« 64 milliards d'euros, en 2027, c'est, en dix ans, un doublement du budget des Armées. Nous l'avons chaque année tenu à l'euro près et ce sera fait. Oui, l'engagement a été tenu, les faits sont là et l'histoire jugera. » (Emmanuel Macron, le 13 juillet 2026 à l'Hôtel de Brienne, à Paris).
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En tant que Président de la République, Emmanuel Macron est le chef des armées. Dès le début de sa Présidence, il a exercé cette prérogative avec dignité, honneur et fierté. Ce mardi 14 juillet 2026, c'était la dernière fête nationale sous sa Présidence, le dernier défilé militaire, et il faut bien le reconnaître, même par ses détracteurs, ce fut le bouquet final, ce fut l'expression de la puissance retrouvée de la France et de l'Europe.
Rappelons-nous la campagne présidentielle de 2017. On reconnaissait à Emmanuel Macron ses compétences sur l'économie et l'innovation, et la suite a montré qu'on avait eu raison de les reconnaître, avec une baisse durable et historique du chômage et la France placée première nation européenne pour l'attractivité économique. En revanche, là où les observateurs étaient critiques, c'était sur sa capacité à exercer ses prérogatives régaliennes.
Ainsi, dès les premières minutes de son premier quinquennat, Emmanuel Macron n'a jamais cessé de se focaliser sur le régalien, et en particulier sur la défense, la politique étrangère, la construction européenne, afin d'imposer son autorité régalienne. On se souvient, dans les premières semaines, l'invitation au Président russe Vladimir Poutine au fastueux château de Versailles (il a refait le même coup au Président américain cette année), et l'invitation à Donald Trump aux Invalides, devant le tombeau de Napoléon, ainsi qu'au défilé des Champs-Élysées le 14 juillet 2017. Le chef de l'État avait aussi choisi de remonter les Champs-Élysées dans une Jeep le 14 juillet pour bien montrer le caractère militaire de ses nouvelles responsabilités suprêmes.
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Cette suractivité diplomatique allait donner le la d'une décennie d'initiatives diplomatiques multiples, européennes, internationales, notamment depuis l'agression de la Russie de Vladimir Poutine contre l'Ukraine. Elles étaient parfois maladroites, parfois sans lendemain, parfois des vœux pieux ou des incantations, mais parfois aussi, ces initiatives ont été suivies d'effet, comme cette Coalition des Volontaires qui regroupe désormais trente-huit pays pour faire face au désengagement des États-Unis dans l'aide apportée à l'Ukraine pour que cette nation européenne puisse se défendre et exister encore (il suffit à la Russie d'arrêter les combats sur le territoire ukrainien pour arrêter la guerre, c'est aussi simple que cela).
Beaucoup d'initiative européenne d'Emmanuel Macron ont été heureuses, comme la création d'un emprunt européen après la crise du covid, et plein d'autres initiatives pour construire la défense européenne de demain, faute de garanties des Américains.
Sur le plan de la défense nationale, Emmanuel Macron a voulu dès 2017 redonner de l'oxygène budgétaire à l'ambition permanente d'une indépendance militaire. Or, le budget de la Défense a été, depuis le début des années 1980, le parent pauvre des lois de finances : il était la variable d'ajustement pour réduire les déficits publics. Ce n'étaient pas la grande muette qui allait protester, et cette baisse de budget n'était pas vraiment visible du grand public, sauf lors de la fin du service militaire (vente foncière des casernes en centre-ville, réduction des coûts de fonctionnement, etc.). La France n'était pas le seul pays, presque tous les pays européens (à part la Grèce) consacraient très peu d'effort budgétaire à leur défense, puisque le grand-frère américain était là pour les aider en cas d'attaque sur leur territoire. Ce temps est évidemment révolu, et pas seulement du fait de Donald Trump. Barack Obama souhaitait aussi se désengager de l'Europe.
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C'est Emmanuel Macron qui a redressé la barre en doublant le budget de la défense en dix ans et en initiant une véritable défense européenne. Il ne faut pas oublier que l'un des premiers projets d'intégration européenne était militaire avec la CED (qui fut un terrible échec).
Emmanuel Macron a changé les traditions pour la fête nationale. Définitivement supprimée, l'interview du Président de la République le 14 juillet à 13 heures à la télévision, après le défilé et avant la garden party à l'Élysée. En revanche, la veille, le Président de la République s'exprime désormais aux armées depuis l'Hôtel de Brienne.
Ce lundi 13 juillet 2026, le discours d'Emmanuel Macron à l'Hôtel de Brienne, en présence notamment du Premier Ministre Sébastien Lecornu et de la Ministre des Armées Catherine Vautrin, était particulier puisque c'était son dernier discours adressé aux armées (qu'on peut lire dans son intégralité ici).
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C'était l'occasion, pour le chef de l'État, de rappeler son engagement d'origine : « Il y a neuf ans, sitôt élu par les Français, je vous annonçais un tournant historique pour nos Armées, tournant auquel beaucoup avaient cessé de croire, habitués aux coupes budgétaires successives. Avec vous, j'entendais ainsi renouer avec l'esprit des volontaires de l'an II, esprit de liberté exigeant de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace. Je vous annonçais que le budget de la défense serait augmenté, que les engagements seraient tenus et que la France et ses armées seraient à la hauteur de leurs devoirs et responsabilités. Je fixais pour cela un objectif clair, vérifiable : atteindre dès 2025 un effort de défense à hauteur de 2% de la richesse du pays. J'en prenais ici l'engagement solennel. J'en prenais l'engagement parce que j'étais alors convaincu que les périls du monde imposaient de redresser nos armées. (…) L'engagement a été tenu et nous avons bien fait. Avant même que le Sahel ne sombre dans le chaos, avant même que le Proche et Moyen-Orient ne s'enflamment, avant même que la guerre n'arrive sur le sol européen, nous avions amorcé notre réarmement. Avant même le lancement de cette guerre insensée que mène la Russie contre la nation et la terre d'Ukraine, avant toutes les turbulences que nous traversons aujourd'hui, nous prônions l'autonomie stratégique de la France et de l'Europe. L'autonomie stratégique, cette indépendance dans l'analyse, dans la décision et dans l'action, cette liberté au fond, cette ambition pour notre pays et qui fait la grandeur de la France et sa singularité dans le concert des nations. ».
Et d'insister : « L'engagement a été tenu, les faits sont là. Et l'an dernier, à cette même place, je demandais d'aller plus vite, d'aller plus fort, être libre, être craint, être puissant, non par plaisir, mais par nécessité. "On n'agit pas par goût, mais parce que le devoir l'impose". comme l'écrivait Marc Bloch. Je demandais donc d'accélérer encore cet effort de défense et fixais pour objectif d'avancer à 2027 l'ambition initialement prévue pour 2030 d'atteindre un budget de 64 milliards d'euros pour nos Armées. (…) Un effort supplémentaire de 36 milliards d'euros est donc prévu pour la période 2026-2030 avec, vous le savez, trois grandes priorités. D'abord, l'augmentation de nos stocks de munitions et le renforcement de la préparation opérationnelle. Ensuite, des moyens supplémentaires pour garantir notre souveraineté : alerte avancée, espace, feu dans la très grande profondeur, défense sol-air et aussi le rehaussement de notre dissuasion nucléaire en cohérence avec le virage stratégique que nous avons annoncé au mois de mars dernier avec la mise en place de la dissuasion avancée. Enfin, l'amélioration de la capacité des armées à mener les combats qui pourraient s'imposer dès demain, défense surface-air, lutte anti-drones, guerre dans le champ électromagnétique, drones de tous types, quantiques, intelligence artificielle, en plus de ce qui avait déjà été acté en 2023, avec le cyber, le spatial et le maritime. Cette actualisation doit produire des effets visibles avec des commandes et des premières livraisons dès 2026. Cette actualisation entend aussi renforcer la résilience de la nation avec le nouveau régime d'état d'alerte, avec le service national qui commencera dès septembre et permet au fond de consolider cette force d'âme dont je parlais ici en 2024. C'était une nécessité. On en mesure la nécessité en mer d'Arabie, où notre Marine nationale est engagée depuis de longs mois. Et quelle belle preuve de vigueur de nos forces navales après quatre siècles au service de la France ! Je veux ici féliciter nos marins déployés depuis de longs mois. ».
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Emmanuel Macron a aussi insisté sur la fiabilité de la France, laissant entendre implicitement qu'un autre pays ne serait pas aussi fiable, les États-Unis : « La France est un partenaire fiable, stable, qui tient ses engagements et qui tient une ligne dure : la ligne de la non-belligérance dans les conflits qu'elle n'a pas choisis, la ligne du respect du droit international, de la liberté, y compris la liberté de navigation qu'elle comptait aider à faire respecter dans le détroit d'Ormuz. Et c'est la même volonté de respect de la souveraineté et de la liberté de navigation qui a présidé depuis 8 années à notre stratégie Indo-Pacifique et qui a expliqué beaucoup de nos réussites dans cette région, la ligne de la défense de nos intérêts et de nos amis partout dans le monde lorsque c'est nécessaire. Et je pense à nos déploiements récents et ponctuels comme en Finlande, mais aussi à nos engagements plus pérennes en Estonie, en Lituanie, au Liban, en Irak. On en mesure la nécessité dans tous les théâtres où nos services extérieurs opèrent, et je veux ici remercier la DGSE, l'ensemble de ses agents, et nous n'en oublions aucun, ainsi que leurs directeurs, qui agissent dans la confidentialité requise pour la sécurité et les intérêts de la nation. Et nous en mesurons la nécessité aussi sur le territoire national à travers l'opération Sentinelle qui se poursuit et mobilise nos forces et à travers la présence partout sur le territoire de notre gendarmerie. ».
Le Président de la République a voulu aussi rappeler qu'il a su impulser un mouvement collectif, international. Il a su prendre le leadership de l'Europe et même de la communauté international sur certains sujets, et heureusement qu'il est là pour préserver un certain ordre international quand certains s'évertuent au désordre international : « Dans ce brouillard de la guerre, la France n'est pas seule. Bien au contraire. Ancrée dans son socle européen, mais apte aussi au plus grand large, elle sait proposer des initiatives et fédérer des coalitions. Cela, nous l'avons montré il y a quelques années, dès Takouba, en étant nation cadre et en commençant à agréger au cœur de l'Afrique les forces de tant de pays. Et nous l'avons montré il y a dix-huit mois en bâtissant cette Coalition des Volontaires, avec nos amis britanniques. Et nous serons honorés, et je les remercie de leur présence parmi nous ce midi, quand en tête des troupes défilent demain nos partenaires de la Coalition des Volontaires, éléments avancés qui incarnent en particulier la capacité des Européens à saisir leur destin et à prendre leur sécurité en main, associant tant de nations européennes et à leurs côtés le Canada, et les démocraties de l'Indo-Pacifique. Là aussi, en quelques années, nous aurons bâti des capacités nouvelles en Europe et orchestré un réveil stratégique. L'Europe est en train de devenir une puissance s'appuyant sur les États qui la constituent, respectueuse de leurs décisions souveraines, mais assumant de se défendre et d'agir unie, une Europe qui ne sera pas celle des nationalismes qui l'ont longtemps consumée, mais qui, en conjuguant les patriotismes de leurs membres, en agissant unis, nous rend tous plus forts. Le message que nous envoyons au monde est le suivant : oui, la paix est notre but, oui, nous chérissons la liberté et le droit, et oui, nous nous tenons prêts à combattre pour les défendre, toujours, et au prix du sang s'il le faut. ».
Et, marchant sur les pas de son prédécesseur François Mitterrand lors d'un de ses derniers discours (au Parlement Européen de Strasbourg le 17 janvier 1995), Emmanuel Macron a redit son amour de la patrie mais sa détestation du nationalisme : « Partout où on flatte les nationalismes, en France ou ailleurs, on se trompe sur l'histoire qui est la nôtre. Le patriotisme, oui, le nationalisme, jamais. Et au moment où l'Europe se réarme, penser qu'accumuler chacun séparément des capacités est le sens de l'histoire, c'est une absurdité. Nous devons bâtir en Européens et garder nos spécificités propres, nos modes de décision, nos forces d'intervention, notre crédibilité. Mais ne faisons pas bégayer l'histoire. Il nous faut aussi reconnaître que dans les drones, les intercepteurs, les missiles ou les munitions, nous ne produisons pas assez vite, nous ne produisons pas assez fort et nous devons nous adapter pour nos propres besoins, là où je vois nos armées attendre parfois des mois, si ce n'est des années, les capacités qu'on leur promet, mais aussi pour être compétitifs à l'international. ».
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Le petit exploit d'Emmanuel Macron, c'est d'avoir réuni le 13 juillet 2026 au soir, accueillie aux Invalides à Paris, la Coalition des Volontaires, forte de trente-sept nations réunies autour du Président ukrainien Volodymyr Zelensky, qu'il coprésidait avec le Chancelier allemand Friedrich Merz et le Premier Ministre britannique Keir Starmer qui va très bientôt quitter son poste (et qu'Emmanuel Macron a salué : « Dans quelques jours, il passera le relais dans un esprit de continuité. Mais je veux ici lui redire combien ce fut une fierté pour nous de travailler avec lui et combien cette coalition des volontaires lui doit beaucoup et l'engagement des Européens aux côtés de l'Ukraine lui doit beaucoup. C'était une grande fierté d'être avec vous, Monsieur le Premier Ministre. Merci à vous. »).
Dans une courte conférence de presse (qu'on peut lire dans son intégralité ici), le chef de l'État a rappelé ses objectifs : « Cette réunion est la seizième depuis la première que nous avions tenue en février 2025 à Paris et Londres, et s'inscrit dans une séquence nouvelle, un moment nouveau, et a permis d'amplifier et accélérer une double dynamique. D'abord, celle du terrain militaire, puisque l'Ukraine a largement repris l'initiative, elle a résisté à cet hiver si difficile, elle reconquiert du terrain, et les difficultés s'accumulent pour la Russie sur les fronts militaires et économiques. Deuxième dynamique, c'est celle de la négociation où les facteurs s'alignent pour renforcer les chances d'une paix robuste. Forts des résultats du Sommet du G7 à Évian, nous avons reconstruit une unanimité au Conseil européen qui s'en est suivi au mois de juin, et cette dynamique a été confirmée au sommet de l'OTAN à Ankara la semaine dernière, tant sur le diagnostic, à savoir, pour le dire vite, que l'OTAN ne joue pas en faveur de la Russie et qu'elle ne peut pas espérer tenir ses objectifs, que sur les conséquences qu'il faut en tirer, imposer la fin des combats et relancer les négociations. ».
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L'argent étant le nerf de la guerre, Emmanuel Macron a rappelé les sommes que la Coalition des Volontaires a pu mobiliser pour défendre l'Ukraine : « Nous sommes (…) déterminés à continuer de soutenir l'Ukraine, aujourd'hui encore plus vite et plus fort. Et ce sommet, cette Coalition, a été un moment d'accélération et de mise en œuvre d'engagements pris durant ces derniers mois. C'est vrai du soutien financier qui a été acté avec le prêt européen de 90 milliards d'euros, rejoint par le Royaume-Uni, et j'en remercie Monsieur le Premier Ministre, des engagements pris à Ankara, 70 milliards d'euros, avec les premiers déboursements qui viennent d'advenir. C'est vrai aussi sur le soutien militaire, et c'est dans cet esprit que nous avons agréé, en début d'après-midi, avec le Président Zelensky, une feuille de route entre nos deux pays, mettant en œuvre ce qui avait été acté sur le principe en novembre dernier pour notre coopération bilatérale. ».
Emmanuel Macron a aussi annoncé un renforcement des sanctions contre la Russie : « Dans un contexte où la Russie voit ses vulnérabilités économiques s'accroître, notamment du fait des mesures que nous avons adoptées jusqu'à présent, nous sommes aussi déterminés à les exploiter en renforçant la pression que nous exerçons. Et c'est le troisième axe sur lequel nous avons avancé aujourd'hui par le biais de nos sanctions et de la lutte contre la flotte fantôme. Nos sanctions, c'est ce que nous soutenons, avec le 21ᵉ paquet de sanctions pour l'Union Européenne qui ciblera en particulier le secteur bancaire et financier, le complexe militaro-industriel, les acteurs participant à tout contournement. Et je remercie, là aussi, nos amis britanniques de la parfaite coordination avec l'Union Européenne. Je veux aussi saluer à cet égard les décisions prises récemment par l'administration américaine, celles de pardonner les régimes d'exception sur les hydrocarbures fossiles venant de la Russie, celles aussi qui ont été prises à l'initiative de plusieurs sénateurs américains pour renforcer ces sanctions américaines. Et qu'il me soit permis, en cet instant, de rendre hommage à la mémoire du sénateur Lindsey Graham, qui a joué un rôle important durant ces dernières années aux côtés de l'Ukraine, des valeurs qui nous lient et du lien transatlantique. ».
En marge de la Coalition des Volontaires, les relations franco-ukrainiennes ont été renforcées. Dans une déclaration conjointe de Volodymyr Zelensky et Emmanuel Macron, il a été annoncé que l'Ukraine commandait 16 premiers Rafale sur les 100 qu'elle a prévu d'acquérir en novembre 2025. Elle commandait également des systèmes antimissile franco-italiens (SAMPT-NG) et des radars.
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Le lendemain, 14 juillet 2026, Emmanuel Macron a présidé le grand défilé militaire sur les Champs-Élysées, avec les nombreux invités internationaux dont le Président ukrainien. Le thème de cette année, "le réveil stratégique de l'Europe". Parmi les troupes qui ont défilé, trente-cinq nations ont été représentées. Selon le communiqué de l'Élysée : « À travers une démonstration inédite, illustrant la complémentarité des capacités terrestres et aériennes, ce défilé a donné à voir des forces opérationnelles et de soutien pleinement engagées pour défendre les intérêts de la France et de ses alliés. Cette édition a souligné également la synergie entre les armées et les forces de sécurité intérieure, indispensable pour construire un continuum de sécurité solide face à l’évolution des menaces. Le défilé a réunit 6 686 militaires à pied, 315 véhicules dont 98 motos, 98 avions, 31 hélicoptères et 193 chevaux de la Garde républicaine. ».
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Parmi ceux qui ont défilé, les sapeurs-pompiers, moins nombreux que prévus car ils étaient mobilisés notamment pour lutter contre les incendies de la forêt de Fontainebleau.
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La succession d'Emmanuel Macron va être difficile quand on arrive à un tel haut niveau de leadership international. Son successeur sera soumis aux inévitables comparaisons. Sur Twitter, certains ont été très émus par ce défilé, à l'image de Cyprien Ronze-Spilliaert, chercheur en géopolitique : « Quelle émotion : je ne sais pas si l'on se rend compte de ce qui est en train de se passer. Le Président de la République a rassemblé 36 chefs d'État de la Coalition des volontaires et de l'Ukraine sur les Champs Élysées, autour des armées françaises. Pas un seul a fait défaut, ou alors s'est fait représenté à très haut niveau. Des militaires de tous ces nations-là s'apprêtent à défiler au rythme de l'armée française, 120 pas par minute. Franchement, ce 14 juillet est incroyable. Je suis sans voix. C'est, à mon sens, le plus grand succès d'Emmanuel Macron sur ses deux quinquennats. La France rayonne comme jamais dans le monde. Après le désengagement américain, nous sommes le nouveau pilier de la défense européenne. Vive la République ! Vive la France ! ». Ajoutant : « Ce 14 juillet est peut-être le plus important de notre histoire moderne. Il marque l'avènement d'un nouveau pilier européen de l'OTAN, d'une véritable défense européenne, dissuasive et crédible... ».
Aussi sur le blog.
Sylvain Rakotoarison (14 juillet 2026)
http://www.rakotoarison.eu
Pour aller plus loin :
Emmanuel Macron et son dernier défilé du 14 Juillet.
Le 14 juillet 2026 et la puissance militaire de la France et de l'Europe.
Discours du Président Emmanuel Macron aux armées le 13 juillet 2026 à l'Hôtel de Brienne à Paris (texte intégral et vidéo).
Discours du Président Emmanuel Macron au Sommet des Volontaires le 13 juillet 2026 aux Invalides, à Paris (texte intégral et vidéo).
Résilience nationale.
Sain et sauf : le chemin de Damas d'Emmanuel Macron.
L'hommage d'Emmanuel Macron à Marc Bloch au Panthéon.
Cérémonie de panthéonisation de Marc Bloch le 23 juin 2026 (texte intégral et vidéo).
L'hommage d'Emmanuel Macron à Edgar Morin aux Invalides.
Discours du Président Emmanuel Macron en hommage à Edgar Morin le 3 juin 2026 aux Invalides (texte intégral et vidéo).
Emmanuel Macron et la rancune jetée à la rivière.
Interview du Président Emmanuel Macron, le 15 juin 2026 sur TF1 à Évian (texte intégral et vidéo).
Emmanuel Macron entre Charles De Gaulle et France Libre.
Discours du Président Emmanuel Macron, le 18 mars 2026 à Indret (texte intégral et vidéo).
Iran : Emmanuel Macron défend les intérêts de la France.
Allocution télévisée du Président Emmanuel Macron, le 3 mars 2026 à Paris (texte intégral et vidéo).
Emmanuel Macron : la dissuasion nucléaire de la France, c'est moi !
L’action n’est pas une option !
https://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20260714-defile-militaire.html
https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/le-14-juillet-2026-et-la-puissance-270509
http://rakotoarison.hautetfort.com/archive/2026/07/14/article-sr-20260714-defile-militaire.html
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