« Dans l’ancien état du monde, nous avions perdu la bataille industrielle ; dans le nouvel état du monde nous avons tout ce qu’il faut pour la gagner. » (François Bayrou, le 28 août 2025 à Paris).
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Les jours sont-ils comptés pour le Premier Ministre François Bayrou ? Probablement, même s'il ne faut jamais s'avouer vaincu avant d'avoir livré la bataille. Celle du chef du gouvernement est honorable, elle se terminera le 8 septembre 2025 dans l'hémicycle, au cœur de la démocratie française, et il compte bien la gagner pour poursuivre son aventure gouvernementale. Mais l'arithmétique parlementaire est contre lui.
Il se moque un peu de son intérêt personnel qui aurait été de durer, durer pour ne rien faire, durer à recoller quelques rustines, durer à joindre les bouts sans queue ni tête, juste pour durer, juste pour être au pouvoir. François Bayrou a choisi une autre voie, celle de l'intérêt national. La voie est étroite et quel que soit le résultat du 8 septembre 2025, François Bayrou sait déjà qu'il est entré dans l'histoire par le simple fait qu'il a eu le courage de mettre le problème de la dette en première préoccupation nationale. Un courage peut-être suicidaire, un courage qui met en péril sa propre zone de confort. Il est le premier Premier Ministre suffisamment courageux pour engager la responsabilité de son gouvernement dans une Assemblée où son socle majoritaire ne représente même pas 37% de la représentation nationale !
Plutôt qu'un destin à la François Fillon, celui d'avant sa candidature de 2017, celui d'un des Premiers Ministres les plus longs de l'histoire de France (près de cinq ans), celui qui avait déjà évoqué, mais en simple pirouette verbale, l'état de faillite de l'État français, François Bayrou se voit en Pierre Mendès France, la version moderne, celle du XXIe siècle. Certes, la probabilité élevée est dans un échec parlementaire, une mise en minorité, une chute du gouvernement, et peut-être, la fin définitive de la longue carrière politique de François Bayrou. Certains imaginent pour lui une nouvelle candidature à l'élection présidentielle. Pourquoi pas ? Mais pourquoi faire ? Car il aura 76 ans à l'élection présidentielle de 2027 (comme Jean-Luc Mélenchon), 81 ans à la fin du quinquennat dans le cas éventuel où il serait élu.
La plus grande probabilité, c'est qu'il quitte Matignon dans onze jours, et que dans quelques mois, voire quelques années, sa popularité montera en flèche avec cette petite musique : il avait raison, mais il avait raison trop tôt. C'était la théorie de son lointain prédécesseur Edgar Faure qui disait qu'il ne fallait jamais avoir raison trop tôt pour réussir en politique.
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Mais tout ça, c'est du défaitisme ! François Bayrou veut encore croire à sa capacité à changer la donne, à convaincre des députés d'opposition "raisonnables", c'est-à-dire les socialistes, tous les députés socialistes, à les dissuader de voter contre son gouvernement pour l'intérêt national. Alors, comme il l'a confié à "L'Express", il va se battre comme un chien pendant ces quelques jours. La comparaison peut étonner car on ne peut guère comparer François Bayrou à un chien, ni à un caniche, ni à un pitbull. Ou alors, peut-être à un Saint-Bernard, venant secourir un pays en grande difficulté politique et financière ?
Chaque jour compte avant le 8 septembre 2025. Ce jeudi 28 août 2025, en début d'après-midi, c'était le moment Medef. En présence de son ministre d'État Manuel Valls et de quelques autres membres du gouvernement, François Bayrou s'est exprimé devant quelque 15 000 patrons réunis à la Rencontre des entrepreneurs de France, nouvelle appellation des universités d'été du Medef, dans un cadre chic (et sportif), puisque cela a eu lieu au stade Roland-Garros, dans le seizième arrondissement de Paris (avant, c'était à HEC, sur le Plateau de Saclay). Le discours (qu'on peut lire et écouter ici) était très construit, de haute volée, littéraire même (il a cité dans le texte Horace et Shakespeare), et faisait un peu l'office d'une homélie, car le micro résonnait comme dans une cathédrale !
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Reçu par le président du Medef Patrick Martin, le Premier Ministre a semblé faire une sorte de bilan de ses relations avec le Medef depuis son accession à Matignon, comme s'il allait quitter le poste : « J’ai apprécié que vous considériez que le dialogue ne devait jamais être rompu et j’ai apprécié la communauté d’engagement avec toutes les entreprises et tous les entrepreneurs français dont vous n’avez jamais cessé de faire vos repères, tout au long de nos multiples rencontres. ».
D'emblée, François Bayrou a qualifié la « rentrée politique à haut risque », ce qui est un euphémisme. Ce qui étonne chez lui, c'est qu'il semble dopé par le défi, redoublant sa combativité pour promouvoir son idée directrice, sauver la France des menaces financières : « Ce sont des rêves semblables de défis qui paraissent hors d’atteinte, de triompher d’adversaires qui paraissent plus puissants et de mobilisation de toutes les énergies. Mais les entrepreneurs de France et les entreprises de France, tous ceux qui les font vivre, depuis leurs créateurs, leurs dirigeants, leurs cadres et leurs salariés, tous ceux-là sont confrontés au défi même qui est celui de tous les humains depuis que l’humanité s’est formée en sociétés : comment se projeter vers l’avenir, ce qui impose de décider de vaincre l’impossible. Se projeter vers l’avenir, c’est exactement notre défi. ».
Et de décrire les deux catégories de comportement face à ce défi : « En face de cette situation, il y a deux attitudes possibles : la déploration, ceux qui se plaignent en pensant que c’était mieux autrefois (…) ; et ceux qui comprennent qu’un nouveau monde est en gestation et que c’est ce nouveau monde dans lequel nous devrons trouver les chances qui jusque-là nous paraissaient interdites. Cette projection vers l’avenir non seulement n’empêche pas la lucidité mais la requiert, tant sont impressionnants les défis qui sont devant nous et qui vont nous obliger à changer d’attitude, à délaisser les réflexes prêts à l’emploi et à inventer au contraire la carte et la boussole de notre avenir. ».
Parmi les défis, les relations internationales en sont même plusieurs, avec les taxes douanières et la guerre en Ukraine. François Bayrou a regretté la faiblesse de l'Europe : « Le chemin dans lequel nous sommes engagés et que seul le Président de la République française a essayé de détourner pour passer de la faiblesse à la volonté de l’Union Européenne, ce chemin-là nous pose une question existentielle qui est l’éternelle question de la vie des hommes, celle que Shakespeare a dépouillée jusqu’à l’essentiel : to be or not to be, être ou ne pas être. Elle se traduit simplement aujourd’hui : si l’Europe continue à choisir de ne pas exister, ou de n’exister que partiellement ou de n’exister que velléitairement, de ne pas se battre ou de ne se battre que pour faire semblant et une fois que la défaite est actée de se féliciter parce qu’elle aurait pu être pire, alors cela emportera l’affaiblissement de chacune des parties, c’est-à-dire nos États et nos peuples. ».
François Bayrou a fait un long développement sur les forces et faiblesses de la France. Le pays est dans l'excellence de la haute valeur ajoutée mais très insuffisante quand il faut faire des produits à basse valeur ajoutée, ce qui met en péril la souveraineté industrielle. Dans l'ancien monde, les coûts du travail étaient minimisés, si bien que les entreprises se délocalisaient pour produire à l'étranger où les coûts de production étaient beaucoup moins élevés.
Mais le chef du gouvernement, qui observe beaucoup les innovations économiques et technologiques, a compris que ce temps était révolu. Avec les nouvelles technologies, la relocalisation des lieux de production devient pertinente économiquement, ne serait-ce que pour les contrôles de qualité et la baisse des coûts du transport. C'est ce qu'a constaté François Bayrou : « L’algorithmique, les capacités de calcul infiniment multipliées par l’avènement du quantique, l’automatisation et la robotique font que nous pouvons entrer de plain-pied, en vertu de nos capacités scientifiques et technologiques dans la nouvelle ère qui s’avance. Si c’est bien l’algorithmique et la robotique qui deviennent le principe d’organisation de la nouvelle ère industrielle, alors nous ne sommes pas dominés par d’autres continents. Le travail jamais interrompu des unités robotiques et des imprimantes 3D n’est pas plus cher chez nous qu’il ne l’est sous des latitudes éloignées. Probablement même la proximité, la capacité de surveillance, la communauté de langue deviennent-ils des atouts par rapport aux habitudes travail des capacités de production délocalisées. ».
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Dans sa démonstration, François Bayrou n'a pas oublié de rendre hommage à Emmanuel Macron : « Il n’est pas de Nation de taille comparable qui puisse revendiquer des réussites aussi impressionnantes. Et ces dernières années, depuis 2017, grâce à l’obstination du Président de la République, grâce à une politique appuyée sur des événements comme Choose France et des actions puissantes comme France 2030, ces aptitudes se sont encore développées. ».
C'est alors que le Premier Ministre a proposé au moins quatre conditions pour réussir cette mutation industrielle, la réindustrialisation de la France (et donc, produire plus).
1. La réindustrialisation de la France : « La première de ces conditions c’est l’édification d’une stratégie nationale de reconquête productive et commerciale. ». En d'autres termes, il s'agit de regarder filière après filière quels sont les produits qui rendent notre balance du commerce extérieur déficitaire et de trouver des moyens pour réindustrialiser en France : « Nous sommes devant un grand effort national qui impose que l’on considère qu’au-dessus des intérêts particuliers, au-dessus même de l‘intérêt social de l’entreprise, il existe un intérêt national auquel chacun peut participer de l’endroit où il se trouve avec sa capacité. Cette entreprise de reconquête exige le dépassement et la mise en commun de capacités dont ni les pouvoirs publics seuls, ni les entreprises seules, ni les innovateurs seuls ne peuvent assurer la matérialisation. Cette fertilisation croisée, comme on dit en génétique, cette fertilisation est la condition même de la reconquête du génie français. ».
Question subsidiaire : « Est-ce-que ce génie français est contrarié par l’impératif européen. Je crois le contraire. Là encore il y a fertilisation croisée. Ça n’est pas parce qu’on bâtit une communauté qu’on renonce à son identité. C’est vrai pour nos cultures et c’est vrai en Europe pour la France. Il ne s’agit pas, comme aurait dit le Général De Gaulle, que les Allemands soient moins allemands, les Italiens moins italiens, les Français moins français… pour construire l’Europe. C’est tout le contraire : il faut que chacun soit-lui-même et qu’il assure le rayonnement que l’histoire et la culture ont offert aux peuples. ».
2. La cohésion sociale et nationale : « Il faut que chacun d’entre nous dans ses fonctions, dans ses responsabilités et dans son aventure personnelle, soit le garant de la cohésion de notre société et de la Nation. Cette idée de cohésion s’est effacée, elle est aujourd’hui presque ruinée par la violence des conflits, par ceux qui refusent toute autre perspective que l’affrontement intérieur, la guerre des uns contre les autres, la guerre des classes et des castes, la volonté de transformer toute tension en affrontement, et tout affrontement en guerre civile. Ce dévoiement de la juste défense des intérêts des uns et des autres est une menace mortelle pour la Nation. (…) Le gouvernement quel qu’il soit et de quelque orientation qu’il soit, s’il n’est pas défenseur de l’unité nationale, de la cohésion et de la compréhension mutuelle, trahit sa mission. Et c’est la même chose dans l’univers des rapports sociaux. Dans la conception qui est la mienne et je suis sûr de beaucoup d’entre vous, l’entreprise n’est pas responsable que l’intérêt de l’entreprise, elle est responsable de la cohésion du pays autour de la solidarité du pays avec ses entreprises. Les organisations syndicales ne sont pas responsables que de l’intérêt de leurs adhérents, des salariés ou des cadres, les organisations syndicales sont responsables de la solidarité du pays avec les travailleurs. L’administration n’est pas responsable que du contrôle et du respect des normes et de la sévérité des sanctions ; l’administration est responsable de la reconnaissance que le pays doit construire autour de ceux qui font respecter ses règles et sa loi. ».
Là encore, François Bayrou a rappelé deux voies d'action possibles : « Cette conception de la cohésion et de la coresponsabilité de chacun d’entre nous dans ce que nous devons à la Nation qui nous a fait ses héritiers, qui nous a formés, qui nous a confié la responsabilité de son destin où que nous soyons, cette conception partage en réalité en deux les acteurs de l’histoire : ceux qui veulent qu’on avance ensemble et ceux qui veulent que la société soit un champ clos où nous nous affrontons. ».
Cette cohésion nationale est un impératif : « Car nous sommes dans un monde ouvert et que nos divisions internes nourrissent notre faiblesse et notre faiblesse nous met à terre dans la compétition internationale. La question ce n’est pas de savoir qui va gouverner le bateau et qu’importe ceux qu’on jette à l’eau. La question est de savoir si le bateau va pouvoir affronter la haute mer, arriver à bon port. Et nous sommes tous sur le bateau. ».
3. Les investissements : « Il n’y a pas d’aventure industrielle imaginable sans accès à l’investissement. C’’est vrai dans tous les secteurs. J’ai en particulier à l’esprit le secteur du logement. Je sais qu’il y a des approches différentes mais dans la crise du logement que nous vivons aujourd’hui la question de l’incitation à l’investissement est une grande question. ».
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4. Le déficit public : « Tous les atouts que j’ai décrits, auxquels il faut ajouter la chance de l’histoire dont nous sommes les héritiers, les paysages, la richesse culturelle du pays, tous ces atouts sont menacés. Et chaque entreprise comme chaque famille se trouve menacée par la dérive de nos comptes publics. Je n’ai pas besoin d’insister auprès de vous sur la menace d’asphyxie que nous subissons : 3 350 milliards d’euros de dette accumulés sur les 50 dernières années. ».
François Bayrou, comme la veille sur TF1 devant 5 millions de téléspectateurs, a fait la différence entre générations. Il a reproché que les décisions prises ces dernières décennies plombaient l'existence des jeunes générations à cause d'un endettement qui finançait seulement le courant des générations plus âgées : « Vous voulez la vérité : nous sommes en train de les réduire en esclavage en les obligeant pour des décennies à rembourser les emprunts que nous avons décidés le cœur léger. Mais il y a plus vicieux encore que cet héritage de dette que nous allons leur laisser, il y a plus obscène : un certain nombre de ceux qui sont les responsables par leur génération de cette situation ont réussi à convaincre les plus jeunes qu’il fallait qu’ils manifestent pour demander encore plus de dette. (…) Cette guerre de générations menée par les plus âgés contre les plus jeunes est un des stigmates les plus révélateurs de la désinvolture de notre époque à l’égard des responsabilités qui sont les siennes. ».
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Pour rééquilibrer les finances publiques, il faut l'appui du peuple : « Voilà la question que j’ai décidé d’affronter depuis les premiers jours en parlant d’ "Himalaya de difficultés", avec une conviction que je vérifie tous les jours : si nous choisissons le redressement il faut que nous consentions comme peuple à des efforts importants mais supportables de freinage de nos dépenses. Ce n’est pas l’austérité, c’est un freinage pour que le pays se ressaisisse. Et après encore trois années supplémentaires, si nous sommes sérieux nous en reviendrons à l’équilibre de la dette, c’est-à-dire qu’elle ne grossira plus chaque année. (…) Ma conviction, ma certitude, c’est que cette volonté ne peut pas exister sans prise de conscience des Français. (…) Une politique nécessaire, urgente ne peut pas se mettre en place si les Français n’en partagent pas la nécessité. ».
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La règle qui doit s'imposer dans ce rééquilibrage des finances publiques, c'est la justice, notamment que ceux qui sont les plus aisés contribuent plus que les moins aisés. Mais à la condition de ne pas toucher l'outil de production : « Nous devons considérer l’investissement productif comme un trésor national. Tout ce qui amoindrit le redressement productif détourne notre pays, tout ce qui pousserait au déplacement des investisseurs nous devons le considérer comme un risque. ».
L'obsession de François Bayrou, c'est en effet de réduire le déficit et d'augmenter la production. Car ce qui compte, c'est le rapport du déficit sur le PIB : il faut réduire le numérateur et augmenter le dénominateur. Toute politique qui ne porte pas sur ces deux objectifs est vouée à l'échec.
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C'était le message du gouvernement aux patrons qui sont sans doute déjà très conscients de leurs responsabilités dans l'évolution de l'économie française et qui s'inquiètent de l'incertitude économique engendrée par l'instabilité politique. Mais cela risquerait aussi de devenir le testament de François Bayrou s'il devait quitter prochainement Matignon. Aux parlementaires de bien réfléchir avant de créer le chaos. On se souvient du vote crucial du 10 juillet 1940, il y a quatre-vingt-cinq ans. Le vote du 8 septembre 2025 pourrait s'avérer aussi crucial. Et comme le disait le Premier Ministre lors de sa conférence de presse du 25 août 2025 : « Il n’y a pas d’issue à cette situation politique si l’on n’est pas courageux. ».
Aussi sur le blog.
Sylvain Rakotoarison (28 août 2025)
http://www.rakotoarison.eu
Pour aller plus loin :
4 conditions pour gagner la nouvelle bataille industrielle selon Bayrou.
Discours du Premier Ministre François Bayrou au Medef le 28 août 2025 à Paris (vidéo et texte intégral).
La question de François Bayrou.
Interview de François Bayrou au journal télévisé de 20 heures le 27 août 2025 sur TF1 (vidéo et texte intégral).
Requiem pour Bayrou : courageux ou suicidaire ?
Conférence de presse du Premier Ministre François Bayrou le 25 août 2025 (vidéo et texte intégral).
La Bataille de Paris.
Loi Duplomb amputée mais promulguée.
L'engagement total d'Emmanuel Macron.
La femme du Président.
Reconnaissance de l'État palestinien : a-t-on le droit de bousculer ses amis ?
Du grand Bayrou !
Conférence de presse du Premier Ministre François Bayrou le 15 juillet 2025 (vidéo et texte intégral).
Emmanuel Macron veut une France militairement puissante.
Accord de Bougival : les félicitations d'Emmanuel Macron.
Tu as voulu voir la dissolution, et on a vu Bayrou !
François Bayrou, le début du commencement.
La quadrature du cercle de Michel Barnier.
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https://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20250828-bayrou.html
https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/4-conditions-pour-gagner-la-262878
http://rakotoarison.hautetfort.com/archive/2025/08/28/article-sr-20250828-bayrou.html
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