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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 08:04

(dépêches)


http://fr.news.yahoo.com/80/20090824/tpl-ps-aubry-sous-pression-avant-laroche-7102401.html
http://www.lefigaro.fr/politique/2009/08/24/01002-20090824ARTFIG00004-ps-aubry-sous-pression-avant-larochelle-.php
PS : Aubry sous pression avant La Rochelle

Nicolas Barotte et François-Xavier Bourmaud, envoyés spéciaux à Frangy (Saône-et-Loire) et à Marseille
24/08/2009 | Mise à jour : 11:02 | Commentaires  131 | Ajouter à ma sélection

Martine Aubry voulait se concentrer sur le projet socialiste avant d'aborder l'organisation de la campagne présidentielle. Crédits photo : AFP
À la veille de l'université d'été du parti, Vincent Peillon et Arnaud Montebourg ont imposé dans le débat la question des alliances et des primaires, que la première secrétaire voulait esquiver.
 
Dure rentrée pour Martine Aubry. À la veille de sa première université d'été en tant que chef du PS, ses opposants l'ont mise sous pression pour qu'elle se prononce sur les deux sujets qu'elle comptait justement esquiver à La Rochelle : le périmètre des alliances du parti et l'organisation de primaires ouvertes pour désigner le candidat de la gauche en 2012. «Le problème, c'est que tout le monde joue avec la même boîte de cubes mais que tout le monde ne les met pas au même endroit pour commencer le montage», explique Claude Bartolone, l'un des lieutenants de Martine Aubry à la direction du PS.

Les cubes ? Il y en a cinq : la remise du parti au travail, la construction du projet socialiste, la reprise de contacts avec la société civile, les primaires ouvertes et les alliances du PS. Tout le débat qui agite le PS en ce moment consiste à savoir dans quel ordre les assembler pour que la gauche puisse espérer l'emporter sur Nicolas Sarkozy en 2012. Martine Aubry estime avoir d'ores et déjà remis le PS au travail, notamment avec le contre-plan de relance de janvier. Elle comptait sur La Rochelle pour montrer un PS à nouveau en prise avec les chercheurs et les intellectuels pour enclencher la construction du projet. Ce n'est qu'ensuite qu'elle souhaitait se pencher sur les primaires et les alliances. «Quel est le moteur qui donnera une chance à ces primaires de réussir ?, demande Claude Bartolone. C'est bien le projet. Quant aux alliances, après le discours de Marielle de Sarnez à Marseille, il faut qu'une personnalité du MoDem s'exprime à la rentrée pour le confirmer. On ne peut pas avoir d'un côté Mercier qui entre au gouvernement et de l'autre ce type de propos.»

Mais en préemptant la rentrée officielle des socialistes vendredi à La Rochelle, Vincent Peillon a fait de la question des alliances la question prioritaire. D'autant qu'à Marseille, ce week-end, Marielle de Sarnez a fait basculer le MoDem a gauche. Applaudie debout par les militants du courant L'Espoir à gauche, la numéro deux du parti de François Bayrou l'a assuré : «Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous oppose». En l'occurrence, l'«ultrapersonnalisation du pouvoir en place, l'hégémonie et la partialité de Nicolas Sarkozy». Son discours assorti d'attaques contre les bonus des traders ou le comportement des banques ne pouvait qu'enchanter les socialistes. «Je t'avais dit que tu serais bien accueillie, tu en as la preuve. Il faut dire que tu as mis la barre à gauche. Ça va être difficile pour Robert», a commenté François Rebsamen, qui animait les débats, avant de passer la parole à l'ancien leader communiste Robert Hue. Du PC au MoDem en passant par les Verts, avec Daniel Cohn-Bendit, et le PRG, avec Christiane Taubira, la photo de famille réalisée par Vincent Peillon ce week-end à Marseille était en tout cas réussie. Si le courant qu'il anime défend également l'idée de primaires ouvertes à l'ensemble des électeurs de gauche, c'est en revanche Arnaud Montebourg qui a réussi à imposer le sujet au programme de La Rochelle.

Dimanche, à Frangy-en-Bresse, pour sa traditionnelle Fête de la rose, le député de Saône-et-Loire a distribué le rapport rédigé sur le sujet avec Olivier Ferrand, le président de la fondation Terra Nova. «Un brûlot dangereux, plaisante Montebourg, grinçant. Nous avons travaillé pendant quatre mois comme des chrétiens dans les catacombes, sous le pas de la légion romaine.» Mercredi, Ferrand compte lancer un «appel citoyen» en faveur du processus.


Benoît Hamon enfonce le clou

L'objectif est clair : mettre Martine Aubry au pied du mur. «Elle est sous la pression de sa majorité et de ses amis. Il faut qu'elle parle», demande Montebourg, qui menaçait il y a quelques jours de quitter le PS s'il n'obtenait pas gain de cause. «Un dirigeant politique a le droit, de temps en temps, de faire part de son découragement», explique-t-il, en reconnaissant qu'il «n'est pas très heureux» au PS aujourd'hui, faute de combats remportés. «Je suis secrétaire national à la rénovation, pas à la conservation.» Ses proches font part de son agacement. Entre Aubry et lui, les relations sont devenues difficiles.

Mais il n'est pas seul dans son combat. Invité de la Fête de la rose, le porte-parole Benoît Hamon enfonce le clou. Il est favorable à une primaire ouverte aux partis de gauche. «C'est le moyen de choisir un candidat qui soit un candidat sérieux contre Nicolas Sarkozy», explique l'ancien député européen. La présidentielle étant dans trois ans, «il ne faut pas que cela traîne trop» pour décider de l'organisation de la primaire. En aparté, il admet que pour faire avancer l'idée et convaincre les autres partis de gauche, au moins les Verts ou les radicaux, il faut «un peu de doigté et de diplomatie».

À entendre Hamon et Montebourg, ils ne seraient pas loin d'atteindre leur objectif. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, s'est déclaré, samedi, favorable aux primaires, soulignent-ils. «Un consensus est en train d'émerger», assure Montebourg. Il ne lui reste plus qu'à convaincre François Hollande et Laurent Fabius, qui sont réservés ou hostiles, et surtout la première secrétaire, Martine Aubry. Ou alors la question continuera à la poursuivre.

LIRE AUSSI :

» INTERVIEW - «Une primaire à gauche ne peut laisser le MoDem indifférent»

» Les Français défavorables à des alliances PS-MoDem

» Du MoDem au PCF, Peillon se pose en rassembleur

http://www.lefigaro.fr/politique/2009/08/22/01002-20090822ARTFIG00356-du-modem-au-pcf-peillon-se-pose-en-rassembleur-.php
Du MoDem au PCF, Peillon se pose en rassembleur

Bastien Hugues (lefigaro.fr), avec François-Xavier Bourmaud à Marseille
23/08/2009 | Mise à jour : 15:09 | Commentaires  277 | Ajouter à ma sélection

Crédit photo : AFP.
Aux ateliers d'été de son courant «L'espoir à gauche», l'eurodéputé socialiste est parvenu à réunir autour de lui des personnalités du MoDem, du PCF, des Verts et du PRG. Une façon de presser Martine Aubry à opérer un tel rassemblement pour les prochaines échéances électorales.
 
De très nombreux photographes pour immortaliser un instant inédit. Samedi après-midi, aux premiers ateliers d'été de «son» courant, «L'espoir à gauche», Vincent Peillon a réussi son pari. Dans les jardins du Pharo, à Marseille, l'eurodéputé socialiste est parvenu à rassembler Daniel Cohn-Bendit (Verts), Marielle de Sarnez et Jean-Luc Benhamias (MoDem), Robert Hue (PCF) et Christian Taubira (PRG). Petites boutades par ci, sourires généreux par là. Et tous bras dessus bras dessous, pour une grande «photo de famille progressiste». «Jetez-nous des grains de riz !», s'amuse Vincent Peillon, pas peu fier d'avoir gagné son coup en incluant le MoDem dans son ouvrage.

Puis à la tribune, le député européen multiplie les messages à l'intention de Martine Aubry. «A Marseille, un espoir est né», s'enthousiasme-t-il à la tribune, appelant à un grand «rassemblement socialiste, écologiste et démocratique». «A moins d'être sourd, aveugle et désespérément cynique, il s'agit d'un événement historique dans l'histoire de la gauche française», insiste-t-il, espérant dans une mise en garde à la première secrétaire du PS que «ce qui avait été refusé jusqu'à présent sera maintenant médité». «La responsabilité historique de notre génération est d'ouvrir le nouveau cycle politique dont nous avons besoin», conclut-il devant un amphithéâtre comble et enthousiaste de 1.500 personnes.


Sarnez convaincue

Une union de la gauche élargie à laquelle la vice-présidente du MoDem, Marielle de Sarnez, a montré son adhésion. «Nous venons d'horizons divers mais si nous croyons qu'il y a de l'insupportable dans ce qui se fait aujourd'hui (...) alors ce qui nous rassemble est plus fort que ce nous divise», lance-t-elle. Standing ovation assurée. Fustigeant l'«ultrapersonnalisation du pouvoir», l'«hégémonie» et la «partialité» de Nicolas Sarkozy, le bras droit de François Bayrou enfonce le clou : «Tous ceux qui partagent ces convictions ont à faire ensemble. Ensemble. Pas les uns sans les autres. Et pas les uns contre les autres». «Les temps appellent des comportements nouveaux. Nous avons beaucoup à faire ensemble», termine-t-elle, parlant «au nom d'une famille politique qui a coupé ses amarres pour rester fidèle à ses valeurs».


Cohn-Bendit prudent



Crédit photo : AFP.
Plus distancié que ses collègues, Daniel Cohn-Bendit se montre prudent, estimant que «l'unité ne se décrète pas», mais plaidant malgré tout pour un «rassemblement écologiste, socialiste et démocratique». Avec une once de provocation, il lance un avertissement aux socialistes : «Si vous voulez un rassemblement, au bout duquel c'est vous qui décidez, et que [les partenaires] se retrouvent dans la chambre de bonne, alors le président en 2012 sera Sarkozy».

En juin, Martine Aubry avait indiqué vouloir des alliances à la carte aux régionales, et privilégier la stratégie du «si besoin», sous-entendant d'éventuelles alliances avec le MoDem au second tour, mais pas au premier. A une semaine de l'université d'été du PS à La Rochelle, la balle semble désormais dans le camp de la première secrétaire. Vincent Peillon, lui, compte maintenant s'atteler à l'organisation de «grands débats autour des questions centrales». Parmi elles, l'école, l'université, l'information ou la justice fiscale.

http://www.lefigaro.fr/politique/2009/08/23/01002-20090823ARTFIG00135-les-francais-defavorables-a-des-alliances-ps-modem-.php
Les Français défavorables à des alliances PS-MoDem

B.H. (lefigaro.fr) avec AFP
24/08/2009 | Mise à jour : 07:58 | Commentaires  134 | Ajouter à ma sélection

Samedi, Vincent Peillon a plaidé pour un grand «rassemblement socialiste, écologiste et démocratique», au côté de Daniel Cohn-Bendit (Verts), Marielle de Sarnez (MoDem), Robert Hue (PCF) et Christiane Taubira (PRG). Crédit photo : AFP.
Au lendemain du rassemblement PS-PCF-PRG-Verts-MoDem organisé par Vincent Peillon à Marseille, un sondage publié dans Libération révèle que les Français préfèreraient des alliances du PS avec Europe Ecologie plutôt qu'avec le MoDem.
 
Une grande alliance de la gauche, qui irait des communistes aux démocrates en passant par les socialistes et écologistes, n'emballe pas les Français. Selon un sondage Viavoice paru lundi dans Libération*, seuls 42% des personnes interrogées se disent favorables à une alliance PS-MoDem, alors que le taux passe à 52% pour un rapprochement du PS avec la gauche antilibérale et surtout à 64% pour une union avec Europe Ecologie.

Dans le détail, les sympathisants de gauche et du PS sont encore plus nombreux à approuver ces alliances avec les écologistes et l'extrême gauche. Les sympathisants socialistes sont en outre les seuls à approuver majoritairement (52%) des alliances PS-MoDem.

Samedi, aux ateliers d'été de son courant «L'espoir à gauche», l'eurodéputé socialiste Vincent Peillon avait réuni autour de lui des personnalités du MoDem, du PCF, des Verts et du PRG, et appelé à un grand «rassemblement socialiste, écologiste et démocratique». Une façon de presser Martine Aubry à opérer un tel rassemblement pour les prochaines échéances électorales. «Ce qui nous rassemble est plus fort que ce nous divise», avait lancé la vice-présidente du MoDem, Marielle de Sarnez. Une union de la gauche élargie vivement critiquée dimanche par le leader du NPA, Olivier Besancenot. «Les grandes manoeuvres commencent», a-t-il fustigé lors de l'ouverture de la première université d'été du NPA, à Port-Leucate.

Par ailleurs, près des trois quarts des Français (73% contre 22%) jugent que le PS ne doit pas changer de nom, comme le propose notamment Manuel Valls. Pour plus d'un Français sur deux (53%), la priorité du parti de Martine Aubry est de «travailler sur son projet» plutôt que de «résoudre son problème de leadership» (43%).



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» La cote de popularité de Sarkozy en hausse

Selon la même enquête Viavoice*, le président Nicolas Sarkozy recueille 48% d'opinions positives, en hausse de 3 points par rapport à juillet, contre 51% d'opinions négatives. Le premier ministre François Fillon recueille 50% d'opinions positives (stable par rapport à juillet) et 47% d'opinions négatives (+6).

Quant au baromètre des personnalités de gauche, c'est toujours le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, qui est en tête avec 63% d'opinions positives (+6). Dominique Strauss-Kahn arrive en deuxième position avec 57% d'opinions positives (+4). Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, se classe troisième à 49% (+5), devant Daniel Cohn-Bendit (Europe-Ecologie) qui recueille 48% d'opinions positives (+4). La première secrétaire du PS Martine Aubry arrive en cinquième position à 47% d'opinions positives (+2).

*Ce sondage a été effectué par téléphone les 20 et 21 août sur un échantillon de 1.019 personnes, représentatif de la population âgée de 18 ans et plus. Notice détaillée disponible auprès de la commission nationale des sondages.

http://www.lefigaro.fr/politique/2009/08/24/01002-20090824ARTFIG00307-primaire-a-gauche-le-modem-n-est-pas-indifferent-.php
Primaire à gauche : le MoDem n'est «pas indifférent»

Propos recueillis par Rodolphe Geisler
24/08/2009 | Mise à jour : 07:52 | Commentaires  34 | Ajouter à ma sélection
INTERVIEW - Jean-Luc Bennahmias, vice-président du Mouvement démocrate, appelle le PS à dépasser les «vieux schémas» du type gauche plurielle.
 

LE FIGARO - Le ni-droite, ni-gauche du MoDem, c'est fini ?
Jean-Luc BENNAHMIAS - Il n'y a jamais eu de ni-droite ni-gauche. Il y a simplement eu aux municipales des stratégies locales en fonction, non pas de l'étiquette politique, mais du bilan de l'équipe sortante. Pour les élections à venir, régionales et élections suivantes, nous voyons mal comment des alliances avec la majorité présidentielle sont conciliables avec l'alternative politique que voulons créer depuis la naissance du MoDem.

Dans les régions, seriez-vous prêts à participer à des majorités avec le Parti communiste ou le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon ?
Chaque chose en son temps. On a devant nous les trois ou quatre mois nécessaires pour débattre dans le MoDem et à l'extérieur des meilleurs stratégies à adopter pour créer cette alternative politique que nous souhaitons. Nos concitoyens ont bien d'autres préoccupations que les élections régionales.

Ne craignez-vous pas de désorienter une partie de votre électorat ? Notamment celle issue de la vieille UDF…
C'est un risque, c'est bien pour ça qu'il nous faut discuter dans les prochaines semaines pour que les différentes cultures politiques présentes dans le MoDem et notre électorat comprennent notre stratégie.

Avec cette barre à gauche, le MoDem ne risque-t-il pas de perdre sa spécificité centriste en devenant, entre les Verts et le PRG, un simple supplétif du PS ?
La vraie question c'est : est-ce que la gauche est capable de comprendre qu'aujourd'hui pour créer une alternative politique au règne de Nicolas Sarkozy, il faut élargir les espaces politiques et ne pas recommencer les vieux schémas du genre union de la gauche et gauche plurielle ? D'ailleurs, le débat se pose exactement de la même manière pour l'écologie politique.

Pour 2012, Arnaud Montebourg propose une primaire élargie pour désigner le candidat de la gauche. Selon, vous, François Bayrou serait-il prêt à y participer ?
S'il s'agit uniquement de désigner le candidat de la gauche, il n'y a peu de chance que nous y participions. Mais, par rapport à cette élection essentielle, il reste du temps pour y réfléchir. En tous cas, cela ne peut pas nous laisser indifférents.

LIRE AUSSI :

» Les Français défavorables à des alliances PS-MoDem

» PS : Aubry sous pression avant La Rochelle

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/08/25/primaires-le-pari_1231641_823448.html#xtor=AL-32280184
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-823448,50-1231641,0.html
Edito du Monde
Primaires : le pari
LE MONDE | 25.08.09 | 14h38  •  Mis à jour le 25.08.09 | 14h40


es socialistes le savent, le répètent, s'en exaspèrent ou s'en désolent : les échecs répétés à l'élection présidentielle, les divisions incessantes, les guerres fratricides, les erreurs ou les faiblesses de ses dirigeants, depuis de longues années, ont plongé le Parti socialiste dans une grave crise de "leadership".

 
En dépit de l'abondance des postulants, ils ne parviennent pas à choisir un ou une chef capable de les remettre sérieusement au travail et d'affronter l'élection majeure - la présidentielle - avec quelque chance de succès. De cette impuissance est née l'idée d'organiser des élections primaires pour désigner leur candidat au prochain scrutin de 2012. Et d'élargir cette consultation à l'ensemble des sympathisants socialistes, voire de la gauche (et non plus aux seuls adhérents du PS, comme en 2006, lors de la désignation de Ségolène Royal). Lancé par la Fondation Terra Nova, prolongé par un vigoureux rapport d'Arnaud Montebourg en juin, le projet est en passe de s'imposer.

Bon gré, mal gré, tous les caciques socialistes sont en effet en train de s'y rallier, y compris ceux qui étaient réticents ou hostiles, comme le maire de Paris, Bertrand Delanoë, ou l'ancien premier ministre, Laurent Fabius. Martine Aubry ne pourra donc pas éluder la question à la fin de la semaine, lors de l'université d'été de son parti, à La Rochelle. Elle espérait reporter cette décision après les régionales de mars 2010 pour donner la priorité à la refondation du projet ; on voit mal, désormais, comment elle pourrait ne pas approuver le principe de telles primaires. Restera à en définir les modalités et le calendrier, ce qui ne sera pas une mince affaire.

Le pari est à très haut risque. Pour leurs partisans, les primaires sont la potion magique, capable de régler d'un coup non seulement la question de la désignation du candidat présidentiel, mais également celle, déterminante, des alliances (grâce à l'ouverture du processus à un cercle beaucoup plus large que les seuls socialistes) et celle, tout aussi décisive, du projet (grâce à la dynamique du débat engagé entre les candidats à la candidature).

Mais la démarche n'est pas moins symptomatique de l'impuissance actuelle du PS. Une impuissance parfaitement résumée par Laurent Fabius pour expliquer son ralliement aux primaires : c'est devenu "inévitable". Le mot est aussi lucide que cruel : le Parti socialiste est condamné à gagner ce pari pour espérer éviter, demain, une crise qui pourrait être mortelle.



Article paru dans l'édition du 26.08.09



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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 15:39

(dépêches)

 

La députée de Paris Martine Billard quitte les Verts et rejoint Jean-Luc Mélenchon

 


http://www.martinebillard-blog.org/index.php?2009/07/08/346-pourquoi-je-demissionne-des-verts
Pourquoi je démissionne des Verts
À 15:02 | Coup de gueule

J’ai décidé de démissionner aujourd’hui d’une organisation dont le projet n’a plus que de lointains rapports avec celui auquel j’avais adhéré il y a 16 ans. A cela, il y a 3 raisons majeures :


1/ l’incompréhension des réalités du monde du travail


Du fait de leur composition sociale (très peu de salariés du secteur privé en dehors des secteurs de la communication et de l’informatique) et de leur vision restreinte de l'écologie, les Verts se préoccupent peu des questions sociales et encore moins du travail, en dehors de déclarations généralistes. A l'exception du champ environnemental, ce sont toujours les mêmes militants, ceux qu’on appelle la « gauche des Verts », qui sont présents depuis des années sans réel soutien du parti Verts et souvent même en opposition avec d'autres militants pour qui il est incongru de perdre son temps avec le social lorsqu'on est écologiste. Les Verts apposent leur signature sur beaucoup d’appels à mobilisations ou de déclarations de soutien mais, concrètement, sont très peu impliqués dans les collectifs et réseaux associatifs non-environnementaux et encore moins syndicaux.


2/ un parti de plus en plus institutionnel

J’ai rejoint les Verts en 1993 pour l’écologie, le féminisme et la politique autrement. C’était un parti bouillonnant, parfois imprévisible mais toujours vivant. Ce n’est plus le cas aujourd’hui où tout débat véritable est étouffé au profit d’un seul objectif, obtenir le plus d’élus possibles. Certains appellent cela du pragmatisme, malheureusement cela tourne souvent à l’opportunisme.


La politique autrement a aussi été rejetée au rang des vieilleries à jeter au rebut : le cumul des mandats s’étend et se revendique (la moitié des parlementaires nationaux, bon nombre de conseillers régionaux). La course aux postes est constante et manifestement déjà relancée par le récent succès d’Europe Ecologie. La démocratie interne s'est réduite à une peau de chagrin et le fonctionnement clanique imprègne beaucoup de décisions : la transparence est en net recul et nombre de demandes d’éclaircissements y compris au sein des instances de délibération des Verts (Conseil national interrégional) restent lettre morte.


3/ l’effacement du clivage droite/gauche


J’ai toujours été une femme de gauche et je le reste. Je sais que certains considèrent cela comme dépassé, archaïque, ringard. C’est vrai que les partis de gauche sont souvent désespérants et incapables de comprendre les enjeux du 21ème siècle. Mais, à droite, Nicolas Sarkzy est porteur d'un projet libéral-autoritaire pleinement assumé et il faudrait avoir honte d’être de gauche ? Lorsque la gauche se délite, comme dernièrement en Italie, c’est la droite dure et populiste qui occupe l’espace politique, et non le centre ou l’écologie.


J’ai été élue députée en 2002 sur la base d’une candidature écologiste soutenue par le Parti socialiste au premier tour et par l’ensemble des forces de gauche au second tour. J’ai été réélue en 2007 dans une configuration similaire (Verts-PS-PRG, au premier tour et toute la gauche au second).


Je ne peux donc me réjouir de la crise de la gauche alors qu’aucune force de gauche n’est encore prête à prendre le relais pour proposer un nouveau projet politique de transformation sociale, écologique et démocratique à la hauteur des réponses à apporter à la crise globale du système à l’échelle de la planète.


Mes convictions écologistes n’ont pas changé, elles se sont même renforcées. Mais justement, parce que l’urgence est de plus en plus grande, je ne peux me résoudre à une simple gestion environnementale du système, toute positive qu’elle soit, sans que cela ne s’articule à un projet global clair. Pour affronter la crise actuelle - économique, sociale, démocratique et écologique -, il faut apporter des réponses qui ne se contentent pas de changements à la marge. Les Verts n’ont plus cette audace : d’un parti pour la transformation de la société, ils sont devenus un parti d’accompagnement.


Les résultats des européennes constituent certes une bonne nouvelle pour l'écologie mais je suis en désaccord avec le projet politique d'Europe-Ecologie, tel que confirmé ces derniers jours par ses animateurs. En effet, je ne peux me retrouver dans un rassemblement qui entretient la confusion quant au clivage droite/gauche, au point, pour certains, de prôner un élargissement du rassemblement jusqu'à des environnementalistes membres du gouvernement UMP ou participant à des exécutifs municipaux de droite.


J’ai donc décidé de faire le pari de construire ailleurs la synthèse entre le social et l’écologie pour laquelle je me suis battue pendant 16 ans chez les Verts. C'est pourquoi, avec Paul Ariès, objecteur de croissance et directeur du journal Le Sarkophage, nous lançons un appel aux écologistes de gauche afin d'oeuvrer à l'évolution du Parti de Gauche en ce sens, en participant à la préparation de son congrès programmatique de fin d'année.


Face à l’hégémonie de la droite en Europe, c’est une force de gauche et écologiste qui est nécessaire, et non une force centriste.


Martine Billard
Paris, le 8 juillet 2009




http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/07/08/petits-remous-a-la-gauche-des-verts-troublee-par-le-positionnement-d-europe-ecologie_1216643_823448.html
8 juillet 2009 3 08 /07 /2009 15:44
Petits remous à la gauche des Verts troublée par le positionnement d'Europe Ecologie
Source : lemonde.fr

La campagne d'Europe Ecologie et les appels du pied au MoDem ont été la goutte d'eau de trop. La députée de Paris Martine Billard a décidé de quitter les Verts et de rejoindre le Parti de gauche. Elle devrait l'annoncer, mercredi 8 juillet, lors d'une conférence de presse au côté de Jean-Luc Mélenchon. Dans une tribune qu'elle signe avec Paul Ariès, économiste et théoricien de la décroissance économique, à paraître le 9 juillet dans Politis, elle explique être désormais convaincue que "le Parti de gauche peut être un vecteur de la convergence des exigences sociale et écologiste".

Voilà des mois que la députée, animatrice de la gauche des Verts, ne cachait plus sa lassitude. Elle avait tempêté contre le refus de la direction de son parti de signer les communiqués unitaires des partis de gauche de soutien aux manifestations syndicales du printemps. Puis raillé l'inquiétude soudaine de certains membres de l'exécutif sur l'"absence de la dimension sociale" dans la campagne européenne d'Europe Ecologie.

Les déclarations de Daniel Cohn-Bendit appelant les "écologistes du MoDem" à rejoindre son mouvement, samedi 4 juillet, l'ont définitivement persuadée que le projet politique proposé - "le rassemblement des écolos" - n'était plus le sien. Son courant a perdu du terrain depuis le dernier congrès en décembre 2008. Et elle en a marre de "servir d'alibi social". "Le social n'est qu'un discours, pas une conviction profonde chez les Verts", explique Mme Billard. A ses yeux, il y a désormais deux projets écolos : "Celui du clan Cohn-Bendit est d'occuper le centre à la place de Bayrou. Moi, je suis écolo et de gauche."

Contactée en février par M. Mélenchon pour prendre la tête de liste du Front de gauche dans le Sud-Est, elle avait décliné son offre, encore sceptique sur la conversion à l'écologie du président du Parti de gauche. Entretemps, M. Mélenchon a martelé sa volonté d'inclure l'écologie dans son programme en défendant une nouvelle "planification écologique". Désormais, elle le croit.

Persuadée que le résultat des listes Europe Ecologie va obliger l'ensemble des forces politiques à se remettre en question, Mme Billard participera donc au second congrès de fondation du Parti de gauche en décembre. Avec Paul Ariès, elle espère pouvoir faire changer le nom du parti de M. Mélenchon en "parti de gauche écologiste". "On veut que l'identité écolo s'affiche. C'est un pari dans un parti dont ce n'est pas la tradition. Mais c'est le moment car tout bouge à gauche", croient-ils.

C'est en tout cas une belle prise pour le sénateur de l'Essonne qui veut asseoir son parti à la gauche du PS. Il affirme que ces ralliements ne sont pas les premiers. Depuis quelques semaines, le PG a vu arriver des militants Verts, ou des "ex" qui avaient quitté leur parti lors de la présidentielle, ne se trouvant plus dans l'orientation "recentrée" de leur parti. Des partants seraient ainsi annoncés en Ile-de-France, Poitou-Charentes, Pays de la Loire et en Picardie. La direction des Verts assure n'être au courant d'aucun départ. "Nous souhaitons garder tout le monde", assure Jean-Vincent Placé, membre de l'exécutif. Il dit même "faire très attention" à l'aile altermondialiste de son organisation. Et tenir à trouver une place pour Mme Billard aux "journées d'été du rassemblement" en août. Trop tard.

Sylvia Zappi


 

 

 

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 14:35

(dépêche)



Hadopi : La deuxième mort d'Arnaud Montebourg.

Marc Vasseur - Mardi 12 mai 2009
Arnaud Montebourg fait parti de ces hommes politiques aux reniements faciles.

Créateur de la 6eme République, ardent défenseur de la lutte contre le cumul des mandats, il a pourtant une journée de décembre décidé de s'asseoir sans plus de considération sur des valeurs qu'il a défendu pendant près de 10 ans.

Du jour au lendemain, il est devenu Député, Président du Conseil Général au nom bien sûr des intérêts supérieurs de la nation... dans ces cas là, l'emphase boursouflée est plus que nécessaire probablement pour mieux s'en convaincre soi-même.

De même, on a bien compris ses atermoiements pour le congrès socialiste de Reims, le tout était de trouver une jolie place dans la direction... il a gagné les galons de rénovateur en chef, depuis il rénove dans son coin.

Aujourd'hui, après un débat qui a eu lieu au sein du Groupe Socialiste... enfin, on l'espère... après avoir écouté une jeunesse qu'il se fait fort de comprendre qui pour certains sont aussi socialistes, donc aujourd'hui, il a préféré s'abstenir sur la loi Hadopi.

Bien évidemment, il argumente son abstention... mais comme pour la question du cumul, on est en droit de douter de la force de ses conviction et ce d'autant plus que sa femme, Hortense de Labriffe, est  déléguée générale de l'Association des Producteurs Indépendants (API), et de l'Union des Cinémas (UniCiné), deux lobbys du cinéma.

Arnaud Montebourg est donc mort une deuxième fois au cours de la journée du 12 mai 2009.

Le plus grave, c'est que ce secrétaire national du Parti Socialiste porte un coup grave au Parti Socialiste déjà en mal de crédibilité.

La question de la décomposition du PS est plus que jamais d'actualité. Au fait, c'était quand le printemps des Libertés, j'ai bien peur que les européennes annoncent un été meurtrier...

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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 09:39

(dépêches)



http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/action-culturelle/celebrations-nationales/2009/vie-politique/daniel-mayer/
Daniel Mayer
Paris, 29 avril 1909 – Orsay, 29 décembre 1996
 
Daniel Mayer, secrétaire général du parti socialiste, et Léon Blum, chef du gouvernement, lors du congrès de la SFIO (section française de l’internationale ouvrière), le 3 décembre 1946
© Rue des Archives/AGIP


L’âge ne l’avait pas affecté. Le regard était demeuré brillant de malice et de bonté chez le haut dignitaire de la République. En lui survivait le gamin de Paris, le petit gavroche juif du XXe arrondissement. De sa jeunesse dans ce quartier populaire, Daniel Mayer avait toujours conservé la nostalgie. Là, au contact des ateliers et des artisans, souvent d’origine étrangère, il avait mesuré la dure condition ouvrière de l’époque. À 18 ans, il avait rejoint les jeunesses socialistes. Le socialisme pour lui n’était pas qu’un choix politique. Il se nourrissait d’une passion de la justice ou, plus précisément, du refus de toutes les injustices, qu’elles soient sociales, économiques, ou judiciaires.

 

Comme son maître Léon Blum qu’il n’a cessé de révérer, Daniel Mayer servit avec la même conviction la cause du socialisme et celle de la liberté. Il avait combattu les accords de Munich et dénoncé ceux qui avaient voté en juillet 40 à Vichy les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Courageux comme peu d’hommes le furent dans les années noires de l’Occupation, Daniel Mayer, avec son épouse, joua un grand rôle dans la Résistance. Il anima les réseaux clandestins socialistes et les représenta au Conseil national de la Résistance. Il fut membre de l’Assemblée consultative et constituante. Après la Libération, il fut le premier artisan de la reconstruction de la SFIO.

 

Sous la IVe République, constamment élu député socialiste de la Seine, ministre du Travail de 1946 à 1949, il contribua grandement à l’implantation de la Sécurité sociale. Il dénonça les excès odieux de la guerre en Algérie, refusant les pleins pouvoirs au gouvernement auquel son parti collaborait. Comme Pierre Mendès France, sa carrière politique s’acheva avec la IVe République.

 

Ce combattant inlassable des libertés consacra dès lors son énergie et son talent à défendre la cause des droits de l’homme. Il assuma la présidence de la Ligue des droits de l’homme jusqu’en 1975, puis de la Fédération internationale des droits de l’homme. Le président Mitterrand l’appela à siéger au Conseil supérieur de la magistrature en 1981 et, en février 1983, le nomma à la présidence du Conseil constitutionnel. En février 1986, à la demande de François Mitterrand, il accepta de renoncer à la présidence de cette institution en ma faveur. Je lui garde de cette marque rare d’amitié et d’estime une profonde reconnaissance.

 

J’ai vécu à ses côtés au Conseil constitutionnel pendant six ans. Tous les membres appréciaient la force de ses convictions républicaines, sa passion de la liberté et, aussi, son humour et sa délicatesse. Il était un modèle et un ami. Et pour tous ceux qui l’ont connu et aimé, Daniel Mayer demeure au Panthéon de leur mémoire.

 

Robert Badinter
ancien ministre de la Justice,
ancien président du Conseil constitutionnel

http://www.re-so.net/spip.php?article1735


Accueil du site > CONNAITRE > Voyage dans la Gauche > Les grandes figures
Daniel MAYER
(1909-1996)
Daniel Mayer est né en 1909.
Adhérent à la SFIO en 1927, il travaille comme journaliste au Populaire. Proche de Léon Blum, Daniel Mayer entre dans la Résistance en janvier 1941 et y fonde le Comité d’action socialiste. Bientôt rejoint par Pierre Brossolette, il anime ainsi les réseaux de résistants socialistes en même temps qu’il reconstruit une SFIO clandestine après que le régime de Vichy a achevé de liquider la démocratie. Daniel Mayer s’investit énormément pour convaincre socialistes et communistes (...)
mis en ligne le 17 octobre 2005 - 488 visites - Partager sur Facebook
Daniel Mayer est né en 1909.

Adhérent à la SFIO en 1927, il travaille comme journaliste au Populaire. Proche de Léon Blum, Daniel Mayer entre dans la Résistance en janvier 1941 et y fonde le Comité d’action socialiste. Bientôt rejoint par Pierre Brossolette, il anime ainsi les réseaux de résistants socialistes en même temps qu’il reconstruit une SFIO clandestine après que le régime de Vichy a achevé de liquider la démocratie. Daniel Mayer s’investit énormément pour convaincre socialistes et communistes de soutenir le mouvement uni de la résistance.

Secrétaire général de la SFIO, Mayer occupe cette fonction jusqu’en août 1946. Fait unique dans l’histoire des congrès du parti socialiste, le rapport moral présenté par la direction sortante est largement rejeté. Leader d’une tendance gauchiste, Guy Mollet devient secrétaire général du parti et le restera jusqu’en 1969. Membre des Assemblées constituantes puis député de la Seine, Daniel Mayer est également ministre du Travail puis président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale sous la Quatrième République. Il quitte l’Assemblée nationale en avril 1958 quand il devient président de la Ligue des droits de l’Homme, fonction qu’il assumera jusqu’en 1975. Daniel Mayer sera également un ardent défenseur de l’abolition de la peine de mort. En 1983, il entre au Conseil constitutionnel dont il sera nommé président par François Mitterrand. Daniel Mayer est décédé en 1996.


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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 00:50

(dépêches)


http://www.rue89.com/2009/04/15/fabius-et-proglio-ecartent-un-empecheur-de-pistonner-en-rond
Enquête
Fabius et Proglio écartent un empêcheur de pistonner en rond
Par Zineb Dryef | Rue89 | 15/04/2009 | 00H11

En 2008, le député PS demande une faveur au responsable local d'une filiale de Véolia. Ce dernier refuse. Et se retrouve muté.


A Rouen, mieux vaut ne pas contrarier Laurent Fabius. Baron de la région depuis 1977, l'actuel député de Seine-Maritime et président de la communauté d'agglomération rouennaise n'aime pas s'entendre dire « non ».

Au point de provoquer la mutation d'un salarié qui a eu le tort de répondre défavorablement, et un peu trop sèchement à son goût, à l'une de ses requêtes. Rue89 s'est procuré les courriers qui attestent de cette intervention de l'ancien Premier ministre.

Le 7 janvier 2008, Aline K., salariée d'une filiale de Véolia Transport en Seine-Maritime, adresse un courrier à Laurent Fabius, en sa qualité de maire-adjoint et de député du Grand-Quevilly, où elle réside aussi. Courrier dans lequel elle sollicite l'appui de l'élu pour sa demande de mutation au sein de la société de transports en commun de l'agglomération rouennaise, TCAR, filiale du groupe Véolia, « leader mondial des services à l'environnement ». (Télécharger le document)


Trois semaines plus tard, le 28 janvier 2008, Laurent Fabius écrit à Philippe Bonnat, le directeur de la TCAR, pour attirer son attention sur le cas d'Aline K. :

« Je vous remercie de bien vouloir étudier sa candidature et de me tenir informé de la suite qui pourra être réservée à ma démarche. » (Télécharger le document)


La réponse de Philippe Bonnat, datée du 7 février 2008, est claire. La TCAR ne recrute pas sur recommandations :

« Nous sommes étonnés que Mme K. ait entrepris une démarche auprès de vos services puisqu'une passerelle existe entre les différents sociétés du groupe Véolia pour promouvoir la mobilité (…)

« Seuls les compétences et l'adéquation d'un profil par rapport aux postes à pourvoir est pris en considération afin de respecter l'équité nécessaire à la crédibilité du processus. » (Télécharger le document)


Ce courrier, ferme mais courtois, aurait dû clore cette petite affaire de piston plutôt courante.

Mais Laurent Fabius a décidé d'en avertir Henri Proglio, le patron du groupe international Véolia. Alors qu'il s'en était défendu auprès des syndicats de la TCAR, l'ancien Premier ministre est bien intervenu auprès du PDG de Véolia, comme l'atteste ce courrier que s'est procuré Rue89.

Dans une lettre concise datée du 18 mars 2008, le député se plaint en effet de l'effronté et de son courrier à la « tonalité particulière ». Le mot « tonalité » est encadré de guillemets et la fin du courrier appelle une réponse :

« Je serai heureux de connaître la suite effective qui sera donnée à cet échange. » (Télécharger le courrier)


La suite ne tarde pas. Deux mois plus tard, un vendredi du mois de mai 2008, les employés de la TCAR apprennent que leur directeur quitte l'entreprise pour rejoindre le réseau de transport bordelais, alors également géré par Véolia, non plus en tant que directeur mais en tant que responsable technique.

Officiellement, on explique que ce départ s'inscrit dans la vie normale d'un directeur. Mais au sein de l'entreprise, on fait le lien entre le fameux courrier de Philippe Bonnat adressé à Fabius et son départ. Jean-Claude Blot, délégué CGT à la TCAR, déplore cet épisode :

« C'est la première affaire de ce type ici et nous n'aimons pas ces méthodes. Nous sommes intervenus auprès de Laurent Fabius pour dire que ce turn-over de directeurs ne bénéficiait pas à l'entreprise. Il a démenti y être pour quelque chose mais nous restons très dubitatifs…


« Le courrier de Philippe Bonnat était peut-être maladroit. Il a été perçu comme un refus catégorique et on ne refuse rien à Laurent Fabius ici. »


Contactés à plusieurs reprises mardi, ni Laurent Fabius ni Henri Proglio n'ont souhaité nous répondre. Aline K., elle, a bien obtenu un poste à la TCAR.

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  TCAR : le directeur s'en va
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 Philippe Bonnat sera remplacé d'ici quelques semaines

C'est désormais officiel : Philippe Bonnat, l'actuel directeur de la TCAR, quitte ses fonctions. La confirmation est intervenue il y a une dizaine de jours. Depuis plusieurs semaines, la rumeur d'un probable départ alimentait bon nombre de discussions à l'intérieur comme à l'extérieur de l'entreprise. Les syndicats y voyaient la possible intervention de Laurent Fabius, nouveau président de l'Agglo. Interrogé une première fois, l'intéressé avait contesté toute implication. C'est finalement Stéphane Guenet, directeur régional de Véolia qui a confirmé cette mutation, vendredi 9 mai : « Lors d'une réunion avec une délégation CGT, j'ai confirmé le départ du directeur de la TCAR. Il s'inscrit dans le fonctionnement normal du groupe Véolia. »
Lettre de recommandation et réponse maladroite
Stéphane Guenet ne s'arrête pas là, il évoque une récente prise de bec entre la TCAR et l'Agglo : « Il y a quelques semaines, un conducteur receveur de l'ex-CNA (filiale de Véolia) a demandé officiellement sa mutation à la TCAR. Cette demande était appuyée par une lettre de recommandation de Laurent Fabius. La réponse de la TCAR a été jugée maladroite, aussi bien sur le fond que sur la forme, par les responsables de l'Agglo. Effectivement, après en avoir moi-même pris connaissance, ce courrier ne m'a pas plu. Maintenant, je le dis, il n'y a aucun lien de cause à effet entre cette réponse maladroite et le départ de Philippe Bonnat. » Le cabinet de Laurent Fabius à l'Agglo confirme, en insistant sur le caractère anodin de la missive : « Il y a bien eu un courrier maladroit de la TCAR. Mais ce genre de chose arrive quasiment tous les jours au niveau de l'Agglo. Ce courrier est un non-événement. Comme nous l'avions déjà dit, il n'y a eu aucune intervention de Laurent Fabius pour obtenir la mutation de Philippe Bonnat. » La délégation CGT, ayant participé à la réunion avec le directeur régional de Véolia, ne rapporte pas les mêmes propos : « M.Guenet nous a clairement expliqué que, suite à la lettre de recommandation, la réponse de la TCAR n'avait pas plu à Laurent Fabius. Le président de l'Agglo avait alors demandé la mutation de Philippe Bonnat. »
De nombreux dossiers à évoquer
À la suite de cette entrevue, la CGT TCAR rédige un communiqué interne intitulé « la vérité si je mens ». Un document qui pointe du doigt les incohérences entre les propos de Stéphane Guenet et le démenti de Laurent Fabius (lire notre édition du 7 mai dernier).
Le syndicat espère toujours une entrevue avec l'ancien Premier ministre. Une rencontre qui pourrait intervenir rapidement... mais pas avec Laurent Fabius. « Nous sommes actuellement très chargés. Mais le vice-président des transports doit recevoir les syndicats très vite », assure-t-on à l'Agglo.
Comité d'entreprise extraordinaire
La CGT compte sur cet entretien pour évoquer les nombreux dossiers restés en attente : « Plusieurs sujets nous préoccupent : service minimum, Armada et bien évidemment la mutation forcée de notre directeur. Ce qui nous inquiète dans cette affaire n'est pas tant le départ de Philippe Bonnat qu'un changement de direction à un moment qui n'est pas opportun pour la vie de l'entreprise. »
De son côté, Philippe Bonnat ne souhaite faire aucun commentaire sur ces nouveaux développements. Aujourd'hui, un comité d'entreprise extraordinaire se réunit. A cette occasion, le nom du nouveau directeur pourrait être annoncé.
Manuel Sanson



Haut de page Article paru le : 20 mai 2008

http://www.drakkaronline.com/Elie-Franc-directeur-general-de-la
Mercredi 15 Avril 2009 - 21:07:06

Accueil >> Flash
  Elie Franc, directeur général de la TCAR
 
Elie Franc, directeur général de la TCAR
C’est un rouennais et un homme d’expérience qui succède à Philippe Bonnat à la tête de la TCAR (Transports en Commun de l’Agglomération Rouennaise). Elie Franc, 49 ans, né à Auffay, est nommé directeur général à compter du 1er juin prochain.

Il connaît bien l’entreprise pour y avoir exercé les fonctions de Directeur des Ressources Humaines (DRH) de 2001 à 2005 : "à l’époque, j’avais été impressionné par le professionnalisme des équipes et leur souci constant d’offrir un service de qualité aux habitants de l’agglomération". Ce spécialiste des transports urbains a ensuite poursuivi sa carrière dans d’autres régions françaises, au sein de diverses entités du Groupe Veolia Transport. "Mais j’avais envie de revenir à Rouen, explique-t-il, c’est pour cela que j’ai pris la direction administrative et financière du Groupe Huis Clos à Mont-Saint-Aignan en 2006…"

Elie Franc revient à un moment où la TCAR voit "s’ouvrir devant elle de nouveaux horizons". Par exemple, le projet de création d’une communauté urbaine du Grand Rouen est un défi stimulant, une opportunité pour progresser, avec les autres acteurs du transport, dans la gestion globale de la mobilité d’un bassin de vie de plus de 500 000 habitants. "Je connais bien Philippe Bonnat, il me transmet une entreprise en bonne santé, il a été l’artisan du déploiement réussi de TEOR, il m’offre une base solide pour aller plus loin…"

Naturellement, Elie Franc va s’appuyer sur les compétences des 1 100 collaborateurs de la TCAR. Il va aussi mobiliser les "nouveaux venus" de son équipe de direction.
- Colette Cauchois, 37 ans, est la nouvelle responsable du marketing. Son expérience est grande dans les transports en commun des voyageurs. Elle a été successivement responsable "marketing et commercial" de la SIBRA (Société Intercommunale des Bus de la Région Annécienne) et de la T2C (Transport en Commun de l’agglomération Clermontaise).
- Emmanuel Chouffier, 30 ans, est le nouveau responsable technique "Métro". Il arrive de Paris où il a notamment créé et dirigé un pôle d’appui pour le réseau transilien de la SNCF.

Parmi les premiers dossiers du nouveau directeur, l’ARMADA est un rendez-vous important.

Source : Communiqué de la TCAR
Date : 21/05/2008 00:00


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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 08:47

En avril 1979, François Mitterrand et Michel Rocard s’affrontaient au cours d’un congrès mémorable à Metz qui décida du sort de la gauche pendant deux septennats. Première partie.


Au Parti socialiste, il est toujours des congrès qui restent dans les mémoires plus que d’autres. Épinay en 1971 qui permit à François Mitterrand de réussir une OPA sur les socialistes français. Rennes en 1990 qui vit la fin de l’influence de ce même François Mitterrand incapable de rassembler ses deux héritiers naturels, Lionel Jospin et Laurent Fabius. Et enfin Reims en 2008, aussi désuni qu’à Rennes, qui vit s’affronter Martine Aubry, et derrière elle, tous les éléphants du PS, de Bertrand Delanoë à Laurent Fabius, avec Ségolène Royal, extraterrestre du Parti socialiste (aurait-ce été le même combat que Mollet contre Mitterrand ?).

Mais d’autres congrès ont marqué l’histoire du Parti socialiste, en particulier le congrès qui s’est tenu du 6 au 8 avril 1979 à Metz.

Le contexte était particulier : François Mitterrand avait échoué de peu à l’élection présidentielle de 1974 et était convaincu qu’il gagnerait celle de 1981. Mais à 62 ans, François Mitterrand faisait aussi figure de perdant d’autant plus que la gauche a échoué contre tout pronostic aux élections législatives de mars 1978 à cause de la rupture de l’union de la gauche (beaucoup trop d’électeurs socialistes préférant un candidat UDF à un candidat communiste).

Depuis l’automne 1978, Michel Rocard (49 ans) se montrait l’homme de la situation : promoteur de la "deuxième gauche", celle du réalisme économique, il estimait que l’alliance avec les communistes était conrteproductive alors que Mitterrand, au contraire, malgré la rupture de 1977, souhaitait maintenir cette alliance pour 1981. Michel Rocard incarnait le renouveau socialiste et était très populaire. Sa candidature à l’élection présidentielle de 1981 ne faisait quasiment plus aucun doute et l’enjeu du congrès de Metz était le contrôle du parti pour préparer cette élection.


Les acteurs du congrès de Metz

À côté de François Mitterrand et de Michel Rocard, les protagonistes du congrès étaient Pierre Mauroy (51 ans), qui aurait dû devenir le premier secrétaire du PS en 1969, héritier déchu de Guy Mollet, Jean-Pierre Chevènement (40 ans), jeune loup prônant le marxisme et habitué des motions dissidentes, Gaston Defferre (68 ans), maire de Marseille, ancien candidat en 1969 et proche du centre gauche, un chevènementiste dissident, Christian Pierret (33 ans), jeune député et futur maire de Saint-Dié et enfin, une féministe, Édith Lhuillier.

Chacun portait une motion et donc, menait un courant.


Préliminaires

Dans l’avant-congrès, il y a un véritable jeu à trois entre Mitterrand, Rocard et Mauroy. Mitterrand savait déjà que Chevènement et Defferre le rejoindraient le moment venu. Son but était donc surtout d’éviter une alliance Mauroy-Rocard.

Les sondages étaient favorables à Rocard, la fidélité au parti revenait à Mauroy et l’expérience et l’habileté politique à Mitterrand.

Début 1979, très vite, Pierre Mauroy et Michel Rocard conclurent une alliance. Ce qui chagrina Mitterrand qui envisageait même une candidature présidentielle de Mauroy en 1981 si lui-même n’était pas en situation (sondages trop bas).

Mais la cacophonie était autant dans le PS lui-même que dans son opposition à François Mitterrand. Michel Rocard s’était montré très maladroit. Mauroy encore plus.


La préparation du congrès de Metz

Grâce aux carnets de Michèle Cotta, on peut maintenant connaître les aspirations réelles de Pierre Mauroy, l’un des trois poids lourds du PS avec François Mitterrand et Michel Rocard. Michèle Cotta le rencontra le 2 février 1979, soit quelques jours avant un comité directeur du PS très important.

Mauroy lui expliqua alors les raisons de ne pas faire de motion commune avec Rocard. D’abord, il voulait se montrer neutre pour faire la synthèse des deux côtés (Mitterrand et Rocard).

Ensuite, avec son expert élections et fédérations Roger Fajardie, il avait fait des calculs qui le rendaient gagnant à tous les coups. Il n’envisageait alors que quatre motions : Mitterrand, Rocard, la sienne et celle du Ceres de Chevènement qui avait fait entre 21 et 25% dans les derniers congrès depuis Grenoble en 1973. Il évaluait Chevènement à 22% (en légère baisse par rapport à la fois précédente), ce qui donnait 78% pour les trois autres. Il se dotait de 28% après avoir consulté ses fédérations sûres. Selon lui, Mitterrand serait autour de 30% (entre 25 et 32%) et Rocard serait au-dessus de 20%. Premier cas : si Mitterrand arrivait premier, Mauroy pourrait demander la synthèse. Second cas : si Mauroy devançait Mitterrand, alors Mauroy et Rocard pourraient battre Mitterrand. Dans tous les cas, Mauroy sortait du congrès la tête haute.

C’étaient des comptes d’apothicaires bien audacieux qui se seront révélés très peu pertinents (notamment sur son score et celui de Mitterrand).

Michèle Cotta rejoignit dans un bistrot Pierre Mauroy à l’issue du comité directeur du PS, dans la nuit du 10 au 11 février 1979. Mauroy était avec ses amis et la table s’élargit avec des rocardiens de la table voisine. Mitterrand avait rencontré à Aix-en-Provence, chez Gaston Defferre, Mauroy pour lui proposer un pacte. Defferre et Mitterrand voulaient absolument faire la peau à Rocard mais éviter d’entraîner Mauroy dans la chute, car Mitterrand et surtout Defferre appréciaient beaucoup Mauroy (Mitterrand en fera même son premier Premier Ministre en 1981).

Ce comité directeur fut donc un véritable drame pour l’unité des socialistes. Mitterrand présenta in extremis sa propre motion : « pour que personne n’ait eu le temps de s’y préparer ni de l’étudier, sa motion à lui, dans laquelle, m’assure-t-on, figure 90 fois le mot rupture ! » dixit Michèle Cotta ("rupture" ? tiens donc !). Mitterrand était surtout en colère contre l’attitude de Mauroy qui avait refusé l’alliance avec lui. Moins contre Rocard dont la rivalité était déjà acquise.


Premier jour du congrès (vendredi 6 avril 1979)

Dès le début du congrès dont il ouvrit les travaux, François Mitterrand annonça la couleur : « Qu’on ne fasse pas semblant de parvenir à des actes durables qui ne dureront que huit jours ! ». Bref, pas question, pour lui, de faire une synthèse molle avec Michel Rocard. Ce fut aussi le moyen de Mitterrand pour garder sa liberté, quitte à perdre la partie. Homme de combat et pas de consensus.

Curieusement, Michel Rocard prit la parole juste après lui, bien avant l’arrivée de tous les militants et des journalistes. Ce fut donc dans une certaine discrétion qu’il prononça son discours très construit prônant un "socialisme moderne" : « La pensée libérale est en crise [deuxième choc pétrolier], mais la pensée socialiste l’est aussi, parce qu’elle n’ose pas assumer l’exigence inverse : reconnaître que l’acte de produire a besoin de motivations autres que la contrainte. Une planification centralisée et rigide ne saurait nous suffire. ».

On voit à quel point les problèmes du PS de 2009 ne sont pas vraiment récents, avec ce clivage réalisme économique/anticapitalisme. Parmi les divergences en 1979, il y avait les nationalisations : pour Mitterrand, l’État devait acquérir tout le capital des entreprises à nationaliser, pour Rocard, juste une majorité de blocage pour ne pas rendre l’État gestionnaire et rendre ces nationalisations moins coûteuses.

Surprise en terme de cuisine interne, Rocard proposa à Mitterrand de faire une synthèse. Surprenant car ce n’était pas le meilleur moyen pour une prise de pouvoir au PS où il vaudrait mieux se compter. Cela dit, ce n’était qu’une proposition de pure forme, puisque Mitterrand venait de dire qu’il n’en voulait pas.


Suite dans la seconde partie.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (8 avril 2009)


Pour aller plus loin :

La rivalité entre Mitterrand et Rocard en 1979.

Le congrès de Rennes.

Le congrès de Reims.

Histoire du PS (par Laurent de Boissieu).

Le PS encore mal rangé.

Encore plus sur le PS.

Lire aussi "Cahiers secrets de la Ve République, tome II 1977-1986" de Michèle Cotta (éditions Fayard) d’où sont tirées les citations de cet article.















http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/il-y-a-trente-ans-le-congres-de-54287
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=54286

http://www.lepost.fr/article/2009/04/08/1487947_il-y-a-trente-ans-le-congres-de-metz-du-ps-1.html

http://rakotoarison.lesdemocrates.fr/article-44

http://www.centpapiers.com/il-y-a-trente-ans-le-congres-de-metz-du-ps-1/6637/


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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 23:10

(dépêche)



Aubry fait part de ses réticences sur l'organisation d'une primaire ouverte pour 2012

6 avril 2009 - il y a 1 heure 27 min

Martine Aubry a fait part lundi de ses réticences sur la proposition d'Arnaud Montebourg d'organiser une primaire ouverte à l'américaine pour désigner le candidat socialiste à l'élection présidentielle de 2012.

"Aujourd'hui nous avons d'autres priorités vis-à-vis des Français et de la rénovation de notre parti, même s'il a raison d'y travailler dès maintenant", a déclaré la Première secrétaire du PS lors d'un point presse.

Dans un rapport publié le 30 mars, le député Arnaud Montebourg, chargé de la rénovation au PS, préconisait l'organisation de "primaires ouvertes" aux sympathisants pour la désignation du candidat à l'élection présidentielle de 2012.

La question du mode de désignation du candidat socialiste à la prochaine élection présidentielle est taboue au PS, divisé entre les partisans d'une primaire ouverte à tous les sympathisants, comme Ségolène Royal, et ceux qui souhaitent maintenir le mode actuel de désignation par les seuls militants.

Martine Aubry, qui pourrait affronter Mme Royal pour l'investiture socialiste, n'a pas caché lundi ses réticences. "Si on considère qu'on est moderne parce qu'on change de technique, je pense qu'on a tout faux", a-t-elle lâché.

Disant "ne pas avoir pris de décision là-dessus", la patronne du PS a expliqué avoir demandé à Arnaud Montebourg de "travailler" sa proposition pour "arriver à convaincre" les réticents au sein du parti.

Selon elle, "le PS doit d'abord se conforter, se consolider, devenir un parti moderne dans ses modes de fonctionnement", avant de penser au mode de désignation de son candidat. "Pour moi la rénovation ne se déclame pas, elle se vit", a-t-elle dit. Dans cette optique, elle a dit avoir demandé à M. Montebourg de "réfléchir aux nouveaux modes de militance" et avoir lancé un "grand chantier" sur la communication avec opinion publique. Elle a par ailleurs confirmé que le PS détaillerait en juin le calendrier de préparation de son projet pour 2012.


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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 17:35

Vus sur LCP ces extraits de déclarations : Martine Aubry fait du sexisme avec son jeune poulain-rival Benoît Hamon en présentant les listes européennes du PS. Elle dit en substance que Benoît Hamon n'a pas besoin d'être en première place puisqu'il va séduire toutes les femmes. Sourire pincé de Benoît Hamon sur le beau mot qui, en inversant les sexes, aurait provoqué un scandale.

Puis, quelques jours plus tard, dans une émission politique, Benoît Hamon devient glacial et explique que Martine Aubry a eu tort d'employer ce ton avec lui car il veut être reconnu pour ses responsabilités politiques et pas pour sa jeunesse ou beauté masculine. La froideur de Hamon montre à quel point cet homme est dévorant d'ambition. Ce n'était pas nouveau depuis le congrès du PS, mais c'est confirmé.

Et pendant ce temps, le PS s'enlise toujours...


S. Rakotoarison (23 mars 2009)




http://www.lepost.fr/article/2009/03/23/1468075_benoit-hamon-beau-gosse-enerve-de-martine-aubry.html

http://rakotoarison.lesdemocrates.fr/article-20

http://www.centpapiers.com/benoit-hamon-beau-gosse-enerve-de-martine-aubry/6129/

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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 07:25

(dépêches)


http://www.lefigaro.fr/politique/2009/03/06/01002-20090306ARTFIG00007-royal-s-eloigne-du-parti-socialiste-pour-preparer-2012-.php
Royal s'éloigne du Parti socialiste pour préparer 2012

F.-X. B.
05/03/2009 | Mise à jour : 22:09 | Commentaires  179 | Ajouter à ma sélection

Crédits photo : AFP
La présidente de Poitou-Charentes se recentre sur sa région.
 
«Stop !» Ségolène Royal ne veut plus parler du PS. Ni même d'ailleurs de son courant, «L'espoir à gauche», dont elle se considère juste comme «l'inspiratrice». «Mes amis sont dans la direction du PS, c'est très bien. Si on me propose des missions, c'est très bien. Si on ne m'en propose pas, c'est très bien aussi. Mais maintenant, stop ! La période du congrès est terminée», dit-elle, pressée de faire comprendre qu'elle a tourné la page des affrontements de Reims.

Horizon immédiat : sa région, Poitou-Charentes, où elle veut «expérimenter des solutions à portée nationale», comme le plan photovoltaïque qu'elle y a récemment lancé et dont une campagne d'affichage fait la promotion dans le métro parisien. Elle a aussi prévu de se rendre début avril à l'université de Dakar au Sénégal pour y prononcer un discours sur l'Afrique. Une réponse au discours de Nicolas Sarkozy sur «l'homme africain». Elle organisera également en septembre sa fête de la fraternité, dans le prolongement de celle du Zénith, l'année dernière. Sur son agenda, elle a bloqué des dates jusqu'au mois de novembre pour des événements locaux. «Mais il ne s'agit pas pour moi de me retirer de la politique nationale», prévient-elle.

Horizon plus lointain : l'élection présidentielle de 2012 qu'elle a en ligne de mire depuis le soir de sa défaite face à Nicolas Sarkozy en 2007. D'ici là, les socialistes peuvent bien réorganiser le PS comme ils l'entendent et rejouer à l'infini la guerre des courants, ils devront de toute façon compter avec elle. «Ségolène Royal sifflera la fin de la récréation quand arrivera la présidentielle», assure un membre du parti. Même les proches de l'ex-candidate reconnaissent que son seul objectif est de se représenter en 2012. «Bien sûr qu'à terme c'est ça», a d'ailleurs reconnu Najat Belkacem sur Canal +.

En attendant, il lui faut se résigner à assumer la baisse de popularité que provoque son retrait de l'avant-scène socialiste. Assumer et gérer. Car sans les sondages positifs qui avaient largement contribué à porter sa candidature face à Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, difficile de rééditer le coup des primaires. Or dans le même temps, c'est Martine Aubry qui en profite. Certes, pas de façon éclatante, mais la première secrétaire arrive tout de même en deuxième position derrière Olivier Besancenot dans le rôle de meilleur opposant à Nicolas Sarkozy.


http://www.lefigaro.fr/debats/2009/03/06/01005-20090306ARTFIG00006-au-ps-rien-n-est-regle-.php
Au PS, rien n'est réglé

 
05/03/2009 | Mise à jour : 22:01 | Commentaires  9 | Ajouter à ma sélection

«Les diverses familles socialistes se regardent en chiens de faïence, et, au sein même de ces familles, l'atmosphère n'est pas à la franche camaraderie.» Crédits photo : AFP
L'éditorial de Paul-Henri du Limbert
 
Quand François Hollande dirigeait le PS, il s'était fait une spécialité de perdre les élections majeures mais de gagner les scrutins intermédiaires. La présidentielle, les législatives, c'était pour la droite. Les régionales, les municipales, les cantonales, c'était pour la gauche. Ceux qui maniaient la métaphore footballistique disaient que François Hollande était «le champion du monde des matchs amicaux». Avec Martine Aubry, les choses vont peut-être changer. Et pas forcément en bien pour les socialistes.

Car ce n'est pas du tout au son du clairon qu'ils abordent le scrutin européen de juin prochain. D'abord parce que le congrès de Reims n'a pas pansé les plaies du parti, ensuite parce que l'Europe n'est pas franchement le sujet sur lequel il est le plus à l'aise. La plupart des sondages accordent pour l'instant un avantage aux listes de l'UMP, qui n'en revient pas elle-même puisqu'on lui assure chaque jour, sondages à l'appui, que la politique de Nicolas Sarkozy déplaît au plus grand nombre. Si le PS réussissait à perdre les européennes, qui font traditionnellement l'objet d'un «vote défouloir» contre les majorités en place, il faudra bien admettre que, pour le parti de Martine Aubry, la situation est encore plus grave qu'on le croyait.

Le petit tohu-bohu provoqué Rue de Solferino par l'établissement des listes européennes prouve qu'au sein du PS rien n'est réglé. Depuis le congrès de Reims, en novembre, une petite trêve artificielle s'était produite. On entendait moins s'échanger de noms d'oiseaux et on voulait croire que le parti s'était remis au travail dans un semblant d'unité. Finalement, on se trompait.

Les diverses familles socialistes se regardent en chiens de faïence, et, au sein même de ces familles, l'atmosphère n'est pas à la franche camaraderie. Chez les royalistes, certains s'interrogent sur la stratégie personnelle de l'ancienne candidate et commencent à prendre leurs distances. Rester avec elle, c'est rester dans la minorité, ce qui n'est jamais plaisant. Dans la majorité du parti, les alliances de circonstances nouées lors du congrès de Reims, et dont la seule vocation était de barrer la route à Royal, commencent lentement mais sûrement à se fissurer. Le nouveau porte-parole, Benoît Hamon, y contribue grandement. Arrivé en quatrième place lors de la compétition de l'automne, ce représentant de l'aile gauche parle comme s'il avait gagné.

Le PS se remet donc à vivre au rythme quotidien des petites phrases.

Tout cela ne constitue évidemment pas le décor idéal pour engager la fameuse rénovation dont chacun parle depuis des années. Il est vrai que Nicolas Sarkozy ne lui facilite pas la tâche. Sa popularité est plus faible que celle de Martine Aubry, mais force est de constater qu'il occupe, encore et toujours, tout l'espace. Et on attend toujours de savoir ce que serait la singularité d'une gestion de la crise financière par les socialistes. Doubler le montant du plan de relance ? Oui, mais c'est le genre d'arguments que l'on emploie quand on est spectateur, et non acteur. Et voilà bientôt sept ans que le PS n'est plus qu'un spectateur.



http://www.lefigaro.fr/politique/2009/03/17/01002-20090317ARTFIG00039-fabius-seul-sur-son-chemin-presidentiel-.php
Fabius, seul sur son chemin présidentiel

Nicolas Barotte
20/03/2009 | Mise à jour : 13:43 | Commentaires  72 | Ajouter à ma sélection

Si Laurent Fabius (ici en novembre 2008) est l'un des alliés principaux de Martine Aubry, il n'est plus à la direction du parti. Une position particulière au sein du PS. Crédits photo : Benoit DECOUT/REA
L'ancien premier ministre sera l'orateur du groupe PS mardi lors du débat sur l'Otan.
 
L'une des bêtes noires de la droite s'appelle Laurent Fabius. C'est ce que les proches de l'ancien premier ministre répètent à l'envi. Parfois, c'est vrai. Lundi, le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, l'a particulièrement ciblé. Alors que le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a comparé dimanche le leader d'extrême gauche Olivier Besancenot à un «rapace» qui cherche à récupérer les mouvements sociaux, Lefebvre a repris le mot à son compte : «M. Fabius, je le mets dans la même catégorie : la catégorie des rapaces.»

Il faut dire que le député de Seine-Maritime ne se prive pas pour appuyer là où cela fait mal. Dimanche, il s'était inquiété de «mouvements profonds et effectivement radicaux de révolte » liés à la crise. Après Ségolène Royal qui évoquait le souvenir de la «Révolution française», c'est un autre responsable socialiste de premier plan qui agite le chiffon rouge.

La première secrétaire du PS, Martine Aubry, n'étant pas parlementaire, c'est lui mardi qui sera l'orateur principal de l'opposition lors du débat sur la place de la France dans l'Otan. Un sujet sur lequel Ségolène Royal travaille beaucoup aussi.

Dans le PS post-congrès de Reims, Laurent Fabius occupe une place particulière. Présent et absent. Il est l'un des alliés principaux de Martine Aubry, mais il n'est plus à la direction du parti. Apprécié pour sa compétence, il est toujours aussi peu aimé des sympathisants de gauche. Et comme d'habitude, on se méfie au PS des arrière-pensées qu'on lui prête. «Le problème de Laurent, c'est que lorsqu'il est là, tout le monde se demande pourquoi il est là, et quand il n'est pas là, tout le monde regrette qu'il ne soit pas là», commente son plus proche conseiller, Guillaume Bachelay.


«Inch Allah !»

Illustration à l'Assemblée nationale. Depuis l'automne, Laurent Fabius y est particulièrement actif, quitte à faire de l'ombre au président du groupe Jean-Marc Ayrault. «Là, il force un peu», affirme un député proche de Ségolène Royal qui, comme beaucoup d'autres, est persuadé que Laurent Fabius lorgne sur le poste à la tête du groupe du député maire de Nantes. Les proches de l'ancien premier ministre démentent. «Il veut montrer qu'il est utile», explique-t-on. L'entourage d'Aubry se demande aussi pourquoi «faire une révolution de palais» pour remplacer Ayrault qui ne fait pas d'ombre à la première secrétaire.

Avec une quarantaine de députés supposés «fabiusiens», l'ancien premier ministre représente une force incontournable du PS. Mais une force en train de se dissiper. Si le lien affectif est toujours présent, les rapports politiques se distendent. Peut-il encore être candidat à la présidentielle en 2012 ? «À lui de mener son chemin», explique un proche. «Je fais la même réponse depuis quelques années : Inch Allah !», répond un autre. Personne ne sait si c'est possible, mais Laurent Fabius n'a, lui, pas renoncé.

Depuis trois mois, les couloirs du PS bruissent d'une autre histoire : «L'engueulade entre Fabius et Bartolone». Artisan de la victoire d'Aubry au congrès de Reims, Claude Bartolone était depuis des années le bras droit de Laurent Fabius. Après le congrès, celui-ci se plaint auprès de son ami que les fabiusiens ne soient pas assez représentés à la direction. «Nous avons eu une explication musclée», raconte Bartolone. «Je veux aujourd'hui concentrer mes efforts sur la réussite de ce que nous avons fait avec Martine Aubry. Je ne jouerai plus à la même place dans le dispositif de Laurent Fabius.» Tous les deux sont entrés dans une nouvelle phase de leur vie politique.

http://www.lefigaro.fr/debats/2009/03/17/01005-20090317ARTFIG00037-rapace-.php
Rapace

 
16/03/2009 | Mise à jour : 23:12 | Commentaires  3 | Ajouter à ma sélection
Le billet de Michel Schifres du 17 mars .
 
Entrant soudainement dans le vocabulaire politique, le mot rapace fait déjà des ravages. M. Chérèque l'utilise à l'égard de M. Besancenot et un sarkozyste vis-à-vis de M. Fabius. On ne discutera pas de la justesse du qualificatif. D'autant que le postier apparaît surtout comme un coucou occupé à construire son nid dans la gauche et que l'ancien premier ministre est connu pour son caractère ondoyant. Mais, quitte à être qualifié de volatile, mieux vaut, en politique, être un carnivore qu'un pigeon. Il n'empêche que les références à la gente animale sont rares dans ce milieu. Certes, Jacques Chirac fut appelé Bison égocentrique, Michel Rocard Hamster érudit et Simone Veil Lièvre agité. Mais c'était au temps où ils étaient scouts. Depuis, plus personne ne les nomme ainsi. Évidemment chaque politicien aspire à connaître la gloire de l'Aigle de Meaux. Sans trop y croire. C'est que s'il est difficile de se faire un nom, il l'est encore davantage d'obtenir un surnom.




http://enooorme.com/atletico-madrid-heitinga-hors-danger+9jyy6d9

 Benoît Hamon sexy, Martine Aubry sexiste? - Gala.fr - Il y a 21 jours
Selon la cheftaine du PS, la "bogossitude" du monsieur compense ses échecs au PS
L'énooorme dossier ...
Qui : Martine Aubry - Parti socialiste -
Quoi : Echecs - Sexy -
 
http://fr.news.yahoo.com/2/20090323/tpl-hamon-le-ps-aurait-prefere-une-salle-ee974b3.html
Hamon: le PS aurait préféré "une salle plus remplie" au Zénith
il y a 7 heures 42 min

 Imprimer Le porte-parole du PS Benoît Hamon a reconnu lundi que le PS aurait "préféré une salle plus remplie" lors de son rassemblement pour les libertés au Zénith de Paris dimanche, jugeant que "le Parti socialiste n'est pas encore tout à fait guéri". Lire la suite l'article
Photos/Vidéos liées Des membres du MJS (Mouvement des Jeunes socialistes) assistent le 22 mars 2009 au Zénith …Plus Agrandir la photo Plus de photos Parti Socialiste
 

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Discussion: Parti socialiste
"On aurait préféré une salle plus remplie, c'est incontestable, mais je pense que le sujet restait bon : là où l'Etat social recule, l'Etat pénal progresse", a déclaré M. Hamon sur Canal+.

Selon l'eurodéputé, le chef de l'Etat a comme "stratégie" pour les élections européennes du 7 juin "d'alimenter la contestation à gauche pour que ceux qui ne sont pas contents se dispersent, et de mobiliser son électorat par la stratégie de la peur".

M. Hamon s'en est pris au député PS de l'Essonne Manuel Valls qui, selon lui, "s'est fait une spécialité, parmi quelques petits commentateurs à Paris, de faire des compliments à Nicolas Sarkozy". Dimanche, M. Valls avait critiqué une tendance à l'"anti-sarkozysme obsessionnel" dans la campagne du PS pour la défense des libertés.

"Ce qui m'énerve, c'est qu'on ait trouvé deux trois types qui, pour se positionner", sont prêts à "taper leur parti", a déclaré M. Hamon.

"Le Parti socialiste n'est pas encore tout à fait guéri", "il faut le rassembler et ne pas faire ce que certains s'amusent à faire en période électorale", a-t-il dit.







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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 09:17

Invitée principale de l’émission politique phare de la télévision publique, Martine Aubry a encore du travail à fournir avant de montrer que le parti qu’elle dirige est prêt à diriger sérieusement le pays.


Dans l’émission "À vous de juger" du 29 janvier 2009 (sur France 2) animée par Arlette Chabot, trois curiosités pour le prix d’une.

La première curiosité, anecdotique, a permis de montrer un Alain Duhamel en colère, ce qui est assez rare (en public en tout cas) : fâché tant par Arnaud Montebourg qui le traitait de représentant de l’UMP (alors qu’il a dû quitter le plateau de France 2 pendant la campagne de l’élection présidentielle pour avoir dit à ses élèves qu’il voterait François Bayrou), que par Laurent Joffrin, qui n’en revenait toujours pas d’avoir osé défier Nicolas Sarkozy aux vœux de 2008 sur la « dérive monarchique ».

Alain Duhamel, qui promouvait également son dernier livre "La Marche consulaire", essayait de faire une comparaison entre Nicolas Sarkozy et Napoléon Ier, comparaison dont il conclut à la non-pertinence même si quelques aspects sont analogues, comme ce savoir-faire en communication politique dans lequel les deux personnages excellent. D’autres penseraient plutôt à Napoléon III.

La deuxième curiosité, classique et sans surprise dans le jeu de rôles, montrait en seconde partie d’émission les aboiements de l’opposant Arnaud Montebourg dont les vociférations excessives détruisent au fil des jours un potentiel pourtant fort élevé et une Nadine Morano, représentante zélée du gouvernement, dont la fidélité et la loyauté à Nicolas Sarkozy étaient du ressort de l’enthousiasme.

La troisième curiosité, plus politique, c’était de voir s’affronter Martine Aubry et Xavier Bertrand. Certes, Xavier Bertrand était en duplex à Bruxelles, mais le débat était étrangement parallèle : voici face-à-face les chefs des deux grands partis de gouvernement, l’un de la majorité et l’autre de l’opposition, qui ont pour points communs une forte ambition personnelle (mais qui n’en a pas à ce niveau-là ?) et une expérience remarquable de Ministre du Travail. Peut-être même (pourquoi pas ?) deux futurs candidats à l’élection présidentielle ?

Xavier Bertrand, qu’il aurait été intéressant de comparer à Robert Boulin avec une trentaine d’années d’écart si ce dernier n’avait pas connu le destin tragique que l’on connaît (similaire à celui de Pierre Bérégovoy). Robert Boulin, secrétaire général du RPR naissant, lui aussi Ministre du Travail apprécié des syndicats, avait tout pour devenir un futur Premier Ministre de Valéry Giscard d’Estaing, celui qui aurait dû succéder à Raymond Barre pour faire barrage aux prétentions de Jacques Chirac.

Martine Aubry, la femme des 35 heures, a eu le triomphe modeste à Reims (et pour cause !) et s’était entourée de ses (nouveaux) amis, notamment Benoît Hamon. Elle aura sans doute du mal à prendre le pas sur la frétillante Ségolène Royal qui, malgré son échec rémois, poursuit sa route vers une seconde candidature.

En tant que chef de l’opposition, elle avait le beau rôle au soir des manifestations de cette journée du 29 janvier 2009, dont l'évaluation de la participation (entre 1 et 2,5 millions de personnes, sans doute plus proche du dernier nombre) donnait une idée de l’approximation du nombre de présents (dont Ségolène Royal) à l’investiture de Barack Obama (entre 2 et 4 millions, plus proche du premier nombre).


Du bon et… du moins bon

Parmi les propositions qu’elle présentait à propos du plan de relance, il y avait deux mesures assez contrastées en pertinence.

La première proposition consiste à ce que le gouvernement n’aide pas les entreprises qui donnent des dividendes à leurs actionnaires.

Cela me paraît une mesure de bon sens : en cas de bénéfices, après environ un tiers d’impôts sur les sociétés, le reste est soit distribué aux actionnaires (dividendes), soit mis en réserve notamment pour des investissements ou (le cas échéant) en prévision d’un déficit l’année suivante. Les actionnaires (les propriétaires) de l’entreprises sont (il faut le rappeler) ceux qui prennent le plus de risque (en principe), ce qui, d’ailleurs, explique pourquoi ils souhaitent une rentabilité élevée.

Mais une entreprise qui distribue des dividendes, c’est donc une entreprise qui est en excellente santé financière et qui ne craint tellement pas l’avenir qu’elle ne "maximise" pas ses réserves pour les années qui suivent.

Par conséquent, si l’État "donnait" (d’une manière ou d’une autre) à une telle entreprise de l’argent des contribuables, ce ne serait pas pour sauver des emplois ou des activités de l’entreprise, mais ce serait comme si les impôts servaient à payer les dividendes, en quelques sortes, une nationalisation des dividendes, ce qui serait, d’un point de vue moral et économique, complètement aberrant.

Malheureusement, Martine Aubry (ou son staff) a aussi des idées farfelues.

La seconde proposition, effectivement, fait le constat qu’il ne faut pas que l’argent prêté par l’État aux entreprises soit dépensé n’importe comment (ce qui, sur l’intention, est louable) et par conséquent, pour avoir son mot à dire, Martine Aubry réclame que l’État soit présent au conseil d’administration des entreprises soutenues par l’État.

Et là, quand on entend cela, on s’interroge sur les compétences économiques de la première secrétaire du PS. Car enfin, dans cette proposition, il y a plusieurs éléments incongrus :

1. Ce n’est pas au conseil d’administration que sont prises les mesures de gestion courante des entreprises même s’il est impliqué de près par les mandataires sociaux.

2. L’État membre de conseils d’administrations d’entreprises dont il est actionnaire, ce n’est pas nouveau et sa présence n’est pas un gage que l’entreprise serait bien inspirée (faut-il rappeler le scandale du Crédit Lyonnais par exemple ?).

3. On a l’impression que si la proposition était mise en œuvre, il y aurait en quelques sortes une étatisation étendue de toute l’économie nationale dans un contexte au contraire de libre échangisme.

4. Idée farfelue, car selon ce principe, chaque banque débitrice devrait être également présente au conseil d’administration de l’entreprise à laquelle elle prête.


Cure d’opposition à prescrire encore

Heureusement, Martine Aubry a encore trois ans au moins pour rendre cohérente l’opposition.

Après ses fameuses 35 heures qui ont été un dopant de plomb dans la croissance de la fin des années 1990 (pour laquelle le gouvernement Jospin n’était pour rien), Martin Aubry semble reprendre des idées poussiéreuses de ses prédécesseurs à la tête de l’Internationale Ouvrière…

Nicolas Sarkozy jouit incontestablement de la médiocrité de la classe politique en général, et de celle du parti socialiste en particulier.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (4 février 2009)


Pour aller plus loin :

"À vous de juger" sur France 2 le 29 janvier 2009.





http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=51099

http://www.lepost.fr/article/2009/02/07/1415359_a-vous-de-jauger.html




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