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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 13:59

(dépêche)

Jacques Chirac renvoyé en correctionnel


http://fr.news.yahoo.com/4/20091030/tts-france-justice-chirac-correction-ca02f96.html

Renvoi en correctionnelle historique pour Jacques Chirac
il y a 1 heure 53 min

 Thierry Lévêque             Buzzer ! Imprimer La justice française connaît un moment historique avec le renvoi de Jacques Chirac en correctionnelle, décision sans précédent pour un ancien chef de l'Etat depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Lire la suite l'article
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Dans toute l'histoire du pays, deux chefs d'Etat seulement sont passés en jugement, Philippe Pétain pour sa collaboration avec l'Allemagne nazie et Louis XVI sous la Révolution.

La décision de renvoyer Jacques Chirac en correctionnelle pour "abus de confiance et détournement de fonds publics", qui vise une affaire relative à ses mandats de maire de Paris (1977-1995), retient contre lui 21 emplois présumés fictifs à son cabinet entre 1992 et 1995, précise une source judiciaire.

Contre l'avis du procureur, qui avait requis un non-lieu en septembre, la juge d'instruction Xavière Simeoni a estimé que les charges étaient suffisantes pour un procès de l'ex-président de la République, après 12 ans d'immunité pénale à l'Elysée.

Il y encourt jusqu'à dix ans de prison, 150.000 euros d'amende et une inéligibilité automatique de dix ans.

La juge a toutefois rendu un non-lieu sur une autre partie des faits antérieurs à 1992, qu'elle juge prescrits, et donc sur les cas de 14 autres emplois litigieux.

Le bureau de Jacques Chirac a fait savoir que l'ex-président était "décidé à établir qu'aucun des emplois en débat ne constitue un emploi fictif". Il souligne que seuls 21 emplois sur 481 contrats de chargés de mission sont examinés, ce qui exclut selon lui "toute idée de système".

POSSIBLE APPEL DU PROCUREUR

Les réactions ont obéi au clivage droite-gauche.

"Ce n'est que justice", a dit le député Vert Noël Mamère sur France Info. "C'est l'histoire de clans au plus haut sommet du pouvoir qui sont en train de régler leurs comptes."

Dominique Paillé, le porte-parole de l'UMP, a en revanche regretté une décision qui "nuit à l'image de la France".

"Je crois que si on avait pu éviter de remuer ces vieilles affaires qui n'ont besoin que d'une chose, c'est de l'oubli, ça aurait sans doute été mieux", a-t-il déclaré sur i-Télé.

Le procureur a, pendant un délai de cinq jours, la possibilité de faire appel et de renvoyer ainsi l'examen de l'affaire à la chambre de l'instruction de Paris, dans un délai probable de six mois à un an.

Sont aussi renvoyés en correctionnelle avec Jacques Chirac deux de ses anciens directeurs de cabinet, Michel Roussin et Rémy Chardon, et sept bénéficiaires d'emplois présumés fictifs.

Y figurent François Debré, frère de l'actuel président du Conseil constitutionnel, qui a bénéficié d'un emploi à titre personnel, l'ex- patron du syndicat Force ouvrière Marc Blondel, dont le garde du corps a été payé durant dix ans par la mairie.

Jean de Gaulle, petit-fils du fondateur de la Ve République, qui a bénéficié de la prise en charge de plusieurs collaborateurs, est aussi renvoyé en correctionnelle.

Deux autres anciens directeurs de cabinet de Jacques Chirac, à la mairie Robert Pandraud et Daniel Naftalski, bénéficient d'un non-lieu en raison de la prescription des faits, de même que huit autres receleurs d'emplois présumés fictifs et Bernard Bled, directeur de cabinet de Jean Tiberi, successeur de Jacques Chirac à l'Hôtel de ville de Paris.

CHIRAC NIE TOUTE MALVERSATION

Mis en examen en novembre 2007, après son départ de l'Elysée où il a bénéficié d'une immunité pénale pendant 12 ans, Jacques Chirac a dit à la juge Simeoni à l'instruction, qui a commencé en 1998, qu'il assumait la responsabilité des embauches litigieuses à son cabinet, tout en niant toute malversation.

Cette décision est le point d'orgue de 15 années d'affaires politico-judiciaires visant les mandats de maire de Paris (1977-1995) de Jacques Chirac, qui ont vu beaucoup de ses proches condamnés, emprisonnés ou déclarés inéligibles.

Jacques Chirac n'a pas pu être interrogé à l'Elysée, même comme témoin, et il s'est défendu d'implication dans ces affaires, les qualifiant "d'abracadabrantesques" dans une formule devenue culte, ou estimant qu'elles feraient "pschitt".

Depuis qu'il a quitté l'Elysée et la vie publique, l'ancien président, âgé de 76 ans, rédige ses mémoires dont le premier tome est attendu prochainement et se consacre à une fondation dédiée au "dialogue des cultures".

La juge Xavière Simeoni est la seule à lui avoir demandé des comptes. Les faits concernant les emplois fictifs sont reconnus par plusieurs bénéficiaires, qui ont déclaré n'avoir pas réellement travaillé.

Jacques Chirac a affirmé ne pas se souvenir de certains cas mais a admis que certaines personnes avaient été salariées par la Ville de Paris pour lui permettre d'exercer conjointement ses divers mandats et responsabilités.

Edité par Yves Clarisse



http://www.lemonde.fr/societe/article_interactif/2007/11/21/jacques-chirac-pourrait-etre-inquiete-par-la-justice-sur-d-autres-dossiers_981084_3224.html#xtor=AL-32280151
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3224,50-981084,0.html
Article interactif
Les autres "dossiers" Chirac
LEMONDE.FR | 21.11.07 | 20h09  •  Mis à jour le 30.10.09 | 15h53


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 [-] fermer "Introduction"
Introduction

Jacques Chirac a été directement et personnellement mis en cause à plusieurs reprises dans des affaires qui touchent à ses anciennes fonctions de chef du RPR et de maire de Paris (1977-1995).

Quand il était président, il a toujours refusé de répondre aux juges, arguant que son statut de chef de l'Etat l'en empêchait. Après plusieurs débats vifs entre partisans de cette impunité de fait et ceux qui la dénonçaient, la Cour de cassation tranche la question le 10 octobre 2001 : les poursuites "ne peuvent être exercées pendant la durée du mandat présidentiel, la prescription de l'action publique étant alors suspendue". Une loi sur le statut pénal du chef de l'Etat est adoptée. Cette immunité absolue du président durant son mandat empêche les juges d'aller au-delà du soupçon.

Après son départ de l'Elysée, Jacques Chirac a été mis en examen dans l'affaire des chargés de mission du maire de Paris, et il a finalement été renvoyé le 30 octobre devant le tribunal correctionnel. Mais il a aussi été inquiété sur d'autres dossiers, dont celui des emplois fictifs présumés du RPR, dont l'enquête se poursuit.



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Les "emplois fictifs" du RPR

En 1995, la justice est saisie d'une affaire de versements de salaires à des permanents du RPR par la Ville de Paris et par des entreprises privées, sous les mandats municipaux de Jacques Chirac (1977-1995). Plusieurs condamnations ont été prononcées en appel en 2004, notamment à l'encontre de l'ancien premier ministre Alain Juppé (quatorze mois de prison avec sursis et un an d'inéligibilité) et de l'ancien ministre et trésorier du RPR Robert Galley, condamné à neuf mois de prison avec sursis.

Mais le cas de M. Chirac avait été disjoint dans l'attente de la fin de son mandat présidentiel. Il a finalement été entendu durant l'été 2007 comme témoin assisté – un statut intermédiaire entre ceux de témoin et de mis en examen – par le juge d'instruction de Nanterre Alain Philibeaux. Celui-ci a souhaité poursuivre l'enquête sur les emplois financés par des entreprises privés mais voulait transmettre le dossier de ceux financés par la Mairie à sa collègue Xavière Simeoni, qui instruisait à Paris l'affaire des chargés de mission. Une décision en ce sens avait été cassée, le 31 mars, par la Cour de cassation. Le juge Philibeaux ayant quitté le tribunal de Nanterre, le dossier est aujourd'hui aux mains de Jacques Gazeaux.



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Les HLM de Paris

Ouverte en février 1994 au cabinet du juge Eric Halphen, à Créteil (Val-de-Marne), l'enquête sur les détournements de fonds opérés en marge de l'attribution des marchés publics de l'office HLM de la Ville de Paris (OPAC) s'était orientée vers Jacques Chirac, maire de Paris de 1977 à 1995.

L'affaire, partie d'un simple contrôle fiscal, a véritablement débuté avec les mises en examen, à l'automne, d'un responsable de bureau d'études lié au RPR, Jean-Claude Méry, et surtout du ministre de la coopération, Michel Roussin, qui démissionna alors du gouvernement.

Dans une confession vidéo posthume publiée par Le Monde en 2000, Jean-Claude Méry décrit un "système" de fraude aux attributions de marchés dans la capitale, "aux ordres de M. Chirac". Le juge Halphen convoque le 27 mars 2001 le chef de l'Etat comme témoin assisté. Mais Jacques Chirac fait valoir que sa fonction lui interdit de se rendre dans le bureau du juge et son entourage parle de "forfaiture". Après de nouveaux aveux de l'ex-directeur général adjoint de l'office HLM, Eric Halphen estime qu'il existe des "indices" suffisants pour envisager la mise en examen de Jacques Chirac : en avril, il se déclare incompétent au profit de la Haute Cour de justice. En septembre, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris le dessaisit du dossier et annule une partie de la procédure pour vice de forme.

C'est le juge Armand Riberolles qui a mené l'enquête à son terme. Un procès s'est tenu jusqu'en juillet 2006, mais aucun responsable politique ne figurait parmi les prévenus.


 [-] fermer "Les marchés publics des lycées d'Ile-de-France"
Les marchés publics des lycées d'Ile-de-France

L'enquête sur le trucage des marchés de rénovation des lycées de la région Ile-de-France, ouverte en 1997, est la plus grosse affaire de corruption politique de la Ve République. La plupart des partis sont mis en cause puisque, entre 1990 et 1997, 560 millions de francs de commissions se sont évaporés en direction des caisses du RPR et du PR (ex-Démocratie libérale), mais aussi du Parti socialiste et du Parti communiste.

L'affaire ne s'est tournée vers M. Chirac qu'à la fin de l'année 2000, avec les mises en examen de l'ancienne directrice administrative du RPR, Louise-Yvonne Casetta, et de l'ex-directeur de cabinet du maire de Paris, Michel Roussin, l'un des fidèles de longue date de Jacques Chirac. Présenté comme le pivot du financement du RPR, lorsqu'il dirigeait le cabinet de M. Chirac à la Mairie de Paris, celui-ci a non seulement été mis en examen pour complicité et recel de corruption, mais incarcéré, le 1er décembre 2000, à la prison de la Santé.

Dans une ordonnance du 17 juillet 2001, le juge Armand Riberolles s'est déclaré "incompétent" pour interroger M. Chirac, qu'il souhaitait questionner en qualité de témoin assisté. Il a ordonné, en février 2004, le renvoi en correctionnelle des quarante-sept personnes mises en examen dans ce dossier. Des proches de l'ancien chef de l'Etat ont été condamnés en 2005 et 2006, dont Michel Roussin et l'ex-président du conseil régional Michel Giraud.


 [-] fermer "Les billets d'avion et les frais de bouche"
Les billets d'avion et les frais de bouche

Chargés de l'enquête sur les marchés publics d'Ile-de-France, les juges Armand Riberolles, Marc Brisset-Foucault et Renaud Van Ruymbeke avaient découvert, au cours d'une perquisition dans une agence de voyages de Neuilly (Hauts-de-Seine), de nombreux règlements en espèces apportés par des chauffeurs de M. Chirac pour acquitter les factures de vols et de séjours à l'étranger et en France, pour le président lui-même, son épouse, sa fille Claude, et plusieurs membres de leur entourage direct.

Dans une ordonnance du 22 juin 2001, les juges chiffraient à 2 429 304 francs le total de ces règlements, et estimaient qu'un lien pouvait être supposé entre ces espèces et les "commissions" occultes versées par des entreprises en marge des attributions de marchés de lycées. De son côté, l'Elysée a justifié ces dépenses par les "primes perçues par Jacques Chirac en sa qualité de ministre et de premier ministre", c'est-à-dire les fonds spéciaux.

Le 17 juillet 2001, les trois juges se déclaraient "incompétents" pour interroger le chef de l'Etat en qualité de "témoin assisté", après qu'une controverse eut publiquement opposé le procureur de Paris, M. Dintilhac, et le procureur général de la capitale, M. Nadal. En mars 2005, cette affaire n'a pas été évoquée dans l'ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel du dossier des marchés publics d'Ile-de-France : ce qui équivaut, bien qu'aucun acte judiciaire n'ait été produit, à l'abandon des poursuites.

Une autre affaire de billets d'avion concerne plus précisément l'épouse du chef de l'Etat, Bernadette Chirac, qui aurait bénéficié de voyages gratuits sur la compagnie aérienne Euralair en 1998 et 1999 (pour une valeur de 41 121 euros). L'instruction, ouverte en septembre 2006 et confiée à la juge Xavière Simeoni, est toujours en cours. Entendue comme témoin en juin 2009, Bernadette Chirac ne fait l'objet d'aucune mise en cause pénale.

L'affaire des frais de bouche a quant à elle été rendue publique en 2002 par un rapport de l'inspection générale de la Ville de Paris. Entre 1987 et 1995, quelque 14 millions de francs (2,14 millions d'euros) avaient été affectés par la questure au règlement de "frais de réception" imputés à Jacques Chirac et à son épouse. Le parquet de Paris et le juge Philippe Courroye, chargé de l'enquête, ont estimé que la majeure partie des faits étaient prescrits. Un non-lieu a été prononcé, et rendu définitif par la Cour de cassation en septembre 2005.



 [-] fermer "Les faux électeurs du 3e arrondissement"
Les faux électeurs du 3e arrondissement

Le militant des Verts Philippe Vicherat, partie civile au procès en appel d'une fraude électorale dans le 3e arrondissement de Paris en 1989 et 1995, a demandé, en vain, au parquet général de Paris de convoquer Jacques Chirac comme témoin à l'audience du 14 mai 2008.

Ce procès en appel concernait principalement Guy Legris, ex-patron de la fédération RPR de Paris, condamné en première instance à un an de prison avec sursis et 2 000 euros d'amende. Neuf autres prévenus avaient été condamnés. Dans son jugement, le tribunal avait déclaré que la fraude par inscription sur les listes de centaines de "faux" électeurs avait bien existé en 1989, lorsque la victoire de la liste RPR-UDF dans le 3e arrondissement avait permis à Jacques Chirac d'obtenir un "grand chelem" dans les vingt arrondissements.

Le procès en appel s'est finalement tenu en l'absence de Jacques Chirac.



 [-] fermer "L'imprimerie Sempap"
L'imprimerie Sempap

Ouverte il y a une dizaine d'années, cette instruction a montré que plusieurs millions de francs avaient été détournés des caisses de la Sempap, chargée de l'impression de documents municipaux, entre 1987 et 1995. Directeur général de la Sempap, Jacques Brats, décédé en 2001, était soupçonné d'être le principal bénéficiaire du système.

Début 2002, plusieurs mis en examen ont évoqué des remises d'espèces au cabinet de M. Chirac à la Mairie de Paris. Plusieurs mois avant ces témoignages, un militant écologiste, partie civile dans cette affaire, avait réclamé - en vain - la convocation de M. Chirac. Cette démarche avait conduit la Cour de cassation à se prononcer, le 10 octobre 2001, sur le statut pénal du chef de l'Etat.

L'enquête a également montré que Jacques Chirac, alerté par plusieurs rapports de l'Inspection de la Ville de Paris sur les malversations imputées à Jacques Brats, avait refusé de le relever de ses fonctions.

Jacques Chirac a finalement été entendu comme témoin, le 30 avril 2008, par le juge d'instruction Jean-Marie d'Huy. Il a assuré au juge qu'il ne savait rien du dossier.

Le Monde.fr, avec AFP

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/10/30/la-decision-cueille-l-ex-president-au-sommet-de-sa-popularite_1260524_3224.html#xtor=AL-32280151
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3224,50-1260524,0.html
La décision cueille l’ex-président au sommet de sa popularité
LE MONDE | 30.10.09 | 11h31  •  Mis à jour le 30.10.09 | 13h52


es moments-là n'ont été agréables pour personne. Au total, Jacques Chirac, bientôt 77 ans, a été entendu à cinq reprises par la juge Xavière Simeoni qui, vendredi 30 octobre, a renvoyé l'ancien président devant le tribunal correctionnel pour l'affaire concernant 21 emplois présumés fictifs à la mairie de Paris.


 
Six personnages en quête d'un passé lointain, dans le bureau du pôle financier, rue des Italiens, à Paris: la juge, la greffière, le président, l'avocat, ses deux collaborateurs. Des auditions de trois heures, voire quatre, toujours le matin et dans la discrétion. Bien malin qui aurait pris une photo. Les proches du retraité le plus célèbre de France ont apprécié ces manières exemplaires.

A Jean Veil, son avocat, Jacques Chirac, soucieux des détails protocolaires, avait demandé comment appeler la magistrate. Et pour la première audition, la juge et le président étaient allés chez le coiffeur, comme de bons élèves qui avaient déjà fait l'essentiel: travailler leur dossier. "Il ne s'est pas dérobé", dit le vieux compagnon de Chirac, Maurice Ulrich. "Il ne prend pas cela à la légère, mais pas non plus au tragique", ajoute le fidèle préfet, Bertrand Landrieu.

La justice rattrape Jacques Chirac, protégé par son statut présidentiel de 1995 à 2007, alors qu'il n'a jamais été aussi populaire. A la mi-octobre, selon le palmarès politique Ifop pour Paris-Match, il réunissait encore 76% d'opinions positives, comme en septembre, loin en tête.

Ce renvoi tombe mal pour l'ancien président qui publie ses mémoires le 6 novembre et dont la Fondation attribuera un prix pour la paix, le même jour, à la Sorbonne. Il sera aussi la vedette de la Foire du livre de Brive, le lendemain, en Corrèze, avant de réaliser un "Vivement dimanche" avec Michel Drücker diffusé le 29novembre, jour de ses 77 ans.

Jacques Chirac est cependant parti assez serein, vendredi 23octobre, pour son habituel séjour marocain à l'hôtel de la Gazelle d'or à Taroudant, en compagnie de son épouse Bernadette et de son petit-fils Martin. Avec un programme minimum: un peu de lecture et "doigts de pied en éventail". Le retour est prévu samedi.

Ainsi, l'ancien chef de l'Etat n'était-il pas à Paris pendant cette semaine particulière, où à peine terminé le procès Clearstream, Charles Pasqua, condamné dans l'"Angolagate", l'a mis en cause. Dominique de Villepin et Alain Juppé ont volé à son secours



Béatrice Gurrey
Article paru dans l'édition du 31.10.09


http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/10/30/la-juge-xaviere-simeoni-une-magistrate-discrete-et-opiniatre_1260515_3224.html#xtor=AL-32280151
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3224,50-1260515,0.html
La juge Xavière Simeoni, une magistrate discrète et opiniâtre
LEMONDE.FR avec AFP | 30.10.09 | 11h21  •  Mis à jour le 30.10.09 | 11h28


a juge Xavière Simeoni n'est pas près d'oublier la date du 30 octobre 2009. C'est le jour où elle a signé l'ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris de l'ancien président de la République Jacques Chirac pour "détournement de fonds publics" et "abus de confiance" dans le dossier des chargés de mission de la Ville de Paris. Une décision qu'elle a prise juste avant de quitter le pôle financier du Palais de justice de Paris.

 
Née le 25 novembre 1952, Xavière Simeoni est une ancienne greffière entrée dans la magistrature en 1984. Elle a effectué toute sa carrière à l'instruction, d'abord à Evry (Essonne), de 1985 à 1992, puis à Paris, où elle s'est affirmée au pôle financier, de 1999 à 2000, puis à partir de 2003. Magistrate discrète, fuyant les médias et la notoriété, décrite par ses collègues comme travailleuse et opiniâtre, Xavière Simeoni a travaillé sur des affaires importantes, sans jamais être attaquée ou critiquée publiquement par les avocats.

LE DOSSIER DE SA CARRIÈRE

L'affaire Chirac a été sans doute le dossier de sa carrière : c'est elle qui a commencé à l'instruire en 1998, avant de le reprendre après une éclipse, pour mettre en examen l'ancien président en 2007 et le renvoyer finalement devant un tribunal. Après le départ du juge Philippe Courroye du pôle financier, en 2007, elle a repris certains des dossiers de celui-ci, notamment celui où Christophe de Margerie, patron du géant pétrolier Total, est mis en examen pour une affaire de corruption présumée en Iran ainsi que l'affaire du programme de l'ONU en Irak "Pétrole contre nourriture" pour laquelle Charles Pasqua est poursuivi.

Xavière Simeoni a parfois eu du mal à trouver sa place au pôle financier, où ses relations avec un magistrat plus connu, Renaud Van Ruymbeke, se sont avérées difficiles dans le dossier visant une vente de frégates à Taïwan en 1991. Alors qu'elle était cosaisie de l'affaire, Renaud Van Ruymbeke ne l'a en effet pas informée qu'en 2004 le vice-président d'EADS, Jean-Louis Gergorin, était venu lui faire de pseudo-"révélations", qui se devaient se révéler être une supercherie et provoquer l'affaire Clearstream.

La juge Simeoni a aussi instruit les affaires de présumées opérations de corruption menées par Thalès à l'étranger et des délits d'initié présumés à EADS, toujours en cours, où elle a mis en examen plusieurs anciens dirigeants du consortium aéronautique, dont son ancien coprésident exécutif français Noël Forgeard.


http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/10/30/l-affaire-des-charges-de-mission-de-la-ville-de-paris-1999-2009_1260493_823448.html#xtor=AL-32280151
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-823448,50-1260493,0.html
L'affaire des chargés de mission de la Ville de Paris (1999-2009)
LEMONDE.FR avec AFP | 30.10.09 | 09h58  •  Mis à jour le 30.10.09 | 13h19


'affaire dite des "emplois fictifs de chargés de mission à la Ville de Paris" concerne le second mandat de Jacques Chirac à la mairie et les trois premières années de son successeur Jean Tiberi, soit une période courant de 1983 à 1998.

1999

6 janvier : instruction ouverte à Paris pour faux en écritures publiques, prise illégale d'intérêt, détournement de fonds publics, recel, complicité et destruction de preuves, après la plainte d'un contribuable, en décembre 1998.

 
2002

28 novembre : l'ex-ministre Robert Pandraud, ancien directeur de cabinet de Jacques Chirac, est mis en examen, soupçonné d'avoir signé cinq contrats. Quarante-trois emplois fictifs auraient été signés sous Chirac (1977-1995) et Tiberi (1995-2001), pour 4,5 millions d'euros.

2003

– 8 janvier : Daniel Naftalski, directeur de cabinet de M. Chirac à l'Hôtel de Ville (1986-1989), est mis en examen. Ses successeurs Michel Roussin (1989-1993) et Rémy Chardon (1993-1995) le sont les 23 janvier et 7 février.

– 1er avril : Raymond-Max Aubert, directeur adjoint de cabinet de M. Chirac (1988-1989) est mis en examen. Maire de Tulle, conseiller général RPR, il aurait eu, de 1988 à 1992, un collaborateur payé par la Ville.

– 13 septembre : le député UMP de Paris Jean De Gaulle est mis en examen pour avoir bénéficié, en 1990-1991, d'une assistante payée par la Ville. On apprend les mises en examen de Marie-Thérèse Poujade, épouse de l'ex-maire RPR de Dijon Robert Poujade pour un emploi fictif (1981-1993), de Bernard Bled, directeur de cabinet de M. Tiberi (1995-1998), de François Debré, frère de Jean-Louis, Michelle de Charette, épouse de l'ex-ministre Hervé de Charette, et de Marc Blondel, alors secrétaire général de FO.

– 5 décembre : la cour d'appel de Paris juge prescrite une grande partie du dossier. Ne subsistent que les poursuites de MM. Roussin, Chardon et Bled pour "faux en écritures par dépositaire de l'autorité publique", infraction criminelle prescrite après dix ans et non trois.

2004

2 décembre : La Cour de cassation casse l'arrêt du 5 décembre 2003.

2006

8 décembre : Le parquet général de Paris requiert l'annulation des mises en examen de MM. Naftalski, Pandraud et Roussin, qui n'étaient pas dépositaires d'argent public et ne peuvent être selon lui poursuivis pour détournement de fonds publics.

2007

– 16 février : la cour d'appel valide les mises en examen.

– 15 mai : Alain Juppé entendu comme témoin.

– 23 juin : l'avocat de M. Chirac conteste une information selon laquelle le président aurait été convoqué par les juges.

– 26 juin : la Cour de cassation confirme les mises en examen.

– 27 novembre : Jacques Chirac est mis en examen pour détournement de fonds publics.

2009

– 24 avril : le juge d'instruction termine son enquête.

– 29 septembre : le parquet de Paris requiert un non-lieu au profit de Jacques Chirac.

– 30 octobre : Jacques Chirac est renvoyé devant le tribunal correctionnel pour "vingt et un supposés emplois fictifs" à la mairie de Paris.


http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/10/30/jacques-chirac-devant-la-justice-une-epreuve-douloureuse_1260495_823448.html#ens_id=1258527&xtor=AL-32280151
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-823448,50-1260495,0.html
Renvoi de Chirac devant la justice : l'opposition estime que "ça vient bien tard"
LEMONDE.FR avec AFP, AP et Reuters | 30.10.09 | 10h54  •  Mis à jour le 30.10.09 | 15h21


nterrogé sur le renvoi de Jacques Chirac devant la justice pour "détournements de biens publics" et "abus de confiance" dans l'affaire des chargés de mission de la Ville de Paris, le porte-parole adjoint de l'UMP, Dominique Paillé, a affirmé, vendredi 30 octobre, "regretter cette issue", évoquant une "épreuve douloureuse" pour l'ancien président. "Jacques Chirac est un personnage que les Français aiment bien. Il est dommage qu'en sa fin de carrière personnelle il soit renvoyé en correctionnelle", a déclaré M. Paillé sur France Info.

 
Jean-François Lamour, député UMP, ancien ministre de M. Chirac, a déclaré : "A titre personnel, j'aurais préféré que le président Chirac soit à l'écart de tout cela. L'acharnement n'est jamais souhaitable. Il faut que chacun aborde ce dossier avec sérénité. Mais Jacques Chirac démontrera que, pour chacun des éléments du dossier, il a des réponses à apporter. Je remarque qu'il y a débat au sein même de la justice sur ce dossier..."

Le député UMP Henri Cuq a regretté vendredi le renvoi de Jacques Chirac devant la justice, estimant que l'ancien président "avait le droit de vivre en paix". "C'est l'histoire de clans au plus haut sommet du pouvoir qui sont en train de régler leurs comptes. C'est beaucoup plus facile de s'en prendre à quelqu'un qui n'est plus président de la République et qui n'est plus protégé", estime Jean-François Probst. L'ancien conseiller spécial de Jacques Chirac, "il y a certains jours où on peut se poser des questions au sujet de tous ces procès d'épuration, de liquidation, vingt ans après".

Le juge Eric Halphen a estimé vendredi "qu'il n'est pas du tout anormal, pour parler sous forme d'euphémisme, qu'une fois que le président n'est plus président la justice reprenne son droit".  Interrogé pour savoir s'il n'était pas "trop tard", le juge, qui avait instruit pendant douze ans l'affaire des HLM de Paris avant d'en être dessaisi en 2001, a remarqué : "C'est trop tard, mais ce n'est peut-être pas du fait de la justice : la justice, dès les années 90, s'intéressait au comportement de Jacques Chirac lorsqu'il était maire de Paris."

"Cette décision rappelle l'importance de conserver une juge d'instruction indépendant", s'est félicité Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste, alors que la suppression du juge d'instruction est un des points-clés de la réforme de la procédure pénale, qui doit faire l'objet d'un projet de loi d'ici à l'été 2010. "Quand il n'y aura plus de juge d'instruction, est-ce qu'on pourra voir ces affaires jugées ?", a-t-il demandé.

La secrétaire nationale à la justice et aux libertés publiques du Parti socialiste, Marie-Pierre de la Gontrie, a jugé "légitime" le renvoi de M. Chirac devant la justice. "On prend acte de cette décision. On note qu'elle est prise par un juge indépendant", a précisé cette avocate qui se dit attachée au maintien du juge d'instruction.

"J'éprouve comme tout un chacun un malaise par rapport à une affaire qui est ancienne et qui resurgit aujourd'hui, et (...) parce qu'il s'agit de Jacques Chirac, un ancien président", a réagi l'ancien premier secrétaire du PS, François Hollande, sur i-Télé. "Maintenant, la justice doit passer, cela vaut pour tous les citoyens", a-t-il poursuivi, estimant toutefois que "depuis plusieurs semaines", le "feuilleton" des affaires, "de Villepin à Jacques Chirac", "devient pénible à vivre" pour les Français. "J'ai du respect pour la fonction, j'ai du respect pour la personne et en même temps j'ai du respect pour la justice", a résumé le député socialiste de Corrèze.

Pour le député PS de l'Isère, André Vallini, "il y a une satisfaction de voir que la justice travaille de manière indépendante dans notre pays, quelles que soient les personnalités mises en cause. J'ai aussi un autre sentiment, qui est de penser que ça vient bien tard".

"Ce n'est que justice. Quand on est dans un pays où on pratique la justice d'abattage avec les comparutions immédiates, on ne peut pas continuer plus longtemps de protéger ceux qui ont accédé au sommet du pouvoir et se sont protégés eux-mêmes", a souligné le député Vert de Gironde, Noël Mamère, sur France Info vendredi.

Olivier Besancenot (NPA) a salué le renvoi de Jacques Chirac devant la justice, tout en souhaitant que le "procès de Supermenteur" soit aussi celui de "l'immunité présidentielle".

Le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, a affirmé vendredi que le renvoi de Jacques Chirac devant la justice ne dévoilait qu'une "toute petite partie de l'iceberg". "La Chiraquie, c'est un iceberg, dont on ne voit qu'une toute petite partie immergée et dont on ne voit pas l'énorme bloc, qui est toujours caché sous la mer."


Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, avait estimé sur RTL avant même l'annonce de la décision de la juge Xavière Simeoni, qu'il n'était "pas utile de revenir en arrière" à propos de l'affaire des chargés de mission de la Ville de Paris.

L'ex-candidate socialiste à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, avait quant à elle estimé sur Europe 1 vendredi matin : "Je pense que ce sont des affaires très anciennes et qu'aujourd'hui Jacques Chirac a sans doute beaucoup de choses à se reprocher, mais en même temps il a donné beaucoup au pays. Il mérite d'être tranquille mais la justice doit être la même pour tous."




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Nicolas Sarkozy ne fait "aucun commentaire"
"Il existe un principe de séparation des pouvoirs. Je suis le président de la République, successeur de Jacques Chirac. Si quelqu'un ne peut présenter le moindre commentaire, c'est moi. Quels que soient mes sentiments pour Jacques Chirac, je ne peux faire aucun commentaire", a de son côté déclaré Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse à Bruxelles. Le chef de l'Etat a néanmoins fait valoir que "la justice en France est totalement indépendante".

http://www.carnetjpr.com/2009/10/30/jacques-chirac-ne-merite-pas-cela/

30.10.2009
Jacques Chirac ne mérite pas cela

Franchement, envoyer au tribunal un homme qui a participé à la vie de notre République pendant près de 50 ans, pour « ces » motifs, je ne comprends pas.

Pourquoi chercher à le blesser maintenant ? Pourquoi porter atteinte à la fonction présidentielle ? Pourquoi encourager ceux qui s’attaquent à l’image de la France ?

Les Français ont répondu à la question du bilan de la vie politique de Jacques Chirac : il est l’homme politique français le plus populaire !

jpr

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19 commentaires
Fromont Christine dit :

30 octobre 2009 à 14:31
Bonjour,

Je suis en plein boulot mais j’ai pris connaissance de ce billet.
Oui je suis en accord avec ce qui ce dit plus haut, notre société est vraiment parfois lamentable.
Je soutiens notre ancien Président qui effectivement ne mérite pas ça.
Puisque globalement du positif a été fait durant sa fonction, quel intérêt de farfouiller comme ça.
Il a été un « grand  » Président (dans tous les sens du terme, pour mettre un peu d’humour sur ce billet), très apprécié, très populaire, très impliqué.
Christine

johar dit :

30 octobre 2009 à 14:44
bonjour , tous égaux devant la justice , oui ou non ?????

REGARD dit :

30 octobre 2009 à 14:46
trop de justice tue la justice
le renvoi du Président Chirac devant un tribunal pour des faits commis ou non commis il y a 20 ans est de droit
le juge a juridiquement raison (si ses arguments sont sérieux); au cas contraire le parquet doit faire appel;
mais quelles sont les conséquences : un respect du droit par un juge qui ne s’occupe que du droit, mais une affaire qui fera du bruit , nous ridiculisera, abimera la fonction présidentielle et contribuera au caractère nauséabond du climat politique
l indépendance de la Justice ne veut pas signifier l’aveuglement de la Justice; la Terreur a été juridiquement justifiée par certains
un seul juge d’instruction cause tous ces dégats collatéraux; le juge d instruction doit être supprimé sous sa forme solitaire
Le Président Chirac a représenté la France avec panache; puissions nous le laisser tranquille ou alors nettoyons lés écuries d’Augias de ceux qui dérogent plus ou moins aux strictes règles de la démocratie; nous risquons de judiciariser notre pays.
La France s’engage sur la voie du déclin à l’égal de l’empire romain en son temps.
Triste avenir

Cazier J-LUC dit :

30 octobre 2009 à 14:52
Cher J-Pierre
J’ai, vraiment honte,pour cette affaire, avec sincérité à l’égard de Jacques Chirac.
En effet, par vos réflexions J-Pierre, que j’approuve à 100°
Pourquoi !
Voici, ,plus de trente ans, que, je suis adhérent à notre mouvement, c’est pour l’HOMME de l’époque, j’ai nommé, mon Ami et sympathique  » Jacques CHIRAC « , je crois, qu’il ne faille, faire, plus de commantaires, vous devinez, mon attachement à ce « GRAND PERSONNAGE DE LA FRANCE ».
Néanmois, à vos intérogations, J-PIERRE, vous, qui êtes farouchement, pour laisser la place aux jeunes, cela ne va pas, ,bien évidemment dans le bon sens, pour les encourager à s’engager, pour notre beau « PAYS »>>>>>>>>>> » LA FRANCE « .
Recevez, J-Pierre, mes amitiés sincères.
J-Luc CAZIER

Roland BROUSSARD dit :

30 octobre 2009 à 15:03
C’est le résultat de cette magistrature post-soixante-huitarde qui préfère s’intéresser à ces basses oeuvres et au laxisme des mises en liberté de vrais coupables qui recommenceront.
Mais où va la France?

Ernest GRANSAGNE dit :

30 octobre 2009 à 15:03
Monsieur Mitterand, logeait sa maîtresse et sa fille dans les locaux de la République…

Il organisait des fêtes dignes du »Roi Soleil » au Château de Versailles, où la moitié des dirigeants de la planète était invitée…

Il allait plusieurs fois par an en vacances dans le sud égyptien, à l’Hôtel Cataract avec une farandole d’avions et toute sa suite…

Ah ! pardon ! j’oubliais ! les médias étaient priés de se taire, sinon « panpan cucul » .

Quand aux notes de frais, elles n’étaient jamais divulguées…

Donc, si pas d’infos, pas d’événements … CQFD

Et… si la justice était de droite, ça se saurait !

Maintenant, que cette nouvelle ridicule affaire est lancée, il n’y a plus qu’à attendre que ça fasse « pschitt ! «

ROEDIGER dit :

30 octobre 2009 à 15:39
MR CHIRAC EFFECTIVEMENT NE MERITE PAS CELA ET SI L ON PARLAIT DE MITTERRAND ET DE SA DOUBLE VIE COMBIEN CELA A COUTE? ON SAIT MAINTENANT QUE LA GAUCHE A NOYAUTE LA JUSTICE COMME L EDUCATION CREEZ UNE LISTE DE SOUTIEN A SIGNER POUR SA LIBERATION IMMEDIATE QU EN PENSEZ VOUS MR RAFFARIN

Dubini Jean-Claude dit :

30 octobre 2009 à 16:06
Bonjour Monsieur le Premier ministre,
L’exemple devant venir « d’en haut » la France « d’en bas » n’acceptera plus les écarts de nos dirigeants fussent-ils en activité ou à la retraite de la République. Nicolas Sarkozy avait annoncé le changement, c’est le « bordel ambiant organisé » qui se développe. Rancoeurs, vengeances, tiraillements et dans quelques temps la France, mon pays que j’ai servi sous le drapeau de la nation française, ne sera plus que ruine. Alors les responsables d’aujourd’hui puissent-ils réfléchir à une France où les français se sentiraient bien. Jean-Claude Dubini, de droite, je le resterai mais enfin…

zeltner dit :

30 octobre 2009 à 16:25
non,Jacques Chirac,ni Charles Pasqua d’ailleurs ne mérite ce « lynchage »juridico,politico médiatique qui dévalorise notre pays à tous points de vue.
Les citoyens doivent apprendre par nos médias et par les institutions concernées à distinguer les délis d’enrichissement personnels (trop rarement et faiblement punis) et les défauts passés d’une république qui ,petit à petit améliore sa transparence à défaut de réduire drastiquement ses dépenses de fonctionnement.
amicalement

jacqueline de paris dit :

30 octobre 2009 à 16:29
Bonjour monsieur premier ministre,
Je partage la meme idée avec vous. Par ailleurs les francais ont vous partage on lui choisissant comme leur homme politique préferé.
La liberée et l’indépendance de la justice parfois blesse notre image. Chirac a donne trop à notre pays, surtout sa place au monde entière.La vérite est avec lui et chirac ne reste jamais dernier ces engagements.Il aime la france et elle a lui donné aujourd’hui la suite de ces actions: une nouvelle europe.Je ne souhaitrais jamais soutenir chirac en le comparant avec miterrand, lequel a honoré le dictateur castro avec le tapis rouge, lorsque notre france est le berceau de droit de l’homme.
La verité est avec lui meme si le sistem est mechant et impitoyable, lorsque un seule juge d’instuction decide pour l’image de son grandeur.
Je suis une fidèle chiraquénne depuis longue date et pour ce que je suis sur, la vie de chirac, de ce grand homme politique sera notre guide, quelquesoit les bateux dans les routs.
Avec chirac en suivant ses traces.
MERCIE!

SEDAT dit :

30 octobre 2009 à 16:43
Bjr Jean-Pierre Raffarin…!

« La carrière politique de Jacques Chirac,qui aura duré plus de 50 ans,aura été indéniablement une des plus fulgurante et impressionnante qu’ait connu la V ème République »,une page est tournée et Jacques Chirac a été le dernier à faire de la politique à l’ancienne à la mode de chez nous et aura marqué et incarné la fin de la V ème République »…! Mais la justice doit parler…! L’Europe arrive…!

Excellent week-end@Tous,Reynaldo.

Jacques d'Hornes dit :

30 octobre 2009 à 17:07
Cher Monsieur le Premier Ministre,

Je partage tout à fait votre point de vue.

Bien amicalement

Jacques

Zwartepiet dit :

30 octobre 2009 à 17:14
25 novembre 2007 at 16:58
Réponse à miloud saud el aid re: l’inculpation de Jacques Chirac

Je pense qu’il s’agit de mettre cette inculpation(*) –mise en examen comme l’on dit pudiquement outre-Quiévrain– dans son contexte, à savoir les bruits de botte de plus en plus assourdissant entourant la question du nucléaire iranien –eh oui! rien de moins, mon cher miloud…

Vous n’êtes certainement pas sans savoir, cher miloud, que le repositionnement stratégique de la France, suite à l’élection de Nicolas Sarkozy en mai dernier, est de grande ampleur –en particulier au Moyen-Orient. Depuis les vacances de Sarkozy aux Etats-Unis aux dérapages verbaux de son exalté Ministre des Affaires etrangères, B. Kouchner, parlant de risque de guerre avec l’Iran… C’est désormais, en France, le règne des Judéogaullistes qui, contrairement à la vieille garde –les Paléogaullistes Juppé, J.-L. Debré, Villepin,…– veulent se distancer de la politique “pro-Arabe” du Général de Gaulle et se rapprocher des Etats-Unis et d’Israel. Il y a, aujourd’hui, un consensus français pour une telle réorientation géopolitique –jusqu’à un certain point!

Et ce point, cette limite, cette ligne rouge au-delà de laquelle se briserait le consensus transatlantique des dirigeants français c’est, vous l’avez deviné, la guerre contre l’Iran. Que la France participe, plus ou moins passivement, à une aventure guerrière contre les ambitions nucléaires de l’Iran et des voix s’élèveront, en France, pour critiquer, pour contester ce qui serait perçu comme la liquidation, la négation de l’héritage gaulliste –lequel culmina lors de la réunion du Conseil de Sécurité des Nations Unies en 2003, lorsque Dominique de Villepin, alors Ministre des Affaires étrangères fit son fameux discours contre la guerre en Irak….

Mais –je vous le demande– quelles seront ces voix qui s’opposeront ouvertement, publiquement, à la participation de la France à une folle, à une criminelle équippée contre l’Iran –vraisemblablement en 2008?

Dominique de Villepin? Il sera trop empêtré, trop occupé à s’extirper du scandale Clearstream… En outre, sa rivalité notoire avec Sarkozy rendra sa critique et son hostilité suspectes –les commentateurs n’y verront que ressentiment, jalousie et aigreur d’un “mauvais perdant”…

Alain Juppé? Hélàs! Ce dernier a vu fondre, lors des dernières législatives, ce qu’il lui restait de capital de légitimité… Son audience –ainsi que ses ambitions électorales– se limite désormais aux rives de la Garonne et aux quartiers huppés de Bordeaux… En outre, les Français se souviendront qu’il n’est pas, lui non plus, blanc comme neige (dans le scandale des emplois fictifs de la mairie de Paris).

Jean-Louis Debré, fidèle d’entre les fidèles de Chirac? En tant que Président du Conseil Constitutionnel, la séparation des pouvoirs l’oblige à la discrétion la plus stricte…

Valéry Giscard d’Estaing, ancien Président de la République? Oui, il s’exprimera sans doute… pour soutenir l’alignement américain de Sarkozy! VGE, tout comme Simone Veil, ont soutenu Sarkozy contre François Bayrou, l’héritier de l’UDF, le parti où VGE et Simone Veil ont fait toute leur carrière politique!

Il reste donc Jacques Chirac, past President, encore largement populaire dans le coeur des Français, plébiscité à 80% en 2002, et qui ne fut pas battu en 2007, choisissant de se retirer de la course présidentielle… Jacques Chirac, vétéran de la guerre d’Algérie, populaire dans le monde arabe, est bien la seule voix qui pourrait faire de l’ombre à son successeur Sarkozy et ses velléités guerrières –et donc ébranler le consensus national indispensable pour entraîner la France dans une aventure iranienne…

L’inculpation et la saga judiciaire qui suivra viennent donc à point nommé pour neutraliser Jacques Chirac, pour décrédibiliser sa parole lorsque les “anti-guerre” se tourneront vers lui pour amplifier leur message… A ce moment-là, les médias sarkozystes n’auront aucune peine à mettre Chirac dans le même sac que Villepin: celui des magouilleurs aigris.

Zwartepiet.

(*) Mise en examen de M. Chirac : M. de Villepin souligne qu’il n’y a pas eu d’enrichissement personnel

LEMONDE.FR | 21.11.07 | 16h59 • Mis à jour le 22.11.07 | 11h43
L’UMP souligne l’indépendance de la justice, tout en exprimant son soutien à M. Chirac

La gauche satisfaite que la justice puisse être faite, même “tard”
Pour les juristes, rien n’interdit à M. Chirac de siéger au Conseil constitutionnel

Dominique de Villepin, ex-premier ministre de Jacques Chirac, a estimé, jeudi 22 décembre, au lendemain de la mise en examen de l’ancien président, que “c’est l’honneur de Jacques Chirac d’exprimer de façon courageuse sa volonté de clarifier les choses et de dire ce qui a été fait”. Sur France-Inter, il a jugé qu’il y a “un très grand décalage entre le chef d’accusation qui est retenu – détournement de fonds publics – et la réalité où il n’y a manifestement aucun enrichissement personnel”.

Pour la garde des sceaux, Rachida Dati, “si le magistrat a mis en examen M. Chirac, c’est qu’elle a des éléments pour le mettre en examen”. La ministre de la justice, qui s’exprimait sur RMC, a également évoqué la présence de l’ancien président au Conseil constitutionnel, rappelant qu’il en était “membre à vie” et que “la seule possibilité” pour qu’il le quitte était qu’il décide lui-même de “se mettre en congé”.

Mercredi, la députée Nadine Morano, porte-parole de l’UMP, a salué “un ancien président qui assume, avec le sens des responsabilités”, “de la dignité et du devoir”, et qui fut “l’un des premiers à vouloir la clarification de l’organisation des systèmes politiques”. “On est face à un système judiciaire qui fonctionne pour tous. C’est exemplaire. La justice fait son travail, tout simplement. Personne n’est au-dessus des lois dans notre pays”, a-t-elle dit, ajoutant que “cela n’enlève en rien [son] affection pour Jacques Chirac”.

L’ancien président du Conseil constitutionnel Pierre Mazeaud, proche de Jacques Chirac, lui a exprimé son “estime et [son] amitié”. “C’est un peu tardif” pour juger l’ex-chef de l’Etat, a estimé celui qui fut président de la commission des lois à l’Assemblée nationale. “J’avais été l’auteur d’une proposition de texte sur la prescription des abus de biens sociaux, avec l’accord unanime de la gauche comme de la droite”, a-t-il rappelé, estimant “qu’il faut tirer un trait sur tout ça”. Oui à “une amnistie, mais avec des textes clairs qui doivent s’appliquer, et des sanctions très sévères, a-t-il dit, estimant que les Français ont d’autres soucis que de revenir vingt ans, trente ans en arrière et pourquoi pas maintenant cinquante ans”.

Au gouvernement, la ministre de la culture, Christine Albanel, ancienne plume de Jacques Chirac, a estimé qu’elle “ne peut absolument pas réagir à une décision de justice” mais, s’est dite “bien sûr, à titre personnel, attristée”. Le ministre de l’éducation nationale, Xavier Darcos, a lui aussi jugé impossible de “commenter”, ajoutant toutefois que “ça n’empêche pas l’amitié et la gratitude”.

Henri Cuq, député UMP des Yvelines, proche de l’ancien président de République, a estimé que “Jacques Chirac ne craint rien”. “Il a passé sa vie au service de la France et des Français. Aujourd’hui, il s’explique sur cette affaire (…), avec la dignité, avec le sens de l’honneur qui l’a caractérisé durant toute sa carrière”, a ajouté l’ancien ministre chargé des relations avec le Parlement. “Il n’y a jamais eu d’enrichissement personnel”, a tenu à souligner le député chiraquien Yves Censi.

Le député UMP Jean-Pierre Grand a, lui, estimé que “reprocher aujourd’hui à Jacques Chirac d’avoir embauché des collaborateurs dont il avait besoin, pour certains il y a trente ans, relève d’une forme d’inquisition politique sans précédent”. “Je crois de moins en moins au hasard”, a lâché le député de l’Hérault, en rappelant que cette mise en examen intervenait après celle, dans l’affaire Clearstream, de l’ex-premier ministre Dominique de Villepin, dont il est un proche. Patrick Ollier a pour sa part parlé d’“une mise en examen très surprenante”. “Je suis peiné pour Jacques Chirac. J’ose espérer que les juges ne font pas de la politique”, a-t-il commenté.

http://www.lemonde.fr/web/articleinteractif/0,41-0@2-823448,49-981040,0.html

Message original: http://www.lepan.be/?p=2135#comment-19764

morgan dit :

30 octobre 2009 à 17:15
Je m permets de pste un billetau vu de tous ces commentaires qui me font réagir vivement!
Un mot me vient a la bouche en découvrant cela ce matin :ENFIN
oui enfin car e président qe vous vénérez aujourd’hui n’a rien apporté a la France ,regardons notre situation si vous en doutez encore,d’autre part les faits qui lui sont reprocher sont inacceptables alors oui cet homme ne mérite en rien de faveur!Alors certain comme vous monsieur raffarin défende cet homme me choque et je suis trés inquiet par les hommes politiques de mon pays ,la France par a la dérive ,et des homirmes comme Pasqua,Chirac ne mérite guerre de défense mais juste une peine au niveau de leurs actes inadmissibles.Je Souhaite que tous ses »pourries » car il y’en a énormément a droite comme a gauche soient jugées fermement!Notre pays en sortira grandi enfin j’espére!
CE billet est celui d’un citoyen non encarté comme il y’en a plein en FRANCE et qui défendent des valeurs nobles comme la …Justice.
A 21 ans je suis trés trés inquiet non pas de la situation économique et social de mnpays mais de ceux qui me gouvernet ou m’ont gourverné,la governance à la française est la dérive et aucun d’entre vous ne le conteste.
Je m’arréte la mais je pourrais continuer sur les choses qui me révoltent(placement risqués de nos sénateurs dans l’immobilier,depenses extravagantes de nos colectivités locales……………

Thomas Misslin dit :

30 octobre 2009 à 17:16
Monsieur le Premier Ministre,

Je vous remercie de vos commentaires qui permettent d’établir vos sentiments sur la question du renvoi du Président Jacques Chirac devant les tribunaux.

Je me permets cependant de faire les remarques suivantes:

1) Liberté, Egalité, Fraternité: l’Egalité de tous, notamment devant la loi, rend difficlement soutenable votre
commentaire. JC est présumé innocent comme nous le sommes tous, sauf à ce que les tribunaux de la Répoublique parlent autrement. Par conséquent, étant donné les responsabilités JC a exercé (les plus
hautes), il est assez logique qu’il est pu s’exposer à certains moments. La Justice tranchera, mais ne mélangeons pas les genres: la Justice et la Politque. Aux US, mais en France nous avons oublié
Montesquieu, cela s’appelle la séparation des pouvoirs. Patience donc.

2) Vous insinuez que la Justice ne serait pas indépendante mais qu’elle chercherait à « blesser » JC. Mais
si JC est devant les tribunaux c’est bien qu’il y a quelque chose à clairifier (dans un sens ou dans un
autre). Si vous avez des doutes sur l’indépendance de la Justice, il me semble que vos responsabilités passées et présentes vous rendent partiellement responsable de la situation (non?). Et donner des
détails, précisez, des dates, des noms…

3) Quant à la « popularité » de JC en France, retour sur 1) je ne vois pas le lien. OJ Simpson aussi était populaire? Polanski aussi est populaire? La loi est la loi, sinon inutile de faire de grandes phrases à l’international, de donner des leçons de démocratie aux autres, etc. etc.

4) Enfin, je ne comprends pas non plus lien entre le « bilan » (que vous supposez positif: suppression du ervice militaire, une France exangue financièrment, la françafrique, les réformes avortées (Juppé, CPE, etc.), sans parler des banlieues, du chômage comme mode de vie, d’un musée à 250 millions d’euros à Paris, c’est vrai que cela manquait (!)… franchement il y a de quoi nuancer tout de même) et le droit. Les meilleurs peuvent trébucher, c’est aussi une leçon de la vie… Nous pouvons tous trébucher, et faire des erreurs dans nos vies, tricher, ne pas être honnête… le droit doit-il considérer le « bilan » de quelqu’un avant de lancer une enquête? Allons, ce n’est pas sérieux…

Bref, pour toute ces raisons, je pense que vous faites semblant de vous offusquer (un parti politique est d’abord une tribu et les vieux chefs doivent être protégés) et que ne pensez pas réellement ce que vous avez écrit, ou alors c’est l’émotion (mais il faut faire attention à ne pas écrire sous la contrainte de l’émotion alors).

Je serais ravis d’avoir votre retour sur les 4 points ci-dessous.

Soyez assuré, Monsieur le Premier Ministre, de mon sentiment les meilleurs (on peut ne pas être d’accord et rester « amis »).

Thomas M.

Zwartepiet dit :

30 octobre 2009 à 17:17
Suite/Complément à mon précédent message:

14 septembre 2009 at 11:07
Réponse à docteur placebo re: Il n’est pas dans l’intérêt de Sarkozy et de la France ni d’aucuns pays européens d’ailleurs à ce que Israël bombarde l’Iran; pour la bonne raison qu’à part quelques jérémiades sans suite la France a beaucoup d’intérêts en Iran mais bien sur, bien moins que l’Allemagne.

La stratocratie israélienne se moque éperdument des intérêts de la France, de l’Allemagne ou de l’UE en général… La France avait dix fois plus d’intérêts en Irak (pétrole, armements, BTP et même… nucléaire avec la centrale d’Osirak) –est-ce que cela a empêché les deux guerres du Golfe?

Re: L’intervention israélienne suppose le feux vert de Washington ce qui n’est pas sur avec la blabla-bama administration actuelle ; en vous rappelant que le budget général de l’état hébreux dépend pour beaucoup de l’aide us !

Les chasseurs-bombardiers israéliens décolleront de la base française d’Abou Dhabi(*), située à quelques centaines de kilomètres des côtes iraniennes… dispensant ainsi Tel aviv du “feu vert” américain pour survoler l’Irak. Quant à l’aide militaire US à destination d’Israel, elle dépend plus du Congrès (Chambre+Sénat) que de la Maison Blanche. Le Président Obama s’est déjà mis à dos une bonne partie de l’électorat blanc, raciste et intégriste avec sa réforme du système de santé –une “abomination socialiste”! Je ne crois pas qu’il souhaite s’aliéner toute la Bible Belt en imposant un boycott militaire à Israel…

(*) http://www.france24.com/fr/20090526-premiere-base-francaise-inauguree-abou-dhabi-emirats-arabes-unis-golfe

Re: Ce n’est pas la première fois que l’Iran islamique se frotte à l’occident (dans le golfe dans les années 80), elle a vite comprise qu’un conflit frontal l’anéantirait : d’où une stratégie de l’emmerdement indirect via le hezbolla et fous de dieux à la petite semelle.

Aujourd’hui l’Iran est en position de force. Une frappe préventive contre l’Iran n’aura jamais l’accord du Conseil de sécurité de l’ONU. Les Chinois sont le principal allié de l’Iran –un accord de 100 milliards de dollars lie les deux pays pour l’exploitation d’hydrocarbures… Même l’Inde a passé un accord de $40 milliards avec l’Iran (gaz naturel). Le président Hamid Karzai serait sans doute la première victime collatérale d’une guerre contre l’Iran… Mais surtout, la Chine fera sentir son mécontentement –soit militairement, vis-à-vis de Taiwan, soit financièrement. Par exemple, la Chine pourrait aisément lancer un “grand emprunt” –façon Sarkozy–… de 500 milliards de dollars. Une paille pour la Chine qui dispose de 2000 milliards de dollars de réserve… Cela assècherait le marché obligataire et ferait simultanément bondir les taux d’intérêts. Bref, si la Chine empruntait $500 milliards à 4% par an, il ne resterait plus grand chose pour les USA, la France, la Belgique,… Mais encore

une fois, je le répète, tous ces inconvénients (résultant d’une attaque israélienne contre l’Iran) forment le cadet des soucis des stratèges israéliens.

Re: Donc pourquoi vouloir rattacher le problème perse avec ceux très complexes des états arabes en formation, à la même époque ?

Tout simplement parce que la stratégie occidentale n’a pas varié… au cours d’un siècle écoulé! Le but (de propagande) des Occidentaux aujourd’hui est exactement similaire à celui de la Grande-Bretagne dans les années 1915-1920: il s’agit de faire croire aux Arabes (Egyptiens, Syriens, Irakiens, Palestiniens, Saoudiens, Hashémites,…) que leur pire ennemi, ce n’est pas l’Occident et ses sionistes mais… les Turcs, hier, et les Iraniens, aujourd’hui!

Evidemment, cette imposture était plus facile à faire passer il y a un siècle car l’ensemble du Proche et Moyen Orient subissait la tutelle ottomane avec ses garnisons, ses gouverneurs et ses impôts… Aujourd’hui, la donne a changé: ce sont des garnisons judéo-protestantes qui occupent le Moyen-Orient –en Israel, au Liban (FINUL), en Arabie Saoudite, en Irak, au Koweit, au Qatar,… Quant à l’hégémonie iranienne dans la région, elle se limite aux minorités chiites éparpillées dans le monde arabe depuis des siècles où elles ont toujours vécu pacifiquement. La guerre Sunnites vs Chiites n’est qu’un fantasme judéo-protestant fomenté par les officines de la CIA et du Mossad…

Re: Ensuite arrêtons de penser que les arabes, les africains, les asiatiques comme le fond de nombreux idéologues sont incapables de penser par eux-mêmes, de se nuire les uns et les autres sans faire appel à des méchants sionistes,yankees,ou réactionnaires occidentaux à la solde du grand capital. Cette pensée angélique sur les non occidentaux (le mythe du bon sauvage) fausse tout débat un peu intelligent, elle en plus condescendante et paternaliste!

Oh! Mais je suis bien d’accord avec vous pour observer que la concorde entre les peuples n’est pas encor universelle: partout, en Europe (Yougoslavie, Irelande du Nord, Belgique,…), en Russie impériale (Tchèchenie, Ukraine,…), en Amérique Latine (Colombie, Bolivie,…), en Afrique et en Asie, les conflits succèdent aux guérillas et aux mouvements de “libération nationale”… mais, mystérieusement, on ne trouve plus d’Occidentaux, on ne voit plus de soldatesque yankee ou sioniste en Asie –comment l’expliquez-vous? Il semblerait que les dernières “aires de jeu” où peuvent encore s’ébattre nos gais lurons en treillis soient situées exclusivement en Afrique noire et au Moyen Orient…

Zwartepiet

http://www.lepan.be/?p=4535#comment-139534

Christophe dit :

30 octobre 2009 à 17:23
Monsieur le Premier ministre,

Personnellement je comprends très bien la tonalité des propos qui commentent votre message au sujet du renvoi en correctionnelle du Président Chirac, puisqu’il s’agit de soutiens à celui-ci ou à vous-même.

Je comprends nettement moins vos propos, certes concis mais sans doute trop ! Vos arguments sont extrêmement légers, simpliste et font fi du travail de la justice !

Le fait d’avoir « participé à la vie de notre République pendant près de 50 ans » exonère-t-il J. Chirac de rendre compte à la justice, sachant qu’il a bénéficié pendant 12 ans d’un statut pénal particulier ?

Est-ce chercher à le « blesser maintenant » puisqu’une fois encore, il était à la tête de la mairie de Paris pour les faits qui lui sont reprochés. Les personnes qui étaient à l’époque sous ses « ordres »
(cf. A. Juppé….) ont été jugés, pourquoi celui qui était le responsable premier en tant que maire ne le serait pas ?

« Pourquoi porter atteinte à la fonction présidentielle ?  » : laisser la justice travailler signifie-t-il porter atteinte à la fonction ? Pour quelqu’un qui a été Premier ministre, cette remarque laisse pantois. J’ajoute, comme dit plus haut, que la protection dont a bénéficié M. Chirac pendant 12 ans (cf. article 68 de la Constitution ancienne version) empêchait la justice de faire son travail. Prenons l’hypothèse d’un jugement « coupable » : qui aurait porté atteinte à la fonction ? M. Chirac ou la justice ? La réponse me semble couler de source….

« Pourquoi encourager ceux qui s’attaquent à l’image de la France ? » : mais de quoi ou plutôt de qui parlez-vous ainsi ??? Vos propos sont énigmatiques.

« Les Français ont répondu à la question du bilan de la vie politique de Jacques Chirac : il est l’homme politique français le plus populaire ! » : là encore voilà un argument qui venant d’un ancien haut responsable me fait m’interroger ! les sondages devraient-il remplacer la justice ? un sondage parle-t-il pour l’ensemble des Français ? Je veux bien que vous pourriez me répondre que M. Chirac a été réélu en 2002, ce qui vaut tous les sondages, mais on sait bien dans quelles conditions…. Très sincèrement cet argument, « il est populaire, laissons le tranquille » est un argument honteux dans un système républicain. La justice doit être la même pour tous. J ‘ai d’ailleurs une question à vous poser, Monsieur le Premier ministre : si J. Chirac, a contrario, avait été très impopulaire, cela aurait donc justifié qu’il soit poursuivi ? On touche aux limites de votre raisonnement.

Je peux concevoir la peine qui doit être la vôtre de voir M. Chirac ainsi rattrapé par la justice. Malheureusement cela vous pousse à un argumentaire indigne des fonctions qui ont été les vôtres.

Peut-être répondrez-vous à mes quelques remarques.

Veuillez recevoir, Monsieur le Premier ministre, ma respectueuse considération.

Nicolas dit :

30 octobre 2009 à 17:26
M. Raffarin,

Vous semblez négliger une règle juridique fondamentale : l’égalité devant la loi.

M. Chirac a certes été président de la République (c’est incontestable en effet), et a à ce titre « servi » la France (avec une efficacité qui fait toutefois débat). Mais cela n’a aucun rapport avec l’affaire dont il est ici question ! Avec des arguments de cette sorte, on finirait par protéger de toute poursuites judiciaires l’ensemble des hommes politiques ayant occupé un mandat. Pourquoi s’arrêter aux anciens présidents de la République ?

L’argument de la popularité est tout aussi mauvais : les sondages auquels vous faites allusions ne traitent pas des « affaires judiciaires » qui concernent M. Chirac. Surtout, si l’on suit votre logique, toute « popularité » rendrait d’éventuelles poursuites judiciaires impossibles… Mais quand devient-on populaire ? à 50% d’opinions favorables ? 60% ? 80% ? Quand on est la personnalité politique préférée des français ? Et quid des 9 suivant ? Pourquoi pas eux aussi ? Accessoirement, si je ne m’abuse, la côte de popularité chiraquienne n’était pas si brillante lorsqu’il était en fonction.

Bien évidemment, cette « affaire » date quelques peu. Mais au lieu de s’en indigner instinctivement, vous gagneriez à vous demander pourquoi. Peut-être réaliseriez-vous alors que l’immunité dont bénéficie tout président en exercice y est pour quelque chose ! Or la prescription ne couvre pas les mandats présidentiels, ce qui est la juste contrepartie de cette immunité. L’immunité allonge les délais, et parce que les délais sont longs, il faudrait abandonner toute investigation ? On aurait plus vite fait d’instaurer une immunité à vie pour tous les présidents de la République !

La justice reste indépendante et M. Chirac est toujours présummé innocent. Il aura toutes les possibilités nécessaires pour se défendre, comme n’importe quel autre justiciable. Il n’y a quand mêm pas de drame à cela !

D’

Zwartepiet dit :

30 octobre 2009 à 17:35
Un peu d’Histoire?

Comme je l’ai déjà expliqué dans des messages précédents, la confrontation et l’escalade entre l’Occident et l’Iran suit le même déroulement que celui qui aboutit, en 1956, à la crise de Suez –et le casting des principaux acteurs est, étonnament, identique: aux Etats-Unis, on affaire, dans les deux cas, à une administration hostile au bellicisme israélien –en 1956, il s’agissait de Dwight Eisenhower, aujourd’hui, c’est Barack Obama. Quant à Mahmoud Ahmadinejad, c’est un Gamal A. Nasser moderne! Simplement, le confit ne porte plus, actuellement, sur la nationalisation du canal de Suez mais sur la technologie nucléaire… Cependant, la diabolisation des deux leaders musulmans est identique: Nasser était traité d’Hitler arabe par le chef du gouvernement français de l’époque, Guy Mollet tandis qu’Anthony Eden (le PM britannique), plus indulgent, qualifiait Nasser de Mussolini égyptien…

On sait qu’Israel prépare activement une attaque contre les installations nucléaires iraniennes: des manoeuvres “grandeur nature” furent effectuées par l’IAF (armée de l’air israél.) il y a déjà plusieurs mois et, tout récemment, un sous-marin lanceur de missiles Dolphin a franchi le canal de Suez en direction de la Mer Rouge… Toutefois, il est clair que Barack Obama ne donnera pas son feu vert pour ouvrir l’espace aérien irakien aux chasseurs-bombardiers israéliens en mission vers l’Iran –ce qui complique fortement toute opération “éclair” que devrait mener l’IAF au départ de ses bases israéliennes…

Mais c’est sans compter la dévouement de Nicolas Sarkozy, ami patenté d’Israel! De même que, lors de la crise de Suez (en 1956), la France avait secrètement pactisé avec Israel (Protocole de Sèvres) mais aussi livré des chasseurs “Mystère” à l’armée de l’air israélienne (qui ont attaqué l’Egypte sous “cocarde française”*), eh bien, on peut d’ores et déjà affirmer que, en cas d’attaque contre l’Iran, des chasseurs-bombardiers israéliens décolleront de la base française flambant neuve d’Abou Dabi –réglant ainsi la question du passage au-dessus de l’Irak et écourtant considérablement la durée (de vol) de la mission… Décidément, Nicolas Sarkozy est bel et bien la réincarnation de Guy Mollet!

Zwartepiet

(*) As a result of his concern for what was going on in the Middle East, Eisenhower ordered U2 spy planes to fly over the Israel/Egypt area to give US Intelligence more of a clear picture as to what military equipment both sides had. The results greatly angered Eisenhower. The photos showed that Israel had been equipped with sixty French Mystere fighter planes whereas the French government had told Eisenhower that they had only handed over to Israel twelve Mystere’s. Eisenhower saw the planes as changing the balance of power in the region and that such a move could provoke a response.

http://www.historylearningsite.co.uk/background-suez-crisis-1956.htm

Pour une monographie (en anglais) exhaustive sur la crise de Suez, voyez l’ouvrage du Britannique Keith Kyle (consultable sur google.books)



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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 23:13

(dépêches)

Jean Sarkozy élu au CA de l'EPAD

http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2009-10-23/la-defense-jean-sarkozy-elu-administrateur-de-l-epad/917/0/388528

Publié le 23/10/2009 à 12:44 - Modifié le 23/10/2009 à 15:08 Le Point.fr

COLLECTIVITÉS

La Défense : élection de Jean Sarkozy comme administrateur
Avec AFP



Le fils du président de la République a renoncé à briguer la présidence de l'Établissement public de La Défense © Abacapress.com

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PRÉSIDENCE Le casse-tête commence
 Le fils cadet du chef de l'État, Jean Sarkozy, 23 ans, a été élu vendredi administrateur de l'Établissement public d'aménagement de La Défense (Epad) par la majorité du conseil général des Hauts-de-Seine. Le fils du Président a fait le plein des voix des 30 élus de la majorité départementale (UMP-NC), la candidate présentée par la gauche, Nadine Garcia (PCF), ayant regroupé sur son nom les 15 voix de l'opposition PCF, PS et Verts. Jean Sarkozy occupera le siège laissé vacant par Hervé Marseille (NC), démissionnaire dans le but, selon la gauche, de laisser la place au fils du Président. Il représentait jusqu'alors l'assemblée départementale à l'Epad.

Très à l'aise, le fils du Président, portant de fines lunettes et vêtu sobrement d'un costume gris et d'une chemise bleue, a défendu sa candidature pendant plus de 20 minutes. "Je ne renoncerai à rien de l'ambition que j'ai pour ce quartier d'affaires, je ne renoncerai à rien de ma candidature à ce poste d'administrateur", a notamment lancé le conseiller général UMP à l'issue d'un discours, où il a appelé l'opposition à "la concertation", au "partenariat pour donner à La Défense les moyens de sa politique".

"De bien belles envolées. Mais quand j'entends Jean Sarkozy dire qu'il ne renonce à rien, j'ai beaucoup d'inquiétude pour l'avenir", a ironisé son adversaire communiste. "Les beaux engagements d'aujourd'hui, j'aurais voulu que la droite les mette en oeuvre dans le passé, notamment en ce qui concerne la concertation avec les élus locaux. En politique, on ne juge pas aux discours, on juge les actes", a lancé Nadine Garcia.

Jean Sarkozy ne se portera pas candidat à la présidence de l'établissement public, le 4 décembre, en remplacement de Patrick Devedjian, atteint par la limite d'âge fixée pour les présidents d'établissements publics (65 ans). Alors que son élection semblait acquise, Jean Sarkozy a en effet créé la surprise jeudi soir en annonçant qu'il renonçait à cette présidence. Le maire communiste de Nanterre, Patrick Jarry, a confirmé qu'il serait bien candidat à la succession de Patrick Devedjian à la présidence de l'Epad. C'est désormais le seul candidat déclaré.




http://www.marianne2.fr/Epad-un-fils-de-peut-cacher-une-fille-de_a182543.html?preaction=nl&id=5910542&idnl=25788&
Epad : un « fils de » peut cacher une « fille de »
Sylvain Lapoix - Marianne | Vendredi 23 Octobre 2009 à 11:01 | Lu 4730 fois
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Maintenant écarté de la course à l'Epad, Jean Sarkozy laisse la place libre. Candidate putative : Joëlle Ceccaldi-Raynaud, qui a déjà hérité la mairie de Puteaux de son père Charles, et perpétue la grande tradition d'impunité et d'affaires de la droite dans les Hauts-de-Seine.



 
Coucher de soleil sur La Défense (photo : Flickr - cc - Gaelle Chardon)
Puisque le fils de Nicolas Sarkozy a renoncé à présider l'Epad, la fille de Charles Ceccaldi-Raynaud pourrait lui succéder. Certes, il y a bien un autre candidat, Patrick Jarry, maire PCF de Nanterre. Mais, dans les Hauts-de-Seine, on ne confie pas ce genre de responsabilité à ces gens là ! Et ce ne sont pas les élus du département doublés de représentants de l'Etat qui vont contredire la tradition.

Dernière candidate de droite en lice, Joëlle Ceccaldi-Raynaud pourrait (comme a failli le faire Jean Sarkozy) prendre un poste hier occupé par son père : de 1987-1989 et de 1993-1998, Charles Ceccaldi-Raynaud, ancien maire de Puteaux a lui-même été président de l'Epad ! Raison pour laquelle Le Parisien l'interrogeait le 13 octobre dernier au sujet des qualités du fils du Président à ce poste. Il se félicitait alors que Jean Sarkozy ait « l’avantage de n’appartenir à aucune des trois communes concernées et ne peut être suspecté de partialité. » Une qualité qu'il ne partage pas avec la fille Ceccaldi-Raynaud, l'Epad s'étendant largement sur la commune de Puteaux dont elle est le maire. Mais rien que de très classique là dedans, nous sommes dans les Hauts-de-Seine !


Le clientélisme selon Charles Ceccaldi : «C'est mal connoté? A tort»

 Jean Sarkozy à l'EPAD : retropédalage en règle  Epad: Jean Sarkozy retourne à ses chères études  Sarkoland : Fillon danse sur un volcan UMP Le « vieux » Ceccaldi, comme on le surnomme affectueusement la municipalité de Puteaux, ne s'en cachait même pas : il appartient au même système que Charles Pasqua, Patrick Balkany et d'autres tels, Manuel Aeschlimann. Cette droite du 92, affairiste, usant de nombreuses ficèles pour se maintenir à la tête d'un département plus riche à lui seul que certains pays membres de l'Union européenne. Une vigueur économique ruisselant en millions d'euros sur les collectivités locales, grâce à la manne des impôts locaux versés par les sièges sociaux des grands groupes.

Interrogé par l'Express sur la façon dont il avait tenu la ville près de 30 ans, Charles Ceccaldi revendiquait son système clientéliste : « C'est mal connoté? A tort. Il faut une politique pour chaque classe, expliquait-il. J'en ai vu, des gens qui avaient des opinions et qui en changeaient en obtenant une place en HLM. [...] Mais ils obtenaient moins facilement une place dans nos villages de vacances en Bretagne ou en Corse…» Pour tenir Puteaux, le vieux Charles, qui avait débuté sous le drapeau de la SFIO, s'était appliqué à conquérir l'office HLM de la ville de Puteaux, dont il est toujours le président, une bonne façon de distribuer « des cadeaux ».


Mais, comme La Défense, les HLM sont une vieille histoire d'amour pour la droite du 92 qui y perdit un de ses lieutenants, Didier Schuller, condamné en 2005 pour avoir financé sa campagne par un système de détournement, là où Patrick Balkany fut relaxé en première instance. Mais le lieu du pouvoir reste et demeurera le Conseil général, où chacun peut accomplir ses rêves de grandeur. Comme Charles Pasqua qui, en 1995, construisit une fac ultra moderne de communication, marketing et commerce en pleine dalle de La Défense, avec des moyens inimaginables pour la plupart des universités françaises. Le tout réservé (au départ) à quelques étudiants (très) privilégiés.

Le renoncement de Jean Sarkozy à l'Epad n'est qu'un petit arrangement avec l'agenda : la simple fonction de conseiller général dont il continue de disposer lui ouvre les portes d'innombrables institutions chargées du bien être des champions du Cac40 et des bourgeois reclus dans leur « département témoin », propre comme les sous neufs qu'ils sont venus y gagner. De quoi préparer une grande carrière politique, riche de soutiens.

Si Joëlle Ceccaldi-Raynaud lui succède effectivement au poste de président de l'Epad, la polémique du «fils» n'aura été qu'une parenthèse ultra médiatisée dans le long fleuve tranquille de l'hégémonie affairiste de la droite sur ce département. Un pré carré sur lequel la Sarkozye aura vite fait de tirer le rideau pour reprendre ses bonnes vieilles habitudes.




MOT-CLÉS : ceccaldi-raynaud, epad, hauts-de-seine, jean sarkozy, pasqua, sarkozy


http://www.marianne2.fr/Mitterrand-Hamon-le-coup-de-gueule-de-Jean-Francois-Kahn_a182471.html?com#comments
Mitterrand/Hamon : le coup de gueule de Jean-François Kahn
Jean-François Kahn | Samedi 17 Octobre 2009 à 07:01 | Lu 42043 fois
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Marianne2 vous propose le denier bloc-notes de Jean-François Kahn. Qui dénonce, non sans humour, le consensus politico-médiatique qui a abouti cette semaine à lyncher Benoît Hamon - traité de Marcel Déat du XXI° siècle! - pour mieux exonérer la nomination et le comportement de Frédéric Mitterrand.



 
Wikicommons - legermi

 A lire dès maintenant, Marianne n°652 : La république abolie  Vite, une prime de pénibilité pour les élus de la majorité!  Affaire Mitterrand: les idiots utiles - et inconscients - du FN ! Oui, je l’ai entendu. Je vous jure, je l’ai entendu… Le gus s’appelle Thierry Solère, et il est, paraît-il, vice-président sarkozyste du conseil général des Hauts-de-Seine. Tendance « ripou », comme la Balkanyte ou le Ceccaldi ? Je n’en sais même rien. Donc, j’ai entendu cet individu dire, en substance, ceci (c’était sur France Info) : « Il serait tout à fait normal que le fils de Zinedine Zidane, forcément génétiquement doué pour le football, devienne le capitaine de l’équipe de France. »
Tel quel ! Même au Gabon, les démocrates refusent cette logique. Or, c’est quoi une dérive monarchique ou caudilliste ? Précisément cela : la nécessité, pour se faire bien voir du roi ou du guide, non seulement d’accepter sans broncher que le petit prince vous pisse dessus, mais également de passer pour un crétin des Alpes aux yeux de la cantonade (laquelle n’est censée avoir que des oreilles!).

Eh bien, on y est ! Et on aimerait, soit dit en passant, que toutes ces sommités médiatiques qui nous ciblèrent méchamment lorsque nous mîmes l’opinion en garde contre le danger que représentait le psychisme de « Petit César » pour l’idée qu’un démocrate doit se faire de la République, nous passent, fût-ce en douce, des petits mots d’excuses…

Rêvons…

Il y a quarante ans, il fallait s’habituer à ce qu’une dictature impopulaire soit qualifiée de « démocratie populaire ». Depuis deux ans, il convient d’admettre que « réforme » est synonyme de « régression ».
Depuis, on ne sait plus à quel vocabulaire se vouer : un Arabe, c’est un Auvergnat ; un gosse, c’est un costaud de 40 ans ; une « chasse à l’homme », c’est un déferlement d’hommages et de soutiens. Et, comment qualifie-t-on, en revanche, un pauvre pécheur lapidé ? D’immonde lyncheur !

Comment s’étonner, dans ces conditions, que la distribution de fiefs héréditaires soit identifiée à une sélection au mérite ?

Il faut absolument revenir sur la farce ubuesque que nous venons de vivre à propos de l’« affaire Mitterrand ». D’autant que, Marianne, notre hebdomadaire, semble, pour une fois, s’être, de mon point de vue, laissé abuser. Quand le neveu de son tonton, conteur starifié des tragédies impériales, fut nommé ministre de la Culture parce que notre maître à tous voulait absolument acheter la marque (en attendant que, faute de Jaurès disponible, le député UMP de Marseille, Roland Blum, hérite d’un strapontin), tout le monde savait, dans le landernau, que ce sympathique gosse était l’auteur d’un livre à succès dans lequel il étalait talentueusement (avec une complaisance masochisto-narcissique digne du type qui vous demande de lui faire mal et qui vous remercie si vous refusez parce que ça lui fait effectivement mal) son addiction à la consommation tarifée de chair fraîche homo-exotique dans des bouges thaïlandais. Dommage que l’émission d’Evelyne Thomas ait disparu, car, pour le coup, c’était « son choix ». Il confessait, il ne justifiait pas. Il consommait l’éphèbe – éphèbe de mode ? –, pas l’enfant. Pas question, en conséquence, de le crucifier, même s’il eût adoré ça, et même s’il n’y a pas plus intrinsèquement néocolonialiste que cette conception des rapports Nord-Sud.

Au demeurant, il s’agissait d’une vraie œuvre dont l’autocruauté dans le mea culpa égotiste avait quelque chose d’authentiquement bouleversant. De la part d’une icône télévisuelle, c’était risqué, même si, à l’arrivée, ce fut le jackpot !
Il n’y eut, alors, aucune levée de boucliers. Ce qui témoigne, quoi qu’on en dise, en faveur de la tolérance et de la maturité dont nos concitoyens sont capables. On imagine aux Etats-Unis !

Mais c’est ici qu’il convient de ne pas tout mélanger : on peut placer les œuvres du marquis de Sade sur un piédestal et estimer qu’il n’eût pas été judicieux d’en faire un ministre de la Culture. La Révolution, à qui revint l’honneur de l’avoir désembastillé, n’y songea même pas, bien qu’il fût un ardent partisan des idées nouvelles. Et lui, au moins, dénonça l’autocratie bonapartiste. Or, la seule question qui vaille, concernant Frédéric Mitterrand, est précisément celle-ci : son profil était-il adéquat à sa nomination à la tête de ce double ministère de la Culture et de la Communication dont l’une des missions est de porter, tel un flambeau, ces valeurs «humanistes» que d’aucuns qualifient de «traditionnelles» ? La Légion d’honneur, l’Académie française, la direction du Théâtre du Châtelet ou du guignol du Luxembourg, voire celle de France Télévisions ou de Radio Courtoisie, pourquoi pas ? Pas de problème ! Mais le ministère de la Culture ?
Non seulement on a parfaitement le droit de poser la question, mais, en vérité, lorsqu’il fut nommé, on en avait le devoir.

Or, en effet, ce fut silence radio. Pas un mot, pas un murmure. Même pas dans Marianne. Pourquoi ? Ici, pour ne pas déplaire au roi. Là (et j’ai moi-même cette tendance), parce qu’on occulte par principe «ces choses-là». Mais, également, dans les milieux que l’on sait, parce que le pire de l’exploitation néocapitaliste mondialisée a droit à toutes les tolérances dès lors qu’elle se donne non comme ultralibérale, mais comme ultralibertaire.
En outre – pourquoi ne pas le dire – Frédéric Mitterrand était (presque partout) un «ami de la maison». On lui passait donc son néomonarchisme. Sa culture, et c’était tant mieux, éclipsait sa nature. On ne s’offusqua nullement du fait que, en bradant du « Mitterrand » à l’entreprise Sarkozy, il se livrât à un trafic de reliques ou de titres de noblesse.
Résultat ? Comme dans le conte d’Andersen, le premier enfant venu qui s’écrie : « Maman, le roi, il est tout nu ! » – et, en l’occurrence, ce n’était pas une enfant de chœur – fit un malheur.





Au jeu du qui lynche qui, suivre toujours la masse
Alors que se passe-t-il ? Un quadra du PS, dont on admettait tout à fait, jusque-là, que, au plan politique et idéologique, il fut du genre cul serré, Benoît Hamon, se précipite sur le site de la Fnac, vérifie qu’il s’agit bien d’une autobiographie, sort de la confrontation avec une boulette sur l’estomac et, interrogé sur sa digestion, reconnaît une vague nausée. Eh bien, c’est à n’y pas croire, mais, contrairement à ce que la bien-pensance médiatico-intellectuelle a claironné sur toutes les ondes et dans toutes les gazettes, ce n’est pas Frédéric Mitterrand qui fut quasiment lynché (ce qui eût, effectivement, été insupportable), mais c’est ce pauvre… Benoît Hamon.
Faut-il le préciser, même si on s’en doute, ce Hamon, adversaire hargneux et sectaire de toute idée de «convergence républicaine», n’est pas ma tasse de thé. Mais, comme le rappelle opportunément Marianne, je n’aime pas les chasses à l’homme. Les vraies. Or, admirez la farce : alors que tout ce qui, en France, depuis des décennies, en matière culturelle, intellectuelle, politico-idéologique, impose sa quasi-dictature normative, se déchaîna contre ce rat de Hamon, à l’inverse, le Monde et son directeur, Libération et son directeur, le Figaro et sa direction, le Nouvel Observateur et son directeur, le Point et son directeur, Marianne et son directeur, l’inévitable Bernard-Henri Lévy, Alain Minc et Jacques Séguéla, Xavier Bertrand, Bertrand Delanoë, Claude Guéant, François Fillon, Daniel Cohn-Bendit, Julien Dray et Jean-Luc Mélenchon, tout ce qui fuse et diffuse, cliquette et clignote, l’establishment tout entier, la haute dominance sans exception, les maîtres de la parole, les grands prêtres de la pensée juste, les matons du bon goût, tous volèrent au secours de Frédéric Mitterrand tout en proclamant, d’une même voix, que la louloute était victime d’une immonde chasse à l’homme. Jamais encore on n’avait vu un lynché être, en fait, porté quasiment en triomphe y compris par les lanceurs ordinaires de pavés, tandis qu’était rageusement lapidé le présumé lyncheur.
C’est à Pierre Bérégovoy, à Edith Cresson et même à Jacques Chirac, à François Bayrou, et, aujourd’hui, à Dominique de Villepin, dont tous les journalistes qui l’accablent savent parfaitement, s’ils ont étudié le dossier Clearstream, qu’il est innocent, non pas «en soi», mais de ce dont on l’accuse, qu’on aurait dû ou qu’on devrait demander ce que c’est exactement un «lynchage». Ils savent. Pour une fois qu’un gaucho corseté laissait parler ses tripes !

Il est vrai, comme l’a écrit le Monde, que « ça n’est pas ce que l’on attendait venant de ce côté-là ». En revanche, la défiscalisation des stock-options, l’ouverture de la Bourse à tous les produits dérivés, la détaxation des profits des traders, la privatisation de France Télécom, la livraison d’une main-d’œuvre émigrée bon marché aux pires exploiteurs, le partage de la présidence du Parlement européen avec la droite bushiste et néolibérale, la condamnation de toutes mesures dites « sécuritaires » destinées à protéger les plus fragiles, les concessions en chaîne consenties aux pires communautarismes, ça, en effet, on est largement habitué à l’attendre « venant de ce côté-là » ! Sans que la bien-pensance s’en ébouriffe. Mais ça… Une stigmatisation du tourisme sexuel !

Evidemment, l’autoamnistie clanique, le milieu faisant forcément corps, l’establishment mécaniquement solidaire de l’establishment, quel plus beau cadeau pouvait-on offrir au Front national ? Mais beaucoup de ceux qui surréagirent de la sorte, veufs ou orphelins qu’ils sont désormais de tout idéal, de toute aspiration à une construction d’un « autre monde », n’ont-ils pas besoin de la montée du fascisme pour se replier sur le seul « projet » qui leur reste : l’antifascisme ?

Quelques remarques complémentaires :
•    Ce n’est pas parce qu’on exaspère la droite qu’on devient un héros. Ou alors, Georges Marchais en était un.
•    Si on exaspère la droite, pourquoi accepter de devenir l’une de ses marionnettes (car, par exemple, Frédéric Mitterrand devra défendre le honteux projet de nomination des principaux responsables de l’audiovisuel public par le président en personne) ?
•    S’il est honteux, a priori, de tenir un propos qui paraît recouper un tant soi peu une prise de position du FN, alors il fallait soutenir les Khmers rouges puisque le FN n’a cessé de stigmatiser Pol Pot.
•    Si, comme l’a déclaré stupidement Xavier Bertrand, ce que raconte et écrit Frédéric Mitterrand dans son livre ne relève que de sa vie privée et ne nous regarde pas, alors le fait qu’un mari macho confesse, dans un ouvrage, qu’il bat sa femme comme plâtre ne nous concerne nullement non plus – vie privée –, et on peut lui confier le ministère de la Famille.
Rarement on aura subi une telle avalanche de sottises. Cela étant, je suis d’accord avec Marianne : qu’on lâche les baskets à Frédo et qu’on laisse le ministre de la Culture poursuivre en paix son travail, en espérant que le pays n’aura qu’à s’en féliciter.






MOT-CLÉS : benoît hamon, frédéric mitterrand, Gabon, jean-françois kahn
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499. Posté par neptune le 23/10/2009 16:07

http://www.marianne2.fr/Jean-Sarkozy-a-l-EPAD-retropedalage-en-regle_a182542.html?preaction=nl&id=5910542&idnl=25788&
Jean Sarkozy à l'EPAD : retropédalage en règle
Philippe Cohen - Marianne | Vendredi 23 Octobre 2009 à 09:13 | Lu 7278 fois
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Douloureux exercice des hommes du Président ce matin pour réagir au retrait de Jean Sarkozy de sa candidature à la Présidence de l'EPAD. Qu'ils aient soutenu ou non le fiston, cette affaire est un mauvais souvenir. Ca s'entendait à la radio....



 
Capture d'écran Dailymotion
Depuis quinze jours, les élus UMP devaient subir, jour après jour, la tempête Jean Sarkozy. Qu’ils approuvent le piston du fiston et les voilà rangés dans la catégorie des carpettes. Qu’ils refusent de le secourir et ils risquaient d’être couchés sur la liste noire des faux frères de Sarkoland que tient Claude Guéant.

Sacré dilemme. La plus grande partie des cadors de la majorité ont choisi. Oublier leurs principes et ceux de la République pour monter au créneau de la Cour. Pour Xavier Bertrand, l’exercice est naturel. Quand on pense que le Parti communiste chinois doit être un parti-frère pour l’UMP, la langue de bois est naturelle. Mais pour des gens plus libres de réputation, ou simplement moins « bourrins », comme Xavier Darcos ou Henri Guaino, l’exercice a quelque chose de pathétique.

A présent, c'est le temps du boomerang. La vie politique est parfois cruelle. Mais pas comme on le dit. Ce matin, les umpistes doivent faire du rétropédalage. Dans cet exercice, ils donnent encore l’impression d’avaler un verre d’huile de foie de morue dès poltron minet.
Martin Hirsch, interrogé sur RTL a carrément bégayé devant Jean-Michel Aphatie. Resté silencieux jusqu’alors, il n’avait ce matin de pensée que pour les pauvres dont il s’occupe si bien depuis qu’il a copiné avec l’Abbé Pierre (lequel, par construction, n’avait pas de fils… quoique...). Le Commissaire a évité de dire que sur ce dossier, il était, semble-t-il, en parfait accord avec Carla Bruni-Sarkozy qui a vainement, pendant une temps, tenté de convaincre son mari que le fiston n'était pas un bon dossier. 



Jean-Fran

 Epad : un « fils de » peut cacher une « fille de »  Epad: Jean Sarkozy retourne à ses chères études  L'UMP se jumelle avec les communistes chinois Jean-François Copé, chopé ce matin sur France Inter, est un malin qui avait cru faire un choix astucieux : voler au secours de Jean – lequel le voue aux gémonies – quitte à ruer dans les brancards sur d’autres sujets comme la fiscalité locale. Mauvaise pioche, et voici le chef des parlementaires multiplier les euphémismes : non, il n’a pas soutenu la candidature de Jean Sarkozy, il s’est juste élevé contre la chasse à l’homme et parce qu’il s’agissait de la vie privée du Président et que c'est « difficile » quand il s'agit de « l'intimité » du Président. Mon Dieu que les mots avaient du mal à sortir ce matin, même de la bouche d'or du Président Copé...

Mais le pire sans doute est à venir du côté des médiacrates. Ce matin, Christophe Barbier a trouvé Jean Sarkozy « fantastique ». Une manière sans doute de se racheter aux yeux de son père, qui l'a traité de tous les noms d'oiseaux l'autre jour à l'Elysée. Inquiet de n'avoir reçu aucun coup de fils de son amie Carla pour excuser son homme, le patron de la rédaction de l'Express en rajoute dans la lèche. On attend avec impatience la réaction d'Etienne Mougeotte.



Va, lis et reviens :
Tous les articles de Marianne2 consacrés à l'affaire Jean Sarkozy




MOT-CLÉS : cope, epad, horsch, jean sarkozy, sarkozy, ump

http://www.leparisien.fr/politique/qui-prendra-la-tete-de-l-epad-23-10-2009-684912.php
Qui prendra la tête de l’Epad ?
  11 réactions | RéagirChristine Henry et Florence Hubin | 23.10.2009, 07h00






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Qui prendra la tête du conseil d’administration du très puissant Etablissement public d’aménagement de La Défense ? Après les déclarations de Jean Sarkozy, qui a expliqué sur France 2 pourquoi il ne briguerait pas ce poste le 4 décembre, la question reste entière. Patrick Devedjian, qui occupe actuellement le poste, est frappé par la limite d’âge fixée à 65 ans.

 Ce qui est aussi le cas du député-maire UMP de Courbevoie, Jacques Kossowski, et de Claude Leroi, le président de la CCIP du 92, conseiller municipal à Neuilly lorsque Nicolas Sarkozy était maire, tous deux âgés de 70 ans.

« Les cartes seront rebattues l’année prochaine »

Reste une candidate de droite en lice : Joëlle Ceccaldi-Raynaud, l’actuelle députée-maire UMP de Puteaux, dont le père a tenu ce poste entre 1987 et 1989 et entre 1993 et 1998. A moins qu’un élu de gauche ne prenne la tête de l’Epad. Une hypothèse complètement improbable a priori. Patrick Jarry, le conseiller général PC et maire de Nanterre, est candidat à ce poste. Il préside déjà l’Epasa, l’Etablissement public d’aménagement de Seine Arche, le pendant de La Défense sur Nanterre. « Ce serait un coup magnifique, confie-t-on au conseil général. De toute façon, les cartes seront rebattues l’année prochaine, lorsque la fusion entre l’Epad et l’Epasa sera effective. » Cette hypothèse fait sourire certains élus. « Ce n’est pas réaliste », assène Thierry Solère, conseiller général de Boulogne. Il faut compter sur les neuf représentants de l’Etat. Jusqu’en 2005, quand Nicolas Sarkozy a pris la tête de l’établissement, la présidence de l’Epad a été majoritairement exercée par des hauts fonctionnaires sauf sous les deux mandatures de Charles Ceccaldi-Raynaud. Le retour de cette tradition aurait le mérite d’éteindre l’incendie.


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http://www.leparisien.fr/politique/cela-va-lui-permettre-d-apprendre-13-10-2009-672189.php
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« Cela va lui permettre d’apprendre »
CHARLES CECCALDI-RAYNAUD, ancien président de l’Epad
  | RéagirPropos recueillis par F.H. | 13.10.2009, 07h00






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Ancien maire de Puteaux, Charles Ceccaldi-Raynaud a présidé le conseil d’administration de l’Epad à deux reprises (1987-1989 et 1993-1998).

Quels sont les pouvoirs du président de l’Epad ?
Charles Ceccaldi-Raynaud. C’est un poste auquel n’est attaché aucun pouvoir. A La Défense, tous les pouvoirs sont entre les mains du directeur général.

 Le directeur a toujours été un fonctionnaire de l’Equipement ou un inspecteur général des Finances. La nouveauté, c’est que l’actuel directeur, Philippe Chaix, est un sous-préfet.

Que peut apporter Jean Sarkozy à La Défense ?
Il a l’avantage de n’appartenir à aucune des trois communes concernées et ne peut être suspecté de partialité.
Il n’aura pas plus de pouvoir que sa parole. Il ne représente aucun danger. En revanche, ça va lui permettre d’acquérir une culture administrative et technique. On dit qu’il n’a pas de formation, là on trouve une façon de lui en donner une !

A travers lui, son père aura-t-il la main sur le quartier d’affaires ?
Il y a déjà une mainmise de l’Etat. Que le fils du président devienne président de l’Epad ne confère aucun pouvoir de plus. C’est une illusion.




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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 08:15

(dépêches)

Dépêches sur le renoncement de Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD


http://www.lexpress.fr/actualite/politique/jean-sarkozy-recule-pour-mieux-rebondir_797823.html
Jean Sarkozy recule, pour mieux rebondir?
Par LEXPRESS.fr, publié le 23/10/2009 07:38 - mis à jour le 23/10/2009 08:15

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AFP PHOTO POOL BERTRAND LANGLOIS

Jean Sarkozy sur le plateau de France 2, jeudi soir.

La presse n'est pas dupe du renoncement de Jean Sarkozy à la présidence de l'établissement public d'aménagement de la Défense, et certains semblent lui prédire un bel avenir politique.

"Jean plus fort que Nicolas le père? Le jeune homme de 23 ans présenté comme immature en économie a fait preuve d'un grand sens politique, hier, sur France 2", écrit Yann Marec dans les colonne de Midi libre, après que le fils du président de la République a renoncé, jeudi soir, à briguer la présidence de l'établissement public d'aménagement de la Défense (Epad).

"C'est un grand bond dans l'avenir qu'il a effectué en montrant que dans son fonctionnement, il y avait de l'apaisement. De la sagesse aussi. Et de la responsabilité. Ça ressemble presque à du panache", affirme le journaliste.

Et vous, que pensez-vous de la décision de Jean Sarkozy? Participez à notre sondage...Et Hervé Fabre (La Voix du Nord) enfonce le clou : "Le père peut être cependant rassuré sur les capacités du fils à tirer parti d'un échec". Et, selon lui, "on entendra encore parler de Sarkozy Junior, sans doute dès 2011, lorsqu'il s'agira (...) de la présidence du Conseil général des Hauts-de-Seine".

"Il a renoncé mais il n'a rien lâché", constate également Olivier Picard dans les Dernières Nouvelles d'Alsace. "Ce jeune homme de 23 ans qui, a aucun moment, n'a laissé paraître le moindre doute sur l'essentiel, ses capacités et sa légitimité à occuper des fonctions qui supposent de l'expérience et des compétences. En d'autres termes, il a coupé court au vrai débat".

Jean Sarkozy "s'enlève une grosse épine du pied, il se libère pour l'avenir", souligne également Francis Lachat (Courrier Picard). "Il accepte de faire une pause dans son cursus, de redescendre d'un échelon, dans le but évident, et assumé, de rebondir dans l'avenir", insiste-t-il également.

"En cinq minutes à peine, Jean Sarkozy nous a tout fait: l'innocent persécuté, le fils obéissant, l'élu dévoué à ses électeurs, l'homme blessé, le jeune mûri dans l'épreuve, le politique porteur d'une ambition. Du très grand art. Son père en plus blond, plus jeune et plus calme", Francis Brochet (Le Progrès). Et d'ajouter: "la gauche se réjouit? Les inconscients!"

"L'hyper-président n'est pas hyper tout puissant"

Dans le Télégramme, Hubert Coudurier qualifie de "malins les sarkozystes". "Prestation impeccable du fiston qui sort grandi de l'épreuve. Les commentateurs noteront que Sarko 1er a reculé, ce qui lui arrive rarement. Mais une étoile est née", clame-t-il.

Le constat paraît nettement moins élogieux dans les colonnes de Libération, qui explique que "le renoncement de Jean Sarkozy à la présidence de l'Epad montre autre chose". "Il sonne comme un aveu. Celui d'un Président qui a compris qu'il est allé un peu trop loin dans l'exercice personnel de son pouvoir", note Fabrice Rousselot.

Jean-Michel Helvig (la République des Pyrénées) a le même sentiment. Selon lui, "l'hyper-président n'est pas hyper tout puissant". L'éditorialiste estime que "Jean Sarkozy, manifestement incompétent pour la fonction, était devenu le symbole d'un système aux antipodes de "l'Etat irréprochable" voulu par Nicolas Sarkozy durant sa campagne présidentielle". Alors, selon lui, "l'accusation de népotisme s'annonçait comme un lourd fardeau d'ici la fin de son mandat".

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http://www.lexpress.fr/actualite/politique/jean-sarkozy-en-renoncant-a-la-presidence-de-l-epad-j-ai-fait-le-choix-de-la-raison_797546.html
Jean Sarkozy: "En renonçant à la présidence de l'Epad, j'ai fait le choix de la raison"
Par LEXPRESS.fr, publié le 22/10/2009 20:37 - mis à jour le 22/10/2009 20:47

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Le fils du chef de l'Etat retire sa candidature pour la présidence de l'Epad. Il justifie son choix par souci d'éviter toute "victoire entachée" d'un "soupçon de favoristisme".

Jean Sarkozy, fils cadet du chef de l'Etat, a annoncé jeudi sur France 2 qu'il renonce à briguer le 4 décembre la présidence de l'Epad, établissement public de La Défense. Il a dit qu'il se présenterait vendredi à l'élection du représentant des Hauts-de-Seine au conseil d'administration de l'Epad.

A France 2, il a expliqué qu'il ne voulait pas d'une "victoire entachée" d'un "soupçon de favoritisme".

Jean Sarkozy a dénoncé une "campagne de manipulation et de désinformation" autour de sa candidature à la présidence de l'Epad, ajoutant avoir fait le "choix de la raison" en y renonçant.

"On a parlé d'intrigues, de manoeuvres" et "de choses fausses", a-t-il dénoncé. "Je ne cours pas après les honneurs", en renonçant à la présidence de l'Epad, "j'ai fait le choix de la raison", a-t-il insisté.


REUTERS/Olivier Pon

Jean Sarkozy ne briguera pas la présidence de l'Epad.

L'arrivée programmée de Jean Sarkozy à la tête du plus grand quartier d'affaires européen avait provoqué une vive émotion dans les milieux politiques, à gauche mais aussi à droite, ainsi que dans l'opinion publique.

Néanmoins, le fils cadet du chef de l'Etat pourrait être élu vendredi à Nanterre administrateur de l'Epad par la majorité UMP-NC du conseil général des Hauts-de-Seine, étape précédant l'élection à la présidence de l'Epad, prévue le 4 décembre.

La fin d'une polémique

La candidature de Jean Sarkozy à l'Epad a provoqué la colère des élus de gauche qui y ont vu du "népotisme". Le président lui-même était monté au créneau pour défendre son fils. A travers lui, "c'est moi qui suis visé", avait assuré Nicolas Sarkozy dans son interview au Figaro du 16 octobre.

Le président du MoDem François Bayrou avait pour sa part qualifié d'"abus de pouvoir énorme" cette candidature. Et à droite aussi, des élus avaient fait part de leur scepticisme. La candidature de Jean Sarkozy est "légitime" mais "pas opportune", avait lâché Pierre Cardo, député UMP des Yvelines.

L'ambition du jeune homme à prendre la tête de l'Epad se heurtait également à l'incompréhension du public.

Selon un sondage CSA paru dans Le Parisien/Aujourd'hui en France vendredi dernier, près des deux tiers des Français (64%) et plus de la moitié des sympathisants de droite (51%) critiquaient cette candidature.

Reprenant dimanche la proposition d'un député PS, le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, avait indiqué que les neuf fonctionnaires siégeant au conseil d'administration de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense (Epad) pourraient ne pas participer à l'élection du président.

Mais les élus de l'opposition avaient assuré que cela ne changerait rien à l'affaire.



http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/10/22/la-classe-politique-salue-le-courage-et-la-sagesse-de-jean-sarkozy_1257680_823448.html#ens_id=1052464&xtor=AL-32280151
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-823448,50-1257680,0.html
La droite salue la "maturité" de Jean Sarkozy, la gauche sa "lucidité"
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 22.10.09 | 21h25  •  Mis à jour le 23.10.09 | 08h47


'annonce du renoncement de Jean Sarkozy à briguer la tête de l'EPAD a été unanimement saluée par la classe politique, jeudi 22 octobre, l'UMP mettant en avant son "courage" tandis que le PS se réjouissait du fait que le fils du chef de l'Etat ait "reculé" face à la pression populaire.


 
Brice Hortefeux, ministre de l'intérieur, a affirmé que Jean Sarkozy avait pris "une décision courageuse et d'apaisement". "C'est une démarche personnelle qui l'honore", a-t-il poursuivi. Selon lui, "on ne pouvait imaginer" que la candidature du fils cadet du chef de l'Etat à la présidence du plus important quartier d'affaires d'Europe créerait "une polémique de cette nature". Il y a eu des "mensonges, du mépris, de l'arrogance et de la stupidité", a-t-il ajouté.

Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a estimé qu'il avait "fait preuve de maturité". "Je crois que les millions de Français qui l'ont écouté aujourd'hui ont compris ce soir pour quelle raison la majorité UMP-Nouveau centre du département était derrière lui et considère qu'il a parfaitement la légitimité, la maturité, il en a fait la preuve ce soir, pour être candidat", a-t-il déclaré. "Simplement, il ne voulait pas une candidature sur laquelle pèse le soupçon, et le soupçon de favoritisme", a ajouté M. Lefebvre, qualifiant la campagne qui a été menée de "pas ragoûtante, c'est le moins que l'on puisse dire".

FROMANTIN : "IL ÉTAIT TEMPS D'ARRÊTER CE CIRQUE"

Jean-Christophe Fromantin, maire DVD de Neuilly-sur-Seine, fait entendre sa différence : "Les deux dernières semaines m'ont rappelé la campagne de [David] Martinon à Neuilly pendant les municipales de 2008". "Comme la candidature de David Martinon, celle de Jean Sarkozy n'avait pas de sens, il n'y avait pas de projet dans les débats. Il était temps d'arrêter ce cirque qui n'avait aucun sens, ni logique ni fondement."

Hervé Marseille, conseiller général des Hauts-de-Seine (Nouveau Centre) estime que "ce candidat dont on disait qu'il était trop jeune, qu'il n'avait pas assez d'expérience, a donné là une belle preuve de maturité, en disant qu'il avait tiré des conséquences, et qu'il ne voulait pas voir la situation empirer".

Thierry Solère, vice-président UMP du Conseil général des Hauts-de-Seine et proche du jeune homme, rend hommage à la maturité : "Il a fait preuve de maturité et de sa capacité à écouter l'opinion, et il a pris ses responsabilités." "Nous, conseillers généraux des Hauts-de-Seine, avons fait confiance à Jean Sarkozy. Il est légitime en tant qu'élu du département. Mais on a asisté depuis plus de dix jours à une campagne de dénigrement contre Jean Sarkozy."


Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au logement et à l'urbanisme et à ce titre tutelle de l'EPAD, a salué pour sa part le "courage" et la "grande maturité politique" de Jean Sarkozy. Le député UMP Gilles Carrez s'est dit "très impressionné par la qualité du travail" de Jean Sarkozy dans les Hauts-de-Seine. "Donc la première chose que je veux dire c'est que Jean Sarkozy est un conseiller général qui fait remarquablement son travail", a déclaré le rapporteur de la commission des finances. "A partir du moment où ses qualités ne pourront dans l'avenir que s'imposer, j'estime qu'il a pris une décision très sage en renonçant à la présidence de l'EPAD", a-t-il ajouté.

EMMANUELLI : "MÉDICALEMENT PARLANT, C'EST RASSURANT"

Pour le porte-parole du PS Benoît Hamon, la décision de Jean Sarkozy n'a au contraire rien de personnel. Il estime que c'est le président de la République qui a "reculé" devant "l'indignation" des Français et a demandé à son fils Jean Sarkozy de "renoncer". "C'est bien qu'il soit revenu sur terre" et "ait reculé sur une décision qui était inacceptable et incompréhensible", a insisté M. Hamon.

Pour Henri Emmanuelli (PS), Jean Sarkozy a eu "un accès de lucidité. Médicalement parlant, c'est rassurant. C'est une grave erreur qu'ils étaient en train de commettre".

Claude Bartolone (PS) fait part de sa surprise face à ce renoncement : "C'est vraiment que la pression de l'opinion publique a dû être plus forte que ce que je ressentais. Dans la population, on sentait que cette caricature était devenue une caricature du système de Sarkozy père. C'est plutôt un recul stratégique. Il va falloir démontrer que c'est une simple posture et que c'est la politique cachée par tout ce système qu'il va falloir continuer à combattre."

"Je pense que c'est sage de sa part. Il a entendu les réactions des uns et des autres", a déclaré le socialiste Didier Migaud, président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, dans les couloirs du Palais-Bourbon.

L'intervention du jeune conseiller général des Hauts-de-Seine a été immédiatement saluée par la conseillère générale (PCF) des Hauts-de-Seine, Nadine Garcia, elle-même candidate à la tête de l'établissement. Elle a évoqué "une grande victoire de tous ceux qui se sont mobilisés contre cet acte de népotisme". Selon la conseillère générale de Nanterre, les nombreuses réactions qui ont accompagné cette candidature, "en France et à l'étranger", ont "tourné le pays en ridicule".

La vice-présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, a affirmé : "Je crois que Nicolas Sarkozy commence à se rendre compte que son attitude de mépris et de cynisme à l'égard de l'indignation légitime qui avait saisi le peuple ne pouvait plus durer." "Il recule sur la nomination de son fils. Cela démontre que quand les Français se font entendre, ils peuvent influer sur un pouvoir qui se prend pour monarchique", a ajouté la vice-présidente du FN.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/10/22/jean-sarkozy-renonce-a-la-presidence-de-l-epad_1257664_823448.html#ens_id=1052464
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-823448,50-1257664,0.html
Jean Sarkozy renonce à la présidence de l'EPAD
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 22.10.09 | 20h11  •  Mis à jour le 23.10.09 | 07h37


ean Sarkozy a annoncé jeudi 22 octobre au journal de France 2 qu'il renonçait à briguer le 4 décembre la présidence de l'EPAD, établissement public de La Défense pour échapper aux soupçons de népotisme qui pèsent sur cette promotion programmée. Estimant que le fait d'être candidat à une élection n'était jamais "une erreur", le fils cadet du chef de l'Etat a dénoncé la "campagne de manipulation et de désinformation" qui l'avait finalement amené à faire le "choix de la raison".

 
"Je ne veux pas d'une victoire qui porte le poids d'un tel soupçon. Je n'accepte pas que ce soupçon de favori, de passe-droit ou de traitement de faveur puisse peser", a ajouté Jean Sarkozy, 23 ans, conseiller général des Hauts-de-Seine et étudiant en deuxième année de droit. "Je serai candidat au poste d'administrateur de l'EPAD [qui se tient vendredi] mais si je suis élu je ne briguerai pas la présidence".

Sa candidature à la direction du premier quartier d'affaires d'Europe avait provoqué un tollé au sein de l'opposition et semé le trouble jusque dans les rangs de la majorité où l'on redoutait les répercussions électorales de cette polémique. Le président du MoDem François Bayrou avait pour sa part qualifié d'"abus de pouvoir énorme" cette candidature. Face à cette levée de boucliers, le président était lui-même monté au créneau pour défendre son fils. A travers lui, "c'est moi qui suis visé", avait assuré Nicolas Sarkozy dans son interview au Figaro du 16 octobre.

L'ambition du jeune homme à prendre la tête de l'EPAD se heurtait également à l'incompréhension du public. Selon un sondage CSA paru dans Le Parisien/Aujourd'hui en France vendredi dernier, près des deux tiers des Français (64 %) et plus de la moitié des sympathisants de droite (51 %) critiquaient cette candidature.

http://www.lemonde.fr/politique/article_interactif/2009/10/20/jean-sarkozy-frederic-mitterrand_1256449_823448.html#ens_id=1052464
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-823448,50-1256449,0.html
Article interactif
A l'UMP "le mode de gouvernance est plus proche de Poutine que de De Gaulle"
LEMONDE.FR | 20.10.09 | 16h45  •  Mis à jour le 21.10.09 | 11h06


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"J'ai voté pour l'UMP, par pour une dynastie"
Népotisme, hégémonie ou bling-bling... Des termes de militants UMP qui, sur LeMonde.fr, se disent déçus par l'accumulation des affaires.

Sarkozy plus proche de Poutine que de De Gaulle par Nicolas R
Dans ma fédération c'est l'embarras et la langue de bois. Il faut défendre le Président malgré ses actes choquants et provocateurs, tel est le mot d'ordre "non officiel". Je suis de droite certes, j'ai voté Sarkozy avec enthousiasme certes, mais il y a eu tromperie sur la marchandise. Et c'est l'avis de mes amis adhérents aussi. Nous ne nous sommes pas engagés en politique pour mettre au pouvoir un clan, une famille, un groupe d'amis "bling-bling" se croyant tout permis. Le mode de gouvernance actuel est plus proche de Poutine que de De Gaulle.

Dans nos groupes de discussions, hélas ! même si tout le monde sait cela, une grande partie essaie de défendre ce président au nom du parti. Ne confondons pas le parti et l'homme ! L'homme n'est pas défendable, il donne une mauvaise image de la France et de la droite. On ne peut pas continuer ainsi. Une opposition interne UMP doit se lever ! On ne peut défendre l'indéfendable, justifier l'injustifiable, sinon on rentre dans un système autocratique dans lequel le chef a le droit de faire ce que bon lui plaît. Après 17 ans, pour la première fois, j'envisage de ne pas renouveler mon adhésion.

L'UMP, un stalinisme de droite par Christian T
L'UMP fonctionne selon le principe marxiste du centralisme démocratique. La tête parle et toute la structure doit s'aligner. Je suis un gaulliste, j'ai parfaitement conscience qu'il y a aussi des centristes, des radicaux, des républicains et des libéraux, mais il n'y a plus que ce courant ultralibéral qui ait droit de cité. Pour que la droite ne soit plus isolée du peuple, pour éviter les effets culte de la personnalité autour de Sarkozy aujourd'hui et d'un autre demain, il faut refaire des partis politiques pour chaque courant historique de la droite (gaulliste, centriste et libéral). L'hégémonie de l'UMP nous amène à un stalinisme de droite. Sur l'EPAD, j'ai un fils du même âge que Jean, en 3e année de droit après élimination de médecine par un numérus clausus imbécile, et qui lui est obligé de faire des petits boulots pour financer partiellement son autonomie.

J'ai rendu ma carte par Maxime C
Jeune actif, issu des "quartiers populaires" comme on dit, j'ai adhéré en 2007 pour soutenir Nicolas Sarkozy. J'ai même eu quelques responsabilités aux Jeunes Pop'. Je croyais en sa vision du travail, du mérite et de la modernisation de la politique, nationale et internationale.

Et puis, j'ai encaissé... J'étais dubitatif sur le bouclier fiscal, je voyant pas en quoi cela favoriserait la France "qui se lève tôt"... Mais j'ai soutenu, me disant que le meilleur allait arriver. L'ouverture, je me suis dit pourquoi pas, il fallait rassembler tout les Français. Mais là, Jean Sarkozy, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase ! Et nous sommes nombreux à le penser dans ma fédération (les Bouches-du-Rhône). La valeur travail, le mérite, entre Bolloré, Lagardère, Dassault et Bouygues, Joassain (maire d'Aix intronisant sa ville au Sénat) je trouvais ça fort de café, mais je continuais à croire en l'UMP national. Mais maintenant Sarkozy c'est décidé, je rends ma carte, et nous sommes nombreux de mes amis à faire de même...

Népotisme par Sylvain L
Je suis un adhérent UMP de longue date. J'ai également été collaborateur d'un député UMP. Mon positionnement politique est donc clair. Mais comment ne pas être ébranlé par l'affaire Jean Sarkozy, que je ressens comme un révélateur. Comment nier qu'il s'agit de népotisme, et donc d'une atteinte à la démocratie ? Les discours des lieutenants du président masquent mal une gêne évidente. Je suis en colère lorsque j'entends ces élus tenter de renverser le sens du scandale en criant à la "chasse à l'homme". De qui se moque-t-on ? En ce qui me concerne, un virage est pris. Je ne peux soutenir directement ou indirectement une telle pratique du pouvoir. Et j'invite ceux qui ressentent cette colère à faire de même et l'exprimer aux instances de l'UMP.

Un écho au bling bling qui me gêne par Jacques L
Concernant Jean Sarkozy, je trouve la ficelle trop grosse et je comprends la polémique. On ne peut pas soutenir le mérite républicain et approuver dans le même temps cette nomination du fils du président, qui n'aurait pas été nommé en s'appelant Nicolas Dupont. Oui je suis choqué sur ce coup-là. C'est un écho au bling bling qui me gêne dans cette présidence.

Je n'ai pas voté pour une dynastie par Laurent G
J'ai voté UMP car je considère que ce parti avait de meilleures cartes en main pour piloter économiquement le pays et le soigner de ses maux. Mais je n'ai pas voté pour voir un règne. Je n'ai pas voté pour une dynastie. Je n'ai pas voté pour assister tous les jours à la décrédibilisation de la classe politique. Je n'ai pas voté pour m'entendre dire que la crise est responsable de tout. Je n'ai pas voté pour travailler autant et gagner si peu. Un bilan des actions montrerait simplement qu'en plus de perdre nos valeurs, les engagements tenus ne sont pas au rendez-vous. Ecrire sur les dernières polémiques serait réducteur vis-à-vis de la conception générale de cette politique. La France est devenue égoïste, perd ses lumières et s'enfonce petit à petit dans le noir.

Je voterai sanction par Philippe L
Je suis militant, UMP... enfin je l'étais jusqu'à lundi dernier où j'ai demandé à la fédération de Gironde de me retirer définitivement de leurs fichiers. J'ai toujours voté à droite. Pour les municipales de 2008 j'ai pris ma carte. Je croyais bien faire. J'avais voté Sarkozy aux présidentielles, c'était l'occasion de "régulariser".

J'ai rapidement fait connaissance des quelques élus locaux et encadrants UMP de ma circonscription qui est un fief socialiste. Tout se passait bien. Et puis est arrivée, la Hadopi, contre laquelle je me suis battu bec et ongles. C'est là que je me suis réveillé. Je n'ai trouvé aucun écho de soutien auprès des forces UMP que je côtoyais, sinon une forme de consternation qui j'ai eu du mal à admettre. Plus le gouvernement y allait de ses contradictions, plus les tensions devenaient grandes. Je l'écrivais dans la presse sous forme de commentaires, je criais "au loup" mais à l'UMP tout le monde feignait de ne point être sensible à mes arguments. Dernièrement avec l'affaire Polanski, je me suis dit qu'ils étaient obligés de réagir, pour une fois...

Non, ils ont continué à porter le discours gouvernemental. J'ai décidé à ce moment de me retirer de ce parti, dont les valeurs ne correspondaient plus en rien à celles qui nous avaient unis. L'affaire de l'EPAD n'a fait que confirmer le bien fondé de ma décision. J'ai pour principe de ne pas accepter l'abstention comme alternative de vote. Je ne me retrouve plus nulle part. Contraint, je voterai sanction.

Une république bananière par Eric M.
Je suis un simple militant, titulaire d'une carte, très fortement motivé par la nécessité de réformes de notre pays sclérosé. L'épisode de l'EPAD est pour moi totalement inacceptable, pour plusieurs raisons. La plus forte est l'absence totale de compétence du candidat. Ne pas être capable d'avoir un DEUG de droit et briguer un poste complexe de gestionnaire. C'est faire injure aux étudiants et professionnels de ce pays, qui n'en manquent pas. Ensuite le cumul des mandats. Vouloir un troisième mandat quand on est encore étudiant, ce n'est absolument pas sérieux. Nul ne peut croire qu'il travaillerait sérieusement, nul ne croit qu'il n'y ait pas d'intérêt financier à cumuler les indemnités. Il règne la plus grande hypocrisie des politiques sur ce thème qui devient extrêmement sensible. Enfin l'absence de franchise quant à l'élection et non la nomination. Qui osera croire qu'un élu, dans un fief acquis, oserait s'opposer quand on voit la faible autonomie des ministres ?

Tout ceci est au mieux digne d'une république bananière. Je dis ceci sans aucune agressivité mais avec une réelle déception. Si cette affaire devait aller aller à son terme, ce que je pense malheureusement tant est grande la cécité et l'âpreté des protagonistes, j'en tirerai les conséquences qui s'imposeraient d'elles-mêmes.

L'affaire Jean Sarkozy est édifiante par Romain D.
Jusqu'à présent j'ai toujours soutenu l'action du président de la République qui s'est montré à la hauteur de sa tâche en prenant ses responsabilités aux niveaux national et international. Certes sa personnalité et son allure ne sont pas d'une grande élégance, mais c'est secondaire par rapport au courage dont il fait souvent preuve pour mettre en œuvre les réformes nécessaires.

L'affaire Jean Sarkozy est édifiante. Pour un président qui parle d'une démocratie exemplaire où les nominations se feront sur le mérite (car il s'agit bien d'une nomination lorsqu'on demande à un conseiller UMP de voter pour ou contre le fils du président), c'est scandaleux et injurieux pour les citoyens qui ont voté pour lui et pour tous les jeunes de mon âge qui sont bac +5 à bac +8 et qui cherchent du travail. Je n'ai rien contre Jean Sarkozy, qui a sûrement du talent et un enthousiasme sincère, mais il n'a certainement pas la formation, l'expérience et donc la carrure pour assumer ce poste.



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"Ces polémiques n'ébranlent pas nos convictions"

Un soutien franc et massif par Jean D.
Ma fédération, la fédération Rhône-Alpes, soutient très fortement M. Mitterrand et Jean Sarkozy. Ils sont victimes d'une cabbale médiatique comme nous l'a rappelé, entre autre, le président de ma fédération, Jean Carle. Mitterrand est homosexuel et non pédophile. Et Jean Sarkozy a parfaitement le droit de se présenter à n'importe quelle élection, je ne vois pas au nom de quoi on pourrait l'empêcher.

Jean Sarkozy est légitime par Simon A.
Je prendrai dans l'ordre les différents point évoqués par votre appel à témoignage :

1- Le président de la République française (alias Nicolas Sarkozy) serait en difficulté : nous pensons que ce n'est pas le cas. Il suffit d'observer les résultats des élections de Corbeil-Essonne (après une annulation judiciarisée que nous trouvons très étrange), Rambouillet et Poissy (dont le candidat PS est battu dans la ville dont il est le maire). Il est certain que la stratégie du président, "Union dès le premier tour", va porter ses fruits lors des régionales.

2- EPAD : nos concitoyens vont se rendre très vite compte de la légitimité de Jean Sarkozy pour un poste non rémunéré. Il serait un peu fou de voir un communiste postuler pour coordonner le plus grand quartier des affaires d'Europe (le monde à l'envers) avec pour camarades de banquet les plus grands patrons de France.

3- Frédéric Mitterrand : comme la majorité des Français, nous refusons de hurler avec le FN et de leurs fidèles soutiens.

4- La mise en place de la taxe carbone : le plus difficile sera pour le PS lors des régionales avec les Verts qui trouvaient (comme Rocard) que ce n'était pas assez.

Un bilan incroyable en si peu de temps tant au niveau national que mondial !

Le bilan politique positif ne doit pas être masqué par les rumeurs par Frédéric de B.
Nicolas Sarkozy a placé sa présidence sous le signe des réformes, la plupart majeures comme la réforme de la carte judiciaire ou celle du juge d'instruction. Certaines visent à reconsidérer le fonctionnement structurel de la France comme la réforme des collectivités territoriales. Nicolas Sarkozy a donc démontré son aptitude à moderniser la France, en dépit du conservatisme des corporations. Il a su faire bouger les mastodontes assoupis. Sa présidence européenne est un succès et il est parvenu à faire adopter (enfin !) un traité constituant l'UE. Son énergie déployée face à la crise financière dès l'automne 2008 a été bénéfique pour la France.

Face à cela, la plupart des critiques, souvent hystériques, qui lui sont adressées me paraissent bien déplacées. Il serait vraiment souhaitable que la vie politique prenne de la hauteur en France, la recherche obsessionnelle de la polémique devenant lassante.

En revanche, son talon d'Achille, c'est son incapacité à résister aux sirènes du "people", du "bling-bling" ou de certains passe-droits (son fils à la tête de l'EPAD). Ceci est d'autant plus regrettable que, tout bien considéré, il a au bout de 2 ans 1/2 un bilan infiniment plus riche que celui de M. Chirac.

Que de remuménage pour pas grand-chose ! par Antoine C.
Les récentes polémiques, je les vis très bien. Elles passent au-dessus de la tête de beaucoup de gens et de militants. L'affaire Mitterrand est une non-affaire. On a ressorti un extrait d'un écrit complètement sorti de son contexte. Un livre vendu a près de 200 000 exemplaires en 2005.

L'affaire Jean Sarkozy est plus délicate. Mais le bilan de Nicolas Sarkozy est plutôt positif, beaucoup de promesses de la campagne présidentielle ont été mises en application : le bouclier fiscal, la défiscalisation des heures sup', ministère de l'immigration, réforme des retraites, RSA...

Enfin, je pense que nous sommes, nous en tant que militant UMP, assez bien entendus par le président puisque depuis le début de l'année 30 % d'adhérents supplémentaires sont venus gonfler les rangs de notre mouvement populaire.

Je n'ai qu'un seul regret sur le bilan de président à mi-mandat : Nicolas Sarkozy s'était fait élire sur un programme de droite décomplexé et je regrette un peu depuis une dérive vers le centre/centre-gauche dans la manière dont notre pays est gouverné.

Une "belle" orchestration médiatique de plusieurs "non événements" par Alain P.
Nous assistons à une "belle" orchestration médiatique de plusieurs "non événements", mais quel est le vrai regard de la presse et des médias sur l'action politique de fond ? Quelle est aujourd'hui la réalité économique, sociale et politique de notre pays ? Ces sujets-là n'intéressent pas les médias semble-t-il, car nous sommes plutôt moins mal lotis que nos principaux compétiteurs.

L'"affaire Jean Sarkozy" ? N'est-il pas élu par ses concitoyens ? N'aurait-il, au prétexte de son nom, aucun droit pour solliciter un autre mandat ?  L'"affaire Mitterrand" ? Faudrait-il qu'il implore à genoux la "bonne presse" et "la gauche", pour que l'on arrête de focaliser sur une interprétation "nationaliste" de ses écrits et de ses "convictions" ?

Que propose la "souveraine gauche" pendant ce temps ? Peu de choses non ? Et pourtant elle est "adulée" par les médias.

Ces polémiques n'ébranlent pas nos convictions par David B.
Précisons d'abord que ces polémiques n'ébranlent pas nos convictions, ni notre engagement. Le bilan du président, à mi-mandat, est bon même si nous en attendons encore plus. C'est son action qui détermine notre engagement. Concernant les polémiques, elles ne résultent que d'une désinformation orchestrée par les médias. Ils parlent de "nomination" alors qu'il s'agit d'une "élection", de "jeunes garçons" lorsqu'il s'agit de "garçons"... et que dire de l'affaire Dray ? Ce qui est positif c'est que dans ces périodes de polémiques, les échanges avec nos élus sont plus importants car ils veulent savoir ce que pensent les militants et nous donnent des informations. Cela permet souvent de remettre certaines vérités en place et de se rendre compte que ce que dit le "20 heures" n'est pas toujours vrai.

On est rassuré pour le futur par Jean-Jacques L.
Quand on est militant de l'UMP et que l'on voit avec quel acharnement la plupart des médias Internet se gargarisent des polémiques jetées en pâture à leurs internautes on ne peut être que rassuré pour le futur. Lorsque l'on a rien à mettre en face du gouvernement que l'injure et la suspicion c'est signe d'une très grande faiblesse de l'opposition.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/10/22/pourquoi-nicolas-sarkozy-ne-veut-pas-perdre-la-maitrise-de-l-epad_1257371_823448.html#ens_id=1052464
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-823448,50-1257371,0.html
Pourquoi Nicolas Sarkozy ne veut pas perdre la maîtrise de l'EPAD
LE MONDE | 22.10.09 | 14h14  •  Mis à jour le 22.10.09 | 14h14


arvis de la Défense, tour Opus 12, 12e étage. Vue imprenable sur tout Paris. Vestibule en marbre blanc, cloisons de verre pour laisser passer la lumière : c'est le siège de l'EPAD, l'Etablissement public d'aménagement de la Défense. Jean Sarkozy devrait y faire son entrée, après son élection attendue, vendredi 23 octobre, comme représentant du conseil général des Hauts-de-Seine au conseil d'administration de l'EPAD. Ce sera la première étape de son accession annoncée au poste de président de l'établissement public, le 4 décembre.


 
Les lieux sont clairs et infiniment plus transparents que ne l'ont été, pendant cinquante ans, les comptes de cet "établissement atypique et qui a vocation à le rester" constatait en avril 2007, Philippe Séguin, le premier président de la Cour des comptes. La juridiction financière signait alors un réquisitoire cinglant contre les "anomalies comptables" de l'EPAD qu'elles avaient pointées dans des rapports successifs depuis 1992.

Créé par le général de Gaulle, l'EPAD a mené depuis 1958, pour le compte de l'Etat, la plus grande opération d'urbanisme du siècle. Au prix de quelque 6 000 expropriations sur Nanterre, Puteaux et Courbevoie, l'établissement a engendré la Défense, ses 3,2 millions de m2 de bureaux et ses 71 tours, en le hissant au premier rang des quartiers d'affaires en Europe.

"Irrégularités"

Mais cette entreprise s'est déroulée dans la plus grande opacité. En marge du rapport de 2007 qui porte sur la période 1995-2006, Philippe Séguin pointait une longue liste de "contentieux coûteux" pour l'EPAD avec les promoteurs, des "ambiguïtés et irrégularités dans le financement des opérations et la conclusion des marchés" en matière de voirie. La Cour dénonçait également une "présentation des comptes (...) toujours pas conforme aux lois" et "la permanence de nombreuses et graves irrégularités comptables".

Si ces observations n'ont jamais entraîné de poursuites judiciaires, des affaires concernant les liens de l'établissement avec certains promoteurs de la Défense sont en cours d'examen devant la justice.

Avant même le dernier coup de semonce de la cour des Comptes, Nicolas Sarkozy, parvenu à la tête du département des Hauts-de-Seine, en 2004 a vite compris le risque politique qu'il y avait à laisser perdurer un mode de fonctionnement aussi peu "sain". Lorsqu'il entreprend en 2005 de "réinventer la Défense", il est ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire et songe à briguer la présidence de la République. Il veut faire du renouveau de la Défense une vitrine de son action politique. La remise en ordre des finances de l'EPAD ira de pair avec sa prise de contrôle.

Le budget de l'établissement - 115 millions d'euros aujourd'hui - a toujours été alimenté par des recettes issues de la commercialisation des terrains et des droits à construire versés par les promoteurs. Pendant près de 50 ans, elles ont servi, en totale infraction avec les règles de la comptabilité publique, à financer les travaux d'aménagement et d'entretien du site de la Défense. Aménageur, vendeur et gestionnaire : tandis que l'EPAD était aux prises avec ses trois métiers, l'Etat s'est déchargé sur lui d'une partie du financement des grands travaux de voirie et d'infrastructures qui lui incombait sur le site. Pendant ce temps, les communes de Courbevoie et Puteaux empochaient la manne de la taxe professionnelle sans participer ou presque aux dépenses inhérentes au développement du quartier d'affaires.

Devant l'impéritie de l'Etat et la réticence des élus à payer leur tribut, Nicolas Sarkozy qui prend la présidence de l'EPAD le 1er avril 2005, prêche l'exemple. Désormais, décide-t-il le conseil général des Hauts-de-Seine participera au financement de l'EPAD. Puteaux et Courbevoie n'ont d'autres choix que de suivre.

Parallèlement, Nicolas Sarkozy suscite une proposition de loi déposée par le sénateur (UMP) des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi qui crée un établissement public de gestion de la Défense (EPGD), ouvert le 1er janvier 2009. Il s'agit de sous-traiter à une nouvelle structure l'entretien du patrimoine de la Défense (dalles, escalators, espaces publics) en le faisant faire financer par les trois collectivités locales. L'EGPD est aujourd'hui présidé par Patrick Devedjian, le président (UMP) du département, qui cumule également la présidence de l'EPAD.

La réforme Sarkozy a porté ses fruits. Cet automne, la Cour des comptes et la commission des finances du Sénat ont salué les efforts de "clarification de ses comptes." Mais si la comptabilité est plus conforme aux normes, les recettes ne suffisent pas à couvrir toutes les charges.

Reprise en main

En permettant à son fils cadet d'accéder à la tête de l'EPAD, le chef de l'Etat encourt le soupçon de vouloir garder la haute main sur une maison qu'il n'a pas fini de remettre à flot. Pour Bernard Bled, ex-directeur général de l'EPAD, nul doute que placer à la tête de l'établissement Jean Sarkozy est pour "son père le symbole et le point d'orgue" de son plan de renouveau de la Défense.

Nicolas Sarkozy est en effet persuadé que le sauvetage de la Défense dépendra des efforts engagés pour favoriser les transports en commun. La réalisation du projet du Grand Paris qu'il porte malgré les réticences des élus est essentiellement axée sur cet objectif. Mais il faudra continuer à démarcher les promoteurs et les investisseurs. Selon un expert, le rôle de président de l'EPAD est surtout celui d'un "ambassadeur".



Béatrice Jérôme
Article paru dans l'édition du 23.10.09

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/10/21/christine-lagarde-enchaine-les-lapsus-sur-les-fils-de_1256988_3224.html#ens_id=1052464
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3224,50-1256988,0.html
Christine Lagarde enchaîne les lapsus sur les " fils de... "
LEMONDE.FR avec AFP | 21.10.09 | 17h54


n pleine polémique sur les fils et filles de... (Jean Sarkozy, Marie Bové), un lapsus de Christine Lagarde, qui a affublé Louis Giscard d'Estaing du prénom de son père, Valéry, a provoqué, mardi 21 octobre, l'hilarité dans l'hémicycle du Palais-Bourbon.

"Monsieur Louis Valéry Giscard d'Estaing…", a lancé la ministre de l'économie, avant de se reprendre, provoquant des rires puis des fous rires sur tous les bancs de l'Assemblée. Le lapsus intervient alors que, dans les couloirs du Palais-Bourbon, les critiques fusent sur la future accession de Jean Sarkozy, fils cadet du chef de l'Etat, à la tête de l'EPAD (La Défense), et que Marie Bové, fille de José, pourrait conduire la liste écologiste aux régionales en Aquitaine.

 
"LUI, C'EST LUI ET MOI, C'EST LOUIS"

Sans se départir de son sang-froid, la ministre a poursuivi, imperturbable, sa réponse sur le Fonds stratégique d'investissement. Mais alors qu'elle achevait son intervention, elle a à nouveau trébuché en s'adressant cette fois à "Olivier Giscard d'Estaing", ce qui a entraîné une nouvelle vague de fous rires. Le seul Olivier fils de… siégeant sur les bancs de l'Assemblée est Olivier Dassault, fils de Serge.

La ministre a rapidement envoyé un petit mot d'excuses à… Louis Giscard d'Estaing. Ce dernier, rompu aux comparaisons avec son père, a pris l'habitude d'en plaisanter. "Lui, c'est lui et moi, c'est Louis", a-t-il déjà lancé.

L'orateur suivant, Gaëtan Gorce (PS), a aussitôt rebondi sur le lapsus de la ministre : "Je vais essayer à la différence de Mme Lagarde de ne pas faire de confusion entre les prénoms… encore que s'agissant du sujet dont je veux parler on pourrait s'y perdre", a-t-il ironisé, avant d'interroger le gouvernement sur l'accession de Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD.

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 20:41

(vidéo)


Jean Sarkozy renonce à postuler à la présidence de l'EPAD le 22 octobre 2009 sur France 2 :






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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 17:22

(verbatim)


Les députés se révoltent contre les mesures prises contre l'absentéisme des députés


Commission des affaires étrangères

Mercredi 21 octobre 2009
Séance de 10 h 15
Compte rendu n° 7

Présidence de M. Axel Poniatowski, Président
– Présence aux réunions de la commission
– Convention de partenariat France-Algérie (n° 1853) – M. Hervé Gaymard, rapporteur.

Présence aux réunions de la commission

La séance est ouverte à dix heures quinze.

M. le président Axel Poniatowski. Mes chers collègues, je souhaite vous rappeler les nouvelles dispositions de notre Règlement s’agissant des présences en commission et plus précisément celles relatives à la gestion des absences aux réunions du mercredi matin.

L’article 42 du Règlement, alinéa 3, prévoit qu’au-delà de deux absences mensuelles à une réunion de commission permanente le mercredi matin, si l’Assemblée ne tient pas elle-même séance, chaque absence donne lieu à une retenue de 25 % sur le montant de l’indemnité de fonction, soit 352 euros par absence.

Je précise que le dispositif ne s’applique pas aux membres du Bureau de l’Assemblée ainsi qu’aux quatre présidents des groupes et aux 22 députés des départements, territoires et collectivités d’Outre-Mer.

J’indique également que l’absence à une réunion n’est pas non plus prise en compte pour les députés appartenant à une assemblée internationale ou européenne et aux députés présents au même moment dans une autre commission permanente, quelle que soit l’heure de cette réunion ;

Je vous informe que le Bureau de l’Assemblée nationale a par ailleurs décidé que ne serait pas prise en compte une absence justifiée par un des motifs d’excuse visés par l’article 42, alinéa 2 :

– maladie, accident ou événement familial grave empêchant le parlementaire de se déplacer ;
– mission temporaire confiée par le gouvernement ;
– service militaire ;
– empêchement insurmontable.

Le Bureau a notamment considéré lors de sa réunion du 14 octobre dernier que l’assistance à une réunion d’une commission d’enquête, d’une mission d’information ou d’un autre organe de l’Assemblée constitue un empêchement insurmontable constituant un motif d’excuse. En revanche, le fait de participer à une réunion de la commission chargée des affaires européennes ne constitue pas une excuse valable d’absence en commission permanente. Mais de fait la commission chargée des affaires européennes se réunira désormais le jeudi.

Les députés qui demandent à être excusés pour un de ces motifs doivent adresser par écrit – courrier, fax ou mail – une déclaration au secrétariat de la commission précisant le motif de l’excuse.

J’en viens aux modalités d’application. Comme vous le savez, il vous est demandé d’émarger sur une feuille de présence. Je précise que cette feuille est simplement destinée à répondre aux contestations de députés qui n’ont pas été portés présents ou excusés sur la liste des présents et des excusés.

A la fin de chaque mois, après pointage des députés exemptés de l’obligation de présence et des députés excusés, la liste complète des députés absents au sens de l’article 42, alinéa 3 sera transmise aux questeurs qui feront procéder aux retenues.

Enfin, j’indique que de manière générale, la liste des députés présents et excusés lors de chaque réunion de commission est désormais publiée à la suite du compte rendu de ladite réunion, mis en ligne sur le site de l’Assemblée nationale, sans aucune mention particulière concernant les excuses et leur nature.

M. François Loncle. Je ne m’exprime pas ici à titre purement personnel mais aussi au nom de nombreux collègues de toutes les tendances politiques avec lesquels j’ai eu l’occasion de discuter de ces questions au cours des derniers jours. Cette nouvelle disposition du règlement me semble parfaitement contestable. Ceux qui l’ont prise ont cédé à la démagogie et à un populisme intolérable. Depuis vingt-huit ans que je siège dans cette Assemblée, je n’ai jamais connu une dérive aussi inacceptable. C’est parfois l’honneur d’un responsable politique que de dire non. Les membres de la commission se sont opposés au transfert de la salle de la commission sans obtenir gain de cause. Nous subissons maintenant une nouvelle vilenie : alors que le relevé des présences effectué par le secrétariat n’a jamais posé de problème, on nous demande aujourd’hui de signer en plus une liste d’émargement. C’est à se demander quand une pointeuse sera installée dans nos salles de réunions ! Je pense qu’il faut refuser de signer. L’absurdité du dispositif est encore renforcée par le fait que seules les absences du mercredi sont prises en compte, laissant supposer que les réunions qui se tiennent le mardi ou le mercredi après-midi sont sans importance, et qu’il suffit d’assister à une des réunions du mercredi matin pour ne pas être sanctionné.

M. le président Axel Poniatowski. Je suis parfaitement d’accord avec vous sur le fait que le relevé des présences effectué par le secrétariat est parfaitement fiable. C’est d’ailleurs lui qui continuera à faire foi, que les parlementaires aient ou non signé la liste d’émargement puisque celle-ci ne sera utilisée qu’en cas de contestation. Pour ce qui est du changement de salle, nos contestations répétées de cette décision n’ont pas abouti. Force est néanmoins de reconnaître aujourd’hui que lorsque nous sommes nombreux comme c’est le cas ce matin, nous n’aurions pas pu tous prendre place dans notre ancienne salle du Palais Bourbon qui ne comptait qu’une quarantaine de places, alors que celle dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui, une fois réaménagée, pourra accueillir une soixantaine de parlementaires.

M. Michel Terrot. Je suis tout à fait d’accord avec François Loncle. Après avoir effectué vingt-quatre ans de mandat, je trouve ce nouveau procédé humiliant. La semaine dernière, je me trouvais à Kinshasa en tant que président du groupe d’amitié. Si on applique strictement les règles que M. le Président vient de lire, ce déplacement ne constitue pas une excuse valable. Il me semble que la moindre des choses serait de saisir l’organe compétent en cette matière pour adapter les règles à ce type de situation.

M. le président Axel Poniatowski. Même si cette situation n’est effectivement pas explicitement prévue dans notre règlement, il est évident que ce type de déplacement pris en charge par l’Assemblée nationale constitue une excuse valable à une absence en commission.

Mme Marie-Louise Fort. Je ne suis certes députée que depuis le début de cette législature mais il me semble que ce type de sanctions bafoue le suffrage universel. En cas de maladie, faudra-t-il fournir un certificat médical ? Moi qui suis mariée à un médecin, pourrai-je fournir une attestation qu’il aura délivrée ? Quand nous restons en circonscription pour accueillir le président de la République ou un ministre, cette absence pourra-t-elle échapper à la sanction ?

M. le président Axel Poniatowski. Je ne vois pas comment un certificat médical pourrait être contesté mais quoi qu’il en soit nous n’aurons pas à entrer dans ce degré de détail. Pour le reste, j’apprécierai avec le Bureau de la commission les situations au cas par cas.

M. Lionnel Luca. Nous sommes victimes d’une pratique totalement infantilisante qui n’est même plus de mise dans les écoles de la République ! Nous devons réagir de manière collective en assumant la responsabilité de nos autres activités sans céder à la démagogie médiatique qui a conduit à l’adoption de cette disposition. J’effectue de nombreux voyages, je suis membre de la mission d’information sur le voile intégral, je fais partie du Bureau de l’Assemblée et je participe prochainement à un déplacement organisé dans le cadre d’un groupe d’études à vocation internationale qui n’est pas pris en charge par l’Assemblée : dans lesquelles de ces situations mon absence sera-t-elle sanctionnée ? De mon point de vue, les députés ne doivent des comptes qu’à leurs électeurs.

M. le président Axel Poniatowski. Il me semble que la question de l’émargement et celle de la retenue financière sont fondamentalement différentes. L’émargement ne pose pas vraiment problème puisque les absences seront enregistrées à partir de la liste de présences faite par les administrateurs que la personne ait émargé ou non. Le principe de la retenue présente certes un côté désagréable pour les parlementaires qui assistent régulièrement aux travaux de l’Assemblée, mais il vise en fait les députés, qui représentent environ 20 % des 577, qui ne viennent jamais. Ce sont eux qui posent réellement problème et que l’on veut sanctionner.

M. Hervé Gaymard. Cette nouvelle règle n’est pas la seule à être problématique. Je trouve absurde que les parlementaires soient évalués sur des critères purement quantitatifs comme le nombre de leurs prises de parole ou de questions écrites ou orales qu’ils ont posées. Or, ce sont les seules données qui figurent sur le site de l’Assemblée nationale lui-même. La conséquence en sera une multiplication des interventions dépourvues d’intérêt, destinées uniquement à faire du chiffre, au détriment de la qualité de nos débats.

M. François Asensi. Je vous ferai tout de même observer que le nouveau Règlement a été voté par la majorité ! Il est vrai que celle-ci l’a probablement voté sans être consciente des conséquences des nouvelles dispositions du Règlement… Celle dont il est question ici est évidemment ridicule car elle ne résout pas le problème de l’absentéisme dont la véritable cause est le cumul des mandats. C’est à celui-ci qu’il faut s’attaquer !

M. le président Axel Poniatowski. Une partie des absences est moins liée au cumul des mandats qu’aux occupations professionnelles de certains députés.

M. François Rochebloine. Heureusement que le ridicule ne tue pas, sans quoi nous serions tous morts ! J’ai signé la liste d’émargement en entrant dans la salle par réflexe. Il me semble qu’il faudrait que le Président adresse un courrier aux membres du Bureau pour faire part de notre consternation. Je crains comme notre collègue Hervé Gaymard que nos séances s’allongent à cause de la multiplication des interventions dont le seul objectif est d’améliorer les statistiques que les médias commentent. Qu’adviendra-t-il des absences liées à la participation à des réunions de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe ou de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie ? Je crois moi aussi que seuls les électeurs ont le droit de juger notre travail.

M. le président Axel Poniatowski. Les dispositions du Règlement excluent de prendre en compte les absences des parlementaires à une réunion de la commission dès lors qu’ils participent par exemple aux travaux de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe dont nous ne maîtrisons pas le calendrier. Je vais naturellement adresser en votre nom une lettre au Président de l’Assemblée.

M. Patrick Balkany. Je trouve moi aussi parfaitement inacceptable que nous soyons soumis à une évaluation comme si nous étions à l’école. Je n’ai jamais vu ce type de pratiques dans d’autres assemblées ! Il me semble que les parlementaires ont le droit de voyager à leurs frais ou de répondre à des invitations. Ils peuvent aussi se déplacer au titre de leurs autres mandats. Le problème n’est pas celui d’une éventuelle perte financière, mais bien celui du fondement de notre légitimité qui repose sur notre élection. Nous devons entrer en résistance ! Je propose que nous refusions d’assister aux réunions du mercredi matin, tout en participant à celles des autres jours.

M. Jean-Michel Boucheron. Je pense, comme plusieurs de mes collègues, que nous allons assister à des dérives regrettables en réunion et en séance publique. Les députés ont le droit de choisir comment ils remplissent leurs fonctions. La vision simpliste qu’en donnent les médias n’est pas digne du travail effectué par les parlementaires. Il faudrait au moins que la mention du nombre des questions posées par chacun des députés disparaisse du site de l’Assemblée. La question de notre salle de réunion aurait pu trouver une solution satisfaisante dans la mesure où il existe une grande salle disponible au Palais Bourbon. Cette option demeure ouverte. Je comprends que la participation aux travaux d’un autre organe de l’Assemblée nationale constituera une excuse valable, mais qu’en sera-t-il par exemple de la participation à la commission du renseignement ou à celle du secret, au sein de laquelle j’ai été nommé par le Président de notre Assemblée. Tout cela est absurde. Nous n’aurions jamais dû céder à la pression médiatique.

M. le président Axel Poniatowski. Dans tous les cas que vous citez, les excuses seront valables. Je reconnais que notre site sert de source d’information aux citoyens mais aussi aux médias.

Mme Odile Saugues. Monsieur le Président, toutes les questions que je voulais poser l’ont déjà été, mais je m’étonne quand même que ce débat n’ait pas eu lieu avant.

De plus, je voudrais apporter mon témoignage. Je suis probablement la seule ici à avoir travaillé 35 ans en usine, et à avoir dû pointer pour justifier de ma présence. Je me souviens même avoir été sanctionnée pour une absence de 5 centièmes d’heure ! En arrivant dans cette maison, j’ai apprécié de pouvoir être considérée dans mon travail, ce qui ne serait plus le cas si l’on devait choisir pour nous les réunions auxquelles nous devons assister. Le site de l’Assemblée ne peut recenser seulement les absences, il faut également qu’il donne les excuses de chacun.

Enfin, je trouve inadmissible que les Députés ne soient jugés que sur leur quantité de travail. Certains seront-ils considérés comme paresseux parce qu’ils s’efforcent de faire un travail de qualité ?

M. le président Axel Poniatowski. Le site mentionne les députés excusés, mais ne donne pas les motifs d’excuses.

M. Jean Roatta. C’est pire !

M. Paul Giacobbi. Les réformes que nous débattons aujourd’hui évoquent pour moi deux citations de Talleyrand : « Appuyez-vous sur les principes, ils finiront bien par céder » et « Tout ce qui est excessif est insignifiant».

La statistique n’est pas un bon outil, il est clair que certains collègues travaillent énormément et ne seraient pas, pour autant, bien « notés » dans un cadre trop contraignant. Personnellement, je n’ai jamais autant travaillé en étant aussi peu payé que depuis que je siège au Parlement. A tout le moins, il faudrait hiérarchiser l’importance des réunions pour que les statistiques de présence aient un sens quelconque.

En réalité, le vrai problème de l’Assemblée est constitué par ces « hommes des bois », députés que nous ne voyons jamais et qui doivent être dénoncés pour cette inactivité.

M. Alain Cousin. Je souhaiterais, Monsieur le Président, que vous puissiez relayer ma requête formelle au Bureau. Je suis président du conseil d’administration d’Ubifrance, charge que j’essaie de remplir le plus consciencieusement possible, mais qui m’amène à être souvent occupé les mercredi matins. Notre prochain conseil d’administration a d’ailleurs lieu un mercredi matin. Pourriez-vous évoquer cette question devant le Bureau ?

M. André Schneider. Le climat de suspicion qui règne autour de nous est insupportable. Certes, nous sommes au service des gens, mais nous ne sommes pas leur serpillière. Or, les critiques que nous subissons ne sont que la première étape. Déjà, certains s’intéressent à nos dépenses : méfions-nous que l’on ne nous demande pas de justifier bientôt comment nous finançons l’achat de tubes de dentifrice !

Par ailleurs, la publication de statistiques sur le nombre de prises de parole va totalement contre l’idée d’un meilleur contrôle du temps des débats sujet, qui a déjà provoqué tant de polémiques.

M. Jean-Marc Nesme. Quelle est la position des autres présidents de commissions sur ces sujets ? Notre commission ne peut pas aller contre la réforme toute seule.

Mme Henriette Martinez. Le problème du système proposé est qu’il ne tient pas compte de toutes les réunions de commissions. Si l’on va au bout de cette logique stupide, il faudrait nous attribuer un bonus lorsque nous assistons à des réunions hors mercredi matin !

M. Jean-Claude Guibal. Je veux montrer l’absurdité de ce système en prenant la parole, qui pourrait m’avantager du point de vue statistique sans pour autant rien apporter puisque presque tout a été dit.

Au-delà de cette boutade, que je crois révélatrice, je pense qu’il faut prendre un peu de recul. La situation actuelle révèle la mauvaise conscience des hommes politiques face à d’autres pouvoirs, notamment le pouvoir médiatique. Nous n’avons pas à rendre des comptes aux médias. Le système proposé est non seulement inefficace, mais il est même déshonorant. Occupons nous plutôt des membres de l’Assemblée nationale qui ne travaillent pas du tout.

M. Jean-Paul Dupré. A cause du nouveau système, il faudra prévoir pratiquement deux heures de débat pour chaque thème abordé. Nous sommes plus de 60 députés dans cette commission et, en comptant deux minutes au moins par intervention, on constate vite le problème.

M. Alain Néri. Comme mon collègue Guibal, je pourrais me contenter de cette prise de parole pour améliorer mes statistiques. Je voudrais toutefois inciter à la réflexion. Ne sommes-nous pas arrivés à cette situation parce que certains de nos collègues sont devenus plus assidus à la salle des quatre colonnes, et devant les caméras de télévision, que dans les salles de commissions, se faisant par là les complices de la statistique ?

M. le président Axel Poniatowski. Vous avez sans doute évoqué tout cela devant le Bureau.

M. Alain Néri. Malheureusement, nous étions minoritaires. Nous pouvons faire changer d’avis le Bureau, mais il nous faut oublier notre peur actuelle face aux médias et à Internet.

M. Jacques Remiller. Je demande à ce que ceux qui ont choisi de protester aujourd’hui en ne signant pas la feuille d’émargement ne soient pas sanctionnés. De plus, plutôt que de renvoyer la question au Bureau, ne pourrions-nous pas faire venir des membres du Bureau pour parler avec eux ?

M. le président Axel Poniatowski. Je vais faire part au Bureau des protestations concernant la publication sur le site de l’Assemblée des données quantitatives relatives à notre travail. En revanche, les nouvelles règles d’émargement ne posent pas de problème, puisque la liste de signatures n’est consultée qu’en cas de contestation. Reste donc à discuter de la pertinence de la sanction financière désormais prévue.

M. Alain Néri. La sanction n’est pas acceptable.

M. Jean-Paul Bacquet. Je suis exaspéré par la repentance que nous imposent les médias et nos collègues qui veulent briller dans les émissions de divertissement. Nous devons nous élever contre ces députés qui passent leur temps à critiquer les parlementaires sur nos écrans de télévision. Les « hommes des bois » dont parlait Paul Giaccobi tout à l’heure sont pourtant réélus : c’est bien la preuve que le peuple choisit qui il veut pour le représenter !

Dans ma circonscription, j’entends des citoyens me demander, dans la même phrase, pourquoi je ne suis pas plus présent localement, et pourquoi les bancs de l’hémicycle sont toujours vides. Cette repentance qu’on nous impose est insupportable !

M. Dino Cinieri. On tombe dans la pression des medias ! J’ai pour ma part subi un véritable harcèlement quant à mes dépenses personnelles, j’ai dû justifier mon loyer, mes dépenses de transport, etc. Cela devient fou ! Je rejoins tout ce qui a été dit précédemment, il faut arrêter cette dérive.

M. Jean-Marc Roubaud. Devant cette unanimité, je propose que le président rédige un courrier officiel au président de l’Assemblée nationale pour lui exprimer notre refus de ce système.

M. Henri Plagnol. J’ai été l’un des rares, en séance publique, à dénoncer le scandale que représentait cette mesure, attentatoire à la dignité, qui remet en cause l’indépendance des députés et dont je ne suis pas sûr qu’elle ne soit pas inconstitutionnelle. Les parlementaires ne doivent pas être soumis à quelque pression que ce soit et nous n’avons pas à nous excuser. Je m’y refuse et l’on s’honorerait tous à faire de même. En conséquence, soit les autres commissions sont solidaires de la nôtre et l’on réussit à casser ce système, soit le président de la commission décide que l’on ne l’appliquera pas. Sinon, je ne vois plus l’intérêt d’être député. J’avais exprimé ma position en réunion de groupe, j’en avais parlé à d’autres collègues de gauche : tout le monde sait que c’est une disposition absurde et pourtant, on l’a votée ! Je demande qu’il soit pris acte que la commission des affaires étrangères n’entrera pas dans ce système.

M. le président Axel Poniatowski. Je ne peux adhérer à cette position : le règlement a été adopté, il faut l’appliquer. La seule solution serait de modifier une nouvelle fois le règlement si la majorité de notre Assemblée en décide ainsi.

M. Didier Mathus. Je voudrais insister sur la question des statistiques : d’expérience, tout le monde sait que l’intérêt du débat parlementaire, c’est sa concision. On n’intervient pas pour ne rien dire, et c’est ce qui fait toute la pertinence des débats de commission, à la différence des débats de nos assemblées locales, par exemple. On risque de perdre la spécificité du débat parlementaire car chacun va se sentir obligé de parler pour figurer dans les statistiques. Le site de l’Assemblée est à revoir sur cet aspect.

M. le président Axel Poniatowski. Je suis d’accord. C’est là un problème de fond. Sinon, il faudra un sablier pour limiter nos temps de parole et ne pas les dépasser. Je vais faire un courrier aux membres du Bureau, je vais en parler en conférence des présidents ainsi qu’à la réunion des présidents de commission. Il y a deux aspects : d’une part, un problème qui touche le Règlement, de l’autre, un second qui concerne le site internet.

La séance est levée à onze heures trente.

____

Membres présents ou excusés

Commission des affaires étrangères

Réunion du mercredi 21 octobre 2009 à 10 h 15

Présents. - Mme Nicole Ameline, Mme Sylvie Andrieux, M. François Asensi, M. Jean-Paul Bacquet, M. Patrick Balkany, M. Jacques Bascou, M. Claude Birraux, M. Roland Blum, M. Jean-Michel Boucheron, M. Loïc Bouvard, M. Jean-Louis Christ, M. Dino Cinieri, M. Pascal Clément, M. Gilles Cocquempot, Mme Geneviève Colot, M. Alain Cousin, M. Tony Dreyfus, M. Jean-Paul Dupré, M. Jean-Michel Ferrand, Mme Marie-Louise Fort, M. Hervé Gaymard, M. Paul Giacobbi, M. Gaëtan Gorce, M. Jean-Claude Guibal, Mme Élisabeth Guigou, M. Patrick Labaune, M. Jean-Paul Lecoq, M. François Loncle, M. Lionnel Luca, Mme Henriette Martinez, M. Didier Mathus, M. Alain Néri, M. Jean-Marc Nesme, M. Henri Plagnol, M. Axel Poniatowski, M. Jacques Remiller, M. Jean Roatta, M. François Rochebloine, M. Jean-Marc Roubaud, Mme Odile Saugues, M. André Schneider, M. Dominique Souchet, M. Michel Terrot

Excusés. - Mme Martine Aurillac, Mme Chantal Bourragué, M. Michel Destot, M. Jean-Pierre Dufau, M. Serge Janquin, M. Jacques Myard, M. Éric Raoult, M. Jean-Luc Reitzer





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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 09:14
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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 08:27

(dépêches)




http://www.lexpress.fr/actualite/politique/en-ile-de-france-les-regionales-se-conjuguent-au-feminin_792245.html
En Ile-de-France, les régionales se conjuguent au féminin
Par Tefy Andriamanana, publié le 05/10/2009 12:30 - mis à jour le 05/10/2009 21:36

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Après Valérie Pécresse et Cécile Duflot, Anne Hidalgo se lance dans la mélée électorale en région parisienne. La première adjointe de Bertrand Delanoë sera tête de liste dans la capitale.

2010 sera l'année de la jupe en Ile-de-France. Les principaux candidats aux élections régionales seront essentiellement des... candidates.

Pour l'UMP, la chef de file régionale sera la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse. Elle pourrait être secondée par Rachida Dati à Paris et les secrétaires d'Etat Rama Yade (Sports) ou Chantal Jouanno (Ecologie) dans les Hauts-de-Seine. Cette dernière, chargée du projet de Valérie Pécresse, est également pressentie pour affronter une autre femme, Ségolène Royal (PS), en Poitou-Charentes.

Image de modernité

Le président PS sortant, Jean-Paul Huchon, sera épaulé par Anne Hidalgo à Paris. La première adjointe de Bertrand Delanoë l'a elle-même annoncé dans Le Parisien de ce jour. Un simple tour de chauffe pour l'élue du 15e arrondissement avant les municipales de 2014 dans la capitale, Bertrand Delanoë ayant annoncé son souhait de ne pas se représenter. Dans ce cas, Anne Hidalgo pourrait bien retrouver face à elle Rachida Dati, si celle-ci ne laisse pas sa place à... François Fillon.

Pour les Verts, la tête de liste pour ces régionales 2010 sera la secrétaire nationale, Cécile Duflot. La nouvelle coqueluche des médias tentera de renouveler le très bon score des Verts face au PS aux européennes de juin en Île-de-France (20,86% contre 13,58%). Un résultat conforté par celui, inattendu, de la candidate écologiste Anny Poursinoff, battue de cinq voix lors d'une législative partielle dans les Yvelines.

Frédéric Dabi, directeur du pôle opinion de l'IFOP, estime que les candidates ont des atouts à jouer dans le scrutin. "Dans les années 2006, les sondages IFOP/JDD montraient que les femmes étaient vues comme compétentes dans les domaines du social, de la santé et surtout de l'environnement". Des thèmes qui comptent en Île-de-France.

Anne Hidalgo, le "pari intelligent" du PS

Gaël Sliman, directeur général adjoint de BVA, souligne l'importance de l'image de modernité, pas exclusivement liée aux femmes. "Quand on est femme, noir ou jeune, quand on incarne quelque chose de nouveau et qu'on n'a pas déçu, on part avec un potentiel de sympathie", explique Frédéric Dabi, qui estime que "ce qui est important, c'est d'incarner quelque chose de nouveau. Certaines femmes sont depuis longtemps dans le monde politique, certains hommes comme Benoît Hamon (porte-parole du PS) sont de nouveaux venus."

Selon lui, la présence d'Anne Hidalgo est un "pari intelligent" pour le PS dans le contexte politique actuel. "Les socialistes côntrôlent la quasi-totalité des régions et se retrouvent en concurrence avec un parti en pleine expansion, les Verts. Les candidats socialistes semblent relever du passé", insiste-t-il. Anne Hidalgo peut apparaître comme "une candidate moderne, nouvelle et séduisante" et contrecarrer les ambitions de Valérie Pécresse et Cécile Duflot.

Les candidates risquent-elle, comme souvent par le passé, un procès en incompétence? Ce n'est pas le principal risque. "Le procès sera moins en incompétence qu'en notoriété, estime Frédéric Dabi. Dans le dernier baromètre IFOP/Paris Match, Cécile Duflot est inconnue de 68% des Français, Valérie Pécresse de 30%." Gaël Sliman, de BVA, tempère un peu le propos pour Cécile Duflot: "Elle est dans une forte dynamique, sa notoriété est toute récente." Ce n'est peut-être qu'un début. Au grand dam du PS.

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http://www.lexpress.fr/actualite/politique/huchon-candidat-a-sa-succession-en-ile-de-france_785080.html
Régionales 2010
Huchon candidat à sa succession en Île-de-France
Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 08/09/2009 08:30 - mis à jour le 24/09/2009 16:48

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AFP

Le socialiste Jean-Paul Huchon, qui préside la région Île-de-France depuis onze ans, a annoncé lundi 7 septembre être candidat à sa succession pour les régionales de mars 2010.

Lundi soir sur France 3, le président PS du conseil régional d'Ile-de-France, Jean-Paul Huchon (PS), a dévoilé son intention de briguer un troisième mandat. Il fera face aux ambitions de l'UMP Valérie Pécresse et de la Verte Cécile Duflot.

Le président du conseil régional d'Ile-de-France, Jean-Paul Huchon (PS), a annoncé lundi sur France 3 Ile-de-France qu'il était candidat à la candidature pour un troisième mandat à la tête de la région.

Interrogé sur le point de savoir s'il serait candidat en 2010, M. Huchon, qui préside le conseil régional depuis mars 1998, a affirmé: "oui, je le suis".

"J'ai beaucoup réfléchi, la situation est grave, nous vivons la crise, on perd du travail, des emplois, ici comme ailleurs, j'ai pensé qu'il était de mon devoir, de ma responsabilité, de protéger les Franciliens et de préparer l'avenir avec eux", a-t-il déclaré.

Dans un message vidéo diffusé sur Facebook et sur son site internet Huchon 2010, destiné aux militants PS, M. Huchon déclare vouloir "préparer demain" "avec toute la gauche".

"Je ne laisserai pas la droite imposer à la région les mauvaises recettes qu'elle fait subir au pays", "je veux que l'Ile-de-France soit pour chacun un véritable 'bouclier social', la région d'une croissance écologique, créatrice d'emplois stables et qualifiés", déclare-t-il.

Utilisant un ton rassembleur, alors que les Verts ont annoncé leur intention de mener aux régionales de 2010 une liste autonome, le président du conseil régional souligne qu'il "ne laissera pas la droite diviser les Franciliens".

Il affirme qu'avec la majorité de gauche du conseil régional, composée de socialistes, radicaux, Verts et communistes, il a "changé l'Ile-de-France", "désormais la première région d'Europe".

Alors que "la crise frappe les Franciliens", "l'Ile-de-France a besoin de nous, de toute la gauche pour renforcer ses atouts et créer de nouvelles solidarités", écrit-il.

Souhaitant une "région forte, juste et innovante", il déclare "vouloir aller au bout de notre révolution des transports" à travers le plan de mobilisation de 19 milliards d'euros qu'il a fait adopter par le conseil régional.

"Je veux que chacun, quel que soit son âge, son histoire ou son projet, se sente utile et respecté", poursuit le responsable PS.

"Avec toute la gauche, avec vous, nous gagnerons en 2010. Voilà pourquoi je suis candidat à diriger l'Ile-de-France", conclut-il.

La candidature de M. Huchon sera soumise au vote des militants PS franciliens le 1er octobre et devrait être avalisée sans difficultés.

Lors des élections régionales de mars prochain, M. Huchon sera notamment opposé à la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, tête de liste de l'UMP.

De son côté, la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, a annoncé qu'elle était candidate pour mener la liste écologiste.

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http://www.lexpress.fr/actualite/politique/en-ile-de-france-santini-montre-ses-muscles_790724.html
Régionales 2010
En Île-de-France, Santini montre ses muscles
Par LEXPRESS.fr, publié le 28/09/2009 15:01 - mis à jour le 29/09/2009 16:35

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AFP/E. Dunand

Futur candidat? Député maire d'Issy-les-Moulineaux, André Santini a, semble-t-il, très envie de se présenter aux régionales en Ile-de-France en mars 2010.

Dimanche 27 septembre à Rosny-sous-Bois, l'ancien secrétaire d'Etat André Santini a confirmé être tenté de conduire une liste autonome du Nouveau Centre en Île-de-France. De quoi embarrasser le président de son mouvement, le ministre de la Défense, Hervé Morin.

Une démonstration de force réussie. Dimanche 27 novembre, le Nouveau Centre d'Île-de-France tenait à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) la première Fête des démocrates qui a réuni, selon les organisateurs, 1300 participants.

Pour le député maire d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), André Santini, l'occasion était belle de défendre l'idée de sa candidature aux régionales de mars 2010, à la tête d'une liste centriste autonome.

"Si les circonstances politiques m'y invitent, si vos réflexions m'y poussent, si un élan surgit (...), je pourrais être candidat", a lancé l'ancien secrétaire d'Etat à la Fonction publique, visiblement émoustillé par cette perspective.

"Mon histoire avec la région, c'est du sérieux", a poursuivi André Santini, en rappelant son bon résultat de 2004 (16,12%).

"La gauche va présenter cinq listes dispersées, il n'est pas certain que la majorité présidentielle ait intérêt à n'en présenter qu'une au risque de se priver de réserves de voix pour le second tour", a fait valoir M. Santini, qui doit ouvrir un blog la semaine prochaine, pour recueillir les attentes des Franciliens, avant de publier fin octobre un livre électronique sur la région.

Santini devant Pécresse?

Défendue par plusieurs leaders franciliens du Nouveau Centre, le député maire de Drancy Jean-Christophe Lagarde ou le sénateur Yves Pozzo di Borgo, une liste autonome centriste viendrait concurrencer celle de l'UMP, qui a désigné Valérie Pécresse comme tête de liste pour affronter le président sortant socialiste, Jean-Paul Huchon.

Vendredi 25 septembre, Libération a publié un écho indiquant qu'un sondage officieux commandé par l'Elysée donnait Santini largement devant Pécresse en cas de listes séparées. Une information aussitôt qualifiée de "bidonnage" par le camp Pécresse.


AFP PHOTO ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

Le ministre de la Défense et président du Nouveau Centre Hervé Morin, encadré par le président exécutif du parti, Jean-Christophe Lagarde et André Santini en septembre 2008.

"L'UMP ne doit pas vivre comme un drame l'idée d'une liste autonome du Nouveau Centre. Nous ne gagnerons pas la région tout seuls et eux non plus. L'objectif est de ratisser plus large au premier tour, insiste Jean-Christophe Lagarde. Maintenant, si on veut absolument une liste unique au premier tour, il nous semble qu'André Santini est le meilleur candidat car il dépasse les frontières de l'électorat de la majorité." Et l'élu de conclure: "De toute façon, personne ne nous imposera notre choix."

Les embarras de Morin

La volonté d'autonomie du Nouveau Centre en Île-de-France gêne quelque peu le président du parti, le ministre de la Défense Hervé Morin. "Le choix en Ile-de-France est un choix majeur, qui nous engage et si vous décidez d'y aller, ce choix nous engagera tous et nous aurons alors une obligation, celle d'être solidaires et de mener le combat un peu partout en France", a déclaré le ministre, lui aussi présent à Rosny-sous-Bois.

Il a expliqué que lui-même, dans cette hypothèse, devrait se présenter face au ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche, Bruno Le Maire, investi par l'UMP. Une perspective qui ne l'enchante visiblement pas.

"Contrairement à ce que pense Hervé Morin, la décision que nous prendrons en Île-de-France ne vaudra que pour celle-ci. Les régionales, comme l'a dit Nicolas Sarkozy, ça se regarde région par région et il s'agira pour le Nouveau Centre de regarder à chaque fois quelle sera la meilleure solution pour faire avancer nos idées", explique Jean-Christophe Lagarde, également président exécutif du mouvement.

Ce dernier estime que la question d'une liste autonome du Nouveau Centre pourrait se poser en Bretagne et dans les Pays-de-la-Loire.

A l'inverse, dans trois régions, des centristes sont préssentis pour prendre la tête d'une liste unique de la majorité: François Saucadet (Bourgogne), Valérie Létard (Nord-Pas-de-Calais) et Philippe Augier (Basse-Normandie).


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En supplément
Article - En Île-de-France, Santini montre ses muscles
Article - Au Touquet, l'UMP a entonné l'air de l'unité
Article - Au Touquet, Copé l'ambitieux fait patte de velours
Vidéo - "Sans un brin de polémique, on fait la politique de l'autruche"

Article - Les priorités des députés UMP sur le grand emprunt
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yermak - 28/09/2009 23:57:02

Ce qui est certain, c'est que Pécresse est un peu juste... alors pourquoi pas Santini? c'est facile de le traiter de bedonnant, ms les régionales ne sont pas un concours de beauté. Le Nouveau Centre a un message à porter, celui de l'avenir, celui qui ne tombe pas ds la démagogie. Hervé Morin, en est selon moi la parfaite représentation! Alors que ce soit autonome ou en union avec la Majorité Présidentielle, le Nouveau Centre devra faire entendre sa voix, souvent bien plus utile que celle de nombreux parlementaires UMP conservateurs...

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bienavous - 28/09/2009 18:53:00

Quels muscles ? Il nous montre plutôt son ventre.

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lumigny - 28/09/2009 18:47:15

Le "Nouveau Centre de bla bla bla " C'est quoi ? M Santini a passé sa vie à retourner sa veste et quitter le bateau sans demander son reste. Tant qu'il peut conserver un mandat, fumer son cigare et faire de l'ironie de comptoir, M Santini ferait n'importe quo,i s'allierait à n'importe qui, du moment qu'il est du coté du pouvoir. Comment peux t on faire confiance à une telle girouette bedonnante ?

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jose4 - 28/09/2009 18:46:53

Monsieur Lagarde Maire de DRANCY arretez-vous ne vivre que dans l'arrivisme c'est pas Monsieur SANTINI qui veut, c'est vous qui voulait. stop une liste cela suffit - Nous avons perdu la derniere fois a cause de vous et votre parti. ALORS STOP - j'ai vecu aubervilliers -

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http://www.liberation.fr/politiques/0101593236-regionales-en-ile-de-france-santini-devancerait-pecresse
Politiques 25/09/2009 à 00h00
Régionales en Ile-de-France : Santini devancerait Pécresse
BrèveConfidentiel

1 réaction

L’Elysée teste les candidats potentiels en Ile-de-France pour les régionales. Selon un sondage officieux, une liste conduite par André Santini, ancien secrétaire d’Etat à la Fonction publique et maire (Nouveau Centre) d’Issy-les-Moulineaux, devancerait largement celle de la ministre de l’Enseignement supérieur, Valérie Pécresse (UMP). Blessé par son récent limogeage du gouvernement, André Santini est bien décidé à prendre la tête d’une liste centriste autonome en Ile-de-France.





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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 21:07

Englué dans une sordide polémique, Frédéric Mitterrand a réussi son examen de passage. Il se dévoile comme un très habile homme politique.

 

Le Ministre de la Culture et de la Communication Frédéric Mitterrand était l’invité du journal de 20 heures sur TF1 ce jeudi 8 octobre 2009. Pour lui, c’était un passage obligé pour répondre à une polémique qui gonflait comme une baudruche depuis quelques jours à propos de son livre "La Mauvaise Vie" publié en 2005.
 
 
Une polémique bien glauque
 
L’affaire a commencé avec les propos le 5 octobre 2009 de Marine Le Pen, vice-présidente du Front national, dans l’émission "Mots Croisés" sur France 2, propos qui furent relayés par Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste. Après une première brèche ouverte par François Bayrou contre Daniel Cohn-Bendit le 4 juin 2009 (toujours à propos d’un bouquin, écrire va devenir dangereux), ce qui n’a pas valu au président du MoDem un succès fou aux élections européennes, le niveau du débat politique semble voler désormais bien bas.
 
Je n’ai pas eu d’étonnement sur la manière assez remarquable dont Frédéric Mitterrand a passé cette épreuve politique déterminante. Bon communicateur malgré son absence d’expérience politique, je l’avais déjà remarqué le 21 juillet 2009 lors de son premier discours (préparé) à l’Assemblée Nationale à propos de la loi Hadopi 2 où il avait montré un ton très lyrique et emphatique (sur un sujet qu’il connaissait cependant peu).
 
Homme de lettres, assurément. Homme de théâtre, sans doute aussi. Fort du soutien du Premier Ministre François Fillon et du Président de la République Nicolas Sarkozy qui l’avait reçu à l’Élysée le matin même, Frédéric Mitterrand a su trouver les mots pour convaincre.
 
Convaincre de quoi ? Que sa présence au gouvernement de la République n’est pas une honte.
 
 
Une opposition de dessous de ceinture
 
La polémique qu’il a tenté d’éteindre jeudi soir est d’autant plus étrange qu’en toute logique, elle aurait dû avoir lieu dès la publication de son livre en 2005 (à l’époque, on avait même salué le courage de l’auteur, et Nicolas Sarkozy avait découvert en lui un homme d’une grande solidité) ou au moins, au moment de sa nomination au gouvernement le 23 juin 2009. Car il n’y a rien eu de nouveau à ce sujet. Pourquoi ne découvre-t-on son livre que trois mois après ?
 
Mais c’est ainsi : les opposants au gouvernement actuel, aveuglés par les artefacts de l’actualité et les soubresauts de l’opinion publique, préfèrent se laisser guider par la future chef de file de l’extrême droite plutôt que d’initier enfin un débat politique sain et novateur. Le Parti socialiste, avec son ambitieux Benoît Hamon, a une fois encore perdu une occasion de se taire.
 
 
Homme de scène et d’émotion
 
Sur la forme, Frédéric Mitterrand n’a pas déçu. Théâtral donc, posé, clair, avec une voix forte, un ton ferme, il a sorti tout ce qu’il avait à dire. Il a su jouer du regard avec son interlocutrice Laurence Ferrari pourtant tenace, loin de vouloir lâcher le morceau, un peu comme les yeux dans les yeux de son oncle François Mitterrand lors de son débat du second tour avec Jacques Chirac le 28 avril 1988.
 
Il a aussi exprimé son émotion, à deux reprises. La première parce qu’il avait du mal à articuler et donc, il s’est arrêté pour dire à quel point à ce plateau de télévision (pourquoi TF1 d’ailleurs ? pourquoi pas la télévision publique ? question d’audimat ?) il avait à défendre son honneur, celui de sa famille… et finalement aussi celui du gouvernement dont la plupart des membres l’ont soutenu publiquement.
 
La seconde fois à la fin par de la colère en réaction à une question préparée à l’avance (sera-t-il présent à l’Assemblée Nationale en cas de discussion d’un projet de loi contre le tourisme sexuel ?), question doublement ridicule, d’une part parce que cela signifiait que son interlocutrice ne l’avait pas écouté juste avant (d’où la colère), mais aussi ridicule dans la mesure où le dispositif législatif existe déjà pour combattre le tourisme sexuel (mais de cela, Frédéric Mitterrand n’en a pas parlé, sans doute trop focalisé sur sa propre personne).
 
 
Fermeté dans les valeurs morales
 
Sur le fond, Frédéric Mitterrand a dit tout ce qu’il fallait pour que le "pays" soit rassuré. Et il l’a dit de façon convaincante.
 
D’une part, il a affirmé nettement qu’il était contre le tourisme sexuel, qu’il le combattait avec la plus grande force comme tout citoyen sûr de ses valeurs. Que les "échanges" tarifés étaient regrettables mais qu’ils étaient en substance constitutifs d’une face noire qui existe, d’une réalité. Sale.
 
D’autre part, il a démenti avoir eu des relations pédophiles et il a protesté contre tous ceux qui citaient son livre en y incluant de façon inexacte l’expression « jeunes garçons » alors que selon lui, il s’agissait d’hommes d’une quarantaine d’années, ou un peu moins, mais avec peu de différence d’âge par rapport à lui à l’époque (lire à cette occasion l’article sur Rue89 et les réactions). On ne pourra que se rallier à la version de l’auteur même du livre, puisqu’il n’y a aucune raison d’interpréter les écrits d’un auteur autrement que par les explications de celui-ci.
 
Cerise sur le gâteau, Frédéric Mitterrand a reconnu avoir réagi sur le coup de l’émotion lors de l’arrestation de Roman Polanski le 26 septembre 2009 à Zurich et que sur le fond, son but était de dire que la France n’abandonnait pas ses artistes. Un aveu de réaction trop rapide et trop émotionnelle qu’avait également exprimé la veille sur Public Sénat un candidat à la candidature socialiste à l’élection présidentielle de 2012, Pierre Moscovici (qui avait aussi condamné à cette occasion les attaques nauséeuses de Benoît Hamon contre Frédéric Mitterrand).
 
 
Le "je" narratif est-il autobiographique ?
 
Concernant la réalité de la chose racontée, Frédéric Mitterrand a été moins convaincant quand il insistait pour dire que son livre n’était pas une autobiographie mais le récit d’un homme qui a vécu des mauvais moments et que beaucoup d’hommes ont pu aussi vivre, mais la perspicacité de Laurence Ferrari a permis quand même de lui faire reconnaître qu’il avait lui-même vécu ce qu’il avait décrit.
 
 
Fin du soubresaut ?
 
Alors, l’affaire Frédéric Mitterrand survenue après l’affaire Roman Polanski est-elle désormais close ?
 
Je l’espère.
 
Et j’espère que le débat public reprendra sur des bases saines, sur des critiques concernant l’action du gouvernement, mais pas sur des considérations très en dessous de la ceinture.
 
Et pendant ce temps, il y en a une qui doit bien s’amuser d’avoir provoqué tout ce raffut… Pauvre démocratie française ! On a encore bien des progrès à faire.
 
 
 
Sylvain Rakotoarison (9 octobre 2009)
 
 
Pour aller plus loin :
 
 
 
 

Nota bene :

Ce qui est assez curieux, c'est de voir que tous ceux qui condamnent Frédéric Mitterrand et qui le traitent de menteur sont les mêmes qui portent foi en une oeuvre littéraire du même Frédéric Mitterrand ! Et au nom de quoi Frédéric Mitterrand raconterait exactement sa vie dans un bouquin sensé faire sensation ? Ce n'est pas nouveau qu'un écrivain noircisse ou au contraire édulcore la réalité dans ses récits. Houellebecq l'a fait aussi avec sa manière. Et les polémiques l'ont toujours servi (le but étant de vendre ses livres).

Ce qui était essentiel, c'est que Frédéric Mitterrand ait condamné fermement le tourisme sexuel et la pédophilie. Il l'a fait sans détour et avec émotion et fermeté. Il l'a fait deux fois même. Le reste relève de sa vie privée, et si sa vie privée était condamnable, il y aurait des lois et des juges pour cela. La France est un Etat de droit, pas un pays du Far-West où on veut lyncher sans même instruire un dossier.

Heureusement, même François Bayrou s'est repris et s'attaque maintenant avec raison aux lyncheurs. Comme quoi, tout homme a le droit de faire des erreurs et de changer. Chapeau à François Bayrou donc.

A propos de la reconnaissance d'une réaction trop rapide et émotionnelle, je précise que la "cerise sur le gâteau" que j'évoque, ce n'est pas de réagir à chaud avec maladresse, c'est d'avoir reconnu qu'il avait réagi à chaud. Et il n'est pas le seul à l'avoir reconnu, puisque je cite Pierre Moscovici qui avoue être lui aussi tombé dans une réaction émotionnelle. Il vaut mieux reconnaître et assumer ses erreurs, non ?

Il est vrai que Frédéric Mitterrand n'a pas été très pertinent lorsqu'il a fait croire que tout le monde a déjà fait des erreurs similaires. Heureusement que non, mais cette réflexion dénote sans doute surtout de l'égocentrisme. Cette maladresse n'est pas une raison pour salir l'honneur d'un homme.

Enfin, une question qui me taraude et que j'ai déjà posée : mais pourquoi rien n'a été dit contre Frédéric Mitterrand lors de la publication de son livre il y a quatre ans ? Et pourquoi rien en juin 2009 lors de sa nomination au gouvernement ? Décidément, certains ont la mémoire changeante...
 

 









http://rakotoarison.over-blog.com/article-37215294.html
 


 

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 08:15

Englué dans une sordide polémique, Frédéric Mitterrand a réussi son examen de passage. Il se dévoile comme un très habile homme politique.


Le Ministre de la Culture et de la Communication Frédéric Mitterrand était l’invité du journal de 20 heures sur TF1 ce jeudi 8 octobre 2009. Pour lui, c’était un passage obligé pour répondre à une polémique qui gonflait comme une baudruche depuis quelques jours à propos de son livre "La Mauvaise Vie" publié en 2005.
 
 
Une polémique bien glauque
 
L’affaire a commencé avec les propos le 5 octobre 2009 de Marine Le Pen, vice-présidente du Front national, dans l’émission "Mots Croisés" sur France 2, propos qui furent relayés par Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste. Après une première brèche ouverte par François Bayrou contre Daniel Cohn-Bendit le 4 juin 2009 (toujours à propos d’un bouquin, écrire va devenir dangereux), ce qui n’a pas valu au président du MoDem un succès fou aux élections européennes, le niveau du débat politique semble voler désormais bien bas.
 
Je n’ai pas eu d’étonnement sur la manière assez remarquable dont Frédéric Mitterrand a passé cette épreuve politique déterminante. Bon communicateur malgré son absence d’expérience politique, je l’avais déjà remarqué le 21 juillet 2009 lors de son premier discours (préparé) à l’Assemblée Nationale à propos de la loi Hadopi 2 où il avait montré un ton très lyrique et emphatique (sur un sujet qu’il connaissait cependant peu).
 
Homme de lettres, assurément. Homme de théâtre, sans doute aussi. Fort du soutien du Premier Ministre François Fillon et du Président de la République Nicolas Sarkozy qui l’avait reçu à l’Élysée le matin même, Frédéric Mitterrand a su trouver les mots pour convaincre.
 
Convaincre de quoi ? Que sa présence au gouvernement de la République n’est pas une honte.
 
 
Une opposition de dessous de ceinture
 
La polémique qu’il a tenté d’éteindre jeudi soir est d’autant plus étrange qu’en toute logique, elle aurait dû avoir lieu dès la publication de son livre en 2005 (à l’époque, on avait même salué le courage de l’auteur, et Nicolas Sarkozy avait découvert en lui un homme d’une grande solidité) ou au moins, au moment de sa nomination au gouvernement le 23 juin 2009. Car il n’y a rien eu de nouveau à ce sujet. Pourquoi ne découvre-t-on son livre que trois mois après ?
 
Mais c’est ainsi : les opposants au gouvernement actuel, aveuglés par les artefacts de l’actualité et les soubresauts de l’opinion publique, préfèrent se laisser guider par la future chef de file de l’extrême droite plutôt que d’initier enfin un débat politique sain et novateur. Le Parti socialiste, avec son ambitieux Benoît Hamon, a une fois encore perdu une occasion de se taire.
 
 
Homme de scène et d’émotion
 
Sur la forme, Frédéric Mitterrand n’a pas déçu. Théâtral donc, posé, clair, avec une voix forte, un ton ferme, il a sorti tout ce qu’il avait à dire. Il a su jouer du regard avec son interlocutrice Laurence Ferrari pourtant tenace, loin de vouloir lâcher le morceau, un peu comme les yeux dans les yeux de son oncle François Mitterrand lors de son débat du second tour avec Jacques Chirac le 28 avril 1988.
 
Il a aussi exprimé son émotion, à deux reprises. La première parce qu’il avait du mal à articuler et donc, il s’est arrêté pour dire à quel point à ce plateau de télévision (pourquoi TF1 d’ailleurs ? pourquoi pas la télévision publique ? question d’audimat ?) il avait à défendre son honneur, celui de sa famille… et finalement aussi celui du gouvernement dont la plupart des membres l’ont soutenu publiquement.
 
La seconde fois à la fin par de la colère en réaction à une question préparée à l’avance (sera-t-il présent à l’Assemblée Nationale en cas de discussion d’un projet de loi contre le tourisme sexuel ?), question doublement ridicule, d’une part parce que cela signifiait que son interlocutrice ne l’avait pas écouté juste avant (d’où la colère), mais aussi ridicule dans la mesure où le dispositif législatif existe déjà pour combattre le tourisme sexuel (mais de cela, Frédéric Mitterrand n’en a pas parlé, sans doute trop focalisé sur sa propre personne).
 
 
Fermeté dans les valeurs morales
 
Sur le fond, Frédéric Mitterrand a dit tout ce qu’il fallait pour que le "pays" soit rassuré. Et il l’a dit de façon convaincante.
 
D’une part, il a affirmé nettement qu’il était contre le tourisme sexuel, qu’il le combattait avec la plus grande force comme tout citoyen sûr de ses valeurs. Que les "échanges" tarifés étaient regrettables mais qu’ils étaient en substance constitutifs d’une face noire qui existe, d’une réalité. Sale.
 
D’autre part, il a démenti avoir eu des relations pédophiles et il a protesté contre tous ceux qui citaient son livre en y incluant de façon inexacte l’expression « jeunes garçons » alors que selon lui, il s’agissait d’hommes d’une quarantaine d’années, ou un peu moins, mais avec peu de différence d’âge par rapport à lui à l’époque (lire à cette occasion l’article sur Rue89 et les réactions). On ne pourra que se rallier à la version de l’auteur même du livre, puisqu’il n’y a aucune raison d’interpréter les écrits d’un auteur autrement que par les explications de celui-ci.
 
Cerise sur le gâteau, Frédéric Mitterrand a reconnu avoir réagi sur le coup de l’émotion lors de l’arrestation de Roman Polanski le 26 septembre 2009 à Zurich et que sur le fond, son but était de dire que la France n’abandonnait pas ses artistes. Un aveu de réaction trop rapide et trop émotionnelle qu’avait également exprimé la veille sur Public Sénat un candidat à la candidature socialiste à l’élection présidentielle de 2012, Pierre Moscovici (qui avait aussi condamné à cette occasion les attaques nauséeuses de Benoît Hamon contre Frédéric Mitterrand).
 
 
Le "je" narratif est-il autobiographique ?
 
Concernant la réalité de la chose racontée, Frédéric Mitterrand a été moins convaincant quand il insistait pour dire que son livre n’était pas une autobiographie mais le récit d’un homme qui a vécu des mauvais moments et que beaucoup d’hommes ont pu aussi vivre, mais la perspicacité de Laurence Ferrari a permis quand même de lui faire reconnaître qu’il avait lui-même vécu ce qu’il avait décrit.
 
 
Fin du soubresaut ?
 
Alors, l’affaire Frédéric Mitterrand survenue après l’affaire Roman Polanski est-elle désormais close ?
 
Je l’espère.
 
Et j’espère que le débat public reprendra sur des bases saines, sur des critiques concernant l’action du gouvernement, mais pas sur des considérations très en dessous de la ceinture.
 
Et pendant ce temps, il y en a une qui doit bien s’amuser d’avoir provoqué tout ce raffut… Pauvre démocratie française ! On a encore bien des progrès à faire.
 
 
 
Sylvain Rakotoarison (9 octobre 2009)
 
 
Pour aller plus loin :
 
 
 
 

Nota bene :

Ce qui est assez curieux, c'est de voir que tous ceux qui condamnent Frédéric Mitterrand et qui le traitent de menteur sont les mêmes qui portent foi en une oeuvre littéraire du même Frédéric Mitterrand ! Et au nom de quoi Frédéric Mitterrand raconterait exactement sa vie dans un bouquin sensé faire sensation ? Ce n'est pas nouveau qu'un écrivain noircisse ou au contraire édulcore la réalité dans ses récits. Houellebecq l'a fait aussi avec sa manière. Et les polémiques l'ont toujours servi (le but étant de vendre ses livres).

Ce qui était essentiel, c'est que Frédéric Mitterrand ait condamné fermement le tourisme sexuel et la pédophilie. Il l'a fait sans détour et avec émotion et fermeté. Il l'a fait deux fois même. Le reste relève de sa vie privée, et si sa vie privée était condamnable, il y aurait des lois et des juges pour cela. La France est un Etat de droit, pas un pays du Far-West où on veut lyncher sans même instruire un dossier.

Heureusement, même François Bayrou s'est repris et s'attaque maintenant avec raison aux lyncheurs. Comme quoi, tout homme a le droit de faire des erreurs et de changer. Chapeau à François Bayrou donc.

A propos de la reconnaissance d'une réaction trop rapide et émotionnelle, je précise que la "cerise sur le gâteau" que j'évoque, ce n'est pas de réagir à chaud avec maladresse, c'est d'avoir reconnu qu'il avait réagi à chaud. Et il n'est pas le seul à l'avoir reconnu, puisque je cite Pierre Moscovici qui avoue être lui aussi tombé dans une réaction émotionnelle. Il vaut mieux reconnaître et assumer ses erreurs, non ?

Il est vrai que Frédéric Mitterrand n'a pas été très pertinent lorsqu'il a fait croire que tout le monde a déjà fait des erreurs similaires. Heureusement que non, mais cette réflexion dénote sans doute surtout de l'égocentrisme. Cette maladresse n'est pas une raison pour salir l'honneur d'un homme.

Enfin, une question qui me taraude et que j'ai déjà posée : mais pourquoi rien n'a été dit contre Frédéric Mitterrand lors de la publication de son livre il y a quatre ans ? Et pourquoi rien en juin 2009 lors de sa nomination au gouvernement ? Décidément, certains ont la mémoire changeante...
 

 






 


 

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 21:57

La vidéo complète du journal de 20 heures du jeudi 8 octobre 2009 sur TF1 où Frédéric Mitterrand est l'invité de Laurence Ferrari est visible ici :

http://videos.tf1.fr/jt-20h/le-20-heures-du-8-octobre-2009-4837254.html

Record d'audience pour ce journal avec 8,2 millions de téléspectateurs. La meilleure audience depuis le 19 mars 2009.

SR


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