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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 16:49

(dépêches)


http://lorraine-champagne-ardenne.france3.fr/info/lorraine/Les-ADN-parlent--58307714.html
Justice : affaire Grégory
22/10/2009 | 10:59 par Laurence Duvoid 0 commentaire
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 Grégory Villemin

© France 3 Les ADN d'un homme et d'une femme ont été relevés sur le timbre et la lettre du corbeau
Peut être que la vérité va enfin transparaître dans l'affaire Grégory. L'espoir est tout du moins là. Le laboratoire lyonnais Biomnis doit en effet donner aujourd'hui le résulat des analyses ADN.

Des Analyses ADN avaient été effectuées sur les cordelettes, le blouson, le bonnet de l'enfant ainsi qu'une enveloppe timbrée du corbeau et d'une lettre du corbeau.  Le timbre et la lettre ont parlé. Un ADN féminin a été retrouvé sur ou sous le timbre d'une lettre du corbeau et un ADN masculin sur cette même lettre. Lettre qui avait été adressée par le corbeau au grand-père du petit Grégory, Albert Villemin, en juillet 1985.Le rapport de cette nouvelle exptertise de scellés doit être remis aujourd'hui au président de la chambre d'instruction de la cour d'appel de Dijon, Jean-François Pontonnier. Une conférence de presse sera d'ailleurs donnée cet après-midi par le procureur de Dijon à 15h30 alors que les avocats de la famille Villemin doivent s'exprimer à 16 heures sur ces résulats à Paris. Ces résulats ADN sont très attendus. Car ils soulèvent nombre de question : à qui appartiennent ces ADN? s'agit-il de l'ADN du meurtrier ou d'un enquêteur? La lettre du corbeau ayant été maintes fois manipulée au cours de l'enquête? Le corps de Bernard Laroche - un moment mis en examen pour le meurtre dy petit Grégory, devra-t-il être exhumé pour rechercher son ADN? Et comment éviter d'autres dérapages dans cette affaire ultra sensible aujourd'hui après le fiasco judicaire et médiatique qu'elle a pu engendrer.


http://fr.news.yahoo.com/73/20091022/tfr-affaire-du-petit-grgory-deux-traces-0e31ec3.html
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/2009-10-22/affaire-du-petit-gregory-deux-traces-adn-decouvertes-sur-les/920/0/387804
Publié le 22/10/2009 à 07:24 - Modifié le 22/10/2009 à 15:32 Le Point.fr

FAIT DIVERS

Affaire du petit Grégory : les deux traces ADN n'appartiennent pas aux époux Villemin
lepoint.fr



Les empreintes ADN des parents du petit Grégory Villemin ne figurent nulle part sur les scellés © SIPA

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RÉCIT L'affaire du petit Grégory, 25 ans d'énigmes
ÉCLAIRAGE Ces affaires célèbres résolues grâce à l'ADN
CHRONOLOGIE Les grandes dates de l'affaire Grégory
 Un quart de siècle après la découverte du corps du petit Grégory dans les eaux de la Vologne (Vosges) , l'expertise des scellés, confiée depuis cinq mois à un laboratoire lyonnais, a montré la présence de deux traces ADN sur un timbre et une lettre envoyée à la famille. Ces traces d'ADN sont celles d'un homme et d'une femme, a expliqué jeudi le procureur général de la cour d'appel de Dijon Jean-Marie Beney, confirmant une information du Parisien/Aujourd'hui en France . Cette lettre avait été adressée par le corbeau à Albert Villemin, le grand-père de Grégory, en juillet 1985, soit neuf mois après la découverte du corps du garçonnet. Selon le procureur général, l'auteur de la lettre affirmait : "Je vous ferai la peau à la famille Villemin". Ces empreintes ont été comparées à celles des époux Villemin, parents de la victime, et la comparaison est négative, a par ailleurs confié Jean-Marie Beney à Reuters. "Leurs empreintes génétiques n'apparaissent nulle part sur les scellés", a-t-il dit, après avoir pris connaissance des conclusions d'un rapport d'experts.

Il revient maintenant au président de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon, Jean-François Pontonnier, "d'exploiter ces résultats en faisant des prélèvements (ADN) sur différentes personnes" mêlées à cette affaire, relève Jean-Marie Beney. Le magistrat a toutefois fait valoir que l'exhumation du corps de Bernard Laroche, un temps soupçonné d'être le corbeau, assassiné par le père de Grégory, Jean-Marie, n'était "pas pour l'instant d'actualité". "D'ailleurs, nous pouvons prévoir des prélèvements sur sa filiation et ses proches", assure le procureur général.

Les parents du petit garçon ont, à plusieurs reprises, tenté de relancer l'affaire. Ils avaient saisi en 2008 le procureur général de Dijon en demandant la réouverture de l'instruction, pour une nouvelle recherche d'ADN. Jean-Marie et Christine font alors valoir que, en vingt-quatre ans, les progrès de la science ont évolué, notamment dans le domaine de la génétique. Depuis mai dernier, le laboratoire Biomnis (ex-Mérieux) a manipulé les vêtements que Grégory portait le jour de son assassinat. Les cordelettes entourant ses pieds et poignets, une seringue et un conditionnement d'insuline trouvés sur les lieux, des enveloppes, des lettres et timbres du corbeau ont également été passés au crible. Les experts lyonnais ont ainsi retrouvé l'ADN identifiable du petit Grégory sur la manche de son anorak. Des prélèvements sur les parents de Grégory ont également été réalisés pour cette nouvelle expertise.

Cette découverte est susceptible de relancer l'enquête sur ce fait divers, sans doute le plus médiatisé du XXe siècle. Reste à savoir si l'ADN permettra de démasquer le ou les coupables. Le professeur Jean-Paul Moisan, pdg de l'Institut génétique Nantes Atlantique (IGNA), spécialiste français des tests ADN, prévenait déjà en 2008 qu'à l'époque des faits, les tests ADN étaient méconnus. "Aucune précaution particulière n'a été prise et il est probable que les scellés aient été contaminés par des ADN exogènes", soulignait le spécialiste.


 


Grégory Villemin © AFP










http://www.liberation.fr/societe/0101598657-affaire-gregory-deux-adn-identifies?y=1
Société 22/10/2009 à 06h39 (mise à jour à 13h03)
Gregory: l'ADN sur les scellés n'est pas celui des parents
25 ans après la meurtre du petit Grégory Villemin, une nouvelle expertise a montré la présence sur une lettre du «corbeau» de traces ADN d'un homme et d'une femme.

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Photo de décembre 2008 de l'un des scellés. (AFP/JEFF PACHOUD)

 
 
 
 
 
 
Un quart de siècle après la découverte du corps du petit Grégory dans la Vologne (Vosges), l’affaire Villemin a rebondi jeudi avec la découverte d’ADN «identifiable» sur une lettre et son timbre envoyés par le «corbeau» qui a revendiqué l’assassinat.

«On a trouvé deux ADN identifiables sur les scellés: un ADN féminin sur ou sous le timbre d’une lettre du "corbeau" et un ADN masculin sur cette même lettre», a déclaré à l’AFP le procureur général de la cour d’appel de Dijon, Jean-Marie Beney.

Selon une source judiciaire, il ne s'agit pas des ADN des parents du petit Grégory, sur qui des prélèvements avaient été réalisés pour cette nouvelle expertise.

La lettre avait été adressée par le «corbeau» à Albert Villemin, le grand-père de Grégory, en juillet 1985, neuf mois après la découverte, le 16 octobre 1984, du garçonnet de quatre ans et demi dans les eaux de la Vologne.

Selon Jean-Marie Beney, l’auteur de la lettre affirmait: «Je vous ferai la peau à la famille Villemin: la prochaine victime est Monique», l’épouse d’Albert.

«Retrouver les acteurs du dossier»

De «l’ADN identifiable du petit Grégory (a également été retrouvé) sur la manche de son anorak, alors que ce scellé a séjourné dans l’eau pendant un certain temps», a ajouté le magistrat, qui venait de recevoir le rapport d’expertise commandé en décembre 2008 par la cour d’appel de Dijon au laboratoire lyonnais Biomnis (ex-Mérieux).

Il s’agit d’un nouveau rebondissement de l’enquête sur l’assassinat, jamais élucidé, de Grégory Villemin. En juin 2000, la justice, déjà saisie par les parents de Grégory, avait une première fois fait expertiser un demi-timbre apposé sur une enveloppe expédiée par le «corbeau». «ADN inexploitable», avaient conclu les experts.

Selon un spécialiste cité par Le Parisien, qui a révélé jeudi les principales conclusions du rapport Biomnis, il faudrait maintenant «pouvoir comparer ces empreintes génétiques avec celles des protagonistes de l’affaire».

«Cela implique de retrouver l’ensemble des acteurs du dossier, y compris les enquêteurs qui ont manipulé les scellés», a précisé un magistrat au journal.

«Initiatives» dans les prochains jours

Pour l’un des avocats des époux Villemin, Me Marie-Christine Chastant-Morand, ses clients «espèrent toujours la vérité». L’avocate doit donner, vers 16 heures, une conférence de presse à son cabinet parisien avec son confrère mulhousien, Me Thierry Moser.

Me Gérard Welzer, l’avocat de la famille Laroche, au sein de laquelle se trouverait le «corbeau» selon certains enquêteurs, a pour sa part réclamé que l’enquête soit «entièrement reprise». Il a notamment demandé l’expertise de «la cassette audio du "corbeau", qui est dans le dossier».

Arnaud Montebourg (PS), qui fut un des avocats de Christine Villemin, s’est également prononcé pour la réouverture de l’enquête.

Interrogé sur l’opportunité d’exhumer le corps de Bernard Laroche, un moment suspecté du crime, Me Welzer a dit: «On n’en est pas là. Mais nous annoncerons dans les prochains jours un certain nombre d’initiatives.»

Livre à paraître

Mis en cause par sa belle-sœur Murielle Bolle en novembre 1984, Bernard Laroche, cousin de Jean-Marie Villemin, avait été inculpé d’assassinat, écroué puis remis en liberté en février 1985. Il avait été abattu d’un coup de carabine par Jean-Marie Villemin peu après.

En juillet 1985, c’était au tour de la mère de l’enfant, Christine Villemin, d’être inculpée de l’assassinat de son fils. Ecrouée puis remise en liberté sous contrôle judiciaire quelques jours plus tard, elle avait bénéficié d’un non-lieu en février 1993.

Depuis, Christine et Jean-Marie Villemin se sont établis à Etampes (Essonne) tandis que Marie-Ange Laroche, la veuve de Bernard Laroche, vit dans les Vosges. Elle doit publier le 3 novembre un livre intitulé Les larmes oubliées de la Vologne.
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 09:20

Présomption d’innocence, secret de l’instruction, protection des personnes, respect des victimes, déroulement de l’autopsie, conservation des pièces à conviction, reconstitution du meurtre… L’affaire Grégory a violé tous les principes d’un bon fonctionnement de la justice.


Aujourd’hui, il aurait eu presque trente ans, le petit Grégory. Joueur, rieur, bon vivant. Fils encore unique d’une famille qui aurait dû être sans histoire. Une famille rattrapée par la jalousie, la méchanceté, l’aigreur d’un certain entourage… puis par les excès de la presse, les maladresses de la justice, la passion de l’opinion publique.
 
C’était il y a vingt-cinq ans. Ceux qui étaient en âge de comprendre à l’époque ne peuvent pas l’avoir oublié. Le 16 octobre 1984 à vingt et une heure quinze, on retrouvait le corps d’un gamin de quatre ans et demi ligoté dans une rivière, la Vologne. C’est le début de l’affaire Grégory, une terrible, horrible histoire judiciaire.
 
 
Le contexte
 
Tout s’est passé près de Bruyères, dans les Vosges, dans un petit triangle entre Épinal, Saint-Dié et Gérardmer. Depuis 1981, un agent de maîtrise, Jean-Marie Villemin, suscitait des jalousies. Il avait vingt-trois ans, marié à une femme de vingt et un ans, et il avait mieux réussi que d’autres, qui étaient restés ouvriers. Oncles, beaux-frères, belle-famille… bref, beaucoup de monde n’acceptait pas qu’il pouvait avoir un train de vie confortable (mais pas ostentatoire ni arrogant) qui lui avait permis d’acheter une maison, d’avoir un prêt etc.
 
Depuis 1981 donc, un couple de corbeaux, un homme et une femme qui n’ont toujours pas été identifiés en 2009, ne cessaient de harceler et de menacer Jean-Marie ainsi que son père.
 
La catastrophe arriva le 16 octobre 1984. Une vengeance motivée sans aucun doute par cette jalousie.
 
L’affaire fut alors très mal traitée par toutes les parties impliquées : la justice qui fit n’importe quoi par l’intermédiaire d’un jeune juge peu expérimenté d’Épinal, Jean-Michel Lambert (32 ans et quatre ans d’expérience) ; la police de Nancy chargée de l’enquête sous la direction du commissaire Jacques Corazzi après le dessaisissement de la gendarmerie qui avait fait pourtant du bon boulot sous la direction du capitaine Étienne Sesmat, une police qui s’acharna contre des innocents ; des avocats qui faisaient courir des informations sans fondement ; enfin, la presse qui était devenue comme des "rats" devant un bout de lard, n’hésitant pas pour certains journalistes (pas tous) à colporter les rumeurs, à défaire des réputations pour faire du sensationnel d’autant plus attendu que l’affaire a passionné les gens.
 
Sur la base du témoignage de sa belle sœur, un cousin de Jean-Marie Villemin, Bernard Laroche fut suspecté. La belle sœur se rétracta une fois l’emprisonnement de Bernard le 5 novembre 1984. Mais c’était trop tard, la mécanique arriva.
 
 
Un deuxième meurtre qui aurait pu être évité
 
Le juge le libéra le 4 février 1985 en pensant que le procureur l’en aurait empêché (il restait sous contrôle judiciaire) et refusa toute protection malgré des menaces précises. Quelques jours après, le 29 mars, après avoir hésité déjà à plusieurs reprises, le père de l’enfant assassiné tua à bout portant celui qu’il croyait être l’assassin de son fils.
 
Il le regretta dès les minutes qui suivirent et se constitua prisonnier. Il n’avait pas accepté que les rumeurs se portassent dès le 12 mars sur sa propre épouse, Christine, inculpée le 5 juillet 1985 mais suspectée d’être le corbeau par de prétendus experts en graphologie dès le 25 mars, soit quatre jours avant le meurtre.
 
Parmi les documents intéressants à consulter, il y a l’arrêt de la requête en réhabilitation qui explique en détail l’état d’esprit de Jean-Marie Villemin au moment du meurtre de son cousin Bernard Laroche : « Il (…) disait avoir été poussé à passer à l’acte "par les journalistes qui s’acharnaient sur son épouse et par le fait qu’il ne faisait plus confiance à la Justice" ». Par ailleurs, « un examen médico-psychologique mentionnait que le requérant [i.e. Jean-Marie Villemin], malgré une intelligence et une personnalité normales, présentait une immaturité affective, une impulsivité et une vulnérabilité aux blessures narcissiques. Ces dispositions et son profond désarroi consécutifs à la perte de son enfant et à la mise en cause de son épouse expliquaient, pour les experts, sa conduite homicide ».
 
On lira aussi avec intérêt les deux articles relatifs à la presse (le couple Bezzina à Nancy qui touchait douze millions de lecteurs et d’auditeurs chaque jour) et à la justice (le juge Jean-Michel Lambert qui reste encore très réservé sur cette affaire).
 
Parmi les éléments majeurs qui auraient pu guider correctement l’enquête, il y a aussi le rapport sur les corbeaux qui sévissaient dès 1981 et le témoignage d’une experte de l’analyse graphologique qui aurait dû mener aux corbeaux.
 
 
Une mère injustement accusée d’avoir tué son enfant
 
Après avoir été emprisonnée pendant onze jours alors qu’elle était enceinte de deux jumeaux (l’un d’eux est mort en cours de grossesse), Christine Villemin a dû attendre le 3 février 1993 pour être totalement lavée de tout soupçon (non-lieu pour absence totale de charge, ce qui est sans précédent : « La cour dit et juge qu’en l’état il n’y a pas de charges contre Christine Villemin d’avoir assassiné son fils Grégory Villemin. »). Il n’y a donc pas eu de procès pour elle.
 
Christine Villemin a été innocentée surtout parce qu’un routier l’avait aperçue dans sa voiture derrière lui lorsque le corbeau avait appelé au téléphone. En 1984, on ne pouvait pas conduire et téléphoner à la fois : autre temps, autre époque.
 
 
Des carences pas inutiles
 
Tout a été mauvais dans cette affaire qui fut trop médiatisée.
 
Beaucoup de choses ont été améliorées par la suite, notamment la présomption d’innocence dans la législation (trois lois ont été votées : loi n°93-2 du 4 janvier 1993, loi n°2000-516 du 15 juin 2000 et loi n°2002-307 du 4 mars 2002) et la prise de conscience des journalistes de leurs propres responsabilités vis-à-vis des protagonistes des affaires criminelles.
 
L’affaire Grégory a eu aussi des conséquences sur les enquêtes criminelles puisque selon Laurence Lacour, alors journaliste à Europe 1 qui a rédigé le livre référence sur le sujet "Le Bûcher des innocents" (éd. Les Arènes) publié en 1993, les égarements de l’affaire auraient encouragé la création de l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN).
 
Une experte en graphologie expliquait par exemple qu’il y avait une machine en Allemagne qui aurait pu conclure à l’époque sur les comparaisons d’écritures grâce aux traits qui n’étaient pas visibles mais appuyés. Hélas, elle ne savait pas que cette observation n’était plus possible une fois passée la poudre servant à détecter les empreintes digitales. On est loin des "Experts" de Miami.
 
 
La vie a continué
 
En février 2004, les époux Villemin ont fait discrètement exhumer puis incinérer le corps de leur enfant pour emporter ses restes près d’eux en région parisienne où ils résident maintenant. Leur maison dans les Vosges a été revendue deux fois depuis.
 
Condamné à cinq ans de prison, Jean-Marie Villemin a demandé une réhabilitation (c’est-à-dire l’effacement de son crime sur son casier judiciaire). Il avait montré ses regrets, payé ce qu’il devait, n’a été à l’origine d’aucun autre incident, mais la cour d’appel de Paris a rejeté sa demande le 3 juillet 2007 considérant que la médiatisation à laquelle il avait lui-même participé en publiant un livre choquerait la famille de Bernard Laroche en cas de réhabilitation de son meurtrier.
 
 
On ne connaîtra jamais le(s) coupable(s) ?
 
Le 11 avril 2001, la cour d’appel de Dijon a clos définitivement l’instruction de l’affaire Grégory en raison d’analyses ADN impossibles à conclure. La prescription fut donc fixée au 11 avril 2011.
 
Sauf que le 3 décembre 2008, cette même cour d’appel a rouvert l’instruction pour profiter des nouvelles technologies de reconnaissance ADN. À deux ans près, ça aurait été trop tard.
 
Des analyses sont maintenant en cours pour tenter d’exploiter le peu de salive sous le timbre de l’enveloppe du corbeau ou des restes de peau retrouvés dans l’enveloppe. Le 7 mai 2009, les pièces à conviction (à Dijon) ont en effet été transférées au laboratoire Biomnis ("leader français de la biologie spécialisée", ex-labo. Mérieux) à Lyon.
 
Rien n’est encore perdu donc pour connaître un jour les véritables coupables de l’assassinat du petit Grégory.
 
 
 
Sylvain Rakotoarison (16 octobre 2009)
 
 
Pour aller plus loin :
 
 
 
(Crédit photo : www.gregoryvillemin.free.fr)
 

 
 
 
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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 02:16

Quelques documents sur l'affaire Grégory :

Une histoire encore à suivre...
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-37596630.html

Documents intéressants :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-doc-37596368.html

Photos :
http://www.ladepeche.fr/content/photo/biz/2008/10/22/200810221280_w350.jpg
http://www.lexpress.fr/medias/113/affaire-gregory_222.jpg

Non-lieu pour Christine Villemin :
http://gregoryvillemin.free.fr/DossierGregory/Document%20site/site%20en%20cours/ACCUEIL/NonLieuChristineVilleminDoc.pdf

Rapport du Sénat :
http://gregoryvillemin.free.fr/DossierGregory/Document%20site/site%20en%20cours/ACCUEIL/RapportSenatJuin94.pdf

Rapport de réhabilitation :
http://gregoryvillemin.free.fr/DossierGregory/Document%20site/site%20en%20cours/ACCUEIL/Rehabilitation.pdf

Manifestation des corbeaux :
http://gregoryvillemin.free.fr/DossierGregory/Document%20site/site%20en%20cours/CORBEAU/LesCorbeaux.pdf

La famille pour comprendre les protagonistes :
http://gregoryvillemin.free.fr/DossierGregory/Document%20site/site%20en%20cours/CORBEAU/ArbGenea.pdf

Les lettres anonymes :
http://gregoryvillemin.free.fr/DossierGregory/Document%20site/site%20en%20cours/CORBEAU/Lettres-anonymes.pdf

L'expertise de l'écriture :
http://gregoryvillemin.free.fr/DossierGregory/Document%20site/site%20en%20cours/CORBEAU/ExpertiseEcriture.pdf

Témoignage du capitaine Etienne Sesmat de la Gendarmerie nationale :
http://gregoryvillemin.free.fr/DossierGregory/Document%20site/site%20en%20cours/MEDIA/Treffle_SESMAT.pdf

Interview du juge Jean-Michel Lambert dans VSD du 14 octobre 2004 :
http://gregoryvillemin.free.fr/DossierGregory/Document%20site/site%20en%20cours/MEDIA/VSD141004Lambert.pdf

Le couple Bezzina à Nancy dans l'affaire Grégory :
http://gregoryvillemin.free.fr/DossierGregory/Document%20site/site%20en%20cours/MEDIA/ComTableMediaPJ.PDF

Lépanges, vingt ans après :
http://gregoryvillemin.free.fr/DossierGregory/Document%20site/site%20en%20cours/MEDIA/EstRepublicainOct2004.pdf


Lois sur la présomption d'innocence :

LOI n° 93-2 du 4 janvier 1993 portant réforme de la procédure pénale :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000178780&fastPos=1&fastReqId=1888392449&categorieLien=id&oldAction=rechTexte

LOI n° 2000-516 du 15 juin 2000 renforçant la protection de la présomption d'innocence et les droits des victimes :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000765204&fastPos=1&fastReqId=972142154&categorieLien=id&oldAction=rechTexte

LOI n° 2002-307 du 4 mars 2002 complétant la loi n° 2000-516 du 15 juin 2000 renforçant la protection de la présomption d'innocence et les droits des victimes :
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000227016&fastPos=1&fastReqId=1997049271&categorieLien=id&oldAction=rechTexte



http://www.dailymotion.com/video/x8r4ll_le-juge-jeanmichel-lambert-sans-tab_news



EVENEMENTS DANS  LA  PROCÉDURE  DU PETIT GRÉGORY VILLEMIN
http://gregoryvillemin.free.fr/DossierGregory/Document%20site/site%20en%20cours/evenements.html

- 16 octobre 1984: le corps de Grégory ViLLEMIN, quatre ans, est découvert dans la Vologne

- 17 octobre 1984:  Les parents de Grégory, Jean-Marie et Christine VILLEMIN reçoivent une lettre anonyme déclarant notamment "Voilà ma vengeance".

- 5 novembre 1984: Suite aux déclaration de sa belle sœur Muriel  BOLLE et au premier travaux d'expertise en écriture, Bernard LAROCHE est inculpé d'assassinat et écroué.

- 14 décembre refus de mise en liberté pour Bernard LAROCHE par la Chambre d'Accusation de Nancy

- 19 décembre 1984: A la demande des avocats de Bernard LAROCHE, la chambre d'accusation de Nancy, annule un certain nombre de pièces de procédure, notamment l'expertise en écriture accablante en l'encontre de Bernard LAROCHE

-  4 février 1985: Bernard LAROCHE est libéré pour annulation de certaines pièces de procédure, et contre l'avis du parquet d'Épinal,   

- 25 mars 1985: Des nouveaux experts en écriture, désignent la mère du petit Grégory, comme pouvant être le "corbeau"

-  29 mars 1985: Jean-Marie Villemin après plusieurs tentatives les semaines précédentes, abat d'un coup de fusil Bernard LAROCHE, qu'il tient pour l'assassin de son fils. Il est inculpé d'assassinat et écroué.

-  5 juillet 1985: Après avoir subi une campagne médiatique depuis plus de six mois. Christine VILLEMIN enceinte, est inculpée à son tour de l'assassinat de son fils et incarcérée.

-  16 juillet 1985: Après une audience devant la Cour d'Appel de Nancy, Christine VILLEMIN est libérée et placée sous contrôle judiciaire.

-  23 avril 1986: Fin de l'instruction menée par le juge Jean-Michel LAMBERT. Le jeune juge d'Epinal obtiendra une mise en disponibilité pour "raisons personnelles" à partir de janvier 1987.

-  22 Juillet 1986: Jean Marie VILLEMIN par arrêt de la Cour d'appel de Nancy est renvoyé devant la Cour d'assises.

-  9 décembre 1986: Après une campagne de pression médiatique contre la mère de l'enfant depuis 12 mois -  Christine VILLEMIN par arrêt de la Cour d'appel de Nancy est renvoyée devant la Cour d'assises, reste en liberté avec son deuxième enfant Julien - totale incohérence de la justice.

-  17 mars 1987: La Cour de cassation (Paris) casse et annule l'arrêt de renvoi du 9 décembre 86, et confie le dossier à la Cour d'Appel de Dijon.

-  25 juin 87: La Cour d'Appel de Dijon ordonne un  supplément d'enquête. Le juge Maurice SIMON, président de cette Cour d'Appel, va mené la nouvelle instruction et reprend toute la procédure.

-  24 décembre 1987: Jean-Marie VILLEMIN après cinq demandes de mise en liberté et 33 mois de détention, est libéré sous contrôle judiciaire.

-  25 mai 1988: Non lieu en faveur de Murielle BOLLE , suite à une plainte déposée par les défenseurs des époux Christine et Jean-Marie VILLEMIN

-  24 novembre 1988: Non lieu en faveur des gendarmes, suite à une plainte déposée par les défenseurs des consorts  BOLLE / LAROCHE  

-  29 janvier 1990: Accident cardiaque du Juge SIMON

- 10 février 1990: Pression contre le Juge SIMON

- 24 avril 1990: Communiqué de presse du Juge SIMON

- 20 septembre 1990: Remplacement du juge SIMON qui ne peut reprendre l'instruction après une nouvelle opération en juin 1990. Le troisième juge est le président de la Cour d'Appel de Dijon, le Juge MARTIN.

-  3 février 1993: La chambre d'accusation de la Cour de Dijon rend un arrêt de 93 pages, un non-lieu au profit de Christine VILLEMIN (pour absence de charge).

-  16 décembre 1993: Après plus de six semaines de procès, Jean-Marie VILLEMIN est condamné pour assassinat sur la  personne de Bernard LAROCHE à 5 ans d'emprisonnement dont un an avec sursis, soit 4 ans d'emprisonnement ferme. -  17 décembre 1993: Condamnation de Jean-Marie VILLEMIN à 908.000 francs indemnités, préjudice moral, matériel, Art 375 en faveur des consorts BOLLE/LAROCHE

-  27 avril 1994: Pour la première fois les époux VILLEMIN témoignent en direct sur un plateau de télévision à l'émission "la Marche du Siècle". Il faut savoir que toutes les autres émissions (avant ou après celle-ci) ont été réalisées sans leurs accords. 

- 28 avril 1994: La commission d'indemnisation des victimes d'infractions (CIVI) près du tribunal de grande instance d'Evry (Essonne) accorde à chacun des époux la somme de 300.000 francs de dommage et intérêts - Verser immédiatement à Marie Ange Laroche avec les droit d'auteurs (du livre des époux Villemin) en règlement des condamnations de Jean-Marie Villemin. 

-  24 mai 1994: Décès du juge Maurice Simon, un peu plus d'un an après son accident cérébral en mars 1991.

-  18 juin 1994: Audience au Sénat des parents du petit Grégory VILLEMIN devant la commission des lois pour témoigner de leur calvaire.

- 24 février 1995: Condamnation de Jean-Marie VILLEMIN à 450.000 francs indemnités patrimoniaux en faveur des consorts LAROCHE (ce qui fait un total 1.358,000francs avec la condamnation du 17 décembre 93).

 -  4 juillet 1995: Indemnisation de 410.000 francs, en faveur de Christine VILLEMIN, pour les 11 jours de détention,

- 25 novembre 1999: A la demande de Christine et Jean-Marie VILLEMIN , leur avocat Me MOSER écrit à Madame La  Procureur Générale près la Cour d'Appel de Dijon pour solliciter des investigations visant à déterminer si une expertise ADN était encore techniquement possible sur toutes les lettres du corbeau, nonobstant l'ancienneté du crime.

 -  4 avril 2000: Le tribunal administratif de Nancy a estimé que l'État n'avait pas suffisamment pris en compte les menaces pesant sur l'oncle du petit Grégory - L'État est condamné à verser 155765F en faveur des consorts LAROCHE

-  14 juin 2000: A LA DEMANDE DE CHRISTINE ET JEAN-MARIE La Chambre d'Accusation de la Cour d'Appel de Dijon ordonne la réouverture de l'information afin de procéder à l'identification par une empreinte génétique de l'expéditeur de la lettre 27 avril 1983 seule exploitable...

-  10 octobre 2000: Mandatés par Madame la Présidente de la Chambre d'Accusation de la Cour d'Appel de Dijon, les experts du C.H.U de Nantes déposent un rapport indiquant que l'ADN visualisé sous le demi timbre ne peut être interprété.  Il va de soi que ce rapport négatif a constitué une immense déception pour Christine et Jean-Marie VILLEMIN qui, depuis l'odieux assassinat de leur enfant, n'ont cessé de se battre pour parvenir à la manifestation de la vérité

-  11/04/2001: La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon a pris la décision mercredi de clôturer l'instruction dans l'affaire du meurtre de Grégory VILLEMIN.

-  15 mai 2002: Condamnation de L'ÉTAT   à  63266 euros en faveur des consorts BOLLE/LAROCHE à titre de dommages et intérêts

-  21 févier 2004: Christine et Jean-Marie VILLEMIN, après une demande au préalable à Cour d'Appel de Dijon, décide en toute intimité d'exhumé le corps de Grégory et de le faire incinérer pour garder ses cendres près d'eux, et d'essayer enfin de faire leurs deuils.

-  28 juin 2004: Condamnation de L'ÉTAT  à  70000 euros en faveur des époux VILLEMIN à titre de dommages et intérêts

-  3 juillet 2007: Demande de réhabilitation  d'avril 2005 de Jean-Marie VILLEMIN refusée, suite à la médiatisation. Réhabilitation automatique le 30 décembre 2008.

-  3 décembre2008: A LA DEMANDE DE CHRISTINE ET JEAN-MARIE La Chambre d'Accusation de la Cour d'Appel de Dijon ordonne la réouverture de l'information afin de procéder à de nouvelles expertises ADN, sur quatre enveloppes anonymes,, sur les noeuds des cordelettes, et sur les vêtements de Grégory.









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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 08:32

On parle depuis plus de quinze jours de l’affaire de la "joggeuse", cette femme qui s’est fait enlever, violer et étrangler par un récidiviste. Une affaire qui a ému : tristesse, peur mais aussi colère. Focus sur le traitement médiatique de cet horrible fait divers.


Parfois, la lecture de la presse ou l’écoute des journaux peuvent engendrer la nausée. Vingt-cinq ans après la découverte du corps du petit Grégory dans la Vologne (le 16 octobre 1984), les médias ont toujours un peu de mal à tracer la frontière entre information et sensation. 
 
Il y a donc eu cette affaire terrible qui s’est déroulée récemment. Une jeune femme de quarante-deux ans qui courait tranquillement pour pratiquer son sport matinal dans la forêt de Fontainebleau se fait enlever par un homme de quarante-sept ans. C’était lundi 28 septembre 2009.
 
Dans le coffre de la voiture du kidnappeur (une Peugeot 106 grise), elle parvient à appeler la police avec son téléphone portable et donne même le numéro d’immatriculation.
 
Deux cents gendarmes s’activent alors à pieds, à cheval et en hélicoptère pour ratisser toute la zone. La 106 est retrouvée. Malgré cela, la femme n’est pas retrouvée et on la considère comme disparue.
 
Entre-temps, l’homme l’a attachée à un arbre puis est parti. La femme a réussi à se libérer mais il est revenu et l’a recapturée.
 
Un peu plus tard, le lundi soir, l’homme est arrêté sur les indications initiales de la femme. On retrouve hélas trop tard, le mercredi soir, sa victime dans la forêt à vingt kilomètres du lieu d’enlèvement. Morte étranglée. Et on apprendra un peu plus tard qu’elle a été violée.
 
Le suspect, il avait déjà violé une fille de treize ans en 2000 et pour cela, il a été jugé en 2002, condamné à onze ans de prison, emprisonné et libéré quelques années plus tard avec les remises de peines, en mars 2007. Il a même réemménagé dans le village dans le Loiret de sa (première) victime (qui a encore peur de lui à vingt-deux ans) après la levée de son contrôle judiciaire en novembre 2008. Il devait aussi se faire soigner pour son alcoolisme.
 
Dès que ce terrible casier judicaire fut connu, des bouledogues de la vie politique se sont mis à aboyer, à vociférer : castration chimique, peine à perpétuité ou autres mesures pas plus efficaces que ce qui existe dans le code pénal déjà très sévère. Même les juges d’application des peines ont reçu quelques crachats. Apparemment, ça fait du bien aux vociférateurs. Pas à la justice en général.
 
La victime, la femme de quarante-deux ans, les médias l’ont un peu oubliée. Un peu à cause d’une double polémique faisait intervenir un autre viol d’une jeune fille de treize ans puis se transformant en réquisitoire contre le neveu d’un ancien Président
 
Elle est enterrée cependant devant une foule nombreuse de personnes très émues à Milly-la-Forêt le mercredi 7 octobre 2009 (entre mille cinq cents et deux mille personnes). Même le Ministre de l’Intérieur (Brice Hortefeux) est venu mais sa présence ne semblait pas vraiment désirée et il a dû se restreindre à la discrétion. Certains proches de la famille parlaient même de récupération politique. Il a déclaré : « Je suis venu exprimer au nom du Président de la République, au nom du gouvernement tout entier, l’émotion qui est la nôtre et partager la douleur avec la famille. (…) Dans des moments comme celui-ci, la solidarité nationale doit s’exprimer. C’était aussi pour moi l’occasion à titre personnel de retrouver la mère et les deux frères de la victime, qui sont légitimement choqués et très éprouvés par un chagrin qui est le plus terrible qui puisse exister ».
 
Cette tragédie soulève bien des sujets sur la récidive, sur les remises de peine (il y a moins de récidives lorsque la libération intervient avant la fin de la peine), sur les "pulsions" incompréhensibles, sur la faible efficacité des recherches, sur la "castration chimique" (qui est déjà autorisée sur volontariat, mais est-ce le réel problème ?) etc.
 
Il y a, au-delà de l’émotion suscitée et légitime, une chose qui m’a choqué sur la manière quasi-générale de parler de cette affaire dans les médias.
 
Les titres des journaux depuis plus de deux semaines parlent de la malheureuse victime ainsi :
 
« Une joggeuse disparue dans l’Essonne »
« La joggeuse de Milly toujours recherchée »
« Joggeuse disparue : les enquêteurs très inquiets »
« La joggeuse kidnappée en forêt reste introuvable »
« La joggeuse enlevée à Fontainebleau reste introuvable »
« Enlèvement de la joggeuse : le suspect mis en examen »
« Joggeuse enlevée : le suspect déjà condamné pour viol et enlèvement »
« Joggeuse agressée, Hortefeux fait des déclarations jugées irresponsables »
« Le corps de la joggeuse retrouvé sur indications du suspect »
« Le corps de la joggeuse enlevée a été retrouvé »
« Le suspect avoue avoir étranglé la joggeuse »
« Le suspect arrêté avoue avoir tué la joggeuse »
« Joggeuse enlevée : son ADN retrouvé sur le suspect »
« Le meurtre de la joggeuse relance le débat de la récidive »
« Déjà condamné, il avoue avoir tué la joggeuse »
« Joggeuse tuée : le crime aurait pu être évité »
« Le calvaire de la joggeuse »
« Après le meurtre de la joggeuse, la droite relance la polémique »
« Joggeuse tuée : Frédéric Lefebvre (UMP) favorable à la castration chimique »
 
Mais il faut arrêter de parler sans cesse de la "joggeuse" !
 
Elle n’est pas "la" joggeuse du pays, la seule joggeuse du pays.
Elle n’est pas joggeuse professionnelle.
Elle n’a pas eu de diplôme de joggeuse.
Elle n’est pas née joggeuse.
Elle ne doit pas mourir joggeuse.
 
Elle a juste fait son jogging du matin, comme de nombreuses personnes.
Et comme tout le monde, elle a un nom, un prénom, un métier, une famille.
 
Elle s’appelait Marie-Christine.
Elle était assistante maternelle.
Elle était célibataire.
Beaucoup l’appréciaient dans sa commune.
 
Et elle a le droit de ne pas rester "joggeuse" ad vitam aeternam.
Merci pour sa mémoire.
 
 
 
Sylvain Rakotoarison (15 octobre 2009)
 
 
Pour aller plus loin :
 
 
 
 
 


http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/semantique-de-l-horreur-63246

Une d'Agoravox du 15 octobre 2009.
http://www.agoravox.fr/spip.php?page=sommaireed&date=2009-10-15

http://fr.news.yahoo.com/13/20091015/tot-semantique-de-l-horreur-89f340e.html

http://www.lepost.fr/article/2009/10/15/1743893_semantique-de-l-horreur.html

http://rakotoarison.lesdemocrates.fr/article-81

http://www.centpapiers.com/semantique-de-lhorreur/10155/










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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 13:30

(dépêches)




http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5irgfa0OLkVMG7rcy25H-NPayz0FQ
Une foule nombreuse pour le dernier hommage à Marie-Christine Hodeau, la joggeuse assassinée
De Sylvain PEUCHMAURD (AFP) – Il y a 5 jours

MILLY-LA-FORET — L'église de Milly-la-Forêt (Essonne) était trop petite mercredi pour accueillir la foule, recueillie mais laissant percer une colère sourde, venue rendre un dernier hommage à Marie-Christine Hodeau, la jeune femme enlevée et tuée le 28 septembre.

Le cercueil de bois clair a été porté vers 15H00 dans l'église Notre-Dame de l'Assomption, au milieu de 1.500 à 2.000 personnes, selon la gendarmerie, venue saluer la mémoire de cette assistante maternelle, en présence du ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux.

"Je suis venu exprimer au nom du président de la République, au nom du gouvernement tout entier, l'émotion qui est la nôtre et partager la douleur avec la famille", a déclaré le ministre à la fin du service religieux.

"Dans des moments comme celui-ci, la solidarité nationale doit s'exprimer. C'était aussi pour moi l'occasion à titre personnel de retrouver la mère et les deux frères de la victime, qui sont légitimement choqués et très éprouvés par un chagrin qui est le plus terrible qui puisse exister", a ajouté le ministre avant de tourner les talons, sans répondre à la question d'un journaliste sur une "éventuelle récupération" de son déplacement.

"Si ça sert à changer les choses", cette visite est "très bienvenue, si c'est simplement pour faire de beaux discours, à quoi cela va-t-il servir", s'est interrogée devant des journalistes une habitante de Milly, préférant taire son nom, ajoutant: "Nous sommes toutes des Marie-Christine Hodeau".

"On aimerait que cette femme ne soit pas morte pour rien et que des mesures efficaces et concrètes soient prises pour que ça ne se reproduise plus", a-t-elle ajouté.

D'autres personnes interrogées par l'AFP ont plaidé pour la castration pure et simple des criminels sexuels, voire pour la peine de mort, tandis que d'autres tenaient des propos plus mesurés, exprimant leur émotion.

"Nous ne sommes ni dans un tribunal pour juger, ni dans un hôpital pour soigner, ni dans un parlement", a déclaré dans son homélie l'évêque d'Evry Mgr Michel Dubost, "nous sommes là pour rendre hommage à Marie-Christine".

L'inhumation devait ensuite avoir lieu dans l'intimité.

Les commerçants de la commune, où vivait la victime qui était âgée de 42 ans, avaient baissé leurs rideaux.

Avant et après la cérémonie, l'un des frères de la victime a invectivé des journalistes.

Le suspect de 47 ans qui a reconnu avoir enlevé et étranglé la victime partie faire son jogging, a été mis en examen pour enlèvement et séquestration en état de récidive légale, et placé en détention provisoire.

Il doit être prochainement convoqué par le juge d'instruction Michael Gihr en vue de sa mise en examen pour homicide, le parquet estimant que celui-ci pourrait avoir été prémédité.

Le suspect avait été condamné en 2002 à onze ans de prison pour l'enlèvement et le viol d'une adolescente de 13 ans vivant dans son voisinage. Elle et sa famille ont assisté à la cérémonie.

Il est sorti de prison en mars 2007 après avoir bénéficié d'une libération conditionnelle.

L'enlèvement et le meurtre de Marie-Christine Hodeau a relancé une nouvelle fois le débat sur la récidive et sur la castration chimique.

On ignore si la victime a subi des violences sexuelles.

Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés. Plus »


http://www.francesoir.fr/faits-divers/2009/09/30/disparition-milly.html

Milly la Forêt - Disparition de Marie-Christine : les enquêteurs « très inquiets »
A Milly-la-Forêt, Nathalie Mazier, le mercredi 30 septembre 2009 à 04:00

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Marie-Christine Hodeau a été enlevée à Milly-la-Forêt (Essonne)
Au surlendemain de l’enlèvement de Marie-Christine Hodeau, 42 ans, à Milly-la-Forêt, les gendarmes poursuivaient leurs fouilles hier dans les nombreuses zones boisées qui entourent le lieu où la quadragénaire avait l’habitude de faire son jogging. La garde à vue du principal suspect, un homme de 46 ans, a été prolongée.
Alignés face à une vaste zone boisée, au milieu d’un champ, sur les hauteurs de Milly-la-Forêt, dans l’Essonne, gendarmes, pompiers et volontaires attendent, en silence, le top départ du commandant pour se lancer à travers les arbres et les buissons qui leur font face. Certains des habitants de la commune qui participent à la battue partent traditionnellement marcher en forêt le mardi. Mais hier, ils ont choisi de « donner un coup de main » aux pompiers et gendarmes lancés depuis la veille à la recherche de Marie-Christine Hodeau, assistante maternelle de 42 ans, enlevée la veille pendant son jogging matinal. Ici, tous la connaissent. « Je la voyais faire son footing », explique Gérard, retraité friand de randonnée avec son épouse et un groupe d’amis. Un peu en retrait, une dame, l’air inquiet, bâton de marche à la main, chuchote : « J’espère qu’on va la retrouver… » Mais chaque heure qui passe accroît l’inquiétude de chacun. A quelques mètres, l’adjoint au commandant de la brigade siffle le départ des recherches. Le groupe s’engouffre dans le bois pour une marche d’« une heure environ qui s’annonce difficile », selon le militaire.

http://www.francesoir.fr/faits-divers/2009/09/29/enl%C3%A8vement-jogging.html
Milly la Forêt - La femme enlevée reste introuvable
Sylvain Mornet (avec Agence), le mardi 29 septembre 2009 à 14:37

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Un pompier et son chien participent, le 29 septembre 2009, à l'opération de ratissage d'une zone boisée près de Milly-la-Forêt pour tenter de retrouver une femme de 42 ans enlevée la veille au matin durant son jogging / AFP
Marie-Christine Hodeau, 42 ans, enlevée lundi matin lors de son jogging reste à l'heure actuelle toujours introuvable. Un suspect, déjà condamné pour viol et enlèvement, est toujours placé en garde à vue.

Deux cents gendarmes à pied, à cheval et en hélicoptère, ratissaient mardi une zone boisée près de Milly-la-Forêt pour tenter de retrouver la joggeuse de 42 ans enlevée lundi matin par un homme porteur d'un couteau. "Nous sommes confiants dans les recherches mais le temps joue contre nous", a déclaré à la presse mardi en fin de matinée le lieutenant-colonel Bernard Thibault, commandant le groupement de gendarmerie de l'Essonne.

Un homme a été interpellé lundi après-midi dans le cadre de cette affaire. Il est suspecté d'être lié à l'enlèvement. Selon une source judiciaire, il s'agit du gardien d'une propriété dans le secteur de Milly-la-Forêt, où réside également la disparue. Cet homme, qui nie les faits a été condamné en 2002 à 11 ans de prison par la Cour d'assises du Loiret pour l'enlèvement et le viol d'une jeune fille mineure de son voisinage en 2000, selon une source proche de l'enquête. Il a été libéré en 2007 après avoir bénéficié de réductions de peine et passé plus de 7 ans en détention.

 "Une voix oppressée mais très calme"
Marie-Christine Hodeau est parvenue à appeler la gendarmerie depuis son portable "d'une voix oppressée mais très calme" alors qu'elle était enfermée dans le coffre d'une Peugeot 106, selon le général Jean-Yves Saffray, adjoint du service des opérations de la gendarmerie. Elle a pu donner l'immatriculation de la voiture qui était habituellement conduit par le gardien de sa propriété. Celui-ci a alors été interpellé par les gendarmes.

Les gendarmes, a précisé le général Saffray, ont ensuite retrouvé la Peugeot 106 vide à Echilleuses (Loiret), à une trentaine de km du lieu de l'enlèvement. Elle a été passée au peigne fin par les spécialistes scientifiques pour tenter de retrouver des traces (empreintes digitales ou ADN) et des indices (vêtements, ...).

http://www.francesoir.fr/faits-divers/2009/10/09/joggeuse.html

Joggeuse tuée - Marie-Christine a été violée
Actu France Soir (avec Agence), le vendredi 9 octobre 2009 à 16:26

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AFP/Archives/Gendarmerie Nationale
Marie-Christine Hodeau, 42 ans, enlevée et tuée le 28 septembre alors qu'elle était partie faire son jogging près de Milly-la-Forêt a été violée.
L'ADN du suspect mis en examen dans cette affaire a été retrouvé sur son corps, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.


Dès que ces résultats ont été connus, le parquet d'Evry a pris un réquisitoire supplétif pour viol afin que le suspect, âgé de 47 ans, soit mis en examen de ce chef par le juge d'instruction, qui devrait l'entendre dans le courant de la semaine prochaine, selon la même source.

Le parquet avait déjà pris un premier réquisitoire supplétif le 30 septembre pour assassinat, après que le suspect a reconnu avoir tué la victime, lors de son interrogatoire devant le juge d'instruction.


http://www.24heures.ch/depeches/monde/meurtre-marie-christine-hodeau-auteur-presume-lie-crimes
L'affaire Hodeau relance le débat sur les aménagements de peines
EVRY | L'enlèvement de Marie-Christine Hodeau, 42 ans, a trouvé un épilogue tragique avec la découverte de son corps mercredi sur les indications du meurtrier présumé, condamné en 2002 pour viol et enlèvement, relançant une nouvelle fois le débat sur l'aménagement des peines.


© AFP | Photo récente de la victime, diffusée le 28 septembre 2009 par la gendarmerie nationale
AFP | 01.10.2009 | 19:32


Brice Hortefeux a estimé jeudi que "l'assassinat de Mme Hodeau aurait pu être évité". Le ministre de l'Intérieur a mis en cause l'application de la loi et les juges d'application des peines qui avaient remis en liberté conditionnelle Manuel R. Des propos jugés "scandaleux" par les syndicats de magistrats.

Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a quant à lui préconisé la "castration chimique" des délinquants sexuels, ce que son homologue du PS Benoît Hamon a jugé "déplorable" et "indécent".

On ignore pour l'heure si la victime a subi des violences sexuelles et si le suspect a agi avec préméditation.

Interrogé par l'AFP, Me Laurent Caruso, le défenseur du meurtrier présumé, a déploré que "le gouvernement continue sa guerre anti-juges". "Plutôt que de critiquer, ils feraient mieux d'aller voir le travail des juges et de leur donner les moyens d'assurer leurs missions", a-t-il ajouté.

Le suspect, père de quatre enfants, mis en examen mercredi pour enlèvement et séquestration et incarcéré à Fleury-Mérogis (Essonne), est visé par un réquisitoire supplétif pour "assassinat", a annoncé jeudi le procureur d'Evry, Jean-François Pascal.

Son passé pousse aussi les enquêteurs à travailler sur des "rapprochements" avec des affaires non élucidées, comme celle d'une autre joggeuse, âgée de 45 ans, retrouvée étranglée en 2008 dans une rivière à Olivet (Loiret).

La justice va aussi enquêter pour savoir si Manuel R. avait bien respecté les interdictions et obligations de sa libération conditionnelle, qui a expiré en novembre 2008.

Ce gardien d'une propriété d'Echilleuses (Loiret) a avoué mercredi soir dans le bureau du juge avoir étranglé l'assistante maternelle à la "vie bien rangée" qui vivait seule avec sa mère à Milly-la-Forêt (Essonne) et "qui pour son malheur avait l'habitude de faire son jogging deux à trois fois par semaine", a raconté M. Pascal.

Le corps entièrement dénudé de Marie-Christine Hodeau a été retrouvé mercredi vers 20H30 près de Boissy-aux-Cailles (Seine-et-Marne), à quelques kilomètres du lieu de son enlèvement.

Le récit de l'enlèvement et du meurtre de Mme Hodeau fourni par Manuel R. n'a pas semblé convaincre les enquêteurs. Il l'aurait enlevée, attachée à un arbre avec du fil électrique, serait reparti, revenu, l'aurait "croisée" sur la route, "remise de force dans la voiture" avant de l'étrangler: "ce scénario est pour le moins inhabituel", a souligné le procureur.

Le suspect n'a pas donné d'explication aux motivations de son geste.

Condamné en 2002 à onze ans de prison pour le viol et l'enlèvement d'une adolescente de 13 ans d'Echilleuses, commis en 2000, cet homme avait bénéficié d'une libération conditionnelle en mars 2007, assortie de l'interdiction de rencontrer sa victime, de paraître à Echilleuses et de l'obligation de se soigner. La cour d'assises n'avait pas assorti cette peine d'un suivi socio-judiciaire, selon une source judiciaire.

"Avec les réductions de peine, sa peine était considérée comme purgée en novembre 2008. Après cette date, il n'y avait plus de moyen de lui imposer quoi que ce soit", a précisé à l'AFP une source judiciaire.

C'est après cette date que Manuel R. s'est réinstallé dans ce village, suscitant la colère des parents de la jeune fille et la terreur de cette dernière.

La famille de Mme Hodeau doit être reçue jeudi après-midi à l'Elysée par le président Nicolas Sarkozy.

http://209.85.229.132/search?q=cache:Sg54H0KuZuwJ:fr.news.yahoo.com/4/20091001/tts-france-meurtre-joggeuse-ca02f96.html+%22Marie-Christine+Hodeau%22+assistante+maternelle+milly&cd=8&hl=fr&ct=clnk&gl=fr
Marie-Christine Hodeau aurait été enlevée deux fois
Jeudi 1 octobre, 16h32

             Buzzer ! Imprimer La joggeuse enlevée lundi dans la forêt de Fontainebleau avait réussi à s'échapper mais a été reprise et assassinée par son ravisseur qui l'a croisée au bord d'une route, selon le meurtrier présumé. Lire la suite l'article
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Manuel da Cruz, 47 ans, pourrait être lié à d'autres crimes non élucidés, comme celui d'une autre joggeuse tuée en 2008 dans le Loiret, ont indiqué les enquêteurs.

Le meurtrier présumé a livré aux enquêteurs un scénario macabre, affirmant avoir attaché à un arbre Marie-Christine Hodeau, 42 ans, puis l'avoir étranglée après sa tentative de fuite.

"C'est un scénario pour le moins inhabituel qui demande des vérifications", a déclaré le procureur d'Evry (Essonne), Jean-François Pascal, lors d'une conférence de presse.

L'autopsie a confirmé que l'assistante maternelle avait été étranglée, probablement à mains nues, et des examens sont en cours pour déterminer s'il y a eu viol.

Le corps de Marie-Christine Hodeau a été retrouvé mercredi soir à Boissy-aux-Cailles (Seine-et-Marne) sur les indications du meurtrier présumé, qui est finalement passé aux aveux dans le bureau du juge d'instruction.

Manuel da Cruz a été mis en examen pour enlèvement et séquestration en état de récidive légale mais le parquet a pris un réquisitoire supplétif pour assassinat, a précisé le procureur. Il ne s'est pas exprimé sur ses motivations.

Le scénario décrit par Jean-François Pascal montre que Marie-Christine Hodeau, une habitante de Milly-la-Forêt (Essonne) a joué de malchance.

Dans un premier temps, la quadragénaire a été enlevée lundi matin par le meurtrier présumé qui, sous la menace d'un couteau, l'a forcée à monter dans le coffre de la voiture mise à la disposition de la propriété qu'il gardait, à Echilleuses.

"SUR LE BORD DE LA ROUTE"

Marie-Christine Hodeau a cependant réussi à appeler les gendarmes depuis le coffre de la voiture, racontant avoir été enfermée sous la menace d'un couteau.

Elle a également pu donner le signalement et le numéro de la plaque minéralogique d'une Peugeot 106 grise, sans pouvoir dire précisément où elle se trouvait, la communication ayant été brutalement interrompue.

"Il l'a alors conduite dans un bois en Seine-et-Marne. D'après ses déclarations, il l'a ligotée à un arbre, serait revenu chez lui ensuite et, pour une raison sur laquelle il ne s'exprime pas, il serait revenu dans ce bois", a raconté le procureur d'Evry.

Entretemps, la joggeuse aurait réussi à se défaire de ses liens, du fil électrique et à sortir du bois.

Malheureusement, l'homme aurait "croisé Marie-Christine Hodeau sur le bord de la route, l'aurait à nouveau contrainte à monter dans le coffre de la voiture et conduite dans le bois où il l'a étranglée", a ajouté Jean-François Pascal.

Le meurtrier présumé aurait alors déshabillé sa victime et jeté ses vêtements dans un cours d'eau.

Selon son avocat, Laurent Caruso, Manuel da Cruz "ne comprend pas lui-même ce qui l'a poussé à faire cela."

L'homme avait été condamné en 2000 à 11 années de réclusion criminelle pour séquestration et viol de mineure de 13 ans avant de bénéficier d'une libération conditionnelle en 2007.

Le procureur d'Evry a affirmé que la remise en liberté de Manuel da Cruz s'était faite après "un long processus de réflexion".

L'homme devait suivre un traitement contre l'alcool, s'engager à travailler et n'avait pas le droit de paraître à Echilleuses, où vit la famille de sa première victime.

Manuel da Cruz serait toutefois revenu vivre dans le village après la levée de son contrôle judiciaire en novembre 2008, une démarche légale mais qui avait suscité la colère du père de la jeune fille.

Le passé du meurtrier présumé a incité les enquêteurs à travailler sur des "rapprochements" avec "des affaires de même nature". La gendarmerie va ainsi vérifier avec la Police judiciaire d'Orléans si Manuel da Cruz ne pourrait pas avoir un lien avec le meurtre d'une autre joggeuse de 45 ans, retrouvée également étranglée en 2008 dans une rivière du Loiret.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse
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http://www.google.fr/search?hl=fr&source=hp&q=joggeuse&meta=&aq=f&oq=
501 000 pour joggeuse


http://www.20minutes.fr/article/351699/France-Joggeuse-tuee-par-un-recidiviste-Sarkozy-veut-une-meilleure-surveillance-des-condamnes-qui-ont-purge-leur-peine.php
Joggeuse tuée par un récidiviste: Sarkozy veut une meilleure surveillance des condamnés qui ont purgé leur peine
Créé le 01.10.09 à 12h51 | Mis à jour le 01.10.09 à 18h09
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Frédéric Lefebvre, en décembre 2008/WITT/SIPAA lire aussi
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Décryptage : Comment le meurtrier présumé de la joggeuse s'est retrouvé libre
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Article : Juges d'application des peines: quand Brice Hortefeux se trompe de cible
Article : La castration chimique, ça existe déjà
REACTIONS - La classe politique s'empare du débat...

L'homme qui a avoué avoir enlevé puis étranglé Marie-Christine Hodeau avait déjà été condamné pour une agression sexuelle. Libéré pour bonne conduite en 2007, le suspect est désormais mis en examen pour enlèvement et séquestration en état de récidive légale. Il n'en fallait pas moins pour relancer le débat sur la récidive.

Castration chimique

Nicolas Sarkozy a ainsi déclaré ce jeudi après-midi qu'il voulait une meilleure surveillance des condamnés qui ont purgé leur peine, selon l'Elysée. «Que quelqu'un qui a été condamné à onze ans de réclusion soit ressorti au bout de sept ans et qu'il ait pu se réinstaller là où il a vécu, c'est, pour moi, un pur scandale», a renchéri  le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand. >> Pour savoir comme le suspect s'est retrouvé libre, cliquez ici

Frédéric Lefebvre avait été le premier à dégainer, se demandant si l'on ne doit pas «enfin décider la mise en oeuvre de la castration chimique pour ce type d'individu». Le porte-parole de l'UMP s'est fendu d'un communiqué pour réclamer que toute la lumière soit faite sur «l'application des mesures de suivi des criminels sexuels». A noter cependant que es premières investigations n'ont pour l'heure pas permis d'établir que la victime ait subi des violences sexuelles, selon le procureur d'Evry.

«Indécent», lui a rétorqué Benoît Hamon. Le porte-parole du Parti socialiste a déploré le fait que «les moyens publics ont reculé», ce qui explique que les délinquants sexuels ne sont pas «pris en charge comme on devrait le faire, soit en établissement psychiatrique, soit en milieu carcéral» alors qu'ils devraient pouvoir bénéficier de «thérapies indispensables».

Les juges d'application des peines mis en cause

En écho, Brice Hortefeux a estimé que l'«assassinat de Marie-Christine Hodeau (...) aurait pu être évité». Le ministre de l'Intérieur, qui s'exprimait devant les préfets, a mis en cause «les juges d'application des peines qui ont pris la décision de libération conditionnelle» du meurtrier présumé. Des propos jugés «scandaleux» par les syndicats de magistrats. Christophe Régnard, président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), a en effet assuré que ses confères ont «appliqué la loi», rappelant par ailleurs que «Rachida Dati, n'a cessé de dire qu'il fallait aménager les peines au maximum pour vider les prisons, et assurer le suivi des personnes à l'extérieur».

La Ligue des droits de l'homme (LDH) a dénoncé «un nouveau dérapage populiste» du ministre de l'Intérieur. «Suivant avec zèle les traces populistes de Nicolas Sarkozy», Brice Hortefeux a rendu le juge d'application des peines «quasiment responsable» de ce meurtre, indique la LDH.

«Dispositif défaillant dans la réinsertion»


Emmanuelle Perreux, présidente du syndicat de la magistrature (SM, classé à gauche), a de son côté regretté d'«entendre Brice Hortefeux faire des raccourcis aussi rapides» et «désigner quelqu'un à la vindicte». La magistrate a rappelé que «les taux de récidive pour les gens qui ont fait l'objet d'un aménagement de peine sont moins importants que pour ceux qui sortent de prison sans aucun suivi». Mais cela ne suffit pas, a-t-elle ajouté, regrettant «un dispositif défaillant dans la prise en charge et la réinsetion, notamment pendant le temps carcéral».

Dénonçant «l'inanité de la loi sur la récidive», Marine Le Pen a répondu à l'UMP que les «récidivistes sont toujours protégés par Sarkozy». Citant le précédent de Nelly Crémel, autre joggeuse tuée en juin 2005 en Seine-et-Marne, la vice-président du FN a estimé que «la justice et les pouvoirs publics se sont montrés défaillants et incapables de neutraliser des individus représentant une menace pour la société».

>> En raison de débordements systématiques, nous nous voyons contraints de fermer cet article aux commentaires. Si vous avez des infos ou des témoignages intéressants, n'hésitez pas à nous les envoyer au 33320 @ 20minutes.fr


J. M. avec agence
http://www.20minutes.fr/article/351379/France-Joggeuse-enlevee-le-corps-retrouve-le-suspect-affirme-avoir-etrangle-sa-victime.php
Joggeuse enlevée: le corps retrouvé, le suspect affirme avoir étranglé sa victime
Créé le 30.09.09 à 09h19 | Mis à jour le 01.10.09 à 03h07  | 412 commentaires
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Photo récente de Marie-Christine Hodeau, 42 ans, enlevée le 28 septembre 2009 dans la matinée alors qu'elle faisait son jogging dans la forêt de Fontainebleau./Gendarmerie nationaleA lire aussi
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FAIT DIVERS - L'homme a été mis en examen...

21h15: Dernière info : le corps retrouvé

Le corps de la joggeuse enlevée, Marie-Chrisine Hodeau, a été retrouvé à proximité de Boissy-aux-Cailles. Les premières opérations de police technique et scientifique étaient en cours ce mercredi soir pour «geler la scène», et deux médecins légistes devaient se rendre sur place.

Retrouvé dans un trou, dans des branchages, le corps de la victime devait ensuite être transporté pour autopsie pour déterminer les causes de la mort. La police veut aussi pouvoir comparer les déclarations du suspect avec les constatations faites sur les lieux.

Aveux
 
Le suspect a affirmé avoir attaché Marie-Christine Hodeau, 42 ans, habillée, à un arbre avec un câble après l'avoir enlevée, a indiqué une source proche du dossier à l'AFP. D'après ses déclarations, il serait ensuite rentré chez lui avant de décider de revenir sur les lieux de l'enlèvement. Il a affirmé avoir croisé la victime, qui aurait réussi à se défaire de ses liens. Il l'aurait ensuite emmenée dans un bois où, a-t-il affirmé, il l'aurait étranglé.

Corps retrouvé dénudé
 
Le suspect a raconté avoir pris les vêtements de la victime pour les jeter dans un petit lac ou un cours d'eau dans le Loiret. Une autre source proche de l'enquête a indiqué que le corps de la joggeuse avait été retrouvé dénudé.

Après avoir d'abord nié en bloc toute accusation, le suspect a fini par «par dire ce que tout le monde attendait», a déclaré son avocat Laurent Caruso devant des journalistes. «On n'a pas parlé d'agression sexuelle», a-t-il ajouté, expliquant que son client avait rencontré la victime par un «total hasard». «On est en face de quelqu'un qui a visiblement (...) été sous le coup d'une pulsion».


Mis en examen

L'homme avait été mis en examen ce mercredi «pour enlèvement et sequestration en état de récidive légale»,selon une source judiciaire. Il devrait être placé en détention provisoire par un juge des libertés et de la détention (JLD) en fin d'après-midi. Contacté par 20minutes.fr le procureur d'Evry avait expliqué un peu plus tôt dans la journée: «Il n'explique pas le fait que l'ADN de la victime a été retrouvé» sur sa main gauche, ni «qu'un voisin l'a vu au volant de sa voiture» lundi matin.


>> Retrouvez notre dossier sur l'affaire en cliquant ici

Des prélèvement effectués sur le suspect avaient en effet permis de retrouver sur sa main gauche l'ADN de Marie-Christine Hodeau, vraisemblablement issus de résidus de peau de la disparue. Un témoin qui connaissait l'homme affirme, par ailleurs, l'avoir aperçu lundi vers 8h30 au volant de la Peugeot 106, dont le signalement a été donné par la suite par la joggeuse, devant l'Intermarché d'Oncy-sur-Ecole à proximité du lieu de l'enlèvement. Les caméras de vidéosurveillance du magasin ont permis de confirmer la présence du véhicule.

>> Que sait-on sur les circonstances de l'enlèvement de la joggeuse
20minutes.fr avec agence
http://www.liberation.fr/societe/0101593928-une-joggeuse-enlevee-dans-une-foret-de-l-essonne
Société 28/09/2009 à 21h25 (mise à jour le 30/09/2009 à 22h04)
Joggeuse: le suspect avoue l'avoir tuée, le corps retrouvé
L'homme, mis en examen, a reconnu avoir enlevé et tué la victime. Il avait déjà été condamné pour enlèvement et viol.

1255 réactions

 
 
 
 
 
 
L'homme soupçonné d'avoir enlevé une femme lundi dans la forêt de Fontainebleau a reconnu ce mercredi avoir tué la victime.

Il a donné des indications sur la localisation du corps de la joggeuse de 42 ans, qui a finalement été retrouvé mercredi soir à proximité de Boissy-aux-Cailles (Seine-et-Marne), à une vingtaine de kilomètres au sud de Milly-la-Forêt, village à proximité duquel la jeune femme a été enlevée lundi.

L'avocat du suspect, Me Laurent Caruso, a révélé le premier à la presse que l'homme «a fini par dire ce que tout le monde attendait»: il a reconnu devant le juge d'instruction être «l'auteur des faits. Il a reconnu avoir enlevé» Marie-Christine Hodeau, 42 ans.

A la question de savoir s'il avait reconnu l'avoir tuée, il a répondu «oui, tout à fait, il l'a reconnu», ajoutant que l'homme était resté «assez flou» sur les moyens employés.

«Aucune explication logique à son geste»

Selon Me Caruso, celui-ci «n'a toujours pas donné d'explication, il ne comprend pas lui-même ce qui l'a poussé à faire cela (...) Il n'y a aucune explication logique à son geste».

«On n'a pas parlé d'agression sexuelle», a ajouté Me Caruso, expliquant que son client avait rencontré la victime par un «total hasard». «On est en face de quelqu'un qui a visiblement (...) été sous le coup d'une pulsion.»

Au terme de 48 heures de garde à vue, le suspect a été mis en examen pour enlèvement et séquestration.

L'ADN de la victime a été retrouvé sur la main gauche du suspect, selon une source judiciaire, alors que dans une premier temps l'homme avait nié toute implication.

Peu après son enlèvement, la jeune femme avait réussi à joindre les gendarmes, lundi à 9h10, depuis le coffre de la voiture habituellement utilisée par le suspect, expliquant qu'elle venait d'être enlevée par un homme armé d'un couteau.

Un témoin qui connaissait le suspect l'a aperçu vers 8h30 au volant de la voiture, dont le signalement a été donné par la joggeuse, dans une rue devant un magasin Intermarché d'Oncy-sur-Ecole (Essonne), commune voisine de Milly-la-Forêt. Le lieu de l'enlèvement se trouve à proximité de ce magasin, dont les caméras de vidéosurveillance ont permis de confirmer la présence de la Peugeot 106, selon la même source.

Déjà condamné pour enlèvement et viol

Le véhicule avait été localisé par hélicoptère vers 10h45 par les gendarmes dans la cour de la propriété d'Echilleuses (Loiret) dont le suspect est le gardien.

La voiture était vide, le moteur encore chaud, et le suspect ne se trouvait pas à la résidence. Il s'y est rendu après avoir été contacté par l'intermédiaire de sa femme, et est arrivé à bord de sa voiture personnelle. C'est alors que le couple a été interpellé en placé en garde à vue. L'épouse du suspect a été libérée mardi après-midi.

Ce dernier avait été condamné en 2002 à 11 ans de réclusion criminelle pour le viol et l'enlèvement d'une adolescente de 13 ans, mais avait bénéficié d'une libération conditionnelle en 2007, assortie de strictes mesures de contrôles, avait expliqué mardi le procureur d'Evry Jean-François Pascal.

Malgré cela, le violeur s'était réinstallé à Echilleuses, où vivent les parents de sa victime. Cette dernière, qui étudie maintenant à Tours, vivait «dans la peur depuis sa libération», a confié son père.

(Source AFP)

http://www.linternaute.com/actualite/depeche/afp/1664/660835/joggeuse_tuee_l_assassinat_aurait_pu_etre_evite_estime_hortefeux.shtml
Joggeuse tuée: "l'assassinat aurait pu être évité" estime Hortefeux Suivante
 
 
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Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, le 22 septembre 2009 à Montluçon (Photo Thierry Zoccolan/AFP/Archives)
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Jeudi 01 octobre 2009, 12h26
Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a affirmé jeudi que l'"assassinat de Marie-Christine Hodeau", retrouvé morte mercredi soir près de Milly-la-Forêt (Essonne) sur des indications de l'homme qui a reconnu l'avoir tuée, "aurait pu être évité".

M. Hortefeux, qui s'exprimait devant les préfets au ministère de l'Intérieur pour leur présenter le projet de budget pour 2010, a également mis en cause "les juges d'application des peines qui ont pris la décision de libération conditionnelle" du meurtrier présumé.

Celui-ci, 47 ans, avait été condamné en 2002 à onze ans de réclusion criminelle pour le viol et l'enlèvement d'une adolescente de 13 ans et avait bénéficié d'une libération conditionnelle en 2007, assortie de strictes mesures de contrôle.

Le procureur d'Evry Jean-François Pascal a précisé jeudi en fin de matinée, lors d'une conférence de presse, que la décision de libération conditionnelle avait fait l'objet d'un "long processus de réflexion". Le contrôle judiciaire du suspect s'était achevé en novembre 2008.

Avec les remises de peines, sa peine était considérée comme purgée en novembre 2008, a expliqué à l'AFP une autre source judiciaire.
 
 

http://www.europe1.fr/Info/Actualite-France/Faits-divers/Meurtre-de-la-joggeuse-Morgane-raconte-sa-peur/(gid)/246832
Meurtre de la joggeuse : Morgane raconte sa peurCréé le 07/10/09 - Dernière mise à jour à 13h50 6 commentaires
Le meurtrier présumé de Marie-Christine Hodeau avait déjà été condamné pour viol. Sa victime témoigne sur Europe 1.
 © Max PPPplus d'infoMarie-Christine Hodeau | Morgane | récidive Nouveau !
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"Contrairement à la plupart des gens, je le connais, je sais ce qu’il lui a fait, je sais comment il lui a fait, je sais exactement ce qu’elle a vécu" : depuis une semaine et la découverte du corps de Marie-Christine Hodeau, la joggeuse enlevée près de Milly-la-Forêt, Morgane ne dort plus. Cette jeune fille a aujourd’hui 22 ans. A 13 ans, elle a été violée par le meurtrier présumé de Marie-Christine Hodeau.

"J’en fais des cauchemars toutes les nuits et je revis les scènes que j’ai vécues mais avec son visage à elle", témoigne la jeune femme sur Europe 1 :







“Je ne sais pas vraiment si je suis une miraculée", raconte encore Morgane. "Je sais que si je n’avais connu personne de son entourage, j’aurais été comme Marie-Christine Hodeau. J’ai réussi à m’en sortir parce que justement je connaissais son fils et sa fille et je me suis servie de ça pour essayer de me libérer", explique la jeune femme.

"Je ressens de la colère, de l’incompréhension, qu’on n'ait rien fait pour éviter ça. Autoriser un homme à habiter juste à côté de sa victime, ne pas suivre son traitement, se moquer royalement de la peine qu’il a pu infliger, c’est vraiment honteux", s’insurge encore Morgane. La jeune fille espère que des lois seront "prises pour arrêter ça". Pour elle, les bracelets électroniques devraient aussi "être obligatoires pour tous".

Loin d’être soulagée par l’arrestation du meurtrier présumé de Marie-Christine Hodeau, Morgane se dit "stressée, triste". "C’est la pire des nouvelles qu’on aurait pu m’annoncer", confie même la jeune femme qui devait assister mercredi après-midi aux obsèques de Marie-Christine Hodeau.




Europe1.fr avec Guillaume Biet


http://www.20minutes.fr/article/351735/France-Comment-le-meurtrier-presume-de-la-joggeuse-s-est-retrouve-libre.php
Comment le meurtrier présumé de la joggeuse s'est retrouvé libre
Créé le 01.10.09 à 16h28 | Mis à jour le 01.10.09 à 18h43  | 33 commentaires
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Photo récente de Marie-Christine Hodeau, 42 ans, enlevée le 28 septembre 2009 dans la matinée alors qu'elle faisait son jogging dans la forêt de Fontainebleau./Gendarmerie nationaleA lire aussi
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JUSTICE - 20minutes.fr a listé les points qui ont mis le suspect en position d'enlever Marie-Christine Hodeau...

Pourquoi le suspect est-il sorti de prison?
Condamné en 2002 à onze ans de prison pour le viol et l'enlèvement d'une adolescente de 13 ans en 2000, le suspect a bénéficié le 20 février 2007 d'une libération conditionnelle pour bonne conduite. Sa première demande avait été rejetée en septembre 2005, avant d'être acceptée en appel. Entre le

6 mars et le 29 mai 2006, il a connu une première période de liberté, avant d'être renvoyé en prison pour avoir emménagé à moins de 20 km de sa victime. Il en ressortira le 5 mars 2007, après une nouvelle demande, d'après Michel Lernout, procureur adjoint du parquet d'Evry contacté par 20minutes.fr.

Etait-il sous contrôle judiciaire?
A sa sortie de prison, le suspect était soumis à des contraintes strictes. Il avait interdiction de se rendre à Echilleuses (Loiret) et de rencontrer sa victime et il était soumis à une obligation de soigner son addiction à l'alcool, considérée comme la cause de sa dangerosité. A deux reprises, le juge d'application des peines (JAP), saisi par la mère de l'adolescente, lui rappelle qu'il a interdiction de se rendre à Echilleuses, où il aurait été aperçu, ce que l'intéressé nie. Faute de preuves, il est laissé en liberté.

Comment a-t-il pu se réinstaller dans le même secteur?
Par le jeu des réductions de peine, sa peine était considérée comme purgée le 20 novembre 2008, un rapport ayant conclu qu'il avait respecté ses obligations. «Après cette date, il n'y avait plus de moyen de lui imposer quoi que ce soit», selon une source judiciaire. Michel Lernout précise que la cour d'assises était la seule à pouvoir demander «une mesure de suivi socio-judiciaire», ce qu'elle n'a pas fait. Inscrit au registre des délinquants sexuels, le suspect a respecté son obligation de signaler son changement de domicile quand il est revenu s'installer, début 2009, à Echilleuses.

En quoi consiste ce système de réduction des peines?
Il s'agit d'un crédit de réduction de peine, mis en place automatiquement et sans intervention des services d'application des peines. Dès le début de la détention, l'administration pénitentiaire calcule le crédit et informe le détenu de sa date prévisionnelle de sortie.

Comment calcule-t-on ce crédit?
Trois mois sont déduits pour la première année d'incarcération puis deux mois pour les années suivantes. En cas de mauvaise conduite, en revanche, le crédit diminue.

Pourquoi un tel crédit?
C'est la «carotte» qui permet d'avoir prise sur les détenus, a expliqué à 20minutes.fr Martine Lebrun, présidente de l'Association nationale des juges d'application des peines. Sans cette mesure, selon elle, la situation de détenus «sans espoir» serait ingérable.

>> Retrouvez l'intégralité de l'interview de Martine Lebrun en cliquant ici

Julien Ménielle

http://www.20minutes.fr/article/351743/France-Martine-Lebrun-le-cas-des-delinquants-sexuels-releve-davantage-de-la-sante-publique-que-de-la-justice.php
Martine Lebrun: «le cas des délinquants sexuels relève davantage de la santé publique que de la justice»
Créé le 01.10.09 à 17h39 | Mis à jour le 01.10.09 à 17h59  | 33 commentaires
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INTERVIEW - La présidente de l'Association nationale des juges d'application des peines répond à la polémique après le meurtre de Marie-Christine Hodeau...

Les politiques se sont emparés de l'affaire, remettant à l'ordre du jour le débat sur les criminels récidivistes après le meurtre de la joggeuse. Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a mis en cause les juges d'application des peines qui ont accordé une libération conditionnelle au suspect, condamné pour viol, enlèvement et séquestration. La présidente de l'Association nationale des juges d'application des peines Martine Lebrun réagit.

Qu'est-ce qui justifie de laisser sortir des détenus avant la fin de leur peine?
Vous savez, pour nous ce serait beaucoup plus facile de les laisser aller au bout de leur peine. Le principe de l'aménagement de peine, c'est de mettre de mettre en place un dispositif favorisant la réinsertion. On espère justement éviter les problèmes par la suite. Par ailleurs, les libérations conditionnelles comme le système de réduction de peine, sont la carotte qui permet de rendre la situation gérable pour les surveillants en prison. Parce que les gens qui n'ont pas d'espoir sont dangereux.

Qu'est-ce qui est mis en place aujourd'hui pour éviter les récidives?
La seule chose qui soit effective, c'est un suivi par les services judiciaires. Si garder quelqu'un en prison retarde le problème, l'empêcher de retourner sur les lieux où il a commis un crime, c'est déplacer le problème de quelques kilomètres. Quant au bracelet électronique, il permet de savoir où il se trouve, pas ce qu'il a dans la tête, ni ce qu'il se passe dans son pantalon.

Alors, comment protéger la population?
On sait que la longueur de la peine n'influence pas le risque de récidive. Et de toute façon, la justice ne peut pas tout contrôler. Mais le cas des délinquants sexuels relève davantage de la santé publique que de la justice. Les garder en prison ne les guérit pas. Nous sommes comme les chirurgiens qui confions un patient à une équipe de soins. Mais en l'occurrence, l'équipe est réduite à sa plus simple expression. Il n'y a aucune structure spécifique pour assurer le suivi. Et l'idéal serait même d'agir avant.

Que proposez-vous?
Il faut commencer par proposer un véritable suivi pendant la détention. Actuellement, dans les prisons, quand on a un psy qui passe une demi-journée par semaine c'est déjà bien. Et en général, entre les cas de dépressions, les suicidaires ou les prises en charge de toxicomanes, ils ont plus d'une centaine de personnes à suivre. Il faudrait même traiter préventivement les délinquants sexuels dès les premiers troubles, comme l'exhibitionnisme ou le voyeurisme.

Et la castration chimique?
Techniquement, la méthode existe, mais il faut le consentement des détenus pour leur administrer. Certains sont demandeurs, mais ce sont souvent des petits délinquants sexuels. Dans le fond, pourquoi pas, mais il faudrait régler les effets secondaires apparents qui sont gênants, comme les seins qui poussent... Mais diminuer leur libido les prive aussi d'une sexualité normale, ce qui n'est pas sans conséquence.
Propos recueillis par Julien Ménielle



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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 18:44

(dépêches-blog)



http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/frederic-mitterand-a-quand-l-62846
par Cosmic Dancer (son site)
jeudi 8 octobre 2009 - 472 réactions
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Frédéric Mitterrand - A quand l’autodafé
Frédéric Mitterrand aurait écrit un livre à la gloire du tourisme sexuel, voire de la pédophilie... Il faudrait donc le limoger... Pourquoi ne pas censurer l’ouvrage, l’envoyer comme tant d’autres au pilon...

Certes, le ministre de la Culture, empressé à défendre Roman Polanski, eût été mieux inspiré de réfléchir à la position qu’il entendait défendre. Non seulement parce que le sujet sensible des crimes pédophiles attise des réactions aussi épidermiques que compréhensibles, mais aussi parce que les Etats-Unis, ou plutôt l’Etat de Californie, et précisément le procureur requérant, exercent, en demandant à la Suisse d’extrader le cinéaste afin qu’il comparaisse devant leur juridiction, leur droit le plus strict. Sans pour autant présenter ce visage hideux évoqué par Frédéric Mitterrand d’une Amérique capable du meilleur comme du pire.

Aujourd’hui, après Marine Le Pen, le socialiste Benoît Hamon - sans, quant à lui, exiger le limogeage du ministre - condamne le romancier pour sa Mauvaise vie, dans laquelle, on le constate tristement en lisant les forums internet, il aurait en quelque sorte vanté les mérites du tourisme sexuel, voire encouragerait à la pédophilie. Et un article de L’Express met le feu aux poudres sur le site où tout aurait commencé, Agoravox.

Il est quand même utile de rappeler qu’un écrivain jusqu’à nouvel ordre est en droit de glisser les plis de sa plume dans les recoins les plus sombres de son âme, et de notre humanité. Rappeler, de manière plus prosaïque, qu’à aucun moment Frédéric Mitterrand, pas encore ministre à l’époque (2005), donc, pour les républicains purificateurs, pas encore tenu de n’avoir jamais écrit pour être digne d’exercer cette fonction - écrire est-il criminel ? quand bien même un écrit relate l’amour tarifé ; et que sait-on de ceux qui, du député lambda au vociférateur gamma, invoquent la morale due à la fonction, voire la Morale en soi ? que celui qui n’a jamais payé pour un fantasme lui jette la pierre - qu’à aucun moment, donc, l’écrivain n’évoque de quelconques relations sexuelles avec des mineurs. Il parle, certes, de "garçons". Comme tous mes copains pédérastes. "Garçon", pour tout homme jeune de moins de trente ans. Et le pauvre homme de faire l’exégèse de son dictionnaire personnel, acculé à l’explication, "garçon" ça ne veut pas dire "mineur". "Relations sexuelles tarifées" ça ne veut pas dire "pédophilie".

Sans doute, en Asie comme en Afrique, en Arabie comme au Maghreb, en Europe comme aux Etats-Unis, la prostitution est le choix monstrueux de la survie au prix du corps bafoué, vendu à l’étal, ce "marché aux esclaves" dont l’écrivain avoue qu’il le fascine dégueulassement. Mais sordide en âme aussi, quand pour le prostitué autant que sa clientèle l’érotisme chante la disparition dans cet abîme de moiteur morbide et son corollaire l’extase de vie, brutale, amorale, bestiale ou doucereusement épouvantable que l’on a pu lire chez Gide, Genet, Duras... Baiser est une brûlure et n’a jamais été synonyme du très catholique "faire l’amour".

Alors oui, l’écrivain Mitterrand a livré ses confessions un jour dans une biographie évidemment tout intérieure. Les biographes officiels feront le reste.

En outre, ces politiques qui aujourd’hui s’insurgent, suivis par des rangs d’internautes préoccupés par des impunités juridiques en République, et ces mêmes internautes avec eux, ne les a-t-on lus et entendus, pendant l’affaire Levinski, railler le puritanisme américain...

"De tels livres ne devraient même pas être publiés", ai-je entendu, "il y aurait moins d’horreurs dans ce monde". Alors, chers compatriotes, prenons nos responsabilités. Brûlons les œuvres faites d’autre chose que de bons sentiments, brûlons les écrits qui ne sont pas édifiants pour la morale, rendons à l’Enfer de la Bibliothèque nationale tout ce qui n’aurait jamais dû réchapper. La littérature est dangereuse : elle en rendrait certains pédophiles.

Ce pourquoi sans doute, dans le même temps, un éditeur allemand refuse de publier son auteur parce que celle-ci a décidé de ne point se montrer précautionneuse. De mal parler. Du Coran. Sait-on jamais, ça pourrait rendre islamophobe.

Mots-clés Livres - Littérature Politique Censure

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/polanski-devant-le-grand-tribunal-62427
par tonton
jeudi 1er octobre 2009 - 448 réactions
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Polanski devant le Grand Tribunal Médiatique
Une enfant de 13 ans a été saoulée et droguée avant d’être violée !! Salaud  !! Crapule !! etc ...

Et zou ! Voilà l’audimat qui s’envole en flèche, et les médias qui se frottent les mains.
Peu importe qu’on lynche la réputation d’un homme... Business is business ! Yesssss !

N’empêche qu’en attendant, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans cette histoire ... pas rond du tout.

Alors voyons : il y a ici, en gros, 2 sources d’informations : la Justice et les médias.
Question : quelle est la plus fiable ?
Dans une affaire à scandale, la réponse est immédiate : les médias ont tout intérêt à émotionnaliser le dossier, tandis que la Justice doit faire l’inverse. Elle doit rester sereine et objective.

Bon, alors qu’a fait la Justice ?

Et bien, le Tribunal US a condamné Mr Polanski à 3 mois, puis, libéré après 6 semaines. Ensuite, Mr Polanski n’a plus recomparu et n’est plus jamais retourné aux USA depuis.
Or, la Justice US pouvait, dès le début, lancer un mandat d’arrêt international. Mandat qu’auraient exécuté la plupart des pays européens, dont la France, dès lors qu’il s’agit d’un viol sur mineure. Car c’est un crime grave !
Mais la Justice US n’en a rien fait ... aucune poursuite extra-territoriale n’a été requise pendant plusieurs dizaines d’années.

De plus, Mr Polanski n’a pas vécu caché dans un chalet abandonné des Vosges pendant ce temps-là. C’est tout le contraire. Il a fait plusieurs fois le tour du monde sous les feux des projecteurs ( sauf aux USA ) pour y faire des tournages, recevoir des Oscars, etc ...
Et personne n’a jamais bougé, personne n’a jamais rien dit. Ni la Justice US, ni la famille plaignante...

Et puis tout-à-coup... voilà qu’en 2009, on arrête Mr Polanski car il doit comparaitre d’urgence devant un Tribunal US, tandis que certains médias font déjà de lui en cette occasion, un possible grand pédophile devant l’Eternel, et bien sûr, sans aucune connaissance détaillée du dossier !
Seules "références" pour pendre le "Monstre" haut et court, des : "il a dit qu’elle a dit que ...etc ..."
Autant de "références" qu’aurait donc superbement ignorées la Justice US pendant plusieurs dizaines d’années, et avec le consentement silencieux et bienveillant de la famille plaignante, en prime !

Et on voudrait que j’avale ça ?

D’autant que quand il y a un "deal" devant un Tribunal US, ne faut-il pas l’accord de la partie plaignante ? N’est -elle pas consultée par le Juge ?
Il me semble que si ...

Enfin, un dernier point important, rapport à la pédophilie, aux viols et à la criminalité sexuelle en général.
C’est que les gens qui font ça, sont, pour la plupart, des ultra-récidivistes, qui ne parviennent pas à réprimer leurs pulsions, et ce, tout au long de leur vie.
Or, il s’avère que Mr Polanski ne correspond visiblement pas à ce type de profil.

Alors, que la Justice doive faire son travail ?

Oui, bien sûr ! Mais qu’elle le fasse correctement ... et ici, ça ne semble pas être le cas.
Car de 2 choses, l’une :

 soit, c’était un viol clair et net, mais alors, la Justice US ne pouvait pas rester sans rien faire pendant plusieurs dizaines d’années.

 soit, ce n’était pas un viol : mais alors pourquoi cette arrestation théâtrale 30 ans plus tard ?

Je suis perplexe ...



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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 08:32

Des classes vont avoir de l’argent si les élèves sont assidus aux cours. Faut-il en avoir peur ?


Tollé quasi-général à l’annonce de la mesure visant à doter plusieurs classes de plusieurs milliers d’euros en échange d’un taux d’absentéisme réduit.
 
 
De quoi s’agit-il ?
 
Il s’agit de l’un des 165 projets retenus en juillet 2009 par le conseil de gestion du Fonds d’expérimentation pour la jeunesse qui est doté, pour sa première session d’appel à projets, de 65 millions d’euros. C’est ce fonds, issu du Comité interministériel pour la jeunesse du 30 janvier 2009 (circulaire du 22 avril 2009), qui finance donc cette expérimentation (et pas le Ministère de l’Éducation nationale ni les lycées impliqués).
 
 
Le principe
 
Le site du Haut commissaire à la Jeunesse explique que « l’expérimentation prévoit la mise à disposition des classes, sous condition, des fonds permettant aux élèves de construire un projet collectif ambitieux (action sociale, aménagement de classe, achat de matériel informatique, sportif ou culturel, voyage scolaire etc.) ».
 
Le but clairement énoncé est « une plus grande implication des élèves dans l’ensemble des activités scolaires ».
 
Concrètement, deux mille euros sont alloués à la classe au départ et cette somme pourra monter jusqu’à dix mille euros si les conditions négociées en classe sont respectées.
 
À la rentrée 2009 (à partir du 5 octobre 2009), six classes de trois lycées professionnels sont concernées, soit environ cent cinquante élèves : lycée Alfred-Costes à Bobigny, lycée Gabriel Péri à Champigny-sur-Marne et lycée Lino-Ventura à Ozoir-la-Ferrière. Ce premier programme vise à tester cinq protocoles.
 
À la rentrée 2010, si au moins l’un des protocoles est concluant, celui retenu sera évalué sur soixante-dix classes tirées au sort impliquant deux mille élèves.
 
Les évaluations sont sous la responsabilité de l’École d’Économie de Paris (ou "Paris School of Economics", réseau créé en 2006 par notamment Normale Sup, les Ponts et Chaussées, la Sorbonne et le CNRS et qui regroupe vingt et un chercheurs dont Thomas Piketty et un conseil scientifique regroupant seize chercheurs dont les trois Prix Nobel Joseph Stiglitz, Amartya Sen et James Mirrlees).
 
 
Premières impressions
 
Face à une telle annonce, la première réaction est évidemment l’étonnement et la critique. Le tollé qui a découlé de l’information l’a montré, tant du côté des parents d’élèves que du côté des enseignants. Celui provoqué par l’opposition est, en revanche, plus mécanique.
 
Rétribuer pour venir en cours ? Alors que j’ai eu l’occasion de voir de nombreux écoliers africains parcourir parfois dix kilomètres tous les jours pour avoir la possibilité d’étudier ? Un droit qui devient un devoir n’est-il plus aussi attractif ?
 
Les valeurs de la République, les valeurs du citoyens, ce ne sont pas l’argent roi. J’ai été élevé ainsi et c’est vrai que j’avais des camarades, au lycée ou collège dont les parents avaient adopté un sorte de bilan pécuniaire à chaque bulletin mensuel. Chaque point au-dessus de quinze sur vingt donnait un franc, et chaque point en dessous de douze sur vingt retranchait un franc. Comme moi, ces camarades étaient de bons élèves, si bien qu’ils empochaient quelques coquettes sommes d’autant plus incohérentes qu’en fonction des matières, il y avait plus ou moins de notes et certains enseignants notaient plus ou moins largement. Mais je n’en éprouvais aucune jalousie non plus.
 
Dans mes études supérieures, l’assiduité était obligatoire, et pour l’encourager, au lieu de la carotte, il y avait le bâton : l’administration retirait en points pour accéder à l’année supérieure n moins six au carré, n étant le nombre d’absences non justifiées. Une absence excusée, c’est une absence qui était recevable par l’administration. Ainsi, un certificat médical n’était pris en considération que si l’on considérait l’étudiant réellement malade (il y avait des médecins à proximité qui faisaient de nombreux certificats de complaisance). Un retard de train ? L’absence était prise en compte uniquement si l’administration avait copie de la lettre de protestation en recommandé contre le retard auprès directeur de la SNCF avec copie au directeur régional concerné. Une absence était comptabilisée à chaque appel. Donc, un étudiant absent une journée pouvait se prendre quatre absences non justifiées. Les retards du matin en amphi étaient aussi considérés comme des absences (à huit heures). Les portes de l’amphi étaient fermées et l’horloge avançait de deux ou trois minutes, mais c’était elle qui faisait foi. De plus, les étudiants savaient qu’ils coûtaient à la collectivité soixante mille francs par an, ce qui n’avait rien à voir avec le montant des droits d’inscription. Avec cette considération économique, sécher les cours relevait d’un manque de maturité évident (cette règle a cependant obligé certains à redoubler pour cette unique raison).
 
Cette rigueur, c’était aussi un moyen de rappeler que d’un point de vue professionnel, il ne faut pas être absent ou arriver en retard. Cette assiduité devait être un des éléments comportementaux de la formation.
 
Avec ces antécédents, il est sûr que ma première réaction était un peu critique pour deux raisons : d’une part, être présent en cours est normal, est la moindre des choses demandées, et d’autre part, faire miroiter de l’argent est moralement peu satisfaisant.
 
 
Oui, mais
 
Le problème, c’est que l’absentéisme dans les écoles est beaucoup trop élevé et beaucoup trop habituel (de l’ordre de 11%). Et plus les classes sont "difficiles", plus cet absentéisme est difficile à gérer.
 
Ceux qui critiquent cette cagnotte ne doivent pas vraiment connaître la situation réelle dans certaines classes. L’absentéisme peut être sanctionné, bien sûr, mais par quoi ? l’exclusion temporaire de l’élève ? la belle affaire, c’est justement ce qu’il attend. Réussir à faire exécuter des sanctions (comme faire des heures de colle) est aussi difficile que de faire travailler déjà normalement. Le niveau de discipline dans certaines classes est très faible et les actions coercitives sont peu dissuasives.
 
Tous ceux qui critiquent la mesure semblent avoir des solutions toutes faites pour enrayer cet absentéisme. Mais pourquoi ne les applique-t-on donc pas ? L’école doit-elle faire envie ? devenir une source d’attraction ? Oui, et cela peut être le cas en fonction bien sûr de la motivation et de la compétence pédagogique des professeurs, mais en général, c’est le cas. La preuve, c’est qu’il y a toujours quelques élèves qui accrochent bien. Le problème, c’est que l’absence de travail ou même l’absence de présence physique proviennent surtout de certains élèves, et que la situation changera peu quelle que soit la manière d’enseigner, hélas.
 
Et puis, on pourrait imaginer de changer radicalement le mode d’enseignement. Renforcer la place de l’informatique et d’Internet, insérer plus de considération sur des arts peu exploités en classe comme le cinéma ou la bande dessinée, et d’autres seraient tentés de crier aussi à la démagogie.
 
 
Deux éléments de la réalité
 
L’intérêt de l’innovation appliquée dans ces six classes de l’Académie de Créteil, c’est qu’elle se base sur deux constats. Deux réalités. Il ne s’agit pas de refuser l’idéalisme, ni les valeurs, mais il s’agit de partir sur la réalité concrète du moment.
 
Quelle est cette réalité ?
 
D’une part, il est très difficile d’obliger un élève de venir en cours. Je ne veux pas généraliser. La plupart des élèves vont en cours. Mais d’autres refusent et pour ces derniers, malgré les sanctions, l’autorité (ou le manque d’autorité) n’a pas beaucoup prise sur eux. Le constat, c’est que l’absentéisme de certains les envoient directement dans une voie de garage au début leur vie active. C’est dommage pour eux. Un gâchis humain et social inacceptable.
 
D’autre part, l’argent roi, ce n’est pas l’école qui lui inculpera cette "valeur" (ou plutôt, cette non-valeur) mais c’est tout l’environnement qui l’entoure déjà. L’argent est déjà roi. Hélas. Mais c’est le cas. Il suffit de regarder autour de soi, d’allumer la télévision pour voir à quel point l’appât du gain peut faire faire n’importe quoi aux personnes. Notre société de consommation a érigé depuis plusieurs décennies l’argent comme une divine transcendance. J’en suis moralement malheureux, mais il faut en faire le constat. Refuser cette réalité est utopique. Et surtout contre-productif.
 
 
Argent roi ? Argent qui corrompt ?
 
Alors, les dispositions de cette cagnotte renforceraient-elle ce culte de l’argent roi ? Je ne le crois pas. Parce qu’il ne s’agit pas de donner de l’argent individuellement à chaque élève mais de budgéter en fait un projet collectif qui peut être fort utile à chacun des élèves, comme le permis de conduire ou un voyage de découverte dans d’autres lieux.
 
L’argent ne doit pas être une valeur, mais il ne doit pas non plus être honteux. Tous les projets passent par de l’argent, tout a un coût et donc, tout doit trouver financement. Même le savoir a un coût, celui de la recherche, et il peut même être amorti en partie par les brevets (c’est ce qu’en France, on a un peu de mal à comprendre).
 
 
Un projet commun
 
Bien présentée aux élèves, cette cagnotte ne renforcera pas le culte de l’argent roi. Au contraire, selon le recteur de Créteil Jean-Michel Blanquer, elle est même « aux antipodes de l’individualisme consumériste » ajoutant que cette expérimentation « est à la fois collective et responsabilisante : c’est la présence de tous qui contribue au succès de tous ».
 
L’aspect projet a une valeur pédagogique indéniable : travail de groupe, motivation collective avec des moyens de financement. Il suffit de voir le succès des conseils municipaux d’enfants ou d’adolescents, qui gèrent une enveloppe budgétaire pour concrétiser quelques projets comme des pistes de planches à roulettes etc. pour être convaincu de la valeur pédagogique du "projet" que sous-tend cette mesure.
 
J’ai été par ailleurs assez dépité d’entendre François Bayrou s’étonner que l’argent fît son entrée à l’école avec une telle mesure. L’argent a toujours été présent à l’école, et sans même parler de racket, les élèves ont toujours été confrontés à l’argent des autres : vêtements de marque, cartables, loisirs, vacances, etc. Le moindre voyage de classe nécessite aussi son financement. Ce n’est donc pas nouveau d’introduire une "cagnotte" dans une classe. Surtout que celle-ci sera gérée par un professeur référent.
 
 
Inconvénients
 
Évidemment, il y a des inconvénients pratiques. Par exemple, la manière sans doute très arbitraire de définir le seuil du taux d’absentéisme (5% au lieu de 11% dans certaines classes), et des risques de pressions sur les enseignants qui constateraient les absences qui auraient alors un effet très négatif sur le montant final, ou même des pressions sur les élèves absents (certaines absences peuvent être nécessaires).
 
Si les élèves ne vont en cours que dans la perspective de faire un voyage d’études, ce n’est pas vraiment glorieux, mais a priori, dans les critères, il y n’a pas seulement des critères d’absentéisme mais aussi des critères de travail, de moyenne générale (il faut par exemple que plus de 75% des élèves de la classe obtiennent au moins une moyenne de onze sur vingt).
 
Le financement de la mesure (cette année très peu coûteuse car concernant très peu d’élèves), si elle se généralisait, serait à imaginer dans une période où les déficits publics sont monstrueux. Même si sur du long terme, si la mesure avait un effet positif, on pourrait penser que les jeunes seraient plus nombreux à obtenir leurs diplômes et donc seraient plus susceptibles d’avoir un emploi sur lequel l’État a l’habitude de se rémunérer grassement (hélas, l’implication diplômes donc emploi ne fonctionne plus depuis plusieurs décennies).
 
La généralisation de la mesure aux classes qui le nécessitent pourrait aussi susciter de la jalousie des classes qui n’ont pas ce problème et y faire naître un absentéisme nouveau (sur le mode "pourquoi pas nous ? ").
 
 
Critique contre l’ultralibéralisme
 
L’une des critiques formulées est aussi que cette supposée introduction de l’argent dans les lycées préfigurerait l’ultralibéralisme dont ferait preuve le gouvernement actuel.
 
Cette affirmation est assez surprenante pour trois raisons.
 
La première, c’est que ce n’est pas à proprement parler le gouvernement qui a eu l’idée de ce projet puisqu’il est le résultat d’un appel à projets au protocole formellement pointilleux (voir début de cet article ou ici).
 
La deuxième raison, c’est que ce type de mesure est le contraire même d’une mesure libérale. Au contraire, réinjecter de l’argent public renforce la mainmise de l’État (ce qui, en tant que régulateur, est une bonne chose) alors que le libéralisme prône l’abandon par l’État de la plupart de ses prérogatives non régaliennes.
 
Enfin, la troisième raison, c’est qu’aucun dogmatisme ni aucune idéologie n’a été à l’origine de cette idée. Ce n’est qu’une idée, mise en expérimentation. On regarde de façon dépassionnée si ça marche ou si ça ne marche pas et on conclut. C’est un essai. Humble.
 
 
Barrière de sécurité
 
La manière d’appliquer cette formule, à savoir de manière expérimentale, est la bonne, et dénote effectivement une certaine humilité. L’État n’a pas la science infuse, ne sait plus comment motiver les élèves à venir en classe et on essaie sur quelques élèves.
 
Comme le dit le Ministre de l’Éducation nationale, Luc Chatel, « on doit tout essayer » pour sortir certains jeunes de l’ornière qui les enferme dans une spirale de l’échec alors que la plupart ont des réelles qualités pour apporter beaucoup à la société. Il ne faut pas grand chose psychologiquement pour passer du côté obscur au côté lumineux.
 
L’un des proviseurs impliqués dans le dispositif, Bruno Sochan, du lycée Alfred-Costes, espère beaucoup de cette cagnotte et affirme ceci : « Le bâton, je le donne depuis des années, et ça ne marche pas. » malgré les sanctions sévères qu’il fait appliquer (communication de l’absence aux parents, heures de colle etc.). Pragmatique, il est le premier à reconnaître l’aspect étonnant de la mesure : « C’est vrai que ça peut sembler un peu étrange, mais si ça marche ? ».
 
L’idée, qui ne va s’appliquer que dans des établissements "difficiles", favorisera une certaine redistribution de l’argent public en faveur des moins aisés.
 
L’expérimentation est un moyen facile de tester des bonnes idées. Ou moins bonnes. Si les expériences commencées ce 5 octobre 2009 ne fonctionnaient pas, alors l’idée serait abandonnée, sans dogmatisme. Mais si elle était bonne, cela aurait valu le coup de la tenter.
 
 
Des expériences déjà réussies
 
Ce type d’expérience mérite d’autant plus d’être tenté qu’elle a déjà été un succès en Grande-Bretagne et aussi dans un lycée marseillais.
 
En Grande-Bretagne, l’expérience a commencé en 2004 et a été généralisée en 2008. Elle touche deux cent mille lycéens avec des critères de revenus des parents (moins de trente-trois mille livres par an) avec des primes de l’ordre de dix livres par semaine et avec parfois des bonus. Elle a permis à de nombreux élèves (60% selon le gouvernement britannique) de poursuivre leurs études grâce à cette aide.
 
Au lycée Mistral de Marseille, les élèves de la classe la plus assidue obtiennent chaque mois des places pour les matchs de football et tout le monde y trouve son compte, les élèves, leurs parents, les enseignants et la direction : « La présence en classe contre des places pour l’OM, ça marche ! Jamais on a eu une telle assiduité. (…) ça motive les élèves qui doivent jouer collectif pour se classer premiers » selon le proviseur.
 
 
Gagnant-gagnant
 
L’État n’a pas grand chose à y perdre. Les élèves ont beaucoup à gagner. Comme disait une certaine candidate à l’élection présidentielle, cette cagnotte est du gagnant-gagnant.
 
Après tout, les bons points, les livres offerts devant tout le monde dans la cour de récréation aux plus méritants étaient également, en quelques sortes, une carotte pour motiver les élèves. Il n’y a rien de bien nouveau sur le principe.
 
Alors, pourquoi refuser d’essayer ?
 
Au moment du bilan, on aura tout le temps ensuite de faire une évaluation de cette idée.
Et de généraliser cette mesure… ou d’y renoncer purement et simplement.
 
 
 
Sylvain Rakotoarison (7 octobre 2009)
 
 
Pour aller plus loin :
 
 
 
 
 
 
 

 
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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 08:26


Site du rectorat :
http://www.ac-creteil.fr/

Son projet éducation pour la rentrée 2009 :
http://www.ac-creteil.fr/jahia/webdav/site/rectoratCreteil/shared/pdf/rentree2009/rentree2009-projet-educatif.pdf


Site du Ministère :
http://www.education.gouv.fr/

Site du Haut commissariat à la jeunesse :
http://www.jeunesse-vie-associative.gouv.fr/

Son programme Agir pour la Jeunesse :
http://www.jeunesse-vie-associative.gouv.fr/IMG/pdf/29_09_Avignon.pdf


Les 165 projets en faveur de la jeunesse sélectionnés en juillet 2009 ici :

http://www.lagenerationactive.fr/files/cadre_restitution.pdf

http://www.lagenerationactive.fr/files/resultatsAppelPojets1.pdf


Le livre vert de la Jeunesse publié le 7 juillet 2009 :

http://www.lagenerationactive.fr/files/LivreVertSynthese_web0907.pdf

http://www.lagenerationactive.fr/files/LivreVertJeunesse_web0907.pdf

http://www.lagenerationactive.fr/files/LivreVertJeunesse_Annexes_web0907.pdf



Résultats Résultats du premier appel à projets

Fonds d’expérimentations pour la jeunesse

Quelque 500 candidatures ont été déposées au titre du premier appel à projets lancé par le Haut commissaire à la Jeunesse : dans l’ensemble, des projets de qualité, reflétant le dynamisme des structures porteuses, des projets diversifiés, émanant de collectivités, d’établissements publics locaux ou d’enseignement, d’associations, d’entreprises ou de services de l’Etat et couvrant l’ensemble des problématiques, des projets innovants basés sur des partenariats solides et complétés par des protocoles d’évaluation élaborés et construits en partenariat avec des équipes de recherche.

Dix jurys composés de personnalités qualifiées, d’acteurs de terrain et d’universitaires spécialisés dans l’évaluation des politiques publiques se sont réunis pour examiner les candidatures et émettre un avis. Ils ont été amenés, pour chaque projet d’expérimentation proposé, à se prononcer sur sa valeur ajoutée et sa capacité à produire des données et enseignements de nature à fonder de futures politiques publiques en faveur des jeunes. La pertinence du projet autant que du dispositif d’évaluation et la réalité des perspectives de généralisation ont été des critères déterminants dans le choix des projets retenus.

Télécharger la grille de critères qui a guidé l’analyse des jurys.

A la lumière des observations des jurys, le conseil de gestion réuni le 9 juillet 2009 a décidé de retenir 165 projets, dont la liste par axe et programme est téléchargeable ci-dessous.

Quelques projets ont été particulièrement remarqués par les jurys pour la qualité de leur réponse : ils sont identifiés par un astérisque (*).

Pour certains projets retenus, les jurys ont formulé des réserves ou observations qu’il appartiendra aux porteurs de projet de prendre en compte avant l’élaboration des conventions pluri-annuelles.

Attention : Aucune information ne sera donnée par téléphone.

Tous les porteurs de projets recevront dans les prochaines semaines un courrier personnalisé expliquant la décision du Conseil de gestion. Si, après réception du courrier, des éclaircissements vous paraissent nécessaires, merci de contacter par courrier électronique la Direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative / Mission d’animation du Fonds (fonds-jeunes@jeunesse-sports.gouv.fr).

Le Haut commissaire à la jeunesse tient à saluer la mobilisation des structures qui ont participé à ce premier appel à projets. Celui-ci sera suivi d’une deuxième vague dès le mois de septembre sur la base, notamment, des propositions contenues dans le Livre Vert « Reconnaître la valeur de la jeunesse ». Ce sera une nouvelle occasion pour les structures qui le souhaitent de proposer des expérimentations.


 


Focus sur l’expérimentation dans l’Académie de Créteil Projet : « Lutte contre l’absentéisme et incitation collective »

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L’objectif de cette expérimentation, portée par l’Académie de Créteil, est de diminuer l’absentéisme, un des facteurs du décrochage scolaire. Elle s’adresse aux élèves des lycées professionnels dont le risque de décrochage est important.

Descriptif de l’expérimentation : un budget pour un projet collectif

L’objectif de cette expérimentation, portée par l’Académie de Créteil, est de diminuer l’absentéisme, un des facteurs du décrochage scolaire. Elle s’adresse aux élèves des lycées professionnels dont le risque de décrochage est important.

L’expérimentation prévoit la mise à disposition des classes, sous conditions, des fonds permettant aux élèves de construire un projet collectif ambitieux (action sociale, aménagement de classe, achat de matériel informatique, sportif ou culturel, voyage scolaire etc.).

Il ne s’agit pas de financer les dépenses des élèves pour des projets personnels. En aucun cas l’argent n’est transmis directement aux élèves. Le dispositif s’appuie sur le groupe en vue d’un projet commun qui sera élaboré avec un adulte référent. Il ne s’appuie pas sur des incitations individuelles.

C’est le professeur ou le responsable pédagogique qui est chargé de gérer le budget du projet collectif.

L’expérimentation se présente comme un contrat entre l’équipe éducative et les élèves : l’institution scolaire mettra à disposition des élèves des moyens et attendra en contrepartie une plus grande implication des élèves dans l’ensemble des activités scolaires.

La classe pourra disposer pour son projet collectif d’une somme de départ de 2000 euros qui pourra être abondée jusqu’à 10.000 euros si le seuil de présence ou d’assiduité de la classe (partiellement déterminée par la classe elle-même) est respecté.

Le budget du projet collectif est donc alimenté tout au long de l’année en fonction du respect d’un « contrat » passé entre les élèves de la classe et des adultes référents, certains éléments étant déterminés par les élèves eux-mêmes.

Le programme se déroulera en deux phases :

2009-2010 : un programme pilote sera mené dans six classes de trois lycées volontaires (lycée Alfred Costes à Bobigny, lycée Gabriel Péri à Champigny-sur-Marne, et Lycée Lino Ventura à Ozoir-la-Ferrière). Il concernera dans un premier temps environ 150 élèves. Ce programme pilote permettra de tester cinq protocoles pour en déceler les difficultés et éventuellement ajuster le dispositif.
2010-2011 : si un ou plusieurs de ces cinq protocoles se révèlent concluants, le protocole retenu sera mis en œuvre de manière à en permettre l’évaluation, avec un grand nombre de classes tirées au sort (70 classes soit 2000 élèves.)
Début du projet : lundi 5 octobre 2009.

Le projet sera évalué par l’Ecole d’Economie de Paris.

Historique du projet :

Le Comité interministériel pour la jeunesse (CIJ) du 30 janvier 2009 a fait de la lutte contre le décrochage scolaire une priorité de l’action en faveur de la jeunesse. A la suite du CIJ, le Gouvernement a souhaité donner une nouvelle impulsion à cet objectif en ouvrant la possibilité de soutenir des expérimentations sous la direction du Haut commissaire à la jeunesse (circulaire interministérielle du 22 avril 2009).

Le 10 avril 2009, Martin Hirsch ouvrait la première session d’appels à projets du fonds d’expérimentation pour la jeunesse, dotée de 65 millions d’euros (sur un montant total de 150 millions). L’expérimentation sociale permet de préfigurer de nouvelles politiques publiques en garantissant que les sommes investies dans le programme se traduisent par des résultats mesurables sur le terrain.

Plus de 500 candidatures ont été déposées dans le cadre de ce premier appel à projet. Le conseil de gestion du fonds d’expérimentation, chargé de sélectionner les projets à partir des observations des 10 jurys composés de personnes qualifiées, s’est réuni le 9 juillet 2009 et a retenu 165 projets. La liste complète des projets retenus par axe et programme, ainsi que la grille de critères qui a guidé l’analyse des jurys sont disponibles sur le site www.lagenerationactive.fr et ont été rendu publics le 16 juillet 2009 (c.f communiqué de presse en pièce jointe.)

Le projet d’expérimentation porté par l’Académie de Créteil est l’un de ces projets.

Imprimer  |  Mise en ligne le 5 octobre 2009  




SR







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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 07:32

(dépêches)




http://www.leparisien.fr/societe/une-cagnotte-pour-les-lyceens-qui-ne-sechent-plus-les-cours-02-10-2009-659222.php
Une cagnotte pour les lycéens qui ne sèchent plus les cours
C’est la nouvelle idée contre l’absentéisme scolaire. Le donnant donnant : une cagnotte d’un montant de 10 000 € maximum pour les classes aux élèves assidus.
  133 réactions | RéagirChristel Brigaudeau et Claudine Proust | 02.10.2009, 07h00






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Va-t-on bientôt payer les élèves pour qu’ils aillent en cours ? La Grande-Bretagne a déjà franchi le pas. Depuis 2008, les 16-18 ans issus de familles démunies sont « encouragés » à aller à l’école, moyennant salaire hebdomadaire et prime annuelle.

  En savoir plus
POUR. « Responsabiliser les élèves »
CONTRE. « Une pente dangereuse »
  La France n’y est pas encore. Mais à partir de lundi, l’académie de Créteil se lance dans l’incitation financière collective. Dans trois lycées professionnels, une « cagnotte » de 2 000 € va être allouée à deux classes : les élèves devront s’y fixer un objectif d’assiduité. S’il est rempli, la classe pourra s’offrir en fin d’année un voyage ou le Code de la route… pour un montant de 10 000 € maximum.

Beaucoup de gens perplexes

Si cette expérience inédite se révèle concluante, le rectorat l’étendra à la moitié des lycées professionnels de l’académie. Avant généralisation ? Pour lutter contre l’absentéisme, qui décime chaque année les classes, surtout dans la voie professionnelle, on a déjà tenté beaucoup de remèdes. La prévention. La sanction, jusqu’à la suspension des allocations familiales, prévue par les textes, mais jamais appliquée.
En tournée avec Martin Hirsch, Luc Chatel et Nicolas Sarkozy ont fait de la lutte contre le décrochage scolaire leur cheval de bataille.
Au bout de l’école buissonnière, il y a le décrochage, complet, qui fait que, chaque année, quand d’autres fêtent leur bac, 120 000 à 150 000 jeunes tournent le dos aux études, sans rien dans les mains. Après le temps du bâton, voici venu celui de la carotte. « Le remède ne résout pas le problème : celui de la relation distendue des enfants aux études ! » juge le sociologue François Dubet. Secrétaire général de la Fédération des parents d’élèves (FCPE), Jean-Jacques Hazan doute des règles d’un jeu jugé dangereux. « Acheter la présence des élèves par une récompense ne va pas dans le sens du respect. Je doute que ce genre de marché fasse longtemps effet. »


http://www.leparisien.fr/societe/responsabiliser-les-eleves-02-10-2009-659223.php
POUR
« Responsabiliser les élèves »
JEAN-MICHEL BLANQUER, recteur de l’académie de Créteil
  3 réactions | RéagirPropos recueillis par C.B. | 02.10.2009, 07h00






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A l'origine de cette expérience, le recteur Jean-Michel Blanquer défend une initiative qu’il juge morale.
Comment est née cette expérimentation d’« incitation collective » ?

Jean-Michel Blanquer. Il s’agit de lutter contre l’absentéisme, un véritable fléau pour l’enseignement professionnel.

On veut responsabiliser les jeunes, en leur disant que la réalisation de projets qui les intéresse est conditionnée par leur présence et leur implication dans l’établissement. On passe ensemble un contrat moral.

Ne favorisez-vous pas ainsi un comportement consumériste face à l’école ?
Notre expérimentation est aux antipodes de l’individualisme consumériste ! Elle est à la fois collective et responsabilisante : c’est la présence de tous qui contribue au succès de tous. Et ce n’est pas anormal de se préoccuper de façon concrète des conditions de vie des 16-18 ans. C’est l’un des objectifs du plan pour la jeunesse que vient de présenter le président de la République.

Cette nouvelle mesure signe-t-elle l’échec des précédentes tentatives de lutte contre l’absentéisme ?
Il faut plusieurs instruments pour traiter les causes, très hétérogènes, de ce problème. Nous poursuivons le traitement informatisé des absences d’élèves, avec l’envoi de SMS pour prévenir les parents quand les enfants sèchent les cours. Nous menons aussi un travail de fond auprès des familles.

Croyez-vous à la généralisation de votre expérimentation ?
Ce qui est certain, c’est qu’elle mérite d’être tentée. C’est à coup sûr la plus originale de toutes, dans l’académie. Jusqu’ici, à chaque fois que nous avons créé des projets sources de cohésion et motivants pour les élèves et ils ont plutôt bien fonctionné.



http://www.leparisien.fr/societe/en-angleterre-ca-marche-02-10-2009-659220.php
Londres (Royaume-Uni)
En Angleterre, ça marche !
  1 réaction | RéagirJulien Laurens | 02.10.2009, 07h00






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Le Royaume-Uni est déjà bien en avance en termes de lutte contre l’absentéisme. Le gouvernement anglais a lancé il y a déjà dix-huit mois le plan EMA (Education Maintenance Allowance) qui a pour but d’encourager les élèves de 16 à 18 ans, issus de familles pauvres, à venir à l’école et à ne pas quitter le système scolaire alors que la loi, comme en France, les y autorise dès 16 ans.


Les adolescents sont payés 10 £, 20 £ ou 30 £ par semaine (11 € 22 € et 33 € )pour se rendre en cours. De plus, il existe des bonus atteignant jusqu’à 200 £ par an si l’élève atteint les objectifs scolaires fixés par ses professeurs ou tuteurs. Des cadeaux divers, comme des téléphones portables, sont offerts à ceux qui sont les plus assidus au cours de l’année et qui ont également de bonnes notes.
Ces mesures existent aussi en Irlande du Nord, au pays de Galles et en Ecosse. Le gouvernement anglais estime que plus de 60 % des élèves poursuivent leur cursus grâce à cette « aide » qui ne peut durer que trois ans maximum. Ce système a été mis en place dans les lycées traditionnels et professionnels de toute l’Angleterre en 2008, après avoir été testé avec succès dans 150 établissements en 2004. Il touche près de 200 000 élèves dont les revenus des parents n’excèdent pas 33 000 € par an.

http://www.leparisien.fr/societe/une-pente-dangereuse-02-10-2009-659221.php
CONTRE
« Une pente dangereuse »
PHILIPPE MEIRIEU, chercheur en sciences de l’éducation
  14 réactions | RéagirPropos recueillis par C.P. | 02.10.2009, 07h00






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Professeur en science de l’éducation, Philippe Meirieu pilote de nombreuses études et recherches en matière de pédagogie. Il a notamment travaillé sur une réforme du lycée lorsque Claude Allègre était ministre de l’Education nationale (1997-2000).

Que pensez-vous de l’expérience qui va être lancée dans l’académie de Créteil ?
Philippe Meirieu. Je suis radicalement contre ! Comme je le suis contre les parents qui fixent l’argent de poche au prorata des résultats scolaires.

Certes, il y a une crise de la finalité de l’école, et des gamins estiment aujourd’hui qu’ils gagneront plus en dealant qu’en faisant des études. Je n’ai pas la solution magique, mais celle-ci me parait une facilité. Ce qu’on devrait faire entendre aux élèves, c’est qu’ils ont la chance de pouvoir faire des études et que la collectivité paie pour cela.

Qu’est-ce qui vous choque ?
Le côté collectif de la cagnotte, c’est un peu l’inverse de la punition collective, mais avec les mêmes risques d’effet de groupe, de règlements de comptes. Et, surtout, le côté rétribution ! Je sais que certains proviseurs sont tentés par l’idée de salaire, au motif que les gamins en apprentissage donc rémunérés sont plus sérieux. Mais quand on est payé, c’est pour la partie travail en atelier, pas pour les études ! Payer pour obliger les élèves à aller en cours, c’est exonérer l’école de son travail d’intéresser les élèves. C’est s’engager sur une pente dangereuse.

Pourquoi ?
Parce qu’on remplace la rétribution symbolique le plaisir du défi personnel par une rétribution tout court : ça devient de l’éducation bancaire ! Les enfants sont capables de défis : au judo, accéder à la ceinture noire, c’est un défi symbolique. A l’école ce doit être pareil. Si on y renonce, pourquoi ne pas les payer en colonies l’été pour qu’ils fassent une marche ou un match de foot ?


http://www.leparisien.fr/societe/la-cagnotte-contre-l-absenteisme-au-lycee-scandalise-02-10-2009-660217.php
EDUCATION
La cagnotte contre l'absentéisme au lycée scandalise
Révélé par le Parisien-Aujourd'hui en France, le projet de «Cagnotte collective» octroyée à quelques classes de lycées de l'académie de Créteil suscite une vive polémique.
  243 réactions | RéagirNicolas Fertin | 02.10.2009, 18h09 | Mise à jour : 03.10.2009, 09h44






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Payer les élèves pour aller en cours... L'expérimentation qui commence lundi dans trois lycées professionnels de l'académie de Créteil a suscité une vive polémique parmi les enseignants et les parents d'élèves. Révélée par Le Parisien - Aujourd'hui-en-France dans son édition de vendredi, l'existence de cette cagnotte collective concernera environ 150 élèves dans un premier temps.

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Les internautes furieux
 
  Sur la toile
CONTRE : « Une pente dangereuse »
POUR : « Responsabiliser les élèves » Une somme d'argent va être allouée dans certaines classes : les élèves devront s’y fixer un objectif d’assiduité. S’il est rempli, la classe pourra s’offrir en fin d’année un voyage ou le Code de la route… pour un montant de 10 000 € maximum. Une expérience analogue est menée à Marseille, au lycée professionnel Mistral, dans le VIIIe arrondissement. Les élèves les plus assidus ont, eux, droit à des places pour assister aux matches de l'OM, indique ce samedi le quotidien «la Provence».

Dans une interview au Parisien ce vendredi, le recteur de l'académie Jean-Michel Blanquer assume et se défend de vouloir acheter la présence des élèves. Il parle plutôt de les «responsabiliser». Même avis pour Dominique Bertheaum, proviseur du lycée Gabriel Péri, l'un des trois établissements concernés: «quand une classe est fédérée autour d'un projet, ça marche mieux».

«La carotte sans le bâton : prendrait-on les élèves pour des ânes ?», rétorque le Snalc-CSEN, syndicat des enseignants du secondaire, qui y voit «une grave dérive démagogique».

Les parents d'élèves pas convaincus

Le chercheur en sciences de l'Education Philippe Mérieu parle au contraire de «pente dangereuse». Même son ce cloche chez les parents d'élèves : Pour Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE (gauche), c'est «un ersatz de solution: un problème d'éducation réglé par l'argent, c'est quand même assez catastrophique». Pour lui, combattre l'absentéisme passe notamment par «une vraie réforme de l'orientation», surtout dans les lycées professionnels où «de nombreux élèves sont envoyés dans des filières qu'ils n'ont pas choisies, parfois faute de places».

Même inquiétude à la Peep, fédération de parents pourtant classée à droite : «Nous sommes très réservés, et même un peu inquiets. C'est mettre la main dans un engrenage, on commence avec les bons points à l'école maternelle, et on finit par les billets au lycée ?», estime ainsi Philippe Vrand, président de la Peep. «On ne veut pas que l'argent soit le levier pour motiver les élèves», a-t-il ajouté. «D'ailleurs, avec quelle efficacité ? Ils vont peut-être venir à l'école, mais vont-ils travailler ?», s'est-il interrogé.

Une «grave dérive» pour Huchon

Même hostilité de la part du président du Conseil régional PS, Jean-Paul Huchon. Dans un communiqué, l'élu - qui gère le financement des lycées d'Ile-de-France - estime que «loin de responsabiliser les élèves, la mise en place de "cagnottes collectives" nourrira un sentiment d'injustice entre les classes et les différentes filières de formation avec un risque d'accroissement des violences au sein des établissements». Pour Jean-Paul Huchon, «le rôle de l'école n'est pas d'apprendre aux élèves comment gagner de l'argent par tous les moyens, mais de leur transmettre les savoirs et les valeurs indispensables pour leur épanouissement personnel et pour la vie en société ».

La colère des internautes

Quant à nos internautes, les réactions sont quasi unanimes : c'est l'indignation qui domine. «Quelle honte !», « Scandaleux ! Ineptie ! Aberrant !» clament en choeur les intéressés.




http://www.leparisien.fr/societe/cagnotte-contre-l-absenteisme-au-lycee-les-internautes-furieux-02-10-2009-660258.php
EDUCATION
Cagnotte contre l'absentéisme au lycée : les internautes furieux
  101 réactions | RéagirPropos recueillis par N.F. | 02.10.2009, 19h29 | Mise à jour : 20h02






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Rarement sujet aura suscité une telle désapprobation. La cagnotte collective imaginée pour quelques classes de trois établissements de l'académie de Créteil , en échange de l'assiduité des élèves, provoque un vent d'indignation, voire de colère chez les internautes du Parisien.

fr. En quelques heures, plus de cent réactions - quasiment toute outrées, scandalisées, irritées - ont été postées sur notre site.

«Quelle honte !» « Scandaleux ! Ineptie ! Aberrant !», clament en choeur les intéressés.

«Au secours Jules Ferry !»

«Idée stupide c'est pas pour autant qu'ils suivront les cours ils feront de la présence c'est tout.» (Syba)

«Une absurdité pareille ne peut conduire qu'à l'augmentation de l'immaturité des jeunes actuels», lance Debussy.

«Au secours ! Jules Ferry doit se retourner dans sa tombe, estime Titi. Dans les pays pauvres, les gosses pleurent parce qu'ils n'ont pas accès à la scolarité ! En France, on les payera pour y aller ! Pourquoi l'état ne réfléchit-il pas aux raisons de l'absentéisme ?»

«Je serais plutôt favorable à une récompense pécuniaire (ou autre) proportionnelle aux notes de fin d'année. Et pourquoi pas, pour éviter l'exclusion de l'élève ou la discrimination, offrir un lot de consolation pour le dernier de la classe afin de l'encourager. Qu'en pensez-vous ? », estime une autre internaute.

«Ce qui m'a motivé moi, c'est l'argent que j'allais pouvoir gagner grâce à mon diplôme, donc APRES l'école!!! Pourquoi ces jeunes ne pensent-ils pas à ça plutôt?», réagit une autre internaute qui avoue avoir redoublé trois fois pendant sa scolarité.

«C'est inadmissible, renchérit Bv. Avoir accès à l'école est un droit assister aux cours est un devoir.»

«Pourquoi pas un service de chauffeurs ?»

Mistigi67 ironise : «Maintenant on paie les élèves pour qu'ils aillent en cours...Pourquoi ne pas proposer un service de chauffeurs pour les y emmener?? N'importe quoi!!!»

«On est en train de créer, en France, une génération de gens incapables de se prendre en charge, de se responsabiliser. Demain, ces futurs salariés considéreront leurs salaires comme une simple prime de présence (compensation des contraintes pour se lever de bonne heure et temps passé dans les transports !) et se mettront en grève pour obtenir une prime lié à leur travail fourni dans l'entreprise !» (phicha1561)

«Dans un pays ou il n'y a plus aucune valeur que celle de l'argent, on ose en rajouter une couche,avec ce procédé indigne.» ajoute Alminic.

« Et oui ils sont malin comme cela les étudiants ne feront pas la grève !», assure un autre internaute.

«Les méthodes essayées jusque là n'ont pas marché»

Dans ce concert de protestations, seuls quelques rares messages sont plus modérés :  « Il s'agit de "primer" une classe et non pas de payer individuellement les élèves. On peut bien sûr être opposé à cela pour des raisons de principe. On peut néanmoins relativiser, d'autant que les méthodes essayées jusque là n'ont pas marché et que ça ne doit pas être la première fois qu'une classe fait en fin d'année un voyage scolaire subventionné parce qu'elle a donné satisfaction. »

 


Tous les articles de la rubrique leparisien.fr

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/peillon-il-faut-interdire-d-urgence-les-cagnottes-contre-l-absenteisme-05-10-2009-663404.php
Flash actualité - Politique  

Zoom
Peillon : il faut interdire "d'urgence" les cagnottes contre l'absentéisme
  | Réagir05.10.2009, 14h52






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Le socialiste Vincent Peillon a demandé lundi que le ministère de l'Education intervienne "d'urgence" pour empêcher la mise en place de cagnottes destinées à lutter contre l'absentéisme dans certains lycées, dénonçant "une mauvaise façon de faire qui ne correpond pas à nos valeurs".
"Je trouve ça aussi grave, en termes d'esprit public, que les déclarations du président de la République lorsqu'il nous avait expliqué que l'imam, le curé, le rabbin, c'était supérieur à l'instituteur au niveau des valeurs", a déclaré M. Peillon sur RMC.
L'eurodéputé, animateur du courant du PS Espoir à gauche, a désapprouvé le fait de "récompenser des élèves qui ne feront que se comporter normalement par des gains financiers".
"C'est très malheureux", a-t-il dit, en jugeant que cette initiative devait être expérimentée dans trois lycées professionnels de l'académie de Créteil. "C'est une mauvaise façon de faire, ça ne correspond pas à nos valeurs", a-t-il dit.
Selon lui, le ministère de l'Education devrait intervenir "d'urgence" pour l'interdire.
"Ce qui est très beau dans l'Education nationale, c'est que ça n'est pas que des réglements, des stylos, des bureaux, c'est un esprit". "De Condorcet à Jules Ferry on a quand même construit notre République avec des valeurs", a-t-il souligné.



http://209.85.229.132/search?q=cache:AE3gv4K_3RcJ:sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/larevuedepresse/+cagnotte+2000+cr%C3%A9teil+absent%C3%A9isme&cd=28&hl=fr&ct=clnk&gl=fr
par Bruno Duvic
du lundi au vendredi de 8h30 à 8h42
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vendredi 2 octobre 2009
Oui ou non ?
Jeune, tu n'as pas séché les cours cette semaine. Bravo ! En récompense, voici 20 £.

Jeune, tu as atteint les objectifs de tes professeurs. Félicitations ! Voici un chèque de 200 £.

Jeune, tu as été particulièrement sage et brillant cette année. En récompense, accepte ce téléphone portable.

Faut-il payer les élèves pour qu'ils aillent à l'école ? Le système que je viens de décrire existe déjà en Grande-Bretagne pour les adolescents de familles pauvres. Il va être testé en France à partir de lundi.

Le Parisien-Aujourd'hui donne les détails. 2000 € pour deux classes de lycées professionnels : c'est la cagnotte de départ dans trois établissements de l'académie de Créteil. Et comme à la Bourse, on fait la culbute : 2000 € de plus tous les deux mois si les élèves sont assidus. Ajoutez à cela une "note de vie et de classe", attribuée par le prof principal. Le jackpot, à la fin de l'année, peut s'élever à 10000 €.

L'objectif principal, c'est donc de lutter contre l'absentéisme. Il touche plus de 8% des collégiens et lycéens. Alors Jean-Michel Blanquer, le recteur de l'académie de Créteil, a décidé de mettre les pieds dans le plat. "Nous voulons responsabiliser les jeunes, passer avec eux un contrat moral. Ce n'est pas de l'individualisme consumériste, c'est une mesure collective. C'est la présence de tous qui contribue au succès".

Autre précision importante, l'argent devra être utilisé pour des projets précis : les leçons du Code de la route ou un voyage de classe... Le spécialiste de l'éducation Philippe Meirieu apporte la contradiction au recteur : "Payer pour obliger les élèves à aller en cours, c'est exonérer l'école de son travail d'intéresser les élèves. Cela devient de l'éducation bancaire. Les enfants sont capables de défis. Au judo, par exemple, accéder à la ceinture noire, c'est un défi symbolique. A l'école, ça doit être pareil".

"Oui" ou "non" : référendum sur le Traité de Lisbonne aujourd'hui en Irlande...

Pour La Croix, Nathalie Lacube s'est promenée dans Henry Street et O'Connell Street. Ce sont les deux rues commerçantes de Limerick, la ville irlandaise la plus touchée par la crise.

Les magasins de jouets en briques rouges ?Fermés.

La pharmacie Fergusons, à proximité ? Pareil.

Le restaurant indien Mayur Tandoori, dans le quartier ? Pas mieux.

C'est un business center où l'on ne fait plus d'affaires que la journaliste a visité. Rideaux de fer baissés, affiches "A louer" ou "A vendre", plantes vertes desséchées dans les devantures : 25% des commerces de Limerick, troisième ville du pays, sont vides.

Quand on pense qu'il y a seulement deux ans, l'Irlande, c'était le plein emploi...

La crise : voilà ce qui a changé depuis l'an dernier. Voilà ce qui pourrait faire basculer le vote en faveur du "oui". L'Europe, l'an dernier, c'était les bureaucrates qui empêchaient de faire du business. Cette année, c'est un matelas de sécurité.

Le "oui" favori donc... Mais attention : c'était le cas aussi l'an dernier. "Attention à la sociale", avertit L'Humanité. La crise, c'est aussi la politique d'austérité du gouvernement irlandais, massivement rejetée.

Et puis il y a un argument irréfutable, relevé notamment par Politis cette semaine : "on refait voter un peuple sur un texte 100% identique à celui de l'an dernier. C'est une entorse à la démocratie. Nous avons déjà dit 'non' : pourquoi nous le redemander ?".

Et puis, Bruno, vous êtes en mesure de nous annoncer que le déficit de la Sécu, c'est bientôt fini...

Oui, j'ai au moins sept idées pour sauver la Sécu. Je les ai trouvées dans l'hebdomadaire La Vie, qui demande cette semaine à des spécialistes de la santé de proposer leurs solutions.

Première idée : payer les médecins autrement. C'est l'idée d'une rémunération au forfait. Elle est défendue par le président du syndicat de généralistes MG-France. Explication... "Le généraliste a deux rôles. Il prend en charge les affections (une grippe, un traumatisme). Là, vous réglez la consultation : normal. Son second rôle, c'est de coordonner les soins : là, le paiement forfaitaire aurait du sens. Ce serait une réorganisation plus rationnelle du parcours de soins".

Deuxième idée : c'est celle du prof de santé à Sciences-Po, Didier Tabuteau. "On pourrait déléguer certains actes médicaux. On le fait déjà un peu, d'ailleurs. Pas besoin d'un médecin pour prendre la tension : un infirmier peut le faire. Or, de l'un à l'autre, le tarif peut être diminué par trois. Cela impliquerait de mettre en place des équipes pluridisciplinaires, autour d'un secrétariat commun".

Je vous donne en vrac les autres pistes :

- créer une deuxième journée de solidarité ;

- utiliser 2% des recettes du Loto et du PMU ;

- rembourser les patients en fonction de leurs revenus ;

- et puis l'idée de Philippe Séguin, le président de la Cour des Comptes, fidèle à sa caricature de sado-maso dans "Les Guignols de l'info" : il faut augmenter les prélèvements sociaux, même si c'est impopulaire.

Est-ce que ces solutions vous inspirent, Monsieur le ministre ?

(...)

Autre question, après lecture du Parisien ce matin : la liste des 3000 évadés fiscaux en Suisse, dont vous avez dévoilé l'existence fin août, est-elle légale ? Un avocat, Maître Delsol, a saisi la Commission Informatique et Libertés. Est-ce qu'une autorisation préalable a été demandée à la CNIL avant de constituer le fichier ?

D'autres informations glanées dans la presse...

Avec la Sécu, nous étions à la rubrique "santé". Restons-y. La dernière recommandation pour lutter contre la grippe A : pas plus d'un visiteur dans les maternités, de préférence le papa... recommandation du Collège national des gynécologues.

A six mois des élections régionales, les premiers sondages :

- CSA pour La Chaîne Parlementaire, dans Le Parisien ;

- OpinionWay pour LCI, dans Le Figaro.

Dans les deux cas, les Verts menacent le PS. Si le premier tour avait lieu dimanche prochain, intentions de vote à 16% pour les Verts et 19 pour le PS, selon OpinionWay ; intentions de vote pour 17 pour les Verts et 21 pour le PS, selon CSA.

Dans les deux cas, la majorité est à plus de 30%. Mais elle manque de réserves de voix pour le second tour.

Et puis les palais du pouvoir rendent vraiment fou, même les chiens... Les Chirac ont dû se séparer de Sumo, le bichon maltais de l'ancien Président. Depuis qu'il avait quitté l'Elysée, il avait viré acariâtre. Le véto l'avait mis sous antidépresseurs. Puis il y a eu la morsure de trop, la troisième en quelques mois. C'est Bernadette Chirac qui raconte au Parisien. Elle a joué les McGiver dans cette histoire.

"C'était après le dîner. J'étais en train de lire dans une pièce. Sumo était couché par terre. Mon mari est arrivé, et il a sauté. Et ça saute très haut, un bichon : il l'a mordu à l'estomac. J'ai eu très peur parce qu'il y a eu du sang. Heureusement, comme je venais de le sortir, il avait sa laisse, sur laquelle j'ai mis le pied. Je l'ai enfermé dans la pièce à côté".

Sumo est aujourd'hui en pension chez des amis des Chirac, qui ont une ferme en Seine-et-Marne. Il pourra courir dans la nature pour oublier l'Elysée.

Allez, c'est vendredi... Encore un sujet sans cravate : détente...

Des nouvelles de la tribu bobo, dans Le Point et Elle...

Le Point publie les bonnes feuilles d'un "Dictionnaire du look". Il y a tous les archétypes : c'est désopilant.

Voici donc le bobo qui agace un peu tout le monde, mais qui est le sociotype le plus répandu, selon les auteurs du dictionnaire. Barbe de trois jours et salaire de cadre, coeur à gauche et porte-monnaie à droite. Le bobo ne doit surtout pas être trop peigné. Il porte une chemise Paul Smith soigneusement débraillée, sous un pull en cachemire. Autre accessoire du bobo : l'écharpe pour porter son nouveau-né contre lui.

On en vient à Elle, qui donne la parole au philosophe Pascal Bruckner, qui publie "Le Paradoxe amoureux", sur la façon dont on s'aime aujourd'hui. Et dans l'hebdomadaire féminin, il parle notamment du papa bobo : papa modèle. "Il joue, il parle, il échange quotidiennement avec ses enfants. La masculinité n'est plus cantonnée à la compétition, voire à la violence. Mais ça peut mal tourner : les femmes reprochent parfois aux hommes d'être devenus des nurses".

Alors est-il bien raisonnable de changer les couches avec un pull cachemire ? Voilà un sujet de débat pour le week-end. En fond sonore, vous pouvez mettre un vieux tube d'Alain Souchon : "Allo maman bobo"...

Bon week-end...









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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 06:23

(dépêches)


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/10/05/01011-20091005FILWWW00500-cagnotte-tout-essayer-chatel.php
Cagnotte: "tout essayer" (Chatel)
AFP
05/10/2009 | Mise à jour : 15:07 | Ajouter à ma sélection
Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a estimé qu'on devait "tout essayer" pour lutter contre l'absentéisme et le décrochage scolaires après la mise en place d'une cagnotte collective dans trois lycées professionnels en région parisienne. "Le gouvernement a engagé la guerre contre l'absentéisme et le décrochage scolaire. On fait des expérimentations et la cagnotte est une expérimentation", a déclaré M. Chatel, interpellé par des journalistes en marge d'une visite dans un lycée en région parisienne.

"J'ai demandé au recteur (de l'académie de Créteil, ndlr) des garanties. 1: qu'il reçoive des représentants des parents d'élèves pour leur expliquer que le dispositif ne consiste pas à payer les élèves. 2: qu'il crée un comité de suivi chargé de contrôler cette expérimentation. A la fin on fera une évaluation et on verra. On doit tout essayer", a poursuivi M. Chatel.

Trois lycées professionnels de l'académie de Créteil expérimentent depuis lundi la mise en place d'une cagnotte collective par classe pour financer un projet éducatif défini avec les élèves, une idée critiquée par des syndicats de parents d'élève et d'enseignants.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/10/03/01016-20091003ARTFIG00604-absenteisme-des-places-de-foot-pour-motiver-les-eleves-.php
Absentéisme : des places de foot pour motiver les élèves

Flore Galaud (lefigaro.fr)
03/10/2009 | Mise à jour : 18:12 | Commentaires  204 | Ajouter à ma sélection

Stade Vélodrome de Marseille. Crédits photo : AFP
Un lycée professionnel de Marseille récompense tout les mois la classe ayant le taux d'absentéisme le plus faible en lui offrant des places pour aller voir jouer l'OM.
 
Après la cagnotte, les places de football. C'est en tout cas ce qu'a choisi le lycée professionnel Mistral de Marseille pour motiver ses quelques 600 élèves, révèle samedi le quotidien La Provence. Le proviseur a en effet décidé depuis la rentrée de récompenser, tous les mois, la classe ayant le taux d'absentéisme le plus faible en donnant aux élèves des places pour aller voir l'OM jouer au Vélodrome.

«La présence en classe contre des places pour l'OM, ça marche !», se réjouit le proviseur. «Jamais on a eu une telle assiduité (...) Ça motive les élèves qui doivent jouer collectif pour se classer premiers», estime-t-il. Fin septembre, c'est une classe de première en filière «carrosserie»qui est arrivée en tête, avec 95% d'heures de cours effectuées.


Un coût de 1500 euros

Pour cette opération, le foyer socio-éducatif du lycée a déboursé 1500€ pour acheter dix cartes d'abonnement à l'OM. Et l'initiative devrait perdurer toute l'année, et pourrait même aller plus loin. La direction, en effet, pense mettre en place d'autres récompenses, telles que des places pour du trial au palais des sports et des journées de ski.

Si, selon le quotidien marseillais, professeurs, parents et élèves sont ravis, la méthode peut tout de même laisser perplexe. Vendredi, l'annonce d'une cagnotte de 10.000 euros pour récompenser l'assiduité dans l'académie de Créteil avait déjà créé la surprise. Trois syndicats d'enseignants rattachés à la FSU ont ainsi déclaré samedi que cette mesure était «contraire aux valeurs de l'Ecole républicaine» et ont démandé son retrait.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/01/21/01016-20090121ARTFIG00715-darcos-l-absenteisme-un-fleau-pour-l-ecole-.php
Darcos : «L'absentéisme,
un fléau pour l'école»

Propos recueillis par Christine Ducros, Marie-Amélie Lombard-Latune, Marie-Estelle Pech, Aude Sérès
22/01/2009 | Mise à jour : 15:33 | Commentaires  326 | Ajouter à ma sélection

Crédits photo : AP
INTERVIEW - Le ministre va recruter 5 000 agents pour alerter les familles sur les absences de leurs enfants.
 
LE FIGARO. - L'absentéisme est devenu un problème majeur pour l'école, au point que vous l'avez inscrit au rang de vos priorités. Que comptez-vous faire ?
Xavier DARCOS. - Je veux faire de l'absentéisme une grande cause de l'Éducation nationale. De plus en plus d'élèves sont absents de manière régulière. Or, tout est lié. L'absentéisme mène au décrochage, qui conduit à l'échec scolaire, lequel mine l'insertion professionnelle et sociale des jeunes. Et c'est lorsqu'un jeune n'est plus encadré, qu'il n'a plus de projet, qu'il peut être conduit à tous les échecs. L'absentéisme est un fléau, et les solutions actuelles pour y remédier ne fonctionnent pas. Certains établissements préviennent les pa­rents rapidement via des SMS ou des appels téléphoniques, mais cela ne suffit pas. Que fait-on lorsque les familles ne veulent pas se déplacer ou ne répondent pas aux appels de l'école ? L'école doit alors aller à leur rencontre. Avec Fadela Amara, qui fait un travail admirable auprès de ces jeunes, nous avons décidé de recruter 5 000 «médiateurs de la réussite scolaire», qui feront l'interface entre l'école et les parents.

Qui seront ces médiateurs ?
Ce seront des personnes qui connaissent les quartiers, les fa­milles, mais qui relèveront de l'Éducation nationale. Il s'agit d'emplois aidés dans le cadre du plan de relance. Ont été ciblés 215 quartiers en difficulté dans lesquels le médiateur aura aussi une fonction d'insertion. C'est important, car, géographiquement, les écoles, collèges et lycées de l'éducation prioritaire sont plus touchés que les autres. Ils seront opérationnels dès le mois de mars pour remplir leur mission.

L'orientation est un casse-tête pour les jeunes et leurs familles. Que comptez-vous faire pour les aider ?
L'orientation était, il est vrai, un des thèmes centraux de la réforme du lycée. Actuellement, le système est trop complexe, opaque, et génère de véritables «délits d'initiés». Il ne fonctionne bien que pour ceux qui savent s'y retrouver. Dès la rentrée prochaine, les élèves et leurs parents pourront recevoir des conseils et des informations par le biais d'une plateforme téléphonique accessible tous les jours jusqu'à 20 heures, doublée d'un service de réponses par Internet, qui sera placée sous l'égide de l'Onisep. Elle associera des conseillers d'orientation psychologues, mais également des acteurs économiques. Nous allons faire en sorte, en outre, que les rendez-vous en tête à tête soient plus fréquents dans les établissements les plus défavorisés. Par ailleurs, à titre expérimental, certains établissements vont consacrer une semaine à l'orientation en milieu d'année.

» Les propositions du Conseil d'orientation pour l'emploi

Les parents sont souvent désarmés devant la complexité des programmes. Peut-on démocratiser le système ?
Je veux donner à chacun la possibilité d'accéder à l'ensemble des savoirs dispensés à l'école. C'est pourquoi, dès le mois de juin, nous allons mettre sur Internet tous les programmes du CP à la terminale. Cette «académie en ligne» sera gratuite et reprendra tous les cours dispensés dans le cadre du Centre national d'enseignement à distance.

Vous avez réformé la formation des enseignants en supprimant une année de stage rémunérée. La qualité de leur formation ne risque-t-elle pas d'y perdre ?
Personne ne conteste l'objectif de cette réforme, qui est de recruter des enseignants disposant d'un niveau de qualification plus élevé. Ils auront tous désormais un master (bac + 5), au lieu d'un bac + 3 ou + 4, qui leur permettra d'entrer plus facilement sur le marché du travail s'ils ne sont pas reçus aux concours d'enseignants. Les futurs enseignants seront aussi mieux préparés à leur métier puisqu'ils auront la possibilité d‘accomplir des stages de mise en pratique professionnelle dans les établissements scolaires, avant même de passer le concours. Enfin, cette réforme s'accompagne d'une véritable revalorisation des débuts de carrière. Les enseignants débutants reçoivent déjà, depuis cette rentrée une prime d'entrée dans la carrière de 1 500 euros, mais nous irons plus loin.

À Paris, plusieurs centaines de maîtres refusent d'appliquer le soutien scolaire que vous avez mis en place. Comment jugez-vous leur comportement ?
On parle beaucoup de la centaine d'enseignants militants qui agissent par pure idéologie et pas assez des 380 000 professeurs des écoles qui font leur travail avec un grand dévouement. Quand un professeur refuse d'aider ses élèves, il rompt la confiance que la Nation place dans l'école.

Comment gérez-vous désormais la réforme du lycée ? N'avez-vous pas été déstabilisé par son report il y a unmois ?
Xavier DARCOS. Au fond, nous avons obtenu ce que nous voulions, calmer le jeu au plan social, ce qui était essentiel pour sauver une réforme qui reste par ailleurs absolument nécessaire. Sachez que 150 000 jeunes quittent chaque année le système scolaire sans aucune qualification ni aucun diplôme et qu'un bachelier sur deux n'a aucun diplôme après trois années passées dans l'enseignement supérieur. Tout le monde était d'ailleurs d'accord sur ce constat puisque je rappelle que j'avais signé avec l'ensemble des formations syndicales et des organisations lycéennes un document relevant les points de convergence sur une réforme du lycée. On nous disait que la réforme allait provoquer un mois de janvier explosif au plan social ; je constate que c'est un mois où l'on parle de dialogue, de concertation, et c'est le meilleur service que nous pouvions rendre à la réforme du lycée.

Le président de la République vous a demandé de travailler sur ce dossier avec le directeur de Sciences Po, Richard Descoings. Comment allez-vous mener ce projet ?
Je vais m'appuyer sur Richard Descoings à qui j'ai confié une mission visant à relancer la concertation sur le lycée. Je lui ai notamment demandé d'élargir le débat à la société civile et je sais qu'il apportera lui-même, dans ce débat, toute sa liberté de parole et de pensée. Lorsqu'on traite d'un sujet aussi important que le lycée, il ne peut y avoir de tabou. C'est un travail immense qui l'attend et auquel il s'est déjà attelé d'arrache- pied. J'ai toute confiance en lui.

Vous avez dit le 13 janvier sur France Info : «Je veux aller jusqu'au bout de ma lettre de mission, elle est presque achevée». Avez-vous l'intention de tourner bientôt la page de l'Éducation nationale ?
Il est vrai que j'ai beaucoup avancé dans les réformes que Nicolas Sarkozy m'avait demandé de mener dans la lettre de mission, mais je suis loin d'avoir épuisé toute l'ambition que son projet présidentiel portait pour l'école ! Le président de la République a toujours rappelé qu'il n'y avait pas de projet de société sans projet scolaire. Avec le nouveau programme de travail que je vous dévoile, j'ai l'intention d'aller encore beaucoup plus loin dans la réalisation de cet objectif.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/10/02/01016-20091002ARTFIG00540-absenteisme-une-cagnotte-pour-motiver-les-lyceens-.php
Absentéisme : une cagnotte pour motiver les lycéens

Pauline Fréour (lefigaro.fr)
02/10/2009 | Mise à jour : 16:16 | Commentaires  383 | Ajouter à ma sélection

L'absentéisme moyen s'élevait à11% en moyenne en 2007 dans les lycées professionnels, selon le ministère de l'Education (ici, des élèves et un enseignant du lycée La Tournelle à La Garenne Colombes). Crédits photo : Le Figaro
Dans l'académie de Créteil, six classes de lycées professionnels verront leur assiduité récompensée par le financement de projets de groupe pouvant aller jusqu'à 10.000 euros par an.
 
Il ne s'agit pas de distribuer des chèques aux élèves ayant fait l'effort de se lever toute l'année, mais tout de même, la méthode ne manquera pas d'en surprendre certains. Dans une nouvelle tentative pour enrayer l'absentéisme important frappant les établissements professionnels, le rectorat de Créteil propose à six classes de CAP et de Bac pro de financer un projet commun, s'ils respectent collectivement des objectifs d'assiduité et de sérieux fixés en début d'année. Encore au stade de l'expérimentation, ce projet audacieux a été sélectionné parmi 165 autres propositions par le Haut commissariat à la Jeunesse, qui fournit l'argent nécessaire dans le cadre du Fonds d'expérimentation pour la jeunesse.

De la capacité du groupe à respecter ses engagements dépendra le montant des subventions perçues. Une mise de base de 2.000 euros sera accordée à toute classe jouant le jeu ; et chaque mois, cette somme pourra être augmentée (jusqu'à 10.000 euros sur l'année) si l'équipe pédagogique juge les objectifs atteints. Dans l'une des deux classes de première concernées au lycée Alfred-Costes de Bobigny, ceux-ci ont été fixés à moins de 5% d'absents (contre 10,9% habituellement dans les lycées pros selon le ministère de l'Education) et 11/20 de moyenne pour 75% des élèves. La récompense envisagée ? Des cours de code de la route pour tous, en vue du permis de conduire, essentiel pour trouver un travail.


«Ça va finir par coûter cher !»

«On veut responsabiliser les jeunes, en leur disant que la réalisation de projets qui les intéresse est conditionnée par leur présence et leur implication dans l'établissement», explique le recteur de l'académie Jean-Michel Blanquer dans Le Parisien. Reconnaissant que l'expérience est, «à coup sûr, la plus originales de toutes, dans l'académie», il assure que ce projet est «aux antipodes de l'individualisme consumériste». «On n'est pas dans une logique de cagnotte individuelle, ça s'inscrit dans un projet collectif de classe et pour que cela fonctionne il faut une solidarité du groupe», renchérit un représentant du Haut commissaire à la Jeunesse.

Un point de vue partagé par Bruno Sochan, le proviseur du lycée Alfred-Costes. Convaincu de longue date des vertus de la «carotte», il soutient «très fortement ce projet». «Le bâton, je le donne depuis des années, et ça ne marche pas ». Dans son lycée, quand un élève est absent, la direction appelle les parents. Au bout de trois absences ou retards, l'élève est collé deux heures le samedi matin, puis quatre s'il ne se présente pas. «Mais l'absentéisme reste catastrophique», déplore Jean-Yves Guyader, responsable des relations école-entreprises au sein de l'établissement. Pour autant, l'annonce du projet a, selon lui, fait une impression «mitigée» sur ses collègues enseignants. «C'est vrai que ça peut sembler un peu étrange, mais si ça marche ? Le seul problème, c'est que si on l'étend à d'autres lycées, ça va finir par coûter cher !».

Jean-Paul Huchon, le président PS de la région Ile-de-France, s'inquiète pour sa part des «risques de grave dérive» liés à l'expérimentation. Dans un communiqué, il estime que «le rôle de l'école n'est pas d'apprendre aux élèves comment gagner de l'argent par tous les moyens, mais de leur transmettre les savoirs et les valeurs indispensables pour leur épanouissement personnel et pour la vie en société». Selon Le Parisien, le rectorat a prévu d'élargir l'expérience à une trentaine d'établissement en cas de résultats positifs.

» INTERVIEW - Darcos : «L'absentéisme, un fléau pour l'école»

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/10/03/01011-20091003FILWWW00610-cagnottelycee-la-fsu-indignee.php
Cagnotte/lycée: la FSU indignée
AFP
03/10/2009 | Mise à jour : 18:00 | Commentaires  26 | Ajouter à ma sélection
Trois syndicats d'enseignants rattachés à la FSU ont dénoncé aujourd'hui la mise en place d'une cagnotte collective dans trois lycées professionnels de la région parisienne pour lutter contre l'absentéisme, une mesure selon eux "contraire aux valeurs de l'Ecole républicaine".

Le Snuep (enseignement professionnel), le Snes (enseignement secondaire) et le Snep (enseignants d'EPS) de l'académie de Créteil, où sera expérimenté le dispositif à partir de lundi, "demandent le retrait de cette mesure contraire aux valeurs de l'Ecole républicaine".
Selon leur communiqué, "l'absentéisme scolaire dans l'enseignement professionnel trouve essentiellement des racines dans une orientation par défaut sur des 3e, voire 4e ou 5e voeu des jeunes dans des filières non choisies".

"Comment motiver des élèves qui arrivent après la rentrée dans des sections non choisies? Avec une prime! C'est déraisonnable et c'est présenter aux jeunes une société où +l'argent est roi+", poursuivent les syndicats.

Pour eux, la mesure "ne peut masquer les effets désastreux des suppressions de postes et des fermetures de classe depuis 2003", les "heures de cours (...) toujours pas assurées dans de nombreux établissements" ou "le manque de titulaires dont le nombre indispensable a été sous-estimé par le rectorat" de Créteil.

"C'est dans le budget de l'Education nationale, et non dans les financements périphériques d'une délégation interministérielle que sont attendues les réponses aux difficultés d'absentéisme et de décrochage", ajoutent les organisations.

Le financement de l'expérimentation lancée lundi vient du Haut-commissaire à la Jeunesse. Dans chacun des trois établissements, elle prévoit la mise en place d'une cagnotte collective par classe abondée jusqu'à 10.000 euros maximum afin de financer un projet.

Si les lycéens respectent un "contrat" en termes d'assiduité et de comportement, ils pourront voir leur projet - permis de conduire ou voyage financé en partie grâce à cette cagnotte.









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