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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 17:45

Retour sur la "petite phrase" de Georges Frêche et quelques précisions utiles.



yartiFreche01Dans son site "Arrêt sur image", Daniel Schneidermann est visiblement un homme à chercher la petite bête. Et finalement, ce n’est pas plus mal pour être bien informé.
 
Toujours soupçonneux face à des "buzz", le journaliste a en effet voulu mieux comprendre, ces deux derniers jours, l’origine de la dernière "affaire Frêche" qui n’aurait jamais dû en être une.
 
Je ne reviens pas sur le fond : il paraît assez insensé de prendre la petite phrase du président sortant du Conseil régional du Languedoc-Roussillon comme une attaque antisémite contre Laurent Fabius qui l’avait, deux jours auparavant, provoqué.
 
Parler de « tronche pas catholique », certes, ce n’est pas une déclaration d’amour, mais cela ne peut pas vraiment être taxé d’antisémitisme d’autant plus que ces mots ont été adressés à un catholique vaguement agnostique dont les parents se sont convertis. C’est une expression que j’ai déjà entendue à de nombreuses occasions sans lien avec son sens propre et religieux et il est bien possible que je l’eusse également prononcée dans ma jeunesse au même titre que j’ai dû aussi utiliser l’expression "pas très orthodoxe".
 
Cette phrase aurait dû être contestée non pour son inexistant antisémitisme mais surtout pour son impolitesse et sa malveillance. En gros, il ne s’agit pas de religion mais plutôt de "délit de sale gueule". Bref, la tête de Laurent Fabius ne lui revient pas parce que ce doit être réciproque. Bonjour le niveau de l’argumentation politique. Vive le débat électoral !
 
Je ne reviens pas non plus sur l’extraordinaire division du Parti socialiste, sur la bienveillance tacite de Ségolène Royal envers l’un de ses plus fermes soutiens (la fédération du PS de l’Hérault est très importante) ni sur la tentative de récupération de cette fédération par le siège national (en excluant éventuellement les indélicats).
 
Je veux juste rappeler la citation exacte qu’on pourra retrouver dans l’enregistrement sonore mis en ligne par le site "Montpellier Journal" (à la retranscription très incertaine des formes conditionnelles, reprise sans aucune correction par des journalistes !), enregistrement cité par Rue89 dès le 28 janvier 2010.
 
Voici la citation exacte de Georges Frêche : « Huchon, ça c’est du solide. Moi, je serais à Paris, je voterais Huchon. Si j’étais en Haute-Normandie, je ne sais pas si je voterais Fabius. Je m’interrogerais. Ce mec me pose problème. Il a une tronche pas catholique. ça ne fait rien mais peut-être que je voterais pour lui, mais j’y réfléchirais à deux fois. Notez là-haut, je vous fais une puce ! ». Il répondait donc à Laurent Fabius qui affirmait deux jours avant sur France 5 qu’il ne serait pas sûr de voter pour Georges Frêche s’il était électeur du Languedoc-Roussillon.
 
Le contexte, c’était la réunion du conseil d’agglomération de Montpellier du 22 décembre 2009 qu’il a présidée. La maire de Montpellier, Hélène Mandroux, désormais tête de file des socialistes pour les élections régionales dans sa région après le retrait du soutien du PS à la candidature de Georges Frêche, y était bien entendu présente. Et, à l’époque, elle n’avait pas protesté contre de tels propos. Il y a parfois des réactions à retardement.
 
La dernière phrase citée était adressée aux journalistes locaux. "Puce" fait référence à la rubrique "La puce à l’oreille" du "Midi Libre" et signifie une brève, un "confidentiel" comme en raffolent les médias. Ces petites indiscrétions qui pimentent la langue de bois prévisible du discours politique.
 
Georges Frêche est un provocateur et donc, il aide de façon assez grossière les journalistes à faire parler de lui. Mais sans doute n’imaginait-il pas son procès en antisémitisme puisqu’il a dû écrire ensuite à Laurent Fabius un courrier en précisant que « l’expression que j’ai utilisée n’a pas de connotation religieuse ».
 
Dans un communiqué le 28 janvier 2010, il exprimait son étonnement : « Interrogé sur le non-soutien de Laurent Fabius à mon endroit, j’ai répondu par une expression populaire utilisée par tous les Français depuis des siècles. (…) [Ma phrase] exprime le manque de confiance que j’ai à son égard depuis le congrès de Rennes de 1990 et pas autre chose. (…) À Paris, se servir de mes propos, les déformer à dessein, devient la principale occupation de certains dirigeants en panne d’idées. C’est devenu un sport national que de taper sur Georges Frêche. Les habitants du Languedoc-Roussillon qui me connaissent savent combien cette caricature, qui vire à la chasse à l’homme, est dérisoire. Comme le dit le dicton populaire hérité de Voltaire : "Gardez-moi de mes amis, quant à mes ennemis, je m’en charge". ».
 
L’origine de ce procès, c’est un article de "L’Express" du 27 janvier 2010 qui a su utiliser la "puce" et qui rappelait, après la citation incriminée, que « issu d’une famille juive, Laurent Fabius a été élevé dans la religion catholique. Il se définit aujourd’hui comme "agnostique" et "laïque dans l’âme", tout en reconnaissant : "L’opinion me considère comme juif. (…) Dès lors, je laisse dire, j’assume, et même je revendique". Sollicité par "L’Express", il n’a pas souhaité réagir aux propos de Georges Frêche. ».
 
Finalement, Laurent Fabius a réagi, bien après le début de la polémique, en confirmant faussement et tardivement que la petite phrase de Georges Frêche avait « bien évidemment un caractère antisémite »
 
Dans son éditorial du 1erfévrier 2010, Daniel Schneidermann se demandait pourquoi le PS a réagi de façon si disproportionnée pour cette petite phrase alors que Georges Frêche avait sorti des propos plus contestables dans le passé. Il se risquait à une interprétation peut-être fort pertinente : « Trop c’est trop. Pourquoi maintenant ? Sans trop de risque, je pressens que beaucoup d’entre vous tireront la conclusion suivante : "les harkis et les Noirs, passe encore, on a le droit de rire ; mais pas les Juifs, et surtout pas Fabius". Rien n’indique qu’ils aient tort. ».
 
Dans un tel contexte si dégradé de la vie politique, je ne vois qu’un seul parti capable de vraiment tirer son épingle du jeu en Languedoc-Roussillon… et c’est fort regrettable.
 
 
 
Sylvain Rakotoarison (2 février 2010)
 
 
Pour aller plus loin :
 
 
 
 
yartiFreche02 
 
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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 11:33

Après Dominique Strauss-Kahn, après François Hollande, voici que Martine Aubry montre également son appétit présidentiel. Analyse des chances élyséennes de la numéro un du Parti socialiste.


yartiAubryA38Le 17 janvier 2010 dans l’émission "Grand Jury" de RTL-LCI, la première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry a fait deux déclarations assez déterminantes dans le paysage politique actuel.



Un début d’année 2010 en fanfare

La première est encore en cours d’effet à propos de la réforme des retraites. Pour la première fois depuis trente ans, la responsable du premier parti de l’opposition parlementaire est prête à participer à l’élaboration d’une réforme des retraites qui devraient être approuvée par l’ensemble des partis politiques, comme cela s’est passé en Allemagne par exemple.

Si cette annonce ne manque pas de courage ni de panache (le Premier Ministre François Fillon a rapidement pris note et approuvé ces bonnes dispositions), elle ne doit pas cacher la seconde information, qui est l’éventualité de sa possible candidature à l’élection présidentielle (elle aura 61 ans et demi en 2012) : « Je pense que j’en ai les capacités comme d’autres. J’ai été numéro deux du gouvernement de Lionel Jospin, j’ai rempli des fonctions importantes, j’ai travaillé dans une entreprise, je dirige une ville. » a juste constaté Martine Aubry qui semble avoir adopté la même posture que Ségolène Royal qui avait rappelé ses états de service lors de la campagne présidentielle le 19 février 2007 sur TF1.


Climat favorable

Et elle n’a pas fait ce genre de déclarations par hasard. D’une part, elle a intégré la logique des institutions de la Ve République qui ne donnent de l’importance médiatique qu’aux leaders politiques alimentant des ambitions présidentielles ; d’autre part, elle le fait quelques jours après la déclaration de candidature de François Hollande, son prédécesseur.

De plus, elle jouit d’un climat politique (sans doute précaire) qui lui est plutôt favorable. En effet, depuis quelques semaines, les sondages la placent à la tête du leadership de l’opposition, ce qui n’est en fait pas très étonnant pour une chef de parti de l’opposition. Le sondage d’OpinionWay du 14 janvier 2010 (téléchargeable ici) est à cet égard intéressant : elle supplante François Bayrou, Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal et Olivier Besancenot dans la capacité à s’opposer au Président Nicolas Sarkozy (je rappelle que les sondages ne sont intéressants que dans les tendances qu’ils apportent, leur évolution par rapport au temps, pas dans l’absolu).

Parmi les autres raisons de son embellie dans les sondages, sa combativité prête à rassembler ses ouailles. Sa sortie, lors de ses vœux, sur le droit de vote aux étrangers dans les élections locales se voulait un pavé dans la mare de l’UMP. Une mesure qui rassemble à gauche et qui laisse dans l’expectative la majorité présidentielle.

La ficelle est certes un peu grosse, déjà utilisée mille et une fois (dont une fois par François Mitterrand en début avril 1988 pour grossir le vote en faveur de Jean-Marie Le Pen), mais ça montre une Martine Aubry dynamique, politique, et surtout (notion que le PS avait oubliée depuis 1997), opposante pressée d’en découdre avec ses adversaires et capable de mobiliser son camp.


Martine Aubry présidentiable ?

Ce serait étonnant et pourtant, Martine Aubry devient même le principal atout des socialistes dans ce jeu des ego si importants.

Car Martine Aubry revient de loin.

Après avoir été la "Dame des 35 heures", haïe par le chroniqueur politique Philippe Alexandre, Martine Aubry a fait une petite traversée du désert (échec en juin 2002 aux législatives) et s’est consacrée à Lille où elle est devenue (en mars 2001) l’héritière de l’ancien Premier Ministre Pierre Mauroy (assez mal élue). En juin 2007, elle a été finalement brillamment élue députée et en mars 2008 brillamment élue maire de Lille en incluant dans sa majorité des membres du MoDem (Jacques Richir entre autres).

yartiAubryA06Quelques mois après, il y avait le fameux congrès de Reims. Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius (soutenus par Lionel Jospin, Pierre Mauroy et d’autres diplodocus du Parti socialiste) ont trouvé intelligent de pousser la candidature de Martine Aubry pour écarter à la fois Ségolène Royal (très motivée pour reprendre le PS) et Bertrand Delanoë (à l’époque en haut des sondages). Le deal étant que Martine Aubry à la tête du PS leur permettrait d’attendre pour la candidature à l’élection présidentielle.

Bien qu’arrivée en troisième position dans le vote des militants en novembre 2008 et malgré un score très serré (sérieusement contesté), Martine Aubry l’emporta sur Ségolène Royal au second tour.

Maintenant à la tête du PS, première femme à diriger le Parti socialiste (pas première femme chef d’un grand parti de gouvernement, puisque Michèle Alliot-Marie avait déjà été élue à la présidence du RPR en 1999 à la succession de Philippe Séguin), Martine Aubry a passé une bonne année pour imposer son autorité au sein du Parti socialiste, notamment par une consultation interne.


Primaire pour l’élection présidentielle de 2012

Parmi les dossiers internes importants, il y avait le principe d’une primaire pour choisir le candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2012. Martine Aubry n’y était pas vraiment favorable tandis que c’était le sésame de Ségolène Royal. Finalement, Martine Aubry s’est ralliée à l’idée et a confirmé que la primaire aurait lieu au second semestre de l’année 2011.

Comme je l’avais précédemment dit, la date de cette primaire est d’une importance politique capitale : François Hollande est partisan (comme Ségolène Royal) de la faire le plus tôt possible afin de permettre au candidat choisi de faire campagne suffisamment tôt devant les Français (et se faire connaître auprès d’eux) alors que Dominique Strauss-Kahn bloqué par son mandat de directeur général du FMI (jusqu’en novembre 2012, de toute façon bien après l’élection présidentielle) a intérêt à retarder le plus tard possible afin de rester dans ses fonctions le plus longtemps possible.

En choisissant le plus tard possible (contre l’avis d’Arnaud Montebourg, l’un de ses grands soutiens actuellement), Martine Aubry souhaite favoriser avant tout Dominique Strauss-Kahn qui est, selon elle, « lui aussi quelqu’un qui peut tout à fait diriger notre pays ».


Jeu collectif et ambitions plurielles

Rappelons que Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn sont les deux héritiers politiques de Lionel Jospin, tandis que François Hollande s’est toujours revendiqué hors des courants du PS (proche de Jacques Delors, le père de Martine Aubry). Quant à Ségolène Royal, elle se sent l’héritière (sans doute lointaine) de François Mitterrand.

Consciente qu’il n’est pas forcément intelligent de mettre ses ambitions personnelles trop en avant, Martine Aubry a souligné que son CV, « tout ça à soi seul ne suffit pas, il faut qu’à un moment donné, on soit l’homme ou la femme de la situation qui permettra de mobiliser un maximum de Français : d’abord, on joue collectif, après, on choisit le capitaine, mais on n’en est pas là. ».

Après tout, quoi de plus normal que d’imaginer le chef d’un parti candidat à l’élection présidentielle ? Les trois derniers Présidents de la République, François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, ont été les chefs de leur parti juste avant leur (première) élection, et parmi les candidats à la stature incontestable, François Bayrou (entre autres) est lui aussi chef de son parti. A contrario, la candidature de Ségolène Royal en 2007 a été considérablement gênée par l’absence de cohésion du PS à son égard.


Forces et faiblesses

Énumérons les forces et faiblesses d’une éventuelle candidature de Martine Aubry pour évaluer ses chances à l’élection présidentielle.

Les faiblesses :

1. Martine Aubry n’a pas beaucoup de charisme. Son look (qui, je le rappelle, est un élément déterminant dans l’attractivité des électeurs) mériterait d’être amélioré. Elle présente un aspect austère qui rassure par son sérieux mais empêche aussi le rêve.

2. Sa capacité à rassembler au-delà du Parti socialiste pour gagner un second tour est très contestable. Refusant des alliances nationales avec le MoDem ou Europe Écologie (l’un des thèmes de campagne interne de Martine Aubry en 2008 portait sur l’alliance avec le MoDem), elle reste assez incohérente entre ses imprécations et les faits (alliance locale à Lille par exemple).

3. Les 35 heures (qui sont aussi pour elle un atout) peuvent être un handicap pour se faire prévaloir des milieux économiques : sa réforme a plombé l’embellie économique des premières années du gouvernement Jospin et a rendu moins souple la notion de temps de travail (pauses décomptées etc.) tout en renforçant sa flexibilité (temps décompté annuellement).

4. Elle a provoqué de nombreuses réactions hostiles en autorisant en 2000 (comme première adjointe puis comme maire) des horaires d’ouverture exclusivement réservés aux femmes dans la piscine municipale à Lille-Sud (politique qu’elle a renoncé à poursuivre en juin 2008).

5. Ses deux grands soutiens, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, risquent de lui faire défaut si d’aventure eux-mêmes décidaient de se présenter à la primaire. Son camp serait donc susceptible de se disloquer.

Les forces :

1. Martine Aubry a une bonne notoriété et une solide réputation de travailleuse. Elle n’a pas un ego trop développé, ce qui lui permet d’être crédible lorsqu’elle dit : « d’abord, on joue collectif ».

2. Au-delà du côté collectif, elle est une femme d’appareil et une militante de longue date du PS. Elle est sans doute plus apte à rassembler les socialistes qu’aucun autre candidat. Ce qui en ferait une bonne candidate de premier tour, mais pas forcément de second tour.

3. Parmi le respect que les militants de gauche peuvent accorder à Martine Aubry, il y a "son" œuvre politique, les 35 heures qui est pour elle son précieux certificat de gauche. Reste à savoir si c’est suffisant pour attirer des voix issues du Parti communiste ou de l’extrême gauche de type NPA.

4. Bien que ne disposition pas d’un réseau personnel au sein du PS comme Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë, Martine Aubry a maintenant mis en en place une équipe de travail qui lui est inféodée avec des personnalités comme Arnaud Montebourg, Harlem Désir et même Benoît Hamon (jeune homme irrésistible selon elle) à la direction du PS.

5. Si elle réussit à négocier avec le gouvernement un accord sur la réforme des retraites, elle aura un acquis politique très fort à faire prévaloir.


« J’y pense tous les matins en mettant mes boucles d’oreille »

yartiAubryA07L’ambition à court terme de Martine Aubry, c’est de gagner les élections régionales de mars 2010. Gagner même les deux régions qui ne sont pas, parmi les Conseils régionaux sortants, à majorité socialiste. C’est sans doute un seuil très élevé et un pari un peu casse-cou.

Toute la dextérité politique de Martine Aubry consistera ensuite à réussir son pari de la primaire socialiste : ne faire apparaître qu’une seule candidature de la gauche gouvernementale, en impliquant non seulement les adhérents du Parti socialiste mais également ceux du Parti radical de gauche et pourquoi pas ? de Europe Écologie et du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon (ce qui est loin d’être acquis). Cela signifiera aussi que tous les candidats battus à cette primaire acceptent, comme en novembre 2006, de soutenir pleinement la candidature de la personnalité qui aura été choisie.

Une condition nécessaire (mais pas suffisante) pour ne pas laisser François Bayrou seul face à Nicolas Sarkozy. Un Nicolas Sarkozy qui serait très heureux d’affronter une nouvelle fois une femme au second tour.

Après être devenue la "dame de fer française" (notion très thatchérienne), Martine Aubry va-t-elle devenir la future "Angela Merkel française" ?


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (22 janvier 2010)


Pour aller plus loin :

Martine Aubry prête à transiger sur les retraites.

DSK pense à 2012.

François Hollande pense à 2012.

Martine Aubry y pense aussi, à 2012.

Lionel Jospin n’y pense plus.

La primaire selon Arnaud Montebourg.

Sondages au beau fixe.

Comment elle a conquis le PS.

Zoom sur le PS.

yartiAubryA08



http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/martine-aubry-sera-t-elle-la-68591

http://www.lepost.fr/article/2010/01/22/1900986_martine-aubry-sera-t-elle-la-future-angela-merkel-francaise.html

http://rakotoarison.lesdemocrates.fr/article-123

http://www.centpapiers.com/martine-aubry-sera-t-elle-la-future-angela-merkel-francaise/11310/


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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 09:14

Un ancien Premier Ministre qui s'épanche sur sa carrière, ça peut être la manifestation d'un orgueil sans limite. Exemple pris au hasard.


yartiPSjospin03Dans la seconde partie du documentaire interview "Lionel raconte Jospin" diffusée par France 2 le 21 janvier 2010, qui portait sur la période 1988-2002, on a pu comprendre une fois encore que Lionel Jospin a un ego vraiment surdimensionné, peut-être plus que celui de Valéry Giscard d'Estaing ou d'Édouard Balladur même si n'apparaît pas cette condescendance propre aux personnes qui se croient super-intelligentes.

J'ai noté (entre autres) quelques passages savoureux de narcissisme et de super-opinion de lui-même :

1. Lorsqu'il est Ministre de l'Éducation nationale (1988-1992), Lionel Jospin évoque le formidable boom démographique auquel il a dû faire face et les moyens qu'il a réussi à mettre en place pour cela. Il continue en disant qu'heureusement qu'il était là !

2. En 1992, Lionel Jospin explique qu'il est convoqué par Mitterrand à l'Élysée. Au lieu de discuter des forces et faiblesses des candidats à la succession d'Édith Cresson à Matignon, Mitterrand lui annonce qu'il ne sera certainement pas présent dans le prochain gouvernement (celui de Bérégovoy). Jospin explique cette mise à l'écart par la présence de Bernard Tapie et que Mitterrand ne voulait pas le mettre mal à l'aise avec Tapie (Mitterrand ne lui avait évidemment pas annoncé son intention de nommer Tapie ministre). Amusante explication personnelle qui minimise les autres raisons qui auraient pu le faire évincer du gouvernement.

3. En 1993, après son échec aux législatives, il se retrouve sans activité (mais avec son salaire de haut fonctionnaire du quai d'Orsay). Il demande alors à Alain Juppé (son ministre de tutelle) une mission (qui aurait pu le faire quitter définitivement de la politique). Jospin insiste cependant pour dire qu'il lui fallait quand même une mission à la hauteur de ses compétences (bref, pas n'importe quoi non plus, à l'époque, la rumeur parlait de l'ambassade en Allemagne, poste prestigieux). Finalement, Juppé refuse de lui confier une mission car ses amis l'auraient refusé... (il a dû se mordre les doigts).

4. Quand il explique son action comme Premier Ministre (de 1997 à 2002), il parle de "quinquennat" au lieu de "législature", comme s'il avait eu un quinquennat (alors qu'à l'époque, c'était encore le septennat de 1995 à 2002 et que ce mot désigne exclusivement un mandat présidentiel, pas celui de Premier Ministre). Bref, Jospin reste très marqué par sa non-élection de 2002. 

Sylvain Rakotoarison  (22 janvier 2010)




http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/lionel-jospin-etait-le-meilleur-68613

http://www.lepost.fr/article/2010/01/22/1900746_lionel-jospin-etait-le-meilleur.html

http://rakotoarison.lesdemocrates.fr/article-121

http://www.centpapiers.com/lionel-jospin-etait-le-meilleur/11305/




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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 09:16

(dépêches)


Martine Aubry est prête à transiger avec le gouvernement sur les retraites



http://www.20minutes.fr/article/377864/Economie-Reforme-des-retraites-pourquoi-Martine-Aubry-propose-de-supprimer-la-retraite-a-60-ans.php
Réforme des retraites: pourquoi Martine Aubry propose de supprimer la retraite à 60 ans
Créé le 20.01.10 à 19h11
Mis à jour le 20.01.10 à 19h21  | 87 commentaires Agrandir la taille du texte Réduire la taille du texte Imprimer | Recommandez cet article Envoyer par mail | Partager sur Facebook Tweetez cet article Buzzer sur Yahoo! Buzz
Couple de retraités assis sur un banc./GILE/SIPA
ECONOMIE - 2010 va accueillir le grand débat sur l'avenir de nos retraites. Décryptage...

Dimanche, Martine Aubry a évoqué la possibilité «d’aller très certainement» vers une retraite à «61 ou 62 ans». Si François Fillon s’est réjoui de cette déclaration, ce n’est pas le cas de tout le monde... Cette prise de position divise au sein de la gauche du PS, des partis de gauche et des syndicats alors que de nouvelles négociations sur les retraites s’annoncent.

Pourquoi la proposition de Martine Aubry soulève-t-elle une polémique à gauche?
La question des retraites est un sujet sensible, particulièrement à gauche. Le droit à la retraite à 60 ans est une mesure hautement symbolique pour le PS. En effet, en 1983, c’est François Mitterrand qui a honoré une promesse de campagne et abaissé l’âge de la retraite de 65 à 60 ans.

Pour beaucoup, à l’instar d’Henri Emmanuelli, changer l’âge légal de départ à la retraite, ce serait «un très mauvais signal, un très mauvais symbole». Sur RTL ce mercredi, il a déclaré: «Moi je pense que 60 ans, c'est-à-dire l'âge légal de départ à la retraite, est une conquête sociale majeure et que pour revenir là-dessus, il faudrait vraiment qu'on soit dans une situation catastrophique, ce qui n'est pas le cas.»

Face à ces réactions, l’entourage de Martine Aubry insiste sur la volonté de défendre «le système de retraite par répartition» à tout prix. D’où la concession.

Qu’en pense la droite?
L’Elysée, de son côté, ne cesse de rappeler l’obligation de rallonger la durée de travail alors que les rapports du conseil d’orientation des retraites sur l’avenir du système doivent être bientôt rendus. François Fillon s’est lui félicité des déclarations de Martine Aubry.

Et du point de vue des spécialistes?
Pour Danièle Karniewicz, présidente de la Caisse nationale assurance vieillesse, jointe par 20minutes.fr, Martine Aubry «parle de ce dont on va devoir parler en 2010. Sa déclaration a le mérite de ne pas être du remplissage ou du bricolage, en parlant d’une modification à long terme».

Comment peut-on jouer, à court terme, sur le processus de départ à la retraite pour combler le déficit?
«On peut jouer sur trois paramètres», explique Jacques Bichot, économiste spécialiste des retraites contacté par 20minutes.fr, «l’âge du départ à taux plein (celui que Martine Aubry veut faire évoluer, ndlr), le nombre de trimestre de cotisation et le taux de cotisation». De manière plus générale, l’économiste estime qu’une réforme systémique est indispensable, mais celle-ci pourrait prendre une dizaine d’années. «En attendant, il faut une réforme paramétrique, dans une perspective de moyen terme», précise Jacques Bichot. Et rallonger d'un an la durée de cotisation, c'est moins de pensions à verser à plus de cotisations.

Ne risque-t-il pas d’y avoir des perdants?
Si, et certains plus que d’autres. Mais toutes les mesures ont des conséquences. Selon Jacques Bichot, «quand le nombre de trimestres de cotisation augmente, ce sont surtout les femmes qui trinquent. Les deux tiers d’entre elles n’ont pas assez de trimestres en arrivant à 60 ans, en général à cause des congés maternité. Donc pour elles, passer de 60 à 61 ans pour le départ à taux complet, ce n’est pas grave.» L’économiste constate un pic de départ à la retraite chez les femmes vers les 65 ans.

A l’inverse, les hommes arrivent plus facilement à atteindre le nombre de trimestres requis pour une retraite à taux plein à 60 ans. «Repousser l’âge de départ à taux complet à 61 ans les obligerait donc à attendre un an de plus avant de pouvoir partir.» Mais Jacques Bichot rappelle que depuis 1993, et la réforme Balladur, «on joue sur les trimestres, donc ce sont surtout les femmes qui ont perdu».

Beaucoup de gens partent-ils effectivement à 60 ans?
En fait, on constate une différence entre l’âge légal (60 ans) et l’âge effectif d’ouverture des droits à la pension à taux plein (une fois qu’on a suffisamment cotisé). Celui-ci atteint aujourd’hui en moyenne 61 ans du fait de l’allongement continu de la durée de cotisation demandée (41 ans en 2012). Donc le départ à 60 ans n’est un droit que pour ceux qui ont travaillé plus de 40 ans, qui ne concerne finalement pas tant de monde que ça. Mais il protège ceux qui ont commencé à travailler tôt.

Comment protéger ceux qui ont commencé à travailler tôt?
On peut travailler dès 16 ans. D’un point de vue purement mathématique, il est donc possible, à 57 ans, d’avoir suffisamment cotisé. Repousser l’âge légal de départ à taux plein imposerait à ces personnes de travailler et cotiser 4 ans «pour rien». Pour l’économiste Jacques Bichot, on pourrait envisager du supprimer le «plafonnement du coefficient de proratisation», en clair, rendre possible le fait de «gagner plus» que le taux maximum de pension, pour ceux qui auraient cotisé plus longtemps. Reste la question du financement de ce bonus...

Néanmoins, Danièle Karniewicz, présidente de la Cnav, estime que dans les nouvelles générations, «les personnes les moins qualifiées commencent, certes, plus tôt à cotiser, mais les premières années de travail sont généralement difficiles», avec des ruptures et des périodes sans emploi, donc sans cotisations. «Avant 30 ans, il y a beaucoup de trimestre de perdus», résume-t-elle. Un élément de plus qui tendrait à prouver que «le départ à 60 ans va devenir de plus en plus virtuel», explique Danièle Karniewicz.

Se dirige-t-on pas vers une réduction des pensions?
Pas forcément. Ce n’est que l’un des leviers possible. Claude Guéant a écarté cette piste, tout comme Xavier Darcos. Pour Danièle Karniewicz, il faut «préserver le niveau de retraite, en expliquant aux gens qu’ils vont devoir faire un effort sur la cotisation pour vivre correctement leurs années de retraite».

La limite à ce rallongement de la cotisation, c’est que beaucoup de seniors n’arrivent pas à trouver un emploi. Le taux d’emploi dans cette tranche d’âge (55-64 ans) n’est en effet que de 39%.
M.N. et O.R.


http://www.francesoir.fr/politique/2010/01/20/aubry-35-heures-retraite.html
Aubry : des 35 heures aux 60 ans
Gérard Carreyrou, le mercredi 20 janvier 2010 à 04:00

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Du fait que la chaîne d’informations LCI n’est accessible qu’aux abonnés payants du câble et du satellite, les déclarations de Mme Martine Aubry dimanche soir dernier n’ont pas eu l’écho qu’elles auraient eu si cela s’était passé sur une grande chaîne.
Il s’agissait pourtant d’une véritable révolution culturelle pour les socialistes et de la fin d’un tabou de 27 ans. Martine Aubry a tout simplement déclaré à propos de l’âge légal de la retraite : « Je pense qu’on doit aller, qu’on va aller certainement vers 61 ou 62 ans, je n’imagine pas qu’on aille plus loin ! »

Cette déclaration de la première secrétaire du PS est une très bonne chose et un double révélateur.
– Martine Aubry, qui fut, avec Dominique Strauss-Kahn, l’inventeur des 35 heures sous le gouvernement Jospin, a fait du chemin depuis cette mesure contestée qui a coûté 20 milliards par an. Aujourd’hui patronne du premier parti de l’opposition et présentée par les sondages comme la meilleure opposante à Nicolas Sarkozy, Martine Aubry s’affirme comme une présidentiable crédible et possible pour 2012. Pour cela, elle doit peu à peu abandonner les dogmes théologiques du mitterrandisme des années 80, elle doit s’affirmer comme un leader de gauche pragmatique et moderne et ressembler davantage par des propositions réalistes à une Angela Merkel qu’à une pasionaria intégriste.

 On ne peut que se féliciter d’une telle attitude.
– Pour la réforme des retraites prévue en 2010, il est indispensable d’aller vers un consensus national pour modifier un système qui va dans le mur. La durée de vie et le cycle des études s’allongent, la durée de travail doit s’y adapter en tenant compte de la pénibilité des tâches. Tous nos voisins européens s’y emploient et la France ne peut faire exception : en 2050, avec les règles actuelles, il n’y aurait plus qu’un cotisant pour un retraité et le système serait en faillite.

L’évolution de Martine Aubry rejoint les prises de position des socialistes modernes comme Manuel Valls ou Jean-Marie Le Guen, il n’est pas du tout sûr qu’elle soit cautionnée par l’ensemble du PS où les dinosaures mitterrandiens sont encore puissants, mais Martine Aubry, en faisant sauter le tabou des 60 ans, a pris date avec courage pour l’avenir, le sien et celui du pays.
Gérard CARREYROU

Edition France Soir du mercredi 20 janvier 2010 page 6


http://www.lesechos.fr/info/france/020322750489-retraites-fillon-se-rejouit-de-l-evolution-du-ps.htm
Retraites : Fillon se « réjouit » de l'évolution du PS
[ 21/01/10  ]

Le Premier ministre a salué hier l'ouverture faite par Martine Aubry sur l'âge légal de départ à la retraite. Mais cela prive la majorité d'un de ses angles d'attaque favori contre le PS.
Surtout ne pas apparaître crispé au moment où le PS évolue et laisser faire les divisions de la gauche… François Fillon a salué hier, lors de ses voeux aux parlementaires, l'ouverture de Martine Aubry sur l'âge légal de la retraite « Les Echos » d'hier). « J'entends dire que le PS pourrait participer à la recherche d'une solution consensuelle : franchement, je m'en réjouis », a déclaré le Premier ministre, soulignant qu'il avait « tendu la main au Parti socialiste » en vain en 2003 lorsque, en tant que ministre du Travail, il avait conduit la précédente réforme des retraites.

Sur le même sujet
Les syndicats cherchent le chemin étroit de l'unité
« En Allemagne, en Suède, en Finlande, au Danemark, mais aussi en Espagne, les forces politiques, les partenaires sociaux ont trouvé les moyens d'un consensus sur la question des retraites. Si le PS persévère dans cette voie, ce sera le signe que notre démocratie progresse et se modernise », a-t-il insisté, peu avant de faire un nouveau plaidoyer pour « l‘unité nationale » en temps de crise. Dans la même veine, le ministre du Travail Xavier Darcos a pris « acte » de l'évolution de la première secrétaire du PS et en a tiré une conclusion immédiate : « C'est la preuve que le message passe et que cette réforme est indispensable. »

« Un très mauvais signal »
En fait, l'exécutif attend de voir si Martine Aubry parviendra à tenir ses troupes sur cette position. C'est que l'ouverture - sous conditions -faite par la première secrétaire a non seulement été contestée par le PCF et l'extrême gauche, mais aussi par certains socialistes. Hier encore, l'un des représentnants de la gauche du parti , Henri Emmanuelli, a jugé que c'était « un très mauvais signale» de revenir sur la retraite à 60 ans. Cela doit « rester la norme », a déclaré, de manière plus surprenante, le strauss-kahnien Pierre Moscovici. Aussi, le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, avait-il ironisé hier matin sur Europe 1 en déclarant « attendre avec une certaine impatience les propositions » du PS et avoir, pour l'instant « un peu de mal à les comprendre ». Ce faisant, il avait aussi donné l'impression que l'exécutif est gêné par l'évolution du principal parti d'opposition sur ce sujet sensible et grand public.

« Politiquement habile »
Il est vrai que Martine Aubry vient de priver le gouvernement, à quelques semaines des régionales, d'un de ses angles d'attaque favori : pointer le « conservatisme » et « l'immobilisme » de l'opposition. « Politiquement, c'est habile, car cela présente le PS comme un parti de gouvernement responsable et cela peut plaire à des électeurs qui penchent pour Bayrou ou les écologistes », note un conseiller gouvernemental. D'autant que sur le fond, Martine Aubry a mis suffisamment de conditions pour justifier plus tard un raidissement. Si, en revanche, les socialistes jouent le jeu jusqu'au bout, cela peut enlever tout prétexte au gouvernement pour faire un coup pendant l'été, admet-on, bien que François Fillon envisage plutôt un texte à l'automne. Aucune consultation formelle des chefs de parti n'est programmée pour le moment, même si Xavier Darcos a invité Martine Aubry, qui réserve sa réponse.

ELSA FREYSSENET, Les Echos

http://www.liberation.fr/politiques/0101614776-le-guen-sur-les-retraites-le-ps-ne-peut-pas-etre-que-dans-la-critique
Politiques 20/01/2010 à 16h46
Le Guen: «Sur les retraites, le PS ne peut pas être que dans la critique»
InterviewLe député (PS) de Paris, qui demande à son parti de mesurer la complexité du dossier des retraites, appelle droite et gauche à aller dans le sens d'un «compromis social». Selon lui, «tout le monde doit faire des efforts pour arriver à une position responsable» sur le sujet.

60 réactions
Recueilli par LAURE EQUY

 
Le député (PS) de Paris, Jean-Marie Le Guen, à Paris, le 26 avril 2007 (Benoit Tessier / Reuters)

 
 
 
 
 
 
Sur un éventuel allongement de l’âge de départ à la retraite, Martine Aubry a estimé, dimanche sur RTL, qu’«on va aller très certainement vers 61 ou 62 ans». Comment comprenez-vous cette déclaration de la première secrétaire du PS?

En voulant dire que l’âge réel de départ à la retraite était déjà, souvent, de plus de 60 ans, elle a exprimé que les positions sur le dossier des retraites ne peuvent pas tourner autour de simples slogans. Le problème des retraites est, on le sait, tout à fait complexe. De multiples paramètres sont à prendre en compte, comme la cotisation, la pénibilité, la compatibilité par points ou par années, le calendrier de mise en œuvre.

N’y a-t-il pas d’autres solutions que l’allongement de l’âge de départ à la retraite?

A mon sens, Martine Aubry n’a pas pris une position sur l’âge de départ à la retraite mais a voulu montrer que la réalité était plus complexe. Les choses ont déjà beaucoup bougé. Il y a de l’hypocrisie à dire encore que de nombreux Français partent à la retraite à 60 ans ou que l’avenir des retraites est assuré! Et on ne doit pas aller plus vite que la musique. Le PS n’a pas encore défini sa position sur les 7 ou 8 grands facteurs du dossier des retraites. Moi, j’insiste surtout sur la question de la méthode.

Dans le courrier que vous avez envoyé à Aubry, vous appeliez justement le PS à changer de méthode. C’est-à-dire?

Il faudrait que le PS ait établi un guide de propositions, probablement vers la fin du mois de mars, après les élections régionales. Dans la lettre que j’ai adressée à Martine Aubry, j’expliquais que le PS ne devait pas jouer un rôle passif mais demander à être associé aux discussions sur les retraites et peser, que ce soit une série de rencontres bilatérales ou un processus de type Grenelle. Et pourquoi ne pas aller également vers l’idée d’un compromis social? Il s’agirait d’une position relativement innovante dans la vie politique française. Cela implique que tout le monde fasse des efforts pour arriver à une position responsable et durable sur l’avenir à moyen terme de notre système de protection sociale.

Pensez-vous vraiment qu’un compromis soit possible? Le dossier des retraites n’est-il pas, par définition, un sujet clivant entre droite et gauche?

Je ne pense pas, même s'il y a bien sûr des approches très différentes. La méthode que je propose représente un changement de culture mais elle empêcherait aussi, je crois, la droite d’être tentée de passer en force. Si le compromis n’est pas possible, la gauche devra s’engager sur les points qu’elle voudra revoir en 2012. Or, je fais attention à certaines positions très sympathiques mais qui ne sont pas toujours tenables. Les Français sont forcément réticents à faire de nouveaux efforts et c’est légitime, l’effort n’étant pas équitable compte tenu du bouclier fiscal voulu par la droite. Mais nous devons penser notre action dans la durée, avoir une vision stratégique et non pas être dans l’instantané, l’émotion et la critique systématique. Un tel compromis ne peut pas, évidemment, dépendre que du PS: si la droite ne fait pas, elle aussi, des pas en avant, il n’y aura pas d’accord. Elle doit, pour cela, sortir de ses prises de position caricaturales.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/01/21/01011-20100121FILWWW00421-retraites-fillon-ne-devrait-pas-se-rejouir.php
Retraites: Fillon ne devrait pas se réjouir
AFP
21/01/2010 | Mise à jour : 09:06 | Ajouter à ma sélection
Le maire PS de Lyon Gérard Collomb a estimé ce matin que François Fillon a "peut-être tort de se réjouir trop vite" de la position du PS sur les retraites car elle "signifie que la gauche est peut-être en train de faire une évolution et de se préparer à nouveau à prendre le pouvoir".

"Je crois peut-être que François Fillon a tort de se réjouir trop vite. Pour une raison bien simple : ça veut dire que la gauche est peut-être en train de faire une évolution et de se préparer à nouveau à prendre le pouvoir", a déclaré M. Collomb sur Canal+.
Jeudi lors de ses voeux aux parlementaires, le Premier ministre s'était "réjoui" de voir le PS à la recherche "d'une solution consensuelle" sur l'avenir des retraites.

"Tant que vous avez une force d'opposition qui est simplement dans la critique systématique, elle ne peut pas rencontrer l'adhésion des Français. A partir du moment où elle tient un discours plus responsable on se dit : tiens, peut être qu'ils pourront revenir au pouvoir", a expliqué le maire de Lyon.

Selon M. Collomb, Martine Aubry "incarne ce que le PS veut être : à la fois prenant en compte l'ensemble des problèmes sociaux et puis en même temps réaliste, prenant en compte les réalités".

"Qui, aujourd'hui, ne voit pas qu'effectivement la moyenne d'âge augmente, que nous aurons de moins en moins d'actifs par rapport aux retraités et donc qu'il faut faire quelque chose", a-t-il dit.

"Quand on abordera le dossier concret, je suis sûr qu'Henri Emmanuelli aura des positions tout à fait réalistes", a-t-il prédit alors que le député des Landes, représentant de l'aile gauche du PS, est contre toute remise en cause de la retraite à 60 ans.

Mme Aubry a estimé dimanche que le départ à la retraite pouvait aller à "61 ou 62 ans", sous conditions. Elle s'est déclaré ouverte à un débat "si le président de la République est prêt à travailler véritablement sur la base de principes justes".







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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 09:55

(dépêches)


Les primaires socialistes selon Arnaud Montebourg, soutien de Martine Aubry et ex-soutien de Ségolène Royal



http://www.dailymotion.com/video/xbwuci_arnaud-montebourg-secretaire-nation_news


http://www.marianne2.fr/Montebourg-lache-sa-bombe-des-primaires_a183532.html?com
Montebourg lâche sa bombe des primaires
Lucie Soullier - Marianne | Mardi 19 Janvier 2010 à 11:16 | Lu 13492 fois
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Invité de Nicolas Demorand sur France Inter, le député de Saône-et-Loire a dévoilé les derniers épisodes de la négociation sur le dispositif des primaires à gauche. Avec une volonté évidente : rassurer les électeurs de gauche sur la guérison du PS.



 

 Les Français doutent du clivage droite-gauche  RTL: le duel Aphatie-Duhamel n'aura pas lieu...  Trop de guignols au petit théâtre des régionales Qui portera les couleurs de la gauche en 2012 et qui le désignera ? Sur ce sujet angoissant pour les électeurs de gauche - comme les auditeurs de France Inter le laissaient transparaître ce matin - Arnaud Montebourg a failli lâcher le morceau, trop content de pouvoir montrer que le PS était en train de « guérir » et de retrouver son unité.

Le calendrier Montebourg ? Des éliminatoires à la fin du premier semestre 2011 et « un candidat qui pourra se tourner vers la France » dès le mois d'octobre, alors que le calendrier Aubry penchait pour une clôture des primaires à la fin 2011. Pour permettre la candidature de Dominique Strauss-Kahn ? C'est ce qu'a laissé entendre Thomas Legrand de France Inter. Or, le mandat de DSK au FMI se terminant à l'automne 2012, il devrait de toute façon démissionner pour se porter candidat à la candidature.

OBJECTIF 2012
Bien entendu, officiellement, il n'y a rien à voir : « il ne faut pas subordonner le dispositif permettant le réveil du peuple de gauche à l’intérêt particulier d’un homme ou même d’un parti ». Pour Arnaud Montebourg, « sans particule s’il vous plait, mon grand père était boucher-charcutier en Saône et Loire », l’heure est donc au rassemblement de l’ensemble de la gauche autour de l’organisation des primaires. «L’esprit coopétitif - selon un néologisme sans doute emprunté à Internet - des primaires doit donner une solution au désordre », actuellement seul leader à gauche.

Le sprint des primaires remplit peu à peu ses couloirs. Le PS est, évidemment, en première ligne. Le PRG (Parti Radical de Gauche) et le MRC (Mouvement Républicain et Citoyen) de Jean-Pierre Chevènement n'y seraient pas hostiles non plus. Et Montebourg a laissé entendre qu'Europe-écologie pourrait se rallier à une candidature unique à gauche, ce qu'il a qualifié d'« imaginable ». En somme, le PS bénéficierait d'un «pschitt vert», comme sur son logo, s’amuse Nicolas Demorand. Cohn-Bendit pose néanmoins des conditions à sa participation : le rassemblement d'abord, les primaires ensuite.

Reste que, même dans cette hypothèse optimiste, les primaires à gauche ne seront pas celles de toute la gauche. Pour Mélenchon, c'est « une machine à se donner des claques »; quant à Besancenot (NPA), il refuse de prendre le départ et le PC est encore plus que divisé sur la question, (comme sur beaucoup de choses d'ailleurs)...

« L'ouverture maximum » c'est-à-dire la mobilisation pour les primaires à gauche devrait, espère Montebourg, être plus forte à la base, dans l'électorat. Ainsi, il n'y aurait que deux conditions pour pouvoir voter : une participation symbolique aux frais de campagne « d’un ou deux euros » ainsi que… « une déclaration sur l’honneur de soutien au candidat ».

POSITIVE ATTITUDE...
Arnaud Montebourg veut donc rester positif (qui a dit naïf ?...). La participation des sympathisants de la majorité au vote durant les primaires de la gauche ? « La masse de participation empêchera la manipulation »… En espérant que l'UMP ne remboursera pas ses adhérents qui voudraient participer au vote, comme l'a suggéré un auditeur...

Le dispositif ne prévoit pas non plus de contrat engageant les candidats à la candidature à ne pas se présenter à l'élection présidentielle une fois défait aux primaires. Le secrétaire national en charge de la Rénovation du PS s’en remet à la « vertu des candidats ». La vertu vraiment ?



Arnaud Montebourg, Secrétaire National du PS
envoyé par franceinter. - L'info video en direct.




MOT-CLÉS : DSK, france inter, gauche, matinale, montebourg, Parti socialiste, primaires, royal



http://www.actualite-francaise.com/depeches/arnaud-montebourg-ps-chenille-papillon,1761.html
Arnaud Montebourg - PS : « de la vieille chenille va sortir un nouveau papillon »


Dans :  Info  Politique

Interrogé par RTL, le député Arnaud Montebourg, soutien de Martine Aubry, est revenu sur l’élection de la maire de Lille au premier secrétariat du PS affirmant que « plus rien ne pourra être comme avant Reims ».

Pour le député socialiste Arnaud Montebourg, ami de Martine Aubry, il y aura un avant et un après Reims. « C'est un parti qui, aujourd'hui, doit se reconstruire. Reconstruire d'abord sa substance, son unité et puis surtout être en phase avec la société française ».

Parlant des épreuves, des divisions dans la famille socialiste et des risques de disparition du PS, Arnaud Montebourg a cité Martine Aubry qui souhaite faire « de cette épreuve […] une force » pour l’avenir. « Vous savez, c'est comme : "De la vieille chenille va sortir un nouveau papillon". Nous sommes obligés de construire et de reconstruire », affirme Arnaud Montebourg.

Le jeune député de Saône-et-Loire souhaite travailler avec l’ancienne-candidate à l’élection présidentielle pour construire l’avenir de PS. Arnaud Montebourg insiste sur la main tendue de Martine Aubry à Ségolène Royal. « Je pense qu'il faut le faire avec elle [Mme Royal] d'abord parce qu'un parti politique, ce sont des additions, certainement pas des soustractions », explique le soutien de Martine Aubry.

« Ce qu'apporte Ségolène Royal, ce qu'apporte Martine Aubry, ce sont des choses complémentaires et des choses qui peuvent d'ailleurs, j'allais dire, travailler ensemble. Et c'est le sens de l'appel qui a été lancé, hier, à travailler pour un nouveau Parti Socialiste parce que ce nouveau Parti, il va falloir le faire maintenant », conclue Arnaud Montebourg.

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Le Mercredi 26 novembre 2008 à 11:40
Écrit par Jérôme

http://www.lexpress.fr/region/montebourg-de-royal-a-aubry_768715.html
Ce que prépare Arnaud Montebourg pour la Saône-et-Loire
Montebourg, de Royal à Aubry
Par Elise Karlin, publié le 18/12/2008 14:18 - mis à jour le 23/06/2009 17:46

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Reuters

Montebourg, bien inséré dans l'appareil socialiste.

Il soutenait Ségolène Royal lors de la présidentielle. Il défend aujourd'hui Martine Aubry. Pragmatisme ou opportunisme?

"De la vieille chenille va sortir le nouveau papillon!" Ce 26 novembre, sur RTL, Arnaud Montebourg a retrouvé sa voix. Et le succès de sa formule lui redonne le moral. Silencieux pendant toute la campagne interne, très en deçà de sa fougue habituelle à la tribune du congrès de Reims, ce partisan de Martine Aubry a attendu que soit entérinée la victoire de sa candidate au poste de premier secrétaire du PS pour reprendre le chemin des médias nationaux. Ces derniers mois, il s'est bien gardé de s'impliquer trop ouvertement dans les conflits qui ont déchiré le parti: "Arnaud! On ne t'entend pas!" lui a lancé Martine Aubry à plusieurs reprises.
Il y a un an et demi, pendant la campagne présidentielle, il était porte-parole de Ségolène Royal.

Il dit qu'il a "bien donné" pour justifier d'avoir rejoint le camp Aubry, au lendemain de la défaite. Entre-temps, il y eut aussi l'épisode des "reconstructeurs", aux côtés de Pierre Moscovici et de Manuel Valls, tentative avortée d'incarner le renouvellement. Le voilà donc de retour parmi les vieux de la vieille, les amis de Laurent Fabius, après moult détours -beaucoup dénoncent un opportunisme à tout crin. Lui préfère y voir du pragmatisme, appel-lation politiquement correcte du cynisme...

Au plus fort du duel entre Martine Aubry et Ségolène Royal, Arnaud Montebourg affirme que la maire de Lille a songé à lui comme premier secrétaire de compromis, et lui a demandé de "se tenir prêt". Mais il était déjà trop tard -dans cette guerre de positions, l'hypothèse a fait long feu. L'ancien quadra, qui aura 50 ans en 2012, rate encore le premier rôle.

Aujourd'hui, la vie a repris à Paris. Arnaud Montebourg a intégré la direction du PS, dans le tout premier cercle autour de Martine Aubry. Secrétaire national chargé de la rénovation, il est l'une des quatre personnalités, avec François Lamy, Harlem Désir et Benoît Hamon, qu'elle a choisi de prendre à ses côtés. Montebourg participe aux principales réunions, qui ont lieu le mardi et le mercredi: ces jours-là, l'élu de Saône-et-Loire défend aussi ses dossiers locaux dans les cabinets ministériels. Le 25 novembre, par exemple, il avait rendez-vous chez Xavier Bertrand pour évoquer le financement d'une maison de retraite. "Ton dossier, on lui met trois étoiles!" lui a glissé le directeur de cabinet de ce ministre que Montebourg connaît bien: pendant la campagne présidentielle, il a eu l'occasion d'affronter à plusieurs reprises celui qui n'était encore que le porte-parole du candidat Nicolas Sarkozy.

En juin, Arnaud Montebourg briguera peut-être de nouveau la présidence du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. L'an passé, à l'occasion du scrutin qui l'avait opposé à l'actuel président, Jean-Marc Ayrault, il n'avait obtenu qu'un score médiocre, avant d'être démissionné de son poste de vice-président: "J'y ai perdu un chauffeur, la belle affaire!" Il y a quelques semaines, au lendemain d'une trop courte nuit, Montebourg a eu un petit coup de fatigue. Au point de se demander quel intérêt il avait à continuer dans cette galère! Entre Paris et Mâcon, bien calé dans son fauteuil du TGV, il a fermé les yeux, dormi sans doute. Et s'est réveillé de nouveau enjoué. La vie politique tient parfois à une courte sieste.

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http://www.lexpress.fr/actualite/politique/moscovici-montebourg-aubry-et-lebranchu-s-allient_540901.html
http://www.lexpress.fr/outils/imprimer.asp?id=540901&k=21
PS
Moscovici, Montebourg, Aubry et Lebranchu s'allient
Par LEXPRESS.fr, publié le 29/07/2008 - mis à jour le 29/07/2008 à 12:02

Après une année difficile, les socialistes s'activent à l'approche du congrès de leur parti en novembre. Les intérêts personnels sont mis à l'écart pour donner une nouvelle impulsion au parti.


Les signataires de trois contributions distinctes en vue du congrès du PS en novembre ont annoncé lundi leur rapprochement: les députés Pierre Moscovici et Arnaud Montebourg, le maire de Lille Martine Aubry, la députée Marylise Lebranchu.

 Ces quatre socialistes indiquent, dans un texte commun transmis lundi, s'être rencontrés le 22 juillet. "Nous voulons réussir le changement au Parti Socialiste dans la clarté, la confiance, la cohérence", écrivent-ils. "A la fin de nos échanges, il nous a semblé possible de se rapprocher. Le plus tôt sera le mieux", ajoutent les signataires qui soumettront fin août leur démarche à leurs soutiens.

"Nous avons évoqué les conditions du rassemblement" qui "doit procéder de principes clairs et d'un engagement commun", affirment ces socialistes - dont trois anciens ministres, Aubry, Lebranchu, Moscovici. Ce dernier, strauss-kahnien et candidat au poste de Premier secrétaire, est signataire, avec Montebourg, de la contribution "Besoin de gauche". Martine Aubry, l'une des favorites pour la succession de François Hollande, porte la contribution "Une vision pour espérer, une volonté pour transformer". Proche d'elle, Marylise Lebranchu défend le texte "Brèves de Campagnes".



Gonzalo Fuentes/Reuters

Bertrand Delanor Martine Aubry Francois Hollande à Paris pour la convention nationale du parti le 14 juin 2008

Le but: "constituer une force plus importante encore, installée au coeur de ce congrès difficile", explique le député du Doubs: "leur texte est très proche du nôtre, leur 'socialisme des territoires' complémentaire de notre démarche, nous avons dans cette contribution beaucoup d'amis qui s'étaient éloignés de nous", juge Moscovici.

Enfin, "il est juste aussi de parler avec Bertrand Delanoë, avec d'autres ensuite, mais en défendant notre approche, et non en adhérant d'abord à la leur".

"Ainsi, nous pourrons progresser vers la vraie rénovation du parti que nous défendons ensemble", estime-t-il.

Une volonté de renouveau du parti

Les signataires de trois contributions distinctes disent partager "le dessein d'un socialisme moderne, d'une Europe politique, du retour des valeurs de la gauche".

Dans leur texte aux accents de réquisitoire contre la direction sortante, ils poursuivent: "Pendant dix ans, la promesse du rassemblement a été l'excuse de bien des renoncements. Il faut changer, nous devons être à la hauteur des défis du socialisme moderne dans la mondialisation". Questionné sur la tribune commune "Pour un parti socialiste, cohérent et solidaire", regroupant une quarantaine de personnalités socialistes signataires de contributions différentes - dont nombre d'amis de François Hollande - Le Guen a rétorqué: "C'est un peu toujours les mêmes. Ceux qui font preuve d'immobilisme depuis 10 ans et qui, au nom de l'unité, empêchent tout le monde de réfléchir et d'avancer". "On est tous copains et le méchant Sarkozy... et le gentil socialiste. Point barre", a-t-il ironisé. "Ca ne fait pas vivre un pays, une démocratie". "Ce sont des gens qui sont en responsabilité depuis dix ans et refusent de remettre en cause leurs résultats, qui méritent quand même d'être discutés", a-t-il estimé. "Nous refusons l'immobilisme qui pave les défaites", "nous combattons la fragmentation, souvent prélude au renoncement", "nous ne voulons plus d'une synthèse informe", poursuivent-ils.

Fini les "querelles de personnes"

Refusant "la présidentialisation du parti", les trois députés et le maire de Lille ne veulent "pas d'un congrès de désignation" et appellent à "la préparation de primaires ouvertes".

Ayant évoqué "avec franchise la question du Premier Secrétaire", ils sont convenus qu'il était "temps de se débarrasser des querelles de personnes". "Le moment venu, nous devons voir celui ou celle qui sera le mieux à même de porter les couleurs de la nouvelle majorité", notent-ils. Pour eux, "la grande tâche du PS" est "de bâtir un nouvel espoir", avec un parti" au travail à travers des conventions thématiques", "une expression maîtrisée, où la direction du parti évite la cacophonie", "le respect des militants" et une gouvernance "totalement renouvelée, collective et solidaire".

"C'est un premier pas non exclusif très encourageant pour le PS et la Gauche", s'est réjoui le député de Paris, Jean-Christophe Cambadélis (strauss-kahnien).

Cette démarche a été rendue publique alors qu'une quarantaine d'élus de contributions variées - dont nombre d'amis de François Hollande- ont publié lundi un texte commun appelant à un PS "cohérent et solidaire".

http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2009-09-03/montebourg-peillon-la-double-percee/917/0/373858
PolitiquePublié le 03/09/2009 N°1928 Le Point

Montebourg-Peillon, la double percée
Duellistes. Au PS, c'est à celui qui sera le plus moderne. Martine Aubry est sous pression.
Charlotte Chaffanjon et Michel Revol



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  Etes-vous plutôt paella ou poulet de Bresse ? Chansons gipsy ou ban bourguignon ? Alliances ou primaires ? Peillon ou Montebourg ?Au Parti socialiste, c'était le clivage du week-end. De Marseille, où il réunissait ses amis, Vincent Peillon a tiré le premier. Vendredi soir, à l'entrée du Vieux-Port, l'eurodéputé socialiste danse gauchement sur une piste improvisée. Un groupe de musique tsigane assure le tempo et les effluves de la paella géante cuisinée non loin embaument l'air. Un peu à l'écart, Manuel Valls discute avec quelques militants, veste sur l'épaule. Une militante le tance pour ses déclarations sur « les Whites et les Blacks » à Evry. Valls maintient : « Pourtant, c'est vrai ! » Changement de décor le dimanche. Frangy-en-Bresse (ses 576 habitants, son terrain de foot, ses militants agrestes) accueille comme chaque année la Fête de la rose d'Arnaud Montebourg. Vers 14 heures, le banquet s'achève. Le poulet de Bresse est réduit à l'état d'ossements dans les assiettes des convives. Montebourg se lève, dresse ses mains en l'air et les agite comme des marionnettes, entamant de sa belle voix de stentor le traditionnel ban bourguignon. Les caméras et les micros se pressent autour du député du cru. Les images vont tourner en boucle le soir même sur les télés. Le poulet de Bresse vient de contrer la paella géante ; les primaires à gauche-le combat de Montebourg-ont répliqué aux alliances du PC au MoDem en passant par les Verts-le cheval de bataille de Peillon.

Evénement majeur

Le match de la modernité entre les deux quadras a commencé il y a une semaine. Sur le site du Nouvel Obs, Arnaud Montebourg livre son ras-le-bol. Martine Aubry, écrit-il en substance, a soigneusement rangé dans un tiroir son rapport sur les primaires, pourtant cosigné par tous les courants du PS. Montebourg dit même que ce sera son dernier combat. En privé, le député de Saône-et-Loire est moins sibyllin. A ses proches il affirme qu'il quittera le parti s'il le faut. « Au début de l'été, il était très remonté. Il a fallu le calmer » , explique un député de ses amis. La lettre fait son effet : la Fête de la rose de Frangy est, un peu plus que d'habitude, attendue comme l'événement majeur de la rentrée socialiste.

« Vive les mariés ! »

Vincent Peillon ne l'entend pas de cette oreille. Depuis des mois, il prépare avec son équipe les ateliers de L'Espoir à gauche, le courant qui avait soutenu Ségolène Royal au congrès de Reims. En froid avec Peillon, la Dame du Poitou n'est pas là. Mais quelques-uns de ses fidèles honorent les rencontres organisées dans le somptueux parc du Pharo, perché au-dessus du Vieux-Port : l'avocat Jean-Pierre Mignard, le député Jean-Louis Bianco, l'homme d'affaires Pierrre Bergé... Il faut toutefois attendre le samedi, en début d'après-midi, pour voir les têtes d'affiche. Devant l'hôtel Sofitel proche du Pharo, les journalistes font le pied de grue. A l'intérieur, les socialistes Vincent Peillon et François Rebsamen, les centristes Marielle de Sarnez et Jean-Luc Bennahmias, la radicale de gauche Christiane Taubira, le communiste Robert Hue et Daniel Cohn-Bendit, arrivé pour le café, terminent leur repas. Tous, hormis Hue en costume clair, sont vêtus comme des estivants. Le repas ? « Très convivial, on a parlé de nos vacances » , raconte sans qu'on le croie vraiment François Rebsamen. Avant la sortie de la petite troupe, les journalistes s'amusent : devant l'hôtel est stationnée une Citroën Traction beige, habillée de tulle et frappée d'un écriteau « Vive les mariés » de bon aloi ! Mais la voiture démarre quelques minutes avant la sortie de la troupe, qui file à pied vers les amphis du Pharo.

Le chemin est court mais, comme un symbole, les nouveaux amis peinent à trouver le rythme qui convient à tous. Rebs à Peillon : « Ralentis un peu, on attend Dany ! » Puis, se tournant vers « Dany », qui peine à suivre : « C'est ta hanche ? » Cohn-Bendit, rigolard : « Non, c'est bon, je vous laisse prendre la tête du peloton ! » Puis Peillon, deux minutes plus tard : « Et Marielle, elle est où, Marielle ? »

Marielle (de Sarnez), elle est bientôt à la tribune. Elle est la première à parler. Et elle va faire un sacré numéro. Son discours « à gauche toute » sur la crise, la réforme fiscale ou la pénibilité au travail enflamme la salle, qui lui réserve une standing ovation . Assis près d'elle, ses nouveaux amis-Peillon, Rebsamen...-sont soufflés. A la sortie de l'amphi, Patrick Mennucci, bras droit de Vincent Peillon, a du mal à s'en remettre. « Je vous promets en tout cas que ce n'est pas elle, la future Martine Aubry ! » rigole-t-il de sa voix forte. Sarnez est allée loin à gauche, provoquant des remous jusque dans son camp. François Bayrou lui a pourtant donné son accord. « Je sais qu'il a lu le discours, confie Mennucci. Lu et corrigé. »

Dans le TGV qui l'emmène à Frangy, dimanche au petit matin, Benoît Hamon est en rogne. Le coup d'éclat de Peillon va gêner la direction du PS, dont il est le porte-parole. « C'est un coup médiatique, râle le quadra. Regardez bien au-delà de la photo : le MoDem a intérêt à s'allier avec nous parce qu'il veut sauver des sièges aux prochaines élections [régionales, NDLR] et constituer un réseau en vue de la présidentielle. La stratégie de Bayrou n'a pas changé : il veut être au second tour de la présidentielle. » Et puis il y a ce spectre qui semble hanter Benoît Hamon : le Parti socialiste obligé de soutenir au second tour François Bayrou, son allié... Inconcevable pour le leader de l'aile gauche du PS. Qui s'acharne donc à dégonfler la réunion marseillaise. « Vincent, il prend ou prétend prendre l'espace de Ségolène » , maugrée Hamon. Comprendre : l'ex-candidate ne se laissera pas dépouiller de son marché ni de ses troupes sans rien faire. Lui, Benoît Hamon, entend miser sur du solide. A Frangy, où il a été convié il y a déjà bien longtemps, le porte-parole du PS va soutenir les primaires à la sauce Montebourg. Il en a parlé à Martine Aubry, assure l'entourage de la première secrétaire. Alors il s'isole dans le wagon du TGV et peaufine son discours, tout en jetant de temps à autre un coup d'oeil à L'Equipe du jour pour s' « aérer la tête » ...

Scène inhabituelle à Frangy

Il est environ 13 heures lorsque Hamon arrive à Frangy. Une petite foule l'attend, mi-curieuse mi-amusée par ce raffut médiatique. Quelques militants du coin arborent un tee-shirt imprimé en rouge d'un slogan énigmatique : « Après Frangy, Paris ! » Assis à l'avant de la 407 grise, Montebourg sort le premier-chemise blanche, chaussures souples et jean terminé par des revers. Mais c'est Hamon, lunettes de soleil sur le nez, que happent les caméras. Montebourg a vraiment réussi son opération : avant tout, on veut connaître l'avis du porte-parole du PS sur les primaires. « Il n'y a pas de problème » , bougonne Hamon aux micros. Montebourg, qui s'impatiente à côté : « Ça tombe bien, parce qu'il faut qu'on avance ! » Et d'empoigner le jeune Hamon pour l'emmener dans la salle communale.

Là, au milieu des gâteaux apéritifs et des bouteilles de crémant de Bourgogne, le rituel est toujours le même : Jean Meunier, le maire de Frangy, chevrote un mot de bienvenue, puis l'invité d'honneur parle. Cabotin, Hamon esquive le sujet du jour : « Ici, je parlerai des sujets importants comme... les plans sociaux et l'avenir de La Poste ! » Pourtant, dès le livre d'or signé, l'essaim de caméras l'entoure derechef. La scène est inhabituelle à Frangy : ce 23 août 2009, c'est l'invité qui répond aux journalistes et Arnaud Montebourg, un verre vide à la main, qui attend son tour derrière les caméras.

Lorsqu'elles se tournent vers lui, l'ex-avocat mouille la chemise pour les primaires, au figuré comme au propre (sa liquette blanche est trempée). D'abord, Montebourg botte en touche. Il aurait menacé de quitter le PS si son combat échouait ? « Je n'ai jamais menacé personne, dit-il curieusement. Ça a été interprété comme ça. » Puis, enflammé : « Il faut que ça bouge. Je ne suis pas le secrétaire national chargé des cocottes en papier » , pérore le secrétaire national chargé de la rénovation. Il a fait son boulot, à Aubry de faire le sien, et vite.

« Mettre les barres sur les "t" »

Dès vendredi, Montebourg attend Aubry au tournant à La Rochelle. Théâtral : « Il faut que la première secrétaire parle. C'est comme quand on attendait le général de Gaulle en disant : il va parler ! »

A Marseille, le coup de sang d'Arnaud Montebourg déçoit. « Arnaud est un garçon intelligent, courageux, mais il n'est pas pédagogue » , observe Jean-Pierre Mignard, royaliste pur sucre. En revanche, les Marseillais sont d'accord avec les Bourguignons de Frangy-en-Bresse pour mettre la pression sur Martine Aubry. Juste après le discours de la pasionaria Marielle de Sarnez, David Assouline quitte l'amphi en menaçant : « Il s'est passé quelque chose. Maintenant, la direction est obligée de pousser. » Le sénateur évoque bien sûr les alliances, chères au coeur des amis de Vincent Peillon et de « Rebs », mais beaucoup moins à ceux d'Aubry. Selon Claude Bartolone, l'un de ses proches, la patronne du PS a toutefois compris le message : elle évoquera les primaires et les alliances à La Rochelle. « Martine va mettre les points sur les "i" et les barres sur les "t" » , avertit « Barto ». Dès lundi, Martine Aubry a d'ailleurs reçu, entre autres ténors, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg pour préparer son intervention rochelaise. La première secrétaire pourra s'inspirer du cadeau qu'Arnaud Montebourg lui a remis dans l'après-midi, lors de leur rencontre dans l'appartement parisien de la première secrétaire. Ce cadeau, c'est le livre sur les primaires rédigé par Montebourg et le patron du cercle de réflexion Terra Nova, Olivier Ferrand (1). Sur l'exemplaire qu'il a offert à Martine Aubry, Arnaud Montebourg a rédigé cette dédicace : « Pour passer enfin du vinyle au MP3. Affectueusement. »

1. « Primaires. Comment sauver la gauche », d'Olivier Ferrand et Arnaud Montebourg (Le Seuil, 126 pages, 12 euros).








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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 09:25

(dépêche)


Objectif Grand Chelem aux régionales 2010 pour Martine Aubry : un pari risqué




http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20100118.OBS3902/martine_aubry_vise_toujours_le_grand_chelem_aux_regiona.html
ELECTIONS REGIONALES
Martine Aubry vise toujours le grand chelem aux régionales
NOUVELOBS.COM | 19.01.2010 | 18:31
 82 réactions
"Pourquoi pas les 26 régions avec les Dom-Tom", parie Martine Aubry. Quant aux candidats MoDem sur les listes de Ségolène Royal, il s'agit "de décisions locales".


Martine Aubry, première secrétaire du PS (Sipa)
Martine Aubry persiste et signe. Alors que Claude Guéant, le secrétaire général de l'Elysée, qualifiait d'"un peu présomptueux" son objectif de grand chelem aux régionales, Martine Aubry a répété qu'il était "possible" pour les socialistes de remporter la totalité des régions.
"C'est possible. Nous nous donnons cette ambition de gagner les 22 régions, pourquoi pas les 26 avec les Dom-Tom", a déclaré la première secrétaire du PS, dimanche 17 janvier, lors du "Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI".

"Des décisions locales" en Poitou-Charentes
Martine Aubry a également affirmé ne pas avoir "à apprécier" la présence de cinq candidats du MoDem sur la liste de Ségolène Royal en Poitou-Charentes, évoquant "des décisions individuelles", "des décisions locales".
"Si au niveau régional, en Poitou-Charentes, Ségolène Royal avait passé un accord avec le MoDem de François Bayrou, avec l'accord de François Bayrou, cela me poserait un problème", a-t-elle expliqué, rappelant la position du PS: tenter de rassembler la gauche au premier tour et ouvrir la porte à des alliances au second.
Mais "il s'agit là d'individus", a-t-elle souligné. "Je n'ai pas à apprécier cette situation locale, ce n'est pas un accord entre le PS et le MoDem de François Bayrou, ce n'est donc pas contraire" à la position du parti, a-t-elle jugé.
"Je pense que, quand on a des grandes choses à faire ensemble pour l'avenir, et notamment pour 2012, il faut respecter les choix de ses partenaires", a-t-elle déclaré. "Ce que nous avons à construire avec eux est beaucoup plus important que des petits coups qu'on pourrait faire à très court terme".

"Des capacités" pour diriger la France
Quant à savoir qui conduira les couleurs de la gauche en 2012, Martine Aubry a estimé avoir "des capacités" pour diriger la France, "comme d'autres" au Parti socialiste. "Mais ce n'est pas pour ça que je serai candidate", a-t-elle précisé, citant également Dominique Strauss-Kahn, l'actuel directeur général du FMI, "qui est lui aussi quelqu'un qui peut tout à fait diriger notre pays".
"J'ai été numéro deux du gouvernement (...) j'ai rempli des fonctions importantes, j'ai travaillé dans une entreprise, je dirige une ville", a détaillé Mme Aubry, estimant toutefois que "tout ça à soi seul ne suffit pas". "Il faut qu'à un moment donné, on soit l'homme ou la femme de la situation."

"J'y pense tous les matins en mettant mes boucles d'oreille"
Alors que François Hollande a dit la semaine dernière qu'il se "prépare" à être candidat à la présidentielle 2012, Martine Aubry a pour sa part affirmé penser pour l'instant plus aux présidents de région qu'à celui de la République.
"J'y pense tous les matins en mettant mes boucles d'oreille, je ne pense pas du tout à la présidentielle", a-t-elle lancé, faisant référence à la déclaration de Nicolas Sarkozy en 2002, qui avait dit penser à la présidentielle "pas seulement en (se) rasant".

(Nouvelobs.com avec AP)

http://www.lefigaro.fr/politique/2009/12/12/01002-20091212ARTFIG00692-regionales-aubry-vise-le-grand-chelem-.php
Régionales : Aubry vise le grand chelem

lefigaro.fr avec AFP et AP
12/12/2009 | Mise à jour : 19:47 | Commentaires  214 | Ajouter à ma sélection

«Nous allons régionaliser le débat national», a averti Martine Aubry. Crédits photo : AFP
La patronne du PS qui a lancé samedi à Tours la campagne de son parti estime que ce dernier doit non seulement garder les vingt régions qu'il dirige mais peut aussi «toutes les gagner». Elle entend régionaliser le débat.
 
Soucieuse de montrer un parti qui travaille, Martine Aubry sait aussi se montrer ambitieuse. La première secrétaire du PS a lancé samedi à Tours la campagne des élections régionales avec pour objectif le grand chelem pour les socialistes. «Nous avons un grand nombre de régions et nous devons toutes les garder, c'est évident, mais nous pouvons toutes les gagner! Cela dépend de nous», a lancé la patronne du PS, alors que son parti dirige 20 des 22 régions métropolitaines. Seules manquent l'Alsace et la Corse. La maire de Lille s'est dite prête à «mouiller (sa) chemise», devant un millier de militants réunis au Parc des Expositions de Tours, lors de la convention nationale de ratification des listes.

«Seize régions socialistes ont maintenu leur taux d'imposition malgré les transferts de charge. Celle qui a augmenté le plus les impôts, c'est celle qui n'est pas encore de gauche mais qui va l'être bientôt, c'est l'Alsace!», a-t-elle déclaré, très applaudie. «Quand on voit ce bilan, on comprend bien pourquoi Nicolas Sarkozy veut changer de terrain», a-t-elle poursuivi, assurant que les socialistes n'accepteront «aucune leçon de bonne gestion de la part de la droite». «Nous allons régionaliser le débat national : tous les jours, parler d'emploi, tous les jours parler de logement, tous les jours parler de santé et préparer l'avenir parce que c'est là, dans les régions, que nous préparons ce que l'Etat ne veut pas accompagner au niveau national».

«De A comme Alsace à R comme Rhône-Alpes, toutes les régions doivent porter un projet de justice et d'espoir pour l'avenir!», a-t-elle lancé, opposant les «trois E» du PS (emploi, éducation, environnement) aux «trois I» de l'UMP: identité nationale, immigration et insécurité. Voulant «régionaliser» le scrutin, à l'inverse de Nicolas Sarkozy, elle a critiqué le «casting sur papier glacé» de l'UMP, ironisant sur les ministres candidats, comme Valérie Pécresse ou Xavier Darcos, «délaissant l'enregistrement de leur clip karaoké» qualifié de «ringard», pour «se lancer dans les élections».


Grincements de dents

Les listes, affichant renouvellement, diversité et ouverture à la société civile - avec le syndicaliste CGT Denis Parise (Molex) et les anciens sportifs Stéphane Caristan ou Roxana Maracineanu -, ont été massivement ratifiées par 208 voix contre 20. Quelques grincements de dents toutefois de la part des fédérations de l'Ariège et des Hauts-de-Seine, furieuses de se voir imposer des candidats non validés par les militants. Restent le Var et l'Indre sur lesquels le Bureau national se prononcera mardi.

Le cas de Georges Frêche, exclu du PS qui ne lui oppose aucun candidat, n'a pas été évoqué à la tribune alors que tempêtent certains socialistes, comme Arnaud Montebourg ou Paul Quilès, absents samedi. Concernant Julien Dray, une place sera libérée pour lui en Essonne si le calendrier de ses démêlés judiciaires le permet. Une surprise, Razzy Hammadi, secrétaire national, proche de Benoît Hamon, candidat dans le Var, se retrouve en quatrième position dans le Calvados.


«Contrat socialiste pour les régions»

Tous les candidats devront porter le «contrat socialiste pour les régions», acté samedi. Ce document de 8 pages stipule: «nous développerons la démocratie participative sous toutes ses formes». Une phrase qui fleure bon la méthode de Ségolène Royal, pourtant absente de la Convention. D'ailleurs, dans les mesures-phares, figure le «pass contraception» cher à la présidente de Poitou-Charentes. Le contrat prévoit une série de mesures concernant l'emploi, la mobilité des jeunes, la «social-écologie», la fiscalité ou encore le logement et la santé. Voici les principales :

- 200.000 «contrats de continuité professionnelle» pour les salariés victimes ou menacés de licenciements. Une formation qualifiante d'un an avec éventuellement un complément de revenus. «Une première étape de la sécurité sociale professionnelle»

- une «mission régionale de lutte contre les discriminations»

- un «Pack pour l'autonomie des jeunes» (PAJ) pour favoriser l'accès au logement, à la santé, au permis de conduire, pour jeunes sortis du lycée et d'apprentissage. La région pourra se porter caution pour un dépot de garantie, avancer le financement du permis

- l'«objectif 1 euro» par trajet en plafonnant le coût des abonnements domicile-travail

» Martine Aubry présente le projet du PS pour les régions

http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2009-12-14/campagne-le-ps-vise-le-grand-chelem-des-regions/917/0/404603
Publié le 14/12/2009 à 08:48 Le Point.fr

CAMPAGNE

Le PS vise le grand chelem des régions
Avec AFP



La première secrétaire du parti veut un PS ambitieux pour les régionales © Remi OCHLIK/IP3

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  "Nous pouvons toutes les gagner !" Martine Aubry, première secrétaire du PS, a placé la barre très haut en lançant samedi à Tours la campagne du PS des élections régionales, avec pour objectif rien de moins que le grand chelem.

"Nous avons un grand nombre de régions et nous devons toutes les garder, c'est évident, mais nous pouvons toutes les gagner ! Cela dépend de nous", a lancé la patronne du PS, alors que les socialistes dirigent 20 des 22 régions métropolitaines. Seules manquent l'Alsace et la Corse. La maire de Lille s'est dite prête à "mouiller (sa) chemise", devant un millier de militants réunis au Parc des expositions de Tours, lors de la convention nationale de ratification des listes. "De A comme Alsace à R comme Rhône-Alpes, toutes les régions doivent porter un projet de justice et d'espoir pour l'avenir !", a-t-elle lancé, opposant les "trois E" du PS (emploi, éducation, environnement) aux "trois I" de l'UMP : identité nationale, immigration et insécurité.

Tous les candidats devront porter le "contrat socialiste pour les régions", acté samedi, avec un éventail de mesures-phares, des "contrats de continuité professionnelle" à l'"objectif de 1 euro" par trajet domicile-travail. Parmi eux, les présidents de région sortants, de Jean-Paul Huchon (Île-de-France) à Alain Rousset (Aquitaine) et Jean-Jack Queyranne (Rhône-Alpes).


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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 18:52

(dépêche)


Martine Aubry elle aussi sur les starting blocks de la présidentielle de 2012



http://www.lexpress.fr/actualites/2/martine-aubry-monte-en-puissance-dans-l-opposition-francaise_842803.html
Martine Aubry monte en puissance dans l'opposition française
Par Reuters, publié le 18/01/2010 à 16:31

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PARIS - Après une première année difficile à la tête du Parti socialiste, Martine Aubry s'affirme graduellement comme possible leader de l'opposition à Nicolas Sarkozy et esquisse son ambition pour la présidentielle de 2012.



Après une première année difficile à la tête du Parti socialiste, Martine Aubry s'affirme graduellement comme possible leader de l'opposition à Nicolas Sarkozy et esquisse son ambition pour la présidentielle de 2012. (Reuters/Benoît Tessier)

Etre la première femme élue à l'Elysée ne paraît pas incongru à l'ancienne ministre du Travail du gouvernement de Lionel Jospin, "mère" de la réforme emblématique et contestée ayant porté la semaine de travail à 35 heures en 1998.

"Je pense que j'en ai les capacités comme d'autres. J'ai été numéro deux du gouvernement, j'ai rempli des fonctions importantes, j'ai travaillé dans une entreprise, je dirige une ville", a-t-elle dit dimanche au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.

Le maire de Lille, âgée de 59 ans, avait connu une année 2009 chahutée après avoir remporté d'un cheveu la bataille pour le poste de premier secrétaire du PS contre l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal, au terme d'un congrès qui avait laissé les socialistes divisés.

Mais elle a commencé une année 2010 décisive pour ses ambitions avec plusieurs bonnes nouvelles.

Après d'autres baromètres favorables, un sondage OpinionWay-Fiducial a conclu vendredi dernier qu'elle était perçue par les Français comme la meilleure opposante à Nicolas Sarkozy, avec une forte progression.

"L'appétit vient en mangeant et Martine Aubry profite d'une remontée des derniers mois de l'image du PS, après une séquence où le sarkozysme commence à patiner", estime le politologue Stéphane Rozès. "Le mouvement perpétuel de Nicolas Sarkozy et le fait qu'il n'arrive pas à mettre en cohérence ce qu'il dit et ce qu'il fait amènent les Français à regarder plus attentivement le PS", dit-il.

Les enquêtes d'opinion sur les élections régionales de mars attribuent au PS une avance sur les écologistes, ce qui effacerait en partie le très mauvais résultat des européennes de juin 2009 (16,48%, à quasi-égalité avec les écologistes).

Un sondage CSA pour Le Parisien publié dimanche crédite ainsi les listes socialistes de 22% des intentions de vote, loin devant celles d'Europe Ecologie situées à 15%. L'UMP de Nicolas Sarkozy continue de caracoler en tête avec 33%.

Martine Aubry a fait le pari, jugé risqué à droite comme à gauche, d'emporter au second tour des régionales la victoire dans les 22 régions métropolitaines. Un "grand chelem" ambitieux pour un PS qui en contrôle déjà 20 depuis le scrutin de 2004.

POSITION FRAGILE

Au-delà des chiffres, la fille de l'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors s'emploie à retrouver un début d'initiative et de crédibilité dans ses propositions.

L'idée d'accorder aux étrangers non européens le droit de vote aux élections locales, brocardée au départ à droite comme une manoeuvre, est acceptée par une majorité de Français selon un sondage de la semaine dernière, et embarrasse la majorité, Nicolas Sarkozy s'y étant déclaré favorable dans le passé.

Sur la réforme des retraites annoncée par l'Elysée, Martine Aubry a brisé un tabou à gauche, disant accepter de faire passer l'âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans, mais en échange de concessions, notamment sur les métiers pénibles.

Sa position reste cependant fragile.

"C'est seulement à l'issue des régionales que l'on verra si le PS est en ordre de marche, capable de régler son problème de leadership et apte à présenter un projet présidentiel conciliant les sujets sociaux et environnementaux", dit Stéphane Rozès.

Martine Aubry est loin d'avoir totalement ressoudé son parti, comme le montre l'incident de la semaine dernière provoqué en interne au PS par la défection de dernière minute du député européen Vincent Peillon à un débat sur France 2.

Surtout, la question de la candidature socialiste en 2012 reste explosive pour le parti, les postulants éventuels, de Ségolène Royal au directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, en passant par l'ancien premier secrétaire du PS François Hollande - la liste n'est pas exhaustive - restant aussi nombreux.

Le calendrier et les modalités d'organisation des primaires à l'américaine pour la nomination du candidat de la gauche en 2012 décidées par Martine Aubry et approuvées par les militants doivent être déterminés l'été prochain, pour un vote au second semestre 2011, a dit dimanche le maire de Lille.

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/parti-socialiste-aubry-pense-avoir-les-capacites-pour-remplacer-sarkozy-18-01-2010-742734.php
Parti socialiste. Aubry pense avoir "les capacités" pour remplacer Sarkozy
18 janvier 2010 à 09h21 - 2 réaction(s)
        Martine Aubry, candidate à l'élection présidentielle de 2012 ? En tout cas, elle ne voit pas pourquoi elle ne ferait pas partie des qualifiés socialistes pour l'accession à la fonction.

Hier soir, la première secrétaire du PS était l'invitée du grand jury Le Figaro-LCI-RTL. Martine Aubry a estimé avoir les "capacités" de diriger le pays rappelant qu'elle a été "numéro deux du gouvernement, derrière Lionel Jospin et sous son autorité". 

DSK "est quelqu'un qui peut tout à fait diriger notre pays"
"Mais ce n'est pas pour ça que je serai candidate", a-t-elle précisé avant de dresser l'éloge de DSK, "un formidable ministre de l'Economie et des Finances et qui, lui aussi, est quelqu'un qui peut tout à fait diriger notre pays, je le dis très simplement", rapporte l'AFP.

Les régionales, Aubry y pense 'tous les matins en mettant ses boucles d'oreilles"
L'élection présidentielle est encore lointaine. Martine Aubry préfère se concentrer sur les régionales. Elle y pense "tous les matins en mettant ses boucles d'oreilles", s'est-elle amusée sur RTL.

http://www.lepoint.fr/actualites/2010-01-17/les-primaires-du-ps-prevues-au-deuxieme-semestre-2011-dit-aubry/1037/0/414394
Publié le 17/01/2010 à 22:08 Reuters

Les primaires du PS prévues au deuxième semestre 2011, dit Aubry


Selon Martine Aubry, premier secrétaire du PS, les primaires pour désigner le candidat du Parti socialiste à l'élection présidentielle de 2012 auront lieu au deuxième semestre 2011. /Photo prise le 12 janvier 2010/REUTERS/Benoît Tessier

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  Les primaires pour désigner le candidat du Parti socialiste à l'élection présidentielle de 2012 auront lieu au deuxième semestre 2011, déclare Martine Aubry, premier secrétaire du PS.

"On va le décider collectivement. Ce sera en 2011, juste avant l'été, juste après, à la fin de l'année, enfin, au deuxième semestre 2011", a-t-elle dit lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro.

Le calendrier et les modalités d'organisation des primaires devraient être fixés en juin 2010 mais Martine Aubry a confirmé qu'elles n'auraient pas lieu début 2011 mais "beaucoup plus tard".

Ce calendrier irait à l'encontre des souhaits d'Arnaud Montebourg, à l'initiative de l'idée de ces primaires, de François Hollande, qui les veut au printemps 2011, ou de Ségolène Royal, qui souhaite qu'elles aient lieu le plus tôt possible.

Il correspondrait en revanche aux voeux des soutiens de Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international, dont le mandat arrive à terme à l'automne 2012.

L'ancien collègue de Martine Aubry dans le gouvernement de Lionel Jospin, "un formidable ministre de l'Economie et des Finances", est "lui aussi quelqu'un qui peut tout à fait diriger notre pays", a souligné le premier secrétaire.

Pierre Moscovici, proche de Dominique Strauss-Kahn, a demandé en décembre que l'on ne "bâtisse pas un système pour l'exclure".

"J'EN AI LES CAPACITÉS, COMME D'AUTRES"

Martine Aubry avait souhaité en 2009 des "primaires ouvertes", sans préciser cette notion. Lors du congrès de Reims en 2008, son programme prônait de "vraies primaires" pour le printemps 2011.

Europe Ecologie, le Mouvement démocrate, le Parti communiste ou le Parti de gauche n'ont pas fait part de leur volonté de participer à des primaires qui désigneraient un candidat unique pour l'opposition de gauche.

Priée de dire, si elle pensait à se présenter à la présidentielle, Martine Aubry a assuré dimanche qu'elle ne pensait actuellement qu'aux élections régionales de mars.

Elle a cependant considéré qu'elle avait les capacités pour la fonction présidentielle.

"Je pense que j'en ai les capacités comme d'autres", a-t-elle expliqué. "J'ai été numéro deux du gouvernement, j'ai rempli des fonctions importantes, j'ai travaillé dans une entreprise, je dirige une ville", a détaillé la maire de Lille.

"Tout ça à soi seul ne suffit pas, il faut qu'à un moment donné on soit l'homme ou la femme de la situation qui permettra de mobiliser un maximum de Français", a-t-elle ajouté.

"D'abord on joue collectif, après on choisit le capitaine, mais on n'en est pas là", a-t-elle poursuivi en demandant que l'on "donne du temps au temps".

Clément Guillou, édité par Jean-Baptiste Vey

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/politique/20100117.FAP3151/martine_aubry_pense_avoir_des_capacites_pour_diriger_la.html
Politique
Martine Aubry pense avoir "des capacités" pour diriger la France
AP | 17.01.2010 | 20:15
Martine Aubry a estimé dimanche soir avoir "des capacités" pour diriger la France, "comme d'autres" au Parti socialiste. "Mais ce n'est pas pour ça que je serai candidate", a-t-elle précisé.

"Je pense que j'en ai des capacités, comme d'autres", a déclaré la première secrétaire du PS lors du "Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI", citant également Dominique Strauss-Kahn, l'actuel directeur général du FMI, "qui est lui aussi quelqu'un qui peut tout à fait diriger notre pays".

"J'ai été numéro deux du gouvernement (...) j'ai rempli des fonctions importantes, j'ai travaillé dans une entreprise, je dirige une ville", a détaillé Mme Aubry, estimant toutefois que "tout ça à soi seul ne suffit pas". "Il faut qu'à un moment donné, on soit l'homme ou la femme de la situation."

Alors que François Hollande a dit la semaine dernière qu'il se "prépare" à être candidat à la présidentielle 2012, Martine Aubry a pour sa part affirmé penser pour l'instant plus aux présidents de région qu'à celui de la République.

"J'y pense tous les matins en mettant mes boucles d'oreille, je ne pense pas du tout à la présidentielle", a-t-elle lancé, faisant référence à la déclaration de Nicolas Sarkozy en 2002, qui avait dit penser à la présidentielle "pas seulement en (se) rasant". AP



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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 11:00

(dépêches)


Vent favorable à Martine Aubry dans les sondages


LIRE AUSSI LE SONDAGE A TELECHARGER



http://www.liberation.fr/politiques/0101613778-aubry-meilleure-opposante-a-sarkozy-selon-un-sondage
Politiques 14/01/2010 à 20h57 (mise à jour le 15/01/2010 à 10h45)
Aubry meilleure opposante à Sarkozy, selon un sondage
La première secrétaire du PS est suivie, dans ce classement, par son prédécesseur, François Hollande. Puis viennent, ex aequo, Olivier Besancenot (NPA) et Marine Le Pen (FN).

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Martine Aubry lors de ses voeux, au siège du PS, mardi (Benoit Tessier / Reuters) 

  
Belle remontée pour Martine Aubry, dans le «Politoscope» d’Opinionway. La première secrétaire du PS est considérée par les sondés comme la meilleure opposante à Nicolas Sarkozy, selon ce baromètre pour Le Figaro/LCI. Dans ce rôle, ils sont désormais 14% à penser à la dirigeante socialiste, qui gagne 10 points par rapport au même sondage du 15-16 octobre 2009.

«Au cours du mois dernier, laquelle des personnalités suivantes fut le meilleur opposant à Nicolas Sarkozy?» Derrière Aubry, arrive, en seconde position, son prédécesseur à Solférino, François Hollande (7%) qui remonte de sept points. Puis suivent, à égalité, la vice-présidente du FN, Marine Le Pen (5%, +1 point) et Olivier Besancenot (5%) qui perd trois points.

Après avoir ferraillé sur le terrain judiciaire contre le chef de l’Etat, en octobre dans le procès Clearstream, Dominique de Villepin chute de 12 points à 4%. Ségolène Royal perd 5 points et plafonne à 3%, à égalité avec la Verte, Cécile Duflot (+1).

(Source AFP)


http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20100115.OBS3711/martine_aubry_meilleure_opposante_a_nicolas_sarkozy.html
SONDAGE
Martine Aubry meilleure opposante à Nicolas Sarkozy
NOUVELOBS.COM | 15.01.2010 | 10:03
 70 réactions
La première secrétaire du PS gagne 10 points au sondage qui désigne le meilleur opposant au président de la République.


Martine Aubry, premier secrétaire du Parti socialiste, est perçue comme la meilleure opposante à Nicolas Sarkozy. Martine Aubry est en hausse de 10 points avec 14% (Photo d'archives) (Reuters)
La numéro un du PS, Martine Aubry, est considérée par les Français comme la meilleure opposante à Nicolas Sarkozy, selon le "Politoscope" Opinionway pour Le Figaro/LCI à paraître vendredi 15 janvier.
A la question: "au cours du mois dernier, laquelle des personnalités suivantes fut le meilleur opposant à Nicolas Sarkozy?", 14% des Français désignent d'abord Martine Aubry (+10 points par rapport aux 15/16 octobre). Elle est suivie par François Hollande (7%, +7) et, à égalité, Marine Le Pen (5%, +1) et Olivier Besancenot (5%, -3).
par Opinionway

Europe Ecologie ne fait pas l'unanimité
Dominique de Villepin chute de 12 points à 4%. Ségolène Royal perd 5 points à 3%, à égalité avec la Verte, Cécile Duflot (+1).
Par ailleurs, 42% des Français répondent "oui" quand on leur demande s'ils souhaiteraient qu'"à l'issue des élections régionales, le président" de leur région soit issu d'Europe Ecologie. 55% disent "non", et 3% ne se prononcent pas.
Ils sont 40% à considérer qu'"Europe Ecologie est capable de diriger une région", et 57% à penser l'inverse (3% ne se prononcent pas).

- Cette étude a été réalisée par Opinionway auprès d'un échantillon de 1.001 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas et par interrogation en ligne sur lesystème Cawi (Computer Assisted Web Interview), les 13 et 14 janvier.

(Nouvelobs.com)



http://www.lefigaro.fr/politique/2010/01/15/01002-20100115ARTFIG00001-aubry-s-empare-du-role-de-meilleure-opposante-.php
Aubry s'empare du rôle de meilleure opposante 

François-Xavier Bourmaud
14/01/2010 | Mise à jour : 22:44 | Commentaires  165 | Ajouter à ma sélection

Martine Aubry s'installe en tête du classement des meilleurs opposants à Nicolas Sarkozy. Crédits photo : AFP
Dans notre sondage OpinionWay, la première secrétaire du PS réalise une percée, devançant François Hollande.
 
Retour à la normale ? Pour la première fois depuis son élection à la tête du PS, Martine Aubry s'installe en tête du classement des meilleurs opposants à Nicolas Sarkozy. Tout au long de 2009, le premier parti d'opposition n'avait jamais vu son chef occuper cette position, la tête du classement ayant successivement été prise par Olivier Besancenot, Ségolène Royal, François Bayrou, Daniel Cohn-Bendit et Dominique de Villepin.

Avec 14 % des voix, Martine Aubry enregistre une progression de 10 points dans le politoscope OpinionWay [Lire en pdf] pour Le Figaro et LCI. Un score qui vient sanctionner une fin d'année 2009 particulièrement offensive contre Nicolas Sarkozy. À en juger par la teneur de ses vœux, la première secrétaire ne compte pas s'arrêter là. Mais tout n'est pas rose pour autant. Car sur la seconde marche du podium, c'est François Hollande qui s'installe avec 7 %, en hausse de 7 points. Rival déclaré et prédécesseur de Martine Aubry, il poursuit à petits pas la construction de sa candidature aux primaires de désignation du candidat de gauche à l'élection présidentielle de 2012. Martine Aubry devra compter avec lui.


Cliquez sur l'image pour l'agrandir.
 Juste derrière arrivent Marine Le Pen et Olivier Besancenot, tous deux à égalité avec 5 %, mais sur des trajectoires inverses. La responsable FN progresse de 1 point quand le leader du NPA recule de 3. Depuis l'année dernière, le pourcentage de ce dernier n'a pas cessé de s'effriter. Tout comme Ségolène Royal qui recule encore dans le classement. Avec 3 % des voix, la présidente de Poitou-Charentes, ex-candidate à la présidentielle, enregistre une baisse de 5 points. Elle fait désormais jeu égal avec Manuel Valls (+ 2) et Cécile Duflot (+ 1). Parmi les autres personnalités du PS, Benoît Hamon reste stable à 2 %, tout comme Bertrand Delanoë (1 %). Quant à François Bayrou, lui aussi recule pour atteindre 2 %, en baisse de 2 points. À noter enfin l'effondrement de Dominique de Villepin. Selon le sondage, l'ancien premier ministre ne récolte plus que 4 % des voix, en chute de 12 points.


Une position paradoxale

L'opinion des personnes interrogées selon leur proximité partisane souligne par ailleurs une position assez paradoxale pour Martine Aubry. Elle surclasse largement l'ensemble de ses concurrents, mais c'est principalement à droite qu'on semble redouter sa qualité de «meilleure opposante». Avec 21 % chez les sympathisants de droite, c'est en tout cas là qu'elle enregistre son meilleur score. Chez ceux du MoDem, on semble aussi l'apprécier (19 %), mais à gauche, c'est plus compliqué. Ils ne sont plus que 14 % à la juger meilleure opposante à Nicolas Sarkozy. Dans cette tranche de population, ce sont ensuite Ségolène Royal, Cécile Duflot et Olivier Besancenot qui sont jugés meilleurs opposants avec 7 %. L'équation de François Hollande est tout aussi surprenante. Seulement 6 % des sympathisants de gauche le qualifient de meilleur opposant, quand 15 % des sympathisants du MoDem le placent dans cette position. À droite, ils ne sont plus que 8 % à la gratifier du titre. Les socialistes n'ont pas fini de se poser la question de l'alliance au centre.


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» Le politoscope OpinionWay [Lire en pdf]

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http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Martine-Aubry-opposante-en-chef-164987/
Politique |  15 Janvier 2010  |  Mise à jour le 17 Janvier 2010

Martine Aubry, opposante en chef
Pour les Français, Martine Aubry, secrétaire nationale du Parti socialiste, serait actuellement la meilleure opposante à Nicolas Sarkozy, selon un sondage Opinionway. Elle devance François Hollande, Marine Le Pen et Olivier Besancenot. Ségolène Royal ne prend que la huitième place.

Il faudra compter sur elle. Selon un sondage Opinionway pour Le Figaro/LCI, Martine Aubry apparaît pour les Français comme la meilleure opposante à l'actuel président, Nicolas Sarkozy. A la question, "au cours du mois dernier laquelle des personnalités suivantes fut le meilleur opposant à Nicolas Sarkozy?", 14% des sondés choisissent la secrétaire nationale du PS, qui gagne ainsi 10% par rapport au sondage d'octobre dernier.

En haut du classement, Martine Aubry semble davantage inquiéter les sympathisants de droite qui sont 21% à redouter sa qualité de "meilleure opposante", contre 19% des électeurs du Modem et 14% de ceux de gauche. En tête pour la première fois depuis son élection en tant que secrétaire nationale du parti, elle devance celui qu'elle a remplacé, à savoir François Hollande. L'ancien chef de file socialiste obtient la deuxième place avec 7% des voix, enregistrant ainsi une hausse de 7%. Ce sont les sympathisants du Modem qui lui accordent le plus de crédit (15%), devant ceux de la droite (8%) puis ceux de la gauche (6%). En effet, après Martine Aubry, les sondés, se déclarant proches de la gauche, ont préféré privilégier Olivier Besancenot, Cécile Duflot ou encore Ségolène Royal qui obtiennent chacun 7% dans cette catégorie de population.

Royal, quatrième socialiste
D'ailleurs, l'ex-candidate socialiste à la présidentielle risque de ne pas apprécier ces chiffres. Celle qui avait pris la tête du classement des meilleurs opposants à Nicolas Sarkozy en avril 2009, chute à la huitième place. Seuls 3% des sondés estiment aujourd'hui que Ségolène Royal symbolise le mieux l'opposition socialiste face au chef de l'Etat. La présidente de Poitou-Charentes accuse une perte de 5% des voix et devient désormais la quatrième personnalité socialiste du sondage, derrière Martine Aubry, son ancien compagnon François Hollande et Manuel Valls, député-maire d'Evry (Essonne). Les primaires socialistes, destinées à déterminer le candidat du parti à l'élection présidentielle de 2012, risque donc d'être mouvementées.

Sur la troisième marche du podium, Olivier Besancenot (NPA) et Marine Le Pen (FN) se retrouvent à égalité avec 5% des voix. Mais ces deux leaders politiques ne sont pas pour autant sur la même dynamique. Si la vice-présidente du Front national gagne 1% par rapport au sondage d'octobre, le chef de file du Nouveau parti anticapitaliste perd 3%. Quant à Dominique de Villepin, il enregistre la plus forte baisse de ce classement. Arrivé en tête en octobre – 16% des sondés le considéraient alors comme le meilleur opposant à Sarkozy – l'ancien Premier ministre ne prend plus que la cinquième position (4%).

Mais, au final, les chiffres assez faibles de ce sondage – Martine Aubry prend la tête avec seulement 14% des voix – montrent que pour l'heure aucune personnalité politique ne semble réellement en mesure d'inquiéter l'actuel président de la République, Nicolas Sarkozy.

             Anne-Charlotte Dusseaulx - leJDD.fr

Vendredi 15 Janvier 2010

Et aussi
 Martine Aubry en reconquête
 Hollande: Cambon non, Elysée oui
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 La socialiste Martine Aubry apparaît, pour les Français, comme le meilleur adversaire de Nicolas Sarkozy. (Reuters)
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http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gzKYUk9gltmbb4mzHymrONdk603w
Martine Aubry, une "Merkel de gauche" contre Sarkozy
De Luc PERROT (AFP) – Il y a 3 jours

PARIS — La première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry se pose en ce début d'année en première opposante à Nicolas Sarkozy, grâce à l'image d'une "Merkel de gauche" censée rassurer les Français face à un président dont l'hyperactivité ne garantit plus la popularité dans la crise.

Selon un sondage Opinionway publié vendredi par le journal Le Figaro, Martine Aubry prend la première place des opposants à Nicolas Sarkozy, avec un gain de dix points quand son ancienne rivale socialiste, Ségolène Royal, en perd 5.

Un sondage TNS-Sofres publié la semaine dernière accordait lui aussi à la fille de l'ancien président de la Commission européenne Jacques Delors une rapide progression parmi les personnalités politiques préférées des Français, la plaçant à la deuxième place derrière le socialiste Dominique Strauss-Kahn, actuel directeur général du FMI.

Pour le politologue Stéphane Rozès, Martine Aubry bénéficie à la fois de l'affaiblissement de Nicolas Sarkozy, dont la popularité a atteint début décembre un plus bas depuis la présidentielle de 2007, et de l'effacement de ses principaux rivaux socialistes. Ségolène Royal est en perte de vitesse, et Dominique Strauss-Kahn reste cantonné par son poste à Washington.

Mais ce sont aussi l'approche méthodique et réfléchie qu'elle affiche, et une image de sérieux qui lui a parfois valu d'être taxée de rébarbative, qui valent à l'ancienne ministre de l'Emploi, 59 ans, de progresser dans les sondages.

Martine Aubry "a choisi sa partition, celle d'une sorte d'Angela Merkel de gauche, plus méthodique et rassurante que flamboyante (...), un personnage aux antipodes de Ségolène Royal comme de Nicolas Sarkozy", analysait jeudi le quotidien Le Monde.

"Les Français ne sont plus tant à la recherche d'une rupture permanente qu'incarnaient Sarkozy et Royal, que de ce qu'incarne Martine Aubry", estime lui aussi Stéphane Rozès.

"Vous pouvez compter sur nous, vous pouvez compter sur moi", avait lancé aux Français lors de ses voeux de nouvel an la dirigeante socialiste, prenant acte de cette percée de popularité, et se laissant aller à parler à la première personne.

Martine Aubry a pris soin jusqu'à présent de jouer le rassemblement et de laisser de côté les querelles d'ego, fixant comme priorité pour les élections régionales de mars lors desquelles le PS espère prendre une revanche sur sa défaite aux européennes de 2009. Les rivalités en vue de la présidentielle de 2012 minent depuis des mois l'opposition socialiste.

Elle tente maintenant d'entraîner derrière elle un PS profondément divisé et mal en point.

"Pour nous socialistes, 2010 doit être l'an I de la reconquête", a-t-elle déclaré mardi lors de ses voeux à la presse, appelant à la mise sur pied d'un nouveau projet face au modèle libéral.

Mme Aubry a lancé cette semaine une violente charge contre l'"hyper-présidence" de Nicolas Sarkozy qui n'a "tenu aucune de ses promesses" et a brouillé "la place et le message de la France dans le monde".

Mais pour que son regain d'autorité puisse profiter au PS voire désigner Mme Aubry comme une candidate légitime à la présidentielle de 2012, celle-ci "va devoir prouver qu'elle peut trouver une cohérence au sein de la maison socialiste", souligne Stéphane Rozès.

La tâche s'annonce difficile, tant les socialistes sont apparus divisés sur nombre de sujets, y compris dans le débat sur l'interdiction par une loi du voile islamique intégral en France.

http://www.lalsace.fr/fr/article/2583910,1202/PS-au-zenith-dans-les-sondages-Aubry-refuse-de-parler-de-course-a-l-Elysee.html
le 16/01/2010 à 15h17
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PS : au zénith dans les sondages, Aubry refuse de parler de course à l'Elysée
 zoom
Photo AFP
 Au zénith dans les sondages, Martine Aubry se refuse cependant à parler de course à l'Elysée un an avant une primaire qui doit départager les candidats socialistes, alors que des ténors comme François Hollande sont désormais sur les rangs.

«J'ai dit qu'il fallait laisser du temps au temps», a répondu vendredi à Lille la première secrétaire du PS, pressée par les journalistes à déclarer ses intentions.

«L'année 2010 pour le parti socialiste, c'est l'année du projet» insiste-t-elle.

«Ensuite en 2011, on devra se poser les questions de la candidature aux primaires» et «ce n'est qu'à ce moment là que je me poserai la question» pour «savoir qui est le ou la mieux placée pour défendre ce que nous voulons». «Je répondrai ça tous les jours, toutes les minutes, toute l'année !», s'amuse-t-elle.

La maire de Lille veut garder la tête froide alors qu'elle surfe sur les sondages : deuxième personnalité d'avenir préférée des Français après Dominique Strauss-Kahn (Sofres), elle est considérée comme la meilleure opposante à Nicolas Sarkozy (Politoscope Opinionway) et 47% des Français (+ 6 points) approuvent son action (palmarès d'Opinionway).

Un éventuel triomphe PS aux élections régionales de mars -elle table sur un grand chelem- renforcerait sa position de présidentiable.

«La méthode Aubry réussit : mal accueillie au départ à Lille elle a imposé avec calme son style, et a fait de même à la tête du PS», affirme un haut responsable, qui lui voit plusieurs atouts pour 2012: légitimité d'une ancienne ministre à la fibre sociale capable d'affronter la droite, expérience locale, capacité de rassembler le PS.

Il lui reste toutefois à tempérer les initiatives personnelles des ténors du PS comme Vincent Peillon, dont le faux bond jeudi à une émission de France 2 a déclenché une crise avec la chaîne publique.

«A la primaire PS il n'y aura pas un match Strauss-Kahn contre Aubry», c'est celui des deux qui a le plus de chance de gagner qui se présentera, assure Claude Bartolone, proche de la première secrétaire.

Selon lui, leur popularité «montrent que désormais aux yeux des Français une victoire socialiste en 2012 est possible», ce qui réduit les chances des postulants quadragénaires ou jeunes «quinquas» - Manuel Valls, Pierre Moscovici - qui viseraient plutôt 2017.

Candidat déclaré, Pierre Moscovici se demande s'il y a une «Martine-mania»: «Je n'ai jamais cru à la fable d'une Martine Aubry prenant le Parti à reculons, se dévouant à la cause, sans volonté ni intention ou ambition personnelle», écrit-il sur son blog. «Sa popularité croît, parce qu'on la crédite d'abnégation et de bonne volonté : elle sera indexée sur nos résultats électoraux et sur notre capacité à élaborer des propositions».

Le député du Doubs s'attend à une «véritable confrontation» à la primaire PS dont la date n'a pas encore été fixée.

Celui qui fut l'un des lieutenants de DSK a appelé ce dernier à clarifier ses intentions vers «fin 2010» pour éviter de rééditer ce «qui s'est passé avec Jacques Delors : un suspense maintenu trop longtemps qui, à la fin, affaiblit le parti».

De son côté, l'ex-premier secrétaire, François Hollande, se prépare pour la primaire en multipliant les apparitions médiatiques et les débats publics pour combler son retard dans l'opinion.

En baisse dans les sondages, la candidate à la présidentielle de 2007 Ségolène Royal pourrait tabler sur son score aux régionales en Poitou-Charentes pour rebondir.

Quant à Laurent Fabius, il semble s'être mis pour l'heure à l'écart. L'ancien Premier ministre voyait récemment en Strauss-Kahn et Aubry deux «bons» candidats.

http://www.lalettrea.fr/action-publique/2010/01/22/martine-pense-a-2012-en-se-maquillant%2C78741721-ARL-login
22/01/2010  La LettreA.fr N°1440 
  
 
   ACTION PUBLIQUE
Martine pense à 2012 en se maquillant
 
Les bons sondages actuels confortent Martine Aubry dans ses choix. Elle doit maintenant décider du tempo de sa marche en avant, d’ici 2011. [ 318 mots ] 
 





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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 12:46

Quand Lionel Jospin arrêtera-t-il donc de dire qu’en fait, il aurait dû gagner l’élection présidentielle du printemps 2002 ? Même Valéry Giscard d’Estaing a reconnu et digéré sa défaite du 10 mai 1981 et n’a pas hésité à poursuivre son action politique dès 1982 pour apporter ses compétences et son énergie au service de l’avenir de la France. Au lieu de cela, Lionel Jospin essaie de vendre un livre et ressasse. Pitoyable homme d’État !


yartiPSjospin44C’est sûr que l’ancien Premier Ministre Lionel Jospin veut faire acheter son bouquin "Lionel raconte Jospin" qui vient de sortir et dont quelques extraits sont lisibles ici. Alors, il s’épanche partout dans les médias et est même l’unique sujet d’un documentaire éponyme réalisé par Patrick Rotman dont le premier volet sera diffusé sur France 2 le jeudi 14 janvier 2010 à 22h35 et que Serge Moati décrit (le 9 janvier 2010) en ces termes : « Tous les hommes politiques ont dû demander récemment au petit Papa Noël un tel cadeau : un film tout à eux dédié, sans questions qui fâchent. Et ça fait de l’excellente télé. Sans secousse, ni surprise, mais passionnant. Même si, durant ces trois heures, on n’apprend pas grand-chose de neuf, le film colle et ressemble au personnage : la voix de Jospin. Le ton de Jospin. Sa timidité. Sa pudeur. Son orgueil. Autoportrait en majesté démocratique. ».

Il y a cependant un réel malaise à ressasser une fois encore son échec de 2002 alors que les socialistes ne semblent pas en avoir fini avec la malédiction de la défaite. S’agit-il encore d’un homme politique, ou d’une statue de cire du Musée Grévin ?


Jospin entré dans l’histoire

Lionel Jospin peut s’enorgueillir d’avoir été l’un des trois ou quatre leaders socialistes à avoir fait gagner la gauche non radicale depuis le début de la IIIe République, avec Léon Blum et François Mitterrand (et éventuellement Guy Mollet, même si ce fut plutôt la victoire volée de Pierre Mendès France).

Gagner une élection nationale. En permettant la formation d’un gouvernement socialiste.

Lionel Jospin avait en quelques sortes rompu avec la singularité de François Mitterrand. Oui, la gauche pouvait revenir aux affaires normalement, ordinairement, dans un jeu dédramatisé d’alternances classiques.

Il était revenu de loin. Il avait failli abandonner la politique lors de son échec aux législatives de mars 1993. Il voulait réintégrer le quai d’Orsay. On parlait même de lui comme ambassadeur de France en Allemagne. Un poste prestigieux. Mais il n’a pas eu la carrière de Philippe Séguin (retrait de la politique et excellence dans son corps d’origine). Il est finalement devenu candidat des socialistes presque faute de combattant dès 1995. Sans espoir de gagner et il avait réussi quand même l’exploit d’arriver premier au premier tour d’une élection qui devait départager Édouard Balladur et Jacques Chirac.

Ce bon score du premier tour (sans espoir pour le second tour) l’avait remis en "selle" pour reprendre la direction du PS qu’il avait abandonnée lors de son entrée au gouvernement en 1988. Il était l’un des deux dauphins de François Mitterrand (avec Laurent Fabius) mais a vite eu besoin de parler du "droit d’inventaire", un terme repris maintenant par François Hollande, qui fut à Lionel Jospin ce que Jospin fut à Mitterrand.

La dissolution de 1997 et l’impopularité du gouvernement Juppé ont suffi à lui apporter la victoire législative deux ans après son échec présidentiel. Matignon au lieu de l’Élysée, donc. Et Chirac inaugura le "septennat de deux ans".

Pendant cinq ans, Lionel Jospin a donc cru gouverner convenablement, du haut de ses certitudes.

Pourtant, il a fait plein d’erreurs.


Erreurs et fautes politiques du "quinquennat Jospin"

La première, la plus grosse, c’était les 35 heures. Heureusement que le monde se trouvait alors dans un contexte de prospérité et de croissance. Il est toujours étonnant d’entendre encore des socialistes rappeler que le "quinquennat Jospin" correspondrait à une période de prospérité, de croissance et de baisse du chômage. Étonnant car la conjoncture internationale peu maîtrisée par les États allait dans ce sens. Au contraire, Lionel Jospin, avec la réduction du temps de travail, a freiné cette croissance économique. D’ailleurs, la preuve en est que la crise des nouvelles technologies (informatique et télécommunications) à partir de 2000 a engendré une baisse significative de la création d’emplois et de la croissance. Toujours sous ce même gouvernement.

Une autre erreur fondamentale fut l’adoption du quinquennat. Pas l’inversement du calendrier électoral car il n’était qu’un corollaire du quinquennat. En donnant suite à la proposition de Valéry Giscard d’Estaing du quinquennat, Lionel Jospin voulait mettre initialement dans l’embarras Jacques Chirac qui avait toujours refusé une telle réforme, mais sa volte-face a montré que le quinquennat pouvait présenter un intérêt pour se représenter, après sept ans de mandat et un âge déjà bien avancé (69 ans).

J’ai été parmi les très peu nombreux (27% des 30% de votants) à voter contre le quinquennat au référendum du 24 septembre 2000. Maintenant, avec presque deux quinquennats de recul, beaucoup de voix commencent à se faire entendre disant que le quinquennat n’est finalement pas très pertinent, car il rend les députés trop dépendants de l’Élysée. Cela rend la Présidence "hyperprésidentielle".

Mais les deux principales fautes politiques de Lionel Jospin ne furent pas des actions mais des démissions : son refus de s’occuper du douloureux problème des retraites par simple lâcheté électoraliste et, par ignorance du monde "réel", son manque de compréhension des problèmes de sécurité, thème principal de la campagne présidentielle de 2002 après les attentats du 11 septembre 2001.


Éthique et colégramme

On représente souvent Lionel Jospin comme un homme à probité et intégrité extraordinaires. Il est vrai qu’aucune "affaire" n’est venue lui obscurcir l’horizon. Mais peut-on mettre sur le même plan par exemple l’esprit républicain incontestable (et reconnu en grandes pompes aux Invalides le 11 janvier 2010 à 15h00 et au Palais Bourbon le 12 janvier 2010 à 16h00) de Philippe Séguin et celui de Lionel Jospin ? Pas forcément sûr. Ou peut-être si, les historiens le diront plus tard. Comme le dit Anne Roumanoff : « Avec sa voix détimbrée et son intransigeance orgueilleuse, Lionel Jospin n’est sans doute pas assez retors pour avoir un grand destin politique. ».

La morale d’un homme se juge aussi sur ses actes. Or, si son échec dès le premier tour du 21 avril 2002 a été pour lui un coup terrible (on l’imagine bien), il a été très décevant pour tous ceux qui combattaient les thèses de l’extrême droite en refusant d’appeler à voter au second tour pour son adversaire, Jacques Chirac, et pire, en refusant même de se déplacer pour le second tour, imitant ainsi les leaders gauchistes de Lutte ouvrière considérant que Le Pen et Chirac étaient bonnet blanc et blanc bonnet. Au contraire d’un Dominique Strauss-Kahn, par exemple, qui n’a pas hésité une seule seconde à voter et faire voter Chirac (idem pour les communistes).

Est-on intègre quand on a fait passer son amertume et son ego devant sa morale politique ? Est-ce de l’intégrité ?

L’abandon politique qui a suivi était une conséquence logique de cette prédominance de l’ego sur le combat politique. Depuis, les éléphants socialistes restent bien seuls dans leurs querelles.


Suffisance du mammouth ruminant

Un ego assez bien développé est sans doute la marque ordinaire d’un leader politique de premier plan. Mais malgré l’échec, peut-on rester avec tant d’autosatisfaction et de suffisance ? « Quand je regarde en arrière, c’est le plaisir qui domine, parfois, la fierté, jamais l’amertume. (…) Je me suis personnellement accompli et j’ai servi mon pays. ».

Alors, entendre Lionel Jospin, en 2010, ruminer encore et toujours sur son échec de 2002 et n’avoir aucune capacité à faire de l’autocritique est franchement aberrant. Et décrédibilisant. L’entendre dire (comme sur France Inter le 7 janvier 2010 où son interview a dû être écourtée en raison de l'annonce du décès de Philippe Séguin) que "normalement", 2002 aurait dû se passer autrement, c’est vouloir refaire l’histoire, refuser le verdict des électeurs, et finalement, c’est toujours faire preuve de mauvais perdant. Il répète en ce moment ce type de phrase : « Nous savons tous qu’avec un peu moins de légèreté et d’imprudence à gauche, le sort de l’élection pouvait être tout autre. ».

Et de marteler avec la méthode Coué : « Je n’ai pas été la cause première de la défaite. ». Tant mieux pour sa conscience.

Le seul mea culpa, ce fut pour dire du bout des lèvres : « J’ai surestimé le rejet de Jacques Chirac, j’ai surestimé la perception positive de mon bilan. J’ai sous-estimé l’impact qu’avait la division de la gauche, j’ai sous-estimé le premier tour. Ma campagne n’a pas été assez offensive. ». Tout en se dédouanant immédiatement : « Mais quand l’attelage va à hue et à dia, c’est difficile d’être bon. ».

Pierre Moscovici, ancien ministre jospiniste et candidat éventuelle à la candidature, ne dit pas autre chose en estimant la période du gouvernement Jospin plutôt positive : « L'inventaire doit certes être établi, mais en n'oubliant jamais la force de notre actif : la table rase ne fait pas une politique ! » et en reconnaissant que l'autocritique « n'est pas, ne sera jamais le fort de Lionel Jospin – mais après tout, est-ce bien à lui de le faire, de céder à ce qui serait de sa part une auto-flagellation ? ».

Les causes réelles de son éviction ne sont pas dans la désunion de la gauche (ce n’est pas Chevènement, ce n’est pas Taubira, ce n’est pas Mamère). Il y a des causes qui proviennent de lui-même, de sa manière de se comporter avec les citoyens, et de sa politique, comme Vincent Peillon le note le 5 janvier 2010 : « Les socialistes n’ont toujours pas encore vraiment admis que leur échec de 2002 ne fut pas seulement le fait de la division de la gauche, mais aussi le résultat de leurs propres carences en matière de politique fiscale, de sécurité ou de rapport à l’Europe. ». Après huit ans, il serait temps de le reconnaître.


Toujours le passé… Et l’avenir, alors ?

Alors, Monsieur Jospin, avec tout le respect que je vous dois, je vous propose une alternative : reprenez le travail que vous avez refusé de faire en 2002, analysez les raisons réelles de votre échec, aidez vos camarades socialistes… ou alors, taisez vos ruminations une fois pour toute et tournez-vous vers l’avenir, faites des propositions pour la France et son avenir, vous qui êtes si intelligent !


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (13 janvier 2010)


Pour aller plus loin :

François Hollande présidentiable ?

Dominique Strauss-Kahn présidentiable ?

Lionel Jospin se regarde le nombril.

Quelques avis sur le retour médiatique de Lionel Jospin.

Un peu plus sur le PS.

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http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-jospinosaure-un-ruminant-68085


http://www.lepost.fr/article/2010/01/13/1884159_le-jospinosaure-un-ruminant-presarkozique-qui-rumine-encore-et-toujours.html

http://rakotoarison.lesdemocrates.fr/article-113

http://www.centpapiers.com/le-jospinosaure-un-ruminant-presarkozique-qui-rumine-encore-et-toujours/11230/

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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 10:37

Le Parti socialiste a un nouveau candidat à l’élection présidentielle. Analyse des forces et faiblesses d’une candidature de François Hollande.


yartiPSHoll201035 yartihollande09L’ancien premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande (qui a battu le record de longévité à ce poste depuis Guy Mollet, de 1997 à 2008), vient de clarifier son ambition présidentielle qu’il entretenait secrètement depuis le 21 avril 2002 et l’échec catastrophique de la candidature de Lionel Jospin.

En effet, réfutant les rumeurs le hissant à la succession de Philippe Séguin à la première présidence de la Cour des comptes (à l’instar d’un autre leader socialiste, Pierre Joxe), François Hollande (qui a intégré la Cour des comptes après ses études à l’ENA) a déclaré clairement sur Europe 1 le 10 janvier 2010 qu’il se préparait à l’élection présidentielle de 2012.


Candidat

Il l’a d’ailleurs confirmé dès le lendemain dans l’émission "Mots croisés" animés par Yves Calvi où il était opportunément confronté en direct avec un présidentiable de l’UMP, Jean-François Copé, ancien ministre et puissant président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale, qui n’a pas caché, depuis de nombreuses années, son ambition d’être candidat à l’élection présidentielle de… 2017.

L’éventualité de la candidature de François Hollande peut prêter à sourire, surtout lorsqu’on prend conscience de sa très faible notoriété. De tempérament assez simple (et donc assez proche de la vie quotidienne de ses compatriotes), il lui arrive de faire ses courses lui-même, seul, tranquillement, et dans le magasin, seul un petit tiers se retourne et le reconnaît (en exprimant surtout de la sympathie). Certes, Jean-Pierre Raffarin l’avait déjà affirmé en février 2002 : le problème de notoriété sera résolu dès que l’homme est en situation.

François Hollande est un peu l’anti-Jospin en terme de personnalité. D’un très grand humour, il est connu pour ses plaisanteries et sa capacité d’observation souvent percutante. Son problème est même le contraire de Lionel Jospin. Comment montrer son sérieux et ne plus faire sourire ? Il semble même vouloir adopter un nouveau look, plus grave, pourquoi pas ?

Après l’échec de Lionel Jospin, François Hollande avait repris le leadership des socialistes pour les élections législatives de juin 2002 et s’était même vu futur Premier Ministre, imaginant que l’union nationale qui avait fait élire Jacques Chirac contre Jean-Marie Le Pen allait installer une majorité de gauche pour équilibrer (c’était oublier la logique implacable de la VeRépublique).


Coincé entre le "je" et le "nous"

Pendant le dernier mandat de Jacques Chirac, François Hollande a cultivé deux attitudes pourtant diamétralement opposées.

D’une part, il a tout fait pour maintenir l’unité du Parti socialiste, au prix de "synthèses molles" dignes de son lointain prédécesseur Guy Mollet, ce qui n’était pas une mince affaire, surtout lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen du 29 mai 2005 où ses troupes étaient complètement divisées.

D’autre part, il se considérait comme le meilleur présidentiable de son parti pour 2007 et a attendu (vainement) qu’on vînt le chercher pour devenir un candidat de consensus. Mais il n’avait pas pris en compte le développement quasi-spontané de la popularité de sa compagne d’alors (et mère de ses quatre enfants), Ségolène Royal, contre qui il ne pouvait pas vraiment intriguer. Aujourd’hui, il a estimé qu’une confrontation directe au cours d’une primaire ne lui poserait pas de problème.

L’échec de Ségolène Royal l’a ravi au même titre que l’ensemble des éléphants socialistes. Sa loyauté irréprochable vis-à-vis de Ségolène Royal durant la campagne présidentielle de 2007 peut lui laisser espérer un renvoi d’ascenseur pour 2012.

Quelles sont les forces et les faiblesses d’une possible candidature de François Hollande ?


Les handicaps d’une candidature Hollande

Aucune expérience ministérielle

Parlons d’abord de sa faiblesse principale : François Hollande n’a jamais gouverné. Il n’a jamais été ministre et ne sait donc pas ce qu’est servir l’État au plus haut niveau. Ségolène Royal avait déjà eu un déficit de crédibilité à ce sujet en n’ayant occupé que des postes subalternes au gouvernement. François Hollande, lui, n’a pas d’expérience gouvernementale du tout, ce qui peut lui être autant préjudiciable que le fait que Dominique de Villepin, par exemple, n’ait eu aucune expérience électorale.

Certes, il peut maintenant s’enorgueillir d’avoir été élu en mars 2008 président du Conseil général de Corrèze, un département anciennement chiraquien, et quelques années avant (en mars 2001), avoir conquis la mairie de Tulle, chef-lieu de ce département. Mais ses responsabilités budgétaires n’ont pas l’importance des grosses collectivités locales comme celle que préside Ségolène Royal.

La réponse sur sa crédibilité gouvernementale pourrait être apportée sur deux plateaux. Le plateau politique : François Hollande ayant été onze ans patron de l’un des deux plus grands partis de France, dont cinq au pouvoir, il a largement la capacité à aborder tous les sujets politiques de manière globale. Le plateau institutionnel qui pourrait être une vraie différence avec Nicolas Sarkozy : François Hollande pourrait envisager une Présidence modeste, et pas une "omniprésidence". Ce qui signifierait que ce serait son Premier Ministre qui gouvernerait effectivement. Mais alors, pourquoi élire le Président et pas le Premier Ministre ?

Au jeu de l’uchronie, François Hollande pourrait même rappeler la nocivité du quinquennat qui a mis les députés en ordre de bataille derrière le Président de la République et s’amuser à rêver que si le second mandat de Jacques Chirac avait duré sept ans et pas cinq, en 2007, il n’y aurait eu que des législatives que le PS aurait sans doute gagnées, ce qui aurait amené François Hollande à …Matignon (selon Bruno Roger-Petit).

Look atypique

L’autre faiblesse est sans doute un problème d’apparence, de look, de personnalité. Il ne semble pas avoir le profil. C’est un peu désolant d’y mettre de l’importance, mais la réalité est que dans une élection présidentielle au suffrage universelle direct, le look est un élément majeur de réussite… ou d’échec.

Face à Jean-François Copé incisif, sûr de lui jusqu’à une certaine condescendance même, François Hollande fait figure d’honnête homme, de personnage modeste, de brave proche des gens, mais qu’on imagine encore mal à la tête de l’État, chef des armées, prêt le cas échéant à commander le feu nucléaire.

C’est vrai que les questions de look sont vite réglées pendant une campagne électorale. Car cela sert surtout à cela, une campagne, à se donner une posture. Gagnante ou perdante, c’est selon les critères, très fluctuants, des électeurs.

Transcourant

Autre handicap qui peut être insurmontable au pays des éléphants en primaire, c’est l’absence de courant estampillé "hollandiste".

Dès le début de sa carrière parlementaire (en 1988), il avait refusé d’appartenir à un réseau en faisant du "transcourant" pour rassembler le plus de monde derrière Jacques Delors. Chef du PS, il a toujours refusé de prendre partie personnellement dans la bataille des ego et des idées dans un parti au bord de l’éclatement. Jusqu’au congrès de Reims de novembre 2008.

Beaucoup de militants socialistes soupçonnent François Hollande de vouloir récupérer les réseaux de Ségolène Royal par l’intermédiaire de Vincent Peillon. La polémique de novembre 2009 entre Ségolène Royal et Vincent Peillon qui se disait son premier lieutenant est l’un des signes d’une probable manipulation de militants. À l’origine, le député-maire de Dijon, François Rebsamen, ami de François Hollande (qui en fit son numéro deux au PS) et soutien de Ségolène Royal en 2007, pourrait jouer un rôle essentiel dans cette "récupération" de courant (au grand dam de Ségolène Royal).


Les atouts d’une candidature Hollande

Crédibilité gouvernementale, look à améliorer, absence de réseaux efficaces. Quand on regarde de très près, François Hollande n’a pas énormément de handicaps par rapport aux points forts qu’il peut proposer aux socialistes et aux Français.

Très bon analyste politique

Premier point fort, c’est son analyse de la logique de l’élection présidentielle. Encore ce 11 janvier 2010 sur France 2, François Hollande a rappelé l’importance qu’il attache à l’organisation d’une primaire socialiste au moins un an avant l’élection présidentielle (ce qui signifie barrer la route à Dominique Strauss-Kahn). Il n’a pas tort lorsqu’il compare la majorité, en ordre de bataille depuis plus de cinq ans derrière un leader incontestable (Nicolas Sarkozy) et un parti efficace et uni (l’UMP) alors que le PS ne sait toujours pas qui sera son champion à deux ans de l’échéance. J’avais évoqué la course de lenteur après 2002 pour éviter de départager trop vite les multiples compétiteurs potentiels.

François Hollande a donc compris la logique institutionnelle que détermine l’élection présidentielle. C’est aussi pour cela qu’il a renoncé à la direction du PS. Trop lié aux "synthèses molles", il lui était impossible de se distinguer des autres éléphants puis, de se distinguer des autres partis.

Un thème dominant : la politique fiscale

Son indépendance retrouvée depuis un peu plus d’un an lui permet de s’exprimer enfin à titre personnel, et de commencer sa propre campagne présidentielle en abordant ses thèmes de prédilection. Et le principal concerne la politique fiscale. C’est sûr d’ailleurs qu’il risque de ne pas faire rêver beaucoup les gens en envisageant une refonte totale de l’imposition sur les revenus, en supprimant les mille et une niches fiscales. Quand on touche aux impôts, on ne fait que des mécontents : ceux pour qui ça profite trouvent cela normal ("encore heureux !") et ceux pour qui ça empire ne peuvent que râler.

Le thème fiscal n’est donc pas vraiment porteur, mais il est responsable puisque François Hollande se base avant tout sur la catastrophique dette publique et les déficits publics qui ne cessent de s’accroître. Responsable donc car soucieux de l’intérêt général (en particulier des jeunes générations qui vont devoir payer les pots cassés depuis trente ans), mais aussi très habile politiquement.

Court-circuiter le MoDem et rassembler la gauche

Car cette posture plaçant la dette comme point fondamental, c’est exactement le discours que tient François Bayrou depuis presque 2002 et l’un des thèmes majeurs de sa campagne présidentielle de 2007. Prendre à François Bayrou ce thème est donc un élément tactique fort astucieux qui ôte la spécificité du candidat centriste et qui redonne à la gauche sa crédibilité économique (rassurant notamment les principaux acteurs économiques et financiers).

Ce type d’habileté politique n’est pas nouveau avec François Hollande. Il a joué sur ce registre pendant tout le temps où il dirigeait le PS. C’est d’ailleurs sur ses synthèses qui refusèrent de départager entre le social-libéralisme et l’altermondialisme que François Hollande peut aussi prétendre qu’il serait le plus apte, au PS, à rassembler toute la gauche au second tour, de Dominique Strauss-Kahn (voire François Bayrou) aux écologistes et aux communistes (voire aux gauchistes du NPA).

Une intelligence politique percutante mais méconnue

Bizarrement, François Hollande subit le même type de réputation qu’un Jacques Toubon par exemple, un peu falot alors qu’il jouit d’une très grande intelligence d’analyse. L’avantage, c’est qu’il ne risque pas d’être pris pour un homme méprisant ou condescendant, ni pour un homme dangereux ; il peut donc surprendre plus facilement ses adversaires.

Le succès qu’il a obtenu personnellement aux élections régionales de mars 2004 et européennes de juin 2004, ainsi qu’aux élections municipales de mars 2008 (les seules élections qu’il était en capacité de mener pleinement, au contraire des élections présidentielles de 2002 et 2007, et des législatives consécutives, qui dépendaient avant tout des candidats) montrent qu’à l’évidence, François Hollande a beaucoup de potentiel dans la conduite de campagnes électorales. Il l’a aussi prouvé en Corrèze sur un terreau pas évident.

Intelligence également illustrée par un très beau sens de la répartie, comme sur France 2 lorsque Yves Calvi lui a demandé si Jean-François Copé avait la stature d’un candidat à l’élection présidentielle, il a simplement répondu : « Oui, en 2017 ! ».


Le rasoir de François Hollande

Le lieutenant de Laurent Fabius, Guillaume Bachelay s’était fait connaître au prix de l’humour politique avec cette petite phrase assassine : « La présidentielle, Hollande y pense en nous rasant. ».

Aujourd’hui, il est possible que François Hollande, poursuivant son bonhomme de chemin, commence à raser de plus en plus, et pas seulement les murs…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (12 janvier 2010)


Pour aller plus loin :

François Hollande prêt.

Dominique Strauss-Kahn sera-t-il Président de la République française ?

Émission "Mots croisés" sur France 2 le 11 janvier 2010 : débat François Hollande vs Jean-François Copé.

Un peu plus sur le PS.


yartiPSHoll201040 yartihollande02


http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/l-ambition-presidentielle-de-68039

http://fr.news.yahoo.com/13/20100112/tot-l-ambition-presidentielle-de-francoi-89f340e.html

http://www.lepost.fr/article/2010/01/12/1882409_l-ambition-presidentielle-de-francois-hollande-lui-aussi-se-rase.html

http://rakotoarison.lesdemocrates.fr/article-111

http://www.centpapiers.com/l’ambition-presidentielle-de-francois-hollande-lui-aussi-se-rase/11203/


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