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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 16:41

Né le 17 juin 1931 en Corrèze, René Teulade fut un fonctionnaire de l'Education nationale (devenu principal de collège) avant de présider la Fédération nationale de la mutualité française de 1979 à 1992. Il fut également nommé membre du Conseil économique et social en 1998. Militant du PS, il fut maire d'Argentat du 19 mars 1989 au 13 février 2014. Il fut également élu conseiller général de Corrèez du 29 mars 1992 au 27 mars 2011 et aida François Hollande à conquérir le conseil général de la Corrèze en mars 2008 (il en devint son premier vice-président). Il fut nommé Ministre des Affaires sociales et de l'Intégration du 2 avril 1992 au 29 mai 1993 par François Mitterrand. Il a réussi à se faire élire sénateur de Corrèze du 1er octobre 2008 à sa mort.

SR

 

 

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 10:38

Né le 29 août 1941 à Biarritz, Jean-Pierre Destrade a été un élu socialiste des Pyrénées-Atlantiques. Conseiller général dès 1976, il fut élu député PS de 1981 à 1988 et fut battu par Alain Lamassoure en juin 1988. Ami de Lionel Jospin, il fut l'un des principaux protagonistes d'un scandale politico-financier qui a impliqué le PS dans les années 1990, ce qui lui a valu sept mois de prison et une condamnation à trois ans de prison dont un ferme en 2005. Il resta néanmoins conseiller général jusqu'en 2008.

SR

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 07:13

Socialiste pragmatique, soucieux de prendre en compte les réalités économiques, l’ancien chef du premier gouvernement socialo-communiste de la Ve République a pourtant acquis l’image d’un homme de gauche sincère porté par un talent d’orateur exceptionnel.


yartiMauroyPierre01C’est un véritable "dinosaure" de la politique française qui vient de s’éteindre ce vendredi 7 juin 2013 à Clamart. Adoptant le look improbable de Georges Clemenceau depuis quelques mois, Pierre Mauroy est parti avec les souvenirs d’une génération politique très particulière, celle qui a cru au changement proposé par François Mitterrand lors de son élection le 10 mai 1981.

Né le 5 juillet 1928 à Cartignies, dans le Nord, il fut l’un des rares chefs du gouvernement, au moins depuis la Libération, à avoir été nommé à Matignon sans avoir eu une seule expérience ministérielle auparavant, particularité qu’il a partagée avec Georges Pompidou et, plus tard, l’actuel locataire, Jean-Marc Ayrault.


L’orthodoxe face au florentin

Contrairement à ce que certains socialistes voudraient faire croire, Pierre Mauroy n’était pas le représentant d’un socialisme de rêve ni de réenchantement. Au contraire, il était un socialiste pragmatique, modéré, réaliste, conscient des impératifs économiques et toujours parmi ceux qui devaient tempérer les décisions parfois farfelues que François Mitterrand prenait en matière économique pour des raisons purement politiciennes.

On a l’habitude, souvent, de parler d’un "tournant de la rigueur" en mars 1983, mais il s’est négocié dès le 9 juin 1982, lors de la deuxième conférence de presse présidentielle qui s’était tenue quelques jours après le fabuleux et luxueux Sommet du G7 à Versailles et juste avant une nouvelle dévaluation du franc, et même dès le 29 novembre 1981, quand le Ministre de l’Économie et des Finances, Jacques Delors, évoqua au "Grand Jury" de RTL une "pause" dans les réformes socialistes.

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Du reste, quelques heures après sa nomination à Matignon, le 21 mai 1981, Pierre Mauroy avait supplié François Mitterrand de décider d’une dévaluation du franc en raison des spéculations contre la monnaie française et de la fuite massive de capitaux à l’étranger, mais la France a perdu plusieurs milliards de francs supplémentaires parce que François Mitterrand ne voulait pas prendre une telle décision le jour de son investiture : sa gloire versus l’intérêt de la nation, l’affaire était déjà pliée, et Pierre Mauroy était là pour ramasser tant bien que mal.

Et cette "modération" n’était pas seulement à partir de 1981.
Déjà bien avant.


Jeune militant plein d’avenir

Car Pierre Mauroy, jeune professeur d’histoire dans un collège d’enseigne technique, responsable syndical à la FEN, est devenu à 28 ans le dauphin du secrétaire général de la SFIO, Guy Mollet, au congrès de Paris en 1966 (nommé secrétaire général adjoint).

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Le maire d’Arras avait en effet beaucoup d’espoir sur la capacité de Pierre Mauroy à réorganiser la SFIO dans un nouveau parti, le "parti socialiste" qui vit le jour le 13 juillet 1969 au congrès d’Issy-les-Moulinaux (qui était la suite du congrès d’Alfortville le 4 mai 1969 qui avait désigné Gaston Defferre comme candidat à l’élection présidentielle anticipée). Mais comme Pierre Mauroy avait refusé à Guy Mollet de nommer en numéro deux Ernest Cazelle, Guy Mollet le fit battre le 17 juillet 1969 au profit d’Alain Savary au poste de premier secrétaire du PS.

Le 13 juin 1971 au congrès d’Épinay, Pierre Mauroy (dont la motion avec Gaston Defferre avait obtenu 30,0% des mandats) a pris sa revanche sur la ligne Mollet en s’alliant avec François Mitterrand (représentant 15,0% ; nouvellement arrivé, imaginez François Bayrou se présentant à la tête du PS au congrès de Reims de novembre 2008 !) et Jean-Pierre Chevènement (8,5%), représentant 54,5% tandis que la motion d’Alain Savary et de Guy Mollet n’a obtenu que 34,0% et qu’alliée à celle de Jean Poperen (12,0%), elle ne formait plus la majorité (46,0%).

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Pour François Mitterrand, consacré le 16 juin 1971 premier secrétaire du PS et chargé de signer un accord d’union de la gauche avec les communistes, le soutien crucial de Pierre Mauroy (qui avait renoncé à postuler lui-même à la direction) lui a permis d’avoir une grande partie de la base du PS.


Baron local et puissant éléphant

Élu premier adjoint de Lille en mars 1971, Pierre Mauroy fut élu maire de Lille le 8 janvier 1973 après la démission d’Auguste Laurent, puis député du Nord le 11 mars 1973. Il resta maire de Lille jusqu’au 25 mars 2001 (date à laquelle il céda la mairie à Martine Aubry), mais resta président de la communauté urbaine de Lille jusqu’en mars 2008 (pendant dix-neuf ans). Il resta député jusqu’au 2 octobre 1992, date à laquelle il est devenu sénateur pendant deux longs mandats, jusqu’au 1er octobre 2011. Parmi les autres fonctions électives, il fut député européen du 17 juillet 1979 au 6 mars 1980, et président du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais de 1974 au 1981. Sauf erreur de ma part, il n’a perdu aucune élection personnellement.

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À 35 ans, baron du Nord, chef de la très influente fédération socialiste du Nord, Pierre Mauroy se consacra avec beaucoup de fougue aux batailles internes au sein du PS dans les années 1970 comme numéro deux.

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Il fit cependant alliance avec Michel Rocard au congrès de Metz en avril 1979, après la défaite du PS aux élections législatives de mars 1978 et la rupture de l’union de la gauche, dans l’optique de l’élection présidentielle de 1981. Venu tardivement du PSU au PS, Michel Rocard était alors une personnalité très populaire et donnait plus d’espoir de victoire que François Mitterrand qui avait déjà échoué deux fois à l’élection présidentielle. Mais l’alliance Mauroy-Rocard qui défendait une ligne modérée (sociale-démocrate) a été battue par la ligne d’alliance avec le PCF défendue par François Mitterrand et Jean-Pierre Chevènement. C’est dans ce congrès que Laurent Fabius s’est fait remarquer par un discours très antirocardien qui lui valut certainement Matignon quelques années plus tard.


Premier Ministre de la gauche socialo-communiste

Malgré ces divergences de vision, Pierre Mauroy fut nommé par François Mitterrand le 21 mai 1981 premier Premier Ministre socialiste de la Ve République. Dans une symbolique très historique, reprenant l’héritage de Léon Blum en 1936 (plus que de Guy Mollet en 1956), cette nomination fut donc la récompense à une fidélité très exigeante qui autorisa quelques réticences contre certaines considérations fantaisistes sur l’économie (l’électoralisme ayant toujours primé sur le "sérieux budgétaire".

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C’est à cette époque que l’Élysée et Matignon fixèrent la règle très artificielle de limitation à 3% du PIB les déficits publics, ce qui permettait de refuser de manière rationnelle des demandes (nombreuses) de financement de beaucoup de camarades socialistes, mais qui contribua aussi à l’accroissement de la dette de l’État par l’acceptation d’un déficit chronique repris également par les gouvernements de centre droit qui suivirent.

Pierre Mauroy a formé trois gouvernements. Le premier n’a duré qu’un mois, le temps d’élire une nouvelle Assemblée Nationale où le PS obtint la majorité absolue des sièges.

Son deuxième gouvernement, nommé le 22 juin 1981, a vu l’entrée historique de quatre ministres communistes et chercha à appliquer scrupuleusement le programme socialiste, afin de prouver que "l’expérience socialiste" pouvait durer et ne pas échouer en France. Invité au "Club de la presse" d’Europe 1 le 5 septembre 1982, pour le premier anniversaire de son arrivée au pouvoir, Pierre Mauroy avait ainsi tenu à longuement énumérer les cent dix propositions du candidat François Mitterrand et avait indiqué ce qui avait été réalisé ou pas.

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Parmi les réalisations, l’abolition de la peine de mort (loi du 9 octobre 1981), les lois Auroux, les nationalisations de grandes entreprises (loi du 13 février 1982), la loi Defferre de décentralisation (élection au suffrage directe des conseils régionaux, transferts de compétences de l’État vers les collectivités locales), l’autorisation des radios libres et la mise en place d’une autorité indépendante pour l’audiovisuel, les 39 heures, la cinquième semaine de congés payés, la retraite à 60 ans, l’impôt sur les grandes fortunes, etc. Beaucoup de mesures ont été favorables aux salariés mais sans tenir compte du contexte économique mondial et sans anticiper les transformations industrielles majeures (textile, sidérurgie etc.) dans un pays déjà plongé dans une crise économique grave (avec deux millions de chômeurs).

Après une semaine d’incertitude et de rumeurs à la suite de nombreuses défaites aux élections municipales des 6 et 13 mars 1983, Pierre Mauroy et Jacques Delors ont fini par convaincre François Mitterrand de laisser le franc dans le SME (serpent monétaire européen), précurseur de l’euro. Pierre Mauroy fut finalement chargé de former un troisième gouvernement le 22 mars 1983 en renforçant considérablement l’influence du Ministre des Finances Jacques Delors devenu numéro deux et du Ministre des Affaires sociales Pierre Bérégovoy, numéro trois.

C’est à cause du projet d’uniformisation du système éducatif prôné par le Ministre de l’Éducation nationale Alain Savary que son gouvernement a chuté. Les millions de manifestants pour l’école libre du 24 juin 1984 ont eu raison du projet Savary. Après une cuisante défaite aux élections européennes du 17 juin 1984 (seulement 20,7%), François Mitterrand a déclaré forfait le 10 juillet 1984, ce qui entraîna la démission d’Alain Savary et par solidarité, celle de Pierre Mauroy le 17 juillet 1984. Alain Savary aura été l’empêcheur de tourner rond de Pierre Mauroy.

À son passif, au-delà d’un endettement massif et de la désindustrialisation de la France, c’est durant cette période (1981-1984) que Jean-Marie Le Pen passa de 0,7% (à l’élection présidentielle de 1974, il n’a pas eu les cinq cents signatures pour 1981) à 10,9% (aux européennes de juin 1984) après l’épisode de Dreux (septembre 1983) et après la consigne de l’Élysée d’inviter dans les médias publics le leader du FN (confirmée par le directeur de cabinet).

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Pierre Mauroy laissa place à Laurent Fabius son fauteuil de Premier Ministre, le plus jeune de toutes les républiques.


Patron des éléphants

Toujours loyal vis-à-vis de François Mitterrand, il n’a cependant jamais renoncé à défendre ses idées avec conviction. Lors de la réélection de François Mitterrand et de la nomination au gouvernement du premier secrétaire du PS depuis le 24 janvier 1981, Lionel Jospin, Pierre Mauroy est parvenu le 14 mai 1988 à s’emparer (enfin !) de la tête du PS contrairement à la volonté présidentielle qui aurait préféré y voir Laurent Fabius. C’était la responsabilité dont il rêvait.

Pierre Mauroy réussit à se maintenir à ce poste lors du très houleux congrès de Rennes en mars 1990, en rassemblant un front antifabiusien avec Lionel Jospin et Michel Rocard, mais le 9 janvier 1992, il laissa son siège in fine à Laurent Fabius (son perpétuel successeur) pour prendre, quelques mois plus tard, la présidence de l’Internationale socialiste (du 17 septembre 1992 au 10 novembre 1999), succédant à l’ancien chancelier allemand Willy Brandt (l’actuel président depuis le 30 janvier 2006 n’est autre que …Georgios Papandreou et l’une de ses vice-pésidents est Ségolène Royal). Il se consacra aussi à la création et à la présidence de la Fondation Jean-Jaurès à partir du 21 février 1992 (jusqu’à sa mort).


Devenu un "sage" plutôt ignoré

Replié dans son fief lillois, Pierre Mauroy organisa laborieusement sa succession au profit de la ministre Martine Aubry (qui a échoué plusieurs fois aux législatives dans le Nord), et au détriment du dauphin local, Bernard Roman (député PS).

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En 2006 et 2007, séduit par le concept de "démocratie participative", Pierre Mauroy se transforma en un soutien enthousiaste de la candidature de Ségolène Royal puis, à la primaire socialiste de 2011, en un soutien de raison à Martine Aubry.

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Malgré sa retraite, Pierre Mauroy n’a pas pu échapper aux mailles de la justice par sa condamnation le 4 février 2011 par le tribunal correctionnel de Lille à 20 000 euros d’amende avec sursis pour abus de confiance dans une affaire d’emploi fictif présumé à la communauté urbaine de Lille en 1992 dont a bénéficié l’actuelle adjointe au maire de Paris Lyne Cohen-Solal (PS).

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L’accolade émouvante

Après une opération très éprouvante le 12 avril 2012 (pour soigner un cancer du poumon), Pierre Mauroy a trouvé la force de se rendre à l’Élysée, malgré une marche difficile, à la cérémonie d’investiture du nouveau Président de la République le 15 mai 2012. Entouré d’anciens autres Premiers Ministres socialistes, Pierre Mauroy fut chaleureusement salué par François Hollande, une accolade à l’émotion forte qui n’a pas pu ne pas être associée à la fameuse accolade de François Mitterrand à Pierre Mendès France (1908-1982) dans les mêmes circonstances le 21 mai 1981.

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Avec la disparition de Pierre Mauroy, les deux plus anciens Premiers Ministres encore en vie sont paradoxalement ceux qui ont été les plus jeunes de la Ve République, Jacques Chirac (41 ans le 27 mai 1974) et Laurent Fabius (37 ans le 17 juillet 1984).


L’incarnation d’une gauche mythique

Homme politique ayant eu du "coffre", d’une corpulence impressionnante, véritable tribun, parfois terrible avec ses contradicteurs, un peu oublié ces derniers temps de ses camarades socialistes, Pierre Mauroy devient aujourd’hui le représentant modèle d’un supposé "peuple de gauche", tout aussi hypothétique que fictif (il n’existe qu’un seul peuple, le peuple de France), qu’aimeraient incarner, à leur tour, dans la même mythologie socialiste, François Hollande et Jean-Marc Ayrault.

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Mais aujourd’hui, justement, sa mémoire n’appartient ni au "peuple de gauche", ni aux socialistes, mais tout simplement à la République française, au même titre que d’autres personnalités honorables de la vie politique.

Pierre Mauroy recevra pour cette raison un hommage de la République aux Invalides ce mardi 11 juin 2013 à partir de 10h00 et sera enterré à Lille le jeudi 13 juin 2013 à la Cathédrale de la Treille.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (10 juin 2013)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Le congrès de Metz en avril 1979.
La victoire du 10 mai 1981.
Les 110 propositions du candidat Mitterrand.
L’union de la gauche.
Martine Aubry.
Ségolène Royal.
Laurent Fabius.
François Hollande.
Lionel Jospin.
Michel Rocard.
Jean-Pierre Chevènement.

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http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/pierre-mauroy-ou-la-nostalgie-des-137121

 

 

 

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 06:06

Le Ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a annoncé la mort de celui qui fut son prédécesseur à Matignon, Pierre Mauroy, ancien maire de Lille, ancien Premier Ministre de 1981 à 1984 et ancien premier secrétaire du PS de 1988 à 1992. Il fut le premier chef de gouvernement socialiste de la Ve République (et depuis Guy Mollet sous la IVe République).

SR

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 03:11

Prenez par exemple cette villa en pleine banlieue difficile, aux Lilas. La façade donnant sur la rue est assez anodine mais les 380 mètres carré bénéficient d'une terrasse couverte donnant sur le panorama parisien.


blogBartoloneLilas

Cette maison est celle de Claude Bartolone, Président de l'Assemblée Nationale, qu'il a fait construire par l'architecte RVA (Renaud Vignaud Associés).

D'autres photos à ce lien :
http://agencerva.com/projets/projet/les-lilas


Je lui souhaite tout le bonheur pour sa famille.

Au fait, Claude Bartolone est contre la publication du patrimoine des élus nationaux...
(Mais il a le droit d'être propriétaire d'une telle maison, bien sûr, et la jalousie est un vilain défaut, l'envie un des sept péchés capitaux).


Sur Claude Bartolone :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-107254121.html
http://0z.fr/GxXVs


Sur la transparence pour les élus politiques :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-116971648.html


SR (17 mai 2013)



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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 13:04

Vers 19h00 le samedi 1er mai 1993, on apprenait sur TF1 que l'ancien Premier Ministre Pierre Bérégovoy s'était tiré une balle dans la tête, à Nevers. Il a été rapatrié dans un hôpital parisien où il est mort. Le PS avait été largement battu aux élections législatives de mars 1993 et il s'était rendu responsable de cet effondrement. Le Président de la République François Mitterrand aurait refusé de lui parler ces derniers jours et, acculé par le scandale de son prêt à taux gratuit d'un million de francs, il se serait suicidé. Le conditionnel reste cependant encore de mise car bien après cette tragédie, sa mort reste encore mystérieuse et plusieurs indices donnent des éléments allant contre la thèse du suicide. Hommage à un homme qui n'était pas du sérail, qui a appris la politique et l'économie sur le tas et qui fut considéré, par le "Financial Times" comme l'un des meilleurs Ministres des Finances au monde. Il l'avait été de 1984 à 1986 et de 1988 à 1992 après avoir été Secrétaire Général de l'Elysée de 1981 à 1983 et Ministre des Affaires sociales de 1983 à 1984 et avant d'avoir été nommé à Matignon de 1992 à 1993.

Le même jour, un demandeur d'emploi s'était suicidé par le feu pour exprimer le désespoir du chômage. Son message n'aura hélas pas été perçu par les médias, bien trop occupés par le suicide de Pierre Bérégovoy. Hommage également à cet inconnu, victime parmi d'autres d'une crise économique qui n'en finit plus depuis une quarantaine d'années.

Sylvain Rakotoarison (1er mai 2013)




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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 07:30

L’essentiel est dit, à trois jours de l’échéance. Il n’est plus ministre. Il ne sera plus député. Il quitte définitivement la vie politique. Il se strauss-kahnise, en quelques sortes.


yartiCahuzacC01Les traits tirés, le col ouvert, les yeux cernés, l’ancien Ministre du Budget Jérôme Cahuzac est apparu sur BFM-TV et sur RMC ce mardi 16 avril 2013 à 18h00 pour vingt-huit minutes d’interview intimiste en différé ("dans les conditions du direct").

C’est le même épisode que Dominique Strauss-Kahn le dimanche 18 septembre 2011 sur le plateau de Claire Chazal au journal de 20h00 de TF1. On saura peut-être un jour pourquoi BFM-TV et pas le 20h00 de TF1 ou France 2.

L’information principale a été lâchée à la cinquième minute : il démissionne de son mandat de député (il avait jusqu’au 19 avril 2013 à minuit pour prendre sa décision).

Entre parenthèses, on ne saura évaluer à quel point la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008 aura eu beaucoup de conséquences dans la vie politique, notamment avec cette récupération d’office de son siège de parlementaire par un ministre démissionnaire (avant, il avait besoin d’une élection partielle pour retrouver son siège). Une élection partielle va donc se dérouler au mois de mai ou juin 2013, dans de très mauvaises conditions pour le pouvoir socialiste, bien que la circonscription de Villeuneuve-sur-Lot soit "à gauche".

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Ce fut surtout pour l’ancien chargé de la fraude fiscale un exercice de repentance, allant jusqu’à furtivement évoquer, à la fin de l’interview, des idées suicidaires qu’il a rapidement balayées pour se reconstruire, pour s’imaginer dans une autre vie, affrontant sa vérité, sa "part d’ombre" et aussi son éventuelle peur de devoir, un jour, se retrouver en prison (il peut risquer jusqu’à cinq années de détention).

Pour être très clair avec son avenir, il a estimé « infiniment peu probable » qu’il fasse un jour, dans le futur proche ou lointain, un come back dans la vie politique. C’est donc un enterrement politique de première classe, devant les téléspectateurs, comme l’avait fait, il y a un an et demi, Dominique Strauss-Kahn, son ancien mentor dans les réseaux rocardiens.

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Cela ne l’a pas empêché d’être relativement combatif malgré sa tête de chien battu. Il a expliqué, certes, que tout part de ce fameux compte en banque : « J’ai commis une folle bêtise, une folle erreur, il y a près de vingt ans » qui ressemble à s’y méprendre au satané bout de sparadrap du Capitaine Haddock, impossible de s’en dégager (sans supprimer l’anonymat de son propriétaire).

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Et qu’y avait-il dans ce compte bancaire ? 600 000 euros et pas les jusqu’à 16 millions d’euros qui circulent actuellement dans les journaux. Provenant (dit sobrement) de ses "activités professionnelles", en clair, de sa clinique de chirurgien et de son travail de consultant auprès d’entreprises pharmaceutiques.

On le croit déjà en train de plaider devant un juge : il veut bien reconnaître sa faute originelle mais dément toutes les autres rumeurs qui circulent. Il n’avait encore jamais reçu un seul centime de ces industries pharmaceutiques quand il était conseiller du Ministre de la Santé Claude Évin. Et il avait arrêté cette lucrative activité quand il a été élu député en juin 1997.

De plus, et c’est sans doute le plus important, il a démenti catégoriquement avoir servi à financer des campagnes du parti socialiste. Edwy Plenel, de Mediapart, avait affirmé ces derniers jours que ce compte bancaire aurait été destiné à financer la campagne présidentielle de Michel Rocard, campagne qui n’a jamais eu lieu, puis les réseaux rocardiens derrière Dominique Strauss-Kahn.

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S’il a disculpé ses amis rocardiens, Jérôme Cahuzac a semblé ne pas être très clair avec le Président François Hollande. Il a reconnu qu’il lui avait menti, ainsi qu’au Premier MInistre Jean-Marc Ayrault, mais il a affirmé ne pas savoir ce que François Hollande savait de sa situation personnelle. Cette incertitude laisse planer certainement le doute sur ce que savait l’Exécutif pendant les fameux quatre mois (entre début décembre 2012 et mi-mars 2013). Le Ministre de l’Économie et des Finances Pierre Moscovici sera d’ailleurs auditionné par la Commission des finances de l’Assemblée Nationale dès ce mercredi 17 avril 2013.

Quant à son sort personnel, il avait donc réellement l’intention de revenir sur les bancs de l’Assemblée Nationale, mais il fallait bien se rendre à l’évidence : comment pouvait-il physiquement s’y trouver nez-à-nez avec tant d’anciens amis camarades si venimeux aujourd’hui ?

Abattu peut-être par le poids de sa responsabilité à avoir provoqué le binz dans toute la République (il est un peu comme l’ancien pape Benoît XVI lorsqu’il a renoncé : il n’était pas capable d’évaluer les conséquences historiques de sa décision, qui le dépassaient), Jérôme Cahuzac est quand même parvenu à botter en touche lorsqu’on lui a demandé s’il allait finalement toucher ses indemnités de ministre pendant encore six mois (ce qui est habituel pour un ministre démissionnaire). Il a simplement répondu : « C’est un problème juridique que j’ai confié à mon avocat. ». Comme on voit, le moral ne dot pas être trop descendu puisqu’il a encore le sens de l’humour.

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Que conclure de la fin de ce premier acte du drame Cahuzac ? Qu’il est en parfaite santé et qu’il est encore capable de s’exprimer et de parler avec aisance. Parler pour dire quoi ? J’imagine un grand nombre de personnalités politiques dans la crainte justement qu’il parle. Les anciens Ministres du Budget et que les anciens Ministres de l’Intérieur ont toujours des informations capitales sur certaines personnes. Par ailleurs, des banquiers à Genève n’ont pas hésité à déclarer que le compte de Jérôme Cahuzac n’était pas un cas exceptionnel dans la classe politique française.

Bref, les projecteurs de la mousse médiatique vont bientôt se détourner de Jérôme Cahuzac, et c’est tant mieux. La justice suivra son cours et les médias suivront d’un peu plus loin. La question cruciale reste maintenant celle-ci : le tremblement de terre va-t-il atteindre d’autres contrées ? D’autres secousses sont-elles encore à craindre dans la classe politique ? (Je ne parle pas, hélas, du (vrai) séisme de ce mardi à 12h44 de magnitude 7,8 en Iran près de la frontière pakistanaise).

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Ce ne sont en tout cas pas les mesurettes prises au conseil des ministres du 10 avril 2013 qui vont rassurer les citoyens. Dévoiler le patrimoine des ministres n’a rien apporté sauf de la confusion dans les esprits. Ce qui compte, ce n’est pas le niveau de richesse des ministres ni leur aptitude (ou pas) à gérer leurs sous personnels, mais leur capacité à répondre au principal enjeu du quinquennat : le chômage.

François Hollande, avec son mariage pour les couples homosexuels et sa mise à nu des ministres, semble avoir perdu en route sa priorité de l’année 2013 sur l’emploi. Au fait, le FMI vient de prévoir ce mardi une récession de –0,1% pour l’année 2013 (au lieu de +0,3%) et une mini-croissance de +0,9% pour 2014. Monsieur Hollande, la courbe du chômage s’inversera-t-elle vraiment le 31 décembre 2013 ? « Je vous le promets » avez-vous dit le 28 mars 2013…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (16 avril 2013)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
L’affaire Cahuzac.
Faut-il interdire le mensonge ?
Transparence et vie privée…
Le patrimoine des ministres au 15 avril 2013 (à télécharger).
Un homme intègre et visionnaire.
Moralisation de la vie politique.
François Hollande.

yartiCahuzacC08


http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/la-folle-betise-de-monsieur-134385

 

 

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 15:58

L'ancien Ministre du Budget Jérôme Cahuzac a reconnu posséder un compte bancaire en Suisse depuis une vingtaine d'années. Il l'a publié sur son blog le mardi 2 avril 2013 à 15h52.

Cliquer sur le lien ou l'image pour agrandir.
http://idata.over-blog.com/0/56/25/34/rakotoarisonpict013/_blogCahuzac201304021552.jpg


SR



blogCahuzac201304021552

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 07:25

Très éloigné des préoccupations politiciennes de la vie parisienne, le bouillonnant Dany n’est pas fait pour la Ve République et cette obsession présidentielle qu’il considère comme une maladie mentale. Il quitte la vie politique avec un peu d’amertume pour jouir en famille du temps qui lui reste dans l’existence.


yartiDany201301À près de 68 ans, le député européen écologiste Daniel Cohn-Bendit a vieilli mais il a l’esprit encore jeune et vif, et c’est très rafraîchissant. Il est même encore un grand naïf. Il a mis peut-être longtemps à comprendre qu’il n’avait été, au sein de sa mouvance française, qu’un simple accélérateur de carrières pour carriéristes.


Dégoûté par le cynisme des copains

Le 7 décembre 2012, il a claqué la porte de son mouvement politique, Europe Écologie (EELV) qu’il avait pourtant contribué de manière décisive à fonder en 2009 : l’idée avait été de rassembler au-delà du groupuscule très restreint des Verts toutes les personnes d’origines politiques diverses pour qui l’écologie était essentielle dans leur engagement politique. Cela a permis à ses amis d’attirer Eva Joly (attirée initialement par le MoDem) mais aussi des personnalités altermondialistes comme José Bové, et même quelques références médiatiques comme Nicolas Hulot ou Stéphane Hessel.

Sur de nombreux sujets, et en particulier sur la construction européenne, Daniel Cohn-Bendit est en opposition avec EELV, mais surtout, en opposition avec l’attitude des caciques de ce parti écologiste qui ont cherché avant tout, Cécile Duflot et Jean-Vincent Placé au premier rang, à grappiller des places et il y a même de la fascination à avoir réussi à obtenir deux groupes parlementaires, au Sénat et à l’Assemblée Nationale, ainsi que deux ministères alors qu’ils ne pèsent que 2,3% des voix (les socialistes, sans qui EELV ne serait rien, seraient-ils aussi de grands naïfs ?).

Et cela a déconcerté Daniel Cohn-Bendit quand, malgré tous les désaccords, on est venu encore le chercher il y a quelques semaines pour lui demander de mener la campagne de EELV aux européennes de juin 2014. Ce qui n’était pas du tout dans ses intentions et il a donc refusé. Il a compris à ce moment-là que les écologistes français se moquaient totalement de leur cohérence politique et que leur seul but était de gagner le plus de sièges possible.

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Le 7 juin 2009, Daniel Cohn-Bendit avait en effet mené avec succès la liste en Île-de-France et avait gagné 20,9%, largement au-dessus des pitoyables 13,6% de la liste menée par Harlem Désir. C’était donc une très bonne locomotive. Le 13 juin 1999, il avait obtenu 9,7%, ce qui était déjà un excellent score pour les écologistes.


Franchise très rare

C’est sûr qu’une liste menée par lui serait plus efficace électoralement que par d’autres leaders moins charismatiques que lui qui ne sont pas capables de faire plus de 2,3%. Et cela lui permet même de montrer du doigt une contradiction fondamentale de ses amis écologistes qui vont manifester pour réclamer le retour à la retraite à 60 ans alors que dans les antichambres, ils supplient un homme qui aura 69 ans en juin 2014 de rempiler pour cinq ans encore !

Daniel Cohn-Bendit était l’invité de l’émission "Déshabillons-les" présentée par Hélène Risser et diffusée le 6 mars 2013 sur Public-Sénat et au-delà de l’introspection parfois un peu stérile de l’émission (dont c’est le principe conducteur), cela a permis de comprendre un peu mieux cette personnalité politique très à part.

Et la première des bizarreries, c’est son franc parler. Très rare dans la classe politique française. Il n’hésite pas à parler de son cancer de l’an dernier (guéri) pour expliquer son désir de prendre du champ pour privilégier sa vie privée : son épouse va aussi prendre sa retraite, il aura près de 70 ans et il se voit avec des projets personnels pour vivre une dizaine d’années encore en bon état.


L’échelon européen

Terminant son quatrième mandat au Parlement européen (s’occupant des ressources humaines et management au sein de son groupe qu’il copréside depuis le 8 janvier 2002), il faut dire qu’il est avant tout allemand, élu deux fois sur quatre en Allemagne (les 12 juin 1994 et 13 juin 2004) et fut surtout implanté localement à Francfort (dont il fut un adjoint au maire social-démocrate en 1989 pour un seul mandat). Il ne s’est jamais implanté localement en France, surtout par manque d’envie.

Manque d’envie mais pas manque d’ambition, puisqu’il commente sa "non présidentialisation" plus par manque d’intérêt pour un pays et par passion pour l’Europe. Pour lui, vouloir être Président de la République française, c’est comme pour un Français vouloir être Président du Luxembourg.

En disant cela, il sait qu’il va provoquer les nationalistes de tous bords, mais pour lui, la bonne dimension est l’Europe car le monde actuel est fait de puissances (USA, Russie, Chine, Inde, Brésil etc.) et la France seule, ou l’Allemagne seule d’ailleurs, ne sont pas dimensionnées pour lutter aux côtés de ces mastodontes économiques. L’Union Européenne, si. D’où son inébranlable foi en une Europe fédérale (qui est loin d’être construite, contrairement à ce que sermonnent les nombreux "nationalistes de tous bords").


Contre l’obsession française

Mais il n’y a pas seulement cette dimension européenne. Il y a aussi cet esprit qui le tend plus à préférer le régime parlementaire (à l’allemande ou à la britannique) au régime de la Ve République, monarchie républicaine avec une élection présidentielle autour de laquelle tout s’ajuste. Il préfère la vraie discussion parlementaire aux oukases élyséens arbitraires ou capricieux devant lesquels se prosternent les députés de la majorité.

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C’est pour cette raison que malgré quelques appels du pied, il avait clarifié ses intentions dès le 2 décembre 2009, après sa grande victoire aux européennes, sur France Inter, dans un débat avec Jean-Luc Mélenchon, en disant qu’il n’était pas question pour lui d’être candidat à l’élection présidentielle française. L’argument de la nationalité n’était pas vraiment valable puisque rien ne l’aurait empêché de demander et d’obtenir la nationalité française avant le 31 décembre 2011.

Avec de recul, Daniel Cohn-Bendit reconnaît qu’il a un regret, parce qu’il n’avait pas prévu l’importance de la primaire socialiste. Il aurait dû se présenter à la primaire ouverte, comme l’a fait le président du PRG, Jean-Michel Baylet, et en interne, il était plus facile d’obtenir dans les 20-25% qu’à l’élection elle-même, où le vote utile joue beaucoup, ce qui, selon lui, aurait donné un rapport de forces bien favorable aux écologistes au sein de l’actuelle majorité de gauche. Au lieu de cela, le mouvement qu’il avait hissé à 16,3% au niveau national s’est effondré à 2,3% moins de trois ans plus tard !


Je m’en vais sauf si…

Comme il ne faut jamais dire jamais, Daniel Cohn-Bendit s’est quand même donné une petite fenêtre dans le champ des possibles pour revenir sur sa décision de ne pas se représenter aux européennes.

Il reviendrait seulement dans le cas, hautement improbable à une année de l’échéance, où lors du scrutin des élections européennes, il y aurait deux bulletins de vote à glisser dans l’urne : un pour élire les députés européens (comme avant), et un autre pour élire le futur Président de la Commission Européenne de manière transnationale, au lieu de le laisser désigner de manière fort peu démocratique par les chefs d’État et de gouvernement dans des conclaves peu transparents. Un scrutin qui serait alors au niveau complètement européen, et dans un tel cas, oui, lui, malgré ses 69 ans, se présenterait à cette Présidence.

Et comme il est assez franc, il a exprimé cela sans aucune illusion, plus comme une pirouette pour dire qu’il pouvait encore être responsable et participer à l’édification d’une véritable démocratie européenne (ce qui manque le plus dans cet ensemble institutionnel peu lisible pour les citoyens européens).


Boîte à idées

Homme seul, extraterrestre, électron libre dans le paysage politique, suscitant bien des polémiques soit par ses provocations (l’une fut d’avoir reproché très durement à Nicolas Sarkozy, les yeux dans les yeux, sa présence à l’ouverture des Jeux Olympiques de Pékin le 8 août 2008), soit par ses maladresses, collant allègrement les qualificatifs de cyniques et de carriéristes à l’encontre de ses petits camarades écologistes français, Daniel Cohn-Bendit est avant tout un accoucheur d’idées qui n’a pas honte de ses engagements européens (ce qui a fait son succès de 2009).

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Mais celui qui reste chez bien des Français âgés de plus de 50 ans comme le jeune étudiant qui défia les CRS en mai 1968 a de quoi être déçu et amer de n’avoir été qu’une simple locomotive électorale, jamais écoutée dans ses convictions. En ce sens, quitter ce monde sans scrupule ne pourrait lui être que profitable.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (11 mars 2013)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Dany le vert.
Vraiment vert ?
EELV aujourd’hui…
Vidéo de Daniel Cohn-Bendit à l’émission sur Public-Sénat du 6 mars 2013.
Union Européenne.
Supprimer l’élection présidentielle ?

(Cette émission sera rediffusée sur Public-Sénat le lundi 11 mars 2013 à12h00, le mercredi 13 mars à 18h15, le mercredi 27 mars à 22h45, le samedi 30 mars à 22h45, et le dimanche 31 mars à 11h45).



 

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/daniel-cohn-bendit-prendra-sa-132102

 

 

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 23:48

Vidéo : Daniel Cohn-Bendit dans l'émission "Déshabillons-les" sur Public Sénat le 6 mars 2013



 

 

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