratiquer ainsi".

Interrogé sur son refus d'une alliance avec le PS, François Bayrou a affirmé que "si les réactions du Parti socialiste n'avaient pas été: 'il est à droite, définitivement à droite, on ne peut rien faire avec lui'", alors "probablement en effet la situation eut-elle été différente".

"J'ai fait ce jour-là une offre qui était une offre de bonne foi", mais "cela comportait une conséquence: c'était que le Parti socialiste ne fut pas dans l'alliance avec l'extrême gauche".

Mercredi 25 avril 2007, 16h41




PARIS (Reuters) - François Bayrou annonce la disparition de l'UDF et son remplacement par un nouveau parti centriste baptisé Parti démocrate.

"D'ores et déjà, pour changer définitivement la politique française, j'annonce la création d'un nouveau parti politique, le Parti démocrate", a déclaré le candidat de l'UDF à l'élection

présidentielle arrivé en troisième opposition au premier tour, lors d'une conférence de presse dans un grand hôtel parisien.

Ce nouveau parti, a-t-il dit, "présentera des candidats à toutes les élections à venir, et d'abord aux élections législatives, pour représenter les Français qui veulent une politique nouvelle, indépendante, libre dans son expression et décidée défendre les citoyens sans se laisser intimider par les menaces ou les tentations diverses liées au pouvoir"

"Le Parti démocrate proposera de refonder nos institutions pour que le mot démocratie trouve son sens en France", a-t-il ajouté.

L'UDF, que François Bayrou présidait jusque-là, avait été créée en 1978 à l'initiative de l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing.

Mercredi 25 avril 2007, 15h53



        
PARIS (AP) - Confirmant son intention de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions aux législatives de juin prochain, François Bayrou a dénoncé mercredi "la manière de gouverner des Hauts-de-Seine", et les "pressions" dont les élus UDF sont l'objet de la part de l'UMP, au cours d'une conférence de presse à Paris.

"Cette manière de multiplier, par pression, des débauchages individuels et de prétendre fabriquer de faux partis", "cela ressemble assez à la manière de gouverner des Hauts-de-Seine qui n'est pas pour moi (...) l'exemple de la démocratie", a-t-il dit.

Alors qu'on lui demandait s'il entendait présenter des candidats dans chaque circonscription, M. Bayrou a répondu: "oui, plus que jamais". "Le parti démocrate aura des candidats dans toutes les circonscriptions de France".

M. Bayrou a affirmé qu'il serait lui-même candidat aux législatives à Pau en juin. Interrogé sur l'attitude des élus UDF aux législatives, il s'est montré évasif: "nous sommes à l'élection présidentielle, nous verrons aux élections législatives".

Il a minimisé le ralliement de certains élus à Nicolas Sarkozy: "un certain nombre d'entre eux peut faire le choix de soutenir Nicolas Sarkozy. J'ai dit que le vote était libre", mais "tous restent avec moi sans aucune exception".

"J'ai beaucoup de liens avec les députés qui m'entourent. Je comprends bien les pressions dont ils sont l'objet. A mon avis, ces pressions ne devraient pas les impressionner".

Mais "ma ligne, ce n'est pas les élus, ce sont les électeurs (...) C'est avec les Français que je parle, pour eux que je réfléchis".

Mercredi 25 avril 2007, 16h46




PARIS (Reuters) - François Bayrou annonce mercredi qu'il accepte de débattre avec Ségolène Royal avant le second tour de l'élection présidentielle

"Je suis un homme d'ouverture, ouvert à toute discussion de bonne foi. Ségolène Royal a proposé d'avoir avec moi un débat public et ouvert. J'accepte d'avoir ce dialogue, sans arrière-pensées, par exemple à la télévision", a-t-il dit lors d'une conférence de presse.

Mercredi 25 avril 2007, 15h51




PARIS (Reuters) - François Bayrou s'est refusé à toute consigne de vote pour le second tour de l'élection présidentielle, mais s'il a dénoncé avec force le "risque" Sarkozy, il n'a pas fermé la porte à Ségolène Royal.

L'ex-candidat centriste a accepté l'offre de débat de la candidate socialiste, "sans arrière-pensées", et précisé qu'il en ferait de même avec le candidat de l'UMP s'il le proposait.

François Bayrou, qui refuse "soumission" et "ralliement", a scellé la fin de l'UDF en annonçant la création d'un "Parti démocrate" qui présentera "plus que jamais" des candidats aux élections législatives dans les 577 circonscriptions.

Plus de 6,8 millions d'électeurs (18,57%) ont voté pour François Bayrou au premier tour dimanche dernier.

"Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, dans le face-à-face sempiternel de la droite sempiternelle et de la gauche sempiternelle, vont non pas réparer mais risquent d'aggraver l'un ou l'autre de ces maux" de la société française, a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse.

"J'ai des inquiétudes pour les deux. (...) Plus aiguë dans un cas, plus chronique dans l'autre", a-t-il souligné.

Dans une charge virulente, ad hominem, contre Nicolas Sarkozy, il a fustigé sa "proximité" avec les milieux d'affaires et les puissances médiatiques et "son goût de l'intimidation et des menaces", "la manière de gouverner des Hauts-de-Seine". "Il risque d'aggraver les déchirures du tissu social".

Quant à Ségolène Royal, si elle "paraît mieux intentionnée en matière de démocratie", son programme va "exactement en sens contraire des orientations nécessaires" à l'économie française. "Je n'accepte aucun de ces deux risques".

Mais la tonalité profonde de l'exercice d'équilibrisme de François Bayrou se débusquait dans les nuances et les non-dits.

Son intention pour le 6 mai?

"A l'heure qu'il est, je ne sais pas ce que je ferai. Je commence à savoir ce que je ne ferai pas", a-t-il répondu. En clair, "non" à Nicolas Sarkozy.

Mais rien n'est arrêté d'ici au second tour.

"UN DEBAT D'ECLAIRCISSEMENT"

"Si d'ici le 6 mai des évolutions se produisent - notamment à la suite des débats que nous pourrions avoir - si tel est le cas, je m'exprimerai après le débat en disant pour qui je vote".

Et de préciser à l'adresse de Ségolène Royal : "Je n'ai pas été complètement dupe, complètement convaincu" par les variations tactiques du Parti socialiste au lendemain du premier tour de la présidentielle.

A l'offre de la candidate socialiste de nommer des ministres centristes dans son gouvernement si elle est élue, il a opposé une fin de non-recevoir : "C'est absolument impossible dans la situation actuelle".

Ségolène Royal a répondu sans attendre en proposant un "débat d'éclaircissement" vendredi dans le cadre d'un forum de la presse quotidienne régionale à Paris. Nicolas Sarkozy n'avait pas réagi dans l'immédiat.

Patrick Ollier, président UMP de l'Assemblée nationale, a jugé "irresponsable" et "grave" le "non-choix" de François Bayrou.

Il a invité "les électeurs du centre-droit qui, avec sincérité, ont cru au changement proposé par François Bayrou de réfléchir avant de mélanger leur vote avec les 3.800.000 électeurs de M. Besancenot, Mme Buffet, Mme Voynet, Mme Laguiller, M. Schivardi".

L'ouverture "royaliste", destinée à compenser un déficit de voix historique (moins de 37%), fait aussi grincer des dents à gauche.

C'"est une très mauvaise idée" qui "risque de démobiliser toute une partie de la gauche", a estimé sur RTL le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Alain Krivine.

"François Bayrou, c'est la droite", souligne le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon dans Le Figaro. "Il n'y a pas de majorité présidentielle possible avec Bayrou".

Jean-Marie Le Pen, grand perdant du premier tour, s'est élevé contre les "combines" et les "magouilles" de l'entre-deux tours.

"Ce n'est là que le début d'un honteux spectacle qui défigure le visage de notre patrie", déclare le dirigeant du Front national dans un communiqué.

Mercredi 25 avril 2007, 18h14




PARIS (Reuters) - Ségolène Royal a dit voir de "fortes convergences" avec François Bayrou et proposé au dirigeant centriste un "débat d'éclaircissement" qui aurait lieu vendredi dans le cadre d'un forum de la presse quotidienne régionale.

"Je ne suis pas hostile à ce débat. Je vais même faire une proposition très précise parce qu'il ne faut pas que des négociations d'organisation ralentissent la campagne présidentielle", a-t-elle dit dans une déclaration.

Lors d'une conférence de presse, François Bayrou a dit qu'il acceptait de débattre avec la candidate socialiste, tout en refusant d'appeler à voter en sa faveur.

"Je suis une personnalité politique qui met toujours en avant l'intérêt de la France, l'intérêt de la qualité du débat public", a dit Ségolène Royal, qui a proposé au président de l'UDF de la rejoindre vendredi à 11h lors d'un forum de la presse quotidienne régionale devant lequel elle doit s'exprimer à Paris.

"Je propose donc à François Bayrou de partager ce temps de parole et de débat qui m'était ainsi proposé et de venir débattre des points qu'il a évoqués à l'instant", a-t-elle précisé dans une conférence de presse.

Commentant l'intervention de François Bayrou, Ségolène Royal a constaté "un certain nombre de convergences fortes" avec les positions du responsable centriste, mais a également entendu les "jugements portés sur le programme économique qui est le mien".

"Il faut relire ensemble (tous les deux) le pacte présidentiel pour lever les ambiguïtés ou les mauvaises interprétations", a-t-elle dit.

Priée de dire si elle était déçue par le refus de François Bayrou de donner une consigne de vote, la candidate socialiste a répondu:

"C'est de sa responsabilité (...) François Bayrou a dit un certain nombre de choses assez claires sur le projet de l'un et celui de l'autre. Il a dit des choses extrêmement sévères sur la situation de la France et les propositions (...) avancées par Nicolas Sarkozy, en particulier sur l'aggravation des difficultés qu'elles entraîneraient".

"Il m'a rejointe sur ce constat et moi je fais confiance ensuite à l'intelligence des électeurs", a-t-elle ajouté.

Ségolène Royal a lancé un appel à la participation massive des électeurs centristes au 2e tour. "Les électeurs doivent faire un choix. Quand j'entends dire qu'il y aurait peut-être un appel à la non-participation ou au vote blanc, là je ne suis pas d'accord", a-t-elle souligné.

Mercredi 25 avril 2007, 18h34




PARIS (AFP) - Ségolène Royal a proposé mercredi à François Bayrou de participer avec elle à un forum de la presse régionale vendredi à 11 heures pour apporter "des éclaircissements sur un certain nombre de propositions de (son) pacte présidentiel".

S'exprimant après la conférence de presse de M. Bayrou, Mme Royal a affirmé qu'elle ne voulait "pas revenir en arrière sur des débats qui auraient dû avoir lieu avant le premier tour". Ce qui signifie, dans son esprit, qu'il ne s'agit pas de modifier son pacte. "Ce serait ne pas respecter les électeurs", a-t-elle dit.

La veille, en marge d'une réunion publique à Montpellier, la candidate socialiste avait affirmé qu'il était concevable "d'ajouter des choses" à son programme et s'était dite prête à nommer des ministres UDF dans son gouvernement, en cas de victoire le 6 mai, si François Bayrou lui apportait son soutien.

"Je dois rencontrer vendredi à 11 heures la presse quotidienne régionale pour un forum et je propose que ce débat d'éclaircissements (avec M. Bayrou) sur un certain nombre de propositions de mon pacte présidentiel, dans le seul objectif d'éclairer les électeurs", ait lieu dans ce cadre, a-t-elle ajouté, soulignant qu'elle avait proposé au président de l'UDF de "partager ce temps de parole".

Mardi soir, elle avait évoqué devant des journalistes une réunion de travail avec des collaborateurs de chacun d'eux, suivie d'une conférence de presse.

"Les électeurs doivent faire leur choix. Votez ce que vous voulez (...) ne vous abstenez pas, ne votez pas blanc", a-t-elle lancé mercredi.

Ségolène Royal a relevé en outre la "sévérité" avec laquelle François Bayrou a caractérisé le projet de Nicolas Sarkozy lors de sa conférence de presse.

Elle a regretté par ailleurs "un malentendu sur le rôle de l'Etat" entre M. Bayrou et elle-même, en disant qu'elle était favorable "à une société partenariale et absolument pas à une étatisation de l'économie".

La candidate a noté "un certain nombre de convergences fortes" dans les propositions de François Bayrou et "un certain nombre de jugements portés sur son programme économique" qu'elle a dit ne pas partager, soulignant notamment qu'elle était "profondément attachée au service public".

Mercredi 25 avril 2007, 18h24





PARIS (AP) - La présidente de Cap-21 Corinne Lepage, qui a rallié François Bayrou lors de la campagne présidentielle, n'a donné mercredi aucune consigne de vote pour le second tour de la présidentielle, tout estimant que le "bulletin blanc" est "plus civique" que l'abstention.

Alors que François Bayrou a précisé mercredi après-midi qu'il ne donnait aucune consigne de vote pour le second tour, Corinne Lepage a estimé sur i>télé qu'il avait "sa petite préférence. Moi-même et le mouvement Cap-21 que je préside, sommes sur la même ligne, c'est-à-dire aucune consigne de vote". "Chacun votera comme il le souhaite", a-t-elle ajouté. "L'abstention pour Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ou le bulletin blanc ce que je trouve plus civique".

La présidente de Cap-21 a expliqué qu'elle était "actuellement sur un travail de refondation de l'écologie politique, au-delà de la droite et de la gauche, permettant de réunir des associatifs, des écologistes, des scientifiques, venus du centre droit, du centre gauche et même plus à gauche puisqu'il y a un certain nombre de Verts".

Avec François Bayrou, "on est dans le même état d'esprit. Je continuerai à travailler à ses côtés, très certainement sous une forme qu'il reste à définir. Il faut un parti écologiste, qui rassemble des écologistes et il faut voir comment ce parti nouveau pourra effectivement trouver sa place dans le sillage du Parti démocrate" dont la création a été annoncée mercredi par le président de l'UDF, a conclu Corinne Lepage.

Mercredi 25 avril 2007, 17h33








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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 18:21
(Dépêches)



PARIS (AP) - L'UDF "a toute sa place dans la majorité présidentielle", déclare Nicolas Sarkozy dans un entretien publié mercredi par "Le Monde" en n'excluant pas un rééquilibrage de son éventuelle majorité au profit des centristes.

"On peut très bien en parler. C'est une discussion qu'auront les partis politiques au lendemain de l'élection présidentielle", dit le candidat de l'UMP, interrogé sur une possible offre de rééquilibrage de sa part pour les élections législatives au regard des 18,57% obtenus par François Bayrou au premier tour.

"Tout élu de l'UDF qui soutiendra ma candidature avant le 6 mai sera dans la majorité présidentielle et recevra l'investiture de cette majorité", assure M. Sarkozy dans le quotidien daté de jeudi.

Interrogé sur la présence éventuelle de François Bayrou dans cette majorité, il répond que "c'est à lui de choisir". "Il a toujours été dans la majorité de droite et du centre. S'il change, c'est son droit, mais qu'il le dise à ses électeurs", souligne le candidat de l'UMP.

Nicolas Sarkozy précise sa conception de la majorité multipolaire qu'il entend constituer s'il est élu, avec un pôle UMP, un pôle "centriste" et "un pôle de gauche".

Le pôle centriste "pourra porter avec l'identité qui est la sienne les valeurs auxquelles il tient: celles de l'Europe, de l'ouverture sociale, d'une République exemplaire".

L'ancien ministre de l'Intérieur entend également constituer un "pôle de gauche" auquel il "ne demandera pas de renier son engagement, mais qui se reconnaîtra dans la nécessité de faire bouger la France sur un contrat de gouvernement de cinq ans". "Le travail que j'ai engagé avec Eric Besson ne s'arrête pas le 6 mai si je suis élu", assure le candidat UMP en référence à l'ancien secrétaire national du Parti socialiste à l'économie.

Mercredi 25 avril 2007, 12h12




PARIS (AP) - Nicolas Sarkozy a déclaré mercredi qu'il n'attendait "rien du tout" de la conférence de presse de François Bayrou sur la position du candidat centriste pour le second tour de la présidentielle, réaffirmant son refus des "combinaisons d'état-major".

"Je respecte ce qu'il dit, mais moi je ne suis pas propriétaire des voix qui se sont portées sur moi, lui non plus", a dit le candidat de l'UMP lors de la visite d'un chantier de construction de logements destinés au personnel de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, boulevard Serrurier, dans le XIXe arrondissement.

"Il y a un deuxième tour, et au deuxième tour il y a deux candidats qui ont été sélectionnés par les Français, c'est les Français qui ont décidé (...) Ils choisiront Madame Royal ou moi, il faut les laisser choisir librement", a ajouté M. Sarkozy.

"Qu'il dise ce qu'il a à dire et puis voilà", a poursuivi le candidat de l'UMP. "Tous les jours, des parlementaires et des élus centristes me rejoignent, mais ils me rejoignent pour constituer un nouveau rassemblement, et moi je ne ferai pas de combinaisons d'état-major."

Interrogé sur le projet du candidat UDF de créer un nouveau parti du centre, M. Sarkozy a répondu que c'était "son problème". Il a réitéré son engagement de "constituer une majorité présidentielle où tous ceux qui à l'UDF se reconnaissent dans les idées qui sont les (siennes) pourront librement s'exprimer et participer à la constitution de cette nouvelle majorité". "Il y a quand même des électeurs de l'UDF qui sont avec la droite et le centre depuis vingt ou trente ans, ils n'ont pas envie de se retrouver entre le Parti communiste et Madame Laguiller", a-t-il estimé.

Le candidat de l'UMP a réaffirmé son refus des "combinaisons d'état-major" après les déclarations de Ségolène Royal, qui n'exclut pas la présence de ministres UDF dans son gouvernement. "Moi, c'est le rassemblement du peuple de France qui m'intéresse, pas d'aller promettre des postes de ministres aux uns, des places aux autres, des combinaisons", a-t-il dit.

Mercredi 25 avril 2007, 11h21



PARIS (AFP) - Jean Peyrelevade, ancien président du Crédit Lyonnais et proche de François Bayrou, a qualifié mercredi d'"avances inconvenantes" la main tendue par Ségolène Royal au candidat centriste, l'accusant de vouloir faire une alliance "à l'arraché, dans l’humiliation du partenaire hier vilipendé".

Dans un commentaire diffusé sur le site des Echos, M. Peyrelevade ajoute que "les propositions obscènes et donc maladroites" de Mme Royal sont "sans doute contre-productives en termes électoraux".

Il condamne l'initiative de la candidate socialiste pour "des raisons de forme" et "de fond".

"Comment peut-on aujourd’hui proposer un débat, des ministres, demain Matignon peut-être, à quelqu’un dont on disait hier qu’+il n’était pas le troisième homme, qu’il était un homme de droite+?", se demande-t-il.

Selon lui, "l'ouverture de Ségolène Royal constitue une double erreur de diagnostic". D'abord, "l'objectif de François Bayrou n'est pas de devenir ministre de qui que ce soit, mais de construire une force nouvelle et centrale capable de rénover la vie politique française".

Ensuite, le PS, qui "n’a plus de ligne directrice dominante", "n'est plus en état de gouverner durablement le pays", affirme Jean Peyrelevade.

Avant d'envisager quoi que ce soit avec entre la gauche et le centre, il faudrait que le PS "surmonte sa crise et se réforme".

"A terme, l’alliance de sa composante sociale-démocrate et du centre est la seule chance pour la gauche de gouvernement de revenir au pouvoir. Mais cela nécessite du soin, du temps, un long mûrissement et ne se fait pas à l’arraché, dans l’humiliation du partenaire hier vilipendé".

M. Peyrelevade estime que ce sont "le centre et François Bayrou qui seront en fait le vrai moteur, les vrais pivots du changement, pas le PS".

Mercredi 25 avril 2007, 14h53




PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy, candidat UMP à l'élection présidentielle, a dénoncé mercredi à Paris "les petites combinaisons partisanes", en faisant allusion à un possible accord entre Ségolène Royal et François Bayrou, en vue du second tour, le 6 mai.

"Je respecte ce que dit François Bayrou, mais moi, je ne suis pas propriétaire des voix qui se sont portées sur moi, lui non plus", a affirmé M. Sarkozy.

Le candidat UMP s'exprimait lors d'une visite d'un chantier de construction de 100 logements destinés au personnel de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, Boulevard Serrurier, dans le XIXe arrondissement.

"C'est la liberté en France. Il y a un deuxième tour, (les Français) choisiront Mme Royal ou moi, il faut les laisser choisir librement. Mais les petites combinaisons partisanes, on a connu çà. En Italie, ça donne le gouvernement Prodi qui a déjà démissionné deux fois", a-t-il déclaré.

"Si je suis élu président de la République dans onze jours par les Français, je constituerai une majorité présidentielle où tous ceux qui à l'UDF se reconnaissent dans les idées qui sont les miennes pourront librement s'exprimer et participer à la constitution de cette nouvelle majorité".

Il a observé que "des électeurs de l'UDF sont avec la droite et le centre depuis vingt ou trente ans" et "n'ont pas envie de se retrouver entre le Parti communiste et Mme Laguiller".

M. Sarkozy a indiqué qu'il n'attendait "rien du tout" de la conférence de presse du président de l'UDF, mercredi après-midi.

Mercredi 25 avril 2007, 12h01




PARIS (AP) - Jean-Pierre Raffarin a accusé mercredi Ségolène Royal d'avoir "un peu de mépris pour l'électeur centriste" et a annoncé la création d'un blog de discussion entre électeurs UMP et UDF.

"Je trouve qu'il y a chez Mme Royal un peu de mépris pour l'électeur centriste", a estimé l'ancien Premier ministre UMP sur France-3. "Je ne crois pas, moi qui connais bien l'UDF -j'en suis issu, j'en ai été secrétaire général-, que la confiture ministérielle sera du goût des électeurs centristes. Ce qu'ils veulent, c'est entendre des messages importants".

Jean-Pierre Raffarin a également annoncé que l'UMP allait lancer mercredi après-midi "un blog pour que, sur le net on puisse, entre électeurs UMP et électeurs UDF, échanger nos convictions, nos points d'accord, nos points de désaccord, de manière à ce qu'on se parle".

"C'est comme ça qu'on peut éclairer le choix. Les électeurs sont libres, on ne les attire pas avec de la confiture", a-t-il expliqué.

Mercredi 25 avril 2007, 13h03




PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy invite les élus UDF à le soutenir au second tour de l'élection présidentielle, sous la menace à peine voilée de leur opposer des candidats UMP lors des élections législatives de juin s'ils s'y refusent.

Dans une interview publiée mercredi par Le Monde, le candidat de l'UMP à l'Elysée promet d'autre part d'associer les déçus de la gauche qui le rejoindraient à la mise en oeuvre d'un "contrat de gouvernement de cinq ans".

"Je ne rentre pas dans la négociation partisane. Je dis simplement que tout élu de l'UDF qui soutiendra ma candidature avant le 6 mai sera dans la majorité présidentielle et recevra l'investiture de cette majorité (pour les législatives)", dit l'ancien ministre de l'Intérieur.

"L'UDF a toute sa place dans la majorité présidentielle", ajoute-t-il. "Je vais même plus loin : ceux qui viendront de la gauche, dans le cadre d'un contrat de gouvernement, y auront également leur place."

Il se dit prêt à discuter d'un rééquilibrage de la place de l'UDF dans sa future majorité, s'il est élu, pour tenir compte des 18,6% de suffrages de François Bayrou au premier tour. Il renvoie cependant cette discussion au lendemain du second tour : "On peut très bien en parler. C'est une discussion qu'auront les partis politiques au lendemain de l'élection présidentielle.

Il promet de nouveau à ceux qui le rejoindront avant le 6 mai qu'ils n'auront pas à renier leur identité.

"Dans la majorité présidentielle, il y aura un pôle UMP et place pour un autre, issu du centre, qui pourra porter, avec l'identité qui est la sienne, les valeurs auxquelles il tient."

"Un troisième pôle s'ajoutera aux deux premiers, un pôle de gauche, auquel je ne demanderai pas de renier son engagement mais qui se reconnaîtra dans la nécessité de faire bouger la France sur un contrat de gouvernement de cinq ans", ajoute-t-il.

"Le travail que j'ai engagé avec Eric Besson ne s'arrête pas le 6 mai si je suis élu", ajoute-t-il.

Eric Besson, ancien "M. Economie" du Parti socialiste, a claqué la porte du PS en février à la suite de désaccords avec la direction du parti et l'équipe de campagne de sa candidate, Ségolène Royal. Il a annoncé son ralliement à Nicolas Sarkozy dimanche soir et participe désormais quotidiennement à des réunions de travail au QG de campagne du candidat de l'UMP.

QUE BAYROU "DISE CE QU'IL A DIRE"

Le pôle centriste se fera-t-il avec ou sans François Bayrou? "C'est à lui de choisir", répond Nicolas Sarkozy. "Il a toujours été dans la majorité, de droite et du centre. S'il change, c'est son droit mais qu'il le dise à ses électeurs."

Le président de l'UDF devait annoncer ses intentions lors d'une conférence de presse dans l'après-midi.

Lors de la visite d'un chantier de construction de logements, dans la matinée à Paris, Nicolas Sarkozy a été interrogé par des journalistes sur ce qu'il attendait de cette conférence de presse. "Rien du tout", a été sa réponse.

"Qu'il dise ce qu'il a à dire et puis voilà", a-t-il ajouté. "Je respecte ce qu'il dit mais (...) il y a quand même des électeurs de l'UDF qui sont avec la droite et le centre depuis 20 ou 30 ans. ils n'ont pas envie de se retrouver entre le Parti communiste et Mme Laguiller", a souligné le candidat de l'UMP.

Arlette Laguiller, candidate de Lutte ouvrière, vient de livrer sa dernière campagne présidentielle et a appelé à voter en faveur de Ségolène Royal.

"Au deuxième tour (les Français) choisiront Mme Royal ou moi, il faut les laisser choisir librement", a souligné Nicolas Sarkozy. "Mais les petites combinaisons partisanes, on a connu ça. En Italie, ça donne le gouvernement Prodi qui a déjà démissionné deux fois."

Interrogé sur le projet prêté au président de l'UDF de créer un nouveau parti du centre, il a répondu : "C'est son problème."

Il a par ailleurs ironisé sur la proposition de Ségolène Royal de faire entrer des ministres UDF dans son gouvernement si elle est élue : "Si elle pense que pour gagner il faut des combinaisons d'état-major ..."

"Moi, c'est le rassemblement du peuple de France qui m'intéresse, pas d'aller promettre des postes de ministres aux uns, des places aux autres, des combinaisons", a-t-il ajouté.

Mercredi 25 avril 2007, 13h19



SAINT-ETIENNE (AP) - Le député UDF de la Loire Gilles Artigues, proche de François Bayrou, a annoncé mercredi vouloir "voter blanc au deuxième tour de l'élection présidentielle".

Gilles Artigues explique dans un communiqué que "c'est la seule façon, à mes yeux, de ne pas décevoir les sept millions d'électeurs qui ont cru à un changement profond de la vie politique française, en votant pour François Bayrou".

"Aucun des deux candidats ne porte en lui la volonté réelle et sincère de faire travailler ensemble des gens compétents de sensibilités différentes, capables de reconstruire le pays, et les tentatives de débauchage des uns et des autres sont pitoyables", estime l'élu stéphanois, président de l'UDF dans la Loire.

Gilles Artigues, qui en mai dernier avait voté la motion de censure déposée par les députés socialistes dans le cadre de l'affaire dite "Clearstream", souligne que "le nouveau parti que François Bayrou va créer sera beaucoup plus large que l'UDF dont l'histoire faisait qu'elle était surtout tournée à droite". "C'est la seule vraie bonne nouvelle pour l'avenir du pays. En fait, les 18,6% de François Bayrou ce dimanche ne sont pas une fin en soi mais le début d'une grande et nouvelle aventure", conclut-il.

Mercredi 25 avril 2007, 11h44




PARIS (AP) - "Il y a un moment où il faut donner un coup de rein supplémentaire dans une campagne", a expliqué mercredi le ministre de l'Outre-mer Hervé Mariton, interrogé sur l'éventualité de la présence de Dominique de Villepin lors du grand meeting parisien de Nicolas Sarkozy dimanche.

"Dominique de Villepin a reçu Nicolas Sarkozy, il lui a dit son soutien et sans doute ira-t-il au meeting à Bercy dimanche", a dit le ministre, sans confirmer complètement les informations publiées par "Le Figaro". "C'est un soutien chacun dans son rôle. Le candidat c'est Nicolas Sarkozy", a ajouté ce proche du chef du gouvernement, interrogé à la sortie du Conseil des ministres.

Le Premier ministre, qui n'a participé à aucun meeting pour le moment, "a depuis des semaines dit son engagement avec Nicolas Sarkozy et puis il y a un moment où il faut donner un coup de rein supplémentaire dans une campagne", a expliqué Hervé Mariton. "Il y a un moment où les complémentarités doivent se faire, où il faut additionner toutes les volontés, toutes les énergies."

Le ministre a insisté sur "l'unité de famille" qui est "tout entière engagée pour ce deuxième tour de l'élection présidentielle". "On a une famille totalement rassemblée, avec une seule idée: convaincre les Français que ce projet est le seul possible avec Nicolas pour poursuivre notre modernisation et notre redressement", a renchéri le ministre délégué au Budget Jean-François Copé.

Mercredi 25 avril 2007, 13h25



PARIS (Reuters) - Le traité constitutionnel sur l'Europe, rejeté par la France et les Pays-Bas en 2005, est mort et proposer un nouveau référendum aux Français serait une folie et sonnerait l'arrêt de mort de l'Europe, estime Nicolas Sarkozy.

Interrogé dans une interview accordée au Monde publié mercredi sur la proposition de Ségolène Royal et de François Bayrou de soumettre un nouveau texte à référendum, le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle répond :

"C'est une folie. La Constitution préparée de façon excellente par Valéry Giscard d'Estaing est morte, parce que les Français ont dit non, et les Néerlandais aussi. Le rapport de forces en Europe ne permet pas d'avoir une nouvelle constitution".

"Faire voter un nouveau référendum, c'est se mettre en situation de faire battre l'Europe et donc de la démanteler (...). Aux électeurs du centre qui croient en l'Europe, je veux dire qu'un nouveau référendum tuerait l'Europe", dit Nicolas Sarkozy.

"C'est pourquoi je propose de la doter de quelques règles institutionnelles qui lui permettront de mieux fonctionner : un président, une règle de l'unanimité modifiée", ajoute-t-il.

S'il est élu le 6 mai, le président de l'UMP souhaite "aller vite" pour relancer le processus européen et s'engage, dès la première semaine de sa prise de fonctions, à se rendre à Bruxelles et à Berlin.

"Il faut régler les choses entre la présidence allemande de ce semestre et la présidence française" du second semestre de 2008, estime-t-il.

A Bruxelles, il proposera de suspendre tout élargissement avant l'adoption de nouvelles institutions. A Berlin, il prévoit d'engager avec la chancelière Angela Merkel une discussion sur "la refondation de l'axe franco-allemand et son contenu".

Nicolas Sarkozy, qui, à l'instar de sa rivale socialiste, a accusé la Banque centrale européenne de pratiquer une politique de taux d'intérêt trop élevés qui pénalisent les exportations, réfute l'idée qu'il ait pu modérer ses attaques dernièrement contre la BCE.

"Je n'ai pas fait machine arrière ! Je continuerai de poser le problème de la politique de la BCE", dit-il, avant d'ajouter : "La France sera de retour sur la scène européenne".

Mercredi 25 avril 2007, 12h56



PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy confirme son opposition à l'introduction d'une dose de scrutin proportionnel dans les élections législatives, dans une interview publiée par le quotidien Le Monde.

"Je dis non à la proportionnelle aux législatives mais oui en ce qui concerne le Sénat", déclare le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle.

L'un de ses proches, le ministre délégué aux Collectivités territoriales Brice Hortefeux, avait déclenché une polémique avant le premier tour en se prononçant, dans une interview au Figaro, pour une dose de proportionnelle aux législatives.

Cette déclaration avait alimenté des accusations de connivence entre Nicolas Sarkozy et le président du Front national, Jean-Marie Le Pen.

"Si un jour il devait y avoir une ouverture à l'Assemblée nationale, cela ne pourrait se faire que par la suppression d'un certain nombre de sièges de députés élus dans les circonscriptions", déclare Nicolas Sarkozy dans cet entretien accordé au Monde.

Le président de l'UMP confirme d'autre part l'abandon de sa proposition d'octroi du droit de vote aux étrangers lors des élections locales.

"Proposer aujourd'hui le vote des étrangers serait faire reculer le débat", dit l'ancien ministre de l'Intérieur, qui confirme en revanche son intention de créer un "statut de l'opposition" et de recevoir régulièrement, s'il est élu, les élus de l'opposition.

"En outre, je ne serai pas choqué que la présidence de la commission des finances (à l'Assemblée nationale) soit confiée à un élu de l'opposition", dit-il.

Mercredi 25 avril 2007, 13h29



PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a promis mercredi d'ouvrir sa "majorité présidentielle" à tous les membres de l'UMP qui se reconnaissent dans ses idées.

"Tous les jours, des parlementaires et des élus centristes me rejoignent mais ils me rejoignent pour constituer un nouveau rassemblement", a déclaré à des journalistes le candidat de l'UMP à l'Elysée en marge d'une visite de chantier, à Paris.

"Si je suis élu président de la République dans onze jours par les Français, je constituerai une majorité présidentielle où tous ceux qui, à l'UDF, se reconnaissent dans mes idées (...) pourront librement s'exprimer et participer à la constitution de cette nouvelle majorité", a-t-il ajouté. "Moi, je ne ferai pas de combinaison d'état-major", a-t-il dit.

Nicolas Sarkozy est arrivé en tête du premier tour avec plus de 31% des suffrages, dimanche. Le 6 mai, il disputera à la candidate socialiste Ségolène Royal les voix qui se sont portées sur le président et candidat de l'UDF, François Bayrou.

Il visitait mercredi matin le chantier de construction de 100 logements destinés au personnel de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, dans le XIXe arrondissement.

Prié de dire ce qu'il attendait de la conférence de presse que François Bayrou devait tenir dans l'après-midi, le candidat de l'UMP a répondu : "Rien du tout. Je le respecte. Qu'il dise ce qu'il a à dire et puis voilà."

"Je respecte ce qu'il dit mais, moi, je ne suis pas propriétaire des voix qui se sont portées sur moi, lui non plus", a souligné l'ex-ministre de l'Intérieur. "Il y a quand même des électeurs de l'UDF qui sont avec la droite et le centre depuis 20 ou 30 ans. ils n'ont pas envie de se retrouver entre le Parti communiste et Mme Laguiller."

Arlette Laguiller, candidate de Lutte ouvrière, vient de livrer sa dernière campagne présidentielle et a appelé à voter en faveur de Ségolène Royal.

"C'est la liberté en France", a poursuivi Nicolas Sarkozy. "Au deuxième tour il y a deux candidats qui on été sélectionnés par les Français (...) Ils choisiront Mme Royal ou moi, il faut les laisser choisir librement. Mais les petites combinaisons partisanes, on a connu ça. En Italie, ça donne le gouvernement Prodi qui a déjà démissionné deux fois."

Interrogé sur le projet prêté au président de l'UDF de créer un nouveau parti du centre, il a répondu : "C'est son problème."

Il a également ironisé sur la proposition de Ségolène Royal de faire entrer des ministres UDF dans son gouvernement si elle est élue : "Si elle pense que pour gagner il faut des combinaisons d'état-major ..."

"Moi, je veux être compris du peuple français je ne propose pas de combinaisons d'appareil", a-t-il ajouté. "Moi, c'est le rassemblement du peuple de France qui m'intéresse, pas d'aller promettre des postes de ministres aux uns, des places aux autres, des combinaisons."

Mercredi 25 avril 2007, 11h35



PARIS (AP) - "C'est l'existence même de l'UDF qui est en jeu" d'ici au second tour de la présidentielle, estime ce mercredi Gilles de Robien dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France", estimant que François Bayrou "doit se décider entre la droite plus le centre ou bien la gauche".

"Un premier tour de la présidentielle, c'est une démarche personnelle. Maintenant, c'est l'existence même de l'UDF qui est en jeu", déclare le ministre de l'Education, alors que François Bayrou doit s'exprimer ce mercredi après-midi lors d'une conférence de presse.

Estimant que le président de l'UDF est dans "une impasse" et qu'il a "perdu son pari", Gilles de Robien "doit se décider entre la droite plus le centre ou bien la gauche" et que "le temps pour lui est venu de choisir".

Quelques heures avant la conférence de presse de François Bayrou, Gilles de Robien a confié sur France-Info qu'il s'attendait à "une non-décision, du flou intégral". "L'élection d'un président de la République, ça engage cinq ans de la vie de la France. Le rôle d'un parti politique, d'un responsable politique, c'est d'indiquer un vrai choix", a tancé le ministre (UDF) de l'Education nationale, qui a soutenu Nicolas Sarkozy "dès le premier tour".

Il a fustigé "la cuisine" de Ségolène Royal, qui n'a pas écarté d'accueillir des ministres UDF dans son éventuel gouvernement. "Ca ne se passe pas comme ça avec Nicolas Sarkozy", a assuré Gilles de Robien. "Vous voudriez que l'on dise: voilà je vais mesurer le nombre de ministres qu'il pourrait y avoir" mais "ce n'est pas à la hauteur de l'enjeu qui va se passer dimanche 6 mai".

Mercredi 25 avril 2007, 10h24




PARIS (AP) - "Je n'attends pas de position de François Bayrou", a déclaré mercredi matin Xavier Bertrand, porte-parole de Nicolas Sarkozy, affirmant que le candidat UMP "n'a pas l'intention de créer un parti centriste".

"Les élus centristes, comme les électeurs de François Bayrou peuvent soutenir, voter pour Nicolas Sarkozy sans rien renier de leur fidélité, de leur amitiés et de leurs idées", a estimé le ministre de la Santé sur BFM-TV RMC Info.

Selon lui, "Nicolas Sarkozy n'a pas l'intention de créer un parti centriste parce que sa vocation, en tant que président de la République, c'est de rassembler les Français", et pas "d'organiser un parti politique".

Quant aux propos de François Fillon affirmant qu'en cas de non-soutien de François Bayrou à Nicolas Sarkozy, l'UMP présenterait des candidats contre l'UDF aux élections législatives, Xavier Bertrand a déclaré qu'"on n'est pas dans une logique ni de menace, ni de chantage".

Enfin, selon le porte-parole de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal "cherche à réaliser un grand écart qui est impossible à réaliser". "Elle est dans des manoeuvres désespérées pour donner le sentiment qu'elle peut même nommer des ministres UDF alors qu'il y a une semaine, elle disait 'la présidentielle n'est pas une combinaison d'alliances'", a-t-il ajouté.

Mercredi 25 avril 2007, 10h10



PARIS (Reuters) - A onze jours du second tour de l'élection présidentielle, François Bayrou lève mercredi le voile sur sa stratégie.

Le président de l'UDF devrait rendre leur liberté, sans consigne de vote, à ses quelque 6,8 millions d'électeurs convoités par l'UMP et le PS et annoncer la création d'une grande formation "démocrate".

Le candidat centriste, qui a recueilli 18,57% des suffrages au premier tour, dimanche dernier, donne une conférence de presse à 15h30 dans un grand hôtel parisien.

"Nous sommes un parti libre et indépendant qui a reçu près de sept millions d'électeurs. Nous leur laissons la liberté de vote absolue", résume le député des Pyrénées-Atlantiques Jean Lassalle, vice-président de l'UDF.

François Bayrou devrait également annoncer que l'UDF présentera un candidat par circonscription (577) aux élections législatives, au risque de s'attirer les foudres de l'UMP.

"Je le respecte. Qu'il dise ce qu'il a à dire et puis voilà. Tous les jours, des parlementaires et des élus centristes me rejoignent, mais ils me rejoignent pour constituer un nouveau rassemblement et moi je ne ferai pas de combinaisons d'état-major", a commenté Nicolas Sarkozy lors de la visite d'un chantier de construction de cent logements destinés au personnel de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris.

Xavier Bertrand, son porte-parole, a démenti sur BFM-TV l'intention prêtée au candidat de l'UMP de créer un parti centriste avec le renfort des ralliés de l'UDF.

Selon Sud-Ouest, François Bayrou aurait refusé en février 2004 "une alliance contre Chirac" proposée par Nicolas Sarkozy.

Le président de l'UDF a livré cette information le 16 mars lors d'une interview au quotidien, que l'on peut écouter sur son site internet. "On ne peut pas rencontrer plus différents que Nicolas Sarkozy et moi. Je n'ai pas parlé avec lui depuis trois ans", précise François Bayrou.

"UNE OCCASION HISTORIQUE"

Dans le camp de Ségolène Royal, qui a renouvelé son offre de débat avec François Bayrou et promis d'ouvrir son gouvernement à des ministres centristes si elle est élue le 6 mai, on presse le président de l'UDF d'être "logique avec lui-même" au regard de ses désaccords avec le président de l'UMP.

"Nous avons là une occasion historique de faire que la donne change", a estimé Dominique Strauss-Kahn sur Europe 1. "Elle est entre les mains de tous, il n'y a pas de négociations. Il ne faudrait pas que, simplement parce qu'on ne s'est pas assez parlé, parce qu'on n'a pas voulu se parler, on reste dans la bonne vieille politique traditionnelle", a-t-il dit.

Selon François Rebsamen, l'un des directeurs de campagne de Ségolène Royal, il n'y a pas de rencontre prévue entre la candidate socialiste et François Bayrou.

Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), a suggéré sur France 2 "des accords de désistement mutuel" entre candidats socialistes et UDF aux législatives des 10 et 17 juin.

Des appels du pied qui irritent le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon, l'une des voix du parti à s'élever contre les choix tactiques de Ségolène Royal pour compenser un déficit de voix historique (moins de 37%) à gauche.

"François Bayrou, c'est la droite", dit-il dans Le Figaro. "Il n'y a pas de majorité présidentielle possible avec Bayrou".

Le président de l'UDF "doit se décider entre la droite plus le centre ou bien la gauche", juge le ministre UDF de l'Education Gilles de Robien.

"Un premier tour de la présidentielle, c'est une démarche personnelle. Maintenant, c'est l'existence même de l'UDF qui est en jeu", prévient-il.

Mercredi 25 avril 2007, 12h10




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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 17:49
(Dépêches)



        
BORDEAUX (AFP) - François Bayrou affirme que Nicolas Sarkozy lui avait proposé il y a trois ans une "alliance" contre Jacques Chirac, dans des propos dont le site internet du journal Sud-Ouest diffuse mercredi un enregistrement.


"Je te propose une alliance contre Chirac. On va faire les jeunes et on va le démoder, lui qui est vieux. On va lui faire la guerre et, au bout du compte, on fait une alliance contre Chirac", aurait déclaré M. Sarkozy, affirmait François Bayrou en mars dernier, s'exprimant en "off" devant des lecteurs du journal.

L'enregistrement des propos de M. Bayrou, effectué le 16 mars au cours d'un entretien avec des lecteurs dans les locaux de Sud Ouest à Bordeaux, est à la fois diffusé sur le site et retranscrit dans les pages du quotidien.

Nicolas Sarkozy aurait proposé ce pacte en 2004 lors d'un dimanche après-midi passé avec M. Bayrou chez le journaliste Jacques Chancel, dans les Hautes-Pyrénées.

"Ca ne m'intéresse pas. Je ne veux pas faire d'alliance avec toi. Je ne veux pas faire une alliance contre Chirac sur le critère de l'âge. Cela ne me ressemble pas. Alors, tu fais ce que tu veux, mais moi, je ne le ferai pas" déclare M. Bayrou, en réponse à Nicolas Sarkozy, avant d'ajouter: "Depuis, en effet, il y a comme un froid entre nous..."

"On ne peut pas rencontrer plus différents que Nicolas Sarkozy et moi", a affirmé par ailleurs M. Bayrou, expliquant qu'il n'avait "pas parlé avec Nicolas Sarkozy depuis trois ans".

Jacques Chancel a confirmé la rencontre de deux heures entre les deux hommes dans la bibliothèque de sa maison à Adast mais a indiqué qu'il ignorait ce que les deux hommes s'étaient dit.

Selon Sud Ouest, M. Bayrou a tenu ces propos devant cinq lecteurs, cinq journalistes et quelques observateurs, demandant ensuite qu'ils ne soient pas utilisés.

Au cours des derniers mois, M. Bayrou a fait ces mêmes confidences à plusieurs reprises devant des journalistes, en les invitant à chaque fois à ne pas les publier.

Mercredi 25 avril 2007, 12h14




BORDEAUX (Reuters) - François Bayrou aurait coupé les ponts avec Nicolas Sarkozy il y a trois ans, lorsque le candidat UMP lui aurait proposé une alliance contre Jacques Chirac, écrit mercredi le quotidien Sud-Ouest.

Le quotidien Sud-Ouest précise avoir décidé de publier aujourd'hui le contenu d'un entretien avec le président de l'UDF ayant eu lieu le 16 mars, et que l'intéressé avait demandé à l'époque de ne pas rendre public.

Dans cet entretien, François Bayrou expliquait que lors d'une rencontre entre les deux hommes, Nicolas Sarkozy qui venait d'être élu à la présidence de l'UMP lui avait dit: "Je te propose une alliance contre Chirac. On va faire les jeunes et on va le démoder, lui qui est vieux. On va lui faire la guerre et, au bout du compte, on fait une alliance contre Chirac."

François Bayrou qui avait rencontré Nicolas Sarkozy au domicile de l'animateur de télévision Jacques Chancel expliquait qu'il avait refusé ce pacte.

"Ca ne m'intéresse pas. Je ne veux pas faire d'alliance avec toi. Je ne veux pas faire une alliance contre Chirac sur le critère de l'âge. Cela ne me ressemble pas. Alors, tu fais ce que tu veux, mais moi, je ne le ferai pas", avait répondu l'élu béarnais qui reconnaît que "depuis, en effet, il y a comme un froid entre nous...".

Cet entretien dont on peut retrouver la version sonore sur le site Internet de Sud-Ouest, avait été tenu le 16 mars dernier devant une quinzaine de personnes soit selon la rédaction du journal, cinq lecteurs, cinq journalistes et quelques observateurs invités, selon la rédaction du journal.

Le lendemain, veille de la parution, François Bayrou avait "expressément" demandé de ne pas le diffuser.

Sud-Ouest indique avoir choisi finalement de le rendre public car "aujourd'hui, ces confidences prennent tout leur sens. Elles éclairent, avec intensité, le fossé qui sépare les deux hommes".

Mercredi 25 avril 2007, 12h09




BORDEAUX (AP) - Le quotidien "Sud-Ouest" révèle mercredi que François Bayrou lui a confié avoir refusé en février 2004 "une alliance contre Chirac" proposée par Nicolas Sarkozy, et ne plus avoir parlé depuis au président de l'UMP.

François Bayrou a donné cette information à "Sud-Ouest" le 16 mars dernier, lors d'une interview devant un panel de cinq lecteurs, cinq journalistes et plusieurs invités. L'extrait peut être écouté sur le site Internet de Sud-Ouest.

"On ne peut pas rencontrer plus différents que Nicolas Sarkozy et moi. Je n'ai pas parlé avec lui depuis trois ans", confiait alors François Bayrou lors de cet entretien, avant d'expliquer les raisons de cette rupture de relations.

"Nicolas Sarkozy venait d'être élu à la tête de l'UMP. Le dimanche suivant, il me fait inviter chez Jacques Chancel (...) et Sarkozy me dit: "'Je te propose une alliance contre Chirac. On va faire les jeunes et on va le démoder, lui qui est vieux. On va lui faire la guerre, et au bout du compte, on fait alliance contre Chirac'". "Je lui dis: 'ça ne m'intéresse pas. Je ne veux pas faire d'alliance avec toi. Je ne veux pas faire d'alliance contre Chirac sur le critère de l'âge. Cela ne me ressemble pas. Alors tu fais ce que tu veux, mais moi, je ne le ferai pas. "Depuis, en effet, il y a comme un froid entre nous", a déclaré le président de l'UDF.

Selon le journaliste qui signe l'article de "Sud-Ouest", François Bayrou avait expressément demandé la veille de la parution de l'entretien, que ces "propos off" ne soient pas utilisés. Mais le quotidien a estimé que "aujourd'hui ces confidences prennent tout leur sens".

Mercredi 25 avril 2007, 11h28




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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 11:59
(Dépêches)





PARIS (Reuters) - Forts des quelque sept millions de voix obtenues par François Bayrou au premier tour de la présidentielle, les élus UDF se sont réunis mardi pour évoquer le second tour, les législatives et, au-delà, la création d'une nouvelle force politique au centre.

La réunion des députés et sénateurs centristes autour de leur champion aura duré plus de quatre heures dans une ambiance qui était à l'unité de vue, d'après les participants.

Des applaudissements, qu'on a pu entendre de la rue, ont éclaté à la fin de la rencontre. François Bayrou devait s'exprimer mercredi lors d'une conférence de presse.

L'appel de Ségolène Royal, le cas des élus qui ont rallié Nicolas Sarkozy, la présentation d'un député par circonscription aux législatives et la mutation de l'UDF ont été passés en revue.

"Il est dans la logique des choses que l'UDF se refonde en fonction de ses résultats. Le fait majeur de cette élection présidentielle, c'est l'émergence d'une troisième force. Jusqu'à présent, les seules alternatives qui pouvaient y avoir au duo PS-PC, c'était par les extrêmes. Là, ça va se faire par le centre", a déclaré Philippe Folliot, député du Tarn.

"Aujourd'hui, la question n'est pas de savoir si l'UDF va rester dans l'état actuel mais se transformer en un nouveau parti qui à la fois permette à des gens de gauche comme de droite de se retrouver et de travailler ensemble à l'avenir et à la réussite peut-être dans cinq ans", résume Nicolas About, sénateur des Yvelines.

"Je n'ai pas envie que le centre continue à être la force supplétive de la droite, je n'ai pas envie non plus qu'il soit la force de Ségolène Royal. Il faut installer le centre en force autonome", renchérit le banquier de gauche Jean Peyrelevade qui a rejoint l'équipe de campagne de François Bayrou.

Les élus du centre se sentent d'autant plus poussés par le vent de l'Histoire que les deux principaux partis du centre-gauche italien, soutenus par le président du Conseil Romano Prodi, viennent d'approuver la création d'un grand Parti démocratique à l'automne prochain.

Dans l'immédiat, il semble que les appels de telle ou telle personnalité UDF à voter pour le candidat UMP Nicolas Sarkozy ne semblent pas troubler le gros des troupes.

PAS DE PROCES D'INTENTION

"Nous sommes dans le second tour d'une présidentielle, il ne me paraît pas choquant que ceux qui sont d'origine du centre-droit apportent leur soutien au candidat de droite puisque le peuple, souverain, a voulu un affrontement droite-gauche au second tour", déclare Nicolas About.

"Que chacun à l'occasion de ce second tour se tourne vers sa famille d'origine, ce n'est pas forcément scandaleux. Mais à l'inverse, ça ne veut pas dire du tout que toutes ces personnes ne se retrouveront pas pour construire le nouveau parti et assurer la réussite dans cinq ans", ajoute-t-il.

Au même moment, à Rouen, le député-maire UDF de la ville Pierre Albertini apportait officiellement son soutien à l'ancien ministre de l'Intérieur qui tenait meeting dans ce fief centriste, quatre jours après François Bayrou.

Six députés, deux sénateurs et le ministre UDF Gilles de Robien ont confirmé dès dimanche soir leur soutien - apporté avant le premier tour - à Nicolas Sarkozy.

"Même les députés qui appelleront à voter Nicolas Sarkozy, ce n'est pas des députés qui se rallient, c'est des députés qui voient le mode de scrutin tel qu'il est. Il n'y a pas de procès d'intention à faire", a déclaré Maurice Leroy, député du Loir-et-Cher.

Certains dans l'équipe de Nicolas Sarkozy menacent-ils de placer un député face à ceux de l'UDF ?

"Dans plus de 400 circonscriptions, l'UDF peut se maintenir au second tour. On a vécu il y a cinq ans quelque chose qui était encore plus rude avec deux millions de voix. Aujourd'hui, ce n'est pas le moment de faiblir avec sept millions de voix", a fait valoir le député du Loir-et-Cher Maurice Leroy à la sortie.

Quant à l'appel de Ségolène Royal à un dialogue avec François Bayrou, il a fait un flop, a dit Maurice Leroy à la sortie de la réunion.

"C'est le moins que l'on puisse dire, a répondu le député à une question en ce sens, en estimant l'appel de la candidate socialiste "très tardif".

Mardi 24 avril 2007, 21h02



        
PARIS (AFP) - L'UDF, dont le président François Bayrou a été éliminé à la présidentielle, pourrait être en mesure de maintenir ses candidats au second tour des législatives de juin dans plus de 400 circonscriptions, imposant ainsi des triangulaires aux candidats PS et UMP, selon les calculs d'élus centristes.

Ils ont relevé mardi que, dans plus de 400 circonscriptions, M. Bayrou avait obtenu les suffrages de plus de 12,5% des électeurs inscrits, ce qui leur laisse espérer un score semblable pour les législatives.

Si tel était le cas dans ces circonscriptions, le candidat centriste pourrait se maintenir au second tour des législatives, entraînant des triangulaires UMP/PS/UDF.

En 1997, l'ex-RPR avait souffert de triangulaires avec le Front national, estimant alors avoir perdu de ce fait plus de 70 circonscriptions.

Ces calculs élaborés par l'UDF interviennent au moment où les parlementaires centristes sont courtisés par les deux finalistes de la présidentielle, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy.

Le président du groupe UDF à l'Assemblée nationale, Hervé Morin, a ainsi confié que Gérard Longuet (UMP) avait tenté de nouer un dialogue avec lui en vue du second tour de la présidentielle.

Il a aussi révélé que l'ex-PS Eric Besson, qui a rallié Nicolas Sarkozy, l'avait joint samedi dernier en lui disant qu'il le contacterait de nouveau dimanche soir après les résultats du premier tour, sous entendu pour faire des offres de services en cas d'accession de François Bayrou au second tour.

Parallèlement, Nicolas Sarkozy a fait valoir mardi matin, devant les parlementaires UMP réunis à son QG de campagne, qu'il faisait une distinction entre les députés centristes qui le soutiendraient et ceux qui ne le feraient pas, a-t-on appris auprès d'élus UMP.

Ce qui signifie que l'UMP ne présenterait pas de candidat aux législatives contre les UDF ayant rallié Nicolas Sarkozy.

Le candidat de l'UMP a évoqué la constitution de "pôles" préservant l'identité de chacun, a-t-on ajouté. Certains élus UMP y ont vu l'intention d'aider à la constitution à l'Assemblée nationale d'un groupe de centristes ayant rompu avec M. Bayrou.

Affirmant qu'ils n'étaient "pas à vendre", certains élus UDF ont souligné que si quelques uns d'entre eux, localement, au second tour, prévenaient leurs électeurs de leur vote, cela ne s'apparenterait pas à un ralliement à la famille politique de tel ou telle.

Mardi 24 avril 2007, 18h56



PARIS (AFP) - François Bayrou, courtisé avec assiduité par Ségolène Royal et avec moins d'ardeur par Nicolas Sarkozy, va connaître une journée cruciale mercredi, avec une intervention attendue sur les suites du premier tour de la présidentielle, où il a remporté 18,57% des suffrages.

Le président UDF ne devrait donner aucune consigne de vote pour le 6 mai, lors de cette déclaration prévue dans l'après-midi, à 15h30, dans un grand hôtel parisien. Il devrait vraisemblablement annoncer la création d'un parti "démocrate", qu'il a appelé de ses voeux.

Après s'être déclarée mardi soir disposée à accueillir des ministres UDF au gouvernement, Mme Royal devrait revenir à la charge pour tenter de rallier les voix centristes, indispensables pour remporter le second tour le 6 mai.

A l'UMP, les proches de Nicolas Sarkozy devraient multiplier les appels du pied à l'électorat et aux élus centristes, d'autant plus que l'écart avec la rivale socialiste semble se réduire, au vu du dernier sondage Sofres qui accorde 51% au candidat UMP contre 49% à Mme Royal.

Aucun meeting n'est prévu pour les deux finalistes, qui seront tous les deux à la télévision le soir : Nicolas Sarkozy à l'émission "Face à la une" à 20H10 sur TF1, Ségolène Royal à 20H50 dans "A vous de juger" sur France 2.

Dans le camp UMP, une réunion publique est prévue dans la soirée à Bordeaux, animée par l'ancien Premier ministre Alain Juppé et le porte-parole de campagne Xavier Bertrand.
Pour l'équipe Royal, c'est le numéro un socialiste François Hollande, compagnon de la candidate, qui sera en déplacement à Nantes et à Cholet.

La journée sera encore marquée dans la matinée par un Conseil national interrégional (CNIR) des Verts, dont la candidate Dominique Voynet a obtenu 1,57% des voix. La réunion sera suivie en fin d'après-midi d'un point de presse de la secrétaire nationale du parti, Cécile Duflot.

Avant 20h00, le Conseil constitutionnel doit proclamer les résultats officiels du premier tour de la présidentielle.

Mardi, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy ont redoublé d'efforts pour capter les faveurs de François Bayrou et de ses 6.820.882 électeurs, maniant tous les deux la carotte mais aussi, pour l'UMP, le bâton.

Les finalistes s'étaient lancés dès lundi à l'assaut des voix centristes, laissant des messages sur le portable de François Bayrou... qui n'a répondu ni à l'un, ni à l'autre.

En marge de son meeting à Montpellier, Mme Royal a fait un pas important de plus vers François Bayrou en déclarant qu'il y aurait des ministres UDF dans son gouvernement, s'il rejoignait son "pacte présidentiel".

Elle a également affirmé qu'il était concevable, dans le cadre de discussions avec le leader centriste, "d'ajouter des choses" à son pacte, car l'ouverture proposée "n'est pas du tout ou rien". Lundi soir, elle avait proposé à M. Bayrou "un débat ouvert et public".

Dans la soirée, au Grand-Quevilly (Seine-Maritime), Nicolas Sarkozy a fait assaut d'amabilité envers l'UDF: "Je dis à mes amis de l'UDF qu'ils sont les bienvenus. Chacun de ceux qui nous rejoignent le fait librement".

Fort de ses 18,6%, M. Bayrou fait durer le suspense et ne se prononcera que mercredi, au cours d'une conférence de presse où selon toute vraisemblance, il ne donnera pas de consigne explicite, mais pourrait annoncer la création du nouveau parti "démocrate" qu'il a appelé de ses voeux.

Mme Royal devait lui envoyer mardi une lettre soulignant les points de convergence possibles.

La proposition de la candidate d'un "débat" avec M. Bayrou a monopolisé mardi l'attention du PS sans toutefois susciter de critiques alors que les appels de Michel Rocard en ce sens avaient provoqué un tollé avant le premier tour. Mais c'était avant sa nouvelle initiative.

Mme Royal a également symboliquement reçu Jacques Delors et annoncé la présence à un de ses meetings de Romano Prodi, patron du gouvernement de coalition italien, deux modèles avoués de M. Bayrou. Cette dernière nouvelle n'a pas été confirmée à Rome.

Côté UMP, on soufflait le chaud et le froid en direction de François Bayrou, et surtout de ses amis. Jean-Louis Borloo évoquait une "large ouverture" et des ministères pour les centristes si M. Sarkozy était élu. François Fillon laissait entendre que l'UMP, qui a gelé ses investitures dans les circonscriptions des 29 députés UDF sortants, pourrait bien leur mettre des candidats dans les pattes.

Et certains élus ex-centristes de l'équipe sarkozyste évoquaient même la création... d'un nouveau parti centriste.

M. Sarkozy, qui dénonce "les débauchages et les marchandages", a promis de constituer une majorité "multipolaire", sans plus de précisions. Mais il a soigneusement mis en scène les ralliements UDF (huit parlementaires UDF l'ont rejoint avant ou depuis le 22 avril). Mardi soir, Pierre Albertini, député-maire centriste de Rouen, la plus grande ville UDF de France, a annoncé son soutien au candidat UMP.

Côté UDF, on calculait que 400 candidats pourraient se maintenir au second tour des législatives de juin, imposant ainsi des triangulaires aux candidats PS et UMP et pouvant priver de majorité le futur locataire de l'Elysée.

Lundi, M. Sarkozy avait tiré une torpille sur la candidate socialiste, avec la présence à un meeting d'Eric Besson, ex-"Monsieur économie" du PS, qui avait assuré avoir participé à une entreprise de "diabolisation" du candidat UMP.

L'équipe de M. Sarkozy, arithmétiquement favori, craint en effet que le second tour ne se transforme en référendum contre l'ex-ministre de l'Intérieur, au nom du "Tout sauf Sarkozy".

Le candidat a reçu les parlementaires UMP mardi matin à son QG de campagne, leur demandant de "rester totalement mobilisés", car "le premier tour a créé une vraie dynamique, mais la campagne n'est pas terminée".

Mme Royal, distancée de 5 points au premier tour, pourra trouver réconfort dans un sondage Sofres assurant que l'écart se resserre pour le 6 mai, à 49/51 pour M. Sarkozy.

Les deux finalistes s'affronteront en face à face le 2 mai pour le traditionnel débat radio-télé, leurs équipes ayant trouvé mardi un accord. Ce grand classique de l'entre-deux tours avait été escamoté en 2002, Jacques Chirac ayant refusé de discuter avec Jean-Marie Le Pen.

Mercredi 25 avril 2007, 7h42



PARIS (AFP) - Les parlementaires UDF ont commencé à se réunir autour du président de leur parti François Bayrou mardi dans l'après-midi, pour analyser les suites du premier tour de l'élection présidentielle où leur candidat a obtenu 18,57% des voix.

Parmi ces élus figuraient Hervé Morin, François Sauvadet, Jean-Marie Cavada, Jean-Louis Bourlanges.

A son arrivée, le député du Tarn Philippe Folliot a estimé que "nul (n'était) propriétaire de ses voix", souhaitant que "chacun se positionnne en son âme et conscience".

"Le fait majeur de l'élection présidentielle a été l'émergence d'une troisième force. François Bayrou doit rester en phase avec ce qu'il a dit pendant la campagne" a-t-il justifié.

"C'est la logique des choses que l'UDF se refonde en fonction de son résultat", a-t-il ajouté, en allusion au projet de création d'un parti démocrate caressé par François Bayrou.

Sur la même ligne, le président du groupe UDF au conseil de Paris, Didier Bariani, a expliqué qu'il "ne voyait pas pourquoi un courant politique qui s'est battu pour exister va lui-même s'exterminer tout seul dans les 48 heures en prenant position pour l'un ou l'autre des candidats contre lesquels il s'est battu".

François Sauvadet (député de Côte-d'Or) a exprimé sa "confiance en François Bayrou".

"L'appel au ralliement me fait personnellement doucement rigoler", a ironisé Maurice Leroy (Loir-et-Cher). Pour cet élu, "ceux qui appellent à voter Nicolas Sarkozy ne se rallient pas, ils connaissent le mode de scrutin".

Les UDF ne doivent pas, à ses yeux, "avoir d'inquiétude en ce qui concerne les législatives. Nous avons toujours eu des adversaires face à nous, nous sommes vertébrés".

"Les électeurs sont libres. Chacun se déterminera en conscience. C'est vrai aussi pour les élus", a-t-il dit.

En revanche, Rodolphe Thomas, député du Calvados, considérerait "comme un signe d'ouverture tangible vers les centristes que Nicolas Sarkozy choisisse" le ministre centriste "Jean-Louis Borloo comme Premier ministre".

Pour le sénateur Nicolas About (Yvelines), il ne "serait pas choquant que ceux qui sont du centre droit apportent leurs voix à un candidat de la droite".

Jean Dionis du Séjour (Lot-et-Garonne) a considéré que "quelqu'un d'indépendant peut choisir. Je pense que cette ligne est majoritaire. Le centre indépendant est en train de naître. Il peut être amené un jour à gouverner (...) Sur ce long chemin, il faudra passer des alliances".

Le sénateur Philippe Nogrix (Ille-et-Vilaine), interrogé sur l'appel de Ségolène Royal, l'a jugé "beaucoup trop médiatique pour être franc".

Mardi 24 avril 2007, 18h52




PARIS (Reuters) - Fort de près de sept millions de voix obtenues au premier tour de la présidentielle, François Bayrou devrait annoncer ce mercredi la poursuite de sa stratégie d'indépendance au centre, selon les participants à la réunion des élus UDF qui s'est tenue mardi au siège du parti.

François Bayrou, qui tiendra une conférence de presse dans l'après-midi, ne devrait donner aucune consigne de vote pour le second tour de la présidentielle et indiquer que l'UDF présentera un candidat par circonscription aux législatives, a déclaré le député et vice-président de l'UDF Jean Lassalle.

"Nous sommes un parti libre et indépendant qui a reçu près de sept millions d'électeurs. Nous leur laissons la liberté de vote absolue. Qu'ils fassent le choix qui leur paraît le mieux à même de servir notre pays", a déclaré à Reuters le député des Pyrénées atlantiques après une réunion qui aura duré plus de quatre heures.

Ce proche de François Bayrou a expliqué que la consigne de liberté de choix était "générale".

"Chacun est libre de faire ce qu'il entend et les députés ne soutiennent personne. Nous aurons un candidat député dans chacune des 577 circonscriptions aux législatives", a-t-il ajouté.

François Bayrou devrait aussi officialiser mercredi le nom du nouveau parti centriste dont il avait annoncé la création au cours de la campagne du premier tour.

"C'est dans la logique des choses que l'UDF se refonde en fonction de ce résultat (du premier tour). Le fait majeur de cette élection présidentielle, c'est l'émergence d'une troisième force", avait déclaré Philippe Folliot, député du Tarn en se rendant à la réunion de mardi.

"Je n'ai pas envie que le centre continue à être la force supplétive de la droite, je n'ai pas envie non plus qu'il soit la force de Ségolène Royal. Il faut installer le centre en force autonome", résumait le banquier de gauche Jean Peyrelevade qui a rejoint l'équipe de campagne de François Bayrou.

Les élus du centre se sentent d'autant plus poussés par le vent de l'Histoire que les deux principaux partis du centre-gauche italien, soutenus par le président du Conseil Romano Prodi, viennent d'approuver la création d'un grand Parti démocratique.

Quant aux appels de telle ou telle personnalité UDF à voter pour le candidat UMP Nicolas Sarkozy, ils ne semblaient pas devoir troubler la sérénité affichée par le gros des troupes dans l'immédiat.

PAS DE PROCES D'INTENTION

"Nous sommes dans le second tour d'une présidentielle, il ne me paraît pas choquant que ceux qui sont d'origine du centre-droit apportent leur soutien au candidat de droite puisque le peuple, souverain, a voulu un affrontement droite-gauche au second tour", a déclaré Nicolas About, sénateur des Yvelines.

"Que chacun à l'occasion de ce second tour se tourne vers sa famille d'origine, ce n'est pas forcément scandaleux. Mais à l'inverse, ça ne veut pas dire du tout que toutes ces personnes ne se retrouveront pas pour construire le nouveau parti et assurer la réussite dans cinq ans", ajoutait-il.

Au même moment, à Rouen, le député-maire UDF de la ville Pierre Albertini apportait officiellement son soutien à Nicolas Sarkozy qui tenait meeting dans ce fief centriste, quatre jours après François Bayrou.

Six députés, deux sénateurs et le ministre UDF Gilles de Robien avaient confirmé dès dimanche soir leur soutien - apporté avant le premier tour - au candidat de l'UMP.

"Même les députés qui appelleront à voter Nicolas Sarkozy, ce n'est pas des députés qui se rallient, c'est des députés qui voient le mode de scrutin tel qu'il est. Il n'y a pas de procès d'intention à faire", avait déclaré Maurice Leroy, député du Loir-et-Cher, avant la réunion.

Certains dans l'équipe de Nicolas Sarkozy menacent-ils de placer un député face à ceux de l'UDF ?

"Dans plus de 400 circonscriptions, l'UDF peut se maintenir au second tour. On a vécu il y a cinq ans quelque chose qui était encore plus rude avec deux millions de voix. Aujourd'hui, ce n'est pas le moment de faiblir avec sept millions de voix", a fait valoir le député du Loir-et-Cher Maurice Leroy à la sortie de la réunion.

Quant à l'appel de Ségolène Royal à un dialogue avec François Bayrou, il semble qu'il ait fait un flop.

"C'est le moins que l'on puisse dire, a répondu Maurice Leroy à une question en ce sens. Il a estimé l'appel de la candidate socialiste "très tardif", résumant ainsi le sentiment exprimé par nombre de participants.

Mercredi 25 avril 2007, 7h15




PARIS (AFP) - François Bayrou devrait, lors de la conférence de presse qu'il tiendra mercredi, laisser la liberté de vote à son électorat et à ses élus pour le second tour de la présidentielle, selon Maurice Leroy, député UDF du Loir-et-Cher.

"Dans l'esprit, c'est la liberté, la liberté des gens, c'est normal", a déclaré mardi l'élu centriste devant quelques journalistes qui l'interrogeaient sur ce qu'allait annoncer M. Bayrou.

M. Leroy sortait d'une réunion du président de l'UDF avec ses parlementaires au siège de son parti. Une réunion que le député a qualifiée d'"excellente", de "chaleureuse", "sans aucune tension", mais au contraire avec "unité de vues et cohérence".

"La réunion s'est très bien passée, chacun s'est exprimé, le pack est uni et groupé", a de son côté déclaré Phillipe Folliot, député UDF du Tarn.

La réunion des parlementaires UDF destinée à analyser les suites du premier tour auquel le candidat UDF a obtenu 18,57% des voix, se poursuivait après 19h45.

Parmi ces élus figuraient Hervé Morin, François Sauvadet, Jean-Marie Cavada, Jean-Louis Bourlanges.

A son arrivée, Philippe Folliot a estimé que "nul (n'était) propriétaire de ses voix", souhaitant que "chacun se positionnne en son âme et conscience".

"Le fait majeur de l'élection présidentielle a été l'émergence d'une troisième force. François Bayrou doit rester en phase avec ce qu'il a dit pendant la campagne" a-t-il justifié.

"C'est la logique des choses que l'UDF se refonde en fonction de son résultat", a-t-il ajouté, en allusion au projet de création d'un parti démocrate caressé par François Bayrou.

Mardi 24 avril 2007, 23h15

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25 avril 2007 3 25 /04 /avril /2007 11:22
(Dépêches)



















LE GRAND-QUEVILLY, Seine-Maritime (Reuters) - Nicolas Sarkozy a dénoncé mardi soir le "front commun des haines" que cherchent, selon lui, à constituer la gauche et l'extrême-gauche contre sa personne, à l'approche du second tour de l'élection présidentielle.

"La vraie question, ce n'est pas à quoi ils veulent s'opposer mais à qui", a lancé le candidat de l'UMP devant plus de 8.000 personnes réunies au Zénith du Grand-Quevilly, fief de l'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius, près de Rouen.

"Le Parti socialiste rêve d'un front qui serait constitué non contre mes idées, non contre notre projet, non contre mes convictions, non contre mes propositions, mais uniquement contre ma personne", a-t-il poursuivi.

Le "seul projet" de la gauche et de sa candidate Ségolène Royal, "c'est la diabolisation", a accusé l'ancien ministre de l'Intérieur, qui a accusé les socialistes d'éviter ainsi d'avoir à défendre leurs idées et leurs propositions.

"On constitue ainsi le front commun des haines, des intolérances et du sectarisme", a lancé le candidat de l'UMP. "Ce front commun-là, la France n'en a pas besoin."

Il a mis au défi la gauche de continuer dans cette voie : "Qu'ils essayent, les socialistes, si c'est leur façon de concevoir la politique, qu'ils essayent s'ils n'ont pas l'impression d'avilir la démocratie, qu'ils essayent s'ils sont convaincus que la fin justifie les moyens, qu'ils continuent avec leurs appels du pied, leurs clins d'oeil et leurs mains tendues. Moi, je pense qu'un pays qui vote à 85% de participation mérite mieux que cela."

Le président de l'UMP a également raillé la stratégie d'une gauche qui "négocie des alliances" et des "ralliements".

"Elle négocie avec l'extrême-gauche, avec les trotskistes, et puis après elle négocie avec les communistes, et puis après il faut négocier avec les Verts, et puis elle rêve de négocier avec le centre", a-t-il déclaré. "En fait, elle rêve de quoi ? De l'époque des combinaisons partisanes (...), où les partis s'arrangeaient entre eux sans les électeurs."

LE RALLIEMENT DE PIERRE ALBERTINI

"Cette gauche voudrait contenter à la fois le trotskiste, le communiste, l'écologiste, le chevènementiste, le socialiste, le radical de gauche et le centriste", a-t-il ajouté. "A l'arrivée, elle mécontentera tout le monde parce qu'elle n'a voulu choisir aucune ligne stratégique claire."

Cette gauche "sectaire", a-t-il encore dit, "ne veut pas rassembler les Français parce qu'elle veut les diviser", "raisonne encore comme au temps de la lutte des classes et "croit davantage aux étiquettes qu'aux convictions".

Il a, en revanche, vanté sa stratégie de rassemblement : "Chacun de ceux qui nous rejoint le fait en toute liberté."

"Vous êtes des femmes et des hommes libres et moi je suis libre aussi. Et c'est pour cela que notre rassemblement sera le rassemblement de tout le peuple de France", a-t-il ajouté à la foule des participants, parmi lesquels des élus UDF.

A deux pas de Rouen, ville du fondateur de l'UDF Jean Lecanuet, il a continué à cajoler les centristes qui détiennent la clé du second tour, à la veille d'une conférence de presse du président de l'UDF, François Bayrou, arrivé en troisième position dimanche au premier tour de la présidentielle.

"Moi, je crois davantage aux convictions qu'aux étiquettes", a déclaré le candidat de l'UMP. "Je le dis d'ailleurs à mes amis de l'UDF qui sont les bienvenus, parce que nous avons besoin d'un grand rassemblement et que je ne demande à personne de renier son identité."

Nicolas Sarkozy, qui avait dit la veille à Dijon vouloir pratiquer l'"ouverture" sans "débauchage" ni "marchandage" et s'adresser aux électeurs et non aux appareils, a enregistré le soutien d'un nouvel élu UDF de poids.

Le député-maire de Rouen, Pierre Albertini, co-auteur du projet législatif de l'UDF, a annoncé à la tribune qu'il voterait le 6 mai pour le candidat de l'UMP, sans "renier" ses "valeurs" ni abandonner sa famille politique, mais au nom de "l'intérêt supérieur du pays".

Il était encore au côté de François Bayrou, vendredi à Rouen, à l'avant-veille du premier tour. Avant le meeting du Grand-Quevilly, il a reçu en sa mairie Nicolas Sarkozy, qui a assuré qu'il y aurait d'autres ralliements de centristes à sa candidature. "La nouvelle majorité présidentielle est en train de se mettre en place", a déclaré le candidat de l'UMP.

Outre Pierre Albertini, d'autres élus de l'UDF ont assisté au meeting, dont le sénateur Yves Pozzo di Borgo et le député du Calvados Rodolphe Thomas.
  
Mardi 24 avril 2007, 22h06




MONTPELLIER (Reuters) - Ségolène Royal n'a pas exclu mardi soir de faire entrer des ministres UDF au sein de son futur gouvernement.

Lors d'une rencontre informelle avec la presse à Montpellier où elle tenait un meeting, elle a réaffirmé qu'elle tirerait "toutes les conséquences" d'une éventuelle entente avec François Bayrou, à qui elle propose une "séance de travail restreinte".

A un journaliste qui lui demandait précisément si cela impliquait "y compris" de nommer des centristes au gouvernement, elle a répondu: "bien sûr".

"Une majorité présidentielle, elle se construit dans un gouvernement et dans une majorité à l'Assemblée", a-t-elle déclaré.

Le président de l'UDF, arrivé troisième au soir du premier tour de la présidentielle, doit tenir une conférence de presse mercredi après-midi à Paris pour préciser sa stratégie.

Ségolène Royal a détaillé son offre de "main tendue" aux centristes formulée lundi soir, 24 heures après l'annonce des résultats du premier tour qui ont montré une gauche à son plus bas étiage électoral depuis les années 1970.

Elle a expliqué devant les journalistes que Jacques Delors, qu'elle a rencontré mardi matin à Paris, était prêt à participer à une "séance de travail restreinte" à laquelle pourraient également assister "quatre ou cinq" personnes "de chaque côté", PS et UDF.

Lundi soir, Ségolène Royal avait proposé cinq points de discussion sur la base de son "pacte présidentiel": rénovation politique, Etat impartial, "refus des tensions dans les villes et les quartiers", relance de l'Europe et priorités éducatives et écologiques.

Elle s'est dite prête à "rajouter des choses supplémentaires" mais pas à "enlever" des mesures de son programme, rejetant par avance toute "discussion pointilliste" et insistant sur "les convergences et les idées".

PREMIERS CONTACTS PS/UDF

La présidente de Poitou-Charentes a précisé ne pas avoir eu pour l'instant de réponse du candidat centriste, à qui elle a laissé un message téléphonique lundi soir.

Elle veut croire que le fait que François Bayrou n'ait pas encore répondu est un signe encourageant, "sinon il m'aurait dit non tout de suite". Des "contacts" ont d'ailleurs été pris "entre les proches", a-t-elle souligné.

"Je souhaite que la réponse soit positive (...) Cela mérite d'être tenté", a estimé la première femme à avoir une chance réelle d'accéder à l'Elysée qui reconnaît avoir pris un "risque" en sortant des "schémas traditionnels" de la politique française.

"Il y a peu d'occasions dans l'histoire de la politique où on peut accomplir des dépassements, des refondations qui n'entraînent personne à en rabattre sur ses convictions", a déclaré Ségolène Royal.

Celle qui se dit régulièrement prête à "actualiser le logiciel socialiste" a affirmé qu'elle n'avait pas "senti de réticences" au sein du PS après son offre d'ouverture au centre, la première depuis la tentative de Michel Rocard, à la fin des années 1980.

Après avoir rencontré dans l'après-midi les parlementaires socialistes, elle a expliqué avoir ressenti tout au plus des "questionnements".

Pendant son discours de 45 minutes devant plus de 9.000 personnes réunies au Zénith de Montpellier, la candidate du PS, du MRC et du PRG n'a pas cité le nom de François Bayrou.

Elle ne voulait pas "lui mettre la pression par meeting interposé", a-t-elle expliqué aux journalistes, soulignant avoir été "très explicite" notamment quand elle en a appelé à "toutes les couleurs de l'arc-en-ciel".

La campagne présidentielle de l'UDF avait été placée sous le signe de l'orange.

Mardi 24 avril 2007, 22h08

    


MONTPELLIER (AFP) - Ségolène Royal a lancé mardi soir à Montpellier un nouvel appel à François Bayrou et ses électeurs, les invitant à la rejoindre pour construire une France "arc-en-ciel" où des ministres UDF auraient toute leur place dans une "majorité présidentielle".

Pour son deuxième meeting du second tour, la candidate PS avait choisi la capitale languedocienne, où elle a fait sept points de plus que son rival UMP Nicolas Sarkozy et où plus de 9.000 militants enthousiastes l'ont accueillie en scandant "Ségolène présidente" et "On va gagner".

A la veille de la conférence de presse du candidat UDF, Mme Royal a poursuivi ses appels du pied en direction de M. Bayrou, dont les 18,5% recueillis au premier tour constituent la clef du scrutin, alors qu'une victoire de Nicolas Sarkozy signifierait selon elle "le désordre et le malheur pour notre pays".

Elle s'est ainsi adressée "à toutes celles et tous ceux" qui veulent "élargir ce rassemblement et lui donner toutes les couleurs de l'arc-en-ciel", "à tous ceux qui pensent que les valeurs humaines doivent toujours l'emporter sur les valeurs boursières", qui pensent "que, pour que la France avance, elle a besoin d'un Etat impartial", que le leader centriste appelle de ses voeux.

Devant la presse, elle s'est ensuite montrée plus explicite en déclarant qu'en cas de soutien de M. Bayrou, il y aurait "bien sûr" des ministres UDF au gouvernement -comme en 1988 après la réélection de François Mitterrand- car "c'est ça, une majorité présidentielle".

Mme Royal s'est même dit prête à tenir "une séance de travail" avec l'équipe Bayrou pour trouver un accord sur son pacte, quitte à l'enrichir de propositions centristes.

Tout au long de son intervention, elle a égrené les cinq points sur lesquels "des convergences" sont apparues avec les centristes: l'environnement, la conception de l'autorité de l'Etat, la démocratie et la lutte contre les "discriminations", l'éducation, l'Europe.

"C'est cette convergence qui fera la dynamique électorale et fera la victoire. C'est cette convergence qui va construire la nouvelle majorité présidentielle et la France présidente le 6 mai 2007", s'est-elle exclamée.

Auparavant, le leader Vert Daniel Cohn-Bendit avait lui aussi pressé M. Bayrou de soutenir Mme Royal.

"François, tu as soutenu Romano Prodi contre Berlusconi, qui soutient Nicolas Sarkozy. Donc tu dois soutenir Ségolène Royal contre Nicolas Sarkozy. Il faut être clair, dans la vie", a-t-il lancé, déclenchant une ovation de la salle, où avait pris place discrètement le président de la région Georges Frêche, exclu du PS en janvier dernier.

Mais, en terre de gauche, Mme Royal n'a pas manqué non plus de soigner son aile gauche en remerciant du "fond du coeur" tous les candidats éliminés, d'Olivier Besancenot à Marie-George Buffet en passant par Dominique Voynet, qui ont appelé à voter pour elle, avec "une pensée particulière" pour Arlette Laguiller, acclamée par la salle avec des "Arlette avec nous".

"Je leur dis que leurs idées et leur idéal ne seront pas oubliés dans le pacte présidentiel", a-t-elle dit.

Mme Royal a appelé les Français à faire un "choix clair" le 6 mai en privilégiant "la voie de la réconciliation" qu'elle promeut contre celle de la "division" incarnée à ses yeux par Nicolas Sarkozy, dont la victoire signifierait "un pays fragmenté en ghettos de riches et en ghettos de pauvres".

Elle a dévoilé sa nouvelle affiche: une photo, en couleur cette fois, de la candidate, souriante et tout de blanc vêtue, barrée d'un "La France présidente".

A la fin du meeting, Mme Royal a été rejointe sur scène par le chanteur Cali et l'actrice Julie Gayet.

Par Thierry MASURE et Frédéric DUMOULIN, le mercredi 25 avril 2007, 0h26





MONTPELLIER (AFP) - Ségolène Royal a déclaré mardi à des journalistes que si François Bayrou rejoignait le "pacte présidentiel" proposé aux Français, "bien sûr" il y aurait des ministres UDF au gouvernement.

Interrogée pour savoir si elle tiendrait compte, pour la constitution du gouvernement et les élections législatives de juin, d'un éventuel accord de M. Bayrou pour la soutenir, Mme Royal a répondu qu'elle n'allait "pas rentrer tout de suite dans cette logique-là".

"Mais si nous nous rejoignons, j'en tirerai toutes les conséquences pour la majorité présidentielle", a ajouté la candidate lors d'une conversation informelle avec la presse.

"Y compris en prenant des ministres UDF?", lui a demandé un journaliste. "Bien sûr, c'est ça, une majorité présidentielle", a répondu Ségolène Royal.

A la veille d'une conférence de presse de M. Bayrou pour donner sa position sur le second tour, la candidate socialiste a indiqué avoir "proposé une séance de travail" qui réunirait ceux qui la soutiennent et des représentants UDF, "avec quatre ou cinq personnes de chaque côté". Cette séance serait suivie "d'un compte-rendu à la presse" de façon à assurer "la transparence" du rassemblement qu'elle entend promouvoir.

Le fait de tenir une séance de travail montre que l'ouverture proposée "ce n'est pas du tout ou rien", a-t-elle ajouté, en précisant qu'il était concevable "d'ajouter des choses" aux propositions de son pacte.

A propos du rôle que pourrait jouer Jacques Delors, qu'elle a reçu mardi matin, Ségolène Royal a indiqué qu'il était "prêt à participer à une séance de travail". "Je pense qu'il est tout à fait disponible" pour faciliter le rassemblement, a-t-elle dit.

Elle a estimé qu'il "reste possible" de trouver un accord sur le pacte présidentiel avec François Bayrou. "C'est mon intuition politique. Si j'étais à sa place, je le ferais", a-t-elle affirmé, estimant qu'existaient "des compatibilités d'idées" et que François Bayrou avait "refusé le projet de l'UMP".

Ségolène Royal a, à nouveau, expliqué le sens de son ouverture vers le centre. "Je prends acte de la volonté des électeurs de sortir du bloc contre bloc". "C'est autour d'une présidentielle que peut se faire la rénovation politique. C'est un moment qu'on ne peut pas laisser échapper (...) Je le souhaite, il n'y a pas beaucoup de moments dans l'Histoire où on peut faire des dépassements", a-t-elle déclaré.

Mme Royal s'est défendu de tout "calcul arithmétique pour gagner les élections". "Ce n'est pas une initiative tactique", a-t-elle dit.

Mardi 24 avril 2007, 22h39




MONTPELLIER (AP) - Ce n'est pas de la "pression", mais ça y ressemble: déterminée à déjouer les "additions arithmétiques" qui la donnent perdante au second tour, Ségolène Royal a renouvelé pour la troisième fois mardi soir sa proposition de dialogue avec l'UDF, qui pourrait prendre la forme d'une "séance de travail restreinte", n'excluant pas de nommer des ministres UDF.

"J'appelle toutes celles et tous ceux qui partagent (m)es valeurs, quelle que soit la diversité de leur sensibilité, à converger pour les soutenir et pour se rassembler majoritairement autour du pacte présidentiel", a-t-elle de nouveau appelé devant 9.000 personnes chauffées à blanc au Zénith de Montpellier (Hérault). "C'est cette convergence qui fera la dynamique électorale et qui fera les conditions de la victoire, qui va construire la nouvelle majorité présidentielle".

Pour la première fois, elle n'a pas exclu de nommer des ministres UDF dans son gouvernement en cas de victoire le 6 mai. A des journalistes qui lui posaient la question peu après le meeting, elle a répondu: "bien sûr". "Une majorité présidentielle se construit dans un gouvernement et dans une majorité à l'Assemblée", a-t-elle souligné. "Il ne faut pas rentrer tout de suite dans ces logiques-là. Moi, je fais les choses sur les convergences des idées et ensuite j'en tirerai toutes les conséquences".

Une ouverture au centre qu'elle a justifiée par le "devoir de victoire". "Ne vous laissez pas faire par les additions arithmétiques", a-t-elle lancé aux électeurs, alors que les voix cumulées de la gauche au premier tour plafonnent à 36,5%. "La politique, c'est une multiplication de mouvements, de talents, d'énergies, de démocratie vivante qui ne demandent qu'à s'exprimer et c'est à cela que je vais m'employer dans ces quelques jours, cette dernière ligne droite", a-t-elle dit.

"Je pense que ça reste possible. C'est mon intuition politique. Moi, si j'étais à sa place, je le ferais", a-t-elle glissé, alors que le président de l'UDF François Bayrou s'apprête à laisser la liberté de vote à ses troupes. Précisant ses intentions, Ségolène Royal a estimé que ce dialogue pourrait prendre la forme d'une "séance de travail restreinte" avec "quatre ou cinq" personnes "de chaque côté", dont Jacques Delors côté PS. Elle a fait état de "contacts entre les proches" entourages.

La candidate socialiste a pris soin de faire applaudir cinq de ses anciens compétiteurs à gauche, sauf Gérard Schivardi qui n'a pas appelé à la soutenir au second tour. "Je leur dis que leurs idées et leur idéal ne seront pas oubliés dans le pacte présidentiel", a-t-elle promis. Elle a même eu une "pensée particulière" pour Arlette Laguiller (LO). "Arlette, avec nous!", scandait la salle, effervescente. Mais il faut "élargir ce rassemblement", "lui donner les couleurs de l'arc-en-ciel".

S'en prenant à Nicolas Sarkozy, copieusement hué, elle a moqué le "rêve" dont il a fait part dimanche soir. "Ce cauchemar n'est pas une fatalité", a-t-elle raillé, interrompue par la salle qui criait "on va gagner" ou "Ségolène présidente". "Ceux qui flattent toutes les peurs et toutes les inquiétudes récolteront le désordre et le malheur pour notre pays", a-t-elle prévenu.

Et d'évoquer dans un souffle: "la France présidente, que je présiderai peut-être..." Selon un sondage TNS-Sofres/Unilog paru mardi dans l'édition en ligne du "Figaro", l'écart se resserre au second tour, avec 51% pour M. Sarkozy et 49% pour Mme Royal.

La candidate de la gauche a reçu le soutien de Daniel Cohn-Bendit sur son ouverture à l'UDF. "Le problème aujourd'hui, ce n'est pas François Bayrou, ce sont ses électeurs", a-t-il dit. "Moi je comprends François Bayrou, il joue son avenir. Mais il ne doit pas sacrifier la France à son avenir et dire 'ça m'est complètement égal ce qui se passe pendant cinq ans en France'".

Féroce, le député européen écologiste s'en est pris à Nicolas Sarkozy, le comparant au leader conservateur italien Silvio Berlusconi et à l'ancien chef du gouvernement espagnol José Maria Aznar. "Il fait comme si la droite était génétiquement abonnée au pouvoir. Eh bien non!". "Moi je suis TPS: tout pour Ségolène". "Welcome dans le club de ceux qui veulent changer la France!"

En fin de meeting, la candidate a été rejointe sur scène par le chanteur Cali et la comédienne Julie Gayet. Le président de la région Languedoc-Roussillon Georges Frêche, exclu du PS le 27 janvier, était assis dans les gradins.

Mardi 24 avril 2007, 22h44


Prodi ''soutient'' Royal mais ne sera pas au meeting à Lyon

MONTPELLIER (AFP) - Le président du Conseil italien Romano Prodi "soutient" Ségolène Royal, mais ne pourra pas être présent à son meeting de campagne vendredi à Lyon, a-t-on appris mardi soir dans l'entourage de la candidate socialiste, à l'issue de sa réunion publique à Montpellier.

M. Prodi ne pourra pas être présent "en raison d'un problème d'agenda" mais "un message de soutien enregistré" sera diffusé à la réunion, a-t-on précisé de même source.

Mardi à Rome, le porte-parole de M. Prodi, Silvio Sircana, a déclaré à l'AFP que "l'agenda du président du Conseil ne prévoit pas un tel engagement" et qu'il "ne prévoit pas de se rendre à Lyon pour l'instant".

Mme Royal avait annoncé plus tôt dans la journée la présence de M. Prodi à son meeting de Lyon.
Romano Prodi a estimé lundi qu'une alliance entre la candidate PS et le centriste François Bayrou permettrait d'apporter "clarté et ordre" dans le paysage politique français.

Mercredi 25 avril 2007, 0h06





GRAND-QUEVILLY (AFP) - A douze jours du second tour de la présidentielle, pour lequel il devra rassembler une majorité de Français, Nicolas Sarkozy a appelé, mardi au Grand-Quevilly (Seine-maritime), ses "amis de l'UDF" à le rejoindre.

"Je dis à mes amis de l'UDF qu'ils sont les bienvenus. Chacun de ceux qui nous rejoignent le fait librement", a affirmé M. Sarkozy lors d'une réunion publique dans le fief du socialiste Laurent Fabius.

Environ 10.000 personnes (dont 3.000 restées dehors faute de place), assistaient à ce meeting.
A la veille de la conférence de presse de François Bayrou, au cours de laquelle le candidat UDF à la présidentielle ne devrait pas donner de consignes de vote à ses troupes et pourrait annoncer la création d'un parti "démocrate", M. Sarkozy a gagné un soutien UDF de poids: celui du député-maire de Rouen, Pierre Albertini, co-auteur du projet législatif de M. Bayrou.

"Je n'ai aucune intention d'abandonner l'UDF, mais le 6 mai", lors du second tour de la présidentielle, il faudra faire "le choix de la raison" pour "l'intérêt supérieur du pays", a affirmé M. Albertini, qui ne se représente pas aux législatives.

Il avait reçu préalablement M. Sarkozy à sa mairie, pendant une dizaine de minutes.

C'est également à Rouen que M. Bayrou avait tenu son dernier meeting de campagne, vendredi dernier, affirmant: "je suis à Rouen parce que c'est la plus grande ville UDF de France et parce que Pierre Albertini est mon ami".

M. Bayrou, qui a totalisé 18,6% des voix au premier tour de la présidentielle, est à présent l'objet de toutes les attentions aussi bien du Parti socialiste que de l'UMP, conscients qu'ils ne peuvent gagner le 6 mai sans l'apport indispensable des suffrages UDF.

Ségolène Royal a appelé lundi soir François Bayrou à un dialogue "ouvert et public" autour de son "pacte présidentiel", et a promis mardi qu'il y aurait des ministres UDF dans son gouvernement en cas d'accord.

De son côté, Nicolas Sarkozy a téléphoné à François Bayrou (sans l'obtenir), officiellement pour le "féliciter" de son score de dimanche, selon l'un de ses proches.

M. Sarkozy a rejeté tout "marchandages" ou "ouverture politicienne" mais a chargé son conseiller politique François Fillon de monter au créneau.

M. Fillon, qui a déclaré lundi être "prêt" à dialoguer avec M. Bayrou, a prévenu que si l'UDF restait en dehors de la "nouvelle majorité présidentielle" voulue par M. Sarkozy, ses élus feraient face dans toutes les circonscriptions à des candidats UMP.

Réponse du parti centriste: il pourrait être en mesure de maintenir ses candidats au second tour des législatives de juin dans plus de 400 circonscriptions, imposant ainsi des triangulaires aux candidats PS et UMP, selon les calculs d'élus centristes.

Cette perspective, si elle s'avérait exacte, pourrait mettre dans l'embarras une UMP qui se souvient qu'en 1997, l'ex-RPR dont elle est en grande partie issue, avait souffert de triangulaires avec le FN, avec une perte estimée à plus de 70 circonscriptions.

Pour tenter de faire barrage au danger que pourrait représenter une UDF tentée par la proposition de Mme Royal, M. Sarkozy est prêt, selon plusieurs de ses proches, à favoriser la création "d'un nouveau parti centriste".

Ce nouveau parti serait formé, à côté de l'UMP, à partir des UDF ayant rejoint l'UMP. "L'idée est de créer un parti de centre-droit, indépendant de l'UMP", a expliqué le sénateur UDF Yves Pozzo di Borgo, rallié à la candidature Sarkozy. Il a affirmé que Gilles de Robien, seul ministre UDF, était favorable à cette idée.

Par Nadège PULJAK, le mercredi 25 avril 2007, 0h30



MONTPELLIER (AFP) - Ségolène Royal a remercié mardi "du fond du coeur" les candidats de gauche et des Verts qui se sont exprimés au soir du 22 avril pour "se rassembler sur (son) nom", avec "une pensée particulière pour Arlette Laguiller, qui a été acclamée dans le Zénith de Montpellier.

"Je remercie du fond du coeur tous les candidats de la gauche et des écologistes qui, sans tarder, ont parlé pour se rassembler sur mon nom. Avec une pensée particulière, si vous le permettez, pour Arlette Laguiller", a déclaré Mme Royal, rappelant que c'était "la première fois" depuis 1974 que la candidate de LO appelait à voter pour le candidat PS au second tour d'une présidentielle.

Cette référence à Mme Laguiller a déclenché une très longue ovation de la salle, qui a scandé "Arlette, avec nous" en frappant dans les mains.

Mme Royal a aussi remercié "tous les autres: Marie-George Buffet, José Bové, Dominique Voynet, Olivier Besancenot". "Je leur dis que leurs idées et leur idéal ne seront pas oubliés dans le pacte présidentiel", a-t-elle affirmé.

Par ailleurs, la candidate socialiste a estimé que les Français auraient un "choix clair" à faire le 6 mai entre "deux voies", celle de la "division" incarnée à ses yeux par Nicolas Sarkozy et celle de la "réconciliation" qu'elle promeut.

"Le 6 mai, le choix est clair. Il y a désormais deux voies possibles. Il y a la voie de la division et celle de la réconciliation", a-t-elle lancé devant quelque 9.000 personnes scandant "Ségolène présidente" et "On va gagner".

"Il y a la voie du chacun pour soi, de la concurrence, et celle de la réforme dans le calme. Il y a le choix entre reconduire la majorité sortante, son candidat, ses méthodes, ses échecs répétés ou bien essayer autre chose et changer de politique", s'est exclamée Mme Royal.

"Il y a le choix entre le candidat soutenu par Berlusconi et la candidate soutenue par Zapatero", a-t-elle ajouté.

"Moi, mon projet, c'est vous. Ce n'est pas pour moi que je veux grimper je ne sais quelle dernière marche, c'est la France que je veux relever.

Mardi 24 avril 2007, 21h08





LE GRAND-QUEVILLY, Seine-Maritime (AP) - Nicolas Sarkozy a dénoncé mardi soir le "front commun des haines" que la gauche essaie de constituer contre lui pour le deuxième tour de l'élection présidentielle, lors d'une réunion publique au Grand-Quevilly (Seine-Maritime), où il a enregistré de nouveaux ralliements de l'UDF.

"Ce front commun-là, la France n'en a pas besoin", a déclaré le candidat de l'UMP, fort de ses 31,18% du premier tour et de ses cinq points d'avance sur Ségolène Royal, lors de ce meeting dans le fief de Laurent Fabius. Le député-maire UDF de Rouen Pierre Albertini a annoncé à cette occasion son ralliement.

"Cette gauche croit davantage aux étiquettes qu'aux convictions. Moi, je crois plus aux convictions qu'aux étiquettes", a lancé devant 7.000 personnes -selon les organisateurs- le candidat face au "tout sauf Sarkozy" de la gauche.

Selon lui, le Parti socialiste "rêve d'un front constitué uniquement contre sa personne" où "la diabolisation tient lieu d'argument". "Qu'ils continuent avec leurs appels du pied, leurs clins d'oeil et leur main tendue" vers François Bayrou, a mis au défi M. Sarkozy. "Moi, je pense qu'un pays qui vote à 85% de participation mérite mieux que ça".

Devant le ministre de l'Education Gilles de Robien, André Santini et plusieurs élus UDF, mais aussi l'ancien judoka David Douillet, le candidat de l'UMP a opposé sa conception de l'ouverture à celle de Ségolène Royal, au lendemain de la main tendue par la candidate socialiste à François Bayrou et à ses 18,57% du premier tour. Le candidat UDF devrait annoncer mercredi après-midi qu'il laisse la liberté de vote à ses élus et à ses électeurs.

"Cette gauche négocie des alliances, des ralliements; elle négocie avec l'extrême gauche, les trotskistes, les communistes, les Verts. Elle rêve de négocier avec le centre. Elle rêve de l'époque des combinaisons partisanes, de l'époque de la troisième force, de la IVe République", a dénoncé M. Sarkozy.

Selon lui, cette gauche "voudrait n'avoir pas à choisir entre l'alliance à gauche et l'alliance au centre", "contenter à la fois le trotskiste, le communiste, l'écologiste, le chevènementiste, le socialiste, le radical de gauche et le centriste". "A l'arrivée, elle mécontentera tout le monde", a prédit le candidat de l'UMP.

Nicolas Sarkozy a exprimé son refus des "coalitions artificielles". "Je ne négocierai pas de compromis contraire à mes convictions, aux engagements que j'ai pris et pour lesquels plus de 11 millions de Français m'ont fait confiance au premier tour", a-t-il dit. "Je respecterai chacun, mais qu'on ne me demande pas de changer".

Il a estimé que le vote de dimanche dernier n'exprimait pas un "contentement", mais "une exigence forte" de la "France exaspérée", à laquelle il "veut répondre".

Comme la veille à Dijon, le candidat UMP n'a rien renié de son discours sur l'identité nationale et de ses propositions de premier tour.

Avant son discours, Pierre Albertini a pris la parole pour annoncer son ralliement. "Sans renier en aucune manière ni mon parcours, ni mes valeurs, je voterai pour Nicolas Sarkozy", a dit le successeur de Jean Lecanuet, maire de Rouen pendant un quart de siècle et fondateur de l'UDF. Ce dernier "m'a appris une chose: ne jamais se tromper d'adversaire", a expliqué le maire de la plus grande ville gérée par l'UDF, et rédacteur du projet législatif du parti centriste.

M. Albertini, qui accueillait encore vendredi François Bayrou dans sa ville, est le 11e parlementaire de l'UDF à rejoindre le "pôle centriste" que Nicolas Sarkozy veut constituer dans le cadre de son éventuelle majorité présidentielle. Le député UDF du Calvados Rodolphe Thomas a lui aussi manifesté son ralliement en assistant au meeting.

"Ils sont les bienvenus, parce que nous avons besoin d'un grand rassemblement et je ne demande à personne de renier son identité quand il nous rejoint", a commenté le candidat UMP.

Mardi 24 avril 2007, 21h15




PARIS (AP) - "Ségolène Royal est dans une démarche de rassemblement" et "pas dans la combinaison", a affirmé mercredi son directeur de campagne François Rebsamen, accusant Nicolas Sarkozy d'être dans "le débauchage individuel" de membres de l'UDF.

"Elle n'est pas dans la combinaison, elle est dans le dialogue public, la proposition de dialogue public sur un certain nombre de points qui nous semblent faire convergence" avec François Bayrou, a déclaré le maire de Dijon sur RTL. "Nous ne sommes pas, comme Nicolas Sarkozy, dans le débauchage individuel de candidat ou de députés UDF".

Selon le porte-parole de Ségolène Royal, "une rencontre n'est pas prévue" entre la candidate socialiste et François Bayrou, mais, si le président de l'UDF "répond favorablement au dialogue public, cette rencontre aura lieu".

Enfin, François Rebsamen a estimé qu'un rassemblement à gauche qui irait "d'Olivier Besancenot à François Bayrou" tiendrait "beaucoup plus facilement que de Le Pen à Bayrou".

Mercredi 25 avril 2007, 8h20



GRAND-QUEVILLY (AFP) - Nicolas Sarkozy a affirmé que ses "amis de l'UDF sont les bienvenus" pour lui apporter leur soutien au second tour de l'élection présidentielle, mardi lors d'une réunion publique au Grand-Quevilly (Seine-Maritime).

"Je dis à mes amis de l'UDF qu'ils sont les bienvenus. Chacun de ceux qui nous rejoignent le fait librement", a affirmé M. Sarkozy, devant plusieurs milliers de personnes.

Parmi celles-ci se trouvait Pierre Albertini, député-maire de Rouen et co-auteur du projet présidentiel de François Bayrou, qui a déclaré soutenir la candidature de M. Sarkozy au second tour, le 6 mai.

M. Albertini, qui avait reçu M. Sarkozy à sa mairie pendant une dizaine de minutes, a précisé qu'il n'en abandonnait pas pour autant l'UDF.
Le candidat UMP à l'élection présidentielle a fustigé la gauche, qui, selon lui, "négocie des alliances, des ralliements".

"Elle négocie avec l'extrême-gauche, avec les trotskistes, elle négocie avec les communistes, elle négocie avec les Verts. Elle rêve de négocier avec le centre. Elle rêve de l'époque des combinaisons partisanes, de l'époque de la Troisième Force, de la IVe République où les partis s'arrangeaient entre eux sans les électeurs, où les partis faisaient leur petite cuisine entre eux", a-t-il affirmé.

"Le Parti socialiste rêve d'un front qui serait constitué non contre mes idées, mes convictions (...) mon projet, mais contre ma personne", a dénoncé M. Sarkozy.

"Il rêve d'une diabolisation qui tiendrait lieu d'argument" et "remplacerait le débat (...) Qu'ils essayent, les socialistes, si c'est leur façon de concevoir la politique" et "s'ils n'ont pas l'impression en le faisant d'avilir la démocratie. Qu'ils essayent, s'ils sont convaincus que la fin justifie les moyens", a-t-il lancé.

Mardi 24 avril 2007, 21h00




(EuroNews)
L'ancien ministre de l'Intérieur favori de la présidentielle s'est affiché avec son ancien rival au sein de l'UMP, Dominique de Villepin

Le premier ministre français est resté discret depuis le début de la campagne. Sarkozy affiche l'unité : "C'est très important de pouvoir m'appuyer sur l'expérience et le talent de M. de Villepin. (...) C'est un beau signal pour l'ensemble de la famille. L'unité de la famille politique qui est la nôtre a rarement été aussi parfaite dans les années passées." Tandis que l'UMP use de la carotte et du bâton pour pousser le centriste François Bayrou à donner ses voix, Ségolène Royal s'affiche avec celui qui est une référence pour François Bayrou : le socialiste Jacques Delors et appelle à un débat ouvert et public sur ses propositions présidentielles. "Alors maintenant c'est à François Bayrou de prendre ses responsabilités et de dire comment il veut organiser ce débat". François Bayrou qui a presque triplé son score de 2002 se prononcera ce mercredi. Il est fort peu probable qu'il donnera des consignes explicites de vote en faveur de Nicolas Sarkozy ou de Ségolène Royal.

Mardi 24 avril 2007, 20h52



PARIS (AP) - Jean-Pierre Chevènement a indiqué mercredi qu'il pourrait y avoir "des accords de désistement mutuel" entre candidats socialistes et UDF aux prochaines élections législatives en cas d'accord entre Ségolène Royal et François Bayrou.

"On peut trouver des accords de désistement mutuel, ça peut être envisageable dans certains cas", a affirmé le conseiller de la candidate socialiste sur France-2, interrogé sur la proposition de Ségolène Royal d'intégrer des ministres UDF dans son futur gouvernement si elle est élue.

"Ce serait la logique s'ils répondent favorablement, bien entendu", a-t-il ajouté. "Je pense que cela n'aurait rien de radicalement nouveau puisque François Mitterrand l'avait fait en 1988".

Jean-Pierre Chevènement a également affirmé qu'il attendait de François Bayrou, qui doit s'exprimer ce mercredi après-midi "qu'il soit logique avec lui-même" après avoir affirmé que son projet était "à l'opposé" de celui de Nicolas Sarkozy.

Mercredi 25 avril 2007, 8h43



PARIS (AP) - La pression est montée mardi sur l'UDF François Bayrou, qui n'a pas encore officialisé sa position en vue du second tour: la main tendue de Ségolène Royal s'est faite pressante, tandis que l'UMP a accéléré les opérations de débauchage des élus centristes.

Le président de l'UDF devait s'exprimer mercredi mais il semblait que le parti s'apprêtait à laisser la liberté de vote à ses élus et à ses électeurs pour le second tour. "Dans l'esprit, c'est la liberté des gens", lâché le député Maurice Leroy après une réunion à huis-clos des parlementaires UDF.

La candidate socialiste, qui ne peut espérer l'emporter le 6 mai sans le renfort d'un bon nombre des électeurs de François Bayrou, a pressé le président de l'UDF de répondre "assez vite" à sa proposition de débat public. Dans le même temps, elle a poursuivi mardi son offensive de charme en direction du centre, s'affichant notamment aux côtés de l'ancien président social-démocrate de la Commission européenne Jacques Delors, qui a, a-t-elle affirmé, apporté "tout son soutien" à sa "démarche d'ouverture" vers les électeurs centristes.

Elle s'est ensuite prévalue du soutien d'un autre ancien président de la Commission européenne, celui de l'Italien Romano Prodi, une autre figure du centre-gauche qui, comme Delors, est souvent citée en exemple par François Bayrou. Le Premier ministre italien, l'un des artisans de l'union entre les ex-communistes et les catholiques de centre-gauche, pourrait assister vendredi soir au meeting de Mme Royal à Lyon. Une venue toutefois pas encore confirmée.

L'entourage de Ségolène Royal ne s'attend pas à ce que François Bayrou -qui n'a pas été épargné par les attaques socialistes avant le premier tour- se prononce en sa faveur lors de la conférence de presse qu'il doit tenir mercredi. A l'issue d'une réunion de trois heures mardi après-midi au siège de l'UDF, le parti centriste s'apprêtait d'ailleurs à laisser la liberté de vote à ses élus et à ses électeurs.

La main tendue de la candidate est un "mouvement historique", s'est en tout cas réjoui Bernard Kouchner, partisan comme Michel Rocard d'une alliance PS-UDF avant le premier tour. Le député européen écologiste Daniel Cohn-Bendit, qui prône une alliance PS-UDF-Verts, a participé dans la soirée au meeting de Ségolène Royal à Montpellier.

Mais les porte-parole de Nicolas Sarkozy ont vite répondu qu'ils y voyaient plutôt une tentative de "grand écart impossible" entre l'extrême gauche et le centre.

Le candidat de l'UMP a lui préféré insister sur l'unité de la majorité sortante autour de lui: il est allé déjeuner à Matignon avec son ancien rival Dominique de Villepin et a encouragé les candidats UMP aux législatives à se mobiliser massivement.

Il a également pris soin de laisser la porte ouverte aux députés de l'UDF qui voudraient le rallier et n'a pas attendu pour marquer des points sur ce terrain: il a enregistré dès mardi le soutien du député-maire UDF de Rouen Pierre Albertini, vice-président de l'UDF qui a coordonné la préparation du projet de François Bayrou. Il s'agit du 11e parlementaires centriste (sur 58 au total) à rallier l'UMP.

Les parlementaires centristes, réunis à huis-clos à Paris, semblaient assez partagés sur l'attitude à adopter. Si certains affichaient leur proximité avec l'UMP, d'autres insistaient sur la capacité du parti centriste à résister à la pression de l'UMP pour les législatives: en absence d'accord électoral, la présence de candidats UDF pourrait mener tout droit à des triangulaires incertaines dans plus de 460 circonscriptions.

L'appel de Ségolène Royal semblait trouver assez peu d'écho chez les parlementaires centristes, élus souvent avec des voix de droite grâce à un accord avec l'UMP. Reste à savoir ce qu'en penseront les nombreux électeurs de gauche qui ont fait le choix du bulletin Bayrou.

En attendant, les états-majors des deux finalistes se sont accordés sur la date du traditionnel débat télévisé de l'entre-deux tour: ce sera le 2 mai à 21h, sur TF1 et France-2 ainsi que sur les principales radios.

Mardi 24 avril 2007, 20h16



PARIS (AFP) - L'ancien ministre PS Dominique Strauss-Kahn a souhaité mercredi que Ségolène Royal et François Bayrou "puissent se parler" car il y a "une occasion historique de changer la donne" politique.

Le député du Val-d'Oise, invité d'Europe 1, a souhaité qu'ils puissent "se parler, vérifier s'il n'y a pas suffisamment de points sur lesquels ils peuvent avancer ensemble, qui paraissent essentiels à l'un et à l'autre".

"S'il y a des convergences, je ne voudrais pas que mon pays perde cette occasion historique de faire que la donne change. Elle est dans les mains de tous", a-t-il ajouté.

Selon lui, "il ne faudrait pas que simplement parce qu'on ne s'est pas assez parlé, parce qu'on n'a pas voulu se parler, on reste dans la bonne vieille politique traditionnelle où le centre va aller suivre la droite comme il l'a toujours fait".

Dominique Strauss-Kahn, qui doit déjeuner mercredi midi avec la candidate socialiste, a estimé "possible de construire quelque chose de large dans lequel se retrouvent des gens assez différents". "Je note que François Bayrou, qui a soutenu Romano Prodi contre Berlusconi, doit très logiquement aujourd'hui avoir la même démarche vis-à-vis de Nicolas Sarkozy".

L'ancien ministre, qui appelle à bâtir "la maison du renouveau" et à sortir du "vieux clivage d'hier", a rappelé qu'avant le premier tour le candidat centriste avait déclaré que son projet était "compatible avec celui de Ségolène Royal, pas avec celui de Nicolas Sarkozy".

Après la main tendue par Ségolène Royal à François Bayrou, Dominique Strauss-Kahn, a observé que "des ministres d'ouverture, il y en a toujours eu dans les gouvernements de gauche", en faisant référence aux personnalités centristes qui avaient rejoint François Mitterrand en 1988.

"François Bayrou doit se poser la question de savoir si son ambition politique de changer la France, la vie politique française, il peut mieux l'accomplir en continuant comme avant, à côté de l'UMP et souvent derrière ou en renversant la table en faisant une nouvelle donne", a expliqué DSK, en récusant l'idée d'"un arrangement, d'une négociation".

Toutefois, selon lui, le candidat centriste "ne dira ni oui ni non".

Mercredi 25 avril 2007, 9h19



PARIS (AP) - Dominique Strauss-Kahn a estimé mercredi que la proposition de dialogue faite par Ségolène Royal à François Bayrou représentait "une occasion historique" de changer la donne politique en France.

"Nous avons là une occasion historique de faire que la donne change. Elle est entre les mains de tous, il n'y a pas de négociations", a affirmé le député socialiste du Val-d'Oise sur Europe-1. "Il ne faudrait pas que, simplement parce qu'on ne s'est pas assez parlé, parce qu'on n'a pas voulu se parler, on reste dans la bonne vieille politique traditionnelle où le centre va aller suivre la droite comme il l'a toujours fait".

"Nous avons la possibilité entre les mains de changer la donne en France, de faire que le changement existe vraiment dans les idées, dans les politiques, ou bien la continuité, c'est-à-dire ce qui s'est passé depuis cinq ans", a ajouté DSK, soulignant la nécessité de "sortir du vieux clivage" droite-gauche.

Et si François Bayrou, qui doit s'exprimer sur ses intentions lors d'une conférence de presse mercredi après-midi, "ne vient pas discuter, s'il ne se passe rien", alors "on reste dans la vieille tradition, c'est-à-dire que finalement, malgré toutes ces déclarations, le centre ne sera qu'un appendice de la droite".

Réaffirmant sa volonté de bâtir "la maison du renouveau" et "une nouvelle donne", Dominique Strauss-Kahn a dit en avoir "assez de voir la gauche s'enferrer petit à petit dans des dogmes du XXe siècle". "J'en ai assez de voir le Parti socialiste s'enfermer pour des décennies peut-être dans l'opposition parce qu'il ne voudra pas ouvrir les yeux sur le monde", a-t-il ajouté.

Interrogé sur le désir de France "ar-en-ciel" avancé par Ségolène Royal, il a souligné que l'ouverture au centre était "la stratégie de sortir du gris et de voir toutes les couleurs".

"J'ai confiance dans la victoire, d'un côté, de Ségolène Royal, et, derrière, dans la possibilité de faire vivre dans notre pays une force de gauche et de centre-gauche qui sera totalement différente de ce qu'on a connu pendant le siècle qui vient de s'écouler", a-t-il encore affirmé.

Mercredi 25 avril 2007, 9h35


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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 20:10
(Dépêches)




PARIS (Reuters) - Rassembler sans se renier pour Nicolas Sarkozy, tendre la main sans rogner sur sa gauche pour Ségolène Royal : l'inconnue centriste pèse sur la campagne du candidat de l'UMP et de sa rivale socialiste, à la recherche de l'équation la plus efficace pour une victoire le 6 mai.

Quand Nicolas Sarkozy refuse les "combinaisons d'appareils" en proposant un rassemblement à ses conditions, Ségolène Royal invite François Bayrou à "prendre ses responsabilités" en vue d'"un dialogue ouvert et public" sur le programme socialiste.

La candidate socialiste a été sans détour mardi : elle veut que "les choses aillent vite", même si elle se défend de toute "pression" ou "ultimatum" envers le président de l'UDF, qui fera connaître ses intentions mercredi lors d'une conférence de presse à 15h30 dans un grand hôtel parisien.

Ségolène Royal a décidé de multiplier les signaux en direction du pôle centriste, recevant mardi l'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors, qui a validé sa "démarche d'ouverture". Vendredi à Lyon, le président du Conseil italien Romano Prodi, autre figure du centre-gauche européen, participera à un meeting de la candidate socialiste.

Durant la campagne, François Bayrou avait déclaré que son Premier ministre idéal serait un Jacques Delors "en plus jeune".

Le candidat centriste a fédéré 6,8 millions de suffrages (18,57%) lors du premier tour de la présidentielle. Une manne précieuse pour Ségolène Royal, qui dispose d'un réservoir naturel de voix inférieur à 37%.

Contraint à la neutralité s'il veut pérenniser sa stratégie "anti-système" et conforter son indépendance, François Bayrou devrait annoncer la création d'une grande formation du centre et inviter ses électeurs à reprendre leur liberté : certains pourraient choisir de rejoindre leur famille d'origine, droite ou gauche, d'autres de poursuivre sur la voie de l'iconoclasme en se livrant à un "tout sauf Royal" ou un "tout sauf Sarkozy" ou opter pour le bulletin blanc ou l'abstention.

"DES HARKIS OU DES CHAOUCH..."

Les sondages réalisés depuis dimanche sur le report des voix bayrouistes offrent des prédictions contrastées. Selon une enquête Ipsos-Dell pour SFR et Le Point diffusée mardi, l'électorat de François Bayrou se reporterait davantage sur Ségolène Royal que sur Nicolas Sarkozy, dans une proportion de 38%-35%; 27% s'abstiendraient ou ne s'exprimeraient pas.

A l'UMP, où l'on aime à souligner avec le candidat que "c'est le fort qui tend la main", on taxe la stratégie socialiste de "marchandage" et on fait valoir l'impossible "grand écart" de Ségolène Royal "entre François Bayrou et Olivier Besancenot".

Le Premier ministre, Dominique de Villepin, a souligné mardi à l'issue d'un déjeuner à Matignon avec Nicolas Sarkozy la "volonté" et l'"ambition" de rassemblement du candidat de l'UMP dans une démonstration d'unité soigneusement mise en scène.

Pour Nicolas Sarkozy, "la formule, c'est pas de négociations d'appareils mais parler aux Français et aux élus", a résumé Bernard Accoyer, président du groupe UMP de l'Assemblée, à l'issue d'une réunion des parlementaires UMP avec le candidat.

Sans négliger un soupçon de menace en vue des élections législatives des 10 et 17 juin, au fil de tractations qui ne disent pas leur nom.

François Fillon, présenté comme l'un des favoris pour Matignon si Nicolas Sarkozy est élu, s'est chargé du rappel à l'ordre à l'adresse des élus UDF.

L'ancien ministre prévient dans Le Figaro qu'il y aura "un problème aux élections législatives" si François Bayrou n'apporte pas un soutien clair au candidat de l'UMP. Dans cette hypothèse, l'UMP présenterait un candidat contre chaque sortant centriste. Mais l'UDF pourrait riposter en provoquant des triangulaires - dans 469 circonscriptions, selon Le Monde.

"M. Bayrou fera ce qu'il voudra. (...) En revanche, les députés qui vont nous rejoindre auront leur place. Ce ne seront pas des harkis ou des chaouch de la majorité présidentielle. Ils seront soutenus au moment des législatives. Ceux qui se mettront contre Nicolas Sarkozy en tireront les conséquences", a résumé le député UMP de Paris Pierre Lellouche.

Six députés, deux sénateurs et l'unique ministre UDF du gouvernement, Gilles de Robien, se sont ralliés à Nicolas Sarkozy avant le premier tour. André Santini précise dans Le Figaro qu'"une douzaine d'autres" pourraient franchir le pas.

L'UDF compte 29 députés et 33 sénateurs.

Nicolas Sarkozy devait rencontrer mardi le maire UDF de Rouen, Pierre Albertini, avant une réunion publique au Grand-Quevilly (Seine-Maritime). Ségolène Royal sera elle à Montpellier (Hérault).

Les deux prétendants à l'Elysée s'affronteront le 2 mai lors d'un face-à-face télévisé en direct sur TF1 et France 2 à partir de 21h00.

Mardi 24 avril 2007, 17h57





PARIS (AFP) - A J-12 du second tour, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy multiplient les efforts pour capter les faveurs de François Bayrou et de ses 6.820.882 électeurs.

Ils s'affronteront par ailleurs en face à face le 2 mai pour le traditionnel débat radio-télé, leurs équipes ayant trouvé un accord. Ce grand classique de l'entre-deux tours avait été escamoté en 2002, Jacques Chirac ayant refusé de discuter avec Jean-Marie Le Pen.

Les finalistes s'étaient lancés dès lundi à l'assaut des voix centristes, laissant des messages sur le portable de François Bayrou... qui n'a répondu ni à l'un, ni à l'autre.

Fort de ses 18,6%, il fait durer le suspense et ne se prononcera que mercredi, au cours d'une conférence de presse pendant laquelle il ne devrait pas, selon toute vraisemblance, donner de consigne explicite.

La décision est en effet difficile, M. Bayrou devant compter avec les législatives de juin: l'UMP, qui a pour l'instant gelé ses investitures face aux 29 sortants UDF, pourrait leur mettre des candidats dans les pattes.

L'UMP souffle le chaud --évoquant une "large ouverture" et des ministères pour les centristes si son champion est élu-- et le froid, comme lorsque François Fillon rappelle qu'on "ne peut pas dire: je suis contre Sarkozy à l'élection présidentielle, mais je veux les voix de l'UMP à l'élection législative".

M. Sarkozy a dénoncé lundi toute "ouverture politicienne qui chercherait à rassembler à travers les débauchages et les marchandages". Mais il espérait bien recevoir mardi soir à son meeting près de Rouen le soutien de Pierre Albertini, maire UDF de cette ville, la plus grande de France gérée par le parti centriste. Lundi, M. Albertini avait déclaré à l'AFP qu'il n'avait pas encore pris sa décision, qui "n'engagerait que (lui)".

Au moins huit parlementaires UDF ont déjà rejoint M. Sarkozy, dont deux sénateurs et quatre députés depuis le résultat de dimanche.

La candidate socialiste, distancée de 5 points au premier tour, avait de son côté appelé dès lundi soir le leader centriste à "un débat ouvert et public" sur ses propositions présidentielles.

Elle devait lui envoyer mardi une lettre soulignant les points de convergence possibles, et a estimé que M. Bayrou était "devant ses responsabilités". Aucun poste n'a été évoqué.

Cette "ouverture" pourrait heurter au PS, mais Laurent Fabius, tenant d'une ligne "de gauche", a assuré mardi à l'issue d'une réunion de présentation de la stratégie de campagne pour le second tour que "tout s'était bien passé".

Très symboliquement, Mme Royal a rencontré mardi Jacques Delors, cité par François Bayrou comme exemple d'une personnalité de gauche avec qui il pourrait travailler.

Elle a annoncé la présence à ses côtés vendredi à Lyon de Romano Prodi, chef du gouvernement de coalition italien, autre référence de M. Bayrou. Présence non confirmée côté italien [NDLR : présence démentie !].

Les appels de Michel Rocard ou Bernard Kouchner à un rapprochement avec le candidat UDF avant le premier tour avaient été violemment critiqués au PS.

Nicolas Sarkozy, donné vainqueur par les sondages deuxième tour réalisés depuis dimanche, a sorti lundi une torpille anti-Royal, avec la présence à son meeting d'Eric Besson, qui a claqué la porte du PS et a affirmé y avoir participé à une tentative de "diabolisation" du candidat UMP.

L'équipe de M. Sarkozy, arithmétiquement favori, craint en effet que le second ne se transforme en référendum contre l'ex-ministre de l'Intérieur, au nom du "Tout sauf Sarkozy".

Par Stéphane ORJOLLET, le mardi 24 avril 2007, 19h28





PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy, arrivé en tête dimanche au premier tour du scrutin présidentiel, a dit mardi aux parlementaires UMP qu'il n'y aurait pas de négociations d'appareils en vue du second tour le 6 mai.

"La formule c'est : pas de négociations d'appareils mais parler aux Français et aux élus", a résumé pour Reuters Bernard Accoyer, le président du groupe UMP de l'Assemblée, à l'issue d'une réunion des parlementaires UMP autour de Nicolas Sarkozy au siège de son QG de campagne.

Le sort du second tour de l'élection présidentielle dépend en grande partie des reports de voix des électeurs de l'UDF François Bayrou, qui a obtenu 18,55% des suffrages exprimés, et de ceux de Jean-Marie Le Pen (Front national) qui en a recueilli 10,51%

Le candidat à l'Elysée "a insisté sur le fait que Mme Royal s'adressait aux appareils, à une partie du Parti socialiste, à l'extrême gauche et que lui (Nicolas Sarkozy) cherche à s'adresser à tous les Français", a dit le "patron" des députés UMP.

Nicolas Sarkozy, a-t-il ajouté, a également "remercié les parlementaires UMP pour leur participation à la campagne". "C'est vrai que les parlementaires UMP sont tous sur le terrain aux côtés de Nicolas Sarkozy ce qui n'est pas le cas des parlementaires socialistes", a affirmé Bernard Accoyer.

Le député Claude Gaillard, premier questeur de l'Assemblée, a pour sa part trouvé le candidat de l'UMP "très tonique". "Il a pris l'exemple d'une finale à Roland Garros en disant 'si on joue petit bras on ne peut pas gagner. Il faut être libéré, sincère et généreux".

Les députés UMP étaient ensuite invités à déjeuner à l'hôtel de Lassay par le nouveau président de l'Assemblée nationale, Patrick Ollier (UMP).

Mardi 24 avril 2007, 14h53




MONTPELLIER, Hérault (Reuters) - Daniel Cohn-Bendit estime que l'ouverture au centre tentée par Ségolène Royal est "le seul moyen" de remporter la présidentielle face à Nicolas Sarkozy.

"Je dis que c'est possible. C'est difficile mais possible. Il faut être malin", a déclaré à Reuters le député européen avant le meeting de la candidate socialiste à Montpellier (Hérault), dont il est la vedette américaine.

Figure du mouvement de mai 68, ce partisan d'une grande alliance entre la gauche, le centre et les écologistes précise avoir été contacté lundi soir par le camp Royal, après la "main tendue" de la candidate à François Bayrou.

"Elle va gagner si elle prend l'initiative, si elle dit 'je ne suis plus la candidate du PS mais la candidate d'une partie de la France qui veut le renouveau'", assure-t-il.

Cette stratégie, inédite depuis les années Rocard, "ça marche ou ça ne marche pas. Mais avec Sarkozy, ça va casser", prévient Daniel Cohn-Bendit.

"Il paraît que pour gagner une élection présidentielle, il faut plus de 50% des voix. Je suis un élève studieux et je regarde comment on peut les avoir", explique-t-il.

A treize jours du deuxième tour, il se lance dans les calculs. La gauche de la gauche et Ségolène Royal totalisent 36% des voix au premier tour auxquelles il ajoute "12 à 15%" des 18,55% obtenus par François Bayrou "et puis il y a une dynamique qui se développe".

"Tout le monde sait qu'il y a toujours 20% du Front national qui ne va pas à droite donc vous arrivez aux alentours de 50%", prédit-il, n'excluant pas un coup de pouce indirect de Jean-Marie Le Pen.

Le 1er mai, lors de la manifestation du Front national en hommage à Jeanne d'Arc, il va dire "Sarkozy m'a volé, Sarkozy est un voleur, vous détestez les voleurs donc prenez vos responsabilités", veut-il croire.

L'ouverture au centre peut être considérée comme un "épouvantail" pour la gauche de la gauche, demandeuse d'une campagne d'entre-deux tours plus sociale?

"On ne peut pas être plus contre Sarkozy que la gauche de la gauche. Donc si elle est contre Sarkozy, elle ne va pas être contre Ségolène qui essaie de gagner contre Sarkozy. On peut être schizophrène mais pas à ce point", souligne Daniel Cohn-Bendit.

Mardi 24 avril 2007, 19h07



        
PARIS (AP) - Ségolène Royal poursuit son offensive de charme en direction du centre. Mardi, la candidate socialiste a reçu l'ancien président social-démocrate de la Commission européenne Jacques Delors, qui a apporté "tout son soutien" à la "démarche d'ouverture" proposée aux électeurs de François Bayrou.

"Il a manifesté tout son soutien sur cette démarche d'ouverture (et) sur cette volonté d'essayer de travailler (...) à la convergence des idées qui peuvent servir la France et lui permettre d'avancer", a rapporté la candidate, au terme d'une réunion de travail d'environ une heure à son siège de campagne.

Interrogée sur le contenu de leurs discussions, Mme Royal a évoqué "la valeur centrale dont la France a besoin aujourd'hui, c'est-à-dire l'Etat impartial", mais aussi "la défense des libertés publiques, (...) la nécessité de procéder à un référendum et surtout de refuser la solution d'un mini-traité" européen. Le "mini-traité" est la solution avancée par Nicolas Sarkozy pour remplacer la Constitution européenne rejetée par les Français et les Néerlandais en 2005.

"Nous avons beaucoup parlé aussi des questions relatives à l'emploi, au chômage, à la formation professionnelle", a ajouté Ségolène Royal. Avant le premier tour, elle avait déjà expliqué avoir emprunté à Jacques Delors l'idée de son "contrat première chance" pour les jeunes sortant du système scolaire sans qualification.

Jacques Delors a lui refusé de s'exprimer devant les journalistes sur les discussions qu'il a eues avec la candidate. A la question de savoir si la démarche de Ségolène Royal correspondait à ce qu'il aurait aimé faire lui-même s'il avait été candidat à la présidentielle de 1995, il a répondu: "De ce point de vue-là, je peux vous dire oui".

Le candidat UDF François Bayrou, qui avait estimé que son Premier ministre idéal ressemblerait à Jacques Delors "en plus jeune", doit tenir une conférence de presse mercredi. On attend sa réponse à la proposition de débat formulée lundi soir par Ségolène Royal.

La candidate socialiste s'est également prévalue mardi du soutien d'un autre ancien président de la Commission européenne, celui de l'Italien Romano Prodi, une autre figure du centre-gauche souvent citée en exemple par François Bayrou. Le Premier ministre italien assistera vendredi soir au meeting de Mme Royal à Lyon. Sa venue "est un apport très important puisque nous allons avoir à reconstruire l'Europe sur de nouvelles bases", s'est félicitée Ségolène Royal.

Mardi 24 avril 2007, 14h32


         
PARIS (AP) - Xavier Bertrand et Rachida Dati, porte-parole de Nicolas Sarkozy, ont estimé mardi que Ségolène Royal se livrait à un "grand écart impossible" pour attirer les électeurs de François Bayrou et d'Olivier Besancenot, alors qu'il n'y a "pas vraiment de projet commun".

"Au moment où Nicolas Sarkozy veut rassembler, on s'aperçoit que Ségolène Royal veut, elle, marchander", a commenté Xavier Bertrand lors d'un point presse au siège de campagne. "Ce n'est pas la leçon de ce qui s'est passé dimanche".

"Les électeurs de François Bayrou sont plus proches de Nicolas Sarkozy et de son projet que de celui de Ségolène Royal", a estimé Rachida Dati, autre porte-parole du candidat UMP. Elle a cité en exemple les 35 heures que Ségolène Royal "souhaite généraliser" alors que François Bayrou "ne souhaite pas en entendre parler".

La candidate socialiste a tendu la main lundi soir au candidat de l'UDF. Nicolas Sarkozy multiplie lui aussi depuis dimanche les appels du pied aux électeurs et aux parlementaires de l'UDF pour qu'ils rejoignent le "pôle centriste" de son éventuelle majorité présidentielle.

Xavier Bertrand a estimé que la démarche de Ségolène Royal et des socialistes n'était "pas très crédible". Il s'est dit "persuadé que les électeurs de François Bayrou n'ont pas envie de devenir socialistes".

Interrogé sur le nombre de parlementaires UDF que le candidat UMP entendait rallier, il a affirmé que M. Sarkozy "n'est pas dans une logique de pointage, de marchandage". Gilles de Robien, ministre UDF de l'Education rallié à M. Sarkozy, a précisé mardi que "plus d'une douzaine" de parlementaires UDF ont déjà rallié le candidat UMP, assurant que "tous les jours il en arrive".

"Nous ne sommes pas, nous, dans un dialogue avec les leaders politiques. Certains veulent parler à tel ou tel leader, Nicolas Sarkozy veut parler au peuple. Nous allons continuer dans le même esprit", a souligné Xavier Bertrand.

Le porte-parole a refusé de répondre aux questions sur les représailles envisagées pour les élections législatives des 10 et 17 juin contre les députés UDF qui refuseraient de soutenir Nicolas Sarkozy. "Nous verrons qui veut soutenir la majorité présidentielle", a-t-il dit.

Mardi 24 avril 2007, 14h02




PARIS (AP) - Ségolène Royal "sera obligée de faire cocus" les électeurs de François Bayrou et d'Olivier Besancenot, a prédit mardi Bernard Tapie après avoir été reçu au siège de campagne de Nicolas Sarkozy.

"Pour que Ségolène gagne, il faut que les gens de Besancenot et les gens de Bayrou soient sur elle", a expliqué l'ancien ministre de François Mitterrand à sa sortie du siège de campagne du candidat UMP. Selon Xavier Bertrand, porte-parole de M. Sarkozy, Bernard Tapie n'a pas rencontré le candidat, qui recevait au même moment les parlementaires UMP.

"Ce grand écart-là est impossible à faire. Elle sera obligée de faire cocus ou les uns ou les autres, ou les deux, et à mon avis ce sera les deux, car elle fera un mi-chèvre, mi-chou qui fera que ni les électeurs de Bayrou, ni les électeurs de Besancenot se retrouveront", a ajouté M. Tapie.

Bernard Tapie a renouvelé son soutien à Nicolas Sarkozy. "Compte tenu de l'état de la France, on ne peut pas se permettre d'avoir à la tête des gens qui mèneront une politique incohérente. On peut gérer la France et gagner avec une social-démocratie aussi bien qu'avec une démocratie libérale, mais pas un peu des deux", a-t-il dit.

Mardi 24 avril 2007, 13h06




PARIS (Reuters) - Avec sa "main tendue" à François Bayrou, Ségolène Royal a de nouveau pris le Parti socialiste par surprise, au risque de froisser les "éléphants" et la gauche de la gauche qui s'est rangée derrière elle en vue du second tour.

Après son offre de débat "public et transparent" au président de l'UDF, la candidate socialiste qui doit affronter Nicolas Sarkozy dans treize jours a rencontré mardi Jacques Delors à Paris et devait tenir dans la soirée un meeting à Montpellier aux côtés de Daniel Cohn-Bendit, partisan d'une grande alliance entre la gauche, le centre et les écologistes.

L'ancien président de la Commission européenne, figure de la social-démocratie à qui le candidat centriste a rendu hommage tout au long de sa campagne, a avalisé la stratégie d'ouverture de la candidate socialiste.

D'autres "cautions" du rassemblement sont attendues dans la campagne socialiste. L'équipe de Ségolène Royal a notamment annoncé la venue à Lyon vendredi du Premier ministre italien Romano Prodi, qui ne cache son estime pour François Bayrou.

En revanche, l'animateur de télévision et militant écologiste Nicolas Hulot, contacté au soir du premier tour, a choisi de "ne pas sortir du bois et de rester sur sa ligne de neutralité".

Avec cette première ouverture du PS vers le centre depuis le gouvernement Rocard de 1988 à 1991, Ségolène Royal "tente le tout pour le tout" parce que les résultats du premier tour - qui offre un socle de moins de 40% à la gauche - l'ont placée dans une "situation très inconfortable", analyse le politologue Paul Bacot.

Ce faisant, "elle affiche pleinement sa victoire sur (François) Bayrou et lui enlève toute possibilité de dire qu'on ne lui a rien proposé ou de faire preuve de mauvaise volonté", explique l'enseignant en sciences politiques.

Le pari peut s'avérer très risqué, estime-t-il cependant.

D'une part, la candidate du PS, du PRG et du MRC "table sur le fait que la gauche de la gauche continuera à la suivre grâce au 'tout sauf Sarkozy'" et d'autre part "elle n'a toujours pas récupéré l'électorat populaire" qui vote Front national plutôt qu'à gauche.

"Les chefs de la gauche de la gauche ne sont pas complètement stupides. Quand ils se rallient dès dimanche soir, ils connaissent le score (total de la gauche) et savent qu'il va falloir s'adresser au centre pour gagner", assure un conseiller de la candidate.

GOURDIN CONTRE NEGOCIATION

Il en veut pour preuve la tribune publiée mardi dans Libération par des représentants emblématiques des collectifs anti-libéraux. S'ils avaient été choqués par la proposition de Ségolène Royal formulée lundi en fin de journée, "ils pouvaient toujours appeler le journal et faire retirer leur texte".

Au lendemain de l'offre de Ségolène Royal, que la plupart des "éléphants" ont apprise par médias interposés, l'aile gauche du Parti socialiste ne décolère pas mais refuse de s'exprimer officiellement. Tous se rangent derrière la position de Laurent Fabius et d'Henri Emmanuelli qui ont toujours refusé une alliance au centre.

"S'il y a une chance sur quatorze millions qu'on l'emporte, on ne veut pas être accusé d'avoir joué la défaite" en dénonçant la stratégie de la candidate, explique-t-on.

Dans Le Nouvel Observateur, le député européen Pierre Moscovici, proche de Dominique Strauss-Kahn, se dit "persuadé" que, "dans l'urne", François Bayrou "déposera un bulletin Ségolène Royal".

"Il faut s'adresser à tous pour bâtir les éléments de la future majorité présidentielle, construire les conditions d'un rassemblement. Les législatives se joueront ensuite sur cette base", explique-t-il.

François Bayrou se retrouvant en arbitre du deuxième tour pour l'UMP comme pour le PS, l'équipe de campagne de Ségolène Royal s'est attachée à souligner la différence de méthode.

"Nous ne sommes pas dans une logique de débauchage individuel et l'affichage de députés UDF ralliés un par un", se félicite François Rebsamen, co-directeur de campagne.

Invité de l'émission de Canal + "En aparté", Julien Dray, "conseiller spécial" de la candidate, a dénoncé la stratégie de l'UMP dont les chefs "font des sourires et qui derrière dans le dos ont le gros gourdin et menacent".

La stratégie de Ségolène Royal, c'est celle "de la politique autrement". On dit "voilà, le peuple français a parlé, il y a des scores, il y a des rapports de force, nous sommes prêts à ouvrir une négociation sérieuse", a expliqué le député.

Mardi 24 avril 2007, 18h48




PARIS (AP) - En cas d'alliance entre le Parti socialiste et l'UDF, le sénateur PS de l'Essonne Jean-Luc Mélenchon affirme qu'il quittera son parti. "S'il y avait une alliance du PS avec le centre, il y a la moitié des socialistes qui fichent le camp dans l'abstention et sans parler des électeurs communistes", a-t-il expliqué mardi.

Ségolène Royal "a une idée" qui "est de dire: 'je vais au contact, je déclenche le débat et j'oblige M. Bayrou à sortir de la position dans laquelle il espère peut-être se réfugier et qui n'a aucun intérêt'", a poursuivi M. Mélenchon, invité du "Oui/Non" de LCI.

A la question de savoir s'il resterait au PS en cas d'alliance entre les deux partis, le sénateur de l'Essonne a répondu: "non". "Je m'en tiens à ce que dit François Hollande: 'Bayrou c'est la droite'. Je ne vois pas ce que j'irais faire avec", a-t-il ajouté.

"Les gens qui ont voté pour François Bayrou, ils ont voté au centre ils ne savent pas ce que sait (le centre, NDLR). Ils ont voté contre le système, ils ont voté pour un personnage qui paraissait indépendant. Donc, ce sont des coeurs à gagner. On ne gagne rien à leur dire: 'écouter, c'est nous le centre'. Non, nous c'est la gauche", a conclu Jean-Luc Mélenchon.

Mardi 24 avril 2007, 19h38




GRAND-QUEVILLY, Seine-Maritime (AP) - Pierre Albertini, député-maire de Rouen et coordonateur du projet législatif de l'UDF, a annoncé mardi soir son ralliement à Nicolas Sarkozy lors de la réunion publique du candidat UMP au Grand-Quevilly (Seine-Maritime), près de Rouen.

"Sans renier en aucune manière ni mon parcours, ni mes valeurs, je voterai pour Nicolas Sarkozy", a déclaré M. Albertini devant 7.000 militants réunis au Zénith de Grand-Quevilly. Il avait accueilli auparavant Nicolas Sarkozy dans sa mairie.

Le député-maire UDF de Rouen a cité Jean Lecanuet, son prédécesseur pendant un quart de siècle et figure historique de la démocratie-chrétienne en France. "Jean Lecanuet m'a appris une chose: ne jamais se tromper d'adversaire. J'ai regardé dans le projet de Ségolène Royal et de son équipe, et j'ai trouvé beaucoup de propositions qui me heurtent", a-t-il dit, évoquant les 35 heures ou la remise en cause de la loi Fillon sur les retraites.

"Même si je n'approuve pas dans la totalité les propositions de Nicolas Sarkozy, je constate une très forte convergence sur les grands objectifs: redresser économiquement le pays, créer une société de confiance, privilégier la solidarité et non pas l'assistance, rénover la vie politique", a poursuivi M. Albertini.

Le candidat UMP s'est réjoui de ce ralliement. "Il y a beaucoup d'amis de l'UDF qui ont toute leur place dans la majorité présidentielle et qui ne souhaitent pas se retrouver au milieu de l'extrême gauche, du Parti communiste et des Verts", a déclaré M. Sarkozy.

"Il n'y a rien d'étonnant: nous travaillons avec le maire de Rouen ensemble depuis 20 ans. Nos électeurs sont les mêmes. Il serait extraordinaire qu'on ne se retrouve pas dans la nouvelle majorité présidentielle en train de se mettre en place", a ajouté le candidat UMP.

Pierre Albertini, qui accueillait encore vendredi François Bayrou dans sa ville, est le 11e parlementaire de l'UDF à rallier le "pôle centriste" que Nicolas Sarkozy veut constituer dans le cadre de son éventuelle majorité présidentielle.

Les députés André Santini, Pierre-Christophe Baguet, Christian Blanc soutenaient le candidat de l'UMP dès le premier tour. Depuis dimanche, les noms des députés Michel Hunault, Olivier Jardé, Stéphane Demilly, Francis Hillmeyer et des sénateurs Daniel Dubois et Yves Pozzo di Borgo se sont ajoutés à cette liste. Le député UDF du Calvados Rodolphe Thomas a lui aussi manifesté son ralliement en assistant au meeting de mardi soir.

Mardi 24 avril 2007, 19h37



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