Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 18:29



Restaurant chinois de Brie-Comte-Robert : qui va payer, qui va s’excuser et quand ?


Une enquête judiciaire vient de semer la dévastation dans un restaurant chinois quasiment neuf de Brie-Compte-Robert pour ne retrouver au bout du compte que quelques ossements d’animaux. On attend toujours des excuses publiques des autorités ! Examinons les faits :

Une commission rogatoire ordonnée par le juge d’instruction chargée de l’affaire de la disparition de la petite Estelle Mouzin a ordonné de fouiller le sol d’un restaurant chinois, le "Wok Royal", situé à Brie-Compte-Robert. Ces investigations, menées jeudi 31 janvier avec des excavatrices de chantier, pendant que dix personnes étaient gardées à vue, ont très lourdement endommagé ce restaurant, pour, en fin de compte, ne découvrir que quelques restes osseux d’animaux. La police estime qu’il s’agit d’une fausse piste induite par des affabulateurs.

Le procureur de la République de Meaux, René Pech a déclaré vendredi "la piste est infructueuse, même s’il reste quelques investigations à faire".

Les fausses informations à l’origine de cet invraisemblable chantier émanaient d’un journaliste indépendant et auraient été recueillies, dans le cadre d’une enquête sur le "milieu asiatique" pour l’émission de TF1 Le Droit de savoir. Selon ce journaliste, un homme d’affaires cambodgien lui aurait raconté "qu’il avait l’intention de faire chanter le patron d’un restaurant asiatique car un ouvrier ayant travaillé pour lui a expliqué à cet homme d’affaires avoir découvert, lors de travaux en juillet, le corps d’une petite fille dans les murs de l’établissement". Aujourd’hui, le journaliste explique : "J’ai décidé moi-même de ne pas médiatiser ces informations pas recoupables". Néanmoins, il aurait pris l’avis de la justice et contacté la police judiciaire.

Maintenant que cette fausse piste est dégonflée, reste une sacrée facture, et un honnête restaurateur qui n’a pas fini de payer les pots cassés. Essayons d’évaluer approximativement cette facture : on peut déjà estimer que nettoyer les dégâts, remettre une dalle de béton et refaire les décorations (70 mètres carrés auraient été entièrement détruits dans ce restaurant) prendra plusieurs semaines, voire deux ou trois mois, le temps que les experts fassent une estimation, et le temps que l’entreprise ayant fait ce restaurant soit disponible, et coûtera dans les 150 000 euros minimum. A quoi il faut ajouter le manque à gagner : en effet , un restaurant de cette taille doit faire dans les deux cents couverts par jour, à 25 euros le couvert en moyenne, c’est 5 000 euros par jour de chiffre d’affaire perdu, soit 150 000 euros par mois, donc 450 000 euros si le restaurant ferme 3 mois. Ce qui, ajouté aux réparations fait 600 000 euros au minimum !

Il faut rajouter à cela le sinistre occasionné aux employés : supposons qu’une dizaine de personnes payées chacune 1 000 euros nets par mois travaillaient dans ce restaurant, elles sont condamnées à trois mois minimum de chômage forcé, soit un total de 30 000 euros de salaires non touchés. On pourrait même aussi parler du préjudice des fournisseurs de ce restaurant qui peuvent également souffrir de cette situation.

Pendant ce temps le banquier du restaurateur, ne voyant pas ses remboursements de crédits, risque de se retourner contre lui, voire de saisir et revendre son restaurant. Les banquiers et autres créanciers des employés mis au chômage vont s’énerver aussi, d’ailleurs.

Alors, qui va payer tout ce gâchis ?

On ne peut guère compter sur les assureurs du restaurateur, qui ne manqueront pas de trouver une minuscule clause dans le contrat les autorisant à ne pas bourse délier pour rembourser les frais !

Reste le ministère de la Justice, mais on ne peut guère espérer que la commission d’indemnisation des victimes d’erreurs judiciaires se réunisse avant plusieurs années, et ne paye plus que des clopinettes pour ce sinistre majeur ! D’ici là, ce patron de restaurant aura amplement le temps de faire faillite !

Ce qui est incroyable dans cette affaire, c’est qu’aucune autorité ne se soit excusée, auprès de cet honnête commerçant et de ses employés, de l’énormité du préjudice matériel et moral occasionné à ces innocents. On aurait aimé entendre un mot d’excuse de Rachida Dati, ministre de la Justice, et de Michelle Alliot Marie, ministre de l’Intérieur, excuses assorties du versement immédiat d’une très large provision d’indemnisation pour le restaurateur et d’une garantie de maintien du salaire pour les employés !

Quels autres enseignements tirer de cette lamentable affaire ?

Tout d’abord, on peut se demander ce qui se serait passé si les fausses informations avaient désigné un restaurateur célèbre, genre chef à trois étoiles. Il y a fort à parier qu’on n’aurait pas éventré son restaurant, et que quelques coups de fils hauts placés auraient suffi à "calmer" l’enquête !

Il est étonnant que les médias n’aient pas donné la parole à ce restaurateur ou à son avocat à sa sortie de garde à vue, je pense que sa réaction aurait été intéressante. A aucun moment d’ailleurs les médias n’ont évoqué la présomption d’innocence pendant la garde à vue (on peut même se demander si l’adhésion initiale des médias à cette fable ne relevait pas d’une certaine forme d’adhésion à des stéréotypes concernant les Chinois...).

Si la vérité judiciaire n’a pas de prix, elle a néanmoins un coût, et ce n’est certainement pas à des innocents de payer ne serait-ce qu’une fraction de ce coût !

Enfin, on se demande ce que dirait la presse chinoise si elle avait vent de cette affaire. Elle en ferait sans doute des gorges chaudes : la justice française s’est comportée vis-à-vis du patron de ce restaurant chinois comme une justice de République bananière. La France, qui est prompte à donner des leçons de respect des droits de l’homme à la Chine ferait mieux de commencer à balayer devant sa propre porte, elle en serait plus crédible...


(par Docdory)

Partager cet article
Repost0
5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 10:48
Partager cet article
Repost0
5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 10:41
Partager cet article
Repost0
5 juillet 2007 4 05 /07 /juillet /2007 10:39
Partager cet article
Repost0
22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 10:40
(Dépêches)



France 5 supprime "Arrêt sur images", l'émission de Daniel Schneidermann

PARIS (AFP) - France 5 ne reconduira pas à la rentrée six de ses magazines, dont "Arrêt sur images", l'émission hebdomadaire de décryptage des médias, présentée par le journaliste Daniel Schneidermann.

"Arrêt sur images" avait été créée sur La Cinquième en 1995 et était diffusée sur France 5 depuis 2002. Daniel Schneidermann n'est plus animateur sur France 5, a précisé la chaîne.

L'émission sera remplacée par "une autre émission de décryptage", a indiqué à l'AFP Philippe Vilamitjana, directeur de l'antenne et des programmes de la chaîne. "Il s'agira d'une émission en direct, rassemblant des grandes signatures de la télévision, de la radio et de la presse écrite, qui commenteront et décrypteront l'actualité de la semaine", avec la participation de téléspectateurs de France 5, a ajouté M. Vilamitjana.

Les cinq autres émissions supprimées à la rentrée sont "Etats Généraux" (un débat de société présenté par Paul Amar deux fois par mois), "Madame, Monsieur, Bonsoir" (un événement à travers les archives télé, présenté par David Pujadas et Hervé Chabalier), "L'atelier de la mode", "Mondes et Merveilles" (émission scientifique) et "Ubik, la mensuelle" (émission sur l'actualité culturelle).

En remplaçant six de ses 26 magazines, France 5 "reconstruit une nouvelle offre pour sa grille de rentrée", a précisé le directeur de l'antenne. Le nom et le thème des nouvelles émissions seront annoncés à la rentrée.

Mardi 19 juin 2007, 17h52





Mobilisation contre la suppression d'Arrêt sur images sur France 5

PARIS (AFP) - La suppression par France 5 de l'émission de décryptage de la télévision "Arrêt sur images", la seule du genre dans le paysage audiovisuel français, a soulevé une vague de protestation, des pétitions sur internet soutenant le magazine présenté par Daniel Schneidermann.

Jeudi, quatre jours après l'annonce de la non reconduction d'"Arrêt sur images" à la rentrée, trois pétitions de soutien circulaient sur le web, fortes d'au moins 30.000 signatures demandant de rendre l'antenne à cette émission phare de la chaîne publique.

Le principal site - http://arret-sur-images.heraut.eu/index - avait réuni jeudi en milieu d'après-midi environ 25.000 signataires.

"Arrêt sur images va disparaître. Cette décision n'a pas lieu d'être sur une chaîne publique qui se présente comme une chaîne pédagogique", demande la pétition.

Entre 1.200 et 1.500 personnes ont signé une deuxième pétition lancée par des personnalités de gauche (www.la-gauche.org), a indiqué à l'AFP l'un de ses initiateurs, Jean-Luc Gonneau, de l'association Cactus/La gauche.

Une troisième pétition (MesOpinions.com) a été paraphée par 4.000 internautes estimant qu'il "est du devoir de France Télévisions d'offrir aux citoyens un espace de liberté où l'autocritique est vive et sans concession".

Dans Libération, plusieurs écrivains et chercheurs ont publié une tribune de soutien.

La FSU, première fédération de l'éducation, a demandé le maintien de cet "outil pédagogique". La CFDT Médias a défendu "l'existence d'une émission critique des médias" tout en affirmant que son présentateur, Daniel Schneidermann, n'était "victime d'aucune chasse aux sorcières".
France 5 a annoncé lundi qu'elle ne reconduirait pas à la rentrée six de ses magazines, dont "Arrêt sur images", le plus ancien.

L'émission avait été créée sur La Cinquième en 1995 et était diffusée sur France 5 depuis 2002, le dimanche. Elle proposait un décodage du traitement de l'actualité par le petit écran.

La chaîne publique a estimé que le concept n'avait "pas évolué", soulignant un "tassement de l'audience".

"Nous avons demandé à M. Schneidermann d'élargir son émission aux autres médias, il n'a pas voulu", a dit à l'AFP le directeur de l'antenne et des programmes, Philippe Vilamitjana.

"C'est faux, jamais on ne nous a fait de suggestion d'évolution", a affirmé à l'AFP Daniel Schneidermann.

La chaîne prévoit de remplacer l'émission par un autre magazine de "décryptage de l'actualité en direct". "Notre mission de décryptage et de libre parole demeure", a assuré M. Vilamitjana.

"Ce qui me choque c'est que la chaîne ne prévoit pas d'alternative et s'assoie ainsi sur son cahier des charges. Car décrypter l'actualité ce n'est pas décrypter ceux qui la font!", s'est insurgé M. Schneidermann qui cherche des diffuseurs alternatifs.

Outre une procédure de licenciement, M. Schneidermann fait l'objet d'une mise à pied pour des "faits" qui lui seraient reprochés mais qu'il dit ignorer.

Il fait état d'un "refroidissement" avec la hiérarchie de France 5 depuis qu'"Arrêt sur images" a fait un sujet en avril 2006 sur la relation entre la journaliste de France 2 Béatrice Schoenberg et le ministre de la Cohésion sociale d'alors, Jean-Louis Borloo.

"Sur mon blog, j'ai raconté comment, pendant le montage, la cassette s'est retrouvée aux mains d'Arlette Chabot (directrice de l'information de France 2, NDLR), qui m'a appelé pour me dire +ce que tu fais est dégueulasse+... France 5 a dû se sentir coupable" de lui avoir donné la cassette, raconte-t-il.

Juliette Collen, le jeudi 21 juin 2007, 18h50


Partager cet article
Repost0
15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 09:16
(Dépêches)


Vélib' : Paris lance la campagne d'abonnement pour la location de vélos

PARIS (AFP) - Vélib' c'est parti: la mairie de Paris a lancé mercredi la campagne d'information sur le vélo en libre service qui sera proposé aux Parisiens à partir du 15 juillet, ouvrant les premières bornes de démonstration, une dans chacun des 20 arrondissements de la capitale.

La pré-réservation est également accessible en ligne sur velib.paris.fr pour disposer dès la mise en service de la carte d'abonnement d'un an (29 EUR).

Quelque 3,5 millions de dépliants d'abonnement au total sont aussi disponibles dans les mairies d'arrondissement, chez 400 boulangers, autant de buralistes, dans 300 guichets de stations de métro et l'ensemble des bureaux de poste parisiens.

Un formulaire d’abonnement sera inclus dans le prochain numéro du journal municipal distribué fin juin à 1,1 million d’exemplaires et une campagne d’affichage municipal débutera le 18 juin.

Les abonnements courte durée (à la journée pour 1 euro) ou à la semaine pour 5 euros seront eux disponibles à partir du 15 juillet.

Le maire PS de Paris Bertrand Delanoë, dont l'équipe a engagé depuis plusieurs années une politique visant à réduire de 40% d'ici 2020 la circulation automobile, a visité mercredi une des premières bornes de démonstration, estimant que Vélib' allait apporter "du plaisir, de la liberté, de l'innovation et de la performance".

A terme, une station est prévue tous les 300 mètres. Denis Baupin, adjoint Verts aux transports, a souligné que la "densité des stations a été calculée en fonction de la densité de la population".

"On attend 250.000 utilisations par jour à Paris", a indiqué à l'AFP Rémi Pheulpin, directeur général Recherche et Production chez JC Decaux, relevant le succès de la formule déjà en place à Lyon.

L'entreprise JCDecaux est chargée de mettre en place, dans le cadre d'un contrat avec la Ville, 10.648 vélos répartis sur 750 stations dès la mi-juillet, puis 20.600 vélos dans 1.451 stations d'ici la fin 2007. Le contrat lui accorde la gestion de 1.638 panneaux publicitaires durant 10 ans, moyennant une redevance de 15 M EUR.

"Nous avons mis le paquet, la Ville de Paris et l'entreprise Decaux, pour une information extrêmement large", a déclaré M. Delanoë, devant la borne équipée de six vélos et sur laquelle est inscrit le slogan : "Des milliers de vélos à Paris, c'est la liberté".

Des "experts Vélib'" seront présents sur les stations de démontration pour répondre aux questions du public et dès l'ouverture le 15 juillet, de multiples services seront accessibles, notamment la possibilité de gérer son compte Vélib’ en ligne, de connaître en temps réel la disponibilité des vélos en stations, et d’accéder à la version mobile de velib.paris.fr sur son téléphone portable.

Fausse note de la journée, l'opposition municipale parisienne a assuré avoir été tenue à l'écart des festivités, alors même qu'elle a soutenu le projet.

Par Josette Michy, le mercredi 13 juin 2007, 20h03




Partager cet article
Repost0
15 juin 2007 5 15 /06 /juin /2007 09:14
(Dépêches)



Mgr Lustiger : "Vous ne me reverrez pas"

Il est arrivé avec une demi-heure de retard, poussé sur son fauteuil roulant, ombre fragile habillée d'un costume de clergyman. Le visage est émacié. Jean-Marie Lustiger n'est pas le plus vieil académicien (à 98 ans, Claude Lévi-Strauss est actuellement le doyen d'âge de l'institution), mais il est malade, comme en témoigne sa maigreur.

Quand dans la petite salle des séances s'ouvre l'élection, ce 31 mai à 15 heures, le cardinal n'est pas encore arrivé. Il a pourtant prévenu qu'il serait là. Les 28 académiciens présents patientent cinq minutes, dix, puis quinze, et vingt. "Il faut commencer", lâche l'un d'eux. Leur choix se porte vite sur Max Gallo. Mais voilà que dix minutes plus tard, alors que l'assistance planche déjà sur le dictionnaire et examine le mot "républicaniser", un huissier ouvre la porte pour laisser passer le retardataire, qui demeure près de l'entrée.

"Monsieur le cardinal, je suis heureuse de vous accueillir. Nous vous annonçons que, n'ayant pu hélas vous attendre, nous avons élu Max Gallo", lance gentiment Florence Delay, la directrice en exercice. Le silence est toujours presque parfait, dans cette assemblée où on ne prend pas la parole sans autorisation et où on ne coupe jamais celle de l'autre. Mais, à ce moment précis où l'homme d'église se met à parler, sous le portrait du cardinal de Richelieu, ce silence devient d'or.

"Le nouvel élu est notre élu à tous, rappelle le cardinal en saluant l'élection de l'historien. Mais en réalité, je ne vais pas vous le dissimuler, je ne suis pas venu pour vous retrouver, je suis venu pour vous quitter. Vous ne me reverrez pas. J'en suis triste, mais je sais que je ne cesserai pas de penser à vous. Les premiers seront les derniers. Ici, je n'ai pas été très assidu, mais là où je serai, je serai très présent pour m'occuper de l'Académie, je vous donne l'assurance de mes prières, ici et ailleurs", finit-il.

"On jouait Le Cardinal d'Espagne de Montherlant, résume l'un des présents. On n'en croyait pas nos oreilles, au sens littéral de l'expression." Les uns après les autres, les académiciens viennent embrasser ou serrer la main du vieil homme "avec cette fausse cordialité de traversée de couloir" qui permet de masquer si bien trouble et chagrin. "Quand je dis adieu, je dis à Dieu, à vous, à tous", l'entend-on glisser à son ami, l'avocat Jean-Denis Bredin. La séance est suspendue : les Immortels n'ont plus le coeur à leurs travaux, Seuls à la maison avec leur émotion ou entre eux, faussement égayés par le champagne qui coule, ils méditent ou dissertent sur cette sortie du monde "sublime", "bouleversante", "catholique" et "unique".

Ariane Chemin (Le Monde), 01 juin 2007, 16h19


Le cardinal Lustiger a fait ses adieux à ses collègues de l'Académie française

PARIS (AP) - Le cardinal Jean-Marie Lustiger, qui souffre d'une grave maladie, a annoncé jeudi à ses collègues de l'Académie française, à l'occasion de l'élection de Max Gallo au fauteuil de Jean-François Revel, qu'ils le voyaient pour la dernière fois.

Jean-Marie Rouart, qui est également académicien, a remarqué vendredi sur RTL que le cardinal était arrivé en retard, visiblement malade, très affaibli, en chaise roulante.

"Etant donné ses fonctions, il n'avait pas pu être très présent sauf justement pour les élections, et donc il s'est, d'une certaine façon, excusé avec cette phrase magnifique: 'au ciel les premiers sont les derniers, donc je pense que je serai là-bas le premier à m'occuper, à prier, à avoir tous les soins possibles et tous mes voeux vis-à-vis de l'Académie'", a raconté Jean-Marie Rouart.

D'après l'écrivain, on voyait que Mgr Lustiger "avait pris certainement beaucoup sur lui-même, mais on sentait une ferveur", "les paroles que l'on prononce dans ces moments, devant des amis que l'on ne reverra plus, elles ont un poids". "Cela serre le coeur, je ne vous le cache pas, mais je pense que cette scène était un moment de communion", a-t-il ajouté.

Le cardinal Lustiger a annoncé au mois d'avril qu'il avait été admis à la Maison médicale Jeanne-Garnier, un établissement parisien de soins palliatifs. Agé de 80 ans, l'archevêque émérite de Paris avait écrit en octobre dernier une lettre au clergé parisien pour annoncer que les médecins lui avaient diagnostiqué fin septembre une "grave maladie" qui nécessite un "traitement lourd".

Ce fils d'émigré juifs polonais, qui s'est converti en 1940, est devenu archevêque de Paris en 1981. Il a été élevé à la pourpre cardinalice deux ans plus tard, avant d'abandonner sa charge en février 2005.

Vendredi 1 juin 2007, 19h07




Mgr Lustiger hospitalisé à Paris

PARIS (AFP) - Le cardinal Jean-Marie Lustiger, 80 ans, qui souffre d'une maladie grave, a été hospitalisé lundi à Paris "pour un séjour de plusieurs semaines afin d'équilibrer son traitement", a annoncé mardi l'archévêché de Paris dans un communiqué.

"Le cardinal Lustiger a été accueilli lundi à la Maison Médicale Jeanne-Garnier (XVe) pour un séjour de plusieurs semaines afin d’équilibrer son traitement. Le 12 octobre 2006, il avait écrit aux prêtres et diacres de Paris pour leur annoncer lui-même qu’une maladie grave avait été diagnostiquée", souligne le bref communiqué.

Dans ce message, le cardinal ne précisait pas la nature de son mal, décrit par lui comme "une maladie grave dont le traitement a commencé". Dans le même message, il disait avoir "retrouvé sa voix", semblant alors démentir la rumeur d'un cancer du larynx.

Il avait réduit ses activités, participant toutefois à la messe d'obsèques de l'Abbé Pierre, le 26 janvier 2007 à Notre-Dame de Paris.

Aaron Lustiger est né le 17 septembre 1926 à Paris dans une famille de commerçants juifs d'origine polonaise et s'est converti en 1940, choisissant le prénom de Jean-Marie avant de se réfugier à Orléans. Sa mère a été déportée en 1942 à Auschwitz où elle est morte.

Ordonné prêtre en 1954, il devient aumônier des étudiants de la Sorbonne et des grandes écoles, comme Normale Sup. En 1969, il est nommé curé de la paroisse Sainte-Jeanne de Chantal à Paris (XVIe).

Grimpant les échelons de la hiérarchie ecclésiastique, il est ensuite nommé par le nouveau pape Jean Paul II évêque d'Orléans en 1979, archevêque de Paris en 1981 (succédant au cardinal François Marty) et cardinal en 1983.

Auteur de nombreux ouvrages sur la foi catholique, Mgr Lustiger a été élu en juin 1995 à l'Académie Française au fauteuil du cardinal Albert Decourtray.

Mardi 24 avril 2007, 13h27







Partager cet article
Repost0
10 mai 2007 4 10 /05 /mai /2007 20:57

(arrêté)



JORF n°108 du 10 mai 2007 page 8308
texte n° 58

ARRETE
Arrêté du 27 avril 2007 modifiant l'arrêté du 1er juillet 1996 relatif aux plaques d'immatriculation des véhicules

NOR: EQUS0752831A

Le ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire, le ministre des transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer et le ministre de l'outre-mer,

Vu le code de la route, notamment ses articles R. 317-8 et R. 342-3 ;

Vu l'arrêté du 5 novembre 1984 relatif à l'immatriculation des véhicules ;

Vu l'arrêté du 15 avril 1996 relatif aux plaques d'immatriculation réflectorisées ;

Vu l'arrêté du 1er juillet 1996 relatif aux plaques d'immatriculation ;

Sur la proposition de la directrice de la sécurité et de la circulation routières et du directeur des libertés publiques et des affaires juridiques,

Arrêtent :


Article 1

Au premier alinéa de l'article 3 de l'arrêté du 1er juillet 1996 susvisé, le mot : « jaune » est remplacé par les mots : « jaune ou blanc ».

Article 2

La directrice de la sécurité et de la circulation routières et le directeur des libertés publiques et des affaires juridiques sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait à Paris, le 27 avril 2007.


Le ministre des transports, de l'équipement,
du tourisme et de la mer,

Pour le ministre et par délégation :

La directrice de la sécurité
et de la circulation routières,

C. Petit

Le ministre de l'intérieur
et de l'aménagement du territoire,

Pour le ministre et par délégation :

Le directeur des libertés publiques
et des affaires juridiques,

S. Fratacci

Le ministre de l'outre-mer,

Pour le ministre et par délégation :

Le directeur des affaires politiques,
administratives et financières de l'outre-mer,

A. Colrat



Partager cet article
Repost0
10 février 2007 6 10 /02 /février /2007 16:00
À quelques pas du Cours Léopold, rue Baron-Louis, je passais chaque jour à pied ou en vélo le long de... la Manufacture des tabacs. C’était la Seita, en plein centre de Nancy, pas loin de la vieille ville qui a fait ses heures de gloire. Ca me choquait un peu, mais sans plus.

Or à la même époque, j’étais un petit enfant infernal. Je ne supportais pas une seule cigarette allumée autour de moi. Je n’acceptais que la paternelle habitude, car légitimiste bien que rebelle, je devais bien quand même la respecter.

Mais pour les autres, c’était la catastrophe. Une course effrénée. Je soufflais sur la flamme du briquet (inutile d’essayer avec des allumettes, tout le paquet y serait passé), une poursuite. Un véritable jogging. Le souffle de plus en plus court, coupé. Et une clop en moins. Ca me rapportait parfois des taloches, mais généralement, plutôt l’admiration de mes ascendants.

Époque où la réclame me disait qu’une cigarette écrasée, c’était quelques minutes de vie en plus. Ca énervait. Ca rendait même fou certains qui voyaient ainsi leur réserve diminuer inutilement. Combien ai-je écrasé de cigarettes en ces temps-là ? je ne sais pas, mais cela devenait de notoriété publique qu’il ne fallait pas égarer son paquet près de moi.

J’avais des raisons à ce comportement. Je ne supportais pas le manque d’oxygène. Fenêtre ouverte en toutes saisons. Mais pas seulement l’oxygène. Les yeux pleuraient systématiquement devant les fumeurs. Et je ne parle pas des odeurs, des vêtements, des rideaux, des moquettes complètement pollués par le tabac.

Un odorat assez fin peut avoir quelques avantages, je n’en voyais que des inconvénients. Repérage à cinquante mètres du fumeur même sans cigarette au bec.

L’adolescence, la lointaine jeunesse a dû pourtant s’accommoder des entourages enfumés. Réunions interminables dont l’air vicié n’engendrait plus aucune efficacité. Discussions familiales aux yeux systématiquement heurtés par les nuages de fumée. Haleine discutable des interlocuteurs au travail, et je vous épargne les mégots "égarés" prestement sous mes appareils technologiques.

Le savoir-vivre, la politesse, l’allégeance sociale, la galanterie m’interdisaient alors le comportement de l’ancien petit gamin. Fallait-il supporter ? Non, bien sûr, la langue n’était pas rangée dans la poche. Je protestais systématiquement, mais je me fais rembarrer aussi systématiquement. Minoritaire sans doute. Mais surtout, rabat-joie !

Oui, et ce sentiment me mettait hors de moi. Le non-fumeur incommodé qui demande à un fumeur de ne pas fumer, ou, du moins, de ne pas mettre la fumée sous son nez, c’est un emmerdeur, un rabat-joie, un aigri.

Si je confirme que je suis bien un chieur, je refusais que ce fût pour cette raison-là.

Le combat a commencé à prendre une tournure différente avec la loi Évin du 10 janvier 1991 (1). Les non-fumeurs étaient reconnus comme "sains" ! Le droit était désormais pour eux. Alors qu’avant, il n’étaient que des empêcheurs de liberté.

Appliquée à partir de 1993, cette loi a été salutaire. Petit à petit, la conscience générale se modifiait. On ne fumait plus pendant les réunions, du coup, les réunions s’écourtaient, ou on faisait de salutaires pauses pour en fumer une. Et s’aérer l’esprit.

Jamais je n’aurais imaginé que les "gens" pouvaient ainsi évoluer de la sorte. Dans le bon sens. Et ce n’étaient pas les risques de cancers qui ont transformé les choses, ces risques étaient connus bien avant ma naissance et je les connaissais avant même de savoir les exprimer.

Bizarrement, c’est à cette période que cette Manufacture des tabacs (désertée par la Seita et laissant un énorme bâtiment en plein centre du Nancy aisé) se métamorphosa en Cendre National d’Art Dramatique et en Théâtre... de la Manufacture (2,3). Évolution sublimissime !!!

Désormais, les emmerdeurs changeaient de camps : c’étaient les fumeurs qui emmerdaient les non-fumeurs et plus l’inverse.

Hélas... c’était encore insuffisant.

Les espaces publics les plus sociaux tels que les bars, restaurants ou boîtes de nuit (certains y vendent même des cigarettes) ne respectaient pas du tout la loi. Ou confinaient les non-fumeurs dans des espaces sans aération.

La politesse était restée très marginale. Ou hypocrite.
- Puis-je fumer ?
- Je vous en prie.

Alors quand j’ai appris la volonté du gouvernement actuel, malgré les lobbys existants et surtout, juste avant une période électorale si dense, de renforcer la loi Évin, et en plus, par voie réglementaire, ce qui évite une discussion parlementaire où la polémique serait de nouveau au rendez-vous, je ne pouvais qu’applaudir des quatre coussinets !

Désormais, à partir du 1er février 2007, il sera interdit de fumer dans tout espace public couvert. Point barre, comme on dit. Les bars, restaurants et boîtes de nuit auront quand même un an de répit.

Plus de faux espaces non-fumeurs. Plus de ventilation hésitante. Plus de politesse inexistante. Surtout, plus de fumées qui torturent mes yeux et mes poumons quand je m’attaquerai à un délicieux magret de canard dans un restaurant !

Je ne suis pas sot. Je vis et j’ai toujours vécu au milieu d’amis fumeurs. À dix-huit ans (à l’époque, on ne fumait pas à douze ans), ils fumaient pour se donner une contenance (j’étais évidemment tenté, mais ça m’intoxiquais trop). À vingt-cinq ans, ils me répétaient : "j’arrête quand je veux !". Et depuis qu’ils ont acquis la trentaine, ils cherchent bien à arrêter, mais ils n’y arrivent pas. Classique.

Alors, je me dis : comme c’est stupide que des jeunes, parfois de très jeunes, se bousillent la santé pour pas grand chose. Pour frimer.

Pour une fois, l’État choisit le courage et en finit avec le double langage. Les statistiques sont incroyables (4) : 66 000 morts du tabacs en France chaque année, et 5 000 meurent de la fumée des autres. 175 000 agents (soit 4 pour 300 fumeurs !) seront là pour vérifier l’application du décret. L’astuce n’est pas seulement de verbaliser le contrevenant (68 euros), mais aussi le responsable des lieux (135 euros, ce qui peut lui revenir cher la journée, surtout si le fumeur ne paie qu’une p’tite bière ou un p’tit café).


Alors, je me dis : vive ce 1er février 2007 !

...et bon courage aux fumeurs pour arrêter !



(1) http://www.minilien.com/?W860hKUqYy
(2) http://www.theatre-manufacture.fr/section/s49.xml
(3) http://www.ot-nancy.fr/sortir/manufacture.php
(4) http://fr.news.yahoo.com/30012007/185/dehors-la-cigarette.html
Partager cet article
Repost0


 




Petites statistiques
à titre informatif uniquement.

Du 07 février 2007
au 07 février 2012.


3 476 articles publiés.

Pages vues : 836 623 (total).
Visiteurs uniques : 452 415 (total).

Journée record : 17 mai 2011
(15 372 pages vues).

Mois record : juin 2007
(89 964 pages vues).