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22 novembre 2008 6 22 /11 /novembre /2008 00:22

 

 

Je me rebranche après quelques bugs pour voir les premières estimations pour le dernier vote du PS : Royal et Aubry seraient au coude à coude 50%-50% avec un avantage pour Royal qui pourrait avoir entre 50,1 et 53%, mais la tendance pourrait s'inverser.

 

D'ailleurs, quelques minutes après, c'est l'état-major d'Aubry qui annonce sa victoire à 50,5%... Donc, il faudra faire comme en Floride en 2000, bien recompter...

 

En clair, c'est la pire chose qui pouvait se passer au PS : un parti fracturé moitié-moitié.

En 1995, les éléphants du PS avaient eu moins d'états d'âme pour faire céder par le premier secrétaire sortant Henri Emmanuelli la direction au candidat à l'élection présidentielle Lionel Jospin. Il est étrange qu'à cause de nombreuses résistances, il ait fallu attendre dix-mois pour que la candidate des socialistes Ségolène Royal puisse avoir un chance de prendre la direction du PS... et ce n'est pas encore sûr à l'heure actuelle.

 

J'expliquais également qu'au PS, seule Royal avait compris qu'il fallait "présidentialiser" ce parti trop miné par la proportionnelle et les courants (il a fallu six mois pour faire surgir un nouveau premier secrétaire, c'est pire que sous la IVe République !) alors que la France est sous scrutin majoritaire. L'UMP et le MoDem l'avaient intégré dès leur fondation. Le PS a une République de retard...

 

 

Dernière info de source 20Minutes :

 

(début de citation)

1h15: 140 voix d'écart, pronostique un hollandiste

Un proche d'Hollande vient de nous envoyer un de ces fameux textos qui font le sel des soirées électorales. Selon lui, "c'est fini": Aubry est à 50,51% et Royal à 49,49%, résultats qui ne prennent pas en compte la modeste fédération de Guadeloupe. Ce proche d'Hollande pronostique un écart final de 140 voix: "Il y aura de la bagarre". On n'en doute pas, des résultats aussi serrés ne manqueront pas d'être contestés par le camp Royal...
(fin de citation)

 

 

Pourquoi petite culotte ?


Je regardais un vieux sketch des Inconnus... et l'un qui parodiait Laurent Baffie expliquait qu'il venait de voler la petite culotte de Ségolène Royal de la poche de Laurent Fabius... Amusant non par le machisme (c'est plutôt bête), mais par l'évocation, à l'époque, de Ségolène Royal (début des années 1990)...

 

Oserait-on faire des sketchs du même genre aujourd'hui ?

 

 

SR

 

 

 

http://www.lepost.fr/article/2008/11/22/1333836_tres-serre-et-petite-culotte.html

 

 

 

Et toujours en live :

 

http://www.lepost.fr/live/2008/11/20/1332501_l-election-du-premier-secretaire-du-ps-c-est-ici-que-ca-se-passe.html

 

 

http://www.lepost.fr/article/2008/11/21/1332733_dans-l-ordre-d-arrivee-royal-aubry-hamon.html

 

 

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 20:44

 

 

Trois scrutins pour une seule première secrétaire : Royal a raison quand elle dit vouloir transformer en profondeur le PS. Ce parti n'est plus du tout adapté à notre époque. Trop compliqué, trop de motions et de courants qui sont véhiculés par des écuries présidentielles... Et ce scrutin proportionnel qui va rendre ce parti ingouvernable. La démonstration par contraposition de Reims est éloquente. Ce sera sans doute le dernier congrès de ce type.

 

SR

 

http://www.lepost.fr/article/2008/11/21/1333632_en-attendant-le-troisieme-vote-des-militants-socialistes.html

 

 

 

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 13:40

(dépêche)

 

 


Le courant Aubry conteste les nouveaux chiffres

lefigaro.fr (avec agences)
21/11/2008 | Mise à jour : 09:23 | Commentaires  202 .

MINUTE PAR MINUTE - Retrouvez les résultats définitifs du scrutin, les réactions à chaud des candidats et les coulisses du premier tour de l'election du premier secrétaire du Parti socialiste.
 
08h30 : Benoît Hamon, pas intéressé par 2012. Interrogé sur LCI, Benoît Hamon a affirmé ne pas être intéressé par la prochaine présidentielle, et estimé que Martine Aubry devrait «jeter des ponts entre les socialistes et l'extérieur». Selon lui, le PS semble souffrir d'une «claustrophobie».

08h25 : Simone Veil voterait pour Aubry. Invitée d'Europe 1, la nouvelle «Immortelle» a concédé que, si elle était socialiste, elle «voterait probablement pour Martine Aubry», qu'elle «connaît mieux que Ségolène Royal» et avec qui elle a eu «de bonnes relations».

08h15 : Rebsamen balaye la polémique sur les chiffres. Le royaliste François Rebsamen qualifie de «mauvais perdant» le camp de Martine Aubry qui conteste les derniers chiffres de la direction du PS et estime qu'avec ses 11.000 voix d'avance, «Ségolène Royal continue de faire la course en tête, scrutin après scrutin», face à la «coalition des contraires», qui soutient Martine Aubry, «de Gérard Filoche à Michel Rocard en passant par Lionel Jospin». Sur France info, Rebsamen affirme ne pas croire à l'éclatement du PS, persuadé de la capacité de rassemblement de sa candidate.

07h50 : Vincent Peillon reconnaît des dérapages». Ségolène Royal n'ayant «pas honoré son engagement», c'est son bras droit, Vincent Peillon qui a répondu à l'invitation de RTL, ce matin. Estimant que «la mutation est nécessaire, mais extrêmement difficile», il a reconnu que cette semaine, «il y a eu des dérapages, dans les comportements des uns et des autres. «Cela étant, notre parti sait se rassembler quand il le faut» espère-t-il encore. Et d'ajouter : «Les militants ont choisi le changement».

07h : Le courant Aubry conteste les nouveaux chiffres. Les chiffres de la direction faisant état de 43,1% des voix pour Ségolène Royal, et 34,5% pour Martine Aubry ne contentent pas le camp de la maire de Lille. «Il s'agit soit d'une erreur, soit d'une manipulation qui vise à essayer de montrer que le résultat de Ségolène Royal est plus haut qu'annoncé initialement et qu'elle a déjà gagné, avant même le second tour» a réagi Christophe Borgel, mandataire national de la motion Aubry pour le 75e congrès. «Le seul élément qui peut faire évoluer le rapport des forces, c'est la Guadeloupe. Or, on n'en connaît pas encore les résultats», a souligné le représentant du courant.

05h : Valls optimiste pour Royal. «Plus de 11.000 voix d'avance nous séparent de Mme Aubry» s'est réjoui le député Manuel Valls, proche de Ségolène Royal. «Il y a eu un vote des militants qui n'obéit pas aux consignes qu'on donne», a-t-il estimé, en référence au premier vote militant du 6 novembre sur 6 motions en lice pour le Congrès de Reims. «Beaucoup de militants, qui ont voté pour Benoît Hamon au nom du changement, y compris venant du courant A (Delanoë), ne peuvent se retrouver que dans un mouvement, dans un volonté de changement», a-t-il conclu.

03h10 : Aubry «heureuse» du soutien d'Hamon. La maire de Lille s'est déclarée au milieu de la nuit «heureuse» de l'appel de Benoît Hamon à voter pour elle vendredi au deuxième tour de l'élection du premier secrétaire du parti socialiste, où elle sera opposée à Ségolène Royal, arrivée première devant elle. «Il sait qu'autour de ma candidature, c'est autour d'une équipe, d'un collectif, dont bien évidemment, il fera partie», a déclaré Martine Aubry, lors d'une courte déclaration à la fédération PS du Nord, à Lille. Aubry a dit avoir retenu du vote des militants jeudi «deux leçons particulières»: «une demande profonde de renouvellement, de changement de notre parti, qu'il ouvre les portes et les fenêtres, qu'il regarde vers l'extérieur, qu'il se tourne vers la société» et «un renouvellement de génération mais aussi de visages, de têtes et aussi de comportement, d'attitude».

02h45 : Martine Aubry en tête à Paris. Le vote des militants socialistes a placé en tête à Paris Martine Aubry (40,61%), suivie par Ségolène Royal (38,56%), selon la Fédération PS de Paris. L'eurodéputé Benoît Hamon atteint 20,83%. A Paris, lors du premier vote des militants le 6 novembre, la motion du maire de la capitale, Bertrand Delanoë, avait obtenu 36,75%, celle de Ségolène Royal 25,27% et celle de Martine Aubry 15,99%. Par ailleurs, les militants PS de Paris élisaient en même temps leur premier secrétaire, le sortant Patrick Bloche ayant décidé de «passer la main». Il y aura vendredi un deuxième tour entre Rémi Feraud, maire du Xème arrondissement, pro-Delanoë (43,69%) et le sénateur David Assouline (33,93%), proche de Ségolène Royal. Le troisième, Guillaume Balas (motion Benoît Hamon), a obtenu 22,38%.

0 2h39 : Filoche veut faire barrage «à la droite du PS». Gérard Filoche, partisan de Benoît Hamon, appelle à voter «Aubry sans états d'âme», au second tour du scrutin des adhérents PS, pour faire «barrage à la droite du parti», incarnée à ses yeux par Ségolène Royal. «La gauche sera indispensable à la direction du parti si Aubry gagne», laance Filoche dans un communiqué. «C'est une première depuis Epinay», en allusion au Congrès en 1971 qui a refondé le Parti socialiste. Le dirigeant relève encore que «c'est la première fois que la direction sortante ne s'auto-reproduit pas».

02h21 : Rebsamen critique durement le choix d'Hamon. François Rebsamen (pro-Royal) estime que les militants socialistes n'ont «pas besoin de directeur de conscience» en commentant l'appel de Benoît Hamon à voter «massivement» pour Martine Aubry au second tour de l'élection du premier secrétaire. «Encore une fois , les militants du Parti socialiste se déterminent librement et demain soir, ils choisiront le changement et la rénovation en votant à nouveau pour Ségolène Royal».

02h02 : Delanoë appelle à nouveau à voter Aubry. Le maire de Paris maintient son cap. Il appelle une nouvelle fois cette nuit les militants socialistes à voter massivement pour Martine Aubry lors du second tour de scrutin destiné à élire leur premier secrétaire, jugeant sa désignation «décisive pour un PS en mouvement». Delanoë, dont la motion était arrivé deuxième avec 25% des voix des adhérents lors d'un premier scrutin interne le 6 novembre, s'était déjà prononcé en faveur de la maire de Lille lundi, au lendemain du Congrès de Reims. Il a tenu «également à saluer amicalement Benoît Hamon pour sa campagne, pleine d'énergie, de convictions et de dignité. Ce qu'il a porté, ce qu'il représente, devra vraiment enrichir notre travail collectif à venir».

01h47 : Hamon appelle à voter massivement pour Aubry. Benoît Hamon n'aura pas attendu longtemps avant de prendre publiquement position. Arrivé troisième lors du premier tour de l'élection du premier secrétaire du PS, le jeune eurodéputé a appelé dans la nuit de jeudi à vendredi les militants socialistes ayant voté pour lui à voter massivement ce vendredi pour Martine Aubry, qualifiée pour le second tour face à Ségolène Royal.

01h40 : Lebranchu «optimiste» pour Aubry. Pour cette députée proche de la maire de Lille, «avec plus de 55, 56, 57% pour un parti ancré à gauche, on est optimistes. On compte sur le soutien de Benoît Hamon, mais c'est lui qui le dira». «Le constat de ce soir, c'est vraiment sur l'ancrage à gauche et les valeurs au coeur du projet socialiste», a observé l'ex-ministre de la Justice. Pour elle, les résultats illustrent «la modernisation, le renouvellement à partir d'un parti ancré à gauche». Marylise Lebranchu a indiqué que Martine Aubry ne devrait pas s'exprimer dans la nuit.

01h34 : Royal «en pole position pour gagner». Patrick Mennucci, membre du Bureau national et proche de Ségolène Royal, estime que la candidate au poste de premier secrétaire du PS était «en pole position pour gagner». «C'est formidable de passer de 29% à 42,5%. Bien sûr que cela laisse augurer de la victoire», a affirmé au siège du PS le maire du premier secteur de Marseille. Selon le responsable socialiste, «il faut changer la rue de Solférino du sol au plafond et pour cela il faut Ségolène Royal». Il a appelé «tous les militants du PS qui veulent le changement (...) à se reporter sur Ségolène Royal. Cet appel s'adresse aussi «bien sûr à ceux qui ont voté pour Benoît» Hamon, a-t-il dit. Selon Mennucci, les électeurs de Benoît Hamon «ne voteront pas pour le vieux parti».

01h28 : les résultats définitifs en métropole. Ségolène Royal a recueilli 42,45% des voix lors du vote de l'élection du premier secrétaire du PS, devant Martine Aubry à 34,73%, selon des résultats définitifs en métropole communiqués par une source proche de la direction du PS.

01h12 : pour Peillon, «les militants ont choisi le changement». Vincent Peillon, le lieutenant de Ségolène Royal, affirme cette nuit depuis Paris que «les militants ont choisi le changement». Devant la presse et des militants réunis dans un café branché du IVe arrondissement, l'eurodéputé a remercié «les militants qui se sont déplacés nombreux pour voter». «L'arithmétique a été démentie. Elle a eu plus de 40%, 43-44%, on verra demain», a-t-il encore déclaré. «Ce qui compte maintenant, c'est de voter demain. Nous avons une chance inespérée d'opérer la transformation du PS. Rendez-vous demain pour un changement (...) et pour donner à la gauche une espérance», a lancé Vincent Peillon, qui a assuré que «la dynamique majoritaire au PS est la dynamique du changement».

01h09 : Ségolène Royal s'exprimera vendredi midi. La candidate au poste de premier secrétaire du PS, et qualifiée pour le 2e tour face à Martine Aubry, fera une déclaration ce vendredi à midi à l'Hôtel de région à Poitiers, selon son entourage.

00h45 : Participation inférieure à 60%. Le chiffre est décevant pour le PS. La participation au premier tour de l'élection du premier secrétaire aurait certes progressé d'environ trois points par rapport au premier vote des militants le 6 novembre, mais resterait à moins de 60% de votants. La participation, lors du vote des motions, s'était en effet élevée à 56,61% des quelque 233.000 inscrits.

00h27 : Duel Ségolène Royal-Martine Aubry au 2e tour. L'ex-candidate à l'Elysée et la maire de Lille s'affronteront demain au second tour du vote des militants socialistes pour désigner le Premier secrétaire du PS, Benoît Hamon étant éliminé à l'issue du premier tour ce soir, selon François Rebsamen, numéro 2 sortant du PS, pro-Royal. Une Ségolène Royal arrivée nettement en tête devant Martine Aubry et Benoît Hamon, selon les premières estimations obtenues auprès des équipes des candidats. La présidente de la région Poitou-Charentes aurait obtenu 42 à 43% des voix des militants, Martine Aubry 34 à 35% des suffrages et Benoît Hamon environ 23%.

23h46 : Royal en tête dans la section de Delanoë ! Voilà un résultat qui ne présume en rien de l'issue nationale du scrutin, mais il est fort symbolique : Ségolène Royal réunit en effet 53,6% des voix dans la section socialiste de Bertrand Delanoë, appelée «Jean-Baptiste Clément», dans le XVIIIe arrondissement à Paris. Martine Aubry - pour laquelle le maire PS de Paris avait appelé à voter - atteint 28% et l'eurodéputé Benoît Hamon 18,5% dans cette section. Le 6 novembre, lors du vote des militants PS sur les six motions en lice en vue du Congrès de Reims, celle de Ségolène Royal avait rassemblé 26,5%, loin derrière celle de Bertrand Delanoë (43%). La maire de Lille était à 8% et Benoît Hamon à 16%.

22h00 : Fin du vote des militants. Le vote des adhérents socialistes pour départager les trois candidats au poste de premier secrétaire du PS, Martine Aubry, Benoît Hamon et Ségolène Royal, vient de s'achever. C'est la première fois que trois postulants sont en lice depuis l'instauration, en 1995, du suffrage universel militant pour la désignation du numéro un du parti. 233.000 adhérents, en comptant ceux qui ne sont pas encore à jour de cotisation, étaient appelés à voter dans les quelque 3.200 sections PS. Si aucun candidat n'atteint la majorité absolue - hypothèse la plus probable - un second tour opposera demain soir les deux candidats arrivés en tête.

21h15 : DSK refuse de dire pour qui il a voté. Le directeur général du FMI et toujours membre du Parti socialiste estime que les confrontations secouant son parti sont «inhérentes à la vie politique», lors d'une rencontre organisée par le SPQR jeudi. Il rappelle que le PS avait «toujours vécu ce genre de soubresauts et de situations difficiles», comme d'autres partis sociaux-démocrates ou conservateurs en Europe «où les changements de génération se sont faits de façon pas toujours très simples». «Quand John Major a fait éjecter Margaret Thatcher (...), ça s'est passé dans la douleur».

S'il a indiqué qu'il profitait de sa présence en France pour participer au vote du PS à Sarcelles (Val d'Oise), il n'a fait aucun commentaire sur la personnalité qu'il soutiendrait entre Benoît Hamon, Martine Aubry ou Ségolène Royal, affirmant être tenu à un devoir de réserve sur la politique nationale du fait de sa fonction au Fonds monétaire international (FMI). Il n'a pas non plus indiqué s'il serait candidat à l'élection présidentielle de 2012 : «je suis engagé dans une tâche, personne ne sait ce que sera la vie politique de notre pays dans quelques années, donc je ne vais pas m'engager sur des questions hypothétiques».

20h58 : Royal rate son train... et reste dans le Poitou. Royal ne reviendra pas ce soir comme prévu à Paris, «ayant raté son train», après son vote dans son fief de Melle (Deux-Sèvres), car elle «avait un emploi du temps chargé, un rendez-vous avec les syndicats enseignants», selon son entourage. Elle devait à l'origine réunir à 22h son conseil politique dans un café parisien. La rencontre aura néanmoins lieu, animée notamment par son bras droit Vincent Peillon. De son côté, Ségolène Royal devrait faire une déclaration demain matin à 10h30 à Poitiers.

20h20 : Benoît Hamon vote dans sa section de l'Essonne. Le jeune député européen et outsider pour le poste de premier secrétaire du Parti socialiste se dit «serein» lors de son vote pour la désignation du futur leader du PS ce soir dans sa section de l'Essonne au Plessis-Pâté. Benoît Hamon assure être «vraiment tranquille», ayant l'impression d'avoir fait une «campagne honnête» et «claire». Interrogé sur les propos de Ségolène Royal, qui, si elle l'emportait, lui proposerait une place dans la direction du parti, il a dit qu'il ferait de même à son égard. Hamon a par ailleurs estimé qu'il s'estimait «le mieux placé pour jeter des ponts» entre Mmes Royal et Aubry. Il a ajouté ne pas savoir «ce qui va se passer ce soir». Il a souhaité une «participation la plus grande qui soit», car «plus la participation sera grande, plus le score du ou de la candidat ou candidate qui arrivera en tête sera légitime».

20h04 : Accueil timide pour François Hollande. Le premier secrétaire sortant a voté ce soir dans sa section de Tulle, accueilli par seulement une douzaine de militants. Après avoir voté dans une ambiance calme et bon enfant, Hollande s'est intéressé à la participation, qui s'élevait vers 19h20 à 71 bulletins sur 171 inscrits. «Ce qui est intéressant, c'est de voir ceux qui ne sont pas venus voter pour les motions et qui vont voter pour l'élection du Premier secrétaire. Ce sont eux qui vont faire la différence», a-t-il commenté devant des journalistes. Il a enfin indiqué qu'il commenterait les résultats «vendredi matin» à Tulle.

19h52 : Royal glisse son bulletin à Melle. L'ex-candidate à l'Elysée dépose à son tour son bulletin dans l'urne. Elle a voté jeudi en début de soirée dans son fief électoral de Melle (Deux-Sèvres). Vêtue d'un pantalon gris, d'une tunique bleue turquoise et d'un blouson blanc, elle est arrivée à pied, souriante et en plaisantant, accueillie par une vingtaine de militants. Elle a voté sous les applaudissements, puis a pris un verre avec les sympathisants présents avant de repartir.

19h37 : Jospin choisit Aubry et tacle durement Royal. L'ancien premier ministre socialiste a tranché entre les prétendants au poste de premier secrétaire et tient à le faire savoir : il a voté ce soir pour Martine Aubry. Jospin, qui n'avait pas participé le 6 novembre au vote sur les motions en raison d'un déplacement prévu de longue date en Estonie, s'est rendu à 18h45 au local PS du XVIIIe arrondissement de Paris, où votaient les trois sections de l'arrondissement. «Personnellement, j'aurais souhaité voter pour Bertrand Delanoë au premier secrétariat. Je pense qu'il était le mieux qualifié pour faire ce travail dans les deux ou trois ans qui viennent. Pour autant ce soir j'ai voté (...) pour Martine Aubry au plan national», a-t-il expliqué après avoir glissé son bulletin dans l'urne. Il a croisé dans le bureau de vote son ami Bertrand Delanoë, le maire de Paris, qui avait appelé lundi ses partisans à voter pour Martine Aubry.

«Au congrès s'est dessinée une majorité potentielle très large pour une orientation politique, même si elle n'a pas été malheureusement concrétisée. Je pense donc qu'il vaut mieux que le Premier secrétaire qui dirigera le parti dans les trois ans qui viennent soit à l'unisson de cette orientation qui a été dégagée par les militants», a poursuivi Lionel Jospin. Au passage, l'ancien premier ministre, dont les relations sont très mauvaises avec Ségolène Royal, a rejeté les attaques de la candidate sur le «vieux parti». Jospin sort la mitrailleuse et ajoute sa voix aux autres petites phrases assassines entendues au PS depuis une semaine. «Dans le socialisme, les ‘néos', ceux qui ont été contre le vieux et pour le neuf, n'ont pas toujours laissé de très bons souvenirs», a-t-il lâché. Une allusion aux néo-socialistes des années 30, dont certains derrière Marcel Déat optèrent pendant l'occupation pour la collaboration totale avec l'Allemagne nazie.

19h05 : Martine Aubry fait «confiance» aux militants. La maire de Lille a voté en fin de journée à Lille. «J'ai confiance, car ce sont les militants qui choisissent et eux n'ont jamais pensé que les valeurs de gauche pouvaient s'ammolir et ont toujours voulu que nous les remettions au premier plan», a déclaré Martine Aubry, souriante, devant de très nombreux journalistes, après avoir pris part, dans sa section du vieux-Lille, à ce scrutin interne au PS. «Je suis sûre que les socialistes peuvent se trouver tous rassemblés dès lundi pour défendre ce à quoi ils croient et d'abord la justice et la solidarité», a ajouté la candidate qui s'est dite «sereine, confiante et enthousiaste à l'idée de travailler pour les Français dès lundi». «En cas de 2e tour, on verra ça demain matin», a conclu la maire de Lille qui s'est refusé à tout pronostic.

18h54 : Royal dénonce la coalition Aubry/Delanoë. Ségolène Royal a demandé ce soir aux militants PS «de ne pas redonner le parti à ceux qui l'ont déjà depuis 15 ans», accusant Martine Aubry et Bertrand Delanoë de s'être coalisés «pour empêcher la rénovation et le renouvellement». Selon la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes, «Martine Aubry et Bertrand Delanoë n'ont pas tenu parole puisqu'ils avaient dit qu'ils se rassembleraient autour du projet arrivé en tête, celui que je soutenais (...)» lors du vote sur les motions. Elle a dénoncé chez eux «un grand écart entre les paroles et les actes». Se déclarant «sereine et en même temps concentrée», elle a ajouté : «J'espère de tout mon coeur que (les militants) vont choisir l'avenir, c'est-à-dire la transformation du Parti socialiste». Elle a souhaité un vote «net et clair» des militants. «Leur choix sera le bon».

17h50 : Hamon bien placé dans le Nord ? C'est ce qu'affirme 20minutes.fr, qui explique que Benoît Hamon bénéficie du maintien de Guy Delcourt, partisan de Delanoë, pour l'élection au poste de premier secrétaire fédéral. Au total, quatre candidats sont donc en jeu, ce qui divise le vote.

17h00 : ouverture des bureaux de vote. C'est parti : Les 233.000 militants PS (en comptant ceux qui ne sont pas à jour de cotisation) ont jusqu'à 22 heures pour aller voter dans leur section. On le sait, le score devrait être très serré entre Martine Aubry et Ségolène Royal. L'une des grandes inconnues du scrutin reste l'abstention. Elle était massive, 45% lors du vote des motions le 6 novembre. Nombre de commentateurs avait attribué ce taux aux nombreux adhérents «à 20 euros» inscrits au PS avant la présidentielle et qui en étaient reparti aussitôt celle-ci terminée. Cette population, favorable à Ségolène Royal, se rendra-t-elle aux urnes ce soir ? La présidente de Poitou-Charentes compte là-dessus pour faire la différence. L'autre question est de savoir sur qui les partisans de Bertrand Delanoë vont reporter leurs voix. Si le maire de Paris a appelé à voter Aubry, il pourrait ne pas être entendu autant qu'il le souhaiterait. Réponse cette nuit en direct sur lefigaro.fr

16h46 : Aubry chahutée dans une manifestation. La maire de Lille, qui a beaucoup insisté à Reims sur la nécessité pour le PS de revenir à la pointe du mouvement social, a participé à la manifestation des enseignants dans sa ville. Mais elle n'avait pas compé avec les communistes, qui lui reprochent d'avoir mis en place le service minimum d'accueil (SMA) à Lille. Elle a donc été accueillie par un slogan : ««Aubry, Service minimum, casseur de grève!».

16h01 : Hamon craint un «affaiblissement» du PS. Le troisième candidat à la succession de François Hollande estime, sur France Info, qu'il y a avec ce scrutin, non pas «un risque de scission, mais un risque de division et donc d'affaiblissement et de déclin de notre influence dans la société française». Car, selon lui, il «est en train de se creuser des tranchées entre socialistes». D'où l'importance de «reconstruire la maison avant de sélectionner le candidat» de 2012.

14h38 : Moscovici veut déjà reconstruire le PS. Le député du Doubs, qui, après plusieurs hésitations, avait fini par soutenir Bertrand Delanoë, se place déjà dans l'après-vote. Avec Michel Sapin, il publie sur son blog un appel qui commence par ces mots : «cMais comment avons-nous pu, nous, socialistes, en arriver là ?». Pierre Moscovici exorte ensuite à «recoller les morceaux brisés d'un Parti socialiste blessé, le remettre au travail, le seul qui compte pour critiquer cette droite plus arrogante encore, plus dure encore dans la crise, plus inefficace aussi». Et de conclure : «Nous serons là, car il faudra bien couper le fil dramatique de cette tragédie grecque qui condamnerait, sinon, le socialisme à se dissoudre dans l'émiettement ou l'affadissement».

12h40 : Mesures de rétorsion dans les Bouches-du-Rhône ? Des partisans de Delanoë, dont la députée européenne Marie-Arlette Carlotti, dénoncent une «chasse aux sorcières». La section de la députée, qui a pris position en faveur de Bertrand Delanoë, va être coupée en deux. A Aix-en-Provence, la section ouest dirigée par l'avocat Michel Pezet, qui a également voté pour la motion Delanoë, va être fusionnée avec celle d'Aix-Centre. «C'est une mesure de rétorsion», estime l'avocat, qui juge la méthode «un peu expéditive». Réponse du premier fédéral du département, Eugène Caselli : ces décisions n'ont «rien à voir» avec les votes au congrès, mais avec les municipales de 2013. «Nous créons des sections supplémentaires là où nous avons constaté que les forces militantes n'étaient pas assez nombreuses».

11h14 : Les explications de Guérini. Sur son blog, l'homme fort de la puissante fédération PS des Bouches-du-Rhône et soutien de Royal, Jean-Noël Guérini, justifie son revirement : comme les tenants de la Ligne Claire, il avait commencé par refuser de voir un présidentiable à la tête du PS, avant de soutenir la candidature de Ségolène Royal. «En constatant que le rassemblement politique, clair, net, sur une ligne de gauche, ouverte et audacieuse n'était pas possible, et ce quel que soit le candidat que nous proposions pour porter cette ligne, l'ensemble des responsables de la motion E ont estimé qu'il était légitime que Ségolène se porte candidate au poste de Premier secrétaire». Et de poursuivre : «nous avons joué cartes sur table face à des chefs de courant hypocrites. Nous avons donc proposé un ticket Ségolène Royal - Vincent Peillon».

8h35 : «les gens s'habitueront à mon style», estime Royal. Toujours sur Europe 1, Ségolène Royal s'est défendue contre les attaques répétées sur son style et le vocabulaire, souvent emprunté au registre religieux, qu'elle utilise dans ses discours. «On m'a reproché à Reims l'expression +allumer tous les soleils+, mais c'est une expression de Jaurès!», explique-t-elle. Avant d'ajouter : «Lorsque je parle de fraternité, certains ricanent mais quand Barak Obama a fait sa campagne sur la fraternité tout le monde est tombé béat d'admiration. (...) Et bien les gens s'habitueront, ils s'habitueront à mon identité politique, ils s'habitueront à ce que je reste moi-même pour mieux changer le Parti socialiste»

8h32 : Royal veut Hamon dans son équipe en cas de victoire. Si elle l'emporte, Ségolène Royal demandera à Benoît Hamon d'intégrer la direction du PS. La candidate l'a promis, jeudi matin sur Europe 1 : «Benoît Hamon sera dans la direction du parti s'il le souhaite parce que je pense qu'il fait partie des talents de cette nouvelle génération et qu'il est très utile au parti». D'ailleurs, assure Ségolène Royal, «Martine Aubry ne nous a pas dit avec quelle équipe elle dirigerait demain, or, je pense que c'est essentiel. Moi, j'aurai un numéro deux, Vincent Peillon, qui sera appuyé sur un leader expérimenté, François Rebsamen. Je monte une nouvelle génération».

8h11 : Aubry tacle Royal d'entrée. Invitée de France Info, Martine Aubry, si elle a répété qu'en cas de victoire, elle «tendrait la main» à Ségolène Royal, elle n'a pu s'empêcher de lui adresser une petite pique, expliquant qu'on «ne peut à la fois dire ‘je suis dans le parti socialiste' et dire ‘je suis dans une rupture' ». Autre attaque : «Il faut arrêter de parler de soi, et je le dis aussi à Ségolène. Nous voulons un parti qui s'engage avec des militants qui sont dans la société».

 

 

 

 

 

 

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 13:17

(dépêches)

 

 


Aubry va-t-elle prendre le PS grâce aux voix de Delanoë?
Lundi 17 novembre 2008 - 22h36

LePost


Bertrand Delanoë a appelé ce lundi midi ses partisans à voter pour Martine Aubry lors du vote des militants socialistes, jeudi. Ils devront choisir entre Ségolène Royal, Martine Aubry et Benoît Hamon.

 

Martine Aubry favorite?

Théoriquement, de manière mathématique, un report strict des voix de la motion du maire de Paris vers celle de Martine Aubry donnerait à cette dernière une très large avance sur ses concurrents. Les motions Aubry (24,32 %) et Delanoë (25,24 %) totalisant près de 50 % des votes à elles deux, alors que celle de Ségolène Royal ne représente que 29,08 % des voix et Benoît Hamon (18,5 %).

Dimanche à Reims, un militant pro-Aubry déclarait d'ailleurs au Post: "Elle a de grandes chances de battre Ségolène Royal car elle peut rassembler 70 % des militants qui n'ont pas voté pour Royal."

Pas si simple...

Mais les voix des militants qui ont voté pour Bertrand Delanoë le 6 novembre ne devraient pas se porter exclusivement et de manière automatique sur Martine Aubry.

Le camp Delanoë divisé = voix dispersées?

Le courant de Bertrand Delanoë est divisé entre jospinistes (Harlem Désir, Jean Glavany...), hollandais (Jean-Marc Ayrault, Michel Sapin...) et autres...

Du coup...

1. Les hollandais vont-ils voter pour Royal?

"Les amis de François Hollande représentent près de la moitié du capital électoral" de Bertrand Delanoë, constate Le Monde, qui précise qu'ils sont "très hostiles à Mme Aubry". Une bonne partie d'entre eux pourraient donc voter pour Ségolène Royal.

2. Vers une série de ralliements de pro-Delanoë vers Royal?

Dimanche, à Reims, Jean-Louis Bianco, proche de Ségolène Royal, assurait au Post que "des voix et des personnes" allaient certainement se rallier à la présidente de la région Poitou-Charentes dans les prochains jours.

Interviewé par Le Post.fr dimanche à Reims, Manuel Valls, qui fait aussi partie des lieutenants de Ségolène Royal, ne doute pas non plus que des élus locaux ayant voté pour Bertrand Delanoë lors du vote des militants le 6 novembre, "voteront pour Ségolène Royal" jeudi. (A la fin de cette vidéo, il s'énerve un peu contre un autre journaliste, visiblement un peu insistant...)

(Source: Le Post.fr)

Le premier ralliement s'est opéré dès ce lundi midi: Armand Jung, député PS du Bas-Rhin, qui soutenait la motion de Bertrand Delanoë, a annoncé qu'il votera pour Ségolène Royal.

Il n'est donc pas du tout sûr que les voix de Bertrand Delanoë permettent la victoire de Martine Aubry. Le suspense demeure...

D'ailleurs, même le patron des sénateurs socialistes, Jean-Pierre Bel, soutien de Bertrand Delanoë, se montre prudent quant au résultat de l'élection de jeudi : "Je travaillerai demain avec le premier ou la première secrétaire, quel qu'il ou quelle qu'elle soit, et je suis fidèle à l'engagement pris hier devant les militants de ne pas donner de consigne de vote", a-t-il déclaré ce lundi après-midi, selon Le Monde.fr.

Seule certitude, comme le remarque Jean-Michel Normand, du Monde: "Sauf surprise qui verrait M. Hamon l'emporter, une femme va s'installer à la tête du PS"...




Vers un match Royal-Aubry pour trouver le chef d'un PS "sérieusement malade"

Dimanche 16 novembre 2008 - 21h33
Elahe MEREL et Michel SAILHAN

 
Incapables de convenir en congrès ce week-end d'une orientation et d'un leader, les ténors d'un PS "sérieusement malade" ont laissé aux militants le soin d'arbitrer par un vote un match qui opposera Ségolène Royal à Martine Aubry, avec Benoît Hamon en troisième postulant. Evénément.

 

A l'issue d'un congrès de Reims largement centré sur Ségolène Royal, Bertrand Delanoë a résumé dimanche le sentiment général, après trois jours de déchirements et un total désaccord: le Parti socialiste est "sérieusement malade".

"Nous n'ajouterons pas de la division à la division", a dit le maire de Paris, qui menait une des principales motions au congrès, mais ne brigue pas le poste de Premier secrétaire et ne donne pas de consigne pour le vote militant.

Son état-major a immédiatement ouvert le feu sur Martine Aubry qui venait d'annoncer son entrée en piste.

Les aubrystes "prennent la responsabilité historique de livrer le parti à Ségolène Royal, dont ils se comportent comme des alliés objectifs", a-t-on accusé dans l'entourage du maire. M. Delanoë, qui était en tête des sondages, est le grand perdant du congrès.

Le maire de Lille a affirmé vouloir un "parti ancré à gauche pour porter l'alternative au libéralisme", "au coeur de la gauche pour pouvoir gagner" et "fortement européen".

Benoît Hamon a sollicité "l'honneur d'être en première ligne" pour "faire naître une espérance" dans les couches populaires.

Aubry, Delanoë et Hamon ont tenté en vain à Reims de constituer un rassemblement face à l'ex-candidate à l'Elysée, dont ils rejettent la stratégie d'alliance possible avec François Bayrou.

Mais la présidente de la région Poitou-Charentes, dont la motion avait été placée en tête par les militants le 6 novembre (29%), face à Aubry (24,3), Delanoë (25,2) et Hamon (18,5%), les a pris de vitesse.

Elle part favorite pour le vote de jeudi, de l'aveu même de ses opposants.

Dès dimanche soir, elle publiait sa profession de foi, cosignée avec Vincent Peillon.

Elle avait provoqué la surprise en annonçant d'emblée sa candidature à la succession de François Hollande, qui, après onze ans, laisse un parti balkanisé.

Samedi, nouveau "coup": elle propose de consulter les militants directement sur les alliances" avec le centre. Cette ouverture au MoDem et son désir d'un parti de masse sont deux pommes de discorde avec ses rivaux qui s'en tiennent à un parti "de militants" et aux alliances historiques.

Entre applaudissements et sifflets, Mme Royal avait puisé samedi, dans son discours à la tribune, dans le registre moral, voire religieux, évoquant le pardon des offenses.

Dans la nuit de samedi à dimanche, elle a claqué la porte de la "Commission des résolutions" qui s'échinait sur une synthèse des motions.

"Tout le monde devra se ranger derrière celui qui sera désigné par le vote souverain des militants", a-t-elle prévenu plus tard, promettant de poursuivre "l'effort de rassemblement". Sa rivale Aubry a assuré de même que le PS "restera uni".

Raillant un congrès de "soustraction et division" (Alliot-Marie), l'UMP a posé la question d'une "disparition" ou "dissolution" du principal parti d'opposition.

François Bayrou, dont le MoDem a été au coeur des débats PS, a accusé ceux qui refusent tout contact avec lui de favoriser "dix ans" de Nicolas Sarkozy.

Le MRC Jean-Pierre Chevènement, grand soutien de Mme Royal pendant sa campagne présidentielle, a proposé la création "d'un grand parti de toute la gauche".

 

 


Duel serré pour la direction du Ps, le courant Aubry conteste les derniers chiffres

Vendredi 21 novembre 2008 - 08h34

Christophe Borgel, mandataire national de la motion Aubry pour le 75e congrès, a formellement contesté les nouveaux chiffres de la direction faisant état de 43,10% des voix pour Ségolène Royal, et 34,50% pour Martine Aubry lors du vote de l'élection du premier secrétaire du PS jeudi. Evénement.

 

Les résultats fournis précédemment, - métropole plus une partie de l'Outre-mer - donnaient Ségolène Royal à 42,45%, et Martine Aubry à 34,73%. Les nouveaux chiffres fournis à l'AFP par Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, intégraient notamment les résultats de la Martinique, mais pas ceux de la Guadeloupe.

Les militants socialistes retournent aux urnes ce vendredi pour départager Ségolène Royal et Martine Aubry, ces dirigeantes qui briguent toutes deux la direction du PS, dans un duel qui s'annonce serré. Dans tous les cas de figure, le prochain Premier secrétaire socialiste sera une femme, une énarque, une ancienne ministre: ce sont les points communs entre l'ex-candidate à la présidentielle et la maire de Lille. Pour le reste, beaucoup les oppose: le style, la conception du parti et des alliances qu'il doit nouer.

Au premier tour du vote des adhérents jeudi, Ségolène Royal a montré son implantation, en recueillant 43,10% des voix. Elle a ainsi amélioré de 14 points son score du 6 novembre, jour d'un premier vote militant pour départager 6 motions en lice pour le Congrès de Reims.

La présidente de Poitou-Charentes a clairement devancé sa rivale maire de Lille, créditée de 34,50%. Mme Aubry avait pourtant reçu le soutien du maire de Paris Bertrand Delanoë dont la motion avait pesé 25% le 6 novembre.

Mais pour le second tour décisif, organisé de 17 à 22H dans les quelque 3.200 sections socialistes, l'ex-numéro deux du gouvernement Jospin bénéficie du ralliement de Benoît Hamon, arrivé en troisième position avec 22,83% des voix. Le jeune eurodéputé a ainsi progressé de 4 points par rapport au score initial de sa motion.

L'arithmétique est donc favorable à Mme Aubry, 58 ans. Ses soutiens se disaient d'ailleurs dans la nuit "optimistes", à l'image de l'ancienne garde des Sceaux Marylise Lebranchu.

Mais la dynamique est du côté de Mme Royal (55 ans), assurent ses partisans. Vincent Peillon, à qui est promis le poste de 1er secrétaire délégué en cas de victoire de sa championne, voit une "chance inespérée d'opérer la transformation" du PS.

Mme Aubry prône un parti de militants, fidèle à ses alliances à gauche, Mme Royal plaide pour un parti de masse, ouvert à un rapprochement avec le centre.

La tâche de la prochaine patronne du PS sera ardue pour panser les plaies de Reims, rendre le parti audible face à Nicolas Sarkozy. Avec en ligne de mire l'élection présidentielle de 2012.


Martine Aubry, l'experte en questions sociales devenue élue de terrain

Vendredi 21 novembre 2008 - 08h44
Bertrand BOLLENBACH

 
La maire de Lille Martine Aubry, qui affronte Ségolène Royal vendredi pour la direction du PS, experte en questions sociales devenue une infatigable élue de terrain, a reconquis peu à peu un rôle central au sein du PS, dont elle ambitionne aujourd'hui de prendre la tête.

 

Son triomphe aux dernières municipales (66,5%) et sa brillante élection à la communauté urbaine ont redonné à cette européenne convaincue de 58 ans un souffle qui lui a permis de se lancer avec fougue dans les âpres luttes internes du PS: alors que sa motion d'avant-congrès avait obtenu 24,3% des voix, elle a obtenu 34,7% lors du premier tour.

Après l'avoir défendu dans son livre "Et si on se retrouvait", elle a pour credo, martelé à travers la France: son parti doit "retrouver les valeurs de gauche".

"Il faut retrouver le chemin des manifestations et du mouvement social", a-t-elle ainsi lancé au congrès de Reims, assurant vouloir "défendre les alliances avec les seuls partis de gauche". Une pierre dans le jardin de Ségolène Royal, dont elle souligne que la campagne présidentielle "à l'évidence, n'a pas convaincu les Français", et contre laquelle elle fait preuve de pugnacité, l'accusant de ne pas avoir la même "conception du parti".

La maire de Lille a ainsi abandonné la réserve qu'elle s'était longtemps imposée pour mieux labourer son terrain nordiste, où elle avait d'abord dû essuyer quelques rebuffades. Appelée à Lille en 1995 par le maire et ex-Premier ministre Pierre Mauroy en vue de lui succéder en 2001, alors qu'elle était au faîte de sa popularité au ministère des Affaires sociales, elle n'avait réussi cette mission que difficilement (49,6% des voix au second tour au bénéfice d'une triangulaire).

Avant sa résurgence en 2008, Martine Aubry a connu des déboires avec la fédération nordiste du PS : pour les législatives 2002, elle n'avait pu être investie à Lille même et avait été battue par Sébastien Huyghe contre lequel elle a pris sa revanche aux dernières municipales.

En 2007, elle ne s'était pas portée candidate, faute d'obtenir la circonscription qu'elle convoitait. Elle payait ainsi probablement l'apparition de tensions - depuis largement aplanies - avec Pierre Mauroy.

Ceci ne l'a pas empêchée d'imposer à la tête de Lille son style volontaire. Poursuivant l'expansion économique impulsée par son prédécesseur, elle a apporté une vision nouvelle en misant beaucoup sur le rayonnement culturel. Le renouvellement urbain des quartiers populaires avec le souci du maintien des habitants, illustre aussi une politique que Martine Aubry veut "solidaire".

Son itinéraire au PS et au gouvernement - avec comme point d'orgue les trois années 1997-2000 à la tête d'un super-ministère social sous Lionel Jospin, après une première expérience en 1991-93 - lui a permis de cultiver cette fibre sociale.

Alors qu'elle apparaissait au début de sa carrière comme une énarque proche des milieux patronaux (numéro deux de Pechiney en 1989-91), la fille de Jacques Delors a ensuite été perçue comme la "mère des 35 heures", réforme mise en place en 1998 de façon conflictuelle avec la droite.

La maire de Lille revendique toujours cette mesure, qui lui avait valu le pamphlet de Philippe Alexandre "La dame des 35 heures", qui l'avait à l'époque très affectée. Cette sensibilité est masquée par un caractère direct qui suscite des jugements contrastés: "impatiente, autoritaire et cassante" pour les uns, "simple, généreuse, ouverte" pour les autres, qui louent son "contact facile".

 

Ségolène Royal, l'audace à toute épreuve

Vendredi 21 novembre 2008 - 08h33
Thierry MASURE

 

La présidente de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, 55 ans, qui affrontera Martine Aubry au second tour pour succéder à François Hollande à la tête du PS, est une personnalité politique hors normes, dont on souligne volontiers l'audace et la volonté de fer.

 

L'ex-candidate à la présidentielle a bousculé le Congrès de Reims, qui s'est tenu dans la division et les déchirements, en annonçant dès le début des travaux sa candidature au poste de Premier secrétaire.

Prenant ses rivaux de vitesse, elle en a profité pour faire savoir que si elle était élue jeudi prochain par les militants, elle nommerait Vincent Peillon "Premier secrétaire délégué". Ce qui permettrait à la "dame blanche" de prendre de la hauteur, dans la perspective d'une candidature à l'Elysée en 2012. Ce qui fait la force de cette Lorraine élevée à la dure, c'est d'abord de croire en elle-même. Et en son destin national, malgré les ricanements et les haussements d'épaules. "Je ne crains rien, je trace ma route", répète-t-elle.

Ségolène Royal ne prend de précautions ni avec la droite, qui s'étrangle régulièrement devant ses emportements contre "le pouvoir en place", ni avec son parti, snobant parfois ses réunions, préférant délivrer son message aux journalistes.

Le PS qu'elle veut aujourd'hui dompter, elle l'a souvent bousculé et éreinté: une machine "lourdingue", dira-t-elle après la campagne présidentielle. Elle "n'a pas le sens du travail collectif", entend-on rue de Solférino comme un refrain, elle "fait les extérieurs", passant outre les prises de position du parti, elle qui réclame pourtant "de la discipline".

Elle joue les militants contre l'appareil, tout en s'assurant du soutien de fédérations symboles du "vieux parti" comme les Bouches-du-Rhône et l'Hérault. De l'opinion, cette femme belle, élégante et souriante veut faire le vecteur de ses conquêtes, au risque d'être accusée de populisme. En ces temps de disette du pouvoir d'achat, elle cloue au pilori banques et compagnies pétrolières qui "s'enrichissent avec l'argent des petits", et défile avec les salariés de la CAMIF montés de Niort à Paris.

De ses "17 millions de voix" amassées au second tour de la présidentielle, Ségolène Royal a fait un capital politique durable. C'est la personnalité la plus populaire dans l'électorat de gauche. Fille d'officier issue d'une famille de huit enfants, elle a une longue carrière politique: députée des Deux-Sèvres de 1988 à 2007, trois fois ministre.

Cette énarque rompt avec la "novlangue" socialiste en prêchant qu'il faut "s'aimer les uns les autres", fait de chaque citoyen "un expert", anime des réunions "participatives".

Sa campagne l'a fait mûrir: plus solide dans ses interventions médiatiques, elle connaît mieux les dossiers. Presque seule lorsqu'elle s'impose comme candidate socialiste à l'Elysée, elle a depuis tissé sa toile et s'est entourée d'une équipe de jeunes responsables politiques.

Avec un sens tactique consommé, Mme Royal surjoue de son statut de victime des caciques socialistes, affirmant la main sur le coeur qu'elle "ne fait jamais d'attaques personnelles". Ce qui n'empêche pas des mots cruels pour son ex-compagnon, François Hollande. Ni de présenter ses rivaux comme des figures du passé et du "vieux parti", elle qui est dans le sérail depuis plus de 20 ans.

Elle n'a pas son pareil pour prendre à contre-pied, surgir quand on ne l'attend pas. En difficulté, elle s'attire de la reconnaissance en mettant "au Frigidaire" sa candidature à la direction du parti, se

 

Hamon appelle à voter "massivement" pour Aubry

Vendredi 21 novembre 2008 - 07h50

Benoît Hamon, arrivé troisième lors du premier tour de l'élection du premier secrétaire du PS, a appelé dans la nuit de jeudi les militants socialistes ayant voté pour lui à voter "massivement" vendredi pour Martine Aubry, qualifiée pour le second tour face à Ségolène Royal.

 

"Aujourd'hui, j'ai fait le choix en toute transparence et en responsabilité de demander aux 30.000 militants socialistes dont je ne suis pas propriétaire" des voix "mais qui m'ont fait confiance de se reporter massivement vers le vote en faveur de Martine Aubry", a-t-il déclaré peu avant 02H00 à son arrivée au siège du PS, rue de Solférino, à Paris.

Bertrand Delanoë avait lui aussi appelé lundi à voter "massivement" pour Mme Aubry.

"Mon choix est dicté par ce que je crois être l'intérêt de la gauche" en pensant à "celles et ceux qui attendent de la gauche une alternative à la droite", a souligné M. Hamon.

Il a recueilli 22,8% des voix en métropole soit 30.880 suffrages, derrière Ségolène Royal (42,45%) et Martine Aubry (34,73%).

"Nous sommes confrontés à un choix de culture". M. Hamon a décidé d'appeler à voter pour la maire de Lille afin que "nous ayons un parti ancré à gauche mais qui fasse aussi le choix du renouvellement".

"Ce parti est en train de commencer à se renouveler", "ce qui a été clairement marqué à nouveau par ce scrutin, c'est à la fois la volonté d'ancrage à gauche du PS et une volonté très claire de renouvellement", a encore affirmé le député européen.

"C'est un parti à construire et reconstruire", il est "temps de jeter des ponts entre le PS et l'extérieur, avec le reste de la gauche et entre socialistes".

 

 

 

 

 

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 12:43

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Jean-Paul Huchon
 

Jean-Paul Huchon, coupable mais éligible

21 novembre 2008

Cette fois, Jean-Paul Huchon est venu assister à l’annonce de la décision. Vendredi 21 novembre, la cour d’appel de Paris a confirmé le jugement du tribunal correctionnel qui avait déclaré le président (PS) de la région Ile-de-France coupable du délit de prise illégale d’intérêt et l’avait condamné à une peine de six mois avec sursis. Mais la cour a estimé qu’”il n’y a pas lieu” à le priver de ses droits civiques. Jean-Paul Huchon est donc éligible.

A l’audience du 9 octobre, l’avocat général Denys Millet avait pris le contre-pied du tribunal en estimant que la peine d’inéligibilité ne lui paraissait “pas proportionnée aux faits”.

Dans ses attendus, la cour observe que “au regard des sommes en cause et du caractère effectif du travail fourni par Dominique Le Texier [l’épouse de M. Huchon], alors qu’il apparait du dossier que le conseil régional sous l’impulsion de son président a mis en place une politique du cinéma ambitieuse qui démontre que la finalité de l’opération n’était pas de procurer un emploi à Dominique Le Texier, même s’il y a eu prise illégale d’intérêts, il n’y a pas lieu de prononcer à l’encontre de Jean-Paul Huchon la peine complémentaire de privation des droits civiques et civils pour une durée d’une année comme l’ont fait les premiers juges, dont la décision sera réformée sur ce seul point”.

21 novembre 2008 Publié Jean-Paul Huchon | 22 Commentaires | Lien permanent | Alerter


Jean-Paul Huchon, rien de grave

09 octobre 2008

Vous savez quoi? On s’était trompé. Mais alors complètement.

C’était il y a vingt mois devant le tribunal correctionnel de Paris. On avait cru que le fait, pour l’épouse du président (PS) de région Ile-de-France Jean-Paul Huchon, d’être employée en qualité d’intermittente du spectacle en contrat à durée déterminée dans des sociétés qui, ensuite, venaient candidater pour des marchés publics auprès du conseil régional, pouvait poser un problème.

On avait entendu la représentante du parquet, Marie-Aimée Gaspari dire: “Il ne m’apparaît pas illégitime de demander aux agents publics de faire preuve d’un désintéressement absolu dans la conduite des affaires publiques”, avant de requérir dix mois d’emprisonnement avec sursis, un an de privation des droits civiques - qui induit une peine d’inéligibilité - et l’amende maximum prévue par la loi, 75 000 euros, contre le président (PS) du conseil régional, Jean-Paul Huchon.

Le tribunal avait partiellement suivi en condamnant M. Huchon à six mois avec sursis et un an d’inéligibilité.

Eh bien, tout cela, ce n’est pas du tout une bonne justice, si l’on en croit l’avis exprimé jeudi 9 octobre par l’avocat général Denys Millet qui tenait le siège de l’accusation devant la cour d’appel de Paris.

“Une peine d’inéligibilité ne me paraît pas proportionnée aux faits”, a-t-il dit en renonçant donc à la requérir et en appelant la cour à “une application modérée de la loi pénale” contre M. Huchon.

Au lendemain des “regrets” exprimés par le président de la région sur son “attitude de déni” devant les premiers juges, l’avocat général a estimé que tout ce qui lui est reproché n’est au fond pas très important. Rien de grave.

Il a appelé la cour à “prendre la mesure des choses” face à une affaire qui “aujourd’hui, objectivement, se réduit à pas grand chose”. Il a expliqué que, ce dossier, il fallait le voir “simplement”, que les montants incriminés  - les rémunérations perçues par l’épouse de M. Huchon - n’étaient “pas très élevés”.

Et puis, il dit aussi que cette fameuse loi de 1995, votée - faut-il le rappeler - en pleine tourmente sur les “affaires” qui touchaient alors le RPR de Jacques Chirac - et qui a institué une peine automatique d’inéligibilité contre tout élu condamné pour prise illégale d’intérêts, est au fond beaucoup trop rigoureuse, et apparaît dans le cas de Jean-Paul Huchon “tout à fait en décalage avec la gravité des faits”.

“Ce n’est pas facile d’être un élu”, a souligné l’avocat général. Ce n’est pas facile non plus de comprendre les logiques judiciaires.

Actualisation, vendredi 10: la cour a mis son arrêt en délibéré au 21 novembre. A suivre, donc.

09 octobre 2008 Publié Jean-Paul Huchon | 34 Commentaires | Lien permanent | Alerter


Les “regrets” de Jean-Paul Huchon

08 octobre 2008

Le changement de ligne de défense de Jean-Paul Huchon était attendu. Il s’est exprimé dans les premières minutes de son procès en appel, mercredi 8 octobre, devant la 10ème chambre de la cour d’appel de Paris.

En réponse au président qui lui demandait quelle était sa position sur la prise illégale d’intérêts qui lui est reprochée et qui lui a valu une condamnation à un an d’inéligibilité devant le tribunal correctionnel, le président (PS) de la région Ile-de-France a répondu en lisant des notes dont chaque mot était pesé:

“ J’ai été l’objet d’une dénonciation anonyme suivie de perquisitions médiatisées. J’ai réagi avec une excessive rigidité contre ce que j’estimais être une manoeuvre politique. Au lieu de reconnaître la matérialité des faits, je me suis blotti dans une attitude de déni (…) J’avoue n’avoir pas vu l’illégalité de la participation de mon épouse [aux contrats conclus avec les sociétés de cinéma]. Elle a fait le travail. Elle a toujours été payée au tarif syndical. La collectivité n’a subi aucun préjudice. Je n’ai pris aucun intérêt personnel (…) Je regrette mon attitude de fermeture. Je suis aujourd’hui menacé d’inéligibilité. J’estime cette sanction injustifiée. La campagne pour ma succession a commencé d’autant que la campagne médiatique m’a déjà sanctionné“.

   Pour mémoire, le ton de première instance était celui-ci: huchon1.1223458201.pdf

Et le résultat a été celui-là: huchon2.1223458289.pdf

08 octobre 2008 Publié Jean-Paul Huchon | 24 Commentaires | Lien permanent | Alerter



Jean-Paul Huchon change de défense

23 janvier 2008

Jean-Paul Huchon se présentera avec un nouvel avocat devant la cour d’appel de Paris en juin 2007. Il a demandé à Me Olivier Metzner de l’assister, tandis que son épouse Dominique Le Texier sera défendue par Me Pierre Cornut-Gentile. Un changement d’avocat - le couple était défendu par un conseil unique, Me Philippe Dehapiot - qui annonce un changement de défense.

Le conseil lui en avait été suggéré par…le tribunal lui-même. Dans le jugement qui a condamné le président (PS) de la région Ile-de-France à six mois avec sursis, un an d’inéligibilité et 60.000 euros d’amende pour “prise illégale d’intérêts”, les juges de la 11ème chambre avaient laissé entendre que l’attitude du prévenu à l’audience n’avait pas été appréciée. 

Rafraîchissement de mémoire: il était reproché à la fois à Jean-Paul Huchon d’avoir facilité le recrutement de son épouse par des entreprises attributaires de marchés publics de la région, puis de l’avoir emauchée comme conseillère à son cabinet. Le tribunal avait relaxé le prévenu sur le deuxième point, en estimant que Mme Le Texier effectuait un travail réel dans ce cabinet.

Sur le premier point, le tribunal avait observé que “les vaines tentatives [de Jean-Paul Huchon]particulièrement maladroites eu égard à ses fonctions et à son parcours professionnel, pour convaincre le tribunal qu’il ignorait tout des activités professionnelles de sa femme et qu’il s’en désintéressait(…) ne sont pas de nature à atténuer sa responsabilité”. A suivre.


23 janvier 2008 Publié Jean-Paul Huchon, Avocats | 8 Commentaires | Lien permanent | Alerter



Jean-Paul Huchon condamné, questions sur une absence

21 février 2007 
 
Jean-Paul Huchon ne s’est pas déplacé, mardi 20 février devant le tribunal correctionnel de Paris pour entendre sa condamnation à six mois d’emprisonnement avec sursis, un an d’inéligibilité et 60.000 euros d’amende pour “prise illégale d’intérêt”. La justice lui reproche d’avoir “fait prévaloir un intérêt personnel sur l’intérêt général”, en utilisant ses fonctions de président du conseil régional d’Ile-de-France pour faciliter le recrutement de son épouse, Dominique Le Texier, par des sociétés attributaires de marchés publics (lire note précédente).

On avait évoqué ici cette coïncidence fâcheuse qui voyait comparaître l’actuel président (PS) de la région dans la même salle d’audience que son prédécesseur et adversaire politique (RPR) Michel Giraud, jugé et condamné dans l’affaire des marchés publics d’Ile-de-France. Jean-Paul Huchon se souvient-il de cet autre encombrant précédent? La dernière fois que l’on a vu un élu de la République témoigner, par son absence, au moment du prononcé d’un jugement, d’une telle désinvolture à l’égard de ses juges, il s’agissait de Guy Drut, condamné justement dans cette affaire des marchés publics à 15 mois d’emprisonnement avec sursis et 50.000 euros d’amende en octobre 2005.

Il avait alors fallu attendre quelques mois pour comprendre que l’ancien ministre et député (UMP) s’était assuré, auprès du président de la République Jacques Chirac, d’une clémence que la justice lui avait refusée. Sans même se donner la peine de faire appel de sa condamnation, Guy Drut a bénéficié, en mai 2006, d’une amnistie présidentielle.

Dans le cas de Jean-Paul Huchon, cette attitude pose plusieurs questions. La première est de savoir s’il avait eu connaissance du contenu du jugement avant qu’il ne soit rendu public, et dans ce cas, il faut s’interroger sur le fonctionnement de la justice. La deuxième question porte sur le sens de cette absence. On peut certes imaginer que le président de région et son épouse n’avaient guère envie de faire face, dans ces circonstances, aux caméras de télévision et aux micros qui l’attendaient devant la salle d’audience. Mais qu’en est-il à l’égard du tribunal et de la justice? Insouciance? Mépris? Colère d’un élu à l’égard des “petits juges”? C’est à la fois grave pour le responsable politique de la première collectivité territoriale de France et d’une époustouflante maladresse pour celui qui, dans un an, se présentera de nouveau devant des magistrats pour tenter de les convaincre, en appel, de son innocence. Et que dire de l’absence à l’audience de son avocat, Me Philippe Dehapiaux? Au moins l’avocat de Guy Drut était-il, lui, venu écouter la sentence du tribunal.

21 février 2007 Publié Boulevard du Palais, Jean-Paul Huchon | 12 Commentaires | Lien permanent | Alerter


La “légitimité perdue” de Jean-Paul Huchon

15 janvier 2007

“Souvent, on entend dire  que le délit de prise illégale d’intérêt est le véritable cauchemar des élus. Je crois en effet qu’il est celui des élus un peu faibles [qui ont parfois] du mal à choisir entre leur devoir et leur intérêt”, a observé la procureure de la République Marie-Aimée Gaspari au terme de son réquisitoire, lundi 15 janvier, devant la 11ème chambre du tribunal correctionnel de Paris qui juge le président (PS) de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon et son épouse.

“La légitimité d’un élu n’est jamais définitivement acquise, a ajouté la procureure. A chaque acte, il la remet en jeu. Il la gagne, la regagne, ou la perd”. Estimant que le délit de prise illégale d’intérêt qui lui est reproché est parfaitement constitué, Marie-Aimée Gaspari a observé que sa “répétition est de nature à faire perdre tout ou partie de sa légitimité d’élu” au président du conseil régional d’Ile-de-France. En conséquence, elle a requis une peine de 10 mois avec sursis assortie de la peine complémentaire d’un an d’inéligibilité et d’une amende de 75.000 euros contre Jean-Paul Huchon. 

15 janvier 2007 Publié Boulevard du Palais, Jean-Paul Huchon | 23 Commentaires | Alerter



D’un président de région à l’autre

09 janvier 2007

Changement de décor. C’est dans la Salle des criées du Palais de justice de Paris que la chronique judiciaire de l’année 2007 reprend du service. Au menu, quatre jours d’audience - lundi 8, mardi 9, mercredi 10 et lundi 15 janvier - pour juger de l’affaire qui vaut au président socialiste de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, de comparaître pour “prise illégale d’intérêt” aux côtés de trois autres prévenus, dont son épouse Dominique Le Texier.

La justice reproche à Jean-Paul Huchon d’avoir conclu, au nom de la région, des marchés publics portant sur des opérations de communication avec trois sociétés qui, toutes, avaient comme caractéristique d’employer son épouse, intermittente du spectacle, pour la durée et l’exécution de ce même marché.

Il y a deux ans, le prédécesseur de Jean-Paul Huchon à la tête de la région,  Michel Giraud, ainsi que quarante prévenus dont trois autres anciens ministres de droite comparaissaient dans l’affaire dite des marchés publics d’Ile-de-France, qui a été l’une des plus graves affaires de corruption jamais jugée. Elle révélait un système de fraude dans lequel les plus grandes entreprises du bâtiment et des travaux publics, les principaux partis politiques et les dirigeants de la collectivité territoriale, s’étaient mis d’accord pour se partager la manne exceptionnelle de la construction et de la rénovation des lycées d’Ile-de-France, tout en assurant un financement occulte de la vie politique.

Cette affaire, qui a entraîné la condamnation en octobre 2005 de Michel Giraud à quatre ans d’emprisonnement avec sursis, a sans contribué à renverser la majorité de droite aux élections régionales de 1998 au profit de celle emmenée par Jean-Paul Huchon. Dans le procès qui s’était tenu pendant quatre mois devant la 11ème chambre du tribunal correctionnel de Paris, le nouveau président de la région était partie civile. Aujourd’hui, il est prévenu. La salle est la même, fâcheuse coincidence. 

09 janvier 2007 Publié Boulevard du Palais, Jean-Paul Huchon | 5 Commentaires | Lien permanent | Alerter




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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 12:43

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Jean-Paul Huchon
 

Jean-Paul Huchon, coupable mais éligible

21 novembre 2008

Cette fois, Jean-Paul Huchon est venu assister à l’annonce de la décision. Vendredi 21 novembre, la cour d’appel de Paris a confirmé le jugement du tribunal correctionnel qui avait déclaré le président (PS) de la région Ile-de-France coupable du délit de prise illégale d’intérêt et l’avait condamné à une peine de six mois avec sursis. Mais la cour a estimé qu’”il n’y a pas lieu” à le priver de ses droits civiques. Jean-Paul Huchon est donc éligible.

A l’audience du 9 octobre, l’avocat général Denys Millet avait pris le contre-pied du tribunal en estimant que la peine d’inéligibilité ne lui paraissait “pas proportionnée aux faits”.

Dans ses attendus, la cour observe que “au regard des sommes en cause et du caractère effectif du travail fourni par Dominique Le Texier [l’épouse de M. Huchon], alors qu’il apparait du dossier que le conseil régional sous l’impulsion de son président a mis en place une politique du cinéma ambitieuse qui démontre que la finalité de l’opération n’était pas de procurer un emploi à Dominique Le Texier, même s’il y a eu prise illégale d’intérêts, il n’y a pas lieu de prononcer à l’encontre de Jean-Paul Huchon la peine complémentaire de privation des droits civiques et civils pour une durée d’une année comme l’ont fait les premiers juges, dont la décision sera réformée sur ce seul point”.

21 novembre 2008 Publié Jean-Paul Huchon | 22 Commentaires | Lien permanent | Alerter


Jean-Paul Huchon, rien de grave

09 octobre 2008

Vous savez quoi? On s’était trompé. Mais alors complètement.

C’était il y a vingt mois devant le tribunal correctionnel de Paris. On avait cru que le fait, pour l’épouse du président (PS) de région Ile-de-France Jean-Paul Huchon, d’être employée en qualité d’intermittente du spectacle en contrat à durée déterminée dans des sociétés qui, ensuite, venaient candidater pour des marchés publics auprès du conseil régional, pouvait poser un problème.

On avait entendu la représentante du parquet, Marie-Aimée Gaspari dire: “Il ne m’apparaît pas illégitime de demander aux agents publics de faire preuve d’un désintéressement absolu dans la conduite des affaires publiques”, avant de requérir dix mois d’emprisonnement avec sursis, un an de privation des droits civiques - qui induit une peine d’inéligibilité - et l’amende maximum prévue par la loi, 75 000 euros, contre le président (PS) du conseil régional, Jean-Paul Huchon.

Le tribunal avait partiellement suivi en condamnant M. Huchon à six mois avec sursis et un an d’inéligibilité.

Eh bien, tout cela, ce n’est pas du tout une bonne justice, si l’on en croit l’avis exprimé jeudi 9 octobre par l’avocat général Denys Millet qui tenait le siège de l’accusation devant la cour d’appel de Paris.

“Une peine d’inéligibilité ne me paraît pas proportionnée aux faits”, a-t-il dit en renonçant donc à la requérir et en appelant la cour à “une application modérée de la loi pénale” contre M. Huchon.

Au lendemain des “regrets” exprimés par le président de la région sur son “attitude de déni” devant les premiers juges, l’avocat général a estimé que tout ce qui lui est reproché n’est au fond pas très important. Rien de grave.

Il a appelé la cour à “prendre la mesure des choses” face à une affaire qui “aujourd’hui, objectivement, se réduit à pas grand chose”. Il a expliqué que, ce dossier, il fallait le voir “simplement”, que les montants incriminés  - les rémunérations perçues par l’épouse de M. Huchon - n’étaient “pas très élevés”.

Et puis, il dit aussi que cette fameuse loi de 1995, votée - faut-il le rappeler - en pleine tourmente sur les “affaires” qui touchaient alors le RPR de Jacques Chirac - et qui a institué une peine automatique d’inéligibilité contre tout élu condamné pour prise illégale d’intérêts, est au fond beaucoup trop rigoureuse, et apparaît dans le cas de Jean-Paul Huchon “tout à fait en décalage avec la gravité des faits”.

“Ce n’est pas facile d’être un élu”, a souligné l’avocat général. Ce n’est pas facile non plus de comprendre les logiques judiciaires.

Actualisation, vendredi 10: la cour a mis son arrêt en délibéré au 21 novembre. A suivre, donc.

09 octobre 2008 Publié Jean-Paul Huchon | 34 Commentaires | Lien permanent | Alerter


Les “regrets” de Jean-Paul Huchon

08 octobre 2008

Le changement de ligne de défense de Jean-Paul Huchon était attendu. Il s’est exprimé dans les premières minutes de son procès en appel, mercredi 8 octobre, devant la 10ème chambre de la cour d’appel de Paris.

En réponse au président qui lui demandait quelle était sa position sur la prise illégale d’intérêts qui lui est reprochée et qui lui a valu une condamnation à un an d’inéligibilité devant le tribunal correctionnel, le président (PS) de la région Ile-de-France a répondu en lisant des notes dont chaque mot était pesé:

“ J’ai été l’objet d’une dénonciation anonyme suivie de perquisitions médiatisées. J’ai réagi avec une excessive rigidité contre ce que j’estimais être une manoeuvre politique. Au lieu de reconnaître la matérialité des faits, je me suis blotti dans une attitude de déni (…) J’avoue n’avoir pas vu l’illégalité de la participation de mon épouse [aux contrats conclus avec les sociétés de cinéma]. Elle a fait le travail. Elle a toujours été payée au tarif syndical. La collectivité n’a subi aucun préjudice. Je n’ai pris aucun intérêt personnel (…) Je regrette mon attitude de fermeture. Je suis aujourd’hui menacé d’inéligibilité. J’estime cette sanction injustifiée. La campagne pour ma succession a commencé d’autant que la campagne médiatique m’a déjà sanctionné“.

   Pour mémoire, le ton de première instance était celui-ci: huchon1.1223458201.pdf

Et le résultat a été celui-là: huchon2.1223458289.pdf

08 octobre 2008 Publié Jean-Paul Huchon | 24 Commentaires | Lien permanent | Alerter



Jean-Paul Huchon change de défense

23 janvier 2008

Jean-Paul Huchon se présentera avec un nouvel avocat devant la cour d’appel de Paris en juin 2007. Il a demandé à Me Olivier Metzner de l’assister, tandis que son épouse Dominique Le Texier sera défendue par Me Pierre Cornut-Gentile. Un changement d’avocat - le couple était défendu par un conseil unique, Me Philippe Dehapiot - qui annonce un changement de défense.

Le conseil lui en avait été suggéré par…le tribunal lui-même. Dans le jugement qui a condamné le président (PS) de la région Ile-de-France à six mois avec sursis, un an d’inéligibilité et 60.000 euros d’amende pour “prise illégale d’intérêts”, les juges de la 11ème chambre avaient laissé entendre que l’attitude du prévenu à l’audience n’avait pas été appréciée. 

Rafraîchissement de mémoire: il était reproché à la fois à Jean-Paul Huchon d’avoir facilité le recrutement de son épouse par des entreprises attributaires de marchés publics de la région, puis de l’avoir emauchée comme conseillère à son cabinet. Le tribunal avait relaxé le prévenu sur le deuxième point, en estimant que Mme Le Texier effectuait un travail réel dans ce cabinet.

Sur le premier point, le tribunal avait observé que “les vaines tentatives [de Jean-Paul Huchon]particulièrement maladroites eu égard à ses fonctions et à son parcours professionnel, pour convaincre le tribunal qu’il ignorait tout des activités professionnelles de sa femme et qu’il s’en désintéressait(…) ne sont pas de nature à atténuer sa responsabilité”. A suivre.


23 janvier 2008 Publié Jean-Paul Huchon, Avocats | 8 Commentaires | Lien permanent | Alerter



Jean-Paul Huchon condamné, questions sur une absence

21 février 2007 
 
Jean-Paul Huchon ne s’est pas déplacé, mardi 20 février devant le tribunal correctionnel de Paris pour entendre sa condamnation à six mois d’emprisonnement avec sursis, un an d’inéligibilité et 60.000 euros d’amende pour “prise illégale d’intérêt”. La justice lui reproche d’avoir “fait prévaloir un intérêt personnel sur l’intérêt général”, en utilisant ses fonctions de président du conseil régional d’Ile-de-France pour faciliter le recrutement de son épouse, Dominique Le Texier, par des sociétés attributaires de marchés publics (lire note précédente).

On avait évoqué ici cette coïncidence fâcheuse qui voyait comparaître l’actuel président (PS) de la région dans la même salle d’audience que son prédécesseur et adversaire politique (RPR) Michel Giraud, jugé et condamné dans l’affaire des marchés publics d’Ile-de-France. Jean-Paul Huchon se souvient-il de cet autre encombrant précédent? La dernière fois que l’on a vu un élu de la République témoigner, par son absence, au moment du prononcé d’un jugement, d’une telle désinvolture à l’égard de ses juges, il s’agissait de Guy Drut, condamné justement dans cette affaire des marchés publics à 15 mois d’emprisonnement avec sursis et 50.000 euros d’amende en octobre 2005.

Il avait alors fallu attendre quelques mois pour comprendre que l’ancien ministre et député (UMP) s’était assuré, auprès du président de la République Jacques Chirac, d’une clémence que la justice lui avait refusée. Sans même se donner la peine de faire appel de sa condamnation, Guy Drut a bénéficié, en mai 2006, d’une amnistie présidentielle.

Dans le cas de Jean-Paul Huchon, cette attitude pose plusieurs questions. La première est de savoir s’il avait eu connaissance du contenu du jugement avant qu’il ne soit rendu public, et dans ce cas, il faut s’interroger sur le fonctionnement de la justice. La deuxième question porte sur le sens de cette absence. On peut certes imaginer que le président de région et son épouse n’avaient guère envie de faire face, dans ces circonstances, aux caméras de télévision et aux micros qui l’attendaient devant la salle d’audience. Mais qu’en est-il à l’égard du tribunal et de la justice? Insouciance? Mépris? Colère d’un élu à l’égard des “petits juges”? C’est à la fois grave pour le responsable politique de la première collectivité territoriale de France et d’une époustouflante maladresse pour celui qui, dans un an, se présentera de nouveau devant des magistrats pour tenter de les convaincre, en appel, de son innocence. Et que dire de l’absence à l’audience de son avocat, Me Philippe Dehapiaux? Au moins l’avocat de Guy Drut était-il, lui, venu écouter la sentence du tribunal.

21 février 2007 Publié Boulevard du Palais, Jean-Paul Huchon | 12 Commentaires | Lien permanent | Alerter


La “légitimité perdue” de Jean-Paul Huchon

15 janvier 2007

“Souvent, on entend dire  que le délit de prise illégale d’intérêt est le véritable cauchemar des élus. Je crois en effet qu’il est celui des élus un peu faibles [qui ont parfois] du mal à choisir entre leur devoir et leur intérêt”, a observé la procureure de la République Marie-Aimée Gaspari au terme de son réquisitoire, lundi 15 janvier, devant la 11ème chambre du tribunal correctionnel de Paris qui juge le président (PS) de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon et son épouse.

“La légitimité d’un élu n’est jamais définitivement acquise, a ajouté la procureure. A chaque acte, il la remet en jeu. Il la gagne, la regagne, ou la perd”. Estimant que le délit de prise illégale d’intérêt qui lui est reproché est parfaitement constitué, Marie-Aimée Gaspari a observé que sa “répétition est de nature à faire perdre tout ou partie de sa légitimité d’élu” au président du conseil régional d’Ile-de-France. En conséquence, elle a requis une peine de 10 mois avec sursis assortie de la peine complémentaire d’un an d’inéligibilité et d’une amende de 75.000 euros contre Jean-Paul Huchon. 

15 janvier 2007 Publié Boulevard du Palais, Jean-Paul Huchon | 23 Commentaires | Alerter



D’un président de région à l’autre

09 janvier 2007

Changement de décor. C’est dans la Salle des criées du Palais de justice de Paris que la chronique judiciaire de l’année 2007 reprend du service. Au menu, quatre jours d’audience - lundi 8, mardi 9, mercredi 10 et lundi 15 janvier - pour juger de l’affaire qui vaut au président socialiste de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, de comparaître pour “prise illégale d’intérêt” aux côtés de trois autres prévenus, dont son épouse Dominique Le Texier.

La justice reproche à Jean-Paul Huchon d’avoir conclu, au nom de la région, des marchés publics portant sur des opérations de communication avec trois sociétés qui, toutes, avaient comme caractéristique d’employer son épouse, intermittente du spectacle, pour la durée et l’exécution de ce même marché.

Il y a deux ans, le prédécesseur de Jean-Paul Huchon à la tête de la région,  Michel Giraud, ainsi que quarante prévenus dont trois autres anciens ministres de droite comparaissaient dans l’affaire dite des marchés publics d’Ile-de-France, qui a été l’une des plus graves affaires de corruption jamais jugée. Elle révélait un système de fraude dans lequel les plus grandes entreprises du bâtiment et des travaux publics, les principaux partis politiques et les dirigeants de la collectivité territoriale, s’étaient mis d’accord pour se partager la manne exceptionnelle de la construction et de la rénovation des lycées d’Ile-de-France, tout en assurant un financement occulte de la vie politique.

Cette affaire, qui a entraîné la condamnation en octobre 2005 de Michel Giraud à quatre ans d’emprisonnement avec sursis, a sans contribué à renverser la majorité de droite aux élections régionales de 1998 au profit de celle emmenée par Jean-Paul Huchon. Dans le procès qui s’était tenu pendant quatre mois devant la 11ème chambre du tribunal correctionnel de Paris, le nouveau président de la région était partie civile. Aujourd’hui, il est prévenu. La salle est la même, fâcheuse coincidence. 

09 janvier 2007 Publié Boulevard du Palais, Jean-Paul Huchon | 5 Commentaires | Lien permanent | Alerter




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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 12:03

Il y a des examens plus ou moins complexes. Voici un sujet qui sera parmi les plus difficiles de toutes les annales des épreuves du concours à l’entrée au premier secrétariat du Parti socialiste...

Épreuve d’examen de l’Académie de Reims.

Étape du 21 novembre 2008.

Durée : de 17 heures à 22 heures.
Lieu : dans une des 3 200 sections de la République socialiste.

Le candidat a cinq heures pour lire attentivement le problème et répondre aux questions posées.

Il a le droit de faire appel à des copains au cours de l’examen.
Calculatrice interdite (sauf calculatrice à affichage quantique).

Le candidat veillera à bien lire les quatre premières étapes qui sont à la base des questions qui lui seront posées.


Étape 1

Soient A, B, C, D, E et F, six motions à départager en congrès.

On a :

A = 25,2
B = 01,5
C = 18,5
D = 24,3
E = 29,1
F = 01,4


Étape 2

Soient MA, BH et SR, trois écuries à départager hors congrès.

On a alors :

MA = A + D
BH = C + F
SR = B + E


Étape 3

Selon le théorème de Mennucci (nous vous le rappelons : 25 + 25 = 35), les valeurs des écuries sont alors les suivantes :

MA = 34,5
BH = 22,4
SR = 43,1


Étape 4

Soient MA’ et SR’, deux écuries à départager hors congrès et in fine.

Alors on a :

MA’ = MA + BH
SR’ = SR



Problème

Fort de la compréhension des quatre étapes précédentes, veuillez répondre le plus précisément possible aux questions suivantes.

Il sera tenu rigueur de la grammaire et de l’orthographe.
Aucune assertion non démontrée ne sera prise en compte.

Question 1

Sachant que SR’ a obtenu la première place (la valeur la plus importante) dans les étapes 1 et 3, déterminez la place de SR’ pour cette étape 5.


Question 2

Sachant que MA’ a obtenu la troisième place à l’étape 1 et la deuxième place à l’étape 3, précisez en quoi elle pourrait obtenir la première place à cette étape 5.


Question 3

Sachant que MA’ et SR’ sont toutes les deux représentantes :

- de l’énarchie

- des femmes
- du travail au cabinet présidentiel de FM
- d’un engagement au sein du PS de presque trente ans
- d’alliances plus ou moins concrètes avec le MoDem

Estimez en quoi elles sont différentes.


Question 4

Si MA’ représente les dirigeants et SR’ la base, pensez-vous que l’étape 5, essentiellement appliquée par la base, ait un effet mécanique en faveur de SR’ ?

Si oui, démontrez que SR’ exprime mieux que MA’ les attentes de la base.
Si non, évaluez en détail l’effet de verrou de la direction sur la base.


Question 5

Montrez que si un éléphant ne se trompe pas, c’est parce qu’il n’est pas rose.


Question 6

Sachant que SR’ est dotée de dons de magie surnaturelle puisque que 29,1 + 1,5 = 43,1, expliquez cette augmentation divine :

- soit par une remontée du flux quantique

- soit par une mobilisation des électrons libres
- soit par la méthode de décomposition successive

(Vous choisirez une seule parmi ces trois méthodes.)

Évaluez ensuite pour l’étape 5 la nouvelle augmentation de SR’.


Question 7

En déduire les valeurs respectives de MA’ et de SR’ sachant que MA’ + SR’ = 100.


Conseil des examinateurs

Si vous êtes fatigués par ces mathématiques (pas si) modernes, vous avez le droit de ne pas participer à cet examen et de poursuivre une autre route.


Agenda

Les résultats seront connus dans la nuit du 21 au 22 novembre 2008 à partir de 1 heure du matin.

Prochaine réunion de la classe : le 29 novembre 2008.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (21 novembre 2008)


Documents autorisés :

Résultats de l’étape 1.

Résultats de l’étape 3.

Y aura-t-il un pilote dans l’avion ?

Autres articles sur le PS.


(Illustration : jememarre.com)



http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=47557

 

 

http://www.lepost.fr/article/2008/11/21/1333133_mathematiques-pas-si-modernes.html

 

http://www.centpapiers.com/mathematiques-pas-si-modernes/3160/ 

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 08:37

(dépêche)

 


Duel serré pour la direction du Ps, le courant Aubry conteste les derniers chiffres
il y a 19 min

 

Christophe Borgel, mandataire national de la motion Aubry pour le 75e congrès, a formellement contesté les nouveaux chiffres de la direction faisant état de 43,10% des voix pour Ségolène Royal, et 34,50% pour Martine Aubry lors du vote de l'élection du premier secrétaire du PS jeudi. Evénement.

 

Les résultats fournis précédemment, - métropole plus une partie de l'Outre-mer - donnaient Ségolène Royal à 42,45%, et Martine Aubry à 34,73%. Les nouveaux chiffres fournis à l'AFP par Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, intégraient notamment les résultats de la Martinique, mais pas ceux de la Guadeloupe.

Les militants socialistes retournent aux urnes ce vendredi pour départager Ségolène Royal et Martine Aubry, ces dirigeantes qui briguent toutes deux la direction du PS, dans un duel qui s'annonce serré. Dans tous les cas de figure, le prochain Premier secrétaire socialiste sera une femme, une énarque, une ancienne ministre: ce sont les points communs entre l'ex-candidate à la présidentielle et la maire de Lille. Pour le reste, beaucoup les oppose: le style, la conception du parti et des alliances qu'il doit nouer.

Au premier tour du vote des adhérents jeudi, Ségolène Royal a montré son implantation, en recueillant 43,10% des voix. Elle a ainsi amélioré de 14 points son score du 6 novembre, jour d'un premier vote militant pour départager 6 motions en lice pour le Congrès de Reims.

La présidente de Poitou-Charentes a clairement devancé sa rivale maire de Lille, créditée de 34,50%. Mme Aubry avait pourtant reçu le soutien du maire de Paris Bertrand Delanoë dont la motion avait pesé 25% le 6 novembre.

Mais pour le second tour décisif, organisé de 17 à 22H dans les quelque 3.200 sections socialistes, l'ex-numéro deux du gouvernement Jospin bénéficie du ralliement de Benoît Hamon, arrivé en troisième position avec 22,83% des voix. Le jeune eurodéputé a ainsi progressé de 4 points par rapport au score initial de sa motion.

L'arithmétique est donc favorable à Mme Aubry, 58 ans. Ses soutiens se disaient d'ailleurs dans la nuit "optimistes", à l'image de l'ancienne garde des Sceaux Marylise Lebranchu.

Mais la dynamique est du côté de Mme Royal (55 ans), assurent ses partisans. Vincent Peillon, à qui est promis le poste de 1er secrétaire délégué en cas de victoire de sa championne, voit une "chance inespérée d'opérer la transformation" du PS.

Mme Aubry prône un parti de militants, fidèle à ses alliances à gauche, Mme Royal plaide pour un parti de masse, ouvert à un rapprochement avec le centre.

La tâche de la prochaine patronne du PS sera ardue pour panser les plaies de Reims, rendre le parti audible face à Nicolas Sarkozy. Avec en ligne de mire l'élection présidentielle de 2012.

 

 

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 02:19

 


(AFP) - « Ségolène Royal a obtenu 57.424 voix (42,45%), devant Martine Aubry (46.979 voix, soit 34,73%) et Benoît Hamon (30.880, soit 22,83%). La participation a été de 59,9% des adhérents socialistes, soit 137.741 voix. Près de 2.500 bulletins blancs ou nuls ont été répertoriés. Cette participation "a été légèrement supérieure" à celle du vote sur les motions le 6 novembre (56,6%). Les résultats de la Martinique et de la Guadeloupe devaient être connus dans la nuit. Benoît Hamon, arrivé troisième lors du premier tour de l'élection du premier secrétaire du PS, a appelé dans la nuit de jeudi les militants socialistes ayant voté pour lui à voter "massivement" vendredi pour Martine Aubry, qualifiée pour le second tour face à Ségolène Royal. »

 

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 01:41

 

D'après les derniers résultats, l'ordre d'arrivée pour le vote du PS du 20 novembre 2008 est le suivant :

 

Ségolène Royal : 42,45%

Martine Aubry : 34,73%

Benoît Hamon : 22,82%

 

L'arithmétique joue donc un sérieux mauvais tour à Aubry et Delanoë puisqu'Aubry aurait dû avoir autour de 50% par rapport au vote du 6 novembre 2008.

Faudrait-il encore un troisième vote pour aboutir à la désignation finale ?

 

Benoît Hamon devrait soutenir Aubry, mais comme l'arithmétique ne fonctionne pas, est-ce utile ?

A l'évidence, Aubry représente la "vieille gauche", celle des éléphants, alors que Royal, sans doute maladroitement, représente le renouvellement. Les enjeux idéologiques ne semblent pas vraiment de mise, c'est plus la conception d'un parti qui est en jeu et des individualités.

 

A mon avis, s'ils étaient subtils, les dirigeants socialistes arrêteraient les frais et donneraient à Royal la place de première secrétaire car arrivée largement en tête lors de deux votes. Le PS pourrait ainsi montrer un semblant de réconciliation en intégrant toutes les "factions" dans la même direction.

Sans cela, en allant jusqu'au bout du conflit, le PS serait durablement meurtri et divisé, exactement comme le RPR entre chiraquiens et balladuriens qui ont mis sept ans avant de se ressouder... Avis aux amateurs de divisions...


SR

 

 

 

http://www.lepost.fr/article/2008/11/21/1332772_royal-en-tete-pour-la-seconde-fois.html

 

 

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Résultats officiels
de l'élection présidentielle 2012
 


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Petites statistiques
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Du 07 février 2007
au 07 février 2012.


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