Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 10:11
Alors que la Sofres enregistrait une hausse de Bayrou et une baisse de Royal et de Sarkozy, l'Ifop confirme aussi cette hausse de Bayrou, le plaçant à 2,5% de Royal (alors que la marge d'erreur est de 3 à 4%).

Mais ce qui est intéressant, c'est que les sondés qui se disent sûrs de leur choix sont quasiment aussi nombreux pour le vote Bayrou (61%) que pour les autres grands candidats (auparavant, le pourcentage était entre 40 et 50%). Ceux qui hésitent semblent se pencher de plus en plus sûrement sur le vote Bayrou.


La dépêche.

Sarkozy à 28%, Royal à 22,5%, Bayrou à 20%, selon Ifop

PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy reste en tête des intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle à 28% (=), tandis que Ségolène Royal avec 22,5% (=) devance toujours François Bayrou, en hausse de 1 point à 20%, selon un sondage Ifop-Fiducial a paraître vendredi dans le journal gratuit Metro.

Avec 13% des intentions de vote, Jean-Marie Le Pen progresse d'un demi-point par rapport au précédent sondage Ifop-Fiducial réalisé du 26 au 28 mars.

Au second tour, l'ancien ministre UMP de l'Intérieur battrait la candidate PS avec 51% (-2) contre 49% (+2).

Parmi les autres candidats du premier tour, c'est toujours Olivier Besancenot qui est crédité du meilleur score avec 4% (=). Marie-George Buffet recueille 3% (=), devant Philippe de Villiers à 2,5% (=). Viennent ensuite Arlette Laguiller à 2% (-1), suivie de Frédéric Nihous à 1,5% (-0,5), José Bové à 1,5% (=) et Dominique Voynet, également à 1,5% (=). Gérard Schivardi reste stable à 0,5%.
63% des personnes interrogées se disent sûres de leur choix, contre 37% qui peuvent encore changer d'avis.

Ce sont les électeurs de M. Le Pen qui sont les plus sûrs de leur choix (72%) devant ceux de Nicolas Sarkozy (71%), de Mme Royal (65%) et de M. Bayrou (61%).

Sondage réalisé du 17 au 19 avril par téléphone auprès d'un échantillon de 952 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, inscrites sur les listes électorales (méthode des quotas). Notice détaillée disponible à la commission des sondages.

Vendredi 20 avril 2007, 0h11


Partager cet article
Repost0
20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 09:54
(Dépêches)



Bayrou promet de faire échec aux "puissances" liguées contre lui

PAU (AFP) - Sur ses terres du Béarn, François Bayrou a promis de faire échec aux "puissances" qui voudraient maintenir le PS ou l'UMP à la tête du pays, jeudi soir devant plusieurs milliers de personnes réunies au Zénith de Pau.

En terrain familier devant son épouse Elisabeth, plusieurs élus et "amis" de la région et, selon l'UDF, 7.000 sympathisants dans la salle et 3.000 à l'extérieur, le candidat UDF à la présidentielle a insisté sur son enracinement en Béarn, "un pays de fierté qui refuse de plier".

Celui qui avait démarré à 6% dans les sondages en janvier avant de devenir le "troisième homme" de la campagne a cité la devise d'Henri IV: "le béarnais est pauvre, mais il ne baisse pas la tête".

Ce dernier grand meeting avant le premier tour a coïncidé avec la publication par le journal Le Monde d'un éditorial intitulé "Impératif démocratique", appelant à un second tour Ségolène Royal/Nicolas Sarkozy "pour assurer les chances d'un vrai choix".

"En face de cet immense mouvement de peuple" qui le soutient, il a décrit "le feu croisé, avec une violence jamais atteinte, de ceux qui ont un programme commun: surtout ne rien changer".

"Pour vous, on doit supprimer le premier tour de l'élection présidentielle et passer directement au second", en votant pour Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal, a-t-il protesté, s'adressant à l'UMP et au PS, ainsi qu'aux "autres forces" qui les entourent, "des monopoles, médiatiques notamment".

Mais "c'est le peuple qui décide!", a-t-il lancé, assurant que son élection serait "la loi de l'emmerdement maximum" pour "tous les puissants" voulant défendre "leur privilège principal, le monopole du pouvoir".

"Je suis décidé à conduire cette révolution là", a-t-il affirmé.

Cette "bonne vieille connivence entre les pouvoirs financier, politique et médiatique, voilà ce que nous menaçons par notre existence même", a-t-il assuré.

Il a pris l'engagement d' "enlever le pouvoir" à l'UMP, au PS et à leurs "réseaux", réaffirmant être "le seul à pouvoir gagner le deuxième tour contre l'hyper favori qu'on nous présente dans tous les sondages".

Le député des Pyrénées-Atlantiques a assuré que pour les citoyens, son élection serait "sans risques, avec un président équilibré, modéré, qui aime la France plus qu'il n'aime le pouvoir, qui a des racines, qui a une vocation de rassembleur, qui peut parler et respecter ceux qui ne sont pas du même avis que lui".

Une image qu'il a opposée, sans le nommer, à celle qu'il attribue habituellement à Nicolas Sarkozy. "A force de faire monter les tensions, entre les communautés, entre les origines, entre les religions, entre les couleurs de peau, on rend la France dangereuse", a-t-il dit dans une critique implicite de son rival UMP. "Je veux la France en sécurité, apaisée", a-t-il ajouté.

La réunion s'est conclue par la Marseillaise, suivie de l'hymne pyrénéen chanté en béarnais, comme lors de la déclaration de candidature de M. Bayrou, le 2 décembre dernier dans le village voisin de Serres-Castet. Dimanche, il votera à Pau avant de rejoindre son QG de campagne à Paris pour la soirée électorale.

Par Pascale JUILLIARD, le jeudi 19 avril 2007, 22h38



Bayrou: "mon élection, la loi de l'emmerdement maximum" pour les "puissants"

PAU (AFP) - François Bayrou a affirmé jeudi que son élection à la présidentielle serait "la loi de l'emmerdement maximum" pour tous les "puissants" cherchant à défendre leurs "privilèges", lors d'une réunion publique à Pau.

Le candidat UDF a fustigé UMP et PS, "ces deux partis épuisés qui nous ont conduit au gouffre où nous sommes" mais qui veulent conserver le pouvoir, entourés "d'autres forces, des monopoles, médiatiques notamment", au Zénith de Pau où étaient rassemblées, selon l'UDF, 7.000 personnes dans la salle et 3.000 dehors devant un écran géant

"Voilà ce que nous menaçons par notre existence même", a-t-il affirmé, à l'attention de "tous les puissants" qui veulent "défendre leurs privilèges".

"Mon élection, pour tous ceux-là, on voit bien maintenant, pour parler simplement, que c'est la loi de l'emmerdement maximum", a-t-il affirmé, se disant "décidé à conduire cette révolution-là".

Il a assuré que pour les citoyens, son élection serait "sans risques, avec un président équilibré, modéré, qui aime la France plus qu'il n'aime le pouvoir, qui a des racines, qui a une vocation de rassembleur, qui peut parler et respecter ceux qui ne sont pas du même avis que lui".

Pour ce retour sur ses terres, M. Bayrou était accompagné de son épouse Elisabeth, qui vit dans le petit village voisin de Bordères, de l'acteur Vincent Lindon, et d'élus de la région tels Didier Borotra, sénateur maire de Biarritz, et les députés Jean Lassalle (Pyrénées-Atlantiques) et Jean Dionis du Séjour (Lot-et-Garonne).

Jeudi 19 avril 2007, 22h13








Partager cet article
Repost0
19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 21:35

Jean-Christophe Lagarde était invité sur le plateau de "la Matinale" de Canal+. Au lendemain d'un raz-de-marée populaire à Bercy, lors du meeting réunissant plus de 17 000 spectateurs, le député-maire de Drancy, porte-parole de François Bayrou pour l'élection présidentielle, s'est exprimé sur l'actualité politique. Celle qui démontre le soutien important et réel dont bénéficie le candidat béarnais malgré les attaques politiciennes dont il fait l'objet. Les citoyens veulent une évolution politique qui dérange les appareils politiques d'après Jean-Christophe Lagarde.


En réaction au récent ralliement de Valéry Giscard D'Estaing, Jean-Christophe Lagarde a évoqué le signe du changement provoqué par l'adhésion des Français au projet de François Bayrou. Celui-ci propose de dépasser les vieux clivages pour rassembler autour d'un projet commun et républicain. Par conséquent, les crispations partisanes se manifestent en réaction à cette évolution politique.

Pour beaucoup de cas, ceux qui se rassemblent derrière Nicolas Sarkozy sont à la recherche d'un "strapontin" pour obtenir une place de choix au sein du pouvoir d'après Jean-Christophe Lagarde.

Pour le député-maire de Drancy, l'électorat favorable à François Bayrou, qui est passé de 7% aux dernières élections à environ 20% d'après les sondages actuels, expriment indubitablement cette quête du renouveau.

Cet électorat du renouveau n'est pas celui qui vote par habitude envers un appareil comme l'explique Jean-Christophe Lagarde. C'est en cela qu'il échappe aux pronostics. "Même statistiquement, c'est François Bayrou qui a le plus de chances de faire le plus de voix" s'il on tient compte de l'hésitation générale des électeurs, qui sont plus enclins à apporter leurs suffrages au candidat béarnais qu'aux deux représentants de ce système qu'il décrie.

Pour le porte-parole de François Bayrou, le candidat a toutes ses chances de passer au deuxième tour de l'élection présidentielle. "Il pourra même peut-être être en tête au premier tour" dimanche prochain a-t-il déclaré au lendemain du meeting de Paris-Bercy qui s'est déroulé dans une véritable liesse populaire.

Évoquant la candidature de Ségolène Royal, Jean-Christophe Lagarde a souligné que l'on ne pouvait pas "dire tout et son contraire", illustrant son propos par l'évocation du Smic à 1500 euros. La candidate socialiste joue sur l'ambiguïté d'après le député-maire de Drancy en n'omettant d'exprimer le montant qu'elle propose en net, sans dire que les 1500 euros dont elle parle constituent le montant en brut. Dans ce cas, "il faut dire je passe de 980 à 1180 euros net"

Ensuite, au chapitre du rassemblement transpartisan proposé par François Bayrou, Jean-Christophe Lagarde a rappelé que, même s'ils ne se prononcent pas tous avant le premier tour, "40 à 50 % du PS est composé de gens qui pensent comme nous". Et dans la droite gaulliste, des partisans de la candidature de François Bayrou sont prêts à se rassembler autour du candidat à la présidentielle.

"Ceux qui ne sont pas verrouillés par les appareils politiques tels que Bernard Kouchner, peuvent dire ce qu'ils pensent plus facilement" a-t-il révélé.
a-t-affirmé.

Jean-Christophe Lagarde a soutenu que les uns et les autres, à gauche et à droite, qui ont intérêt à ce que l'on retrouve les représentants UMP et PS au second tour de l'élection présidentielle, veulent absolument coller une étiquette à la candidature de François Bayrou selon les évènements. Le député de Seine-Saint-Denis montre que l'on use de tous les moyens pour éviter que François Bayrou soit au deuxième tour quelle que soit la volonté des citoyens.

Pour conclure, le porte-parole de François Bayrou pour la campagne présidentielle a mis en exergue le besoin d'un président de la République qui soit équilibré et qui rassemble, par opposition au désordre et à la division proposés par d'autres.



Canal+ le 19 avril 2007

Partager cet article
Repost0
19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 21:28

François Goulard a expliqué les désaccords profonds qu’il a avec Nicolas Sarkozy. Il a notamment parlé des tensions et des oppositions fortes qui s’exprimeraient si le candidat de l’UMP était élu président de la République. Le ministre délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche soutient la candidature de François Bayrou et sa démarche de rassemblement du centre gauche et du centre droit. François Goulard ne croit pas qu’on puisse gouverner et faire des réformes sans un minimum de consensus.


François Goulard a choisi de soutenir François Bayrou bien qu’il soit membre de l’UMP. "Ce n’est pas moi qui ait changé, c’est la direction de l’UMP" a expliqué le ministre délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche : "Elle s’est détournée d’un certain nombre de valeurs et de lignes directrices qui étaient les nôtres traditionnellement". Selon lui, les gaullistes, les libéraux et les démocrates chrétiens avaient en commun une vision de la société et de l’Homme, une modération et un rejet de l’extrémisme. François Goulard comprend les critiques exprimées par Azouz Begag dans son livre Un mouton dans la baignoire contre Nicolas Sarkozy et certains politiques. "Il a été projeté dans le monde politique auquel il n’appartient pas" a expliqué le ministre délégué à l’enseignement supérieur et à la Recherche. Azouz Begag a été, selon lui, profondément malheureux, il a senti un rejet en raison de ses origines. François Goulard considère que son livre est un témoignage humain et non politique mais qui a un sens politique profond : "Nous devons être attentifs à la manière dont les immigrés sont traités chez nous". 


François Goulard a ainsi expliqué qu’il avait des divergences profondes sur des sujets de fond avec le président de l’UMP, Nicolas Sarkozy mais qu’il n’avait aucune animosité personnelle envers lui. Il désapprouve, par exemple, la position du candidat de l’UMP sur le caractère inné de la pédophilie et du suicide. Il estime que Nicolas Sarkozy se rapproche des thèses des néo-conservateurs américains qui pensent qu’on est bon ou mauvais à la naissance. Il s’est dit inquiet. François Goulard considère en effet qu’il s’agit d’une manière de voir l’humanité qui est à l’opposé de ses convictions personnelles libérales : il pense en effet que les gens sont en situation de responsabilité. Il considère d’ailleurs que les références de Nicolas Sarkozy au christianisme ou à Blum ne sont que "des postures successives". François Goulard désapprouve également la proposition de Nicolas Sarkozy de créer un ministère de l’immigration et de l’identité nationale. Il juge "périlleux" de rapprocher les deux. Le ministre trouve le procédé "grave" et "pas innocent". Il a même parlé d’"amalgames", de "confusion". Selon lui, "un pays qui va bien, n’a pas de souci d’identité". François Goulard a expliqué que ce ministère laissait penser que l’immigration était une menace pour l’identité nationale. Il estime que les immigrés se sentent mis en accusation, cela les blesse et cela ne favorise pas l’intégration des jeunes des quartiers. François Goulard a affirmé que beaucoup à l’UMP n’étaient pas sur la ligne de Nicolas Sarkozy mais ils se taisent car nous sommes en pleine période électorale, ils pensent qu’on règlera cette question après : c’est, à ses yeux, une erreur car "on subit après". D’ailleurs, il attribue les scores flatteurs de Nicolas Sarkozy dans les sondages à un transfert des électeurs de Le Pen sur sa candidature et des thématiques empruntées à l’extrême droite. Il a rappelé que jamais Jacques Chirac n’avait pu être pris en défaut avec l’extrême droite car c’est un humaniste.


François Goulard approuve également Jacques Chirac quand il dit que "la France doit être gouvernée avec mesure". Il considère que si Nicolas Sarkozy était élu président de la République, il y aurait des tensions et des oppositions fortes : une coupure de la France en deux. François Goulard a expliqué que si on lit attentivement les discours de Nicolas Sarkozy, il met toujours d’un côté les bons ; de l’autre, les mauvais. Or cette méthode est, selon lui, inefficace car elle ne permet pas d’avancer : "Ce n’est pas une bonne approche pour une politique moderne". De plus, il trouve cette manière de faire contestable politiquement et moralement. "On ne peut gouverner qu’avec un minimum de consensus" a assuré le ministre délégué à l’Enseignement supérieur et à la Recherche. Il a pris l’exemple de l’instauration d’un service minimum à la RATP que veut imposer Nicolas Sarkozy dès cet été. Il craint qu’on n’arrive à rien de cette manière alors que les syndicats sont en train d’évoluer sur cette question. L’ancien secrétaire d’Etat aux Tsransports explique que si on arrive à avoir une discussion avec les syndicats, on peut parvenir plus facilement à des résultats concrets qui seront un progrès pour notre société. Déjà dans cette campagne, l’état-major de l’UMP s’inquiète de voir que les affiches de Nicolas Sarkozy sont lacérées. Si le ministre déplore cette attitude, il considère qu’"à trop opposer les uns aux autres, on s’attire des réactions très vives".


François Goulard estime qu’on peut rassembler des gens différents à condition d’être raisonnable et de ne pas avoir de logique de revanche pour défaire ce que la majorité précédente a fait. Une politique binaire condamne, selon lui, tout gouvernement à l’immobilisme comme on le voit depuis des décennies : "Pour faire des réformes, cela implique qu’une bonne partie de la population soit convaincue que la réforme est bonne". C’est pourquoi il soutient la démarche de François Bayrou qui propose une autre manière de faire de la politique en France : le candidat à l’élection présidentielle souhaite réunir dans un même gouvernement la droite et la gauche modérées. Ainsi, "Les politiques seront beaucoup mieux acceptées par les Français" car il n’y aura pas d’affrontement un camp contre l’autre. Objectivement, il considère qu’il y a d’ailleurs peu de différences entre le centre droit et le centre gauche. Il estime même qu’il y aura moins de divergences entre eux que dans un gouvernement classique qui comprend un camp modéré et son extrême. De plus, il estime que François Bayrou aura plus de facilité à former une majorité en rassemblant les modérés de gauche et de droite que ses adversaires. Il est convaincu que si François Bayrou est élu président de la République, les électeurs lui donneront une majorité à l’Assemblée nationale pour gouverner car les Français ne sont pas incohérents : "C’est aux électeurs de dire ce qu’ils veulent. La classe politique sera obligée d’évoluer". Dans beaucoup de pays d’Europe, cela se fait déjà : en effet, l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, l’Autriche ont déjà montré que cela fonctionnait. Enfin, François Goulard est confiant sur l’issue du scrutin : il ne croit pas que l’intérêt des électeurs de gauche est de voter Ségolène Royal car elle serait battue au deuxième tour par Nicolas Sarkozy… Il a fait valoir que seul François Bayrou avait une chance contre le candidat de l’UMP.

Public Sénat, le 18 avril 2007

Partager cet article
Repost0
19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 20:21

















1. François Bayrou sera le président qui rassemble la France.
 
Il est le seul vote utile pour la France.

François Bayrou est le seul candidat capable de faire gagner le modèle républicain, de la liberté, de l’égalité, de la fraternité. Dans tous les cas de figure, il est le seul à gagner au second tour.
 
2. Il est indépendant du système

François Bayrou est un homme libre et courageux face aux pouvoirs médiatiques, économiques et
partisans. C’est la garantie d’une présidence indépendante. 

3. Il refuse de faire des fausses promesses

Malgré 1 200 milliards d’euros de dette, les autres candidats continuent à multiplier les promesses et à distribuer les cadeaux. Il est le seul candidat qui a entièrement financé ses engagements par des économies correspondantes et qui s’engage à interdire dans la Constitution les déficits pour payer le train de vie de l’État. C’est la garantie que les engagements pris seront tenus.
 
4. Il propose un projet équilibré et concret pour améliorer votre quotidien

• 2 emplois nouveaux sans charges par entreprise.
• L’éducation comme priorité nationale avec des moyens garantis et des objectifs vérifiables.
• L’augmentation du minimum vieillesse et des petites retraites à 90% du SMIC en 5 ans.
• La mise en oeuvre des principes du pacte écologique signé avec Nicolas Hulot.
• Un nouveau texte européen, qui sera soumis à référendum, pour rétablir la confiance entre les Français et l’Europe.
• La suppression des cautions et des dépôts de garantie pour tous les locataires, qui seront remplacés par un système efficace d’assurance mutuelle.
• Le doublement du budget de la justice pour améliorer son fonctionnement.
• Une offre et une qualité de soins garanties à tous partout sur le territoire.
• Le doublement en 10 ans des moyens consacrés à la recherche pour créer les emplois de demain.

Vous pouvez retrouver l’intégralité du programme d’action de François Bayrou sur :

www.bayrou.fr ou au 08 11 11 2007 
  



Partager cet article
Repost0
19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 19:54
Écoutés sur RTL ce 19 avril 2007 à 19h00, les résultats du dernier baromètres TNS Sofres pour RTL Figaro et LCI font état d'un resserrement des trois candidats en tête avec baisse de Sarkozy et Royal, remontée de Bayrou et stabilité de Le Pen.

Nicolas Sarkozy : 28% (en baisse)
Ségolène Royal : 24% (en baisse)
François Bayrou : 19,5% (en hausse)
Jean-Marie Le Pen : 14% (stable)

Pour le second tour,

Sarkozy gagnerait avec 53% face à Royal 47% mais Bayrou gagnerait avec 54% face à Sarkozy 46%.

Plus que jamais, à trois jours du premier tour, Bayrou est le plus apte à empêcher ce qui paraît pour 63% des sondés inéluctable, une victoire de Sarkozy.

La situation décrite par ce même institut de sondage juste avant ce dernier sondage ici.



La dépêche (qui ne donne pas les résultats pour un second tour Sarkozy-Bayrou, étrange).

Sarkozy creuse l'écart au 2e tour sur Royal, selon TNS Sofres

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy creuse l'écart sur Ségolène Royal dans les intentions de vote pour le second tour de la présidentielle, à en croire un sondage TNS Sofres pour LCI, Le Figaro et RTL.

Le candidat de l'UMP recueillerait 53% des suffrages, contre 47% pour Ségolène Royal, selon cette enquête réalisée les 18 et 19 avril, contre 51-49 dans la précédente étude, réalisée les 16 et 17 avril.

Les intentions de vote pour le premier tour demeurent globalement stables.

Nicolas Sarkozy est crédité de 28% (-0,5%), Ségolène Royal de 24% (-1%), François Bayrou de 19,5% (+0,5%) et Jean-Marie Le Pen de 14% (stable).

Parmi les autres candidats, Olivier Besancenot arrive largement en tête puisqu'il gagne un point à 5%, devant Marie-George Buffet (2,5%, stable), Philippe de Villiers (1,5%, stable), Arlette Laguiller (1,5%, stable), Frédéric Nihous (1,5%, stable), José Bové (1,5%, +0,5%), Dominique Voynet (1%, -0,5%) et Gérard Schivardi (0,5%).

Cette enquête a été réalisée par téléphone auprès de 1.000 personnes.

Vendredi 20 avril 2007, 7h29


Partager cet article
Repost0
19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 19:07
(Dépêche)

PARIS (Reuters) - Michel Camdessus, ancien directeur général du Fonds monétaire international (FMI), a apporté mardi son soutien à François Bayrou, mettant en avant la volonté de rassemblement de la droite et de la gauche prônée par le candidat centriste.

"La France a un impérieux besoin de réformes. Celles-ci sont trop fondamentales pour pouvoir être réussies droite contre gauche, gauche contre droite. Elles exigent un véritable 'sursaut' de tout le pays rassemblé", dit-il dans un communiqué.

"Les études d'opinion indiquent qu'aucun des candidats ne pourra gouverner et réformer sans le soutien au moins de l'un des deux autres. Il est donc essentiel que tous reconnaissent cette réalité et se déclarent prêts à rechercher l'entente pour gouverner ensemble", estime Michel Camdessus, qui a dirigé le FMI de 1987 à 2000.

Il juge "regrettable" que Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy "fassent mine de l'ignorer" et souligne que "François Bayrou, en revanche, se dit prêt à saisir cette chance et à s'attacher à effacer cette ligne de démarcation, ce mur, entre la droite et la gauche dont les Français ne veulent plus."
  
Mardi 17 avril 2007, 19h48

Partager cet article
Repost0
19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 17:55
Dans ma boîte aux lettres, j’ai reçu, toutes fraîches, les douze propagandes des douze candidats à l’élection présidentielle du 22 avril 2007.

Observons donc comment ils veulent nous amadouer, comment ils se vendent. Mon propos ne concerne donc que la forme, petites impressions du citoyen lambda.

Le papier est de format A4 sur quatre pages (A3 plié en deux, en noir et blanc ou en quadrichromie, ou entre les deux (ça dépend du budget du candidat).



Nicolas Sarkozy

J’aime bien la première page, type affiche électorale.

La photo est bien, l’homme de buste, le sourire un peu crispé, mais ça conforte l’idée de l’importance des responsabilités. Seul, l’œil gauche paraît faux jeton. L’œil droit plus brillant en revanche semble très sincère, convivial et agréable (serait-ce le résumé de la bivalence de cet homme ?). Le décor est beau : ciel bleu, prairie verte, arbres virtuels en petit, une sorte de mélange de la Force tranquille de Mitterrand et de photo officielle du Président Chirac.

Prenons maintenant le slogan : « Ensemble tout devient possible ». Il montre le côté volontariste du candidat, mais est-il en mesure de rassurer les gens ? Possible pour qui ? Si tout est possible, il n’y aura pas de limite. Ne faut-il pas plutôt encadrer le pouvoir ?

Les prénom et nom sont clairement indiqués ainsi que le site internet.

Les trois pages suivantes sont quasi-illisibles : trop de textes. Les gens prendront-ils le temps de tout lire ?

Je note qu’il y a 6 têtes de chapitres, mais pas numérotées (celui qui aime un texte bien structuré a du mal), et les titres commencent sans arrêt par « Je veux être le Président… » de…, qui… agaçant ça, déjà qu’on le sait très narcissique (comme les autres), là, ça renforce ce sentiment.

Les phrases manuscrites : au début, aucune sémantique au féminin « Mes chers concitoyens », rien des concitoyennes. Certes, c’est compris dans le package, mais tout de même… Et à la fin, bof. Que des phrases négatives : « Je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas etc. »

Et les petites photos identiques en bas à gauche ne sont pas plaisantes : le sourire est factice, mes yeux entre la farce et la duperie.

Dans le texte dense, je lis « Je veux d’abord être le Président de la valeur travail ». Je retiens pour plus tard.

Les caractères en tout petit sont plutôt sympathiques, il est dit plein de choses intéressantes, encore que les propositions semblent assez intéressantes globalement très libérales (comme la suppression des droits de succession).

Dans le chapitre sur l’État « fort et impartial », il n’y a pas beaucoup de crédibilité quand on vient de lire Marianne (« Je gouvernerai dans la transparence »… « Je veux que la justice soit indépendante, MAIS aussi responsable ».

Et ce sont tous ces « mais » qui ne rassurent pas du tout : « Vos syndicats seront plus forts, MAIS aussi plus représentatifs et plus responsables. », « Je renforcerai la présence des services publics (…), MAIS je veux aussi que le service public réponde mieux à vos attentes en étant plus efficace (…) ». « Je veux que la France reste un pays ouvert MAIS si l’immigration n’est pas maîtrisée… », « La France [doit rester] une grande nation de culture MAIS je veux aussi que la culture soit (…) accessible au plus grand nombre. ». Dans chaque « mais », il y a des menaces, des remises en cause, des incertitudes (« tout est possible »).

L’éducation est reléguée en avant-dernière place, et l’écologie est dans le même paragraphe (un peu fourre-tout) et ne jouit même pas de caractères gras (où est le pacte de Monsieur Hulot ?).

Mention est faite que le papier est 100% recyclé.


Ségolène Royal

Pas de couleur. Que du noir, rouge et blanc. Un peu tape à l’œil. Pas de mention « papier recyclé » indiquée chez Sarkozy. On dirait un tract gauchiste.

La première page est catastrophique. La photo noir et blanc de Royal est laide, le sourire inexistant, le front coupé, la tête guillotinée. Alors que Ségolène Royal est une jolie femme avenante, elle n’est ici pas du tout mise en valeur. Le rouge choque, casse la douceur des traits du visage.

Le slogan « La France Présidente ». Pourquoi pas ? Le fond blanc est glacial, mais ce qui glace le plus, c’est les petits truc en bas à droite : des logos de partis politiques. Le PS (ah oui, c’est vrai, Royal est socialiste). Un truc illisible mais provenant de Chevènement (combien de divisions ?) et R… pour (si on a une loupe) « parti radical de gauche ».

Mais pourquoi le slogan a changé ? Il me semblait qu’il était en rapport avec un ordre juste.

La deuxième page, c’est le baratin de la candidate.

Ça commence et finit en manuscrit, comme chez Sarkozy. « Françaises, Français, Mes chers compatriotes ». Étrange, les chers compatriotes, comme chez Sarkozy, mais les Françaises et les Français indiqués avant permettent de parler aux deux sexes, normal pour une femme.

La blabla est trop dense. « Je vous ai écoutés » (les premiers mots). Est-ce pour rassurer ? on veut des propositions. Tout un paragraphe pour vendre les 6000 débats participatifs qui pondent un projet vieux de deux ans déjà.

L’ordre juste est enfin évoqué, mais furtivement. Suit une incantation. Mais le texte qui se poursuit est plutôt pas mal.

Dernier paragraphe en manuscrit. Belle écriture. On dirait l’écriture manuscrite de François Mitterrand. Est-ce voulu ?

Donc, globalement, la deuxième page est nettement plus réussie (malgré le fond glacial blanc) que la première.

La troisième page choque. Gros traits rouge, points (non numérotés) en rouge. Toujours du « Je veux ». Au moins, elle ne le répète pas, car la volonté est avant les items. Cela dit, si c’est simple et clair, l’utilisation systématique dans la même ligne du rouge, du noir gras et du noir italique rend un peu confus les choses. Il aurait fallu supprimer un des trois styles.

Arg ! le premier point est : « Je veux réhabiliter la valeur travail ». Exactement comme chez Sarkozy. Y a-t-il donc vraiment des différences entre eux ?

On retrouve les fameux (ressassés durant toute la campagne) « gagnant-gagnant » et « donnant-donnant ».

Rien sur l’écologie (où est donc passé le pacte de Monsieur Hulot ?) et il faut attendre la page d’après sur une vague ouverture de débat sur l’énergie.

Le rouge, on l’imagine, sert à bien montrer que Royal est de gauche gauche.

La quatrième page est très synthétique et claire : dix mesures (numérotées cette fois-ci, très bien) sur ce qui va changer avec elle, avec un peu de rouge pour faire beau.

En revanche, l’indication du site internet, en tout petit en bas de la dernière page, n’est pas pertinente. Et le nom de domaine du site internet trop compliqué. Le numéro de téléphone est en revanche pertinent : tout le monde n’a pas internet.


François Bayrou

Beau papier glacé. Beaucoup de cadres et de titres en orange, qui est la couleur de l’UDF depuis la révolution orange en Ukraine en décembre 2004, mais qui ne va pas forcément partout.

La mention « imprimé sur papier de qualité écologique » est indiquée. Je ne sais pas ce que cela signifie, mais est-ce du recyclé ?

Ainsi, la première page reprend l’affiche électorale. Un Bayrou en buste, pas debout comme Sarkozy mais assis. Le fond bleu (toujours le ciel) ne va pas vraiment avec l’orange du slogan.

Le visage paraît prendre conscience des grandes responsabilités de la fonction, mais en croisant ses mains, il semble être en position de défense et pas de situation d’ouverture. Le poing droit est fermé à tel point qu’on dirait qu’il est énervé. De l’autre main est montrée ostensiblement son alliance, comme chez Le Pen d’ailleurs. Est-ce pour marquer sa différence avec Royal et Sarkozy, dont les situations conjugales sont moins claires ? possible.

En haut à droite, petit texte en manuscrit. Belle écriture manuscrite, petit texte court, simple. En bas, le slogan « La France de toutes nos forces ».

En page deux, à part la bande du haut montrant en petit Bayrou dans son Béarn, c’est une lettre sous forme assez ennuyeuse et classique. Elle commence en typographique avec le pompeux « Madame, Mademoiselle, Monsieur » et rajouté à la main « Mes chers compatriotes » (tiens tiens, comme les deux précédents).

Suit tout un texte peu lisible en caractère Courier. C’est bien espacé, et le fond est blanc cassé qui fait un peu moins glacial que chez Royal.

Dans le texte, il y a du « Je veux être le Président qui… » comme chez Sarkozy. Mais il est assez clair pour expliquer sa démarche, avec une phrase bien mise en valeur car entre deux espaces : « Je rendrai à la République les principes d’une saine démocratie ».

Il finit en manuscrit avec une tournure presque étonnante : « Je vous confie ce grand choix, avec affection ». C’est presque agaçant, ce n’est pas lui qui a proposé cette élection, c’est la Constitution, cela fait un peu prétentieux (atténué par l’affection). Même si le sens voulait dire en gros qu’il s’en remet à nous, citoyens.

Troisième et quatrième pages : son « programme d’action ». Il devait effectivement préciser le mot « programme » vu que ses détracteurs disaient qu’il n’en avait pas.

Il aurait mieux fait de mettre ces deux pages en pages centrales (deux et trois), cela aurait été un peu plus homogène (comme chez Nihoux ou Voynet). Le fond gris clair n’est pas plaisant non plus.

Titres numérotés et écrits en orange. Là, l’écologie arrive en deuxième position (sur les vingt). Et l’éducation en première position. Ses deux priorités affichées, donc.

Il y a quelques mesures concrètes. Hélas, le texte entre les titres est peu lisible. Chaque phrase aurait dû commencer par un tiret par exemple. Ou au moins par un retrait.

Cela peut devenir vite incantatoire : « Je multiplierai l’emploi ».

En quatrième page, divisée en trois parties, il y a une colonne entière écrite à la main. Il justifie le slogan d’origine : il y a une cohérence globale du document.

L’indication du site internet est mise en trop petit, alors que dans ses meetings, Bayrou glisse son nom de domaine bien en gros derrière lui.

Enfin, cela finit par l’homme, avec une photo d’un Bayrou écoutant attentivement. Il n’a pas six enfants, mais sa femme et lui ont six enfants (c’est un peu plus respectueux pour sa femme dans la formulation). En revanche, il n’est pas mis qu’il a aussi onze petits-enfants. Veut-il éviter d’être pris pour un vieux malgré ses 55 ans ? En tout cas, il est le plus âgé des trois principaux candidats.

Suit enfin une biographie très sommaire avec une phrase qui peut étonner : « Ils (=sa femme et lui) ont choisi de vivre dans leur village des Pyrénées ». Soit. Mais il a dit aussi qu’il ne changera pas ses habitudes de vie s’il est élu. Alors, Président, habitera-t-il encore dans les Pyrénées ?


Jean-Marie Le Pen

Papier glacé mais peu agréable à lire, il faut le déplier et le retourner pour voir en fait seulement deux pages verticales de format A3. Pas de papier recyclé mentionné.

C’est une sorte de gros autographe impersonnel. Un poster pour les fans.

La première page A3 est son affiche électorale. Fond sombre dans un meeting sans doute, un Le Pen debout montré jusqu’à la taille, pochette à la veste, le bras gauche tendu vers le lecteur, comme un sympathique grand-père voulant inviter ses convives à rentrer chez lui.

Les lunettes paraissent un peu de travers (peut-être une illusion d’optique car elles sont bien mises pourtant), les cheveux bien recoiffés vers l’arrière. La vue de face gomme au visage les rides qu’il peut avoir et celles qui restent lui donnent une plaisante bonhomie.

En haut, en tout gros, dans le simple : « Voter Le Pen ». Inutile de s’empêtrer avec un slogan.

En bas à gauche, le logo Le Pen Président 2007 avec la flamme tricolore (je croyais que c’était interdit d’utiliser le tricolore) du Front National (parti qui n’est mentionné nul part ici).

En bas à droite, en trop petit, le numéro de téléphone et le site internet.

Et sur le veston, l’autographe simple et court de Le Pen : « Vive la vie, vive la République, vive la France », avec la reprise de la fin du meeting de Bayrou au Zénith le 21 mars 2007 (« Vive la France ! vive la vie ! »).

Vrais boutons de manchette de chemise chez Le Pen, faux chez Bayrou (invisible chez Sarkozy).

Je retourne la page, et on lit une imitation (dans sa forme) de l’Appel du 18 juin ! Oui, il a osé, celui placardé dans les rues de Londres. Le liseré n’est pas bleu blanc rouge mais orange blanc rouge.

Il poursuit dans l’imitation en recitant Jean-Paul II qu’il avait eu le mauvais goût de citer le 21 avril 2002 : « N’ayez pas peur, entrez dans l’espérance ! ».

En fait, ce texte n’est qu’une lettre du même style que ceux des autres dans la forme, mais écrite en plus gros et avec des caractères gras parfois.

Grosso modo, tout va mal, on ne vous a pas encore écouter, 2002, 2005, je suis le seul homme providentiel. Il évoque parfois Dieu (« grâce à Dieu, [votre bulletin de vote] peut tout changer »).

Et il assène, martèle ses leitmotiv : « Je serai le défenseur de la France et des Français d’abord » en y mettant un peu de douceur : « Ma vision de la France est réaliste et humaine », « Mon projet est avant tout populaire »… afin de conclure par une demande de chèque en blanc «  Faites-moi confiance pour incarner le Peuple et l’État ».

Seule la signature est manuscrite de ce côté-là.

Ne cherchez pas un programme, le candidat qui n’a pas de programme, c’est Le Pen justement. À quoi bon ? Tout le monde connaît ses idées et elles se résument en quatre lignes qui semblent être des têtes de chapitre d’un projet qui n’est pas là.

A-t-il besoin d’entrer dans le détail ? Ce n’est sûrement pas son intérêt (est-il libéral ? est-il étatique ? quelle est sa vision de la politique de la recherche ? etc.). Le Pen n’entre pas dans le détail et cette légèreté était déjà marquante dans sa propagande officielle du second tour de l’élection présidentielle de 2002.

Que dire de plus ? Que mon papier a eu des taches rouges venant de la flamme du logo, ce n’était peut-être pas assez sec avant d’être packagé.


Et les autres candidats ?

La propagande d’Olivier Besancenot est assez originale. En première page, reproduisant son affiche, on dirait vraiment un réclame pour hypermarché, avec plein de couleurs et de signes un peu dans tous les sens. Le site internet est bien mis en valeur, coincé en sandwich entre le prénom et le nom qui ne sont pas de la même police de caractères. Le slogan paraît très publicitaire : « Nos vies valent plus que leurs profits !». L’emploi du « nos » et du « leurs » (qui ??) montre le ton du discours basé sur l’antagonisme et la division (la lutte des classes ?). Besancenot a un visage d’enfant de chœur et LCR est indiqué avec la mention « 100% à gauche » sur la veste en jeans qu’on dirait qu’il veut vendre. Et ça fait un peu yaourt, avec 20% de matière grasse. Les trois pages qui suivent sont peu lisibles avec un texte dense, écrit en petit (avec des titres en rouge) et un fond jaune-orangé qui perturbe l’aisance de la lecture. Seul candidat gauchiste à dire « Je veux ». On a droit à une seconde photo identique à la première. La seconde moitié de la dernière page est assez convaincante : « En votant pour moi, vous choisirez un travailleur qui vit comme vous, et ensemble, si nous sommes une force, nous ferons vivre l’espoir qu’un autre monde est possible. ». Possible ? Tiens donc. Pas de mention papier recyclé.

À la première page de José Bové, on a droit à la photo d’un Astérix sympathique, avec en dessous une lettre assez indigeste, mais qui commence par la différenciation : « Je suis un candidat différent des autres. ». Les traits jaunes égaient plutôt et font penser aux champs de tournesol. Bové utilise le « possible » de Sarkozy avec le slogan « Un autre avenir est possible ». Bové signe de façon illisible (en politique, il faut toujours signer lisiblement) et écrit en manuscrit « Aux urnes Citoyennes, Citoyens ! » ce qui, ma foi, est bien trouvé. Les deux pages centrales donnent quelques propositions, mais présentées de façon dense et pas agréable à lire. Le site internet est bien mis en évidence, mais le nom de domaine est trop compliqué. En dernière page, plein de belles photos souvenirs dont une de Bové se rendant à la prison, comme si c’était une fierté.

Marie-George Buffet utilise aussi le même rouge que Ségolène Royal, serait-ce la concurrence ? Première page : lettre aux électeurs classique avec sa signature illisible. Photo en buste la montrant passionnée et sincère et site internet bien mis en valeur. En pages centrales, vers l’extérieur, à gauche, une colonne argumentaire contre Sarkozy, Bayrou et Le Pen (mais Le Pen n’est évoqué qu’en fin d’argumentaire, l’amalgame est donc patent), et à droite, une colonne sur ses 15 propositions. Au centre, plein de paragraphes un peu désordonnés et on ne s’y retrouve pas et on a droit à une nouvelle même photo (pourquoi ?). La quatrième page est la suite des pages centrales, tout aussi désordonnée mises à part les propositions. Pas de mention « papier recyclé ». Au fait : Buffet ignore superbement Royal, mais surtout, n’a indiqué qu’elle est communiste qu’en tout petit (serait-ce devenu honteux ?) de cette manière : « candidate de la gauche populaire et antilibérale soutenue par le Parti communiste français et par des milliers d’élu-es ».

Arlette Laguiller a mis un beau portrait d’elle en première page, très sobre. Les trois pages suivantes sont très indigeste, un long discours partagé parfois de titres en rouge, et quelques phrases en gras, mais globalement, c’est une opposition surtout à Sarkozy, ensuite à Royal et enfin à Bayrou. Pas de slogan, comme chez Le Pen, mais un simple : « votez Arlette Laguiller ». Site internet peu mis en valeur. Pas de mention « papier recyclé ».

Belle première page et belle photo dans la forêt du chasseur Frédéric Nihoux, pages centrales claires et en couleur, et quatrième page en guise de lette aux électeurs avec partie manuscrite. L’ensemble est plaisant et réussi, l’homme semble sympathique, jeune, conviviale, attaché à la ruralité (mais il ne montre pas non plus son fusil de chasse), et le papier recyclé.

Le papier de Gérard Schivardi est noir et blanc et semble provenir des années 1970, avec beaucoup de texte dense et écrits en petit. Schivardi avait dû modifier son texte car il prétendait être « le candidat des maires », il a finalement retenu cette expression beaucoup plus vague : « candidat présenté par des maires » (rappelons que pour être candidats, il faut avoir cinq cents signatures d‘élus, essentiellement de maires). Sa candidature est pour lui l’occasion d’avoir une caisse de résonance. Il ne s’agit pas de vendre de la farine, mais d’utiliser son droit d’expression. Seuls les intéressés liront. Pas de mention « papier recyclé ».

Philippe De Villiers s’offre son portrait en gros plan avec sourire crispé et back-ground (« ancien ministre ») sur fond bleu (et le slogan « La fierté d’être Français » est orange, c’est la mode). En page 2, lettre en petit, aucun mot manuscrit sauf la signature, des inconnus qui témoignent en faveur de De Villiers. En page 3, présentation axée uniquement sur l’homme.  Et en page 4, les dix priorités de son projet présidentiel. Pas recyclé non plus.

Dominique Voynet en gros plan sur fond vert et de planète, pull bordeaux et sourire crispé. Lettre aux électeurs aux caractères trop petits. Site internet bien visible. Pas de mention « papier recyclé », étrange pour une écologiste. Les deux pages centrales pour les 15 orientations et 50 propositions, clairement exposées. En page 4, une biographie de Voynet et le reste n’est que témoignages : d’écologistes la soutenant comme Daniel  Cohn-Bendit, Noël Mamère, Yves Cochet, Cécile Duflot ou encore Marie-Christine Blandin mais aussi d’hommes populaires qui l’ont juste autorisée à être cités : Allain Bougrain-Dubourg et Nicolas Hulot. Aucun mot manuscrit.



Alors qu’elles sont très coûteuses pour certains « petits candidats », les propagandes officielles ont-elles encore une influence sur l’électeur ?

Peut-être que si, finalement, car à force d’avoir une overdose d’émissions télévisées, ou à la radio, d’articles dans la presse ou même sur internet, ces propagandes sont une sorte de lettre de recherche d’emploi avec CV où la personnalité se dégage rapidement et où les idées apparaissent assez clairement.


Partager cet article
Repost0
19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 15:22
(Dépêches)



PARIS (AFP) - François Bayrou a appelé mercredi ses partisans à "offrir une bonne douche froide" à ses rivaux dans la course à l'Elysée, lors d'une réunion publique au palais omnisports de Paris-Bercy.

"Nous ne sommes pas là pour faire un score, pour obtenir un succès, nous sommes là pour une seule chose, nous sommes là pour gagner", a déclaré le candidat UDF à la présidentielle, devant environ 17.000 personnes enthousiastes.

"Même si nous faisions un score formidable et qu'ils gagnent quand même, ils trouveraient le moyen de reconstruire leur forteresse", a-t-il ajouté. "Et tout redeviendrait comme avant!"

"Il faut leur arracher le pouvoir, les renvoyer pour cinq ans au moins à leurs chères études, leur offrir une bonne douche froide pour qu'ils se mettent à réfléchir et qu'ils fassent eux aussi leur révolution culturelle", a-t-il dit.

Le candidat centriste, dont les partisans étaient vêtus de T-shirts orange, la couleur de l'UDF, a appelé à "la révolution orange", "une couleur qui va très bien à la France éternelle".

Le candidat UDF a même détaillé la séquence gagnante qui le mènerait à l'Elysée: "Le 22 avril, les Français renversent l'une des deux citadelles, celle qu'ils veulent, ils prennent l'une des deux Bastilles, celles qu'ils voudront, et ils nous mettent en finale de l'élection présidentielle", a-t-il déclaré.

"Le 6 mai, ils prennent et ils renversent la deuxième Bastille", a-t-il ajouté. "Le nouveau président de la République entre en fonction le 15 ou le 16 mai. Le 17 mai, il nomme son gouvernement de changement et de rassemblement".

"Le 25 mai, il fête son anniversaire", a ajouté M. Bayrou, qui aura 56 ans ce jour-là, déclenchant rires et acclamations.

"Le 10 et le 17 juin, le peuple français donne à ce gouvernement une majorité", a-t-il conclu.

Par ailleurs, M. Bayrou a raillé la "collection d'élus épuisés" qui rejoignent Nicolas Sarkozy et qui constituent selon lui "un repoussoir", après le ralliement de l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing à son rival UMP.

"Nous sommes là pour remplacer le sectarisme par l'ouverture d'esprit, pour remplacer leur monarchie par notre démocratie, pour remplacer l'esprit partisan par l'intérêt général", a déclaré le candidat UDF.

"Et si vous en voulez la preuve absolue, regardez dans quel camp sont tous les dignitaires sans exception des décennies qui s'achèvent, tous affairés à défendre leur monopole et leurs privilèges", a-t-il lancé.

"Et chaque soir comme ce soir, qu'il y en a un de plus qui vient les rejoindre, un dignitaire de plus qui vient en hâte rejoindre leurs rangs inquiets, regardez-les bien", a-t-il ajouté.

"C'est la preuve que nous avons raison, c'est la preuve que nous sommes le changement que la France attend", a-t-il affirmé.

"Leur addition, leur collection, leur assortiment, leur assemblage, leur accumulation, tout cela ne fait pas une vérité, (...), cela ne fait pas une fraîcheur, cela fait un repoussoir", a affirmé M. Bayrou, parlant de "cette collection d'élus épuisés".

Dans un entretien à paraître jeudi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France, l'ancien chef de l'Etat, fondateur de l'UDF, annonce son soutien à Nicolas Sarkozy, et s'en prend à François Bayrou qu'il accuse de préparer des "majorités impuissantes".

Mercredi 18 avril 2007, 22h49



Le "moment de vie" de François Bayrou

PARIS (AP) - "En entrant dans la salle, c'était assez impressionnant", a confié mercredi soir François Bayrou à l'issue d'un meeting à Paris qui a réuni à l'en croire 17.000 personnes "et 2.000 qui ne sont pas rentrées" dans la salle, faute de places.





















"Si vous m'aviez dit: 'est-ce que vous allez remplir Bercy' il y a trois semaines, j'aurais eu un temps d'hésitation", a-t-il lancé devant des journalistes. "C'était un moment de vie".

Le candidat UDF poursuivra jeudi sa campagne chez lui, à Pau, avec son épouse Elisabeth notamment. "Il y aura de l'émotion". Après un déplacement à Rouen vendredi, il "réfléchit" encore à sa "journée du samedi". Parce que "je veux faire campagne jusqu'au dernier moment".

Interrogé sur ses projets pour l'entre-deux-tours s'il est qualifié dimanche, François Bayrou a refusé de répondre: "jamais je ne vendrai la peau de l'ours. Il faut pas y penser avant. Je suis un peu superstitieux".

Il s'est montré néanmoins convaincu que les indécis, nombreux à en croire les sondages, se porteraient finalement sur lui: "90% des indécis hésitent entre Sarko et moi, Ségo et moi" et "quand on hésite sur un vote classique, cela veut dire qu'on est profondément tenté par un autre vote".

"Les sondages ne mesurent que la moitié de la France", a-t-il affirmé. En particulier, "le vote des banlieues va être très fort pour nous", a assuré celui qui a décrit sa visite à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) le 13 mars comme "un des moments les plus heureux" de sa campagne. C'était "un des rêves de ma vie que puissent se retrouver dans un combat politique des gens qui n'avaient plus d'espoir".

Alors qu'il s'en est pris au candidat UMP Nicolas Sarkozy dans son discours mercredi soir, il n'a pas eu un mot pour la socialiste Ségolène Royal. "C'est difficile d'attaquer une femme", a-t-il expliqué. "Je l'ai un peu fait à Lyon" lundi, mais "les Français n'aimeraient pas que je l'attaque sur le même ton que j'attaque Sarkozy", a-t-il estimé.

Mercredi 18 avril 2007, 23h25





PARIS (Reuters) - En course pour "gagner" l'élection présidentielle, François Bayrou a fait rimer mercredi soir le mot France avec "chance" et "espérance", invitant les Français à faire tomber une à une les citadelles qui emprisonnent selon lui le paysage politique.

"Nous allons faire rimer France avec confiance, avec croissance, assurance, chance, nous allons faire rimer France avec espérance", a lancé le candidat de l'UDF devant plus de 15.000 personnes réunies dans une ambiance festive au palais omnisports de Paris-Bercy.

A quatre jours du premier tour, le député béarnais a rassemblé ses troupes "pour gagner", quitte à faire prendre une "douche froide" à ses adversaires.

"Nous ne sommes pas là pour faire un score, (...) nous sommes là pour gagner", a lancé François Bayrou, que les derniers sondages donnent toujours en troisième position dans les intentions de vote, autour de 20%.

"Il faut leur arracher le pouvoir. Il faut les renvoyer pour cinq ans au moins à leurs chères études", a-t-il dit en direction des gardiens des "forteresses" qu'il dénonce depuis le début de sa campagne. "Il faut leur offrir une bonne douche froide pour qu'ils se mettent à réfléchir, pour qu'ils fassent leur révolution culturelle."

Un coup à droite, un coup à gauche, François Bayrou a renvoyé dos à dos ses adversaires socialiste Ségolène Royal et UMP Nicolas Sarkozy.

"Nous n'avons pas besoin de multiplier les drapeaux tricolores et pas besoin d'un ministère de l'Identité nationale", a-t-il dit, avant de multiplier les piques à l'encontre du président de l'UMP.

L'élu centriste a de nouveau fait voeu d'indépendance en se disant "heureux" de "ne pas recevoir le label de la droite à la mode Sarkozy" ou "de la gauche à la mode Jospin".

"C'est le contraire de ce que j'ai cru et de ce que j'ai voulu toute ma vie", a-t-il assuré. "Il y a de la droite et il y a de la gauche en moi et (...) il y a du centre en moi".

RESISTANCE

Sous les sifflets approbateurs du public, François Bayrou a aussi dénoncé "la France de la dette des déficits", des "quatre millions de chômeurs, des deux millions d'exclus", du minimum vieillesse insuffisant - il propose de l'amener à 90% du smic -, la France où les handicapés ne sont pas respectés et "des 15% d'illettrés".

"Cette France-là ne nous, ne vous convient pas et nous avons décidé de la changer, et elle est en train de changer", a-t-il assuré.

Entre une lettre d'Albert Camus et un poème d'Aragon, François Bayrou a repris l'un de ses thèmes favoris: la résistance.

"Dans la résistance, on ne refuse pas les mains qui se tendent. Si l'on se met dans la résistance à refuser celui qui ne pense pas exactement comme nous, ce n'est plus du sectarisme, c'est de la trahison de l'intérêt national."

Pour illustrer ses dires, François Bayrou a fait applaudir plusieurs personnalités de bords divers l'ayant rejoint ces dernières semaines, présents dans la salle: Azouz Begag et François Goulard, deux ministres du gouvernement de Dominique de Villepin, l'écologiste Corinne Lepage et l'ancien patron du Crédit lyonnais Jean Peyrelevade, venu de la "gauche responsable".

Il a aussi lancé un "salut amical" aux anciens responsables socialistes Michel Rocard, Bernard Kouchner, Claude Allègre, qui ont récemment plaidé en sa faveur.

De l'éducation à l'université en passant par le non cumul des mandats et le "small business act" qu'il souhaite développer pour les entreprises, François Bayrou a ensuite déroulé les principaux points de son programme.

"Vous avez tout compris, contrairement aux autres", lui a lancé une femme dans la salle au milieu de son discours, qui a duré plus d'une heure et demie. "Merci de votre soutien", lui a répondu François Bayrou.

Jeudi 19 avril 2007, 7h16




PARIS (AP) - Devant plus de 15.000 personnes massées au Palais omnisports de Paris-Bercy, François Bayrou a prédit mercredi soir une "révolution orange" dimanche pour la France et une "douche froide" pour l'UMP et le PS: "Nous ne sommes pas là pour faire un score (...) Nous sommes là pour gagner!".

Quatre jours avant le premier tour de l'élection présidentielle, le candidat UDF a fait le plein pour son deuxième meeting parisien. Etaient présents le chanteur Nilda Fernandez, l'acteur Vincent Lindon ou encore le judoka Djamel Bourras. Côté politique, assistaient notamment au meeting Corinne Lepage, Jean-Luc Romero, Azouz Begag et François Goulard. François Bayrou a aussi adressé son "salut amical" à quelques absents: les socialistes "Michel Rocard, Bernard Kouchner et Claude Allègre"...

C'est "la plus grande réunion publique qu'aucun des candidats à cette élection ait organisée", s'est enthousiasmé le candidat centriste après avoir traversé le public survolté, scandant "Bayrou président!".

Espérant dépasser la socialiste Ségolène Royal sur le fil dimanche, il s'est adressé d'emblée aux indécis, "ces citoyens qui réfléchissent" et se demandent "quel va être le vote le plus efficace, le plus juste pour obtenir le changement en France".

"Puisqu'ils sont tous contre lui, alors c'est la certitude qu'il ne reviendra pas en arrière, qu'il va vraiment changer les choses, qu'il n'y aura pas de retraite et de retrait", a-t-il assuré à propos de lui. Il a ironisé, sans le citer, sur le ralliement de Valéry Giscard d'Estaing à Nicolas Sarkozy, "un dignitaire de plus qui vient en hâte rejoindre leurs rangs (...) C'est la preuve que nous avons raison, que nous sommes le changement".

François Bayrou s'en est pris à Nicolas Sarkozy, copieusement sifflé, qui l'a qualifié récemment de "candidat de gauche". Pour le candidat UMP, c'était "une vraie insulte. C'est presque comme s'il avait dit que j'étais un immigré ou que j'égorge les moutons dans ma baignoire ou que je suis un pervers génétique", a ironisé le centriste.

Quant à l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin, "du haut de son expérience et de ses succès, il a déclaré hier: François Bayrou est à droite". "On sent que chez lui c'est presque comme s'il disait que je suis un trotskiste déviationniste", a-t-il attaqué.

Le Béarnais s'est dit "heureux de ne pas recevoir le label de la droite à la mode Sarkozy" et "le label de la gauche à la mode Jospin". Car dans les deux cas, "c'est le contraire de ce que j'ai cru et voulu toute ma vie". Et "quand Sarkozy m'accuse d'être de gauche et Jospin d'être de droite, alors je suis sûr d'être à ma place", "du côté de la France ouverte" et "réaliste", a-t-il lancé.

"Il y a de la droite en moi parce que je veux de la rigueur" et "de la sécurité", a-t-il poursuivi. "Il y a de la gauche en moi" parce que "je veux l'égalité des chances, l'égalité des droits, de la solidarité avec les plus faibles". Et "il y a du centre en moi", a-t-il ajouté, en citant les "valeurs du centre: équité, justice, fraternité".

François Bayrou a comparé la situation politique à "la résistance". "Je le dis aux sectaires des deux bords : (...) dans la résistance, on ne refuse pas les mains qui se tendent", a martelé celui qui veut faire "rimer France avec croissance".

Il s'est fixé la victoire comme seul objectif. Parce que "même si nous faisons un score formidable et qu'ils gagnent quand même, ils trouveraient le moyen, n'en doutez pas (...), de reconstruire leur Bastille" et "tout redeviendrait comme avant". Dès lors, "il n'y a qu'une seule chose à faire: (...) il faut leur arracher le pouvoir, les renvoyer pour cinq ans au moins à leurs chères études" et "leur offrir une bonne douche froide pour qu'ils se mettent à réfléchir et qu'il fassent eux aussi leur révolution culturelle".

Le candidat UDF doit tenir jeudi un meeting chez lui, à Pau, avant un ultime déplacement vendredi à Rouen.

Mercredi 18 avril 2007, 21h21

Partager cet article
Repost0
19 avril 2007 4 19 /04 /avril /2007 15:22
Je suis allé mercredi 18 avril 2007, au meeting de François Bayrou au Parc Omnisport de Bercy à Paris.

Arrivé en retard, je dois rester debout au centre de l’arène. Tous les gradins étaient occupés, les escaliers saturés de personnes assises… Pour quelqu’un qui n’est pas un habitué des stades, c’est très impressionnant.

Plus de 17 000 personnes sont présentes et attendent plus d’une heure l’arrivée du candidat centriste. Je ne peux m’empêcher d’avoir un peu d’émotion.






















Le Bayrou de 1988, jeune député plein de fougue, déjà prêt à révolutionner le paysage politique avec… Simone Veil au printemps 1989 avec cette initiative (avortée) des rénovateurs.

Puis, ce centre si souvent moqué par les arrogants du RPR, et même absent de l’élection présidentielle de 1995, par manque de leader.

Quand François Bayrou avait pris (d’assaut) le parti centriste en décembre 1994 (à Vincennes), il voulait redonner au pays un véritable présidentiable centriste.

Après l’essai de 2002, c’est évident que le pari de Bayrou, douze ans après, est gagné. Avec l’étape des européennes de juin 2004 qui place l’UDF à seulement 4% en dessous de l’UMP (12 et 16%).

L’affluence inégalée de la foule dans ses meetings quotidiens, les retours attentionnés lors des tractages sur le terrain, le nombre d’adhésions croissant à l’UDF, et enfin, les sondages qui ont montré qu’un socle de 20% s’est consolidé en deux mois, et qu’au second tour, Bayrou serait le meilleur de tous les candidats…

Que de chemin parcouru, que de ténacité, que de conviction tenue si fermement face aux sirènes des postes ministériels et des intimidations en tout genre (notamment en 2002 avec la création de l’UMP).

Bayrou le rassembleur, Bayrou le gentil, Bayrou le plan B pour ceux qui ne veulent ni Sarkozy à droite, ni Royal à gauche… bref, Bayrou l’alternative au système actuel.

Bayrou est relativement sobre et modeste. Il arrive en parcourant la foule, mais sans se prendre pour le Messie qu’il ne veut pas être.

Et il commence fort son discours, sans doute après avoir appris le ralliement de son ancien mentor, Valéry Giscard d’Estaing, à Nicolas Sarkozy.

Débridé, attaquant à pointe aiguë, Bayrou fait un peu dans le démagogique en citant toutes les difficultés de la société française. Mais cela lui permet de montrer comment il peut y remédier.

Il insiste sur la nécessité de faire prendre une « douche froide » aux partisans de l’UMP et du PS, seul moyen de les obliger à faire leur « révolution culturelle ».

Et si tout le monde est contre lui, c’est qu’il doit gêner et avoir raison.

Il s’amuse à énoncer les attaques : Sarkozy dit qu’il est de gauche, Jospin dit qu’il est de droite, en fait, il est ni de gauche, ni de droite, il est au centre.

Et de faire une profession de foi politique assez approfondie :

Bayrou est de droite car il veut la sécurité pour ses enfants, par exemple, mais aujourd’hui, même les policiers ont peur.

Bayrou est de gauche car il veut l’égalité des chances, mais il a été le seul, durant cette dernière législature, à défendre le maintien de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) des demandeurs d’emploi que voulait supprimer le gouvernement Raffarin, ou à s’opposer à la privatisation juteuse des autoroutes. Le PS était absent.

Et Bayrou est du centre, pour défendre les valeurs d’équité, de justice et de fraternité.

Agrégé de lettres, Bayrou s’est fait plaisir en citant deux longs textes, une lettre d’Albert Camus et un poème d’Aragon, et surtout en faisant rimer France avec croissance, exigence, confiance, chance et espérance.

Il propose pour renouer avec la croissance : deux emplois sans charge, un small business act, des simplifications administratives confiées aux usagers (et pas à l’administration), le financement des fonds mutuels de caution.

L’exigence, c’est sur les diplômes, sur la condition de savoir lire et écrire pour passer en sixième, de mettre les universités françaises au premier rang mondial, de mettre en place un dispositif de formation professionnelle pour insérer les jeunes diplômés dans le monde du travail.

La confiance, à propos de laquelle Bayrou a donné un salut amical à Raymond Barre, hospitalisé, c’est une démocratie sociale, des institutions transparentes, une vie économique moralisée, et un idéal européen.

Réformer les institutions : que le Parlement soit maître de son ordre du jour, que seuls les parlementaires physiquement présents puissent voter, interdire le cumul des mandats et permettre à tous les courants politiques d’avoir un groupe politique (notamment avec une dose de proportionnelle).

Bayrou rappelle que la démocratie, c’est la protection des minorités avant tout.

L’Europe, selon Bayrou, doit surtout agir sur la diplomatie (cf drame du Darfour), l’énergie, la recherche, l’environnement, le codéveloppement (avec l’Afrique) et des institutions avec un texte simple et compréhensible par tous soumis à référendum.

Bayrou imagine la France de Sarkozy en 2003, au moment de la guerre en Irak et ne sait pas si Sarkozy, l’ami de Bush, de Blair, d’Aznar, de Berlusconi, aurait choisi la même voie que Chirac et De Villepin…

Enfin, il termine sur une anecdote concernant le Mur de Berlin, qui s’écroulait alors que Helmut Kohl était en train de dire à Boris Geremek que le mur leur survivrait…

Tout ça pour dire que les murs peuvent s’effondrer d’une seul coup, le 22 avril 2007.

Le discours complet ici.


François Bayrou à Bercy : "Merci à tous pour la victoire prochaine !!!"
François Bayrou 2007
Partager cet article
Repost0

Résultats officiels
de l'élection présidentielle 2012
 


Pour mettre la page en PDF :
Print


 




Petites statistiques
à titre informatif uniquement.

Du 07 février 2007
au 07 février 2012.


3 476 articles publiés.

Pages vues : 836 623 (total).
Visiteurs uniques : 452 415 (total).

Journée record : 17 mai 2011
(15 372 pages vues).

Mois record : juin 2007
(89 964 pages vues).