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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 03:05

Né le 26 avril 1925 à Dogliano, Michele Ferrero fut un chef d'entreprise italien. Fils de Pietro Ferrero (1898-1949), fondateur en 1946 de l'entreprise de confiserie Ferrero, qui a eu 6 milliards d'euros de CA en 2007, Michele Ferrero a pris la présidence du groupe de 1949 à 1997. Il a ensuite préparé sa succession à ses fils Pietro Ferrero Jr (1963-2011) qui est mort dans un accident de vélo tout terrain le 18 avril 2011 et à Giovanni Ferrero (50 ans), le frère de ce dernier. En 2008, la fortune personnelle de Michele Ferrero estimée à 18 milliards de dollars a dépassé celle de Silvio Berlusconi, le consacrant ainsi comme l'homme le plus riche d'Italie.

SR

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3 décembre 2014 3 03 /12 /décembre /2014 20:12

Né le 7 septembre 1959 à Boulogne-Billancourt, Luc Oursel fut diplômé des Mines. Après un début de carrière au Gabon, puis dans la région lyonnaise, il fut conseiller technique du Ministre de la Défense Pierre Joxe en 1991. De nouveau à l'étranger, à Shanghai pour une direction chez Schneider Electric, le patron de Schneider aurait voulu en faire son dauphin mais finalement, Luc Oursel a quitté la société en 2001 après un différent avec le successeur. En 2007, il entra chez Areva et fut désigné le 16 juin 2011 pour succéder à Anne Lauvergeon à la présidence du directoire d'Areva. Le 20 octobre 2014, il démissionna en raison de sa grave maladie.

SR

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 07:28

Petites réflexions sur la dépense publique en France.


yartiLiberale01Avec la mondialisation, l’ouverture des douanes, les importations massives issues de pays où la main d’œuvre est nettement moins coûteuse, beaucoup de monde pense que la France est devenue un pays libéral où les règles de l’économie privée domine le marché parce les frontières sont ouvertes. Qu’en est-il vraiment ?

C’est plutôt le contraire qui arrive. Le meilleur moyen pour savoir si la France évolue dans une économie libérale ou dans une économie étatiste, c’est de connaître la part de la dépense publique dans la création de richesse (produit intérieur brut). Cette part détermine la contribution de l’État dans la richesse nationale. Ce qu’il injecte dans le système et qui le fait tourner.

Ce critère (qui peut certes être contesté, lire cette tribune de l’économiste Francisco Vergara à laquelle je ne souscris pas) donne une situation sans ambiguïté : la France n’a cessé de développer une économie étatisée. La part de la dépense publique dans le PIB pour l’année 2013, la dernière connue, c’est 57,4% ! Nettement plus que la moitié.


De près de 10% à presque 60%

Entre la Révolution et la Première Guerre mondiale, cette part était restée assez stable et faible, entre 10% et 13%. Il n’y avait pas toutes les protections sociales et l’économie était restée principalement agricole.

En 1872, la dépense publique représentait seulement 11% du PIB, soit seulement un dixième. En 1912, même pas 13%. En un siècle le pays a multiplié par cinq cette part de la dépense publique.


Voici quelques points précis de cette évolution.

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Les deux guerres mondiales et la crise de 1929 ont contribué à l’augmentation de la dépense publique en réinjectant massivement de l’argent public dans l’économie nationale.


La croissance, facteur important

La croissance joue également un rôle important dans l’évolution du pourcentage.

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Par exemple, en 1960, il y a une nette réduction de la proportion par rapport à l’après-guerre, mais seulement en relatif, c’est la forte croissance des Trente glorieuses qui a réduit le rapport. Cela s’illustre aussi avec la faible croissance aujourd’hui qui augmente le rapport par un effet mécanique (l’augmentation des traitements des fonctionnaires et des retraités est plus forte que l’augmentation de la richesse nationale).

Lorsque la croissance est faible, non seulement la part des dépenses est plus forte mécaniquement, mais l’effet est renforcé par une augmentation des dépenses dues à l’indemnisation des demandeurs d’emploi et au financement des intérêts de la dette résultant de la perpétuation du déficit public chaque année.

Par ailleurs, l’arrivée à la retraite de la génération du "baby boom" renforce proportionnellement les dépenses en pensions de retraite et aussi en soins médicaux.

Depuis la fin des années 1960, les dépenses de fonctionnement et les investissements sont restés relativement constantes tandis que les prestations sociales ont explosé jusqu’à dépasser largement les dépenses de fonctionnement.

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Alors que la dette publique ne cesse de s’accroître, la charge de celle-ci reste cependant stable au fil des années depuis le milieu des années 1990 voire en baisse depuis le début des années 2000, surtout en raison d’une diminution des taux d’intérêt et d’une conjoncture internationale qui continue à placer la France parmi les États les plus solvables.

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Les relances moins efficaces qu’avant

Comme on le voit aussi, il y a eu une forte hausse en 2009 à cause de la crise de septembre 2008 et de la mise en place d’un plan de relance. Ensuite, une très lente diminution a été observée jusqu’à l’arrivée au pouvoir de l’actuelle équipe qui a beaucoup de mal, malgré ses affirmations, à réduire la dépense publique (le calcul des fameux "50 milliards d’euros" provient essentiellement de la non augmentation naturelle des dépenses, méthode un peu tardive qu’avait proposé d’appliquer dès 2012 le candidat François Bayrou pour faire 100 milliards d’euros d’économie).

À noter que l’idée très keynésienne de relance de la consommation (politique de la demande) en cas de crise économique n’a plus beaucoup d’intérêt dans un système ouvert prêt à importer beaucoup de biens de consommation : le surcroît de pouvoir d’achat bénéficie alors principalement à des entreprises étrangères, ou, plus exactement, car elles peuvent aussi être françaises, à des entreprises établies à l’étranger bénéficiant de meilleures conditions de production.


La France parmi les plus dépensiers

Beaucoup de pays européens ont réduit de manière drastique la dépense publique dans les vingt dernières années, comme les Pays-Bas, l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne, la Suède et le Royaume-Uni.

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Si l’on compare la France avec d’autres pays, depuis une vingtaine d’années, la Suède était à une part de dépense publique dans le PIB supérieure à celle de la France mais les gouvernements suédois ont constamment réduit celle-ci jusqu’à croiser la part française (de 72,4% en 1993 à 53,8% en 2008). L’Italie et l’Allemagne sont à un niveau similaire, plus bas que celui de la France, entre 45 et 50%, l’Allemagne s’écartant très récemment de l’Italie pour croiser le Royaume-Uni qui est passé de 40 à 45% entre 2000 et 2005.

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En 2012, les taux sont les suivants.

Italie : 50,7%.
Royaume-Uni : 48,5%.
Espagne : 47,0%.
Allemagne : 45,0%.
États-Unis : 40,1% (en 2014 : 38,0%).

Bien que puissance capitaliste avec une forte mentalité contre l’étatisme, on constate quand même que les États-Unis ont aujourd’hui une part de dépense publique quatre fois plus élevée que celle de la France d’il y a un siècle, et identique à celle de la France d’il y a quarante ans.


Dépense, déficit et prélèvements obligatoires

Les médias parlent beaucoup des problèmes du déficit public et de la dette, ce qui est effectivement une véritable épine au dynamisme économique, mais la question devrait plutôt porter sur le niveau très élevé des dépenses : car on peut toujours augmenter les impôts si l’on veut réduire le déficit, certes avec ce cercle vicieux que l’impôt tue l’impôt en asséchant tous les acteurs économiques.

D’ailleurs, en 2012, le taux de prélèvements obligatoires était de 45,3% en France et seulement de 37,6% en Allemagne et de 35,2% au Royaume-Uni, et cela ne suffit pas, avec d’autres recettes de l’État, à combler les dépenses qui sont plus de 10% supérieures (d’où le déficit et la dette). Les prélèvements obligatoires pourtant ont bondi en France ces deux dernières années en atteignant 46,5% cette année !

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Ce taux très élevé en France ne suffit pas à résorber le déficit public qui restera très supérieur aux objectifs que le gouvernement s’était portant lui-même fixés il y a encore quelques mois (4,4% du PIB en fin 2014 et 4,7% en fin 2016 selon la Commission Européenne dans sa prévision du 4 novembre 2014 au lieu de 3,8% en fin 2016 selon les objectifs du gouvernement français). Par ailleurs, la dette publique friserait fin 2016 le seuil des 100% du PIB (99,8%).

A contrario, réduire la dépense publique, c’est forcément donner un coup de frein à la croissance, puisque le PIB a pour origine plus de la moitié de l’argent public réinjecté. D’où le très fragile équilibre entre le niveau de la dépense publique, le niveau des prélèvements obligatoires et le niveau de la dette (94,1% du PIB en 2013) qui vampirise l’argent des contribuables avec ses taux d’intérêt. La marge du gouvernement reste donc très étroite quand la croissance est faible (moins de 3%).

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L’explosion des dépenses sociales

Regardons la structure de la dépense publique. En 2012, 43% des dépenses étaient allouées à la protection sociale et 15% à la santé, ainsi que 11% à l’enseignement.

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Le budget de l’État lui-même (APUC) a réussi à se stabiliser à partir du milieu des années 2000, mais ce sont les dépenses de la sécurité sociale (ASSO) et surtout des collectivités territoriales (APUL) qui se sont envolées.

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La part des collectivités territoriales dans la dépense publique a représenté 20,5% en 2011. Elle ne cesse de croître en raison de plusieurs phénomènes : d’une part, le désengagement de l’État avec la baisse des dotations  pour le financement local, d’autre part, les surenchères de projets coûteux et pas forcément utiles chez les élus locaux peu respectueux de l’argent du contribuable. La réforme territoriale ne mettra certainement pas un frein à ces excès et pourrait même, à terme, créer de futurs potentats dotés de budgets bien plus importants qu’actuellement.

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La fonction publique employait au 31 décembre 2011 plus de 5,4 millions de personnes en France, ce qui représentait un emploi sur cinq au total, avec une forte hausse dans les collectivités territoriales et une légère progression dans la fonction hospitalière.

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Le principal enjeu d’une élection présidentielle

Le niveau de la dépense publique est un choix politique. Il devrait être, d’ailleurs, le premier choix électoral, le premier enjeu dans une élection. Souvent, l’absence de vision rend l’horizon incertain et inquiétant, les récentes hésitations et les tâtonnements de François Hollande n’encouragent pas beaucoup les entreprises à prendre de nouvelles initiatives économiques alors qu’elles ne savent pas sur quel pied danser (au moins fiscalement et socialement).

L’élection présidentielle retrouvera sa réelle fonction démocratique quand chaque candidat présentera, sans démagogie et clairement, sa vision des finances publiques sur la durée du quinquennat durant lequel il aspire à diriger la France.

Quand près de six euros sur dix euros de la richesse nationale proviennent de la puissance publique, il est difficile de parler d’une économie libérale. Quand un Président de la République comme Nicolas Sarkozy augmente de 4% cette part de la dépense publique, pour raison de crise, il est difficile de lui coller l’étiquette du libéralisme, du néolibéralisme, encore plus de l’ultralibéralisme.


La fonction redistributrice en panne

Et il est donc d’autant plus surprenant et même révoltant que, malgré l’augmentation de la part étatique dans le PIB, les inégalités sociales soient renforcées de plus en plus au fil du temps. Il y a dans ce système de redistribution de l’État une grande part de …réelle inefficacité (l’Institut Montaigne a même tenté d’analyser l’efficacité des politiques publiques dans un document très détaillé daté de février 2014).

Par sa protection sociale, l’État est capable d’accompagner correctement ceux qui sont accidentés de la vie (les malades, les demandeurs d’emploi, etc.) mais ce traitement social, dont le comble réside dans la "boîte à outils" hollandienne (contrats génération, emplois jeunes, etc.) ne permet pas la redynamisation de l’économie. Au contraire, par une fiscalité très lourde, il décourage les créations d’activité et renforce dans une sorte de cercle vicieux le chômage.

Dans une tribune au journal "Le Monde", le géographe Jean-Robert Pitte proposait ainsi de libérer les énergies : « Et si l’on apprenait aux Français depuis leur plus jeune âge à se dépasser, à oser, à risquer, à prendre des initiatives par eux-mêmes et à exercer leur sens des responsabilités ? Abandonnons nos fausses certitudes fondées sur nos sensibilités politiques soi-disant irréconciliables, n’attendons pas d’être au bord de la guerre civile pour accepter les réformes de bon sens qui s’imposent. Cela implique de réhabiliter le mérite qui n’est nullement injuste mais permet à la société d’aider les plus nécessiteux des siens sans démobiliser la majorité qui pour l’heure est anesthésiée, accablée. » (30 août 2013).

De son côté, Nicolas Goetzmann l’expliquait ainsi dans "Atlantico" : « Offrir la possibilité à des millions de personnes de trouver un emploi et de voir leurs revenus progresser est bien plus porteur que le simple versement de prestations sociales. Un tel revirement de la dépense publique permettrait, finalement, de revenir à l’essentiel. » (19 mars 2014).

Les réformes de structure sont donc nécessaires, mais encore faut-il avoir une vision claire des missions du service public. On aurait pu penser que François Hollande, issu de l’ENA, de HEC et de la Cour des Comptes, qui a fait des finances publiques son thème de campagne pour la primaire socialiste, fût au moins compétent dans ce domaine.

Malheureusement, le gouvernement actuel réforme peu, mal et sans l’appui des citoyens. Alors qu’il faudrait restructurer profondément la dépense publique, et que cette réforme soit largement approuvée, soit par un large consensus des forces parlementaires, soit par adhésion populaire par l’intermédiaire d’un référendum.

L’Allemagne, pourtant plombée par la Réunification, a fait ce travail d’introspection nationale il y a dix ans. La France attend toujours d’avoir des dirigeants courageux.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (20 novembre 2014)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Documents intéressants sur la dépense publique en France (à télécharger).
Maurice Allais.
La concurrence chinoise.


La première illustration provient de ce site.
Les graphiques et tableaux proviennent de documents tous téléchargeables ici.

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http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/la-france-est-elle-un-pays-liberal-159689

 

 

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 03:20

Voici quelques documents intéressants retraçant l'histoire et l'évolution de la dépense publique en France.


(Cliquer le lien pour télécharger la page ou le fichier .pdf).


Les dépenses publiques depuis un siècle (12 juin 2013) :
http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/finances-publiques/approfondissements/depenses-publiques-depuis-siecle.html


La situation et les perspectives des finances publiques (Cour des Comptes, rapport du 17 juin 2014) :

http://www.ccomptes.fr/content/download/69349/1866857/version/4/file/20140617_rapport_situation_perspectives_des_finances_publiques_v2.pdf


Les facteurs d’évolution de la dépense publique en France ("Trésor-Éco n°26 du décembre 2007) :

http://www.tresor.economie.gouv.fr/file/326863


1 151 milliards d’euros de dépenses publiques, quels résultats ? (rapport de l'Institut Montaigne de février 2014) :

http://www.institutmontaigne.org/res/files/publications/efficacite_depense_publique_V2.pdf


Contestation du critère dépense publique sur PIB (tribune du géographe Jean-Robert Pitte dans "Le Monde" du 30 août 2013) :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/11/14/la-part-des-depenses-publiques-dans-le-pib_1603246_3232.html


Rapport sur la dépense publique et son évolution (PLF 2013) :

http://www.performance-publique.budget.gouv.fr/sites/performance_publique/files/farandole/ressources/medias/documents/ressources/PLF2013/rapport_depense_2013.pdf


SR


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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 01:58

Né le 6 août 1951 en Vendée, Christophe de Margerie fut diplômé de Sup de Co Paris (ESCP Europe) et commença sa carrière chez Total dès 1974 à la direction financière (chez Total car c'était l'entreprise la plus proche de chez lui). Il devient directeur général au Moyen-Orient en 1995, puis pour l'exploration et la production en 1999. Dauphine de Thierry Desmarest, il a été nommé directeur général de Total le 13 février 2007 jusqu'au 21 mai 2010 où il est nommé président-directeur général de Total, responsabilité qu'il assumait jusqu'à la nuit du 20 au 21 octobre 2014 où il fut tué dans le crash de son avion privé au décollage vers Paris à l'aéroport international de Moscou. Il fut proche d'Albert Frère, de Gérard Mestrallet, d'Anne Lauvergeon, de Jean Veil, d'Hubert Védrine, de Jean-Pierre Raffarin, de Dominique de Villepin, de Jean-Pierre Joyet et de (feu) Pierre-Christian Taittinger.

SR

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 13:03

L'économiste français Jean Tirole, polytechnicien et chercheur à Toulouse, a reçu le 13 octobre 2014 le prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d'Alfred Nobel appelé improprement Prix Nobel d'Économie, pour son "analyse de la puissance du marché et de la régulation".

SR

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 23:57

Né le 1er janvier 1922 dans le Territoire de Belfort, fils d'un cheminot, André Bergeron fut conducteur typographe en avril 1936. En 1945, il adhéra à la SFIO de Belfot puis quitta la politique pour le syndicalisme. Responsable syndical CGT, il a rejoint Léon Jouhaux dans son opposition au contrôle du PCF sur la CGT. En 1947, il devint permanent de la CGT-FO, scission de la CGT. De novembre 1963 au 4 février 1989, il fut secrétaire général du syndicat Force ouvrière, prenant part à toutes les concertations sociales de cette période. Son successeur, du 4 février 1989 au 4 février 2004, fut Marc Blondel, disparu le 16 mars 2014.

SR

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 09:42

Né le 2 mai 1938 à Courbevoie, Marc Blondel a fait toute sa carrière comme syndicaliste. Il a succédé à André Bergeron le 4 février 1989 en devenant le secrétaire général du syndicat Force ouvrière, responsabilités qu'il céda le 7 février 2004 (quinze ans plus tard) à Jean-Claude Mailly. Il combattit avec vigueur le plan Juppé en 1995 en encourageant les longues grèves. Il fut également administrateur du Bureau international du travail de 1981 à 1993 et 1996 à 1999 et présidait depuis juillet 2007 la fédération nationale de la libre pensée.

SR


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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 07:34

Ouverture ou fermeture de grands magasins le dimanche ? Une question sensible qui s’installe au cœur de la vie quotidienne des citoyens. Petites réflexions sur le sujet.


yartiDimanche01Depuis quelques jours, c’est reparti sur le débat du travail le dimanche. Le travail ou plutôt, l’ouverture de certains magasins le dimanche. Après une interdiction à Bricorama, deux autres enseignes du bricolage, Castorama et Leroy-Merlin ont été contraints le 27 septembre 2013 par la justice de fermer le dimanche, interdiction par la justice bravée ce dimanche 29 septembre 2013 pour provoquer le débat.

Ces ouvertures dominicales ne sont pas anciennes et doivent même dater d’une quinzaine d’années, si je m’en fie à ma mémoire. À l’époque, j’étais même étonné de la foule le dimanche en fin de matinée, de la queue aux caisses, du monde qui entourait tous ces magasins sur les parkings.

Dans la même semaine, le 25 septembre 2013, une autre décision de justice interdisait à Sephora l’ouverture la nuit aux Champs-Élysées, au-delà de 21h00. Cette problématique du travail de nuit est, somme doute, assez similaire à celle du travail dominical. Je reste cependant uniquement sur le dimanche.

Voilà typiquement une question sur laquelle j’aurais du mal à avoir une opinion tranchée, car les arguments des "pour" et des "contre" sont tout autant recevables. Personnellement, j’aime bien le dimanche comme jour de congé justement, un peu spécial, celui de la balade, de la découverte, de la détente, alors que le samedi est plutôt le jour des courses (en ce qui me concerne, assimilées à une corvée) pour le citadin qui aura beaucoup de mal à les faire en semaine, partant au plus tard à 7h30 du matin et rentrant au mieux vers 20h00, 20h30 le soir (dans la région parisienne en tout cas). Pourtant, acheter deux trois "bricoles" manquantes le dimanche quand on est en plein bricolage, cela peut être évidemment pratique et j’en ai profité. Jusqu’à maintenant.

Cherchons à démêler un peu les différents arguments.


La loi actuelle

Que dit déjà la loi ? La dernière est la loi du 10 août 2009 qui a élargi les domaines  de dérogations dans l’interdiction du travail dominical pour les zones touristiques et les grandes agglomérations urbaines.

Le Code du travail rend obligatoire un jour chômé par semaine et précise dans son article L3132-3 : « Dans l’intérêt des salariés, le repos hebdomadaire est donné le dimanche. ».

Mais un certain nombre de dérogations existent, ce qui est normal puisqu’il faut bien des personnes qui travaillent pour protéger ou servir les personnes qui ne travaillent pas. Pour ces exceptions, il y a deux principes : le principe du volontariat du salarié travaillant le dimanche et le principe d’une prime du travail le dimanche, qui doit correspondre à au moins la moitié de la rémunération habituelle.


Volontariat et primes

On voit ici le débat : volontariat, donc, y a-t-il réellement volontariat libre ou l’employeur fait-il pression ? et augmentation de 50% des revenus, donc une hausse du pouvoir d’achat. En clair, cela signifie que les salariés sont volontaires pour "travailler plus pour gagner plus". Travailler plus dans le sens être moins souvent avec sa famille, ses enfants, ses amis, etc. le week-end.

L’accord du salariat doit être donné par écrit à l’employeur et le salarié qui refuse de travailler le dimanche dans les entreprises susceptibles de pouvoir le proposer ne doit pas faire l’objet d’une mesure discriminatoire dans le cadre de l’exécution de son contrat de travail.

C’est là que le point est litigieux : comment vérifier que l’employeur respectera un tel refus le cas échéant ? L’inspecteur du travail peut saisir en référé (donc en procédure rapide) la justice pour réagir aux infractions dans ce domaine. Le juge peut donc ordonner la fermeture le dimanche des établissements impliqués et même assortir sa décision d’une astreinte au profit du trésor public. C’est ce qu’il s’est passé pour la dernière décision de justice.


Deux logiques "de droite" ?

Le débat sur le travail le dimanche serait en quelques sortes l'affrontement entre deux logiques qu’on pourrait qualifier "de droite" : d’une part, la logique ultralibérale et consumériste qui veut augmenter au maximum toutes les occasions de faire marcher le plus librement possible l’économie ; d’autre part, la logique traditionaliste et chrétienne.

Laissons de côté la logique chrétienne. Nous sommes dans un pays laïque et si la Bible explique que le dimanche était le jour du repos, qui plus est disponible pour se consacrer à Dieu (avec la messe dominicale), en clair, "le Jour du Seigneur", l‘argument n’a plus lieu d’être en France, dans une société déchristianisée (du moins dans sa pratique).

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Le dimanche est plutôt un acquis social (avant les congés payés) pour avoir le droit à un jour de repos dans la semaine (qui faisait beaucoup plus que 35 heures de travail).


De nombreuses exceptions

Mais relativisons ce repos puisqu’une étude de l’INSEE avait observé qu’en 2011, près de 30% des salariés français avaient travaillé de manière occasionnelle ou habituelle le dimanche.

C’est beaucoup et cela peut se comprendre dans de nombreux secteurs : celui de la culture (musées, cinéma, spectacles, etc.), du tourisme, de la restauration, de l’hôtellerie, de (certains) commerces de proximité (alimentation, presse, etc.) ou grandes enseignes spécialisées, de l’audiovisuel et des médias (télévision, radio, presse, etc.), de la santé (médecins, infirmières, hôpitaux, ambulances, etc.), de la sécurité (police, armée, pompiers, etc.), des transports (taxis, bus, trains, avions, ferry, etc.), de l’équipement (routes, eau, électricité, etc.), de l’agriculture, des animaux (vétérinaires, zoos, etc.), et aussi la classe politique, et certaines professions (comme ceux qui travaillent près des hauts-fourneaux qu’il ne faut jamais éteindre, etc.).

La question, ici, n’est pas de supprimer purement et simplement le jour de repos le dimanche, sa spécificité dans la structure de la semaine, ainsi que les conséquences financières et sociales que cela impliquent, à savoir les primes de travail le dimanche, mais de savoir ce qu’on doit y inclure dans les dérogations.

Nul doute que les grandes surfaces généralistes (on le voit les week-ends précédant Noël puisqu’il y a cinq dimanches autorisés chaque année) vont tout faire pour pousser au maximum leurs capacités d’ouverture. Je crois ou veux croire que le débat ne les concerne pas.

Il s’agit plutôt de certaines branches spécialisée du commerce : pourquoi la jardinerie et l’ameublement sont-ils autorisés et pas le bricolage ? C’est un mystère qui vaut la décision judiciaire du 27 septembre 2013. Bricorama, sommé en juin de fermer ses établissements le dimanche, trouvait à juste titre qu’il y avait concurrence déloyale avec Castorama et Leroy-Merlin ouvrant le dimanche. Mais au nom de quoi la fermeture de ces magasins de bricolage qui vendent aussi des outils de jardin ne constituerait-elle pas une concurrence déloyale par rapport aux grandes surfaces spécialisées dans le jardinage ? L’Union Européenne pourrait même s’en mêler.

Cherchons d’autres clivages logiques à ce débat.
Il y a la logique sociale face à la logique commerciale.


La logique sociale

La logique sociale veut qu’il faut protéger les employés des employeurs un peu voraces et peu scrupuleux. Les "volontaires" le dimanche seraient parfois obligés de l’être. Sous pression. La question serait alors : quels seraient les moyens concrets et efficaces pour être "sûr" que ce volontariat est fait en toute liberté et sérénité ? Après tout, le principe du mariage est lui aussi basé sur ce principe du volontariat et il y a des moyens de vérifier qu’un mariage n’est pas imposé à l’un des deux mariés. Cependant, un mariage forcé sera toujours plus rare qu’un volontariat sous pression car les enjeux financiers sont très différents.

Mais la logique sociale, elle peut aussi se retourner. Les étudiants qui ne peuvent travailler que le week-end pour financer leurs études ont parfois besoin de ces revenus du travail le dimanche. Cela peut faire 800 euros/mois. Les autres employés qui voient dans le travail le dimanche un revenu supplémentaire de l’ordre de 300 euros/mois sont bien contents aussi pour leur foyer. Leur ôter ces revenus, ce serait la même déconvenue que la suppression des heures supplémentaires défiscalisées, à savoir une forte baisse de leur pouvoir d’achat. L'ancien candidat du NPA à l'élection présidentielle de 2012, Philippe Poutou, a beau répliquer en disant qu’il faut augmenter les salaires et que les étudiants doivent pouvoir étudier avec des revenus décents sans avoir à travailler, le débat politique doit s’articuler sur l’existant, pas dans un monde imaginaire de bisounours.

Cette baisse du pouvoir d’achat, en cas d’interdiction du travail le dimanche, ne profiterait même pas à l’État (contrairement aux mesures fiscales). Tout le monde pourrait y perdre.


La logique commerciale

La logique commerciale est sans doute plus facilement palpable. Si l’employeur est prêt à payer (bien plus cher) des salariés le dimanche, c’est que c’est forcément rentable (sinon, ils n’embaucheraient pas). C’est sûr que c’est étonnant : parfois, 16 à 25% du chiffre d’affaires de certaines enseignes se font le dimanche. La logique primaire serait de se dire que de toute façon, si on ne peut pas acheter sa perceuse le dimanche, on l’achètera un autre jour de la semaine si on en a besoin. Certes.

Mais il se trouve que ce n’est pas toujours aussi rationnel que cela. Regardez donc dans votre caddie d’hypermarché le cas échéant : l’acte d’achat n’est pas en totalité anticipé, réfléchi, planifié. Il y a une part d’impondérable, d’émotion, d’influence (que le marketing sait très bien exploiter) pour faire acheter des produits auxquels on n’avait pas pensé, voire dont on n’a pas forcément besoin.

Je pense à un exemple simple : moins je vais dans une librairie, moins je fais de dépenses. Certes, si j’ai une référence de livre précis à acheter, je l’achèterai, d’une manière ou d’une autre. Mais en général, je me laisse tenter par pleins d’autres livres, et j’en suis heureux, cela me permet de découvrir des auteurs que je ne connaissais pas. J’en suis heureux, mais pas mon porte-monnaie. D’où l’intérêt d’une librairie : comment feuilleter un livre sur Internet avant de l’acheter ? Si les librairies sont fermées le dimanche, j’aurai moins de tentation d’acheter des livres dans l’absolu, des livres auxquels je n’aurai pas pensé.

Et justement, voici l’argument qui battrait tous les autres : ce serait anachronique d’interdire le commerce le dimanche car… la concurrence serait déloyale avec le commerce en ligne sur Internet qui fait déjà rage (et les sites de commerce peuvent être installés dans des pays à la réglementation sur le travail bien plus souple qu’en France). Nul doute que l’e-commerce est le meilleur moyen de repli d’un client qui trouve la porte de son magasin fermée.


Le triangle employés entreprises consommateurs

La question pourrait être prise aussi selon d’autres angles. Comme les rythmes scolaires dont on ne sait pas l’objectifs : veut-on tout faire pour le bien des élèves ? faire plaisir aux enseignants ? ou alors faire plaisir aux parents d’élèves qui sont, électoralement, les plus nombreux ? C’est pareil dans ce débat : quid des employés ? quid des entreprises ? quid des clients ? Sous quelles perspectives veut-on se placer ?

Les employés : je l’ai déjà écrit, c’est contradictoire, il y a risque de pression sur le volontariat mais la possibilité de meilleurs revenus.
Les entreprises : à l’évidence, elles augmentent leurs performances financières avec l’ouverture le dimanche, moyen également de ne pas être handicapé par une concurrence déloyale.
Les clients : pour beaucoup, le dimanche est le seul moment pour s’occuper de leur intérieur ; impossible de faire les courses en semaine, le samedi est plutôt réservé à l’alimentation, aux consommables, au court terme, et le dimanche, l’esprit plus reposé, aux projets de loisirs, de bricolage, sur du long terme etc.


Doit-on dicter aux gens leur mode de vie ?

Dans un reportage à un journal télévisé, j’ai entendu une dame très opposée à l’ouverture le dimanche qui expliquait que les  "consommateurs dominicaux" feraient mieux de s’aérer le dimanche. Depuis quand doit-on dire aux autres ce qu’ils ont à faire de leur vie ? Où est la liberté individuelle dans ce discours anodin pourtant quasi-totalitaire ?

Personnellement, j’ai horreur de faire les courses (je l’ai écrit plus haut), je le fais par nécessité, donc je préfère nettement consacrer mon dimanche à sortir dans la nature pour profiter du (bon ?) air à aller errer ou m’enterrer dans une grande surface, mais cela me concerne, cela me regarde, c’est mon choix et je ne vois pas pourquoi je l’imposerais aux autres, chacun est libre de faire ce qu’il veut. Qui sont ces procureurs de la vertu qui dicteraient la conduite aux autres ?

Libre, mais selon les lois en vigueur, bien sûr.


Dura lex, sed lex

Or, il s’avère que dans le cas des ouvertures le dimanche des grandes enseignes de bricolage, c’était un "deal" gagnant gagnant gagnant : entreprises, employés, consommateurs. C’est seulement un syndicat minoritaire (dans cette branche) qui a décidé par dogmatisme idéologique de mettre la "pagaille" sur une pratique pourtant déjà ancienne. Certes, il a eu gain de cause, parce que la loi est la loi et qu’il faut la respecter. Et encore moins jouer aux provocations en la transgressant expressément.

Mais puisqu’il semblerait qu’il y ait plus d’avantages que d’inconvénients à ouvrir certains de ces commerces le dimanche, changeons la loi ! Ce n’est pas un hasard si plusieurs ministres se réunissent ce lundi 30 septembre 2013 au matin à Matignon pour faire évoluer la loi. C’est évidemment dommageable que, comme souvent, ce soit un fait divers qui fasse pression sur les responsables politiques au risque de prendre des décisions sous l’emprise de l’émotion.


Que les citoyens décident !

Et puisque c’est un sujet qui n’a aucune raison d’être politisé (comme bien d’autres d’ailleurs), ce serait l’occasion idéale que cette évolution se fasse par référendum. Le travail dominical, comme les rythmes scolaires, est un sujet effectivement très sensible, qui a des conséquences immédiates dans la vie quotidienne des Français. Alors, consultons-les, et l’État peut d’autant plus se le permettre qu’il n’y a pas, directement, d’enjeu fiscal.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (30 septembre 2013)
http://www.rakotoarison.eu

Pour aller plus loin :
Que dit aujourd’hui le droit du travail ?
La France, pays laïque.

yartiDimanche03 

 



http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-jour-du-seigneur-141577

 

 

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 12:16

Le Code du travail est très précis sur les conditions de travail le dimanche, sur les dérogations concernant de nombreux domaines, et sur les contraintes de l'employeur (travail basé sur le volontariat et primes).


Cliquer sur le lien pour charger la page officielle sur le sujet :
http://travail-emploi.gouv.fr/informations-pratiques,89/fiches-pratiques,91/duree-du-travail,129/le-travail-du-dimanche,1018.html


SR

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