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1 septembre 2025 1 01 /09 /septembre /2025 04:18

« Alors, est-ce que c'est un risque ? Oui ! Bah, c'est un risque pour le Premier Ministre. Bon ! Il s'en remettra, ce n'est pas ça la question. C'est un risque pour le gouvernement ; il y aura toujours un gouvernement. Mais le risque maximal, c'est de ne rien faire dans une situation comme celle-là. » (François Bayrou, le 29 août 2025 à Châlons-en-Champagne).




 


Une communication totale. Cette petite phrase sur son propre sort, le Premier Ministre l'a soufflée alors qu'il inaugurait la 79e foire de Châlons-en-Champagne le vendredi 29 août 2025, avec l'emploi de la troisième personne : « Il s'en remettra » ! Comprendre : s'il perd ce bras de fer avec l'Assemblée Nationale (on pourra l'écouter ici).

Comme tout véritable animal politique majeur (c'était le cas aussi avec François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy), François Bayrou n'est jamais aussi à l'aise que lorsqu'il est le dos au mur et doit s'expliquer, expliquer aux Français sa politique. Depuis sa conférence de presse du 25 août 2025, le chef du gouvernement se livre ainsi à une bataille d'explication tout azimut.


Avec une étape cruciale, celle du dimanche soir : le 31 août 2025 à 18 heures, François Bayrou a reçu à Matignon, dans le bureau du Premier Ministre (il a bien insisté, ce n'est la son bureau, mais celui du Premier Ministre) quatre journalistes représentant les quatre chaînes d'information continue : Sonia Mabrouk (CNews), Darius Rochebin (LCI), Myriam Encaoua (franceinfo) et Marc Fauvelle (BFMTV) pour répondre aux questions pendant près d'une heure trente (qu'on peut réécouter ici). Il faut bien le dire, les journalistes n'écoutaient que rarement la réponse de leur interlocuteur, le coupaient sans arrêt, ne le laissaient pas aller jusqu'au bout du fil, mais il faut dire aussi que le chef du gouvernement était assez coriace, voulait prendre le temps d'expliquer et de répéter, marteler ce qu'il a dit pendant toute cette semaine. Séance de pédagogie dominicale.

Mais avant d'évoquer l'émission, revoyons le contexte. Lundi 1er septembre 2025, ce n'est pas seulement la rentrée scolaire, c'est aussi le début des consultations des partis politiques que François Bayrou entend superviser pour tenter de convaincre les parlementaires le lundi 8 suivant.


Or, au dimanche midi, la situation est plutôt désespérée pour le gouvernement. D'une part, dans sa propre majorité, les partisans d'Édouard Philippe font la fine bouche (pensant une nouvelle dissolution « inéluctable »), et chez LR, les proches de Laurent Wauquiez comptent bien prendre leur revanche sur Bruno Retailleau (Aurélien Pradié a déjà annoncé qu'il voterait contre la confiance). D'autre part, les oppositions ont confirmé leur volonté de renverser le gouvernement. Inutile de parler des insoumis et de leurs porte-serviette, les écologistes, mais le RN a dit très clairement qu'ils ne voteraient pas la confiance, dans une position dure qui aboutirait à la dissolution pour une convenance personnelle de Marine Le Pen (elle voudrait justifier sa capacité à se présenter à une élection avec des législatives anticipées), et le PS, non seulement a dit que ses députés voteraient contre la confiance, mais son chef a dit que c'était irrévocable. On tremble.
 


Parlons rapidement du PS : François Bayrou n'a plus grand-chose à attendre de ce côté-là depuis qu'il a lu le « contre-budget » que vient de proposer le PS qui correspond à 27 milliards d'euros d'impôts en plus contre les Français (et un déficit réduit de seulement 21,7 milliards d'euros, ce qui n'est pas dans la trajectoire du 3%). Ce contre-projet a été présenté quelques heures avant l'interview et le Premier Ministre a été visiblement étonné par une telle irresponsabilité venant des socialistes qui ont définitivement abandonné leur optique de parti de gouvernement : « Le PS dit “Nous voulons abattre le gouvernement”. (…) Les propositions du parti socialiste, ce sont les plus éloignées de toutes celles qui ont été faites sur le champ politique. Pourquoi ? Parce que ce que propose le parti socialiste, ce n’est pas de freiner la dépense, c’est de laisser repartir la dépense. ».

Ah oui, beaucoup de questions se posaient depuis le 25 août 2025 et François Bayrou a dû répéter inlassablement les réponses, encore à la télévision ce dimanche. Ainsi, pourquoi 44 milliards d'euros ? Ils ne viennent pas de nulle part. En fait, nous avons en gros un déficit de 150 milliards d'euros chaque année. La trajectoire que le gouvernement a négocié avec nos partenaires européens, c'est d'atteindre 3% du PIB en 2029, c'est-à-dire en quatre ans. Et comme on ne peut pas le faire en une fois, il faut des étapes. Les 44 milliards d'euros permettra d'aller d'environ 6% en 2024 à 4,5% en 2026 : « La France s’est engagée à ne pas dépasser 3% de déficit, ce qui veut dire que l’on doit revenir, d’ici 2029, à ce seuil. [Ce n’est pas] un seuil théorique. (…) On était à presque 6% de déficit, nous serons à 5,4% grâce au budget que nous avons adopté et nous avons pris l’engagement auprès de nos partenaires européens d’arriver à 4,6%. ». François Bayrou a admis que cela pouvait être 42 milliards (tout ce qui n'est pas fait en 2026 sera plus difficile à faire en 2027), mais certainement pas 35 milliards, voire 25 milliards ! Même François Hollande a reconnu le 25 août 2025 sur France Inter que l'objectif budgétaire du gouvernement était pertinent.

Dès le début de l'interview, François Bayrou a assuré : « Je ne dis sûrement pas au revoir aux Français ! », en réponse à une parole du premier secrétaire du PS Olivier Faure. Le maire de Pau a déclaré : « Le sujet est crucial, la question [du 8 septembre] n’est pas le destin du Premier Ministre ou du gouvernement, mais le destin de la France. Si le gouvernement tombe, on changera de politique qui est, pour moi, vitale pour le pays. On abandonnera la politique sans laquelle le pays se place en danger extrême. ».

 


François Bayrou a aussi dû revenir sur des mots qu'il avait lancés au cours de la semaine. Deux revenaient régulièrement dans des polémiques dérisoires : vacances et boomers.

Vacances : le Premier Ministre n'a pas fustigé l'opposition de partir de vacances, il a même trouvé cela souhaitable, interrogeant même les journalistes sur leurs propres vacances (N'êtes-vous pas partie vous-même en vacances ? a-t-il demandé à Sonia Mabrouk), mais il a constaté que la plupart des responsables politiques étaient absents de Paris en début août. Il a également bien reçu un courrier du RN, affirmant qu'il voulait étudier précisément les propositions budgétaires faites par le RN : « Je l’ai reçue le 29 juillet, je ne l’ai pas lue. J’ai l’intention de la rencontrer cette semaine. ».
 


Boomers : là encore, il n'a jamais fustigé les boomers dont il fait partie (il est né en 1951). François Bayrou a juste énoncé l'idée que cette génération (qu'il dit être née entre 1945 et 1965, mais je dirais plutôt entre 1945 et 1960), a pu bénéficier d'une forte croissance, de la reconstruction par leurs parents, d'un taux élevé d'emploi (les Trente glorieuses) dans une période où il n'y avait pas beaucoup d'endettement et qu'on a commencé à s'endetter pour payer le courant (retraites, etc.) à partir des années 1980. Les boomers eux-mêmes n'y sont pour rien mais en ont bien profité par rapport aux générations suivantes, et François Bayrou n'a fait que dire que les boomers sont certainement d'accord pour être solidaires des générations ultérieures qui devront assumer ce fort endettement, et donc prendre leur part. Ses mots : « Je n'ai jamais ciblé les boomers, j’ai dit que cette génération devrait être avec moi pour faire baisser la dette des plus jeunes. Car la jeune génération se sent sacrifiée, elle ne trouve pas de travail ni de logement. Elle se sent sans destin. ». D'ailleurs, l'effort ne porte pas seulement que sur les retraités puisque la suppression de deux jours fériés pénaliserait au contraire les actifs.

Et de rajouter un peu plus tard : « Je veux réveiller les aînés car je suis sûr qu’ils comprennent et qu’ils ne sont pas indifférents au sort de leurs enfants et de leurs petits-enfants. Vous ne pensez pas qu’ils sont inquiets face à leur avenir ? ».

Bien entendu, les journalistes ont surtout cherché à interroger François Bayrou sur le fond, c'est-à-dire, sur les mesures pour réduire le déficit. Il aurait préféré d'abord parler du diagnostic qui semble pourtant admis pour tout le monde, mais pas par les parlementaires qui veulent profiter de l'engagement de la responsabilité du gouvernement le 8 septembre pour le renverser (le PS croit même, de manière totalement erronée, qu'il pourrait récupérer Matignon dans huit jours).
 


Pour toutes les mesures énoncées le 15 juillet 2025, et il l'avait déjà dit à l'époque, François Bayrou est prêt à discuter, négocier, modifier son point de vue. Rien n'est figé.

Parmi les mesures emblématiques, il y a d'abord la suppression de deux jours fériés. François Bayrou a complété en disant qu'il avait hésité à proposer cette mesure ou d'augmenter la durée hebdomadaire de travail de 35 à 36 heures. Il a renoncé à cette dernière mesure en expliquant qu'au-delà de la 35e heure, c'est compté comme des heures supplémentaires et rehausser le seuil ferait donc perdre de l'argent à ceux qui travaillent plus. De plus, un pays travaillant un jour férié, c'est toute la nation qui recrée de la richesse. Cela permettrait une économie de 4 milliards d'euros. Il a admis que cela pourrait être la suppression d'un seul jour férié... en insistant sur l'objectif du déficit : « Bien sûr que je suis prêt à faire un geste, je l’ai dit dix fois. Cette mesure est tout à fait discutable. (…) [Je suis] ouvert à la discussion, à la condition impérative, qu’on considère qu’on ne peut pas ne rien faire. ».


Toujours à propos de boomers, le chef du gouvernement avait proposé la suppression de l'abattement de 10% des revenus des retraités mais en le remplaçant par un abattement forfaitaire qui serait plus favorable aux bas revenus : « Nous avons remplacé l’abattement de 10% pour frais professionnels pour des gens à la retraite. Était-ce bien sérieux de le conserver ? Nous l’avons remplacé par un abattement forfaitaire. C’est une évolution de la mesure qui va faire gagner de l’argent aux retraités modestes. ».

Le Premier Ministre a aussi énoncé le non-remplacement d'un fonctionnaire sur trois qui partent à la retraite, ce qui ferait 200 à 300 000 fonctionnaires de moins par an : « Cela veut dire une réorganisation générale, et très souvent cela marche mieux. ».
 


Parmi les mesures proposées par l'opposition de gauche, il y a la fameuse taxe Zucman (2% du patrimoine des plus riches chaque annnée) qui pourrait même être payable de l'étranger, cela afin d'éviter le départ des investisseurs. Le président du MoDem a rapidement démoli cette mesure : « Ils disent : ah, mais il n'y a pas de risque que les gens partent, parce qu'on ira les choper (…) où qu'ils soient. Il se trouve que notre pays, depuis cinquante ans, a conclu cent vingt-six conventions fiscales avec cent vingt-six pays étrangers, et l'article premier de cette convention fiscale, c'est : si vous changez de pays, c'est le pays d'accueil qui prélève les impôts. Et comme vous le savez (…), un traité international, c'est au-dessus des lois. Alors, il faudrait changer, faire des référendums... Et pendant ce temps, hélas, les gens partent. Parce que désormais, il y a une espèce de nomadisme fiscal qui fait que les redevables vont s'installer là où [c'est moins imposé]. ».

Si François Bayrou a semblé avoir renoncé définitivement à convaincre le PS qui est parti dans une irresponsabilité nationale sur le plan budgétaire, il a fait quelques clins d'œil au RN. Ainsi, les propositions de Marine Le Pen n'ont pas été rejetées immédiatement par François Bayrou.

En particulier, la baisse de la contribution de la France à l'Union Européenne, même si actuellement, la France et les Français y gagnent plus qu'y perd à être dans l'Union Européenne (grâce aux aides de la PAC et des fonds régionaux) : « Elle a noté qu’on avait déjà réussi à la baisser. Je suis d’accord avec elle : si on peut la baisser encore, il faut le faire. On va payer quelque chose comme 27 milliards après le vote du budget, nous en touchons environ 32 milliards. Ils ont raison, je suis d’accord avec eux je suis pour qu’on expertise. ».

Autre proposition de RN, réduire les supposés avantages aux immigrés. Il a certes rejeté l'idée « qu’on présente la situation du pays comme étant la conséquence de la présence d’immigrés », mais n'est pas opposé à une étude dans ce domaine : « Je suis d’accord pour qu’on regarde s’il y a pour des étrangers des avantages, comme le dit le RN, dont les Français ne profiteraient pas. Ce ne serait pas juste, mais je ne suis pas d’accord pour qu’on fasse de l’immigration la cause de la situation du pays. ». Sur l'immigration elle-même, François Bayrou s'est déclaré inquiet à propos de l'intégration : « La vraie voie d’intégration c’est le travail, la langue et l’acceptation de nos principes de vie en commun et de nos coutumes. Je suis inquiet sur tous ces points car on a l’impression d’un blocage généralisé. ».

Par ailleurs, et je m'y oppose très fermement, François Bayrou a rappelé qu'il avait dans les tiroirs un projet tout prêt de nouveau mode de scrutin pour les élections législatives, à base de proportionnelle. Il a beau observer que le scrutin majoritaire ne donnait pas forcément une majorité absolue (surtout quand le paysage politique est tripolaire), la bipolarisation de la vie politique (pour ou contre) provient avant tout du second tour de l'élection présidentielle et le changement du mode de scrutin aux élections législatives ne changerait donc pas les comportements ni politiques ni électoraux. Mettre le scrutin proportionnel, c'est vouloir la chienlit actuelle comme représentation ordinaire. Paralysie assurée et fin du régime par instabilité récurrente, comme sous la Quatrième République. Comment peut-on avoir une si mauvaise analyse de l'histoire institutionnelle ? C'est très grave de vouloir ainsi jouer avec les institutions. Surtout pour un Premier Ministre dont l'un des objectifs majeurs est la stabilité politique.
 


François Bayrou a aussi évoqué d'autres sujets nationaux.

En particulier, l'antisémitisme qui sévit en France par des actes antisémites en hausse continuelle. Rappelant son discours au CRIF, qui a été salué et apprécié, François Bayrou a affirmé : « L’âme juive fait partie intégrante de notre pays. (…) Je suis un défenseur de l’unité de la France et de sa société. Au-delà de tout. L’âme juive fait partie intégrante de notre pays, le nombre de savants, créateurs et qui participent à la vie intellectuelle du pays, ils sont l’âme de la France. (…) En raison du pogrom du 7-Octobre et de la suite : le Liban, l’Iran... la communauté juive est ciblée car ceux qui la ciblent pensent qu’ils sont Israël. Mais pour moi, les Juifs et la politique d’Israël, ce n’est pas la même chose. ».

Également, sur la détention scandaleuse de l'écrivain franco-algérien Boualem Sansal dans une prison algérienne : François Bayrou s'est engagé à voir ce qu'est devenue la lettre des proches adressée au Président de la République qui aurait été sans réponse. Le maire de Pau a annoncé que les proches de Boualem Sansal seraient présents à Pau en novembre 2025 et que son sort l'affectait tout particulièrement en tant qu'admirateur de ses romans.

 


En conclusion de cette longue interview où le Premier Ministre s'est montré très combatif et pas du tout défait par avance, malgré l'entêtement de l'arithmétique parlementaire, il a réexpliqué l'engagement de la responsabilité de son gouvernement : « Si je n’ai pas l’assentiment minimum des Français et de ceux qui les représentent, il n’y a aucune politique courageuse possible. S’il n’y a pas cet accord minimal, cette entente sur le diagnostic, alors la situation est présentée comme étant : le pouvoir contre les Français, le haut contre le bas. Toute ma vie je me suis battu pour que le bas, les Français de la base soient reconnus et respectés. ».

Imaginant un vote positif à l'Assemblée le 8 septembre, François Bayrou s'est mis à rêver : « Si on gagne, on aura franchi un obstacle considérable. Prendre des risques, c’est la mission d’un politique. On le soupçonne toujours de rester dans son confort. Les gens diraient grâce à cet épisode que les choses peuvent changer. ». Dans le cas contraire, le plus probable : « Le Premier Ministre doit remettre sa démission au Président. ». Quant à la possible reconduction par Emmanuel Macron de son mandat à Matignon, il a répondu : « Quand vous êtes renversé vous êtes renversé. Commence alors le militantisme, la bagarre, la rencontre avec les Français. ».

Il a encore martelé : « S’il n’y a pas cet accord minimal, cette entente sur le diagnostic, alors la situation est présentée comme étant le pouvoir contre les Français, le haut contre le bas. (…) Vous êtes obligés de battre en retraite sur chacune des mesures. ». Pas de doute, François Bayrou se décarcasse pour la France, mais il paraît bien seul. L'avenir lui donnera raison, hélas.



Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (31 août 2025)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
François Bayrou le combatif !
Interview du Premier Ministre François Bayrou le 31 août 2025 à la télévision (vidéo et texte intégral).
Déclarations du Premier Ministre François Bayrou le 29 août 2025 à Châlons-en-Champagne (vidéo).
4 conditions pour gagner la nouvelle bataille industrielle selon Bayrou.
Discours du Premier Ministre François Bayrou au Medef le 28 août 2025 à Paris (vidéo et texte intégral).
La question de François Bayrou.
Interview de François Bayrou au journal télévisé de 20 heures le 27 août 2025 sur TF1 (vidéo et texte intégral).
Requiem pour Bayrou : courageux ou suicidaire ?
Conférence de presse du Premier Ministre François Bayrou le 25 août 2025 (vidéo et texte intégral).
La Bataille de Paris.
Loi Duplomb amputée mais promulguée.
L'engagement total d'Emmanuel Macron.
La femme du Président.
Reconnaissance de l'État palestinien : a-t-on le droit de bousculer ses amis ?
Du grand Bayrou !
Conférence de presse du Premier Ministre François Bayrou le 15 juillet 2025 (vidéo et texte intégral).
Emmanuel Macron veut une France militairement puissante.
Accord de Bougival : les félicitations d'Emmanuel Macron.
Tu as voulu voir la dissolution, et on a vu Bayrou !
François Bayrou, le début du commencement.
La quadrature du cercle de Michel Barnier.




 




https://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20250831-bayrou.html

https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/francois-bayrou-le-combatif-262934

http://rakotoarison.hautetfort.com/archive/2025/08/31/article-sr-20250831-bayrou.html

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