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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 00:02

Tous les électeurs français inscrits sur les listes électorales avant le 31 décembre 2015 et ceux qui auront 18 ans avant le 23 avril 2017 peuvent participer à la primaire de la droite et du centre organisée par le parti Les Républicains. Sept candidats : Alain Juppé, François Fillon, Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé, Jean-Frédéric Poisson et Bruno Le Maire. Il faut apporter 2 euros en espèces (faire l'appoint) à chaque tour et signer une charte sur les valeurs républicaines de la droite et du centre.

Pour connaître votre bureau de vote,
Vous pouvez appeler le 0821 20 20 16 tous les jours entre 8 heures et 19 heures
ou cliquer à ce lien :
http://www.primaire2016.org/ou-voter

Cliquer sur le lien pour télécharger les autres documents (fichiers .pdf).

Charte des valeurs républicaines de la droite et du centre :
http://www.primaire2016.org/frontend/pdf/Charte_de_la_primaire_V170516.pdf

Guide électoral de la primaire LR 2016 :
http://www.primaire2016.org/frontend/pdf/guide-electoral-primaire.pdf

Pour en savoir plus :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20161120-prepresidentielle2017-ab.html

SR


 

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 00:14

Les documents de programmes que propose Alain Juppé pour 2017 sont accessible sur Internet.

Cliquer sur le lien pour télécharger le fichier .pdf.

Propositions pour un État fort :
http://etatfort.versunnouveaumonde.fr/images/AJ_Propositions_Etat_fort.pdf

Propositions pour l'emploi :
http://emploi.versunnouveaumonde.fr/images/AJ_Propositions_Emploi.pdf

Livre numérique "De vous à moi, le bonheur d'être français" :
https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/alainjuppe/pages/2215/attachments/original/1473363219/De-vous-a-moi.pdf?1473363219

Analyse du programme d'Alain Juppé :
http://www.seance-publique.com/uploads/Catalogues/notes/33/a56b0f419ca6f2.pdf

Pour en savoir plus :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20161121-juppe.html

SR

 

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 00:10

Le programme de François Fillon est accessible sur son site Internet.

Cliquer sur le lien pour télécharger le fichier .pdf.

Programme de François Fillon (janvier 2016) :
https://www.fillon2017.fr/wp-content/themes/gravida/images/pdf/Manifeste.pdf

Analyse du programme et de l'équipe de François Fillon :
http://www.seance-publique.com/blog/wp-content/uploads/2016/02/Fran%C3%A7ois-Fillon-Faire.pdf

Analyse comparative des programmes de la primaire LR (octobre 2016) :
http://www.ifrap.org/sites/default/files/articles/fichiers/evaluation_des_programmes_economiques_de_la_primaire_de_la_droite_et_du_centre_ifrap_-_octobre_2016.pdf


Pour en savoir plus :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20161122-fillon.html



Note du 4 mars 2017.

Le programme de François Fillon a été complété après la primaire et est désormais lisible en cliquant ce nouveau lien :

http://rakotoarison.over-blog.com/article-srb-20170304-programme-fillon-2017.html


Note du 23 mars 2017 :

La version définitive du projet de François Fillon présentée le 13 mars 2017 est téléchargeable sous forme imprimée à ce lien :

http://rakotoarison.over-blog.com/article-srb-20170313-projet-fillon.html


SR
 

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 22:15

(verbatim)

Discours de François Fillon à Paris le 18 novembre 2016

Mes amis, mes très chers amis,

Il y a dans l’air, comme une étrange fraicheur qui vient traverser les couloirs de cette primaire qu’on nous disait fermée à double tour…

Après des mois de campagne, il se passe quelque chose autour de nous. Comme une vague qui monte.

Je ne me fie pas aux sondages, je me fie aux Français.

Partout en province, les salles étaient pleines. Partout où j’engageais le dialogue, je sentais la volonté de mes compatriotes de construire une vraie alternance.

Et ce soir, vous êtes 4000 dans cette salle et 3000 nous suivent dans des salles voisines. Avec vous je les salue.

Qu’ils me pardonnent, qu’ils m’excusent de ne pas avoir pu pousser les murs de cette enceinte pour que nous puissions être tous ensemble, coude à coude… Nous ne pensions pas être débordés par un tel succès.

7000 citoyens passés sous les radars du microcosme, 7000 forces qui me donnent une force irrésistible.

Certains s’érigent en candidat du peuple.

Je ne prétends rien : le peuple est là !

Trois ans que je suis sur les routes de France, trois ans que je travaille à un projet crédible.

Je n’ai jamais dévié, et malgré les vents contraires, vous n’avez rien lâché. C’est pourquoi je vous dis qu’être parmi vous est bien plus qu’un plaisir, c’est un privilège !

Du fond du cœur, merci. Merci aux milliers de Françaises et de Français qui m’ont interpellé et suivi dans mes déplacements ; merci à tous les élus, militants, bénévoles, membres de la société civile : tous ont été formidables de dévouement dans cette campagne qu’il faut amplifier jusqu’à la dernière minute.

Je suis le pied sur l’accélérateur, mais je vous demande aussi de mettre le turbo partout où votre voix peut être entendue, partout où votre présence peut être utile au bon déroulement des primaires.

Aux internautes, je demande d’envahir les réseaux sociaux, aux militants je demande de tracter, de convaincre…

Dans ce dernier sprint, je ne vous dis pas « aidez-moi », je vous dis « allez encore plus vite que moi, foncez,  balayez les scénarios écrits par d’autres que vous ».

Autour de nous, beaucoup ont pensé, et espèrent encore, que cette primaire serait jouée d’avance.

Ils avaient mis le rouleau compresseur en marche : des mois et des mois que ce rouleau avance, compresse, tente d’aplatir tout ce qui bouge…

Mais, nous sommes un peuple libre, un peuple fier, qui n’aime pas qu’on lui dicte son comportement. Il va falloir compter avec vous, et plus que cela – je vous fais une confidence – nous nous battons pour gagner !

Avec tous les électeurs de la droite et du centre, nous nous battons pour mettre un point final à ce quinquennat d’échecs et, au passage, mettre un terme à toutes ces idées fausses qui depuis 30 ans nous empêchent de moderniser vraiment notre pays.

François Hollande nous laisse une France en dépôt de bilan, économique et moral.

Il n’aura été ni un grand président, ni un président normal, puisqu’il n’aura, tout simplement, jamais vraiment compris ce qu’est « être Président de la République ».

L’honneur comme la sagesse voudrait qu’il renonce à se représenter, mais il ne le fera sans doute pas, convaincu qu’il est, que la démocratie est un jeu à somme nulle. Alors je l’affronterai, lui ou un autre, comme j’affronterai l’extrême droite et son programme démagogique, et nous les vaincrons le moment venu !

Mais la victoire n’est pas une fin en soi.

Nous nous battons pour redresser notre pays. Et ce devoir m’apparaît si urgent, si vital, que sans compromis, j’ai fait de la vérité, fut-elle inconfortable, l’axe de notre sursaut collectif.

Et cette vérité la voici : l’état d’urgence est partout.

Il est contre le totalitarisme islamique qui nous a déclaré la guerre. Il n’y a pas d’autre choix que celui de l’inflexibilité, pas d’autre choix que de s’allier avec tous ceux qui combattent l’Etat Islamique et qui peuvent le détruire.

L’état d’urgence est en Europe, tétanisée par le Brexit et par un manque de leadership et de vision.

L’état d’urgence est chez nous, économique, social, financier, sécuritaire, existentiel aussi car c’est bien notre destin qui se joue entre déclin ou sursaut.

Pas d’échappatoire : nous sommes 66 millions de Français dans un monde de sept milliards d’habitants assoiffés de réussite, et personne ne nous fera de cadeaux, ni Mr Xi Jinping, ni Mr Trump.

Pas de dérobade : avec notre montagne de dettes nous glissons vers la faillite. Le temps du dumping monétaire ne durera pas éternellement.

Chaque point d’augmentation des taux d’intérêts scellera un peu plus notre dépendance à l’égard des marchés financiers, du Qatar et autres fonds de pensions américains.

« La politique française ne se fait pas à la corbeille » s’exclamait le général de Gaulle. Non mon général, mais si rien n’est fait, elle se fera au FMI, à Washington et à Pékin !

Notre seule marge de manœuvre réside dans notre capacité à travailler plus, à travailler tous, à dépenser moins et à nous saisir de toutes les potentialités économiques qu’ouvrent les technologies et les ruptures scientifiques dont l’esprit français est capable.

Devant l’urgence pas de ruse.

L’élection présidentielle de 2017 ne peut pas être celle de la revanche, elle ne peut pas être celle d’une alternance classique : elle doit être le point de départ d’un peuple qui, par tous ses instincts de vie, se met à l’offensive et à l’action.

Je ne parle pas de réformes, j’en appelle à une transformation économique et sociale.

Je suis celui qui propose les solutions les plus cohérentes, les plus radicales, celui qui s’adresse directement aux Français, à leur lucidité, à leur courage.

Je laisse Mr Hollande à ses problèmes, je laisse Mr Bayrou là où il est, je laisse Mme Le Pen à ses roses bleues, je laisse Mr Macron à son plan de com…

Je ne fais pas dans la pêche électorale et les combinaisons.

Moi, je trace mon sillon avec mon projet !

Je vais vers tous les Français pour les entendre et les convaincre qu’on peut s’en sortir.

Agriculteurs, médecins, enseignants, policiers, artisans, entrepreneurs, et tant d’autres encore : je me suis nourri de leurs paroles. J’ai ressenti leur peur du déclassement, leur rage de voir notre pays paralysé.

Je suis porté par leur énergie, leur désir de justice.

Je veux incarner l’orgueil d’une nation qui ne se laisse pas abattre.

Je veux être leur porte-voix dans un monde qui a besoin de la France.

C’est mon combat, et je viens vers vous, porté par la confiance que fait naître en moi cette incroyable aventure d’un pays qui par sa bravoure, sa culture, son goût du progrès, a réussi à se placer parmi les cinq plus grandes puissances du monde.

Nous sommes les héritiers d’une Nation bâtie par des femmes et des hommes qui ont travaillé sans relâche, et tout nous commande de faire aussi bien qu’eux.

Cette nation de paysans, de châteaux et de sans-culottes, cette nation fille de la chrétienté et fille de l’esprit des lumières est montée sur les barricades pour la justice, s’est sacrifiée pour son indépendance afin que le peuple français soit toujours libre de dire « je suis là et j’exige le respect ».

Exigez ce respect !

Exigez-le de toutes vos forces, et assumons, ensemble, les efforts qu’il réclame.

Nous avons 2000 ans d’épopée derrière nous et nous allons faire en sorte que cette épopée ne s’arrête pas maintenant.

Je suis gaulliste et je n’oublie rien de Philippe Séguin.

Le combat pour la souveraineté nationale, je le poursuis, avec mes idées, avec mon tempérament, avec ce monde qui change, mais toujours pour la grandeur d’une espérance française.

Au plus profond de moi, il y a une conviction intime que je vous livre : on ne dirige pas la France sans avoir conscience de tenir entre ses mains quelque chose de sacré, quelque chose qui dans dix ans doit être, pour vous et nos enfants, une source d’ardeur et de fierté.

François Hollande a abimé la fonction présidentielle. La présidence des faits divers et des messes basses ne sera pas la mienne. Il n’y a pas d’autorité sans prestige, sans une certaine dignité et une intégrité certaine.

Si j’avais l’honneur de présider notre pays, je me sentirais dépositaire d’une mission qui commande tous les services, toute l’exemplarité qui sied à cette charge, et surtout, tous les actes nécessaires à l’intérêt supérieur des Français et de leur patrie.

C’est ma conception de mon devoir et le sens de ma campagne.

Si tel n’était pas le cas, je ne viendrais pas au-devant de vous avec un projet aussi tranché, aussi peu politicien, un projet qui propose la fin des 35h, la baisse drastique du nombre de fonctionnaires et 100 milliards d’économie.

Oui, si le sens du devoir n’était pas en moi, je vous promettrais n’importe quoi, à n’importe quel prix, et si possible sans efforts…

C‘est parait-il ainsi qu’on achète le vote des Français, mais c’est aussi, à grands coups d’illusions et de demi mesures, qu’on achèvera un jour la France.

Mon diagnostic est sans concession parce que je veux nous donner tous les moyens de la réaction.

Je regarde l’avenir et juge lucidement le passé, et m’en sens pour partie comptable, car celui qui ne fait pas l’inventaire n’a aucune chance d’inventer un autre futur.

Je fus Chef du gouvernement, chef d’une majorité parlementaire que j’ai dirigée et qui ne m’a jamais fait défaut : je ne renie rien, je fus plus que loyal, autrement plus loyal que tous ces ministres socialistes qui prennent la poudre d’escampette, mais je veux changer ce que j’ai vu, et surtout faire ce qui doit être fait pour relancer notre pays dont les atouts sont immenses.

La France – c’est là ma certitude et mon but – peut effectuer son retournement en deux ans, se redresser en cinq ans, et d’ici dix ans, elle peut être la première puissance européenne.

C’est ainsi que je suis, et c’est pour tout cela, mes amis, que je suis candidat à l’élection présidentielle.

Dimanche, dans deux jours, tout commence vraiment.

Dimanche, des centaines et des centaines de milliers d’électeurs vont envahir les bureaux de vote et ce que j’ai entendu sur le terrain me laisse entendre qu’il va y avoir une surprise.

Une large majorité de nos concitoyens ne veut pas rééditer le match de 2012. Non, pas de film à l’envers ! Et puis, jamais je n’ai senti notre électorat aussi lucide sur nos blocages, aussi prêt à des mesures franches.

Quels sont les vrais enjeux de cette primaire ?

Il ne s’agit pas d’élire le président d’un parti. Il ne s’agit même pas de désigner le champion de la droite, qui appartiendrait à la droite et à elle seule. Et il ne s’agit évidemment pas de voter en contre : accordez-moi qu’il serait bien court de vouloir Alain Juppé pour ne pas avoir Nicolas Sarkozy et Nicolas Sarkozy pour ne pas avoir François Bayrou.

Cette primaire est une primaire pour la France puisque son résultat commandera l’issue de la prochaine présidentielle et le sort des cinq années à venir qui seront décisives pour le pays.

Les électeurs ont donc une haute responsabilité : celle de choisir un vrai projet, un projet solide pour le pays, et celle de choisir un candidat digne de confiance, capable de fédérer au-delà de nos propres rangs.

Quelle est la personnalité qui veut transformer le pays et qui peut rassembler ? Et plus encore, quelle est la personnalité qui transformera, rassemblera et garantira l’autorité de l’Etat et l’image de la France ?

Trois questions… mais il faut une réponse ! Et de votre réponse, surgira l’homme ou la femme qui se trouvera dans 6 mois à l’Elysée.

C’est aux Français, et à eux seuls, d’apporter la réponse en leur âme et conscience. Je n’ai qu’un conseil à leur donner : n’ayez pas peur, ne vous laissez pas impressionner, plantez dans cette élection vos propres convictions, votre certitude intime.

Tous les candidats ont leurs qualités, tous ont de l’expérience.

Mais tous ne font pas de la politique de la même façon, tous n’ont pas le même programme, tous n’ont pas la même vision.

Vous connaissez mes lignes de force.

D’abord, un diagnostic qui ne laisse aucune place au conservatisme.

6 millions de chômeurs ; 2200 milliards de dettes ; des quartiers déglingués par la délinquance, la drogue et le chômage ; des cités interdites à la Police ; des campagnes abandonnées ; des classes moyennes et des familles qui n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois ; les plus beaux actifs de la France rachetés par l’étranger ; l’intégrisme qui submerge les musulmans de France et les votes extrémistes qui gangrènent notre société : on ne tiendra pas longtemps comme cela.

Lorsque je dis que le cœur du mal français relève d’un moteur économique en sous-régime, incapable de créer de la croissance et de soutenir le pouvoir d’achat, lorsque je dis que le plein emploi est une priorité vitale qui réclame toutes les ruptures, lorsque que je répète que la faillite nous guette, bref, lorsque j’affirme qu’il faut casser la baraque pour la reconstruire autrement, on me rétorque que je vais trop loin…

J’entends Alain Juppé dire que la réduction de 8% des emplois publics en 5 ans serait impossible et le retour des 39 heures pour les fonctionnaires trop risqué.

Je lui réponds que cette critique signe son impuissance et justifie ma candidature.  Si on ne peut rien faire pour éviter la faillite et combattre la bureaucratie qui enferme les Français alors mieux vaut rester chez soi.

J’entends Nicolas Sarkozy dénoncer les 35 heures pour aussitôt les cristalliser à tout jamais avec la défiscalisation des heures supplémentaires qui rendrait illusoire toute négociation dans les entreprises pour augmenter le temps de travail, promettre de baisser tous les impôts et dénoncer la TVA sociale avec les mêmes arguments dont usaient la gauche quand nous nous étions enfin décidés à la mettre en œuvre.

On défiscalise à tout va, on promet aux Français qu’on s’en sortira en travaillant moins que les autres et sans remettre réellement en cause l’organisation et la dimension de la puissance publique.

C’est tout le contraire de ma démarche. Moi, je cible mes priorités : 40 milliards pour la baisse des charges des entreprises et l’emploi avec en appui une augmentation de deux points de la TVA, 10 milliards d’allègements sociaux et fiscaux en soutien aux familles et aux classes moyennes, sauvetage des régimes sociaux avec augmentation du temps de travail et dégressivité des allocations chômage, 100 milliards de réduction des déficits publics avec baisse des effectifs et des dépenses.

Non, je ne vais pas trop loin lorsque je dis qu’il faut se donner les moyens du redressement. Je suis dans le vif du problème français.

« Laissez-nous travailler, laissez-nous réussir, qu’on nous fiche la paix », voilà ce que m’ont dit les milliers de Français que j’ai rencontrés depuis trois ans pour bâtir mon projet.

Notre peuple n’est pas fatigué, c’est le système qui est complètement usé, avec cette incroyable accumulation de règles, de normes, de soupçons qui vampirisent les volontés.

La bureaucratie a envahi nos vies.

Tout est encadré, nivelé, passé à la moulinette d’une logique pernicieuse : mieux vaut la paperasse que l’audace, mieux vaut le chômage et les 3000 pages du code du travail que l’assouplissement de l’emploi, mieux vaut le diktat syndical que le référendum d’entreprise, mieux vaut un champ en jachère que quelques arpents non déclarés, mieux vaut les écrous administratifs que la responsabilité, mieux vaut une circulaire qu’une initiative…

Eh bien non : mieux vaut le risque d’oser que l’uniformité dans la médiocrité. Voilà ce que je crois et voilà ce que m’ont dit tous les salariés et agents publics.

C’est ce système que je veux changer en redonnant au pays sa liberté !

Cela me fait sourire lorsqu’on me colle l’étiquette de libéral, comme on peignait, au moyen-âge, des croix sur les portes des lépreux… Je n’ai pas lu toute l’œuvre de Raymond Aron, et, c’est vrai, je n’ai jamais aimé Marx.

Je suis un pragmatique.

Parmi mes concurrents, je suis celui qui assume vraiment la première valeur de notre devise républicaine. Et d’ailleurs, si cette valeur de la liberté n’est pas en nous, si elle n’est pas portée par la droite, alors qui la portera ?

Les socialistes, qui de tout temps ont préféré l’égalitarisme mou ? L’extrême droite, dont le projet économique est un copier-coller de celui de l’extrême gauche ?

Tous les pays autour de nous qui ont réussi à relancer leur croissance et l’emploi ont utilisé le levier de la liberté. Tous ceux qui ont échoué, ont échoué pour avoir préféré l’uniformité.

Ah la liberté ! Elle qu’on oppose stupidement à l’égalité alors qu’il existe en chaque être humain une singularité qui ne demande qu’à briller.

Justice, oui justice doit être rendue aux femmes et aux hommes de notre pays qui veulent être debout et non assistés ; oui, justice doit être rendue à ceux qui veulent agir et non pas être pilotés comme des robots.

N’en déplaise à ceux qui pensent que le bonheur est de marcher à genoux, c’est la liberté qui est le meilleur carburant des sociétés vivantes ; c’est la liberté qui créera des initiatives et des emplois ; c’est la liberté qui relancera l’ascenseur social aujourd’hui bloqué dans le sous-sol de ce système qui vous explique depuis trop longtemps qu’il vaut mieux l’ombre pour tous que la lumière pour ceux qui veulent en sortir.

Conservateurs de tout poil, socialistes bureaucrates, corporatistes en chef, évidemment, ces gens-là craignent la liberté parce qu’ils ne la contrôlent pas !

Mais croyez-moi, les jeunes n’ont pas peur de la liberté. Ils n’ont que rage pour cet immobilisme poussiéreux qui les englue et les pousse à tenter l’aventure ailleurs.

Les chômeurs n’ont pas peur de la liberté. Ils ont peur de rester au chômage.

Les familles et les adolescents méritants des campagnes oubliées, des périphéries délaissées, n’ont pas peur de la liberté. Ils ont peur d’être enfermés dans le ghetto de l’échec.

L’autoentrepreneur, l’artisan, le jeune agriculteur, eux qui s’endettent et se lancent, ils n’ont pas peur de la liberté. Ils la réclament à cor et à cris.

Je parle de liberté, oui, et j’en parle pour les sans grade, les sans carnets d’adresse, les oubliés, les déclassés, les humiliés, les courageux, bref, ceux pour qui la liberté est une opportunité de casser le plafond de verre qui fige leur destin !

Pour la liberté, je veux concentrer le code du travail sur ses principes fondamentaux et renvoyer le reste au dialogue social.

Je donnerai aux entreprises et à leurs salariés le pouvoir de négocier pleinement entre eux les heures et les conditions du travail.

Moi je veux vraiment sortir des 35h, pas en sortir entre guillemets, avec des seuils, avec des obligations nouvelles… Je fais le pari de la vraie négociation sociale, dans les entreprises, là où entrepreneurs et salariés savent de quoi ils parlent.

Par la liberté, je donnerai à ceux qui veulent entreprendre le pouvoir de le faire en renforçant le statut des autoentrepreneurs et en créant celui de travailleur indépendant.

Le numérique a rendu possibles de nouvelles façons de travailler que notre jeunesse plébiscite. Ce n’est pas la fin du salariat mais le début d’une nouvelle économie qui va dynamiser les générations à venir.

C’est dès maintenant un potentiel d’un million d’emplois nouveaux.

Par la liberté, je donnerai à nos établissements scolaires la possibilité de mieux s’organiser car tous les territoires ne sont pas les mêmes, tous les enfants ne sont pas faits du même moule.

Par la liberté, je donnerai aux investisseurs de France le goût d’investir ici, chez nous, pour nos industries, pour nos emplois. Patriotisme oblige, je préfère supprimer l’ISF que de voir l’économie française sans capitaux, passer sous contrôle étranger.

Par la liberté, je veux nous sortir du chaudron de la précaution et investir massivement dans les sciences, l’innovation et la formation qui sont les clés de l’avenir.

L’intelligence artificielle, le « big data », l’impression 3D, la réalité augmentée, les nanotechnologies, la robotique, les transports automatisés, les progrès de la génétique, les énergies renouvelables : tous ces changements vont nous ouvrir de formidables opportunités. Les cartes de l’économie mondiale sont en train d’être rebattues. Serons-nous de la partie ou allons-nous passer notre tour ?

Lorsque je réclame plus d’espace pour négocier dans nos entreprises, plus de référendums pour écouter les salariés, plus d’autonomie pour ceux qui gèrent nos écoles, plus de facilités pour les autoentrepreneurs, plus d’encouragements pour les fonctionnaires qui veulent prendre des initiatives, c’est parce que les corporatismes, les cloisons syndicales, les idéologies verticales ne résistent plus au désir d’action des Français.

Leur volonté de participer, de se créer des opportunités oblige les pouvoirs à davantage de transparence et moins d’arrogance bureaucratique.

En fin de compte, par la liberté, je redonnerai aux Français le pouvoir de mieux tenir leur existence en main. Et celui qui la tient s’engage doublement pour réussir sa vie : il s’engage pour lui, pour sa famille, pour prouver qu’il existe en lui une flamme incandescente ; et de fil en aiguille, de flamme en flamme, c’est tout un peuple qui se redresse et se met à gagner.

Alors oui, mes amis, liberté à la Liberté.

Mais la liberté sans l’autorité, c’est l’anarchie.

La liberté sans l’autorité, ce sont les zadistes qui tiennent le terrain contre la construction d’un aéroport, malgré cent décisions de justice et un référendum populaire.

La liberté sans l’autorité, c’est la jeune Léonarda et sa famille kosovare narguant un Président de la République, incapable de dire simplement que les lois sont les lois.

La liberté sans l’autorité, c’est ce père de famille qui gagne dix fois moins que le dealer qui trafique au pied de son immeuble.

La liberté sans l’autorité, ce sont nos policiers attaqués aux cocktails Molotov.

Il faut mettre les mots sur les actes.

Un criminel n’est pas une victime. C’est un criminel !

Un délinquant n’est pas un mineur qui se cherche. C’est un délinquant !

Daesh n’est pas une marque : c’est l’Etat islamique !

Un djihadiste n’est pas un « déséquilibré » : c’est un terroriste !

Je veux rétablir l’autorité de l’Etat, l’autorité de la loi, la nécessité de l’ordre.

La sécurité doit être partout et pour tous, avec des forces de l’ordre modernisées et une Justice ferme et rapide.

Que demandent nos policiers et gendarmes ? D’abord des moyens d’action performants.

Nos forces de sécurité sont sous-équipées, et elles le sont notamment sur tout ce qui relève des nouvelles technologies pour cerner et pour chasser la délinquance.

Nos forces de l’ordre doivent passer plus de temps sur le terrain et moins dans des tâches administratives.

Je veux un grand ministère de la sécurité intérieure, fédérant toutes les forces qui concourent à la sécurité des Français, y compris les services pénitentiaires et les douanes.

Au côté de l’Etat, tous les acteurs qui ont un rôle en matière de sécurité doivent être mobilisés et associés à la lutte contre la délinquance.

La police et la gendarmerie doivent pouvoir se concentrer sur leurs missions et pour ce faire, la tranquillité publique commande de renforcer le rôle des maires et des polices municipales qui sont au plus près des populations.

20.000 policiers municipaux sont sur le terrain. Ils travaillent souvent en harmonie avec nos forces nationales, mais il faut aller beaucoup plus loin.

Ils doivent être armés, ils doivent pouvoir procéder à des contrôles d’identité, ils doivent pouvoir accéder aux fichiers de police.

Polices municipales, sociétés privées de sécurité, mais aussi réservistes doivent être mobilisés car il n’y a pas de vieux policiers, ni de vieux juges, ni de vieux militaires : personne ne doit se sentir inutile au service des Français.


 

Et puis, il faut une justice rapide et ferme.

L’impunité zéro doit être la règle !

Seuls 10 % des délinquants arrêtés et déférés devant la Justice vont en prison et près de 40% des courtes peines qui concernent des actes de petite et moyenne délinquance ne sont pas exécutées.

Notre système judicaire est débordé, d’où sa lenteur, d’où ce sentiment d’impunité.

Je veux rétablir les peines planchers pour les récidivistes.

Un délit : une sanction ! Voilà la règle qui doit être parfaitement claire pour les délinquants.

Cette fermeté retrouvée réclame de reprendre le programme de construction de places de prison interrompu par Hollande et Taubira.

Nous en réaliserons 16000 de plus pour faire de l’impunité zéro une réalité.

La gauche parle beaucoup de solidarité mais elle s’acharne à affaiblir le premier cercle de cette solidarité : la famille.

Je remettrai la famille au cœur de toutes les politiques publiques.

Pour moi la famille c’est une valeur, pas une variable budgétaire et encore moins un sujet d’expérimentations sociétales hasardeuses. La famille c’est l’espace de la tendresse, de l’enfance, de la solidarité intergénérationnelle.

Je rétablirai l’universalité des allocations familiales et porterai le quotient familial à 3000 euros par demi-part. Comme je l’ai toujours dit et comme je fais ce que je dis, nous réécrirons le droit de la filiation pour protéger les droits de l’enfant mis à mal par le mariage pour tous.

L’accès à des soins de qualité pour tous est une exigence démocratique. Je veux remettre la médecine libérale au cœur de notre système de santé. Je veux débureaucratiser la santé, rémunérer à leur juste valeur les médecins et les personnels soignants, lutter contre les déserts médicaux, multiplier les maisons de santé, donner de l’autonomie aux hôpitaux et rendre la place qui leur revient aux établissements privés qui contribuent puissamment à l’offre de soins.

Et puis, il y a l’Ecole.

Pour nos enfants, je veux l’excellence, pas cette langue de bois qui nous dit que tout va bien.

Deux millions de jeunes ne sont ni à l ‘école, ni dans une formation, ni dans un emploi. Deux millions de jeunes Français dans la rue, exclus de notre société, condamnés pour une majorité d’entre eux à toucher le RSA toute leur vie.

Et on refuse de remettre en cause notre système éducatif. On refuse toutes les réformes les unes après les autres ! C’est un crime contre la jeunesse.

La compétence et le dévouement des enseignants ne sont pas en cause. C’est la démission de l’Etat devant les syndicats, la dictature d’une caste de pédagogistes prétentieux et des réseaux de pouvoirs au sein de l’éducation nationale qui est responsable du désastre.

Je veux une école primaire qui transmette les valeurs et les savoirs fondamentaux.

Je veux une école du respect symbolisée par le port de l’uniforme scolaire.

Je propose de commencer la scolarité obligatoire à cinq ans, pour donner une année de plus à l’apprentissage de la lecture.

Je veux que l’alternance et l’apprentissage deviennent les voies principales de formation et d’accès à l’emploi, et pour cela je propose de fusionner les lycées professionnels et les centres de formation d’apprentis qui seront placés sous l’autorité des régions et des branches professionnelles.

Je veux que les familles soient placées devant leur responsabilité éducative et sanctionnées quand elles se montrent incapables de faire rentrer leurs enfants le soir à la maison et de les envoyer le matin à l’école.

Je propose de revoir l’enseignement de l’histoire à l’école primaire afin que les maîtres ne soient plus obligés d’apprendre aux enfants « à comprendre que le passé est source d’interrogations ».

Faire douter de notre histoire : cette instruction est honteuse !

Ces derniers mois, on parle beaucoup de la République. C’est abstrait. Moi, je dis la « République française » !

Quelles que soient nos religions, nos origines, dans la République française on est tous pour la France et la France est pour tous.

Notre nation n’est pas une addition de communautés, de ghettos et de clans, c’est une nation qui a une identité, une culture, un drapeau.

L’immigration sans intégration, sans assimilation, doit être stoppée.

Dans la République française, les étrangers ont des devoirs avant de réclamer tous les droits. C’est une question d’unité nationale mais aussi de courtoisie car le dernier arrivé dans la demeure ne doit pas se croire maître chez les autres.

Il faut réduire l’immigration à son strict minimum, en l’organisant par quotas, en fonction de nos besoins économiques et de nos capacités d’intégration.

Il faut conditionner les aides sociales à une durée de résidence en France d’au moins deux ans ; il faut préciser à ceux que nous avons choisi d’accueillir ce que nous exigeons d’eux : un travail, la volonté de s’approprier notre langue, nos coutumes et nos règles communes.

Pour les vrais réfugiés politiques, la générosité française doit répondre présente. C’est une question d’honneur. Pour les clandestins, tout sera fait pour leur retour au pays par une politique inflexible d’expulsion des migrants en situation irrégulière.

Je veux conditionner l’aide au développement à la coopération des états d’origine au retour de leurs ressortissants.

Disons les choses, l’Islam radical est en train de gangréner une partie de nos concitoyens musulmans. Cet Islam radical nous défie, il défie nos valeurs communes. Je ne laisserai pas faire.

Je veux un strict contrôle administratif du culte musulman tant que son ancrage dans la République ne sera pas achevé.

Je veux la dissolution immédiate de tous les mouvements qui se réclament du « salafisme » ou des frères musulmans et la clarification de nos relations avec l’Arabie saoudite et le Qatar qui abritent les penseurs de l’Islam radical et les sinistres promoteurs du « burkini ».

Moi je ne parle pas de lutte contre les communautarismes pour ne pas nommer le problème que nous avons avec l’Islam radical. Le catholicisme, le protestantisme, le judaïsme ne dénoncent pas les valeurs de la République.

Cessons donc de faire croire qu’il faut durcir les règles de la laïcité au prix d’atteintes inacceptables à la liberté religieuse alors que seule la poussée intégriste qui enflamme le monde musulman est une menace pour notre société.

Depuis longtemps, je dis qu’il faut faire face au risque d’une guerre mondiale provoquée par le totalitarisme islamique.

Ce totalitarisme est comparable au nazisme. Il étend son ombre sur des territoires de plus en plus vastes du Sud Est asiatique jusqu’à l’Afrique occidentale.

Il nous faudra beaucoup d’alliés pour gagner cette guerre.

Parmi ces alliés, la Russie que l’on continue à sanctionner alors que c’est l’Etat islamique que nous devrions terrasser tous ensemble.

Plus nous attendons, plus les métastases du totalitarisme islamique s’étendent, plus les réfugiés prennent la mer, plus les Chrétiens d’Orient sont décimés.

Ces Chrétiens du Levant, je suis allé leur apporter mon soutien à plusieurs reprises. Et j’y suis allé parce que si nous, Français, ne sommes pas à leurs côtés, alors personne n’y sera !

Notre diplomatie a multiplié les erreurs. Le prochain Président de la République devra être autrement plus lucide et averti des réalités géopolitiques.

A notre politique étrangère, j’imprimerai une vision qui ne soit pas celle de Saint-Germain-des-Prés, ni celle de Washington qui ne fut pas d’une grande clairvoyance ces dernières années.

L’élection de Donald Trump nourrit beaucoup de commentaires. Les vapeurs de François Hollande et les hourras de Mme Le Pen démontrent que ces gens-là n’ont rien compris aux relations internationales.

Un pays se juge sur ses actes. Et quel soit le Président américain, il est temps pour la France et pour les européens de comprendre qu’être l’ami des Etats Unis, n’est pas être son vassal.

Notre relation avec la Russie devra être revue. La personnalité de son président n’est pas la question.

La Russie est une puissance européenne qui compte. C’est un acteur incontournable dans la résolution des conflits de ce monde. Il est temps d’enrayer ce retour pernicieux de la guerre froide qui divise le continent européen.

Dans ce monde dangereux, l’Europe doit se ressaisir, et ce sera la tâche historique du prochain Chef de l’Etat.

Le Brexit vient d’asséner à l’Union européenne un coup qui peut être mortel si nous ne réagissons pas. Je n’ai pas été surpris par ce vote de rejet car quand on oublie les nations, les nations se vengent.

Le rêve d’une Europe fédérale, auquel je n’ai jamais cru, est terminé.

Le système communautaire européen a vécu. Il faut une Europe plus politique, plus efficace, concentrée sur des priorités stratégiques et renvoyons le reste à la compétence des Etats.

Première des priorités, c’est, pour moi, la souveraineté économique de l’Europe dans la mondialisation.

Nous n’avons pas le temps d’attendre que les 27 membres de l’Union se mettent d’accord sur un compromis bancal qui serait immanquablement rejeté par les peuples.

Reprenons la marche en avant de l’unité européenne à partir de la zone euro qui doit se donner les moyens d’être l’une des plus performantes du monde.

Il faut, comme le propose le président Giscard d’Estaing, la doter d’un gouvernement économique piloté par les chefs d’Etats, contrôlé par les parlements nationaux. Il faut un calendrier d’harmonisation de la fiscalité des entreprises, favoriser nos géants industriels, apurer nos dettes.

Seconde priorité : c’est la sécurité européenne.

L’Europe est menacée de disparaître si elle n’est pas l’Europe qui protège. Nous avons besoin d’un nouveau Schengen avec un vrai corps de gardes-frontières et gardes côtes, avec une coopération sans faille entre services de sécurité.

Dans l’attente, la surveillance de nos propres frontières doit être retendue.

Depuis la fin de la guerre froide, l’Europe de la défense n’a rien fait pour prendre son destin en main. Elle continue de s’en remettre aux Etats-Unis.

Ce protectorat n’est ni supportable pour les Etats Unis, ni digne pour nous. Il est surtout de moins en moins efficace.

Dans le respect de la souveraineté des nations, nous devons constituer une alliance de défense européenne qui permette un juste partage des charges.

Pour faire tout cela, il faut un leadership.

L’Europe est un lieu de pouvoir où les nations fortes impriment le rythme aux autres. Lorsque la France est faible elle subit l’Europe ; lorsqu’elle est puissante, elle la conduit.

Le Général de Gaulle disait que l’essentiel, pour jouer un rôle au-delà de ses frontières, « c’est d’exister par soi-même, chez soi ! ». C’est tout l’objet de mon programme.

Ce programme je le mettrai en œuvre avec un gouvernement resserré à 15 ministres compétents, un gouvernement ouvert à des personnalités de la société civile ayant une expertise et une autorité morale incontestables.

Ce gouvernement devra être prêt à agir le premier jour de sa nomination, et pour cela, les textes de loi devront être préparés avant l’élection présidentielle.

Mais la crédibilité du pouvoir n’est pas que technique !

Au sommet de l’Etat, l’intégrité du Président et de ses ministres doit être irréprochable car il n’y a pas d’autorité sans exemplarité.

Les élus sont des personnes à qui le peuple souverain confie provisoirement une part du pouvoir que lui seul détient. Cette confiance, nous devons l’honorer.

L’Etat et son chef ne peuvent pas demander aux Français de se dépasser, ils ne peuvent exiger des citoyens qu’ils respectent les lois, si le soupçon est au cœur de l’Etat. Voilà ce que je crois, et il fallait bien quelqu’un qui se lève pour le dire.

Mes amis,

Je relève avec vous et avec les Français qui voudront bien m’entendre et me suivre, un défi. Un défi original en France : celui de la vérité et d’un changement complet de logiciel.

Ce défi, je le gagnerai si toutes celles et tous ceux qui en ont assez des mensonges, assez du déclin national, se lèvent.

Je m’attaque à une citadelle et je ne pourrai la percer qu’avec l’appui de tous ceux qui veulent, avec moi, enclencher la révolution du bon sens.

Je donne rendez-vous à ceux qui savent que le bonheur est une conquête. Je donne rendez-vous à tous ceux qui ont dans le cœur la fierté d’être français.

J’ai pour ambition de hisser la nation vers le meilleur d’elle-même.

Les obstacles sont là, mais la France possède toutes les qualités pour se reprendre et surprendre le monde.

Rappelons-nous.

18 juin 1940, tout semble perdu, la capitulation et l’occupation nous enchaînent, mais une voix qui vient de Londres réveille les espoirs d’une nation brisée. Sortant de l’ombre, la résistance s’est dressée et c’est elle qui nous invite aujourd’hui à reprendre le flambeau.

L’Histoire n’est pas finie, et je vous le promets, si en 2017 nous prenons fermement les choses en mains, si nous sommes mandatés par les Français d’appliquer un projet sans concession parce que nous aurons eu le courage d’être élus pour cela, alors, je vous le certifie, notre pays ira loin.

Je ne suis pas seul, vous êtes 7000 ce soir, et ils sont des millions, ces Français, prêts à s’élancer.

Je ne vois dans leurs yeux ni lâcheté, ni résignation, mais bien une force qui attend son heure.  Cette force peut être extraordinaire si nous savons la guider vers des changements inédits.

Dites-le autour de vous :

Vous voulez des primaires qui soient vraiment les vôtres ? Alors bousculez-les et emparez-vous d’elles !

Vous voulez la vérité ? Alors entendez celle qui monte de cette salle.

Vous voulez un vrai projet ? Je vous le soumets, je vous le propose, je vous invite à en être les acteurs.

Vous êtes prêts à vous engager pour la France ? Alors engagez-vous pour elle, mobilisez-vous, faites de votre volonté l’étincelle des autres volontés qui sont autour de vous.

Tous les chemins s’ouvrent à un peuple qui marche pour sa fierté et son avenir.

Le 20 novembre, pas d’hésitation, foncez vers la réussite, le progrès, la justice, la grandeur.

Vive la République et vive la France !


François Fillon, le 18 novembre 2016 au Palais des Congrès de Paris.

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 06:44

Dans le bateau, Alain a dû mettre son ciré et François se plaît à détoner. Nicolas mange des frites et se tient prêt. Nathalie essaie de toucher le gouvernail tandis que Jean-François et Jean-Frédéric ont le mal de mer.



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Le troisième débat de la primaire de "Les Républicains" a eu lieu sur France 2 et Europe 1 ce jeudi 17 novembre 2016 réunissant pour la dernière fois sur un plateau de télévision Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, François Fillon, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé, Bruno Le Maire et Jean-Frédéric Poisson. Aux commandes, David Pujadas (France 2) et Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1).

Le contexte fut assez particulier. Cette dernière semaine de campagne du premier tour a connu une accélération exceptionnelle avec la fin d’un duo attendu entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy.

En effet, dans les sondages, François Fillon a fait une progression presque miraculeuse depuis une dizaine de jours, et dans un sondage réalisé par OpinionWay pour Atlantico publié le 16 novembre 2016 (téléchargeable ici), François Fillon dépasserait Nicolas Sarkozy au premier tour et battrait Alain Juppé au second tour. Tout reste donc possible entre ces trois personnalités.

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À cela, est venue s’ajouter, comme par "pollution politique", l’annonce officielle de la candidature de l’ancien ministre socialiste Emmanuel Macron le 16 novembre 2016 à Bobigny. Cet événement qui devait absolument avoir lieu avant une éventuelle déclaration de candidature de François Hollande, est tombé ainsi en pleine incertitude sur l’identité du candidat LR qui sera désigné le 27 novembre 2016. NKM a d'ailleurs demandé aux journalistes de ne pas passer trop de temps sur Emmanuel Macron après avoir fait passer beaucoup de temps lors du deuxième débat sur François Bayrou.

Le débat était particulièrement brouillon et les questions ont fusé un peu sans ordre. Bruno Le Maire, qui n’avait plus rien à perdre après son effondrement dans les sondages, n’a pas hésité à contester Jean-Pierre Elkabbach dont l’arrogance est bien connue (il ne cesse d’interrompre ses interlocuteurs). Le candidat lui a reproché son manque de respect. Il était d’ailleurs amusant de voir Jean-Pierre Elkabbach ironiser sur le "renouveau" de Bruno Le Maire alors qu’on ne peut pas dire que ce journaliste représente lui-même l’avenir du journalisme (il a quand même 79 ans et était déjà très influent durant le septennat de Valéry Giscard d’Estaing !).

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Cependant, la critique la plus grande a été formulée par François Fillon qui, très courtoisement, a exprimé son agacement de voir les journalistes vouloir absolument réduire le temps d’explication sur leur programme politique à chaque sujet et vouloir passer ensuite un quart d’heure à s’invectiver entre eux pour le simple plaisir du spectacle médiatique ! À critiquer le programme de ses concurrents, François Fillon a préféré présenter ses idées sur la santé.

Tous ses autres concurrents étaient du même avis que lui sur le caractère très brouillon de l’émission, ce qui a conféré à François Fillon une certaine autorité : celui qui refusait de rester dans le cadre qu’on voudrait leur imposer. François Fillon avait déjà critiqué le 27 octobre 2016, dans l’émission de David Pujadas, l’idée de terminer par la chronique humoristique de Charline Vanhoenacker, estimant que les journalistes ne devaient pas mélanger l’humour et le sérieux d’un débat politique. Avant ce blâme de François Fillon, Nicolas Sarkozy avait déjà blâmé David Pujadas pour avoir osé lui poser la question sur les récentes déclarations de Ziad Takieddine qui a accusé Nicolas Sarkozy le 15 novembre 2016 sur Mediapart d’avoir reçu de l’argent libyen pour sa campagne de 2007.

Psychologiquement, les candidats étaient dans des dispositions assez différentes des précédents débats en raison de l’incertitude sur le duo final. François Fillon a affiché un sourire très serein et a montré que son travail de fond depuis trois ans et demi avait commencé à porter ses fruits. Alain Juppé, au contraire du deuxième débat, n’affichait plus sa sérénité et était un peu plus sur la défensive. Étrangement, Nicolas Sarkozy semblait plus serein et moins combatif, voyant dans l’irruption de François Fillon dans les sondages un moyen de reprendre le dessus.

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Résultat, Alain Juppé, Jean-françois Copé et Nicolas Sarkozy ont critiqué ouvertement le programme de François Fillon, devenu une nouvelle cible convergente, notamment sur la réduction du nombre de fonctionnaires (complètement irréaliste selon Alain Juppé) et sur l’augmentation du temps de travail chez les fonctionnaires (dans ce cas, il faudrait les augmenter, selon Nicolas Sarkozy).

Nathalie Kosciusko-Morizet a fait preuve de sincérité lorsqu’elle a expliqué, en conclusion, un peu à l’instar de Yannick Jadot, qu’elle savait qu’elle ne serait pas élue le 27 novembre 2016 mais que chaque voix qui se porterait sur son nom signifierait une volonté supplémentaire de véritablement renouveler l’offre politique. Elle a par ailleurs souvent "passé le plat" à Alain Juppé qu’elle soutiendrait probablement au second tour, le cas échéant. Ces deux candidats, en effet, sont les seuls à vouloir apaiser le débat politique et à considérer que la diversité est une richesse et pas une menace. Au contraire de Jean-François Copé qui n’a cessé de revenir à son obsession : la sécurité, la sécurité, la sécurité !

Le début de ce troisième débat a porté sur la politique extérieure de la France, en particulier après l’élection de Donald Trump à la Présidence des États-Unis (le deuxième débat avait eu lieu avant les élections américaines). Je dois reconnaître que la plupart des candidats ont eu des interventions d’une certaine hauteur et qu’il y a eu des réflexions intéressantes à ce sujet.

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Alain Juppé, qui fut deux fois Ministre des Affaires étrangères, a montré qu’il maîtrisait très bien ce thème des relations internationales et qu’il a une vision de l’intérêt de la France. Il a pris acte de l’élection de Donald Trump (au peuple américain de choisir ses dirigeants) mais celle-ci va provoquer, selon lui, trois chocs en France et en Europe : choc commercial (plus grande agressivité commerciale des Américains), choc de défense (les États-Unis vont se désengager de la défense européenne) et choc climatique (remise en cause des accords de Paris à la COP21).

Nathalie Kosciusko-Morizet aussi a montré une vision de la France dans le monde, et étant assez brillante sur la Syrie. Nicolas Sarkozy également, avec quelques différences sur la politique européenne de défense. François Fillon, qui est sans doute le candidat le plus proche de Vladimir Poutine, a mis en garde la France et l’Europe d’une éventuelle réconciliation entre la Russie et les États-Unis qui se ferait sur le dos des Européens. Il a expliqué que Bachar El-Assad serait celui qui défendrait le mieux les chrétiens d’Orient.

Les trois "hommes d’État" (Sarkozy, Juppé, Fillon) sont restés solidaires sur la décision de fermer l’ambassade de France à Damas en 2012 (décision contestée par Bruno Le Maire).

Il y a eu d’autres sujets mais l’Europe serait passée à la "trappe" encore cette (troisième) fois si François Fillon n’avait pas protesté. Idem pour l’environnement avec Nathalie Kosciusko-Morizet.

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Sur la réforme territoriale réalisée par François Hollande de manière très cavalière, Nathalie Kosciusko-Morizet a expliqué qu’elle voulait que les habitants soient consultés pour garder la liberté d’un redécoupage régional éventuel. Quant à Jean-Frédéric Poisson, il a commis l’erreur de parler d’un seul département de la Corse (il y en a deux) mais a revendiqué son expression (très sensible et polémique) de "peuple corse".

Durant tout le débat, Bruno Le Maire a laissé entrevoir qu’il était dépassé par ses propres argumentations programmatiques. Ainsi, il a défendu une baisse de la CSG sans expliquer comment il en assumerait les conséquences, en disant seulement qu’il voudrait supprimer « les dépenses inutiles de santé » (lesquelles ?!) tout en voulant mieux rembourser les prothèses dentaires et les lunettes. De même, il s’est enlisé en voulant supprimer le collège unique pour permettre à tous les enfants de trouver leur voie (mais justement, c’était le seul but du collège unique, car à 11 ans, c’est difficile de vouloir déjà s’orienter !).

Enfin, Bruno Le Maire s’est piégé lui-même à la fin de l’émission en parlant toujours de renouvellement de la classe politique et pour montrer qu’il avait quand même la stature présidentielle, il a rappelé qu’il avait déjà derrière lui de longues années d’expérience (donc, il n’est plus un homme du renouveau !). Il s’était permis, de manière fort peu scientifique et surtout très démagogique, d’ajouter le nombre d’années d’expérience politique des trois principaux candidats (Sarkozy, Juppé, Fillon) pour dire qu’à eux trois, ils avaient un siècle d’ancienneté !

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Les premiers sondages en temps réels ont montré à l’issue de ce troisième débat que François Fillon avait convaincu nettement mieux que ses deux concurrents Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. Cela n’indiquait évidemment pas le résultat du premier tour mais montrait à l’évidence que la candidature de François Fillon est en pleine expansion depuis une semaine au sein non seulement de la population mais aussi des milieux médiatiques et de la "France des journalistes", selon l’expression de Bruno Le Maire qui deviendra probablement une expression que d’autres reprendront.


Tous les électeurs français peuvent voter à la primaire LR

La primaire LR est ouverte à tous les électeurs inscrits sur les listes électorales avant le 31 décembre 2015 et à ceux qui auront 18 ans avant le 23 avril 2017. Le premier tour a lieu ce dimanche 20 novembre 2016 de 8 heures à 19 heures et le second tour le 27 novembre 2016 aux mêmes heures.

10 028 bureaux de vote ont été installés pour accueillir tous les électeurs (pour connaître son bureau de vote). Deux conditions pour pouvoir y participer : signer une charte sur les valeurs républicaines de la droite et du centre et payer 2 euros (en monnaie) à chaque tour de scrutin pour participer aux frais d’organisation. La charte et le guide électoral pour avoir tous les détails sont téléchargeables à ce lien.

L’incertitude est grande entre Alain Juppé, Nicolas Sarkozy et François Fillon, et c’est rassurant car le principe d’une élection : rien n’est jamais joué avant la fermeture des urnes.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (18 novembre 2016)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Tout savoir pour participer à la primaire LR (bureaux de vote, charte, guide électoral).
Sondage OpinionWay pour Atlantico publié le 16 novembre 2016 (à télécharger).
Troisième débat de la primaire LR 2016 (17 novembre 2016).
Deuxième débat de la primaire LR 2016 (3 novembre 2016).
Premier débat de la primaire LR 2016 (13 octobre 2016).
Alain Juppé.
Nicolas Sarkozy.
François Fillon.
Nathalie Kosciusko-Morizet.
Jean-François Copé.
Jean-Frédéric Poisson.
Bruno Le Maire.
L’élection présidentielle 2017.

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http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20161117-primaire-lr.html

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/primaire-lr-2016-le-troisieme-186659

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2016/11/18/34581601.html



 

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 05:56

« Bayrou ? Mais on a intérêt à ce que Bayrou soit candidat ! Regardez les chiffres : au deuxième tour, le tiers de ses électeurs votent pour moi. Et au premier ? Au premier tour, il prend à la gauche ! C’est simple, Bayrou, c’est le Taubira de Hollande ! » (Nicolas Sarkozy, le 4 novembre 2015).


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La campagne de Nicolas Sarkozy s’enfonce. À Neuilly-sur-Seine dont il fut le maire pendant deux décennies, le 7 novembre 2016, il a déclaré : « Si, à la cantine, il y a jambon-frites et que le petit ne mange pas de jambon, il prendra une double ration de frites ! ». Une obsession, une fixation sur l’islam, qu’il semble découvrir.

Comme si un candidat à l’élection présidentielle considérait qu’il n’y avait pas de problème plus important, plus urgent, que de gérer une cantine scolaire ! Un homme qui se targue de vouloir libéraliser l’économie nationale et qui veut dicter jusque dans les assiettes des enfants ce qu’ils mangeraient ? C’est pire que de la planification soviétique ! Au point que le lendemain, même l’adepte du pain au chocolat s’est dit « consterné » par de telles déclarations.

Depuis quelques semaines, la chasse aux centristes est ouverte ! Elle a été ouverte par Nicolas Sarkozy, candidat à la primaire LR, qui compte bien capitaliser sur la haine de François Bayrou provenant des sympathisants de "Les Républicains". Il suffit de prononcer son nom dans une salle pour obtenir mécaniquement des sifflets et des huées.

La raison ? Au-delà d’une détestation réciproque qui date de plus de vingt-cinq ans, il y a ce crime de lèse-majesté d’avoir cru à un gouvernement socialo-centriste avec François Hollande, ancien proche de Jacques Delors. Il avait déjà laissé passer l’occasion en décembre 1994. Du coup, François Bayrou a annoncé qu’il voterait pour François Hollande au second tour de l’élection présidentielle de 2012.

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François Bayrou a eu tort et l’a dit très rapidement. François Hollande, loin de se chercher une majorité pour son social-libéralisme, est resté arc-bouté dans une vision très passéiste du paysage politique en refusant toute alliance avec François Bayrou et en croyant encore à l’anachronique "union de la gauche". Résultat, les éléments centristes de sa majorité se sont esquivés (le dernier en date est Emmanuel Macron) mais également les éléments un peu plus à gauche (Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, qui furent tous les deux ministres pendant quand même deux ans et demi et qui ne sont d’ailleurs pas partis d’eux-mêmes).

François Bayrou a eu tort et s’en est rendu compte très vite, dès lors que François Hollande a usé d’un langage à gauche sans forcément agir à gauche. La posture a parfois plus d’importance que les actes, en politique. Aux élections législatives de juin 2012, le PS et l’UMP s’étaient même ligués contre lui pour le faire échouer dans sa réélection. Ingratitude de François Hollande. Et colère de Nicolas Sarkozy.

Le leader centriste a fait amende honorable depuis plusieurs années, notamment en acceptant le 5 novembre 2013 une alliance avec l’UDI fondée par Jean-Louis Borloo et un retour à des majorités classiques UMP-UDI-MoDem dans les municipalités, conseils départementaux et conseils régionaux. Valérie Pécresse sait par exemple qu’elle n’aurait jamais été élue présidente du conseil régional de l’Île-de-France sans l’appui de ses alliés centristes.

À l’époque des élections régionales de décembre 2015, des militants LR ont même reproché au président de LR des négociations un peu trop favorables aux centristes sur les listes d’union dès le premier tour. Notons d’ailleurs que même Laurent Wauquiez, l’actuel président par intérim de LR, a eu besoin de l’appui du MoDem pour conquérir la présidence du conseil régional de Rhône-Alpes-Auvergne.

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L’équipe de Nicolas Sarkozy a senti que sa campagne, jusqu’à maintenant enlisée, pouvait avantageusement évoluer en tirant sans sommation sur les centristes. C’est assez stupide d’un point de vue électoral car dans tous les cas, il faudra bien rassembler "la droite et le centre" pour faire face aux candidats de l’élection présidentielle de 2017, tant à l’extrême droite qu’à gauche. Mais cela a un but, galvaniser les militants LR. Le sujet lui-même a pris un quart d’heure du deuxième débat télévisé.

C’est stupide aussi intellectuellement. Nicolas Sarkozy reproche à la primaire LR d’être dénaturée si des électeurs du centre venaient en masse. Et même de gauche. D’une part, il est le premier à savoir que "masse" et "électeurs centristes" sont plutôt contradictoires (!) et d’autre part, il est mauvais joueur car l’appellation de cette primaire est justement "primaire de la droite et du centre".

Par ailleurs, le principe d’une primaire ouverte, c’est justement que tout le monde, inscrit sur les listes électorales, peut participer au vote. La pièce de 2 euros et la signature d’une chartre très vague sur les valeurs laissent une latitude très large à ceux qui voudraient y participer sans être forcément très proche de LR.

D’ailleurs, ce reproche (qui est stupide dans le cadre d’une primaire ouverte) pourrait être fait également à des sympathisants de l’extrême droite qui pourraient être séduits justement par les thèmes identitaires de Nicolas Sarkozy : les études d’opinion, justement, ont évalué que l’apport de ces électeurs d’extrême droite est de même importance que celui des électeurs du centre voire de gauche.

Enfin, l’argument imparable de Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) détruit complètement l’intérêt des attaques sarkozystes : si seuls ses électeurs de 2012 pouvaient voter, alors ce serait s’assurer un nouvel échec en 2017, puisqu’en 2012, il n’y en a pas eu assez ! Les partisans tant d’Alain Juppé que de NKM ont ainsi trouvé la formule : ils appellent les électeurs déçus par François Hollande à venir les rejoindre.

En outre, croire que les électeurs sont définitivement de droite, du centre, de gauche, ou d’un extrême, c’est croire à une société statique, figée, et surtout, à un électorat fidèle. Or, depuis trente ans, la moindre chose qu’on peut observer, c’est qu’il n’y a plus fidélité électorale. C’est fini qu’un communiste vote communiste de l’âge de ses 20 ans jusqu’à sa mort. Les électeurs sont plus adeptes du zapping, picorent à droite ou à gauche, font leur marché, selon les personnalités et les projets, et multiplient les alternances. À part juin 2007, il n’y a pas eu plus d’une seule majorité parlementaire sortante reconduite depuis 1978 !

Ces fluctuations, François Bayrou en a même été une victime puisqu’il est passé de 18,6% des voix (6,8 millions d’électeurs) en 2007 à seulement 9,1% des voix (3,3 millions d’électeurs) en 2012. Les évolutions de la pyramide des âges ne suffisent pas à expliquer cette déperdition des voix. Que sont devenues les voix 3,5 millions de voix centristes de 2007 ? Sont-elles devenues "de gauche", "de droite", ou encore "d’un extrême" ?

Le pire, c’est qu’au même moment où il a sorti sa kalachnikov verbale contre François Bayrou, il a déclaré sur BFM-TV chez Jean-Jacques Bourdin, le 27 octobre 2016, qu’il voterait pour François Hollande en cas de duel face à Marine Le Pen au second tour de l’élection présidentielle. Une position que ni François Fillon ni Alain Juppé n’ont jugé utile de prendre, considérant que le cas était hautement improbable.

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Atteint par les sentiments, François Bayrou s’est senti obligé de dégainer à son tour, par une longue tribune très antisarkozyste publiée le 29 octobre 2016 sur sa page Facebook.

Le petit jeu très irresponsable de Nicolas Sarkozy a pourtant des résultats à court terme. Dans le sondage IFOP-Fiducial pour "Paris-Match" et Sud Radio, publié le 8 novembre 2016, François Bayrou est en chute de 5% et passe dans le "tableau de bord" de la deuxième à la quatrième place (François Fillon et Jean-Pierre Raffarin l’ont doublé).

Alain Juppé, en revanche, a préféré calmer le jeu et a prouvé avec Valérie Pécresse, mais aussi Laurent Wauquiez, qu’une région peut être administrée par une alliance LR et centristes sans infléchir le programme politique.

Dernière absurdité proférée par l’équipe de Nicola Sarkozy, c’est que François Bayrou serait obligé de soutenir le candidat issu de la primaire LR même si ce n’était pas Alain Juppé. Pour Nicolas Sarkozy, c’est donc se dire que François Bayrou est lui-même candidat à la primaire LR puisque ce sont seulement les candidats à la primaire LR qui ont pris cet engagement de soutenir quoi qu’il se passe le candidat qui en sortirait.

En effet, il est impossible d’imposer aux électeurs eux-mêmes de la primaire ouverte de voter ensuite à l’élection présidentielle pour ce candidat car il serait impossible de le contrôler et cela irait à l’encontre du principe démocratique de vote libre, sincère et secret. De plus, François Bayrou a lui-même affirmé qu’il ne voterait pas lui-même lors de la primaire LR mais qu’il soutiendrait la candidature d’Alain Juppé si d’aventure elle se dégageait.

En pilonnant François Bayrou qui n’est candidat à rien pour l’instant, Nicolas Sarkozy se trompe à l’évidence de cible…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (16 novembre 2016)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Nicolas Sarkozy et la chasse aux centristes.
François Bayrou, l’invité de la primaire LR 2016.
Nicolas Sarkozy, star de "L’émission politique".
Nicolas en Sarkini.
Une combativité intacte.
Discours du 30 mai 2015 à la Villette.
Les 60 ans de Nicolas Sarkozy.
Je suis Charlie.
Mathématiques militantes.
Le nouveau paradigme.
Le retour.
Bilan du quinquennat.
Sarkozy bashing.
Ligne Buisson ?
Stigmatisation.
Transgression.
Sarcologie et salpicon socialistes.

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http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20161028-sarkozy-bayrou.html

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/sarkozy-et-la-chasse-au-bayrou-186455

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2016/11/17/34554437.html


 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 23:01

La remontée de François Fillon dans les sondages lors de la dernière semaine de la campagne de la primaire LR est visible notamment dans un sondage publié le 16 novembre 2016 par OpinionWay pour Atlantico qui montre que François Fillon pourrait être qualifié au second tour et même le remporter.

Cliquer sur le lien pour télécharger le sondage (fichier .pdf) :
http://www.opinion-way.com/pdf/opinionway_pour_atlantico_-_les_intentions_de_vote_a_la_primaire_de_la_droite_et_du_centre_-_14_novembre_2016.pdf

Pour en savoir plus :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20161120-prepresidentielle2017-ab.html

SR


 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 06:18

« Il est des quartiers où je peux comprendre l’exaspération de certains de nos compatriotes, pères ou mères de famille rentrant du travail le soir et apprenant que leur fils s’est fait arracher son pain au chocolat à la sortie du collège par des voyous qui lui expliquent qu’on ne mange pas pendant le ramadan. » (Draguignan, le 5 octobre 2012).


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On l’aurait plutôt imaginé en boucher et c’est le boulanger qui est sorti depuis quelques années. Jean-François Copé, le spécialiste du petit pain au chocolat, a cependant renoncé le 28 octobre 2016 à se rendre le lendemain au Salon du Chocolat, qui s’est tenu du 28 octobre au  1er novembre 2016 au Hall 5 de la Porte de Versailles à Paris.

Le petit pain au chocolat avait fait irruption dans le débat politique lors de sa campagne pour conquérir la présidence de l’UMP. le 5 octobre 2012 à Draguignan. Jean-François Copé avait alors agité la peur de l’islam en expliquant que des écoliers se faisaient voler leurs petits pains au chocolat par des "voyous" sous-entendus musulmans à cause du ramadan. Depuis cette date, Jean-François Copé et pains au chocolat sont intimement liés et si l’on n’en parle pas, lui-même assume et en parle de lui-même à chaque meeting, à chaque interview. Dans les réseaux sociaux, on l’a même qualifié de "Le Pen au chocolat".

C’est sur Europe 1 le 24 octobre 2016 qu’un journaliste lui a posé la question piège : combien coûte un pain au chocolat ? Il n’a pas su répondre, expliquant (mal) qu’il n’en mangeait plus depuis longtemps mais que cela devait coûter …entre 10 et 15 centimes d’euro ! Même dans les années 1970, j’ai souvenir qu’il fallait quand même sortir au moins 3 ou 4 francs (soit, en gros, 50 centimes d’euro), si ma mémoire ne flanche pas !…

Pour l’homme qui considérait qu’un salaire de député de l’ordre de 5 à 6 000 euros par mois était vraiment insuffisant, et qu’il fallait le compléter avec des honoraires d’avocat (ce qu’il a fait, faisant de lui l’un des députés les plus rémunérés), c’est la démonstration qu’il est totalement en dehors de la réalité quotidienne du pays. Un pain au chocolat, cela coûte plutôt entre 1 et 2 euros, selon les boulangers (autour de 1,50 euro). Même dans les grandes surfaces, par lot de dix, cela coûte au moins 30 à 40 centimes d’euro.

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Certains boulangers ont râlé car on les accuse maintenant de pratiquer des prix trop élevés. Mais d’autres ont saisi l’occasion marketing : ils proposent des mini-pains au chocolat pour 15 centimes d’euro, vous savez, ceux pour les cocktails mondains.

Tout cela est un peu dérisoire au regard des enjeux de l’élection présidentielle. Pourtant, cette ignorance montre à l’évidence que la classe politique est dans une sorte de bulle qui ne connaît pas la réalité économique des "ménages", comme on dit.

Dans un documentaire diffusé sur France 3 le 24 octobre 2016, Jean-François Copé a expliqué avec un léger sourire d’autodérision qu’il sentait un frisson en faveur de sa candidature à la primaire LR. En effet, dans les sondages, sa candidature est passée de 1% à 2%, soit le double ! Il n’a pas dit que cela restait l’écume des incertitudes des statistiques, le bruit de fond des sondages, mais il était heureux de dire qu’il ne lui restait que 5% à conquérir pour dépasser son rival Bruno Le Maire

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C’est en cela que de jour en jour, le sentiment qu’inspire Jean-François Copé s’est transformé de la crainte, celle qu’il puisse, un jour, atteindre le pouvoir, en une sorte de presque "tendresse compassionnelle" : Copé est désormais sa propre caricature, cette "tête à claques" tellement visible (tellement décomplexée), avec ses gros sabots du rouleau compresseur de son ambition tellement dévorante qu’il est devenu l’archétype du politicien sans conviction. Patrick Buisson a même dit de Jean-François Copé : « Il est bien plus malléable que Sarkozy, qui écoute trop de monde et tergiverse. ».

Lui, il est ambivalent. Il est suffisamment intelligent pour laisser entrer l’autodérision, autant avoir de l’humour dans la déconvenue, mais il croit encore en lui, il croit qu’il est le meilleur et s’il est lucide sur ses chances pour la primaire LR de 2016, il est convaincu qu’il retrouvera un jour la suprématie dans sa famille politique. Si ce n’est pas en 2017, ce sera en 2022, ou en 2027, ou en… Après tout, il est encore suffisamment jeune pour passer son tour. Après tout, Alain Juppé le revenant est bien revenu. Même Nicolas Sarkozy, après ses défaites électorales en 1995 et en 1999, a ressuscité d’entre les morts.

Comme un garnement insolent, il parade depuis ce 8 février 2016 où il fut écouté par les juges mais pas mis en examen, disculpé de tout reproche judiciaire concernant l’affaire Bygmalion. Il est d’autant plus heureux que celui qui l’a détesté si fortement qu’il lui a refusé un ministère entre 2007 et 2012 est lui-même mis en examen le 16 février 2016 dans cette affaire.

Parmi les mesures qu’il préconise, Jean-François Copé agite sa méthode : pas de référendum (pan dans les dents de Nicolas Sarkozy) mais des ordonnances. Gouverner par les ordonnances ! Voilà un programme transcendant ! Et il a l’audace de dire que c’est faire comme le Général De Gaulle (qui, chacun le sait, n’a jamais organisé aucun référendum !).

C’est ce ton péremptoire, particulièrement "culotté", on va dire, qui a agacé la plupart des auditeurs de Jean-François Copé. Il faisait peur, il agaçait, mais aujourd’hui, le danger de sa réussite électorale étant écarté, il fait presque rire, sourire du moins. Il est la marionnette qu’on agite pour faire peur. Et avec son sourire insolent, Jean-François Copé semble assumer cette caricature.

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Lorsqu’il a fait sa rentrée politique le 19 janvier 2016, après être resté silencieux depuis sa démission forcée de la présidence de l’UMP le 11 juin 2014, tout le monde l’avait oublié… et était heureux de l’avoir oublié. Sa candidature à la primaire LR est donc aujourd’hui un grand mystère : quelles sont ses motivations d’avoir voulu être dans la compétition ? Il a d’ailleurs raconté que les parlementaires LR avaient été sous pression pour ne pas parrainer sa candidature, sous peine de ne plus recevoir d’investiture pour l’année prochaine.

Passé du statut de bourreau à celui de victime, Jean-François Copé pourrait presque inspirer une certaine sympathie intellectuelle, voire une certaine pitié. J’écris "intellectuelle" car il y a peu de chance qu’elle se puisse se transformer en adhésion électorale sonnante et trébuchante.

Belle mécanique intellectuelle, grande aisance en communication, combativité à toute épreuve, bulldozer de l’arrivisme politique, camarade de Nicolas Barre, fils du Premier Ministre en exercice dans les années 1970 (et ayant accès à Matignon pendant ses heures de loisirs), le député-maire de Meaux avait devant lui un grand avenir politique.

Finalement, s’il fut député jeune, à 31 ans (comme suppléant de Guy Drut nommé ministre), maire jeune, à 31 ans, sous-ministre jeune, à 38 ans (aux Relations avec le Parlement le 7 mai 2002, à l’Intérieur le 31 mars 2004 et au Budget le 29 novembre 2004, ainsi que porte-parole du gouvernement pendant toute la durée du second mandat de Jacques Chirac, jusqu’au 15 mai 2007), et même chef du principal parti d’opposition à 48 ans, le 19 novembre 2012, il lui manque, à l’évidence, une fonction régalienne ou économique importante ou Matignon avant de prétendre à l’Élysée. Ce que fut Place Beauvau pour Nicolas Sarkozy, ou les Finances pour Valéry Giscard d’Estaing.

L’avenir politique de Jean-François Copé paraît donc bien sombre : qui, des candidats capables de gagner la primaire LR, voudrait nommer Jean-François Copé à son gouvernement s’il était élu Président de la République ? Aucun, il me semble, n’aurait intérêt à le remettre en selle, surtout pas Nicolas Sarkozy qui l’avait compris dès 2007. Et c’est sans doute tant mieux pour la démocratie française…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (16 novembre 2016)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Jean-François Copé, le boulanger décomplexé de Meaux.
Programme de Jean-François Copé pour la primaire LR 2016.
La copéisation de l’UMP.
Jean-François Copé vaguement élu à la tête de l’UMP.
Choc de rivalité entre Copé et Fillon.
L’ambitieux Jean-François Copé.
Fillon vs Copé.
Le débat télévisé entre Copé et Fillon (25 octobre 2012).
Débat Copé vs Mélenchon (17 novembre 2011).
Deuxième débat de la primaire LR 2016.
Premier débat de la primaire LR 2016.
Alain Juppé.
Nicolas Sarkozy.
François Fillon.
Nathalie Kosciusko-Morizet.
Jean-François Copé.
Jean-Frédéric Poisson.
Bruno Le Maire.
L’élection présidentielle 2017.

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http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20161024-jean-francois-cope.html

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/jean-francois-cope-le-boulanger-186185

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2016/11/16/34518561.html

 

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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 06:15

« La France est confrontée aujourd’hui à d’intenses défis : des millions d’existences altérées par le chômage ; des centaines de vies prises par le terrorisme ; quelle Nation et quelle Terre laisserons-nous à nos enfants ? (…) Face à la brutalité de ces défis, la parole politique a oublié sa raison d’être : construire un projet pour les Français en s’appuyant sur les réalités du pays et de son environnement. Malgré toute l’adversité, la France avance. Malgré ceux qui veulent la détruire. Malgré ceux qui veulent que rien ne bouge. Qui préfèrent préserver le passé aux dépens de l’avenir. Car les Français ont compris que nous avions changé de monde. Ils ont compris que le numérique et les multiples applications qui en découlent imprimaient une transformation radicale des modes de vie et de travail. (…) Nous vivons la révolution d’un millénaire. Et il ne nous appartient pas de la contester, mais de la comprendre. Et de l’accompagner, pour le meilleur et au profit du plus grand nombre. » (Nathalie Kosciusko-Morizet, le 6 novembre 2016).


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Parmi les sept candidats à la primaire de "Les Républicains", Nathalie Kosciusko-Morizet étonne et détone. D’abord, c’est la seule femme de la primaire, ce qui sauve l’honneur mais qui n’est pas une gloire pour ce grand parti. Le PS avait deux femmes candidates à sa primaire d’octobre 2011, et deux qui pouvaient raisonnablement être désignées, Martine Aubry et Ségolène Royal. NKM (puisque c’est ainsi qu’on l’abrège) ne compte probablement pas gagner la primaire LR en 2016 mais est sans aucun doute prendre date et être la vraie révélation de celle-ci : elle fait désormais son entrée dans la cour des "grands".

Elle est la benjamine des candidats (elle a 43 ans) et a déjà une belle carrière derrière elle : députée de l’Essonne depuis le 19 juillet 2002 (à l’âge de 29 ans !) comme suppléante de l’ancien barriste Pierre-André Wiltzer devenu ministre, maire de Longjumeau de mars 2008 à février 2013, conseillère régionale d’Île-de-France de mars 2004 à novembre 2010.

Elle fut nommée membre des gouvernements du quinquennat de Nicolas Sarkozy du 19 juin 2007 au 22 février 2012, d’abord un strapontin (à l’âge de 34 ans), à l’Écologie (sous la houlette de Jean-Louis Borloo), puis le 15 janvier 2009 à la Prospective et au Développement numérique, et enfin, la consécration le 14 novembre 2010 en devenant (à l’âge de 37 ans) la numéro quatre du troisième gouvernement de François Fillon (derrière Alain Juppé et Michèle Alliot-Marie), succédant à Jean-Louis Borloo comme Ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement.

Par ailleurs, vice-présidente de l’UMP puis de LR lors du retour de Nicolas Sarkozy, du 4 décembre 2014 au 15 décembre 2015, après avoir été son porte-parole durant la campagne présidentielle de février à mai 2012 (elle démissionna de son ministère pour cette raison), Nathalie Kosciusko-Morizet a connu sa première défaite lors des municipales du 30 mars 2014 à Paris face à Anne Hidalgo et reste présidente du groupe LR au conseil de Paris.

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Sa singularité, elle la cultive. Elle se vante de ne pas faire partie du "sérail", à savoir, de ne pas être diplômée IEP Paris et ENA. Après une préparation scientifique à Louis-le-Grand, elle est diplômée de Polytechnique et a choisi le corps du génie rural et des eaux et forêts, ce qui est rare et montre ses prédispositions aux préoccupations environnementales. Elle a par ailleurs un MBA. Parce que X, NKM a passé son service militaire et sait ce qu’est l’armée, ce qu’est une arme (elle fut officier chef de quart dans la Marine nationale à Djibouti). Parce que X, elle a le tempérament concret de l’ingénieur, qui veut faire avancer les projets, qui veut trouver des solutions concrètes aux problèmes, qui veut réaliser.

C’est donc en femme concrète qu’elle se pose en 2016 pour présenter un programme politique très innovant. Il n’est pas question de revenir sur le passé, car le passé est définitivement révolu, mais de se tourner vers l’avenir avec des idées de maintenant, pas polluées par des idéologies anciennes. Elle propose de faire passer la France au XXIe siècle.

Ses marqueurs forts ? Il y a d’abord l’écologie qui est une réelle et sincère préoccupationn, ce qui est rare dans classe politique hors écologistes estampillés (et encore !), et encore plus rare chez les élus LR. Il y a aussi son intransigeance sur les valeurs qui fait qu’elle fait partie de ceux qui rappellent sans cesse le refus de toute compromission entre la droite et le FN. D’ailleurs, Marine Le Pen avait clairement appelé à voter socialiste (donc à donner à François Hollande une majorité parlementaire !) le 17 juin 2012 pour faire battre dans sa circonscription Nathalie Kosciusko-Morizet. Finalement, cette dernière a gagné sa réélection (de justesse, avec 51,5% des voix).

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Répondant à la polémique des sarkozystes contre François Bayrou, NKM a d’ailleurs déclaré dans l’émission "Politique Matin" diffusée en direct sur LCP le 26 octobre 2016 que les électeurs de la primaire LR sont ceux qui ne veulent en 2017 ni de François Hollande ni de Marine Le Pen et que les "valeurs" de la primaire LR, c’est d’abord de ne pas s’allier avec le FN.

Le programme politique (à télécharger ici) que Nathalie Kosciusko-Morizet a présenté le 6 novembre 2016 pour la primaire LR reprend pour titre une expression utilisée déjà par Jacques Chaban-Delmas le 16 septembre 1969 : "Nouvelle société, nouvelle France". Cette filiation n’est pas anodine : NKM est à la fois gaulliste, centriste, européenne, sociale et libérale.

Dans son discours de politique générale devant les députés, Jacques Chaban-Delmas avait expliqué ainsi ses motivations : « Je suis certain que nous devons aujourd’hui nous engager à fond dans la voie du changement. (…) Si nous ne le faisions pas, nous nous exposerions à un avenir qui ne serait guère souriant. (…) Notre existence en tant que nation serait elle-même menacée. Nous sommes, en effet, une société fragile, encore déchirée par de vieilles divisions et, faute de pouvoir maintenir notre équilibre dans la routine et la stagnation, nous devons le trouver dans l’innovation et le développement. La seconde raison, la raison positive, c’est que la conquête d’un avenir meilleur pour tous justifie à elle seule tous les efforts, tous les changements. (…) Le nouveau levain de jeunesse, de création, d’invention qui secoue notre vieille société peut faire lever la pâte de formes nouvelles et plus riches de démocratie et de participation, dans tous les organismes sociaux comme dans l’État assoupli, décentralisé, désacralisé. Nous pouvons donc entreprendre de construire une nouvelle société. » (16 septembre 1969). Elles restent encore d’actualité, quarante-sept ans plus tard !

C’est ce qui guide aussi NKM dans ses perspectives politiques. Redonner de la respiration à la France. Une respiration politique (démocratique), une respiration économique (sociale) et une respiration européenne (souverainiste à l’échelle du monde).

Sa philosophie générale est ainsi exprimée : « Cette France qui avance sait que ce n’est plus l’État qui est stratège mais la société qui pilote. Qu’il n’appartient plus au politique de dicter les choses, mais d’escorter et de favoriser le changement : que la façon dont les décideurs raisonnent a et aura toujours désormais un temps de retard sur la façon dont le peuple français avance et crée. Une Nouvelle Société est en train de naître. Elle sait que la France possède les talents pour réussir dans le monde qui vient : un monde de sciences et d’idées ; un monde où le génie français, ingénieur et créatif, peut et doit réussir. Une société qui a besoin de volontaires pragmatiques et non de réactionnaires. ».

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Parmi les propositions très intéressantes et très cohérentes que Nathalie Kosciusko-Morizet suggère pour réformer la France, j’en cite sept qui montrent sa grande capacité d’innovation et de concret.


1. Une Chambre des Citoyens

Reprenant l’intuition de "démocratie participative" de Ségolène Royal, l’idée est de profiter de l’Internet pour permettre à chaque Français de proposer directement aux parlementaires une réforme.

NKM constate : « Dans son travail, (…) les processus de décision sont toujours plus collectifs, collaboratifs, interactifs. Hier, c’était descendant, vertical. Aujourd’hui, le monde est circulaire, le partage obligatoire, l’intelligence collective, l’interaction permanente. Partout… sauf dans notre démocratie ! Les changements du monde semblent s’être arrêtés aux frontières de nos institutions et de nos pratiques politiques. Résultat : les électeurs se détournent des politiques, l’abstention grimpe et les extrêmes gagnent du terrain. ».

Et de proposer ainsi : « Au-dessus de 500 000 signatures en ligne (1% du corps électoral), la Chambre des Citoyens, représentée par les Français ayant participé à l’élaboration de la proposition de texte, présente le projet de réforme au gouvernement et au parlement qui est tenu de débattre le texte. ».


2. Un statut unique et avantageux pour le travailleur indépendant

Le constat : « Oui, l’ubérisation de l’économie est en marche ! Elle ne sera pas forcément universelle et elle ne touchera pas tous les secteurs, mais la mise en relation directe entre consommateur et producteur, via des plates-formes digitales, va continuer de croître. Et il nous appartient d’en faire une force et une solution, plutôt qu’un problème. ».

NKM pressent ainsi que le principe de l’emploi sous forme de contrat à durée indéterminée (CDI) ne sera plus la norme dans les prochaines années, parce qu’il empêche la souplesse structurelle des entreprises dans un environnement qui évolue beaucoup trop vite. Elle pressent que le mode de contrat sera plutôt de la prestation personnelle, à l’instar de l’auto-entrepreneur. Elle veut accompagner cette évolution qu’elle considère inéluctable en protégeant mieux les travailleurs indépendants pour retrouver les mêmes droits qu’un salarié "classique".


3. L’écologie pour tous

Seule véritable candidate "écologiste" de la primaire LR (qui en parle d’autre qu’elle ?), NKM veut que tout soit conçu et réalisé selon cette attention portée à l’environnement : « Encourager l’écologie de proximité en généralisant les circuits courts (alimentaire, télétravail, autoproduction énergétique). ».

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Pour mettre en place ces nouveaux circuits, il ne faut pas avoir une motivation seulement morale : « Pragmatique, c’est constater qu’agir pour l’environnement, ce n’est pas qu’une question d’éthique vis-à-vis de notre qualité de vie ou de l’avenir de nos enfants, mais c’est d’abord une question de rentabilité individuelle et collective, et donc, d’incitations économiques et de champs d’innovations incroyables. L’écologie pour tous, ça rapporte ! ».


4. L’accompagnement de la dépendance

Le constat : « Nous vivons tous ce moment d’hébétement face à la violence et à la complexité de cette situation. Comment aider ses parents à rester à domicile dignement ? Comment garantir une prise en charge nuit et jour ? Comment trouver une place dans un établissement spécialisé, qui regorge de demandes et de files d’attente ? Nous en parlons peu, sans doute par pudeur, mais c’est une blessure que de voir qu’on ne peut pas offrir à nos aînés ou aux personnes en situation de handicap un cadre sûr, rassurant et garanti. ».

Et d’ajouter : « Il faut sortir ce sujet du secret des familles et y apporter des solutions de financement et d’accompagnement à grande échelle. Ce sont autant de questions et de difficultés qui justifient que la dépendance soit pour moi le chantier prioritaire du quinquennat. ».

Nicolas Sarkozy voulait introduire en 2011 un cinquième pilier à la protection sociale pour financer la dépendance. Il n’a pas pu le faire à cause de la crise de l’euro. Chaque personne peut être touchée de près ou de loin par une personne qui n’est plus capable de vivre de manière autonome. La dépendance coûte "cher" (en argent, énergie, temps) aux aidants qui sont 8,3 millions de personnes en France, soit 13% des salariés, 20% des plus de 40 ans.

NKM veut garantir à tous les Français un accompagnement. Pour cela, NKM propose la création d’un "Ministère de l’accompagnement de la vie", en charge du handicap et de la dépendance, son financement par une contribution obligatoire sur les contrats d’assurance multirisques (majoration de 5%), ce qui serait acceptable pour les ménages (environ 30 euros par an supplémentaires) et dégagerait environ 3 milliards d’euros qui seraient versés non pas aux personnes dépendantes mais à l’organisme qui les accueillerait ou assurerait leur accompagnement pour financer le salaire des accompagnants, leur formation, et les éventuels aménagements matériels.


5. Une révolution fiscale

Nathalie Kosciusko-Morizet souhaite remplacer l’impôt sur le revenu, rendu complètement illisible par ses nombreuses niches fiscales, par une "flat tax" à la française : « Chaque Français doit payer des impôts justement proportionnés, dont il maîtrise l’usage, et bénéficier d’aides qui ne découragent pas le travail. ».

L’ISF, que NKM conserve (au contraire de ses concurrents de la primaire LR), serait alors affecté au financement des entreprises et contribuerait seul à la progressivité de l’impôts pour les hauts revenus.

La proportionnalité de l’impôt pour tous les revenus, y compris les plus bas, serait compensée par un « revenu de base inconditionné » d’un montant de 470 euros par mois tout Français de plus de 18 ans, revenu qui fusionnerait avec le RSA, l’ASS (l’allocation après la fin des indemnités chômage) et la prime d’activité.

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La révolution, ce serait aussi de faire un peu comme le font les entreprises pour la taxe d’apprentissage dans son principe : « Affecter 5% de son impôt chaque année au ministère de son choix (…). Ainsi, chaque Français pourra choisir de financer avec son impôt les projets qui lui semblent les plus pertinents pour l’avenir de son pays. C’est donner du sens à la fiscalité, ou plutôt, lui redonner son fondement : le consentement à l’impôt. ». Une telle réforme serait très novatrice puisqu’elle ferait directement participer chaque contribuable (donc chaque Français qui travaille) à la politique budgétaire de la France.


6. Un retour à la politique familiale

Cette révolution fiscale supprimerait le quotient familial et les allocations familiales conditionnées. Pour compenser et favoriser les familles qui ont des enfants, NKM fait donc la proposition de verser un revenu inconditionné de 200 euros par mois et par enfant, dès le premier enfant, de la naissance jusqu’à ses 18 ans (270 euros à partir de ses 14 ans). Au-delà de 18 ans, le revenu déjà proposé de 470 euros s’appliquerait.

Cela enrayerait la fin de la politique familiale de François Hollande : « Le gouvernement actuel a porté un coup fatal au principe fondamental de l’universalité de l’aide aux familles. ».


7. Oser l’Europe

Comme l’écologie, le thème européen est peu discuté et pourtant essentiel pour la France du XXIe siècle. NKM désire l’Europe en connexion avec le monde réel et avec une véritable responsabilité politique. Pour cela, elle veut une "Europe de subsidiarité" qui traiterait les sujets au niveau européen quand c’est nécessaire (comme l’immigration, le renseignement, la lutte contre le terrorisme, etc.).

Selon elle, le Parlement Européen devrait être « élu à partir de listes partisanes européennes, et non plus par pays ». Il faudrait « que le Président de la Commission soit désigné par le Parlement Européen, et soit le chef de file du parti vainqueur des élections, premier de la liste européenne unique » (ce qui fut le cas de Jean-Claude Juncker en 2014).

C’est essentiel de pouvoir désigner les responsables européens : « Nous avons besoin, en tant que citoyens, d’identifier un gouvernement, la Commission joue ce rôle, elle doit désormais asseoir sa légitimité politique. C’est par la politique et non par les normes que nous ramènerons les Européens à l’Europe. ».


Le vrai renouveau passe par NKM

Il est à peu près raisonnable de dire que Nathalie Kosciusko-Morizet ne sera pas désignée candidate "de la droite et du centre" à l’issue de la primaire LR. Mais sa démarche est prometteuse d’un véritable renouvellement de la vie politique.

Quel que soit le résultat des 20 et 27 novembre 2016, NKM comptera dans la vie politique française et saura probablement faire avancer ses vues, pas pour une ambition personnelle, certes légitime, mais pour des convictions qui, chez elle, sont d’autant plus authentiques qu’elles sont innovantes et portées par une motivation capable de déplacer quelques montagnes…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (14 novembre 2016)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
L’Antignone.
Programme de NKM pour la primaire LR 2016.
Nathalie Kosciusko-Morizet.
Deuxième débat de la primaire LR 2016.
Premier débat de la primaire LR 2016.
Alain Juppé.
Nicolas Sarkozy.
François Fillon.
Jean-François Copé.
Jean-Frédéric Poisson.
Bruno Le Maire.
L’élection présidentielle 2017.

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http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20161016-nkm.html

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/nkm-et-la-revolution-numerique-186456

http://rakotoarison.canalblog.com/archives/2016/11/14/34554421.html

 

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 11:17

Nathalie Kosicusko-Morizet (NKM) a présenté le 6 novembre 2016 son programme politique dans le cadre de la primaire LR 2016. Il est possible de le lire sur l'Internet.

Cliquer sur le lien pour télécharger le programme (fichier .pdf) :
http://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/themes/56ba0e60b504f5503e000001/attachments/original/1475763438/NKM2017.pdf?1475763438

Pour en savoir plus sur NKM :
http://rakotoarison.over-blog.com/article-sr-20161016-nkm.html

SR


 

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