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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 23:57

Emmanuel Macron a rendu public le 28 février 2017 son programme budgétaire pour l'élection présidentielle de 2017.

Cliquer sur le lien pour télécharger le programme budgétaire d'Emmanuel Macron (fichier .pdf) :
http://storage.canalblog.com/14/84/1344545/114913267.pdf

Pour en savoir plus :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20170224-macron.html


Lire le (véritable) programme d'Emmanuel Macron présenté le 2 mars 2017 :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-srb-20170302-programme-macron-2017.html


SR

http://rakotoarison.over-blog.com/article-srb-20170228-programme-macron-budget.html

 

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 23:54

Un sondage réalisé par l'IFOP et publié le 28 février 2017 étudie le comportement des fonctionnaires pour l'élection présidentielle.

Cliquer sur le lien pour télécharger l'enquête d'opinion (fichir .pdf) :
http://www.ifop.com/media/poll/3670-1-study_file.pdf

Pour en savoir plus :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20170227-fillon.html

SR

http://rakotoarison.over-blog.com/article-srb-20170228-sondage-fonctionnaires.html
 

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 06:49

« Dès 2017, l’assurance maladie prendra en charge à 100% les lunettes pour enfants. Puis, en fin de quinquennat, l’objectif est d’aboutir à un reste à charge 0 pour les audioprothèses, l’optique, les prothèses dentaires et les dépassements d’honoraires, qui sont aujourd’hui à l’origine de nombreux renoncements aux soins. Pour y parvenir, je mettrai en place une Agence de garantie de la couverture solidaire des dépenses de santé, composée de représentants de l’État, de l’assurance-maladie, des complémentaires et des professions de santé. Elle veillera  à la maîtrise des frais de gestion, à la clarté des contrats et à la qualité des prestations ainsi qu’à l’évolution des niveaux de remboursement. Pour les retraités les plus modestes, je veillerai enfin à augmenter les aides à l’acquisition d’une complémentaire santé. » (François Fillon, "Le Parisien" du 21 février 2017).



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Comme quatre autres candidats à l’élection présidentielle (Benoît Hamon, Emmanuel Macron, Nicolas Dupont-Aignan et Yannick Jadot), le candidat François Fillon a présenté son projet sur la santé et la sécurité sociale à l’occasion d’une conférence organisée par la Mutualité française au Palais Brongniart, à Paris, le 21 février 2017 (le texte intégral est disponible ici).

C’était l’occasion pour François Fillon de préciser et surtout, de répondre à une campagne de désinformation de longue durée contre son projet pour la sécurité sociale : « Le chœur de tous ceux qui ne veulent rien changer s’est déchaîné. Comme aurait dit Edgar Faure, les forces de l’immobilisme se sont mises en mouvement et rien ne pourra les arrêter ! ». Dans le procès contre lui, la supposée privatisation de la sécurité sociale et sa supposée vente aux assureurs privés.

Parmi les attaques les plus virulentes, ses liens avec la compagnie Axa et l’implication d’Henri de Castries dans sa campagne : « On est dans le délire total. (…) Je n’ai jamais travaillé pour Axa sur les questions touchant à la santé. J’ai effectué une mission sur le financement des investissements de long terme. Et puis, surtout, personne ne peut dire que la question de la répartition des rôles entre l’assurance-maladie et les complémentaires ne se pose pas. Le patron de la Mutualité française, par exemple, dit que c’est une bonne question et il n’est pas payé par Axa à ma connaissance ! (…) Je veux que la société civile participe au redressement de la France. » ("Le Parisien", 21 février 2017).

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François Fillon n’en démord pas : pour lui, le point crucial, c’est effectivement l’équilibre (« l’articulation des rôles ») entre la sécurité sociale et les organismes complémentaires. L’organisation public/privé des remboursements de la sécurité sociale n’est donc pas nouveau, même est très ancienne, et c’est dans ce cadre que François Fillon voudrait redéfinir les rôles, ce qui a toujours été fait dans les réformes du passé avec une part grandissante pour les mutuelles complémentaires, laissant à l’État la charge du plus important.

Dans une interview au journal "Le Parisien", François Fillon a expliqué : « J’ai initialement posé la question de la répartition des gros et petits risques entre l’assurance-maladie et les complémentaires santé. S’en est suivie une polémique absurde. Je n’ai jamais voulu mettre en place une santé à plusieurs vitesses. J’ai juste posé une question légitime (…). Je pose l’objectif d’ici 2022, d’un reste à charge zéro pour les dépenses les plus coûteuses grâce à un nouveau partenariat entre la sécurité sociale et les organismes complémentaires. » (21 février 2017).

Cela dit, les critiques contre son programme n’ont pas été inutiles car cela a amené le candidat LR à renforcer ses propositions par une étude plus approfondie du sujet : « J’ai alors voulu mettre cartes sur table et entendre toutes les critiques et toutes les propositions. Mon équipe a donc poursuivi tout au long du mois de janvier [2017] les auditions de l’ensemble des acteurs de la santé et de la protection sociale. Tous ceux qui voulaient être entendus ou faire des propositions l’ont été. ».

Son constat, c’est que les Français sont très attachés à leur système de protection sociale, mais qu’ils sont très inquiets de sa pérennité. Les professionnels de la santé sont démotivés à cause des problèmes de financement et le système se dégrade : « Arrêtons la politique de l’autruche. Partageons ce diagnostic sur davantage de liberté et de responsabilité que j’avais fait dès l’automne dernier et proposons les solutions pour sauvegarder notre sécurité sociale ! ».

Les propositions de François Fillon sont les suivantes.


1. Mieux soigner

Miser sur la prévention pour éviter de soigner : proposer à tous les Français une consultation de prévention, longue et gratuite, tous les deux ans. Une action de prévention dès l’école maternelle aura pour mission de parler aux enfants de la nutrition, du sommeil et des addictions.

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Mais aussi préserver la base du système reposant sur la médecine libérale, donner plus d’autonomie aux hôpitaux et encourager la création de maisons de santé pluridisciplinaires en ville, abroger l’article 83 de la loi Touraine, augmenter le numerus clausus et le régionaliser pour une meilleure répartition des médecins sur le territoire.

Ces mesures, si elles sont intéressantes, ne sont cependant pas excessivement originales, beaucoup de candidats les proposent aussi.


2. Mieux rembourser

Là est l’originalité de François Fillon qui renforce sa "fibre" sociale. Beaucoup de soins ne sont pas assez remboursés et tout le monde le sait : dentaire, ophtalmologie, etc. sont remboursés sur des bases totalement dépassées et ne correspondant pas au marché actuel. Seuls les "riches" peuvent se permettre des lunettes, des couronnes dentaires, des prothèses auditives, et aussi ceux qui peuvent bénéficier de "bonnes" mutuelles complémentaires.

François Fillon a ainsi déclaré : « Il n’y a pas de fatalité à ce que l’assurance-maladie ne couvre que l’hospitalisation et les affections de longue durée et se désengage des soins courants, comme c’est le cas aujourd’hui. ». Cette déclaration est donc à l’opposé de tout ce que ses opposants lui ont attribué ou projeté.

Il veut ainsi rembourser à 100% les lunettes pour les enfants par la sécurité sociale dès la fin 2017 et généraliser la mesure à tous les Français à la fin de son quinquennat, ainsi que les prothèses dentaires ou auditives.

Pour pouvoir atteindre ce très ambitieux objectif, François Fillon suggère de créer une « agence associant État, caisses de sécurité sociale, organismes complémentaires et professionnels de santé [qui] permettra de préparer des accords sur le partage des remboursements entre l’assurance-maladie qui doit rester le pilier de notre système de santé, mais en lien avec les complémentaires. Et cela de façon transparente et organisée. ».

François Fillon n’a pas non plus oublié les personnes âgées qui ne bénéficient pas d’une couverture complémentaire.


3. Mieux gérer

C’est évidemment le point crucial pour pérenniser la sécurité sociale. François Fillon compte faire 20 milliards d’euros d’économies sur cinq ans, « pour compenser la hausse naturelle des dépenses », notamment par la réduction du recours excessif à l’hôpital, par une meilleure coordination des soins, et par d’autres « efforts d’efficience ».

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Parmi les mesures, le renforcement de la lutte contre les fraudes et abus (fraudes à la carte vitale, arrêts maladie de confort, etc.), la suppression de l’aide médicale d’État (AME), remplacée par une dispense de frais de santé strictement contrôlée pour les cas d’urgences et les maladies graves ou contagieuses, aucune baisse des effectives médicaux et soignants mais des effectifs concernant les emplois administratifs, retour aux 39 heures après négociation sur le terrain, etc.


La réforme seulement après une concertation faite dans la transparence

La méthode que propose François Fillon n’est pas d’imposer des mesures toutes prêtes, mais de les bâtir avec la concertation. C’est l’objet des assises du système de santé qu’il veut organiser à la fin de l’année 2017 et début de l’année 2018, dont le but est la pérennité du système et le maintien de son objectif de solidarité.

François Fillon a ainsi conclu : « Je vous le redis avec force, il n’est pas question de toucher à l’assurance-maladie et encore moins de la privatiser, ni même de baisser son taux d’intervention. C’est en rendant plus lisible la couverture par l’assurance-maladie obligatoire des dépenses de santé que nous rendrons aussi plus justes les remboursements des soins pour les Français. (…) Loin des caricatures et des procès d’intention, [mon projet] est un projet de modernisation et de régulation concertée, un projet qui fait confiance aux acteurs, à tous les acteurs libéraux et hospitaliers dont je connais l’implication au service de la santé de nos concitoyens. » (21 février 2017).


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (27 février 2017)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Propositions pour une meilleure santé.
Discours de François Fillon sur la santé le 21 février 2017 à Paris (texte intégral).
Communiqué de François Fillon le 26 février 2017 inquiet des violences électorales (texte intégral).
Discours de François Fillon le 24 février 2017 à Maisons-Alfort (texte intégral).
Tribune de l’avocat Arno Klarsfeld le 20 février 2017 dans "L’Express" (texte intégral).
Discours de François Fillon le 15 février 2017 à Compiègne (texte intégral).
Discours de François Fillon le 12 février 2017 à Saint-Pierre de La Réunion (texte intégral).
Discours de François Fillon le 9 février 2017 à Potiers (texte intégral).
Comptes à débours.
Même pas mal ?
Lettre aux Français de François Fillon le 8 février 2017 (texte intégral).
François Fillon se met à nu : transparence des données financières (à télécharger).
Conférence de presse de François Fillon le 6 février 2017 (texte intégral).
Sondage Elabe du 1er février 2017 (à télécharger).
PenelopeGate : la valse des François.
Discours de François Fillon à la Villette le 29 janvier 2017 (texte intégral).
François Fillon combatif.
Et si… ?
L’élection présidentielle en début janvier 2017.
Boule puante.
François Fillon, gaulliste et chrétien.
Qu'est-ce que le fillonisme ?
Programme de François Fillon pour 2017 (à télécharger).
Discours de François Fillon à Sablé le 28 août 2016 (texte intégral).
Discours de François Fillon à Paris le 18 novembre 2016 (texte intégral).
François Fillon, pourquoi est-il (encore) candidat en 2016 ?
Débat avec Manuel Valls.
Force républicaine.
Discours du 30 mai 2015 à la Villette.
Philippe Séguin.

_yartiFillon2017022105



http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20170221-fillon.html

http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/non-francois-fillon-ne-va-pas-190163

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2017/02/27/34985682.html


 

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 21:13

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Communiqué de François Fillon le 26 février 2017 sur les violences pendant la campagne présidentielle


Je voudrais faire part de mon inquiétude à propos de la violence qui règne en France.

Nous sommes dans une situation inédite : à deux mois de l’élection présidentielle, nous vivons dans une situation de quasi guerre civile qui vient perturber le cours normal de cette campagne.

Je ne citerai que quelques exemples.

A Toulon, un meeting d’un candidat a été perturbé par une manifestation. Avant-hier, la ville de Nantes a été mise à sac par des manifestants d’extrême gauche et hier des bus de militants ont été attaqués sur l’autoroute par des manifestants d’une extrême violence.

Tous les jours, une poignée de manifestants d’extrême gauche viennent perturber mes déplacements. Et je n’oublie pas les manifestations violentes en banlieue parisienne, à Paris, et maintenant des blocages de lycées.

Ces manifestations sont minoritaires. Les manifestants sont toujours les mêmes. Leur objectif est simple : perturber la campagne, décrédibiliser les élections, affaiblir la démocratie.

Je rappelle que nous sommes en état d’urgence et pourtant, le gouvernement laisse faire.

Le Garde des Sceaux nous a expliqué ce matin dans la presse qu’il fallait laisser la justice travailler. Mais il faut aussi que le gouvernement assure les conditions du bon déroulement des élections. Et qu’il fasse respecter l’Etat de droit.

Aujourd’hui, en tant qu’ancien Premier ministre, en tant qu’élu de la Nation, j’accuse solennellement le Premier ministre et le gouvernement de ne pas assurer les conditions d’un exercice serein de la démocratie. Ils portent une très lourde responsabilité en laissant se développer dans le pays un climat de quasi guerre civile qui ne peut que profiter aux extrêmes.

La situation est grave. Quels que soient les candidats, ils doivent avoir le droit de s’exprimer et le gouvernement doit prendre des mesures pour que les casseurs et les ennemis de la démocratie cessent de perturber cette campagne présidentielle.

François Fillon, le 26 février 2017.

Source : www.fillon2017.fr


 

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 14:18

Deux sondages apportent le même type de résultats sur les intentions de vote lors de l'élection présidentielle. Marine Le Pen garderait une grande avance. Emmanuel Macron serait légèrement devant François Fillon, l'écart resterait très faible malgré le ralliement de François Bayrou. L'écart entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon resterait très faible.

Pour télécharger les enquêtes d'opinion, cliquer sur les liens (fichiers .pdf).

Sondage OpinionWay pour "Les Échos" et Radio Classique publié le 25 février 2017 :
https://www.opinion-way.com/fr/component/edocman/?task=document.viewdoc&id=1538&Itemid=0

Sondage IFOP-Fudicial pour "Paris-Match" et Sud Radio publié le 24 février 2017 :
http://www.ifop.com/media/poll/3668-1-study_file.pdf

Pour en savoir plus :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20170225-presidentielle2017-ak.html

SR

http://rakotoarison.over-blog.com/article-srb-20170225-sondages.html

 

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 23:48

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Discours de François Fillon à Maisons-Alfort
24 février 2017


Mes amis,

Merci d’être si nombreux ce soir, merci pour votre amitié, merci d’avancer à mes côtés, tête haute.

Il y a un terme qu’on utilisait chez les gaullistes de la première heure : celui de « compagnon ». Vous êtes mes compagnons et à côté de vous je sens votre force qui me donne la force de vaincre.

Notre détermination à mener la bataille du redressement français est plus intense que jamais.

Lors des primaires, 4,4 millions de Françaises et de Français se sont mobilisés pour dire « ça suffit » le socialisme, « ça suffit » le déclin national, réagissons !

Lucidement et courageusement, les électeurs de la droite et du centre ont décidé de faire de l’élection présidentielle le point de départ d’un pays qui renait, un pays qui assume sa fierté, un pays qui affirme sa volonté d’être une puissance gagnante, la 1ère puissance européenne d’ici 10 ans.

Si nos convictions déclenchent autant de fureur, si ma personne est attaquée avec tant d’acharnement, c’est qu’elles heurtent ce consensus mou qui n’aime la droite que lorsqu’elle marche à l’ombre et lorsqu’elle réforme à minima.

Cette élection, mes amis, n’est pas comme les autres.

Pour la France, le choix est entre le sursaut ou le déclin.

Avec 6 millions de personnes au chômage ou en activité partielle, avec notre montagne de déficits et de dettes, avec le péril du totalitarisme islamique, avec le basculement de l’économie mondiale vers l’Asie, la France joue gros, très gros.

Si elle fait le mauvais choix, elle prendra un aller-simple pour le déclassement. Si elle fait le bon choix, la France a encore tout pour réussir.

Des entrepreneurs audacieux, des salariés et des ingénieurs productifs, une agriculture puissante, des chercheurs et des scientifiques de grande renommée, des infrastructures modernes… Et puis, nous sommes poussés par une histoire millénaire qui nous souffle à l’oreille les mots de nos héros : « résistance », « courage », « honneur » !

Nous venons de loin et nous irons encore très loin si nous décidons de libérer les énergies françaises.

Certes, les obstacles sont réels.

Ils sont d’abord intellectuels : le culte de l’égalitarisme mou a supplanté le culte de la liberté, l’immobilisme est devenu une vertu et l’audace une anomalie.

De fil en aiguille, de petite lâcheté en petite lâcheté, nous sommes devenus l’un des pays parmi les plus réglementés, l’un des plus imposés, l’un des plus endettés, l’un des plus suspicieux à l’égard du verbe « réussir ».

Nous souffrons d’un appareil bureaucratique qui, pour subsister, pompe près de la moitié des richesses créées par les Français.

Nous souffrons d’une dette publique écrasante alimentée par 42 années de déficit. Pour la rembourser, nous empruntons et plus nous empruntons plus nous sommes dépendants des marchés et des fonds de pension étrangers.

Bientôt les taux d’intérêts remonteront. La charge de la dette va augmenter. Si on ne s’est pas réformé, alors le pire est possible.

Les signes de notre affaiblissement économique sont sous nos yeux, avec leurs conséquences : ce chômage de masse persistant contre lequel on prétend à tort avoir tout essayé, et cette pauvreté qui touche de plus en plus de Français.

La révolte gronde et on ne la taira pas avec des mesures cosmétiques.

C’est tout notre modèle économique et social qui doit être remis en capacité de créer de la croissance et de l’emploi.

Aujourd’hui, je suis le seul qui tire le signal d’alarme et qui présente un vrai projet pour repartir de l’avant.

Les autres candidats sont dans le déni ou le délire. Parfois même les deux à la fois.

Le Front National de Madame Le Pen et l’extrême gauche de Monsieur Mélenchon proposent une France du repli sur soi, une sorte de communisme national.

Nationalisations, multiplication des dépenses publiques, augmentation sans compter des salaires, dettes à n’en plus finir, retour au franc, fermeture des frontières…

Et tant pis si tous les économistes sérieux affirment que ce programme mènerait à l’effondrement économique en six mois !

Le Front national et l’extrême gauche ont en commun une étonnante capacité à considérer que les faits sont bien moins importants que leurs certitudes.

Quant à Monsieur Hamon, il se propose de gérer la pénurie.

Il n’y a plus de travail ? Qu’on coupe en morceau ce qui reste pour en distribuer les miettes.

L’erreur tragique des 35 heures n’était pas encore assez grosse.

Il fallait aller plus loin.

Voici les 32 heures et le revenu universel.

Le revenu universel, c’est au fond l’ultime trouvaille des socialistes pour justifier leur incapacité à en finir avec le chômage de masse, comme nombre de nos voisins l’ont pourtant fait !

Quant à la dette, la solution proposée par Benoît Hamon n’est pas moins surprenante. Il propose sans rire de mutualiser les dettes européennes « par solidarité ».

La solidarité, dans la bouche des socialistes, c’est profiter des efforts des autres Etats sans avoir à en accomplir soi-même. Succès garanti auprès de nos amis Allemands qui durant quinze ans se sont serrés la ceinture pour remettre l’Allemagne de l’Est à niveau.

Cerise sur le gâteau, Monsieur Hamon propose de légaliser le cannabis… 32 heures, revenu universel, dette pour tous et cannabis: beau programme pour réveiller la France !

La gauche rêve, le Front National divague. Pendant ce temps-là, des peuples entiers se lèvent tous les matins avec la rage au ventre pour gagner la bataille de la concurrence mondiale.

Et puis il y a l’homme qui veut sauver le socialisme sans le dire. J’ai nommé Emmanuel Macron,

Pour Emmanuel Macron, il n’existe pas de culture française.

Tant pis pour Victor Hugo ; tant pis pour nos enseignants qui luttent contre l’illettrisme ; tant pis pour la francophonie, mais par contre, belle aubaine pour tous ceux qui pensent que la nation française n’a plus d’identité.

Plus d’identité mais aussi complice de crime contre l’humanité ! Si la France doit être honteuse de ce qu’elle fut, comment pourrait-elle être fière de ce qu’elle est ?

Visiblement Monsieur Macron dit ce que son auditoire veut entendre. Un jour pour le gouvernement algérien, le lendemain pour les pieds noirs, un jour pour la manif pour tous, le lendemain pour le mariage pour tous…

Tout cela dénote un sérieux problème de colonne vertébrale.

Emmanuel Macron vient de dévoiler les lignes de son programme économique et de son chiffrage. François Hollande aurait pu le signer. C’est de la soupe tiède alors que la France a besoin d’une transformation économique.

D’abord, le cadrage financier d’Emmanuel Macron se fonde sur un diagnostic faux.

Il est bien le seul à croire les prévisions budgétaires du gouvernement actuel qui a multiplié les dépenses ces derniers mois, lorsqu’il affirme que la France sera en dessous de 3 % de déficit en 2017.

En réalité, le déficit sera d’au moins 3,4% en 2017 et pourrait atteindre 3,8% en 2018 si rien n’est fait rapidement.

Sur la réduction des déficits et la guerre contre la dette, les objectifs initiaux de M.Macron ont été ramené à la baisse.

Il y a un mois, il parlait, comme moi, de 100 milliards d’économies budgétaires en 5 ans.

Pschitt, nous sommes maintenant à 60 milliards. En quelques jours, 40 milliards ont disparu du programme. C’est ce qu’on appelle avoir des convictions…

Bon, il veut économiser 60 milliards d’euros par an mais annonce parallèlement un plan d’investissement de 50 milliards sur le quinquennat, c’est-à-dire des dépenses nouvelles. •

Ce plan n’a d’ailleurs d’investissement que le nom, tant il semble devoir financer des dépenses courantes.

Par ailleurs, on voit mal comment il pourrait réussir à mettre en œuvre 50 Mds d’investissements publics alors qu’il a été incapable d’en mettre 10 en œuvre quand il était conseiller puis ministre de François Hollande.

Son plan d’économie sur l’assurance maladie prévoit une limitation des dépenses de 2,3%. C’est plus laxiste qu’aujourd’hui. C’était 2 % en 2015 et 1,8 % en 2016.

Bref, Emmanuel Macron réussit l’exploit de faire pire que François Hollande !

Sur l’assurance chômage, il nous parle de 10 milliards d’économies mais aucune mesure sérieuse n’est proposée puisqu’aucune révision des paramètres d’indemnisation (durée, plafonnement) n’est prévue.

Sans doute parie-t-il sur une baisse soudaine du chômage pour rééquilibrer les comptes de l’assurance chômage. Mais sur l’emploi, aucune révolution n’est en vue dans son projet.

On reste sur les 35 heures avec une vague prétention à moduler le temps de travail en fonction des âges.

Sur les retraites, qui représentent 25 % de la dépense publique, on nous promet des annonces prochainement, mais des annonces claires il n’y en aura pas. On nous parlera, je l’imagine, d’une retraite à points mise en place dans 10 ans.

Emmanuel Macron propose la suppression de120.000 postes de fonctionnaires, sur 6 millions d’agents publics, soit moins de 2% des effectifs actuels.

C’est inférieur aux150.000 postes que nous avions supprimés entre 2007 et 2012.

J’accuse M.Macron de savoir parfaitement que son objectif est ridiculement bas, mais mieux vaut la lâcheté électorale que la vérité.

Bref, tout ce plan Macron, c’est à peine mieux que Hollande et c’est surtout beaucoup moins fort que le plan Fillon.

François Bayrou a cru bon d’apporter son soutien à Emmanuel Macron, comme il l’avait autrefois apporté à François Hollande en 2012. Rien de nouveau !

Il y a six mois, Bayrou étrillait Macron, le candidat des « forces de l’argent » disait-il avec mépris. Aujourd’hui, il lui propose une alliance.

Laissons les girouettes voler avec les girouettes. Nous, nous ne tournons pas avec le vent.

Emmanuel Macron revendique, je le cite, son « immaturité politique », comme si elle était le gage de sa sincérité.

Dois-je rappeler que le Chef de l’Etat est Chef des armées et responsable de notre dissuasion nucléaire ?

Ce n’est pas d’immaturité dont la France a besoin dans les temps troublés que nous traversons, mais d’un dirigeant solide.

Mes amis,

Pour redresser la France, il faut d’abord la rassembler autour de ses piliers.

Il faut rétablir la sécurité dans notre pays.

L’affaire d’Aulnay-sous-Bois a été le prétexte de véritables scènes de guérilla urbaine. Avant-hier, à Savigny sur Orge, deux policiers municipaux ont été les victimes d’un véritable guet-apens mené par une dizaine d’individus.

La culture de l’excuse et le laxisme ont fait des ravages dans certaines têtes

Il faut rétablir une juste sanction des fautes.

La condamnation doit retrouver son sens :  je mettrai fin à l’inexécution des peines.

Il n’est pas acceptable que près de 100 000 peines ne soient pas exécutées ou en attente d’exécution chaque année.

C’est pourquoi je relancerai la construction de 16 000 places de prison.

La sanction doit retrouver sa force : je supprimerai le système des remises et d’aménagement quasi-automatique des peines de prison.

Les peines-planchers automatiques seront rétablies, afin de lutter contre la récidive.

Il y a de plus en plus de mineurs parmi les délinquants chevronnés. C’est pourquoi je propose d’abaisser la majorité pénale à 16 ans.

Un délinquant de 16 ou 17 ans doit comprendre qu’il responsable de ses actes. Il est trop facile d’accuser la société de tous les maux pour s’excuser de tous les siens.

Nos compatriotes qui vivent dans les cités et qui respectent les lois en ont plus qu’assez de vivre la peur au ventre.

Ils réclament de l’éducation pour les enfants, ils réclament du travail et comme préalable à tout cela, ils réclament de l’ordre pour vivre en paix !

Je veux parler pour ces mères de familles qui tremblent pour leurs enfants, je veux parler pour ceux qui n’en peuvent plus du tapage nocturne, je veux parler pour ceux qui travaillent dur et qui rêvent de grimper les échelons de la réussite sociale, je veux les défendre, comme je veux défendre l’honneur de nos policiers et gendarmes.

Nos forces de l’ordre accomplissent un travail difficile.

Plus de 10.000 agents sont blessés chaque année et une dizaine d’entre eux trouvent la mort.

Nous devons à ces femmes et à ces hommes le respect ! Plus que le respect, je leur apporterai tout mon soutien.

Je veux investir dans la modernisation de leur matériel.

Je veux alléger leurs tâches administratives et remettre sur le terrain 5000 policiers et gendarmes.

Enfin, je veux renforcer les polices municipales et le rôle des maires.

Gendarmes, policiers nationaux et municipaux, sociétés privées de sécurité, citoyens vigilants, gardiens d’immeubles : c‘est toute une chaine de sécurité que je souhaite coordonner et tendre contre la délinquance.

Et puis, il y a le terrorisme qui est totalement sorti des radars de cette campagne présidentielle.

Comme si le silence allait éloigner la menace.

Notre ennemi est pourtant là : c’est ce totalitarisme islamique qui a déclaré la guerre au monde.

Ce totalitarisme contamine une partie de notre jeunesse.

Il fait de certaines banlieues des enclaves où se fomente à ciel ouvert la haine de notre civilisation.

Si je suis élu, vous pouvez compter sur ma totale détermination.

Toute personne coupable d’intelligence avec l’ennemi sera condamnée.

Tout étranger appartenant à la mouvance intégriste sera expulsé.

Le culte musulman fera l’objet d’un contrôle administratif strict, aussi longtemps qu’il n’aura pas réalisé son ancrage dans la République comme les autres religions.

Aucun prêche contraire aux valeurs de la République ne doit être toléré.

Les imams qui s’en rendent coupables doivent être reconduits à la frontière s’ils sont étrangers. Ou sanctionnés et interdits de prêche s’ils sont Français.

Tous les mouvements se réclamant du salafisme ou des Frères musulmans seront dissous.

Autant de mesures de justice qui éviteront que nos concitoyens musulmans soient pris en otages par les radicaux.

Ils doivent pouvoir pratiquer leur culte en paix. Et pour cela, ils doivent nous aider à faire le ménage contre l’obscurantisme.

Si nous voulons redonner force et unité à notre pacte national, il est aussi impératif de limiter l’immigration à son strict minimum.

Notre taux de chômage nous le commande.

L’immigration sans intégration, sans assimilation, c’est la France des ghettos, c’est la France qui ne brasse plus les différences.

Je ne veux pas d’une France en mille morceaux.

Je propose que notre politique d’immigration obéisse à des quotas annuels établis en fonction de nos capacités d’accueil et de nos besoins économiques.

La procédure d’asile doit être juste et rapide, et ceux qui sont déboutés doivent être systématiquement expulsés.

La France a toujours été un pays d’accueil. Cette ouverture a fait d’elle une nation ouverte à tous les talents qui cherchaient une patrie à aimer et à servir.

Mais il n’en a été ainsi que parce qu’elle a su unir ces populations nouvelles autour d’un destin commun et d’idéaux partagés.

Les étrangers qui viennent en France doivent souscrire au pacte républicain et à ses règles élémentaires.

Ils devront montrer qu’ils comprennent leurs devoirs avant de profiter des droits. Ils devront attendre deux ans avant toute prestation sociale.

La République ne reconnaît pas les communautés, elle n’en considère qu’une seule : la communauté nationale.

Il ne peut y avoir qu’une loi en France : la loi française.

Il ne peut y avoir qu’une façon de considérer la femme : celle de la voir comme l’égal de l’homme.

Il n’y a qu’une citoyenneté, et voilà pourquoi je conteste la proposition des socialistes d’accorder le droit de vote aux étrangers pour les élections municipales.

Tout commence à l’Ecole.

L’éducation devrait être le fer de lance du pacte républicain. Mais elle a été dévoyée de sa mission par un quarteron de pédagogistes et d’idéologues fumeux.

Il faut redonner à l’Ecole l’objectif qui est le sien et que tant d’enseignants chérissent : transmettre des connaissances fondamentales qui éclairent le regard des élèves.

Transmette aussi le goût d’un métier pour celles et ceux qui veulent mettre la main à la patte. Je valoriserai massivement l’alternance et l’apprentissage qui doivent être la voie royale vers un emploi.

Transmettre aussi le respect de notre pays, de son histoire, de ses valeurs civiques.

Que dans les cours de certaines nos écoles, des adolescents s’interpellent en fonction de leurs origines ou se jugent en fonction de leurs apparences vestimentaires, c’est le contraire de la fraternité.

Je suis pour le port d’un uniforme scolaire, rappelant à chacun qu’il est l’égal de l’autre, rappelant aussi et surtout que l’école du savoir n’est pas l’école de la rue.

On n’aurait pas autant exigé de l’école si la famille ne s’était pas tant affaiblie.

La famille doit être protégée et aidée, mais son autonomie doit être respectée.

La famille n’est pas un terrain d’expérimentation pour bâtir l’homme nouveau dont rêvent certains idéologues.

Les parents doivent assumer leurs responsabilités et je leur fais confiance pour transmettre à leurs enfants ce qu’il y a de beau et de juste dans la vie.

Je veux relever le quotient familial.

Je veux favoriser les donations aux enfants pour développer la solidarité intergénérationnelle et donner aux jeunes plus de moyens pour se lancer dans la vie.

Je veux que pour les familles qui ont un enfant handicapé tout puisse être fait pour assumer une scolarisation normale, parmi les autres enfants.

Mes amis,

Rassemblée autour de ses piliers, la France pourra s’élancer vers le progrès économique et social.

La productivité, la croissance, le plein emploi, c’est ma bataille absolue !

Pour la gagner, je ferai sauter les verrous qui étouffent l’énergie du pays.

Les entrepreneurs, les agriculteurs, les artisans sont assommés de règlementations, garrotés de contraintes.

Il faut les libérer.

C’est le meilleur moyen, et le seul vraiment efficace, pour que les entreprises créent de l’emploi.

Une entreprise n’embauche pas parce qu’elle veut faire plaisir à un ministre qui la supplie. Une entreprise crée un emploi parce qu’elle a besoin du salarié, parce que son activité et son carnet de commandes l’exigent.

Tout le reste en matière de lutte contre le chômage est de la littérature.

Pour donner aux entreprises un intérêt à embaucher, il faut baisser le coût du travail. Ce seront 40 milliards d’allégement de charges.

Je supprimerai les cotisations salariales.

Le gain pour un salarié représentera au moins 250 euros par an, 500 euros pour un couple qui travaille.

En échange, une hausse de la TVA permettra de faire contribuer les produits importés au financement de notre sécurité sociale.

Pour être compétitives, les entreprises ont besoin de simplification du cadre social et fiscal dans lequel elles évoluent.

Je veux limiter le code du travail et ses 3000 pages aux principes fondamentaux qui doivent régir le monde du travail, et renvoyer le reste à la négociation collective.

Je sortirai des 35 heures et laisserait aux acteurs de terrain le soin de décider ce qui est bon pour leur entreprise et pour les salariés.

Place au dialogue social, place au vrai référendum d’entreprise, place à la simplification des normes et des seuils : voilà ma logique qui est celle de la liberté, de la responsabilité et de l’efficacité.

On ne pourra combattre la dette qui nous vampirise et limiter les prélèvements si on ne réforme pas notre système public.

Je suis gaulliste : pour moi l’Etat doit être fort.

Mais notre pays compte près de 6 millions d’agents publics. L’Allemagne est plus peuplée que nous, mais a moins de fonctionnaires : est-elle moins bien administrée ? Bien sûr que non !

L’effort que je propose pour l’Etat est raisonnable et possible : je veux baisser les effectifs de 8% sur l’ensemble du quinquennat.

On ne pourra pas remettre le budget de la France à l’équilibre sans cela.

Nos agents publics sont dévoués et compétents. Ils ont tout à gagner au développement d’un appareil d’Etat modernisé

Je veux qu’ils soient mieux payés, mais aussi qu’ils soient en pointe dans le combat pour l’amélioration du service public aux Français. Cela passera par une évolution progressive de leur temps de travail à 39 heures.

Les gains de productivité permettront d’améliorer les perspectives de carrière aujourd’hui bloquées et ils permettront à la France de réduire ses déficits.

La santé est le secteur pas excellence dans lequel les Français attendent que l’on soit plus efficace.

Je suis attaché à la promesse de la sécurité sociale dont la France peut s’enorgueillir : l’accès aux meilleurs soins pour tous.

Mais cette promesse est menacée.

Qui ne voit les impasses actuelles de son financement ?

Qui ne voit la détérioration des conditions de travail des personnels à l’hôpital ?

Notre système est placé face à trois défis majeurs.

Le premier est de mieux soigner. Nous devons développer la prévention, mieux organiser les soins afin de sortir du tout hôpital et moderniser l’hôpital public.

Nous devons aussi mieux rembourser. Il n’y a pas de fatalité à ce que l’assurance-maladie ne couvre que l’hospitalisation et les affections de longue durée et se désengage des soins courants, comme c’est le cas aujourd’hui.

Le remboursement à 100% par la sécurité sociale des lunettes pour les enfants sera réalisé.

Les dépenses les plus coûteuses pour les ménages doivent être entièrement couvertes grâce à un nouveau partenariat entre la sécurité sociale et les complémentaires santé.

Nous devrons améliorer la couverture santé pour le séniors, les grands oubliés de la pseudo généralisation de la complémentaire santé du gouvernement actuel !

Nous devons aussi, c’est le troisième défi, mieux gérer notre système santé. 20 milliards d’économies sur 5 ans peuvent être réalisées grâce à des efforts d’efficience.

Il est possible de limiter nos coûts en faisant la chasse à tous les gâchis : recours excessif à l’hôpital, coordination insuffisante, soins redondants et inutiles.

Pour réaliser ces réformes ambitieuses, tout le monde devra être mis autour de la table. J’organiserai à la fin de l’année 2017 des assises de notre système santé.

Mes amis, la France doit retrouver une voix respectée dans le monde, sinon le monde s’occupera de nous et pas pour le meilleur.

Nous sommes 66 millions dans un monde de 7 milliards d’habitants, assoiffés de progrès.

La partie semble inégale sauf si les 500 millions d’européens se décident à défendre leurs intérêts.

La solution à la crise européenne passe d’abord par une remise sur pied de notre pays. Pour commander l’Europe, il faut être fort chez soi !

C’est en retrouvant sa puissance économique que la France sera capable d’impulser, avec l’Allemagne, une nouvelle dynamique au projet européen.

En Europe, je veux une France en tête et dans le monde je veux une France qu’on entende à nouveau.

Aujourd’hui, la Russie et l’Union européenne sont à la limite de la guerre froide. Ca n’est pas ma vision du continent européen !

Face à Monsieur Poutine, c’est parce que la France retrouvera la capacité à dire ses désaccords et à proposer de nouveaux partenariats qu’elle sera respectée.

Monsieur Trump devra comprendre que si la France reste une alliée fidèle, elle ne le sera pas aveuglément et à n’importe quel prix.

La Chine est un partenaire commercial de valeur. Mais nous devons être en droit avec elle, comme avec n’importe quel partenaire commercial, d’exiger la réciprocité des conditions d’échange.

Mes amis,

La présidentielle devrait être un grand moment de débat.

Chaque minute passée à commenter les anecdotes de campagne est perdue pour notre pays.

Il est temps d’avoir une vraie discussion sur les différents projets. Il est temps que cette campagne se fasse programme contre programme. Arguments contre arguments.

Le compte-à-rebours est lancé.

Dans 58 jours, les Français se rendront aux urnes et choisiront un projet pour la France.

Il faudra choisir entre la France des illusionnistes, et celle qui se redresse une fois de plus.

Du haut de nos 2000 ans d’histoire, des générations et des générations d’hommes et de femmes qui ont tout donné nous regardent.

Pour la France, ils ont travaillé dur.

Pour la France et pour sa liberté, des braves se sont sacrifiés.

Toutes et tous avaient au fond du cœur l’espoir que nous soyons heureux et fiers de nous dire « Français ». Soyons fidèles à leur espérance et soyons déterminés à donner à nos enfants plus que nous avons reçu.

Le bonheur est toujours une conquête et la grandeur est toujours une bataille.

Bataille face à nos concurrents, face à nos adversaires, mais aussi bataille sur nous même, pour aller chercher le meilleur de notre âme.

Les Français restent un très grand peuple. Il n’est pas usé, non, c’est notre système qui est usé. Ce système, je veux avec vous le changer !

N’ayez pas peur et ne doutez pas de vous : ensemble, nous avons le pouvoir de nous redresser et d’étonner le monde.

Nous allons, mes amis, contrer les attaques, nous allons traverser les tempêtes, nous allons foncer et rassembler les cœurs vaillants et les esprits lucides.

Je me bats avec vous pour la victoire de la France.

Cette victoire, nous irons la chercher de toutes nos forces. Je serai devant vous, vous serez avec moi.

Cette victoire est à notre portée ; elle dépend de cette flamme qui est en vous et qui est en moi, plus forte que jamais.

Cette victoire viendra et elle sera celle de tous les Français, et, ce jour-là, vous vous souviendrez de ce meeting où nous partagions ces mots : vive la République et vive la France !

François Fillon, Maisons-Alfort le 24 février 2017.

Source : www.fillon2017.fr



 

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 06:41

« La dispersion des propositions et des suffrages ne peut qu’aggraver [les] périls. Parce que le risque est immense, parce que les Français sont désorientés et souvent désespérés, j’ai décidé de faire à Emmanuel Macron une offre d’alliance. Je lui dis : le danger est trop grand, il faut changer les choses, et le faire d’urgence. Unissons nos forces pour y parvenir ! C’est peut-être un geste d’abnégation, mais ce sera aussi, je le crois, un geste d’espoir pour notre pays. » (Paris, le 22 février 2017).


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L’esprit de responsabilité l’a emporté sur l’ego, mais il a aussi suscité surprise, doute, incompréhension et déception chez les partisans de François Bayrou, et même ailleurs.

Le renouvellement impitoyable se poursuit : après l’élimination ou le renoncement de Nicolas Sarkozy, de François Hollande, maintenant de François Bayrou, des anciens grands candidats de 2012, il ne reste plus que Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qui sont donc loin d’incarner le renouvellement de la classe politique ! Au contraire, paradoxalement, ils incarnent désormais la continuité du système politique.

L’élection présidentielle de 2017 sera vraiment exceptionnelle dans ses surprises, rebondissements, etc. Attendu au tournant depuis plusieurs mois, François Bayrou a annoncé à la presse, ce mercredi 22 février 2017 à Paris, qu’il ne serait pas candidat à l’élection présidentielle et qu’il apporterait son soutien à Emmanuel Macron (le texte intégral de sa déclaration est lisible ici).

Le sens des responsabilités, François Bayrou l’a ainsi décrit, en y mettant presque un peu d’orgueil : « Je suis heureux de pouvoir montrer autrement que par des mots que l’heure exige que nous dépassions nos intérêts personnels et partisans, pour construire l’avenir que la France mérite. ».

Le constat de François Bayrou était pourtant très pessimiste : « En fait, toutes les candidatures posent des questions auxquelles les Français ne trouvent pas de réponse, au point que la majorité d’entre eux aujourd’hui affirme qu’ils ne savent pas pour qui voter. Un peuple qui ne croit plus à sa vie publique est un peuple en danger. Cette situation nourrit le pire des risques : une flambée de l’extrême droite, qui fait planer la menace d’un danger majeur et immédiat pour notre pays et pour l’Europe. ». Il a donc proposé « la recherche d’une solution inédite » en soutenant Emmanuel Macron et en pariant que son soutien vaudrait encadrement.

Car pour garder un peu la face, François Bayrou a émis quatre conditions d’alliance qui ont été immédiatement acceptées, une heure plus tard, par Emmanuel Macron : « L’alliance proposée par François Bayrou porte sur les valeurs et les idées. Elle s’inscrit pleinement dans la démarche de renouvellement et du rassemblement qui, depuis le début, est la nôtre. C’est pourquoi je l’accepte. » (le texte intégral de sa réponse est là).

Parlant de François Bayrou, Emmanuel Macron a ajouté : « C’est un geste courageux, inédit et un tournant de la campagne présidentielle comme de notre vie politique. (…) Il fait preuve d’un rare sens des responsabilités et de l’intérêt général. Sa proposition d’alliance est la marque d’une fidélité sans faille aux valeurs qui fondent notre pacte social, de son attachement à la probité dans la vie politique, à la liberté au cœur du projet européen, mais aussi de son combat pour le centre en France et contre le parti Front national. ».

Dès le lendemain, le jeudi 23 février 2017, François Bayrou et Emmanuel Macron se sont rencontrés dans le restaurant du Palais de Tokyo (après l’avoir privatisé pour l’occasion), et se sont montrés aux médias l’un contre l’autre, presque comme "deux amants" ! L’image était évidemment forte et symbolique, et avait tout l’air d’une sorte de passation de pouvoirs dans le rôle du candidat centriste, après trois candidatures depuis quinze ans du vieil animal laissant au jeune loup la poursuite du Graal. Emmanuel Macron n’était même pas né quand Valéry Giscard d’Estaing a été élu !

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Pour Emmanuel Macron, ce fut une divine surprise. Certes, il aura à se défendre d’être soutenu par des "vieux routiers" de la politique (pas seulement François Bayrou : Gérard Collomb, Jean-Paul Delevoye, Jean Arthuis, Renaud Dutreil, Serge Lepeltier, etc.), pour réaffirmer sa nouveauté et son incarnation du renouvellement de la classe politique. Mais ce soutien et cette alliance sont arrivés au meilleur moment puisque sa campagne commençait à patiner, à perdre du terrain face à François Fillon.

Ce 22 février 2017 fut un jour miraculeux, non seulement avec le "ralliement" de François Bayrou (qui a contesté le mot), mais aussi celui, le matin, de l’ancien candidat à la primaire socialiste, l’écologiste François de Rugy, qui s’était pourtant engagé à soutenir le candidat désigné par cette primaire, mais qui a dit sur LCI préférer "la cohérence" à "l’obéissance", et le soir sur LCP, le centriste Jean-Louis Bourlanges s’est lui aussi rallié à la candidature d’Emmanuel Macron, désolé du manque de probité de François Fillon.

D’ailleurs, entre parenthèses, le même jour fut un très mauvais jours pour les écologistes puisque leur candidat, pourtant choisi après une primaire ouverte, Yannick Jadot, a annoncé le même soir dans le journal de 20 heures de France 2 son désistement en faveur du candidat socialiste Benoît Hamon.

Revenons à François Bayrou. Apparemment, toute la classe politique et médiatique était convaincue de sa quatrième candidature. Pour cela, ils s’étaient basés sur l’ego très fort de François Bayrou, son caractère messianique (il était sûr qu’il serait Président de la République) et sur la détestation des puissances de l’argent qu’il voyait derrière la démarche d’Emmanuel Macron : « Derrière Emmanuel Macron, il y a des grands intérêts financiers incompatibles avec l’impartialité exigée par la fonction politique. » (sur RMC le 7 septembre 2016).

Son renoncement a donc été une des grandes surprises de cette précampagne, et il n’a pas renoncé à moitié, il est allé jusqu’au bout de sa démarche en soutenant à fond Emmanuel Macron, en s’investissant personnellement dans cette campagne.

La raison l’a emporté sur l’ambition : des sondages d’intentions de vote très mauvais (entre 5 et 6%), une grande solitude (qui ne l’a jamais effrayé), et puis, surtout, un départ beaucoup trop tardif en cas de candidature. On ne s’improvise pas candidat deux mois avant l’échéance. Ne serait-ce que pour organiser matériellement une campagne qui puisse convaincre, au-delà de la seule personnalité du candidat.

La raison de ses convictions aussi : François Bayrou voit ainsi une nouvelle tentative de rompre avec la bipolarité gauche/droite en capacité de gagner en 2017. Les précédentes tentatives avaient toutes échoué : Gaston Defferre en 1964 (le fameux "Monsieur X"), Jean Lecanuet en 1965, Alain Poher en 1969, Jean-Jacques Servan-Schreiber au début des années 1970, Raymond Barre en 1988, Valéry Giscard d’Estaing en 1977 (il s’est confronté à l’union de la gauche), Jacques Delors en 1994 (il n’a même pas été candidat), François Bayrou en 2002, 2007 et 2012, et l’on pourrait ajouter Dominique Strauss-Kahn qui aurait pu aussi proposer cette union du centre droit et du centre gauche en 2007 ou en 2012, ou encore Ségolène Royal qui avait proposé une alliance avec François Bayrou pour le second tour de l’élection présidentielle de 2007.

L’apport de François Bayrou sera sans doute réconfortant et son expérience électorale va être capitale pour la suite de la campagne d’Emmanuel Macron. En effet, c’était justement en fin février et début mars 2007 que la campagne de François Bayrou avait manqué de souffle alors qu’il avait réussi une percée inattendue, de même ampleur que celle d’Emmanuel Macron maintenant. Au contraire de 2007, le Front national joue dix ans plus tard les trouble-fête et achève de rompre avec la rivalité entre LR et PS.

François Bayrou a insisté pour dire qu’il n’y avait pas de "ticket" Macron/Bayrou, considérant à juste titre que c’était contraire à l’esprit des institutions. De plus, il s’est souvenu du malheureux "ticket", annoncé comme tel, de la candidature en 1969 de Gaston Defferre avec Pierre Mendès France promis à Matignon, candidature qui a fini à 5% !

Amusant d’ailleurs d’écouter le numéro un (secrétaire général) du mouvement En Marche d’Emmanuel Macron, le député socialiste Richard Ferrand, dire sur LCP dans "Politique matin" le 24 février 2017, qu’il n’y avait pas eu de "discussion d’arrière-cuisine" dans le ralliement de François Bayrou (à savoir, pas de négociation sur les investitures aux législatives ni sur les postes ministériels à distribuer), et il le disait avec une image de la conférence de presse des deux personnalités sur fond des tables à manger avec couverts du restaurant du Palais de Tokyo ; les discussions ne se passent pas en cuisine, mais à la salle à manger, devant les caméras !

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Si la décision de François Bayrou pouvait se comprendre (renoncement et soutien à Emmanuel Macron), elle a également beaucoup déçu. Les centristes "canal historique" (ceux qui ont soutenu François Bayrou depuis 2002) peuvent avoir un peu de mal à comprendre pourquoi François Bayrou a reflanché comme en 2012 en soutenant le véritable héritier de François Hollande, sans conviction forte et sans engagement courageux (la plupart des soutiens d’Emmanuel Macron sont des députés socialistes qui n’ont toujours pas quitté le PS !).

Ceux-ci peuvent même légitimement regretter que parmi les quatre priorités de François Bayrou, aucune ne concerne la manière de redresser la France. Luc Chatel, soutien de François Fillon, a insisté sur cela dès le 22 février 2017 : l’essentiel, c’est que le prochain Président de la République soit en mesure de redonner du travail à ceux qui en recherchent. Là est l’essentiel et l’urgence de cette campagne présidentielle.

Rien non plus sur la nécessité de réduire le déficit public et le train de vie de l’État. C’était pourtant bien François Bayrou qui, depuis quinze ans, avait insisté sur cet élément essentiel de la gestion publique : on ne doit pas vivre au-dessus de ses moyens et faire payer aux générations futures nos propres coûts de fonctionnement.

Le soutien à Emmanuel Macron laisse aussi un arrière-goût de règlement de comptes contre le parti Les Républicains, l’ancienne UMP qui en voulait tant à François Bayrou. Cette amertume voire rancœur se sont transformées en détestation de la candidature de François Fillon, sans prendre en considération que pour l’instant, ce qu’on reprocherait à François Fillon ne pourrait même pas faire, à l’heure actuelle, l’objet d’une instruction judiciaire, et a fortiori d’une mise en examen (au contraire des affaires touchant le FN où information judiciaire et gardes à vue ont déjà eu lieu). [Une information judiciaire a finalement était ouverte ce 24 février 2017 vers 20 heures].

François Bayrou avait pourtant annoncé depuis longtemps qu’il était prêt à s’effacer derrière Alain Juppé qu’il considérait en mesure de rassembler les Français autour de valeurs communes. Mais il a évoqué « l’aveuglément où s’est enfermée la droite française [qui] m’empêche de réaliser l’accord dont j’avais rêvé avec Alain Juppé et nombre de Républicains ».

On peut comprendre la détermination de François Fillon à rester candidat car comme je l’ai dit plus haut, on ne s’improvise pas candidat pour gagner à seulement deux mois de l’élection présidentielle. Aucune solution de rechange n’aurait été meilleure que la continuation de la candidature de François Fillon : Alain Juppé, au-delà d’un problème d’ego (qui ne veut pas être "suppléant"), n’aurait pas eu le plein soutien des militants LR qui l’avaient massivement rejeté lors de la primaire LR ; François Baroin était trop "nouveau" pour devenir crédible en si peu de temps (il lui aurait fallu six mois, comme Emmanuel Macron) ; et les autres auraient été encore moins performants.

Le programme économique d’Emmanuel Macron, vaguement dévoilé par "Les Échos" ce 24 février 2017, montrerait quelques similitudes avec celui de François Fillon : réduction du nombre de fonctionnaires (120 000), réduction de l’imposition des ménages (10 milliards d’euros), réduction des dépenses publiques (60 milliards d’euros). Globalement, c’est la même philosophie de libérer les initiatives économiques pour renforcer la croissance et donc l’emploi.

En revanche, la grande différence entre Emmanuel Macron et François Fillon, c’est que François Fillon a, au-delà du "pôle" liberté de son programme, un important "pôle" autorité que n’a pas Emmanuel Macron et sur lequel il risque de ne pas avoir beaucoup de crédibilité : or, c’est bien sur l’autorité de l’État que Marine Le Pen pourrait remporter l’élection présidentielle. Bien sûr, pas sur sa politique économique complètement inconséquente (j’y reviendrai) mais sur la sécurité, sur la souveraineté, sur l’autorité. Dans un second tour face à Marine Le Pen, un candidat "libertaire" aura du mal à s’imposer, même si aujourd’hui, les sondages sont favorables. Les évolutions de l’électorat peuvent être rapides et la seule question qui reste dans l’isoloir, est : ce candidat serait-il capable ou pas d’être Président de la République ?

Et après cette question, vient évidemment une autre question cruciale : ce candidat sera-t-il en position de faire élire une majorité à l’Assemblée Nationale ? Pour Marine Le Pen et Emmanuel Macron, la réponse est très incertaine au contraire de François Fillon.

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Au-delà des mathématiques politiques, s’il n’y avait aucun bouleversement nouveau ultérieur (ce qui n’est pas évident), il semblerait que la présence de Marine Le Pen au second tour soit de plus en plus certaine et que son opposant soit Emmanuel Macron ou François Fillon.

Or, pour l’emporter, que ce soit François Fillon ou Emmanuel Macron, il paraît assez clair que l’un aura besoin des électeurs de l’autre, l’un aura besoin du soutien de l’autre. Au contraire de 2002 où Jacques Chirac fut élu avec plus de 82% mais n’a gouverné qu’avec une base de seulement 20% de l’électorat (UMP), il faudra bien que l’un ou l’autre constitue une large majorité qui passe du parti Les Républicains au mouvement En Marche en passant par l’UDI et le MoDem et peut-être quelques socialistes proches de Manuel Valls.

C’est d’ailleurs toujours l’idée de François Bayrou : « J’ai la conviction qu’il sera impossible après l’élection présidentielle et les élections législatives de gouverner la France sans d’importants efforts de coopération et de travail en commun des grandes forces démocratiques, de la droite républicaine jusqu’à la gauche réformiste. En faisant cette offre d’alliance, c’est cette nécessité du rassemblement que j’ai présente à l’esprit comme un horizon nécessaire pour notre pays. » (22 février 2017).

Sans cela, on reviendrait à la situation de 2002, avec une petite différence, c’est qu’à la présidentielle, le FN ne serait pas passé de 16,9% à 17,8% du premier au second tour, mais de peut-être 25% à peut-être 40% voire 45%. Bref, si François Fillon et Emmanuel Macron ne se mettaient pas d’accord entre les deux tours, cela assurerait une victoire électorale de Marine Le Pen, peut-être pas en 2017 (encore qu’elle reste possible, insistons sur ce point !), mais dans ce cas, assurément en 2022…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (24 février 2017)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
François Bayrou se macronise.
Déclaration à la presse de François Bayrou le 22 février 2017 à Paris (texte intégral).
Réponse d’Emmanuel Macron à François Bayrou le 22 février 2017 (texte intégral).
Un billet plein d’amertume…
Emmanuel Macron est-il de gauche ?
Comptes à débours.
Bayrou et Delors, l’acte manqué (décembre 1994).
Résolution française.
Et si… ?
L’élection en début janvier 2017.
Un rude adversaire.
L'élu du 7 mai 2017 ?
Pataquès chez les centristes.
Chevalier du vivre ensemble.
Fais-moi peur !
Le vrai clivage.
Soutien à Alain Juppé.
Bayrou et Delors, l’acte manqué.
La clairvoyance de François Bayrou.
L’auto-enfermement de Manuel Valls.
La proportionnelle aux législatives ?
Changement de paradigme.
Mathématiques militantes.
2017, tout est possible…
Bayrou et l'affaire Merah.
Le soldat Bayrou à sauver.
Pourquoi Bayrou ?
Bayrou a refusé des valises pleines de billets.
Moralisation de la vie politique.
Bayrou 2007.
L’homme de Gourette.

_yartiBayrouMacron2017022304



http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20170222-bayrou.html

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/francois-bayrou-se-macronise-190087

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2017/02/24/34974119.html


 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 23:55

Le candidat EELV Yannick Jadot s'est désisté en faveur du candidat PS Benoît Hamon après un mois de négociations. La base de cet accord est résumée dans ce document à télécharger.

Cliquer sur le lien pour télécharger l'accord Hamon-Jadot (fichier .pdf) :
http://storage.canalblog.com/33/19/1344545/114913268.pdf

Pour en savoir plus :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20170228-hamon.html


Notre du 31 mars 2017.
Le programme complet de Benoît Hamon peut être téléchargé à ce nouveau lien :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-srb-20170330-programme-hamon-2017.html



SR

http://rakotoarison.over-blog.com/article-srb-20170223-accord-hamon-jadot.html

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 06:01

« Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? Ou comment peux-tu dire à ton frère : Laisse-moi ôter une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors, tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère. » (Évangile selon saint Matthieu, chap. 7, vers. 3-5).



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Brève du 20 février 2017 à 17 heures 45 : « Le siège du Front national, à Nanterre, a été perquisitionné pour la seconde fois dans l'affaire des emplois fictifs présumés d'assistants parlementaires européens. » ("Ouest France"). Dépêche du 22 février 2017 à 14 heures 06 : « Dans le cadre de l’enquête portant sur les emplois présumés fictifs du Front national au Parlement européen, le garde du corps et la cheffe de cabinet de Marine Le Pen sont auditionnés ce mercredi par la police judiciaire sous le régime de la garde à vue. À l’issue de cette garde à vue, qui peut durer jusqu’à 48 heures, ils peuvent soit repartir sans être poursuivis à ce stade, soit être présentés à la justice en vue d’une éventuelle mise en examen. » ("Ouest France").

Au moins, ses éventuels électeurs sont prévenus. Si la candidate Marine Le Pen était mise en examen, elle resterait en lice quand même dans la course présidentielle. C’est ce qu’elle a déclaré après la première réaction de François Fillon qui, le 26 janvier 2017, pour prouver sa bonne foi, avait réitéré son engagement de renoncer à sa candidature s’il était mis en examen.

En réponse à cet engagement, Marine Le Pen, pensant à sa propre situation judiciaire, a en effet répondu dans le journal "Le Monde" le 2 février 2017 : « Cette déclaration est totalement stupide. Elle a été prononcée dans le but de tirer dans les pattes de Nicolas Sarkozy. ». Et d’ajouter : « Un juge pourrait décider qui est candidat et qui n’est pas candidat. C’est la fin de la démocratie. ».

C’est une drôle de conception de la démocratie. Il est sûr que le croisement entre un calendrier électoral et un calendrier judiciaire pourrait faire des étincelles (on peut par exemple imaginer ce qu’il en aurait été du renvoi en correctionnelle de Nicolas Sarkozy, prononcé le 7 février 2017, si celui-ci avait été désigné comme candidat à l’élection présidentielle). Il n’empêche que la phrase de François Fillon avait un but, c’était de dire qu’un candidat à l’élection présidentielle devrait être irréprochable sur le plan du respect de la loi.

Or, un peu comme Donald Trump lors de la campagne américaine, Marine Le Pen semble jouir d’une tolérance extraordinaire avec les éventuels écarts qu’elle aurait pu se permettre, notamment en tant que présidente d’un parti et en tant que parlementaire. Il faudrait dire à tous ceux qui seraient tentés par le vote Le Pen et qui, aujourd’hui, chargent inconsidérément la candidature de François Fillon que c’est pire que l’hôpital qui se moque de la charité. C’est plutôt la paille et la poutre, ou plutôt, l’arbre qui cache la forêt.

Comme députée européenne, Marine Le Pen a recruté son propre compagnon, déjà vice-président du FN, comme attaché parlementaire avant que celui-ci ne soit élu lui-même député européen. Son compagnon fut ainsi « [attaché] parlementaire en circonscription Nord-Ouest (alors qu’il était par ailleurs élu local à Perpignan). [Il] percevait 5 006 euros par mois pour un mi-temps. Le Parlement Européen interdit de salarier des conjoints de députés ou de leurs partenaires stables non matrimoniaux. Marine Le Pen refusant de [le] considérer comme un "conjoint" ou "partenaire stable non matrimonial", a procédé à ce recrutement en juillet 2011, malgré les interrogations des services du Parlement Européen. » selon Wikipédia.

Toujours sur l'emploi des assistants parlementaires européens, d'autres députés européens du FN sont également concernés : Jean-Marie Le Pen pour 320 000 euros, Bruno Gollnisch pour 275 000 euros, Sophie Montel pour 77 000 euros, Mylène Troszczynski pour 56 000 euros, et Dominique Bilde pour 40 000 euros (total largement supérieur à 1 million d'euros).

En 2009, le Parlement Européen a interdit l'embauche comme collaborateur des députés européens d'un membre de leur famille, mais il est très facile de contourner cette interdiction. "Le Canard enchaîné" a ainsi indiqué le 8 février 2017 que Jean-Marie Le Pen avait demandé à son ami Bruno Gollnisch de recruter sa fille, Yann Le Pen (mère de Marion Maréchal-Le Pen et sœur de Marine Le Pen). Yann Le Pen a ainsi été rémunérée de l'été 2009 à l'été 2014 pour la somme de 7 000 euros brut par mois. En moyenne et dans la durée, elle n'a rien à envier à Pénélope Fillon !

L’adepte du "tous pourris" est parmi ceux qui optimisent au mieux tous les avantages que la République et aussi, l’Union Européenne tant détestée, mettent au service de leurs élus. En mai 2014, le FN a fait élire vingt-trois députés européens, ce qui permet à ce parti l’emploi d’une soixantaine d’assistants parlementaires, selon "Le Monde", avec une limite budgétaire autour de 24 000 euros par député européen (on voit que c’est nettement supérieur à la limite d’environ 9 500 euros d’un député français).

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Dès mars 2015, le bureau du Parlement Européen s’est inquiété de la réalité de l’emploi d’assistant parlementaire de vingt-neuf personnes recrutées par le FN qui occupent aussi, parallèlement, des postes de cadres au sein du parti ou de l’équipe rapprochée de Marine Le Pen.

Selon les règles du Parlement Européen, tous les assistants sont censés habiter dans l’un des lieux de fréquentation des députés européens, à savoir Strasbourg, Bruxelles ou Luxembourg : « Seuls peuvent être pris en charge les frais correspondant à l’assistance nécessaire et directement lié à l’exercice du mandat parlementaire des députés. (…) Ces dépenses ne peuvent en aucun cas couvrir des frais liés à la sphère privée des députés. ».

Selon "Le Monde", le préjudice évalué sur la période 2010 à 2016 pourrait atteindre 7,5 millions d’euros (on est très loin des 680 380,78 euros net perçus par Pénélope Fillon du 1er avril 1986 au 30 novembre 2013 au titre de collaboratrice parlementaire).

L’Office européen de lutte anti-fraude (OLAF) a enquêté notamment sur deux assistants de Marine Le Pen qui n’auraient eu, selon l’office chargé de réprimer les fraudes, aucune activité européenne (l’un serait le garde du corps de Marine Le Pen). Résultat, l’office a posé le 31 octobre 2016 un "ultimatum" à Marine Le Pen : rembourser environ 340 000 euros avant le 31 janvier 2017, sans quoi la somme serait prélevée sur ses indemnités parlementaires à venir de députée européenne. Son père, Jean-Marie Le Pen, a été l’objet d’une procédure similaire en été 2016.

Réagissant à cet "ultimatum", invité de "Politique matin" sur LCP, le vice-président du FN Florian Philippot s’était contenté, le 2 novembre 2016, de parler du comportement abusif de… l’ancien Président de la Commission Européenne José Manuel Barroso.

Parallèlement, la justice française est intervenue dans cette affaire, saisie au même moment par le Parlement Européen (en mars 2015). En effet, le parquet de Paris a ouvert une instruction judiciaire le 15 décembre 2016, ce qui pourrait aboutir, éventuellement, à la mise en examen de la candidate du Front national. On comprend donc ses déclarations sur la mise en examen, elle qui caracolerait en tête dans les intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle. L’objet de l’instruction judiciaire n’est pas ordinaire : « escroquerie en bande organisée », ce qui reviendrait à du financement illégal de parti politique (car les assistants épinglés travailleraient pour le parti Front national au lieu du Parlement Européen).

La réaction de Marine Le Pen a été beaucoup plus politique que judiciaire (c’est sans doute le tort de François Fillon d’être resté, au début de ses déboires, seulement sur le plan judiciaire sans en prendre la mesure politique) : loin de reconnaître ses torts (la justice tranchera sur ce point-là ; elle a déposé une plainte pour "faux intellectuel"), elle a expliqué cette "mise en accusation" déontologique par une bataille politique qu’aurait menée contre elle et son parti l’ancien Président du Parlement Européen Martin Schulz.

Et finalement, son angle de contre-attaque, aussi culotté qu’il soit, n’a pas forcément été inefficace d’un point de vue électoral : elle, avec son père et son clan qui ont tellement profité du Parlement Européen depuis juin 1984 (cela fait presque trente-trois ans !) sans avoir jamais œuvré en faveur de la construction européenne, uniquement parce qu’il y avait "à manger" sur le dos …des contribuables européens (et donc français), a la mauvaise foi de vouloir faire de cette "fraude aux assistants parlementaires" (une banale affaire de détournement d’argent) un combat politique supposé noble d’elle (David) contre l’Europe (Goliath). Ce qui est assez ridicule : il faudrait plutôt regarder du côté de Nigel Farage pour voir un combat plus sincère et moins intéressé contre l’Europe.

Dans la défense de Marine Le Pen à propos cette épineuse affaire politico-financière, ses avocats ont donné un argument assez peu productif (à savoir, que d’autres l’ont fait aussi : des socialistes espagnols, des conservateurs polonais) et ont remis en cause la compétence de l’Office européen de lutte anti-fraude qui peut imposer le remboursement des sommes indûment perçues sur la conclusion d’une simple enquête administrative.

Sur ce dernier point, ses avocats peuvent avoir raison sur le strict plan du droit, considérant qu’on ne devrait pouvoir imposer un tel remboursement qu’après une enquête judiciaire supposée plus impartiale (le fisc français impose toutefois déjà des redressements fiscaux à l’issue de procédures purement administratives, ce n’est donc pas unique comme procédure administrative). Mais la seule possibilité de retirer cette compétence de recouvrement de l’OLAF, c’est de créer un parquet européen pour faire des enquêtes judiciaires sur le plan européen. Or, depuis 2013, ce projet de parquet européen a toujours été rejeté par les députés européens du Front national. On peut comprendre leur intérêt de s’y opposer, mais cette opposition est contradictoire avec la position de leurs avocats.

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Une autre affaire judiciaire concerne aussi directement Marine Le Pen qui pourrait être passible de trois ans de prison, 45 000 euros d’amende et de dix ans d’inéligibilité, selon Maxime Vaudano, journaliste du journal "Le Monde". Une enquête préliminaire a été ouverte le 7 janvier 2016 par le parquet national financier, alerté par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Cette enquête la vise ainsi que son père Jean-Marie Le Pen à propos de leur déclaration de patrimoine déposée en 2014 après leur réélection comme députés européens.

La valeur de certains biens immobiliers que les deux possèdent au sein d’une SCI aurait été minorée des deux tiers. Les sommes porteraient sur plusieurs centaines de milliers d’euros. Pour sa défense, l’avocat de Marine Le Pen a indiqué qu’elle était de bonne foi car elle avait simplement repris la valeur estimée par son père et que cette valeur était assez proche de celle estimée par l’administration fiscale. Jean-Marie Le Pen risquerait plus gros car au-delà de cette supposée minoration (qui reste à prouver), il aurait caché l’existence d’un compte en Suisse et de lingots d’or (là, on tomberait plutôt dans une nouvelle affaire Cahuzac). Par ailleurs, Jean-Marie Le Pen a été mis en examen le 9 février 2017 pour incitation à la haine avec des allusions antisémites en ayant déclaré le 6 juin 2014 dans une vidéo en ligne (n°366 de son "Journal de bord") : « Écoutez, on en fera une fournée la prochaine fois ! » à propos d'artistes engagés contre son parti (le FN), comme Patrick Bruel, Guy Bedos, Yannick Noah et Madonna.

Ce qu’on reproche au candidat François Fillon porte sur des montants bien moins élevés que ce qui a été déjà établi par l’Office de lutte contre la fraude à l’encontre de Marine Le Pen. Un internaute anonyme, réagissant aux affaires financières concernant Marine Le Pen, a écrit le 5 février 2017 aux détours d’un article les évoquant : « Un parti [le FN] plus malhonnête que tous les autres réunis ! En même pas dix ans, elle [Marine Le Pen] a intégré le "système" au-delà de l’inimaginable. Elle est le système. On attend du Canard un LePenGate. Il y a matière à ! ».

Quand Marine Le Pen a dénoncé, lors de son meeting à Lyon le 5 février 2017, « la droite du fric » et « la gauche du fric », on comprend maintenant qu’elle voudrait leur préférer … "l’extrême droite du fric".

Au-delà des chiens qui hurlent, entre l’intérêt de la France et du peuple français, et les intérêts d’une PME familiale qui s’est engraissée sur les doutes et les peurs depuis plus de quarante-cinq ans, il ne devrait pourtant pas y avoir beaucoup d’hésitation…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (22 février 2017)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Marine Le Pen, est-elle si clean que ça ?
Que propose Marine Le Pen pour 2017 ?
Le programme de Marine Le Pen pour 2017 (à télécharger).
Fais-moi peur !
Peuple et populismes.
Les valeurs de la République.
Être patriote.
Le débat qui n’a pas eu lieu.
Marine Le Pen en Égypte.
Marine Le Pen contre les droits de l’Homme.
Jean-Marie Le Pen et ses jeux de mots vaseux.
Marine Le Pen et la faiblesse de ses arguments économiques.
Changement de paradigme.
Piège républicain.
Syndrome bleu marine.
Démagogie 2.0.
Le FN et son idéologie.
Les élections législatives partielles de 2013.
Le choc du 21 avril 2002.
Marine Le Pen candidate.
Le monde des bisounours.
Tout est possible en 2017…
Mathématiques militantes.

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http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20161031-marine-le-pen.html

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/marine-le-pen-est-elle-si-clean-189652

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2017/02/23/34925853.html

 

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 18:37

(verbatim)


Pour aller plus loin :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20170222-bayrou.html


22 février 2017 - Déclaration d'Emmanuel Macron.

Je veux d’abord saluer la décision de François Bayrou. C’est un geste courageux, inédit et un tournant de la campagne présidentielle comme de notre vie politique.

Je partage pleinement son jugement quant à la gravité de la situation actuelle de notre pays et des temps que traversent les Français. Il fait preuve d’un rare sens des responsabilités et de l’intérêt général.

Sa proposition d’alliance est la marque d’une fidélité sans faille aux valeurs qui fondent notre pacte social, de son attachement à la probité dans la vie politique, à la liberté au cœur du projet européen, mais aussi de son combat pour le centre en France et contre le parti Front national.

Je fais miens les 4 piliers sur lesquels cette alliance repose :

-Une alternance véritable dans les pratiques et les orientations politiques,
-Une intégration au programme que je présenterai dans les prochains jours d’une loi de moralisation de la vie publique,
-La reconnaissance de la valeur et de la juste rémunération du travail,
-Le respect du pluralisme politique et de l’identité de chaque formation politique.

Lorsque j’ai décidé d’être candidat à la présidence de la République, c’était pour porter les idées et valeurs du progrès dans le siècle qui s’ouvre. Mais aussi pour rassembler dans leurs différences et leur complémentarité l’ensemble des forces politiques qui peuvent y concourir en dépassant les clivages politiques passés.

L’alliance proposée par François Bayrou porte sur les valeurs et les idées. Elle s’inscrit pleinement dans la démarche de renouvellement et du rassemblement qui depuis le début est la nôtre. C’est pourquoi je l’accepte. Je rencontrerai François Bayrou dès demain.

Emmanuel Macron, le 22 février 2017.

Source : en-marche.fr


Pour aller plus loin :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20170222-bayrou.html


 

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Résultats officiels
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