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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 06:38

« Nous avons gagné la bataille des idées et de la constance. » (7 décembre 2016).


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Il y a des individus qu’on croyait clowns et qui sont devenus des personnalités autoritaires et sans cœur (Kirk Douglas en avait touché quelques mots en septembre 2016). Et il y a aussi des personnalités politiques qui ont fait le chemin contraire : d’autoritaires, elles sont devenues… des clowns. Le meilleur exemple actuel, c’est Jean-François Copé.

Depuis la campagne des petits pains au chocolat, en 2012, on savait que Jean-François Copé avait un grand sens de l’humour, qu’il a mis à profit en se présentant à la "primaire de la droite et du centre". Il y a montré son talent caché d’humoriste et de comique, un peu dans l’imitation de Louis de Funès qui, dans le fim "Le Zizanie", martelait son programme électoral à qui voulait l’entendre : "Mon programme se décline en trois points : le plein emploi, le plein emploi et le plein emploi !". Jean-François Copé, lui, ne cessait de répéter : "Mon programme se décline en trois points : la sécurité, la sécurité et la sécurité !".

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Quand on est candidat, on doit toujours s’attendre à être battu. Mais là, ce n’était pas être battu. C’était être quasiment laminé, dispersé façon puzzle (comme disait un ami), avec ses quelque 12 787 voix au premier tour du 20 novembre 2016. On l’appelle désormais Monsieur 0,30% !

Mais Jean-François Copé, qui nourrissait des rêves de grandeur et qui était si sûr qu’il serait élu Président de la République en 2017, est aussi quelqu’un capable d’assumer ses défaites, capable de dire les choses franchement, et capable aussi de supporter les humiliations que la vie politique peut procurer.

Le 20 novembre 2016, les Français ont donc perdu un homme d’État, mais ils ont gagné un humoriste au talent fou. Dont l’autisme introduit la démarche comique. Du grand art et surtout l’espoir d’une grande carrière qui s’ouvre à lui. Loin des urnes.

Un exemple ? Bien sûr. Ce courrier qu’a envoyé Jean-François Copé à ses rares zélateurs de la primaire le 7 décembre 2016. Il lui a fallu une vingtaine de jours pour digérer l’amère défaite, mais il avait déjà rebondi, en faisant campagne pour Alain Juppé au second tour (un adepte, comme lui, des ordonnances), puis, au soir du second tour de la primaire LR le 27 novembre 2016, en offrant sans scrupules ses services à… François Fillon !

Alors, puisqu’il n’a pas eu des millions d’électeurs, personnellement, il fallait bien parler de la forte participation : « Les millions d'électeurs qui se sont déplacés ont dit très clairement leur désir d'une droite assumée qui porte des réformes radicales, qui revendique son amour de la patrie et qui lutte sans concession contre la délinquance, l'intégrisme islamiste et l'immigration illégale. ».

Ce qui lui a permis d’en déduire en beauté sur son avenir politique : « En bref, si je suis très loin d'avoir emporté la primaire, je crois cependant pouvoir dire que nous avons gagné la bataille des idées et de la constance. » !

Il a évidemment repris son laïus sur les changements de veste successifs (très apprécié par son public) : « Comme vous le savez, j'avais soutenu pour le second tour Alain Juppé car il défendait la méthode de gouvernance par ordonnances que j'avais placée au cœur de ma propre campagne. Mais j'ai dit, dès l'issue finale du scrutin, que je me rangeais désormais à fond derrière François Fillon. ».

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On ne change pas une équipe qui perd ! Jean-François Copé a ainsi conclu sa lettre de remerciement : « Vous me connaissez, vous savez que je ne renonce jamais. Vous savez ma détermination. Vous savez que mon désir de servir la France est inextinguible. À la place qui sera la mienne, dans les mois à venir, je vais continuer à porter la ligne de la droite décomplexée. ».

Quand un homme politique n’est plus dangereux, il devient un objet de curiosité. C’est peut-être ce qui a trompé Ségolène Royal quand elle a énuméré les vertus supposées de Fidel Castro. Elle croyait que le régime castriste n’était plus dangereux…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (11 janvier 2017)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Jean-François Copé reconverti en clown inextinguible.
Second tour de la primaire LR du 27 novembre 2016.
Premier tour de la primaire LR du 20 novembre 2016.
Jean-François Copé, le boulanger décomplexé de Meaux.
La copéisation de l’UMP.
Jean-François Copé vaguement élu à la tête de l’UMP.
Choc de rivalité entre Copé et Fillon.
L’ambitieux Jean-François Copé.
Fillon vs Copé.
Le débat télévisé entre Copé et Fillon (25 octobre 2012).
Débat Copé vs Mélenchon (17 novembre 2011).

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http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20161207-jean-francois-cope.html

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/jean-francois-cope-reconverti-en-187370

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2017/01/11/34663761.html



 

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 06:35

« L’élection présidentielle est un moment formidable de rencontres avec les gens. En fait, c’est le seul moment en politique où l’on vous écoute vraiment. C’est le moment où des millions de gens viennent dans le secret de l’isoloir, ayant réfléchi en conscience et interrogé leurs idées et attentes, peut-être même le côté affectif de ce qu’ils sont, mettre votre nom dans une urne. (…) C’est un moment de rencontre extraordinaire avec la France, quelque chose de profondément passionnant. » (François Bayrou, LCI le 3 janvier 2017).



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À trois mois et demi du premier tour de l’élection présidentielle, la cristallisation des intentions de vote est en train de se faire. La primaire socialiste a été organisée bien trop tardivement pour permettre au candidat qui sera désigné le 29 janvier 2017 de faire une campagne cohérente et audible. L’identité du candidat socialiste fait partie des deux dernières inconnues des candidatures présidentielles, avec l’incertitude de la (quatrième) candidature de François Bayrou.

Cela faisait deux ans que les responsables politiques et les journalistes considéraient comme un acquis la présence de Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle de 2017. Pourtant, les exemples récents sont nombreux sur l’incapacité des sondages à prédire l’avenir. Ils ne sont que des photographies très furtives, très figées d’une "opinion publique" qui évolue sans cesse. Une incapacité heureuse puisque cela veut dire que la décision finale se trouve bien dans l’urne et pas dans les sondages.

Et le pire n’est jamais certain ! Pour la première fois, un sondage a donné la possibilité d’une éviction de Marine Le Pen du second tour au profit de l’ancien ministre Emmanuel Macron dont le début de campagne semble produire ses effets (j’y reviendrai). Ce sondage, réalisé les 3 et 4 janvier 2017 par l’institut Elabe pour "Les Échos" et Radio Classique et publié le 5 janvier 2017 (on peut télécharger l’enquête complète ici), a évoqué la possibilité d’un second tour entre François Fillon et Emmanuel Macron.

Rappelons évidemment que ce n’est qu’un sondage et qu’il n’est intéressant que dans ses valeurs relatives, c’est-à-dire, dans les évolutions, pour un même institut de sondages et donc, avec les mêmes méthodes, entre deux instants différents.

Par ailleurs, il faut prendre aussi en compte l’intervalle d’incertitude, et dans les sondages réalisés par les instituts français, cet intervalle est généralement très important pour des raisons de coûts : l’échantillon est particulièrement faible, environ 1 000 personnes sondées au départ (995 exactement pour le sondage cité), mais qui tombe à 600-700 personnes pour celles qui répondent réellement et donnent leur intention de vote.

Ce qui fait apprendre, en lisant attentivement la notice explicative (en tout petit), que pour un résultat donné à 25% d’intentions de vote, l’intervalle d’erreur est de 6,4% ! Cela signifie qu’il y a 95% de probabilité pour que la valeur réelle soit située entre 21,8% et 28,2% ! Quand trois candidats se situeraient à 22%, 24% et 26%, cela voudrait dire que les résultats pourraient être inversés.

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C’est pour cela qu’il faut garder à l’esprit cette extrême prudence dans l’analyse qui suit et que seuls comptent les évolutions, toutes choses égales par ailleurs.

En raison des deux inconnues (candidat socialiste et François Bayrou), le sondage a proposé huit hypothèses. Quatre possibilités pour le nom du candidat socialiste : Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Vincent Peillon. Rien donc sur Sylvia Pinel, François de Rugy ni Jean-Luc Bennahmias dont la notoriété respective est assez faible. Et pour chaque cas du candidat socialiste, la configuration avec ou sans François Bayrou.

Le premier des constats est assez intéressant : quelles que soient les hypothèses retenues, le score de Jean-Luc Mélenchon ne varierait pas beaucoup, autour de 13%-14%. L’absence de François Bayrou lui donnerait 1% de plus globalement et il ferait son meilleur score avec Vincent Peillon.

De même, la performance de Marine Le Pen resterait aussi invariante, autour de 22%-23% (on est loin des 30% des sondages de l’an dernier).

Les intentions de vote pour François Fillon ne changeraient pas beaucoup non plus en alternant les candidats socialistes. En revanche, elles seraient 2% supérieures en cas d’absence de François Bayrou. Ces 2% pourraient faire la différence pour se trouver en tête du premier tour.

Dans l’hypothèse de sa présence, François Bayrou aussi resterait stable en fonction du candidat socialiste, autour de 7%-8%. Ce qui resterait de toute façon très faible pour un candidat qui était monté jusqu’à 18,6% des voix en 2007. Ce serait presque un retour au niveau de 2002 (6,8% des voix).

Marine Le Pen et François Fillon auraient actuellement quasiment le même poids électoral, avec un léger avantage pour François Fillon. Cependant, la performance de Marine Le Pen, qui dans l’absolu varierait peu dans chacune des hypothèses, serait modifiée en relatif selon ces mêmes hypothèses : l’écart entre les deux candidats fluctuerait entre 1% et 4%, ce qui reste peu significatif (il faut se souvenir de l’intervalle d’erreur, de l’ordre de 8%).

Les "petits" candidats testés (Philippe Poutou, Nathalie Arthaud, Yannick Jadot et Nicolas Dupont-Aignan) resteraient également insensibles aux changements d’hypothèse.

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Les évolutions les plus notables portent très logiquement sur le candidat socialiste et, en ricochet, sur Emmanuel Macron dont la réussite va donc probablement dépendre de la configuration finale.

Le candidat socialiste ferait, dans tous les cas, un score ridicule quand on songe qu’il est issu du même parti que le Président de la République sortant : en cinquième, voire en sixième place en cas de candidature de François Bayrou ! Évidemment, on peut imaginer que ce serait un score "plancher" dans la mesure où le candidat socialiste n’aurait pas encore démarré sa campagne et sa désignation dans une primaire (en fonction aussi de la participation) lui apporterait forcément un bond significatif.

Dans les quatre hypothèses socialistes, il semblerait que les capacités électorales de Vincent Peillon soient particulièrement misérables (il ne dépasserait pas 3% !), que celles d’Arnaud Montebourg et de Benoît Hamon soient équivalentes, autour de 6%-7% (Arnaud Montebourg irait jusqu’à 9% sans présence de François Bayrou). Enfin, Manuel Valls, parce qu’il a l’expérience de Matignon et une forte personnalité, resterait le meilleur candidat possible pour le PS, avec au moins des intentions de vote à deux chiffres (12%-13%).

Manuel Valls serait sans doute le candidat socialiste le plus dangereux pour Jean-Luc Mélenchon car ils seraient aujourd’hui, tous les deux, à peu près au même niveau. Tandis que les candidats socialistes supposés de l’aile gauche (et pourtant anciens ministres de Manuel Valls) feraient "doublons" avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon qui, lui, semble plus en mesure de rassembler cette partie de l’électorat.

Les intentions de vote pour Emmanuel Macron seraient tributaires de deux autres candidats : l’hypothèse la pire pour Emmanuel Macron serait la présence de Manuel Valls et de François Bayrou, car ils seraient trois à cibler un électorat de centre gauche (dans ce cas, Emmanuel Macron ferait "seulement" 16% des sondés, talonné par Jean-Luc Mélenchon). J’ai écrit "seulement", mais 16% pour Emmanuel Macron dans le cas le plus réduit, c’est déjà pas si mal dans l’échéance majeure de la vie politique pour un inconnu du grand public il y a trois ans.

Dans les hypothèses qui lui seraient le plus favorable, c’est-à-dire sans Manuel Valls ni François Bayrou, Emmanuel Macron pourrait cartonner jusqu’à 24%, talonnant voire dépassant, selon les cas, Marine Le Pen !

Ce sondage révèle une certitude : c’est que la bulle Macron n’a toujours pas éclaté. Cela ne voudrait pas dire qu’elle n’éclaterait pas avant la fin de la campagne. Il faut se rappeler que la bulle Juppé était restée forte pendant deux ans et Alain Juppé n’a dévissé qu’une semaine avant le premier tour de la primaire LR. Ce sera en début février 2017, quand le candidat du PS sera connu, que les évolutions des intentions de vote en faveur d’Emmanuel Macron seront instructives à observer : si le candidat socialiste parvient à se dynamiser, fort de sa légitimité de la primaire, il le fera nécessairement sur le dos non seulement d’Emmanuel Macron mais aussi de Jean-Luc Mélenchon.

Paradoxalement, l’enjeu de la primaire socialiste se place également à droite et à l’extrême droite. L’intérêt de François Fillon et celui de Marine Le Pen seraient de favoriser la candidature de Manuel Valls qui permettraient, par son effet doublon, de brider la candidature d’Emmanuel Macron et d’en réduire la menace au second tour. En revanche, aucun des deux n’auraient intérêt à impliquer leurs sympathisants dans cette primaire car leur intérêt serait aussi que la participation à la primaire PS soit la plus faible possible.

Marine Le Pen aurait aussi intérêt à la candidature de François Bayrou pour réduire les chances d’Emmanuel Macron. En revanche, François Fillon n’y a pas intérêt car François Bayrou lui ferait perdre quelques pourcents qui seraient essentiels dans la perspective du second tour qui, de toute façon, n’est encore acquis pour personne, pas même François Fillon (Philippe de Villiers a même pronostiqué un second tour Emmanuel Macron vs Marine Le Pen).

Le dernier enseignement de ce sondage, c’est de faire le total des intentions de vote pour les trois candidats "de gauche" : Jean-Luc Mélenchon, le candidat socialiste et Emmanuel Macron. Parce qu’ils peuvent ratisser large (de la gauche "radicale" au centre gauche), ils réussiraient à eux trois une belle performance, rassemblant, selon les hypothèses, entre 39% et 45%, ce qui n’est pas négligeable.

Cela montrerait que, si ces trois candidats pouvaient se mettre d’accord pour une seule candidature (ce qui paraît politiquement invraisemblable tant les démarches de Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron sont éloignées l’une de l’autre), leur représentant pourrait se hisser, malgré quelques déperditions de voix, à la première place au premier tour et être assuré d’être présent au second tour !

En conclusion, il ne faut évidemment pas prendre pour argent comptant les données de ce sondage comme de tous les sondages en général. J’insiste sur la prudence à garder à l’esprit. Ce sondage semble être le premier qui indique assez clairement que la présence de Marine Le Pen au second tour n’est pas certaine, même si elle reste probable, qu’Emmanuel Macron fait une suffisamment bonne campagne pour rassembler désormais un électorat qui paraît maintenant en passe de se cristalliser autour de lui, et que François Fillon a besoin de redynamiser sa campagne pour relever son audience qui reste encore beaucoup trop faible.

Dans tous les cas, c’est le peuple qui fait l’élection, et pas les sondages, et c’est un moment particulièrement "magique", comme l’a dit François Bayrou le 3 janvier 2017 sur LCI (voir citation en tête d’article), car c’est le rare moment où la classe politique cherche à écouter le peuple, et réciproquement. Qu’ils en profitent !


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (10 janvier 2017)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Sondage Elabe du 5 janvier 2017 (document à télécharger).
Janvier 2017, le tournant ?
Le pire n’est jamais certain.
L’élection présidentielle 2017 vue en mai 2016.
François Fillon.
Emmanuel Macron.
François Bayrou.
Marine Le Pen.
Jean-Luc Mélenchon.
Manuel Valls.
François Hollande.
Primaire socialiste.

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http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20170105-sondage.html

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/presidentielle-2017-janvier-le-188400

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2017/01/10/34787637.html


 

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 04:22

Pour la première fois depuis deux ans, un sondage, réalisé par Elabe pour "Les Échos" et Radio Classique et publié le 5 janvier 2017, a présenté un résultat nouveau dans l'évolution des intentions de vote pour le premier tour de l'élection présidentielle française de 2017. Emmanuel Macron obtiendrait la deuxième place au détriment de Marine Le Pen et se trouverait face à François Fillon au second tour. On peut lire la totalité de l'enquête d'opinions qui expose huit hypothèses de candidatures.

Cliquer sur le lien pour télécharger le sondage dans son intégralité (fichier .pdf) :
http://elabe.fr/wp-content/uploads/2017/01/05012017_les_echos_radio_classique_intentions-de-vote-presidentielles_vague_5.pdf

Pour en savoir plus :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20170105-sondage.html

SR

http://rakotoarison.over-blog.com/article-srb-20170105-sondage-elabe.html
 

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 23:26

Dans le cadre de l'élection présidentielle de 2017, je propose le moyen de lire le programme ou ce qui est revendiqué comme tel des candidats à l'élection présidentielle ou à la primaire socialiste de janvier 2017.

Cliquer sur le lien pour télécharger le programme de Sylvia Pinel (fichier .pdf) :
http://www.partiradicaldegauche.fr/wp-content/uploads/2017/01/Projet-SP_final.pdf

Pour en savoir plus :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20170112-primaire-ps.html


SR

http://rakotoarison.over-blog.com/article-srb-20170105-programme-pinel.html

 

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 06:34

« Si j’ai désir de me contredire, je me contredirai sans scrupule : je ne chercherai pas la "cohérence". Mais n’affecterai pas l’incohérence non plus. Il y a par-delà la logique, une sorte de psychologie cachée qui m’importe, ici, davantage. » (André Gide, "Ainsi soit-il", 1952).


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Il aura fallu neuf ans et demi pour ouvrir les yeux. Mieux vaut tard que jamais ? Pas sûr, car les retards économiques ont souvent des conséquences fatales… Il ne s’agit pas ici de faire l’apologie du quinquennat de Nicolas Sarkozy. D’une part, parce que Nicolas Sarkozy n’est plus candidat et semble ne plus être en mesure de revenir un jour dans la vie politique. D’autre part, parce que j’ai voté pour François Bayrou au premier tour tant en 2007 qu’en 2012 et que j’ai considéré que le discours sécuritaire du 30 juillet 2010 à Grenoble avait porté une grave coup à la cohésion nationale.

Pendant tout son quinquennat, Nicolas Sarkozy a été critiqué sur l’une des mesures qui a le plus contribué au maintien du pouvoir d’achat des personnes les plus fragiles depuis plusieurs décennies, à savoir la défiscalisation des heures supplémentaires, qui, il est vrai, était une manière de contourner sans trop le dire les 35 heures qui ont plombé l’économie française depuis le début des années 2000. Arrivant au pouvoir, par dogmatisme et antisarkozysme, François Hollande a immédiatement abrogé cette mesure, tout comme la hausse de la TVA qu’il s’est empressé, l’année suivante, de finalement augmenter (cohérence cohérence…).

Alors, évidemment, il fallait bien ouvrir ses oreilles quand on a entendu Jean-Claude Mailly, adhérent du Parti socialiste mais surtout secrétaire général de la puissante Force ouvrière depuis le 7 février 2004, répondre ce mardi 3 janvier 2017 aux questions de la (ravissante) journaliste Brigitte Boucher, présentatrice de l’émission "Politique matin" sur LCP.

Avec la CGT, Force ouvrière est l’un des syndicats les plus opposés aux politiques sociales des gouvernements depuis une quinzaine d’années, et en particulier, de la politique de Nicolas Sarkozy.

Qu’a-t-il confié modestement, Jean-Claude Mailly, en ce début d’année présidentielle ? Qu’en discutant avec des employés, il a découvert que la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires décidée par François Hollande en été 2012 leur a fait perdre plusieurs dizaines voire centaines d’euros par mois. Il ne s’en rend compte que dix ans plus tard ! Il n’a donc pas hésité à dire qu’il fallait discuter …pour réintroduire cette défiscalisation au programme.

Cela tombait bien puisque quelques heures plus tard, à la Maison de la Chimie, Manuel Valls justement proposait de refaire la défiscalisation des heures supplémentaires alors que le gouvernement dont il était un éminent membre l’avait supprimée.

Dans ce jeu de dupes, François Hollande est évidemment allé bien plus loin le 23 décembre 2015 lorsqu’il a proposé la déchéance de nationalité, reprenant plus que le discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy, jusqu’au programme du Front national.

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Autre sujet pour lequel Jean-Claude Mailly est très sensible (et on le comprend), c’était la sécurité sociale que François Fillon souhaite réformer. Le numéro un de FO a redit son souhait que la sécurité sociale soit financée surtout par les cotisations et pas par l’impôt, avouant qu’il était beaucoup plus difficile de supprimer une cotisation qu’un impôt. Je dis bien "avouer" car il a laissé entendre que les électeurs, le peuple souverain donc, et leurs représentants élus, les parlementaires, ne devraient pas se mêler du financement de la sécurité sociale qui serait censé rester du seul ressort des partenaires sociaux…

Alors que le budget de la sécurité sociale est presque aussi massif que celui de l’État, il est troublant d’imaginer que ces flux financiers n’émanent pas, avant tout, de la souveraineté populaire. Heureusement qu’en 1995, Alain Juppé ait quand même réussi à imposer qu’une loi sur le financement de la sécurité sociale soit discutée chaque année au Parlement !

On comprend donc bien pourquoi Jean-Claude Mailly, par exemple, ne votera pas pour Emmanuel Macron qui propose justement de réduire encore un peu plus la part des cotisations dans le financement de la sécurité sociale et d’augmenter massivement la CSG, impôt collecté par l’État et pas par les partenaires sociaux.

On comprend aussi que l’enjeu de la sécurité sociale, loin d’être l’intérêt général de tous les Français et loin d’être leur santé, est la défense du pré carré des centrales syndicales. La campagne présidentielle sera donc l’occasion de faire des choix en pleine conscience.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (05 janvier 2017)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
François Fillon.
François Hollande.
Nicolas Sarkozy.
Manuel Valls.
Emmanuel Macron.
Primaire socialiste.

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http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20170103-mailly.html

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/jean-claude-mailly-les-heures-188223

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2017/01/05/34765525.html

 

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 06:03

« La solidarité n’est pas une attitude facultative, ce n’est pas une charité collective, c’est une valeur sociale. Et elle exige de nous sa place dans la cité. » (Pape François, le 25 mai 2013).


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Après quelques semaines de silence médiatique, à la suite de sa grande victoire à la primaire de la droite et du centre le 27 novembre 2016, François Fillon a fait son retour dans le débat public le même jour que la présentation des programmes de deux candidats à la primaire socialiste, Manuel Valls et Vincent Peillon. Avant de se rendre, accompagné de Nathalie Kosciusko-Morizet et de Pierre Gattaz, au grand salon de la haute technologie, le Consumer Electronics Show (CES) qui se tient à Las Vegas du 5 au 8 janvier 2017, pour parfaire son image de modernité et de "geek", lui, le traditionnel dans sa personnalité et dans ses attitudes.

L’ancien Premier Ministre François Fillon a été l’invité du journal de 20 heures ce mardi 3 janvier 2017 sur TF1. Une dizaine de minutes pour rappeler qu’il entendait bien peser en janvier sur le débat électoral sans laisser le PS seul occuper les antennes. Il a d’ailleurs annoncé qu’il ferait son premier grand meeting électoral le dimanche 29 janvier 2017 à la Villette, à Paris, le jour même du second tour de la primaire du PS.

Il était interrogé sur les deux aspérités de son programme présenté lors de la primaire LR : la réduction du nombre des fonctionnaires et la réforme de la sécurité sociale.

François Fillon a rappelé d’abord une évidence, notamment en direction de soi-disant souverainistes : l’indépendance de la France est menacée lorsqu’elle a une dette publique de plus de 2 000 milliards d’euros. Cela veut dire que le pays dépend de groupes financiers privés étrangers qui financent cette dette. Or, si ce diagnostic est largement partagé dans la classe politique, il n’est que rarement suivi du remède logique : il faut réduire la dette, en finir avec les déficits publics et donc réduire la voilure de l’État et de la puissance publique en général (collectivités locales en particulier qui ont créé plus d’un million de postes de fonctionnaire dans les dernières décennies). Les dépenses publiques correspondent à 57% du PIB.

C’est parce qu’il souhaite préserver la souveraineté de la France qu’il veut assainir les finances publiques dont le principe structurel du déficit avait été accepté initialement par François Mitterrand puis utilisé par ses successeurs pour des raisons principalement clientélistes.

De même, la nécessité de réformer la sécurité sociale est rarement remise en cause mais la faire est une autre affaire. C’est justement préserver le modèle social français que réformer la sécurité sociale. François Fillon a pointé du doigt l’incapacité de nombreuses personnes à se soigner les dents ou les yeux parce que les lunettes et les prothèses dentaires (peut-être faudrait-il aussi ajouter les prothèses auditives) sont trop mal remboursées et sur des bases complètement fictives et irréalistes. Là encore, l’idée de François Fillon est de dire qu’un rhume anodin peut être pris en charge par le patient lui-même pour permettre de pérenniser l’aide publique à ceux qui ont des maladies graves.

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François Fillon a eu besoin de contre-attaquer sur ces deux sujets car il a été très attaqué lors de la primaire LR puis après sa victoire, des sujets qu’il exposait déjà depuis deux ans, et cela sans remous médiatiques… Il a notamment martelé : « Ma position a été caricaturée de manière scandaleuse. ».

François Fillon a l’habitude de se revendiquer du "gaullisme social", ce qui est une expression sans beaucoup de signification politique (on peut rajouter "social" à tout, même au libéralisme !), une sorte d’étendard, et il a l’habitude aussi de se référer à la figure tutélaire de Philippe Séguin. Une "protection" politique qu’il n’a jamais cessé d’évoquer, lui qui a réalisé les deux grandes réformes des retraites, en 2003 comme Ministre des Affaires sociales et en 2010 comme Premier Ministre.

Il a ainsi montré par l’expérience qu’il savait réformer jusqu’au bout pour sauver le système des retraites : il a même cité François Chérèque, l’ancien secrétaire général de la CFDT qui vient de mourir le 2 janvier 2017, qui avait participé à la concertation pour permettre aux travailleurs aux carrières longues de bénéficier plus tôt de leur retraite.

Comme pour donner un argument d’autorité incontestable, François Fillon s’est prévalu de ses deux références : « Je suis gaulliste et, de surcroît, je suis chrétien. » pour préciser immédiatement : « Je ne prendrai pas de décision contraire au respect de la dignité humaine. ».

Cette petite phrase va sans doute le caractériser pour longtemps pendant cette campagne présidentielle. Elle est même "fondatrice". Si cela peut paraître normal et même banal de ne pas porter atteinte à la dignité humaine (surtout en tant que Président de la République), c’est clair qu’après Jacques Chirac, ce n’était plus une évidence élyséenne et que cela a le mérite surtout de rassurer ceux qui pourraient en douter.

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D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si le même jour, François Fillon a visité un centre Emmaüs dans le 19e arrondissement de Paris, dix ans après la mort de l’Abbé Pierre. Il considère que le système actuel a produit cette dizaine de millions de personnes tombées dans la pauvreté, et qu’il faut le changer "radicalement" pour effacer cette injustice sociale. Et dans l’esprit de François Fillon, la seule priorité qui compte est l’emploi, car sans emploi, pas de capacité de se développer, de s’épanouir par soi-même et en toute indépendance et dignité.

On critique François Fillon en le considérant comme "ultra-libéral" alors qu’il n’y a pas beaucoup de libéralisme économique, justement, dans ses préoccupations qui restent avant tout sociales : son objectif est de faire redémarrer économiquement la France pour atteindre le "plein emploi". On croit depuis quarante ans que ce n’est plus possible et pourtant, l’Allemagne a réussi en dix ans. Publiées le 3 janvier 2017, les statistiques en Allemagne sont élogieuses : il y a seulement 6% de demandeurs d’emploi. La France en compte près du double ! En 2003, l’Allemagne s’était courageusement engagée dans de profondes réformes structurelles qui ont porté leurs fruits en une dizaine d’années. Le budget de l’État allemand est même bénéficiaire, et la balance du commerce extérieur très excédentaire. C’est ce courage politique que François Fillon porte dans cette campagne.

La revendication chrétienne est une première pour un candidat à l’élection présidentielle de premier plan. Tous les prédécesseurs de François Hollande furent plus ou moins chrétiens et plus ou moins pratiquants mais ne l’avaient jamais revendiqué. Cette revendication n’est pas incompatible avec la laïcité qui, au contraire, assure la neutralité de la République et permet la pratique de la religion à tous, donc y compris au Président de la République et à ceux qui aspirent à le devenir.

En assumant clairement son christianisme ainsi que son gaullisme, François Fillon s’inscrit dans une tradition bien particulière, celle du MRP, l’ancien parti des résistants démocrates-chrétiens, dont beaucoup de membres furent également gaullistes, à l’instar de Maurice Schumann (la voix de la France à la BBC), Edmond Michelet et Jean Charbonnel, tiraillés entre leurs inspirations démocrates-chrétiennes et leur fidélité au Général De Gaulle.

C’est un marqueur qui, à l’évidence, peut recentrer le candidat François Fillon souvent décrit comme "conservateur" (pour un promoteur d’une "réforme radicale", il y a plus conservateur !) et comme un "catholique" dans le sens implicitement "intégriste" (ce qu’il n’a jamais été).

Le pape François a dit le 24 novembre 2013 : « Personne ne devrait dire qu’il se tient loin des pauvres parce que ses choix de vie lui font porter davantage attention à d’autres tâches. (…) Même si l’on peut dire en général que la vocation et la mission propre des fidèles laïcs sont la transformation des diverses réalités terrestres pour que toute l’activité humaine soit transformée par l’Évangile, personne ne peut se sentir exempté de la préoccupation pour les pauvres et pour la justice sociale. ».

Alors, François Fillon, candidat des pauvres ? Cela peut paraître étonnant, mais après tout, les candidats (réellement conservateurs) qui refusent obstinément toute transformation en profondeur du système actuel ne peuvent pas vraiment satisfaire les millions de personnes qui en sont actuellement les victimes…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (04 janvier 2017)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
François Fillon, gaulliste et chrétien.
Qu'est-ce que le fillonisme ?
Programme de François Fillon pour 2017 (à télécharger).
Discours de François Fillon à Sablé le 28 août 2016 (texte intégral).
Discours de François Fillon à Paris le 18 novembre 2016 (texte intégral).
François Fillon, pourquoi est-il (encore) candidat en 2016 ?
Débat avec Manuel Valls.
Force républicaine.
Discours du 30 mai 2015 à la Villette.
Philippe Séguin.

_yartiFillon2017010303



http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20170103-fillon.html

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/francois-fillon-gaulliste-et-188196

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2017/01/04/34763023.html

 

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 00:15

Dans le cadre de l'élection présidentielle de 2017, je propose le moyen de lire le programme ou ce qui est revendiqué comme tel des candidats à l'élection présidentielle ou à la primaire socialiste de janvier 2017.

Cliquer sur le lien pour télécharger le programme de Vincent Peillon (fichier .pdf) :
http://www.vp2017.fr/projet.pdf

Pour en savoir plus :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20161207-vincent-peillon.html


SR

http://rakotoarison.over-blog.com/article-srb-20170103-programme-peillon.html

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 00:13

Dans le cadre de l'élection présidentielle de 2017, je propose le moyen de lire le programme ou ce qui est revendiqué comme tel des candidats à l'élection présidentielle ou à la primaire socialiste de janvier 2017.

Cliquer sur le lien pour télécharger le programme de Manuel Valls (fichier .pdf) :
http://manuelvalls.fr/sites/default/files/pdf/Projet-pour-La-France-Manuel-Valls.pdf

Pour en savoir plus :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20161205-valls.html


SR

http://rakotoarison.over-blog.com/article-srb-20170103-programme-valls.html
 

 

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 18:20

Dans le cadre de l'élection présidentielle de 2017, je propose le moyen de lire le programme ou ce qui est revendiqué comme tel des candidats à l'élection présidentielle ou à la primaire socialiste de janvier 2017.

Cliquer sur le lien pour télécharger le site de Jean-Luc Bennahmias :
http://www.jeanlucbennahmias.eu/


SR

http://rakotoarison.over-blog.com/article-srb-20170102-programme-bennahmias.html


 

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 18:17

Dans le cadre de l'élection présidentielle de 2017, je propose le moyen de lire le programme ou ce qui est revendiqué comme tel des candidats à l'élection présidentielle ou à la primaire socialiste de janvier 2017.

Cliquer sur le lien pour télécharger le livre de François de Rugy (fichier .pdf) :
https://www.derugy2017.fr/app/download/10650812393/Ecologie_ou_gauchisme_de_Rugy.pdf?t=1482344379


Pour en savoir plus :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20161019-prepresidentielle2017-AA.html

SR

http://rakotoarison.over-blog.com/article-srb-20170102-programme-de-rugy.html



 

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