« La conjonction des forces qui annoncent qu’elles veulent additionner leurs voix pour faire tomber le gouvernement, c’est un tohu-bohu qui se prépare pour la France. Et, pardonnez-moi de le rappeler à ce moment, le problème, la menace, le risque pour la France demeureront entiers ! Parce que, mesdames et messieurs les députés, vous avez le pouvoir de renverser le gouvernement, mais vous n’avez pas le pouvoir d’effacer le réel. » (François Bayrou, le 8 septembre 2025 dans l'hémicycle).
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Triste fin de gouvernement. Comme annoncé le 25 août 2025, le Premier Ministre François Bayrou a fait sa déclaration de politique générale sur la dette ce lundi 8 septembre 2025 à 15 heures devant les députés convoqués en session extraordinaire d'un jour. Sans surprise, ce fut une mise à mort.
Il n'y avait pas beaucoup d'incertitude. Certes, François Bayrou n'habite pas loin de Lourdes et croit aux miracles, mais là, il fallait vraiment un super-miracle pour déjouer l'arithmétique entêtée des oppositions. C'est bien la première fois, depuis le début de la Cinquième République, qu'un chef du gouvernement a initié un vote de confiance selon l'article 49 alinéa 1er de la Constitution alors qu'il ne disposait pas d'une majorité absolue (pas même d'une majorité relative). Une opération kamikaze.
La différence est énorme, dans le choix des procédures, pour une force politique d'opposition qui souhaiterait jouer la bienveillance, entre une motion de censure dont elle n'aurait simplement pas à participer au vote, et ce vote de confiance pour lequel il lui faudrait voter pour le gouvernement, auquel cas elle se discréditerait auprès de ses électeurs. François Bayrou, dont l'habileté et la grande expérience politiques ne peuvent être mises en doute, le savait, et c'est donc avec cette certitude d'aller au casse-pipe qu'il a engagé la responsabilité du gouvernement.
À cet égard, son discours, qui serait sans doute le dernier qu'il aura prononcé dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale, qu'il voulait mémorable et historique, a le petit goût amer de la déception. À force de répéter les arguments dans tous les médias ces deux dernières semaines, le Premier Ministre n'a pas beaucoup innové, et surtout, pas donné des arguments à ses adversaires pour revenir au dernier moment, sans perdre la face, sur leur décision de voter contre le gouvernement.
Pour autant, son discours a eu quelques moments forts que je propose ici de relater (et qu'on peut réécouter ici).
La déraison, François Bayrou l'a presque admise : « J’ai voulu ce rendez-vous, et certains d’entre vous, les plus nombreux, les plus sensés probablement, ont pensé que c’était déraisonnable, que c’était un trop grand risque. Or je pense exactement le contraire. Le plus grand risque était de ne pas en prendre, de laisser continuer les choses sans que rien ne change, de faire de la politique comme d’habitude, de vouloir durer sans prendre les décisions courageuses qui s’imposent, jusqu’au moment où l’irréparable est là et où l’on arrive au bord de la falaise. ».
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La différence entre politique et historique : « Ce dont nous traitons aujourd’hui, ce n’est pas une question politique, c’est une question historique. Les questions politiques, ce sont celles qui concernent les partis, les rivalités des uns avec les autres et les enjeux de pouvoir. Les questions historiques, ce sont celles qui concernent les peuples et les nations. Les questions politiques, ce sont celles qui concernent les adultes qui se disputent tout le temps. Les questions historiques, ce sont celles qui concernent les enfants et le monde que nous leur construisons. Les questions politiques, ce sont des questions pour la prochaine élection. Les questions historiques, ce sont des questions pour la prochaine génération, des questions pour demain qui se jouent aujourd’hui. ».
La première priorité, selon François Bayrou, c'est de produire plus, ou du moins, autant que nos voisins : « Imaginez ce que seraient nos revenus familiaux et les ressources de l’État, si nous disposions de 15 ou de 30% de plus à partager, si nos salaires étaient de 15 ou 30% plus élevés et les ressources de l’État de 15 à 30% plus abondantes. Si nous avions la production de nos voisins, la France n’aurait aucun problème de déficit ou de dette. La production, c’est donc notre urgence nationale. ».
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Les autres priorités, ce sont l'éducation, le logement, l'écologie, la sécurité, les migrations, l'aménagement du territoire, mais l'urgence de réduire la charge de la dette est énorme : « Comme capitaine du navire, informé de la voie d’eau qui s’élargit sans cesse, des flots qui envahissent nos cales, j’affirme que notre devoir à tous est d’abord de nous mettre à l’étancher sans attendre ! On me rétorque que ce n’est pas urgent, que cela peut attendre, que je suis trop impatient et que je veux aller trop vite. Le bateau flotte encore et il ne faut troubler ni les passagers, ni l’équipage ! Là est la confrontation des points de vue, là est la prise de responsabilité de chacun. Je dis au contraire que si nous voulons la sauvegarde du navire sur lequel nous et nos enfants naviguons, il faut agir sans tarder, et que ce n’est pas hors d’atteinte. Si nous nous y prenons à temps, cela demande seulement la mobilisation de tous et un effort modéré de chacun. ».
Et François Bayrou a mis un parallèle entre notre bonne santé budgétaire et notre défense : « Notre capacité d’influence dépend de notre indépendance et de notre souveraineté. Du respect que la France impose aux autres dépend le respect qu’on portera à ses valeurs. La soumission à la dette est similaire à la soumission par la force militaire. Que nous soyons dominés par les armes ou par nos créanciers du fait d’une dette qui nous submerge, nous perdons notre liberté. ».
Le ravage des solutions simplistes : « Les uns disent, ne croyez pas que j’ignore l’efficacité de ce discours, que ce sont les immigrés qu’il faut mettre à contribution, que ce sont les étrangers qui sont la cause de tout, que ce sont les étrangers qui sont la cause de tout (…). En tout état de cause, l’addition des économies est très loin de représenter un ordre de grandeur à la dimension du problème. Ou bien, autre discours : ce sont les riches qu’il faut faire payer. Là encore, je ne sous-estime pas l’efficacité du discours. ».
D'où la sortie sur Bernard Arnault : « Bernard Arnault et ses semblables sont devenus les cibles emblématiques d’une pensée magique ; ils sont comme des poupées vaudou dans lesquelles on plante des aiguilles pour les atteindre, j’imagine !, au portefeuille. On m’accordera que je ne suis ni un défenseur attitré ni un stipendié de ces réussites. Mais je n’oublie pas ce qu’elles font tous les jours pour le pays. L’excédent du commerce extérieur dans le secteur du luxe, ce sont 40 milliards d’euros par an ; et la valorisation de l’image de la France, qui contribue à l’industrie comme au tourisme, représente des dizaines de milliers d’emplois. On nous dit qu’il suffit de leur prendre ce qu’ils ont, ou une large part de ce qu’ils ont, ou chaque année 2% de ce qu’ils ont, et que les problèmes de la France seront réglés. On oublie deux choses essentielles : la première est qu’un pays comme le nôtre a besoin d’investisseurs. Le 1% des plus hauts contribuables assume une large part de l’investissement privé dans l’appareil productif en France. Et on oublie une deuxième conséquence : dans le monde de frontières ouvertes où nous vivons, ceux qui sont ciblés ont une réplique très simple et très immédiate : ils déménagent. Ils ont pléthore de pays où ils peuvent trouver un refuge fiscal, en Europe même. ».
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Si François Bayrou a semblé tenir à cette démarche de solliciter la confiance de l'Assemblée, et à y croire, alors que les jeux paraissaient déjà faits, c'est qu'il a rappelé que le mandat des députés n'était pas impératif, qu'ils votaient librement, en conscience, sans forcément se soumettre aux consignes et ordres des appareils partisans : « Dans cette démarche, il y a une certaine idée de la démocratie et du gouvernement d’un peuple. J’ai choisi de m’adresser à vous comme si le destin n’était pas écrit. Comme si la réponse de l’Assemblée Nationale à l’engagement de responsabilité n’avait pas été annoncée à cors et à cris, sur tous les tons et toutes les antennes, de la part du plus grand nombre des groupes de cette assemblée. Je m’adresse à vous en prenant au pied de la lettre les principes énoncés à l’article 27 de la Constitution : "Le droit de vote des membres du Parlement est personnel". Ce qui veut dire qu’en principe, les mots d’ordre n’ont pas leur place ici. Ce qui a sa place ici, c’est la conscience personnelle de chacun des députés de la nation. ».
Le chef du gouvernement, dès sa nomination, se savait en sursis : « Tous les partis politiques qui ne font pas partie du gouvernement ont annoncé leur décision de le renverser. C’est un exploit tout relatif, permettez-moi de le signaler, puisque ce gouvernement est sans majorité, ni majorité absolue, ni majorité relative et que sa chute irrévocable était annoncée depuis la première minute de son existence. ».
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Citant deux fois De Gaulle et une fois Pierre Mendès France, laissant entendre que ces deux hommes d'État l'avaient inspiré, François Bayrou a décrit les délices et poisons du régime des partis : « [La] logique [des partis] toujours les conduit à la division. C’est une malédiction, que nous vérifions à cet instant. Notre pays a le plus urgent besoin de lucidité, il a le plus urgent besoin d’unité. Et c’est la division qui menace de l’emporter, qui menace son image et sa réputation. Les forces politiques qui annoncent qu’elles vont faire tomber le gouvernement, ce sont les forces politiques les plus opposées entre elles, celles qui se désignent comme ennemies, celles qui sont incompatibles, par les idées autant que par les arrière-pensées, et qui échangent, d’un bout à l’autre de l’hémicycle, les injures et les mises en cause. Ce qu’elles préparent, si leur logique de division l’emporte, je l’ai déjà dit, c’est le tohu-bohu, le désordre où chacun hurle dans son coin et dont rien de bon ne peut sortir. ».
Mais quel est le chemin de l'unité ? Pour François Bayrou, il faut négocier : « S’il s’agit toujours de faire semblant, de ménager la chèvre pour obtenir le chou, de se rendre aux logiques de marchandages et de divisions de dissimuler l’essentiel pour communiquer sur le secondaire, en sachant qu’on continue la marche vers l’accident, je vous le dit : je ne serai pas l’homme d’une telle politique. Je crois aux compromis, mais aux compromis qui respectent l’essentiel. La vérité des hommes et des choses, la hiérarchie des ordres et des urgences. Je crois aux compromis qui ne se construisent pas sur l’ambiguïté. Requérir le soutien du pays quand il faut agir. ».
Je m'arrête à ce moment du discours pour faire une remarque importante. On ne peut pas comprendre la décision de François Bayrou de recours à ce vote de confiance, supposé suicidaire, sans comprendre sa propre motivation : « Dans des domaines aussi sensibles, je n’ai jamais cru à l’épreuve de force. ». Et de citer d'ailleurs des pays où le passage en force, genre bulldozer, devient l'ordinaire d'une gouvernance, y compris chez notre géant démocratique qu'étaient les États-Unis.
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En d'autres termes, le Premier Ministre ne voulait pas imposer des mesures budgétaires du haut de son pouvoir à un peuple opposé et contestataire. Il voulait convaincre le peuple par l'intermédiaire de la représentation nationale qu'est l'Assemblée, il voulait ne jamais opposer le pouvoir d'en-haut et le peuple d'en-bas. Et mine de rien, cette motivation fait que François Bayrou, comme l'a fait De Gaulle en 1940, 1944 et 1958, nous raconte une histoire, un contexte, et bien peu de personnalités politiques, même les plus populaires aujourd'hui, ne proposent un tel roman national. Cette histoire nationale est d'ailleurs pour lui plus importante que détenir lui-même le pouvoir, souvent vain et dérisoire par rapport aux enjeux de la planète et de notre siècle.
Ce n'est pas étonnant qu'il vive cette histoire nationale car il s'est toujours inscrit, dès son plus jeune âge, dans le courant politique de la démocratie sociale, d'inspiration catholique. Avec des sources philosophiques dans son action politique, c'est ce qui manque sans doute à Emmanuel Macron. Ce n'est pas étonnant qu'il ait voulu finir son ultime discours de Premier Ministre par une pensée de Marc Sangnier : « Cette démarche, cette méthode, fait de la vérité partagée avec les Français son arme suprême. Cette démarche, cette méthode, conduit à l’unité du pays et elle écarte la malédiction de la division perpétuelle. Le philosophe et militant Marc Sangnier, que j’aime beaucoup et qui siégea dans votre assemblée à deux reprises, après la première guerre mondiale et après la deuxième, a défini la démocratie comme l’organisation sociale qui porte à son plus haut la conscience et la responsabilité du citoyen. La conscience, c’est-à-dire la plus juste, la plus lucide compréhension des choses et des événements. La responsabilité, c’est-à-dire l’engagement. Nous, citoyens, ne sommes pas là pour être condamnés soit à obéir, soit à la révolte. Nous sommes là pour prendre notre part du destin, les yeux ouverts, avec la vérité comme boussole. Nous sommes un peuple qui s’interroge, non pas seulement sur son avenir, sur l’avenir du monde et de la planète, mais sur le chemin que l’on peut emprunter pour construire cet avenir. Ce que dit le moment que nous vivons, mesdames et messieurs les députés, c’est qu’il y a un chemin, et un seul, pour la France : celui de la vérité partagée, et du courage qu’on choisit ensemble. ».
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Cette belle conclusion, qui fait honneur à notre tradition politique, a été saluée par une ovation de l'ensemble des forces politiques qui soutiennent son gouvernement, les députés se levant pour applaudir.
À la suite de cette déclaration de politique générale, au sens de l'article 49 alinéa 1er de la Constitution, un débat s'est engagé dans l'hémicycle avec l'intervention d'un représentant par groupe politique. J'y reviendrai peut-être ultérieurement.
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Le vote a ensuite eu lieu, sans surprise, donc, puis l'Assemblée Nationale a très largement rejeté la déclaration du Premier Ministre François Bayrou : sur 573 votants, 194 députés ont voté pour, 364 ont voté contre et 15 se sont abstenus. La participation était très forte (même la Présidente de l'Assemblée, Yaël Braun-Pivet a pris part au vote, ce qui est très rare), puisqu'un seul député était absent (un non-inscrit) sur les 577 (les trois autres manquants étaient déclarés démissionnaires d'office après l'invalidation de leur élection et leur inéligibilité déclarée le 11 juillet 2025 par le Conseil Constitutionnel.
Chaque groupe politique a voté comme un seul homme, sauf deux : LR et LIOT. Pour les autres, les 123 députés RN sur 123, les 15 députés ciottistes sur 15s, les 71 députés insoumis sur 71, les 66 députés PS sur 66 (dont François Hollande), les 38 députés EELV sur 38 et les 17 députés PCF sur 17 ont voté, massivement donc, contre le gouvernement. Et les 90 députés EPR sur 91 (Violette Spillebout s'est abstenue), les 36 députés MoDem sur 36 et les 34 députés Horizons sur 34 ont voté massivement pour le gouvernement.
Parmi les 11 députés non-inscrits, 3 ont voté pour (dont Stella Dupont et Lionel Vuibert), 6 ont voté contre (dont l'ancien macroniste Sacha Houlié et deux anciens LR Aurélien Pradié et Raphaël Schellenberger) et 1 s'est abstenu.
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Parce qu'il est un groupe hétéroclite, le groupe LIOT était naturellement désuni pour le vote : 4 députés LIOT sur 23 ont voté pour (dont Yannick Favennec-Bécot et David Habib), 15 députés LIOT ont voté contre (dont Charles de Courson, Harold Huwart, Stéphane Lenormand, Paul Molac, Christophe Naegelen, Laurent Panifous, Olivier Serva, Jean-Luc Warsmann et Estelle Youssouffa), et 4 députés LIOT se sont abstenus. (Je dois dire que j'ai un peu de mal à comprendre le vote contre de Charles de Courson et Jean-Luc Warsmann).
Quant au groupe LR, il était très divisé pour le vote, ce qui ne manquait pas d'incohérence puisque LR participait à ce gouvernement, parfois avec des ministres très en vue, Bruno Retailleau, Ministre d'État, Ministre de l'Intérieur, et en plus, il est aussi le président de LR (cette division provient de la rivalité entre Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez) : 27 députés LR sur 49 ont voté pour (dont Laurent Wauquiez, Xavier Breton, Marie-Christine Dalloz, Philippe Gosselin, Michel Herbillon, Patrick Hetzel, Vincent Jeanbrun, Philippe Juvin, Michèle Tabarot, Jean-Louis Thiériot), 13 députés LR ont voté contre (dont Pierre Cordier et Fabien Di Filippo) et 9 députés LR se sont abstenus (dont Thibault Bazin et Julien Dive). Même si Laurent Wauquiez a voté pour le gouvernement, il l'a fait comme Jacques Chirac a voté pour Valéry Giscard d'Estaing en 1981, à titre personnel, en laissant la liberté de vote au groupe qu'il préside, pas mécontent de voir Bruno Retailleau quitter Place Beauvau.
S'il y avait eu plus de solidarité gouvernementale chez LR, le gouvernement aurait obtenu 22 voix de plus, c'est-à-dire 216 voix pour. Ce n'est évidemment pas la majorité et cela n'aurait pas changé le cours des événements à très court terme, à savoir le renversement du gouvernement, mais c'était important pour la suite, pour savoir si le socle commun était encore numériquement plus important que les députés élus sous l'étiquette de la nouvelle farce populaire (NFP), qui sont au nombre de 192. Donc, le socle commun est encore supérieur au NFP mais seulement de deux voix (même si, aujourd'hui, il n'existe plus de NFP puisque les insoumis seraient opposés à un gouvernement dirigé par un socialiste !).
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Concrètement, François Bayrou a réuni ses ministres le lundi soir à 20 heures 30, puis remettra au Président de la République la démission de son gouvernement mardi 9 septembre 2025 à 8 heures. Emmanuel Macron devra alors choisir un nouveau Premier Ministre qui ne soit pas censuré immédiatement après sa nomination. Mais on ne voit pas pourquoi les censeurs d'aujourd'hui redeviendraient des députés bienveillants de demain. Rendez-vous dans quelques jours.
Aussi sur le blog.
Sylvain Rakotoarison (08 septembre 2025)
http://www.rakotoarison.eu
Pour aller plus loin :
François Bayrou et la victoire du tohu-bohu.
Déclaration de politique générale du Premier Ministre François Bayrou le 8 septembre 2025 à l'Assemblée Nationale (texte intégral et vidéo).
Journée critique pour Bayrou... et la France !
Interview du Premier Ministre François Bayrou le 7 septembre 2025 pour Brut (vidéo).
Interview du Premier Ministre François Bayrou le 5 septembre 2025 sur RTL (texte intégral et vidéo).
Interview du Premier Ministre François Bayrou le 4 septembre 2025 dans le journal de 20 heures sur France 2 (texte intégral et vidéo).
Interview du Premier Ministre François Bayrou le 3 septembre 2025 dans "Paris Match" (texte intégral).
Démission, destitution... Emmanuel Macron peut-il écourter son second mandat présidentiel ?
François Bayrou tend la main à toutes les forces politiques.
Interview du Premier Ministre François Bayrou le 3 septembre 2025 sur BFMTV (vidéo et texte intégral).
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https://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20250908-bayrou.html
https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/francois-bayrou-et-la-victoire-du-263096
http://rakotoarison.hautetfort.com/archive/2025/09/08/article-sr-20250908-bayrou.html
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