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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 20:49

(dépêches)



http://www.mouvementdemocrate.fr/medias/bayrou-ecole-argent-sarkozy-jdd-041009.html
4 octobre 2009
François Bayrou : "Tous les jours, l'école est contaminée par l'argent"
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Dans un entretien au Journal du Dimanche, dimanche 4 octobre, François Bayrou, Président du Mouvement Démocrate et ancien ministre de l'Education nationale, réagit sur le projet de donner de l'argent aux élèves en difficulté pour qu'ils aillent en classe.

François Bayrou y voit "une dérive inacceptable, un incroyable déplacement des valeurs de nature à troubler encore un peu plus les repères des enfants", ajoutant qu'avec ce gouvernement, "la France est entrée dans le cercle des pays qui considèrent que l'argent est la valeur prédominante". (Lire la suite)



JDD : Donner de l’argent pour que les élèves aillent en classe, c’est une solution ?

François Bayrou : C’est une histoire de dingue. Une dérive inacceptable, un incroyable déplacement des valeurs de nature à troubler encore un peu plus les repères des enfants. A l’école, l’argent ne devrait pas avoir droit de cité. L’école pour les familles est le ieu où ce qui compte n’est pas l’argent mais le savoir, le respect et l’autorité. Au fond, on en arrive à considérer que l’assiduité à l’école n’est pas une chance offerte à l’enfant, mais une attitude à récompenser. On ne peut pas fausser l’esprit des élèves à ce point. Dès l’instant où un tel principe est accepté, on peut craindre qu’il ne soit généralisé. Les enfants diront: "je ne viens pas parce que tu ne me donnes pas de thune!"

Mais en Angleterre, où, depuis 2008, des adolescents de 16 à 18 ans sont payés entre 11 et 33 euros par semaine pour aller en cours, ce type de mesures semble marcher…

C’est exactement la société dont je ne veux pas. Là-bas, l’école est payante et très chère. L’idée qu’il faudrait entrer dans un système de "marchandisation" de l’école est mauvaise. Payer pour aller à l’école ou se faire payer pour aller à l’école, c’est la même chose. Il faut se battre pour arracher l’école au monde de l’argent. Mais l’absentéisme a touché, l’an dernier, 438 000 élèves en France. Comment leur donner envie de suivre les cours ? C’est effectivement un chiffre inacceptable. Mais pour les ramener à l’école, il faut de l’autorité et des établissements différents. Quand j’étais ministre de l’Education nationale, j’avais créé des collèges "hors les murs" qui proposaient une formation moins académique et plus d’apprentissage. On y responsabilisait les adolescents, mais sûrement pas par le porte-monnaie.

N’est-ce pas déjà trop tard ?

Je me bats pour que la société ne soit pas asservie à l’argent, spécialement à l ’école. Nous sommes entrés dans un modèle de société où l’argent est considéré comme maître et seigneur. C’est comme si, au sein d’une famille, un parent disait à son enfant: "je te donnerai de l’argent si tu acceptes de venir manger à table ou de prendre une douche". Ils sont devenus fous !

N’est-ce pas la conséquence des précédentes politique d’éducation ?

Ce n’est pas vrai. Il y a quinze ans, l’école n’était pas dans cet état. Quand j’étais ministre de l’Education, 15% des enseignants disaient vouloir changer de métier ; aujourd’hui, ils sont 65 %. Je ne dis pas que c’était grâce à moi, mais les choses se sont vraiment dégradées. Je ne jette la pierre à personne, c’est difficile de diriger l’Education nationale.

Nicolas Sarkozy entend "mener une guerre sans merci contre les décrocheurs…"

Il faut livrer la bataille contre l’abandon des jeunes du système scolaire mais je ne suis pas sûr qu’il faille utiliser des termes aussi violents. Depuis des années, on passe son temps à tenir des discours va-t-en-guerre et en même temps tout s’aggrave dans les prisons, les banlieues, l’école.

Cela vous étonne-t-il que Martin Hirsch, haut-commissaire à la Jeunesse, cautionne ces mesures ?

De ce gouvernement-là, rien ne m’étonne. Avec eux, la France est entrée dans le cercle des pays qui considèrent que l’argent est la valeur prédominante. J’imaginais que Martin Hirsch ne serait pas partie prenante de ce système. Cela prouve que c’est tout le gouvernement qui va dans ce sens.

Est-ce pour vous une mesure symbolique du sarkozysme ?

Je ne vois pas par quel chemin un responsable de la République française peut en arriver à ce genre de réflexion. Ce sont des raisonnements courants dans la société britannique ou américaine, mais le principe est inacceptable en France. Tous les jours, l’école est contaminée par l’argent : ainsi les leçons particulières se généralisent, elles sont même déductibles des impôts, et rares sont les étudiants qui, aujourd’hui, réussissent le concours de médecine sans avoir recours à des "écuries d’entraînement". Il y a un moment où notre pays doit choisir son cap.

 
Entretien réalisé par Cécile Amar et Adeline Fleury.



Lien(s) : Retrouvez ici l'interview
| Mots clés : bayrou  école  argent  jeunesse  gouvernement  sarkozy  hirsch  jdd  amar  fleury 

http://www.lejdd.fr/Societe/Education/Actualite/Bayrou-Ils-sont-devenus-fous-139334/
Education |  4 Octobre 2009

Bayrou: "Ils sont devenus fous"
François Bayrou, ancien ministre de l’Education , s’insurge contre l’expérience d’une cagnotte anti-absentéisme voulue par le gouvernement.

Donner de l’argent pour que les élèves aillent en classe, c’est une solution?
C’est une histoire de dingue. Une dérive inacceptable, un incroyable déplacement des valeurs de nature à troubler encore un peu plus les repères des enfants. A l’école, l’argent ne devrait pas avoir droit de cité. L’école pour les familles est le ieu où ce qui compte n’est pas l’argent mais le savoir, le respect
et l’autorité. Au fond, on en arrive à considérer que l’assiduité à l’école n’est pas une chance offerte à l’enfant, mais une attitude à récompenser. On ne peut pas fausser l’esprit des élèves à ce point. Dès l’instant où un tel principe est accepté, on peut craindre qu’il ne soit généralisé. Les enfants diront: "je ne viens pas parce que tu ne me donnes pas de thune!"

Mais en Angleterre, où, depuis 2008, des adolescents de 16 à 18 ans sont payés entre 11 et 33 euros par semaine pour aller en cours, ce type de mesures semble marcher…
C’est exactement la société dont je ne veux pas. Là-bas, l’école est payante et très chère. L’idée qu’il faudrait entrer dans un système de "marchandisation" de l’école est mauvaise. Payer pour aller à l’école ou se faire payer pour aller à l’école, c’est la même chose. Il faut se battre pour arracher l’école au monde de l’argent. Mais l’absentéisme a touché, l’an dernier, 438000 élèves en France. Comment leur donner envie de suivre les cours? C’est effectivement un chiffre inacceptable. Mais pour les ramener à l’école, il faut de l’autorité et des établissements différents. Quand j’étais ministre de l’Education nationale, j’avais créé des collèges "hors les murs" qui proposaient une formation moins académique et plus d’apprentissage. On y responsabilisait les adolescents, mais sûrement pas par le portemonnaie.

N’est-ce pas déjà trop tard?
Je me bats pour que la société ne soit pas asservie à l’argent, spécialement à l ’école. Nous sommes entrés dans un modèle de société où l’argent est considéré comme maître et seigneur. C’est comme si, au sein d’une famille, un parent disait à son enfant: "je te donnerai de l’argent si tu acceptes de venir manger à table ou de prendre une douche". Ils sont devenus fous!

N’est-ce pas la conséquence des précédentes politique d’éducation?
Ce n’est pas vrai. Il y a quinze ans, l’école n’était pas dans cet état. Quand j’étais ministre de l’Education, 15% des enseignants disaient vouloir changer de métier ; aujourd’hui, ils sont 65 %. Je ne dis pas que c’était grâce à moi, mais les choses se sont vraiment dégradées. Je ne jette la pierre à personne, c’est difficile de diriger l’Education nationale.

Nicolas Sarkozy entend "mener une guerre sans merci contre les décrocheurs…"
Il faut livrer la bataille contre l’abandon des jeunes du système scolaire mais je ne suis pas sûr
qu’il faille utiliser des termes aussi violents. Depuis des années, on passe son temps à tenir des discours va-t-en-guerre et en même temps tout s’aggrave dans les prisons, les banlieues, l’école.

Cela vous étonne-t-il que Martin Hirsch, haut-commissaireà la Jeunesse, cautionne ces mesures?
De ce gouvernement-là, rien ne m’étonne. Avec eux, la France est entrée dans le cercle des pays
qui considèrent que l’argent est la valeur prédominante. J’imaginais que Martin Hirsch ne serait
pas partie prenante de ce système. Cela prouve que c’est tout le gouvernement qui va dans ce sens.

Est-ce pour vous une mesure symbolique du sarkozysme?
Je ne vois pas par quel chemin un responsable de la République française peut en arriver
à ce genre de réflexion. Ce sont des raisonnements courants dans la société britannique ou
américaine, mais le principe est inacceptable en France. Tousles jours, l’école est contaminée par l’argent: ainsi les leçons particulières se généralisent, elles sont même déductibles des impôts, et rares sont les étudiants qui, aujourd’hui, réussissent le concours de médecine sans avoir recours à des "écuries d’entraînement". Il y a un moment où notre pays doit choisir son cap.

             Cécile Amar et Adeline Fleury - Le Journal du Dimanche

Dimanche 04 Octobre 2009


http://www.philippebilger.com/blog/2009/10/pas-dargent-contre-l%C3%A9cole-.html





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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 11:32

(dépêches)


http://www.24heures.ch/actu/suisse/polanski-affaire-passions-2009-09-28
Polanski, l’affaire de toutes les passions
ARRESTATION | En France et en Suisse, des personnalités s’indignent de l’interpellation du réalisateur, samedi à Zurich. Tandis que la majorité de nos lecteurs jugent la démarche légitime, les soupçons de guet-apens pèsent sur notre pays, le cinéaste ayant été invité officiellement.



© MICHEL EULER/AP | Roman Polanski vient de passer sa troisième nuit dans une geôle zurichoise. Hier, il s’est opposé à la demande d’extradition vers les Etats-Unis. A Gstaad, où le citoyen franco-polonais possède un chalet, l’émotion est vive.
  
Liens en relation avec l'article :
Les habitants de Gstaad, tristes et déçus, soutiennent leur résident
Wikipédia bloque la page Polanski
Interview Express de Christophe Piguet, avocat
Éditorial de 24 Heures
Le dessin de Burki

Martine Clerc (collaboration Elisabeth Nicoud, Zurich) | 29.09.2009 | 00:05


Traquenard policier, arrestation illégale, lynchage médiatique. La stupéfiante arrestation samedi soir à Zurich du cinéaste franco-polonais Roman Polanski, 76 ans, a provoqué un tollé et la mobilisation hier de tout le gratin du cinéma mondial. Les gouvernements français et polonais ont eux aussi exigé la libération du réalisateur du Bal des Vampires , venu en Suisse pour recevoir un hommage du tout jeune Festival du film de Zurich, qui accède subitement à une notoriété internationale.

Et pourtant, hier soir, le célèbre cinéaste s’apprêtait à passer sa troisième nuit en prison. Il refuse d’être extradé aux Etats-Unis, a fait savoir son avocat. La justice américaine le recherche pour un délit sexuel contre une adolescente de 13 ans, remontant à 1977. Roman Polanski avait purgé 47 jours de prison et plaidé coupable avant de fuir la justice américaine, qui menaçait d’alourdir sa peine, pour s’établir en France.

Samedi, c’est ainsi munie d’un mandat d’arrêt international que la police zurichoise a arrêté le fugitif, la Suisse étant liée par un traité d’extradition avec les Etats-Unis, où les faits qui sont reprochés au cinéaste ne sont pas prescrits. La demande formelle d’extradition ne devrait pas tarder. Le procureur de Los Angeles a annoncé hier qu’il agira dans le délai imparti de quarante jours.

En attendant, Roman Polanski reste détenu en Suisse dans un lieu que le Département fédéral de justice et police (DFJP) refuse de confirmer, pour des raisons de sécurité. L’épouse du réalisateur, l’actrice française Emmanuelle Seigner, ainsi que son avocat français, Me Hervé Temime, ont rendu hier visite au prisonnier, a priori dans un pénitencier zurichois. De même que le consul de France à Zurich. Selon Jean-Luc Fauré-Tournaire, Roman Polanski «est bien traité, et remercie les nombreuses personnes qui lui témoignent leur soutien». Les membres du jury international du festival de Zurich, arborant un badge rouge «Free Polanski», ont eux aussi condamné l’arrestation.

Le cinéaste peut-il espérer recouvrer la liberté, au moins provisoirement? C’est la demande que va déposer Me Hervé Temime. La liberté sous caution «n’est pas exclue», mais elle est accordée «très très rarement», indique Guido Balmer, porte-parole du DFJP. Si elle était prononcée, elle pourrait être liée à un assignement à résidence dans le chalet de Roman Polanski à Gstaad.

Car, et c’est ce qui étonne l’opinion, le réalisateur est un habitué de la station bernoise et de la Suisse (lire ci-contre en page 3) . Que faisait la police lors de ses précédentes visites? Les autorités suisses en avaient eu connaissance trop tard pour agir à temps, a expliqué Eveline Widmer-Schlumpf.

Pour l’heure, le Conseil fédéral fait bloc. Micheline Calmy-Rey, ministre des Affaires étrangères, a été contactée hier par son homologue français Bernard Kouchner, qui demande des explications. De son côté, la conseillère fédérale Doris Leuthard, en déplacement à Paris, a elle aussi justifié l’arrestation du cinéaste en soulignant que la Suisse n’a pas d’autre choix que d’appliquer les mandats d’arrêt internationaux.

«Pas de justice de classes»
De nombreux parlementaires abondent dans ce sens. Pour Christian Luscher (PLR/GE), «la Suisse passe, avec cette interpellation, pour un pays respectueux de ses engagements internationaux et qui n’applique pas une justice de classes». Carlo Sommaruga (PS/GE) ne dit pas autre chose. Pour lui, la situation de Polanski est toutefois un exemple des excès que provoque l’imprescriptibilité des crimes pédophiles, que le peuple suisse a lui aussi «hélas» accepté.

Yves Nidegger (UDC/GE) nie tout zèle des forces de l’ordre. «Lors de l’arrestation d’Hannibal Khadafi, la police avait agi de façon disproportionnée. Rien de tel cette fois. Les artistes ne sont pas au-dessus des lois.»

D’autres élus, dont Géraldine Savary (PS/VD) ou le sénateur Dick Marty (PLR/TI), expriment au contraire leur incompréhension et déplorent les dégâts en termes d’image d’une telle arrestation. «Les autorités suisses ont fait preuve de faiblesse et de servilité» vis-à-vis des Etats-Unis, conclut pour sa part l’avocat Marc Bonnant. Selon nos informations, le Genevois aurait d’ailleurs été approché pour devenir le défenseur de Polanski en Suisse.



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Une arrestation programmée

Au sein de la Berne fédérale, c’est tout juste si on ne reproche pas aux organisateurs du Festival du film de Zurich d’avoir fait trop de publicité autour de la venue de Roman Polanski. «Si les Etats-Unis n’avaient pas appris qu’il planifiait un voyage en Suisse, ils n’auraient pas renouvelé, jeudi dernier, leur mandat d’arrêt», soulignent plusieurs voix.

L’office des procureurs de Los Angeles, qui recherche activement le réalisateur, renouvelle ce type de mandat chaque fois qu’il a vent d’un déplacement du Franco-Polonais dans un pays qui a signé un accord d’entraide judiciaire avec les Etats-Unis. Si, jusqu’ici, Roman Polanski est venu à diverses reprises en Suisse, «il l’a toujours fait discrètement», note-t-on à Berne. Certes, lors d’une récente visite au Montreux Jazz Festival, le cinéaste avait renoncé à la dernière minute à des interviews promises aux médias suisses. Sans doute pour ne pas trop se faire remarquer. Toutefois, ses escapades annuelles à Gstaad, où il a un chalet, ont souvent été commentées par la presse people, sans qu’il ne soit inquiété.

Or, la police de Los Angeles a su la semaine dernière que le cinéaste allait quitter la France pour rejoindre Zurich, a déclaré Jeff Carter, porte-parole des U.S. Marshals, et a donc actualisé, via Interpol, son mandat d’arrêt. Le Département fédéral de justice et police a reçu un avis le jour même. Et, selon nos informations, la cheffe de ce département, Eveline Widmer-Schlumpf, a été prévenue vendredi, soit la veille de l’arrivée de Roman Polanski.

D’un simple point de vue juridique, elle ne pouvait que prendre acte de l’arrestation programmée. Toutefois, un diplomate confirme qu’il est déjà arrivé, lorsqu’un ressortissant étranger était sous le coup d’un mandat d’arrêt en vertu de l’entraide judiciaire, qu’on lui déconseille de venir en Suisse, ou qu’on ne l’invite pas. Surtout lorsqu’il s’agit de «personnalités publiques, d’élus ou de hauts représentants d’Etat».

Cela aurait-il été envisageable pour Roman Polanski? Afin d’évaluer la situation, il eût fallu que le Département fédéral des affaires étrangères en soit informé, pour éviter, par exemple via des canaux diplomatiques, la venue du cinéaste, qui aurait pu prétexter une simple grippe pour justifier une défection de dernière minute au Festival du film de Zurich. Or, au DFAE, on assure n’avoir appris l’existence du mandat d’arrêt qu’après l’arrivée de Roman Polanski…

Ron Hochuli



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Los Angeles affiche sa satisfaction, Paris s’offusque

ÉTATS-UNIS L’arrestation de Roman Polanski samedi en Suisse a réjoui le procureur de Los Angeles, mais soulève des questions sur le coût de son initiative à l’heure où la Californie est au bord de la faillite.

Steve Cooley a de la suite dans les idées. L’infatigable procureur du comté de Los Angeles s’était juré d’obtenir la capture de Roman Polanski et il se félicite d’y être parvenu. «Il (ndlr: Roman Polanski) a essayé de résoudre l’affaire à sa manière, mais elle va l’être selon les règles établies par le comté de Los Angeles, a déclaré ce fils d’un agent du FBI au Daily Telegraph. La justice va enfin pouvoir être rendue.»

Contactée par 24 heures, Jane Robison, porte-parole du procureur de Los Angeles, a indiqué que le procureur avait collaboré la semaine dernière avec le Département américain de la Justice pour faire parvenir à la Suisse un mandat d’arrêt contre Roman Polanski. «Nous avons découvert que M. Polanski se rendrait à Zurich pour participer à un Festival du film, explique-t-elle. Nous avons aussitôt préparé les papiers.»

La démarche de Steve Cooley n’a pas convaincu tout le monde aux Etats-Unis. Un article du Los Angeles Times estime que le cas Polanski est une «priorité bizarre» pour un procureur qui s’est fait connaître par son bras de fer avec le Mexique pour obtenir l’extradition de prévenus condamnés pour meurtre à la prison à vie aux Etats-Unis. L’éditorialiste du Los Angeles Times rappelle que trois juges fédéraux ont récemment ordonné à la Californie de libérer 40 000 détenus en raison de la surpopulation dans les prisons de l’Etat. D’autre part, Samantha Geimer (photo), la victime dans l’affaire Polanski, a depuis pardonné au cinéaste français et a demandé en début d’année l’abandon des poursuites contre lui.

Ces éléments ne perturbent apparemment pas le procureur. Son équipe est en train de préparer les papiers pour demander l’extradition de Roman Polanski dans les 40 jours. «M. Polanski est toujours considéré comme un fugitif depuis qu’il n’a pas comparu devant un juge en 1978, conclut Jane Robison. Il va devoir se présenter.» Dans un communiqué, Chad Hummel et Douglas Dalton, les avocats américains du réalisateur, ont pour leur part indiqué n’être pas au courant d’une procédure d’extradition visant leur client.

Jean-Cosme Delaloye, New-York



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Polanski piégé?

Une question préoccupe d’ores et déjà certains juristes. Peut-on considérer qu’il y a eu guet-apens et que l’arrestation est illicite? Pour étayer cette thèse, les spécialistes argumentent que Jean-Frédéric Jauslin devait prononcer au Festival du film de Zurich le laudatio pour Roman Polanski, en sa qualité de directeur de l’Office fédéral de la culture (OFC) et donc de représentant de l’Etat. Dès lors, il serait possible d’affirmer que la Suisse a elle-même invité le cinéaste, ou à tout le moins cautionné sa venue. Comment dès lors qualifier son interpellation?

Lors de précédents – où une personnalité avait été invitée par un pays pour mieux se faire «pincer» –, l’arrestation avait été jugée illicite, au motif du guet-apens. Toutefois, dans le cas de Roman Polanski, on peut imaginer que le Département fédéral de justice et police (DFJP) et sa cheffe Eveline Widmer-Schlumpf ignoraient l’implication de l’OFC dans la venue du Franco-Polonais. Quant à l’OFC, il ignorait selon toute vraisemblance l’existence d’un mandat d’arrêt contre le réalisateur. Des circonstances atténuantes valables?

http://www.24heures.ch/actu/divers/suisse-reitere-erreurs-2009-09-28
Quand la Suisse réitère ses erreurs
Opinion | Éditorial de 24 Heures


Corinne Feuz | 29.09.2009 | 00:01


Juillet 2008-septembre 2009, quatorze mois se sont écoulés depuis l’arrestation puis l’inculpation d’Hannibal Kadhafi à Genève. Largement le temps de tirer les enseignements des erreurs diplomatiques passées. Et pourtant, à en juger par l’arrestation de Roman Polanski samedi à Zurich, la Suisse n’a rien appris. Oui, Roman Polanski a commis des actes sexuels voilà plus de trente ans sur la jeune Samantha Geimer, alors âgée de 13 ans. Actes pour lesquels il avait d’ailleurs alors plaidé coupable et effectué quarante-sept jours de prison. Avant de s’expatrier en Europe, menacé qu’il était par le juge en charge du dossier de se voir renvoyé derrière les verrous.

Il ne s’agit pas là de nier les actes commis, ni de remettre en question l’imprescriptibilité des crimes pédophiles et encore moins de plaider pour l’impunité des personnalités. Mais ne faisons pas du cas Polanski un symbole du juridisme bureaucratique, alors que sa victime d’alors est son premier défenseur. Aujourd’hui âgée de 45 ans, Samantha Geimer réclame le droit à l’oubli, affirmant que cela fait longtemps qu’elle a tourné la page.

Si, sur le plan juridique, la Suisse n’avait probablement pas d’autre choix que de coopérer avec les Etats-Unis, sur le plan politique, elle en avait un. Elle aurait pu faire preuve de davantage de finesse. Et attirer l’attention du cinéaste avant sa venue, cette fois attendue, sur le risque qu’il encourait s’il venait à Zurich recevoir son prix. Une nouvelle fois, l’absence de communication entre les instances dirigeantes aura au moins plongé la Suisse au cœur de la tourmente. Au pire, elle éveille des soupçons de piège susceptibles de déclencher une véritable affaire d’Etat.


 

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Par tatch le 29.09.2009 - 10:14
les faits reprochés à Polansky sont indéniables. Cependant, invite t'on qq'un chez soi pour lui tendre un piège et l'arrêter à son arrivée ?
Beau comportement des bouffons de Berne qui ont trouvé là un moyen de faire parler à nouveau de nous et de ridiculiser notre pays.
Cela rappelle les méthodes de la Gestapo.Merz dans la peau de Mengele, Widmer-Schlumpf, dans celle de la chienne de Buchenwald et l'inneffable Calmy Rey dans celle de la sublime Eva Braun, celle qui rase plus près..

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Par Roland le 29.09.2009 - 01:06
J'espère que 24 heures soutiendra avec la même énergie la prochaine personne inculpée pour abus sexuel. Je me réjouis de lire un futur éditorial stigmatisant le "juridisme" helvétique concernant l'inculpation pour abus sexuel touchant un agriculteur ou un fonctionnaire. Ce changement de point de vue est certain, non ? parce que je ne pense pas que le journal soutienne que finalement il devrait y avoir deux justices: l'une pour Monsieur tout le monde et l'autre pour quelques people bien nés ou dans l'air du temps. Si ? Ha bon.



http://www.24heures.ch/node/118121
«Si j’étais son avocat, je lui dirais de se rendre aux Etats-Unis»
INTERVIEW | Interview express de Christophe Piguet, avocat.



© CHRISTIAN BONZON | Christophe Piguet

R. H. | 29.09.2009 | 00:04


L’avocat lausannois Christophe Piguet, spécialiste de l’entraide judiciaire, livre une analyse critique de l’arrestation.

– L’arrestation du réalisateur est-elle normale?
– D’un point de vue juridique, la Suisse n’avait pas le choix. Elle devait respecter le Traité d’extradition conclu avec les Etats-Unis. En vertu du mandat d’arrêt international délivré contre M. Polanski, elle avait l’obligation de l’arrêter dès le moment où il posait les pieds en Suisse. Reste une question politique: pourquoi le réalisateur est-il venu? S’il est exact que l’Office fédéral de la culture était informé de la venue de M. Polanski, c’est bien regrettable, même si j’imagine que cet office ignorait l’existence d’un mandat d’arrêt et n’a pas eu l’intention de lui tendre un guet-apens. Bref, la Suisse a mis les pieds dans le plat.

– Vous comprenez donc l’indignation de la France?
– Non, bien au contraire. Si je peux comprendre l’incrédulité de M. Polanski, je trouve que la France ne manque pas de souffle en reprochant à la Suisse de n’avoir rien fait d’autre que de respecter ses engagements internationaux. Mais il est vrai que la France n’a elle-même pas toujours la même rigueur avec ses propres obligations en matière de droit international.

– Les avocats de M. Polanski réclament sa libération. Ont-ils des chances de l’obtenir?
– Si j’étais son avocat, je lui conseillerais d’accepter son extradition, de partir immédiatement pour les Etats-Unis et de se soumettre à un plea bargain, soit une peine qui tienne compte de l’ensemble des circonstances, en particulier du pardon de la victime et du temps qui s’est écoulé. On pourrait imaginer qu’une peine serait prononcée sous forme de travail d’intérêt général. Quant à une libération, même sous caution, elle me paraît exclue. Elle ne pourrait se faire qu’avec l’aval des Etats-Unis. En outre, en matière de libération provisoire, la pratique en Suisse est très restrictive, surtout lors de détentions extraditionnelles.

– Qu’en est-il des chances d’un recours contre son extradition?
– Si l’extradition de M. Polanski est prononcée, il peut recourir auprès du Tribunal pénal fédéral de Bellinzone, en soutenant, par exemple, que trente-deux ans après les faits, la peine est prescrite au regard du droit suisse (si le crime de pédophilie est aujourd’hui imprescriptible en Suisse, cela ne s’applique pas aux délits anciens). Cependant, il n’est pas sûr que l’argument tienne la route. Car l’extradition doit être ordonnée en fonction du droit américain. Si son recours est rejeté, M. Polanski pourra encore s’adresser au Tribunal fédéral, à Lausanne. Mais, si vous me permettez l’expression, les carottes seront probablement cuites à ce moment-là.


http://letemps.ch/Page/Uuid/5e2e8cd2-ac6e-11de-bf71-a0e943372248/Affaire_Polanski_la_Suisse_trop_z%C3%A9l%C3%A9e
http://letemps.ch/Facet/print/Uuid/5e2e8cd2-ac6e-11de-bf71-a0e943372248/Affaire_Polanski_la_Suisse_trop_zélée
justice mardi29 septembre 2009
Affaire Polanski: la Suisse trop zélée?
Par Fati Mansour
La marge de manœuvre de la Suisse pour ne pas arrêter le cinéaste Roman Polanski était étroite. L’esprit légaliste de l’Office fédéral de la justice ne portait pas ses responsables à imaginer une diversion qui aurait signifié que la Suisse manquait à ses devoirs envers les Etats-Unis
Une Suisse trop bonne élève, trop bureaucratique, trop zélée? L’arrestation du cinéaste Roman Polanski à son arrivée à Zurich samedi – sur demande des autorités américaines et pour des abus commis il y a une trentaine d’années sur une mineure de 13 ans – continue de susciter des réactions enflammées. Le feuilleton va sans doute se poursuivre,

Il y a ceux qui pensent que l’égalité devant la loi et le respect des traités internationaux passent avant toute autre considération. Ceux qui estiment que l’ancienneté des faits et la grandeur du personnage méritaient qu’on ferme les yeux sur des infractions que la société considère par ailleurs comme graves. Ceux enfin qui trouvent que le pays aurait pu s’éviter une nouvelle brouille en dissuadant cet invité encombrant de venir. Que pouvait faire la Suisse? Inventaire des scénarios.

La persuasion

La première option qu’avait Berne en recevant la requête d’extradition aurait été la persuasion. En d’autres termes, convaincre les Etats-Unis de ne pas insister car l’arrestation de Polanski à l’occasion de la célébration de son talent a quelque chose d’inélégant et peut donner l’impression que la Suisse lui a tendu un piège.

De telles discussions informelles sont envisageables et relèvent du pouvoir d’appréciation quant à l’opportunité de lancer la lourde machine judiciaire. L’extradition reste un acte de gouvernement même si cette souveraineté est appréciée de façon toujours plus restrictive et que le feu vert des autorités judiciaires devient primordial dans les procédures.

«Les deux administrations collaborent étroitement et, dans ce contexte, il était sans doute possible, si on l’avait souhaité, d’expliquer aux Etats-Unis que collaborer dans ce cas précis entraînerait beaucoup d’ennuis que la Suisse était peu désireuse d’affronter», souligne l’avocat genevois Philippe Neyroud. Une marge que ce dernier qualifie de «très très étroite» et dont on ne sait même pas si elle a été exploitée. La correspondance entre les Etats – qui devra se trouver au dossier d’extradition – ne dévoile en général pas tous ces détails.

­L’indiscrétion

Un autre moyen de s’éviter cette tourmente aurait été de prévenir discrètement les autorités françaises ou, plus subtil encore, de s’enquérir auprès d’elles du statut exact de Roman Polanski avant sa venue. Cela aurait permis à l’intéressé – qui se sait recherché – de comprendre que la Suisse est prête à exécuter un mandat d’extradition.

«Je doute que ce genre de manœuvre proactive fasse partie du style de l’Office fédéral de la justice qui a une conception très légaliste de son rôle et de sa collaboration avec les autorités étrangères», explique Paul Gully-Hart, avocat et spécialiste de l’entraide internationale.

Et ce dernier d’ajouter: «Chacun doit assumer ses propres responsabilités. Demander à l’autorité suisse d’avertir une personnalité recherchée reviendrait à inverser les rôles. Il appartenait à Roman Polanski lui-même de se renseigner sur le risque encouru.» De plus, une telle démarche de la Suisse, si elle venait à s’ébruiter, n’aurait pas manqué de susciter une autre polémique.

De son côté, Guido Balmer, porte-parole du Département fédéral de justice et police, parle d’hypothèses inimaginables: «Il n’y a pas de place pour la politique dans un tel cas.» Et précise que la ministre Eveline Widmer-Schlumpf a été informée la veille au soir de l’imminence de cette arrestation «un peu spéciale».

La collaboration

Le dernier scénario – celui qui s’est assez logiquement réalisé – revenait à collaborer sans chercher à contourner les règles en fonction de la qualité de la personne visée. «Les Etats-Unis ont présenté à la Suisse de nombreuses demandes d’entraide judiciaire et d’extradition et très peu d’entre elles sont rejetées. En général, les autorités américaines sont sûres de leur fait et le traité qui nous lie à ce pays est très rigide. C’est l’un des seuls, avec l’Allemagne, qui prévoit notamment que le délai de prescription à prendre en considération est celui de l’Etat requérant», relève Me Gully-Hart.

Une fois que les Etats-Unis ont requis et planifié cette arrestation, la Suisse pouvait difficilement laisser entrer Roman Polanski sans intervenir. Sans sous-estimer la créativité dont les avocats du cinéaste sauront faire preuve, les arguments pour s’opposer à cette extradition sont ténus. On peut songer que celui du trouble à l’ordre public – qui n’est d’ailleurs pas prévu par ce traité – pourrait être avancé par les avocats du cinéaste.

Un argument qui s’applique à des situations très rares où la personne concernée a été attirée par la force ou la ruse pour ensuite être livrée à un autre Etat. Cette mauvaise foi n’avait d’ailleurs pas été retenue dans l’affaire Adamov, du nom de l’ancien ministre russe de l’Energie atomique, arrêté dans des circonstances bien plus troubles alors qu’un juge bernois l’avait convoqué comme témoin tout en dénonçant sa présence aux autorités américaines. Cet aspect du dossier est encore pendant à Strasbourg.


http://www.laliberte.ch/?contenu=article&article=474490
L'ARRESTATION DE ROMAN POLANSKI DIVISE LA SUISSE EN DEUX CAMPS
EXTRADITION • Fallait-il cueillir Roman Polanski, 76 ans, à  sa descente d'avion samedi à  Zurich? Et, surtout, la Suisse doit-elle le livrer à  la justice américaine? L'affaire, qui concerne un rapport sexuel que le cinéaste franco-polonais a eu en 1977 avec une adolescente de 13 ans, divise l'opinion en Suisse. Les intellectuels et artistes participant au Festival du film de Zurich, où Polanski était attendu pour recevoir un prix, crient leur indignation. De même la fondatrice de l'association Marche blanche, Christine Bussat, qui parle d'«imbécillité». Au parlement, les avis sont nettement plus partagés.
CHRISTIANE IMSAND
(photo Keystone)

La vague de réactions négatives suscitées par l'arrestation samedi à  Zurich de Roman Polanski, 76 ans, restera sans effet: l'affaire est désormais du ressort de la justice. Le cinéaste franco-polonais, qui refuse d'être extradé, dispose d'un délai de dix jours pour déposer un recours auprès du Tribunal pénal fédéral. De leur côté, les Etats-Unis ont 60 jours pour déposer une demande d'extradition définitive.Le Département fédéral de justice et police (DFJP) dément toute pression politique. La police se serait contentée de donner suite à  un mandat d'arrêt international, conforme au traité d'extradition conclu avec les Etats-Unis.

Deux conditions remplies


«L'extradition dépend de deux critères, explique le porte-parole du DFJP, Guido Balmer. Il faut d'une part que les faits reprochés à  la personne incriminée soient reconnus comme un délit dans les deux Etats, d'autre part que ce délit ne soit pas prescrit dans l'Etat requérant.» Ces deux conditions sont remplies. Le rapport sexuel que Roman Polanski a eu en 1977 avec une adolescente de 13 ans est punissable en Suisse comme aux Etats-Unis. Et pour ceux-ci, il s'agit d'un délit imprescriptible.Berne rejette par ailleurs le reproche selon lequel la Suisse aurait mis plus de 30 ans avant de réagir. «Les faits remontent certes à  1977, mais c'est seulement fin 2005 que les Etats-Unis ont émis un mandat d'arrêt international valable dans le monde entier», souligne Guido Balmer. Ensuite, tout était question d'opportunité. «Même si M. Polanski possède un chalet à  Gstaad, la police n'est pas forcément au courant de sa présence. Par contre, on savait qu'il était attendu à  Zurich pour recevoir un prix.»

Couchepin sème le doute


Le conseiller fédéral Pascal Couchepin a créé une certaine confusion, dimanche soir, en faisant un lien entre la procédure d'extradition et l'adoption par le peuple, il y a une année, de l'initiative «pour l'imprescriptibilité des actes de pornographie enfantine». Le raccourci était trop rapide car le lien existe peut-être sur le plan politique, mais pas sur le plan juridique. «Le traité d'extradition conclu avec les Etats-Unis est clair, note Guido Balmer. Il suffit que le délit ne soit pas prescrit dans l'Etat du requérant. Peu importe la règle qui s'applique en Suisse.»
Berne rejette le reproche d'avoir trop tardé
Il n'en reste pas moins que la nouvelle norme constitutionnelle adoptée le 30 novembre 2008 met la Suisse sur plan d'égalité avec les Etats-Unis. En lieu et place du délai de prescription de 15 ans qui s'appliquait jusqu'ici, elle a rendu imprescriptibles «les actes punissables d'ordre sexuel ou pornographique commis sur un enfant impubère».Le DFJP travaille actuellement sur un avant-projet de loi d'application. Les initiants sont déjà  parvenus à  un accord avec les juristes du DFJP pour préciser la notion d'enfant impubère. Toutes les victimes de moins de 16 ans pourront se prévaloir de l'imprescriptibilité. Par contre, les initiants n'ont pas réussi à  convaincre Eveline Widmer-Schlumpf que la nouvelle règle devait s'appliquer rétroactivement. Cela signifie que seuls les cas survenus après le scrutin seront imprescriptibles.

* * *

À LIRE ENCORE DANS NOTRE ÉDITION COKMPLÈTE:
> Bio express
> Le cinéaste possède un chalet à Gstaad
> «Trop de traités, trop peu d'amis»
> Il s'oppose à son extradition
> L'indignation prévaut chez les artistes
> Un DVD révélateur
> HUMEUR: Des «moeurs» à la pédophilie


http://www.laliberte.ch/images/presse/2009-09-29.jpg

http://www.lematin.ch/actu/suisse/affaire-polanski-suisse-allume-meche-171745

DÉBAT
Affaire Polanski: la Suisse a allumé la mèche
 
Image © Keystone

A Zurich, le monde du cinéma a manifesté pour demander la libération de Roman Polanski.

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Dossiers
L'affaire Roman Polanski
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La version officielle dit que les Etats-Unis ont sonné le tocsin pour arrêter le cinéaste à Zurich. Notre enquête démontre que c'est l'inverse qui s'est passé. Tout serait parti d'une bête demande de protection policière en faveur de la vedette!

Ludovic Rocchi et Fabian Muhieddine - le 28 septembre 2009, 22h51
Le Matin

90 commentaires

Roman Polanski aurait été arrêté en Suisse sur ordre des Etats-Unis. Voilà comment l'affaire est présentée officiellement depuis dimanche. Le problème, c'est que cette version ne tient pas vraiment debout. Tout d'abord, les Etats-Unis n'ont jamais fait de Polanski une priorité et la Suisse non plus, les allers et retours du cinéaste dans son chalet à Gstaad sont là pour le prouver.

Alors quoi? Comment en est-on arrivé à cette polémique qui prend une dimension quasi planétaire? Notre enquête tant à Berne qu'à Zurich apporte une réponse presque décevante, tellement elle démontre qu'il n'y a eu ni grand complot ni grand deal politique.

Voilà comment: en invitant Polanski pour un hommage au Festival du film de Zurich, il a fallu se soucier de sa sécurité en tant que vedette internationale. Et, selon nos informations, c'est une demande de protection auprès de la police qui aurait tout déclenché! En prenant des renseignements sur le cinéaste, des fonctionnaires de police ont découvert sur Interpol qu'un mandat d'arrêt international courait contre lui pour un ancien délit pédophile aux Etats-Unis.

Dès ce moment, on imagine aisément l'enchaînement. Les policiers zurichois ont appelé l'Office fédéral de la justice pour savoir que faire. Et Berne a bien dû se renseigner à son tour aux Etats-Unis pour savoir exactement comment traiter un mandat datant de 2005. Et l'engrenage administrativo-judiciaire s'est mis en route entre les deux pays sans plus s'arrêter.

«No comment»
Pour se couvrir, Berne a obtenu mercredi dernier une demande officielle d'arrestation des Américains. C'est le seul élément de l'affaire que le Département fédéral de justice et police (DFJP) acceptait hier de confirmer. Mais nos questions sur les origines de l'arrestation sont restées sans réponse. Même silence auprès du Parquet de Los Angeles, dont une porte-parole affiche un «no comment» à la question de savoir qui a appelé qui en premier entre la Suisse et les Etats-Unis. Enfin, la police cantonale zurichoise fait savoir qu'elle a reçu l'ordre de Berne de ne plus rien dire.

Porte-parole du Festival de Zurich, Jürg Wildberger est à peine plus bavard. Il affirme ne pouvoir donner aucun détail sur les opérations de la police. Mais il précise tout de même que «ce n'est pas la police mais une société de sécurité privée qui est chargée de veiller sur les hôtes du festival». Une manière de dégager la responsabilité directe du festival sur ce qui est arrivé à Polanski à sa descente d'avion samedi soir à Kloten.

Au final, la question de savoir s'il fallait laisser se refermer le piège sur le cinéaste est de toute manière politique. Et il semble bien qu'Eveline Widmer-Schlumpf ait pris seule cette responsabilité à la tête du DFJP. Avertie vendredi soir du projet d'arrestation de Polanski, comme le confirme son porte-parole Guido Balmer, elle n'en aurait pas parlé à sa collègue des Affaires étrangères, Micheline Calmy-Rey. Pour éviter un coup de fil diplomatique et préventif à Paris? Sans doute.

Quant au ministre de la Culture, Pascal Couchepin, il n'a visiblement pas non plus été mis au parfum. Sinon, le chef de l'Office fédéral de la culture, Frédéric Jauslin, n'aurait pas encore peaufiné le discours d'hommage qu'il devait rendre à Polanski dimanche à Zurich! Son rôle d'«appât» officiel met d'ailleurs le département de Couchepin dans un certain embarras.

DE QUOI ON PARLE?

Roman Polanski L'arrestation du cinéaste franco-polonais a pris une dimension quasi planétaire, suscitant le plus souvent indignation ou incompréhension. Notre enquête montre que son incarcération ne résulte pourtant ni d'un grand complot ni d'un deal politique.



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Polanski n'est pas près de sortir de prison

Le cinéaste, qui a refusé la demande d'extradition des Etats-Unis, risque de rester longtemps dans les geôles suisses. Et la demande de remise en liberté rapide de ses avocats suisse et français, Me Lorenz Erni et Me Hervé Témime, a peu de chances d'aboutir. Explications.

Après l'arrestation à Zurich de Roman Polanski sur la base d'un mandat d'arrêt international lancé par Sandi Gibbons, procureur de Los Angeles, les Etats-Unis doivent présenter une demande formelle d'extradition. «Pour cette demande, précise Guido Balmer, du DFJP, les Etats-Unis disposent d'un délai de 40 jours.» Une prolongation de 20 jours est même prévue dans les textes. «Par contre, explique l'avocat genevois Christian Lüscher, le traité entre les deux pays ne prévoit pas de libération sous caution.»

En clair, Roman Polanski devra rester en prison jusqu'à ce que le Tribunal pénal fédéral (TPF) de Bellinzone statue sur son sort. Et ce dernier ne pourra pas délibérer avant d'avoir reçu la demande d'extradition américaine et entendu les avocats de Polanski.

De plus, Guido Balmer a déjà donné le ton: une libération sous caution par le TPF est extrêmement rare. «Et si elle devait quand même être accordée, elle coûterait plusieurs centaines de milliers de francs», explique Me Christian Lüscher.

On peut toutefois imaginer que, sous la pression des politiques, une libération sous caution soit finalement accordée si Roman Polanski recourt contre une décision du TPF qui ne lui serait pas favorable. Le cinéaste devrait alors attendre en Suisse, probablement cloîtré dans son chalet de Gstaad, la décision finale du Tribunal fédéral, qui prendrait plusieurs mois au minimum.

Le scénario le plus favorable à Roman Polanski serait que le TPF ait «rapidement» tous les éléments en main pour statuer. Mais «rapidement» signifie qu'une libération sous caution ne pourrait pas intervenir avant une quinzaine de jours. - Victor Fingal



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Témoignage de Christophe Darbellay

«Je suis fier d'être Suisse»

«La Suisse a bien agi.» Christophe Darbellay était hier le seul président de parti à défendre avec véhémence la Suisse. A l'UDC, Toni Brunner parlait d'une Suisse qui s'est couchée devant les Etats-Unis et, chez les Verts, Ueli Leuenberger se demandait pourquoi on ne l'avait pas averti de son arrestation... Voici donc la réaction du PDC valaisan: «Il faut l'extrader le plus rapidement possible vers les Etats-Unis. Je suis fier d'être Suisse quand je vois que la loi est vraiment la même pour tous. Nous n'allons pas admettre le viol d'une fillette de 13 ans pour faire plaisir aux uns ou aux autres. Je vous rappelle qu'il a avoué, qu'il s'est enfui et qu'il n'a jamais fait face à ses responsabilités. Je reçois des réactions d'une violence inouïe. Je trouve tout de même inadmissible de banaliser et de relativiser son geste. Même un génie doit assumer ses responsabilités!»



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L'éditorial par Ariane Dayer, rédactrice en chef

Mandat d'arrêt

Cet homme-là a réalisé «Le pianiste». Il savait de quoi il parlait: Roman Polanski était lui-même, à l'âge de 6 ans, dans le ghetto de Cracovie. Une vie bâtie sur les cendres, puisqu'une partie de sa famille a été exterminée pendant la Seconde Guerre mondiale. Le pays qui l'arrête aujourd'hui est le nôtre. Et la honte est absolue.

Un artiste, un créateur peut donc être invité à participer à un festival en Suisse et se faire arrêter à sa descente d'avion. Notre système politique et judiciaire profite des événements culturels pour y mener ses petits jeux d'épuration. Il vient y puiser des gages pour rafistoler ses relations désastreuses avec les Etats-Unis. Inadmissible.

Faudra-t-il bientôt réserver des cachots à chaque manifestation culturelle? Quel est le statut des artistes dans ce pays? Ce sont les vraies questions qui se posent aujourd'hui, plus importantes encore que l'effet de cette polémique sur l'image de la Suisse.

Bien sûr, la jeune fille à la base de l'affaire n'avait que 13 ans lorsque le cinéaste a eu des rapports avec elle et c'est inexcusable. Mais, si le cas était juridiquement si clair, si Roman Polanski était un visiteur irrecevable, pourquoi l'a-t-on laissé venir séjourner tant de fois chez nous comme le prouve notre enquête?

Cet homme-là a réalisé «Le pianiste» et l'on aurait aimé que les sept personnes qui dirigent ce pays s'en souviennent. Qu'il y en ait une, au moins, pour s'insurger. Pour oser dire que les sursauts tardifs de juridisme étroit et la servilité envers les Etats-Unis ne doivent pas l'emporter sur la reconnaissance du statut artistique. Qu'on ne met pas la culture sous mandat d'arrêt.
 
http://www.tagesanzeiger.ch/schweiz/dossier/der-fall-polanski/dossier.html

http://www.tagesanzeiger.ch/panorama/leute/Schwarzenegger-ist-gegen-StarBonus-fuer-Polanski/story/30223763
Schwarzenegger ist gegen Star-Bonus für Polanski
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Der Oberstaatsanwalt von Los Angeles wehrt sich gegen die Kritik nach der Festnahme von Roman Polanski. Auch der kalifornische Gouverneur Arnold Schwarzenegger äusserte sich zum Fall Polanski.

 1/29 «Polanski flüchtet!»: Titelblatt der «L.A. Times» vom 1. Februar 1978.

 
Er bewundert Polanskis Werk: Arnold Schwarzenegger. (Bild: Keystone)

Interaktiv-Box
Der Fall Polanski
«Es kommt nicht darauf an, ob es sich um Roman Polanski oder um jemand anderen handelt», sagte Arnold Schwarzenegger am Donnerstag dem US-Nachrichtensender CNN und fügte hinzu: «Ich denke, diese Dinge müssen behandelt werden wie bei jedem anderen.» Der frühere Filmschauspieler sagte, er sei ein Bewunderer von Polanskis Werk. Dennoch dürfe man dem Regisseur keine Vorzugsbehandlung geben. Auf die Frage, ob er eine Begnadigung Polanskis erwägen würde, sagte Schwarzenegger, er erhalte viele solche Gesuche und würde einem solchen von Polanski keine besondere Beachtung schenken.

Verfahren, das abgeschlossen werden muss

In Los Angeles reagierte auch der oberste Staatsanwalt, Steve Cooley, auf die Kritik, die die Verhaftung Polanskis am vergangenen Samstag in Zürich vor allem in Frankreich und bei der Hollywood-Prominenz ausgelöst hat. Er verfolge niemanden aus Rachsucht, sagte der Chefankläger und sprach von einem Gerichtsverfahren, das abgeschlossen werden müsse. Ein hängiger Haftbefehl des Obergerichts sei vollstreckt worden, und nun folge das weitere Verfahren. «Wir machen unsere Arbeit», sagte Cooley. Das Auslieferungsverfahren werde nach den Bestimmungen im bilateralen Auslieferungsvertrag zwischen den USA und der Schweiz durchgezogen.

Der Chefankläger von Los Angeles reagierte auch auf Stimmen, die Polanskis Verfehlungen herunterspielten und von «angeblichen Verbrechen» sprachen. «Herr Polanski hat sich eines Verbrechens schuldig bekannt», sagte Cooley und erinnerte daran, dass noch fünf oder sechs viel ernstere Anklagepunkte hängig seien. «Diese werden nicht beigelegt, bevor er endlich seine Strafe erhält», sagte der Staatsanwalt.

Er spielte auf den Umstand an, dass Polanski 1978 vor seiner Flucht aus den USA nur im Anklagepunkt des ungesetzlichen Geschlechtsverkehrs ein Schuldbekenntnis abgelegt hatte. Der Richter hatte zugesichert, im Gegenzug die schwereren Vorwürfe wie Vergewaltigung unter Abgabe von Drogen, Kindsmissbrauch und Sodomie fallen zu lassen. Polanski hatte sich 1977 an einem 13-jährigen Mädchen vergangen und sass anschliessend während 42 Tagen in Untersuchungshaft.

Keine Angaben machte Cooley, wie die US-Staatsanwaltschaft über die Reisepläne Polanskis ans Filmfestival in Zürich informiert worden war. Seine Sprecherin Sandi Gibbons sagte, man habe vier Tage vor der Verhaftung von den Reiseplänen «erfahren». Sie erinnerte zudem daran, dass der Fall innert Tagen erledigt werden könnte, falls Polanski seinen Widerstand gegen die Auslieferung aufgeben und für die Bestrafung nach Los Angeles reisen würde.
(vin/ap)

Erstellt: 02.10.2009, 06:40 Uhr

http://www.nzz.ch/nachrichten/international/us-staatsanwalt_bereitet_definitives_auslieferungsgesuch_vor_1.3705338.html

29. September 2009, 06:11, NZZ OnlineUS-Staatsanwalt bereitet Auslieferungsgesuch vor
US-Staatsanwalt bereitet Auslieferungsgesuch vor
Polanski zeigt sich in der Haft «schockiert, aber kampfeslustig»
 
 
Roman Polanski in einer Aufnahme aus dem Jahre 2006. (Bild: Reuters) 
Roman Polanski in einer Aufnahme aus dem Jahre 2006. (Bild: Reuters)  Fenster schliessen Toolbox
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US-Staatsanwalt bereitet Auslieferungsgesuch vor
Polanski zeigt sich in der Haft «schockiert, aber kampfeslustig»

Zwei Tage nach der Festnahme von Roman Polanski bei seiner Einreise in die Schweiz bereitet die Staatsanwaltschaft in Los Angeles das definitive Auslieferungsgesuch für den bekannten Regisseur vor. Dessen Anwälte arbeiten gleichzeitig an einem Haftentlassungsgesuch. ...

     
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 Fenster schliessen Nur zwei Tage nach der Festnahme von Roman Polanski bei seiner Einreise in die Schweiz leitet die Staatsanwaltschaft in Los Angeles den nächsten Schritt ein. Sie wird ein definitives Auslieferungsgesuch für den bekannten Regisseur stellen.

(sda) Theoretisch haben die Behörden in den USA 60 Tage Zeit für das definitive Auslieferungsgesuch. Es soll aber offenbar bereits in den kommenden Tagen in der Schweiz eintreffen. 

Gleichzeitig wollen Polanskis Anwälte dessen Entlassung aus der Haft bewirken. Sein französischer Rechtsanwalt Hervé Temime sagte, die für die Haftentlassung nötigen Dokumente sollten noch am Dienstag eingereicht werden.Die Anwälte haben 10 Tage Zeit dafür. Bei abschlägigem Bescheid können sie beim Bundesgericht rekurrieren. Dasselbe Prozedere wiederholt sich nach Eintreffen des endgültigen Auslieferungsgesuchs.

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Mehrere Besuche in der Haft
Am Montagnachmittag stattete der französische Konsul in der Schweiz, Jean-Luc Fauré-Tournaire, dem Häftling einen ersten Besuch ab. Am Abend plante der polnische Botschafter Jaroslaw Starzyk ein Treffen. Wo sich Polanski aufhält, wollten die Zürcher Justizbehörden nicht preisgeben, wie aus einem Bericht der «Tagesschau» von Schweizer Fernsehen (SF) vom Montagabend hervorgeht.

Auch Polanskis Ehefrau, die Schauspielerin Emanuelle Seigner, und Hervé Témime hatten erste Begegnungen mit dem Inhaftierten. Polanski sei «schockiert, aber kampfeslustig», sagte Témime am Abend in Paris vor den Medien.

Polanskis Rechtsvertreter in Frankreich, der Schweiz und den USA halten «unbedingt» daran fest, dass das Auslieferungsbegehren aufgrund eines 32 Jahre zurückliegenden Vergehens illegal sei. Der Regisseur war wegen Missbrauchs einer Minderjährigen international zur Verhaftung ausgeschrieben. Das Opfer hat ihm inzwischen vergeben und spricht sich für eine Einstellung des Verfahrens aus.

Freilassung eher unwahrscheinlich
Eine Freilassung auf Kaution sei «nicht ausgeschlossen», werde aber «sehr, sehr selten» gewährt, sagte der Sprecher des Eidgenössischen Justiz- und Polizeidepartements (EJPD), Guido Balmer, der Nachrichtenagentur SDA. Theoretisch wäre eine Freilassung auf Kaution, verbunden mit Hausarrest in Polanskis Gstaader Ferienhaus, möglich, ein solcher Fall sei aber noch nie eingetreten.

Seit Montag bereiten die beiden Aussenminister Radoslaw Sikorski und Bernard Kouchner ein Schreiben an ihre amerikanische Amtskollegin Hillary Clinton vor. Es enthalte die Bitte an Präsident Barack Obama, die Anwendung des Begnadigungsrechts zu erwägen, teilten sie mit.

Bundesrätin Doris Leuthard verwies bei ihrem Besuch in Paris auf den internationalen Haftbefehl gegen Polanski. Die Schweizer Justiz mache keinen Unterschied zwischen prominenteren und weniger prominenten Gesuchten.


  Leuthard: Festnahme verteidigt
Link: http://www.nzz.ch/nachrichten/international/leider_hat_es_diesmal_herr_polanski_getroffen_1.3702150.html

 Polanski: Will Auslieferung anfechten
Link: http://www.nzz.ch/nachrichten/international/polanski_haft_usa_auslieferung_1.3697395.html

 Kommentar: Dumm gelaufen
Link: http://www.nzz.ch/nachrichten/international/dumm_gelaufen_1.3708186.html

 Recht: Wenig Spielraum
Link: http://www.nzz.ch/nachrichten/international/das_recht_laesst_den_behoerden_wenig_spielraum_1.3708345.html

 Verhaftung: Tipp aus der Schweiz?
Link: http://www.nzz.ch/nachrichten/international/tipp_aus_der_schweiz_1.3708310.html

 Kommentare: Wenn Polanski nicht berühmt wäre
Link: http://www.nzz.ch/nachrichten/international/roman_polanski_verhaftung_kommentare_1.3696824.html


 
 Leser-Kommentare: 20 Beiträge

http://www.bernerzeitung.ch/schweiz/dossier/der-fall-polanski/Spielraum-fuer-Polanski-nicht-allzu-gross/story/22409574
Dossier: Der Fall Polanski
Spielraum für Polanski nicht allzu gross
Von Michael Widmer. Aktualisiert am 29.09.2009 Drucken Mailen   Artikel als E-Mail versendenEmpfänger (E-Mail)*
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An allen Fronten kämpfen Anwälte und Sympathisanten von Starregisseur Roman Polanski für dessen Freilassung aus der Zürcher Haft. Aus juristischer Sicht scheint der Spielraum für den 76-Jährigen indes nicht allzu gross zu sein.

 Freiheit für Polanski: Künstler, hochrangige Politiker aus Frankreich und Polen sowie die Anwälte des Regisseurs verlangen dies vehement.
Bild: Keystone
TeleBärn-Video
Das EJPD nimmt Stellung zur Verhaftung.



Seit der Verhaftung von Regisseur und Oscarpreisträger Roman Polanski am Samstag in Zürich gehen die Wogen hoch – und dies weltweit. Der 76-jährige französisch-polnische Doppelbürger war auf Grund eines Haftbefehls aus den USA in Gewahrsam genommen worden. Sein mutmassliches Vergehen liegt 32 Jahre zurück. Der Filmemacher hatte gemäss Medienberichten 1977 zugegeben, im selben Jahr auf dem Anwesen von Schauspieler Jack Nicholson in Kalifornien die 13-jährige Samantha Geimer mit Alkohol und Drogen gefügig gemacht und sexuell missbraucht zu haben. Trotz eines Vergleichs zwischen Polanski und Geimer wollte der Richter das Verfahren jedoch nicht abschliessen.

Aus Furcht vor einer Haftstrafe flüchtete Polanski daraufhin nach Frankreich. Über 30 Jahre lang bewegte er sich hier unbehelligt. 2005 wurde er international zur Fahndung ausgeschrieben, entging aber mehrmals einer Verhaftung. Als offizieller Gast des Zurich Film Festival ging er den Behörden nun ins Netz. Die Staatsanwaltschaft in Los Angeles machte gestern klar, sie werde die Auslieferung Polanskis beantragen.

Offensive Anwälte

Die Bemühungen, den weltweit gefeierten Regisseur freizubekommen, liefen gestern auf verschiedenen Kanälen entsprechend auf Hochtouren. Polanskis Zürcher Anwalt Lorenz Erni will gemäss dem Pariser Anwalt Hervé Temime beim Bundesstrafgericht in Bellinzona Rekurs einlegen, um eine «Freilassung – eventuell auch unter gewissen Auflagen» – zu erwirken.

So könnte Roman Polanski zum Beispiel in seinem Chalet in Gstaad unter Hausarrest gestellt werden, bis das Verfahren abgeschlossen ist. Dieses könnte Monate dauern. Eine Freilassung auf Kaution ist laut Guido Balmer, Sprecher des Eidgenössischen Justiz- und Polizeidepartements (EJPD), «nicht ausgeschlossen, aber sehr selten». Das Bundesstrafgericht greife praktisch nie zu einer solchen Massnahme, erklärte Balmer gegenüber dieser Zeitung. Nichtsdestotrotz betonte Temime gestern Abend nach einem ersten Besuch im Gefängnis, sein Mandant sei «kampflustig».

Ins Visier nehmen die Anwälte auch das Auslieferungsgesuch der USA. Dieses sei auf Grund eines 32 Jahre zurückliegenden Vergehens illegal. Konkreter wurden die Anwälte nicht. Lorenz Erni war gestern trotz mehrfacher Nachfrage nicht erreichbar.

«Korrekt gehandelt»

Es wäre interessant gewesen, zu erfahren, welche Lücken die Anwälte Polanskis im gegenwärtigen Verfahren ausgemacht haben. Denn nach Meinung von Pirmin Bischof, Rechtsanwalt, ausgewiesener Kenner der US-Justiz und Solothurner CVP-Nationalrat, haben die Schweizer Behörden korrekt gehandelt. «Es bestehen Rechtshilfeverträge. Für die Schweiz war eine Verhaftung auf Ersuchen der USA hin geradezu zwingend», erklärt Bischof. Und er stellt klar: «Trotz Kritik aus der Kulturszene; auch ein Star steht nicht über dem Recht.» Dass die Schweiz der USA mit der Verhaftung gefallen wollte, glaubt Bischof nicht. Der sexuelle Missbrauch eines Kindes sei auch für die Schweiz ein schweres Delikt.

Doku-Film als Rettung?

Gestern standen zwei mögliche Gründe für eine Einstellung des Auslieferungsverfahrens im Vordergrund: die Verjährung der Tat nach über 30 Jahren und die Tatsache, dass das Missbrauchsopfer inzwischen ein Ende des Verfahrens fordert. Beides löst den Fall Polanski aber nicht, wie Bischof und auch Juristen der Universität Bern erklären:

Die Tat ist nach damaligem schweizerischem Recht zwar verjährt, nach amerikanischem Recht aber nicht, da Polanski die Tat gestanden hat und offenbar bereits ein Vergleich vorliegt. Im Prinzip muss der Inhaftierte für die Erfüllung der Auslieferungsbedingungen zwar in beiden Ländern verurteilt werden können. Doch im Vertrag zwischen der Schweiz und den USA ist festgehalten, dass für die Auslieferung nur die Verjährung gemäss dem Recht des «ersuchenden» Staates – im vorliegenden Fall also der USA – massgebend ist. Gleiches gilt auch für Auslieferungsverträge mit der EU.

Die Desinteresseerklärung des Opfers hat keine Bedeutung, weil sexuelle Handlungen mit Kindern als Offizialdelikte gelten. Diese werden von Staates wegen verfolgt.

Möglich ist, dass sich Polanskis Anwälte auf Verfahrensfehler in den USA berufen, die im Dokumentarfilm «Roman Polanski: Wanted and Desired» von 2008 beschrieben werden.

Politik zieht nach

Sicher ist: Polanski und seine Entourage können auf gewichtige politische Unterstützung zählen. Frankreich und Polen wollen die USA in einem Schreiben um Gnade für den Regisseur bitten. Der französische Aussenminister Bernard Kouchner nahm zudem laut Agenturberichten Kontakt mit Amtskollegin Micheline Calmy-Rey auf und forderte einen schnellen «günstigen Ausgang» des Falls.
(Berner Zeitung)

Erstellt: 29.09.2009, 07:36 Uhr




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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 21:39

(documents)


Sur l'affaire Polanski, pour comprendre les faits, absolument lire le billet de maître Eolas :

http://www.maitre-eolas.fr/post/2009/09/29/Quelques-mots-sur-l-affaire-Polanski

Et aussi :

La déposition de la victime à l'époque :


Traduite sous réserve ici :






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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 19:04
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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 17:16

(dépêches-blog)



http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2-_Convention_ampoules_cle7ec3ee.pdf
http://www.afe-eclairage.com.fr/uploads/documentation/10059-ext.pdf
http://www2.ademe.fr/servlet/getBin?name=E5ED89B20FFEC669692BE702F5D8CA051234196358232.pdf
http://www.inrs.fr/inrs-pub/inrs01.nsf/IntranetObject-accesParIntranetID/OM:Document:7DADA2C3E57F988FC12571B2002336A5/$FILE/ed984.pdf
http://www.osram.fr/osram_fr/OSRAM_le_groupe/Developpement_durable/Mercure/Nettoyer_les_traces_de_Mercure/Test_de_la_lampe_cassee/index.html
http://khepra.free.fr/loup_voyou/index.php/des-cimetieres-dampoules-et-plein-de-mercure-autour/2005/06/10/
http://www.osram.fr/osram_fr/OSRAM_le_groupe/Developpement_durable/Mercure/En_savoir_plus_sur_le_Mercure/index.html
http://www.stielec.ac-aix-marseille.fr/cours/abati/compens.htm
http://www.agirpourlenvironnement.org/pdf/contenuCO2longue.pdf


http://www.agoravox.fr/enquetes-participatives/article/faut-il-stocker-des-ampoules-a-58304
par Eric Lombard
mardi 30 juin 2009 - 26 réactions
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Faut-il stocker des ampoules à incandescence ?
Alors que le top départ d’une conversion massive de nos lampes est donné aujourd’hui  (30 juin), certains se demandent si les bénéfices annoncés sont bien réels et si l’impact des lampes fluo-compactes sur l’environnement et la santé n’a pas été minimisé. Qu’en est-il vraiment ? Faut-il suivre le mouvement ou résister en stockant des ampoules à incandescence ?

Au terme de cette enquête, il apparaît que les questions soulevées ne sont pas sans fondement. Il est donc conseillé d’appliquer le principe de précaution et de ne changer les ampoules qu’avec parcimonie :

<!--[if !supportLists]-->-  <!--[endif]-->Remplaçons les ampoules les plus utilisées (plus d’une heure par jour) par des fluo-compactes,  mais cherchons les bonnes affaires pour ne pas les payer plus qu’elles ne valent. Et recyclons les en fin de vie.

<!--[if !supportLists]-->-  <!--[endif]-->Pour toutes les autres, ne faisons rien tant qu’elles tiennent le coup. Au besoin, prévoyons quelques ampoules à incandescence de rechange.

 
Le mouvement est lancé : les bonnes vieilles ampoules à incandescence vont peu à peu disparaître des linéaires pour céder la place aux lampes basse consommation, principalement fluo-compactes. C’est une décision européenne reprise en France de manière volontariste par le Grenelle de l’environnement.<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

Pas un big-bang, mais presque …<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

La convention passée entre l’état et les parties prenantes précise en effet que les ampoules de 100 W et plus seront bannies au 30 juin 2009, celles de 75 W au 31 décembre, celles de 60 W au 30 juin 2010, etc. Mais attention, ni les spots, ni certaines lampes halogènes, ni les lampes spéciales ne sont concernées, du moins pour l’instant (Détails sur le site de l’AFE).<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

Dans un récent avis, l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) résume les enjeux. Le remplacement programmé devrait permettre d’économiser 6 TWh (6 milliards de kWh) par an à l’horizon 2016, soit un peu plus d’1% de la consommation électrique française. Il devrait permettre également d’éviter "près de 1 million de tonnes" de CO2, soit un peu moins de 0.2% des émissions françaises de gaz à effet de serre. Enfin, les lampes fluo-compactes seront recyclables à 93%.<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

Mais au-delà des objectifs louables d’économie, cette vaste opération constitue sans aucun doute une aubaine pour les fabricants et importateurs de lampes. En substituant des produits vendus autour de 1 € par d’autres vendus autour de 8 €, leurs chiffres d’affaire et leurs bénéfices vont exploser, d’autant que le coût de fabrication des fluo-compactes ne dépasserait pas 2 $ (1.50 €).<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

C’est dans ce contexte que sont nées un certain nombre de controverses sur l’opportunité de l’opération, d’autant plus qu’une autre technologie plus prometteuse, les LEDs (diodes électroluminescentes), pourrait prendre le relais dans quelques années.<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

 

Les controverses<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

Controverse N° 1 : Les lampes fluo-compactes contiennent du mercure qui est volatile et toxique.

Elles en contiennent en effet 3 mg en moyenne, 5 mg maxi. Comme il s’en est vendu environ 30 millions en 2008, cela fait 90 kg de mercure, soit seulement 0.05% des 188 tonnes consommées chaque année en France, mais qui risquent néanmoins de se retrouver un jour dans la nature.

- soit parce qu’on casse une ampoule chez soi.

- soit parce qu’elles n’aboutissent pas, ou pas intactes, dans la filière de récupération qui a été mise en place par Récylum.<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

Les vapeurs de mercure sont toxiques. La valeur limite d’exposition professionnelle en France est de 50µg/m3, en moyenne pendant 8 heures par jour, 5 jours par semaine. Si on casse une lampe contenant 5 mg de mercure dans une pièce de 10 m2 (25 m3), à supposer qu’on laisse le temps au mercure de se disperser dans la pièce (ce qu’il ne faut évidemment pas faire, voir ici la conduite à tenir), la concentration théorique atteindra 200 µg/m3. Si on aère efficacement la pièce et qu’on élimine les débris, la concentration va retomber rapidement. Dans le test fait par Osram dans une pièce de 35 m2 (!), la concentration n’a pas dépassé 25 µg/m3 et est retombée à 0 après quelques minutes d’aération.<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

Un article du Canard enchaîné avait lancé l’alerte en 2005, mettant l’accent sur les risques liés au recyclage d’un produit aussi fragile et aussi facile à mettre à la poubelle. Pour l’instant, le taux de retour est en effet faible - mais cela peut s’expliquer par la durée de vie de ces lampes dont la commercialisation est récente<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

Les fabricants de leur côté font valoir que l’électricité économisée par les lampes fluo-compactes provient souvent (mais peu en France) de centrales à charbon et que le charbon contient du mercure. Globalement, le bilan serait positif. Il y aurait moins de mercure dans les lampes que dans le charbon qu’on évite de brûler. C’est sans doute pour cette raison que l’UE n’a pas relevé de contradiction avec sa stratégie de réduction du mercure adoptée en 2005. Mais pourtant les risques sont différents : on ne respire pas directement ce qui sort des cheminées des centrales thermiques, alors que quand on casse une ampoule, on a le nez dessus !<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

Première raison donc d’appliquer le principe de précaution et de limiter nos achats d’ampoules au mercure.<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

 

Controverse N° 2 : Les lampes fluo-compactes émettent des radiations électromagnétiques qui ne seraient pas sans danger.<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

Les composants électroniques utilisés pour éviter le scintillement génèrent des champs électromagnétiques de basse fréquence (30-60 kHz). Il y a un pic à l’allumage, puis le champ décroît. A plus d’1 m, il est noyé dans le bruit de fond. Entre 1m et 20 cm, il est inférieur aux normes en vigueur pour ce domaine de fréquences. Mais selon les mesures du Criirem il y aurait un problème à moins de 20 cm. Comme il n’existe pas de protocole de mesure normalisé pour effectuer les mesures aussi près de la source, celles-ci n’ont pas été validées. L’ADEME a donc saisi l’AFSSET (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail) pour officialiser une méthode. En attendant le résultat de nouvelles mesures, il vaut mieux ne pas trop s’approcher …<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

Le Comité scientifique des risques sanitaires émergents et nouveaux (CSRSEN/SCENIHR) de la Commission européenne a émis un avis en septembre 2008 sur les effets des lampes basse consommation sur la santé. S’il ne trouve rien à redire sur les champs électromagnétiques, il indique par contre que « la seule propriété des lampes fluorescentes compactes qui puisse éventuellement représenter un risque supplémentaire est le rayonnement ultraviolet et de lumière bleue émis par ces appareils. Dans le pire des cas, ce rayonnement pourrait aggraver les symptômes de quelque 250 000 personnes au sein de l’UE souffrant de maladies cutanées rares qui les rendent extrêmement sensibles à la lumière. (…) L’utilisation de lampes basse consommation à double enveloppe ou d’autres technologies similaires atténuerait les risques tant pour la population générale que pour les patients sensibles à la lumière. »<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

 

Controverse N° 3 : La substitution ne sert à rien, car en hiver, il faut compenser la chaleur des ampoules à incandescence par un supplément de chauffage.<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

On trouve beaucoup de réponses fantaisistes dans les forums. Cela n’est pas étonnant, car la question est complexe. En l’absence d’étude sérieuse, voici ce qu’on peut affirmer :<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

- de par le principe de conservation de l’énergie, toute énergie émise par une ampoule, qu’elle soit thermique ou lumineuse contribue "in fine" à chauffer la pièce dans laquelle elle se trouve. La seule énergie qui s’échappe est la lumière qui sort par les fenêtres quand elles ne sont pas obturées par des rideaux ou des volets. Le reste contribue à chauffer la pièce et se dissipe plus ou moins vite par les parois selon la qualité de leur isolation, de la même manière que la chaleur produite par les radiateurs.
<!--[endif]-->

- la question débattue est de savoir si la chaleur générée par l’allumage d’une ampoule à incandescence modifie la marche du chauffage de la pièce ?

La réponse dépend du mode de régulation du chauffage : régulation générale par sonde extérieure, par sonde intérieure, régulation individuelle par radiateur. Dans le premier cas, l’éclairage est sans influence sur le chauffage, dans le second, seul l’éclairage de la pièce où se situe la sonde a un impact. Dans le dernier cas, l’ADEME indique que dans un appartement de 80 m2 chauffé par des convecteurs électriques, le besoin de chauffage supplémentaire induit par le changement des ampoules serait de 75 kWh par an. Les habitants de ce logement moyen n’économiseraient donc que 200 kWh (au lieu de 275) sur une consommation liée à l’éclairage de 365 kWh.

Dans ce dernier cas, c’est à dire quand chaque radiateur possède une régulation individuelle, la réponse dépend aussi de la position de l’ampoule. Si l’ampoule est au plafond, son allumage ne modifierait pas la marche de la régulation de la pièce (mais probablement celle de la pièce située au dessus).<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

- quand le logement est chauffé au gaz ou au fioul, la compensation éventuelle de l’énergie électrique par une énergie fossile oblige à s’enquérir du bilan CO2. Si, comme les antinucléaires, on prend en compte le contenu marginal en CO2 de l’électricité (600 à 700 g CO2/kWh), il n’est pas inintéressant de remplacer une part de la consommation électrique par un peu plus de chauffage aux énergies fossiles (dont le contenu en CO2 n’est que de 200 à 300 g CO2/kWh). Sinon, on estimera qu’il n’est pas indiqué de remplacer du courant électrique d’origine essentiellement nucléaire et hydraulique (40 à 90 g CO2/kWh) par des énergies fossiles brûlées à domicile. (note ADEME/RTE)<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

Cette controverse est donc fondée. Les promesses d’économies d’énergie ne seront pas entièrement tenues : dans la plupart des cas, le chauffage devra compenser au moins une partie de la chaleur fournie aujourd’hui par les ampoules à incandescence (mais a priori sans impact négatif sur les émissions de CO2).<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

 

Controverses N° 4 : Les lampes fluo-compactes créent de la puissance réactive, qui réduit les économies d’électricité escomptées

Ce n’est pas un inconvénient pour les particuliers qui ne sont pas facturés pour ça, mais c’en serait un pour la collectivité, car la puissance réactive augmente les pertes en ligne.

Il est difficile de se faire une opinion, les fabricants de lampes ne communiquant pas sur ce sujet. J’ai donc procédé à des mesures de cosφ sur des lampes de deux marques. J’ai trouvé des valeurs voisines de 0.6, c’est-à-dire bien inférieures à la valeur de 0.8 en dessous de laquelle EDF facture un supplément à ses clients industriels. Il faudrait bien sûr faire plus de mesures, mais on peut d’ores et déjà affirmer que les économies annoncées sont en partie neutralisées par cet effet. De combien ? Cela devra être évalué.<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

 

Vrai ou faux ? <!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

- Les lampes fluo-compactes produisent une lumière blafarde.
Faux. Les lampes fluo-compactes peuvent produire une lumière froide ou chaude (bleutée ou jaune). Cette caractéristique sera indiquée sur les emballages à partir de septembre 2010.

- On ne peut pas utiliser de variateur.
Vrai. Mais les fabricants commercialisent maintenant des fluo-compactes compatibles avec les variateurs. Cette caractéristique est signalée par un logo sur l’emballage.

- Les lampes fluo-compactes éclairent moins bien.
Faux. Ce sont les tables de correspondance entre anciennes et nouvelles lampes qui sont parfois imprécises. Il faudra s’habituer à parler en lumens, et non plus en watts. En attendant, ne pas hésiter à choisir des puissances un peu plus fortes.

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Que faire ?<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

Sylvie, une mère de famille interviewée par Capital (M6, 11 mai 2009) a remplacé toutes les lampes de sa maison pour la jolie somme de 694.40 €. Elle est heureuse d’avoir fait un geste pour l’environnement, mais est consciente qu’elle ne rentabilisera sans doute jamais son investissement. Fallait-il être aussi extrémiste ?<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

Sûrement pas ! Je conseille un calcul simple, en oubliant un instant les économies d’énergie, puisqu’elles ne sont pas aussi importantes qu’on veut bien le dire. Les données que j’utilise sont des valeurs moyennes officielles, que chacun peut ajuster à son idée.

Une lampe à incandescence dure 1000 heures et coûte 1 €. Une lampe fluo-compacte de 8000 heures de durée de vie annoncée achetée 8 € ne reviendra donc au final pas plus cher. Mais à condition de l’utiliser 8000 heures, c’est-à-dire au moins 1 heure par jour pendant 20 ans !<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

Conclusion pratique : le changement des ampoules utilisées plus d’une heure par jour est forcément gagnant, et d’autant plus gagnant qu’on paiera les fluo-compactes moins de 8 €.<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

Trouver des prix bas ne devrait pas être trop difficile, car la convention passée entre le ministère et les enseignes de la distribution et du bricolage prévoit « une opération promotionnelle de très grande ampleur en 2009 ». Une autre piste est donnée par le site suisse topten.ch qui recommande les lampes Ikea, bon marché et de bonne qualité. Mais attention aux importations mal contrôlées. Les marques de fabricant ou de distributeur offrent une certaine garantie de qualité, même si beaucoup de leurs lampes sont aussi fabriquées en Chine.<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

Inversement, l’intérêt n’est pas évident pour toutes les ampoules utilisées peu souvent (caves, greniers, pièces inutilisées, résidences secondaires …) ou fréquemment mais pendant de courtes durées (WC, couloirs, salles de bains …). D’une part, toutes les fluo-compactes ne supportent pas les allumages fréquents ni ne donnent leur pleine puissance immédiatement, d’autre part, le jeu n’en vaut pas la chandelle. Ni économiquement, ni, on l’a vu, du point de vue de l’environnement. L’ADEME contactée pour cette enquête conseille, pour ces utilisations, de garder les vieilles ampoules jusqu’à ce qu’elles grillent.<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

Faut-il faire des stocks en prévision de cette éventualité ? L’ADEME ne le préconise pas, mais on peut le faire, de manière raisonnable - pas plus d’une pour trois - car la technologie va évoluer très vite. On peut en tous cas garder les ampoules à incandescence remplacées plutôt que les jeter.<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

Pour terminer, un petit coup de projecteur sur les lampes halogènes haute efficacité. Vendues quelques €, elles durent plus longtemps et sont plus économes que les ampoules à incandescence, sans présenter les inconvénients des fluo-compactes. Elles peuvent représenter un bon compromis, à condition de les trouver effectivement chez les détaillants.<!--[if !supportEmptyParas]--><!--[endif]-->

Remerciements : le déclic de cette enquête m’a été donné par l’article d’Eugène Wermelinger dans Agoravox : Ampoules basse consommation, mais haute dangerosité ? Merci également à Liberty, fergus, lapa, roger_imotep, Truk, jacques, dont j’ai suivi les pistes indiquées dans leurs commentaires.

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Crédit photo : zetson
 Mots-clés Environnement Santé

http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/ampoules-basse-consommation-mais-50219
par eugène wermelinger (son site)
lundi 19 janvier 2009 - 105 réactions
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Ampoules basse consommation, mais haute dangerosité ?
 « On croyait bien faire en achetant (cher) des ampoules à économies d’énergie. Erreur !
Ces mini-usines d’éclairage contiennent du mercure et émettent de puissants champs électromagnétiques.
Elles coûtent 4 fois plus cher que les ampoules classiques, mais on nous dit partout qu’il ne faut plus acheter que des ampoules basses consommation parce qu’elles protègent la planète et durent plus longtemps.
Estampillées "Ecolo" un peu vite, ces ampoules sont pourtant de véritables bombes à retardement car elles contiennent une quantité non négligeable de mercure à l’état gazeux et parce qu’elles émettent des champs magnétiques et des radio fréquences.

Elles fonctionnent exactement comme les tubes fluorescents : une décharge électrique provoque la collision d’électrons avec des ions de vapeur de mercure, générant un rayonnement ultraviolet par excitation des atomes de mercure. L’innovation technique est basée sur l’adjonction d’un circuit électronique intégré comprenant un starter et un ballast (transformateur) . Le ballast électronique émet des champs magnétiques de basses fréquences entre 50 et 500 Hz ainsi que des hautes fréquences entre 20 et 60 kHz destinées à corriger le défaut inhérent à cette technologie, qui est de diffuser une lumière papillotante.

Alerté par des porteurs de pacemaker ayant subi des interférences électromagnétiques à proximité de ces ampoules, Pierre le Ruz, directeur scientifique du centre de recherche et d’informations indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques ( CRIIREM) , a vérifié : " nous avons, entre autres, mesuré des radiofréquences harmoniques jusqu’à 200V par mètre, alors que les valeurs limites en vigueur est de 27V/m."

http://www.generationbio.fr/files/cd4424411abea5481b12a8d0d382b20a-301.html

L’électro-pollution ainsi générée entraîne une diminution de la mélatonine, une hormone qui induit le sommeil, régule l’humeur et inhibe la prolifération des cellule cancéreuses. La revue scientifique The Lancet a publié dès 1978 une étude reliant diminution de la mélatonine et cancer du sein. D’autres études ont montré qu’il en est de même pour l’hypertrophie bénigne de la prostate, le cancer de la prostate, de l’ovaire, du col de l’utérus, du poumon, de l’estomac, de la thyroïde et le cancer colorectal.

Autres conséquences à court terme : troubles du sommeil, excitabilité, irritabilité et hyperactivité. Il faut donc éviter les ampoules basse consommation, notamment à côté de la tête. Mieux vaut opter pour les bonnes vieilles ampoules à incandescence. Quitte à réduire la durée d’éclairage pour économiser les ressources de la planète en allant nous coucher plus tôt !

Annie Lobé »
La fée électricité" Santé publique Editions

http://terredefemme.com/des-ondes-electromagnetiques-dans-les-ampoules-basse-consommation-par-annie-lobe.html
http://www.aufaitmaroc.com/fr/mavie/bien-etre/article/les-lampes-a-economie-denergie-dangereuses-pour-la-sante/

« Attention à la casse !!!
Chaque lampe basse consommation contient 0,05mg de mercure. En les cassant on s’expose donc à respirer des vapeurs toxiques. Alors qu’il faudrait inciter les consommateurs à faire très attention en manipulant ces lampes.
Les vendeurs se gardent bien de nous donner de telles précisions. Comme pour tous les produits dangereux, leur recyclage est obligatoire. Il est d’ailleurs payé par les consommateurs à raison de 0,20 E ht par ampoule.

Actuellement, seulement 36% des ampoules jetées seraient recyclées tandis que les ventes ont presque doublées en 4 ans pour représenter environ 25 millions d’unités. C’est donc une énorme quantité de mercure qui se retrouve dans la nature. » Il y a peu d’années les thermomètres médicaux à mercure ont été supprimés et voilà qu’on n’a porté aucune attention à ces ampoules !


 Texte repris de : « Pratique de santé juillet 2008 » -

Il y a un peu plus d’une année j’en ai acheté une demie-douzaine dans un esprit de conscience environnementale. Dès la mise en place, j’ai été incommodé par une lumière trop blanche à ma perception . Aussi n’ai-je monté ces ampoules qu’en binôme avec des ampoules à incandescence. A ma surprise deux d’entre elles ont rendu l’âme au bout de moins d’une année seulement alors que dans le même temps celles à incandescence – pourtant ramenées il y a huit ans de mon déménagement – continuaient leur fonction ! Donc cette durée de vie prédite extra-longue – dix fois celle de l’ampoule classique avec garantie de 3 ans - s’avérait fausse. Statistiquement il m’est interdit d’en conclure que l’argumentation durée est fausse, aussi je compte sur vos témoignages dans vos commentaires pour me faire une idée. Sur l’emballage je trouve un code barre indiquant en premier 6 93, soit la Chine comme origine - avec ses problèmes de protection de leurs ouvriers. Je venais donc de participer à la mise en danger de nos emplois, et d’aggraver le déficit commercial extérieur, modestement bien sûr, mais si on va nous imposer ces normes, cela fera du dégât. Je me demande sincèrement s’il ne serait pas judicieux de me faire un petit stock d’ampoules à l’ancienne, (encore produites en France ?) avant que la loi ne les interdise, ou que l’on n’en trouve tout simplement plus sur le marché.

http://www.eco-sapiens.com/actualite-224-La-fin-des-ampoules-a-filament-en-2010.html

à ouvrir - très conseillé :

http://tf1.lci.fr/infos/jt/0,,3560196,00-dangers-ampoules-basse-consommation-.html

Et pour demain : les ampoules à leds, plus performantes ? Ou y aura-t-il un autre revers à la médaille ? Voir ici :

http://www.demain-la-terre.net/Les-ampoules-a-LEDs



 Mots-clés Energie

Par roger_imotep (xxx.xxx.xxx.85) 19 janvier 19:46 
Bonjour
Bravo Monsieur Eugène pour cet information.
Je suis électricien industriel depuis 40 ans et j’en ai vu des vertes et des pas mures. Et dans le domaine des rayonnements peu importe le principe de précaution, au contraire plus il y de malades, plus cela fera de travail pour les professionnels de santé et de chimie (pharmaceutique). Imaginez le nombres de chomeurs supplémentaires si l’on devait interrompre ce business !

En attendant faites les stocks car après la suppression des lampes à incadescences EDF va modifier la facturation énérgétique en instaurant le comptage de puissances réactives : les spécialistes comprendront. L’ampoules sera plus chére et le courant aussi.

Bizarres que les experts en la matière issus des mêmes écoles ont souvent des conclusions ( ou des occlusions, je ne me rappelle plus du mot qui convient) diamétralement opposés.

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Par Truk (xxx.xxx.xxx.31) 20 janvier 00:52
La pollution au mercure est effectivement un problème (toutes les lampes à décharge en contiennent, d’ailleurs) :

Il y a cinq fois plus de mercure dans la pile de votre montre que dans une LFC !
source : http://fr.ekopedia.org/Ampoule_fluo...

Utilisons moins d’énergie pour résuire nos émissions de mercure.
source : http://www.ec.gc.ca/MERCURY/FR/do.cfm

Des solutions ?
Utilisons des montres mécaniques, produisons moins de dechets, et brossons-nous les dents pour éviter les amalgames dentaires !





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Par Liberty (xxx.xxx.xxx.207) 25 janvier 13:12
[...] Les lampes dites "éco" sont en fait des lampes fluos (ou improprement appelées Néon).
Ce sont des lampes à décharge qui ont toutes [...] le catastrophique inconvénient de créer de la puissance réactive.

Les industriels [...] gardent ce problème sous silence car les fournisseurs d’électricité, comme EDF, ont établi depuis des décennies que les particuliers qui n’utilisaient que très peu de tubes "néon" ou de moteurs et encore moins de grosses installations avec de grosses bobines, produisaient peu de puissance réactive.
Donc ils ne mettent pas de comptage propre à cette puissance, compteur de KVAR.

De fait si ces marchands de soupe mettent sur le marché des objets qui en produisent énormément ils n’en parlent pas puisque à priori EDF ne compte pas cette puissance pour les petits usagers.

N’empêche que cette puissance réactive est catastrophique : elle oblige de prévoir des lignes plus grosses, ainsi que les transfos et de même pour les génératrices.

C’est écologiquement catastrophique, il faut produire plus pour de la puissance qu’on ne voit même pas.
A tel point que EDF facture (très cher) le KVAR sur les gros consommateurs (usines, grandes surfaces etc) lorsque que le facteur phi de l’installation passe en dessous de 0,85.
Or il n’est pas rare que ces lampes se cantonnent à 0,5 de facteur de puissance. [...]

Merci à Roger i-motep


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 2 votes  Par Truk (xxx.xxx.xxx.31) 25 janvier 14:33
Bonjour,

 Pour compenser le facteur de puissance, un condensateur suffit. Certaines LFC en sont équipées.

http://www.standardpro.com/sheets/pdf/Hi-Lights_Octobre_2008_FR.pdf

http://www.ee.bgu.ac.il/ instlab/Experiments/05_FlurLamp/PowerFactor1.pdf

http://www.enertech.fr/docs/Lfc.pdf

http://irc.nrc-cnrc.gc.ca/pubs/cp/lig3_f.html

 

Quand vous achetez une machine à laver, vous vous souciez de son cos phi ?

 

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 0 vote  Par Truk (xxx.xxx.xxx.31) 25 janvier 14:43
Euh désolé pour le message bizarre et pour le lien mort.
Le voici :
Power Factor


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Par fergus (xxx.xxx.xxx.20) 19 janvier 10:32 
Non seulement ces ampoules pourraient en effet se révéler dangereuses, mais il est un fait qu’elles éclairent nettement moins que leur puissance affichée en terme d’équivalence, de l’ordre de 15%.

D’autre part, des spécialistes ont affirmé lors d’un récent débat dans les médias que des LED performants seront utilisables dans les formats d’ampoules traditionnels d’ici à quatre ans. Si cela se confirme, il semble en effet utile d’attendre et de se constituer un stock d’ampoules traditionnelles pour éviter le passage aux ampoules BC laides et inadaptées à de très nombreux luminaires.

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Par Lapa (xxx.xxx.xxx.141) 19 janvier 11:03 
Bonjour,

juste pour signaler quelques incohérences techniques dans vos propos concernant les émissions électromagnétiques :

tout d’abord les rayonnements à 30kHz ne sont pas de la haute fréquence, gamme qui commence à partir de 3 MHz. Il s’agit de basse fréquence (normalisée Low frequency par l’UIT) les 50 et 500Hz sont des ELF (extremment basses fréquence).

Contrairement à ce qui est affirmé, à ces fréquences, les valeurs limites sont, pour le champ électrique proches de 300V/m (public). vous pourrez vérifier sur ces courbes :
http://www.yrh.com/nws/june/1/fr/gr...

le 27V/m concerne les fréquences proches de 100MHz (la FM par ex) ; on en est loin !

ceci étant, c’est un peu idiot de mesurer le champ électrique en basse fréquence puisqu’il s’agit surtout d’un champ magnétique, or à ces fréquences là, nous ne pouvons nous trouver en zone de champ formé et donc le couplage champ électrique et champ magnétique n’est pas fait. Donc il convient, de mesurer le champ magnétique (en A/m ou l’induction en Teslas) le champ électrique seul ne suffit pas.

La bonne méthodologie consiste donc à :

faire une analyse spectrale de l’ampoule en émission pour avoir les fréquences d’oscillation et donc de création de champ magnétique.
mesurer le champ magéntique et adapter la valeur limite à la fréquence d’émission prépondérante (c’est important sinon on dit vraiment n’importe quoi).
Eventuellement, faire la même chose avec le champ électrique (mais ce dernier est logiquement moins contraignant).

Sinon je confirme, OUI ces ampoules puent l’arnaque.






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 5 votes  Par wesson (xxx.xxx.xxx.62) 19 janvier 11:38 
@lapa,

au niveau du rayonnement, ce qui a le plus tendance à emettre dans le domaine des radiofréquences, c’est encore une fois l’alimentation.

En pratique, les alims de ces lampes basse conso sont souvent composés de 2 transistors de commutation donnant sur un transformateur HF composé d’un petit tore de ferrite.

En fait, ça oscille un peu à la fréquence que ça veut, qui peut aller jusqu’a quelques mégahertz. Plus l’alim (donc la ferrite) sera petite, plus la fréquence de travail de l’ensemble sera élevée.

Par manque de matériel je ne puis mesurer le champ électromagnétique autour de ces charmantes ampoules, cependant au niveau de la fréquence, j’en ai une mesurée à 3 MHz.

Donc oui, les alimentations de ces lampes ont le potentiel pour générer des champs électromagnétiques non négligeables dans le domaine spectral des hautes fréquences.



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 3 votes  Par Lapa (xxx.xxx.xxx.141) 19 janvier 12:06 
Pour ma part je n’ai jamais rien mesuré au delà de 100kHz. j’ai pourtant le matériel nécessaire. A vrai dire les émissions les plus fortes au delà de 100 khz dans la bande 100kHz-80MHz sont régulièrement les stations GO. Et encore à Paris on doit pas aller à plus de 0,3V/m ; Aucune ampoule ne m’a fait paraître de pic significatif qui sorte du bruit.

ceci étant je ne les ai pas toutes testées . Je referai quelques essais plus proches.


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 1 vote  Par Ranjo (xxx.xxx.xxx.161) 26 janvier 09:26
Bonjour,

la limite mentionnée sur le lien au dessus ne protege pas de tous les risques.

elle ne sert qu’a proteger de certains risques biologiques , en particulier le risque thermique , ce qui est totalement insuffisant pour tous les effets biologiques et une escroquerie pour les risques liés à la compatibilité électromagnétique.

savez vous pourquoi la courbe remonte vers 300 MHz jusque environ 2GHz ?

c’est parceque cette limite venant de recommandations de l’ICNIRP ne prend en compte dans cette zone que le risque d’echauffement des tissus en profondeur, elle considere donc que dans cette gamme de frequence les ondes vont être absorbée par la peau et donc moins passer dans les tisssus profond !!!!!!!!!!!!!!!!!!

Les risques augmentent donc avec la fréquence pour la peau contrairement à la tendance de cette courbe, cette courbe est utilisée par les pollueurs en faisant faisant croire qu’elle permet de proteger de tous les risques il s’agit d’une falsification de la realité scientifique ayant pour but de tromper la population.

et de parlons pas des risques de perturbation des appareils electronique dont les 20 millions d’appareils a usage medical d’immunité 3V/m (pour les frequences supérieures a 80Mhz) utilisés en France repondant a la norme 60601-1-2.

Dés 3V/m les ondes pourront tuer en provoquant des dysfonctionnement d’appareil electronique ce niveau est plus de 20 fois inferieur a la courbe citée soit 400 fois en densité de puissance !

les organismes qui diffusent cette courbe en laissant croire qu’elle protege de tous les risques afin de tromper la population en lui disssimulant des risques peuvent etres poursuivi pour tromperie aggravée.

 

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Par wesson (xxx.xxx.xxx.183) 19 janvier 10:52 
Bonjour l’auteur,

ENFIN, Enfin un article qui y voit assez clair sur les couleuvres que l’on tentes de nous faire avaler.

Et non, les ampoules basse consommation ne sont pas la panacée. Et oui, si on en fait le bilan, c’est pour le moins mitigé.

D’une part, ces ampoules basses conso ne sont finalement que des néons, avec juste une technologie un peu différente. Les néons traditionnels ont une cathode dite "chaude", alors que les néons des ampoules basse conso ont elle une cathode "froide". Effectivement, ils consomment un peu moins, mais ont besoin d’une alimentation électronique pour les faire fonctionner, et qui elle même consomme un peu.

Et c’est là ou ça cloche : fabriquer de l’électronique (transistor de commutation, ferrite, condensateur HT, ...), c’est polluant et consommateur en énergie en amont.

Ainsi on se focalise sur la consommation en fonctionnement tout en oubliant la consommation pour la mise en oeuvre.

Pour les led, c’est encore pire : Le semiconducteur employé est du Nitrure d’indium Gallium ou du nitrure de Gallium et du phosphore (pour les led blanches). Les métaux utilisés sont rares, et la fabrication de semiconducteur à partir de ça est extrèmement énergivore. Pire : Même si la LED consomme très peu, son alimentation encore plus complexe va elle consommer de manière significative. Avec une led du commerce de 1 Watt, j’ai pu personnellement mesurer une consommation de 19 Watts. Conclusion : 1 watt pour la LED, 18 watts pour l’alimentation !

Bref, là encore ce n’est pas forcément la solution la plus complexe et la plus technologique qui, finalement est la meilleure du point de vue environnemental.


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 14 votes  Par foufouille (xxx.xxx.xxx.33) 19 janvier 12:19 
"Avec une led du commerce de 1 Watt, j’ai pu personnellement mesurer une consommation de 19 Watts. Conclusion : 1 watt pour la LED, 18 watts pour l’alimentation !"

tu t’es fait rouler grave
une alimen consomme un peu plus que la puissance demande
donc ton alim etait certainement faite pour sortir beaucoup de puissance et pour chauffer
n’importe quel electronicien te feras une alim de 1W
tu peut meme la faire toi meme ou l’acheter en kit


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 3 votes  Par faxtronic (xxx.xxx.xxx.45) 19 janvier 12:50 
a foufouille :

L alim d une lampe avec led est integre dans la lampe.

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 3 votes  Par foufouille (xxx.xxx.xxx.33) 19 janvier 12:54 
bien sur qu’elle integre
mais ca se remplace comme tous les composants electronique
il est probable que le voltage soit tres insuffisant en cas de surchauffe et donc surconsommation
l’alim integre grillera donc tres vite



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 1 vote  Par wesson (xxx.xxx.xxx.183) 19 janvier 15:00 
@foufouille,

Une led en pratique, ça fonctionne sous quelques volts et à courant constant. Il y a 2 stratégie pour arriver à ça à partir du 220V : Alim à transformateur, ou alim à découpage.

A transformateur, c’est lourd (à cause du transfo) et pas vraiment miniaturisable (donc intégrable dans une lampe)
A découpage, plus besoin de (gros) transfo, mais c’est plus fragile. C’est d’ailleurs là aussi qu’est l’arnaque des ampoules basse conso. Le tube a effectivement une durée de vie très supérieure aux lampes à filament, mais son alimentation intégré dégage en général au bout de 1 à 2 ans.Et dans ce cas, l’ampoule est bonne à jeter alors que le tube pourrait encore fonctionner avec une autre alimentation.

et dans tous les cas, les alimentations ont des consommations propres, et un rendement plus ou moins bon. Consommer de l’énergie pour ses propres besoins, c’est une caractéristique intrinsèque de toute électronique, quelque soit les composants et la technologie employée. Dans le cas que j’évoquais, 18 watts de consommation pour une alim de ce genre c’est pas énorme. Cependant, dans le contexte d’un éclairage d’une LED qui ne fait que 1 watt, c’est évidemment excessif.

Et toutes les personnes qui s’y connaissent un peu en électronique savent que ce sera très dur de faire des alims performantes et peu consommatrices pour brancher des LEDS sur le 220V de manière efficace ...




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 2 votes  Par foufouille (xxx.xxx.xxx.191) 19 janvier 18:02 
@ wesson
vu la consommation des led haute puissance 4-5v sous quelques miliamperes, c’est tres facile
hors miniaturisation CMS, ca chauffe pas et ca consomme pas 19w pour 1w
on trouve des kits pour led dans toutes les boutiques d’electroniques
si un appareil electronique chauffe c’est qu’il est fait pour

prend le cas des vielle chaines de 70-80....... increvable


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 1 vote  Par foufouille (xxx.xxx.xxx.191) 19 janvier 18:05 
http://www.gotronic.fr/catalog/kits...

alim pour led


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 1 vote  Par foufouille (xxx.xxx.xxx.191) 19 janvier 18:07 
http://www.gotronic.fr/catalog/opto...

les led
on trouve aussi plus de kit sur conrad.fr


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 1 vote  Par brieli67 (xxx.xxx.xxx.122) 20 janvier 03:25
http://www.pearl.fr/luminaires/lamp...

Faut se tirer quelques fils en 24 V continue à partir de ses éléments Photo- voltaïques ou stocké en accus qui sont encore chers et lourds. On peut supprimer les "transfos" de nombre de nos machines à vaiselle noire....
et moins réchauffer l’athmosphère.....
Sinon dans le "canal" des micro-moteurs à hydrogène... une goutte H2O pour faire tourner votre montre pendant un an. Déja en vente, beaucoup moins chère que celle du député Dray.

Pour les LED, il y a de différentes générations.
http://www.seoulsemicon.com/en/prCe...
En labos de recherche une des découvertes majeures de 2oo5 : des DEL émettant directement de la lumière blanche. Mais mon non Monsieur, on voit toujours rien venir !! Rétention technologique sans nul doutes.

Aux bricoleurs aux jardiniers, les légumes sous LED et en aéroponie par un amateur éclairé
http://www.greenpinelane.com/

A l’étude des serres sous diodes LED alimentées par la photovoltaïque déversant la nuit sans émettre de la chaleur plein plein de photons pour prolonger la photosynthèse de notre verdure.
Dans les galeries marchandes des Grands Magasins, Il y a déjà des salad-shops avec des automates qui produisent 5oo têtes de laitues par jour en hors-sol ;Bientôt les fines herbes des radis des mini-légumes...
Qui sait de la gariguette et des fraises des bois !




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 3 votes  Par maxim (xxx.xxx.xxx.112) 19 janvier 10:58 
et bien dis donc, heureusement que j’ai fait un bon stock d’ampoules à incandescence .......

il suffit de mettre les bons Watts correspondants à l’utilisation recherchée ,ou mieux ,acheter un potentiomètre linéaire qui permet de règler l’intensité suivant le besoin du moment !

j’ai essayé ces ampoules basse consommation dans le salon et sur les lampes de chevet ,non seulement elles sont trop grandes ,et en plus ,on voit que dalle pour bouquiner !

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 3 votes  Par Halman (xxx.xxx.xxx.244) 19 janvier 17:03 
Tout à fait, pour y voir quelque chose il faut prendre des 25 watt équivalent 120, et encore c’est faiblard.

Il faut donc en mettre au moins une deuxième.

On remplace donc une à incandescence de 100 watts par deux de 25 de consomation mais d’équivalent 120. On consomme donc 50 au lieu de 100 pour un éclairage pas terrible à peine mieux que les cochonneries de néons.

Quand je reçois du monde même avec quatre 120 watts de nouvelle génération dans la salle de séjour les gens se plaignent de ne pas voir grand chose dans leur assiette.

Pour y voir quelque chose correctement, le gain de consommation est donc strictement nul.



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http://khepra.free.fr/loup_voyou/index.php/des-cimetieres-dampoules-et-plein-de-mercure-autour/2005/06/10/
10/06/2005
Des cimetières d’ampoules et plein de mercure autour
Classé dans : consommation, désintoxicant, santé, écologie — @ 11:23
C’est l’un des produits à la mode dans les supermarchés. Et furieusement écolo. Selon leurs fabricants, les lampes fluo-compactes sont cinq fois plus puissantes que nos vieilles ampoules à filament, et durent cinq à six fois plus longtemps.
Merveilleux, à un détail près que se gardent de mentionner la plupart des étiquettes : ces lampes peuvent se transformer en déchets toxiques. Car elles contiennent une redoutable substance, présente à l’état liquide, et mélangée à une poudre fluorescente : du mercure.
Les modèles les plus récents en renferment 3 milligrammes, mais d’autres, jusqu’à 25 milligrammes. Dans une déchetterie, la concentration de ces ampoules quand elles sont cassées, peut assaisonner l’air ambiant ( le mercure est très volatil ) et le sous-sol de plusieurs grammes de ce poison.
Dans les environs de Sarreguemines ( Moselle ), la société Argor, censée retraiter ces lampes à vapeur de mercure, en a stocké près de 250 000 avant de faire faillite voilà quelques mois. Selon un témoin, 20 % de ces ampoules abandonnées étaient cassées. Bilan : environ 750 grammes de mercure répandus sur les sols et dispersés dans l’atmosphère du bâtiment.
Pourquoi les fabricants - Phillips, General Electric, Claude, Osram - se montrent-ils si discrets sur la toxicité ( potentielle ) de ce produit? Réponse du syndicat de l’éclairage : parce que personne - et même pas le ministère de l’Industrie - ne les oblige à l’évoquer. Celui-ci a bien fait classer ( dans deux décrets de 1997 et 2002 ) ces lampes parmi les déchets dangereux. Mais sans imposer cette mention sur les étiquettes.
Résultat : sur 70 millions d’ampoules produites chaque année, seules 15 % d’entre elles sont éliminées et recyclées, en général par les industriels ( au parfum ) qui les utilisent. Les particuliers, faute d’information, les jettent tout bonnement à la poubelle après usage. Des centaines de kilos de mercure sont ainsi mélangés au détritus ménagers…
Le zèle écologique doit éviter de ruiner cet agréable commerce. JC

Le Canard Enchaîné du 1er juin 2005.

http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2009/06/magdi-allam-un-eurod%C3%A9put%C3%A9-sous-haute-surveillance.html#comments
25/06/2009
Magdi Allam, un eurodéputé sous haute surveillance
Lorsqu’il se déplace dans les couloirs du Parlement européen ou lorsqu’il déjeune, on ne peut que le remarquer : Magdi Allam, ancien journaliste d’origine égyptienne, ne se déplace pas sans une nuée de gardes du corps qui forment un rideau défensif. Il faut dire qu’Allam ne fait pas les choses à moitié : les hommes chargés de sa protection rapprochée ne sont pas moins de huit, les frais étant partagés par l’Italie et la Belgique.



Fondateur d’un petit parti, « Protagonisti per l'Europa Cristiana » (nul besoin de traduire…), il s’est fait élire au Parlement européen en s’associant avec l’UDC (l’Union du centre) et siège sur les bancs du PPE (chrétiens-démocrates). S’il est protégé, c’est qu’il a fait l’objet de menaces de la part des islamistes de son pays d’origine à la suite de sa conversion au catholicisme, en mars 2008. C’est même le pape Benoît XVI qui l’a baptisé, en grandes pompes, à Saint-Pierre de Rome, de quoi déclencher l’ire des fondamentalistes de son pays.

Lorsqu’il était journaliste à la Repubblica, il a soutenu la guerre en Irak, ce qui n’était pas précisément la ligne de son journal. Il l’a donc quitté pour rejoindre le Corriere della Sera et il est devenu de plus en plus critique à l’égard de la religion musulmane, jusqu’à sa conversion… Gageons qu’il va mettre de l’animation lors des débats sur l’immigration.




Rédigé le 25/06/2009 à 19:05 dans Parlement européen | Lien permanent

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 09:19

(dépêches)



http://www.liberation.fr/societe/0101574295-le-parquet-veut-la-dissolution-des-principales-structures-scientologues
Société 16/06/2009 à 06h51
Le parquet veut la dissolution des principales structures scientologues
A la barreJustice . Réquisitions, hier, devant le tribunal de Paris, au procès de la secte.

3 réactions
Par ONDINE MILLOT

 
 
 
 
 
 
Des visages terrassés. Sur le banc des prévenus et dans la salle, tous les hauts responsables de la scientologie française, réunis pour l’occasion, se décomposent. Ils viennent de subir la plus violente attaque depuis l’apparition de la secte en France. Hier, le parquet de Paris a demandé la dissolution de leurs deux principales structures. Une charge inédite, à laquelle personne ne s’attendait. Et lourde de conséquences si le tribunal s’y conformait. En effet, si on peut imaginer que les importants ressorts financiers et appuis internationaux de la scientologie française lui permettraient de survivre au choc, elle serait, pour le moins, durablement désorganisée. Sans parler de la jurisprudence créée…

Voilà maintenant un mois que huit prévenus scientologues (six personnes physiques et deux personnes morales) comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris pour escroquerie en bande organisée et exercice illégal de la pharmacie. Pour l’Association spirituelle de l’Eglise de scientologie et sa librairie Scientologie espace liberté (SEL), le parquet a réclamé, outre la dissolution, le paiement par chacune de 2 millions d’euros d’amende. Concernant les responsables scientologues, les peines demandées sont aussi importantes : 150 000 euros d’amende et quatre ans avec sursis pour Alain Rosenberg, considéré comme le «dirigeant de fait» de la secte en France ; 50 000 euros d’amende et trois ans avec sursis pour Didier Michaux, l’un des principaux vendeurs de livres et «produits» ; 25 000 euros d’amende et trois ans avec sursis pour Jean-François Valli, qui persuadait les nouvelles recrues de s’endetter pour acheter ces produits.

Particulièrement pugnaces, et assumant ce revirement (il y a trois ans, à l’issue de l’instruction, le parquet avait requis un non-lieu), les représentants du ministère public ont dénoncé une «accumulation de manœuvres frauduleuses». Hier soir, Olivier Morice, avocat des parties civiles qui depuis des années se «bat» pour faire condamner le «système d’escroquerie» scientologue, osait encore à peine y croire : «Enfin on demande l’application de la loi !» Le procès se conclut aujourd’hui et demain par les plaidoiries de la défense. Le tribunal devrait mettre sa décision en délibéré.

http://www.liberation.fr/societe/0101574523-scientologie-la-victoire-de-la-notion-d-emprise
Société 17/06/2009 à 06h51
Scientologie : la victoire de la notion d’emprise
A la barreProcès . Le parquet ne penche plus pour le non-lieu et prône la dissolution de la structure mère de la secte.

22 réactions
Par GUILLAUME DASQUIE

 
 
 
 
 
 
Avec la plaidoirie de Me Patrick Maisonneuve, aujourd’hui, devant le tribunal de grande instance de Paris, les avocats de l’Eglise de scientologie achèveront de présenter leurs moyens de défense. Sans trop y croire, sonnés depuis le réquisitoire du parquet. Lundi soir, devant des hiérarques de la scientologie, blêmes, le ministère public a réclamé la dissolution pure et simple de la structure mère, l’Association spirituelle de l’Eglise de scientologie. Et quatre ans de prison avec sursis pour Alain Rosenberg, son gourou français, assortis de 150 000 euros d’amende.

Jamais une telle décision n’a été requise en France. Ce procès pour escroquerie en bande organisée intenté par une ancienne adepte de la secte, Aude-Claire Malton, a transformé l’appréciation du parquet de Paris. Au stade de l’instruction, le vice-procureur Jean-Paul Mazon avait demandé, le 4 septembre 2006, un non-lieu général pour les dirigeants et pour l’Eglise de scientologie, poursuivie en tant que personne morale. Après avoir écouté témoignages et expertises qui se sont succédé à la barre, les vice-procureurs Maud Morel-Coujard et Nicolas Baieto ont donc désavoué l’analyse de leur collègue.

Cette victoire, pour les associations de défense des victimes des sectes, a pour principal stratège Me Olivier Morice. Un avocat spécialiste des dossiers sensibles - comme celui concernant l’assassinat du juge Borrel. Sa plaidoirie contre la scientologie, débutée lundi après-midi, s’articulait autour de la notion d’emprise ; concept central au cours de ses dix années de défense du dossier (la plainte de sa cliente remonte à fin 1998). Me Morice a expliqué que cette emprise se manifeste par un «mécanisme de séduction, de persuasion, et de fascination ». Entamé par un test de personnalité destiné à installer un doute chez un être fragile, il consiste à développer un état de «suggestion psychologique», de manière systématique, selon un canevas prévu par la secte. Analyse démontrée par les éléments matériels recueillis par les cinq juges d’instruction, et largement étayée lors des débats. Au final, l’entreprise de manipulation des esprits a servi «des manœuvres frauduleuses conduisant les parties civiles à des remises de fonds importantes», a insisté l’avocat.

Cette démonstration-là a sapé la défense de la scientologie, axée depuis des années sur le consentement de ses adeptes à se délester de leurs économies. Dès lors que leur libre arbitre s’avère annihilé, difficile de s’en prévaloir. Conséquence, au plan du droit : les magistrats ont pu retenir, pour la première fois à l’égard d’une secte, le délit «d’escroquerie en bande organisée». Dont le nouveau code pénal, entré en vigueur en 1994, a prévu qu’il viserait aussi les personnes morales. Les deux vice-procureurs ont suivi ce raisonnement en appliquant - ni plus ni moins - les peines prévues pour les personnes morales reconnues coupables de tels faits : un ordre de dissolution.

http://www.liberation.fr/societe/0101574572-alain-stoffen-scientophobe
Société 17/06/2009 à 06h53
Alain Stoffen, scientophobe
portraitCe professeur de piano belge de 48 ans fut un adepte de l’Eglise de scientologie, avant de dénoncer les méthodes de la secte, dont le procès en France s’achève aujourd’hui.

33 réactions
Par ONDINE MILLOT

 
 
 
 
 
 
Voilà bientôt un mois que, assis sur les bancs du tribunal correctionnel de Paris, on frémit au récit des méthodes de la scientologie. Dizaines de milliers d’euros escroqués, intimidations, humiliations, épuisement psychologique et physique à coups d’interrogatoires policiers, d’heures de sauna, de vitamines en surdose… Mais qui peut bien se laisser faire ça ? Las, ce procès pour «escroquerie» contre la secte se termine aujourd’hui, et si les éléments tirés de l’enquête semblent solides et étayés, les parties civiles, elles, sont restées désincarnées. Désistées, absentes ou en larmes. Détruites. Y a-t-il quelque part un ex-scientologue en état de témoigner ?

C’est toujours le même qui s’y colle, Alain Stoffen, 48 ans, professeur de piano et compositeur, évadé de la scientologie depuis 2001. Lui n’est pas directement concerné par l’actuel procès (1). Il attend toujours le sien, à l’instruction depuis 2002. Entre-temps, il a écumé les plateaux télé, écrit un livre (2) et reste, à une ou deux autres exceptions près, le seul ex-adepte à s’exprimer à visage non masqué.

Certes, il dit trop de fois qu’il n’a «pas peur» pour que cela ne ressemble pas à un mantra. Et nous fait tant jurer qu’on fera «attention» en écrivant qu’on se retrouve pétrifié face à l’écran. Prudent, pudique. Mais bavard, c’est notre chance. Ce même besoin de communiquer, ce «désir d’être reconnu» qui l’a poussé, il y a vingt-cinq ans, dans les bras de «l’organisation».

Il dépeint naïvement ses «rêves de jeune homme». Un «garçon sage», grandi dans une banlieue belge «à l’horizon étroit». Père comptable, mère au foyer, quatre sœurs au milieu desquelles, seul garçon, il s’efface et se confond. Isolé dans la cour de récré, enfant de chœur à la messe, la seule distraction familiale. Le père travaille pour une compagnie aérienne et bénéficie de billets gratuits. Pourtant, la famille n’a jamais pris l’avion. «Je les regardais atterrir, puis repartir. J’avais envie de décoller.»

A 22 ans, diplôme d’instituteur en poche, il ne se sent pas prêt pour la «vie d’adulte». Se croit contraint par le modèle parental à une morne existence : «sécurité matérielle»,«bonne retraite», renoncement à toute «fantaisie». Alors que, féru de piano, il se sait «artiste». La scientologie est un caméléon. Programmes de désintoxication pour les toxicomanes, de réinsertion pour les sortants de prison, de développement personnel pour ceux qui, comme Alain, sentent en eux vibrer une fibre inexploitée. L’organisation se présente à lui sous les traits d’une de ses vitrines, une académie de musique parisienne baptisée l’Ecole du rythme. Là, il pourra vivre de son art. «Sans hésitation», il démissionne de son poste d’éducateur en Belgique.

Assis dans le salon de son appartement de banlieue, Alain Stoffen a le charme caricatural et touchant de l’éternel romantique. Chemise blanche brodée, yeux pâles, mèche ondulée. Voix de miel, envolées lyriques sur les arbres et la musique. Posée à côté du piano, la partition de la BO de Titanic. On lui demande si la scientologie a profité de ses faiblesses, il se fâche. «Je ne vois pas pourquoi on dit que les gens qui adhèrent à la scientologie sont des faibles ! Moi, j’étais dans une démarche saine. Ce sont eux qui sont malsains.»

Il y a des mots auxquels il n’a pas pu résister. Les scientologues lui ont dit qu’il était «quelqu’un d’important». «Les artistes comme toi», ont-ils répété, jouent un rôle essentiel dans la société conçue par Ron Hubbard, le gourou fondateur. Un endroit leur est dédié, le Celebrity Centre, rue Legendre à Paris. Alain y est attendu. Il s’y inscrit à des «cours de communication». Une heure face à un adepte pour apprendre à «soutenir le regard de l’autre». «Ça m’a permis de surmonter ma timidité, un gain inestimable.» Avec ses nouveaux amis, qui l’accueillent au sein du «groupe», il a l’impression, enfin, «de ne plus être insignifiant».

Cette «lune de miel» ne dure pas. La scientologie est un parcours de montagnes russes : la succession «d’espoirs et de détresses» permet cette «aliénation» que Stoffen décrit avec précision. Il raconte d’interminables séances d’«électromètre». Un boîtier électrique dans chaque main, face à un instructeur, l’apprenti scientologue est bombardé de questions destinées à «faire rejaillir les traumatismes du passé». Sur le cadran de la machine, une aiguille doit refléter son «état mental». Souvent mauvais, d’où la facturation de nouvelles séances. Alain Stoffen lâchera 45 000 euros pour tenter de parvenir à «l’état de Clair», cet «épanouissement de la personnalité» qu’on lui fait miroiter. Lorsqu’un gros bras de l’organisation le menace parce qu’il n’a pas de quoi payer, lorsqu’il pense avoir épuisé tous les établissements de crédit de Paris, la même terreur infantile le terrasse : «la peur que le groupe me rejette». Suivent alors les cajoleries : la scientologie lui organise des concerts, on l’applaudit. Puis, à nouveau, des sommes colossales sont réclamées.

C’est l’amour qui va à la fois le perdre et le sauver. Une passion concurrente déclenchée par une «jolie blonde» scientologue, appelée Camille dans le livre. Leur histoire finira dans de sordides batailles judiciaires pour la garde de leur fils. Mais ouvrira les yeux au pianiste. Lui qui, jusque-là, a avalé vitamines, saunas, spoliations et vexations sans broncher ne supporte pas, soudain, que les scientologues se mêlent de son couple. Divorce, tours de garde, biens à vendre ou à partager : ils veulent tout gérer. Camille, toujours scientologue aujourd’hui, obéit. Stoffen se rebelle.

Lors d’une dernière tentative d’apaisement, on lui confie son «dossier d’éthique». Il n’a pas le droit de l’ouvrir mais doit l’emmener avec lui à Copenhague, dans un «centre européen» chargé de le «réparer». Dix centimètres d’épaisseur, des centaines de rapports le concernant. Il craque, arrache l’emballage et lit… jusqu’à en vomir. Des programmes expliquant point par point comment lui soutirer de l’argent. Des comptes rendus détaillant les moindres de ses faits et gestes. «Toutes les pressions, toutes les humiliations ont été méthodiquement planifiées. J’ai été la cible d’abus institutionnalisés.» Ce «dossier d’éthique» est la pièce maîtresse de sa plainte pour «chantage, escroquerie et extorsion en bande organisée». Il espère la voir bientôt aboutir. En attendant, il a repris son activité de prof de piano. «Il y a encore chez lui un syndrome de Stockholm, dit son avocat, Olivier Morice. Il a dû se battre pour arriver à dire publiquement du mal de la scientologie.» Cette médiatisation, Alain Stoffen s’en sert comme d’un bouclier. Pour se protéger. Pour assumer. «Le processus pour se reconstruire est plus long et plus difficile que le processus d’endoctrinement.» Honte, culpabilité, dépression. «Au début, je ne pouvais pas avouer que je m’étais fait avoir pendant quinze ans.» Aujourd’hui, il le dit. En souriant tristement. Et en soutenant le regard de l’autre.

 

4 novembre 1960: Naissance à Etterbeek (Belgique).

Octobre 1985: Premier «cours» de scientologie.

1994: Rencontre sa femme.

1998: Naissance de leur fils.

1999: Le couple se sépare.

2001: Découvre son «dossier d’éthique» et la façon dont il a été manipulé.

2002: Porte plainte contre la secte.

Septembre 2006: Le juge d’instruction rend un non-lieu.

Mai 2007: La cour d’appel infirme le non-lieu. L’instruction reprend.

 

(1) Lire page 16.

(2) Voyage au cœur de la scientologie, éditions Privé, 2009.

Photo FRÉDÉRIC STUCIN. MYOP


http://www.liberation.fr/societe/0101574462-scientologie-un-proces-digne-de-l-inquisition
Société 16/06/2009 à 18h45
Scientologie: «Un procès digne de l'Inquisition»
Les avocats des scientologues parisiens poursuivis pour escroquerie ont dénoncé mardi les peines «extrêmement lourdes» requises par le parquet.

219 réactions

 
 
 
 
 
 
Les avocats des scientologues parisiens poursuivis pour escroquerie en bande organisée ont dénoncé mardi le «procès symbolique» et digne de «l’Inquisition» intenté à leur association, tout en stigmatisant la «mise à mort» requise par le ministère public.

Lundi, le parquet a créé la surprise en requérant la dissolution des deux principales structures françaises de l’Eglise de Scientologie (ASES-CC et SEL), trois ans après avoir requis un non-lieu général dans ce dossier.

«C’est l’Inquisition. C’est Torquemada (le Grand Inquisiteur, ndlr), où l’on identifie nos clients au diable! Et ce n’est pas le procès de la religion que l’on veut faire?», s’est indigné mardi Me Alexis Gublin, avocat du «libraire» Didier Michaux.

«C’est un procès symbolique, mais pas un procès pratique», a soutenu Me Yann Streiff, qui défend l’ancienne présidente du Celebrity Centre, Sabine Jacquart.

«On vous monte une baraque et ça ne suscite aucune réaction», a-t-il lancé aux magistrates de la 12e chambre. «Seule la finalité de la condamnation prime», a-t-il regretté, considérant que l’Eglise de Scientologie n’était qu’un «bouc-émissaire».

«Ce n’est pas à la justice de régler cette question»
«Ils sont déjà coupables parce que scientologues et qu’on n’apprendrait aux scientologues qu’à mentir!», s’est plainte à son tour Me Aurélie Cerceau, qui défend la responsable des cures de purification Aline Fabre.

Mais surtout, a argué la défense, il ne revient pas à la justice de statuer dans une affaire religieuse.

Pour Me Streiff, le tribunal «ne peut s’insérer dans l’acte de foi» et condamner les scientologues. Car, selon la jurisprudence française, la Scientologie est bien une religion, a-t-il martelé, avant de citer une décision en ce sens de la cour d’appel de Paris de 1980.

«Ce n’est pas à la justice de régler cette question», mais «au gouvernement ou au législateur», a plaidé l’avocate de Jean-François Valli, Me Virginie Benmayor.

«Si l’exécutif veut interdire la Scientologie, qu’il le fasse. S’il veut interdire les ouvrages de Ron Hubbard (le fondateur de la Scientologie), qu’il le fasse, mais que l’on ne vous demande pas de prendre une décision politique», a renchéri son confrère Gublin.

«il y a des croyances auxquelles on adhère ou pas»
Après s’être indignée contre «la peine extrêmement lourde» requise contre son client (trois ans avec sursis), Me Benmayor a assuré que les convictions de ce scientologue étaient «réelles» et «profondes».

Dans la Scientologie, «il y a des croyances auxquelles on adhère ou pas, mais pas d’agissements répréhensibles», a-t-elle conclu.

Par ailleurs, les différents conseils ont rappelé au tribunal qu’en matière de «manoeuvres frauduleuses», il n’était saisi que des «tests de personnalité» diffusés par la Scientologie, mais en aucun cas des «électromètres» ou des «lettres de succès», brocardés lundi par le parquet.

«On est au-delà de l’ordonnance de renvoi» qui saisit le tribunal, a fait remarquer Me Gublin. «Ce sont des éléments d’ambiance», a-t-il averti, «mais vous ne pouvez pas vous en servir pour qualifier une infraction pénale».

Les plaidoiries de la défense doivent s’achever mercredi et la décision être mise en délibéré à plusieurs semaines.

(Source AFP)





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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 19:19

Un article du 25 avril 2009 de l'avocat Gilles Devers sur la décision de réprimande au juge Burgaud du Conseil supérieur de la magistrature :

http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/archive/2009/04/25/le-juge-burgaud-sauve-par-l-amnistie.html


SR




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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 00:02

(dépêche)



Tous amis, tous pistés

Reportage

LE MONDE | 06.04.09 | 15h31  •  Mis à jour le 06.04.09 | 18h09
BERLIN ENVOYÉ SPÉCIAL

In quartier animé de Berlin, par un soir printanier. Thomas, 31 ans, artiste peintre encore méconnu, s'installe dans son bar habituel et sort son téléphone mobile, un "smartphone" connecté à Internet. Aussitôt, son mini-écran affiche la page d'accueil de Aka-Aki, le nouveau réseau social "géolocalisé" permettant à ses membres de détecter tous les autres membres se trouvant dans les parages, et de communiquer avec eux en temps réel.

 D'un coup d'oeil, Thomas constate que des centaines de Berlinois inscrits sur Aka-Aki sont connectés en ce moment, dont dix-sept à moins de dix minutes de marche. Leur nom et leur photo défilent automatiquement. D'un geste, il peut consulter leur profil, contenant toutes sortes de renseignements : ils habitent le quartier, ou y travaillent, ou sont venus pour dîner. Presque tous ont pris l'habitude de coller sur leur profil des stickers (étiquettes) pour expliquer en images leurs goûts et leurs préférences dans tous les domaines. Même ceux qui ne font que passer près du bar, à pied ou en tramway, sont recensés et archivés.

Le système précise que, sur les dix-sept personnes présentes dans le quartier, trois se trouvent à quelques dizaines de mètres de Thomas. La première s'appelle Zina, une jolie brune. Sans hésiter, Thomas lui envoie un message. Zina répond qu'elle habite en face du bar, mais qu'elle n'a pas le temps de venir boire un verre, car elle révise un examen : "Pas grave, se console Thomas, je la retrouverai facilement." Aka-Aki a enregistré la date et l'heure de la rencontre entre les mobiles de Thomas et de Zina, et a inscrit l'événement sur leurs profils respectifs. S'ils se croisent à nouveau, dans un jour ou dans un an, ils recevront un message d'alerte.

Thomas affirme qu'il a fait plusieurs rencontres grâce à Aka-Aki : "La première fois, je me suis fait draguer par un homosexuel qui ne l'avait pas indiqué sur son profil. Moi, je suis hétéro, dès le lendemain, je l'ai mentionné sur le mien." Il a aussi fait connaissance avec un autre jeune artiste : "Un matin de bonne heure, j'ai remarqué que son profil était apparu près de chez moi. Même chose les jours suivants, alors je lui ai demandé s'il venait d'emménager dans le secteur. C'était le cas, nous avons très vite sympathisé."

Soudain, le smartphone de Thomas émet un jingle indiquant qu'un nouveau membre vient de pénétrer dans sa zone de proximité : "C'est un ami à qui j'avais donné rendez-vous plus tard, pour dîner. Lui aussi a vu que j'étais ici plus tôt que prévu, il arrive."

Thomas et sa bande ont adopté Aka-Aki comme mode de communication principal. Quand deux membres signalent au système qu'ils sont officiellement "amis", chacun est mis au courant en temps réel de tout ce que fait l'autre. Et lorsque deux membres qui ne se connaissent pas encore se croisent par hasard, le système leur envoie la liste de leurs amis communs, directs et indirects - un premier sujet de conversation possible.

Peter, 28 ans, l'un des copains d'enfance de Thomas, aujourd'hui instituteur en maternelle, est devenu un inconditionnel d'Aka-Aki : "Je mets mon profil à jour aussi souvent que possible, toutes les dix minutes parfois. Quand je fais quelque chose d'intéressant, j'aime bien partager avec mes potes." Récemment, Peter faisait la queue devant une discothèque, quand il a vu sur son mobile que deux de ses amis étaient déjà à l'intérieur : "Ils m'ont dit que l'ambiance était nulle et la bière trop chère. Nous nous sommes donné rendez-vous ailleurs. Ce qui est vraiment nouveau, c'est qu'on se retrouve spontanément sans être obligés de planifier ni de prendre des rendez-vous contraignants."

Pour les utilisateurs, Aka-Aki est simple et instinctif, mais en coulisses le système est complexe. Les téléphones se trouvant à moins de 30 m les uns des autres se repèrent grâce à leurs émetteurs Bluetooth - installés pour faire fonctionner les oreillettes sans fil et échanger des photos. Au-delà de 30 mètres, Aka-Aki localise les appareils en interrogeant les nombreux réseaux Wi-Fi qui quadrillent la ville. Il peut aussi capter les signaux GPS, indiquant la longitude et la latitude des smartphones qui en sont dotés. Quand aucun autre système n'est disponible, Aka-Aki repère les mobiles connectés au même relais de téléphone GSM, ce qui fournit une localisation approximative. Si un membre se promène avec un vieux mobile non connecté à Internet, il est quand même inclus dans le réseau : à chaque fois qu'il croise un autre membre, il reçoit un SMS d'alerte.

Après des débuts incertains, Aka-Aki comptait plus de 100 000 membres en mars, surtout en Allemagne, en Autriche et en Suisse. Mais rien n'empêche le reste du monde de se connecter : l'interface est en partie en anglais, et des versions en diverses langues sont en préparation. L'idée est née en 2006 : il s'agissait au départ d'un projet de fin d'études imaginé par cinq étudiants du département publicité de l'Ecole des beaux-arts de Berlin. Le succès de leur invention fut tel auprès de leur entourage qu'ils décidèrent d'interrompre leurs études et de créer une start-up.

Aujourd'hui, la société Aka-Aki, un nom facile à retenir, qui ne veut rien dire, compte 17 salariés, tous jeunes et branchés, installés dans un immeuble agréable au centre de Berlin. Son avenir à court terme est assuré grâce à une société allemande de capital-risque. Cela dit, son business model reste flou. Ses jeunes patrons essaient d'imaginer plusieurs scénarios : publicités géolocalisées ultraciblées, promotion d'événements, partage des recettes avec les opérateurs Internet... Ils ont déjà passé un accord avec la compagnie de télécom allemande E-Plus, pour que le trafic Aka-Aki reste gratuit. Aka-Aki pourrait aussi devenir un outil de travail. Roman Haensler, 29 ans, l'un des cofondateurs, lance une piste : "Dans un Salon professionnel, tous les téléphones vont s'échanger des cartes de visite et des CV numériques, ça va décupler le maillage."

La puissance de Aka-Aki semble illimitée, car un mobile doté de son logiciel ne repère pas seulement les autres membres, il recense tous les appareils émettant un signal Bluetooth : téléphones mobiles ordinaires, ordinateurs, imprimantes, GPS de voiture... Till, 29 ans, chercheur en biologie, fait une démonstration dans un café fréquenté par des étudiants. Dès qu'il entre, son mobile affiche une liste de 22 mobiles, 1 GPS et 7 ordinateurs portables. Le plus souvent, le signal Bluetooth diffuse simplement la marque et le modèle de l'appareil, mais parfois, le propriétaire a entré un pseudo, ou même son vrai nom. Le serveur central de Aka-Aki crée un profil pour chaque appareil et note qu'ils ont été "découverts" par Till en indiquant le jour et l'heure : "C'est comme un jeu de piste, tous mes amis savent que je suis passé par ici, puis par là, et combien de fois. C'est étrange, mais sur Aka-Aki, les objets acquièrent une vie propre." L'ordinateur du gérant du bar, installé dans une arrière-salle, possède bien sûr son profil depuis longtemps. Il affiche la liste de tous les membres de Aka-Aki ayant fréquenté le lieu, avec pour chacun d'eux le nombre de visites et la date du dernier passage.

Les filles, très rares au début, arrivent en masse. La première copine Aka-Aki de Till s'appelle Mona, 25 ans, étudiante en droit, détectée dans une fête, puis retrouvée dans un supermarché. Mona, qui a grandi dans une petite ville, fait un stage professionnel à Berlin, mais elle a du mal à s'adapter : "Dans ma ville natale, toutes les familles se connaissent, si un garçon me plaît, je n'aurai aucun mal à savoir qui il est. De toute façon, il n'y a que deux discothèques là-bas, tous les jeunes s'y retrouvent. Mais Berlin est si grand, on se sent perdu."

Un soir, alors qu'elle rentrait chez elle en tramway, elle remarqua qu'un jeune homme lui souriait. Elle le trouva beau, se sentit aussitôt séduite : "Nous nous sommes dévorés des yeux pendant tout le trajet, c'était intense." Mais Mona n'ose pas aller vers lui, et le garçon ne se décide pas non plus. Quand elle arrive près de chez elle, elle descend du tramway, la mort dans l'âme : "Je pense à lui tous les jours. S'il avait été inscrit sur Aka-Aki, son nom et sa photo se seraient affichés sur mon mobile. Une fois chez moi, j'aurais étudié son profil, et je lui aurais envoyé des messages, pour faire connaissance avant de lui fixer un rendez-vous. Bientôt, tous les jeunes Berlinois seront sur Aka-Aki, la vie des filles timides va changer."

Certaines femmes, dont la photo attire le regard, sont déjà célèbres sur le réseau. Clara, 24 ans, chef de projet marketing, est repérée sans arrêt, car elle circule beaucoup dans Berlin. Si on veut la voir pour de vrai, il suffit d'être un peu patient. Après trois tentatives, elle est enfin localisée un matin, dans un café, devant un petit déjeuner : "Je reçois 20 à 30 messages par jour. Je les lis tous, et je réponds parfois, s'ils sont drôles ou malins. Quand un garçon m'intéresse, je sais que je le retrouverai, à ma guise, sans stress. Aka-Aki offre cette liberté." Sur son profil, Clara a affiché sa nouvelle devise : "Bye-bye, vie privée !"

Le problème du respect de la confidentialité des informations n'a pas échappé aux créateurs de Aka-Aki : "Nous avons contacté les autorités compétentes pour savoir si notre système est licite, explique Roman Haensler, mais elles n'ont pas su nous répondre, Aka-Aki est trop nouveau. Nous collaborons avec les fonctionnaires pour imaginer un cadre juridique adapté." Cela dit, Roman et ses collègues sont convaincus que les jeux sont faits : "La fusion entre le monde numérique et le monde réel, souvent promise, est enfin en train de se réaliser. Nous allons créer une "réalité augmentée" inédite, dont personne, pas même nous, ne peut encore mesurer les conséquences."

Yves Eudes
Article paru dans l'édition du 07.04.09

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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 17:21

(dépêches-blog)


http://incredimazing.com/static/media/2008/06/10/15ffbbcb2f67b3c/3220origgoodhousewife.jpg

http://www.snopes.com/language/document/goodwife.asp
http://forum.aufeminin.com/forum/societe3/__f3015_societe3-Authentique-extrait-d-un-manuel-scolaire.html
Message d'origine de la discussion :
posté le
25/05/05 à 11:43
par : ilanit 
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Authentique extrait d'un manuel scolaire
d'ECONOMIE DOMESTIQUE pour les femmes,
publié en 1960.

FAITES EN SORTE QUE LE SOUPER SOIT PRÊT :
Préparez les choses à l'avance, le soir précédent s'il le faut, afin qu'un délicieux repas l'attende à son retour du travail. C'est une façon de lui faire savoir que vous avez pensé à lui et vous souciez de ses besoins. La plupart des hommes ont faim lorsqu ils rentrent à la maison et la perspective d'un bon repas (particulièrement leur plat favori) fait partie de la nécessaire chaleur d'un accueil.

SOYEZ PRÊTE :
Prenez quinze minutes pour vous reposer afin d'être détendue lorsqu'il rentre. Retouchez votre maquillage, mettez un ruban dans vos cheveux et soyez fraîche et avenante. Il a passé la journée en compagnie de gens surchargés de soucis et de travail. Soyez enjouée et un peu plus intéressante que ces derniers. Sa dure journée a besoin d'être égayée et c'est un de vos devoirs de faire en sorte quelle le soit.

RANGEZ LE DÉSORDRE :
Faites un dernier tour des principales pièces de la maison juste avant que votre mari ne rentre. Rassemblez les livres scolaires, les jouets, les papiers, etc. Et passez ensuite un coup de chiffon à poussière sur les tables.

PENDANT LES MOIS LES PLUS FROIDS DE L'ANNÉE :
il vous faudra préparer et allumer un feu dans la cheminée, auprès duquel il puisse se détendre. Votre mari aura le sentiment d'avoir atteint un havre de repos et d'ordre et cela vous rendra également heureuse. En définitive veiller à son confort vous procurera une immense satisfaction personnelle.

RÉDUISEZ TOUS LES BRUITS AU MINIMUM :
Au moment de son arrivée, éliminez tout bruit de machine à laver, séchoir à linge ou aspirateur. Essayez d'encourager les enfants à être calmes. Soyez heureuse de le voir. Accueillez-le avec un chaleureux sourire et montrez de la sincérité dans votre désir de lui plaire.

ÉCOUTEZ-LE :
Il se peut que vous ayez une douzaine de choses importantes à lui dire, mais son arrivée à la maison n'est pas le moment opportun. Laissez-le parler d'abord, souvenez-vous que ses sujets de conversation sont plus importants que les vôtres. Faites en sorte que la soirée lui appartienne.

NE VOUS PLAIGNEZ JAMAIS S'IL RENTRE TARD À LA MAISON :
ou sort pour dîner ou pour aller dans d'autres lieux de divertissement sans vous. Au contraire, essayez de faire en sorte que votre foyer soit un havre de paix, d'ordre et de tranquillité où votre mari puisse détendre son corps et son esprit.

NE L'ACCUEILLEZ PAS AVEC VOS PLAINTES ET VOS PROBLÈMES :
Ne vous plaignez pas s'il est en retard à la maison pour le souper ou même s'il reste dehors toute la nuit. Considérez cela comme mineur, comparé à ce qu'il a pu endurer pendant la journée. Installez-le confortablement. Proposez-lui de se détendre dans une chaise confortable ou daller s'étendre dans la chambre à coucher. Préparez-lui une boisson fraîche ou chaude. Arrangez l'oreiller et proposez-lui d'enlever ses chaussures. Parlez d'une voix douce, apaisante et plaisante. Ne lui posez pas de questions sur ce qu'il a fait et ne remettez jamais en cause son jugement ou son intégrité. Souvenez-vous qu'il est le maître du foyer et qu'en tant que tel, il exercera toujours sa volonté avec justice et honnêteté.

LORSQU'IL A FINI DE SOUPER, DÉBARRASSEZ LA TABLE ET FAITES RAPIDEMENT LA VAISSELLE :
Si votre mari se propose de vous aider, déclinez son offre car il risquerait de se sentir obligé de la répéter par la suite et après une longue journée de labeur, il n'a nul besoin de travail supplémentaire. Encouragez votre mari à se livrer à ses passe-temps favoris et à se consacrer à ses centres d'intérêt et montrez-vous intéressée sans toutefois donner l'impression d'empiéter sur son domaine. Si vous avez des petits passe-temps vous-même, faites en sorte de ne pas l'ennuyer en lui parlant, car les centres d'intérêts des femmes sont souvent assez insignifiants comparés à ceux des hommes.

A LA FIN DE LA SOIRÉE :
rangez la maison afin quelle soit prête pour le lendemain matin et pensez à préparer son petit déjeuner à l'avance. Le petit déjeuner de votre mari est essentiel sil doit faire face au monde extérieur de manière positive. Une fois que vous vous êtes tous les deux retirés dans la chambre à coucher, préparez-vous à vous mettre au lit aussi promptement que possible.

BIEN QUE L'HYGIÈNE FÉMININE :
soit d'une grande importance, votre mari fatigué ne saurait faire la queue devant la salle de bain, comme il aurait à la faire pour prendre son train. Cependant, assurez-vous d'être à votre meilleur avantage en allant vous coucher. Essayez d'avoir une apparence qui soit avenante sans être aguicheuse. Si vous devez vous appliquer de la crème pour le visage ou mettre des bigoudis, attendez son sommeil, car cala pourrait le choquer de s'endormir sur un tel spectacle.

EN CE QUI CONCERNE LES RELATIONS INTIMES AVEC VOTRE MARI :
il est important de vous rappeler vos voeux de mariage et en particulier votre obligation de lui obéir. Sil estime qu'il a besoin de dormir immédiatement, qu'il en soit ainsi. En toute chose, soyez guidée par les désirs de votre mari et ne faites en aucune façon pression sur lui pour provoquer ou stimuler une relation intime.

SI VOTRE MARI SUGGÈRE L'ACCOUPLEMENT :
acceptez alors avec humilité tout en gardant à l'esprit que le plaisir d'un homme est plus important que celui dune femme, lorsqu'il atteint l'orgasme, un petit gémissement de votre part l'encouragera et sera tout à fait suffisant pour indiquer toute forme de plaisir que vous ayez pu avoir.

SI VOTRE MARI SUGGÈRE UNE QUELCONQUE DES PRATIQUES MOINS COURANTES :
montrez-vous obéissante et résignée, mais indiquez votre éventuel manque d'enthousiasme en gardant le silence. Il est probable que votre mari s'endormira alors rapidement ; ajustez vos vêtements, rafraîchissez-vous et appliquez votre crème de nuit et vos produits de soin pour les cheveux.

VOUS POUVEZ ALORS REMONTER LE RÉVEIL
afin d'être debout peu de temps avant lui le matin. Cela vous permettra de tenir sa tasse de thé du matin à sa disposition lorsqu'il se réveillera.

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16 décembre 2008 2 16 /12 /décembre /2008 01:06

(dépêche)



Mineurs grévistes licenciés en 1948 et 1952: les prud'hommes ne parviennent pas à trancher

15 déc 2008 - il y a 22 min - Andrea BAMBINO

Après avoir constaté un désaccord entre ses membres, le conseil des prud'hommes de Nanterre a renvoyé au 26 juin 2009 l'affaire dans laquelle d'anciens mineurs des houillères du Nord-Pas-de-Calais licenciés pour faits de grève en 1948 et 1952 demandent réparation.

Le renvoi à l'audience de départage signifie qu'un magistrat professionnel devra intervenir pour trancher ce dossier, les quatre conseillers prud'homaux (deux représentants des employeurs et deux représentants des salariés) n'ayant pas réussi à s'entendre.

La prochaine audience aura lieu le 26 juin 2009 à 09H00.

Saisi par dix-sept demandeurs, dont certains, décédés, sont représentés par leur famille, le conseil des prud'hommes devait notamment décider de reconnaître ou non le caractère discriminatoire des licenciements, intervenus à une époque où le droit de grève était déjà inscrit dans la Constitution.

"Dans ce genre d'affaire, personne ne veut céder. On était deux contre deux", a commenté devant des journalistes le président de l'audience, Bernard Guyenet.

L'affaire remonte à l'automne 1948, lorsqu'une grève, lancée par la CGT pour lutter contre une modification du statut des mineurs, va pendant deux mois faire l'objet d'une répression massive, le gouvernement y voyant un mouvement insurrectionnel dans le climat tendu de la Guerre Froide.

Au-delà des interventions de l'armée et des CRS, autorisés à tirer sur les grévistes, quelque 3.000 licenciements sont prononcés. Conséquence immédiate pour les ouvriers: la privation de leurs indemnités de logement et de chauffage, alors prévues par la loi.

Les mineurs et leurs familles, dont certains furent mis à la porte après un autre mouvement, en 1952, ont dû attendre jusqu'en 1981 et l'arrivée de la gauche au pouvoir pour qu'une loi d'amnistie couvre les faits. La loi de finances de 2005 a ensuite prévu une indemnisation pour les prestations de chauffage et de logement, mais pas pour les salaires non versés à la suite des licenciements.

Les demandeurs s'en étaient remis à la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde), mais cette dernière n'avait pu trouver une médiation avec l'entreprise publique Charbonnages de France, aujourd'hui dissoute.

Lors de l'audience du 19 novembre dernier, la Halde était cependant intervenue en soulignant qu'à ses yeux, la discrimination était "à l'évidence incontestable", car "aucun fait autre que les faits de grève ne peut (...) être reproché" aux anciens mineurs.

Chacun des anciens employés demande 60.000 euros de dommages et intérêts en réparation du préjudice aux Charbonnages de France et à l'Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs (ANGDM), l'établissement public créé en 2004 pour prendre en charge les droits sociaux des mineurs lorsque l'activité de leur entreprise a cessé.

L'une des avocates des demandeurs, Me Emmanuelle Boussard-Verrecchia, a trouvé "très regrettable que le conseil des prud'hommes ne soit pas parvenu à une décision qui rende justice aux anciens mineurs et qu'il faille encore attendre six mois".


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