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13 mai 2026 3 13 /05 /mai /2026 04:13

« Nous savons certaines choses sur ce virus, c’est plutôt une bonne nouvelle. L’hantavirus est connu depuis les années 1990 ; il peut être transmis entre humains et rendre ceux qui le contractent très malades, voire conduire à leur décès. (…) Il y a aussi des choses que nous ne savons pas sur ce virus, notamment le lieu où la première personne qui en est décédée a été contaminée. Nous ne disposons pas non plus de la totalité du séquençage du virus, raison pour laquelle nous n’avons pas encore la certitude que ce virus n’a pas encore muté, même si les données dont nous disposons pour l’instant sont plutôt rassurantes. » (Stéphanie Rist, le 12 mai 2026 dans l'hémicycle).



 


Nous sommes entrés dans une nouvelle crise sanitaire. Crise mais pas forcément épidémie. Pour l'instant, quelques foyers d'infection du virus appelé hantavirus des Andes. Le gouvernement français, notamment, ne veut pas prendre trop de risque et a rendu plus stricte l'application des protocoles de sécurité. Le Premier Ministre Sébastien Lecornu a décidé le 11 mai 2026 de faire deux réunions de crise à Matignon par jour sur ce sujet, en présence de la Ministre de la Santé, des Familles, de l'Autonomie et des Personnes handicapées, Stéphanie Rist, du Ministre de l'Intérieur Laurent Nunez, du Ministre de l'Éducation nationale Édouard Jeffray et du Ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre Farandou.

La raison ? Parce que les cinq passagers français présents à bord du MV Hondius mis en quarantaines aux Canaries ont été rapatriés au Bourget le dimanche 10 mai 2026 puis placés sous surveillance et isolement à l'hôpital Bichat de Paris. Quatre de ces passagers sont pour l'instant asymptomatiques, mais une cinquième passagère française, âgée d'une vingtaine d'années, était asymptomatique mais a montré ensuite qu'elle était atteinte par le virus et son état de santé s'est très rapidement dégradé. Elle a été placée sous poumon artificiel ; son état est grave.

L'hantavirus des Andes en cause est un virus porté par des rongeurs exclusivement en Amérique du Sud, transmis de rongeur à rongeur. Mais il est possible qu'il puisse y avoir une contamination du rongeur à l'humain, et surtout, ce qui est très rare, d'humain à humain. Rappelons qu'il existe au moins une vingtaine d'espèces d'hantavirus dans le monde, classés en deux catégories, ceux d'Europe et Asie, d'une létalité d'environ 10%, provoquant parfois des fièvres hémorragiques et une insuffisance rénale aiguë, et ceux d'Amérique latine, d'une bien plus forte létalité, provoquant parfois une insuffisance respiratoire ainsi qu'une défaillance cardiaque.

Ce qui suit ne concerne donc que l'hantavirus des Andes qui est le seul en cause. Attention aux fake news qui circulent depuis quelques jours dans les réseaux sociaux et qui voudraient montrer que le virus ne peut pas se propager d'humain à humain simplement en présentant la fiche d'information ...d'un autre hantavirus que celui des Andes qui est le seul à pouvoir éventuellement se propager d'humain à humain.

Ce virus peut être attrapé par l'humain en respirant une atmosphère chargée de particules issues d'excréments ou d'urine ou de salive du rongeur porteur. Il y a une période d'incubation assez longue du virus chez l'humain, de l'ordre de trois à six semaines, ce qui est énorme. Par conséquent, tous les cas contacts testés négatif à ce jour pourraient ne plus l'être (négatif) avant la fin de cette période de six semaines. C'est le cas de la jeune femme placée en soins intensifs à Bichat.
 


Dans le pire des cas, le porteur du virus a des symptômes à partir d'un certain moment (après incubation), à savoir des vomissements, de la forte fièvre, et en quelques heures, cela se transforme en problèmes respiratoires très graves. Si des soins ne sont pas donnés très rapidement, la mort peut être au bout. Le virus, en effet, s'en prend aux parois des vaisseaux sanguins, en particulier aux vaisseaux capillaires dans les poumons, ceux qui échangent l'oxygène, si bien que du liquide se forme dans les poumons et n'assurent plus leur rôle d'oxygéner le sang. Un œdème pulmonaire pour être mortel.

On connaît l'hantavirus des Andes depuis une trentaine d'années, en 1995, et on a même analysé son génome. Régulièrement, il y a eu des transmissions par des rongeurs, soit un peu plus d'une centaine de cas par an en moyenne en Amérique latine, avec éventuellement une contamination d'humain à humain et plusieurs décès.

Un cas de contamination a eu lieu en 2018 lors d'une fête d'anniversaire en Pantagonie. La personne contaminée par le rongeur ne se sentait pas bien et n'est restée qu'une heure trente dans la salle, malheureusement le temps de contaminer environ cinq ou six personnes à sa table et à des tables voisines. Il me semble que lui-même ait survécu, en revanche, pas certaines personnes contaminées. En tout, il y a eu trente-quatre personnes contaminées dont onze qui en sont mortes. Cela donne une idée de la létalité très élevée de virus, de l'ordre de 30% à 45%.

Le niveau élevé de létalité n'est pas étonnant vu les dégâts que le virus fait dans les poumons (et aussi au cœur), mais dépend aussi de la rapidité de la prise en charge des soins et du niveau technique des équipements permettant d'aider à respirer. Tout le monde espère que la jeune femme aux soins intensifs à Bichat pourra s'en sortir. L'effet du virus toutefois peut durer longtemps, plus d'une dizaine de jours, et il faut pouvoir tenir.

La différence de ce foyer d'infection par rapport au début de la pandémie de covid, c'est que d'une part, l'hantavirus est connu depuis une trentaine d'années et on connaît assez bien son comportement, même s'il faut rester très prudent et humble sur cet hantavirus particulier qui a sévi dans le MV Hondius, et d'autre part, les personnes asymptomatiques, c'est-à-dire qui semblent en bonne santé, ne peuvent pas, a priori, contaminer des proches. C'est seulement lorsque l'infection est déclarée que la personne infectée est contagieuse.

Le virus du covid est moins grave par sa létalité mais se propage beaucoup plus facilement, tandis que l'hantavirus, à la létalité très élevée, se propage très difficilement (il faut un contact soutenu avec sueur, salive, etc.).
 


La crise actuelle semblerait provenir d'un couple de retraités néerlandais passionnés par les oiseaux (et scientifiques). Ils ont pris l'avion de Johannesburg pour l'Amérique latine il y a six mois et ont visité un certain nombre de pays d'Amérique du Sud dont l'Argentine, pour finir le petit tour le 1er avril 2026 à Ushuaïa, point de départ d'une croisière de plusieurs semaines jusqu'à Cap-Vert, en principe. L'homme est mort le 11 avril 2026, et le 24 avril 2026, le MV Hondius a fait escale à l'île Sainte-Hélène, le corps de la personne décédée a été évacuée par avion à Johannesburg, accompagné de sa femme qui, elle aussi, était atteinte du virus.

Le 25 avril 2026, la femme était à bord d'un avion allant de Johannesburg à Amsterdam, mais elle n'y est pas restée très longtemps car elle se sentait trop mal, si bien qu'elle a quitté l'avion et a été hospitalisée à l'hôpital de Johannesburg où elle est morte le 27 avril 2026. Ce n'est que le 2 mai 2026, lors du troisième décès dans le paquebot de croisière (qui avait 147 passagers) qu'on s'est aperçu qu'il s'agissait d'une contamination par un hantavirus. L'OMS (Organisation mondiale de la santé) a alors donné l'alerte sanitaire le 3 mai 2026, obligeant le navire de rester au large du Cap-Vert, sa destination, mis en quarantaine dans l'attente d'une solution à trouver pour tous les passagers.

Finalement, l'Espagne a accepté que le MV Hondius accostât à Tenerife, aux Canaries, le dimanche 10 mai 2026, et les passagers ont été évacués par vol aérien pour retourner dans leur pays respectif avec les précautions d'usage en cas de maladie contagieuse.

Du reste, certains ont considéré que le débarquement des passagers était irresponsable et qu'ils auraient dû rester en quarantaine dans le bateau pendant tout le temps d'incubation du virus (jusqu'à six semaines !), avec seulement l'exfiltration des personnes infectées par le virus pour qu'ils reçoivent les soins adaptés. Mais le directeur général de l'OMS, venu sur place aux Canaries, a justifié le débarquement en expliquant que la plupart des passagers étaient des personnes âgées et il aurait été très difficile psychologiquement de les retenir en quarantaine plus longtemps.

C'est donc depuis ce moment que la France intervient, comme d'autres pays, car parmi les passagers du MV Hondius, il y avait cinq Français, qui ont été rapatriés par la France et placés sous isolement à Bichat. De ces cinq Français, une seule, la jeune femme, a été testée positif (avec un test PCR), à ce jour.

Concrètement, au 12 mai 2026, il y a eu onze cas confirmés au total, tous parmi les personnes issues de la croisière, et trois décès (cela donne une première indication sur la létalité).

Mais la France est intervenue aussi pour une autre raison. Les passagers de l'avion assurant le vol de l'île Sainte-Hélène à Johannesburg ainsi que l'avion de Johannesburg à Amsterdam, les deux en présence de la femme décédée, sont considérés comme des cas contacts. Cela concerne en particulier vingt-deux Français, huit du premier vol et quatorze du second vol (avec moins de risque de contamination car la femme est restée très peu de temps). Ces vingt-deux Français ont peu être identifiés et pris en charge dans une structure hospitalière et des tests sont en cours pour savoir si l'un d'eux est infecté.

Vu la survenue soudaine des symptômes très graves de la jeune femme, le Premier Ministre a décidé de ne pas prendre de risque et d'imposer à tous les cas contacts un isolement à l'hôpital pendant au moins quinze jours (en fait, pour être vraiment sûr, il faudrait que cela dure six semaines). L'isolement complet des personnes susceptibles d'être infectées rompra la chaîne de contamination et empêchera l'épidémie. Le problème est donc mondial plus que français. L'Europe s'organise déjà pour harmoniser les protocoles de prise en charge et de partage d'information, mais l'enjeu va au-delà de l'Europe puisque dans le bateau de croisière, il y avait vingt-trois nationalités, dont les États-Unis (beaucoup moins rigoureux pour l'isolement des cas contacts).

Y a-t-il des traitements ou des vaccins contre l'hantavirus des Andes ? La réponse est non. Il existe des vaccins locaux, non homologués en Europe, pour l'hantavirus en Corée ou en Chine, mais ce n'est pas la même souche et il ne se transmet pas d'humain à humain. Autre question sur le non-vaccin. Pourquoi n'existe-t-il pas vaccin alors qu'on connaît le virus depuis plus de trente ans ? Parce que l'infection ne concerne qu'un très petit nombre de personnes, même si certaines en meurent. Il n'y a pas de marché pour une telle recherche et les tests cliniques seraient extrêmement longs et coûteux en raison (heureusement) de la faible contagiosité (au contraire du covid).

Le Premier Ministre Sébastien Lecornu a été à l'école de son prédécesseur Édouard Philippe, lors de la survenue du covid. Lui-même était chargé des Outre-mer, ce qui n'était pas facile pour accompagner la vaccination. En particulier, l'une des clefs de la communication en 2020, c'était la transparence et l'humilité, dire aux citoyens si le gouvernement ne savait pas certaines choses sur le virus.

Il a ainsi régulièrement communiqué sur son compte Twitter. Le 10 mai 2026, il a annoncé que « l'un [des compatriotes rapatriés] a présenté des symptômes dans l'avion de rapatriement ». Et il a mis en œuvre une protection maximale : « Dès ce soir, je prends un décret permettant de mettre en place des mesures d'isolement adaptées à l'égard des cas contacts et protectrices de la population générale. ».

 


Le lendemain, lundi 11 mai 2026, Sébastien Lecornu a confirmé la situation grave de la Française rapatriée : « Notre compatriote positive à l'hantavirus est toujours en réanimation dans un état stable. ». Et toujours des mesures protectrices : « Notre réponse sanitaire est claire : pour tous les cas contacts, sans exception, quarantaine renforcée en milieu hospitalier. ». Il a par ailleurs annoncé : « Deux réunions de coordination interministérielles auront lieu chaque jour à Matignon. ».
 


Le tweet du chef du gouvernement publié le matin du mardi 12 mai 2026 concerne principalement la coopération internationale : « Casser les éventuelles chaînes de transmission suppose de partager rapidement les informations, les décisions et les retours d'expérience. ».
 


Le mardi 12 mai 2026 était une journée très dense pour la Ministre de la Santé Stéphanie Rist puisqu'elle a dû répondre à pas moins de quatre questions au gouvernement lors de la séance à l'Assemblée de l'après-midi, avant de tenir une conférence de presse pour faire le point avec les journalistes sur la situation de l'hantavirus avec la contributions de plusieurs scientifiques réputés en épidémiologie (voir la vidéo plus bas).

Stéphanie Rist a notamment déclarée qu'elle avait agi dès l'alerte de l'OMS : « Dès l’alerte de l’Organisation mondiale de la santé le 3 mai dernier, avec le ministère, le centre de crise, la direction générale de la santé, Santé publique France, la mission risque épidémiologique, l’Institut Pasteur et des scientifiques, nous nous sommes organisés pour pouvoir apporter des données sûres de manière transparente à nos concitoyens. (…) Dès le 7 mai, nous avons publié des communiqués de presse et nous avons effectué des communications publiques à la télévision ou à la radio. Des réunions se tiennent deux fois par jour à Matignon sur ce sujet. ».

Sur le sort des cinq Français présents dans le MV Hondius : « Les cinq passagers français du bateau ont été rapatriés de manière sécurisée dans des avions sanitaires dédiés et avec des professionnels, puis ils ont été hospitalisés dans des chambres elles aussi très sécurisées à l’hôpital Bichat, avec des flux d’air qui empêchent la propagation d’un virus et des professionnels très formés à cette prise en charge. Permettez-moi de saluer l’ensemble des professionnels qui sur notre territoire, à Bichat comme ailleurs, prennent en charge ces passagers et l’ensemble des patients. ».
 


La doctrine utilisée pour agir est assez simple : « Premièrement, face à de telles épidémies, s’agissant d’un virus connu, tout se joue dans les premiers jours. Deuxièmement, puisque tout se joue dans les premiers jours, il faut tout de suite briser ce qu’on appelle la chaîne de transmission, donc les mécanismes de transmission entre les hommes. Troisièmement, les mesures que le premier ministre et moi-même prenons, ou que j’ai pu prendre moi-même, sont proportionnées aux données scientifiques dont nous disposons grâce à l’Organisation mondiale de la santé, qui coordonne l’ensemble des pays ; proportionnées aux risques encourus par les différentes personnes exposées, dans les bateaux ou dans les avions ; proportionnées enfin par rapport à celles que prennent nos voisins, notamment européens, avec lesquels j’ai échangé depuis le début des événements et pour lesquels une réunion encore plus formelle sera organisée demain après-midi. ».

Stéphanie Rist a précisé la situation des Français concernés par l'hantavirus : « Une fois le bateau arrivé aux îles Canaries, il était de notre devoir et de notre responsabilité de rapatrier nos cinq concitoyens en suivant un protocole ultrasécurisé. Une sorte de bulle a été formée autour d’eux pour éviter tout risque de contamination pendant leur transport à l’hôpital. L’une des personnes a malheureusement déclaré des symptômes dans l’avion. J’ai indiqué en toute transparence le lendemain matin que le résultat de son test était positif et que son état s’était aggravé pendant la nuit. Je lui adresse, ainsi qu’à sa famille, tout mon soutien. Le navire a fait plusieurs escales. Le 25 avril, l’une des passagères, hélas décédée ensuite, a effectué un voyage en avion. Huit Français voyageaient dans cet appareil : nous les avons identifiés et ils sont actuellement hospitalisés. Cette femme envisageait de prendre un deuxième avion, mais son état ne le lui a pas permis et elle est décédée sur le lieu de la correspondance dans les heures qui ont suivi. Des Français ont voyagé dans le deuxième avion : nous les avons également identifiés et ils vont être hospitalisés. Dans ce dossier, nous agissons en toute transparence, avec méthode et de manière proportionnée. ».

En outre, la Ministre de la Santé a annoncé qu'elle serait auditionnée ce mercredi 13 mai 2026 dans la matinée par la commission des affaires sociales de l'Assemblée.

 


Je termine mon article sur une chose encore pas très claire. L'un des médecins présents à la conférence de presse de la ministre a estimé que le virus en cause pourrait être un variant de l'hantavirus des Andes et que, dans ce cas, il faudrait faire attention car son mode de contamination pourrait changer.

Néanmoins, il semblerait qu'il n'y ait pas eu de mutations très significatives du virus. En effet, le génome du virus présent sur le corps de la deuxième personne décédée (la femme du patient zéro à Johannesburg) serait significativement le même que le génome du virus analysé en 1996. À cela, rien d'étonnant. Le très faible nombre de personnes infectées (environ 100 dans le monde chaque année) a rendu très lentes les éventuelles modifications génétiques lors de la réplication du virus, au contraire du covid qui a affecté près d'un tiers voire plus de l'humanité. A priori, en raison du faible nombre de personnes infectées (onze à ce jour), une analyse systématique du génome devrait être possible (même si cela dépend du pays concerné).

Nul doute qu'on reparlera encore de ce virus dans les prochains jours. Et pour l'heure, je pense avec émotion à la jeune femme qui lutte pour la vie au service de réanimation de Bichat et espère de tout cœur qu'elle s'en sortira.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (12 mai 2026)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Stéphanie Rist.
Hantavirus des Andes : létalité autour de 35%.
Alerte à l'hantavirus qui hante un navire de croisière !
En quoi l'hantavirus est-il différent du covid ?
Le MV Hondius.
Changement de paradigme chez les bovins ?
Europe sociale : les vacances en arrêt maladie récupérables !
L'Affaire Joël Le Scouarnec.
Grippe aviaire : désastre sanitaire mondial en perspective ?
Covid-19 : il y a 5 ans, "Nous sommes en guerre" !
Covid : attention au flirt !
Katalin Kariko et Drew Weissman Prix Nobel de Médecine 2023 : le vaccin à ARN messager récompensé !
Covid : la contre-offensive du variant Eris.
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Covid-19 : Didier Raoult et des essais cliniques sauvages ?
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https://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20260512-hantavirus.html

https://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/hantavirus-des-andes-letalite-269002

http://rakotoarison.hautetfort.com/archive/2026/05/12/article-sr-20260512-hantavirus.html



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