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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 08:19

Né le 19 août 1924, le physicien canadien Willard S. Boyle a rejoint en 1953 les laboratoires Bell pour réaliser en 1962 le premier laser à semi-conducteur (diode laser). Il a été récompensé par le Prix Nobel de Physique en 2009 pour l'invention du capteur CCD (charge-coupled device) utilisé dans les appareils photographiques numériques et qui datent de 1969 avec la collaboration de George E. Smith (né le 10 mai 1930). Il a dirigé la recherche chez Bell de 1975 à 1979. Il est mort le 7 mai 2011.

SR

 

 

 

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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 06:26

Le dimanche 12 avril 1981 dans l’après-midi, à 14h00 heure de Paris, pour la première fois au monde, une navette spatiale décolla de la Terre. Un petit exploit qui deviendra rapidement "habituel". Sauf deux pour exceptions. Trente ans plus tard, le 10 juillet 2011, cette aventure humaine passionnante s’achèvera dans les hangars d’un musée.



yartiNavette05Alors que ce vendredi 29 avril 2011, toutes les caméras sont braquées sur deux jeunes gens à Londres, l’événement principal de la journée viendra cependant un peu plus tard dans la soirée, à 21h47 heure de Paris en principe, au pas de tir 39A du Kennedy Space Center aux États-Unis. Une mission spatiale avec, dans les coulisses, un drame humain.

En effet, c’est à cette heure et en ce lieu que se déroulera le lancement de la navette spatiale Endeavour vers la station spatiale internationale (ISS).


Une mission scientifique

Le véhicule va embarquer un spectromètre magnétique et d’autres instruments de science physique et la mission va permettre d’installer de quoi éventuellement détecter le neutralino, une particule qui expliquerait la matière noire dans la théorie de supersymétrie, qui est différente du boson de Higgs, cette autre particule hypothétique qu’on cherche à détecter au LHC (large hadron collider), ce fameux accélérateur de particules de presque vingt-sept kilomètres de circonférence mis en service le 10 septembre 2008 au CERN à Genève.

La navette spatiale devrait atterrir après une dizaine de jours dans l’Espace le vendredi 13 mai 2011 à 15h28 heure de Paris. Au moins, les astronautes ne sont pas superstitieux !

Entretemps, le mercredi 4 mai 2011 à 17h30 heure de Paris, le pape Benoît XVI sera en liaison satellitaire avec la station spatiale.


Derniers vols

Pour la navette Endeavour, ce sera son dernier vol, et pour les navettes spatiales en général, l’avant-dernier. Le dernier sera pour la navette Atlantis dont le lancement est prévu pour le mardi 28 juin 2011 à 21h48 heure de Paris et le retour le dimanche 10 juillet 2011 à 17h18. Ce sera alors le cent trente-cinquième et dernier vol d’une navette spatiale américaine.

La technologie était très audacieuse : au lieu de perdre à chaque lancement les fusées, l’objectif du gouvernement américain et de la NASA (l’agence spatiale américaine) en été 1972 avait été de concevoir et de fabriquer des véhicules plus maniables et surtout récupérables. Ce projet avait ainsi clos l’aventure lunaire des missions Apollo.


Entre anticipation et dures réalités

Les navettes spatiales, qui collent à l’imaginaire de la science fiction, se voulaient être un peu des avions souples de l’Espace. Six ont été construites dont cinq ont été mises en orbite terrestre. La troisième navette encore opérationnelle, Discovery, a achevé ses missions le 24 février 2011 lors du précédent vol.

Hélas, deux graves catastrophes, qui coûta la vie aux équipages respectifs, ont conduit à l’explosion de deux navettes spatiales : Challenger le 28 janvier 1986 lors de son lancement (sept membres d’équipage) et Columbia le 1er février 2003 lors de son retour dans l’atmosphère terrestre (sept membres d’équipage).

Au-delà de la tragédie humaine, c’est en fait toute la technologie des navettes spatiales qui a été remise en cause, le point le plus névralgique étant la nécessité d’isoler thermiquement le véhicule (TPS : space shuttle thermal protection system) lors de sa rentrée dans l’air, le frottement des molécules d’air créant un plasma qui peut faire monter la température des parois de la navette jusqu’à 1 650°C (soit cent degrés Celsius de plus que la température de fusion du fer pur à la pression atmosphérique).


Mission STS-134

L’équipage nommé par la NASA le 10 août 2009 est composé uniquement d’astronautes confirmés qui tous ont déjà rempli au moins une mission dans une navette spatiale. Ils sont six, tous américains sauf un Italien : quatre scientifiques pour les expériences programmées, Andrew J. Feustel (45 ans), Michael Fincke (44 ans), Gregory Chamitoff (48 ans) et Roberto Vittori (46 ans) de l’Agence spatiale européenne yartiNavette02(ESA) qui emportera une médaille d'argent du pape ; le pilote Gregory Harold Johnson (49 ans) ; et le commandant Mark Edward Kelly (47 ans).

Employé de la NASA depuis 1996 après avoir pris part à la première guerre du Golfe, avec une tête du comédien français Michel Blanc, Mark Kelly a déjà participé à trois vols dans une navette spatiale en décembre 2001, juillet 2006 et juin 2008 (cette dernière comme commandant).

Ce 29 avril 2011, le vol de la navette Endeavour a été retardé de dix jours ; son lancement était initialement prévu le 19 avril 2011.

Le retard de la mission ? un problème technique ? Non, hélas.


Un drame humain

Mark Kelly est marié depuis 2007 avec Gabrielle Giffords (40 ans et demi).

Gabrielle Giffords a été élue députée à la Chambre des Représentants des États-Unis en novembre 2006, réélue en novembre 2008 et en novembre 2010. Elle est une femme politique active depuis une dizaine d’années en Arizona au sein du Parti démocrate. Elle viserait un siège de sénateur en novembre 2012.

Et le samedi 8 janvier 2011, dans les faubourgs de Tucson, elle a été une malheureuse victime d’une fusillade meurtrière commise par un jeune déséquilibré. Six personnes en sont mortes (dont une fillette née le jour même des attentats du World Trade Center), et treize ont été blessées.

yartiNavette06Elle faisait partie d’une "cible" dans la propagande interne du Tea Party de Sarah Palin et elle avait elle-même milité en faveur du port d’armes. La fusillade a été condamnée unanimement par la classe politique américaine (y compris Sarah Palin) et serait un acte isolé.

Gabrielle Giffords fut plusieurs jours entre la vie et la mort (les premières informations la donnaient pour morte). Elle avait été maintenue en coma artificiel après son opération : une balle de neuf millimètres de diamètre lui avait traversé la tête, au-dessus de l’œil gauche, mais heureusement, elle n’avait endommagé que la partie latérale de son cerveau, au niveau du langage.

Mark Kelly a abandonné alors son entraînement pour passer plus d’un mois au chevet de son épouse. Heureusement, la NASA a confirmé en début février 2011 qu’il resterait le commandant de la mission prévue.


Un miracle médical face à un miracle technologique

Gabrielle Giffords se rétablit tant bien que mal, elle réussit à parler depuis mi-février et parvient à se nourrir toute seule depuis fin février. En mars, les médecins lui ont retiré son assistance respiratoire et elle réussit à marcher avec assistance. Elle travaille avec beaucoup d’effort à sa rééducation.  Elle avait quitté l’hôpital de Tucson le 21 janvier 2011 pour celui de Houston, beaucoup plus proche du lieu d’entraînement de Mark Kelly qui reste auprès d'elle en dehors de ses heures de travail.

Son objectif est maintenant de se rendre à Cap Canaveral en Floride et d’assister au lancement de la navette que son mari commandera. Cette mission conjugale a toutes les chances d'être remplie (ses médecins lui ont donné l'autorisation en début de semaine) et probablement qu'elle y croisera le Président Barack Obama et sa famille qui feront eux aussi le voyage. C'est très rare qu'un Président américain assiste au lancement d'un vol habité ; c'est la troisième fois après Richard Nixon en 1969 et Bill Clinton en 1998.

Son objectif est maintenant de se rendre à Cap Canaveral en Floride et d’assister au lancement de la navette que son mari commandera.

Nul doute que les chaînes d’information, qui se sont empressées de doublonner la retransmission d’un mariage princier, n’hésiteront pas, non plus, à faire ce vendredi soir la part belle à la technologie spatiale en retransmettant en direct le dernier lancement de la navette Endeavour.

Les prévisions météorologiques sont un petit peu plus défavorables que prévues, baissant de 80% à 70% la probabilité d'avoir les conditions correctes pour le lancement. Le risque est d'avoir des vents latéraux trop violents sur le pas de tir et un manteau nuageux trop bas.

Ce sera à 21h47 heure de Paris.


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (29 avril 2011)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Columbia (12 avril 1981).
Atlantis (11 juin 2007).

Endeavour (15 novembre 2008).

Atlantis (12 mai 2009).

Sarah Palin (en campagne en 2008).

NOTE du 29 avril 2011 à 21h00 :
Le lancement a été reporté à au moins 72 heures pour des problèmes électriques.



yartiNavette03



 

http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/navette-spatiale-avant-dernier-93021

 

 

 

 

 

 

 

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 04:34

Il y a 50 ans, Gagarine s'envolait dans l'Espace.

Le 12 avril 1961, Youri Gagarine (27 ans) fut le premier homme à aller dans l'Espace au cours de la mission soviétique Vostok 1. Il est mort le 27 mars 1968 à 34 ans au bord de son MIG-15.

Wikipédia :
Le matin du 12 avril 1961, le chef de l’aéronautique soviétique Sergueï Korolev vient embrasser Gagarine et plaisante avec lui avant son décollage. Suivant une superstition des pilotes soviétique, Gagarine ne s'est pas rasé. A la fin du compte à rebours, Gagarine annonce « Et c’est parti ! » et décolle du cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan à 9 h 7 (heure de Moscou, 6 h 7 GMT) dans la capsule Vostok 1 poussé par une fusée Soyouz. Deux minutes plus tard, il annonce : « Je vois la Terre… C’est magnifique ! » puis effectue une révolution d'1 heure et 48 minutes autour de la Terre, à une moyenne de 250 kilomètres d'altitude (apogée : 327 km et périgée : 180 km). Gagarine devient le premier homme à voyager dans l'espace et le premier homme à effectuer une orbite autour de la Terre. Son signe d'appel durant le vol est « Кедр », désignant le pin de Sibérie. Le début de la rentrée atmosphérique ne se passe pas bien car le module de service ne parvient pas à se séparer du module de rentrée comme prévu et Gagarine est secoué dans tous les sens. Finalement la séparation intervient lorsque la pression aérodynamique s'accentue 10 minutes après son déclenchement. À quelques kilomètres du sol, en application d'une procédure commune à tous les vaisseaux Vostok, Gagarine s'éjecte de sa capsule et effectue le reste de sa descente en parachute. Il se pose vers 10 h 55 (heure de Moscou, 7 h 55 GMT) près de Saratov (ville sur la Volga à environ 700 km au sud-est de Moscou). Pour ne pas diminuer l'exploit, les autorités soviétiques prétendent à l'époque que Gagarine est revenu au sol dans la capsule. Le déroulement réel sera connu à la fin des années 1990 avec la libéralisation du régime russe.

Après le vol, certaines sources déclarent que Gagarine pendant son vol spatial a fait le commentaire: « Je ne vois aucun Dieu là-haut ». Cependant aucune parole semblable n'apparait dans les enregistrements des conversations de Gagarine avec les stations terrestres pendant le vol. Un ami proche de Gagarine, le Colonel Valentin Petrov, révélera en 2006 qu'il n'avait jamais dit ces mots et que la phrase provenait d'un discours de Nikita Khrouchtchev au comité central du parti communiste de l'Union soviétique où la propagande anti-religieuse était discutée. Dans un certain contexte, Khrouchtchev dit « Gagarine a été dans l'espace mais il n'y a vu aucun dieu ». Le colonel Petrov ajoute que Gagarine a été baptisé par l'église orthodoxe lorsqu'il était enfant. En 2011 le recteur de l'église orthodoxe de la cité des étoiles raconte que « Gagarine avait baptisé sa fille ainée Yelena peu avant son vol spatial; sa famille fêtait noël et pâques et gardait des icônes dans la maison ».
(fin de citation wikipédia)

Plus de détails :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Vostok_1

SR

 

 

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 12:01

(dépêche)

 

Eclipse partielle du soleil en France le mardi 4 janvier 2011 de 7:50 à 10:30

 

Eclipse de soleil du 4 janvier: la Direction générale de la santé recommande de se munir de lunettes de protection
Vendredi 17 décembre, 16h14

La Direction générale de la santé (DGS) a recommandé vendredi aux personnes désirant observer l'éclipse partielle de soleil du 4 janvier prochain de se munir de lunettes de protection spéciales, afin d'éviter les risques de lésions oculaires. Lire la suite l'article
Le 4 janvier 2011 au matin, une éclipse partielle de soleil sera visible en France métropolitaine, de 7h50 jusqu'à environ 10h30, selon le lieu d'observation. Le pourcentage de la surface du disque solaire occultée par la Lune sera maximal aux alentours de 9h et atteindra un maximum de 65% à Paris.

"L'observation d'un tel événement nécessite impérativement de se protéger les yeux afin d'éviter toute lésion oculaire, particulièrement chez les enfants", souligne la DGS. Observer directement le soleil peut en effet provoquer des lésions de la cornée, douloureuses mais réversibles en quelques jours ainsi que des brûlures rétiniennes pouvant conduire "à une altération définitive de la vue", ajoute le communiqué.

Il est donc recommandé de se munir de lunettes de protections spéciales, "complètement opaques à la lumière" et disponibles chez des "opticiens, des pharmaciens ou dans des magasins spécialisés". Certaines de ces lunettes, à monture cartonnée, doivent être considérées comme "étant à usage unique. La qualité du filtre risque en effet de se dégrader si les lunettes sont conservées dans de mauvaises conditions".

Il est également possible d'utiliser des "verres de soudeur" numéro 14, soit "tenus directement à la main, soit montés sur un carton de protection". Ce produit peut être réemployé et constitue "actuellement la meilleure protection à condition d'être correctement utilisé".

En revanche, "il convient de mettre en garde contre l'utilisation de moyens de protection de fortune, comme des verres fumés, les films radiologiques ou de simples lunettes de soleil dont la faculté de protection est très insuffisante". Par ailleurs, ajoute la DGS, il ne faut jamais observer le soleil avec des instruments d'optique, jumelles ou appareil photographique, qui concentrent vers l'oeil les rayons dangereux. AP

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 19:26

Document à télécharger : rapport de l'Académie des sciences sur le "changement climatique" (26 octobre 2010)

 

L'Académie des sciences a rédigé un rapport concernant les polémiques issues du débat entre scientifiques français sur le réchauffement climatique et la responsabilité humaine. Le rapport reprend le débat qui a eu lieu, à l'initiative de la Ministre de la Recherche Valérie Pécresse, le 20 septembre 2010. 

 

Ce rapport est téléchargeable à ce lien (fichier .pdf).

http://www.academie-sciences.fr/publications/rapports/pdf/climat_261010.pdf

 

Auteurs : Jean-Loup Puget, René Blanchet, Jean Salençon, Alain Carpentier, Jean-Yves Chapron.

 

La dernière annexe apporte une longue liste de documents qu'il est intéressant de consulter (et accessibles sur Internet).

 

SR

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 08:40

Document à télécharger : la publi dans "Nature" sur l'observation de la plus lointaine des galaxies.

 

Cette publi fait état de l'observation de la plus lointaine des galaxies, à savoir qui date de 600 millions d'années après le Big Bang ayant eu lieu il y a 13,7 milliards d'années. Cela correspond à un décalage vers le rouge de 8,55.

 

 

"Spectroscopic confirmation of a galaxy at redshift z = 8,6"

M. D. Lehner & al., Nature, vol 467, 940-942 (21 october 2010).

 

Commentaires de la revue "Nature".

 

(Cliquer sur les liens pour télécharger en .pdf)

 

SR

 

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 08:41

Le mathématicien Benoît Mandelbrot (inventeur des fractales) est mort le 14 octobre 2010 à 85 ans et demi.

 

Une photo de lui :

yartiMandelbrot01 

 

L'ensemble de Mandelbrot :

yartiMandelbrot03

 

L'ensemble de Mandelbrot, zoomé à l'infini :

http://0z.fr/drt86 

 

 

SR

 

 

 

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 16:36

Les frères Bogdanoff n'ont réalisé aucune contribution scientifique selon un rapport du CNRS de novembre 2003.

 

Grishka et Igor Bogdanoff, présentateurs de télévision, avaient voulu accéder à la reconnaissance scientifique et pour cela, au cours des années 1990, ils ont voulu passer une thèse de doctorat, pour l'un en mathématiques et pour l'autre en physique théorique . Ces thèses ont finalement été laborieusement soutenues le 26 juin 1999 et le 8 juillet 2002 avec beaucoup de contestation de la part de la communauté scientifique.

 

L'hebdomadaire "Marianne" du 16 octobre 2010 s'est procuré un rapport datant de novembre 2003 demandé au CNRS par le directeur du département SPM (sciences physiques et mathématiques) du CNRS et par le président de l'Université de Bourgogne qui est accablant pour les frères Bogdanoff.

 

On peut se procurer les annexes de ce rapport à ces deux liens (téléchargeable en .pdf) :

 

http://www.marianne2.fr/attachment/62238/

http://www.marianne2.fr/attachment/62237/

 

Mon commentaire : jusqu'à maintenant, personne n'avait pris au sérieux les élucubrations pseudo-scientifiques des deux frères jumeaux. Le retour de la polémique leur fait surtout de la pub. Si leurs manoeuvres peuvent paraître déplacées, il reste que les frères Bogdanoff sont des animateurs de télévision qui ont su apporter leur passion dans des domaines souvent hermétiques pour le grand public. Le succès de leurs livres, qui n'apportent effectivement rien à la connaissance scientifique, reste cependant la preuve d'un intérêt visible pour une certaine forme de vulgarisation.

 

Sylvain Rakotoarison (16 octobre 2010)

 

 

 

 

 

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 08:02

Georges Charpak est mort le 29 septembre 2010. Il avait 86 ans. Il a été Prix Nobel de Physique en 1992, un an après Pierre-Gilles de Gennes.

 

SR (30 septembre 2010)

 

 

 

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 10:59

Cela n’a pas manqué : un article scientifique de haute voltige paru vendredi a provoqué un écho médiatique retentissant et mérité. Il concerne une étude génétique comparative entre l’Homme de Néandertal et quelques Homo sapiens que nous sommes. Il y aurait bien eu relations sexuelles ! Prudence cependant, aucun paparazzi n’était dans les parages.

 

 

yartiNeanderthal01Publié le vendredi 7 mai 2010 dans la revue scientifique anglophone de référence "Science" (à télécharger ici), un article de treize pages bouleverse un peu le sens commun que nous avions à propos de nos origines. "Nos", celles de l’Homo sapiens que nous sommes tous, êtres humains sur Terre de cette année 2010.
 
Il correspond à l’une des étapes du séquençage du génome de l’Homme de Néandertal, être qui est apparu sur Terre il y a environ 400 000 ans. Elle consistait à le comparer au génome de l’homme moderne pour y déceler d’éventuels points communs. 
 
Pour cela, ils ont analysé le génome de cinq hommes modernes, répartis dans le Monde : un de France (de type européen), un de Chine (d’ethnie Han), un de Papouasie-Nouvelle-Guinée et deux d’Afrique subsaharienne, Afrique du Sud (San) et Afrique de l’Ouest (Yoruba).
 
 
Une analyse techniquement exceptionnelle
 
Techniquement, l’affaire n’était pas évidente. L’étude a eu lieu à l’Institut Max Planck de Leipzig sous la direction du spécialiste des analyses d’ADN ancien, le Suédois Svante Pääbo aidé d’une équipe internationale d’une soixantaine de chercheurs (américains, allemands, espagnols, croates, irlandais, russes, britanniques).
 
Le génome néandertalien a été analysé à 60% (il est composé de 4 milliards de nucléotides) sur 500 grammes d’os prélevés auprès de trois Néandertaliennes découvertes dans la grotte de Vindija, en Croatie (où elles auraient vécu entre il y a 44 000 et 38 000 ans). Quelques autres tests ont été réalisés sur des échantillons issus de trois autres sites (El Sidron, en Espagne, vallée de Neander, en Allemagne, et Mezmaiskaya, dans le Caucase russe).
 
Les premiers résultats qui viennent d’être publiés ont de quoi révolutionner ce qui était jusque là un petit mystère.
 
 
Une part commune du patrimoine génétique
 
En effet, sur le génome de trois des cinq hommes modernes analysés, les scientifiques ont retrouvé entre 1 et 4% de patrimoine génétique commun au Néandertalien. Ce qui signifie qu’il y aurait bien eu croisement entre l’Homo sapiens et le Néandertalien.
 
yartiNeanderthal06Cette idée pourrait donner une explication au mystère jamais éclairci de la disparition des Néandertaliens alors que leur civilisation était aussi évoluée que celle de l’Homo sapiens. Les deux hominidés ont dû cohabiter pendant plusieurs dizaines de milliers d’années, environ entre il y a 80 000 ans (à partir du Moyen-Orient) et 30 000 ans (on remonte à il y a 30 000 ou 25 000 ans l’extinction des Néandertaliens).
 
Toutes les hypothèses avaient été imaginées mais n’ont jamais vraiment convaincu. Une exposition au Musée de l’Homme avait eu lieu en fin 2006 sur ce thème très intéressant au Trocadéro (avant qu’il ne soit transféré au Musée des Arts Premiers quai Branly, futur "Musée Chirac" sans doute).
 
En rendant crédible, par des analyses ADN, le croisement entre des Néandertaliens et des Homo sapiens, le mystère diminue. Le métissage aurait ainsi permis de favoriser l’un des deux groupes assez naturellement et assez progressivement sans qu’une cause singulière (épidémie, guerre, catastrophe naturelle) n’en fût à l’origine.
 
 
Les Africains exclus du métissage ?
 
La deuxième information essentielle de cet article, et qui va sans doute engendrer bien des polémiques idéologiques, c’est que le génome des deux Africains n’ont aucun point commun avec celui des Néandertaliens, au contraire de ses "homologues" eurasiens.
 
Cela signifierait que si croisement il y avait, il aurait commencé à avoir eu lieu au début de la migration de l’Homo sapiens de l’Afrique (Kenya) vers l’Eurasie (via le Moyen-Orient), c’est-à-dire entre il y a 80 000 et 60 000 ans (pour l’Asie de l’Est). Ou le contraire, selon Silvana Condemi, paléoanthropologue de l’Université de Marseille, qui parle plutôt d’une migration des Néandertaliens d’Europe vers le Moyen-Orient (qui seraient arrivés au Moyen-Orient après l’Homo sapiens).
 
L’archéologue français Pascal Depaepe rappelle que les Néandertaliens et les Homo sapiens « avaient la même technologie lithique, le moustérien, et rien ne permettait de les distinguer d’un point de vue culturel, alors que leurs différences anatomiques sont évidentes ».
 
La grande proximité des trois génomes analysés sur les trois hommes modernes eurasiens (allant de l’Europe de l’Ouest à l’Asie de l’Est) montrerait aussi l’absence de métissage entre Cro-Magnons et Néandertaliens qui ont cohabité en Europe pendant dix mille ans. D’autres pensent que la migration des paysans du Néolithique allant de l’Asie mineure à l’Europe de l’Ouest entre il y a 7 000 et 4 000 ans aurait pu "gommer" les différences génétiques entre les deux extrêmes de l’Eurasie, ce qui n’exclurait donc pas un métissage entre Cro-Magnons et Néandertaliens (d’un point de vue anatomique, l’observation des fossiles infirmerait l’hypothèse du métissage).
 
 
Ce qui nous distingue des Néandertaliens
 
 Dernier résultat passionnant, la comparaison génétique entre Néandertaliens et Homo sapiens donne aussi, a contrario, une idée de ce qui les distingue. Les grandes différences ont un rapport avec les capacités cognitives, le métabolisme énergétique, la morphologie du crâne, de la clavicule et de la cage thoracique, l’apparence de la peau et la cicatrisation. Ces gènes différents sont par exemple impliqués dans la schizophrénie, l’autisme et la trisomie 21.
 
 
Théories raciales
 
Revenons sur la différence de résultats entre Africains et non-Africains.
 
Cette conclusion, si elle était confirmée, ferait sans doute couler beaucoup d’encre. En effet, dire que les Africains n’ont pas d’aïeuls néandertaliens au contraire des autres peuples du Monde qui, eux, seraient le résultat d’un mélange génétique entre les Néandertaliens et les Homo sapiens, cela pourrait conforter les thèses raciales.
 
Je rappelle que le principe du racisme n’est pas seulement de dire qu’il y a une race humaine supérieure ou inférieure à une autre. Il est avant tout de proclamer qu’il existe plusieurs races humaines.
 
Or, en différenciant de façon génétique (et un peu rapidement, j’y reviens juste après) deux groupes humains, Africains et non-Africains, par leur origines généalogiques, l’un Homo sapiens "pur" et l’autre métissé de sang néandertalien, on peut renforcer les thèses des théories raciales.
 
Car si les Néandertaliens et les Homo sapiens ne constituent pas deux espèces différentes (il faut entre autres que les êtres issus d’une procréation commune ne soient pas stériles, ce qui serait le cas si l’on en juge par cette étude), ils pourraient bien constituer, pour le coup, deux races d’hominidés différentes.
 
Les plus "ouverts" pourraient même se réjouir que ce soient les Africains les plus "purs" mais quel que soit le sens du métissage, cette conclusion me paraît pour le moins étrange, imprudente et un peu rapide.
 
Effectivement, même si ce métissage avait effectivement eu lieu en Eurasie au début des migrations de l’Homo sapiens, il serait très étonnant qu’en 60 000 ans de distance, il n’y ait pas eu de métissage entre populations africaines et eurasiennes.
 
Il est vrai que les échanges mondialisés (culturels, commerciaux, guerriers) ont souvent exclu l’Afrique jusqu’au XVe siècle, mais notamment en Afrique du Nord (à l’époque antique) ou sur les côtes est de l’Afrique, il serait étonnant qu’aucun "croisement" n’eût pu redonner aux Africains un résidu génétique des Néandertaliens.
 
De plus, si on reprend la méthodologie de l’étude, elle paraît pour le moins contestable vu le très faible échantillonnage réalisé (pour des raisons budgétaires). Si découvrir des gènes communs au Néandertalien permet de conclure, ne pas en trouver ne peut pas amener à conclure que toute une population n’en a pas.
 
C’est cette erreur de logique qui, pourtant, semble avoir été faite dans cet article scientifique par ailleurs très instructif et rédigé prudemment. Car limiter à deux individus l’échantillonnage de l’Afrique, c’est un peu court, notamment pour délimiter géographiquement cette "Afrique non néandertalisée". Du sud du Sahara jusqu’à sa pointe sud ?
 
André Langaney, généticien de l’Université de Genève, le concède : « Avant de faire la distinction entre Africains et non-Africains dans leurs relations avec Neandertal, il s’agirait d’augmenter le nombre d’humains analysés. ». Et Laurent Excoffier, généticien de l’Université de Berne, d’ajouter : « Et y inclure des représentants de l’Afrique de l’Est. ». La différence entre Africains et non-Africains pourrait en effet avoir d’autres raisons que le métissage (ou pas) avec les Néandertaliens.
 
Todd Disotelle, anthropologue de l’Université de New York, le dit tout aussi clairement : « Mon hypothèse est que, si nous faisons des tests sur davantage d’Africains, nous trouverons certaines de ces anciennes origines en Afrique », notamment en Afrique du Nord.
 
 
Prudence dans les conclusions spéculatives
 
La prudence reste de mise lorsqu’il s’agit de conclure sur quelques cas (trois Néandertaliens et cinq hommes modernes). Christoph Zollikofer, anthropologue de l’Université de Zurich, est même plus sévère : « Les interprétations des scientifiques liées à la présence ou à l’absence de certains gènes sont très spéculatives, voire parfois erronées. Cela peut s’expliquer par le fait que ces chercheurs sont avant tout des généticiens, pas des anthropologues. Cela dit, il y a des chances qu’on en apprenne plus dans la décennie à venir. ».
 
Évelyne Heyer, spécialiste d’anthropologie génétique du Muséum d’histoire naturelle à Paris, insiste elle aussi sur la prudence à apporter à ces travaux qu’elle considère par ailleurs comme exceptionnels (« Si quelqu’un avait prétendu il y a dix ans pouvoir le faire, personne ne l’aurait cru. C’est un travail génial, magique, qu’ont réalisé Svante et son équipe. ») : « Même si cette première est formidable, il faut prendre les hypothèses émises par ces chercheurs avec prudence. Certains aspects techniques, comme la longueur des fragments d’ADN analysés, sont à mon avis un peu "légers". Donc, toutes les conclusions sur les différences ou ressemblances entre Néandertal et l’homme moderne n’ont pas toutes la même valeur. Il faudra que d’autres analyses du même type soient faites, peut-être par d’autres approches, pour vraiment y voir clair. ».
 
 
Motivation cachée ?
 
À moins qu’il n’y ait une explication un peu plus terre-à-terre qui ne fait pas partie des habitudes scientifiques françaises mais très utilisée en particulier dans le monde anglo-saxon : que cette conclusion un peu rapide ait été annoncée à la presse pour recevoir un écho médiatique très élevé au moment même où l’équipe (le Neandertal Genome Analysis Consortium) fait un appel de fonds pour poursuivre ses études.
 
Serait-ce une sorte de "leurre du scoop scientifique" qui, par la mousse médiatique provoquée par cette double information (croisement entre Homo sapiens et Néandertalien et Africains non croisés), porterait l’intérêt de poursuivre cette recherche ? En réalité, cet article dans "Science" est loin d’être un leurre, et pouvoir fournir des résultats sur l’ADN d’il y a 40 000 ans relève avant tout de l’exploit scientifique.
 
La critique aurait pu être également exprimée lors de la communication très médiatisée, le 17 février 2010, de Zahi Hawass, le très visible directeur des Antiquités égyptiennes, sur l’analyse ADN de plusieurs momies afin de retrouver celle d’Akhenaton et éventuellement, celle de Néfertiti. Les conclusions paraissaient un peu trop avancées par rapport au contenu concret de l’étude, mais avaient aussi pour but la recherche de fonds.
 
 
Résultats passionnants
 
Dans tous les cas, ces résultats sont passionnants.
 
J’avais appris à l’école en sixième que les êtres humains provenaient de l’Homme de Néandertal. J’ai compris vite après le baccalauréat que cette idée était remise en cause et que c’était beaucoup plus compliqué (chaque nouvelle découverte d’hominidé semble apporter un nouveau groupe, une nouvelle espèce disparue). Il y a deux ans encore, ces mêmes scientifiques avaient justement exclu tout croisement génétique entre les deux groupes. Maintenant, on revient sur ce qu’on avait imaginé il y a plusieurs décennies par simple supposition.
 
 
Entre le certain et l’hypothétique
 
La science bouge. Il faut donc rester prudent dans les conclusions.
 
Et ne surtout pas en profiter pour y mêler l’idéologie. La science est une discipline humble et désintéressée, capable de revenir sur ses premières impressions, et qui prouve factuellement tout ce qu’elle avance.
 
Pour Laura Zahn, rédactrice en chef associée de la revue "Science", cet article va alimenter la discussion entre anthropologues et généticiens pour longtemps.
 
Ce que l’auteur principal de l’article, Richard Green, biologiste à l’Université de Californie, confirme : « Le décodage du génome de l’Homme de Néandertal est une mine d’informations sur l’évolution humaine récente et sera exploitée durant les années à venir. ».
 
Le doute est toujours permis, et c’est pour cela que les conclusions doivent toujours rester prudentes dans leur formulation.
 
Au moins vis-à-vis du grand public, a priori peu au fait des méthodes scientifiques.
 
 
 
 
 
Pour aller plus loin :
 
 
 
 yartiNeanderthal02
 

 

http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/le-pere-de-nos-peres-serait-74706

http://www.lepost.fr/article/2010/05/10/2067708_le-pere-de-nos-peres-serait-neandertalien.html

 

http://rakotoarison.lesdemocrates.fr/article-193

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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