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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 13:37

Né le 2 février 1937 à Panama, Eric Artyro Delvalle Cohen-Henriquez fut le chef du Parti républicain panaméen et Vice-Président de l'Assemblée Natoanle  en 1984. Puis il fut Vice-Président de la République du Panama du 11 octobre1984 au 28 septembre 1985. Après la démission de Nicolas Ardito Barletta et encouragé par le général Manuel Noriega, Eric Arturo Delvalle fut Président de la République du Panama du 28 septembre 1985 au 26 février 1988, bien que le pouvoir fût concrètement pour Noriega qui l'a destitué en 1988.

SR



 

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 19:04

Né le 3 juillet 1951 à Port-au-Prince, Jean-Claude Duvalier est devenu le 21 avril 1971, à 19 ans, Président de la République de Haïti pour succéder à son père François Duvalier. Ils furent dictateurs de père en fils, donc : Papa Doc et Baby Doc. Il poursuivit le régime de terreur avec les Tontons macoutes, avec la torture et l'assassinat de milliers de Haïtiens, du trafic de drogue etc. Le 7 février 1986, il a dû évacuer le palais présidentiel face aux émeutes, et a atterri à Grenoble. Il resta en exil à Mougins (06) jusqu'au 16 janvier 2011 où il rentra à Haïti. Il fut arrêté le 18 janvier 2011 puis relâché avec interdiction de quitter le pays. Il a comparu devant la cour d'appel de Port-au-Prince le 28 février 2013 et en février 2014, une instruction était ouverte pour le mettre en examen pour crimes contre l'humanité. Il a succombé le 4 octobre 2014 d'une crise cardiaque.

SR

 

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 11:47

Né le 16 août 1930 à Port-au-Prince, Leslie Manigat a soutenu un doctorat de philosophie à la Sorbonne avant de devenir directeur des affaires politiques au Ministère haïtien des Affaires étrangères, proche du dictateur François Duvalier pour qui il créa en 1958 l'École des hautes études internationales. Emprisonné par François Duvalier en 1963 pour son soutien aux grèves de l'époque, il s'exila en France, aux États-Unis puis au Venezuela où il a poursuivi une carrière universitaire (en particulier à Science Po Paris). Après le départ de Jean-Claude Duvalier (Baby Doc), il fut candidat à l'élection présidentielle du 29 novembre 1987 (annulée) puis celle du 17 janvier 1988 où il fut élu dès le premier tour avec 50,3% (ce fut la première élection depuis celle de François Duvalier le 22 septembre 1957). Il fut Président de la République de Haïti du 7 février 1988 au 20 juin 1988 avec le soutien de l'armée. Il destitua le général Henri Namphy (qui lui avait laissé le pouvoir) mais ce dernier fut soutenu par l'armée qui fit un coup d'État le 20 juin 1988. Henri Namphy reprit le pouvoir et Leslie Manigat reprit le chemin de l'exil jusqu'en décembre 1990. Leslie Manigat fut de nouveau candidat à l'élection présidentielle du 7 février 2006 où il a atteint la deuxième place avec 12,4%. Sa (seconde) épouse Mirlande Manigat, ancienne sénatrice et experte en droit constitutionnel (docteur de science politique à la Sorbonne), fut candidate à la dernière élection présidentielle le 28 novembre 2010 où elle recueillit 31,4% la plaçant en tête du premier tour mais fut battue avec seulement 31,7% au second tour le 20 mars 2011 par l'actuel Président haïtien Michel Martelly qui était arrivé initialement en troisième position au premier tour.
 
SR



Les publications de Leslie Manigat furent les suivantes :
*L'Amérique latine au XXe siècle: 1889-1929. [Paris], Editions Richelieu, 1973.
Note: Il fut re-publié en 1991 par les Editions du Seuil (ISBN 2020123738)
*The Caribbean and world politics : cross currents and cleavages. / édité par Jorge Heine et Leslie Manigat. New York: Holmes & Meier, 1988.
Le cas de Toussaint revisité : modernité et actualité de l'Ouverture. Port-au-Prince : [s.n.], 2001.
*Comment et pourquoi Haiti, pionnière du cycle historique de l'abolition de l'esclavage des noirs, et première à  inaugurer l'ère de la décolonisation des peuples de couleur, a-t-elle pu chuter, après deux siècles de vie nationale, à ce niveau critique de sous-développement qui la fait situer aujourd'hui parmi les pays les moins avancés du globe (PMAS)? Port-au-Prince : RDNP, 1999.
*Au coeur complexe de la société traditionnelle : problématique et destins d'Haïti-Thomas. Port-au-Prince : Centre "Humanisme démocratique en action" CHUDAC, 1998.
*La crise haïtienne contemporaine :  une lecture d'historien-politologue, ou, Haiti des années 1990 : une grille d'intelligibilité pour la crise présente. Port-au-Prince : Editions des Antilles, 1995. 
*Une date littéraire, un événement pédagogique: compte rendu-critique de l'ouvrage de Pradel Pompilus et du Frère Raphaël "Manuel illustré d'histoire de la littérature haïtienne."  Port-au-Prince:  Imprimerie La Phalange, 1962.
*De un Duvalier a otro : itinerario de un fascismo de subdesarrollo. Caracas (Venezuela) : Monte Avila Editores, 1972.
*Les deux cents ans d'histoire du peuple haitien, 1804-2004 : réflexions à l'heure du bilan d'une évolution bi-centenaire. Port-au-Prince : Editions Lorquet, 2002
*La diaspora haïtienne et la modernisation économique d'Haiti: occasions d'investissement et perspectives économiques en vue d'un plus grand rôle de la diaspora haïtienne dans le processus de modernisation économique d'Haiti. Port-au-Prince: RDNP, 1999.
*Le drapeau de l'Arcahaie et la deuxième phase des guerres d'indépendance. [Port-au-Prince] : Média-Texte, [200-].
*Ethnicité, nationalisme et  politique : le cas d'Haïti. (s.l.): Editions Connaissance d'Haiti, 1975.
*Éventail d'histoire vivante d'Haiti : des préludes à la Révolution de Saint Domingue jusqu'à nos jours : (1789-1999). Port-au-Prince : CHUDAC, 2001-
*Un fait historique: l'avénement à la présidence d'Haiti du général Salomon; essai d'application d'un point de théorie d'histoire. Port-au-Prince:  Imprimerie de l'Etat, 1957.
*Haiti of the sixties, object of international concern: a tentative global analysis of the potentially explosive situation of a crisis country in the Caribbean. Baltimore: School of Advanced International Studies, Johns Hopkins University Press, 1964.
*Introduction à l'étude de l'histoire de la diplomatie et des relations internationales d'Haiti : collection pédagogique, "le livre du maitre, guide de l'étudiant". Port-au-Prince : Média-Texte, 2003.
*Maîtriser la conjoncture. (s.l.): Connaissance d'Haiti, 1975.
*Quelle démocratie pour Haïti?: éléments de réflexion pour une réponse. Port-au-Prince: Centre Humanisme démocratique en action, [1996].
*Les relations haitiano-dominicaines : ce que tout haïtien devrait savoir. [Port-au-Prince]: Publications du CHUDAC, 1997.
*La révolution de 1843 : essai d'analyse historique d'une conjoncture de crise. Port-au-Prince : Centre "Humanisme démocratique en action," 1997.
*Une seule voix pour deux voies : "un seul lit pour deux rêves". [Port-au-Prince] : Centre Humanisme démocratique en action : Editions des Antilles, [1994].
*La substitution de la prépondérance américaine à la prépondérance française en Haïti au début du xxe siècle : la conjoncture de 1910-1911 [S.l. : s.n., 19--]
*Toussaint Louverture : "les 12 facettes de son génie". Port-au-Prince : Ministère de l'information de l'éducation populaire et du tourisme : Ministère de l'éducation nationale de la recherche scientifique et des sports, 2001.
*Visiones del Caribe : tres articulos / Leslie Manigat et autres. Traduction de Sylvia Lopez Pacheco. Porto Rico: [1990]
Note: Ces articles font partie de la thèse de la traductrice présentée à l'Université de Port-Rico.

 

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 08:32

Né le 4 janvier 1927, Paul Guy Desmarais (Sr) fut un homme d'affaires canadien francophone et l'un de plus riches milliardaires du Canada. Il fut le patron de Power Corporation du Canada (médias, papiers, finances) de  1968 à 1997. Il a eu une très grande influence sur la classe politique canadienne car il fut l'employeur de trois Premiers Ministres : Pierre-Elliott Trudeau, Jean Chrétien et Brian Mulroney. Son influence était également française puisque son fils (Paul Desmarais Jr) siège au conseil d'administration de Total, Suez et Lafarge. Sa famille est proche des Dassault, Rothschild et Peugeot. Le 6 mai 2007, Paul Desmarais Sr participait à la réception au Fouquet's pour l'élection de Nicolas Sarkozy qu'il a conseillé dès 1995.

SR

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 00:45

yartiGuerre19730911

Le 11 septembre 1973, le Chili a connu un terrible coup d'Etat militaire qui instaura une dictature militaire cruelle. Le Président socialiste Salvadore Allende se suicida le jour-même et Augusto Pinochet s'empara du pouvoir. D'abord chef de la junte militaire, il s'autoproclama Président de la République et quitta le pouvoir partiellement le 11 mars 1990 (il resta le chef des armées chiliennes jusqu'en 1998). Pinochet mourut le 10 décembre 2006 à 91 ans sans avoir été inquiété par la justice sur sa responsabilité pour les dizaines de milliers d'assassinats politiques et de disparitions dont il fut responsable, refusant d'exprimer un regret ou une demande de pardon quelques jours avant sa mort.

Le 11 septembre, jour noir pour les démocrates dans le monde...


Sylvain Rakotoarison (11 septembre 2013)

 


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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 05:54

Né le 3 octobre 1925 près de Buenos Aires, Jorge Rafael Videla a commencé une carrière militaire qui l'a amené général en 1971 puis nommé à la tête de l'armée argentine, en 1975, en tant que commandant en chef des armées. Le 24 mars 1976, il dirigea un coup d'Etat qui renversa la Présidente qui l'avait nommé, Isabel Peron. Videla dirigea la junte militaire qui fut une calamité en Argentine du 24 mars 1976 au 10 décembre 1983. Il laissa la présidence de cette junte le 29 mars 1981 au général Roberto Viola (1924-1994). Après la dictature, il fut jugé pour tous les assassinats commis au cours de sa dictature et fut condamné à la prison à perpétuité en 1985 puis amnistié en 1989 mais l'amnistie fut annulée en 2007 puis en juin 2009 en appel.

SR

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 06:12

Il est des sujets sensibles qu’on ne peut aborder que si l’on a la carte du parti bien estampillée par le chef. L’appropriation de la mort de Chavez par tout un courant politique ultraminoritaire en France est assez étonnant et montre que le monde a besoin d’idoles et qu’il a les idoles qu’il peut. Ou une autre définition du fanatisme...


yartiChavez201301Les réactions de certaines personnes en France à la mort d’Hugo Chavez, le Président vénézuélien qui s’est éteint le 5 mars 2013, sont assez étranges. On a presque l’impression de se retrouver trente ou quarante années en arrière, à l’époque de Georges Marchais ; si on critiquait Staline, on était alors forcément des vilains suppôts de Pinochet ou d’autres dictateurs "de droite".

Là, c’est Jean-Luc Mélenchon, tout seul avec son petit pécule d’électorat gagné avec mérite à la grande loterie de 2012, qui refait vivre cet anachronique clivage : soit on serait chavezolâtre, soit on cracherait sur un mort. Entre les deux, pour cette pensée manichéenne, c’est impossible ! Une sorte de sarkozysme rouge : si on n’est pas avec, on est alors tout contre (cela me fait penser à une publicité sur les antibiotiques).

C’est presque de l’infantilisme, mais quand on entend le même leader charismatique, qui a été rémunéré pendant toute sa vie, de 1986 à 2009, grâce aux nombreux mandats locaux que son ancien parti lui avait octroyés dans l’Essonne, s’en prendre aux « commentateurs haineux », l’évidence me porte à penser que "c’est celui qui le dit qui l’est".

yartiChavez201306

Car franchement, où se trouve l’humanisme si joliment déployé en banderoles électorales (au lieu de le clamer, ne vaut-il pas mieux le vivre ?) avec tant de haine et tant d’insultes contre ceux qui ne pensent pas comme lui ? Où se trouve le grand démocrate quand on n’est même pas capable de respecter ceux qui pensent différemment ? J’ose à peine l’imaginer à la tête de l’État, lui, qui a montré sa grande sympathie envers les journalistes, lui qui tolère autant les opinions divergentes, lui qui respecte tant la parole de ses opposants, lui qui a un don si irremplaçable pour la concorde nationale. Va-t-il donc vider de son sens ce beau mot d'humanisme comme ils ont vidé de son sens l'expression "république démocratique" ?

Je ne veux même pas parler du fond, à savoir de l’état réel de l’économie du Venezuela, ni du hasard heureux que le pays soit riche en ressources pétrolières (une injustice heureuse mais pas moins grande que la naissance d’un enfant dans une famille riche), ni du fait non plus que tout grand saint nationaliste fût-il, le grand commandant avait préféré quand même ne pas se faire soigner dans son propre pays…

D’ailleurs, faudrait-il aussi relever l’accusation à peine voilée des autorités vénézuéliennes qui ont désigné les États-Unis comme les possibles responsables du cancer de leur bienfaiteur ? Hélas, cette maladie survient à tout moment sur toutes personnes et il est même à craindre que le mode de vie actuel qui fait que les lasagnes sont désormais chevalines et les saumons goinfrés aux farines animales n’améliorerait pas la santé des consommateurs de la planète. Et puis, on a déjà accusé les États-Unis d’avoir commis des assassinats. Là, mettre en œuvre cette folle machination pour durer près de deux ans, ce n’aurait pas été vraiment efficace.

Ce type de pratique serait d’ailleurs plus courante du côté du principal allié de Chavez, à savoir la Russie de Poutine, notamment avec des empoissonnements au polonium 210 qui auraient fait au moins une victime, un ancien espion russe (Alexandre Livitchenko, ex-lieutenant-colonel de l’ex-KGB, mort le 23 novembre 2006 à Londres après avoir prétendu posséder des preuves sur la responsabilité de Vladimir Poutine dans l’assassinat de la journaliste Anna Politkovskaïa, le 7 octobre 2006 à Moscou ; elle enquêtait sur la guerre en Tchétchénie), et peut-être un ancien Premier Ministre russe, Egor Gaïdar (le 24 novembre 2006 à Dublin, il perdit conscience et fut hospitalisé d’urgence ; une semaine après, on annonça qu’il était victime d’une grave maladie inexpliquée, et il mourut le 16 décembre 2009).

Bref, tous les arguments sont bons pour, d’une part, glorifier, maintenant béatifier Chavez (en pleine vacance papale, il faut le faire), et d’autre part, en rajouter sur l’antiaméricanisme primaire. Si les États-Unis contrôlaient tout ce qu’il se passait au monde, cela se saurait ; on a plutôt affaire à un monde complètement désorganisé, et à des dirigeants politiques qui sont incapables d’avoir une vision à moyen terme du devenir de l’humanité.

Je ne sais pas si les Vénézuéliens ont le culte de la personnalité avec Chavez, mais ce que je peux dire, c’est qu’il y en a en France qui le prennent pour un véritable gourou et qui présentent des comportements qu’on pourrait assimiler à des attitudes sectaires.

yartiChavez201302

L’une des illustrations, ce sont les réactions à mon article précédent sur Agoravox.

J’évacue les insultes plus ou moins personnelles, les attaques ad hominem, les tirades qui présupposent des tissus de projections complètement fantaisistes, les vulgarités, les lectures trop rapides (Chavez a bien été élu quatre fois à l’élection présidentielle : les 6 décembre 1998, 30 juillet 2000, 3 décembre 2006 et 7 octobre 2012) et aussi, les commentaires de ceux qui se permettent de critiquer sans l’avoir lu (ils devraient breveter leur méthode, cela ferait avancer l’économie de la science infuse).

Je mets au défi de trouver dans mon texte un seul mot de haine contre Hugo Chavez. Au contraire, j’y parle même de l’émotion ressentie par beaucoup à l’annonce de sa disparition.

J’avais certes imaginé la possibilité de ce comportement de pensée purement unique ("Chavez est grand, Chavez est divin, Chavez doit être adulé par tous, amen") dans un pays (le mien) qui jouit d’une totale liberté d’expression, de presse (c’est une joie), et d’une démocratie qui, si elle doit toujours être améliorée, est l’une des rares où un scrutin n’est jamais contesté depuis plus d’une centaine d’années (et qui a connu huit alternances politiques majeures dans les trente-deux dernières années).

Ces procès staliniens ne traduisent heureusement pas la réalité factuelle de mon article qui, au contraire, se refusait de faire un bilan, positif ou négatif, du chavisme en expliquant justement qu’il faudrait du temps et du recul pour avoir une vision objective. J’écrivais même que « comme la réalité n’est jamais toute blanche ni toute noire, chacun y trouvera sans doute son compte ». Mais le simple fait de ne pas m’être prosterné a fait de moi un vilain chavezophobe. Désolé de ne pas être d’accord. C’est encore un droit aujourd’hui en France et j’en profite pleinement.

Comme beaucoup n’ont pas lu l’article et se sont pourtant permis de ne pas comprendre les illustrations représentant Chavez avec Poutine, j’explique donc que mes propos portaient en particulier sur la difficile qualification de ce qu’est une démocratie, qu’au Venezuela comme en Russie, il y avait effectivement des élections, avec une multiplicité de candidatures, mais que cela ne donnait aucune indication ni garantie sur la sincérité de ces scrutins, sur la réalité du pluralisme politique, sur les tentatives d’achat de votes ou d’intimidation contre les oppositions, de répression dans les médias, sur Internet ou dans la rue.

La peine certainement réelle (pourquoi en douterais-je ?) de nombreux Vénézuéliens ne m’empêchera pas de rappeler que de nombreux Soviétiques, eux aussi, sans doute tout aussi sincèrement, pleuraient la mort de Staline. C’était il y a soixante sans. Plus récemment, le peuple nord-coréen pleurait la mort de leur chef suprême, Kim Jong-il, le 17 décembre 2011. Ces larmes avaient même fait l’objet de quelques interrogations dans plusieurs médias.

Mais la réalité, c’est que dès qu’on touche à une particule de leur suprême héros, ces "humanistes", incapables de faire moralement la différence entre un Nelson Mandela et un Che Guevara, deviennent fous de rage dès qu’on émet une opinion différente de la leur. Pourtant, ils devraient se méfier, l’insulte en dit plus long sur son auteur que sur sa cible. L’heure du recueillement pour les uns n’est pas incompatible avec l’heure des comptes pour les autres. Et en quatorze ans de pouvoir autoritaire, il y a de quoi en faire quelques-uns.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (7 mars 2013)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Chavez, Président à vie.
Staline est-il vraiment mort ?
Poutine.
Che Guevara.
Le complot ou le chaos ?

yartiChavez201305


http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/crime-de-lese-chavez-131925



 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 23:05

Le Vice-Président du Vénézuela Nicolas Maduro a annoncé que Hugo Chavez est mort des suites de son cancer le 5 mars 2013 à 22h25 à Caracas. Opéré le 11 décembre 2012 à Cuba, Hugo Chavez était revenu à Caracas le 18 février 2013. Le cancer a été rendu officiel le 10 juin 2011 lors d'une opération d'urgence à Cuba. Né le 28 juillet 1954, Hugo Chavez était un militaire qui avait tenté en vain deux putschs, l'un le 4 février 1992 et l'autre le 27 novembre 1992, mais avait finalement été élu à l'élection présidentielle du 6 décembre 1998. Président du Vénézuela depuis le 2 février 1999, il avait été réélu le 30 juillet 2000, 3 décembre 2006 et récemment, 7 octobre 2012, mais n'avait pas pu assister le 10 janvier 2013 à son investiture dont la cérémonie avait été repoussée en attendant qu'il allât mieux. La dernière apparition publique de Chavez remontait à décembre 2012. Le successeur de Hugo Chavez est Nicolas Maduro (50 ans), Vice-Président depuis le 13 octobre 2012.

SR

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 00:25

Né le 22 mai 1966 à Tijuana (Mexique), tout proche de San Diego, José Francisco Blake Mora, juriste, a combattu très vivement les cartels de la drogue depuis le début des années 2000 en encourageant la coopération entre les autorités civiles et l'armée, ce qui lui donna une grande popularité. Après des responsabilités politiques importantes dans la Basse Californie mexicaine (Baja California), il était pressenti en 2009 pour devenir le Ministre mexicain de la Justice. Finalement, il a été nommé Ministre mexicain de l'Intérieur (exactement "Secrétaire à l'Intérieur") le 14 juillet 2010 par le Président du Mexique Felipe Calderon. Son action a visé à éradiquer les organisations criminelles de la drogue ainsi qu'à mettre en place une carte d'identité moderne avec empreinte digitale et image de l'iris. Il est mort le 11 novembre 2011 dans un accident d'hélicoptère (un Super Puma de l'Aérospatiale) qui a coûté la vie à neuf personnes juste après son décollage de Mexico, à cause d'un épais brouillard (le Président Felipe Calderon aurait également prévu de faire ce voyage). Le 4 novembre 2008 déjà, un des prédécesseurs de Francisco Blake Mora, Juan Camilo Mourino (1971-2008), a péri dans un accident d'avion (un Learjet 45) à moins d'un kilomètre de la résidence présidentielle, Los Pinos, à Mexico. Même si certains (sur Internet surtout) parlent de complot pour la mort de Francisco Blake Mora, le Président Calderon évoque un "probable accident" et des spécialistes américains et français de l'aéronautique vont aider la police mexicaine dans son enquête sur le crash.

SR

 

 

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 23:46

Née le 19 février 1953, avocate, Cristina Kirchner a été élue Présidente de l'Argentine le 28 octobre 2007 et a pris ses fonctions le 10 décembre 2007. Elle a succédé à son mari Neston Kirchner Président argentin du 25 mai 2003 au 10 décembre 2007 (et qui est mort le 27 octobre 2010). Cristina Kirchner a un destin parallèle à celui de Isabel Peron (née le 4 février 1931) élue Présidente du 1er juillet 1974 au 24 mars 1976 après son mari Juan Peron (1895-1974) Président du 4 juin 1946 au 21 septembre 1955 et du 12 octobre 1973 au 1er juillet 1974. Cristina Kirchner vient d'être réélu au premier tour pour un nouveau mandat ce 23 octobre 2011.

SR

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Du 07 février 2007
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