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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 21:05

Le président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, est mort dimanche après-midi à Montpellier d'un arrêt cardiaque, selon le journal Midi Libre sur son site internet.

 

SR

 

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 01:11

Le programme politique de François Hollande (PS) à télécharger

 

L'ancien premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande a publié un livre où il présente son programme dans la perspective de l'élection présidentielle de 2012.

 

On peut le télécharger en fichier .pdf à ce lien :

http://www.repondreagauche.fr/sites/default/files/parlonsdelafrance.pdf

 

SR

 

 

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 06:01

Plus que dix-huit mois avant l’échéance présidentielle. La guerre des chefs semble s’estomper au sein du PS.

 

yartiCandidatPS08La Ve République vit au rythme des élections présidentielles. 2012 sera la prochaine "respiration" démocratique. Penchons-nous sur un candidat mystère, celui du Parti socialiste.


L’inconnue de l’élection présidentielle

À chaque élection présidentielle, il y a toujours une part de devinette pendant les longues années qui la précèdent.

Avant décembre 1965, la question était de savoir si le Général De Gaulle allait ou pas se représenter. Georges Pompidou y était défavorable et songeait déjà à sa propre candidature. À gauche, "L’Express" avait lancé la candidature de centre gauche de monsieur X qui n’était autre que Gaston Defferre : allait-il y aller ou non ?

Avant avril 1969, c’était la candidature d’Antoine Pinay qui était sérieusement mise en avant pour 1972 par un Valéry Giscard d’Estaing qui se trouvait encore trop "jeune". Celle de Georges Pompidou ne faisait en revanche aucun doute alors que Pierre Mendès France avait raté l’occasion de faire entendre la gauche.

Avant avril 1974, tout a été prévisible …sauf la date de l’élection, conséquence du tragique décès du Président Pompidou. Chaban-Delmas, Giscard d’Estaing, Mitterrand… tous les trois se préparaient à s’affronter.

Avant mars 1981, c’était la candidature de Jacques Chirac qui n’était même pas imaginée par les gaullistes qui s’étaient giscardisés (Robert Galley, Alain Peyrefitte etc.). Celle de Valéry Giscard d’Estaing n’avait fait aucun doute. Quant à celle de François Mitterrand, malgré les velléités rocardiennes, elle semblait déterminée.

Avant mars 1988, la question revenait sans cesse sur la nouvelle candidature de François Mitterrand, ce dernier gardant avec malice le secret jusqu’en début mars 1988, avec malice, ou peut-être avec une sincère indécision quand on a su par la suite le cancer qui l’avait rongé. Les candidatures de Jacques Chirac et de Raymond Barre étaient préparées depuis 1983 alors que Michel Rocard en rêvait.

Avant décembre 1994, toutes les interrogations se focalisèrent sur la candidature de Jacques Delors sur un climat de duel RPRcide Balladur/Chirac.

Pour 2002 et 2007, étrangement, aucune incertitude n’avait plané sur l’identité des protagonistes, déclarés de nombreuses années auparavant. Serait-ce un effet du quinquennat ?

Sûrement pas, car 2012 revient avec sa nouvelle question mystère : Dominique Strauss-Kahn sera-t-il ou pas candidat ?

Une bonne occasion de s’interroger sur la candidature socialiste à un an et demi de l’échéance cruciale.


Où en est-on au Parti socialiste ?

On a aiguisé les armes pour le débat sur la réforme des retraites (rien n’est sorti de bon, une occasion ratée pour montrer un peu de responsabilité de l’intérêt général), mollement protesté contre le discours de Grenoble et surtout, on prépare l’avenir.

L’avenir politique du pays : l’élection présidentielle de 2012.

En raison d’une baisse croissante de la popularité du pouvoir exécutif (et de Nicolas Sarkozy en particulier), les socialistes se prennent à rêver de remporter l’élection présidentielle et les élections législatives du printemps 2012. Les sondages sont d’ailleurs aujourd’hui absolument affirmatifs : ils ne peuvent pas perdre !

Un peu comme en 2004 ou en 2005, ou encore en 2006, où les gouvernements chiraquiens (de Jean-Pierre Raffarin et de Dominique de Villepin) s’étaient enlisés dans le référendum sur le Traité constitutionnel européen et sur le CPE après ses graves défaites aux élections régionales et européennes du printemps 2004.

Ce qu’il y a de bien dans les sondages, d’ailleurs, c’est que non seulement on peut connaître le "camp" qui va gagner, mais aussi le nom du vainqueur : Dominique Strauss-Kahn. Cela devient tellement évident que tout se cristallise autour de cette information. DSK, après sa nomination à la direction générale du FMI, fin 2007, n’avait pourtant plus beaucoup de fidèles pour croire en lui, tous avaient quasiment déserté.


Une primaire… pour le fun ?

Une des premières difficultés pour Martine Aubry depuis le congrès de Reims, c’était de faire adopter la procédure de désignation du candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2012.

C’est chose vaguement faite depuis la fin du mois de juin 2010 et selon toute vraisemblance, une primaire sera donc organisée en automne 2011 pour départager les candidats à la candidature qui se seraient déclarés avant juin 2011. En quelque sorte, la reconduction de la méthode de 2007, en sachant que cette méthode avait eu l’efficacité que l’on sait.

Pourquoi une primaire si tardive alors qu’au contraire, le candidat socialiste, qui n’est pas "naturel", aurait besoin de temps pour se faire connaître et reconnaître (l’automne 2010 aurait été plus judicieux) ? Tout simplement pour aider Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI pour cinq ans, à pouvoir assumer ses fonctions le plus longtemps possible.

Évidemment, beaucoup de candidats déjà déclarés ont protesté contre ce calendrier absurde qui ne permettrait pas aux outsiders de faire la différence.

Car depuis le dernier congrès, il y a bien une sorte de deal entre Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius pour rester unis entre eux. Deal également élargi vers Benoît Hamon et sans doute Bertrand Delanoë (dont l’abandon en 2008 ne l’empêche pas cependant de garder une inexplicable popularité). Deal confirmé encore par Claude Bartolone (député PS de Pantin) le 24 septembre 2010 qui parle même de « primaire de confirmation ».


La consécration de Dominique Strauss-Kahn

La question restait en fait sur la nature du deal : qui de Dominique Strauss-Kahn ou de Martine Aubry serait le candidat ? En sachant qu’en prenant les rênes du PS, Martine Aubry s’était donné un avantage décisif.

La très forte popularité de Dominique Strauss-Kahn, bien que qualifié de représentant de la pensée unique, peut faire changer bien des esprits chez les militants socialistes, au même titre que Ségolène Royal avait su séduire les adhérents du PS en 2006 sur sa seule cote dans les sondages.

La nouveauté des derniers mois, c’est justement la réaction de Ségolène Royal depuis fin mai 2010. Une réaction à la fois étonnante mais saine et responsable. Puisqu’elle n’est plus la chouchou des sondages, elle se dit qu’elle pourrait ne pas être la mieux placée pour 2012. Alors, au lieu de lutter en frontal, elle se dit qu’il vaudrait mieux, pour elle, négocier son retrait dès à présent.

C’est une idée assez sage : cela lui éviterait, le cas échéant, un échec tant à la primaire qu’à l’élection présidentielle dans le cas où elle réussirait la primaire, et surtout, cela lui permet de se proclamer responsable, garante des intérêts de son parti, prête à se sacrifier pour faire gagner la gauche, un discours qui ne peut que résonner chez les sympathisants socialistes.

Le consortium DSK-Aubry-Fabius pourrait alors évidemment s’étonner puisqu’il s’était créé à la veille du congrès de Reims dans le seul but de s’opposer à Ségolène Royal. Si Royal les rejoint, cela signifie que le choix que ce nouveau consortium serait forcément le choix final après la primaire (et la primaire ne servirait plus à grand chose).

Pourquoi ? Parce que la primaire resterait encore obligatoire dans la mesure où il y a déjà d’autres candidats déclarés. Le principal est l’ancien patron du PS, François Hollande, qui reste persuadé qu’il sera un recours pour les socialistes.

Les autres compétiteurs sont d’une génération plus jeune, Manuel Valls, député-maire d’Évry, pour qui 2012 ne sert qu’à se démarquer et à prendre date, et Pierre Moscovici qui avait déjà pu tester amèrement sa grande solitude lors de la préparation du congrès de Reims (il voulait devenir premier secrétaire, la place actuelle de Martine Aubry).

Quant à Bertrand Delanoë, ses hésitations, son manque de combativité, son absence de projet national et son "parisianisme" ne plaident pas en faveur d’une candidature.

Tous ces "petits" candidats ne devraient pas faire le poids face à Dominique Strauss-Kahn, si les sondages restent aussi beaux pour lui (et pourquoi descendraient-ils alors qu’il restera absent de la vie politique encore au moins un an ?).


L’objectif du retrait de Ségolène Royal

Exit l’affrontement Aubry-Royal, ce qui peut être bien pour panser les blessures de Reims, mais dommage dans la mesure où la féminité du candidat socialiste risquerait d’être remise en cause, et place surtout à la consécration de DSK.

Mais alors, pourquoi Ségolène Royal, elle la combative et la téméraire, renoncerait-elle si tôt à la bataille interne ?

À mon avis, c’est qu’elle a compris que le sort était déjà jeté et qu’il valait mieux dès à présent négocier au mieux avec cette donne. Un peu comme certains chiraquiens qui, en 2006, avaient compris que la candidature de Nicolas Sarkozy était inéluctable : Xavier Bertrand, Michèle Alliot-Marie, Jean-François Copé, Éric Woerth, Xavier Darcos…

Et quel pourrait être l’enjeu de la négociation (à venir bien sûr) ? Cela ne semble faire aucun doute : Matignon.

Le deal entre DSK et Martine Aubry, c’était en gros se partager l’Élysée et Matignon, le candidat étant celui qui (au vu des sondages bien sûr) aurait le plus de chance de battre Nicolas Sarkozy (dont la nouvelle candidature présente peu d’incertitude).

En rejoignant dès avant la primaire la candidature "officielle", Ségolène Royal bouleverse le deal interne : et pourquoi Ségolène Royal n’obtiendrait-elle pas Matignon ?

Des discussions qui promettent d’être encore bien piquantes, mais qui auraient au moins l’avantage (pour le PS) de ne pas se faire devant les caméras.


La peau de l’ours

Pourtant, penser à se partager les postes au gouvernement, c’est sans doute un peu trop rapide. Une élection présidentielle est difficile à gagner et la campagne promet d’être dure : rien ne garantit que la gauche sera majoritaire tant à l’élection présidentielle qu’aux prochaines élections législatives.

Édouard Balladur avait, lui aussi, déjà partagé les dépouilles en 1995 : Charles Pasqua à Matignon, puis Nicolas Sarkozy. Tout était prévu. Nicolas Sarkozy en successeur d’Édouard Balladur.

On a vu ce qu’il est finalement advenu.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (27 septembre 2010)
http://www.rakotoarison.eu



Pour aller plus loin :

Dominique Strauss-Kahn.
Martine Aubry.
Ségolène Royal.
François Hollande.
Le PS et Bayrou.
Sur le PS.



 

 

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/ps-bientot-le-partage-des-81878

 

http://fr.news.yahoo.com/13/20100927/tot-ps-bientt-le-partage-des-dpouilles-89f340e_1.html

 

 

http://rakotoarison.lesdemocrates.fr/article-202

 

 

 

 

 

 

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 12:22

(dépêches)

 

Les rapports de force entre les Verts et le PS pour 2011 et 2012

 


http://www.lefigaro.fr/politique/2010/05/05/01002-20100505ARTFIG00720-senatoriales-le-chantagedes-verts-sur-le-ps.php
Sénatoriales : le chantage des Verts sur le PS

Mots clés : Verts, sénatoriales, alliance, FRANCE, Cécile Duflot, Jean-Vincent Placé, PS

Par Rodolphe Geisler
06/05/2010 | Mise à jour : 08:50 Réagir

Cécile Duflot et Jean-Vincent Placé, numéros 1 et 2 des Verts (ici en février 2010), vont mettre en place un groupe de négociations.
Les écolos entendent faire «pression» sur les socialistes pour doubler, voire tripler, le nombre de leurs sénateurs en 2011.
 
Les experts électoraux des Verts n'ont pas rangé leurs calculettes. Forts de leurs succès aux européennes de juin 2009 et aux régionales de mars, voire aux législatives partielles de l'automne comme celle de Rambouillet dans les Yvelines où leur candidate était passée devant celui du PS, les écologistes n'entendent pas lâcher la pression vis-à-vis de leurs amis socialistes. Dans leur viseur: les sénatoriales, prévues en septembre 2011 et, avant elles, les cantonales de mars 2011. Deux étapes qui permettront de préparer le terrain pour la présidentielle et les législatives de 2012.

Pour les écolos, le «rapport de force» au sein de la gauche aurait en effet été «durablement» modifié. D'où ce changement de ton avec les «partenaires». Revendiquant aujourd'hui le titre de «deuxième force politique de la gauche», voire de «troisième force du pays», les écologistes sont bien déterminés à parler désormais «d'égal à égal» avec le PS et imposer leurs conditions.


«Le PS n'a pas intérêt à mégoter»

Ainsi se donnent-ils comme base de travail, alors que les négociations entre les deux partis n'ont pas encore officiellement débuté, de tripler leur nombre de conseillers généraux et «au moins» doubler leurs sénateurs. Soit passer, dans les conseils généraux, de trente élus sortants -dont neuf à Paris- à plus d'une centaine (un par département au minimum) et décrocher dix à quinze sièges au Sénat, contre cinq actuellement.

Pour autant, les Verts assurent ne pas avoir pris la grosse tête. «Vu l'audience électorale que nous avons désormais, explique leur numéro 2, Jean-Vincent Placé, nous pourrions commencer les discussions avec le PS sur une base proportionnelle aux résultats que nous avons obtenus lors des dernières élections.»«Mais, aujourd'hui, la volonté d'un partenariat de bonne qualité et le réalisme dont nous faisons preuve face aux modes de scrutins pour les cantonales, les sénatoriales et les législatives, qui ne nous sont pas favorables, nous obligent à rester pragmatiques», poursuit-il.

Si les écolos ont conscience que les scrutins uninominaux à deux tours ne leur sont pas des plus favorables, ils comptent bien ne pas laisser passer leur chance. Quitte à laisser planer l'ombre d'un chantage? «Le PS peut obtenir la présidence du Sénat. Il serait dérisoire, à neuf mois de la ­présidentielle, que la gauche rate le Plateau (l'équivalent du Perchoir à l'Assemblée nationale, NDLR) pour des considérations politiciennes locales», remarque Placé, dont les ambitions personnelles pour un siège de ­sénateur dans l'Essonne ne sont un secret pour personne.

Secrétaire national aux élections, Jean-Marc Brûlé ne dit pas autre chose. Pour les cantonales, comme pour les sénatoriales, «au regard de ce que nous représentons aujourd'hui, le PS n'aurait pas intérêt à chipoter ou mégoter sur un poste ou un autre. Car cela aurait pour conséquence de nous humilier et de nous réduire à la portion congrue», prévient-il. Le maire Vert de Cesson prévient: «Dans la perspective d'une victoire de la gauche en 2012, le PS a besoin, dès les sénatoriales, de montrer qu'il peut changer sa culture hégémonique traditionnelle et prouver ainsi qu'il peut se montrer généreux avec ses partenaires!»

D'ici à l'été, les écolos, sous l'égide de la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, vont donc mettre en place un groupe de négociations: Jean-Vincent Placé, Jean-Marc Brûlé et le sénateur de Paris, Jean Desessard, pour les Verts, accompagnés d'André Gattolin et Pascal Durand pour Europe Écologie. En face d'eux, côté PS, le casting devrait être le même que pour les régionales: le secrétaire national aux élections Christophe Borgel, les députés Claude Bartolone et François Lamy ou encore le sénateur Jean-Pierre Bel.

Un premier contact informel, «amical» selon un participant socialiste, a eu lieu mardi soir dans un restaurant parisien. Moins vindicatif que les Verts, Christophe Borgel assure vouloir «aboutir à des accords de rassemblement. Mais pour l'heure, nous ne sommes qu'au début d'un nouveau travail…».

LIRE AUSSI :

» Europe Ecologie cherche adhérents pour exister

» Quand les Verts tentent de débaucher des socialistes

» Aubry met en scène «la gauche solidaire»

 Par Rodolphe Geisler

http://www.lefigaro.fr/politique/2010/04/30/01002-20100430ARTFIG00531-europe-ecologie-entame-sa-mutation-en-parti-politique-.php
» VOS RÉACTIONS - «L'écologie ne peut que perdre son âme en entrant en politique»

Par Le Figaro

 Par Jim Jarrassé

Commentaires (85) J'aimeJ'aime (2) Partager Classer



http://www.lefigaro.fr/politique/2010/04/02/01002-20100402ARTFIG00785-quand-les-verts-tentent-de-debaucher-des-socialistes-.php

Quand les Verts tentent de débaucher des socialistes
Mots clés : confidentiels


03/04/2010 | Mise à jour : 00:06




 Christophe Caresche a «hésité». Avant les élections régionales, la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, lui a proposé de quitter le PS pour rejoindre Europe Écologie. Mais le député de Paris, porte-parole du pôle écolo du Parti socialiste, a préféré...
 

Cet article est réservé aux membres Mon Figaro Select.

http://www.lefigaro.fr/elections-regionales-2010/2010/03/19/01034-20100319ARTFIG00016-aubry-met-en-scene-la-gauche-solidaire-.php
Aubry met en scène «la gauche solidaire»

Mots clés : régionales 2010, PARIS, Martine Aubry, Cécile Duflot, Marie-george Buffet

Par François-Xavier Bourmaud, Rodolphe Geisler
18/03/2010 | Mise à jour : 22:11 Réactions (205)

Marie-George Buffet, Martine Aubry et Cécile Duflot pendant leur conférence de presse entre les deux tours des régionales, jeudi à Paris. Crédits photo : Le Figaro
Avec ses alliés Verts et PCF, le PS appelle à «envoyer un message fort» à Sarkozy.
 
Elles ont remonté côte à côte, tout sourire, la rue Saint-Sabin face à une forêt de caméras. Comme de vieilles copines. La première secrétaire du PS, Martine Aubry, la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, et celle du PCF, Marie-George Buffet, se sont ensuite attablées au Café de l'Industrie, dans le XIe arrondissement de Paris. Depuis quarante-huit heures, les trois femmes attendaient d'immortaliser, sous le crépitement des appareils photo, l'accord conclu mardi pour fusionner leurs listes au second tour des régionales. Et surtout demander aux électeurs d'envoyer dimanche «un message extrêmement fort pour que le président de la République change de politique».


«Donner une bonne gauche à la droite»

Pour autant, les trois femmes, dont deux ont été ministres de Lionel Jospin, ne veulent pas entendre parler de «gauche plurielle». Désormais Martine Aubry préfère parler de «la gauche solidaire». Pour Marie-George Buffet, la gauche a tiré «les grands enseignements de cette période». «C'est pourquoi nous préférons proposer un vrai projet», ajoute-t-elle.

Cécile Duflot ne dit pas autre chose. «Quand j'entends parler Valérie Pécresse de “bricole” à gauche, je préfère rire. Entre nous, il n'y a pas de troc, pas de chantage, pas d'hégémonie», assure la patronne des Verts. Martine Aubry tient encore à préciser : «Il ne s'agit pas d'accords de circonstance, nous avons d'ailleurs déjà fait de belles choses ensemble dans nos communes et nos régions.»

Les trois femmes sont intarissables sur leur «vraie détermination». Au point d'éclipser la présence de tous les cadres de leurs partis respectifs venus assister à l'événement et relégués derrière la masse compacte de journalistes. Même le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, finit par rebrousser chemin et passe quasiment inaperçu.

Mais ce qui s'est joué jeudi en arrière-plan de ce show parfaitement maîtrisé dépasse en fait le seul cadre du second tour des élections régionales. Historiquement, ce n'est que rassemblée que la gauche a réussi à s'emparer du pouvoir : Cartel des gauches en 1924 et 1932, Front populaire en 1936, Union de la gauche en 1981, et Gauche plurielle en 1997. Forcément, 2012 est dans toutes les têtes. Et forcément, chacune des trois femmes élude.

Interrogée sur la question des primaires à gauche pour 2012, Aubry se renfrogne. Duflot prévient : «Il ne faut pas mélanger les échéances, ni céder à l'obsession française de la présidentielle, parce qu'avec les obsessions on passe à côté des vrais enjeux.» Et Buffet abonde : «Non à l'homme ou à la femme providentiel !»

Pour l'heure, elles ne veulent se concentrer que sur le scrutin de dimanche et mobiliser les abstentionnistes. Aubry se refuse à tout triomphalisme. «Nous sommes graves et sérieuses, car le second tour sera décisif», lance-t-elle, tandis que pour la numéro un communiste, «il reste deux jours pour donner une bonne claque à la droite, ou plutôt une bonne gauche à la droite».

 Par François-Xavier Bourmaud
 Par Rodolphe Geisler

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 10:32

(dépêches)

 

Pierre Mauroy a, lui aussi, des ennuis politico-judiciaires...

 

 


http://www.lepoint.fr/actualites/2010-05-04/pierre-mauroy-renvoye-en-correctionnelle-pour-emplois-fictifs/1037/0/450753
Publié le 04/05/2010 à 09:54 Reuters

Pierre Mauroy renvoyé en correctionnelle pour emplois fictifs
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 Pierre Mauroy est renvoyé devant la justice pour "détournement de fonds publics" dans une affaire d'emplois présumés fictifs à Lille, confirme l'avocat de l'ancien Premier ministre socialiste.

Pierre Mauroy est poursuivi pour avoir employé Lyne Cohen-Solal au poste d'attachée de presse de la Communauté urbaine de Lille qu'il présidait dans les années 90 alors qu'elle était déjà rédactrice en chef de l'hebdomadaire du Parti Socialiste "Vendredi", à Paris.

Dans cette affaire, le parquet avait requis un non-lieu général en faveur de Pierre Mauroy, de son ancien directeur de cabinet à la Communauté urbaine, Bernard Masset, et Lyne Cohen-Solal en octobre 2009.

"Pierre Mauroy a bien reçu la notification de son renvoi, dont j'attends maintenant les motivations", a déclaré l'avocat du dirigeant socialiste, Me Jacky Durand, à Reuters.

"Je suis surpris par cette décision puisque le parquet avait requis un non-lieu avec un argumentaire très motivé", a-t-il ajouté.

En 1992, Lyne Cohen-Solal, aujourd'hui adjointe au maire de Paris Bertrand Delanoë, aurait occupé deux fonctions, à Lille et au PS, pendant dix mois.

Un élu de la banlieue lilloise avait porté plainte estimant que l'emploi de Lyne Cohen-Solal était fictif - une accusation "en aucun cas fondée" selon le défenseur de Pierre Mauroy, aujourd'hui sénateur du Nord.

Me Durand avait expliqué en 2008 que son client disposait de tous les justificatifs et preuves du travail de Lyne Cohen-Solal à Lille.

La première procédure a été lancée en 2000 et la cour d'appel de Douai (Nord) avait déclaré les faits prescrits en 2004. Cet arrêt avait été cassé par la cour de Cassation en 2006.

La nouvelle instruction, ouverte en 2007, a débouché sur l'audition et la mise en examen de Pierre Mauroy en 2008.

Pierre Mauroy, 81 ans, a été maire de Lille pendant 28 ans, et président de la Communauté urbaine de Lille pendant 19 ans, deux postes occupés aujourd'hui par le premier secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry.

Pierre Savary et Marine Pennetier


http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/05/04/emplois-presumes-fictifs-pierre-mauroy-renvoye-en-correctionnelle_1346163_823448.html
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-823448,50-1346163,0.html
Emplois présumés fictifs : Pierre Mauroy renvoyé en correctionnelle
LEMONDE.FR avec Reuters | 04.05.10 | 06h44


'ancien premier ministre socialiste Pierre Mauroy est renvoyé en correctionnelle pour une affaire d'emplois présumés fictifs alors qu'il était président de la communauté urbaine de Lille dans la fin des années 1990, rapporte la radio France-Info.

 
L'ancien maire de Lille et sénateur du Nord est soupçonné d'avoir fait bénéficier d'un emploi fictif Lyne Cohen-Solal, actuelle adjointe au maire de Paris et qui occupait un poste d'attachée de presse de la communauté urbaine de Lille en 1992, indique France Info. Pierre Mauroy devra répondre des accusations de détournements de fonds. Les sommes concernées s'élèveraient à 19 000 euros, rapporte la radio.

http://www.france-info.com/france-justice-police-2010-05-03-pierre-mauroy-renvoye-en-correctionnelle-437412-9-11.html
Pierre Mauroy renvoyé en correctionnelle
France Info - Hier, 21:33 L’ex-Premier ministre de François Mitterrand, Pierre Mauroy, a été renvoyé en correctionnelle dans une affaire d’emplois fictifs, après dix ans d’instruction. Il est accusé d’avoir fourni un emploi fictif à Lynn Cohen-Solal, adjointe au maire de Paris, dans les années 90, alors que lui-même présidait la communauté d’agglomération de Lille.
Pierre Mauroy, l’actuel sénateur du Nord et ancien maire de Lille de 81 ans devra ainsi répondre des accusations de détournement de fonds publics pour lesquels il avait été mis en examen en juin 2008. Le parquet avait pourtant requis un non-lieu général en octobre dernier.
L’adjointe socialiste au maire de Paris, Lyne Cohen-Solal, avait été mise en examen pour recel de détournement de fonds publics, et l’ancien directeur de cabinet de Pierre Mauroy, Bernard Masset, qui l’avait été pour complicité, sont également convoqués devant le tribunal correctionnel.

 Pierre Mauroy renvoyé en correctionnelle. A Lille, les explications d’Anne-Claire Gauchard.  (1'01")
  

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Les sommes en cause citées au cours de l’instruction ont représenté l’équivalent de 19.000 euros. Cette décision conclut une longue procédure, issue d’une plainte en juin 2000 d’Eric Darques, ancien élu local de la ville de Lambersart, dans l’agglomération lilloise.
Ce dernier avait fait valoir qu’en même temps que le poste d’attachée de presse pour la communauté urbaine exercé pendant dix mois en 1992, Lyne Cohen-Solal avait occupé celui de rédactrice en chef de l’hebdomadaire du PS Vendredi, à Paris.

Dans le passé, la procédure avait connu de nombreux rebondissements. Elle avait été relancée par un arrêt de la Cour de cassation du 8 février 2006, qui avait jugé les faits non prescrits, entraînant la décision de la chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Amiens d’ouvrir une nouvelle information judiciaire.

L’ancien Premier ministre, emblématique de l’Union de la gauche (1981-1984) avait été particulièrement affecté au moment de sa mise en examen. Il avait alors affirmé que pendant la période concernée, sa collaboratrice avait “parfaitement rempli sa mission” de promotion de la métropole lilloise et que sa “faible rémunération (...) n’avait pas été usurpée”.

Pierre Mauroy n’a plus de mandats locaux depuis qu’il a laissé en avril 2008 la présidence de la communauté urbaine de Lille à Martine Aubry après 19 ans d’exercice, à l’issue des dernières élections municipales. Il a aussi occupé le fauteuil de maire de Lille pendant 28 ans.

 

 

 

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 02:55

(dépêches)

 

Daniel Cohn-Bendit et Cécile Duflot en confrontation stratégique chez les écologistes

 



http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/04/13/97001-20100413FILWWW00421-cohn-bendit-critique-la-vision-de-duflot.php
Cohn-Bendit critique "la vision" de Duflot
AFP
13/04/2010 | Mise à jour : 11:22 Réactions (8)
Daniel Cohn-Bendit, leader d'Europe Ecologie (EE), a critiqué une "vision passéiste" de Cécile Duflot sur l'avenir du rassemblement écologiste, estimant que la direction des Verts voulait "garder le pouvoir" et créer simplement un "nouveau parti vert". Dans un courrier aux militants Verts et EE diffusé lundi, la secrétaire nationale du parti écologiste se prononce pour un "mouvement polymorphe articulant à la fois un parti transformé et un réseau informel ouvert à toutes et tous", trois semaines après "l'appel du 22 mars" de M. Cohn-Bendit appelant à une "coopérative politique".

"Le problème est qu'elle confond coopérative, confédération et fédération", a estimé le co-président des Verts au Parlement européen, interrogé par l'AFP. Pour la patronne des Verts, l'idée de coopérative est "juste", mais "Dany" pense que Mme Duflot entend par là "une coopérative avec un noyau, les Verts, qui aurait 50% de capital autour duquel tourneraient des satellites qui pourraient être utilisés, instrumentalisés à volonté par le noyau".

"Ce n'est pas ma conception du rassemblement, d'un dépassement" des Verts, a-t-il dit, critiquant une "vision passéiste" de Mme Duflot, "ralliée à la position de son entourage". Quand la présidente des Verts au Conseil régional d'Ile-de-France met en garde contre les "rénovations hâtives" et "déceptions" du "NPA au MoDem", M. Cohn-Bendit estime que "la conception de Cécile est exactement la conception du NPA, elle veut faire un nouveau parti vert (NPV) avec des satellites".

"Les militants Verts et Europe Ecologie décideront", mais "pour moi, il n'est pas question d'entrer dans des structures comme ça", a-t-il dit. "Si on veut faire une UDF ou une fédération de gauche à la sauce écologique, j'observerai la marche de cette erreur". Quant aux "Maisons de l'écologie" prônées par Mme Duflot pour remplacer les locaux des Verts, "c'est les maisons du peuple autour du Parti communiste! Ca a déjà été fait, on y met un autre nom", a-t-il lancé.

http://www.lefigaro.fr/politique/2010/03/29/01002-20100329ARTFIG00430-verts-duflot-demine-la-bombe-de-cohn-bendit-.php
Verts : Duflot démine
«la bombe» de Cohn-Bendit 

Mots clés : Verts, Europe Écologie, Cécile Duflot, Noël Mamère

Par Rodolphe Geisler
29/03/2010 | Mise à jour : 09:16 Réactions (54)

La secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot , le soir du second tour des élections régionales. Crédits photo : AFP
 
«Ce week-end, Cécile Duflot a pris de l'épaisseur», concédait samedi Noël Mamère, en sortant du conseil national des Verts, qui se tenait à Paris. Bien que signataire de «l'appel» de Daniel Cohn-Bendit, qui appelait «les Verts à se dépasser», le député de la Gironde ne pouvait que reconnaître que la patronne du parti écolo «s'est posée en rassembleuse». Voire qu'elle avait «repris la main» en n'humiliant personne, voulait encore croire un proche.

Devant quelque 200 délégués enthousiastes, Duflot, qui fêtera ses 35 ans après-demain, venait de déclarer, qu'entre les Verts et Europe Écologie, «ce qui nous attend, ce n'est ni la dissolution, ni le repli de qui que ce soit, mais bien une construction commune». Un calendrier de travail a été acté d'ici à l'été. Pour 2012, le «projet partagé portera de lui-même la naissance, par la transmutation des Verts et la métamorphose d'Europe Écologie, du mouvement de l'écologie politique dont nous avons besoin». Pour elle, seul le projet prime, car «on voit ce qui s'est passé au NPA ou MoDem, les opérations cosmétiques dédiées à la victoire d'une personne sont vouées à l'échec !».

LIRE AUSSI :

» Cohn-Bendit veut créer une «Coopérative politique»

 Par Rodolphe Geisler

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http://www.lefigaro.fr/politique/2010/03/22/01002-20100322ARTFIG00477-cohn-bendit-veut-creer-une-cooperative-politique-.php
Cohn-Bendit veut créer une «Coopérative politique»

Mots clés : Régionales, Verts, Europe Ecologie, Daniel Cohn-bendit

Par Charlotte Menegaux
22/03/2010 | Mise à jour : 12:50 Réactions (223)

Daniel Cohn-Bendit appelle à «inventer ensemble un corps nouveau, une forme politique largement inédite, décloisonnée», «ni parti machine, ni parti entreprise». Crédits photo : AFP
Au lendemain des régionales, le leader d'Europe Ecologie lance son appel du 22 mars version 2010 pour rassembler Verts, socialistes, Cap 21, communistes et «que sais-je encore». Une initiative qui fait déjà grincer des dents dans son camp.
 
Quarante-deux ans après l'appel du 22 mars de 1968, à Nanterre, Daniel Cohn-Bendit récidive. La version 2010, publiée sur son site Internet et dans une tribune de Libération appelle, entre les lignes, à la dissolution des Verts et à «créer ensemble une Coopérative politique».

Le leader d'Europe Ecologie l'avait annoncé : au lendemain des régionales et à quelques jours du parlement des Verts consacré à la suite du rassemblement, il proposerait «une nouvelle organisation». Car, comme il l'avait dit dans une biographie qui lui est consacré, Le vrai Cohn-Bendit (Plon), «on est arrivé au bout de cet objet politique non identifié, cet objet bicéphale Europe Ecologie/Les Verts». Fort du succès des européennes en 2009 (16,3%) et des régionales (12,5%), le mouvement doit se structurer rapidement pour «décider collectivement» des stratégies de 2012, selon lui.


«L'enjeu de la maturité»

En substance, Daniel Cohn-Bendit appelle à «inventer ensemble un corps nouveau, une forme politique largement inédite, décloisonnée», «ni parti machine, ni parti entreprise». Et insiste : «L'enjeu de la maturité» pour Europe Ecologie, «c'est sa métamorphose en véritable sujet politique écologiste autonome, transcendant les vieilles cultures politiques».

Ce sont les membres de cette coopérative qui devront en «définir les contours, la structure et la stratégie», selon Cohn-Bendit qui «appelle à la constitution de ‘collectifs Europe Ecologie-22 mars'», notamment sur Internet. «On peut être Vert, socialiste, Cap 21, communiste, que sais-je encore, et partie prenante de cette dynamique collective», selon lui. Souhaitant une «structure pérenne et souple à la fois» loin de «la folle tempête des egos en compétition», il «imagine une organisation pollinisatrice, qui butine les idées, les transporte et féconde avec d'autres parties du corps social».


«Les écolos»

Sur RTL, lundi matin, il a une nouvelle fois filé la métaphore footballistique en comparant son parti à «une équipe d'amateurs» qui serait amené à jouer en championnat. «On va pas continuer avec Cohn-Bendit, ça va être lassant» a-t-il également lancé, estimant que Cécile Duflot et Yannick Jadot représentaient «l'avenir de l'écologie politique». «Le plus important, c'est qu'on ait des élus à l'Assemblée nationale» a insisté l'eurodéputé.

France Inter affirme que Cohn-Bendit a évoqué une piste pour le nouveau nom du parti : «Les écolos», tout simplement. Sur Europe 1, Martine Aubry a par ailleurs rappelé que le terme de «Coopérative politique» était déjà pris par le réseau social du Parti socialiste, ou encore «Coopol».

Quoiqu'il en soit, l'initiative fait déjà grincer des dents. En tout cas probablement celles de Jean-Vincent Placé, numéro 2 des Verts, dont Daniel Cohn-Bendit dit sur France Inter qu'il est «à l'opposé de ce que moi je pense de la politique». La secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, a jugé, de son côté sur Canal+ que «la question organisationnelle» était «seconde» à l'heure actuelle. «On ne voit pas très bien ce que ça veut dire concrètement», a ajouté Cécile Duflot à propos de la «Coopérative politique». Dimanche, elle avait tranché : «On ne construit pas sur la destruction», en annonçant qu'elle ne se rendrait pas à la soirée de lancement de ce mouvement, qui aura lieu lundi soir dans un lieu branché du Xe arrondissement de Paris. Durant la soirée électorale, Dany Cohn-Bendit le concédait : «Les difficultés commencent».

 


 Par Charlotte Menegaux

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 20:57

(dépêches)

 

Primaire des socialistes pour 2012 : mode d'emploi ?

 

http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/edito-et-chroniques/097456/l-oeuf-ou-la-poule.html
09 avril 2010
L'oeuf ou la poule ?

La gauche doit-elle choisir d'abord son candidat ou son programme  ? Faux problème   !

 


Comment faire  ? Oui, comment doit procéder un Parti socialiste que son écrasante victoire aux régionales a plongé dans le temps des difficultés, voire des tempêtes  ? Lui faut-il désigner, toutes affaires cessantes, un candidat à la présidentielle de 2012 et le doter ensuite d'un programme, ou faire l'inverse  ? Programme d'abord  ! répondent les gens sérieux. Mais les gens sérieux, quand ils sont myopes, sont sérieusement myopes...
Vous connaissez l'histoire  : est-ce la poule qui est sortie de l'oeuf ou l'oeuf qui est sorti de la poule  ? Depuis le commencement du monde, l'humanité se pose la question. Je suis en mesure de vous donner la réponse  : Dieu les a créés en même temps, d'un même coup de baguette magique.

Le Parti socialiste ferait bien d'imiter la sagesse divine. Pourquoi  ? Parce que le principe de l'élection présidentielle nous a définitivement fait sortir de ce que j'appellerai la politique newtonienne, fondée sur un enchaînement de causes et d'effets  : le parti / le programme / le candidat / l'élection / l'application du programme.
En vérité, les choses ne se passent jamais ainsi. Il y a d'abord les aléas de la conjoncture. En 2007, quand il menait une campagne résolument libérale, Sarkozy pouvait-il savoir que, moins de deux ans plus tard, la crise financière et économique allait faire de lui un partisan de l'intervention de l'Etat et d'une forme de protectionnisme écologique  ? Il y a ensuite l'équation propre de l'élu. Quel que soit le régime politique, celui-ci ne vaut qu'autant que les dirigeants sont capables de le traduire. Il y a des dictatures molles. Il y a des démocraties énergiques, voire autoritaires.


L'élection présidentielle est bel et bien un pacte de confiance, intuitu personae, entre une personnalité et la nation. Les électeurs votent conjointement pour un individu et pour la ligne politique qu'il incarne. C'est un tout indissociable. Comment donc imaginer que cette ligne politique puisse être élaborée en dehors de lui, ès qualités  ? Du reste, François Mitterrand en était convaincu, qui se réservait toujours de sélectionner dans le programme du PS ce qui lui paraissait conforme à sa propre vision.


L'élaboration d'un programme haut-le-pied comporte en outre un danger majeur. C'est d'en faire une addition de mesures catégorielles, marquées par le clientélisme, en dehors de toute cohérence économique et de toute responsabilité financière. Pour un peu que ce programme soit négocié entre partis, l'escalade n'a plus de limites et aboutit à un monstre non viable, comme feu le Programme commun de 1972.
Certes, il est bon que les experts préparent des projets particuliers. Il est bon qu'un parti politique destiné à participer au gouvernement de la France s'interroge sur ses priorités. Mais le candidat - ou la candidate - présenté par le Parti socialiste, s'il était élu, ne serait pas l'élu du Parti socialiste. Il serait l'élu de toute la nation ; c'est envers elle qu'il serait comptable de ses actes.

Au-delà des mesures particulières, le président élu en 2012 devra conjuguer une demande de justice sociale et d'égalité, qui ne cesse de monter, avec l'exigence de rigueur qu'impose le niveau du déficit et de la dette. La France n'est pas totalement à l'abri d'une mésaventure à la grecque, et DSK pourrait même finir par présider aux destinées de la France sans avoir à passer par l'élection présidentielle   : comme président du FMI  !

Il est probable que Nicolas Sarkozy a laissé passer son tour et que, pendant le temps qui lui reste, il ne prendra pas de grande initiative. Il appartiendra donc au nouvel élu - supposons-le de gauche - d'opérer la rupture si souvent promise tout en venant au secours des plus faibles. Il y faudra beaucoup d'énergie mais surtout un énorme capital de confiance de la part d'une majorité aussi large que possible de la nation. Ne dites donc pas que le choix du candidat est secondaire. Chacun, dans son for intérieur, sait bien que c'est le plus important. Il faut, avant que l'élu et la nation se rencontrent et se reconnaissent, une longue période de fiançailles. Dans le mariage d'aujourd'hui, le partage de l'amour est plus important que le contrat devant notaire.

Jacques Julliard

LE NOUVEL OBS.



http://mobile.agoravox.fr/actualites/politique/article/primaires-a-l-americaine-pour-les-73193
lundi 12 avril - par gruni
Primaires à l’américaine pour les socialistes ?
 Arnaud Montebourg a remis mercredi soir, à Martine Aubry, son rapport sur l’organisation de primaires ouvertes au parti socialiste. Si l’idée d’offrir à tous les sympathisants la possibilité de choisir le candidat pour 2012 est séduisante, le moins que l’on puisse dire à la lecture des modalités de l’élection, c’est que sa mise en oeuvre paraît lourde et complexe. Des éliminatoires étalés sur six mois, de janvier à juin 2011, pour faire monter la pression et ensuite une phase finale avec un scrutin uninominal à deux tours. Le futur électeur devra adhérer à une déclaration de principe inscrite dans la charte de la primaire. Lui sera demandé une petite participation de un ou deux euros, voire plus s’il le souhaite. A la réception du projet, la première secrétaire du parti n’a pas fait preuve d’un enthousiasme démonstratif, mais ce n’est pas dans son tempérament .

 Combien de candidats à l’investiture, nul ne le sait, l’espoir du parti de la rose serait évidement que l’ensemble de la gauche participe pour éviter ainsi la dispersion des voix. Ce qui pourrait également donner une dynamique irrésistible au vainqueur des primaires, peut-être même la possibilité de passer devant le candidat de la droite au premier tour, Sarkozy ou un autre. Toutefois peut-on raisonnablement penser que les alliés des socialistes vont renoncer à l’impact des présidentielles pour des primaires qu’ils n’ont aucune chance de gagner. Si oui au prix de quel marchandage ?
 
Dans son préambule, le député de Saône-et-Loire souhaite une ouverture aux sympathisants comme aux Etats-Unis ou en Italie. Il considère que lorsque Romano Prodi obtient 4,3 millions de suffrages et Barack Obama 35, ce n’est pas comparable au seulement 150 000 voix des socialistes Français, lors de la primaire pour 2007. Le raisonnement est logique, la légitimité du prétendant, s’il y a un plébiscite, pourrait se renforcer, mais c’est à double tranchant, si la participation à la sélection était faible l’inverse peut aussi arriver.
 
Revenons sur le schéma de ces fameuses éliminatoires étalées sur six mois.
Dans un premier temps, au mois de février, 10 départements voteront, seront éliminés les candidats n’ayant pas obtenu 5% des suffrages. Au mois d’avril c’est au tour de 15 autres départements et on éliminera les concurrents qui n’auront pas 10%. Enfin au mois de mai l’ensemble du territoire restant sera concerné et il faudra obtenir 15% des votes pour rester en lice. La phase finale aura lieu en juin et juillet pour la désignation du vainqueur. Ce qui est original c’est que la consultation se déroulera sous des tentes placées devant des édifices publics . Au mois de février, en plein hiver, on peut espérer que les tentes seront chauffées, sinon l’électorat risque d’être clairsemé.
Maintenant sur quels critères seront sélectionnés les 10 et 15 départements qui voteront en premier, voila d’entrée, pour des raisons qu’il est facile d’imaginer, un sujet de polémiques et de conflits interminables, comme le parti socialiste en a le secret. Il sera intéressant d’en connaître le dénouement et pour mettre tout le monde d’accord, pourquoi pas un tirage au sort .
 
Pour terminer, cette commission était composé de 14 personnalités de gauche, dont Arnaud Montebourg qui présidait. Il a fallu trois mois et 12 réunions pour aboutir à la conclusion soldée par un vote. On notera que Eric Brehier et Jean-Pierre Mignard qui représentaient respectivement Moscovici et Ségolène Royal approuvent le rapport.
Christophe Borgel, secrétaire national aux élections, approuve mais ne se prononce pas sur les modalités.
Philippe Bonnefoy représentant de François hollande ne prend pas part au vote.
Guillaume Bachelay représentant Laurent Fabius était absent et ne s’est pas excusé.
Chez les socialistes, les primaires à la française ont déja commencé !
 

 


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/04/13/97001-20100413FILWWW00419-le-candidat-ps-connu-en-octobre-2011-.php

Le candidat PS connu en octobre 2011 ?
AFP
13/04/2010 | Mise à jour : 11:14 Réagir
Le candidat socialiste à la présidentielle de 2012 devrait être connu à la mi-octobre 2011 à l'issue des primaires élargies prévues l'été précédent, a indiqué Arnaud Montebourg chargé de la rénovation du parti et dont les premières propositions seront débattues aujourd'hui. "Nous pensons conclure à la mi-octobre, ce qui serait à la fois tôt parce que ce n'est pas dans nos habitudes, d'habitude c'est plutôt novembre-décembre. On a un calendrier à peu près défini, après, il reste à l'ajuster avec les co-organisateurs", a-t-il déclaré sur France Inter.

Jusqu'à cinq candidats, le scrutin des primaires pourra se faire à deux tours à l'été 2011. S'ils sont plus nombreux, il y aura une "présélection avant l'été". "Nous sommes à peu près tous en ligne" sur ce calendrier, a réaffirmé M. Montebourg. Pour participer à cette "primaire ouverte et populaire", "il faudra être inscrit sur les listes électorales, participer par une cotisation volontaire pour autofinancer ces primaires et signer une déclaration de valeurs".

"Tous les partis politiques qui le voudront pourront décider de s'unir pour co-organiser ces primaires" et "tous les membres issus de ces partis auront le droit de concourir", a souligné l'élu. Au sein du PS, "un parrainage" sera nécessaire "pour éviter les candidatures excessivement farfelues".

"Notre objectif n'est pas de verrouiller ce système mais de l'ouvrir, de le faire respirer pour organiser ensuite un rassemblement salutaire", a aussi affirmé le président du Conseil général de Saône-et-Loire.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/04/13/97001-20100413FILWWW00450-le-non-cumul-frontiere-du-ps.php
Le non-cumul, "frontière" du PS
AFP
13/04/2010 | Mise à jour : 12:27 Réagir
Le non-cumul des mandats constitue "la nouvelle frontière" du Parti socialiste, a affirmé sur France Inter Arnaud Montebourg en charge de la rénovation du PS et qui souhaite son application dès les sénatoriales de 2011.  "Normalement, c'est tout de suite en 2011. Si on ne le fait ni en 2011, ni en 2012 pour le Sénat et l'Assemblée nationale, ça veut dire qu'on reporte tout ça à 2014 et 2017", a déclaré M. Montebourg.

"Faire un référendum en 2009 pour dire nous allons appliquer une réforme en 2014 et 2017 ça paraît quand même un peu curieux. Donc, si on a un mandat des militants, il va bien falloir le mettre en oeuvre", a-t-il ajouté. "La fin du cumul des mandats est un premier pas considérable à la fois dans le renouvellement qui est nécessaire, l'apparition d'une diversité qui n'existe pas dans la classe politique qui est beaucoup trop homogène et surtout l'émergence de positions qui ne sont pas toutes formatées", a également affirmé l'élu.

"Ca c'est l'oeuvre de la gauche, c'est sa nouvelle frontière", a aussi dit M. Montebourg. Lui-même cumulard -il est député et président du conseil général de Saône-et-Loire-, il a réaffirmé qu'il abandonnerait l'un de ses deux mandats et plus probablement celui de parlementaire.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/04/13/97001-20100413FILWWW00448-dskaubry-cambadelis-veut-un-candidat.php
DSK/Aubry: Cambadélis veut un candidat
AFP
13/04/2010 | Mise à jour : 12:24 Réagir
Le député PS Jean-Christophe Cambadélis, proche de Dominique Strauss-Kahn, juge mardi, dans un entretien à France-Soir, qu'il "vaut mieux" qu'à la primaire PS, entre Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry et Laurent Fabius, il y ait "un seul candidat, soutenu par les deux autres". Estimant que DSK, Martine Aubry et Laurent Fabius ont chacun "les capacités" pour se présenter à la primaire, M. Cambadélis juge qu'"un seul se présentera". "Parce que s’ils se présentent tous les trois, ça veut dire qu’on partage les voix du PS en trois. Il vaut mieux qu’au moment de la primaire, il y ait un seul candidat, soutenu par les deux autres".

Interrogé sur l'existence d'un accord entre les trois leaders, le député de Paris répond clairement qu'"il n’y en a pas" mais juge cependant que "c’est la continuation logique" de la motion qu'ils ont signée ensemble au Congrès de Reims en 2008.  Pour lui, "les socialistes ont perdu en 2007 parce qu’ils étaient divisés. Il faut faire en sorte qu’ils soient unis, cette fois, autour d’un candidat accepté".

Dominique Strauss-Kahn "pour l’instant", "n’a pas vraiment donné des signes de sa volonté de concourir, estime-t-il. "Mais il n’a pas dit qu’il ne le ferait pas". "On est dans un entre-deux qui nous va bien, puisque le moment pour le PS est celui de l’élaboration d’une alternative crédible. On n’a pas besoin de lui demander de s’engager maintenant". Affirmant qu'il y a "consensus" au PS pour que "les primaires aient lieu à l’été 2011, pas trop tôt", il ne pense pas que "l’idée de Ségolène Royal soit de se présenter en dehors du PS".

Par ailleurs, alors que Nicolas Sarkozy est contesté par une partie de sa majorité, M. Cambadélis estime : "Nous sommes passés de l’hyperprésident à l’hypoprésident".

 

 

 

 

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 09:03

À Europe Écologie, la grande bataille de 2012 se prépare dès maintenant. Parmi les responsables du mouvement écologiste en première ligne, Jean-Vincent Placé est l’un des artisans les plus fermes du succès actuel.

 

 

yartiEE01Le succès de la coalition rose et verte aux élections régionales a sorti un peu de l’anonymat un homme qui va sans doute prendre une importance politique considérable.
 
 
Jean-Vincent Placé
 
Il s’agit de Jean-Vincent Placé, 42 ans, secrétaire national adjoint des Verts (autrement dit, numéro deux) et "négociateur électoral" depuis 2004, qui vient d’être bombardé le 26 mars 2010 par Jean-Paul Huchon 2e vice-président du Conseil régional d’Île-de-France chargé des transports et des mobilités, l’un des thèmes phares de la campagne électorale.
 
D’origine sud-coréenne et enfant adopté, Jean-Vincent Placé a fait ses premiers pas en politique à l’ombre de Michel Crépeau, ancien Ministre de l’Environnement et l’un des leaders des radicaux de gauche. Jean-Vincent Placé quitte sa formation politique à la mort soudaine de Michel Crépeau et rejoint les Verts en 2001.
 
yartiEE07Rejetant tant le marxisme que le libéralisme (les deux étant productivistes), il est pour l’autonomie totale des écologistes vis-à-vis des socialistes. Il échoue dans cette idée en mars 2004 qui voit un accord à gauche pour des listes d’union aux élections régionales. C’est lui qui négocie cependant la composition des listes. Il se fait élire conseiller régional d’Île-de-France dans la majorité de Jean-Paul Huchon.
 
En 2007, favorable à l’autonomie des Verts aux législatives malgré la très faible performance de leur candidate Dominique Voynet à l’élection présidentielle (1,6%), il refuse ainsi la proposition du PS de lui céder la 5e circonscription de l’Essonne où Ségolène Royal avait devancé Nicolas Sarkozy au second tour (finalement, c’est le député UMP sortant, Pierre Lasbordes, qui est réélu de justesse avec 50,3%).
 
Il a participé à la composition des listes Europe Écologie aux européennes de juin 2009 et aux régionales de mars 2010.
 
 
Objectif : gouverner dans deux ans
 
Invité de l’émission "C dans l’air" sur France 5 le 1er avril 2010, joliment intitulée "Grenelle : la vacance de monsieur Hulot", Jean-Vincent Placé, l’air de rien et d’un naturel très sympathique, a montré qu’il allait être rudement exigeant avec les socialistes pour les deux prochaines années.
 
L’objectif, évidemment, c’est la victoire du candidat socialiste à l’élection présidentielle d’avril et mai 2012 et un accord de gouvernement entre PS et Europe Écologie pour les législatives de juin 2012.
 
Actuellement, il est assez clair qu’il y a un clivage entre deux positions, et ce clivage stratégique pourrait avoir des conséquences sur la cohésion de ce mouvement écologiste assez hétéroclite qui rassemble à la fois des gauchistes et des écologistes complètement indépendants (que certains diraient "de droite").
 
Il y a d’abord la ligne Cohn-Bendit.
 
 
Ligne mariage fusionnel avec les socialistes
 
Daniel Cohn-Bendit est un personnage atypique qui apporte de l’oxygène dans la vie politique française. On l’a vu dans son récent débat avec Ségolène Royal. C’est un bon "accoucheur" de propositions constructives. Il provoque, il titille, il impulse la réflexion et en ce sens, c’est toujours positif.
 
Daniel Cohn-Bendit ne peut pas être candidat à l’élection présidentielle car il est citoyen allemand. Rien, a priori, ne devrait l’empêcher de prendre la nationalité française mais ne connaissant pas sa situation personnelle, je ne m’étendrai pas sur le sujet sinon pour prendre acte que Daniel Cohn-Bendit me paraît surtout ne pas "vouloir" être candidat (Il déclare en effet dans "Libération" : « Pour être candidat à la présidentielle, il faut se cogner une centaine de meetings et développer des idées pour la France et pour le monde. Il faut le vouloir. Il faut savoir si Eva le veut, si Cécile le veut. Moi non »). Il croit aussi au parlementarisme. Pourtant, une candidature Cohn-Bendit pourrait détonner dans le paysage politique français.
 
Donc, Daniel Cohn-Bendit n’a a priori aucune arrière-pensée d’ambition personnelle. C’est suffisamment rare pour le noter.
 
Son idée, c’est de renforcer les écologistes pour qu’ils puissent avoir un groupe à l’Assemblée Nationale. Sa méthode : ne pas présenter de candidat à l’élection présidentielle et négocier une cinquantaine de circonscriptions gagnables par les écologistes. Avec un bon rapport de forces : 12,2% (EE) contre 29,1% (PS) soit un peu plus de 1/3 2/3.
 
Concrètement, cela signifierait que Europe Écologie pourrait participer à la primaire du Parti socialiste qui va désigner le candidat à l’élection présidentielle. Comme l’imagine l’éditorialiste Christophe Barbier, lui aussi invité d’Yves Calvi, les Verts pourraient ainsi peser en donnant un rapport de forces au cours de la primaire, pour "verdir" la gauche.
 
Comme les socialistes semblent avoir déconnecter les élections législatives de l’élection présidentielle dans leurs négociations avec les écologistes, une candidature écologiste paraît donc très certaine, même encouragée par des éléphants comme Laurent Fabius qui craint que sinon, l’espace écologiste soit occupé par d’autres candidats écologistes "de droite" (comme Corinne Lepage).
 
Daniel Cohn-Bendit va maintenant essayer d’encourager la candidature d’Eva Joly (députée européenne) pour éviter la candidature de Cécile Duflot qu’il juge paradoxalement trop axée à gauche (pourtant, Eva Joly n’a aucune chance de faire un bon score à l’élection présidentielle, peu connue, avec une grande inexpérience politique et peu susceptible d’incarner le renouveau à 68 ans).
 
L’autre ligne, c’est la ligne d’indépendance.
 
 
Ligne partenariat distant avec les socialistes
 
Elle est suivie par Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, qui a déjà exprimé son désaccord avec Daniel Cohn-Bendit sur le sujet. C’est aussi la ligne que défend pleinement Jean-Vincent Placé.
 
Et que dit Jean-Vincent Placé ? Que Daniel Cohn-Bendit est bien sympathique, mais il raisonne comme s’il était en Allemagne. Lui aussi, Jean-Vincent Placé, il aimerait que la France soit un régime parlementaire où le Premier Ministre aurait tous les pouvoirs, mais il est réaliste. Il a intégré que Ve République est un régime semi-présidentiel et que le Président de la République est la clef de voûte des institutions.
 
Par conséquent, il est impensable qu’une force politique importante ne soit pas présente à l’élection présidentielle qui remet toutes les choses à plat pour cinq ans.
 
Certes, la négociation avec les socialistes pour les législatives pourraient être moins facile qu’avec le rapport de force des régionales (un tiers/deux tiers). En 2007, le rapport de force était Dominique Voynet 1,6% face à Ségolène Royal 25,9% soit un rapport encore plus faible qu’un écologiste pour quinze socialistes.
 
Cela signifierait qu’il faut que les écologistes présentent une personnalité qui ne fasse pas 1 ou 2% mais capable d’aller jusqu’à 10% ou plus encore. Jean-Vincent Placé n’a pas donné de nom mais il apparaît désormais de plus en plus évident que la candidature de Cécile Duflot va "naturellement" s’imposer dans les prochains mois. Cécile Duflot a notamment incarné le succès des écologistes aux européennes et aux régionales. L’ambition de Jean-Vincent Placé n’est pas mince puisqu’à terme, il a pour but l’élection d’un écologiste à l’Élysée (pour l’instant, aucune personnalité politique n’a osé sérieusement affirmer un tel but).
 
Jean-Vincent Placé estime que la démarche de Daniel Cohn-Bendit (quémander des postes de député au grand frère socialiste) ne serait valable que si les écologistes se sentaient petits. Or, il a l’ambition que Europe Écologie soit un grand parti.
 
Les arguments pour présenter un candidat écologiste à l’élection présidentielle ne lui manquent donc pas : occuper le terrain de l’écologie politique pour éviter sa récupération par d’autres candidats, nécessité mécanique des institutions actuelles, démocratie (quoi de plus démocratique que d’aller devant les électeurs au lieu de contracter des accords entre partis dans leur dos ?), ne pas se sentir faible (le mouvement écologiste est une force, il ne doit pas avoir peur du suffrage universel) et aussi, argument intéressant et finalement, assez novateur, une candidature permettrait de "s’améliorer", d’améliorer les positions écologistes, affiner leur programme, renforcer leur cohérence politique.
 
Ce dernier argument est utile : autour d’une candidature présidentielle, tout un mouvement se crée, pas seulement sur un projet présidentiel, mais aussi sur une dynamique humaine qui agrège une partie de la population autour du candidat (la candidature de François Bayrou en 2007 suivie du MoDem l’a amplement démontré).
 
 
Une grande ambition
 
Le regard malicieux, Jean-Vincent Placé a presque donné ses conditions pour conclure un accord de gouvernement avec le PS : un Président de la République socialiste (ou une Présidente) et un Premier Ministre… écologiste. L’ambition est forte. Fini de confiner les écologistes au perpétuel poste du Ministre de l’Environnement (Brice Lalonde, Dominique Voynet, Yves Cochet). À eux aussi le quai d’Orsay, Bercy, le Ministère de la Défense, ou place Beauvau. Bref, les écologistes ont, selon lui, vocation à diriger les principaux ministères pour influer réellement sur le cours des choses. « Nous n’avons pas de petite ambition. ça ne vous a pas échappé. » a-t-il ajouté.
 
C’est vrai que beaucoup entrevoient le risque, avec une candidature écologiste, de reproduire la situation de 2002 avec un FN au second tour. Pour Jean-Vincent Placé, qui a bien compris que c’est désormais l’argument choc du PS pour se rassembler derrière lui dès le premier tour, ces élections régionales 2010 ont au contraire éliminé la phobie du 21 avril 2002 : la démonstration a été faite, les 14 et 21 mars 2010, que les écologistes pouvaient être forts et les socialistes aussi, et qu’ensemble, il pouvait y avoir une dynamique de second tour. Tout le contraire des élections européennes du 7 juin 2009 où Europe Écologie a été très fort (16,3%) mais avec un PS qui s’est effondré (16,5%) car Europe Écologie prenait des voix au PS. Aux régionales, visiblement, EE a pris des voix ailleurs (chez les centristes ?).
 
Jean-Vincent Placé va donc être un négociateur coriace pour les socialistes, et il est assez probable que les critères du succès présidentiel du prochain candidat socialiste aient un rapport avec sa capacité à entretenir avec ses alliés écologistes des relations franches et fermes mais aussi respectueuse et équitables.
 
 
Europe Écologie, plus malin que le MoDem ?
 
Sans doute Europe Écologie est sur le point de concrétiser le rêve qu’avait eu le MoDem il n’y a pas si longtemps. À la différence près qu’avec des dirigeants comme Jean-Vincent Placé, les écologistes adaptent leur stratégie électorale aux institutions et au principe de la Ve République, une contrainte qu’avait évacuée François Bayrou de sa feuille de route le 3 mai 2007… ce qui lui aura été fatal.
 
L’avenir dira si la ligne indépendantiste (qui sera probablement adoptée par les écologistes) aura eu raison ou pas de Daniel Cohn-Bendit.
 
 
 
Sylvain Rakotoarison (2 avril 2010)
 
 
Pour aller plus loin :
 
 
yartiEE08
 

 

 

 

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 02:53

(dépêches)


L'opposition redynamisée après les régionales

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/22/97001-20100322FILWWW00597-aubry-reunit-les-presidents-de-region-ps.php
Aubry réunit les présidents de région PS
AFP
22/03/2010 | Mise à jour : 12:12 Réagir
La première secrétaire du PS, Martine Aubry, réunira demain après-midi au siège du parti les présidents de régions socialistes vainqueurs du second tour des régionales pour les remercier et discuter de l'avenir.

Il s'agit de "rendre hommage au travail des présidents de régions" et "discuter avec eux de la façon de continuer à travailler pour les Français", précise-t-on. La rencontre est prévue à 16 heures, rue de Solférino, avant la réunion hebdomadaire du Bureau national.
La présidente de Poitou-Charentes, Ségolène Royal, n'a pas confirmé ni infirmé sa présence à cette rencontre. "Je gère les urgences régionales et la mise en place des équipes régionales", a-t-elle simplement indiqué.

Interrogée sur Europe 1 sur une éventuelle absence de Ségolène Royal, Martine Aubry a souligné: "J'ai toujours dit que Ségolène Royal a un statut à part. C'est notre ancienne candidate à la présidence de la République et donc elle se situe un peu au-delà de nous, si je puis dire. En dehors de nous".
"J'attends toujours que Ségolène revienne au coeur du Parti socialiste, elle a toute sa place", mais "je respecte le choix des uns et des autres", a ajouté la patronne du PS. Elle a salué "le très beau bilan" de la présidente de Poitou-Charentes, précisant qu'elle l'avait "appelée" au téléphone dimanche soir, ainsi même que tous les autres présidents de région.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/22/97001-20100322FILWWW00598-fabius-met-en-garde-le-ps-pour-2012.php
Fabius met en garde le PS pour 2012
AP
22/03/2010 | Mise à jour : 12:16 Réagir
Au lendemain de la victoire de la gauche au second tour des élections régionales, le député socialiste de Seine-Maritime Laurent Fabius a appelé aujourd'hui le PS à "bâtir un projet" pour éviter un échec en 2012, rappelant l'exemple de 2004.

"En 2004, on avait eu un bon succès et puis en 2007, patatras. Il faut éviter ce patatras, ce qui signifie en particulier un besoin d'unité et de projet extrêmement fort", a-t-il affirmé sur Canal+. L'ancien Premier ministre voit dans le vote des Français "un début d'adhésion au projet national" du PS, mais estime que son parti doit maintenant "bâtir un projet et des actions concrètes contre la crise".

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/22/97001-20100322FILWWW00536-ayrault-met-les-ego-du-ps-en-garde.php
Ayrault met les "ego" du PS en garde
AFP
22/03/2010 | Mise à jour : 10:28 Réactions (10)
Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale Jean-Marc Ayrault a lancé lundi sur France 2 "un appel pour que la sarabande des ego ne recommence pas au PS" après le succès de la gauche aux régionales.

Interrogé sur l'éventuelle résurgence d'une rivalité entre la première secrétaire Martine Aubry et l'ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal, M. Ayrault a répondu : "il faut l'éviter à tout prix, les Français ne nous le pardonneraient pas et ils auraient raison". "Je lance un appel pour que la sarabande des ego ne recommence pas, ça ce serait une très très grave faute", a-t-il ajouté.

Alors que Nicolas Sarkozy "donne l'impression d'avoir perdu la main", les socialistes doivent "vite préparer une réponse, pas en se chamaillant mais en étant rassemblés, en étant crédibles avec un projet et puis bientôt en désignant le candidat ou la candidate du Parti socialiste" à la présidentielle.

» DOSSIER SPECIAL - Régionales 2010



http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/03/22/97001-20100322FILWWW00564-appel-du-22-mars-la-reaction-de-duflot.php
Appel du 22 mars: la réaction de Duflot
AP
22/03/2010 | Mise à jour : 11:22 Réactions (4)
La secrétaire nationale des Verts Cécile Duflot a réagi aujourd'hui à l'appel du 22 mars lancé par Daniel Cohn-Bendit pour la création d'une "coopérative politique" en jugeant que "la question organisationnelle" était "seconde" à l'heure actuelle.

"La question organisationnelle qui se pose à nous, elle est importante, mais elle est seconde. Ce qu'on attend aujourd'hui, c'est quand même des réponses concrètes à des problèmes concrets", a-t-elle affirmé sur Canal+. "On ne voit pas très bien ce que ça veut dire concrètement", a jugé Cécile Duflot à propos de la "coopérative politique", tout en reconnaissant qu'il y avait "des choses intéressantes dans le texte de Daniel Cohn-Bendit"."L'idée de dire qu'il faut qu'on travaille ensemble dans une forme qui n'est pas la forme de parti traditionnel mais qui s'appuie sur ce qui s'est fait jusqu'à présent, c'est une bonne idée."

"Quand les choses se passent très bien, on n'est pas obligé de dire qu'il faut tout remettre à plat", a ajouté la secrétaire nationale des Verts, pour qui Europe Ecologie a réussi à convaincre. "L'écologie politique a franchi un pallier à cette élection régionale, c'est le pallier de la crédibilité sur les questions économiques et sociales."





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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 01:24

(dépêches)




Dernier meeting du 1er tour des régionales du PS : Martine Aubry

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Regionales-dernier-meeting-du-PS-avec-deja-un-parf.htm?&rub=8&xml=newsmlmmd.80943959ba27425b624509fd0f62fd39.aa1.xml

Régionales: dernier meeting du PS, avec déjà un parfum de victoire
PARIS (AFP) - 11.03.2010 23:30
Mobilisation, volonté de rassemblement avec la gauche, charge anti-Sarkozy,: le dernier meeting de campagne du PS, à trois jours du premier tour des régionales, sur fond de sondages de plus en plus favorables, a pris jeudi soir des allures de chronique de victoire annoncée.


Anne Hidalgo, chef de file du parti socialiste (PS) à Paris pour les régionales, s'exprime lors d'un meeting de campagne du parti, le 11 mars 2010 au Cirque d'hiver à Paris.
Mobilisation, volonté de rassemblement avec la gauche, charge anti-Sarkozy,: le dernier meeting de campagne du PS, à trois jours du premier tour des régionales, sur fond de sondages de plus en plus favorables, a pris jeudi soir des allures de chronique de victoire annoncée.

AFP - Joel Saget

Martine Aubry lors d'un meeting de campagne pour soutenir Jean-Paul Huchon en Ile de France, le 11 mars 2010
Devant un grand mur "Huchon 2010 La Gauche Ile-de-France, avaient pris place les têtes de liste francilienne, le président sortant a donné le ton: "les socialistes et leurs alliés sont présents et rassemblés. Oui nous sommes là et la victoire est à portée de main".

AFP - Joel Saget
Ali Soumaré, tête de liste PS aux régionales dans le Val-d'Oise serre la main de Bertrand Delanoë (D) devant Jean-Paul Huchon (G) le 11 mars 2010 au Cirque d'hiver à Paris
Devant un grand mur "Huchon 2010 La Gauche Ile-de-France, avaient pris place les têtes de liste francilienne, le président sortant a donné le ton: "les socialistes et leurs alliés sont présents et rassemblés. Oui nous sommes là et la victoire est à portée de main".

AFP - Joel SagetMobilisation, volonté de rassemblement avec la gauche, charge anti-Sarkozy,: le dernier meeting de campagne du PS, à trois jours du premier tour des régionales, sur fond de sondages de plus en plus favorables, a pris jeudi soir des allures de chronique de victoire annoncée. lire_le_dossier

Pour cette dernière ligne droite, Martine Aubry, venue soutenir le président francilien sortant Jean-Paul Huchon, a fait salle comble au Cirque d'hiver, avec plus de 1.700 personnes. Dans une ambiance de kermesse joyeuse, les jeunes socialistes agitaient des drapeaux rouges et blancs et les militants brandissaient des affichettes "La Gauche avec Huchon",

Devant un grand mur "Huchon 2010 La Gauche Ile-de-France, avaient pris place les têtes de liste francilienne, le président sortant a donné le ton: "les socialistes et leurs alliés sont présents et rassemblés. Oui nous sommes là et la victoire est à portée de main".

"Nous pouvons, nous devons gagner toutes les régions, parce que les Français en ont besoin", a renchéri Mme Aubry dans un discours fleuve d'une heure, mais a tempéré le maire de Lille, "rien n'est gagné, rien n'est joué". Les sondages semblent "reconnaître" l'avance socialiste mais "ne font pas le vote".

En effet, tous les indicateurs sont au vert sinon au rose pour le PS qui, avec ses alliés, pourrait conserver, selon les sondages, la quasi totalité des 20 régions métropolitaines acquises en 2004 et emporter éventuellement la Corse.

Mais alors qu'une forte abstention est prévue, Mme Aubry a lancé: "Il faut le dire aux Français : si vous vous abstenez, le Président de la République ne va pas s'abstenir" avant de prévenir du "coup de bambou" après les élections, notamment la taxe carbone, la TVA sociale.

La patronne du PS s'est livrée à un réquisitoire contre le chef de l'Etat et sa "politique inégalitaire, injuste".

Le "PS doit être au plus haut" et "cela entraînera une grande dynamique de rassemblement de la gauche", a assure le maire de Lille qui a cependant averti les Verts : "Quelle que soit l'excitation des derniers jours de campagne, ne vous laissez pas aller aux petites phrases", alors que les Verts ne voulaient pas jouer les "idiots utiles" du PS avant les négociations du second tour devant démarrer dimanche soir.

De son côté, M. Huchon a assuré que les "retrouvailles avec les Verts, avec nos amis communistes seront naturelles" et que "notre unité" "ne sera pas de façade".

Il ne faut "pas être désinvolte le 14, ce n'est pas une envie hégémonique arrogante", a lancé Bertrand Delanoë qui a taclé les Verts, sans les nommer, voyant des "gens" qui avaient "un peu le melon".

Autre héros de la fête, Ali Soumaré, tête de liste dans le Val d'Oise, accusé à tort par l'UMP, "diffamé" selon M. Huchon, "victime d'une campagne de calomnie", pour Mme Aubry, a été plusieurs fois ovationné.

Le maire de Paris s'est d'ailleurs étonné d'une "telle violence à l'égard des socialistes de la part de l'UMP", déplorant "une débauche de violence" qu'il n'avait pas connue dans sa "vie de militant".

"Si on nous traite de délinquant récidiviste, de corps français pas assez traditionnel, si à nous seuls sont adressés des coups si durs (...) c'est parce que sommes le meilleur rempart contre la politique de destruction sociale de la droite", a jugé M. Delanoë.

© 2010 AFP

http://www.france24.com/fr/20100311-regionales-le-ps-meeting-deja-parfum-victoire
11 mars 2010 - 17H18  
Régionales: le PS en meeting avec déjà un parfum de victoire 
Martine Aubry récuse l'expression de grand chelem, mais c'est dans une ambiance de victoire annoncée par les sondages et de vague rose que va se tenir jeudi soir au Cirque d'Hiver le dernier grand meeting du PS, à trois jours du premier tour des régionales. AFP - Martine Aubry récuse l'expression de grand chelem, mais c'est dans une ambiance de victoire annoncée par les sondages et de vague rose que va se tenir jeudi soir au Cirque d'Hiver le dernier grand meeting du PS, à trois jours du premier tour des régionales.

"Nous pouvons gagner toutes les régions et j'espère que nous le ferons car les Français ont besoin de régions de gauche", insistait la patronne du PS la veille à Orléans.

Quelque 1.600 personnes sont attendues au Cirque d'hiver, lieu prisé des socialistes où la veille, Europe Ecologie, avec Daniel Cohn-Bendit en tête, avaient enfiévré la salle.

L'ambiance devrait être tonique avec le groupe de rock Les Féroces lapins. Outre le metteur en scène Jean-Michel Ribes, se succéderont à la tribune Bertrand Delanoë, maire de Paris, Anne Hidalgo, son adjointe et tête de liste pour Paris.

Puis le président sortant de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon interviendra. Avec 26% au premier tour et 60% au second, selon un dernier sondage Sofres, il est en mesure d'attendre sereinement le 21 mars pour retrouver le fauteuil qu'il occupe depuis 1998. Une campagne rude marquée par l'affaire Ali Soumaré, tête de liste "black" du PS en Val-d'Oise, accusé à tort par l'UMP d'être un délinquant.

Vers 20H40, la patronne du PS va clôre la soirée. Auparavant, elle aura croisé le fer avec son homologue de l'UMP, Xavier Bertrand pour un rapide débat au 20H00 de TF1.

Tous les indicateurs sont au vert sinon au rose pour le PS qui, avec ses alliés, pourrait conserver, selon les sondages, la quasi totalité des 20 régions métropolitaines acquises en 2004 et emporter éventuellement la Corse.

Autre satisfaction: le PS fait jeu égal au premier tour avec l'UMP à 29,5% et devance largement Europe Ecologie (12%), selon l'IFOP, alors qu'aux européennes, il était loin (16,4%) derrière le parti majoritaire (27,8%) et talonné par les écologistes (16,2%).

Mais la victoire annoncée risque d'être ternie par une abstention élevée. La chef de l'opposition menace: "Ceux qui vont s'abstenir le regretteront, car Nicolas Sarkozy ne va pas s'abstenir après les régionales". Elle accuse le chef de l'Etat de préparer un "coup de bambou" avec taxe carbone, retraites ou prix du gaz. Un remède, à ses yeux: les régions comme "bouclier social contre la crise" face à la politique de "destruction" de Nicolas Sarkozy.

Autre ombre au tableau: le Languedoc-Roussillon où Georges Frêche, le banni et ses co-listiers ex-PS sont donnés vainqueurs haut la main sur la candidate officielle Hélène Mandroux.

La maire de Lille, qui n'a pas ménagé sa peine, effectuant 17 déplacements-meetings, d'Alsace à La Réunion, délivre un autre message: plus le PS sera haut, plus le rassemblement de la gauche sera fort.

Les négociations avec les partenaires, notamment les Verts pour le second tour, s'annoncent cependant ardues --les listes devant être bouclées mardi à 18H00--. Portés par de bons sondages, les écologistes ne veulent pas jouer les "idiots utiles" d'un PS "hégémonique".

"Si nous sommes bien au clair sur le projet (...) il ne devrait pas y avoir de difficulté", tempère dans Libération Mme Aubry qui préfère parler de "gauche solidaire".

Avec cette victoire à deux ans de la présidentielle, Martine Aubry en sortira légitimée, "symbole de ce parti remis au travail", selon son proche Claude Bartolone.

Mais le politologue Pascal Perrineau rappelle que les régionales "sont une élection intermédiaire avec une très forte spécificité" et "pas un élément de prévision des grands affrontements à venir".


http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-Segolene-Royal-demande-un-vote-sanction-contre-le-.htm?&rub=8&xml=newsmlmmd.80943959ba27425b624509fd0f62fd39.711.xml
Ségolène Royal demande "un vote sanction contre le système Sarkozy"
POITIERS (AFP) - 11.03.2010 21:17
Ségolène Royal a demandé jeudi soir à Poitiers aux électeurs français "un vote sanction contre le système Sarkozy", à l'occasion du premier tour dimanche des élections régionales.


Ségolène Royal, arrive le 11 mars 2010 à Poitiers, pour la dernière réunion publique avant le premier tour des élections régionales
Ségolène Royal a demandé jeudi soir à Poitiers aux électeurs français "un vote sanction contre le système Sarkozy", à l'occasion du premier tour dimanche des élections régionales.

AFP - Alain Jocard
Ségolène Royal a demandé jeudi soir à Poitiers aux électeurs français "un vote sanction contre le système Sarkozy", à l'occasion du premier tour dimanche des élections régionales.

"Vous pouvez envoyer un message fort, dire non à cette société d'injustice par un vote sanction contre le système Sarkozy qui fait tant de dégâts", a lancé Mme Royal lors d'une réunion publique, sa dernière avant le premier tour des élections régionales.

Une réunion tenue devant un millier de personnes agitant un carré de tissu rouge ou vert avec écrit dessus "Poitou-Charente, notre région, notre fierté, Ségolène Royal" et scandant "Ségolène", à l'entrée de leur chef de file.

Tout de suite après, une minute de silence demandée par le maire d'une commune sinistrée en Charente-Maritime, a été observée à la mémoire des victimes de la tempête Xynthia.

"C'est la France toute entière, la Région tout entière qui est éprouvée. Nous avons vu un énorme élan de solidarité venue de partout, de toutes les régions", s'est réjouie l'élue socialiste.

Puis la présidente de la région Poitou-Charente a lancé son appel "à un vote sanction" et expliqué: "Il faut sanctionner tout ce qui fait mal à notre pays, tout ce qui se prépare. Il faut sanctionner l'arrogance, l'insolence, arrêter tous ses dégâts qui épuisent le pays. Une alternative est possible, rentable".

"La justice sociale a besoin de vous. Plus nous serons nombreux dimanche, pour ce vote d'espoir, d'espérance, plus nous serons forts pour bâtir un avenir meilleur, ouvrir un nouveau chemin. Alors venez dire oui à une autre société dimanche", a conclu Ségolène Royal, sous les acclamations.

© 2010 AFP



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