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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 12:43
(Dépêche)


Jacques Séguéla votera Sarkozy

Le publicitaire Jacques Séguéla, qui avait fait les campagnes de François Mitterrand et qui affirme voter à gauche depuis 50 ans, a annoncé mardi sur RTL qu'après avoir voté Ségolène Royal au premier, il voterait Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle dimanche prochain.

"J'ai voté Ségolène, j'ai voté Mitterrand en fait. J'ai voté Ségolène, je suis content de l'avoir fait. J'ai attendu jusqu'à la dernière seconde. Ségo m'a fait rêver, et Sarko l'a fait", a dit Séguéla qui déclare avoir fait un choix "humain, économique et sociétal".

"Je pense que François Mitterrand doit se retourner dans sa tombe quand je vois qu'à une semaine de l'élection (Henri) Emmanuelli est en train de lancer un parti progressiste. Alors que tout le monde devrait se mobiliser parmi les gens de gauche pour essayer de faire réussir leur candidate, ils sont en train de se diviser eux-mêmes. Et vous voulez qu'avec ce parti de branquignoles on arrive à relancer la France? (...). Je pense simplement que celui qui a le plus de chances de nous remettre sur les rails, c'est pas le tracteur de Bayrou, c'est pas la charrette de Ségolène Royal, c'est la Formule-1 de Nicolas Sarkozy", souligne Séguéla.

Interrogé sur la possible accusation de traîtrise dont il pourrait faire l'objet, Séguéla répond: "dans une élection présidentielle on est toujours le traître d'un Français sur deux. (...) La France va avoir un sursaut (...). Je ne veux pas être dans l'opposition au moment où ce coup de rein va être donné (...), je veux (...) aider celui qui me semble a le plus de chances pour faire avancer la France. Je veux l'aider à ce que la France réussisse. Moi je ne vote pas Sarkozy, je vote France", déclare encore le père de la "Force tranquille".

The Associated Press - 01/05/07 à 11:35:36


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1 mai 2007 2 01 /05 /mai /2007 12:34
(Dépêche)


Nicolas Sarkozy ne se voit pas en homme de la droite dure

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy se définit comme le candidat d'une "droite républicaine enfin décomplexée" et récuse l'image d'homme de la droite dure, atlantiste, et à la fois pro-israélien et pro-américain.

"Cette perception n'est évidemment ni fidèle ni juste", déclare le candidat de l'UMP dans une interview au quotidien israélien Jerusalem Post.

"J'ai voulu être le candidat d'une droite républicaine enfin décomplexée de ne pas être la gauche, d'une droite sûre de ses valeurs: le travail, l'autorité, la primauté de la victime sur les délinquants, l'effort, le mérite, le rejet de l'assistanat, de l'égalitarisme et du nivellement par le bas. Cela fait-il de moi un homme de la droite dure ?", demande-t-il.

Nicolas Sarkozy souligne s'être efforcé de faire reculer une insécurité "qui avait littéralement explosé sous le gouvernement de gauche" de Lionel Jospin et affirme avoir obtenu "des résultats significatifs."

En matière économique, le président de l'UMP se présente avant tout comme "un adepte du pragmatisme."

"Je crois aux libertés économiques. Je crois à l'économie de marché. Mais je sais aussi que le marché ne dit pas tout et ne peut pas tout. Je crois au volontarisme politique en matière industrielle et technologique", dit-il.

Nicolas Sarkozy se dit "viscéralement attaché à l'indépendance de la France et de l'Europe vis-à-vis de quelque puissance que ce soit."

"Et je déplore que l'Union européenne ne fasse pas preuve de davantage d'unité, de réalisme et d'autonomie dans ses relations économiques et commerciales avec les autres régions du monde, comme dans sa politique étrangère et de défense", ajoute-t-il.

Néanmoins, Nicolas Sarkozy ne voit pas là "d'incompatibilité avec le fait de considérer les Etats-Unis comme une grande démocratie avec laquelle nous avons beaucoup de valeurs communes et des liens historiques indéfectibles".

De même, il ne voit d'incompatibilité "entre la reconnaissance du droit des Palestiniens à disposer d'un Etat viable et le fait de considérer la sécurité d'Israël comme non négociable."

"Cela fait-il de moi un 'atlantiste', un 'pro-israélien' et un 'pro-américain' ? C'est une lecture qui à tout le moins manque de la plus élémentaire subtilité. La vérité, c'est que ceux qui disent cela sont des anti-Israéliens et des anti-Américains", ajoute Nicolas Sarkozy.

Lundi 30 avril 2007, 19h36




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30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 18:33
(Dépêche)


Bourlanges : "Pourquoi je vote pour Nicolas Sarkozy"

Le député européen UDF prend ses distances avec la stratégie de François Bayrou
et critique l’ouverture au centre de Ségolène Royal.

LE FIGARO. – Vous aviez dit au Figaro, il y a un an, que la stratégie de François Bayrou était chimérique. Finalement, vous l’avez soutenu au premier tour, pourquoi ?

Jean-Louis BOURLANGES. – J’ai toujours été hostile à la stratégie du ni droite ni gauche, et j’avais en décembre dernier écrit à François Bayrou que cette stratégie le condamnerait à l’issue du 1er tour à choisir entre « Canossa et le temple solaire », l’humiliation ou l’explosion. Si je me suis finalement résolu à soutenir le président de mon parti, c’est parce qu’il m’avait alors assuré qu’il n’arbitrerait pas en faveur de Ségolène Royal. La situation a peu à peu évolué : le ni droite ni gauche s’est révélé beaucoup plus porteur électoralement que je ne le pensais, tandis que les attaques contre le candidat de l’UMP rendaient chaque jour plus hypothétique un accord de second tour. Dès lors, sans la victoire totale, on ne voyait plus très bien l’avenir du centre.

Que pensez-vous de la future création, annoncée par François Bayrou, du «Parti démocrate» ?

L’intensité de la ferveur qui a conduit sept millions d’électeurs à voter Bayrou garantit-elle sa pérennité ? Le noyau dur des « antisystème » ne représente sans doute que la moitié environ de cet électorat, le reste étant constitué de gens qui, dans le cadre d’un système majoritaire, seront tentés de rejoindre leurs camps respectifs : chiraquiens antisarkozystes à droite, allergiques au ségolénisme à gauche. Tant que la proportionnelle n’aura pas été instituée, un parti indépendant de la droite et de la gauche aura du mal à disposer de la masse critique nécessaire à sa survie électorale. Le centre a besoin d’alliés, qu’ils soient de droite ou de gauche. Le système majoritaire à deux tours permet de faire échec au bipartisme, pas à la bipolarisation.

Une alliance avec la gauche réformiste est-elle possible ?

Une majorité de centristes et de sociaux-démocrates constituerait un formidable instrument de déblocage de la société française. À ce jour, cependant, le Parti socialiste ne me semble pas prêt à en payer le prix, en termes de clarification idéologique comme de solidarité électorale. Mme Royal nous demande de nous rallier à des gens qui nous expliquaient il y a huit jours que nous n’étions pas dignes d’être leurs alliés. La candidate prétend ouvrir le jeu mais l’appareil du parti veille au grain électoral, et n’imagine pas un instant de ne pas s’opposer à nos candidats aux législatives.

François Bayrou n’a pas donné de consigne de vote. Est-ce également votre ligne ?

J’avoue ne pas bien comprendre. François Bayrou refuse d’apporter son soutien à M. Sarkozy, dans lequel il voit une menace de première grandeur contre la démocratie. Mais, en même temps, il laisse à ses électeurs et à ses élus la liberté de voter Sarkozy. Les députés disent benoîtement préférer le candidat de l’UMP contre lequel leur chef sonne le tocsin. On ne peut pas à la fois dénoncer la grande menace et s’y résigner.

Nicolas Sarkozy est-il donc, selon vous, une menace pour la démocratie ?

Je crois, sur la base de ce qu’on observe dans les Hauts-de-Seine et en Poitou-Charentes, qu’aucun des deux finalistes ne peut prétendre au titre de champion de l’État impartial. D’où l’intérêt de ne pas donner tous les pouvoirs au parti du président, et de constituer au Parlement une majorité plurielle. La violence des attaques concentrées sur le seul Nicolas Sarkozy me paraît trahir en revanche les contradictions d’une gauche qui a viscéralement besoin d’un diable pour tenir debout et masquer sa crise identitaire.

Voterez-vous Nicolas Sarkozy ?

J’ai l’intention de voter pour Nicolas Sarkozy. Pour deux raisons. D’abord parce que je crois, comme François Bayrou, que le projet économique de Ségolène Royal serait absolument calamiteux pour le pays. Et la France ne peut pas se payer le luxe de cinq nouvelles années d’erreurs ou d’immobilisme. Je pense ensuite que seule une nouvelle défaite de la gauche permettra de faire éclater la contradiction du PS et de rendre demain possible cette convergence entre sociaux-démocrates et sociaux-libéraux, qui n’est à ce jour qu’un piège à centristes.

CHARLES JAIGU (Figaro), le 27 avril 2007, 22h28






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30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 18:14
(Dépêches)

Royal persiste au centre, le PS gronde

La candidate PS était vendredi en meeting à Lyon, alors qu'au sein du parti beaucoup dénoncent son plan d'ouverture vers l'UDF.

QUEL meilleur endroit que Lyon, ville de tradition centriste, dirigée par le socialiste Gérard Collomb, pour mettre en scène une main tendue à l'UDF ? Hier, dans la capitale des Gaules, Ségolène Royal devait recevoir le soutien du président du Conseil italien, Romano Prodi. Royal avait annoncé il y a quelques jours la présence de Prodi à ce meeting, mais le porte-parole du dirigeant italien avait rapidement fait savoir que son emploi du temps ne prévoyait pas de déplacement. C'est donc par vidéo que l'homme de l'Olivier (la fédération de partis politiques transalpins, créée en 2005, dont Prodi est président) a déclaré son soutien à la candidate socialiste, comme l'avait fait son homologue espagnol José Luis Zapatero à Toulouse avant le premier tour.

Prodi ne peut voir que d'un bon oeil les appels du pied de Royal à Bayrou, lui qui dirige une coalition allant de l'extrême gauche au centre droit. En début de semaine, il affirmait d'ailleurs déjà qu'une alliance entre Royal et Bayrou apporterait « clarté et ordre » dans le paysage politique français. Sans compter que, le jour même du premier tour de la présidentielle française, les Démocrates de gauche italiens et la Marguerite, parti de Prodi, annonçaient leur fusion dans un grand « Parti démocrate », le nom que Bayrou veut donner lui aussi à son nouveau parti.

« Le geste de trop »

Ségolène Royal avait aussi invité Dominique Strauss-Kahn à s'exprimer au cours de son meeting. Finie l'époque où la candidate - comme le 16 mars, en meeting à Charleville-Mézières - le snobait littéralement, refusant même de le rejoindre sur scène. Après avoir déjeuné, bien en vue avec lui mercredi à la terrasse d'un restaurant parisien, elle l'a emmené hier à Lyon dans son avion privé.

Un proche de DSK s'amusait que son mentor soit désormais mis en scène dans le rôle de « l'aspirateur à voix centristes ». Alors qu'il y a encore une semaine, Michel Rocard était vilipendé pour avoir appelé à l'union PS-UDF ! À une semaine du premier tour, Royal joue donc le tout pour le tout pour amener à elle un maximum d'électeurs de Bayrou, faisant le forcing pour organiser un débat avec lui.

L'affaire fait plus que grincer des dents au sein du PS, dont les responsables apprécient peu de voir la ligne stratégique du parti bouleversée entre les deux tours par la can didate et quelque proches, sans la moindre discussion ou même consultation de ses instances élues. Pour un proche de Laurent Fabius, la proposition de Royal de faire entrer des ministres centristes dans son gouvernement constitue « le geste de trop ».

Sur son blog, Pascal Cherki, conseiller de Paris et proche d'Henri Emmanuelli, laisse transparaître sa colère. « Ségolène Royal doit arrêter de courir derrière Bayrou qui refuse le débat droite-gauche. Cet homme est un imposteur ! », affir me-t-il. Il dénonce « le numéro de curée magistralement exécuté » de Bayrou qui, pour « aspirer la gauche, doit faire semblant de moins aimer Sarkozy que Royal ». « Face à un Sarkozy qui avance sur une ligne bonapartiste revendiquant un État fort économiquement et qui de ce fait s'adresse à la France du non au référendum, Ségolène Royal ne doit pas tomber dans la sarabande du oui comme MM. Bayrou, Delors, Rocard, Cohn-Bendit et consorts l'y invitent », implore-t-il.

Jean-Pierre Chevènement, très en cour auprès de la candidate au point que certains le voient premier ministre en cas de victoire de la candidate PS, a aussi créé de l'émoi mercredi, notamment chez les candidats aux législatives. L'ancien ministre de la Défense affirmait, sur France Info, que la gauche « peut trouver des accords de désistement mutuel » entre candidats socialistes et UDF.

« On a déjà donné des circonscriptions à Chevènement alors qu'il n'est plus rien, et maintenant il brade les nôtres aux UDF et nous serions priés de nous sacrifier. Mais on se moque du monde ! », s'insurgeait hier un responsable socialiste.

MYRIAM LÉVY (Figaro), le 28 avril 2007, 12h26




Sarkozy s'affiche avec VGE

Le fondateur de l'UDF était vendredi au côté du candidat UMP qui tenait un meeting en Auvergne.

C'EST DU PUR Sarkozy. Dans une petite entreprise de la ville de Châteldon, dans le Puy-de-Dôme, le candidat fait le tour des machines-outils qui fabriquent des chariots de distribution de repas pour les hôpitaux. Puis, après un discours devant une trentaine d'ouvriers, il se tourne vers quelques journalistes et ne peut s'empêcher de commenter sa prestation lors de l'émission « À vous de juger », sur France 2 : « 5,4 millions, c'est tout de même pas mal ! Elle n'avait fait que 4 millions. Et je fais ça juste après TF1, la veille, où j'étais déjà à plus de 10 millions ! » Autre record de la journée : hier soir, à Clermont-Ferrand, son équipe annonçait plus de douze mille personnes venues voir Nicolas Sarkozy. Selon son entourage, la « plus forte mobilisation politique jamais vue dans ces terres de gauche » où Nicolas Sarkozy, avec 26,28 % des voix, est arrivé juste derrière Ségolène Royal (29,32 %), dans le Puy-de-Dôme.

Autre record, ces dernières heures, fait pour rassurer Nicolas Sarkozy : le nombre de centristes qui désormais le rejoignent. Plus de 23 parlementaires UDF, dont 19 députés, auraient déjà annoncé qu'ils votent Sarkozy. Hier, le député UDF Charles de Courson, pourtant militant du centrisme intransigeant voulu par François Bayrou, avait accepté l'invitation de Brice Hortefeux, régional de l'étape et ami de trente ans du candidat, à accompagner Nicolas Sarkozy dans son déplacement. Ce comptable pointilleux s'est dit déterminé à « expliquer pourquoi il vote Sarkozy » devant les militants UMP, renvoyant à plus tard la question de savoir s'il appartiendrait ou non à la « majorité présidentielle » de Nicolas Sarkozy s'il est élu. Toujours dans son rôle d'intercesseur, Brice Hortefeux avait également organisé une « rencontre républicaine » avec le sénateur socialiste Michel Charasse, lequel a voulu montrer son amitié pour le candidat de la droite, lui qui n'a jamais caché qu'il était allergique à Royal.

Un rare privilège

Mais le record du jour, pour Nicolas Sarkozy, était d'être reçu par Valéry Giscard d'Estaing, dans la maison de famille des Giscard, à la sortie du petit village de Chanonat. Un privilège très rare que Jacques Chirac n'a pas connu. L'ancien président de la République a d'ailleurs accompagné ensuite Nicolas Sarkozy au meeting qui se tenait dans le Parc des expositions de Clermont-Ferrand. Tenu par le devoir de réserve, en tant que membre du Conseil constitutionnel, le fondateur de l'UDF ne s'est pas exprimé publiquement. Il a déjà reçu une lettre de Jean-Louis Debré dans laquelle ce dernier, président du Conseil constitutionnel depuis peu, s'émouvait de ce « manquement ». Les amis de VGE confient néanmoins que le fondateur de l'UDF « bougonne » beaucoup contre les embardées de François Bayrou.

Et Nicolas Sarkozy, qui sera demain à Valenciennes avec Jean-Louis Borloo, à la demande de celui-ci, entend bien afficher que tout le centre droit fait mouvement vers lui quand François Bayrou « discute » avec Ségolène Royal. Hier, Nicolas Sarkozy a aussi revu de près avec son équipe le grand meeting qui se tiendra dimanche à Bercy. « Rassemblement » et « Renouveau » seront au programme. Bien sûr, quelques personnalités devraient être présentes dans la foule. Mais la « surprise » de la journée devrait être la présence de l'amiral Philippe de Gaulle. De Giscard à de Gaulle, les sarkozystes s'enthousiasment : il ne sera pas dit que le sarkozysme « ne rassemble pas ».

HARLES JAIGU (Figaro), le 28 avril 2007,  08h57



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30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 14:16
Vide ou trop plein ?

Il faut parfois prendre ses responsabilités. Et ne pas choisir, ce n’est pas faire preuve de responsabilité. Quel candidat choisir pour le second tour ?


Il est clair que prôner la fin du clivage droite-gauche et avoir à choisir entre la droite et la gauche n’est pas satisfaisant. Mais il faut revenir aux fondamentaux.

En effet, ceux qui considèrent que se rallier à Nicolas Sarkozy casse cette logique en se remettant à droite oublient que voter pour Ségolène Royal est aussi un ralliement à gauche et casse cette même logique… et quelle gauche ! la plus archaïque, celle d’un parti socialiste qui n’a jamais su départager ses propres lignes de front : libéralisme et gauchisme, européanisme et protectionnisme… un gauche qui reçoit le soutien des communistes, des altermondialistes et de l’extrême gauche.

Jean Peyrelevade a alors cru trouver la solution pour ne pas lever le refus du clivage droite-gauche : le vote blanc. Mais ce principe m’insupporte beaucoup puisqu’on sait que le 6 mai 2007, sera élu l’un des deux candidats restés en liste. Donc, ne pas voter, ou voter blanc, c’est fuir ses responsabilités de citoyen. Par conséquent, peu acceptable.

En revenant aux fondamentaux, j’en viens aux projets. C’est pour cette raison que je suis enclin à choisir Nicolas Sarkozy.

Sur le plan économique, le projet de Nicolas Sarkozy est clairement axé sur l’encouragement à la création de nouvelles activités économiques et pas sur le partage de la pénurie qui reste dans la logique de la réduction du temps de travail.

Je ne crois certes pas au slogan très simpliste et démagogique « travailler plus pour gagner plus » car le problème depuis vingt ans est justement l’adéquation entre l’offre et la demande d’emploi, et nombreux sont ceux qui veulent travailler ou veulent travailler plus et ne peuvent pas.

Mais les principales mesures tendent à assainir la situation financière, et sont loin des promesses sociales coûteuses et démagogiques que prône Ségolène Royal qui envisage concrètement de renforcer soit les déficits publics, soit les impôts.

Sur le plan institutionnel, le pacte présidentiel de Ségolène Royal me fait peur avec sa volonté de court-circuiter les corps intermédiaires par la mise en place de jurys citoyens (alors que les élus sont élus pour une durée donnée) et ce qui lui donnera ensuite toute liberté pour donner l’interprétation du désir de la population (pas forcément experte en tout domaine). Je combats le principe de la démocratie participative (j’en ai déjà parlé ici) qui réduit à néant nos deux siècles de tradition démocratique et semble remettre au goût du jour les tentations bonapartistes.

De plus, la volonté de faire une VIe République ne me paraît pas pertinente, nos institutions ont montré leurs preuves depuis près de cinquante ans, et j’ai toujours considéré que si problème il y avait, c’était à cause de la pratique institutionnelle et pas à cause des institutions.

Enfin, mon troisième point, qui n’est pas sur les projets mais sur les caractères : on élit une personnalité, et les attaques incessantes contre Sarkozy sur sa capacité à réduire la démocratie me paraissent d’autant plus disproportionnées (je l’ai aussi déjà dit ici) que j’ai souvenir aussi des critiques contre « Chirac facho » qui ont bien montré leur ridicule après 4 ans de mandat de Premier Ministre et 12 ans de Président de la République de Chirac.

La réalité est que Nicolas Sarkozy est un homme ambitieux et volontariste (tout comme Ségolène Royal et François Bayrou) et qu’il est normal d’être incisif quand tant de réformes sont à réaliser. Et si élire une femme avenante à l’Élysée est évidemment tentant pour moderniser la vie politique, la personnalité autocrate de Ségolène Royal ne me paraît convenir à la fonction.

Par ailleurs, en voulant réaliser une ouverture que même Jacques Delors (dont la solidité politique était tout autre) se sentait incapable de réaliser en 1995, Ségolène Royal s’est totalement décrédibilisée politiquement, en soulignant qu’elle n’a aucune ligne directrice : Bayrou est un imposteur le 20 avril, Bayrou est proche de moi le 24 avril… Et si dans les grandes affaires de l’État, Ségolène Royal avait autant de légèreté ? Impossible de l’imaginer confrontée à une crise nucléaire majeure.

Le 26 avril 2007, sur TF1, on demandait à Ségolène Royal quelle était la principale qualité de Sarkozy. Elle répondit : il a réponse à tout, il sait tout. Quel défaut ? Idem. Cela aurait pu être bien répondu de sa part. Mais quelques minutes plus tard, sur France 2, répondant à ce reproche, Sarkozy dit avec pertinence qu’à l’Élysée, il vaut mieux avoir réponse à tout que réponse à rien, et ne rien savoir.

Il ne reste que six jours. En ce qui me concerne, le choix est clair, je ne vois pas pourquoi je contribuerais à une aventure institutionnelle et économique périlleuse, il n’y a pas de temps à perdre, Nicolas Sarkozy me paraît, des deux candidats, la personne qui fera le moins de dégât au pays et qui s’est donné le plus d’atouts pour redresser la France.

Sylvain Rakotoarison, le 30 avril 2007.

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30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 14:10
(Dépêche)


Nicolas Sarkozy prêt à s'ouvrir sur l'UDF et la gauche

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy s'est dit prêt dimanche à gouverner avec des ministres UDF et des personnalités de gauche en cas de victoire à l'élection présidentielle dimanche prochain.

Le candidat de l'UMP a par ailleurs assuré qu'il pourrait dialoguer avec François Bayrou mais a refusé un débat avec lui avant le second tour.

"J'ouvrirai pour faire la meilleure équipe de France", a-t-il dit à l'émission Dimanche plus, sur Canal+.

"Toutes les qualités, toutes les compétences ne sont pas dans la seule UMP, il y a des femmes et des hommes de l'UDF, à qui il faudra faire une place et des femmes et des hommes de gauche, qui sont à gauche parce qu'ils croient au mouvement, qu'ils ne sont pas des conservateurs et qui ont leur place sur le projet de gouvernement", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy sait qui sera son Premier ministre mais ne l'a pas dit à la personne concernée, a-t-il expliqué.

Concernant François Bayrou, il est prêt au dialogue mais pas au débat. "Je suis tout à fait prêt pour dialoguer avec (François Bayrou), le rencontrer. Oui au dialogue, oui à l'ouverture", a-t-il dit.

L'idée d'un débat similaire entre lui et le président de l'UDF lui paraît incongrue.

"On retourne à la IVe République, on va négocier des arrangements entre amis ? Si François veut qu'on se parle, il n'y a aucun problème. Mais le débat contradictoire, il doit avoir lieu entre les finalistes", a-t-il dit.

Le candidat UMP a expliqué qu'il avait appelé après le premier tour François Bayrou pour "le féliciter de son score", précisant que ce dernier n'avait "pas eu le temps de le rappeler". Selon une autre version du message publié par le Canard enchaîné, Nicolas Sarkozy a en fait sommé François Bayrou de prendre position.

Concernant les allégations de menaces et d'intimidations portées contre lui par François Bayrou, Nicolas Sarkozy a dit qu'il n'était pas rancunier.

"Je ne lui en veux pas. Ca ne ressemble pas au François Bayrou que je connais depuis 20 ans et je veux croire que ces injures, inusitées dans sa bouche, c'est le fruit de l'amertume et de la déception, que je peux comprendre", a-t-il dit.

François Bayrou est son ami, assure-t-il : "il a été dans le gouvernement d'Alain Juppé, on a été dans la même majorité pendant 20 ans. On pourrait parfaitement travailler ensemble, on peut parfaitement gouverner ensemble."

"François Bayrou ne peut pas conduire sa famille politique dans une alliance avec l'extrême-gauche, quand même", a lancé le candidat de l'UMP.

Dimanche 29 avril 2007, 14h53



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30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 14:06
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Plus des deux tiers des députés UDF ont choisi Sarkozy

Quelque 21 députés UDF sur 29 ont annoncé qu'ils voteraient pour le candidat de l'UMP au second tour. L'ancien banquier Jean Peyrelevade, conseiller de Bayrou, indique qu'il votera blanc.
Tandis que le débat Bayrou-Royal de samedi n'a pas donné lieu au rapprochement souhaité par la candidate socialiste, de nombreux députés UDF ont apporté leur soutien à Nicolas Sarkozy pour le second tour de la présidentielle, portant leur nombre à 21 sur 29, soit plus des deux tiers du groupe UDF à l'Assemblée. Derniers en date, Hervé Morin (Eure), Charles-Amédée de Courson (Marne), Rudy Salles (Alpes-Maritimes) et Yvan Lachaud (Gard) ont annoncé qu'ils voteraient Nicolas Sarkozy le 6 mai, après Maurice Leroy (Loir-et-Cher) et Claude Leteurtre (Calvados).

Le président de l'UDF, François Bayrou, a laissé la liberté de vote à ses élus, comme à ses électeurs. Jusqu'à présent un seul député (Gilles Artigues, Loire), a indiqué qu'il voterait blanc. Les autres n'ont pas encore annoncé leur décision.

Le chef de file des députés UDF, Hervé Morin, annonce que "dans l'intérêt du pays" il "votera sans hésitation Nicolas Sarkozy" le 6 mai, estimant que Ségolène Royal "n'est pas à la hauteur de la fonction présidentielle", dans une interview à l'hebdomadaire "L'éveil de Pont-Audemer" à paraître ce lundi. La candidate socialiste "reste enfermée dans un vieux système d'alliance entre les appareils du Parti communiste et de l'extrême gauche", explique Hervé Morin.

De son côté, le député UDF Charles-Amédée de Courson, qui a été membre de l'équipe de campagne de François Bayrou, a annoncé vendredi lors d'un meeting de Nicolas Sarkozy qu'il voterait pour le candidat UMP. Evoquant la liberté de vote accordée par François Bayrou aux parlementaires UDF, il a cité comme raisons de son choix l'Europe, les finances publiques, la politique économique de l'offre et la nécessité d'un soutien suffisant de l'opinion pour mener des réformes.

"Appartenant depuis toujours au centre-droit, élu de la majorité présidentielle actuelle que j'ai toujours soutenue avec ma sensibilité UDF, j'apporterai mon soutien à Nicolas Sarkozy", a indiqué Yvan Lachaud. "Il est hors de question pour moi de faciliter l'élection de Ségolène Royal", a indiqué de son côté Rudy Salles à l'AFP, estimant se sentir "plus proche du programme économique de Nicolas Sarkozy" que de celui de la candidate socialiste.

Côté Sénat, le président UDF du conseil général du Morbihan Joseph Kergueris a annoncé ce vendredi qu'il voterait "à titre personnel" pour le candidat UMP, sans qu'il s'agisse pour autant d'"une marque de ralliement". Le sénateur breton a justifié son choix en estimant qu'il ne se sentait "aucune communauté d'appartenance de projet avec l'extrême gauche qui s'est ralliée immédiatement à Ségolène Royal".

Jean-Louis Bourlanges, député européen UDF, a annoncé vendredi qu'il avait "l'intention de voter pour Nicolas Sarkozy" au deuxième tour de la présidentielle, jugeant "comme François Bayrou que le projet économique de Ségolène Royal serait absolument calamiteux pour le pays." "J'ai toujours été hostile à la stratégie du ni droite ni gauche", rappelle ce proche de François Bayrou, qu'il a soutenu au premier tour, dans une interview publiée sur le site internet du Figaro.

Par ailleurs, dans une démarche inédite, "le groupe des élus UDF et apparentés du conseil général des Hauts-de-Seine, présidé par Pierre-Christophe Baguet, député et conseiller général de Boulogne-Billancourt, a décidé à l'unanimité d'appeler à voter au deuxième tour de l'élection présidentielle pour Nicolas Sarkozy", précise un communiqué diffusé vendredi soir.

Nouveau venu à l'UDF, l'ancien ministre Azouz Begag, qui avait quitté le gouvernement début avril pour rallier François Bayrou, a pour sa part clamé qu'il ne votera "jamais" pour Sarkozy.

Enfin, l'ancien président du Crédit Lyonnais, Jean Peyrelevade, conseiller de Bayrou, a annoncé vendredi qu'il voterait blanc au second tour de l'élection présidentielle. "Je ne crois pas que l'un ou l'autre des candidats puisse, dans le schéma bipolaire actuel, résoudre les problèmes de la France", déclare-t-il sur le site Internet des Echos. "Le centre ne sera plus jamais le supplétif de la droite ou de la gauche. Nous refusons donc de donner une consigne de vote pour le deuxième tour. Dès lors, je pense que l'électorat de François Bayrou qui partage ces vues doit logiquement voter blanc", explique-t-il.

Pour autant, selon un sondage TNS-Sofres pour RTL et Le Monde, les électeurs français sont encore très indécis à une semaine du second tour de l'élection, notamment chez les partisans de François Bayrou dont près de 40% n'ont pas pris de décision. Parmi les électeurs de Bayrou (18,57% des voix au premier tour), 61% ont arrêté leur choix et ceux-là penchent plutôt pour la candidate PS (31%) que pour l'UMP (23%), tandis que 7% s'abstiennent. Les électeurs centristes restant hésitent, et ils détiennent les clefs de l'élection.

La Tribune, dimanche 29 avril 2007, 16h54
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30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 13:55
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Désaccords entre Bayrou et Royal sur l'économie

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal et François Bayrou ont assumé samedi leurs désaccords en matière d'économie, notamment sur l'intervention de l'Etat, les 35 heures, les retraites ou les réformes européennes.

Lors d'un débat sur BFM TV et RMC, la candidate du PS, du MRC et du PRG a défendu pied à pied face au président de l'UDF ses propositions économiques et sociales et a affirmé qu'elle n'était prisonnière d'aucun dogme.

"Sur la question économique, nous avons des désaccords et mon objectif ici n'est pas de chercher à convaincre François Bayrou puisque le pacte présidentiel que j'ai proposé sera mis en application si les Français me confient cette responsabilité", lors du second tour le 6 mai, a-t-elle déclaré.

Le candidat de l'UDF, "en désaccord assez profond" avec le programme économique socialiste, a d'abord critiqué son coût "au même niveau que les promesses électorales de Nicolas Sarkozy, à peu près 60 milliards" d'euros.

MAÎTRISE DES DÉPENSES CONTRE INVESTISSEMENTS

C'est "un déséquilibre considérable supplémentaire apporté à nos dépenses publiques. Je pense que c'est un mauvais choix et que, d'ailleurs, ça ne sera pas soutenable", a-t-il ajouté.

François Bayrou a en outre exprimé son désaccord sur l'"idée qu'en donnant de l'argent à un grand nombre de catégories de Français on va relancer la machine. Ça n'a jamais marché et ça ne peut pas marcher dans une économie ouverte comme la nôtre".

"Il n'y a pas de dogme, il y a une nouvelle vision du développement économique", a répondu Ségolène Royal. "Je considère que la nouvelle croissance économique s'appuie sur trois piliers : la compétitivité économique, la compétitivité sociale" et l'écologie, a-t-elle ajouté.

Alors que François Bayrou critiquait le fait qu'elle revienne "trop souvent à l'idée que l'Etat peut faire les choses à la place de la société", la présidente de la région Poitou-Charentes a assuré que "le 'pacte présidentiel' n'est pas un pacte étatique, bien au contraire et c'est ça sa grande modernité".

"Toutes les réformes économiques et sociales sont faites en partenariat, sous forme de contrats" avec les entreprises, les partenaires sociaux, ou les régions, a-t-elle ajouté.

Selon la candidate du PS, "le pacte présidentiel ne coûte pas 60 milliards mais 35 et ce sont des dépenses actives. Je considère que toutes les dépenses publiques qui sont proposées dans ce pacte rapportent davantage qu'elles ne coûtent".

GÉNÉRALISER LES 35 HEURES ?

Interrogé sur la limitation du temps de travail, François Bayrou a qualifié de "très mauvaise idée" la généralisation des 35 heures prônée par Ségolène Royal car "les plus petites entreprises vont être bouleversées dans leur organisation".

Affirmant au contraire que "le passage aux 35 heures a entraîné une amélioration de la compétitivité" des entreprises lorsque le dialogue social avait permis de moderniser l'organisation du travail, Ségolène Royal a confirmé qu'elle voulait travailler avec les partenaires sociaux pour parvenir à la généralisation des 35 heures.

"Je maintiens que c'est un progrès humain considérable et que ce qui compte c'est 35 heures travaillées de façon très productive (...) plutôt que de travailler 39 heures avec des salariés démotivés", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "ce qui est important ce n'est pas le dogme du chiffre des 35 heures, c'est comment on travaille, comment on se forme, comment l'organisation de l'entreprise s'améliore".

LA LOI SUR LES RETRAITES

A propos de la loi Fillon sur les retraites, Ségolène Royal a promis une nouvelle fois qu'elle "serait revue, en particulier parce qu'elle a créé une inégalité insupportable au dépend des femmes".

Insistant sur l'équilibre précaire du système de retraite en France, François Bayrou a jugé au contraire que "ceux qui pensent qu'on va revenir sur la loi Fillon se trompent".

"La France ne peut pas être le pays dans lequel on travaille le moins d'heures dans l'année et le moins d'années dans la vie", a-t-il dit.

Ségolène Royal a répondu qu'"une des clefs de la solution du problème des retraites, c'est la relance de la croissance".

"On sait bien que si l'on remet deux à trois millions de travailleurs au travail, on résout le problème de déficit des comptes sociaux", a-t-elle expliqué.

DIFFERENDS SUR LA BCE ET LE SMIC EUROPEEN

Sur les questions européennes, Ségolène Royal et François Bayrou se sont opposés sur l'idée d'un salaire minimum et la modification des statuts de la Banque centrale européenne (BCE).

Pour la candidate socialiste, le smic européen "est un objectif indispensable sinon les délocalisations continueront".

François Bayrou a jugé, à l'inverse, que "c'est une idée pas sérieuse, qui ne résiste pas à l'examen une seconde".

Selon lui, un smic européen reviendrait soit à "tuer l'ensemble des pays de l'Est européen" soit à "complètement déséquilibrer" la France.

La candidate de gauche a répété qu'elle plaiderait si elle est élue pour une réforme du statut de la BCE "parce que je veux que l'Europe s'occupe aussi de croissance et d'emploi".

Soulignant que la critique de la BCE était "un point d'accord entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy", le président de l'UDF a affirmé qu'"ils se trompent tous les deux".

Se plaçant en défenseur de la maîtrise de l'inflation, il a rappelé qu'un euro moins cher s'accompagnerait d'une hausse des taux d'intérêt. Dans cette situation, "vous ne pouvez plus ni consommer ni investir donc vous affaiblissez l'économie française", a-t-il expliqué.

Ségolène Royal a de son côté estimé qu'il n'était "pas incompatible d'avoir un euro fort plus un objectif de croissance et un objectif de lutte contre le chômage".

Samedi 28 avril 2007, 16h44



François Bayrou prend acte des désaccords entre lui et Madame Royal

Dans une ambiance sereine, François Bayrou et Ségolène Royal ont débattu devant les caméras de BFM-TV. Il n'empêche, François Bayrou a réaffirmé ses désaccords avec le programme économique de la candidate du parti socialiste : "C'est une très mauvaise idée à mes yeux" a--t-il estimé sur la généralisation des 35 heures, par exemple. Sur l'euro et l'instauration d'un salaire minimum, là aussi, François Bayrou a marqué une ferme divergence d'avec ce que propose Madame Royal. Sur les questions de société, la vision d'une France réconciliée, François Bayrou et Ségolène Royal ont là précisé un certain nombre de convergences, malgré des points comme les signes extérieurs d'appartenance à la Nation. Dans l'ensemble, le débat s'est déroulé dans une ambiance détendue, des rires venant souvent ponctuer les interventions de l'un ou de l'autre. Une autre forme de démocratie est en train de naître. Sans allégeance, mais sans combat non plus.

28 avril 2007



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30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 13:50
Le débat entre François Bayrou et Ségolène Royal est-il pertinent ?

La question n'est pas là, elle est que la discussion publique n'a jamais pu réduire l'espace démocratique.

C'est à l'initiative de Ségolène Royal que Bayrou a accepté ce débat et ce dernier a proposé un débat du même genre avec Nicolas Sarkozy. Il n'a sans doute pas permis aux électeurs de François Bayrou de se fixer sur leur choix dans quelques jours.

La vidéo complète du débat sur BFM-TV et RMC se trouve ici :


François Bayrou prend acte des désaccords entre lui et Madame Royal




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26 avril 2007 4 26 /04 /avril /2007 19:48
(Dépêches)



PARIS (AP) - Le député UDF Jean-Christophe Lagarde a dénoncé mercredi la volonté de Ségolène Royal de débattre avec François Bayrou soulignant que la "semaine dernière, elle expliquait que François Bayrou n'avait pas de programme".

"François Bayrou a également accepté de débattre avec Nicolas Sarkozy si celui-ci le souhaitait", a rappelé le maire de Drancy sur LCI. "Très franchement, Mme Royal la semaine dernière a expliqué que François Bayrou n'avait pas de programme. Cette semaine, elle explique qu'elle trouve beaucoup de vertus et de choses semblables dans le programme de François Bayrou et dans le sien", a-t-il ironisé.

"Je crois que c'est assez tard et assez déplacé", a dénoncé Jean-Christophe Lagarde. "Elle cherche à sauver son élection comme elle le peut. Ce n'est pas notre rôle. Notre rôle c'est de faire entendre des gens qui nous ont fait confiance".

"Je n'aime pas cette tentative de diabolisation, de fascisation de Nicolas Sarkozy", a-t-il poursuivi, même si "je ne suis pas d'accord avec un certain nombre de choses qu'il avance dans son programme".

Mercredi 25 avril 2007, 19h35




Jean-Christophe Lagarde, député-maire UDF de Drancy (93), se réjouit du score de François Bayrou…
 
François Bayrou a affirmé tout au long de la campagne qu’il serait au second tour. Il ne l’est pas. C’est un échec ?

Vous connaissez beaucoup de joueurs qui arrivent sur le terrain en disant qu’ils vont perdre ? Bien sûr, j’aurais préféré que François Bayrou soit au second tour mais son score prouve qu’une nouvelle force politique est née en France puisque près de sept millions de Français ont voté par réflexion et non par réflexe partisan. Nous comptons nous appuyer sur cette force pour les législatives. Ce soir, nous avons vu apparaître une France orange.
 
Votre France orange appelle-t-elle à voter Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy au second tour ?

Nous allons réfléchir à la meilleure façon de nous faire entendre. Pour cela, nous nous réunirons au cours de la semaine afin de déterminer la meilleure stratégie à adopter pour traduire notre effort en force à l’Assemblée nationale.
 
François Bayrou peut-il appeler à ne voter pour aucun des deux candidats ?

Tout est envisageable. Ce qui est sûr, c’est qu’il y aura des candidats UDF présentés dans toutes les circonscriptions aux législatives.
 
Pour reprendre la métaphore du terrain de sport, François Bayrou doit quand même se réjouir de jouer les arbitres…

Il souhaite simplement faire jouer les meilleurs ensemble. Aujourd’hui, peu importe de savoir qui est l’arbitre. Nous, seule force politique qui progresse, nous voulons remettre la France en marche.
Propos recueillis par Alexandre Sulzer

20Minutes.fr, éditions du 22/04/2007 - 23h15



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