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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 22:06

(dépêches)

 

 

Le conseil national du PS en live comme-à-la-mutualité:

 

Aubry est première secrétaire... Fissure au sein des pro-Royal?

 Le parlement du Parti socialiste était réuni ce mardi à la Mutualité, à Paris, pour déterminer qui de Martine Aubry ou Ségolène Royal est première secrétaire...

>> La commission de récolement a annoncé une victoire de Martine Aubry par 102 voix .
>> Le texte a été validé à 159 voix contre 76 par le Conseil national. La maire de Lille est donc la nouvelle première secrétaire du PS.
>> Les royalistes sont divisés sur la question de savoir s'ils acceptent ou non les résultats du vote.

20h53: Une fissure au sein des pro-Royal
Interpellé par la quinzaine de militants pro-Royal qui demandent, pancartes à l'appui, "un nouveau vote", Manuel Valls, leur a lancé "c'est bien continuez de vous battre". Pas vraiment l'avis du marseillais Patrick Menucci, pourtant lui aussi partisan de Royal, qui se déclare opposé "à la judiciarisation de la vie politique". Selon lui, mieux vaut "se réouvrir vers les Français".

Les grosses fédérations semblent avoir pris leur distances vis-à-vis d'un éventuel nouveau vote, comme l'indiquait Mediapart. D'ailleurs, au café en face, Jean-Noël Guérini affectait un certain désintéressement par rapport aux enjeux nationaux : "qu'ils me laissent les Bouches-du-Rhône! Et le Sénat", répondait-il à quelqu'un qui lui demandait s'il allait entrer à la direction du parti. Ségolène Royal a quant à elle pris la tangente en sortant par une porte dérobée.

20h44 Valls et le déni de justice
Manuel Valls, l'un des lieutenants de Ségolène Royal, annonce que «des tribunaux seraient évidemment saisis» pour répondre au «déni de justice» que constitue selon lui l'élection de Martine Aubry à la tête du parti socialiste.

20h34 Royal appelle à l'unité
Ségolène Royal appelle les militants socialistes à «l'unité» et au «rassemblement», tout en déclarant qu'elle veut être «une force de transformation» au sein du parti.

20h16 C'est pas fini
Quand c'est fini, au PS, ça continue... Les partisans de Ségolène Royal «maintiendront un recours en justice» après l'élection de Martine Aubry à la tête du PS si elle n'accepte pas un nouveau vote dans les «endroits où il y a un problème», a annoncé un proche de Royal, Jean-Louis Bianco.

Tout le monde s'en va, nous aussi... Pour revivre la soirée en live comme-à-la-Mutualité, c'est en dessous...

19h58: Mignard appelle au calme
Jean-Pierre Mignard, l'avocat de Ségolène Royal, se montre déçu mais pas amer au sortir du Conseil national. Décidément, les royalistes se sont apaisés, on devrait comprendre pourquoi dans les prochaines heures: "On peut encore aller devant la justice, il n'y a aucune honte. Mais il y a aussi un parti fragile et il convient de ne pas le fragiliser davantage", déclare Mignard dans une parfaite ambiguïté.

19h45: Menucci accepte «les mains tendues»
Au sortir du Conseil national, Patrick Menucci, fidèle lieutenant de Ségolène Royal, "ne voit pas pourquoi on repousserait les mains tendues" même si "la question maintenant, c'est quelle ligne politique?"

19h33: Aubry rêve d'une «équipe unie», mais quid de l'ouverture de la majorité?
Elle plaide pour le rassemblement des équipes du PS, sans oublier "les fidélités" des uns et des autres. Mais on ne sait toujours pas si elle va ouvrir sa direction. Le conseil national se clot par une bise entre Hollande et Aubry, on va aller voir au dehors si les discours sont aussi policiés qu'au dedans.

19h30: Aubry promet de nouvelles têtes
Sur la question de la rénovation, la maire de Lille, promet "de nouvelles têtes", mais surtout de nouvelles approches concernant les grandes questions économique et politique. Quand elle parle du rassemblement "sur une ligne qui est celle que les militants ont choisi au congrès", la salle bruisse: c'est Ségolène Royal qui est arrivée en tête.

19h25: Aubry à la tribune
Elle dédie sa première pensée à Ségolène Royal. La deuxième, "aux femmes qui se sont battues avant nous: je suis fière d'être la première femme premier secrétaire du PS". Elle se montre également très combative vis-à-vis de la droite:"on peut se moquer de nos débats, mais j'ai envie de dire à la droite, riez encore un peu parce que dès la semaine prochaine, le PS est de retour, uni!". Elle plaiude comme d'habitude pour "le retour de la politique". Concernant la question du renouvellement, elle reconnait que les votes pour Royal et Hamon portaient eux aussi cette demande. Sympa pour Delanoë, cité dans aucun des discours pour le moment.

19h20: le conseil national adopte le texte, Aubry officiellement élue
Il a été voté par 159 voix contre 76. L'annonce de l'élection de Martine Aubry soulève les vivas d'une partie de la salle. A signaler tout de même que les partisans de Ségolène Royal ont réuni plus de voix que leurs 29% de conseillers nationaux n'en laissaient penser.

19h16: apparement, le résultat du vote va être approuvé
Beaucoup de mains se sont levées pour voter le rapport, et apparement, beaucoup moins pour le constester.

19h14: le vote est ouvert
Chacun lève ses petits cartons...rouges.

19h09: Hamon votera aussi le rapport
Le député européen, dont la motion a recueilli 19%, tire la sonnette d'alarme: "Je ne crois pas que notre parti a des problèmes de démocratie, mais des problèmes de comportement. On peut être reponsable ici, et parfaitement irressponsable dès qu'on passe cette porte." Il affirme que lui aussi votera le rapport de la commission.

19h05: Glavany rappelle les années sombres
Le jospiniste parle avec tendresse de "ce vieux parti". "Quel vote allons nous refaire,? Le 3e, le 2e, le premier?", feint-il de s'interroger. Puis reprend: "Si tout tient à la faiblesse de l'écart, voulez-vous que certains vous racontent que ça nous est arrivé de devenir parlementaire pour bien moins que ça?".Il rappele des époques où "des camarades sont allés devant les juges", "où des fédérations ont été perquisitionnées". Il appelle à voter le rapport de la commission donnant Aubry devant pour 102 voix.

19h02: Peillon appelle timidement à un nouveau vote
"Il faut que le vote soit sans aucun doute et sans aucun soupçon. Mais nous savons que ce n'est pas le cas. Alors comment faire? Je crois que nous pouvons, si nous le décidons ensemble et c'est ce que nous vous proposons de réunir les conditions d'un vote dont nous aurions la garantie qu'il opère un vrai rassemblement". Bref, les royalistes veulent toujours un nouveau vote. Mais pas de judiciarisation du PS, il refuse "un recours extérieur", contrairement aux déclarations des partisans de Royal.

Cette proposition "il y a de fortes chances qu'elle ne soit pas retenue, mais permettez tout de même qu'on la fasse", dit-il visiblement pessimiste.

18h58: Peillon est "satisfait"
Et hop, un royaliste à la tribune. Vincent Peillon se demande si "cette décision va nous permettre de faire ce travail de rassemblement, de rénovation, de proposition?". Mais il se dit "satisfait" du rapport de la commission de récolement. Enorme surprise!!! Après le discours bisounours de David Assouline, les royalistes se seraient-ils rangés derrière Martine Aubry?

18h55: Borgel et l'ambiance "sereine et amicale"
Ce Strauss-kahnien, partisan de Martine Aubry a jugé que "l'échange a pu avoir lieu", et que l'ambiance a été "toujours sereine et amicale". Il appelle clairement à "voter pour le rapport de Kader Arif". A signaler qu'Assouline, pro-Royal, n'a pas demandé de voter contre.

18h51: Assouline et le "problème démocratique"
A la tribune , le sénateur de Paris, partisan de Ségolène, a baissé d'un ton par rapport à ses déclarations habituelles. S'ils pointe le "problème démocratique" que constitue ce résultat serré, il ne laisse transparaître qu'en filigrane sa volonté d'organiser un nouveau vote, appellant son parti à aller "plus loin dans la démocratie".

18h46: Arif s' "y colle" et proclame les résultats: Aubry 102 voix devant
Le jospiniste Kader Arif a proclamé les résultats.
Martine Aubry: 67 451
Ségolène Royal: 67.349
Il y a bien 102 voix d'écart.
"Il fallait bien que quelqu'un s'y colle", dit-il. Il n'a pas donné le détail des contentieux, qui "aurait été insultant".

18h30: Vaillant, desespéré, souhaite "longue vie au PS"
Daniel Vaillant, qui a présidé la commission de récolement, explique que le travail de la commission "n'a jamais cessé malgré la suspension de séance à 17h lundi". "Je ne peux pas laisser dire qu'on a interrompu notre travail de manière désinvolte". Une référence aux déclarations de Ségolène Royal qui s'étonnait lundi de la suspension des travaux de la commission. "Longue vie au PS!", conclut quand même Daniel Vaillant, désabusé.

18h14: Hollande appelle au sursaut
En tant que premier secrétaire sortant, François Hollande a appellé les socialistes au "sursaut" dans son discours d'ouverture, au nom "de ceux qui espèrent encore dans le parti socialiste".

Emile Josselin, Bastien Bonnefous, Vincent Glad
20Minutes.fr, éditions du 25/11/2008 - 18h39
dernière mise à jour : 25/11/2008 - 22h10



Martine Aubry nouvelle Premier secrétaire du PS après un long psychodrame
25.11.2008 - il y a 9 heures 17 min

Christine POUGET et Elahe MEREL


Martine Aubry est devenue officiellement mardi la première femme à diriger le Parti socialiste après quatre jours de psychodrame, avec seulement 102 voix d'avance sur Ségolène Royal, mais elle prend la tête d'un parti profondément divisé. Evènement.

 

Devant le Conseil national, "parlement" du parti, réuni à la Mutualité, haut lieu de la gauche, ses premiers mots de première secrétaire ont été: "On va ensemble gagner pour les Français", et le maire de Lille a aussitôt tendu la main à sa rivale.

Ségolène Royal, qui s'était faite discrète toute la soirée, a appelé, après le Conseil, les militants socialistes à "l'unité" et au "rassemblement", tout en déclarant qu'elle voulait être "une force de transformation" au sein du parti, une façon d'organiser son opposition. Certains de ses proches ont quant à eux continué d'exiger un nouveau vote.

Le Conseil national a confirmé le résultat officiel élisant Martine Aubry à la succession de François Hollande, par 159 voix pour, 76 contre et deux abstentions. Les partisans de l'ex-candidate à l'Elysée ont voté contre, brandissant leurs cartons dans une ambiance tendue.

On décompte les cartons pour, les cartons contre. Les minutes s'écoulent, avant que le verdict tombe.

Il est 19H20 : "C'est donc Martine Aubry qui est élue première secrétaire du Parti socialiste". Ovation debout de la plupart des membres du Conseil.

Le Conseil entérine par ce vote les résultats de la "commission de récolement" chargée de trancher après les contestations ayant suivi le scrutin du 21 novembre opposant Martine Aubry à Ségolène Royal.

La commission donne Mme Aubry gagnante avec 67.451 voix contre 67.349 à Mme Royal, soit 102 voix de différence. Une première totalisation avait donné 42 voix d'avance au maire de Lille.

Mme Aubry monte à la tribune et d'une voix émue, déclare: "Je dis à la droite, riez encore quelques jours car dès la semaine prochaine le parti socialiste est de retour dans la proposition".

Elle tend immédiatement la main à sa rivale, déclarant: "Mon premier devoir, si elle accepte, est de rencontrer Ségolène et de lui dire moi, j'ai entendu comme toi ce que les militants veulent: (...) nous voulons retrouver la gauche". Elle assure Ségolène Royal que "ses amis auront toute leur place" dans son équipe.

Après l'épreuve de force engagée ces derniers jours, Mme Royal accepte la victoire de sa rivale, mais prévient: "Nous avons réussi à convaincre la moitié du parti, et peut-être un peu plus de militants du PS".

"Toute notre énergie, nous allons la mettre à continuer à aider le PS à se transformer", dit-elle. Et elle relance son idée "essentielle" à ses yeux de faciliter l'adhésion au PS pour "un prix modique".

Autre ton chez certains de ses proches, qui continuent de revendiquer un nouveau vote.

Le député Jean-Louis Bianco annonce qu'ils "maintiendront un recours en justice" si Martine Aubry n'accepte pas un nouveau vote dans les "endroits où il y a un problème", tandis que Manuel Valls assure que des tribunaux seront "évidemment saisis" pour répondre au "déni de justice" que constitue selon lui l'élection de Mme Aubry

"Je suis satisfait du dénouement. Le PS a frôlé le pire" (...) mais "il a montré qu'il est capable du meilleur", déclare plus tard premier secrétaire sortant, François Hollande. "Je ne souhaite pas que la justice se mêle de nos affaires", ajoute-t-il à propos des menaces de saisir les tribunaux.

A l'UMP, l'une des porte-parole, Chantal Brunel, prend acte de la victoire "sans gloire" de Martine Aubry.

Les proches de Ségolène Royal annoncent un recours en justice
25.11.2008 - 21h08

 

Les proches de Ségolène Royal annoncent qu'ils vont saisir la justice contre la décision des instances du Parti socialiste, qui ont validé l'élection de Martine Aubry au poste de premier secrétaire.

 

L'ex-candidate à l'élection présidentielle de 2007, qui a donné une conférence de presse après l'annonce officielle de sa défaite avec 102 de retard par le Conseil national du parti, n'a toutefois pas évoqué elle-même cette possibilité.

"Ce qui s'est passé ce soir est un déni de justice, il y aura évidemment des tribunaux qui seront saisis", a déclaré Manuel Valls, député de l'Essonne.

Jean-Louis Bianco, son ancien directeur de la campagne présidentielle de 2007, a abondé dans le même sens.

"Il faut un vote dans les sections qui posent problème, sinon nous irons devant la justice", a-t-il dit.

Laure Bretton, édité par Yves Clarisse

Vincent Peillon hostile à un recours en justice contre l'élection de Martine Aubry
26.11.2008 - il y a 3 min

 

Vincent Peillon, bras droit de Ségolène Royal, a estimé mercredi sur RMC qu'un recours en justice contre l'élection de Martine Aubry à la tête du PS "ne serait pas aujourd'hui une bonne chose pour le Parti socialiste".

 

"Aujourd'hui, ce que je dirais à Ségolène Royal, c'est que je ne crois pas que ce soit utile et nécessaire", a ajouté l'eurodéputé, alors que Manuel Valls, autre lieutenant de l'ex-candidate à la présidentielle, a prôné une action en justice contre le scrutin interne du PS qui a donné la victoire à Martine Aubry pour la direction du parti.

François Hollande: la Première secrétaire du PS doit avoir "cet acharnement à unir et à rassembler"
25.11.2008 - il y a 10 heures 24 min

 

François Hollande s'est félicité mardi soir d'avoir "enfin une successeure" au terme d'un "long processus" et de "beaucoup de difficultés pour les socialistes". Pour lui, la Première secrétaire du PS doit désormais "avoir cet acharnement à unir et à rassembler".

 

"Il a fallu du temps" mais "je considère que le dénouement est meilleur que le déroulement" du congrès de Reims, explique sur son blog celui qui tint les rênes du PS pendant onze ans. "C'est sans doute difficile et cruel pour celles et ceux qui avaient voté pour Ségolène Royal, et qui, à quelques dizaines de voix près, ne trouvent pas la victoire de celle qui portait leur idéal. Mais telle est la leçon de la démocratie: accepter qu'un écart, même faible, désigne un vainqueur qui doit avoir la même légitimité que s’il avait une majorité plus forte", observe François Hollande.

"Je suis donc pleinement derrière la Première secrétaire. Je l'aurais été derrière Ségolène Royal, je le serai derrière Martine Aubry. Je l'aurais d'ailleurs été aussi derrière tout autre qui aurait eu la consécration du vote militant", souligne-t-il en se réjouissant de "voir une femme accéder à cette haute responsabilité".

Disant mesurer ce qui va être "sa tache", il dit à Martine Aubry que "les socialistes doivent aujourd'hui connaître un renouvellement, un rassemblement, sûrement, mais aussi une autre pratique dans leur vie collective".

"Il lui appartiendra d'aller chercher à chaque fois les synthèses nécessaires, trouver les équilibres, faire voter lorsqu'il le faut les instances", ajoute-t-il.

A la suite d'un "scrutin trop serré qui méritait d'être analysé et clarifié, j'ai été trois jours de plus Premier secrétaire", note encore François Hollande. "Mais je suis finalement conscient que c'est ma méthode qui l'a une nouvelle fois emporté. Être capable de faire travailler ensemble, y compris pour opérer un récolement de leurs suffrages. Prendre le temps nécessaire pour tenir compte de la position de chacun et faire voter la seule instance qui avait la légitimité" pour le faire, le Conseil national. "Et puis en appeler à un sursaut, à une responsabilité collective" et "faire en sorte par une dernière décision de rassembler les socialistes: ils le sont".

Ils ne sont peut-être pas "tous réjouis. Mais ils ont tous dit" ce "qu'ils voulaient maintenant", remarque François Hollande. "C'est finalement le legs que je laisse à Martine Aubry: faire travailler ensemble les socialistes, les respecter, chasser leurs démons et être capable de dépassement". AP

Royalistes: recours en justice si pas de nouveau vote dans les endroits litigieux
25.11.2008 - il y a 9 heures 41 min

Les partisans de Ségolène Royal "feront un recours en justice" après l'élection de Martine Aubry à la tête du PS si elle n'accepte pas un nouveau vote dans les "endroits où il y a un problème", a annoncé mardi un proche de Ségolène Royal, Jean-Louis Bianco.

 

"Nous continuons à demander à la nouvelle direction d'accepter au moins la proposition de Robert Badinter qu'il y ait un nouveau vote dans les endroits où il y a un problème", a déclaré M. Bianco à l'issue du Conseil national du parti socialiste.

"Si nous n'obtenons pas satisfaction, nous ferons un recours en justice", a-t-il menacé devant le Conseil national qui a désigné Martine Aubry à la tête du PS, l'ancien ministre de la Justice socialiste Robert Badinter avait proposé devant le groupe PS du Sénat de "revoter" uniquement là où il y a litige, et d'instituer une "commission de sages".

PS: Robert Badinter propose de revoter là où il y a litige
25.11.2008 - 17h10

 

L'ancien ministre de la Justice socialiste, Robert Badinter, a proposé lors de la réunion du groupe PS du Sénat mardi de "revoter" pour le poste de chef du parti uniquement là où il y a litige et d'instituer une "commission de sages".


"J'ai rappelé au groupe que c'était une matière de contentieux électoral, qu'il fallait que les choses soient aussi claires que possible selon des principes d'une jurisprudence du conseil d'Etat et du conseil constitutionnel en matière de contentieux d'élection", a-t-il précisé à l'AFP.

"S'il y a des zones noires, des coins sur lesquels on s'interroge, dans ce cas là, on annule. On revote et ensuite on fait le décompte, et c'est fini", a ajouté l'ancien président du conseil constitutionnel.

"Ce n'est parce qu'on annule ici et là que l'ensemble des élections se trouvent faussées" car "c'est humiliant pour les électeurs", a-t-il insisté.

"Dans la quasi totalité des sections on a voté convenablement, il ne faut pas jeter d'opprobre sur l'ensemble du parti socialiste", a-t-il poursuivi.

"Si jamais il y a des différences d'interprétation sur lesquelles la commission n'arrive pas à se mettre d'accord, il faut instituer un comité de sages, une commission de sages qui arbitre les questions litigieuses", a-t-il encore suggéré.

Son intervention a été très applaudie par les sénateurs socialistes, selon un participant.

"Mon sang ne fait qu'un tour, on est dans une situation extrêmement difficile et de laquelle on ne peut sortir qu'en s'appuyant sur des principes. Je crois malheureusement que c'est un peu tard", a confié le sénateur des Hauts-de-Seine et ancien président du Conseil constitutionnel.


Sondage: DSK candidat PS préféré pour 2012
25.11.2008 - 18h07

 

Dominique Strauss-Kahn est le candidat PS préféré des Français pour 2012, les seuls sympathisants socialistes mettant en tête Ségolène Royal, tandis qu'une élection de Martine Aubry à la tête du parti est largement approuvée, selon un sondage BVA-Orange-Express à paraître jeudi.

 

Le directeur général du FMI est en tête du classement des personnalités PS pour la prochaine présidentielle, avec 32%, devançant Martine Aubry et Ségolène Royal, à égalité à 19%. Bertrand Delanoë vient ensuite avec 16%.

Auprès des seuls sympathisants socialistes (sous-ensemble de l'échantillon sondé), la présidente de Poitou-Charentes l'emporte (30%) sur l'ancien titulaire de Bercy (27%). La maire de Lille recueille 20% et le maire de Paris 14%.

Alors que la proclamation du nom de la première secrétaire du PS était attendue mardi soir, BVA a anticipé, demandant si l'élection de "Martine Aubry comme première secrétaire était" plutôt une bonne chose". 54% des Français ont répondu oui, 30% non, 16% ne se prononçant pas.

Les sympathisants socialistes sont 61% à y voir "plutôt une bonne chose", 28% étant d'un avis inverse (11% ne se prononcent pas).

Sondage réalisé par téléphone le 22 novembre auprès d'un échantillon national représentatif de 970 personnes de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la commission nationale des sondages.

 

 

 

 

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 20:47

(verbatim)

 


« Le Parti socialiste est de retour »
Le 25 novembre 2008


Pour son premier discours comme première des militantes, la maire de Lille a fixé une feuille de route collective : rassemblement et renouvellement profond, dans une ligne politique clairement ancrée à gauche. Voici l’intégralité de son discours.

Chers camarades, j’ai d’abord un seul mot à vous dire : merci.


Le  second va immédiatement à Ségolène pour lui dire : on va, ensemble, gagner pour les Français, j’en suis convaincue.

C’est bien sûr avec à la fois beaucoup d’émotion et de gravité que je reçois la responsabilité que vous me confiez aujourd’hui en pensant d’abord aux femmes. Aux femmes qui se sont battues avant nous pour qu’existe une parité en politique : après que  Ségolène ait été la première femme en France candidate à la présidence de la République, je suis fière au nom de toutes les femmes qui se sont battues d’être la première femme Première secrétaire du Parti socialiste.

Je voudrais dire aussi que je sens une responsabilité lourde, mais cette responsabilité lourde, je ne peux l’accepter que parce que vous êtes là vous les quelque 200 000 militants du Parti socialiste.

Cette responsabilité de premier secrétaire a été tenue par des hommes et des femmes éminents, François Mitterrand, Pierre Mauroy -que chacun comprendra que je salue particulièrement-, Lionel Jospin, Michel Rocard, Laurent Fabius, que je salue, Henri Emmanuelli aussi et bien sûr toi, François, à qui je pense tout particulièrement ce soir.

Je voudrais d’abord m’adresser aux militants. Aux militants parce que, dans ce congrès, jour après jour, soir après soir j’en ai rencontrés beaucoup, et que tous se sont battus pour ce qu’ils croient profondément, pour les valeurs du socialisme, pour la conviction qu’ils ont que ce qu’ils proposaient étaient les bonnes réponses pour les Français.

 

Je crois que nous avons su débattre et discuter à la hauteur de ce qu’est notre parti, un immense parti démocratique.

Alors, on peut rire, on peut se moquer de nos débats, de nos discussions mais j’ai envie de  dire à la droite : riez encore quelques jours car dès la semaine prochaine le Parti socialiste est de retour dans les rues, et avec des propositions. Et uni.

Je voudrais dire à tous les militants : bravo pour ce travail. Je voudrais dire à Ségolène et à ses amis -dont je comprends aujourd’hui la réaction tout à fait naturelle - que nous avons tous défendu ce que nous croyons juste.
Je crois que si nous voulons changer ce parti, il faut d’abord que nous acceptions cela. Accepter que, dans un grand parti démocratique, nous puissions penser différemment en nous respectant et j’irai même plus loin, penser différemment en nous faisant confiance, en pensant que, en chacun d’entre nous, il n’y a qu’un seul souci, servir les Français et pour servir les Français, servir le Parti socialiste.

Si nous arrivons dans les jours, dans les mois qui viennent, à donner des signes concrets que cette unité du parti et de l’ensemble des militants est possible, ce congrès de Reims restera comme un congrès qui aura permis à notre parti, de changer profondément à un moment où le monde a changé et où les militants nous ont demandé de changer profondément et de nous renouveler.
Voilà un peu l’état d’esprit qui est le mien.

Les conditions dans lesquelles le vote a eu lieu et les résultats extrêmement serrés qui en découlent ne me donnent que des devoirs. Le premier devoir qui  est le mien, c’est, si elle l’accepte, de rencontrer Ségolène. J’ai entendu, comme elle, ce que nous ont dit les militants à Reims et derrière les militants ce que nous ont dit les Français : « nous voulons retrouver la politique et la gauche, nous voulons un Parti socialiste qui nous défende alors que nous n’avons même plus le courage de nous battre car on a l’impression que nos voix ne sont plus entendues par les pouvoirs en place ». Oui, nous allons revenir avec les valeurs qui sont les nôtres, mais aussi avec les réponses d’aujourd’hui, ce qui nécessite beaucoup de travail. Puis, ils nous ont dit : « il faut renouveler profondément le Parti socialiste, ses pratiques, son fonctionnement ». Les voix qui se sont portées sur Ségolène comme d’ailleurs sur Benoît Hamon sont aussi des voix qui nous ont dit profondément que certains portaient plus que d’autres le renouvellement.

 

J’ai intégré cela depuis le premier vote des militants.

Notre prochain Conseil national sera sans doute fixé au samedi 6 décembre. Une ligne politique a été arrêtée avec une majorité lors du congrès, mais que, au-delà de cette ligne politique, ancrée à gauche, qui nous impose d’être sur tous les terrains pour défendre les Français, pour défendre les Français qui sont inquiets devant les licenciements qui arrivent, pour défendre les Français qui perdent en pouvoir d’achat, pour défendre les services publics qui sont le patrimoine de ceux qui n’en ont pas, pour être capable dès le week-end prochain d’être auprès de nos camarades des partis socialistes et socio démocrates européens pour changer l’Europe pour un autre monde, d’être capable effectivement d’être sur ce terrain-là et d’y travailler dans une ligne politique ancrée à gauche, il faudra aussi profondément nous renouveler.

Il faut véritablement que, dans les équipes que nous allons constituer, il y ait des changements profonds, il faut renverser la table : bien sûr de nouveaux visages, des hommes et des femmes de tous les territoires et de toutes les cultures aux couleurs de la France, une parité absolue dans toutes nos instances ;  mais aussi il nous faut aussi renouveler nos attitudes, nos comportements, nous rouvrir sur la société, nous rouvrir vers des hommes et des femmes qui ont envie de construire un projet de gauche face à cette loi du plus fort que nous impose le libéralisme, face à cette puissance du financier par rapport à l’économie, face à ces inégalités qui s’accroissent dans notre pays et dans le  monde.

Il faut faire appel à eux, il faut le dire, le Parti socialiste est à nouveau ouvert pour travailler avec vous, pour évidemment un projet porté aux Français, mais aussi porté aux Européens pour un autre monde.

Mon devoir dans les heures qui viennent, c’est de faire en sorte que, sur une ligne qui est celle que les militants ont choisi au congrès, nous soyons capables d’être unis dans un mode de fonctionnement que je vous proposerai, où les élus trouveront toute leur place. Car rien n’est plus étonnant aujourd’hui de voir combien les Français nous font confiance, là où nous sommes et parfois même nous plébiscitent dans nos villes, dans nos départements et dans nos régions et de dire que nous n’utilisons pas cette force extraordinaire des élus et des militants pour construire le projet de demain et là aussi il nous faudra changer nos pratiques.

 

Nous avons par ailleurs des députés et des sénateurs qui se battent sur le front contre les lois de Sarkozy et même contre les amendements qui arrivent nuitamment pour pousser la retraite à 70 ans. Ces coups-là, nous devons les préparer, il faut que nos parlementaires soient au sein du Parti, il faut que nous débattions avec les présidents des 2 groupes parlementaires, il faut  que nous soyons unis pour combattre la droite, mais aussi pour contre-proposer car c’est aussi cela qu’attendent les Français.

Tous les jours on nous annonce un cadeau fiscal pour les plus riches, tous les jours nous apprenons un recul dans le domaine social, que ce soit à la Poste, dans l’audiovisuel, la retraite à 70 ans, le développement du contrat à durée déterminée… Dans nos collectivités locales nous avons à nous battre contre la restriction des crédits et surtout pour accompagner tous ceux qui vivent actuellement des licenciements ou qui vont en vivre.

Nous avons donc le devoir d’être ensemble par rapport à cette situation et de nous mettre au travail pour que, dans deux ans, nous soyons capables d’avoir le projet qui permettra à celui ou à celle qui alors sera choisi de représenter nos couleurs.

Je veux une équipe unie où toutes les sensibilités se sentent bien. L’équipe unie ne veut pas dire que l’on oublie ses fidélités, je ne demande à chacun non pas d’oublier ce qu’il est, ce à quoi il croit, la personne à laquelle il est attaché et c’est cela aussi la politique des liens d’affection, de fidélité qui se nouent, je demande à chacun de dire d’abord : nous sommes tous socialistes nous voulons porter en avant notre parti pour que les Français à nouveau aient l’espoir.

Nous avons une feuille de route collective, dès demain, à mettre en place : rassemblement, renouvellement profond, et travail.

Nous allons le faire ensemble pour incarner à nouveau l’espoir. Nous devons être à la hauteur. Je sais qu’il faudra beaucoup de courage et de ténacité mais je sais que chacun d’entre vous pensez actuellement aux militants et aux Français qui voient ce qui se passe depuis quelques jours dans notre parti et se lamentent.

 

C’est en pensant à eux et en pensant à tous les militants que je dis: rassemblons-nous, unissons-nous autour d’une ligne de gauche, celle que nous avons voulue lors de notre congrès, mais aussi autour d’un profond renouvellement qui fera que le Parti socialiste, si j’osais, s’appelle le nouveau Parti socialiste ; en tout cas qu’il garde l’essentiel, les valeurs de solidarité, d’égalité et de fraternité qu’il a toujours  défendues.

Publié dans : Vie politique

 

 

 

 

 

 

 

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 20:46

(blog-dépêches)

 

Sur le blog de François Hollande


J’ai enfin une successeure
FH | Notes | Mardi, 25 novembre 2008


Il a fallu du temps, un long processus et beaucoup de difficultés pour les socialistes, mais je considère que le dénouement est meilleur que le déroulement de ce congrès.

C’est sans doute difficile et cruel pour celles et ceux qui avaient voté pour Ségolène Royal, et qui, à quelques dizaines de voix près, ne trouvent pas la victoire de celle qui portait leur idéal. Mais telle est la leçon de la démocratie : accepter qu’un écart, même faible, désigne un vainqueur qui doit avoir la même légitimité que s’il avait une majorité plus forte.

Je suis donc pleinement derrière la Première secrétaire. Je l’aurais été derrière Ségolène Royal, je le serai derrière Martine Aubry. Je l’aurais d’ailleurs été aussi derrière tout autre qui aurait eu la consécration du vote militant.

Je mesure ce qui va être sa tâche. Je lui dis que les socialistes doivent aujourd’hui connaître un renouvellement, un rassemblement, sûrement, mais aussi une autre pratique dans leur vie collective. Il lui appartiendra d’aller chercher à chaque fois les synthèses nécessaires, trouver les équilibres, faire voter lorsqu’il le faut les instances.

Je sais que sa tâche va être lourde et que des échéances délicates nous attendent : les élections européennes puis les régionales, sans parler de la grande confrontation de 2012.

Je quitte ce mandat plus tard qu’il était prévu puisque, à cause d’un scrutin trop serré qui méritait d’être analysé et clarifié, j’ai été trois jours de plus Premier secrétaire.

Mais je suis finalement conscient que c’est ma méthode qui l’a une nouvelle fois emporté. Être capable de faire travailler ensemble, y compris pour opérer un récolement de leurs suffrages. Prendre le temps nécessaire pour tenir compte de la position de chacun et faire voter la seule instance qui avait la légitimité et la compétence pour le faire : le Conseil national, le Parlement du parti.

Et puis en appeler à un sursaut, à une responsabilité collective, démontrer que les Français ne nous autorisaient plus à prolonger la chicane, dire combien nos militants si fidèles à nos rendez-vous électoraux ne pouvaient pas supporter qu’on salisse les résultats. Donc de faire en sorte par une dernière décision de rassembler les socialistes : ils le sont.

Ça ne veut pas dire qu’ils sont tous réjouis. Mais ils ont tous dit ce qu’ils voulaient maintenant, et c’est finalement le legs que je laisse à Martine Aubry : faire travailler ensemble les socialistes, les respecter, chasser leurs démons et être capable de dépassement.

La Première secrétaire -je me réjouis de voir une femme accéder à cette haute responsabilité- doit avoir cet acharnement à unir et à rassembler.

François Hollande

 

 

 


Dernier discours de Hollande en tant que Premier secrétaire du PS

Publié le 25/11/2008 à 20:42

 

PARIS - François Hollande a prononcé mardi son dernier discours de premier secrétaire du Parti socialiste, appelant ses membres à un sursaut et à conjurer les divisions créées par l'âpre lutte pour sa succession, en assurant qu'il n'y a pas deux partis socialistes.

Le Premier secrétaire sortant du PS, François Hollande, à Paris le 25 novembre 2008
Dossier PS: le combat des chefs en direct

M. Hollande s'exprimait avant la désignation officielle par le Conseil national de Martine Aubry à la tête du PS.

"C'est la dernière fois que je m'adresse comme premier secrétaire à une instance du PS, en l'occurrence son Parlement" (conseil national), a déclaré M. Hollande, qui a passé 11 années à la tête du parti.

"Je vous appelle ce soir -et ça a été le sens même du mandat que vous m'avez confié- à un sursaut collectif et individuel car le collectif est aussi la somme des individus. Chacun a aussi à faire aussi son examen de conscience".

Un "sursaut collectif" qui doit selon lui obéir à "une double logique: une logique de dépassement et une logique de rassemblement". "Le parti a un besoin immense de se retrouver, fier, digne et il y a du travail, un besoin de rassembler pour travailler ensemble à la direction du Parti socialiste", a-t-il dit.

"Nous avons deux impératifs: proclamer le résultat d'un vote sur la base du rapport qui sera présenté, celui du récolement des suffrages venant des fédérations, et en même temps nous avons aussi l'obligation de rechercher les voies et les moyens d'un rassemblement général du Parti socialiste", a-t-il lancé, alors que l'affrontement entre Martine Aubry et Ségolène Royal pour sa succession a fait craindre des divisions irréparables, voire une scission.

"Il n'y a pas un bloc contre un autre. Il n'y a pas ici deux partis socialistes. Il y a un seul parti qui veut vivre ensemble et qui veut respecter ensemble ses règles et ses militants", a-t-il lancé, très applaudi.

"Nous sommes conscients que le PS vit, et le vote a été à tel point serré qu'il a fallu une procédure exceptionnelle pour en proclamer le résultat. Nous sommes conscients aussi que nos militants se désespèrent de cette issue trop longue, que nos électeurs se découragent, que nos adversaires se réjouissent, à droite, au centre, et même à gauche".

"C'est pourquoi ce soir il faut mettre un terme à ce processus et ouvrir une nouvelle étape", a-t-il lancé, mettant en garde contre les "vieux démons", le "danger de la discorde" et de la "dilution même de notre message".

 

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 20:03

Alors qu'on vient de retrouver un troisième SDF mort au bois de Vincennes, le conseil national du PS réuni ce 25 novembre soir à la Mutualité a approuvé la décision de la commission Vaillant de récolement qui donne Martine Aubry gagnante avec 102 voix d'avance (et pas 42) sur Ségolène Royal par 159 votes pour et 76 votes contre sur les 306 sièges que comptent le conseil national.

 

Malgré les dernières heures épiques, des fraudes vaguement reconnues et une préparation du congrès désastreuse, le Parti socialiste semble avoir enfin une direction.

 

François Hollande a laissé le flambeau du PS à Martine Aubry. Il a rappelé que si on ne voulait pas de synthèse alors il fallait trancher, et trancher, c'est couper en deux le parti.

 

Dans le camp de Ségolène Royal, il y a division entre Vincent Peillon qui a reconnu la victoire politique de Martine Aubry et Manuel Valls qui veut aller jusque devant les tribunaux.

 

SR

 

 

http://www.lepost.fr/article/2008/11/25/1337560_martine-aubry-officiellement-premiere-secretaire-du-ps.html

 

 

 

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 17:30

(dépêche-blog)

 

 

LE CONGRÈS DE 1946 : LE DERNIER CONGRÈS DE LÉON BLUM
 
L’autorité intellectuelle, le prestige moral de Léon Blum est considérable. Riom, puis la captivité lui ont donné un prestige supplémentaire. Huit jours après son retour, Léon Blum trouve les socialistes “ trop prudents, trop arrivés, trop bourgeois ” ; il réclame “ l’assainissement moral du pays ”. Un pays qu’il juge encore corrompu, un pays qui n’a pas été épuré ni trempé… Le désaccord se creuse bientôt avec une tendance gauchiste dont le porte-parole est Guy Mollet. L’équipe de la résistance (Daniel Mayer, Robert Verdier) apparait comme une “ équipe de droite ”. Selon la motion Guy Mollet, “ il faut combattre toutes les tendances révisionnistes, notamment celles qui se fondent sur une conception erronée de l’humanisme et dont le vrai sens est de masquer cette réalité fondamentale : la lutte des classes ” Léon Blum vient de publier “A l’échelle humaine », sa dernière grande œuvre entièrement écrite en prison et éditée en avril 1945. Léon Blum continue de voir dans le socialisme une religion, une sagesse, une vertu ; il faut revenir à l’apostolat, à la conquête spirituelle, à la pureté de son inspiration primitive…Un Blum aussi précurseur de l’idée européenne, une réflexion sur l’avenir commun de l’Europe ; dès 1945 Blum s’intéresse au sort de l’Allemagne qu’il souhaite « rééduquer », unissant peuples vainqueurs et vaincus (paroles rares à l’époque) Le congrès voit la défaite de Daniel Mayer et Robert Verdier : le rapport moral est rejeté – fait unique dans l’histoire du PS. Le 1er septembre, Léon Blum monte à la tribune s'un congrès socialiste, une dernière fois, minoritaire comme à Tours et clame son espoir dans l’avenir du socialisme.

"Vous rappelez-vous ce que je vous disais il y a quelques mois à l'issue des délibérations du premier Conseil national qui se tenait tout de suite après nos reculs électoraux ? Pendant des heures, j'avais entendu parler du dynamisme supérieur de certains de nos adversaires et ce mot, qui m'agace toujours un peu, m'avait spécialement irrité ce jour-là. Je vous avais dit alors : « Le dynamisme, qu'est-ce que vous croyez donc que c'est ? Croyez-vous que ce soit une drogue pharmaceutique ou un engin mécanique ? Est-ce que vous croyez que c'est quelque chose de concret ? Mais non. Le dynamisme, ce sont les hommes. C'est la conviction des hommes. C'est l'abnégation, l'esprit de dévouement des hommes. C'est la foi des hommes. Et si le dynamisme a manqué, rendez-vous compte que c'est parce que, chez les hommes que « vous êtes, il n'y avait pas assez d'abnégation, ni assez d'esprit de sacrifice, ni assez de foi. » Je crains qu'aujourd'hui il n'en soit encore ainsi. Le trouble du Parti, ce malaise dont l'analyse ne découvre pas les causes, ou qui est hors de toutes proportions raisonnables avec ses causes, je crains qu'il ne soit d'essence panique, qu'il ne traduise les formes complexes - excusez le mot -de la peur. Je crois que, dans son ensemble, le Parti a peur. Il a peur des communistes. Il a peur du qu'en-dira-t-on communiste. C'est avec anxiété que vous vous demandez à tout instant : Mais que feront les communistes ? Et si les communistes ne votaient pas comme nous ? La polémique communiste, le dénigrement communiste agissent sur vous, vous gagnent à votre insu et vous désagrègent. Vous avez peur des électeurs, peur des camarades qui vous désigneront ou ne vous désigneront pas comme candidats, peur de l'opinion, peur de l'échec. Et s'il y a eu altération de la doctrine, déviation, affaissement, ils sont là, ils sont dans la façon timorée, hésitante dont notre doctrine a été présentée dans les programmes électoraux, dans la propagande électorale

Vous invoquez la nécessité du renouveau. Mais plus que de tout le reste, vous avez peur de la nouveauté, vous avez la nostalgie de tout ce qui peut vous rapprocher de ce parti tel que vous l'avez autrefois connu et pratiqué. Vous avez peur de la nouveauté. Vous n'en voulez pas dans la confection des listes, dans le choix des candidats. Vous n'en voulez pas quand elle se présente comme un apport de forces fraîches que vous avez accueillies au lendemain de la Libération avec réticence, avec méfiance. Vous avez cette même nostalgie du passé, cette méfiance et presque ce dédain, vis-à-vis des femmes et des jeunes. Vous ne faites pas place aux femmes sur les listes électorales. Vous ne considérez les jeunes que comme des recrues. Vous avez peur de la nouveauté jusque dans les alliances politiques. Je vous remercie d'avoir écouté avec bienveillance ces vérités un peu amères et un peu sévères, mais, vous le voyez, si mal il y a, le mal est en vous ; le mal, c'est le manque d'ardeur, le manque de courage, le manque de foi. Le vote pour la motion Guy Mollet, savez-vous ce que c'est ? C'est une espèce d'alibi moral par lequel vous avez cherché à abuser votre mauvaise conscience. Je vous le dis sans amertume, non sans tristesse, comme quelqu'un qui, depuis des jours et des jours, cherche vainement les moyens de réparer le mal que vous avez fait. Peut-être comptiez-vous sur moi pour cela ? Quelques mots de Guy Mollet me laissaient croire tout à l'heure qu'il l'espérait, lui-même. J'ai pu le faire en d'autres occasions. Je me sens impuissant aujourd'hui parce que je ne sens devant moi' rien de défini, rien de saisissable, rien qu'un trouble moral, : qui ne se guérit que par un effort intellectuel de volonté et non par des paroles ou des formules de motions. Verrons-nous en retour, comme certains de vous l'espèrent, un choc, une commotion psychologique, un sursaut rendant à notre parti quelque chose de cette foi, de ce courage, de cet esprit d'abnégation qui lui manquent ? Ce serait la seule contrepartie, la seule consolation possibles, et je tâche de l'espérer avec eux. Ce que je sais, quant à moi, c'est que pour le socialisme aucune blessure ne peut être mortelle, qu'il sortira de cette crise comme de tant d'autres, et qu'une fois de plus il fera surgir des profondeurs de la nation les forces et les hommes nécessaires à sa victoire."
 

 

 

 

 

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 13:13

(dépêche)

 

 





Les partisans de Martine Aubry confiants avant le verdict

25.11.2008 - 16:45

Laure Bretton


Les socialistes attendent l'annonce du nom de leur nouveau premier secrétaire qui, selon ses partisans, sera Martine Aubry.

 

Avant la réunion du Conseil national du PS à Paris, l'ambiance s'est encore dégradée entre les partisans de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, et ceux de la maire de Lille, qui se sont accusés respectivement de "coup d'Etat" et de "putsch médiatique".

Selon les résultats diffusés samedi par la direction du PS après une soirée électorale à rebondissements, Martine Aubry l'a emporté de 42 voix à peine lors de ce vote qui a été suivi par quatre jours d'invectives et de soupçons.

Malgré des tentatives de dernière minute du camp Royal, qui a réclamé l'annulation du scrutin après avoir appelé à manifester devant le siège du PS, l'entourage de Martine Aubry affiche sa sérénité dans la dernière ligne droite.

"Mon interprétation, c'est que Martine Aubry sera ce soir la première secrétaire du PS", a déclaré le député de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone sur France Info.

"Il n'y a pas de raison de pas être confiant", a renchéri François Lamy, bras droit de l'ancienne ministre de l'Emploi, à son arrivée à La Mutualité, où le "Parlement" du parti est convoqué à 18h00. "Demain matin, le jour se lève et on commence les discussions" pour former la nouvelle direction."

Poursuivie par les caméras, Martine Aubry s'est engouffrée en milieu d'après-midi dans le palais de La Mutualité sans faire de déclaration. Lors d'une manifestation contre la réforme de l'audiovisuel mardi matin à Paris, elle a assuré qu'elle se conformerait à la décision, quelle qu'elle soit.

Avant la réunion plénière, où siègeront 306 dirigeants, les quatre courants internes du PS qui composent le Conseil national devaient réunir leurs troupes pour décider de leur attitude.

Trois courants sont a priori hostiles à Ségolène Royal - autour des partisans de Martine Aubry, on trouve ceux de Bertrand Delanoë et de Benoît Hamon. Ils totalisent 70% des voix au sein de cette instance.

LE BOUT DU TUNNEL ?

Les partisans de la présidente de Poitou-Charentes pourraient, eux, décider de s'abstenir lors du vote du Conseil national, laissant Martine Aubry prendre les rênes d'un PS écartelé et basculant de fait dans la minorité.

Sur France Info, Vincent Peillon a affirmé mardi matin qu'il n'y avait plus que quatre voix d'écart entre les deux rivales au vu des vérifications effectuées par une commission interne.

"Ce n'est pas le mensonge médiatique organisé par quelques malfaisants qui va faire plier ceux qui considèrent que la rénovation et les votes doivent être respectés", a estimé le député européen, un des lieutenants de Ségolène Royal.

L'étroitesse du score a déclenché l'une des pires crises que le PS ait jamais traversées, plongeant le parti dans une amère guerre des chiffres après 18 mois de guerre des chefs née de la défaite présidentielle face à Nicolas Sarkozy.

Des voix s'élèvent depuis pour mettre en place une "direction collégiale" avec ou sans les deux rivales, qui, elles, rejettent cette option.

Depuis vendredi et le deuxième tour de scrutin, "chaque jour on pense avoir atteint le pire mais le pire est toujours à venir", commente un dirigeant du PS pour qui les "morceaux seront bien plus difficiles" à recoller que lors du congrès fratricide de Rennes en 1990.

Chargée d'examiner les contestations, la "commission de récolement" s'est réunie lundi au siège du PS sans déboucher sur une sortie de crise.

Alors qu'un nouveau rendez-vous était fixé mardi à 14h00, rue de Solferino, ses membres se sont retrouvés à La Mutualité, déclenchant un jeu du chat et de la souris avec la presse.

A la question "voit-on le bout du tunnel ?", le président de la commission, Daniel Vaillant a répondu par l'affirmative.

Avec Grégory Blachier, édité par Yves Clarisse

 

 

 

PS: dernière ligne droite avant le mur ?

La commission de récolement doit rendre son verdict sur les irrégularités. Le Conseil national doit désigner la prochaine Première secrétaire. Les partisans de Ségolène Royal, eux, sont prêts à répliquer. Bref, l'avenir du PS se joue aujourd'hui. 
 
(Pierre Morel pour Marianne)

Les lieutenants de Ségolène Royal font monter la pression. Comment faire autrement ? À quelques heures de la tenue du Conseil national du parti, l’instance chargée de proclamer officiellement les résultats de l'élection de la nouvelle Première secrétaire, ils craignent une issue fatale pour leur candidate . Et pour cause : la commission de récolement qui avait pour mission d’examiner les litiges et de transmettre ses conclusions au Conseil national a suspendu ses travaux hier après-midi pour les reprendre seulement aujourd’hui à 14 heures. Son président Daniel Vaillant avait des « obligations municipales » et les PV de toutes les fédérations ne seraient pas tous « remontés à Solfé ». « En fait, ils n’ont rien à se mettre sous la dent », explique un mandataire de la motion Delanoë. Ce n’est pas du tout l’avis d’un des bras droits de Royal, Vincent Peillon, qui dès ce matin sur France Info, expliquait qu’ « il [fallait] renoncer à proclamer un Premier secrétaire ce soir » car « après le premier travail de la commission hier, il n’y a plus que quatre voix d’écart » entre les deux prétendantes à la direction du 10 rue de Solférino. 

Pour les ségolénistes, le combat continue

Un peu plus tôt dans la journée, Manuel Valls était encore plus clair et affirmait qu’en cas de désignation de Martine Aubry les ségolénistes « [continueront] à se battre pour [leurs] idées et [iront] devant les tribunaux. » Quelques heures après, le maire d’Evry revenait au charbon expliquant qu’« il y a de la révolte chez les militants » et qu'il devrait y avoir « beaucoup de monde » ce mardi devant la Mutualité (où se réunit le Conseil national) comme devant les grilles de Solférino. Déjà la veille, François Rebsamen, le maire de Dijon, avait fait savoir qu’il appellerait à manifester devant le siège du PS si la commission de récolement ne répondait pas aux requêtes du camp Royal.

Il y a quelques minutes, les représentants de Ségolène Royal au sein de cette fameuse commission ont transmis un document dit de « protestation électorale » à Daniel Vaillant. Dans ce texte, ils demandent une nouvelle fois au Conseil national d’annuler purement et simplement le vote de vendredi dernier.  

En face, la résistance s’organise

Du côté des adversaires de la présidente de la Région Poitou-Charentes, on s’organise aussi. Plus discrètement. Avant que ne se tienne le Conseil national, les différents participants à la réunion sont invités à assister à des « AG de motion » au cours desquelles leur seront données des « consignes ». Et pour l’instant du côté des motions d’Aubry, de Hamon et de Delanoë, la consigne semble se résumer en une phrase : « On ne lâche rien ! » La soirée promet d’être agitée du côté de la Mutualité... 

Mardi 25 Novembre 2008 - 14:02
Gérald Andrieu
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PS: les royalistes demandent officiellement l'annulation du scrutin
25.11.2008 | 12h32 

Les représentants de Ségolène Royal à la commission chargée de vérifier les votes militants socialistes ont demandé, dans un document officiel, au Conseil national prévu mardi l'annulation du scrutin du 21 novembre pour désigner le premier secrétaire du PS.

"Le déroulement des opérations électorales a fait naître une profonde indignation, compte tenu du nombre des irrégularités constatées et du faible écart de voix entre les deux candidates, Ségolène Royal et Martine Aubry", écrivent-ils dans ce document de "protestation électorale" transmis à Daniel Vaillant, président de la "commission de récolement" du PS.
 
Pour les représentants de l'ex-candidate à l'Elysée à cette commission, le sénateur David Assouline, Jean-David Ciot et l'avocat Jean-Pierre Mignard, "de nombreuses irrégularités, quelques unes faisant peser des soupçons sur les intentions réelles de leurs auteurs, pouvant s'apparenter à des fraudes, ont été constatées dans le cadre de ces opérations de vote".

Les estimant "constitutives de manoeuvres altérant la sincérité du scrutin", ils demandent "au Conseil national d'annuler le scrutin du 21 novembre 2008", qui a donné la victoire par 42 voix à la maire de Lille.
 

 

 

 

 

 

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 05:57

(dépêche)

 




Congrès de Reims - Mariages et trahisons

Publié le 13/11/2008 N°1887 Le Point

 

Au PS, le combat des chefs dure depuis plus d'un an. Aubry, Royal, Delanoë, Hamon et les autres bataillent pour être calife à la place de Hollande. Récit d'un vaudeville permanent.

Michel Revol

Les portes de l'ascenseur s'ouvrent. Harlem Désir en sort, l'air un peu perdu. « On m'a dit que vous étiez là ? » demande benoîtement le bras droit de Bertrand Delanoë. Et comment ! Depuis des heures, une pleine garnison de journalistes attend la réaction du grand perdant de la soirée. A 2 heures du matin, les résultats du vote des motions sont sans appel : Royal (29 %) a gagné, Delanoë, présumé favori (25 %), est défait, Aubry à égalité. Dans le couloir blafard de Solferino, les journalistes fondent sur Désir. Puis, d'un coup, une grappe se tourne vers le grand escalier de Solferino : le solide Patrick Mennucci, soutien marseillais de Ségolène Royal, descend les marches. « Vous êtes content ? » lui demande-t-on bêtement. « On n'est pas mécontent ! » répond-il avec gourmandise. Mennucci se garde bien de fanfaronner : Ségolène n'est pas majoritaire seule. Elle devra s'allier pour gagner un congrès qui s'annonce historique. Le long chemin qui mène depuis dix-huit mois à Reims, avec ses embûches et ses chausse-trapes, n'est pas terminé.

L'affaire aurait pu être pliée il y a belle lurette. Après les législatives de juin 2007, un conseil national du PS se tient dans un grand hôtel parisien. La moquette onctueuse de la salle de conférences étouffe à peine la fronde qui se prépare : Ségolène Royal veut prendre le parti. Elle n'est pourtant pas là. « La salle avait été préparée pour la siffler », argumente Jean-Louis Bianco. Mais l'ex-candidate a préparé son coup. Elle veut mettre aux voix la tenue d'un congrès extraordinaire. François Hollande ne l'entend pas de cette oreille. Quelques jours avant, ses lieutenants appellent les soutiens de Royal. « Leur message était clair : si tu votes pour, tu seras mis en minorité », se souvient l'un d'eux. Le soir du scrutin, seuls trois élus votent pour la résolution. Hollande a gagné la première manche du congrès.

Jospin règle ses comptes

Les bataillons peuvent se mettre en branle. Le premier à partir à la conquête du siège de Hollande, c'est... Lionel Jospin. L'ex-Premier ministre a une seule idée en tête : éviter que l'ex-candidate prenne Solferino. Fin 2006, juste après la victoire de Royal à la primaire socialiste, Jospin organise la riposte. Il réunit ses proches dans le bureau de Daniel Vaillant, maire du 18e arrondissement de Paris. « Compte tenu de ce qui va se passer [à la présidentielle, NDLR], il faut continuer à travailler ensemble », expose Jospin. Dès le printemps 2007, Harlem Désir, Elisabeth Guigou ou encore Jean Glavany entament leurs déjeuners hebdomadaires pour préparer 2008. Jospin préside. Delanoë n'est pas encore candidat, mais il est au centre du dispositif.

Le complot du Train bleu

A la rentrée 2007, Ségolène Royal et Martine Aubry se remontent aussi les manches. Un matin de septembre, la maire de Lille invite ses proches à boire un café dans son appartement de Montparnasse, à Paris. La conversation roule sur le futur congrès. Aubry craint que, comme lors de la primaire, les éléphants ne se neutralisent et laissent passer Royal. Mais qui, dans son entourage, peut faire obstacle à l'ex-candidate ? Aubry elle-même ? Elle a une autre priorité, la reconquête de Lille. Marilyse Lebranchu ? Justement, l'ex-garde des Sceaux arrive dans la pièce. Elle est accueillie par des rires. « Tu tombes bien, on parlait de toi ! » lance François Lamy. Le député maire de Palaiseau lui expose l'idée. « Et pourquoi pas ! » répond, bravache, Marilyse Lebranchu. Un plan est établi : on n'évoquera la candidature de Lebranchu qu'après les municipales. Puis, si les vents sont favorables, Aubry prendra le relais. En attendant, elle garde un fer au feu avec Delanoë en participant à ses déjeuners. Mais, entre les deux leaders, la sauce ne prend pas. « On se sentait méprisés par les jospinistes », se plaint un proche d'Aubry.

Quelques semaines plus tard, les jospinistes lancent un ballon d'essai. Ils organisent, à Paris, une journée autour de Delanoë. « On voulait savoir si l'hypothèse Bertrand pouvait prendre », dit l'un de ses soutiens. Mais une bombe éclate : le lendemain, des extraits du livre de Jospin (« L'impasse ») sont publiés dans la presse. L'ex-Premier ministre y déverse sa rancoeur envers Royal. Delanoë enrage. Depuis plusieurs mois, il essayait de se démarquer de Jospin. Tous ses efforts tombent à l'eau. « C'est la cata », dit-il à un intime. Jospin comprend-il qu'il parasite Delanoë ? Lors du déjeuner des jospinistes qui suit, il déclare : « J'ai dit ce que j'avais à dire, je me mets en retrait . » En clair : il passe le témoin à Delanoë.

A l'automne, une troisième force se met en branle. Avec la bienveillance de Strauss-Kahn et de Fabius, l'un parti au FMI, l'autre retiré en « sage actif », les reconstructeurs s'allient pour empêcher le choc Royal-Delanoë. Durant des mois, trois têtes pensantes se voient presque tous les dimanches soir au Train bleu, la brasserie de la gare de Lyon. L'endroit est pratique : le fabiusien Claude Bartolone, député de Seine-Saint-Denis, arrive de la banlieue est, le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis du 19e arrondissement et le jeune lion Arnaud Montebourg du TGV en provenance de la Bourgogne. Les serveurs de la brasserie connaissent bien le trio. Lorsque Bartolone y dîne avec son épouse, il y a quelques semaines, l'un d'eux s'approche du couple : « Ils ne sont pas là, les deux autres ? ! »

Le coup de semonce de Mauroy

Après sa belle victoire aux municipales, en mars, Martine Aubry se sent pousser des ailes. Les discussions avec les reconstructeurs, qui la veulent pour locomotive, peuvent reprendre. Mais Aubry hésite. Son fidèle François Lamy tente de lui forcer la main. Le lundi qui suit sa réélection, Martine Aubry retrouve sa garde rapprochée dans son appartement parisien. Lamy lui glisse un bout de papier avec ces quelques mots griffonnés : « Moi, Martine Aubry, déclare être candidate à être premier secrétaire du PS. » La maire de Lille écarte le papier avec une moue : « Ça va pas, non ! »

Ségolène Royal n'a pas l'intention de se faire doubler. Début janvier, elle a laissé entendre qu'elle pourrait être candidate. Mais elle est un peu seule. Peu de grosses fédérations la suivent. Elle tente donc d'étoffer ses soutiens. Au printemps, elle consulte beaucoup. Elle le fait toujours avec le sourire, mais parfois avec des pratiques douteuses. Gilles Pargneaux, puissant patron des socialistes du Nord, en est victime.

Un jour, dans son bureau du boulevard Raspail, Ségolène Royal lui fait les yeux doux. « Viens travailler avec moi , lui dit-elle . Grâce à mes relations, tu auras des portraits dans la presse parisienne . » Pargneaux repousse l'offre. Son refus n'y fait rien : en avril, dans la plaquette en couleur qui présente l'équipe de Ségolène Royal, son nom figure en bonne place ! Enrôlé de force, Pargneaux ! L'affaire énerve Pierre Mauroy, le ténor du Nord. Le 20 avril, dans l'avion qui ramène les caciques du PS des obsèques d'Aimé Césaire, l'ex-Premier ministre prend place auprès de Ségolène Royal. De sa grosse voix il gourmande la présidente de Poitou-Charentes : « Arrête de jouer avec les gens comme tu le fais, ça ne se fait pas . » Après sa victoire à Paris, Bertrand Delanoë peut se concentrer sur Solferino. Sa décision n'est pas encore prise. Mais il continue, lui aussi, son « mercato », comme un président de club de foot. Juste avant les vacances de Pâques, il reçoit une jeune élue dans son grand bureau de l'hôtel de ville. Elle en rigole encore : « J'ai été l'adjointe de Bertrand pendant sept ans à la mairie, mais je ne l'avais jamais rencontré en tête à tête. Là, on a discuté pendant une heure et quart ! » Le maire de Paris cajole la jeune femme, l'incitant à le rejoindre pour le congrès. « Il n'y a que moi qui peux faire obstacle à Ségolène », tente-t-il de la convaincre. Il est tout aussi séducteur avec Jean-Noël Guérini, le patron de la puissante fédération PS des Bouches-du-Rhône. « Tu es incontournable », le flatte-t-il lors d'une entrevue. « Je suis un enfant de Gaston Defferre, plus rien ne m'émeut », rigole avec l'accent et sa voix nasillarde « Jean-Nono ».

Les colères de Delanoë

Avril 2008. Un café près des Invalides. François Lamy, Yves Durand (député du Nord), Adeline Hazan (maire de Reims) et quelques autres sont en avance. Ils attendent leur chef de file, Martine Aubry. Ce jour-là, ils veulent la convaincre d'accepter l'offre des reconstructeurs. Au même moment, gare du Nord, Martine Aubry descend du TGV qui arrive de Lille. Son portable sonne. Elle décroche : « Bonjour Martine, c'est Laurent [Fabius, NDLR]. Je suis avec toi, vas-y . » Mais la maire de Lille entend mal. Elle croit à un canular. Pourtant, lorsqu'elle arrive au café où l'attendent ses amis, elle est motivée. « Il faut qu'on aille plus loin », dit-elle. Elle le fait le 1er juin. A l'école des Arts et Métiers, à Paris, quelque 800 reconstructeurs sont rassemblés. Même les amis de Benoît Hamon, tenants de l'aile gauche du PS, sont là. Comme un symbole, Martine conclut la journée. Au moment de prendre la parole, elle se lève, renversant ses notes. Elle les rassemble mais n'en a guère besoin : la maire de Lille est très inspirée. Va-t-elle trop loin ? L'une de ses phrases est mal interprétée. Visant Manuel Valls, elle brocarde les socialistes qui « ajoutent une épithète » à socialiste. Delanoë le prend pour lui : quelques semaines plus tôt, il s'est affirmé « socialiste et libéral ». Entre les deux camps, les portables et les esprits s'échauffent. François Lamy s'accroche avec Harlem Désir, alors que Martine Aubry a droit à une explication de texte musclée avec Bertrand Delanoë, en visite à Jérusalem...

A l'époque, Delanoë semble un peu tendu. En juin, lors d'un bureau national du PS, il découvre que Solferino veut nettoyer les fichiers des adhérents. L'opération revient à éliminer quelque 1 500 militants parisiens, a priori soutiens du maire de Paris. Delanoë se lève, pointe le doigt vers Hollande et le menace : « Toi, le premier secrétaire, tu dois agir ! » Un peu plus tard, devant quelques fidèles, il est plus imagé : « Si on prend le parti, on lavera tout ça à l'Ajax ! »

Les conjurés de Thoumieux

L'été apaise les esprits. Bertrand Delanoë part plusieurs semaines dans sa maison de Bizerte, en Tunisie. Il nage beaucoup, se promène dans la région et réfléchit. Quelques amis passent le voir : Max Guazzini, patron de NRJ ; Christophe Girard, son adjoint à la culture ; Jean Glavany, son fidèle ami. Pendant des soirées entières, les deux hommes parlent du PS. « Je crois qu'il avait déjà pris sa décision, raconte Glavany. C'est à Bizerte qu'il l'a formalisée . » Quelques semaines plus tard, le maire de Paris réunit ses amis chez Thoumieux, une brasserie proche des Invalides. Lors du déjeuner, il leur annonce qu'il y va. « J'ai bien réfléchi, je sais que ça va être galère, mais vous l'aurez voulu ! » Autour de la table, tout le monde opine. Jospin aussi. Curieusement, toutefois, l'ex-Premier ministre sort de la réserve qu'il observait depuis octobre 2007. L'ex-locataire de Matignon revient à la charge pour cibler sa meilleure ennemie, Ségolène Royal. « Il a tout fait pour bloquer une alliance avec elle ! Il est en désaccord sur tout : le Zénith, le parti, les alliances », confie un convive. L'été a aussi été fructueux pour Martine Aubry. Elle passe une partie de ses vacances au Maroc. DSK, en villégiature dans sa maison de Marrakech, l'invite à déjeuner. Il l'assure de son appui pour mener les reconstructeurs, avec un solide argument : « Ils ont passé un deal : si Dominique prend l'Elysée en 2012, elle ira à Matignon », confie un des principaux leaders strauss-kahniens.

Moscovici piégé

Reste à régler le cas Moscovici. Ce sera fait à La Rochelle, lors de l'université d'été 2008. Depuis le début de l'année, le député strauss-kahnien du Doubs vise le siège de Hollande. Il regarde avec dédain les reconstructeurs. « C'est une virtualité en termes de congrès », dit-il. Les reconstructeurs vont se venger. Le traquenard est préparé en juillet. Au début de l'été, une grande table est réservée en terrasse, au restaurant Les Flots, près du vieux port de La Rochelle. Deux jours avant l'université d'été, Martine Aubry prend les choses en main. Elle décide-enfin-de s'allier avec ce qui reste des reconstructeurs : une partie des strauss-kahniens, Montebourg et les fabiusiens, ennemis jurés de Moscovici. On fêtera-et on médiatisera-le mariage aux Flots. Mosco n'est pas averti. Dans le TGV qui l'emmène à La Rochelle, il croise Laurent Fabius. « Tu viens demain au déjeuner ? » l'interroge l'ex-Premier ministre. Mosco tombe des nues. Mais il refuse l'invitation. « Si Fabius est là, je ne viens pas », dira-t-il ensuite à un intime.

Le samedi, sous le soleil rochelais, le règlement de comptes tourne à l'humiliation. Les journalistes ont été prévenus par Claude Bartolone. Le bras droit de Fabius a tellement bien fait les choses que les caméras envahissent la terrasse des Flots. Un peu débordée, la troupe (Aubry, Fabius, Huchon...) demande à se réfugier à l'intérieur. Une grande table est disponible, mais elle a été réservée par Hollande. Bon prince, le premier secrétaire la cède. La scène qui s'ensuit est restée célèbre : Moscovici, qui jurera ne pas connaître le lieu des agapes, s'attable à une terrasse voisine, seul. Il voit pourtant ses ex-amis, comme Montebourg, rentrer aux Flots. Dans le restaurant, Camba fait mine d'envoyer des textos à sa fille. En fait, il écrit à Mosco : « Casse-toi ! » Le week-end rochelais est un spectacle permanent. Et, pour beaucoup, désolant. Vers 1 heure du matin, dans la nuit du vendredi au samedi, l'attachée de presse de Ségolène Royal converse avec Manuel Valls au milieu des touristes. « On n'avait pas vu ça depuis le congrès de Rennes [où Jospin et Fabius se déchirent, NDLR], non ? » demande-t-elle. « Rennes, au moins, c'était élégant », répond sèchement Valls.

Le congrès approche à grands pas. Les flirts entre les camps s'intensifient. Après plusieurs rencontres, les barons locaux tels Guérini et Collomb, maire de Lyon, s'accordent avec Ségolène Royal. Ils y mettent une condition : qu'elle ne brigue pas le siège de son ex-compagnon. Elle n'est que la locomotive qui doit les emmener dans la majorité du parti. D'ailleurs, elle se plie volontiers aux exigences des barons : elle mettra sa candidature au frais. Elle fait encore mieux fin septembre : juste avant le dépôt des textes en vue du congrès, Ségolène Royal dit en rigolant à ses amis qui s'interrogent sur l'ordre des signataires : « Mettez-moi où vous voulez, en dernière place si ça vous chante ! »

Quelques heures avant l'heure H de dépôt des motions, le 23 septembre, Ségolène Royal propose même à Pierre Moscovici d'être son candidat pour Solferino. Mais, le matin même, Mosco a rencontré Delanoë à l'hôtel de ville. Il est prêt à rallier le maire de Paris. L'offre de Ségolène Royal retarde l'accord. A midi, les partisans de Delanoë sont au restaurant. Le maire de Paris quitte la table. C'est Mosco qui l'appelle. Delanoë revient et dit à ses troupes : « Je viens d'avoir Pierre, il a dit non à Ségolène . » Tout le monde éclate de rire. A 14 h 30, nouvel appel de Moscovici. Cette fois, il accepte de signer la motion Delanoë. Toutefois, le maire de Paris fait passer la consigne : « Pas de triomphalisme. » Jusqu'au bout, malgré les sondages favorables, il ne veut pas donner l'impression que le congrès est gagné. Il a eu du nez.

Ségolène accélère

Malgré sa victoire lors du vote sur les motions, le 2 novembre, Ségolène Royal tergiverse. Les autres camps en profitent : certains évoquent la possibilité d'un front anti-Ségolène, réunissant les 70 % de voix qui ont voté contre sa motion. C'est pourquoi, lundi dernier, elle accélère. Lors d'un déjeuner organisé dans ses locaux du boulevard Raspail, elle évoque sa candidature au poste de premier secrétaire, en formant un ticket avec l'un de ses proches. Jean-Noël Guérini vire de bord : il annonce qu'il la soutiendra. D'autres tentent de s'engouffrer dans la brèche : lors du déjeuner, Vincent Peillon, François Rebsamen et Julien Dray avancent leurs pions pour devenir le fondé de pouvoir de Royal rue de Solferino. « Ségolène a su apaiser les esprits. Elle a montré des qualités d'animation que je ne lui connaissais pas », témoigne l'un des convives. Après la présidentielle, Royal s'était laissé ostraciser. Cette fois, elle est décidée à jouer son va-tout. A moins que...

La gagnante

Vainqueur surprise du vote sur les motions, Ségolène Royal s'estime légitime pour prendre la tête du parti.

Le perdant

Devancé nationalement, durement désavoué à Paris, Bertrand Delanoë, l'ex-favori des sondages, a manqué son pari.

Le retour

Grâce à son alliance avec les fabiusiens et certains strauss-kahniens, Martine Aubry empêche la victoire de Delanoë.

Le désaveu

Double échec pour François Hollande : il n'a pas réussi à former une grande majorité avant le scrutin et son candidat, Delanoë, a été battu.

Les faiseurs de roi

Pierre Mauroy - Le patriarche du Nord

L'ex-Premier ministre voulait soutenir Bertrand Delanoë. Mais il s'est rangé derrière Martine Aubry, adoubée par la puissante fédération du Nord (11 000 militants).

Pour le congrès de Reims, il se serait bien accommodé de la candidature de Vincent Peillon à la tête du parti .

Jean-Noël Guérini - Le patron de Marseille

II l'avait dit et redit : pas de présidentiable à la tête du parti. Le puissant patron du conseil général des Bouches-du-Rhône a apporté 73 % des suffrages de la fédération (7 000 militants) à la motion Royal. Au vu des résultats, il a admis qu'elle puisse concourir pour le poste de premier secrétaire.

Daniel Percheron - Le Pas-de-Calais à ses pieds

Avec le député Serge Janquin, patron officiel du PS dans le Pas-de-Calais, le président du conseil régional Nord-Pas-de-Calais règne sur la plus grosse fédération (15 000 militants). Martine Aubry y a remporté près de la moitié des suffrages. Un geste du duo Percheron-Janquin et le congrès peut basculer.

Georges Frêche - Le ségoléniste opportuniste

La fédération de l'Hérault (environ 6 000 cartes), qu'il dirige avec l'eurodéputé Robert Navarro, souhaitait se rallier à Delanoë. Le maire de Paris a refusé ce soutien sulfureux. Les deux hommes ont donc opté pour Ségolène Royal, soit un « don » d'environ 2 000 votes, déterminant dans sa victoire.

Petites phrases

« Si Fabius est là, je ne viens pas. » Pierre Moscovici

« Bonjour Martine, c'est Laurent. Je suis avec toi, vas-y ! » Laurent Fabius au téléphone à Martine Aubry, qui croit alors à un canular.

« Les interdictions de licenciement, ça me fait mourir de rire » François Hollande sur les annonces de Ségolène Royal

« Il n'assume pas l'histoire de la présidentielle » Ségolène Royal sur François Hollande

« Si on prend le parti, on lavera tout ça à l'ajax » Bertrand Delanoë

 

 

 

 

 

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 05:54

(blog-citation)

 

 

Source : Ségolène Royal.


25.11.2008

 

La commission de récolement devait examiner les irrégularités éventuelles du scrutin de vendredi dernier pour proposer ou non un revote. Étonnamment, cette commission a commencé hier tardivement ses travaux dans la matinée pour les terminer à 13h, les reprendre à 15h et les terminer à 16h30… Aujourd’hui, elle ne voulait les poursuivre qu’à 14h00, puis a finalement accepté de recommencer à 12h00 pour terminer vers 17h…

Comment reprendre les dizaines d’irrégularités dans les dizaines de fédérations examinées en si peu de temps ?

On peut également s’étonner du peu de garantie quant à l’impartialité de cette commission…: Une délégation de la direction sortante de 4 membres (dont le président), tous proches du camp Aubry. Une délégation de Martine Aubry de trois membres, une délégation de Benoît Hamon (en tant qu’observateurs, alors même que ce candidat n’était pas présent au second tour) favorable à la maire de Lille, une délégation de trois membres de Ségolène Royal: soit 9 membres contre 3…

Maintenant, passons aux « best of » des irrégularités que la commission ne juge pour le moment pas opportunes à l’annulation du scrutin (à l’inverse de n’importe quel juge dans la vie « réelle »):

1. Cas de la Nouvelle Calédonie:

« La section PS de Nouvelle-Calédonie s’inquiète de voir ses votes non pris en compte, mais fait confiance à l’impartialité des commissions de récolement, qui se réuniront lundi », a déclaré dans un communiqué Michel Jorda, responsable du PS dans l’archipel. Dans cette petite section, selon lui, il y a eu 16 votants, dont 13 se sont prononcés pour Ségolène Royal et 3 pour Martine Aubry. Cela nous rappelle aussi que lors de l’auto-proclamation de Martine Aubry, ces résultats n’étaient pas pris en considération (comme ceux des Antilles), beau respect des militants de l’outre-mer…

2. Cas de la section Lille Fives:

Le scrutateur (motion C) a appris par la presse qu’il aurait signé le Procès-verbal avalisant le fait qu’il y avait eu 88 voix pour Martine Aubry contre 8 pour Ségolène Royal. Or le scrutateur Thierry Collin n’a jamais signé ce document. Pour lui « il s’agit soit d’un faux pur et simple soit d’une falsification du document initial ». Les résultats étaient 58 pour Martine Aubry – 8 pour Ségolène Royal. Or le résultat annoncé est de 88 voix pour Martine Aubry. Le chiffre « 58 » a sous doute été transformé en « 88 »…

3. Cas de la section de Lille Ville:

Un SMS d’un camarade » aubryste » a été envoyé à 16h40 aux secrétaires de section précisant: « Attention ce soir. Ne donnez bien entendu aucune copie du procès-verbal du vote et apportez le nous au comité de ville des la fin. Merci pour tout et courage ! ».

Cette consigne est contraire aux instructions de la circulaire 1365 qui mettaient en place un système de centralisation fédérale à l’exception de tout autre. Les consignes de ce sms sont contraires aux statuts et doivent entraîner l’annulation du scrutin de toutes les sections de Lille.
Il s’avère qu’une abstention a été transformée en bulletin en faveur de Martine Aubry…

4. Cas de la Seine Maritime (fédération de Laurent Fabius):

Le Docteur Yvon Graic, mandataire de Ségolène Royal a adressé un communiqué valant protestation. Il n’y a carrément pas eu de réunion de la Commission de récolement, la seule signature d’Yvon Graic apparaissant sur un document à caractère provisoire. Une réunion de vérification informelle s’est tenue au siège de la fédération de la Seine Maritime. Aucun document n’a été proposé à la signature du mandataire.

Dans cette même fédération, ont été examinés les 69 procès verbaux et listes d’émargements parvenus à la fédération. Manquaient les documents originaux dans les sections suivantes: Barentin (20 votes), Gournay (21) Le Trait (10) Londinières (3), les résultats ayant simplement été transmis par mails par les secrétaires de section . D’autre part, l’étude des documents transmis a pu faire apparaître de nombreuses irrégularités, ainsi: Dans la section de Bolbec, des militants (37) ont été transférés qui n’étaient pas à jour des cotisations selon le secrétaire de section. Dans la section de Montivilliers, des militants n’ont pas été autorisés à voter. Dans la section de Caudebec les elbeuf (63 votes exprimés): 2 signatures identiques ont été constatées en face de noms différents. Dans la section de Canteleu (420 votes exprimés) constat de la même signature en quatre endroits différents, puis de la même en trois, puis en deux, deux fois et enfin en trois endroits, soit au moins 14 votants sans signature spécifique. Dans la section de Eu-le-Tréport il a été constaté qu’il n’y avait pas de cadenas pour l’urne et surtout l’isoloir « de fortune » a été installé bien après le début du vote.

Les statuts du Parti Socialistes et la circulaire 1365 concernant le Congrès de Reims précisent que les adhérents et les élus doivent être à jour de leurs cotisations au moment du vote. Concernant les élus de la Seine Maritime, ce contrôle n’a pas pu être exécuté car la Fédération ne disposait pas de comptabilités fiables. Par ailleurs de nombreux conseillers municipaux et conseillers municipaux délégués sont dispensés du paiement de leur cotisation sans décisions officielles. Cette situation, si elle se vérifiait, consacrerait une rupture d’égalité parmi les électeurs.

5. Cas de la section de l’Isle sur la Sorgue:

Les élections du 20 novembre avaient déjà été annulées par la Commission de contrôle de la Fédération du Vaucluse. Lors du vote du 21, une personne qui a dépouillé le scrutin a carrément sorti des bulletins de son sac à main pour le vote du 21 novembre 2008. Pourquoi se gêner ?

Le résultat (41 voix pour Aubry, 5 pour Royal) a donné une progression pour Martine Aubry de 26 voix de plus qu’au 1er tour tandis que Ségolène Royal perdrait 16 voix par rapport au premier tour. Depuis ce vote, au moins dix adhérents ont certifié avoir voté pour Ségolène Royal… Ségolène Royal passe donc de 21 à 5 et Martine Aubry de 15 à 41, le tout à l’aide du sac à main !

6. Cas de la section d’Anse Bertrand:

Là encore, on pourrait presque en rire. Il est prétendu 48 inscrits, 37 votants, 37 exprimés et 36 voix pour Martine Aubry et 1 pour Ségolène Royal. Par exploit d’huissier, il a été constaté que le local du bureau de vote était fermé, qu’il n’y avait pas de scrutin organisé dans cette commune et qu’une première fausse adresse du local avait été donnée. Il semblerait qu’aucun vote n’ait eu lieu dans cette section entre 17 heures et 22 heures. Le secrétaire de la section se serait trouvé à 70 kilomètres de distance du lieu de vote et une signature apparaît pourtant au bas du Procès-verbal…

Vu l’infime écart de voix qu’il est impossible d’attribuer à telle ou telle candidate Vu les nombreuses irrégularités affectant les opérations de vote et de dépouillement. Vu l’impossibilité manifeste de reconstituer les opérations de vote et de procéder à toute substitution de votes contestés Il est demandé au Conseil National d’annuler le scrutin du 21 novembre 2008

Mais malgré ces quelques exemples (qui ne sont que quelques exemples parmi beaucoup d’autres, et il y en a quelques uns aussi du côté Royal, ce qui confirme la nécessité de revoter), la commission et son président Daniel Vaillant (proche de Lionel Jospin) voudraient nous assurer qu’il n’y a aucun problème et que la prétendue victoire de Martine Aubry à quelques voix d’avance peut être validée par le Conseil national du PS (où la coalition anti-Royal est largement majoritaire) sans repasser par le vote des militants, totalement détourné et non respecté…

(fin de citation)

 

 

 

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 00:02

(dépêches)

 



La commission de récolement du PS suspend ses travaux jusqu'à mardi
24.11.2008 - 17:32

 

La commission de récolement du Parti socialiste a suspendu lundi en fin d'après-midi ses travaux et les reprendra mardi avant le conseil national qui validera ou non l'élection du nouveau Premier secrétaire, ont annoncé Bruno Le Roux et Kader Arif lors d'un point de presse au siège du PS.

 

"Nous avons travaillé depuis ce matin à examiner un certain nombre de contestations, de contentieux, à faire remonter des documents. Ce travail va se poursuivre ce soir pour aboutir à un rapport qui sera présenté au conseil national demain", a déclaré Bruno Le Roux, secrétaire national aux élections du PS.

"Les griefs, les réclamations, les erreurs administratives portent sur très peu de fédérations", a dit sans plus de précisions Kader Arif, secrétaire national chargé des fédérations.

Les trois membres de la direction sortante qui animent la commission se réuniront dans la soirée avec les permanents du PS pour finir d'examiner les procès-verbaux qui remontent des fédérations. AP

 

 

 


Ultimatum des royalistes à "la commission de récolement" du PS

 

à la une

PARIS (AFP) - 24/11/2008 21:46

 

Le camp de Ségolène Royal a posé lundi soir un ultimatum à la commission de récolement chargée de vérifier le vote pour l'élection du chef du PS, menaçant de saisir la justice et d'appeler à une manifestation devant Solférino si ses requêtes n'étaient pas prises en compte. Evénement.

 

Dans une déclaration à l'AFP, le maire de Dijon et soutien de Ségolène Royal, François Rebsamen, a donné à cette commission jusqu'à mardi 14H00 pour répondre aux partisans de l'ex-candidate à la présidentielle.

M. Rebsamen a affirmé, après l'annonce de la suspension des travaux de cette commission (précisément jusqu'à mardi 14H00): "Il ne peut y avoir de passage en force sur un vote dont la sincérité est mise en cause".

"Nous avons la preuve que dans trois sections sur 10 à Lille, il y a eu modification des PV transmis par les sections. Nous voulons voir la liste des votants lors des motions (ndlr: le 6 novembre) et la liste des votants au premier tour -le 20 novembre", a accusé M. Rebsamen.

"D'autres sections lilloises ont fait l'objet des mêmes manipulations", poursuit-il. "Nous pensons que les noms des adhérents qui ont voté pour le poste de premier secrétaire à Lille ne sont pas les mêmes que ceux qui ont voté lors du vote des motions". "Nous voulons voir les chèques de ces nouveaux adhérents".

"Faute de quoi, les résultats de ces sections, conformément à la circulaire édictée par le PS, doivent être annulés".

"Si ces travaux ne sont pas effectués par la commission, nous saisirons la justice et appellerons à une manifestation devant les grilles de Solférino", siège du PS, a menacé M. Rebsamen.

"Je fais encore crédit jusqu'à demain 14H00 à la commission de récolement pour prendre en compte les remarques que nous avons faites, ainsi que sur la Guadeloupe où nous avons la preuve de modifications écrites en faveur de Martine Aubry. Faute de quoi, nous mettrons en oeuvre ce que nous avons dit", a-t-il insisté.

Selon M. Rebsamen, "Martine Aubry ne peut et ne pourra être considérée comme premier secrétaire si les fraudes sont avérées".

Selon lui, la suspension des travaux de la commission présidée par l'ex-ministre Daniel Vaillant "a pour seul but de nous amener à l'heure prévue sur un rapport prévu, qui nous mettra à égalité ou qui confortera Martine Aubry, parce que la commission se refusera à examiner les lourds contentieux, pour ne prendre en compte que des modificatins techniques qui ne posent pas de problème".

"Il ne faudrait pas que la commmission de récolement se transforme en commission alibi", avertit-il.

La commission de 13 membres - dont des mandataires des deux rivales - a suspendu ses travaux vers 17H15 lundi, d'un commun accord, selon la direction du PS.

Elle doit remettre au conseil national du parti, convoqué à 18H00 mardi, un rapport sur les litiges électoraux au PS. Celui-ci doit alors trancher entre Mme Aubry et Mme Royal que séparent seulement 42 voix.

 

 

 

Lettre du staff de Martine Aubry datée du 25 novembre 2008 à 13:31

 

Chers camarades,

Comme vous le savez et comme le prévoient les règles communes de fonctionnement de notre parti, nous participons depuis lundi matin à la commission de récolement des votes où sont représentées les deux candidates au Premier secrétariat du Parti socialiste et Benoît Hamon sous l'autorité de Daniel Vaillant, Bruno Leroux et Kader Arif.

Cette commission a pour but, comme après chaque vote interne de notre parti, de proposer la validation de l'ensemble des résultats des votes dans les fédérations départementales, corriger les erreurs avérées, étudier les recours et les dysfonctionnements éventuels.

C'est le travail que nous avons commencé avec grand sérieux lundi, qui a été continué par le secteur chargé des fédérations du parti dans la soirée et la nuit, et que nous allons poursuivre cet après-midi avec l'ensemble des membres de la commission.

Ce travail s'effectue dans un climat calme et serein, à l'image de l'état d'esprit des représentants de Martine Aubry. Nous avons déjà pris en compte un certain nombre de demandes, pour la plupart mineures.

Celles et ceux qui prennent aujourd'hui la responsabilité de jeter le doute sur le bon fonctionnement démocratique de notre parti jouent un jeu dangereux.

Nous n'acceptons pas et nous n'accepterons jamais que notre parti et surtout ses militants soit ainsi dénigrés sans fondement.

Pascale BOISTARD
Membre de la commission de récolement

 

 

 

 

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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 22:03

Il s’est dépouillé de tout : de ses parapluies, de ses vêtements, de sa peau, même de sa colonne vertébrale… Il ne resterait que les viscères… Ce serait presque risible mais c’est aussi le signe d’une… bonne santé.

Se mettre à découvert suscite bien des ironies faciles et des moqueries légères.

Depuis quelques mois, et singulièrement depuis deux semaines, les chaotiques soubresauts du Parti socialiste font les choux gras des détracteurs… et ces derniers n’ont pas tort de s’en priver, parce que le spectacle infligé est assez grotesque.

Sans doute très tendance avec la mode de la transparence, ce qui, aux États-Unis, est très banal, en France, est exceptionnel : placer le débat interne à un grand parti sur la place publique.


Transparence fatale

Cette transparence, sur la forme, serait saine si, sur le fond, les débats n’étaient pas focalisés uniquement sur des ambitions de personnes mais aussi sur des enjeux idéologiques, or, pour le PS, je ne vois pas d’enjeux idéologiques.

Ce grand parti l’avait déjà fait pour la primaire de novembre 2006 et l’enjeu était simple, la désignation d’un candidat à l’élection présidentielle de l’année suivante.

Mais ici, c’est carrément de l’acharnement thérapeutique. Le pire, c’est que personne n’y peut rien : ni les hiérarques du Parti socialiste, ni les éléphants et autres ambitieux, ni les médias, ni même les militants… Une sorte de sort, de fatalité, qui s’acharnerait sur ce vieux parti (103 ans).


Voyeurisme intégral

En quinze jours, tout a été dévoilé de ce parti, et des informations loin d’être connues des autres partis, beaucoup plus opaques sur ce sujet, à savoir :

1. le nombre exact d’adhérents au Parti socialiste pour la cotisation 2006 (ceux qui ont été mobilisés pour la primaire) ;
2. le nombre exact d’adhérents qui se sont déplacés aux trois scrutins (les trois soirs des 6, 20 et 21 novembre 2008), prenant sur leur vie professionnelle ou familiale (et rapporté au nombre d’inscrits ayant payé leur cotisation 2008, cela fait un taux de participation très élevé) ;
3. le fonctionnement exact du parti, le mode de désignation de ses instances dirigeantes, les attributions de celles-ci, les forces en présence (éléments des plus opaques pour les autres grands partis) ;
4. les sentiments, les rancœurs, les colères, les tristesses, les peurs, les joies de chaque camp, à peine cachés des médias voire amplifiés volontairement dans un but ou un autre ;
5. les abandons mis en lumière (Joël Batteux, Jean-Luc Mélenchon, Marc Dolez, Franck Pupunat…) ;
6. les petites cuisines locales entre roitelets féodaux… ;
7. et même la moindre petite négligence (donc involontaire) d’un petit scribouillard un peu fatigué dans une fédération de province.


Combat sans casserole

Par ailleurs, malgré ce fatras d’animosité très élevée (beaucoup de "petites phrases" assassines), ce qui est à noter est que le niveau de ce combat de dames n’est pas descendu en dessous de la ceinture. Je m’explique : aucune "casserole" n’a été envoyée médiatiquement vers l’une ou l’autre des candidates, et pourtant, chacune pourrait en avoir avec sa (déjà) longue expérience politique.


Peut-on dire que le combat a été loyal ? En tout cas, il a été à découvert et la moindre erreur de fonctionnement était donc visible non seulement des adhérents socialistes (les seuls concernés dans l’histoire) mais aussi de tous les citoyens français.


L’élection ne fait pas tout

Le PS, son dirigeant sortant François Hollande, ses éléphants, ses militants, je le répète, ne sont pas responsables de cet extraordinaire constat qui risque de faire frémir plus d’un démocrate. Il est des cas où une élection ne suffit plus à départager deux candidats !

Parce que dans le cas du vote du 21 novembre 2008, les bruits ne sont pas congruents. Parfois, 18 voix d’avance pour Martine Aubry, puis, on parle de 18 voix d’avance pour Ségolène Royal si on compte la Nouvelle-Calédonie, mais on n’a pas encore compté Wallis-et-Futuna… On parle même d’une voix d’avance de je ne sais plus qui sur l’autre.

Quelle que soit la candidate en tête et reconnue comme telle, ce n’est pas une volonté militante. Le parti est cassé en deux parties égales et il n’y a eu aucune vainqueure.


Comment recoller les morceaux ?

Visiblement, quand on écoute des personnalités comme Manuel Valls, on se dit qu’il serait bien délicat de préserver l’unité du PS. Une scission donnerait-elle plus de garantie aux militants, qui seraient un peu comme les enfants d’un couple bientôt divorcé ?

Question finances, beaucoup vont réfléchir avant de quitter le Titanic. Car si le MoDem a su capter l’héritage de l’UDF, le Nouveau Centre s’est trouvé tellement démuni qu’il lui a fallu s’allier avec un parti polynésien.

Les "événements" de Reims sont évidemment un excellent point dans la démocratisation et la transparence des partis politiques et donc celle de la vie démocratique. Mais ils se sont produits à contretemps.

L’anachronisme du PS, c’est que son agenda n’a absolument pas tenu compte des événements internationaux dont la gravité n’a rien à voir avec le poste de premier secrétaire d’un parti national. Certains, début octobre 2008, envisageaient de reporter ce congrès de Reims. Mais d’autres y ont vu une manœuvre. Englué dans son égopartisme, François Hollande n’a pas voulu changer la date. Il a eu sans doute tort.


Que peut faire le PS aujourd’hui ?

Lundi, il vérifie les comptes, mardi, il proclame ou pas la gagnante et samedi 29 novembre 2008, il convoque sa direction collégiale…

Mais, cela ne va pas être de la tarte.

Un lapsus révélateur de Ségolène Royal montrait à l'évidence dès le 22 novembre 2008 qu'elle n'entendait pas du tout dédramatiser, et ce 24 novembre 2008  dans le journal du matin de France Inter, elle  le confirme. Parmi son argumentation, le fait que s'il n'y avait pas un nouveau vote, la première secrétaire déclarée élue n'aurait obtenu qu'une victoire à la Pyrrhus.

Les solutions ?

1. Revoter ? Pour retrouver du 50-50 ou pour améliorer ses techniques de fraude ?

2.
Faire la cohabitation à l’israélienne : dix-huit mois pour Martine Aubry, dix-huit mois pour Ségolène Royal (juste en 2011 !).

3.
Collégialiser tous les postes décisionnels avec un triumvirat à deux (!), style Martine Aubry et Vincent Peillon (j’imagine mal les deux candidates acceptant de travailler ensemble, et Vincent Peillon paraît bien silencieux en ce moment).

4.
Donner aux parlementaires le parti : Ayrault (neutre pro-royaliste) et Bel (comme l’avait fait Chirac en 1988 et 1995 pendant ses campagnes présidentielles).

5. Tirer au sort.

6. Se casser en deux de façon contrôlée pour canaliser les deux ailes des militants et éviter les départs vers le MoDem ou l’ultra-gauche.

7. Faire comme si de rien n’était, proclamer la candidate qui a le plus de voix après recomptage, attendre que la mousse médiatique s’étiole et rendre cette première secrétaire aussi efficace que… François Hollande (la pire des solutions).


On souhaite du bon courage, car l’intransigeance des deux camps peut faire regretter le temps de la synthèse molle de François Hollande.

Après tout, la mollesse, au moins, ça ne casse pas.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (24 novembre 2008)


Pour aller plus loin :

Sur le PS et son renouvellement.



 

 

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=47699

 

 

 

 

http://www.lepost.fr/article/2008/11/24/1335487_depuis-des-semaines-il-est-a-nu.html

 

 

 

 

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