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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 08:27

Deux scoops entre le début et la fin de la nuit dernière : Nicolas Sarkozy est candidat et Hervé Morin ne l’est plus. Rajouté à cela, un François Hollande qui use et abuse de démagogie. Bayrou lâche : « Ras le bol du SarkHolland ! ».


yartiShow02Secret de Polichinelle, le Président de la République Nicolas Sarkozy a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2012 au journal de vingt heures de TF1 ce mercredi 15 février 2012.

Au contraire du 29 janvier 2012 où j’avais trouvé qu’il avait été bon sur la forme, Nicolas Sarkozy a paru tendu et stressé pendant ses quelques minutes d’intervention, comme si cet exercice obligé était une corvée. La pensée m’est venue qu’il semblait avoir vieilli de plus de dix ans pendant la durée de son quinquennat (il a même buté sur le mot en prononçant d’abord septennat).

Il était d’ailleurs intéressant de remarquer qu’à la même heure, François Bayrou "officiait" sur Canal Plus, un peu à l’étroit dans un espace médiatique qu’il a dû partager avec un sportif (rugbyman ?) et deux clodettes, et le contraste était grand entre l’air très soucieux du Président sortant et l’attitude très détendue et sereine du candidat centriste prêt même à rire des interruptions de Jean-Michel Aphatie.


Classicisme et double langage

Sur le fond, Nicolas Sarkozy a tenté de développer son thème slogan, "La France forte", en s’estimant le meilleur à défendre la France dans la mondialisation des échanges économiques.

Le slogan est peu original. Il a été utilisé par Valéry Giscard d’Estaing pour le second tour de 1981 et par Ségolène Royal pour le premier tour de 2007 (avec les succès que l’on sait). François Bayrou a d’ailleurs une idée bien précise de ce qu’est un bon slogan : c’est un slogan que les autres candidats ne peuvent pas adopter et qui résume donc bien le message particulier et original d’un candidat donné. Ce n’est pas le cas avec "La France forte" ; qui voudrait d’une France faible ? Ce n’est pas plus le cas du slogan de François Hollande : "Le changement, c’est maintenant" ; qui, à part le candidat sortant, ne voudrait pas le changement justement ?

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On pourrait presque le croire sincère lorsqu’il a expliqué qu’il avait impatience à faire la campagne, à retrouver les Français en dehors du protocole élyséen (il a quitté la tour de TF1 dans une voiture de location).

Sa tactique sur tous les sujets est cependant souvent la même : souffler le chaud et le froid. Se dire déprimé en janvier pour mieux montrer sa combativité en février. S’interroger sur le mariage homosexuel pour mieux affirmer son opposition. Renvoyer Jean-Louis Borloo de Bercy en début de quinquennat à cause de la "TVA sociale" pour mieux l’imposer en fin de quinquennat (après un incident de commission, les députés l’ont adoptée ce 15 février 2012).

Nicolas Sarkozy a réaffirmé sa volonté de consulter les Français par référendum sur la formation des demandeurs d’emploi. C’est un sujet qu’il ne semble visiblement pas vraiment connaître à en croire les très nombreux témoignages disponibles sur Internet depuis une semaine (par exemple, les indemnités chômage ne sont que la conséquence des cotisations d’assurance chômage que le demandeur d’emploi a payées auparavant ; de même, ces indemnités ne mettent pas ce même demandeur d’emploi sous assistanat mais lui apportent des revenus pendant une recherche d’emploi qui prend plein temps). S’il n’y a que 10% des chômeurs qui sont en formation, la faute ne leur incombe pas mais c’est à l’État d’apporter les financements nécessaires. Le député socialiste Alain Vidalies disait d’ailleurs très ironiquement sur la Chaîne parlementaire le 14 février 2012 que si le référendum portait sur la lutte contre le chômage, alors il répondrait oui, mais faut-il vraiment un référendum pour cela ? Le discours de Nicolas Sarkozy oscille sans arrêt entre lapalissades et stigmatisation.


Hollande cite Mitterrand

Au même moment, François Hollande prononçait un discours dans un grand meeting sur les terres fabiusiennes, à Rouen (certains disent, à tort à mon avis, que Laurent Fabius pourrait être le Premier Ministre de François Hollande). Toujours avec son ton de hachoir assez agaçant à la longue (je regrette sa jovialité d’antan !), le candidat socialiste n’a pas manqué de rappeler le beau mot de son idole après l’annonce de candidature de Valéry Giscard d’Estaing eut annoncé sa candidature le 2 mars 1981.

En effet, François Mitterrand, dans un meeting à Beauvais le 7 mars 1981, avait eu la formule acide : « Il était difficile cette semaine d’ignorer que Valéry Giscard d’Estaing avait présenté sa candidature aux Français. On aurait attendu plutôt qu’il présentât ses excuses au pays. » et un peu plus tard, il concluait : « Au lieu de présenter sa candidature, il aurait dû présenter son bilan, puis se retirer sur la pointe des pieds en souhaitant qu’on l’oublie. ».


Démagogie et propos électoralistes

Hautain, François Hollande n’a même pas su trouver ses petites phrases tout seul. Son discours de Rouen n’a rien apporté de constructif, aucune proposition concrète et surtout aucune authenticité. Après la "droitisation" de Nicolas Sarkozy, François Hollande a voulu esquisser un recentrage qui pourrait profiter à Jean-Luc Mélenchon.

En affirmant au "Guardian", le 13 février 2012, la disparition complète des communistes (« Aujourd’hui, il n’y a plus de communiste en France. »), il a dû imaginer que ces derniers ne liraient pas la presse étrangère. Mais c’est en fait bien pire qu’il a soutenu dans ce journal pour "rassurer la City", comme l’ont titré les journaux : « La gauche a gouverné pendant quinze ans, durant lesquelles nous avons libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. ». Au moins, c’est (enfin) clairement dit et assumé. Oublié donc le discours du Bourget et son : « Mon adversaire, la finance ! ». Il est vraiment très intéressant de lire cet article du "Guardian" (voir aussi le NB en fin d’article). Attention aux futurs électeurs cocus !


Des Mitterrandolâtres ?

En gros, avec un petit "oui" d’évidence sur un plateau de télévision, Nicolas Sarkozy a fait son annonce "à la Mitterrand" de manière très classique. François Mitterrand avait en effet annoncé sa candidature le 22 mars 1988 dans le journal télévisé de vingt heures sur Antenne 2.

Pour un homme qui n’a aucun tabou et qui est capable des plus grandes libertés avec son expression (jusqu’à la vulgarité) et avec les valeurs (jusqu’à un électoralisme quasi-suicidaire), il est toujours étonnant de voir à quel point Nicolas Sarkozy est finalement très "classique" dans sa fonction présidentielle. On avait pu le comprendre aussi avec son portrait officiel, très classique dans la bibliothèque de l’Élysée, alors que ses prédécesseurs Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac avaient innové, l’un devant un drapeau (photographie d’ailleurs ratée) et l’autre dans le jardin du palais avec un fond vert.

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Il est quand même incroyable que les deux candidats, qu’on dit principaux et que les  médias voudraient imposer au peuple français dans un second tour, ne sachent que singer François Mitterrand, le Président de la République le plus hypocrite et le moins sincère.


Vrai début de campagne

Nicolas Sarkozy a prévu de faire un meeting à Annecy ce jeudi 16 février 2012, à Marseille ce dimanche 19 février 2012 et en mars, l’UMP imagine un énorme meeting probablement à Villepinte où le Président candidat voudrait réunir plus de cinquante mille militants, histoire de surpasser le meeting du Bourget du 22 janvier 2012. On serait presque en présence de vieux garçons sur le mode : "C’est moi qu’ai la plus grande" !

Après Christine Boutin le 13 février 2012, c’est au tour d’Hervé Morin (dont je reparlerai bientôt) d’officialiser son retrait de candidature et son soutien à Nicolas Sarkozy dans "Le Figaro Magazine" du 17 février 2012 : « Ma détermination ne doit pas tourner à l’obstination. ».

Des annonces qui dégagent l’horizon d’une campagne présidentielle qui se fera avec finalement beaucoup moins de protagonistes que prévu. Le show peut commencer !


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (16 février 2012)
http://www.rakotoarison.eu


NB. Les propos dans le "Guardian" ont été légèrement modifiés le lendemain (rajoutés en gras) : « Today there are no Communists in France. Or not many… The left was in government for 15 years in which we liberalised the economy and opened up the markets to finance and privatisations. There is no big fear. ».


Pour aller plus loin :
Arrogance adroite.
Et l’État impartial ?
Hollande et son double langage.

yartiShow04 

 

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/sarkozy-et-hollande-attention-au-110440

 

 

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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 01:43

 

 

blogSarkozy20120216A


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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 07:34

« Le moment est venu de dire : C’est assez ! ça suffit ! Stop ! (…) Nous sommes depuis deux mille ans la civilisation qui refuse de faire du faible le responsable des mauvais choix du fort. (…) Ce ne sont pas les chômeurs qui sont responsables du chômage mais les gouvernants. » (Paris, 11 février 2012).


yartiEtatImpartial01Nicolas Sarkozy devrait annoncer officiellement sa candidature à l'élection présidentielle ce mercredi 15 février 2012 dans la soirée à la télévision. La campagne est donc vraiment commencée avec tous les protagonistes.

Pour un électeur, il y a (au moins) deux manières d’aborder une élection présidentielle en France, en sachant qu’elle régente l’ensemble de la vie politique pendant la durée du mandat présidentiel (cinq ans depuis 2002).

Soit on vote pour ses propres convictions, on cherche, par les discours, par le positionnement, par le programme, le candidat le plus proche de soi, de son opinion, de sa pensée politique, et dans ce cas, les sondages influent peu et l’élection serait de la plus grande sincérité.

Soit on considère que cette échéance a pour but de désigner efficacement la personnalité qui sera Président de la République à partir du 16 mai 2012 (une procédure de recrutement comme une autre).

Et dans ce dernier cas, plus pragmatique qu’idéologique, les sondages peuvent avoir une influence, difficile à déterminer en raison des calculs et des contre-calculs (des études aux États-Unis révéleraient que cette influence serait cependant négligeable ; en France, aucune étude sérieuse n’a pu être faite, car il faudrait mettre un échantillon représentatif de la population hors de l’espace médiatique pour qu’il ne prenne connaissance d’aucun sondage pendant les quelques semaines qui précèdent le premier tour).


Vote utile ?

Le principe de réalité du second cas est pourtant un élément essentiel de prise en compte dans une élection. C’est d’ailleurs l’argument du "vote utile" : voter pour des petits candidats serait inutile et ferait le jeu des grands candidats opposés.

C’est difficile de répliquer à ce genre d’argument, car il y a du vrai et du faux : toutes les voix qui vont vers un candidat dont on est sûr qu’il ne sera pas présent au second tour sont des voix "perdues". Mais que veut dire "perdues" ? Perdues pour désigner le Président de la République, assurément, mais peut-être pas perdues pour faire pression auprès des candidats présents au second tour et pour les élections législatives. Avec le but de créer un rapport de forces.

Exemple typique : il y a une quasi-certitude pour que Jean-Luc Mélenchon ne soit pas présent au second tour. Voter Mélenchon pourrait donc affaiblir le score au premier tour de François Hollande ; mais voter Mélenchon, cela pourrait au contraire forcer François Hollande à prendre des positions plus "à gauche" dans sa campagne du second tour.

D’ailleurs, historiquement, les campagnes des grands partis de gouvernement cherchent plutôt à cliver au premier tour (histoire de ramasser les éventuelles voix pour les petits candidats dès le premier tour) et à rassembler au second tour (pour prendre des voix chez les hésitants du camp d’en face).


Un choix entre trois personnalités, in fine

Concrètement, à presque deux mois de l’échéance, à l’exception de la candidature de Jean-Luc Mélenchon qui plafonne en dessous de 10% mais qui pourrait évoluer, il est certain qu’aucun des candidats n’obtenant pas 10% dans les sondages ne puisse être présent au second tour. Ce qui, en clair, signifie qu’il n’y a que quatre candidats qui aient la capacité d’être qualifiés : deux qu’on présente comme certains d’arriver au second tour, à cause de leur forte avance, François Hollande et Nicolas Sarkozy, et deux autres, encore assez distancés mais dont une inflexion dans la campagne pourrait créer la surprise, Marine Le Pen et François Bayrou.

Et parmi ces quatre candidats, seule Marine Le Pen semble générer une opposition suffisamment générale pour être sûr qu’elle ne serait jamais élue à l’issue d’un hypothétique second tour.

Donc, dans le choix tangible d’une personnalité pour désigner un Président de la République en 2012, il n’en reste que trois : François Hollande, Nicolas Sarkozy et François Bayrou.

La situation ne semblerait d’ailleurs pas très différente dans le cas (très improbable) où Marine Le Pen ne parviendrait pas à collecter ses cinq cents parrainages.

La question palpable du 22 avril 2012, ce serait donc une sorte de plébiscite à trois dimensions, concernant les trois personnalités citées. Un vote anti-Sarkozy, un vote anti- ou pro-Hollande ou encore un vote Bayrou (au contraire des deux autres, François Bayrou jouit de sondages de popularité qui montrent qu’il n’inspire aucune forte défiance, même si cela ne signifie rien en intentions de vote).


Comment être gouvernés après 2012 ?

La question cruciale en 2012 est de savoir si les Français sont contents de la manière dont ils sont gouvernés depuis 1981, c’est-à-dire depuis plus de trente ans.

Car au contraire des mandats d’avant 1981, le pouvoir est désormais concentré par le représentant de l’Exécutif (pouvoir du prince) qui est en même le chef de facto du parti majoritaire (pouvoir parlementaire).

Que ce soit en période ordinaire ou en période de cohabitation, celui qui a détenu le pouvoir avait également l’ascendant sur le grand parti majoritaire, ce qui a rendu les parlementaires peu autonomes. Cela a été pour François Mitterrand en 1981 et 1988, pour Jacques Chirac en 1986, 1995 et 2002, pour Édouard Balladur en 1993, pour Lionel Jospin en 1997 et pour Nicolas Sarkozy en 2007.

Il est clair désormais que ce serait le cas également en 2012 dans l’hypothèse d’une réélection de Nicolas Sarkozy ou d’une élection de François Hollande. Que ce soit pour l’UMP ou pour le PS, dans tous les cas, leurs parlementaires seraient soumis à l’effet godillot par nécessité (les élections législatives arrivant juste après l’élection présidentielle).


Un État impartial

Une telle configuration met à mal l’impartialité de l’État. L’État impartial n’est pas un thème nouveau : il avait été le thème principal de la campagne présidentielle de Raymond Barre en 1988 pour s’opposer à la fois à l’État RPR et à l’État PS.

Aujourd’hui, il est devenu presque anodin que l’UMP devienne un parti qui régisse toutes les nominations dans la haute fonction publique.

Mais parallèlement, en cas de victoire du PS, le risque d’un nouvel État PS serait bien réel. Pour preuve, cette rencontre de François Hollande le 10 janvier 2012 avec trois cents hauts fonctionnaires (ambitieux) leur expliquant ceci : « Je sais que certains d’entre vous sont aussi là parce qu’ils cherchent des postes. Ils ont raison, car des postes, il y en aura. ». Bonjour l’État impartial que le candidat socialiste a eu le toupet de revendiquer le 6 février 2012 !

Dans ce contexte, un seul candidat capable d’être élu Président de la République le 6 mai 2012 et qui peut garantir à l’ensemble du peuple français l’impartialité de l’État : c’est François Bayrou.

Pour une raison assez simple : son point faible dans cette élection, à savoir l’absence d’un grand parti derrière lui capable d’obtenir une majorité à l’Assemblée Nationale, est devenu un point fort dans cette quête sincère d’un État impartial. La garantie d’être un arbitre et pas un monarque.

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En cas d’élection, François Bayrou serait en effet dans l’obligation de composer avec une majorité parlementaire diversifiée issue d’horizons différents. Cette absence de majorité béton est l’assurance d’une renaissance du débat parlementaire où la partition ne serait plus déjà jouée avant qu’elle ne soit écrite.


L’État impartial, c’est aussi la solidarité avec tous les Français

L’État impartial, c’est également un État qui cherche à maintenir la cohésion nationale, qui prône le rassemblement de tous les Français et évite tous les anathèmes sur une catégorie de personnes. Ce sont ces valeurs républicaines, peu éloignées du gaullisme social, que François Bayrou a souhaité mettre en avant en réagissant à l’interview musclé de Nicolas Sarkozy dans "Le Figaro Magazine" du 11 février 2012.

En insistant sur la solidarité, François Bayrou a prononcé, à la Maison de la Chimie à Paris le 11 février 2012, un discours résolument rassembleur : « Cette solidarité qui fait qu’un peuple, une société, une nation ne sont pas formés de personnes étrangères les unes aux autres, chacune s’occupant de son propre avenir, mais qu’il y a entre nous des liens qui font que nul n’est abandonné, singulièrement pas les plus faibles, nul n’est oublié, singulièrement pas celui qui a des difficultés, nul n’est laissé de côté, singulièrement pas les plus fragiles. ».

C’est une question de valeurs : « Ces valeurs correspondent à l’idée que chaque être humain est en soi un absolu. Il peut être malade, paralysé, sans capacité de production, génial, formidablement entreprenant… Il n’y a pas de différence, pas de balance où l’on pèse celui qui sert et celui qui ne sert pas. On ne peut soutenir l’un et abandonner l’autre. Et c’est cela notre choix. Et ce choix-là est en effet, puisqu’ils aiment utiliser le mot, c’est un choix de "civilisation". ».


Entre la peur et la colère, il y a l’espérance

L’État impartial, c’est redonner le pouvoir d’initiative de la loi aux parlementaires.
L’État impartial, c’est ne pas imposer un parti dans l’ensemble des centres de décisions.
L’État impartial, c’est ne pas diviser les citoyens par des provocations électoralistes.
L’État impartial, c’est ne pas promettre qu’on rase gratis quand il faut réduire la dette publique (Le dernier rapport de la Cour des Comptes dirigée par le socialiste Didier Migaud, téléchargeable ici, a désavoué le 8 février 2012 les propositions économiques de Nicolas Sarkozy et de François Hollande).
L’État impartial, c’est ne pas s’engager dans un scénario à la grecque.
L’État impartial, c’est peut-être aussi ne pas aller au dîner du CRIF pour mieux défendre la laïcité.
L’État impartial, c’est encore protéger les plus faibles et ne pas instituer un droit de tuer qui se révèle très dangereux aux Pays-Bas et en Belgique.

D’un côté des valeurs républicaines mises à mal par le « choix d’un certain nombre de cibles proposées à l’exaspération collective », de l’autre un Parti socialiste tout puissant et revanchard, sans conscience de la situation de grave crise, prêt à mettre à mal le désendettement de la France par des considérations clientélistes, est-ce donc cette alternative que veulent nous imposer les médias ?

Pourtant, rebâtir un État impartial avec toutes les personnes de bonne volonté, hors des intérêts particuliers et des passions déraisonnables, c’est possible dès 2012.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (15 février 2012)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Les naufrageurs, dehors !
Le rassemblement des Français.
Les surprises de 2012.
L’union nationale.
Les valeurs aujourd’hui.
Les candidats à l’élection présidentielle.
Le problème du quinquennat.

 

yartiEtatImpartial02b

 

 

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-etat-impartial-c-est-bayrou-110228

 

  http://rakotoarison.hautetfort.com/archive/2012/02/15/bayrou-etat-impartial.html

 

 

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 23:31

Dans un sondage IFOP-Fiducial pour "Paris Match", Europe 1 et Public Sénat paru le 13 février 2012, il a été étudié non seulement les intentions de vote relativement constantes depuis fin janvier 2012, mais également la part des électeurs indécis dans les réponses. Ce sondage indique donc de manière assez intéressante la structuration des intentions de vote et leur niveau de volatilité.

Cliquer sur le lien pour télécharger l'étude intégrale de l'IFOP (fichier .pdf) :
http://www.fiducial.fr/files/fiducial/pdf/Barometre-Ifop-Fiducial-presidentielle-2012-3.pdf

SR

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 08:42

Dans un sondage OpinionWay pour "Lyon Capitale" paru le 12 février 2012, il est étudié l'électorat de François Bayrou en 2007 et en 2012, ou plus exactement, qui sont ceux qui soutiennent François Bayrou en 2012 et qui sont ceux qui, ayant voté pour François Bayrou en 2007, ne comptent plus le faire en 2012. Il est très intéressant de voir les différences de points de vue entre les électeurs potentiels de François Bayrou en 2012 et ses déçus de 2007.

Cliquer sur le lien pour télécharger l'étude intégrale d'OpinionWay (fichier .pdf) :
http://www.opinion-way.com/pdf/opinionway_-_lyon_capitale_-les_desabuses_du_clivage_gauche-droite.pdf


SR

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 16:19

Dans un sondage BVA pour "Le Parisien" publié le 6 février 2012, François Bayrou est encore en hausse de 2% avec 14% d'intentions de vote. Il arrive cependant assez loin derrière François Hollande (34%), Nicolas Sarkozy (26%) et Marine Le Pen (16%). Jean-Luc Mélenchon est à 7% et Eva Joly ne décolle pas de 2%. Dans l'hypothèse où Marine Le Pen ne pourrait pas participer à l'élection présidentielle faute de parrainages, François Bayrou obtiendrait 18% tandis que François Hollande et Nicolas Sarkozy se qualifieraient pour le second tour avec respectivement 37% et 29%. Dans tous les cas, François Bayrou a besoin d'une nouvelle relance de sa campagne s'il veut pouvoir rivaliser les candidats dans les deux premières places.

Cliquer sur le lien pour télécharger l'étude complète de BVA (fichier .pdf) :
http://www.bva.fr/gene/expe/download.php?sequence=sondage_fiche_f5c574a7fd9d3b3918c7d792e7536141


SR

 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 05:26

Dans un sondage Viavoice pour "Libération" publié le 6 février 2012, François Bayrou poursuit sa progression dans l'opinion publique puisque 31% des Français interrogés déclarent souhaiter la victoire de François Bayrou à l'élection présidentielle, soit un saut de +5%. Ce score est en deuxième position, devant Nicolas Sarkozy à 30% (-1%), et après François Hollande à 45% (+4%). Viennent ensuite avec 15% de souhait d'élection Dominique de Villepin, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, puis Eva Joly à 10% et Hervé Morin à 3%.

A contrario, 52% des François interrogés ne souhaitent pas la victoire de François Hollande, mais ils sont 66% à ne pas souhaiter celle de François Bayrou et 66% celle de Nicolas Sarkozy, ce qui aboutit que selon ce sondage, une majorité de François serait forcément mécontente à l'issue du 2e tour de l'élection présidentielle du 6 mai 2012.

29% considèrent que les propositions de François Bayrou sont utiles contre 26% celles de Nicolas Sarkozy tandis que les propositions de François Hollande caracolent en tête avec 42% d'utilité perçue.

Cliquer sur ce lien pour télécharger le sondage en question (fichier .pdf) :
http://www.institut-viavoice.com/docs/ViavoiceLiberation_Fevrier2012.pdf


SR

 

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 00:46

Dans un sondage IFOP pour le Journal du dimanche publié le 5 février 2012, il a été testé les intentions de vote dans le cas où les candidats ayant émis de sérieuses réserves sur leur capacité à réunir les 500 parrainages sont éliminés de la compétition, à savoir : Marine Le Pen, Hervé Morin, Dominique de Villepin, Christine Boutin, Corinne Lepage et Frédéric Nihous. Dans une telle configuration, François Hollande et Nicolas Sarkozy font jeu égal avec 33% et François Bayrou obtient 17% d'intentions de vote. Jean-Luc Mélenchon et Eva Joly améliorent à peine leur score avec respectivement 9% et 3% alors que Nicolas Dupont-Aignan bondit à 3%. Viennent ensuite Nathalie Arthaud et Philippe Poutou avec 1% chacun.

Pour rappel, dans le sondage IFOP pour Paris Matche publie le 3 février 2012, avec l'offre politique complète, François Hollande a 29,5%, Nicolas Sarkozy 24,5%, Marine Le Pen 20%, François Bayrou 12,5%, Jean-Luc Mélenchon 8%, Eva Joli 2,5%, Nicolas Dupont-Aignan 1%, Nathalie Arthaud 0,5% et Philippe Poutou 0,5%.

Cliquer sur le lien pour télécharger le sondage IFOP JDD du 5 février 2012 (fichier .pdf) :
http://www.ifop.com/media/poll/1752-1-study_file.pdf




Cliquer sur le lien pour télécharger le sondage IFOP Paris Match du 3 février 2012 (fichier .pdf) :
http://www.ifop.com/?option=com_publication_list




SR

 

 

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 17:29

Au cours d'une conférence de presse le mercredi 1er février 2012 dans la matinée, le candidat François Bayrou a présenté son programme pour l'élection présidentielle de 2012 autour de vingt thèmes principaux.

Cliquer sur le lien pour télécharger le programme de François Bayrou (fichier .pdf) :
http://www.bayrou.fr/media/PDF/Dossier.indd.pdf


SR

 

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 10:13

Jean-Pierre Chevènement vient de retirer sa candidature à l’élection présidentielle ce mercredi 1er février 2012 dans un communiqué matinal à l’AFP.


yartiChe201201Depuis ces derniers mois, on ne savait plus très bien s’il avait publié un livre pour promouvoir sa candidature, ou s’il était candidat pour vendre son livre. À défaut d’électeurs, il pouvait au moins chercher à séduire des lecteurs.

À presque 73 ans, Jean-Pierre Chevènement jette l’éponge pour l’élection présidentielle de 2012. Il aura tenu deux mois et demi, soit plus du double que la campagne de 2007.

Ce retrait, inéluctable en raison d’un très bas niveau dans les sondages (autour de 1%), marque probablement la fin d’une longue carrière politique même si son mandat de sénateur est loin d’être achevé (il finira en septembre 2014).

On pourra toujours se poser la question sur les raisons de cette pseudo-candidature quasi-anachronique, entre le maintien d’un rapport de forces avec le PS pour obtenir un prestigieux poste au Sénat (c’est raté) ou, comme il l’a toujours indiqué, faire avancer ses idées.

Attaqué encore récemment par ses anciens amis socialistes parisiens, Jean-Pierre Chevènement a un profil atypique et a souvent fait preuve de fermeté dans sa vie politique.

La preuve, c’est qu’on l’appelle "Le Che" parce qu’il a une allure spartiate. C’est un guerrier, celui des idées. C’est lui qui avait d’ailleurs coordonné le programme de l’union de la gauche pendant une petite décennie. Il a même gardé les brouillons dans son grenier.

Au pouvoir, il était loin d’être un doux. Une personne qui en avait, assurément. « Un ministre, ça ferme sa gueule ; si ça veut l’ouvrir, ça démissionne ! ». Il a démissionné trois fois quand même : le 23 mars 1983 (de l’Industrie), le 29 janvier 1991 (de la Défense) et le 29 août 2000 (de l’Intérieur). Chaque fois, c’était pour des raisons de fond : politique économique européenne, guerre du Golfe, notion de peuple corse. Presque chaque fois, il est revenu par la grande porte. En 1984 à l’Éducation nationale, et en 1997 à l’Intérieur. Il attend peut-être mai 2012 pour la dernière séance. Affaires étrangères ? Probablement pas.

Il lui est même arrivé un événement incroyable. La grâce. Le Che devenant sainte Bernadette, enfin, quasiment. Il est un miraculé. Un vrai miraculé. En coma pendant plusieurs jours, il a réchappé de peu au cimetière. Il avait été allergique à un produit d’anesthésie au Val-de-Grâce le 2 septembre 1998 lors d’une opération à la vésicule biliaire. Il n’a quitté l’hôpital que le 22 octobre 1998. Et il a pris trois mois de convalescence.

À l’origine, il était dans la même école que tous les autres, l’ENA. Même promotion que Lionel Jospin, Jacques Toubon, Ernest-Antoine Seillière, Josselin de Rohan, Alain Gomez… et même Mérimée (l’ambassadeur Jean-Bernard Mérimée). Mais le moule n’a pas pris sur sa tête. Fils de deux instituteurs. Origines suisses lointaines d’une famille émigrée en Franche-Comté au XVIIe siècle (patronyme francisé de Schwennemann au XVIIIe siècle, provenant du canton de Fribourg, selon un site de généalogie). Coiffure et look assez soixante-huitard pendant un temps, il a joué le rôle de Jean-Luc Mélenchon ou de Benoît Hamon auprès de François Mitterrand. Il a été le glorieux allié de ce dernier face à Michel Rocard au congrès de Metz en 1979.

Très vite, c’est le Jacobin qui s’est développé en lui. Fonctionnariser la recherche publique. Remettre de l’éducation civique à l’école, faire apprendre la Marseillaise. Maintenir le moral des troupes armées. Refuser la partition du territoire national. Assurer l’indépendance énergétique par une politique nucléaire. Irriguer le tissu régional par des lignes TGV.

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En 1992, en raison de Maastricht, le Che prit son envol… et sa liberté, comme Jean-Luc Mélenchon en novembre 2008. Création d’un microparti pilote, inconsistant,le MDC, issu du CERES, un courant socialiste qu'il avait créé en 1966 (avec Didier Motchane et Alain Gomez), aidé de quelques fidèles (dont Georges Sarre), histoire d’être autonome. Il a même tenté la grande aventure des européennes le 12 juin 1994 (il n’a obtenu que 2,5%). Ce ne l’a pas empêché de revenir au gouvernement car c’est un ami de Lionel Jospin.

Comme Ministre de l’Intérieur, d’ailleurs, il fut critiqué de tout côté. Par la droite parce qu’il a fait des régularisations de quatre-vingt mille sans-papiers après la politique assez lamentable de ses prédécesseurs (expulsion de l’église Saint-Bernard), mais aussi par la gauche à cause des conditions très restrictives des régularisations (soixante mille demandes furent refusées). « Notre volonté est justement de mettre un terme aux situations inextricables et insupportables de personnes qui sont à la fois irrégularisables et inexpulsables. ». Il n’a cessé, par la suite, de faire du présarkozysme en fustigeant les « sauvageons » des banlieues difficiles.

Après une nouvelle démission, il s’installa tranquillement dans la peau du troisième homme, récoltant dans les sondages jusqu’à 15%. Sa candidature à l’élection présidentielle alla donc de soi le 21 avril 2002 mais ce fut un double échec. Personnel avec seulement 5,3% de voix, au sixième rang avec un million et demi de voix (un score équivalent à celui de Gaston Defferre qui avait obtenu 5,0% le 1er juin 1969), et celui de son camp qui ne fut même pas représenté au second tour.

Comble du déshonneur, il fut même battu chez lui, à Belfort, aux législatives, tant en 2002 qu’en 2007.

Cinq années plus tard, le 6 novembre 2006, il reprit son bâton de pèlerin pour la présidentielle, mais cela ne dura qu’un mois (il se retira le 10 décembre 2006), le temps de comprendre que Ségolène Royal était une nationaliste qui aimait drapeau bleu blanc rouge et le pseudo-populisme sécuritaire (par exemple, faire raccompagner les policières chez elles par des policiers).

Cinq années passèrent encore, et le 5 novembre 2011, le voici qui se représenta à nouveau à la présidentielle. Il le sait, le Che, qu’il ferait un score misérable. On ne lui promet qu’un petit pourcent comme part du gâteau électoral, mais il veut faire avancer ses idées, il veut montrer qu’il a eu raison, et puis, il faut bien le dire, depuis 1998, il ne craint plus rien, il a frôlé de justesse le néant et depuis, il se sent invincible.

Il se sent un peu le gardien du grand temple inauguré en 1981. C’est un peu lui le doyen d’âge. Il veut absolument aiguillonner le candidat le mieux placé, le maintenir dans l’orthodoxie nucléaire malgré ses amourettes vertes, le faire changer d’avis sur l’Europe, le rendre enfin plus percutant face aux adversaires communs… (En 2002, il avait même écrit un livre "Le Courage de décider").

N’est pas donné à tout le monde d’être un révolutionnaire.
Il ne lui reste plus que …la retraite politique.

Bye bye, le Che !

Jean-Luc Mélenchon est tout sourire ce matin (sur la radio publique).



Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (1er février 2012)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
La déclaration intégrale de retrait de candidature (1er février 2012).
Les ambitions sénatoriales de Jean-Pierre Chevènement.
Hollande coincé entre Chevènement et Eva Joly.
Chevènement répond aux attaques parisiennes.
Chevènement battu à Belfort.

yartiChe201203
 

 

  http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/le-che-vainement-109269

 

 

 

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