Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 janvier 2009 3 21 /01 /janvier /2009 19:49

(dépêches-blog)


Obama "inspiré" par Royal : c'était de l'humour, explique la socialiste

LEMONDE.FR | 21.01.09 | 20h27  •  Mis à jour le 21.01.09 | 21h40

Le "gagnant-gagnant", le "citoyen-expert", la "démocratie participative"... Autant de concepts mis en avant par Ségolène Royal Royal pendant sa campagne pour la présidence, en 2007, et que Barack Obama aurait repris et adaptés à la sauce américaine, selon la socialiste, lors de sa campagne présidentielle, en 2008. Alors, "oui, j'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés", affirmait mardi la dirigeante socialiste, disant à l'avance "assumer" les critiques et les moqueries que cette sortie pourrait susciter. (Lire l'article : "Ségolène Royal : "J'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés")

La classe politique française a finalement été plutôt discrète, mais les commentateurs s'en sont donné à cœur joie et le public s'est déchaîné. Sur le seul Monde.fr, l'article en question a suscité plus de cinq cents réactions, pour l'essentiel hostiles ou ironiques.
 
"JE COMPRENDS QUE CETTE PHRASE AIT PU SURPRENDRE"

Mercredi, de retour des Etats-Unis, où elle a assisté aux cérémonies d'investiture de M. Obama, Ségolène Royal s'est empressée de s'expliquer, sur son site Désirs d'avenir. "Je viens de prendre connaissance des commentaires moqueurs sur les radios, ce matin, au sujet d'une de mes déclarations sur la campagne de Barack Obama, que j'aurais 'inspirée'", écrit-elle. "Après une conférence de presse centrée sur le moment historique que nous vivions, moment auquel je participe au milieu du peuple américain, en toute humilité et sans protocole, c'est à une question amicalement provocatrice d'un des journalistes que j'ai répondu de façon humoristique !" assure-t-elle. "Je comprends que cette phrase ait pu surprendre ceux qui, à distance, n'avaient ni le son ni l'image : 'Son ego est devenu totalement démesuré !', se sont-ils dit."

Le journaliste en question, Sylvain Cypel, du Monde, explique n'avoir "personnellement pas perçu la réponse de Ségolène Royal comme étant de l'humour". "Je peux évidemment m'être mépris, mais la précision sur le fait qu'elle 'assume' m'est apparue confirmer ma perception." Par ailleurs, indique-t-il, "c'est Ségolène Royal qui a, la première, abordé ce thème" des points communs entre les deux campagnes. "Je lui ai alors posé la question suivante : 'Donc, ce que vous dites, c'est que c'est vous qui avez inspiré la campagne de Barack Obama ?'"

"Par ailleurs, explique Sylvain Cypel, ces propos de Mme Royal tels qu'ils sont résumés dans l'article paru sur Le Monde.fr montrent bien qu'elle ne faisait référence qu'à des éléments spécifiques dont l'équipe Obama se serait inspirée en venant chez Desirs d'avenir."

Finalement, Mme Royal fait machine arrière, expliquant, sur Désirs d'avenirs : "Sur la campagne et l'utilisation d'Internet, c'est sans doute nous qui aurons à nous inspirer de Barack Obama, et peut-être même, ici ou là, à le 'copier'." Rassurant une dernière fois ses partisans, la socialiste conclut : "La force de l'événement vécu ici et dans le monde m'a impressionnée... mais pas au point de perdre la lucidité !"

Dans le blog Puzzle socialiste, Jean-Michel Normand, journaliste au Monde, estime que Mme Royal "avait réussi un très joli coup" en assistant aux festivités, et a fini par "ruiner l'effet positif de ce périple". Il évoque d'autres épisodes où la socialiste, alors qu'elle "réussit à apparaître à son avantage, a la fâcheuse habitude de tout gâcher par des déclarations intempestives".

Le Monde.fr


Sur une petite phrase et sur l'essentiel

par desirsdavenir @ Mercredi, 21. Jan, 2009 - 18:43:16

Chères amies, chers amis,

Je viens de prendre connaissance des commentaires moqueurs sur les radios, ce matin, au sujet d’une de mes déclarations sur la campagne de Barack Obama, que j’aurais « inspirée ».

Je comprends que cette phrase ait pu surprendre ceux qui, à distance, n’avaient ni le son ni l’image : « Son ego est devenu totalement démesuré ! », se sont-il dit…

Alors, quelques précisions pour les rassurer.
Après une conférence de presse centrée sur le moment historique que nous vivions, moment auquel je participe au milieu du peuple américain, en toute humilité et sans protocole, c’est à une question amicalement provocatrice d’un des journalistes que j’ai répondu de façon humoristique ! Intention bien comprise par l'AFP, comme on peut le voir sur la vidéo de l'interview et comme en atteste la dépêche*.

Sur la campagne et l'utilisation d'Internet, c'est sans doute nous qui aurons à nous inspirer de Barack Obama, et peut-être même, ici ou là, à le « copier ».

La force de l’événement vécu ici et dans le monde m’a impressionnée… mais pas au point de perdre la lucidité !

Il y a bien d’autres événements majeurs à vivre… Comme, par exemple, cette interview très symbolique de Colin Powell sur CNN et je voudrais vous en dire quelques mots. Car elle est révélatrice du nouveau climat politique américain.

Dans cette interview, Colin Powell, ancien chef d’état-major interarmées et ancien secrétaire d’Etat de George W. Bush, a répondu sans détour sur la question de la perte de leadership moral des Etats-Unis, conséquence de la politique étrangère menée après 2001 (souvent contre l’avis de Colin Powell lui-même).

Il a reconnu dans une interview très forte, et avec beaucoup de calme que nombre de décisions de l’administration Bush avaient miné la position des Etats-Unis et décrédibilisé leur parole et leur influence dans le monde : l’invasion de l’Irak, les entraves aux droits de l’Homme à Guantanamo ou Abou Ghraib, les enlèvements secrets de personnes suspectées de terrorisme, leur internement secret et leurs tortures dans des prisons hors du territoire américain.

Il a salué la phrase du nouveau président Barack Obama selon laquelle « la sécurité de la nation ne pouvait pas être assurée aux dépends des libertés. »

Il a beaucoup insisté sur l’influence positive du trajet personnel de Barack Obama sur la jeunesse noire en particulier.

Dans un troisième temps, il a salué l’invitation lancée à John McCain de dîner avec les Obama la veille de l’investiture. Il a salué l’élégance du geste et de la réponse du challenger battu.

Colin Powell y a vu le signe de ce bipartisme dont l’Amérique et son président auront tant besoin pour vaincre la crise, intérieure et extérieure. D’ailleurs, les décisions que Barack Obama a prises dès aujourd’hui en sont le signe. D’une part, l’arrêt immédiat des interrogatoires musclés à Guantanamo. D’autre part, il a réuni les chefs d’état-major pour parler de l’Irak et de l’Afghanistan. Enfin, il a réuni ses conseils économiques pour continuer la mise au point, par le dialogue avec le Congrès, du plan de lutte contre la crise économique et financière.

J’observe que la crise est venue des Etats-Unis et de leur système de surendettement des ménages destiné à compenser les bas salaires.

Espérons que ce changement de politique américaine permettra l’émergence d’une gouvernance mondiale avec des règles où la finance sera au service de l’économie et l’économie au service de l’humain.

Cordialement,

Ségolène Royal

--------------------------------------------------------------------------------

* Vous pouvez lire ci-dessous la dépêche AFP, publiée après la conférence de presse de Ségolène Royal le 19 janvier à Washington

"A Washington, Royal retrouve "beaucoup de ses convictions" chez Obama

WASHINGTON (AFP) — L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle française, Ségolène Royal, a déclaré lundi à Washington retrouver "beaucoup des convictions" qui sont les siennes chez Barack Obama, dont elle a prévu d'assister à l'investiture de 44e président des Etats-Unis.

"Ce que je trouve formidable dans le discours et la démarche de Barack Obama, c'est à la fois la volonté d'unité et l'idée que chaque citoyen peut participer, doit contribuer à rechercher les solutions du futur", a déclaré Mme Royal lors d'une conférence de presse.

"C'est aussi l'idée que les solidarités et la justice sont des idées-clés de l'émergence d'un nouveau modèle de société", a-t-elle poursuivi. "Donc, je retrouve beaucoup de convictions qui sont les miennes et qui, je pense, vont permettre au monde d'avancer vers la paix, la sécurité et la justice".

Mme Royal, qui doit assister mardi à la cérémonie d'investiture du premier président noir des Etats-Unis, a dit vouloir "partager avec le peuple américain un moment historique exceptionnel".

"Il y a un espoir formidable que la nouvelle Amérique, Barack Obama, puisse engager les Etats-Unis d'Amérique vers des solutions qui répondent à la crise" mondiale, a observé la présidente de la région Poitou-Charentes.

"Ce que nous devons chercher ensemble, c'est un nouveau modèle de société, comment on répond à la crise du capitalisme", a-t-elle estimé.

Mme Royal devait être reçue mercredi par le président de la commission des Transports de la Chambre des représentants, James Oberstar, et par un des gouverneurs de la Réserve fédérale, la banque centrale des Etats-Unis."

Laisser un commentaire | Trackback (0) | Lien permanent | recommander ce post
Tags:




Obama "inspiré" par Royal : c'était de l'humour !

NOUVELOBS.COM | 22.01.2009 | 11:55
 50 réactions

La candidate socialiste à l'élection présidentielle qui avait déclaré avoir "inspiré" Obama, explique qu'à "une question amicalement provocatrice d'un des journalistes [elle a] répondu de façon humoristique!"

Ségolène Royal a affirmé mercredi 21 janvier qu'elle faisait de l'humour quand elle a dit à des journalistes que Barack Obama s'était "inspiré" de sa campagne électorale en 2007, soulignant que "c'est sans doute nous qui aurons à nous inspirer" de lui.

Plusieurs médias ont relaté mardi que Ségolène Royal avait affirmé, depuis Washington, avoir "inspiré" Obama et que ses équipes avaient "copié" la campagne électorale de l'ex-candidate à la présidentielle, notamment sur internet.

"Je viens de prendre connaissance des commentaires moqueurs sur les radios, ce matin, au sujet d'une de mes déclarations sur la campagne de Barack Obama, que j'aurais 'inspirée'", écrit Ségolène Royal sur son site Désirs d'avenir.

"Copier" Obama

"Après une conférence de presse centrée sur le moment historique que nous vivions, moment auquel je participe au milieu du peuple américain, en toute humilité et sans protocole, c'est à une question amicalement provocatrice d'un des journalistes que j'ai répondu de façon humoristique!", poursuit-elle.

"Je comprends que cette phrase ait pu surprendre ceux qui, à distance, n'avaient ni le son ni l'image: 'Son ego est devenu totalement démesuré!', se sont-ils dit".

"Sur la campagne et l'utilisation d'Internet, c'est sans doute nous qui aurons à nous inspirer de Barack Obama, et peut-être même, ici ou là, à le 'copier'", affirme-t-elle, assurant que "la force de l'événement vécu ici et dans le monde (l)'a impressionnée... mais pas au point de perdre la lucidité!".



Partager cet article
Repost0
20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 03:13

(dépêche)


Ségolène Royal : "J'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés"

LE MONDE | 20.01.09 | 08h58  •  Mis à jour le 20.01.09 | 12h05
Washington, envoyé spécial

Elle ne voit pas pourquoi elle "n'assumerait pas : oui, j'ai inspiré Obama et ses équipes nous ont copiés". C'était au temps où elle était candidate à la présidence et où Barack Obama envisageait seulement de réussir à l'être. Il a envoyé une équipe à Paris étudier son site Désir d'avenir. "Chez nous ils ont enregistré les idées de 'gagnant-gagnant', de 'citoyen-expert'" Ensuite, M. Obama a adapté sa "démocratie participative" à la mode américaine, "fort différente de l'européenne". Aux Etats-Unis, tout n'est que "communautés" – ethniques, religieuses, culturelles, urbaines, même les quartiers d'habitations s'intitulent "communities". En Europe, on parlerait de collectivités, de mouvements, d'associations, de réseaux. Mais l'idée, dit-elle, lundi 19 janvier, à Washington, est la même : refonder la manière de faire de la politique, la relation entre les élites et le peuple.
 
Ségolène Royal est à Washington parce qu'elle a "le sens de l'histoire". Et surtout, ce moment-là, elle avait "envie de le sentir autrement que devant un écran de télévision". Soudain, on lui apporte une enveloppe. A l'intérieur, le ticket bénit. Elle ne sera ni au premier rang, ni même au vingtième. Mais elle aura été là, à 200 mètres du lieu ou Barack aura prononcé les mots d'acceptation qui en auront fait le 44e président des Etats-Unis. Elle pourra dire "j'y étais" et se moque bien des commentaires aigres-doux qu'elle pourra susciter, à gauche ou à droite, en France.

QUI RENCONTRE-T-ELLE ? ON EN SAURA PEU

Elle en est certaine, elle aura assisté à un "moment essentiel à l'échelle du siècle", à un "basculement vers le futur". Ce ne sont pas ses propres mots, dit-elle, mais ceux qui reviennent dans la bouche de tous ses interlocuteurs américains, "gens de la rue et élites". Car elle est là aussi pour travailler. Qui rencontre-t-elle ? On en saura peu. Elle n'est pas là pour parler d'elle-même ni de politique française, mais de Barack Obama. "On doit tous s'interroger : cette audace américaine doit irradier l'ensemble du monde." En réalité, en évoquant le nouveau président américain, en filigrane, elle parle d'elle.

Cette "conception nouvelle du leadership", c'est celle qu'elle aspire à imposer de son côté. Parce que "plus on écoute les gens, plus on anticipe, plus l'autorité s'affermit. Obama a théorisé cette vision". Pour preuve, clame-t-elle, il n'a pas mis fin au mouvement qu'il a généré une fois son élection acquise. Au contraire, durant les dix semaines de transition, il a ouvert le débat sur sur son site à toutes les suggestions, toutes les initiatives, "et personne n'a dit : il ne sait pas ce qu'il veut faire". Dans nos sociétés en crise, l'instauration d'"un flux relationnel continu entre le peuple, les experts et celui qui décide" ouvre la voie vers la sortie de l'impasse dans laquelle se meurt la politique. Et c'est encore plus vrai dans les phases de grandes difficultés, où seule, ajoute-t-elle, la "pédagogie de la décision" peut faire accepter les sacrifices.

La crise, elle en est convaincue, n'est pas qu'économique, mais "morale, sociale, politique et institutionnelle". Ce qui la séduit le plus, en Obama, c'est sa capacité à mobiliser dans la ferveur et, conjointement, son appel constant à la responsabilité de chacun. Sa manière d'inventer un nouveau vivre-ensemble, dit-elle. Le verbe n'est peut-être pas aussi brillant que chez le nouveau président américain, mais l'aspiration est là. C'est dans "la même démarche" qu'elle se rendra, fin janvier, au Forum social mondial de Belem (Brésil). M. Obama n'y a pas encore annoncé sa participation.

Sylvain Cypel


Partager cet article
Repost0
16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 02:21

(dépêche)


Aubry veut tourner la page, Royal ne lâche pas prise

François-Xavier Bourmaud
15/12/2008 | Mise à jour : 11:25 | Commentaires  32 | Ajouter à ma sélection .

La première secrétaire souhaite mettre le parti au travail, sa rivale maintient sa pression.
 
Les royalistes essaient encore d'y croire, les aubrystes veulent tourner la page. Alors que les partisans de Ségolène Royal frappent toujours à la porte de la direction de Martine Aubry, les troupes de la première secrétaire sont entrées de plain-pied dans la réorganisation du PS. «En tout cas, nous, nous sommes descendus du ring», assure un membre du secrétariat national, qui espère que la tension va retomber d'elle-même. «Pour Ségolène Royal, l'utilité de polémiquer à chaud, c'était de souder les troupes, indique-t-il. Mais maintenant…»

Maintenant, la nouvelle direction du parti veut se mettre au travail. Elle prépare pour la fin janvier un «grand séminaire sur la crise», ainsi qu'un «plan global de relance et de réponse à la crise économique et financière, ensuite à la crise industrielle et enfin à la crise sociale», selon le porte-parole du PS, Benoît Hamon. En parallèle, Martine Aubry veut mettre de l'ordre dans le parti. Elle a déjà demandé à ses secrétaires nationaux de coordonner leurs prises de parole et de ne pas répondre aux attaques. Selon la première secrétaire, «il faut désormais apporter aux Français les réponses des socialistes». Et surtout arrêter de polémiquer avec les royalistes.

«On peut refaire le match après le match, mais ce n'est plus le moment» , a-t-elle assuré sur Canal +, tout en se disant prête à accueillir des royalistes, mais sur sa ligne politique, ce qui équivaut à une fin de non-recevoir. Pour son bras droit, François Lamy, «c'est à travers le travail d'opposition [à Nicolas Sarkozy] et de proposition qu'on arrivera à trouver les conditions du rassemblement», et alors, «il y aura de la place pour tout le monde». D'autres membres de l'équipe de Martine Aubry ont aussi appelé au rassemblement, à l'instar de Jack Lang qui lui a demandé de faire « l'impossible pour assurer l'unité entre les socialistes».

«Martine, ressaisis-toi : il faut rassembler !»

Du côté de Ségolène Royal, on maintient la pression. Mercredi, François Rebsamen a à nouveau lancé un appel : «Martine, ressaisis-toi : il faut rassembler !», a-t-il dit sur Radio Classique. Un appel relayé un peu plus tard par Julien Dray, pour qui «ce serait un beau cadeau de jour de l'An, et une bonne manière de conclure cette année difficile pour le PS, que de faire en sorte qu'il soit rassemblé sans exclusive». Croient-ils vraiment en un geste de Martine Aubry ? En tout cas, le camp Royal se prépare à mener l'offensive autrement, en s'appuyant sur Désirs d'avenir. Pour Jean-Louis Bianco, l'association de soutien à Ségolène Royal est «plus que jamais le pivot d'une reconstruction pour élargir notre base électorale». Une sorte de PS dans le PS.


Partager cet article
Repost0
16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 02:09

(dépêche)


PS: premier Bureau national sans accroc entre aubrystes et royalistes

16 déc 2008 - il y a 1 heure 21 min - Elahe MEREL et Christine POUGET

Les proches de Martine Aubry et ceux de Ségolène Royal se sont retrouvés face à face mardi à Solferino, pour la première fois depuis la mise en place des nouvelles instances du parti, dans une ambiance qualifiée de "studieuse" et "bonne", sans accrochage.

Tenus à l'écart du secrétariat national, "gouvernement" de la première secrétaire, les partisans de l'ex-candidate à la présidentielle occupent moins d'un tiers du Bureau national (BN), organe dirigeant qui compte statutairement 54 membres.

Y étant présents, bien que minoritaires, les royalistes ont ferraillé pour obtenir une réunion hebdomadaire et non tous les quinze jours de ce BN. Ce qui leur a été accordé.

La première secrétaire "Martine Aubry a rassuré" les royalistes sur "la tenue d'un BN hebdomadaire", a confié Bruno Le Roux, proche de Hollande. "Nous avons convenu qu'il y aurait un BN tous les mardis", s'est réjoui Vincent Peillon, bras droit de Ségolène Royal.

Le porte-parole Benoît Hamon a précisé: un BN ordinaire toutes les deux semaines et des thématiques dans l'intervalle. Le 20 janvier, un BN extraordinaire sera consacré au contre-plan de relance préparé les socialistes.

Etaient absents Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, qui ont refusé d'être membres du Bureau national. Quant à l'ex-patron du parti, François Hollande, il avait décidé de sauter cette première réunion. Il "tient à rester un temps hors du champ médiatique jusqu'après les fêtes", selon un proche.

Aucun point de presse n'était prévu après le BN, mais les témoignages concordaient pour dire qu'il n'y avait pas eu d'affrontement au cours des deux heures et demie de réunion.

"Si ça continue comme ça, c'est parfait !", s'est félicité l'ex-Premier ministre Pierre Mauroy.

Pour M. Hamon, la réunion "s'est très bien passée", avec "des amis de Ségolène Royal parfaitement constructifs. Il n'y a pas de mauvais joueurs au PS".

Selon Patrick Mennucci, proche de la présidente de Poitou-Charentes, "il faut savoir terminer les choses, il y a une première secrétaire, il faut lui donner la possibilité de diriger le PS".

La maire de Lille avait égrené dans la matinée, à l'issue d'une réunion du secrétariat national, les combats que le PS et ses parlementaires mènent contre les projets gouvernementaux: audiovisuel, réforme des lycées, travail du dimanche qui fera l'objet d'une bataille "acharnée" des socialistes, a-t-elle assuré.

Elle a dénoncé les "petits arrangements entre amis" entre l'UMP et le président Nicolas Sarkozy qui ont évité l'extension du travail dominical notamment à Lyon sous la pression des élus UMP, et en revanche tenté de l'imposer à sa ville, Lille.

"Le PS est au travail de façon extrêmement énergique et collective", "nous sommes sur le terrain, tous unis, tous les militants sans différence", a martelé la nouvelle patronne du parti tout en déclinant son "leitmotiv": "accompagner les Français, là où ils sont en difficulté".

Mais selon un cadre du PS, le calme n'est qu'apparent: le parti est "plus composite, plus fragmenté qu'au Congrès de Reims". "Le PS doit sortir du règlement de comptes permanents qui est sa règle depuis des semaines. Martine Aubry a une légitimité, il ne faut pas lui mettre de bâtons dans les roues", a-t-il estimé.


Partager cet article
Repost0
12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 08:02

C’est fait ! La nouvelle locomotive du Parti socialiste est lancée, et on peine à voir des différences avec la précédente direction de François Hollande, l’humour en moins.


Étrange titre du discours de plus d'une heure trente de la nouvelle première secrétaire du PS Martine Aubry le 6 décembre 2008 : "Donner un nouveau sens". Pourquoi vouloir changer de sens? Aller dans le sens contraire du PS de François Hollande ? Et on aurait pu imaginer plutôt un homonyme comme par exemple : "Donner du sang neuf".

Mais non, aucun sang neuf dans ce parti qui a 103 ans et qui a passé le cap du centenaire plus lourdement que la Parti radical.


On prend les mêmes…

Prenons le nouveau secrétariat national qui s'est réuni pour la première fois ce 9 décembre 2008. C'est en quelques sortes le gouvernement du PS. Ségolène Royal voulait même en faire un "shadow cabinet".

Qui y a-t-il ?

Quelques noms nouveaux certes, dont Bruno Julliard, mais Martine Aubry y a quand même nommé quelques vieux routiers de la politique : Élisabeth Guigou, Jean-Christophe Cambadélis, Claude Bartolone, Marylise Lebranchu (qui aurait pu devenir première secrétaire), Christian Paul, Patrick Bloche, Alain Vidalies, Michel Sapin, André Vallini, Didier Migaud, Alain Bergounioux...


Le "pentumvirat"

Le plus intéressant, ce sont les quatre super-conseillers qui entourent Martine Aubry. On y trouve d'abord François Lamy (49 ans), le député-maire de Palaiseau et bras droit de Martine Aubry, bombardé sans surprise "conseiller politique auprès de la première secrétaire".

Ensuite, un "secrétaire national chargé de la rénovation" avec
Arnaud Montebourg (46 ans) qui, finalement, depuis trois mois, a misé dans la bonne écurie ; il aura fort à faire avec la sclérose qui sort renforcée après le congrès de Reims.

Enfin, deux autres quadragénaires,
Harlem Désir (49 ans), l'ancien jeune prodige médiatique de SOS-Racisme et bras droit de Bertrand Delanoë, "chargé de la coordination" et, plus surprenant, Benoît Hamon (41 ans), dont le score de la motion de 18% lui a permis de s'imposer, comme... "porte-parole".

Pour un partisan de l'aile gauche qui a toujours condamné le "social-centrisme" de ses trois autres concurrents (Royal, Delanoë et Aubry), devenir porte-parole de l'un d'eux est pour le moins étonnant.



Où est donc Vincent Peillon ?

Mais la chose qui frappe, ce n'est pas dans la présence mais dans l'absence du secrétariat national des proches de Ségolène Royal et notamment de Vincent Peillon. Une erreur capitale pour prétendre rassembler un Parti socialiste en miettes depuis Reims. Pourtant, Martine Aubry l'a encore réaffirmé : « Nous devons être fiers d'être socialiste ! Je le dis à cette tribune. Je le redis devant vous, je n'aurai de cesse de travailler à la réunification de la famille socialiste. ».

Une telle contradiction entre les paroles et les actes montre une chose certaine : c'est que Martine Aubry sait manier avec dextérité la langue de bois.


Langue de bois et antipodes

Mais on ne s'en formalisera pas, puisqu'elle avait déjà habitué à cette dichotomie classique du "faites ce que je vous dis, pas ce que je fais" concernant le thème des alliances. Le président du MoDem François Bayrou a d'ailleurs rappelé cette hypocrisie à Arnaud Montebourg dans l'émission d'Arlette Chabot "À vous de juger" ce 11 décembre 2008.

En effet, alors que le MoDem tenait le même jour son propre conseil national dans des conditions médiatiques nettement plus discrètes, le PS a évacué définitivement la question de son éventuelle alliance avec le MoDem : « Nous refusons toute alliance avec le MoDem qui prône aujourd’hui une politique économique et sociale qui se situe aux antipodes de nos orientations. ».

Antipodes ? Mais alors, pourquoi Martine Aubry, maire de Lille, a-t-elle fait alliance au second tour des municipales avec le MoDem ? Et Michel Destot, rocardo-delanoïste récupéré par Martine Aubry en le nommant président du conseil national du PS (poste d’animateur sans grand intérêt sinon honorifique, poste qu’avait obtenu misérablement Ségolène Royal en 1997 pour la consoler d’avoir laissé le perchoir à Laurent Fabius), maire de Grenoble, pourquoi a-t-il fait alliance avec le MoDem dès le premier tour des municipales ? (Philippe de Longevialle, président du MoDem de l’Isère, est maintenant adjoint à Grenoble).

La phrase que j’ai citée et qui évoque les antipodes, elle provient du document final de ce conseil national : le texte d’orientation politique 2008-2011 du PS. Neuf pages bien policées (avec gras, soulignés et mots en bleus) qui énumère ce que ferait Martine Aubry si elle était à la place de Nicolas Sarkozy.


Texte d’orientalisation

Beaucoup de mots creux, d’expressions ressassées, dans ce texte : "donner une nouvelle direction à l’Europe" (en a-t-elle déjà au moins une, l’Europe d’aujourd’hui, de direction ?), "inventer un nouveau modèle de développement économique, social et écologique" (oui, mais lequel ?), "repenser la croissance" (on imaginerait plutôt : repanser la croissance), "assurer l’égalité réelle des chances" (et en quoi cette "égalité réelle" serait-elle différente de l’égalité des chances tout court ?), "refonder la politique agricole commune" (pas besoin de le proposer, cela fait plusieurs années qu’il faut le faire)… mais je l’ai dit juste avant, Martine Aubry est une virtuose de la langue de bois.

Sur la forme du document, c’est aussi curieux de voir que "faire renaître le Parti socialiste" correspond à l’une des seulement quatre priorité du PS… un document donc très égocentré.


Démocratie interne très virtuelle

Et que lit-on dans ce chapitre justement ? Que « le Parti socialiste doit être exemplaire dans ses pratiques démocratiques ». Avec une première application dans la pitoyable adoption de ce propre texte.

Et là, c’est déjà la catastrophe : Michel Destot (qui présidait donc la séance du conseil national) avait promis à Martine Aubry qu’elle pourrait prononcer son discours de clôture à midi et demi afin de passer dans les journaux télévisés de treize heures.

Hélas pour lui, les débats ayant été plus longs que prévu, à midi quinze, aucun amendement n’avait encore été présenté ni voté. Destot décida alors de faire voter au pas de charge chaque amendement, puis par paquet sans explication de ce que chacun recouvrait (notons au passage que le texte initial d’orientation n’était connu des conseillers nationaux que le matin même).

Les royalistes ont alors demandé une suspension de séance. Seulement cinq minutes leur ont été accordées, soit la moitié du temps nécessaire pour aller jusque dans une salle pour se réunir. Du coup, ils étaient absents quand la séance a repris et Michel Destot a fait voter dans la foulée ce texte d’orientation (en l’absence donc des royalistes), permettant à Martine Aubry de faire son discours à temps.

Heureusement, même si la logique est absurde (le discours de clôture doit… clore le conseil national !), un nouveau vote fut effectué après le discours de Martine Aubry : 146 voix pour et 72 abstentions sur plus de trois cents, soit un texte approuvé par une minorité seulement !

Évidemment, les royalistes ont considéré ce conseil national comme un véritable causus belli contre Ségolène Royal : aucun royaliste au secrétariat national, aucune concertation pour la rédaction du texte d’orientation, et débat malmené par les aubryistes.


Retraite des royalistes

Dans la matinée, en effet, Michel Destot avait pressé François Rebsamen, maire de Dijon, de conclure alors qu’il s’inquiétait de la remise en cause de la désignation du candidat socialiste à l’élection présidentielle par les militants (un mode qui avait largement favoriser Ségolène Royal en novembre 2006).

De son côté, David Assouline se préoccupait de l’absence totale d’ouverture vers le MoDem, ce qui pourrait faire perdre à la gauche entre dix et quinze régions aux prochaines élections régionales de 2010.

Delphine Batho, celle qui a repris la circonscription de Ségolène Royal en juin 2007, disait clairement les choses, qu’il n’y a pas de changement : « Je n’ai pas la conviction que le texte proposé soit plus clair ou plus anguleux que certaines synthèses passées. ».

Conclusion ? Le camp de Ségolène Royal est plus que jamais séparatiste. Jean-Louis Bianco l’a déclaré après ce conseil national : les royalistes vont maintenant s’organiser avec "Désirs d’Avenir".

Seraient-ils tentés de créer un Parti socialiste bis ? Sorte de parti royaliste parallèle, avec une leader, Ségolène Royal, un pied dehors et un pied dedans.


Sarkozy, Bayrou et Besancenot applaudissent

On dirait que les socialistes le font exprès : même une fois les décisions prises, ils font tout pour perdre les prochaines échéances électorales, et pas seulement les élection présidentielle et législatives de 2012, mais aussi les européennes de 2009 et les régionales de 2010.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (12 décembre 2008)


Pour aller plus loin :

Les nouvelles instances dirigeantes du PS.
Quelques documents du conseil national du PS du 6 décembre 2008.
Magouilles au PS ?
Cuisine d’appareil au PS.
Chronologie capricieuse de l’élection de Martine Aubry.
Encore plus pour comprendre le PS.





http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=48658

http://www.lepost.fr/article/2008/12/15/1357492_sang-dessus-dessous.html




Partager cet article
Repost0
9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 04:56

Voici quelques documents pour connaître la nouvelle direction du Parti socialiste décidée par la réunion présidée par Michel Destot (député-maire de Grenoble) du conseil national du PS du 6 décembre 2008.


Nouveau texte d'orientation politique de Martine Aubry.

Discours de la première secrétaire du PS Martine Aubry.

Composition du bureau national du PS.

Composition du secrétariat national du PS.


La première réunion du nouveau secrétariat national du PS a eu lieu le 9 décembre 2008.


Des analyses sur le PS ici.

Sylvain Rakotoarison
(9 décembre 2008)



http://www.lepost.fr/article/2008/12/09/1351485_le-ps-depuis-son-conseil-national-du-6-decembre-2008.html

http://www.centpapiers.com/france-le-ps-depuis-son-conseil-national-du-6-decembre-2008/4395/





Partager cet article
Repost0
7 décembre 2008 7 07 /12 /décembre /2008 20:52

(dépêche)





Jack Lang ne veut pas participer à l'ouverture

GOUVERNEMENT
NOUVELOBS.COM | 08.12.2008 | 10:50
 16 réactions

S'il n'exclut pas de s'engager dans "des réflexions", le député dément toute volonté de rejoindre le gouvernement ou d'être nommé à la tête de France Télévisions.

 

Jack Lang (Sipa)

Jack Lang (Sipa)



























J
ack Lang a une nouvelle fois démenti, dimanche 7 décembre, toute volonté d'accepter une quelconque fonction qui lui serait proposée par Nicolas Sarkozy.

L'idée d'une nomination à la tête de France Télévisions est pour lui "un non sens".

Il n'exclut toutefois pas de participer "à des réflexions" comme il l'avait fait pour le Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions, ou comité de révision de la Constitution, en juillet 2007. A l'époque, sa participation, puis son vote en faveur du texte lui avaient valu de nombreuses critiques à l'intérieur du Parti Socialiste.

Il se soumet cette fois à la volonté de la nouvelle secrétaire du PS, en soulignant qu'il accepterait "si Martine Aubry me le demande".

Sa nomination au poste de PDG de France Télévisions avait été récemment suggérée dans la presse alors que la réforme de la télévision publique est débattue en ce moment à l'Assemblée.




Partager cet article
Repost0
6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 14:53



Voici le nouveau bureau national du PS :

Les organes decisionnels

Le Bureau National

Le Bureau national assure l’administration et la direction du parti dans le cadre des attributions que lui délègue le conseil national. Ses membres sont désignés selon les mêmes procédures que les membres du conseil national. Il comprend 54 membres sous la direction du Premier secrétaire.

Pascale Gérard
Elisabeth Guigou
Anne Hidalgo
Salima Mochtari
Safia Otokoré
Marisol Touraine
Clotilde Valter
Kader Arif
Patrick Bloche
Harlem Desir
François Hollande
Bruno Le Roux
Pierre Moscovici
Michel Sapin
Pascal Cherki
Henri Emmanueli
Benoit Hamon
Claire Le Flecher
Marianne Louis
Isabelle Thomas
Jerome Guedj
Michel Vernier
Razzy Hammadi
Marie Noelle Lienemann
Guillaume Bachelay
Claude Bartolone
Pascale Boistard
Christophe Borgel
Gwenegan Bui
Jean Christophe Cambadelis
Catherine Genisson
Adeline Hazan
Marietta Karamenli
Bariza Khiari
François Lamy
Marylise Lebranchu
Arnaud Montebourg
Laurence Rossignol
Alain Vidalies
Vincent Peillon
François Rebsamen
Dominique Bertinotti
Gérard Collomb
David Assouline
Catherine Veyssie
Jean-Noël Guérini
Julien Dray
Sylvie Andrieux
Malek Bouthi
Delphine Batho
Patrick Mennucci
Pascal Terrasse
Aurélie Filipetti
Jacques Bascou
Michèle Faucher
Manuel Valls
Nadjat Belkacem

Collège des Premiers fédéraux

Pascal Buchet
Matthieu Klein
Christophe Bouillon
Beatrice Lejeune
Gilles Pargneaux

Robert Navarro
Eric Andrieu
Eugène Caselli
Frédéric Léveillé
Jean-Marc Todeschini

Olivier Girardin
Régis Juanico
Mireille Le Corre
Emeric Brehier
Marc Coatanea
Sebastien Denard
Dominique Lefebvre
Stephane Le Foll
 

(Source : PS).


Partager cet article
Repost0
6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 11:06

(dépêche)



Direction du PS : le casse-tête de Martine Aubry

6 déc. 2008 - il y a 1 heure 56 min - LeMonde.fr

Le congrès de Reims, qui a eu lieu du 14 au 16 novembre, connaîtra son épilogue samedi 6 décembre, devant le conseil national du PS. Après quatre semaines de dialogue de sourds et de guerre des nerfs, ponctuées d'accusations de fraude, les socialistes qui ont porté Martine Aubry à leur tête doivent désigner une équipe de direction et adopter un texte d'orientation.

La nouvelle première secrétaire, élue par les militants avec seulement 102 voix d'avance, entend sceller un accord entre les motions Aubry-Delanoë-Hamon avant d'envisager un élargissement aux partisans de Ségolène Royal, qui lui a fait des offres de service.

Les discussions autour d'une "feuille de route" auront été laborieuses. Arithmétiquement, la maire de Lille doit impérativement faire alliance avec le courant de Bertrand Delanoë et avec celui de Benoît Hamon. Les pourparlers avec ce dernier, qui représente l'aile gauche du parti, auront été les plus difficiles. Soutenu par Henri Emmanuelli, M. Hamon s'est efforcé d'obtenir un durcissement du texte d'orientation sur le refus des alliances avec le MoDem et la politique salariale mais aussi sur l'Europe, alors que Mme Aubry soutient le programme du Parti socialiste européen (PSE), favorable au traité de Lisbonne. Mercredi soir, la maire de Lille a longuement reçu MM. Hamon et Emmanuelli qui avaient exigé que le texte de la "feuille de route" soit largement réécrit.

 "COMPROMIS"

Pour Mme Aubry, l'équation est ardue. Tout compromis négocié avec M. Hamon doit aussi convenir aux diverses composantes de son propre camp (fabiusiens et strauss-khaniens, qui se sont longtemps combattus) mais aussi aux amis de M. Delanoë, attachés à un "réformisme assumé".

"Martine Aubry, qui assurait avant le congrès vouloir "changer le système", a adopté, une fois élue, une tonalité différente. Elle est redevenue sociale-démocrate mais la gauche du parti est tentée d'exercer sur elle une sorte de chantage", observe un partisan de M. Delanoë. De son côté, Razzy Hammadi, proche de M. Hamon, se disait persuadé, jeudi soir, de pouvoir parvenir à "un compromis" afin d'intégrer la direction.

Menées en parallèle, les discussions autour de la composition du secrétariat national sont tout aussi complexes. Mme Aubry, qui veut une équipe resserrée mais aussi rajeunie, diversifiée et strictement paritaire, doit faire de la place à chaque sensibilité. Le jospiniste Harlem Désir pourrait devenir secrétaire national à la coordination et M. Hamon porte-parole du parti. Quelle place pourrait être réservée aux partisans de Ségolène Royal ? L'entourage de cette dernière se disait étonné par "la méthode" utilisée et "l'absence de contacts sérieux".



Partager cet article
Repost0
27 novembre 2008 4 27 /11 /novembre /2008 00:42

(dépêche)

 

 


 

 

PS: Royal promet de s'investir "plus que jamais" car "2012 c'est demain"

PARIS (AFP) - 26/11/08 12:26

 

Ségolène Royal a affirmé mercredi, au lendemain de la victoire de sa rivale Martine Aubry au poste de première secrétaire du PS, qu'elle "continue plus que jamais", annonçant "des actions, des réflexions" car "2012 c'est demain", en allusion à la prochaine présidentielle.Evènement
 
"Vous pouvez compter sur moi, je vais m'investir à fond", déclare Ségolène Royal dans un message à ses "amis de Désirs d'avenir" ainsi qu'à "ses amis militants et sympathisants socialistes", diffusé sur internet.

"Nous allons nous lancer dans des actions, dans des réflexions, dans des fêtes de la fraternité, j'ai besoin de vous, j'ai besoin de vos idées, nous continuons, 2012 c'est bientôt, 2012 c'est demain", ajoute l'ex-candidate à la présidentielle.

Mme Royal, qui avait contesté le résultat du vote des militants, semble renoncer à obtenir un nouveau scrutin : "nous n'avons pas eu droit à un nouveau vote, c'est comme ça", dit-elle.

"Je continue plus que jamais", assure-t-elle, "donc venez très nombreux à Désirs d'avenir" association qu'elle avait créée dans le cadre de sa candidature pour 2007.

"Nous allons organiser des universités populaires, nous allons organiser dans des fédérations qui partagent notre idéal des adhésions à 20 euros, nous allons mettre en place une nouvelle forme de militantisme", lance-t-elle.

"La transformation du Parti socialiste est en marche. La transformation, le changement, nous allons les faire là où nous sommes, là où nous sommes implantés et aussi grâce aux Désirs d'avenir", ajoute-t-elle. "Nous avons une équipe soudée avec des gens qui croient tous à la même chose".

Mme Royal souligne qu'elle se tournera aussi vers "les intellectuels, les experts, les spécialistes" pour les interroger sur "la politique internationale et la crise financière, d'autres modèles de développement".

"Je vais avoir du temps par la force des choses. Vous me connaissez, je ne reste jamais les bras ballants!", ajoute-t-elle.

 

Partager cet article
Repost0

Résultats officiels
de l'élection présidentielle 2012
 


Pour mettre la page en PDF :
Print


 




Petites statistiques
à titre informatif uniquement.

Du 07 février 2007
au 07 février 2012.


3 476 articles publiés.

Pages vues : 836 623 (total).
Visiteurs uniques : 452 415 (total).

Journée record : 17 mai 2011
(15 372 pages vues).

Mois record : juin 2007
(89 964 pages vues).