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27 mai 2026 3 27 /05 /mai /2026 04:51

« Entre l'homme et cette grande communauté, d'autres, plus limitées, sont insérées : familles, régions, cultures, patrie... Elles ne sont pas antagonistes, mais complémentaires. Être de chair et de sang, l'homme a besoin de ces communautés pour se réaliser. Il lui faut donner et recevoir pour s'accomplir. Libre, mais solidaire, il devient responsable. (…) Parce que nous croyons en la dignité de l'être humain, en sa faculté au progrès, en son droit à la liberté, parce que nous croyons en l'identité de nature entre tous les hommes, nous nous refusons d'ériger la violence en principe. À la révolution brutale, nous opposons la réforme permanente et l'effort continu vers une plus grande justice. » ("L'autre solution", André Diligent, 1977).


 


J'ai présenté le CDS (Centre des démocrates sociaux) fondé il y a précisément cinquante ans, au congrès de Rennes, les 21 au 23 mai 1976. J'ai expliqué que ce parti n'était pas une écurie présidentielle et avait surtout une doctrine politique et une tradition philosophique très ancrées dans l'histoire politique de la France.

Comme il n'avait pas vocation à être majoritaire, le CDS était réduit à n'être qu'un parti supplétif, allié à d'autres partis plus importants pour participer au pouvoir. Dans une telle coalition, il donnait, selon le mot d'un de ses dirigeants historiques André Diligent, un « supplément d'âme » et dans la réalité, loin d'être hors du terrain parce qu'idéalistes, les ministres CDS sous le septennat de Valéry Giscard d'Estaing comme sous les deux cohabitations sous François Mitterrand, ont toujours eu des ministères techniques très importants.

Pendant la durée de son existence, soit une vingtaine d'années (dix-neuf ans à proprement parler, vingt-deux ans si on inclut Force démocrate qui n'était que la continuité du CDS), le CDS a eu trois présidents : Jean Lecanuet (1976-1982), Pierre Méhaignerie (1982-1994) et François Bayrou (1994-1998). Effet du hasard ? Tous les trois ont été, dans leur carrière politique respective, Ministre d'État, Ministre de la Justice, le premier sous Valéry Giscard d'Estaing, le deuxième sous Édouard Balladur, Premier Ministre de cohabitation, et le troisième très brièvement sous Emmanuel Macron.

Le CDS était un parti inspiré par des convictions très fortes, qu'on pourrait appeler le personnalisme communautaire, même si l'adjectif "communautaire" peut aujourd'hui prêter à confusion, car évidemment, il ne s'agit pas de soutenir les communautarismes qui seraient en fait du séparatisme. Le fond de doctrine du CDS, d'inspiration chrétienne, c'était que l'homme (l'humain) est tout, donc que la personne humaine est au centre de tout projet politique (ce qui signifie la liberté, l'égalité, la fraternité, la dignité, la solidarité, etc.), et en plus de la personne humaine, celle-ci ne peut pas s'épanouir seule mais en communauté avec d'autres personnes humaines, en communion pourrait-on oser dire en restant dans l'inspiration chrétienne, et ces communautés, ce sont la patrie, la région, la famille, l'association, etc., tout ce qui élève l'âme humaine.

En 1988, la création d'un groupe parlementaire spécifiquement de députés centristes par Pierre Méhaignerie et Jacques Barrot avait pour objectif de réaffirmer l'identité propre des démocrates sociaux au sein de l'opposition UDF-RPR dominée par les néogaullistes. Le nom même du groupe, qui pouvait paraître anodin, l'UDC, Union du centre, pouvait aussi s'envisager comme l'Union des démocrates chrétiens à l'image du paysage politique d'autres pays européens, en particulier de l'Allemagne (avec la CDU).

Quoique catholique pratiquant, François Bayrou, rapidement, a veillé à ce que toute référence religieuse fût évitée pour définir ce parti très chrétien dans son appellation, et il a été l'un des promoteurs avant l'heure de la laïcité à une époque où elle se vivait encore comme une adversaire de l'Église catholique (aujourd'hui, elle est devenue l'adversaire de l'islamisme politique). Du reste, la laïcité est l'une des conditions du christianisme, il faut rappeler que dans l'Évangile de saint Matthieu, Jésus déclare aux pharisiens : « Redde Caesari quae sunt Caesaris, et quae sunt Dei Deo », ce qui donne en français par : « Rends à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu ». La séparation de l'État et des églises, du politique et du religieux, du temporel et du spirituel, était une nécessité qu'il a fallu réaffirmer surtout auprès de l'Église catholique qui a longtemps confondu les deux jusqu'à la seconde moitié du XIXe siècle.

Jusqu'au congrès de Vincennes, le CDS ne comptait pas, dans ses rangs, de présidentiable, et même pire, de personnalité susceptible de vouloir se présenter sérieusement à l'élection présidentielle pour la gagner. Or, sous la Cinquième République, c'est un problème, car toute la vie politique et même le paysage politique sont modelés par chaque élection présidentielle. D'ailleurs, l'histoire des centristes montre bien que l'élection présidentielle transforme souvent leurs structures partisanes quand l'un qui n'est pas des leurs devient candidat voire élu à l'Élysée, une partie le soutient, une autre partie ne le soutient pas (1969, 1974, 1981, 1995). La seule exception était en 1988 où Raymond Barre, bien que non-membre du CDS, était soutenu totalement par ce parti. Simone Veil aussi a toujours été en dehors du CDS mais le CDS lui a toujours été fidèle, en particulier lorsque les conditions ont été difficiles (aux élections européennes de 1989).

Pour autant, il y avait beaucoup de personnalités politiques de grande valeur, parmi lesquelles il faut citer (la plupart ont été des maires ou des chefs d'exécutifs locaux) : Jean Lecanuet (Rouen), Pierre Méhaignerie (Ille-et-Vilaine), André Diligent (Roubaix), Jacques Barrot (Haute-Loire), Bernard Stasi (Épernay), Dominique Baudis (Toulouse), Bernard Bosson (Annecy), François Bayrou (Pyrénées-Atlantiques), René Monory (Président du Sénat), Alain Poher (Président du Sénat), Pierre Pflimlin (Strasbourg), Daniel Hoeffel (Bas-Rhin), Adrien Zeller (Alsace), Marcel Rudloff (Strasbourg), Jean-Marie Rausch (Metz), Didier Borotra (Biarritz), Charles Béraudier (Rhône-Alpes), Christine Boutin (Rambouillet), Edmond Alphandéry (Maine-et-Loire), Philippe Douste-Blazy (Lourdes puis Toulouse), Jean Arthuis (Mayenne), Claude Goasguen (Paris), Jean-Luc Moudenc (Toulouse), Georges Chavanes (Angoulême), Bruno Durieux (Lille), Jean-Louis Borloo (Valenciennes), Jean-Marie Vanlerenberghe (Arras), André Santini (Issy-les-Moulineaux), Jean-Christophe Lagarde (Drancy), Jean-Pierre Abelin (Châtellerault), François Sauvadet (Côte d'or), Michel Mercier (Rhône), etc.

Un changement de paradigme s'est effectué à ce congrès de Vincennes les 10 et 11 décembre 1994 : au-delà du choix de leur futur président (choix entre François Bayrou et Bernard Bosson), les adhérents devaient aussi choisir leur modèle stratégique : voulaient-ils préserver le CDS comme un parti centriste canal historique et rester toujours minoritaires, la cinquième roue d'un carrosse qui serait toujours guidé par d'autres forces politiques (en l'occurrence, les gaullistes ou les socialistes), ou devaient-il transformer le CDS en parti de masse, dit attrape-tout, permettant à beaucoup plus de monde de s'y retrouver et pouvoir atteindre le sommet de l'État ? Avec l'élection de François Bayrou, le CDS a choisi la seconde option, celle de la transformation en un grand parti.


Le CDS lui-même était le résultat d'une réunification des centristes du MRP puis du Centre démocrate. Le rassemblement allait donc se poursuivre avec deux perspectives : transformer le parti en grand mouvement populaire (« un Parti populaire à la française », avait insisté François Bayrou), et préparer l'échéance reine des institutions, l'élection présidentielle, en préparant sérieusement un candidat (en l'occurrence François Bayrou, évidemment), et cela sans renier ni oublier les valeurs qui fondaient l'unité de ce parti.

Non seulement François Bayrou a transformé le CDS pour qu'il devienne un grand parti de masse (l'objectif ne sera pas vraiment atteint même si le MoDem compte actuellement beaucoup dans la vie parlementaire), mais il l'a surtout doté d'un présidentiable, lui-même ! Jusqu'alors, il n'y a eu que des présidentiables historiques anciens, Jean Lecanuet, Alain Poher, mais aucun qui soit un candidat moderne pour une campagne présidentielle dynamique à partir des années 2000. Pierre Méhaignerie n'y prétendait pas, au mieux, il se voyait plutôt Premier Ministre. Bernard Bosson n'y pensait pas non plus. Seul Dominique Baudis aurait pu être le candidat idéal s'il avait eu plus d'envie. Faute de candidats, François Bayrou allait s'autoproclamer, au risque de perdre un certain nombre d'amis (à partir de 2002).
 


Alors, reprenons la chronologie. 11 décembre 1994 à Vincennes, François Bayrou est élu président du CDS à la suite d'un combat difficile, voire fratricide, avec Bernard Bosson. 25 novembre 1995 à Lyon, soit moins d'un an plus tard, le CDS a fusionné avec le micro-parti social-démocrate (PSD) d'André Santini (issu du PS refusant l'alliance avec le PCF). Cette fusion était petite et François Bayrou aurait souhaité avoir un rassemblement plus large (avec les radicaux, par exemple). Nouveau nom, issu d'une savante étude de cabinet de communication, Force démocrate. Il n'allait servir que trois ans. Car le 29 novembre 1998, l'UDF a fusionné toutes ses composantes en un seul parti, la Nouvelle UDF, présidée par François Bayrou. Entre-temps, le 12 octobre 1996, Force démocrate a été rejoint par Génération en mouvement, le parti de Patrice Hernu issu d'une scission de Génération Écologie.

Entre 1994 et 1998, il y a eu un rééquilibrage au sein de l'UDF entre le PR (parti républicain) et le CDS (puis FD), au profit de ce dernier. Après la défaite des élections législatives de 1997, FD avait plus de député que le PR qui, sous la houlette d'Alain Madelin, s'est transformé en Démocratie libérale (DL) le 24 juin 1997. Les élections régionales de mars 1998 ont définitivement acté la scission entre Démocratie libérale et le reste de l'UDF : en effet, des présidents de région UDF ont été réélus avec les voix de conseillers régionaux FN, ce qui allait contre les valeurs de l'UDF. Jacques Blanc (DL), Charles Millon (DL), Charles Baur (FD) ont alors été exclus de l'UDF le 8 avril 1998. Démocratie libérale a quitté l'UDF le 16 mai 1998.

Le 16 septembre 1998, succédant à François Léotard, François Bayrou a été élu, directement par les adhérents, président de l'UDF avec 88,9% et au conseil national de l'UDF le 29 novembre 1998, toutes les composantes, sauf le parti radical et le PPDF, ont fusionné dans la Nouvelle UDF, à savoir : Force démocrate, le Pôle républicain indépendant libéral (PRIL) qui étaient les anciens membres de Démocratie libérale préférant rester au sein de l'UDF (comme Gilles de Robien, Gérard Longuet, etc.) et enfin les "adhérents directs de l'UDF".


Le mouvement d'unification des centristes s'est inversé au début des années 2000 avec deux événements : la candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle de 2002, créditée dans les sondages autour de 4% d'intentions de vote (6,8% à l'élection, près de 2 millions de voix), beaucoup de centristes ont alors appelé à voter Jacques Chirac dès le premier tour (et ont quitté l'UDF) ; la création de l'UMP, fusion du RPR et d'une partie de l'UDF, le 25 avril 2002, juste après le choc psychologique du premier tour de l'élection présidentielle qui a vu Jean-Marie Le Pen se qualifier pour le second tour.

La création de l'UMP a été une véritable hémorragie pour l'UDF : de nombreux grands élus ont rejoint l'UMP par peur de perdre leur investiture UDF-RPR aux élections législatives de juin 2002. Les radicaux et le PPDF (anciennement Clubs Perspectives et Réalités) ont également rejoint l'UMP. L'UDF s'est retrouvée avec les rares centristes qui voulaient préserver l'offre électorale des centristes. Au regard de l'histoire, ces derniers auront eu raison.


Plus téméraire que courageux, François Bayrou a même osé se rendre le 23 février 2002 à Toulouse lors d'un meeting présidentiel préfigurant la future UMP pour expliquer en face de 7 000 personnes hostiles pourquoi il ne rejoindrait pas la future UMP : « Je suis venu parce qu'il y a une idée que je n'approuve pas et qui chemine depuis des mois, et qui est celle-ci : c'est que l'opposition toute entière devrait se ranger pour les élections présidentielles sous la bannière de Jacques Chirac, et pour la suite, qu'on devrait dissoudre le RPR et l'UDF pour former un parti unique de l'opposition. Je considère que cette idée, et je voulais vous le dire face à face, à ce moment précis, je considère que cette idée est une faute pour l'opposition et une faute pour la France. Et on peut naturellement avoir des débats autour de cette idée, mais ce qui est nécessaire dans ce genre de débats, c'est qu'on les ait, non pas seulement au sommet, dans les couloirs des Assemblées, des partis... Mais avec la base des militants, des sympathisants et des citoyens qui nous soutiennent. Je voudrais, je voudrais vous dire ceci : on entend dire ici ou là que désormais nous penserions tous la même chose : si nous pensons tous la même chose, c'est que nous ne pensons plus rien, alors il y a des lieux... il y a des lieux, je vous promets que lorsque vous viendrez dans un meeting de ma formation, on vous écoutera sans siffler, je vous le promets... (…) Je voudrais vous dire pourquoi cette idée ne me parait pas juste : c'est parce que si l'on cuit comme cela, vieille expression politique, si l'on cuit l'omelette à l'eau tiède, l'omelette se rétrécit aux deux bouts... Il y a un peuple, une partie importante, substantielle du peuple français qui est un peuple de droite, qui est un peuple qui a besoin qu'on lui parle de la Nation, qui est forte et qu'il aime, si on ne le fait pas avec les mots qui conviennent, et bien on assiste à ce qui est sous nos yeux aujourd'hui et qui fait que Jean-Pierre Chevènement reçoit des voix et des soutiens qu'il n'aurait jamais reçus si dans nos rangs nous avions assumé l'impératif de parler de la France et de la Nation lorsqu'il faut le faire. Et d'un autre côté, mes chers amis, je parle du centre comme un homme qui a toujours milité. Je lisais les journaux hier et je voyais Lionel Jospin, installer paraît-il, ouvrer les guillemets, "sa candidature au centre" pour l'homme qui est le moins social-démocrate, le plus sectaire, le plus fermé de tous les dirigeants de gauche européens. Si nous voulons tenir le terrain, tenir le terrain de la droite nationale, tenir le terrain du centre européen, eh bien, nous avons besoin d'une droite qui soit fière d'être une droite, qui porte les valeurs qui sont celles de la droite nationale et un centre qui soit fier d'être un centre et que chacun des deux fasse son travail, occupe le terrain pour que nous puissions par la suite additionner les voix qui sont nécessaires pour trouver la victoire... Ça, c'est pour l'opposition. Chacun a son histoire et chacun doit en être fier, je ne suis pas pour le méli-mélo et pour l'eau tiède, je suis pour le partenariat... ».

Le plus important dans ce discours de Toulouse où il fut copieusement sifflé par les militants RPR, à tel point que le futur président de l'UMP Alain Juppé avait dû faire un appel au calme, c'était cette phrase : « Si nous pensons tous la même chose, c'est que nous ne pensons plus rien ! ». Ce sont sur ces mots que le centre a éclaté avec l'UMP. Par la suite, ceux des centristes qui avaient fait le choix de rejoindre l'UMP, comme Pierre Méhaignerie et Philippe Douste-Blazy, ont regretté amèrement d'avoir dissous une partie de l'UDF dans le RPR et ont apporté leur soutien à François Bayrou lors de sa candidature de 2012, à l'issue du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

En particulier, l'ancien Ministre des Affaires étrangères a publié une tribune le 8 janvier 2012 dans "Le Monde" : « Voilà dix ans, je contribuais avec d'autres à la création de l'Union en mouvement au congrès de Toulouse, devenue l'UMP. Voilà cinq ans que je regarde ce mouvement grandir en prenant des orientations qui ne me conviennent pas. Voilà deux ans que je m'interroge sur ma place à l'UMP face au tournant droitier désormais assumé par l'état-major du mouvement. L'UMP est-il encore un grand parti de centre droit, humaniste et libéral ? C'est parce que telle n'est plus ma conviction qu'il est temps pour moi de rompre le silence, de rappeler les valeurs qui sont les miennes et d'appeler à une union nationale autour de François Bayrou, candidat à l'élection présidentielle. (…) L'UMP d'aujourd'hui s'est abîmée dans sa course permanente à l'urgence, à la surenchère, dans la poursuite du fait divers. Elle a laissé dans sa poche sa boussole principale : la personne humaine. C'est tout l'inverse de l'action que je mène depuis 2007 en tant que secrétaire général adjoint de l'ONU en charge des financements innovants pour les pays en développement et président d'Unitaid, l'agence dédiée à la collecte des contributions de solidarité sur les billets d'avion pour lutter contre les risques sanitaires dans les pays en développement, tout particulièrement en Afrique. ».

Dans les années 2010 et 2020, on a donc retrouvé des démocrates sociaux un peu partout : au MoDem, à l'UMP/LR, à l'UDI, au parti radical, à Horizons, à Renaissance... et même, pour certains, dans des courants souverainistes, voire dans des franges complotistes proches de l'extrême droite. Comme il n'existe, en 2026, aucun présidentiable d'origine du CDS (démocrate social), à part François Bayrou qui semble y avoir renoncé, ce n'est pas en 2027 qu'on les verra se rassembler dans une nouvelle maison commune.



Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (21 mai 2026)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Où sont passés les démocrates sociaux ?
Le CDS, le Centre des démocrates sociaux.
François Bayrou.
Jean-Louis Borloo.
Olivier Falorni.
André Santini.
Daniel Hoeffel.
Olivier Stirn.
Claude Malhuret.
Didier Borotra.
François Bayrou.
Jean-François Kahn.
Laurence Vichnievsky.
Monique Pelletier.
Olivier Falorni.
Henri Grouès.
Anne-Marie Comparini.
Marielle de Sarnez.



 





https://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20260523-cds.html

https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/ou-sont-passes-les-democrates-268627

http://rakotoarison.hautetfort.com/archive/2026/05/24/article-sr-20260523-cds.html

 







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