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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 12:39

(dépêches)


 Venez soutenir le Palais en danger

Mardi 24 mars 2009 à partir de 19 heures

Grande soirée de soutien au Palais de la découverte

Avec des interventions de personnalités des sciences et de la culture, des exposés exceptionnels...
Parlez-en autour de vous. Venez très nombreux témoigner de votre soutien !

http://lalisteasuivre.wordpress.com/2009/03/13/24-mars-grande-soiree-de-soutien-au-palais-de-la-decouverte/
Venez soutenir le Palais de la découverte en danger

Mardi 24 mars 2009

à partir de 19h.

Grande soirée de soutien au Palais de la découverte

Il y a un an, le Palais de la découverte était menacé de disparition.

Après des mois d’un silence ministériel qui laissait espérer un abandon des mesures envisagées, voilà le Palais à nouveau en danger. Un décret instituant sa fusion avec la Cité des Sciences et de l’Industrie est prévu début avril, fusion qui prend la tournure d’une absorption pure et simple par la CSI.

La flamme si particulière qui souffle au Palais n’y survivrait pas.

Aujourd’hui, si nous laissons faire ce gâchis, le Palais de la découverte risque à tout jamais d’être victime d’une « fausse bonne idée » de rationalisation, lancée à-la-va-vite mais que rien ne justifie, ni sur le plan scientifique et culturel, ni sur le plan économique.

Comment comprendre qu’en pleine crise de vocations scientifiques, on malmène à ce point un lieu unique qui est déclencheur de tant de vocations ? Un lieu qui, à travers ses 16 000 démonstrations expérimentales par an, réussit à faire découvrir aux plus récalcitrants que les sciences fondamentales, la recherche, réputées indigestes, sont accessibles, et offrent un regard passionnant sur le monde.

Pourquoi diminuer l’offre de culture scientifique et technique, alors que le Palais de la découverte et la CSI, très complémentaires, accueillent tous deux un public nombreux depuis 20 ans ?

Comment comprendre qu’en pleine crise économique, le gouvernement maintienne une mesure qui coûterait 6 millions d’euros, puis plus de 2 millions d’euros par an de coûts supplémentaires de fonctionnement.

Comment comprendre cette forme de colonisation, alors que le Palais de la découverte enregistre des records d’affluence, qu’il bouge et continue de faire bouger les esprits ?

Sa fréquentation est excellente : près de 600 000 visiteurs par an. Les rapports officiels de la Cour des Comptes et autres Inspections saluent sa réactivité et son dynamisme. Loin de l’immobilisme et du statu quo, il est activement engagé dans une rénovation ambitieuse.

Le Conseil scientifique du Palais de la découverte s’est unanimement opposé à la fusion. De grands scientifiques dont plusieurs Prix Nobel, et plus de 60 000 personnes viennent d’exprimer avec vigueur leur attachement au Palais de la découverte.

Alors, venez soutenir le Palais en participant à la grande soirée organisée dans son enceinte mardi 24 mars, à partir de 19 heures.

Des personnalités scientifiques et de la culture, des amis du Palais y parleront de ce qu’il représente pour eux, pour la science et pour la culture.

Des médiateurs du Palais, avec la complicité de personnalités, vous convieront à des exposés exceptionnels, pour vivre un moment de science, comme le Palais sait le faire.

Ne laissons pas le gouvernement le détruire.

Transmettez ce message autour de vous, venez très nombreux.

Vous pouvez aussi signez la pétition ici : http://www.sauvonslepalaisdeladecouverte.fr/

Accès

Palais de la découverte

1 avenue Franklin Roosevelt

75008 paris

* Autobus : lignes 28, 42, 52, 63, 72, 73, 80, 83, 93

* R.E.R. C : Invalides

* Métro : Champs Elysées-Clemenceau (Lignes 1 et 13) ou Franklin-D.-Roosevelt (lignes 1 et 9)

http://www.paperblog.fr/1698231/forte-mobilisation-autour-du-palais-de-la-decouverte/
CULTURE, HISTOIRE

Forte mobilisation autour du Palais de la Découverte
Publié le 13 mars 2009 par Benoit De Sagazan
PATRIMOINE PALAIS DE LA DÉCOUVERTE PARIS

Mardi 24 mars 2009 à partir de 19 heures, une soirée de ouverte au public en faveur de l'avenir du Palais de la Découverte aura lieu, avec des interventions de personnalités des sciences et de la culture, des exposés exceptionnels...
Est en cause le projet de fusion entre le Palais de la Découverte et la Cité des sciences et de l'industrie. Deux établissements qui selon les détracteurs sont de nature différente et porteur de pédagogie différente. Les personnels craignent de surcroît des suppressions de postes.
Des pétitions circulent qui auraient à ce jour recueillies 60 000 signatures....



"Le sort (du palais de la Découverte) se discute en ce moment entre le Ministère de la Culture, celui de la Recherche et l’Élysée, sur un fond extrêmement inquiétant : à plusieurs reprises, la menace de sa fermeture à court terme a été évoquée, disent les auteurs de Sauvons le Palais de la Découverte,
Les raisons mises en avant pour imposer à la hussarde une « évolution » du Palais de la Découverte, évolution qui pourrait être fatale, sont techniques en apparence : elles se réfèrent à la rationalisation des politiques publiques et à des contraintes d’organisation administrative. Elles n’intègrent en rien la particularité, la spécificité du Palais de la Découverte, ce contact unique entre la science et le public qu’il rend possible.
Nous demandons au gouvernement d’arrêter un processus qui semble mener droit au saccage.
Nous lui demandons prudence et respect pour cette institution et pour ce qu’elle représente. Nous lui demandons de mettre un terme à la politique du secret et des coups bas en ouvrant une discussion avec les représentants du monde scientifique et culturel, les sociétés savantes, les académies, les associations d’enseignants, afin de déterminer les meilleures conditions de développement de ce remarquable lieu de culture qu’est le Palais de la Découverte."

Deux pétitions récentes ont réuni plus de 60 000 signatures accompagnées de témoignages que l’on peut lire sur les sites : www.sauvonslepalaisdeladecouverte.fr/ et palais-decouverte.eitic.org

Vous trouverez également sur ces deux sites les motivations des opposants à ce projet de fusion.

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http://palais-decouverte.eitic.org/index2.php

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 00:51

(dépêches)



Pécresse tente de déminer la contestation dans les universités

27 févr 2009 - il y a 11 min

La ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, a reçu les présidents d'universités et les syndicats d'enseignants vendredi pour retravailler le statut des enseignants-chercheurs, l'un des points du conflit qui dure dans les universités en France.

Cette rencontre sera suivie d'autres réunions destinées "à poursuivre l'avancée vers le cadrage du texte réécrit", indique la Conférence des présidents d'université dans un communiqué.

Elle s'inscrivait dans la recherche d'une issue à la crise et a été précédée mercredi par l'annonce par le Premier ministre, François Fillon, d'une remise à plat du décret contesté et du gel des suppressions de postes dans les universités en 2010 et 2011.

Ces concessions n'ont pas suffi à entamer la détermination des syndicats et collectifs engagés dans le mouvement, qui prévoient d'autres manifestations, les 5 et 10 mars notamment.

Jeudi, une quatrième journée d'actions en trois semaines de conflit a semblé marquer le pas avec 33.000 manifestants, selon les syndicats, contre 100.000 le 10 février.

Les organisateurs soulignent toutefois qu'il s'agissait surtout de rassemblements, qui plus est en période de vacances universitaires.

La rencontre de vendredi avec Valérie Pécresse, dans le cadre de la médiation lancée le 11 février, visait à fixer les grandes orientations pour réécrire entièrement le décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs.

CONSULTATION NATIONALE

Ces derniers veulent que le nouveau texte garantisse leur indépendance et les présidents d'université veulent un point d'équilibre entre l'autonomie des universités et le statut national des personnels.

"Ce texte sera réécrit dans la concertation et la négociation", a déclaré à l'issue de la réunion le généticien Axel Kahn, président de l'université Paris V René Descartes.

Dans un communiqué, la Conférence des présidents d'université insiste sur le fait que "d'autres dossiers devront aussi recevoir des réponses rapides", notamment sur les établissements publics de recherche.

Tout en prenant acte du premier pas du gouvernement, en particulier sur le décret contesté, les syndicats et collectifs engagés dans le conflit estiment pour leur part que le gouvernement est encore très loin des demandes exprimées.

Certaines organisations veulent que soit abordé en bloc l'ensemble des revendications et que les négociations soient menées dans un cadre interministériel.

Elles réclament, outre le retrait de la réforme de leur statut, celui de la formation des enseignants, l'arrêt du démantèlement des instituts de recherche ou le gel total des suppressions de postes dans le supérieur, et pas seulement des enseignants-chercheurs.

Parallèlement, le Parti socialiste, le Parti communiste et les Verts ont décidé de lancer une "consultation nationale sur l'université et la recherche" afin de créer les conditions "d'une sortie par le haut" du conflit.

"Nous travaillons à une initiative véritablement ambitieuse, pouvant déboucher sur un plan en faveur de l'université et de la recherche", écrivent-ils dans un communiqué.

Gérard Bon, édité par Gilles Trequesser



 
Pour Sarkozy, le projet Pécresse est «un projet de merde»

Valérie Pécresse a commencé à lâcher du lest. Mais pour une partie du mouvement universitaire, ce n’est pas suffisant. Une nouvelle manifestation est prévue demain pour l’encourager à être plus «généreuse».

« Je ne veux plus voir les enseignants, les chercheurs et les étudiants dans la rue ! Fini le projet de décret. Fini aussi la suppression des IUFM. Vous me réglez ça. Vous vous couchez. (…) S’il le faut, vous n’avez qu’à faire rédiger les textes par les syndicats, mais qu’on passe à autre chose ! On a bien assez de problèmes comme ça. De toute façon, ce n’étaient que des projets de merde. » Le poète en herbe caché derrière cette tirade n’est autre que Nicolas Sarkozy. C’est en tout cas ce que prétend Le Canard Enchaîné dans son édition du 4 mars. Il aurait prononcé cette homélie ce week-end, devant ses très inspirés conseillers « éducation ».

Mais il suffisait déjà d’observer le retour à la manœuvre de Valérie Pécresse, dès vendredi, pour comprendre que le recul était déjà engagé. La nomination d’une médiatrice dans ce dossier début février était un premier signe encourageant pour les syndicats. L’annonce, mercredi dernier, par Matignon, qu’il n'y aurait pas de suppressions de postes dans l’enseignement supérieur en 2010 et 2011, allait dans le même sens.

Le bruit des manifestants contre le « bruit pour rien » de la ministre

Vendredi, donc, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a reçu successivement présidents d’universités et syndicats pour entériner la mort du décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs tel qu’elle l’avait voulu. Hier, ces mêmes syndicats avaient à nouveau rendez-vous avec l’étoile déchue de l’UMP. Après de longues heures de réunion, les deux parties ne sont pas parvenues au bout de l'exercice de réécriture. Mais ce n’est qu’une question de jours. Car le 6 mars, Valérie Pécresse reprend les mêmes et recommence.

Mais pour certaines organisations, ce n’est pas suffisant : réécrire un décret n’est pas le retirer. Selon elles, plusieurs autres sujets doivent également être mis sur le tapis comme l’abandon de la fameuse masterisation de la formation des enseignants et l’arrêt du démantèlement des organismes de recherche. Sauvons l’université considère, par exemple, que ce qu’a initié Valérie Pécresse en fin de semaine dernière est une « discussion » et en aucune manière une véritable « négociation ». Bref : « beaucoup de bruit pour rien ». Le SNESup, le syndicat majoritaire de l’enseignement supérieur, trouve lui aussi « caduc » le « processus engagé vendredi ». Ces dirigeants — qui ont refusé de rencontrer Valérie Pécresse jusqu’à ce qu’elle leur fasse des courbettes épistolaires — expliquent vouloir « mettre à l’épreuve le gouvernement sur sa volonté de sortir de la crise qu’il a lui-même déclenchée. » Et cette mise à « l’épreuve » commence dès demain : une nouvelle journée nationale de manifestation est prévue. Une de plus.

Va, lis et reviens :
Les autres articles de Marianne2.fr consacrés au mouvement universitaire.
Courrier de Pécresse au SNESup.pdf  (63.9 KB)

Mercredi 04 Mars 2009 - 11:44
Gérald Andrieu
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Tags : lru, pécresse, recherche, université




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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 10:00

(dépêches-blog)



Chronique d'abonnés

Chercher et enseigner à l'Université. 1- La recherche

par Jean Pierre Dufoyer et Carolyn Granier-Deferre, Maîtres de Conférence, Paris Descartes

17.12.08

Au moment où la Ministre est en train de peaufiner un projet de décret destiné à punir les enseignants de l'Université qui se trouveraient être de « piètres chercheurs », il n'est peut-être pas inutile de faire connaître au public ce qu'est un travail de recherche.

Quand on présente, à la télévision, des images censées illustrer l'activité de recherche, on montre volontiers des personnes en blouse blanche devant des paillasses et des tubes à essais. Mais, dans la réalité, l'activité prend des formes très diverses  et recouvre différentes phases préparatoires, qui prennent souvent bien plus de temps que la « paillasse » proprement dite. Si les biologistes cherchent dans des « laboratoires »,  il faut aussi se demander où sont les archéologues , les paléontologues, les mathématiciens, les psychologues, les astronomes, etc. ?

Car la recherche se fait d'abord avec la pensée. Chercher, c'est formuler des questions, nous disons des hypothèses, c'est mettre en œuvre des moyens de vérifier ou d'infirmer ces hypothèses et apprendre de ce travail suffisamment pour continuer, en reformulant d'autres questions dont on essaiera de faire la preuve, etc.. Tout ce qui se passe avant le moindre geste spécialisé dans le cerveau du chercheur, ou, de plus en plus souvent, dans les cerveaux des membres de l'équipe de recherche, fait partie de ce travail et peut être long. Car une hypothèse, et la réunion de tous les éléments nécessaires à son examen, ne s'improvisent pas.

Une hypothèse est le fruit d'observations, d'expériences et de connaissances étendues. Il serait naturellement vain et ridicule de réinventer ce qu'on sait déjà. Le chercheur est censé connaître TOUT ce qui a déjà été fait ou dit sur le sujet qui l'intéresse. Et s'il est vrai que les moyens informatiques permettent aujourd'hui de trouver plus facilement les ouvrages et les articles nécessaires à sa réflexion, la prolifération de ces derniers, due à une pression aggravée sur les chercheurs pour qu'ils publient beaucoup, fait contrepoids. Se documenter sur un sujet peut prendre des semaines, des mois ! Et comme les publications paraissent sans cesse, ce travail de documentation, ou « veille scientifique »,  n'est jamais véritablement terminé.

Parallèlement, il faut mettre en place la méthode, le protocole comme on dit souvent, qui pourra permettre d'avancer, en général, par petits pas, pour  valider ou invalider l'hypothèse de départ. Et il faut savoir qu'il est alors fréquent de s'apercevoir que cette hypothèse a besoin d'être remaniée, et que le protocole devra être modifié, lui aussi, au vu d'aléas qui ne sont pas tous prévisibles, et ce d'autant plus que la problématique est nouvelle... Car il est impossible de reproduire en laboratoire les conditions du terrain, impossible de mettre en place sur le terrain tous les éléments souhaités, et plus généralement, difficile ou impossible de prévoir ou d'effectuer tous les contrôles nécessaires... La recherche est faite de compromis entre les vœux  sophistiqués et rigoureux du chercheur et une réalité incontournable. C'est là qu'il doit être capable d'inférer les conséquences sur ses résultats de l'ensemble des éléments qu'il n'a pu maîtriser et c'est pourquoi le chercheur s'exprime toujours en termes de probabilités.

Il ne faut pas croire non plus, que les astronomes passent leurs nuits à promener leurs télescopes, au hasard. Une observation céleste aura fait l'objet d'une longue préparation pour déterminer la probabilité d'une découverte. Il ne faut pas croire que les historiens se jettent sur les grimoires de la Bibliothèque Nationale sans une préparation soigneuse. Il ne faut pas croire que les archéologues se mettent à faire des trous dans le sol au hasard. Il ne faut pas croire que les psychologues interrogent les passants dans la rue en leur posant des questions jetées sur le papier une heure avant. Et que dire des expériences de physique nucléaire, de modélisation informatique, de biologie médicale, etc. !

Faire de la recherche demande du temps. Du temps pour réfléchir et préparer les bonnes questions, du temps pour réfléchir et préparer les bon dispositifs d'investigation, et du temps, parfois beaucoup de temps pour comprendre les résultats qui n'ont pas l'habitude d'être forcément ceux qu'on attend. Et, ne pas vérifier une hypothèse pose au moins autant de questions que sa vérification.

Voilà rapidement dressé le tableau schématique de l'activité de recherche proprement dite.

Mais le quotidien de l'enseignant chercheur n'est pas toujours simple...


Chronique d'abonnés

Chercher et enseigner à l'Université. 2- Au quotidien

par Jean Pierre Dufoyer et Carolyn Granier-Deferre, Maîtres de Conférence Paris Descartes

17.12.08 
 
Mais un chercheur doit aussi communiquer avec la communauté scientifique. Il doit présenter ses recherches dans des congrès, publier des articles, voire des livres. Il lui faut donc écrire. Et l'on imagine volontiers qu'écrire un article, avec toutes les règles très strictes et très codifiées inhérentes à la science, n'est pas chose facile. On ne s'assied pas devant son traitement de texte en se disant « tiens, je vais pondre un article ce matin ». Il faut décrire avec la plus grande minutie ce qui a été fait. Il existe une règle : une recherche doit pouvoir être reproduite et par conséquent les résultats retrouvés à partir des seules informations présentées dans l'article. Il faut aussi discuter, commenter, mettre en perspective les résultats et référencer tous les travaux déjà publiés dans le domaine.

Mais voici qu'on demande maintenant au chercheur d'effectuer des tâches qui n'ont plus rien à voir avec la recherche proprement dite. Aujourd'hui, il lui faut écrire des contrats de recherche ! On se met même à juger de sa créativité en fonction du nombre de contrats obtenus ! Il lui faut donc aussi être un bon vendeur ! Savoir tourner son texte pour faire miroiter les « merveilleuses » retombées économiques de son travail !

De qui se moque-t-on ? Edison aurait-il prédit ... ? Pasteur aurait-il prédit ... ?

Qui est le partenaire privilégié du chercheur ? Le service de communication de son institut, formé à la publicité et à la vente ? Ou d'autres passionnés comme lui, prêts à s'investir pour comprendre un phénomène ? Doit-il rechercher la rentabilité à court terme  ou les découvertes à long terme ?

Et il y a aussi une chose qu'on oublie trop souvent. Un chercheur ne commence pas à chercher en entrant dans son bureau à 9 heures et ne cesse pas à 18 heures. Un chercheur ne peut même pas véritablement se mettre en grève, car il faudrait qu'il s'arrête de penser ! Un chercheur cherche en des lieux inattendus, en des circonstances qu'on pourrait croire improbables. Un chercheur peut réfléchir à ses travaux dans son lit, dans son bain, sur un télésiège, dans le métro et dans mille autres lieux et circonstances pour peu qu'il ait le loisir de permettre à sa pensée... de penser. Un enseignant de l'Université est censé avoir une telle activité à mi-temps. Les décrets prévus par notre ministre précisent même le nombre d'heures exactement ! On voit bien que ce partage est tout à fait théorique. Selon les moments, selon l'expérience en cours, il en sera ceci ou cela.

Mais, non content de produire des textes de haut niveau, il est aussi encouragé, souvent par lui-même qui en ressent le besoin, à écrire des manuels ou des ouvrages introductifs pour les étudiants. Ces ouvrages sont complexes, car il faut toujours négocier entre le côté pédagogique et le côté scientifique, sans tomber dans la simplification ou la schématisation trop fortes. Et qu'on ne fasse pas « le coup » des droits d'auteurs. Vu la taille des tirages, ils sont souvent symboliques !

Si l'on ajoute à cela, la durée des cours et leur préparation (car on n'a pas toujours la possibilité, surtout en premier cycle, de produire des enseignements autour de ses propres thèmes de recherche), les tâches annexes d'examen, de corrections (à une époque où la demande de contrôle continu est très forte), de jurys, de direction de mémoires ou de thèses, d'innovation pédagogique (qui est malheureusement souvent le parent pauvre, faute de temps), de tutorat (pour les étudiants mais également les chargés de cours), de participation aux Conseils de gestion ou d'administration et les activités d'organisation pédagogique, et ceci pour un salaire correspondant à celui d'un cadre petit ou moyen dans le secteur privé, on commence à se faire une idée plus précise de l'ampleur de la tâche.

Que peut-il arriver, alors, si un chercheur, accaparé par ces tâches multiples, n'a plus de contact renouvelé et soutenu avec la littérature ?  Le risque essentiel, c'est qu'il  perde sa créativité et qu'il ne puisse plus formuler d'hypothèses innovantes, car celles-ci proviennent directement de la confrontation des savoirs et des idées.

Faut-il vraiment ajouter qu'un chercheur ne peut qu'être très consciencieux. La qualité d'une recherche, et le fait que ses résultats « tiendront » ou non avec le temps, est directement proportionnelle à la rigueur avec laquelle elle a été menée. Le quotidien du chercheur est fait de minutie et de contrôle, ce qui s'envisage mal lorsqu'il s'agit de grappiller par-ci, par-là des minutes entre des dizaines d'autres activités.

Alors, de grâce, laissons-les en paix en n'oubliant pas qu'aucune loi n'empêchera leur cerveau de travailler le dimanche.



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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 01:05

(verbatim)


Rapprocher la recherche universitaire des entreprises

Recherche  18-12-2008 11:40 

Au cours du déjeuner annuel de l’Association nationale de la recherche et de la technologie, Valérie Pécresse a dévoilé son carnet de route en matière de recherche pour l’année 2009. Avec une priorité : faire coopérer la recherche publique avec la recherche privée.

"Nous devons désormais avoir une vision stratégique de notre système de recherche", a souligné Valérie Pécresse. Pour ce faire, deux actions principales sont à l’ordre du jour :

-  organiser la recherche publique autour de thèmes prioritaires ; 

-  favoriser les rapprochements entre le monde académique et les entreprises.

Valérie Pécresse souhaite ainsi mettre en place des groupes de travail mixtes chargés de "rapprocher les besoins des entreprises de l’offre des structures publiques" et engager un débat entre tous les acteurs "sous l’égide des ministères de la Recherche et de l’Industrie".

Destinés à "changer les habitudes", ces travaux devront déboucher sur un nouveau système national de recherche et d’innovation.

Un effort budgétaire sera réalisé : "le crédit d’impôt recherche destiné aux entreprises atteindra 4,4 milliards d’euros, et l’effort budgétaire augmente de 1,7 milliard d’euros, consacrés pour l’essentiel aux investissements dans les universités".

Dans les établissements publics de recherche, l’année 2009 devrait également marquer le démarrage d’une politique de relations humaines individualisée.

Enfin, la généralisation du système de primes au mérite récompensant les meilleurs chercheurs sera mise en place.



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24 novembre 2008 1 24 /11 /novembre /2008 03:34

Très intéressante histoire chronologique de la Recherche française et du CNRS par KarinePellé, réalisée en juillet 1999, dans le cadre du DESS information et communication à l'Université Jean-Moulin Lyon 3.

 

Cliquer à ce lien :


Chronologie historique du CNRS

 

 

 Les médailles d'or du CNRS

 1972 : Jacques OUDIN (immunologie).
 1973 : André LEROI-GOURHAN (ethnologie)
 1974 : Edgard LEDERER (biochimie).
 1975 : Christiane DESROCHES-NOBLECOURT (égyptologie)
    et Raymond CASTAING (physique).
1976 : Henri CARTAN (mathématiques).
1977 : Charles FEHRENBACH (astronomie).
1978 : Pierre JACQUINOT (physique), ancien directeur général du CNRS.
1978 : Maurice ALLAIS (économie), (Prix Nobel d'économie, 1988).
1979 : Pierre CHAMBON (biologie).
1980 : Pierre-Gilles de GENNES (physique), (Prix Nobel de physique, 1991).
1981 : Jean-Marie LEHN (chimie), (Prix Nobel de chimie, 1987).
1981 : Roland MARTIN (archéologie).
1982 : Pierre JOLIOT, membre de l'Institut (biochimie).
1982 : Alain CONNES.
1983 : Evry SCHATZMAN (astrophysique).
1984 : Jean BROSSEL, membre de l'Institut (physique).
1984 : Jean-Pierre VERNANT (histoire).
1985 : Piotr SLONIMSKI (génétique).
1986 : Nicole LE DOUARIN, membre de l'Institut (embryologie).
1987 : Georges CANGUILHEM (philosophie).
1987 : Jean-Pierre SERRE, membre de l'Institut, médaille Fields 1954 (Mathématiques).
1988 : Philippe NOZIERES, membre de l'Institut (physique).
1989 : Michel JOUVET, membre de l'Institut (biologie) .
1990 : Marc JULIA (chimie)..
1991 : Jacques LE GOFF (histoire).
1992 : Jean-Pierre CHANGEUX (neurobiologie).
1993 : Pierre BOURDIEU (sociologie).
1994 : Claude ALLEGRE (physique du globe).
1995 : Claude HAGEGE (linguistique).
1996 : Claude COHEN-TANNOUDJI (physique), (Prix Nobel de physique, 1997).
1997 : Jean ROUXEL (chimie).
1998 : Pierre POTIER (chimie).

 

 

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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 00:13

(dépêche)

Réforme annoncée du Palais de la découverte

Isabelle Brisson
22/04/2008 | Mise à jour : 12:29 | | Commentaires  1 .

Accueillant chaque année 500 000 visiteurs, le Palais de la découverte présente au public les bases fondamentales de la scienceet de la recherche actuelle par le biais d'expériences.

L'établissement parisien devrait se rapprocher de la Cité des sciences en 2009 et céder un peu d'espace au Grand Palais. Des changements qui inquiètent une partie du personnel.

Le palais de la découverte et la Cité des sciences vont adopter un statut commun. Le premier est actuellement un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPCSCP) dépendant du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et du ministère de la Culture. C'est une petite structure de 230 personnes aux trois quarts fonctionnaires. Il présente au public les bases fondamentales de la science et de la recherche actuelle par le biais d'expériences. Plusieurs rapports dont le dernier émanant du Sénat ont souligné ses nombreux «dysfonctionnements administratifs et politiques». La Cité des sciences est un établissement public à caractère industriel et commercial (Epic) dépendant des mêmes ministères qui emploie environ 1 000 salariés principalement sous contrats privés. Il doit rendre accessibles les savoirs scientifiques techniques et industriels.

«Nous ne sommes pas concurrents, nous faisons deux métiers complètement différents», relèvent les représentants syndicaux du Palais de la découverte, soucieux que ce rapprochement se transforme en fusion. Une fusion qui, craignent-ils, pourrait se réaliser en faveur de la Cité des sciences qui les absorberait avec leurs spécificités. Les délégués syndicaux estiment en outre la décision de gérer ces institutions de la même manière complètement injustifiée. «Cela va compliquer la tâche, créer des lourdeurs et ne fera pas faire d'économies.» Certains salariés relèvent par ailleurs que le Palais de la découverte a déjà réagi positivement à ses difficultés en créant notamment un projet de rénovation dont une partie sera soutenue par des entreprises privées et des expositions comme «Hydrogène» qui sont montées en collaboration avec la recherche publique et privée.

Mutualisation

Rappelons que la situation du Palais de la découverte n'est pas simple. L'établissement est géré par le ministère de la Recherche et reçoit son budget du ministère de la Culture. Actuellement, le budget n'a toujours pas été voté, ce qui lui interdit de rénover des locaux vétustes. Le propriétaire des lieux est l'Établissement public à caractère industriel et commercial du Grand Palais. Un échange de salles va avoir lieu entre le Grand Palais et le Palais de la découverte qui occupe la partie ouest. Ce dernier va notamment rendre le salon d'honneur au Grand Palais et récupérer des salles actuellement aménagées en bureaux. «L'opération qui est équitable en termes de surface ne l'est pas en volume», estime-t-on au Palais de la découverte. Les activités en physique et chimie requièrent en effet une place importante pour réaliser les expériences. Et il n'y a pas de budget pour équiper les surfaces récupérées.

De son côté, François d'Aubert, président de la Cité des sciences, estime que le rapprochement des deux sites constituera une véritable plus-value pour la diffusion des connaissances, il permettra de susciter davantage de vocations et de mieux montrer la science en marche.

Quant au ministère de la Recherche, il considère que les missions des deux institutions sont analogues, se situant à l'interface de la science et de la société. Il souhaite une mutualisation plus forte et une programmation des expositions commune de façon à harmoniser les thèmes. Un groupe de travail œuvre activement à l'organisation de nouveaux statuts communs aux deux institutions. Le rapprochement est prévu à échéance 2009. Au ministère de la Recherche, on affirme qu'il n'y a pas de déménagement prévu pour le Palais de la découverte. L'établissement est situé en plein Paris dans un cadre prestigieux, chargé d'histoire, auquel les 500 000 visiteurs qui le fréquentent chaque année restent très attachés.



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28 juin 2007 4 28 /06 /juin /2007 00:15

Le dernier rapport qui remet en cause la gestion du Palais de la Découverte.


Le Palais de la découverte : un condensé de dysfonctionnements administratifs et politiques

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Rapport d'information de M. Philippe ADNOT, fait au nom de la commission des finances
n° 354 (2006-2007) - 27 juin 2007


La commission des finances a confié à M. Philippe Adnot, rapporteur spécial de la mission « Recherche et enseignement supérieur », une mission de contrôle sur le Palais de la Découverte. Créé en 1937 par Jean Perrin, le Palais de la Découverte a pour objectif de présenter la science « en train de se faire » par le biais d'exposés, d'expériences et de manipulations commentées. Avec la Cité des sciences, il apparaît comme un acteur de premier plan de la diffusion scientifique et technologique dans notre pays. Fondé sur une médiation scientifique originale, le Palais de la Découverte, malgré les années et la création de la Cité des sciences et de l'industrie, continue d'attirer un public important.Toutefois, au terme de ce contrôle, deux conclusions se dégagent :-d'une part, la ressource que constitue cet établissement auregard de la diffusion scientifique paraît sous-utilisée et négligée ;-d'autre part, le Palais de la Découverte s'apparente à un condensé de dysfonctionnements administratifs et politiques. Dénonçant fortement la dégradation du bâtiment, M. Philippe Adnot s'attache à formuler des recommandations pragmatiques, destinées à déclencher un processus décisionnel qui fait défaut depuis plus de deux décennies.

Synthèse du rapport.
http://www.senat.fr/rap/r06-354/r06-354-syn.pdf


Le rapport dans son intégralité.
http://www.senat.fr/rap/r06-354/r06-3541.pdf



ORIGINE :
L'exposition de 1937, nommée « Le Palais de la Découverte » accueille 2.225.000 visiteurs, et reste ouverte du mois de mai 1937 à la fin du mois de novembre 1937, d'où l'idée de rendre permanente cette exposition temporaire.


LA DÉFINITION DES MISSIONS DU PALAIS DE LA DÉCOUVERTE PROPOSÉE PAR LA MISSION DES INSPECTIONS GÉNÉRALES

Redéfinir les missions fondamentales du Palais :

« Le Palais de la Découverte enrichit l'offre des établissements publics chargés de diffuser la culture scientifique et technique par une approche singulière mettant le public en contact avec les sciences fondamentales, grâce à de véritables expériences scientifiques et des phénomènes réels mis en scène par une médiation humaine.

Il assure des activités d'édition et de production de supports et d'évènements à vocation scientifique. C'est un acteur reconnu en matière de formation scientifique initiale et continue.

Le périmètre de son activité recouvre, à titre principal, les domaines relatifs à la Terre et à l'Univers, la matière et l'énergie, les sciences du vivant et l'immatériel scientifique (les mathématiques).

1. Vis-à-vis de la Société et du grand public, le Palais a pour mission d'illustrer, de démontrer et d'approfondir les grandes questions scientifiques modernes. Il contribue, notamment par ses expositions et ses activités évènementielle et éditoriale, à la valorisation du rôle de la science dans le développement économique et social durable de la France.

2. Vis-à-vis de l'Education nationale, le Palais a pour mission de susciter des vocations scientifiques en présentant au public scolaire et étudiant les disciplines et leurs relations entre elles de façon attractive. Il leur fait rencontrer les acteurs publics et privés de la recherche, et met en valeur la singularité de la démarche scientifique faite de questionnements et d'expérimentations. Il assure un relais des initiatives du ministère en faveur des sciences expérimentales à travers ses activités de soutien et de formation des étudiants et des enseignants et l'essaimage de ses manipulations et de ses exposés.

3. Vis-à-vis de la communauté scientifique, le Palais développe des synergies de fonctionnement, des coproductions d'expositions et d'évènements et des initiatives communes de programmation avec d'une part les établissements parisiens (CSI, Muséum d'histoire naturelle et Musée des Arts et Métiers) et d'autre part avec le réseau des Centres de Culture Scientifique Technique et Industrielle (CCSTI). Il crée, dans son enceinte rénovée, un espace de rencontres, d'échanges, de création et de communication entre l'Académie des sciences, l'Académie des technologies, les laboratoires publics et privés de recherche et l'industrie. Il ouvre cet espace d'échanges aux acteurs politiques, économiques et sociaux, ainsi qu'au grand public. Il développe une activité internationale, en étroite concertation avec la CSI.

4. Vis-à-vis des entreprises, le Palais s'appuie principalement sur la fondation La Villette entreprises pour construire des partenariats muséographiques et évènementiels. Il ouvre ses organes de gouvernance, ses contenus et ses espaces aux acteurs privés de la recherche française, européenne et internationale.

L'ensemble de ces missions est assuré en étroite association et en complémentarité avec la Cité des Sciences et de l'Industrie ».




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