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5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 10:52
(Dépêches)



Clearstream : le domicile de Villepin perquisitionné par les juges pendant 6h

PARIS (AFP) - Les poursuites judiciaires contre Dominique de Villepin dans l'affaire Clearstream semblent désormais inévitables après une expertise accablante de l'ordinateur du général Philippe Rondot, suivie jeudi d'une perquisition au domicile de l'ancien chef du gouvernement.L'événement

En son absence, les deux magistrats du pôle financier de Paris en charge du dossier, Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, ont perquisitionné l'appartement parisien de M. de Villepin près du parc Monceau (XVIIème) à Paris pendant près de 6 heures 30 jeudi après-midi.

Les juges étaient assistés de policiers de la Division nationale des investigations financière (DNIF). Ils n'ont pas emporté de scellés en partant vers 21H20.

"Désormais, les deux juges sont en situation de poursuivre l'ex-chef du gouvernement", expliquait dès mercredi soir une source proche du dossier.

L'ancien Premier ministre s'est défendu jeudi dans un communiqué en dénonçant les "accusations infondées" selon lesquelles il aurait cherché à mettre en cause Nicolas Sarkozy. Il souhaite "maintenant disposer du statut de témoin assisté" pour pouvoir se défendre.

L'ancien président Jacques Chirac a pour sa part déjà annoncé, en juin, qu'il ne témoignerait pas devant la justice "sur des faits accomplis ou connus durant son mandat", comme dans l'affaire Clearstream, rappelant qu'"aux termes de l'article 67 alinéa 1er de la Constitution, le Président de la République n'est pas responsable des actes accomplis en cette qualité".

Mercredi, le général Philippe Rondot, ex-conseiller du ministre de la Défense et témoin clé dans cette affaire, a été entendu pendant une dizaine d'heures sur les notes contenues dans son ordinateur et révélées par l'expertise datant du 27 juin.

Selon une source proche du dossier, le militaire aujourd'hui à la retraite a confirmé que, dans ses notes, il a bien rapporté des propos tenus par l'ancien vice-président d'EADS Jean-Louis Gergorin et l'ex-cadre du géant aéronautique Imad Lahoud, tous deux mis en examen dans le dossier.

Ces propos mettent en cause les deux anciennes têtes de l'exécutif: selon leurs auteurs, M. de Villepin aurait conseillé à M. Gergorin fin avril 2004, sur instruction du chef de l'Etat (Jacques Chirac, NDLR), de livrer les listings à la justice.

Dans ces fameux listings, les noms de personnalités, dont Nicolas Sarkozy, à l'époque candidat probable à la présidence de la République, sont désignés à tort comme ayant touché des pots-de-vin.

Parmi ces propos consignés soigneusement par le général Rondot dans son ordinateur au printemps 2004 figure notamment la phrase entendue de la bouche d'Imad Lahoud : "Jean-Louis Gergorin aurait reçu instruction de Dominique de Villepin, elle-même formulée par le président de la République, de +balancer+ Nicolas Sarkozy".

"Lors d'un entretien que Jean-Louis Gergorin a eu avec Dominique de Villepin le 19 mai 2004, ce dernier se serait montré à la fois jubilatoire et soucieux de ne pas apparaître dans le scénario", peut-on également lire.

En décembre 2006, M. de Villepin avait été entendu par les juges comme simple témoin. "Aucune action n'a été menée en liaison avec de prétendues instructions du président de la République", avait-il notamment indiqué.

Désormais, les magistrats devraient chercher à faire confirmer par MM. Lahoud et Gergorin le contenu de l'expertise. Le premier est suspecté d'être le falsificateur de l'affaire, ce qu'il nie. Le second a avoué être l'auteur des envois "anonymes".

Ce dernier a, dans un communiqué transmis à la presse par l'intermédiaire de son avocat Me Paul-Albert Iweins, précisé qu'il "a pris connaissance des nouveaux éléments versés au dossier de l'affaire dite +Clearstream+" et "réserve ses déclarations aux magistrats instructeurs".

Au contraire, Imad Lahoud, qui s'est exprimé sur RTL jeudi soir, a démenti "formellement" être l'auteur des propos que lui a prêtés le général Rondot dans ses notes.

Vendredi 6 juillet, 08h16


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5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 10:49
(Dépêches)




Face à l'omniprésent Sarkozy, François Fillon veut surprendre

PARIS (Reuters) - François Fillon prononcera sa déclaration de politique générale mardi avec l'ambition d'imprimer sa marque face à Nicolas Sarkozy, un président hyperactif avec lequel il affirme s'entendre parfaitement.

L'intervention du Premier ministre français sera fidèle aux engagements pris par le futur chef de l'Etat pendant sa campagne électorale, mais sans langue et bois.

"A ceux qui se demandent quel rôle joue le Premier ministre face à l'omniprésent chef de l'Etat, l'Elysée réplique qu'il va 'surprendre'", écrit le Journal du dimanche (JDD).

"Ce sera tout, sauf un catalogue de propositions. Plutôt une méthode de gouvernement et d'action qui sera valable pour toute la durée du quinquennat", précise dans le journal dominical Miriam Lévy, attachée de presse de Matignon.

Dans le Parisien Dimanche, Jean-Pierre Raffarin, vice-président de l'UMP, estime qu'il y a "quelque chose de révolutionnaire chez Nicolas Sarkozy" dont le pilotage à haut régime "est à la fois légitime et nécessaire."

"C'est lui qui a reçu le message de confiance des Français", explique-t-il. "La victoire de 2007 est celle du président."

Néanmoins, l'ancien Premier ministre, qui parle en expert, estime que François Fillon "affirmera sa légitimité et sa capacité réformatrice progressivement."

Dans une tribune publiée par le JDD, il ajoute que "les institutions dans leur sagesse vont permettre au Premier ministre de jouer son rôle, celui de 'partenaire premier' du président."

Pour Jean-Pierre Raffarin, François Fillon dispose d'un atout important : "Il est le cosignataire du projet présidentiel."

"JE N'AI PAS ETE ELU POUR M'OCCUPER DE RIEN"

A ce titre, le Premier ministre serait totalement associé à la démarche qu'il a contribué à fonder et qui impose un temps du président, qui est celui "de la mise en place de la nouvelle donne."

Bien qu'il n'en laisse rien paraître, François Fillon serait passablement agacé des moqueries qui courent chez les députés sur le thème "Y a-t-il un Fillon dans l'avion ?", croit savoir le JDD.

Des commentateurs se sont ainsi étonnés de voir le chef de l'Etat monter en première ligne sur le dossier des universités régler des problèmes de préséance à la direction de l'UMP.

Mais David Martinon, porte-parole de l'Elysée, a assuré la semaine dernière que le couple au sein du pouvoir exécutif formé par le président et François Fillon "fonctionne à merveille."

"Ce sont des hommes qui se connaissent très bien, qui sont parfaitement complémentaires parce qu'ils sont différents. C'est peut-être pour ça qu'ils se sont choisis", a-t-il déclaré sur la chaîne Public Sénat.

Nicolas Sarkozy, qui met la dernière main au discours sur l'Europe qu'il prononcera lundi à Strasbourg, n'entend pas pour sa part baisser de régime, même s'il est conscient, selon son porte-parole, de prendre des risques en se plaçant en première ligne.

"Je n'ai pas été élu pour m'occuper de rien", a-t-il répondu vendredi dernier à ceux, notamment au sein de l'opposition socialiste, qui lui reprochent d'en faire trop depuis son arrivée à l'Elysée le mois dernier.

"On m'a dit: 'est-ce que c'est la place d'un président de la République venir sur un chantier ?' Oui, un président de la République, ce n'est pas fait seulement pour aller dans les sommets internationaux", a déclaré le chef de l'Etat après avoir visité un chantier de construction de deux immeubles dans le VIIe arrondissement de Lyon.

"On dit 'il s'occupe de tout', mais je n'ai pas été élu pour m'occuper de rien'. Et si je pouvais m'occuper de plus de choses, d'ailleurs je le ferais volontiers", a-t-il ajouté.

Dimanche 1 juillet 2007, 11h52

         
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5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 10:49
(Dépêche)



Balladur présidera la commission de réflexion sur les institutions

PARIS (AFP) - Edouard Balladur présidera la commission de réflexion sur les institutions que doit annoncer dans l'après-midi François Fillon, a indiqué mardi l'ancien ministre UMP Henri Cuq, à l'issue de la réunion des députés UMP à laquelle participait le Premier ministre.

Le chef du gouvernement doit notamment annoncer, dans son discours de politique générale, la mise en place d'une commission sur les institutions à laquelle devraient, selon des sources, participer l'ancien président du Conseil constitutionnel Pierre Mazeaud, le constitutionnaliste Guy Carcassonne ainsi que l'ancien ministre socialiste Jack Lang.

Ancien Premier ministre, Edouard Balladur, qui ne se représentait pas aux législatives, est un proche de Nicolas Sarkozy, qui avait soutenu ardemment sa candidature lors de la présidentielle de 1995 face à Jacques Chirac.

Mardi 3 juillet, 13h20


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5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 10:45
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5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 10:37
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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 10:46
(Dépêches)





Sarkozy se fait pédagogue sur TF1 pour expliquer ses réformes

PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy s'est fait pédagogue mercredi soir sur TF1 pour expliquer aux Français les réformes qu'il s'est engagé à mener pour moderniser le système de santé, les universités ou la démocratie.

Le président de la République, déjà présent sur tous les fronts mercredi, a répondu pendant une cinquantaine de minutes aux deux journalistes vedettes de TF1 Patrick Poivre d'Arvor et Claire Chazal, en direct depuis son bureau de l'Elysée, sur fond de drapeaux français et européen.

Plus tôt, c'est pratiquement un discours de politique générale qu'il avait prononcé devant les parlementaires de la nouvelle majorité réunis à l'Elysée, martelant sans relâche: "Je prendrai mes responsabilités".

Il avait en particulier annoncé que la "TVA sociale" serait "expérimentée", et généralisée si ce projet critiqué par la gauche portait ses fruits.

"S'abstenir sur la TVA sociale et regarder passer le train des délocalisations serait non seulement une faute économique, mais une faute morale et une faute politique", avait-il lancé.

Pour sa première interview télévisée depuis sa prise de fonctions le 16 mai, il est apparu détendu, avec le souci d'être didactique et pragmatique. "Je ne suis pas un théoricien, je ne suis pas un idéologue, je ne suis pas un intellectuel, je suis quelqu'un de concret", a-t-il dit.

Nicolas Sarkozy a aussi dressé le portrait du président qu'il voulait être, "un homme vivant, avec une famille, comme les autres", ajoutant: "je ne pense pas que les Français veuillent un président glacé et qui finit par être glaçant, immobile, comme un masque".

Il a une nouvelle fois attaqué la "pensée unique", s'insurgeant contre les sondages, prétextes à l'inaction. "J'ai été élu pour agir et trouver des solutions", a-t-il assuré. A ceux qui disent "on ne peut rien faire sur rien, eh bien moi j'ai été élu pour faire quelque chose sur tout".

Le président de la République a ainsi rappelé le projet sur le service minimum prévoyant que "toutes les entreprises de transport seront obligées d'avoir un plan de transport minimum les jours de grève".

Même chose pour l'autonomie des universités, en dépit des menaces de grève des syndicats étudiants. "Cette réforme, on va la conduire", a-t-il dit.

Le lendemain de la formation du gouvernement Fillon 2, il a affirmé que l'ouverture n'était pas "un coup" ni "un truc sans lendemain". "J'ai l'ambition d'être le président de tous les Français, y compris de ceux qui n'ont pas voté pour moi", a-t-il insisté.

Il a indiqué qu'il allait prendre, au cours de l'été, des "initiatives assez fortes" pour "faire de la démocratie française une démocratie exemplaire". Il a ainsi confirmé qu'il entendait élaborer un statut de l'opposition, confier à l'opposition la présidence de la puissante commission des Finances et encadrer le pouvoir de nominations du président de la République.

Il s'est aussi dit "assez tenté" d'introduire "une dose de proportionnelle au Sénat ou à l'Assemblée pour assurer la diversité des courants politiques".

Dans le même esprit, il a défendu son invitation au leader du FN Jean-Marie Le Pen, dans le cadre de ses consultations avant le sommet européen, jeudi et vendredi à Bruxelles, expliquant que ce geste était non pas en direction de M. Le Pen mais de ses électeurs.

Sans surprise, le PCF a dénoncé un "exercice d'autosatisfaction" auquel s'est selon lui livré M. Sarkozy sur TF1, tandis que le PS jugeait qu'il avait dressé une liste de "cadeaux fiscaux" qui seraient payés par "tous les Français".

Par Michel Leclerq, le mercredi 20 juin 2007, 22h46




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