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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 20:04
Un article de Jim Newell le 9 septembre 2008 sur la campagne de Barack Obama.



INCOHERENT ELECTORAL ANALYSIS

Pathetic, Failed Presidential Candidate Barack Obama To Win Presidential Election




















6:59 PM on Tue September 9 2008
By Jim Newell
19823 Views

Even though the Internet has already concluded that Barack Obama lost the election after some unknown wingnut vice president lady gave one surly speech last week, we couldn’t help but check out the electoral map anyway, just for kicks. Above is the fun
Pollster map, and then you’ve got your FiveThirtyEight map, and this is a good thing to read also. Now play around with this stuff for exactly two minutes, preferably while drinking, and after those two minutes you’ll realize that Barack Obama still has this shit safely locked up.

The safest route is still this: Kerry states + Iowa + New Mexico + Colorado. It seems doubtful that New Hampshire, a New England state, would go for any Republican in this particular election, even if WALNUTS! has won its primary twice. And adding a crazy fundamentalist Christian to the ticket instead of friendly neighboring Governor Mittens doesn’t do much for that state’s independent crowd. (Ha ha even though Mittens is a douche too.) Mittens could’ve significantly helped McCain in Michigan, though, because his father used to govern it, and for some reason that would have made some people vote for the smarmy devil son 40 years later. Too late now! Michigan has no freaking business voting for MCCAIN, the guy who told them in January that their jobs were never coming back. And since Michigan and New Hampshire seemed like the only two possible states to lose from the Kerry coalition, well, enough of that.

Iowa seems safe; Barry’s always winning caucuses and giving speeches there, whereas John McCain has avoided the Iowa caucus entirely for each of his 850 presidential campaigns. New Mexico looks solid too, what with that fat Mexican governor of theirs, whatsisname, the one who always brags about his resume… well anyway, he’s always talking up Barry on the teevee. So then Barry simply has to win Colorado, where he just threw A HUGE SEXY PARTY FOR AN ENTIRE WEEK (and also where one of those Democratic Udalls is coasting to a Senate victory). Then he wins and Sarah Palin goes back to her distant Ice Palace in terrible shame.

Or he could pull off Florida — where the lovely old Jewish folks don’t cotton much to crazy ass Governor Palin — and fuck the rest, because if you’re looking at the Pollster map, 243 + 27 = a happy number.

Or he could win Kerry states + Virginia + Iowa or Nevada or Colorado or like any other random state.

Or he could lose Colorado and instead win Nevada & Montana — where Ron Paul is on the ballot!

And in case you haven’t noticed, all of the above scenarios exclude freaking Ohio. And if you had to make a bet, in a Democratic year, well…

So look you liberal Obamatards, do not worry so much about national polls in Obama’s worst week, after a Republican convention, with a new, as-yet-unquestioned lady face temporarily stealing some attention. The debates are coming soon, anyway.

The only thing worth worrying about is the Bradley Effect. By the way, did you guys hear that Barack Obama is BLACK?

6:59 PM on Tue September 9 2008
By Jim Newell
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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 14:17
Pour télécharger le programme électoral du ticket Barack Obama - Joe Biden, prière de cliquer sur la photo.



























Les sondages sont actuellement tous favorables à Obama face au ticket John MacCain - Sarah Palin, avec une avance de quelques %.

General Election: McCain vs. Obama

Polling Data
Poll Date Sample Obama (D) McCain (R) Spread
RCP Average 08/18 - 08/31 -- 47.6 44.2 Obama +3.4
CNN 08/29 - 08/31 927 RV 49 48 Obama +1
Gallup Tracking 08/28 - 08/30 2730 RV 48 42 Obama +6
Rasmussen Tracking 08/28 - 08/30 3000 LV 49 46 Obama +3
Hotline/FD 08/18 - 08/24 1022 RV 44 40 Obama +4
USA Today/Gallup 08/21 - 08/23 765 LV 48 45 Obama +3

See All General Election: McCain vs. Obama Polling Data

     Obama   McCain        Intrade Real Time Quotes                 (See More Data) 












En cliquant sur la photo ci-dessus : OBAMA, LA FORCE TRANQUILLE.



                                                               
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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 13:35

(dépêches)



Barack Obama se dit favorable à la peine de mort pour les violeurs d'enfants

NOUVELOBS.COM | 27.06.2008 | 07:28 -  100 réactions

"J'ai dit à plusieurs reprises que je pense que la peine de mort devrait être autorisée dans un nombre très limité de circonstances, pour les crimes les plus extrêmes. (...) Je pense que le viol d'un petit enfant, de 6 ou 8 ans, est un crime hideux" a déclaré le candidat démocrate, après la décision de la Cour suprême d'interdire la peine capitale pour les violeurs d'enfants.

Le candidat démocrate à la présidentielle américaine, Barack Obama, a dénoncé, mercredi 25 juin, la décision de la Cour suprême américaine d'interdire l'exécution de violeurs d'enfants.

"J'ai dit à plusieurs reprises que je pense que la peine de mort devrait être autorisée dans un nombre très limité de circonstances, pour les crimes les plus extrêmes", a précisé le sénateur de l'Illinois au cours d'une conférence de presse. "Je pense que le viol d'un petit enfant, de 6 ou 8 ans, est un crime hideux et si un Etat décide que dans des circonstances réduites, limitées, et bien définies, la peine de mort est au moins potentiellement applicable, ça, ça ne viole pas notre Constitution".

Les juges de la Cour suprême ont décidé à 5 voix contre 4 que la loi permettant d'imposer la peine capitale dans les affaires de viol d'enfants de moins de 12 ans en Louisiane allait à l'encontre de l'interdiction d'une peine cruelle que contient la Constitution des Etats-Unis.

"Je ne suis pas d'accord"

Cette décision permet aux deux seules personnes condamnées à la peine capitale aux Etats-Unis pour ce motif d'échapper à l'exécution. Elle invalide par ailleurs la législation de cinq Etats où la peine capitale est autorisée dans le cas de viols d'enfants n'ayant pas entraîné la mort.

Selon le candidat, si la Cour suprême "avait dit qu'elle souhait encadrer la capacité des Etats à faire cela pour s'assurer que c'est fait avec prudence et de façon appropriée, ç'aurait été une bonne chose. Mais c'est tout simplement une interdiction globale et je ne suis pas d'accord".

Barack Obama soutient depuis longtemps la peine de mort, tout en se montrant critique sur la façon dont elle est appliquée. (avec AP)



Barack Obama soutient la peine de mort pour les violeurs d'enfants

Article publié le 26 Juin 2008
Source : LE MONDE.FR Corine Lesnes
Taille de l'article : 306 mots

Categorie: Actualités Générales 
AUTEUR : LE MONDE

Barack Obama a déploré la décision du mercredi 25 juin de la Cour suprême des Etats-Unis de déclarer inconstitutionnelles les exécutions capitales pour viol d'enfant.
Washington, correspondante

Dans une conférence de presse, le candidat démocrate à la présidentielle a répété qu'il pense que la peine de mort est justifiée "dans des circonstances très étroites pour les crimes les plus haineux" et que le viol d'un enfant de 6 ou 8 ans fait partie de ces crimes. "Si un Etat décide que, dans des circonstances étroites, limitées et bien définies, la peine de mort est potentiellement applicable, cela n'est pas contraire à la Constitution", a-t-il estimé.

Par 5 voix contre 4, la Cour a invalidé une loi adoptée par la Louisiane et inscrivant le viol d'enfants de moins de 12 ans au nombre des crimes passibles de la peine de capitale. Le juge Anthony Kennedy, qui a rédigé l'opinion de la Cour, a estimé qu'une telle législation contrevient à l'article 8 de la Constitution qui interdit les châtiments cruels et inhabituels, c'est-à-dire disproportionnés par rapport au crime commis. Deux condamnés, qui attendaient leur exécution pour le viol de fillettes de 5 et 8 ans, vont ainsi être épargnés et condamnés à une peine incompressible. C'est la troisième fois en six ans que la Cour impose des limites à l'application de la peine capitale. De manière générale, le sénateur de l'Illinois n'est pas partisan de l'abolition de la peine de mort estimant que "la communauté est fondée à exprimer la pleine mesure de son indignation".

Une autre opinion de la Cour suprême est attendue sur la constitutionnalité de l'interdiction des armes de poing à Washington. Là aussi, M. Obama a pris le parti d'exprimer une position proche du centre droit. Il est "fortement" favorable au 2e amendement sur le droit de posséder des armes à feu tout en admettant le bien-fondé des "lois de bons sens pour empêcher les armes de tomber dans les mains d'enfants ou de membres de gangs".

Corine Lesnes


Obama regrette que la peine de mort ne soit pas appliquée aux violeurs d’enfants
 
La Cour Suprême des Etats-Unis, qui vient de rejeter (5 voix contre 4) l’usage de la peine de mort contre les violeurs d’enfants, s’est trouvée un adversaire inattendu, si l’on peut dire, en la personne de Barack Obama.

Le candidat démocrate a déclaré :

I disagree with the decision; I have said repeatedly that I think the death penalty should be applied in very narrow circumstance for the most egregious of crimes.

I think that the rape of a small child, six or eight years old, is a heinous crime, and if a state makes a decision under narrow limited well defined circumstance the death penalty is at least potentially applicable.

Le New York Times (Michael Powell) rappelle qu’en 96 Barack Obama s’opposait à la peine de mort dans son livre, The Audacity of Hope, mais qu’entre temps, le futur sénateur de l’illinois “had come out in favor of the death penalty, saying that society has the right to express its outrage at heinous crimes.”


 
Obama Disagrees With Supreme Court Decision on Death Penalty

June 25, 2008, 8:41 pm
By Michael Powell

Senator Barack Obama told a press conference today that he disagreed with a Supreme Court decision outlawing the execution of child rapists.

Mr. Obama, whose position on the death penalty has changed over the years (his staff prefers the verb “evolved”), said that child rape qualifies as “heinous” and therefore as subject to the death penalty.

“I disagree with the decision; I have said repeatedly that I think the death penalty should be applied in very narrow circumstance for the most egregious of crimes.” Obama told forty or so reporters. “I think that the rape of a small child, six or eight years old, is a heinous crime, and if a state makes a decision under narrow limited well defined circumstance the death penalty is at least potentially applicable,

In 1996, Mr. Obama went on the record opposing the death penalty and he wrote in his most recent memoir, “The Audacity of Hope” that the penalty “does little to deter crime.” By the time he ran for the U.S. Senate in 2004, he had come out in favor of the death penalty, saying that society has the right to express its outrage at heinous crimes.

At the same time, he said the system of death penalty justice was so flawed that the nation should declare a moratorium on executions, such as that imposed in Illinois by Republican Gov. George Ryan.

Mr. Obama is not a particularly chatty fellow with the press corps, having held his last full press conference a week ago in Florida. He also declined to let most reporters into his recent and rather opulent fund-raiser (think truffle oil rather than hot dogs on a tooth pick) in Los Angeles.

So it is that quite a crowd of harried hacks gather when he decides to answer press questions. And today he made some news. He came out in favor of the death penalty and backed away from a previous pledge to oppose any retroactive immunity for telecom companies that helped the government by giving them possibly illegal access to Americans’ emails and phone calls.

Here was Mr. Obama back in February:

“There is no reason why telephone companies should be given blanket immunity to cover violations of the rights of the American people - we must reaffirm that no one in this country is above the law.”

And here he is today: “The bill has changed,” he said, adding that the new bill offers safeguards, including close monitoring of the law’s application. “I don’t think the security threats have changed. My view on FISA has always been that the issue of the phone companies per se is not one that overrides the security interests of the American people.”

He faced questions as well about his decision to opt out of public financing of his campaign, bridling at the suggestion that this constituted a flip-flop. “The characterization of a flip-flop was wrong,” he said, noting that the Republicans, in recent election campaigns and in this one, place no restrictions on how the Party raises and spends money.”

He also touched on foreign affairs, offering an unstinting condemnation of Robert Mugabe’s stifling of dissent and overturning an election process in Zimbabwe. “What remains of this election is a complete and total sham,” he said, adding that African leaders — particularly the South Africans — have been remiss in failing to challenge him.

They have allowed “Robert Mugabe to engage in this anti-colonial rhetoric that is used to distract from his own profound failures as a leader,” Mr. Obama said.



Obama pour la peine de mort. Mais chut !

Le candidat démocrate vient de se prononcer en faveur de la peine de mort pour les violeurs d'enfants. Les médias français de gauche n'en parlent guère.

C’est une toute petite brévette en page 10 de Libération. A peine davantage dans Le Monde. Pourtant Dieu sait si ces deux journaux ont tartiné sur le candidat démocrate ! On y apprend donc - en pointillés, bien sûr - qu’en matière de droits de l’homme, Barak Obama se situerait presque à la droite de Le Pen qui n’a pas osé, lui aborder le sujet de la peine de mort dans sa campagne ! La plupart des sites d'informations observent la même discrétion (ou distraction ?).

Ne jetons pas la pierre à Obama : son élection pourrait bien changer beaucoup de choses aux Etats Unis et donc dans le monde entier. Et sa prise de position est assortie de conditions très restrictives : «J'ai dit à plusieurs reprises que je pense que la peine de mort devrait être autorisée dans un nombre très limité de circonstances, pour les crimes les plus extrêmes... Je pense que le viol d'un petit enfant, de 6 ou 8 ans, est un crime hideux et si un Etat décide que dans des circonstances réduites, limitées, et bien définies, la peine de mort est au moins potentiellement applicable, ça, ça ne viole pas notre Constitution».

Non ce qui étonne est plutôt le quasi black-out de cette information dans les médias français, surtout les plus favorables au candidat démocrate. Comme s’il ne fallait pas décourager le Comité de soutien français à Obama, qui rassemble notamment Olivier Duhamel, Bernard-Henri Lévy, Frédéric Mitterrand, Bertrand Delanoë et Jack Lang. Dommage : avec cette info, les médias disposaient d'une occasion unique pour se rendre utile, c'est à dire faire ce que leurs lecteurs attendent : contextualiser et nous expliquer pourquoi et comment, aux Etats-Unis, on peut être de gauche et pour la peine de mort....

Vendredi 27 Juin 2008 - 15:09
Philippe Cohen
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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 13:47

(sur le blog français de soutien à Obama)


Pourquoi Obama fascine le monde entier et surtout les français !


Cet article a été publié par A.Siou le Jeudi 5 juin 2008 à 4:07

Mais pourquoi donc voit-on émerger un « phénomène Obama » en France ?



« L’Obama-mania », il faut le reconnaître, n’a pris de l’ampleur chez nous que très récemment. Il faut se souvenir cependant que ce genre de phénomène politique, certes très inhabituel, et qui se déroule sous nos yeux en ce moment de l’autre coté de l’Atlantique, a vécu ses prémices en 2007.


Les élections françaises ont marqué le début d’une nouvelle ère politique. Regain d’intérêt pour la politique et ses représentants, taux record de participation à l’élection présidentielle, omniprésence du thème électoral dans les médias, tous ces phénomènes apparaissent peu à peu depuis le début des primaires.


Mais pourquoi prend-t-il tant d’ampleur en France . Pourquoi la candidature d’Obama nous importe tant nous français ?


Parce que nous nous identifions à l’Amérique et à cette élection. La discrimination, la racisme, la montée des inégalités, la pauvreté, la misère, les ghettos urbains ou plutôt les « ghettos démocratiques », la discrimination positive (affirmative action aux Etats-Unis) ne sont pas propres à l’Amérique. En France aussi des termes tels que l’immigration, l’intégration, la diversité sont souvent tabous et la source de débats controversés.


Car au moment même ou la gouvernance française est mise à l’épreuve, et malgré le déchirement auquel la France a assisté pendant la campagne présidentielle de 2007 (de deux familles politiques, deux visions du monde diamétralement opposées) l’image d’une France nouvelle émerge. Une France résolument positive et moderne, un peu moins en proie avec ses vieux démons, et ou les amalgames et le préjugés s ‘estompent peu à peu.


Parce qu’une Amérique qui se remet en question est le reflet d’une France qui elle aussi commence seulement à assumer enfin sa nouvelle identité, où la Palme d’Or vient d’être remportée par un metteur en scène mettant en valeur de jeunes acteurs issus de l’immigration. Et c’est bien cela qui fait toute la force d’une démocratie.


Mais comment analyser le phénomène Obama de façon de façon plus générale dans ces deux pays en particulier ?


P
remier constat - L’analyse stérile qui a été systématiquement avancée dans les médias pour l’expliquer, et qui consiste à affirmer que le phénomène Obama a à voir avec sa couleur de peau et avec la soif de rédemption des américains vis-à-vis de la ségrégation raciale, est un raccourci pour analyser un phénomène pourtant très simple dans sa signification.


Obama n’a jamais utilisé le thème racial dans sa campagne électorale. 


Pourquoi ? Parce que pour lui un individu n’est ni un noir, ni un blanc, c’est avant tout un être humain.. Obama est un humain qui s’adresse à la race humaine. Obama réconcilie un monde déchirée par les divisions. Parce que les individus en ont assez d’être mis en situation conflictuelle. Parce qu’Obama ne cherche pas à opposer tout le monde. Car dans son discours les concepts de races supérieures ou inférieures n’ont pas lieu d’exister .


Parce que le citoyen reprend conscience de son rôle primordial dans la destinée de son pays et parce que le peuple ne s’exprime réellement qu’en situation de réelle urgence et en désespoir de cause.

Avènement singulier, Obama apparaît comme un candidat sincère, « genuine » comme disent si bien les Américains. Il ne fait pas partie de ces leaders politiques qui exploitent l’arme de la culpabilité, ce discours universel sous-jacent pour justifier leur programme politique. La culpabilité de histoire commune et propre aux Grandes démocraties, ou l’on justifie de façon hypocrite un thème électoral ou des choix politiques en exploitant tour à tour la shoah, la colonisation, l’impérialisme. La culpabilité d’une France vis à vis de son passé coloniale. La culpabilité d’une Amérique vis à vis de la ségrégation et de sa politique impérialiste en Irak.


De plus Obama a la particularité d’être charismatique. Pertinence du discours, visionnaire, pragmatique, grand orateur, Obama incarne une nouvelle génération de politiciens, ceux qui font vibrer les foules et qui redorent l’image d’une politique déchue. Il s’adresse à tous ceux qui s’étaient désintéressés des débats politiques et qui avaient perdus la foi en leur représentants. Il est de ceux qui ravivent la conscience patriotique et en appellent au peuple (c’est-à-dire aux citoyens de toutes origines) pour le faire participer au grand chantier démocratique, celui qui est basé sur les fondements de la démocratie, là ou la société est plus juste et égalitaire . Il fait de la politique au delà du clivage gauche droite. Il est porteur d’un message d’espoir. Celui qui affirme que la société est capable de se réinventer, et qu’on ne doit plus se rattacher aux vieilles méthodes mais qu’il faut innover, évoluer avec son temps même si cela demande des sacrifices.


D
euxième constat - Obama est trans-générationnel. Il ne réconcilie pas seulement une Amérique déchirée, coupée en deux, mais il est tout d’abord un symbole d’espoir dans un monde sans scrupules.


Parce qu’Obama prône la réconciliation humaine, la diversité, la tolérance . La réconciliation d’un monde en proie à la violence, au racisme, à la montée du fanatisme religieux, à la domination du terrorisme international, à la menace de déplacements massifs de population due aux phénomènes climatiques, aux guerres, aux génocides. Dans ce monde là, le phénomène Obama resplendit de légitimité et Obama fait figure de sauveur. Et il l’est. Dans sa vision politique et sa façon d’analyser non pas seulement son environnement proche mais également éloigné.


Obama fait resplendir ce visage d’un monde multiracial, multi-ethnique. Son message est universel, et l’histoire de l’humanité n’avait pas vu une telle lueur ressurgir depuis bien longtemps!


Il est la réincarnation à la fois d’un MLK (Martin Luther King), d’un JFK (John Fitzgerald Kennedy) et d’un RFK (Robert F. Kennedy).


T
roisième constat - Obama réconcilie l’Amérique toute entière, et surtout l’Amérique avec elle-même.


Avec lui les lignes de démarcation entre les clans s’estompent. Démocrates contre Républicains (qui, phénomène extraordinaire, pour certains ont même « endossé » sa candidature), riches contre pauvres, noirs contre blancs, les opprimés, discriminés et oppressés, contre les privilégiés, le peuple contre l ‘élite. Il transcende les clivages sociaux, raciaux et politiques, mais aussi les tabous, les préjugés, les stéréotypes. C’est sa force !


Obama incarne non pas la nouvelle Amérique « the Next America », il incarne l’Amérique originelle. Celle des fondements et des principes démocratiques. Une Amérique ou le rêve américain reprend tout son sens et son authenticité, une Amérique fière de son héritage, de son potentiel, qui fait de sa diversité une force et qui assume son identité multiraciale, celle du « Melting Pot » à l’origine du fondement des Etats Unis d’Amérique.


Une Amérique plus tolérante, unitaire, solidaire, (Obama a toujours dit qu’il était le candidat de toute l’Amérique), et qui prend en compte les deux minorités montantes aux Etats-Unis, beaucoup trop souvent délaissées : les Hispaniques et les Asiatiques. L’exclusion n’a pas lieu d’être dans son programme. La dictature du « marche ou crève » non plus.


Une Amérique qui tente d’enrailler des fléaux tels que l’ascension de mouvements religieux ultra orthodoxes et plus virulents que jamais, les gangs, la violence dans les écoles, la haine. Une Amérique ou les justices s’atténuent, lorsque, faut-il le rappeler, plus de 40M d’américains vivent actuellement sans couverture sociale!


Non plus une Amérique impérialiste, fondamentaliste, unilatéraliste, mais une Amérique « friendly », réconciliée avec elle même et le reste du monde. L’Amérique que nous aimons, admirons, qui exerce une fascination sans mesure sur nous et qui n’a d’égal qu’elle même!


Un candidat qui prône la réconciliation humaine est singulier.Les leaders politiques émergeant de cette façon sont très rares. Que Obama remporte l’élection et accède au poste suprême en novembre ou pas, il laissera de toute façon un empreinte indélébile sur l’histoire de l’humanité.


Il faut simplement espérer que nous ne sommes pas en train d’assister à « The last good campaign ? (Vanity Fair, article sur Robert F. Kennedy June 2008)


Aurélie SIOU - pour le Comité français de soutien à Barack Obama



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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 17:46

(dépêche)


Excitement in France over Obama victory


by Katrin Bennhold, published June 6, 2008.


According to Samuel Solvit, president of France's support committee for Barack Obama, the French have not been this excited about America since they shipped over the Statue of Liberty in 1885.

Obamania has gripped most of Europe. But the enthusiasm is particularly striking in France. This is where the disenchantment with U.S. foreign policy under the Bush administration has been the most vocal. And this is where the Continent's largest community of African immigrants and their descendants live.

From the philosopher Bernard Henri-Lévy to disenfranchised teenagers in volatile suburbs, Barack Obama - the 46-year-old Democratic senator from Illinois who is about to become the first black presidential nominee of a major U.S. party - has struck a nerve.

"He inspires different people for different reasons, but he inspires most people," said Solvit, whose 2,000-person-strong committee is the biggest in Europe and includes prominent members like Axel Poniatowski, president of the foreign affairs commission at the National Assembly, and Mayor Bertrand Delanoë of Paris.

"For the French establishment, Obama represents a new chapter in the Western alliance," Solvit said. "For ethnic minorities he embodies the equality of opportunity they crave."

Europe always watches when America goes to the polls. But this year a collective craving for change appears to have heightened the interest.

Europeans know that whoever is elected to the White House - Obama or his Republican rival, Senator John McCain - could profoundly affect their lives, from ripples in the world economy to the number of troops in Afghanistan.

Several opinion polls have suggested that if Europeans could vote on Nov. 4, they would cast their ballot for Obama, who is admiringly described as a cross between John F. Kennedy and Martin Luther King Jr.

Indeed, as the daily Frankfurter Allgemeine Zeitung warned Friday, European enthusiasts have elevated the senator to a role he will find hard to fulfill - "a savior of mankind, a sort of political Messiah of the early 21st century."

But this week such caution tended to be drowned out by the news about Obama's impending nomination.

"You can't welcome it enough, especially in this era of rampant anti-Americanism," Le Figaro, the French daily, said Thursday.

"With Obama, a certain idea of America is back: that of a generous society where equality of opportunity is not an empty promise. Hope and change, key words of his campaign, reinforce this rediscovered ideal, which resonates as much inside the country as beyond."

In no other segment of France's population does this ideal inspire more than among minorities. One in 10 of the nation's inhabitants is of Arab or African origin.

Kama Des-Gachons, a 28-year-old Frenchwoman, was one of about 600 young men and women flocking to a panel discussion in Paris on Tuesday about the "Obama Effect in France." Her eyes lit up when she spoke about Obama. Not because he is a Democrat or because he opposed to the war in Iraq. But because his father was an African immigrant, like hers.

"He makes me dream," said Des-Gachons, whose parents came to France from Mali. "I even bought a T-shirt with the American flag. America is the country where you can make it."

Des-Gachons is living the American election campaign vicariously, as if she had a vote herself. Could she imagine a French Obama?

"Not anytime soon," she said. Despite a university degree from the Sorbonne, it took her two years to find her current job in finance.






"But who knows?" she added, echoing a hope that many in the audience expressed. "If Obama is elected, maybe it will change perceptions in France, too."

President Nicolas Sarkozy awarded several high-profile jobs in his administration to people of African origin. Justice Minister Rachida Dati is the daughter of North African immigrants, as is Fadela Amara, in charge of France's suburbs. Rama Yade, junior minister for human rights, was born in Senegal.

But none of the 577 members of the National Assembly are from France's first- or second-generation immigrant population. Sarkozy has also quietly abandoned a campaign pledge to introduce affirmative action for ethnic minorities.

According to Constance Borde, vice president of Democrats Abroad in France and one of the party's superdelegates, French minorities need the kind of affirmative action their American counterparts have had.

"If you open up your education system," Borde told the packed auditorium at the Institut d'Études Politiques on Tuesday, "you, too, can have an Obama."



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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 12:07

Le premier discours de Barack Obama comme candidat officiel du Parti démocrate.



Prepared Remarks: Obama at AIPAC Policy Conference

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 01:50

Depuis le 3 juin 2008, Barack Obama a officiellement la majorité absolue du nombre des délégués démocrates nécessaire à sa désignation comme candidat à l’élection présidentielle américaine du 4 novembre 2008. Et maintenant, que va-t-il se passer ? Seconde partie.


Dans la première partie, on a évoqué la victoire d'Obama aux primaires du Parti démocrate.


Quel candidat Vice-Président pour Barack Obama ?

L’un des rôles du Vice-Président américain, c’est de présider le Sénat américain. Son identité est importante pour les candidats, car il montre dans quelle type d’équipe il engage sa candidature et sa campagne.

L’identité du candidat Vice-Président de John MacCain sera évidemment déterminante : prendra-t-il un représentant des ‘conservateurs’ ? ou décidera-t-il d’en finir définitivement avec l’équipe Bush ?

Pour Obama, l’enjeu est à la fois de maintenir l’unité du Parti démocrate et de rester cohérent avec son principal thème de campagne, le changement (un thème très classique tant aux États-Unis qu’en France, mais c’est sans doute l’adéquation du thème avec la personnalité de celui qui le décline qui fait toute la différence).

Barack Obama a nommé le 4 juin 2008 un petit groupe de personnalités chargé d’étudier quel pourrait être son candidat à la Vice-Présidence. Parmi ces personnalités, il y a Caroline Kennedy (la fille du Président assassiné), Éric Holder (ancien Vice-Ministre de la Justice), Jim Johnson (‘vétéran’ de la vie politique américaine) et Fannie Mae (ancien patron d’un groupe financier).

Le 4 juin 2008, CNN évoquait pas moins de 18 noms possibles pour occuper cette place cruciale.

Parmi les plus connus, évidemment Hillary Clinton qui apporterait à Obama la voix des femmes et des ouvriers blancs et assurerait l’unité du Parti démocrate. Obama a déjà estimé que « la sénatrice Clinton ne peut que figurer parmi les candidats potentiels » mais semble s’inquiéter de sa capacité à limiter l’influence de Hillary Clinton en cas d’élection.

Il y a aussi Bill Richardson, gouverneur du Nouveau Mexique et candidat aux primaires de 2008, d’origine hispanique (Obama a eu aussi du mal à convaincre les Hispaniques qui constitueraient la première ‘minorité ethnique’ des États-Unis devant les Noirs), tout en crédibilisant les questions de politique étrangère grâce à son expérience comme ambassadeur américain.

Joe Biden pourrait aussi lui apporter toute son expérience de la politique étrangère avec six mandats de sénateur, mais son âge (65 ans) pourrait faire réfléchir le ‘leader du changement’.

Mike Bloomberg, maire de New York, est un indépendant qui avait des vues présidentielles, et il pourrait rouler tant pour Obama que pour MacCain. L’enjeu serait de réconcilier les ‘centristes américains’ en séduisant avec Bloomberg les Républicains modérés. Par ailleurs, il pourrait apporter à Obama le vote des Juifs inquiets des campagnes le présentant à tort comme ami des islamistes (Obama, pourtant chrétien, a dû répéter à plusieurs reprises qu’il considérait que les États-Unis étaient le premier ami d’Israël).

Wesley Clark, ancien commandant de l’OTAN, qui a raté les primaires de 2004 et soutien de Hillary Clinton, pourrait incarner la réunification du Parti démocrate, mais son âge (63 ans) pourrait l’handicaper.

Les principales autres personnalités citées par CNN sont le sénateur Evan Bayh, le sénateur Chris Dodd, Chuck Hagel (ami de MacCain et anti-guerre en Irak), Ed Rendell (très populaire à Philadelphie et soutien de Hillary Clinton), Kathleen Sebelius (gouverneur du Kansas) et Jim Webb (vétéran du Vietnam et auteur à succès).

John Edwards est aussi cité (mais il avait renoncé à cette possibilité dès mai 2008).


MacCain, récupérateur du clintonisme ?

La lutte va être difficile pour les deux candidats, mais il semblerait qu’aucun ne souhaite adopter des arguments ‘en dessous de la ceinture’.

En Louisiane le 4 juin 2008, John MacCain a immédiatement proposé aux supporters de Hillary Clinton de venir le rejoindre : « Les voix de tous les partisans de Hillary Clinton seront les bienvenues. » en pensant ainsi : « Je crois qu’il y a beaucoup de partisans de la sénatrice Clinton qui me soutiendront parce qu’il estiment que le sénateur Obama n’a ni l’expérience, ni le savoir, ni le discernement pour relever les défis de la sécurité nationale de ce pays. ».


Les précisions d’Obama sur Israël et l’Iran

De son côté, Barack Obama a prononcé un discours important de politique étrangères à Washington le 4 juin 2008 où il réaffirme la solidité de l’amitié pour Israël et la fermeté à l’égard de l’Iran.

Sur Israël, Obama a déclaré en effet : « Que ce soit clair : la sécurité d’Israël est sacro-sainte. Elle n’est pas négociable. Les Palestiniens ont besoin d’un État contigu et unifié qui leur permette de prospérer. (…) Mais tout accord avec le peuple palestinien doit préserver l’identité d’Israël en tant qu’État juif doté de frontières sûres, reconnues et défendables. Jérusalem restera la capitale d’Israël et ne doit pas être divisée. » alors que le Président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas avait affirmé récemment : « Le monde entier sait que la sainte Jérusalem a été occupée en 1967 et nous n’accepterons pas d’État palestinien sans Jérusalem pour capitale. ».

Les déclarations d’Obama ont évidemment fait bonne impression au Premier Ministre israélien Ehud Olmert, en visite à Washington, qui a estimé que « la sortie de Barack Obama a été très impressionnante et ses remarques sur Jérusalem très touchantes. (…) S’il est élu Président, nous discuterons avec lui de toutes les questions qui sont à l’ordre du jour. ». Une déclaration qui constitue une reconnaissance d’Obama en termes de compétences sur les relations internationales.

Selon Moses Mercado, un conseiller du candidat démocrate, Barack Obama devrait d’ailleurs se rendre en France d’ici deux mois et chercher un soutien international afin de crédibiliser sa candidature par une légitimité internationale malgré son manque d’expérience.


Une page qui se tourne ?

Pour l’instant, les sondages sont très fluctuant et donnent un très léger avantage à Obama (46,7%) sur MacCain (44,5%) qui n’est pas significatif.

Chaque candidat a ses faiblesses (Obama son inexpérience, MacCain son âge et son incompréhension face aux affaires économiques et sociales qu’il a lui même avouée).

La question est de savoir ce qui va être privilégié par les électeurs américains :

1. Un besoin encore présent de sécurité intérieure (les terroristes islamistes pourraient éventuellement perturber le jeu électoral) ou alors

2. Une forte volonté de tourner la page, celle ‘des années Bush et Clinton’ (un peu comme ceux qui voulaient improprement en finir avec ‘l’ère Mitterrand et Chirac’).

Ce changement, qui équivaudrait à la même ampleur que l’arrivée au pouvoir en janvier 1981 de Ronald Reagan qui, avec sa révolution thatchérienne, annonçait que « America is back » et qui avait redonné de l’honneur et de la confiance aux Américains après la sale guerre du Vietnam et la prise d’otages à Téhéran.

Barack Obama est tout à fait ce modèle de nouvel homme politique, ne représentant aucune communauté, dépassant les clivages sociaux anciens, et répondant à la nécessité de globalisation du début du siècle.

Obama, l’homme de la véritable globalisation (par son histoire personnelle, métis ayant vécu enfant en Indonésie puis à Hawaï, père du Kenya et mère du Kansas), celui de la synthèse des identités, donnerait une autre image des États-Unis, plus ouverts et plus aptes à comprendre les nouveaux défis de la planète.

À l’inverse, le choix de John MacCain représenterait une volonté de repli vers les valeurs traditionnelles et le passé sans beaucoup d’innovation dans la capacité à concevoir de nouvelles manières d’entretenir les relations internationales.

Dans tous les cas, il n’y aura aucun bouleversement majeur.

Rendez-vous le 4 novembre 2008 pour entendre le verdict des Américains.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (5 juin 2008)


Pour aller plus loin :

Pourquoi Obama ?

Premier discours officiel de Barack Obama le 4 juin 2008.


Annonce de la victoire d’Obama aux primaires (3 juin 2008).





http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=40705





http://www.lepost.fr/article/2008/06/06/1203938_usa-obama-la-force-tranquille-2-2.html






 
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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 01:02

Depuis le 3 juin 2008, Barack Obama a officiellement la majorité absolue du nombre des délégués démocrates nécessaire à sa désignation comme candidat à l’élection présidentielle américaine du 4 novembre 2008. Et maintenant, que va-t-il se passer ? Première partie.


La bataille fut longue (cinq mois), incertaine et douloureuse (notamment pour John Edwards), mais depuis mars, Barack Obama avait de bonnes chances de devenir le candidat démocrate.


Candidat officiel

C’est désormais réalisé depuis le 3 juin 2008, date des deux dernières primaires, aux couleurs contrastées (échec au Dakota du sud, victoire au Montana) mais surtout, date à laquelle une cinquantaine de super-délégués ont enfin pris position en faveur d’Obama.

Fait historique que d’avoir un candidat métis présidentiable d’un grand parti gouvernemental aux États-Unis ? Pas plus que d’avoir eu, avec Ségolène Royal, une femme candidate présidentiable d’un grand parti gouvernemental en France. Le fait de dire ‘historique’ signifie une singularité alors qu’Obama a répété à de nombreuses reprises que sa démarche n’était pas communautariste.

Barack Obama, dont la campagne va être entre autres axée sur le fait que John MacCain ne serait qu’un continuateur de la politique de George W. Bush (ce qui nécessitera beaucoup d’arguments) a reçu les félicitations …du même George W. Bush, courtoisie à laquelle le Président américain s’était prêté également lors de la victoire de John MacCain sur ses concurrents républicains.

Condoleezza Rice a trouvé, elle, que les États-Unis étaient « un pays extraordinaire » pour avoir un candidat sérieux de couleur à l’élection présidentielle. Chez beaucoup de monde, ‘métis’ signifie forcément ‘noir’, mais alors, comment décrire la famille maternelle d’Obama ?

Rice qui pourrait, elle aussi (malgré ses dénégations), s’impliquer dans la campagne présidentielle en étant candidate à la Vice-Présidence derrière John MacCain (sans doute le ‘ticket’ le plus offensif que pourrait concevoir John MacCain).


Quelques statistiques sur ces éprouvantes primaires

Le décompte au 5 juin 2008 à 10h00 est le suivant :

Nombre minimal requis de délégués : 2 118.

Barack Obama : 2 181,5 dont 415 super-délégués.
Hillary Clinton : 1 921,5 dont 282 super-délégués.

Super-délégués encore indécis : 126.
Délégués de John Edwards encore indécis : 21.

(Les ‘demi-délégués’ proviennent du fait que certains délégués, comme ceux du Michigan et de Floride, n’auront qu’une demi-voix à la Convention nationale démocrate de Denver).

En nombre de voix populaires, le décompte se fait ainsi :

Barack Obama : 17 535 458 voix (soit 48,1%).
Hillary Clinton : 17 493 836 voix (soit 48,0%).

41 622 voix ont donc séparé les deux rivaux, se traduisant, en nombre de délégués élus, par une différence de 127 sur un total de 3 434 (soit 3,7% d’écart).

En prenant aussi en compte les caucus (dans l’Iowa, le Nevada, l’État de Washington et le Maine), qui n’ont pas fait appel aux votes populaires, et les États du Michigan (où il n’y avait même pas de bulletin de vote au nom d’Obama) et de Floride, les estimations sont très divergentes et vont d’un écart de 151 844 voix en faveur d’Obama à un écart de 286 687 voix en faveur de Hillary Clinton (en fonction de différentes hypothèses).

Pour le détail États par États, voir ici.


Un combat électoral étonnant

Hillary Clinton doit digérer un échec bien réel et très inattendu encore en début janvier 2008 : capable de rassembler militants et financements, dans le clan qui contrôlait le Parti démocrate depuis près d’une vingtaine d’années, forte de son expérience de sénatrice depuis huit ans, et surtout, d’épouse du Président Bill Clinton auprès de qui elle s’était occupé des affaires de santé, la candidate malheureuse avait toutes les clefs pour gagner largement, sans inquiétude, d’autant plus que son vote impardonnable en faveur de la guerre en Irak ne lui a jamais vraiment été reproché.

Face à elle, un sénateur qui n’avait que trois ans d’expérience nationale au Sénat américain (alors que John Fitzgerald Kennedy avait exercé déjà quatorze ans au Congrès américain avant d’être élu Président). Obama qui n’aurait que son charisme comme seul atout mais qui a montré qu’il avait aussi une stabilité dans ses prises de position, une diplomatie à rude épreuve (pour éviter d’être qualifié de girouette) et une minutieuse efficacité dans le travail sur le terrain (électoral et militant) qui lui a permis de collecter beaucoup plus d’argent que Hillary Clinton.

Une analogie pourrait être faite avec Woodrow Wilson qui, en 1912, était aussi inconnu qu’Obama dans le paysage politique national.

Obama a finalement réussi à dépasser tranquillement les nombreux Démocrates ambitieux qui voulaient assurer de la relève de Bill Clinton, à savoir John Edwards, Howard Dean ou encore John Kerry.


Analogie avec 1976

Certains journalistes américains ont comparé ces primaires démocrates aux primaires du Parti républicain en 1976.

À l’époque, le Président sortant, Gerald Ford, qui n’avait encore jamais été élu car le Président Richard Nixon et son Vice-Président Spiro Agnew élus en 1972 avaient démissionné pour cause de Watergate, était confronté à sa première campagne présidentielle qui très rude pendant des primaires où il affrontait Ronald Reagan.

Ce dernier finalement battu aux primaires avait refusé d’aider Gerald Ford pendant la campagne contre Jimmy Carter en participant activement à la campagne, et Carter gagna d’une courte manche (50,5% contre 48,4%) notamment dans les États fiefs de… Ronald Reagan. Gerald Ford aida par la suite Ronald Reagan à se faire élire en 1980.


Et maintenant ?

Ce précédent montre à l’évidence ce que Barack Obama doit absolument éviter : que Hillary Clinton, vaincue, s’enferme dans un mutisme jusqu’à la fin de la campagne contre John MacCain, dans le but d’envisager sa nouvelle candidature en 2012.

L’intérêt personnel de Hillary Clinton pourrait tabler en effet sur un échec d’Obama en 2008 pour mieux assurer la relève dans l’élection suivante. Un peu la méthode de Jacques Chirac qui, en 1981, favorisa l’échec de Valéry Giscard d’Estaing afin de devenir le seul leader de l’opposition (la stratégie a mis quand même quatorze ans à réussir !).

Hillary Clinton n’est toutefois pas Jacques Chirac, et l’intérêt du Parti démocrate surpasse l’intérêt d’un de ses membres (contrairement aux partis de gouvernement en France).

C’est pourquoi dès le 3 juin 2008 à St Paul dans le Minnesota, Barack Obama n’a pas hésité à envoyer des fleurs à son ex-concurrente : « La sénatrice Clinton a fait l’histoire dans cette campagne. (…) Notre parti et notre pays sont meilleurs grâce à elle, et je suis un meilleur candidat pour avoir eu l’honneur de faire campagne contre Hillary Rodham Clinton. » afin de conclure en appelant à la réunification des Démocrates : « Commençons à travailler ensemble. (…) Unissons-nous dans un effort commun pour dessiner une nouvelle route pour l’Amérique. ».

Son mentor, David Axelrod, responsable de la stratégie, évoque aussi les grandes qualités de Hillary Clinton : « Il est évident que c’est une personne incroyable. Nous le savions déjà. ».


Que va faire Hillary Clinton ?

Hillary Clinton a refusé de reconnaître tout de suite sa défaite face à Obama. Sans doute par amour-propre, puisque depuis quelques jours, il n’y a plus aucun doute.

Son désistement officiel et son soutien à Obama auront lieu le 7 juin 2008 à Washington où elle va remercier tous ses partisans.

Elle a surtout déclaré qu’elle va prendre un peu de temps et de recul : « La campagne a été longue, et je ne prendrai aucune décision ce soir. ».

Cela ne l’a pas empêché de se livrer à quelques jeux d’hypothèses et en particulier, celle d’être sur le ‘ticket’ d’Obama comme candidate à la Vice-Présidence. Bill Clinton, son époux ex-Président, le lui aurait d’ailleurs susurré depuis quelques semaines.

En meeting à New York le 3 juin 2008, Hillary Clinton a donc confirmé qu’elle était d’accord pour épauler Barack Obama si cela était nécessaire pour gagner en novembre : « Je suis déterminée à unir notre parti pour que nous puissions avancer plus fermement et je sui plus prête que jamais à décrocher la Maison Blanche en novembre. ».

Pour l’instant, Obama ne lui a fait aucune offre, mais ce serait sans doute la solution la plus efficace pour raccommoder un parti en proies aux profondes divisions entre supporters d’Obama et supporters de Clinton. Au risque de casser son message du changement en incluant dans son équipe la représentante d’un gouvernement vieux de… quinze ans (1993).

Les plus suspicieux pourraient aussi remarquer que devenir la Vice-Présidente d’un candidat dont on a envisagé à deux reprises (en mars 2008 et le 23 mai 2008) son éventuel assassinat pourrait être un moyen de revenir à la Maison Blanche dans d’autres conditions qu’électoralement.


Seconde partie sur le choix du candidat à la Vice-Présidence et les premiers discours.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (5 juin 2008)


Pour aller plus loin :

Pourquoi Obama ?

Annonce de la victoire d’Obama aux primaires (3 juin 2008). 


 

 

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=40703

 

http://fr.news.yahoo.com/agoravox/20080605/tot-usa-obama-la-force-tranquille-12-89f340e.html






http://www.lepost.fr/article/2008/06/06/1203411_usa-obama-la-force-tranquille-1-2.html












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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 20:06
Deux articles de Courrier International.


ÉLECTIONS AMÉRICAINES •  La victoire épique de Barack Obama

En remportant, mardi 3 juin, la course à l'investiture démocrate, le sénateur de l'Illinois est entré dans l'Histoire. Parce qu'il est le premier Noir à devenir le candidat d'un grand parti et parce qu'il a su, en partant de rien, se hisser au sommet.

 

Il ne manquait que les canons à confettis, les lâchers de ballons et les écrans affichant 2 118, le nombre magique de délégués à atteindre pour être sûr de l'investiture du Parti démocrate. Mardi 3 juin, Barack Obama a proclamé sa victoire de façon singulière, en tenant un discours électoral sur le site qui accueillera la convention républicaine du mois de septembre. Le sénateur de l'Illinois a finalement été propulsé vers l'investiture démocrate par un afflux soudain de superdélégués, ces membres du Congrès et personnalités du parti que l'on soupçonnait jadis de fomenter une cabale pour sauver Hillary Clinton.

Si la victoire d'Obama est historique, ce n'est pas seulement parce qu'il est noir. C'est aussi la première fois depuis William Jennings Bryan, en 1896, et Woodrow Wilson, en 1912, que les démocrates choisissent un candidat aussi nouveau sur la scène nationale. Il y a cinq ans, Obama était un membre du Sénat de l'Illinois pratiquement inconnu qui se lançait à la conquête d'une place au Sénat des Etats-Unis. Songez à tous les démocrates ambitieux qui ont lorgné sur la Maison-Blanche au cours de la dernière décennie – John Kerry, John Edwards, Howard Dean et tous les autres – et voyez comment Obama leur est passé devant, sans même donner l'impression de verser une goutte de sueur. Voilà un candidat parti de rien et qui ridiculise tous les hommes politiques modernes. Même si son charisme tranquille rappelle celui de John Fitzgerald Kennedy, JFK, lui, a passé quatorze ans au Congrès de Washington avant de briguer la présidence, en 1960.

Si l'on envisage les choses d'une manière conventionnelle, Hillary Clinton avait tout pour être la candidate démocrate. Après avoir trébuché dans l'Iowa le 3 janvier, elle a fait un retour miraculeux cinq jours plus tard dans le New Hampshire. Dans les cordes après les triomphes d'Obama en février, elle est revenue en force au mois de mars en remportant les primaires de l'Ohio et du Texas. L'héritage politique de son mari, son avantage financier initial et le fait qu'elle soit parvenue à presque faire oublier son vote indéfendable en faveur de la guerre en Irak, tout cela aurait dû lui valoir la victoire.

Au lieu de cela, Hillary Clinton s'est retrouvée, mardi 3 juin, dans le gymnase d'une petite université de New York à essayer de donner l'illusion de sa victoire après une défaite bien réelle. Au début de son discours, elle a certes félicité "le sénateur Obama et ses partisans pour la campagne extraordinaire qu'ils ont menée", mais le ton employé n'était pas celui d'une candidate reconnaissant sa défaite, mais plutôt celui d'une femme triomphante accordant quelques mots aimables à un ennemi vaincu.

Hillary Clinton a pourtant fini par aborder la question que tout le monde se pose en disant "je crois savoir que beaucoup de gens se demandent : 'que veut Hillary ?'"
Elle a commencé à répondre en énumérant une série de positions politiques qu'Obama et pratiquement tous les démocrates ne renieraient pas. "Je veux mettre fin à la guerre en Irak. Je veux faire repartir l'économie. Je veux que chaque Américain ait la possibilité de se faire soigner", a-t-elle déclaré avant de lancer la phrase la plus révélatrice de toute la soirée : "Et je veux que les près de 18 millions de personnes qui ont voté pour moi soient respectées, entendues, ne soient plus invisibles."

Peu importe l'expérience politique, l'impénétrabilité, peu importe les applaudissements, au bout du compte tout s'est résumé à Aretha Franklin et à son fameux R-E-S-P-E-C-T [titre de la plus célèbre chanson de la crooneuse africaine-américaine]. Hillary Clinton semble aujourd'hui déterminée à suivre son propre calendrier pour sortir de la course, mais l'impatience de la direction du Parti démocrate est telle que son désistement pourrait n'être qu'une question d'heures.

La seule véritable question qui demeure est : qui se tiendra à côté d'Obama les bras levés sous les confettis et les ballons lors de la convention nationale démocrate de Denver ? On peut avancer, sans trop de risques de se tromper, que ce que Hillary Clinton considérerait aujourd'hui comme une marque de R-E-S-P-E-C-T serait de figurer sur le ticket présidentiel au poste de vice-présidente.

 

Walter Shapiro
Salon

 
 




ÉLECTIONS AMÉRICAINES •  Quel rôle pour Hillary Clinton ?

Victorieux, Barack Obama doit encore régler plusieurs problèmes. Il doit notamment réussir à se concilier sa rivale démocrate.

 
   
   
 
 
 

 

Barack Obama dispose aujourd'hui d'atouts évidents : le candidat démocrate se lance dans la bataille finale dans un climat défavorable pour les républicains, avec un électorat avide de changements et après une première phase de campagne au cours de laquelle il a rempli stade après stade.

Mais, alors qu'il aimerait pouvoir concentrer toute son attention sur les attaques lancées par John McCain et par les républicains, M. Obama doit faire face, au sein de son propre parti, à deux problèmes qui pourraient éclipser tous les autres tant qu'ils ne seront pas réglés : comment rétablir de bonnes relations avec Hillary Clinton et ses partisans, et faut-il ou non offrir la vice-présidence à cette dernière ?

D'autres questions se posent également. Obama saura-t-il survivre à l'assaut de l'appareil républicain, qui, ces vingt dernières années, s'est montré maître dans l'art de discréditer les candidats démocrates, en particulier ceux qui avaient une expérience limitée sur la scène nationale ? M. McCain n'a d'ailleurs pas hésité, dès le 3 juin au soir, à attaquer le sénateur de l'Illinois en le présentant comme un homme coupé des réalités de son pays dans des domaines tels que la fiscalité, la conduite des affaires publiques et les menaces pour la sécurité américaine.

Si l'équipe de M. Obama fait preuve d'un optimisme prudent, c'est parce que tout le monde s'attend qu'une page soit tournée avec cette élection et que la profonde colère suscitée par le président Bush, conjuguée au mécontentement lié à la guerre en Irak et à la mauvaise conjoncture économique, débouche sur une victoire démocrate en novembre prochain.

Mais nul ne sait encore si ces questions de fond l'emporteront sur des questions plus culturelles et sociétales comme la race, le patriotisme et les classes, ou sur la question de savoir si les électeurs jugeront que M. Obama, qui n'a que quelques années de Sénat derrière lui, a une expérience suffisante pour occuper le Bureau ovale.

 

Adam Nagourney
The New York Times



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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 15:16

Selon le blog Regards sur les Etats-Unis, Hillary Clinton vient d'annoncer à des supporters de New-York qu'elle serait partante pour être l'éventuelle Vice-Présidente d'un Président Barack Obama, dans le cas où ce dernier serait élu le 4 novembre 2008.

Cette annonce est essentielle, car sans l'appui de Hillary Clinton, Barack Obama aura des difficultés pour se faire sa campagne et se faire élire par le peuple américain. La réunification des Démocrates est donc en cours.

Bonnet d'âne à Al Gore et Howard Dean qui ont refusé de prendre position entre Hillary Clinton et Barack Obama pendant les cinq mois de ces primaires incertaines.


Le billet du blog :


C’est la nouvelle de la soirée : Hillary Clinton vient de déclarer à des parlementaires de l’Etat de New York qu’elle était prête pour un ticket commun avec Barack Obama. Elle accepterait donc l’idée d’être la future vice-présidente des Etats-Unis en cas de victoire des démocrates à l'élection présidentielle.

Selon certaines sources proches de la candidate, Bill Clinton serait favorable à un tel ticket depuis plusieurs semaines. La sénatrice de New York est en effet prête à tout pour que les démocrates l’emportent en novembre prochain.

Les tractations devraient se poursuivre dans les prochaines heures.

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Petites statistiques
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Du 07 février 2007
au 07 février 2012.


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