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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 10:42

Grandeur et décadence de César Birotteau. Le mois de mai 2011 se déchaîne avec l’actualité. Ben Laden puis Strauss-Kahn… et dans le viseur, après une mort réelle et une disparition politique, une prochaine naissance. Il y en a un qui a de la chance.


yartiDSK201105Le cauchemar continue pour Dominique Strauss-Kahn : emprisonné à Rikers Island, l’une des prisons les plus dures, pour au moins quatre jours, il risque jusqu’à 74 ans et 3 mois de prison pour sept chefs d’inculpation très crus. Les humoristes seraient capables de dire qu’il pourrait donc se présenter à l’élection présidentielle de 2087.

Le cauchemar l’est aussi pour sa victime présumée qui ne savait pas l’identité de son agresseur désigné quand elle a parlé à la police. Si elle avait su la folie médiatique qui allait s’emparer de l’affaire (somme toute assez banale d’agression sexuelle), peut-être aurait-elle hésité même si ce geste l’honore en cas de réalité des faits (trop de femmes agressées renoncent à déposer plainte).


Passage en boucle

DSK a deux raisons de faire la une des journaux : il est le directeur général du FMI et à ce titre, à l’avant-poste mondial pour faire face aux graves crises financières de certains États depuis septembre 2008, et il était jusqu’à la semaine dernière le candidat potentiel qui avait le capital électoral le plus élevé pour l’élection présidentielle française de 2012.

Et cela justifie, à mon avis, l’emballement des médias français à développer ce "fait divers" car il chamboule complètement les données de la future campagne présidentielle.

Le souci, c’est que le résultat est connu d’avance pour ce qui concerne l’élection présidentielle : sa disqualification dans tous les cas (innocence reconnue, culpabilité prouvée, jugement etc.). Certains proches, comme Jean-Pierre Bel, qui compte bien ravir à l’UMP le Plateau le 1er octobre prochain, croient encore à une résurrection alors que la procédure va multiplier les déballages de sa vie privée. Pour le PS, il pourrait n’être plus qu’un "boulet".


Une situation inédite dans la vie politique

Il reste ensuite l’homme. Les amis de Dominique Strauss-Kahn ont d’ailleurs bien senti le danger à ne parler que de l’émotion qu’a provoquée ce drame humain sans prendre en compte ce qu’une agression sexuelle a de grave. Et ils commencent également à imaginer l’hypothèse du pire, c’est-à-dire celle de la réalité de l’agression.

Le 16 mai 2011, Pierre Moscovici a voulu découpler l’affaire DSK du destin du PS et estime que l’urgence, aujourd’hui, pour Dominique Strauss-Kahn, c’est sa propre vie qui est maintenant en sursis, en insistant sur le côté inédit de la situation.

Il existe certes un précédent lointain : le Président de la République Félix Faure (58 ans) avait perdu connaissance (et la vie) à l’Élysée le 16 février 1899 pour une supposée "affaire de mœurs", mais à l’époque, le Président n’avait pas l’importance politique de la Ve République et surtout, il n’y avait pas eu violence sexuelle. Clemenceau aurait même lâché à la nouvelle de sa disparition, très cynique : « ça ne fait pas un Français de moins, mais une place à prendre. » et : « En entrant dans le néant, il a dû se sentir chez lui. ».


Le choc en image

On peut s’interroger sur les images qui ont été montrées d’un DSK hagard et hirsute, menotté, et filmé en pleine séance de la cour criminelle. Les proches de DSK n’ont cessé dans la journée du 16 mai 2011 d’exprimer leur émotion face à la diffusion de telles images (Manuel Valls parle d’images "insupportables"). Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a demandé aux chaînes de télévision un peu de modération dans la diffusion des images.

Les ennemis de DSK ne pouvaient pas imaginer mieux. Je parle des "ennemis" et pas des adversaires politiques qui, au contraire (l’UMP à l’exception de Bernard Debré), ont fait preuve de retenue et de prudence. Les ennemis, à savoir ceux qui insistent sur ses origines, sa religion supposée, son compte en banque. Ceux qui sont jaloux et ceux qui jouent honteusement avec l’antisémitisme qu’ils traduisent par un antisionisme de façade (loi Gayssot oblige) qui n’a aucune raison d’être dans le débat politique français (que viennent faire sionisme et antisionisme sur le territoire français ?).


Entre transparence et censure

Pourtant, ces images sont ordinaires aux États-Unis et dans un sens, cette affaire montre qu’au moins, la police et la justice américaines font leur travail, et au début de la procédure, traitent les justiciables de manière égale, qu’ils soient puissants ou ordinaires (en France, on en est encore loin). Certes, la méthode accusatoire signifie que le prévenu qui a les moyens de payer de bons avocats (ce qui est le cas ici) a de meilleures chances de prouver son innocence (dans le cas où elle est réelle) ou de transiger en cas de culpabilité et donc, va s’en sortir mieux qu’une personne peu aisée financièrement.

Pour le système américain, cependant, il est plus cohérent de laisser ces images malgré la présomption d’innocence que de publier les photos du cadavre déchiqueté d’Oussama Ben Laden. Et on peut le comprendre : un crâne éclaté a autrement plus d’effets dévastateurs qu’un simple rôle dans une série policière américaine.

Les théories du complot et du piège appliquées à DSK sont dérisoires et exprimées uniquement sous le coup d’une émotion mal contrôlée.


"Tout le monde" savait-il ?

Quelques personnalités (notamment Bernard Debré qui fut démenti dans certaines de ses affirmations) ont même voulu rompre une prétendue omerta sur le comportement de leur collègue. Certains disent, sans connaître mieux l’affaire en question, que le comportement de DSK était connu concernant ses relations ("vigoureuses" selon Christine Boutin) avec les femmes.

Et voici qu’on ouvre un nouveau procès, cette fois-ci de la classe politique française, pour dire que tout le monde était de mèche et que si l’on avait parlé de ce comportement bien avant, il n’y aurait pas eu cette histoire.

Je dis au contraire qu’heureusement que ce silence, de la presse et du milieu politique, a été préservé (jusqu’à maintenant), au même titre qu’on a caché la seconde famille de François Mitterrand (malgré les frais occasionnés par l’État). La vie privée des personnes, qu’elles soient connues ou pas, est un droit inaliénable. Pas forcément pour la personnalité publique qui, effectivement, s’expose et parfois court après les caméras et donc, doit en assumer le revers de la médaille, mais surtout pour les proches de celle-ci, qui, eux, n’ont rien demandé et ont le droit au calme et à la tranquillité.


Bientôt, d’autres photos

J’imagine bien que la nouvelle du jour, ce mardi 17 mai 2011, va sans doute se jouer également avec des photographies données ou volées à la vie privée dans quelques mois. Pendant que son principal concurrent est désormais hors course, Nicolas Sarkozy va bientôt se réjouir d’un heureux événement…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (17 mai 2011)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
DSK : un gâchis immense.
Peut-on pardonner à Ben Laden ?




yartiDSK201106

 

 

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/dsk-et-ben-laden-les-images-qui-94166

 

 

 

 

 

 

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16 mai 2011 1 16 /05 /mai /2011 08:55

L’image est forte et désastreuse : le "principal" candidat (virtuel) à la Présidence de la République française menotté à la sortie du commissariat de Harlem.


yartiDSK201103Dominique Strauss-Kahn va probablement tout perdre, FMI et Élysée, après avoir tergiversé entre les deux pendant trois ans.


Gâchis et nausée

C’est un sentiment de gâchis humain considérable qui ressort de son arrestation comme un vulgaire prévenu pour violences sexuelles. Gâchis électoral pour le PS qui pensait voir en lui l’homme qui lui ferait reconquérir le pouvoir après un François Mitterrand exceptionnel et un Lionel Jospin décevant. Mais bien plus que cela. Également un gâchis sur la scène financière mondiale car DSK était très apprécié au FMI et tous ses collaborateurs espéraient qu’il renonçât à la course présidentielle française pour exercer un second mandat de cinq ans au FMI (son actuel mandat s’achève en principe en septembre 2012).

À voir également la manière dont les médias passent en boucle cette "affaire", c’est aussi un sentiment de nausée qui envahit mon esprit : sa vie privée racontée dans les moindres détails, ramassée au peigne fin, avec les aspects les plus croustillants pour les plus voyeurs et sans doute les plus jaloux.

Mais ce sentiment de nausée peut aussi survenir dans l’autre sens, quand j’entends certains leaders socialistes quelque peu embarrassés malgré l’effet d’aubaine dont ils espèrent bientôt tirer profit, en particulier Ségolène Royal et François Hollande lorsqu’ils disent penser à l’homme, à sa famille, ses amis, ses proches, ses partisans… sans avoir une seule pensée à la victime présumée de cette affaire, une femme de 32 ans visiblement affolée et bonne employée depuis longtemps dans l’hôtel en question, situation étrange quand, dans le même temps, on veut lutter contre la violence conjugale par exemple.

Le gâchis, c’est qu’à l’évidence, Dominique Strauss-Kahn était un homme capable dans les finances internationales. Reconnu, compétent, travailleur dans son domaine, au contraire de bien d’autres responsables politiques, Dominique Strauss-Kahn a toujours montré une très bonne connaissance de ses dossiers parfois très techniques, que ce soit lorsqu’il naviguait à Bercy ou à Washington. Rigoureux pour ce qu’il avait à traiter, Dominique Strauss-Kahn l’était beaucoup moins pour son hypothétique campagne présidentielle.

L’histoire de la Porsche, qui en elle-même est assez dérisoire et est du même acabit que le Fouquet’s ou le yacht, a montré soit une grande naïveté de sa part (j’ai connu il y a une vingtaine d’années un simple maire-adjoint dans une grande ville de province qui aurait bien voulu conduire une belle voiture, il en avait les moyen, mais qui s’était contenté d’une R25 parce qu’il savait que ses électeurs ne le comprendraient pas), soit au contraire un certain cynisme en se disant qu’il est le super-héros et qu’il se moque du quand-dira-t-on.

Le simple fait que l’affaire qui vient de le terrasser est plausible lui suffit à renoncer à toute ambition personnelle. D’ailleurs, la victime présumée de l’hôtel vient de le reconnaître formellement et c’est probablement la procédure judiciaire la plus dure et la plus longue qui sera adoptée : l’accusé plaidera non-coupable ce qui entraînerait a priori un procès dans tous les cas. Le choix de deux avocats prestigieux pour défendre le directeur général du FMI n’est d’ailleurs pas anodin : William Taylor est l’un des dix meilleurs pénalistes de la capitale américaine et Benjamin Brafman a été l’avocat de Michael Jackson lorsque celui-ci était englué dans une affaire glauque.


Sauver son honneur avant tout… une affaire personnelle

Avant de sauver la France ou le monde, Dominique Strauss-Kahn va devoir maintenant consacrer toute son énergie à se sauver lui-même, car non seulement sa carrière politique s’arrête, mais sa propre vie, sa liberté, est en jeu puisque, selon certains médias, il pourrait risquer jusqu’à vingt ou trente ans de réclusion criminelle (Il a 62 ans).

Cela me fait penser, dans une moindre mesure, à Christine Ockrent, directrice générale déléguée de l’Audiovisuel extérieur de la France (France 24 et RFI) qui, le 12 mai 2011 devant une mission parlementaire, était au bord des larmes en expliquant que depuis décembre 2010, elle n’avait accès à plus aucune information de son entreprise et que concrètement, donc, elle n’apportait plus rien à celle-ci, un peu à l’instar des salariés harcelés, à la différence énorme qu’elle est mandataire sociale. Et elle expliquait que son objectif, c’était son honneur.

Je veux bien comprendre que l’honneur d’une personne soit important à laver de tout soupçon, mais en pratique, les contribuables (ou les électeurs) se moquent un peu de l’honneur des personnes qui sont censées prendre leurs responsabilités, ce sont leurs actes qui comptent et pour l’AEF, Christine Ockrent aura du mal à faire comprendre pourquoi elle s’accroche et ne démissionne pas, ce qui, de toute évidence, juste ou injuste, est la seule issue dans une situation aussi conflictuelle.

Qu’il soit coupable ou qu’il soit victime d’une fausse accusation, Dominique Strauss-Kahn n’est pas, lui non plus, en mesure de poursuivre son travail au FMI ni d’envisager un instant sa candidature à l’élection présidentielle. Car son combat, cela va être son honneur, essentiel pour lui, dérisoire pour l’intérêt de la France.


Dans les médias

Dans les médias, les réactions politiques sont très timorées à l’exception de Marine Le Pen. L’UMP a choisi à l’évidence le silence modeste pour éviter toute gaffe (à l’exception de Bernard Debré). Les proches de Dominique Strauss-Kahn se sont montrés évidement attristés avec des éléments de langage assez difficiles à tenir : en gros, c’est de dire que cette affaire ne correspond pas à l’homme non violent qu’ils connaissent. Que peuvent-ils dire d’autre ? Jean-Marie Le Guen a montré sa réelle émotion et lui, évidemment, pense avant tout aux éventuelles années de prison d’une éventuelle condamnation (les États-Unis ne rigolent pas avec les histoires de mœurs).

Parmi les laudateurs de DSK, il y a malheureusement des partisans dont il se passerait bien. Par exemple, Michèle Sabban, vice-présidente du Conseil régional d’Île-de-France, qui a dit bêtises sur bêtises, affirmant sans preuve qu’il s’agirait d’un complot contre le FMI.


Complot ?

Face à une information incroyable, il peut y avoir aussi une réaction de déni. Elle a eu lieu parfois pour les attentats du 11 septembre 2001, mais également pour les déportés qui rentraient des camps d’extermination en 1945 et qui n’avaient pas osé raconter leur calvaire car on ne les aurait pas crus, tellement c’était impossible dans l’imaginaire humain.

Alors, éliminons quand même les supputations de "complot" dans cette "affaire".

Complot contre le FMI alors que la situation de la Grèce est désastreuse ? Très sagement, le FMI s’est doté très vite, dès le 15 mai 2011, d’un directeur général par intérim en la personne du numéro deux, John Lipsky, premier directeur général délégué, dont le mandat se termine en août prochain et dont il ne demandera pas renouvellement. Donc, le FMI peut fonctionner sans perte de temps ni d’efficacité.

Complot contre le PS ? L’intérêt de l’UMP, si complot il y avait, aurait été d’attendre que DSK fût désigné lors de la primaire et de le faire exploser en plein vol en automne, le PS aurait été alors dans une situation inextricable. Là, heureusement pour lui, le PS est capable de réagir et de préparer sérieusement un autre candidat. Quant à l’intérêt des autres candidats à la primaire socialiste, je vois mal l’utilisation d’une frappe si effroyable alors que ses rivaux pouvaient quand même espérer des "bouts de gras" en cas d’élection de Dominique Strauss-Kahn.

Complot par simple vénalité de la victime présumée ? La méthode existe aux États-Unis mais le simple fait que DSK plaide non-coupable casse la probabilité de cette hypothèse. Si l’objectif était de faire chanter un personnage riche, le principe voudrait que l’affaire judiciaire se termine en plaider coupable et qu’une transaction ait lieu. De plus, la forte pression que va subir la victime présumée ne "plaide" pas en faveur de cette option.


La suite…

Dans les conséquences politiques de cette affaire consternante, il y a une incertitude levée sur les candidatures socialistes. François Hollande se retrouve comme par enchantement dans le rôle maintenant du favori et il entend sans doute ne pas en rajouter, lui qui a axé tout son comportement dans une candidature anti-bling bling.

Le FN pourrait-il être favorisé par ce scandale ? Je ne le pense pas car contrairement aux scandales financiers où il est facile de crier ensuite "tous pourris", un scandale sexuel (sur un acte avéré ou pas) ne peut pas vraiment être généralisé et dire que toute la classe politique serait violente, cela n’aurait pas beaucoup de sens. Une agression sexuelle est un acte isolé et individuel.

En terme de ciblage électoral, il me semble clair que sans DSK, l’électorat centriste se retrouve avec un volant de choix beaucoup plus ouvert que la semaine dernière. Et si Jean-Louis Borloo peut vraisemblablement être conforté dans sa démarche d’autonomie, il faut noter cependant que cette affaire a éclaté en plein milieu du 111e congrès du Parti radical valoisien qui a décidé de son divorce à l’amiable avec l’UMP …dans la plus totale discrétion. Il n’y a eu aucune retombée médiatique de cet important congrès pour cause de strauss-kahnite aiguë dans les médias.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (16 mai 2011)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
2012 : DSK out !
Y a-t-il un encore un strauss-kahnien dans la salle ?



yartiDSK201104


http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/dominique-strauss-kahn-un-immense-94038
 

 

 

 

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 10:46

Pincez-moi ! Une histoire abracadabrantesque arrive opportunément sur le front présidentiel 2012. Une victime… ou plutôt, un accusé pour un fait très grave.


yartiDSK201101L’information du week-end est digne des meilleurs canulars du 1er avril, et celle-ci nécessite de se frotter les yeux plus d’une fois : Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du FMI mais surtout le candidat virtuel à l’élection présidentielle française qui aurait le plus grand potentiel électoral dans les sondages, a été arrêté samedi 14 mai 2011 à 16h40 (heure NY) à l’aéroport John F. Kennedy de New York et a été inculpé par le parquet de New York d’agression sexuelle, de tentative de viol et de séquestration après le dépôt d’une plainte d’une employée de 32 ans de l’hôtel Sofitel près de Times Square. Dominique Strauss-Kahn plaidera non coupable.

Inutile de dire que n’étant pas juge, je suis bien incapable de connaître la réalité des faits (et j’en suis également indifférent), mais connaissant les États-Unis, il est sûr que l’affaire ne sera pas classée et qu’on en parlera encore dans un an (il faut se rappeler l’affaire Monica). Si un viol est facilement prouvable, une tentative de viol est ce qu’il y a de plus difficile à prouver ou à nier puisqu’il s’agit d’une parole contre une autre.

Mais la culpabilité de Dominique Strauss-Kahn dans cette affaire importe finalement peu dans ses conséquences politiques. Toute la presse en fait ses choux gras sans doute à raison : le résultat immédiat est que Dominique Strauss-Kahn est disqualifié pour l’élection présidentielle de 2012.

Jacques Attali parle déjà de remplacer Dominique Strauss-Kahn… au FMI. En pleine crise financière, l’institution internationale est aussi handicapée que le PS par cette affaire d’ordre portant privé qui a des retombées mondiales.

C’est une surprise avec des sondages qui n’ont jamais cessé de grimper. Le Parti socialiste sera bien en peine de trouver un candidat reconnu par tous. Le problème de DSK n’est cependant pas nouveau et depuis 2002, ce dilettante oublie que pour se présenter à l’Élysée, il faut y travailler jour et nuit sans arrêt, consacrer les moindres faits et gestes à ce but ultime. Se montrer maladroitement en Porsche, se faire prier, venir sur les plateaux télévisés pour ne rien dire, ne jamais prendre position ni sur les retraites, ni sur la Libye, ni sur rien d’autre ne donnent pas le sentiment qu’un candidat se prépare à la bataille politique suprême.

Le PS aura intérêt à tourner très rapidement la page DSK au risque de se retrouver… sans candidat ! Pourtant, certains font déjà campagne, Arnaud Montebourg, Ségolène Royal… et surtout François Hollande qui a toutes les chances pour l’instant de bénéficier de ce retrait miraculeux.

Dans l’axe de la direction du PS, il est difficile d’imaginer Martine Aubry en candidate même si elle en a la stature, d’une part, parce qu’il aurait fallu qu’elle démarrât bien plus tôt sa campagne, et d’autre part, parce qu’elle semble ne pas en avoir vraiment "envie", et l’envie, l’ambition, la combativité, cela ne se commande pas. Elle préfère sans doute un travail plus collectif et Matignon serait psychologiquement plus adapté à sa personnalité.

Mais l’effet papillon pourrait se poursuivre au sein du PS : en cas d’absence de Dominique Strauss-Kahn et de Martine Aubry dans la bataille, il est fort probable que l’ancien Premier Ministre Laurent Fabius, pourtant peu populaire, prendrait le relais de cette alliance de Marrakech de 2008. Par ailleurs, on peut aussi imaginer Bertrand Delanoë, qui jouit encore d’une forte popularité, n’ait pas dit son dernier mot malgré son échec et renoncement à Reims (j’y reviendrai plus tard).

La secousse de ce week-end est si forte qu’elle va remettre une énorme incertitude dans le déroulement de la prochaine élection présidentielle.

Depuis deux ans, on parlait de deux voire de trois candidats majeurs pour 2012 : Nicolas Sarkozy (le Président sortant), Dominique Strauss-Kahn (populaire dans les sondages) et depuis janvier 2011, Marine Le Pen. Ce jeu va être entièrement remis en cause pour une raison simple, c’est que la forte popularité de Dominique Strauss-Kahn est dû essentiellement à l’électorat centriste et de droite modérée qui ne fait plus confiance en Nicolas Sarkozy.

DSK était le seul catalyseur des voix centristes au contraire de ses concurrents du PS qui sont beaucoup plus axés à gauche. Cela ouvre ainsi un boulevard inimaginable aux éventuels candidats centristes : François Bayrou mais également Jean-Louis Borloo, et, dans le registre d’une droite modérée, à Dominique de Villepin.

Cette affaire judiciaire est désolante sur le fond. J’aimerais que le potentiel des éventuels candidats à l’élection présidentielle ne soit basé que sur leurs capacités propres, stature à tenir la fonction présidentielle, compétences pour répondre aux préoccupations sociales et économiques du peuple, crédibilité à redonner à la France une confiance en l’avenir.

Visiblement, tous les coups sont permis. Certains n’ont même pas besoin d’adversaire pour foncer dans le mur. L’élection de 2012 n’aura jamais été aussi ouverte.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (15 mai 2011)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Dominique Strauss-Kahn candidat ?
Le PS et l’élection présidentielle.

François Hollande, la surprise pour 2012 ?

Y a-t-il encore un strauss-kahnien dans la salle ?



yartiDSK201102



 

 

 

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/2012-dsk-out-93960

 

Une d'Agoravox du 15 mai 2011.

 

http://fr.news.yahoo.com/blogs.html

 

 

 

 

 

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 10:29

(dépêche)

 

Chevènement : "Je serai candidat" à la présidentielle de 2012

Par LePost | LePost.fr – il y a 28 minutesPartagerretweetMailImprimer"Je serai candidat" à la présidentielle de 2012. Le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen l'a annoncé mercredi matin sur Europe 1.

Jean-Pierre Chevènement avait déjà laissé entendre qu'il pourrait se présenter. C'est donc enfin officiel.

(Source : Europe 1.fr)

Le sénateur des Territoires de Belfort a précisé qu'il n'était pas candidat contre le Parti socialiste : "les socialistes auraient tort d'avoir peur, je veux leur bien", a-t-il affirmé, s'inscrivant plutôt contre "la perspective d'Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy",

Jean-Pierre Chevènement a critiqué Dominique Strauss-Kahn, qui devrait selon lui être candidat et a précisé qu'il "ne pensait pas" que Martine Aubry se présenterait à la primaire PS.

Pour certains, le président du MRC cherche à faire pression sur le PS pour mieux négocier pour les sénatoriales et les législatives.

 

 

 

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 09:08

Née le 3 juillet 1959 à Laval , Françoise Olivier-Coupeau a été élue le 17 juin 2007 députée PS à la 5e circonscription du Morbihan, celle que le président du Conseil régional de Bretagne Jean-Yves Le Drian, ancien maire de Lorient, avait occupée de 1978 à 2007 sauf entre 1993 et 1997. Elle avait travaillé à l'agglomération de Lorient puis au cabinet de Jean-Yves Le Drian. Elle disparaît à la suite d'un cancer le 4 mai 2011 et est remplacée par Gwendal Rouillard (né le 20 avril 1976) à l'Assemblée Nationale, premier secrétaire du PS du Morbihan et conseiller municipal de Lorient.

SR

 

 

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 09:01

La disparition a été annoncée par Patrick Ollier, Ministre des Relations avec le Parlement, dans un communiqué.

blogPatrickRoy

Né le 30 août 1957 à Denain (Nord), Patrick Roy a été élu député socialiste le 16 juin 2002 et réélu le 17 juin 2007 et a été élu maire de Denain en mars 2008. Il a rendu public sa maladie (cancer du pancréas) en novembre 2010. Le 14 mars 2011, Patrick Roy avait fait un retour remarqué et émouvant à l'Assemblée Nationale, salué par tous ses collègues (de tout bord). Hélas, la rémission n'a été que de courte durée. RIP.

SR

 

 

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 14:58

Comme prévu, de Tulle, chef-lieu de la Corrèze où il vient d'être reconduit comme président du Conseil général, l'ancien premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande a annoncé officiellement ce jeudi 31 mars 2011 sa candidature à la primaire du PS pour l'élection présidentielle de 2012. En constante progression dans les sondages depuis six mois, il est le cinquième (grand) candidat déclaré à la primaire après Manuel Valls (député-maire d'Évry) le 9 avril 2010, Christian Pierret (ancien Ministre de l'Industrie et maire de Saint-Dié) le 25 septembre 2010, Ségolène Royal (son ancienne compagne et la mère de ses quatre enfants) le 29 novembre 2010 et Arnaud Montebourg le 20 novemre 2010 et affrontera probablement un autre candidat représentant la direction du PS, à savoir Martine Aubry ou Dominique Strauss-Kahn. Cinq autres (petits) candidats se sont également déclarés à ce jour : Daniel Le Scornet, Jean Mallot, Hacène Mezrag, Will Meal Nyamat et Aurélien Tricot.

Sylvain Rakotoarison (31 mars 2011)

 

Pour choisir, à lire (entre autres) :

François Hollande (25 novembre 2010).

François Hollande (12 janvier 2010).
Ségolène Royal (1er décembre 2010).

Dominique Strauss-Kahn (22 décembre 2009).

Martine Aubry (22 janvier 2010).

Arnaud Montebourg (9 mars 2011).

Des sondages en progression pour François Hollande.






http://rakotoarison.lesdemocrates.fr/article-279

 

 

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 15:40

Nicolas Hulot devrait annoncer qu'il serait candidat à la primaire des écologistes le 11 avril 2011. Cette candidature met à mal la candidature d'Eva Joly qui suscite peu d'adhésion dans les sondages et va entraîner le désistement d'Yves Cochet, ancien Ministre de l'Écologie, qui était également candidat.

 

SR

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 07:30

Le fougueux député socialiste s’attaque à Goliath à deux semaines des élections cantonales et à un an de l’élection présidentielle. De l’aide que lui apporterait le PS dépendrait sans doute le succès éventuel de la candidature socialiste en 2012.



yartiMontebourg07Je dois avouer une chose. Je n’ai jamais vraiment apprécié les initiatives politiques d’Arnaud Montebourg (48 ans) depuis la quinzaine d’années qu’il est présent dans la vie politique.

Sa volonté de toujours s’approprier des combats sur l’intégrité politique malgré son propre clientélisme local, son besoin de tout centrer sur sa personne jusqu’à se croire un "leader" du PS, sa croisade contre la Ve République qui ne se résume qu’à changer de numéro, son antichiraquisme puis son antisarkozysme primaires trop exubérants, ses discours contre le cumul des mandats qui s’accommodent de la compatibilité de son mandat de député avec son mandat de président du Conseil général de Saône-et-Loire… bref, beaucoup de mauvaise foi qui font qu’Arnaud Montebourg n’est pas, restons dans l’euphémisme, ma tasse de thé.

Même l’éloignement de sa compagne des émissions politiques est désolant dans la mesure où il n’est pas nécessaire d’être madame Soleil pour lui prédire un plus grand potentiel de carrière que son compagnon ; c’est d’ailleurs un résidu de sexisme de toujours laisser l’homme s’épanouir professionnellement au détriment de la femme dans un couple (cas également de Dominique Strauss-Kahn).

Pourtant, en mettant à jour une situation locale pleine d’interrogations, ce que beaucoup de petites mains de la politique marseillaise connaissent depuis longtemps, Arnaud Montebourg semble avoir trouvé là un combat politique courageux qui va bien au-delà de sa propre personne.


Une vie consacrée à la politique

Devenu avocat après son échec au concours de l’ENA, Arnaud Montebourg est député depuis le 12 juin 1997 (élu à l’âge de 34 ans) dans la circonscription voisine de celle de Pierre Joxe et président du Conseil général de Saône-et-Loire depuis le 19 mars 2008, mandat qu’il remet en jeu les 20 et 27 mars 2011.

Très vite, il se spécialise comme le "cheval blanc" et l’homme franc du Parti socialiste, quitte à agacer ou gêner Lionel Jospin (lorsqu’il est Premier Ministre), Ségolène Royal (lorsqu’elle est candidate) et Martine Aubry (depuis qu’elle est première secrétaire du PS).

Il affiche son combat contre les magouilles en politique dès les premiers mois où il a gagné son siège à l’Assemblée Nationale. Il s’en est pris excessivement au Président de la République Jacques Chirac au point de gêner le gouvernement socialiste de cohabitation.

En juillet 2006, il renonce à se présenter à la primaire socialiste (par manque de soutiens) et soutient la candidature de Ségolène Royal (en faisant quelques boulettes). En 2009, il a réussi à convaincre Martine Aubry d’organiser une primaire ouverte à toute la gauche, afin de casser les cuisines locales très opaques du parti. Avec une arrière-pensée : y participer. Il confirme effectivement sa candidature le 20 novembre 2010.


Nettoyer les mauvaises fédérations

Il n’hésite pas à se retourner contre le PS dès lors qu’il a acquis la certitude qu’il doit conquérir l’appareil. En février 2006, il est parmi les premiers élus socialistes à demander à François Hollande (premier secrétaire du PS) de faire le ménage dans la fédération de l’Hérault où sévit le roitelet Georges Frêche. La direction met près de quatre ans avant de prendre des mesures draconiennes, mesures prises par Martine Aubry non sans arrière-pensée : si elle est candidate, il lui faudra défendre une candidature morale. Tans pis pour "l’ami Frêche".

C’est donc tout naturellement qu’Arnaud Montebourg demande à Martine Aubry de faire également le ménage dans les Bouches-du-Rhône. Il le fait dans un rapport confidentiel qu’il remet à Martine Aubry le 8 décembre 2010 après avoir enquêté pendant six mois sur cette fédération (en rencontrant quelques élus locaux). Il dénonce beaucoup d’actions peu compatibles, selon lui, avec le socialisme qui doit préserver une certaine éthique.


Le rapport comme un pavé dans le marigot socialiste

C’est une affaire visiblement très grave qui pourrait mettre en cause un système politico-financier très structuré fait de chantage et de menace. Un système qui peut exister dans certains grands "fiefs" électoraux : avec leurs budgets, une mairie, un Conseil général ou un Conseil régional peuvent servir en effet de lieux de pression sur les élus locaux et privilégier des intérêts privés.

yartiMontebourg04Le rapport d’Arnaud Montebourg n’a pas grand chose à apporter concrètement. Composé de quatre petites pages, il est très léger face à des accusations très graves qui toucheraient non seulement certains de ses camarades socialistes mais aussi certains élus UMP par complicité au moins passive. À part un vice de fonctionnement dans la désignation du secrétaire fédéral des Bouches-du-Rhône, aucune preuve, aucun fait concret n’a été apporté.

Ce rapport est opportunément publié dans la presse (par "Le Point") à deux semaines des élections cantonales. Bien que s’en défendant, Arnaud Montebourg est bien évidemment à l’origine de la fuite qui ne fait le jeu ni du PS ni de l’UMP. En revanche, dans le but de doper sa candidature, il peut ainsi se démarquer et se faire connaître.

Fort opportunément aussi, un autre rapport vient également de sortir dans la presse. Plus étayé (une vingtaine de pages), ce rapport rédigé par le sénateur de Seine-et-Marne Yannick Bodin retrace les différentes cuisines électorales des Bouches-du-Rhône lors des votes du congrès de Reims en automne 2008. Ce rapport émane de proches de Bertrand Delanoë qui ont été sidéré de comprendre comment le PS avait organisé sa démocratie interne en 2008.

Concrètement, il ressortirait qu’en novembre 2008, la fédération des Bouches-du-Rhône ait donné une large majorité à Ségolène Royal (dans sa confrontation avec Martine Aubry), 73%. Mais le vote favorable à Martine Aubry de cent trente-six militants à deux heures du matin sur cent quarante dans une section favorable à Ségolène Royal a jeté un trouble durable sur la sincérité d’un scrutin qui a départagé les deux candidates avec quelques dizaines de voix seulement.

Dans une lettre de trois pages adressée à Martine Aubry datée du 6 mars 2011, Arnaud Montebourg rappelle l’urgence d’agir politiquement sur la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône. Il trouve même "désolant" et "blessant" que son rapport n’a abouti à aucune initiative de la part de la direction du PS.


Enjeu réellement national

Peut-être qu’Arnaud Montebourg avait quelques arrière-pensées à utiliser des situations locales un peu troubles si ce n’est troublantes au moins troublées. Mais dans ce cas précis, en l’occurrence, il a pointé du doigt un élément essentiel de la démocratie représentative : l’intégrité morale des élus. Sur quoi est fondée une partie de la cohésion nationale.

Ce n’est pas un hasard si la candidature de Marine Le Pen grimpe dans les sondages (le second confirmant le premier chez Harris Interactive) alors que Nicolas Sarkozy est au plus bas et que le PS demeure incapable de devenir une réelle force d’opposition, avec un projet politique global et cohérent.

Le cancer de la magouille politique semblerait sortir des clivages politiques classiques et aujourd’hui, quelques élus marseillais chercheraient à profiter de ce projecteur braqué pour faire écho aux quelques timides témoignages déjà enregistrés.

Le 27 mars 2011, le Conseil général des Bouches-du-Rhône resterait probablement à majorité socialiste malgré son renouvellement. Si la direction nationale du PS, donc, Martine Aubry, acceptait la reconduction de l’actuel président du Conseil général, nul doute que la présence d’un candidat socialiste au second tour de l’élection présidentielle de 2012 serait largement hypothéquée.

Quant à Arnaud Montebourg, qu’il prenne bien soin de lui : remuer la mouise peut être très dangereux, surtout si elle est explosive. Bon courage à lui dans ce combat qui le dépasse largement.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (9 mars 2011)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :

Le rapport Montebourg (à télécharger).
La lettre de Montebourg à Aubry (à télécharger).

Le rapport Bodin (à télécharger).

La petite bête qui grimpe…


yartiMontebourg01



http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-soldat-arnaud-montebourg-est-il-90203

http://fr.news.yahoo.com/13/20110309/tot-le-soldat-arnaud-montebourg-est-il-e-89f340e_1.html

http://rakotoarison.lesdemocrates.fr/article-270






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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 04:56

La lettre d'Arnaud Montebourg à Martine Aubry du 6 mars 2011 (à télécharger).

 

Arnaud Montebourg a envoyé le 6 mars 2011 une lettre de trois pages à Martine Aubry concernant la publication de son rapport confidentiel du 8 décembre 2010 sur la fédération du Parti socialiste des Bouches-du-Rhône. Il se revendique comme l'un des leaders du PS et fait au passage une erreur de conjugaison : "Mais la façon dont les dirigeants qui t'entourent et toi-même s'emploient à discréditer mon travail sans condamner d'invraisemblables comportements au sein de la fédération des  Bouches-du-Rhône me paraît autant désolante et blessante.".

 

Cliquer sur le lien pour télécharger la lettre d'Arnaud Montebourg à Martine Aubry (fichier .pdf) :

http://s1.lemde.fr//mmpub/edt/doc/20110307/1489405_0b69_lettre_montebourg.pdf

 

SR

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