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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 01:12

(dépêches)


Zimbabwe: le parti de Mugabe accuse l'opposition de complot contre le président

Lundi 15 décembre, 15h16

Le parti au pouvoir au Zimbabwe a une nouvelle fois accusé lundi l'opposition de préparer depuis le Botswana voisin un coup d'Etat pour renverser Robert Mugabe. Le Botswana dément, l'opposition aussi, suggérant que Harare prépare le terrain pour déclarer l'état d'urgence et donner tous les pouvoirs au président.

"Le Zimbabwe s'obstine avec ces allégations mais n'a rien avancé que nous puissions qualifier de preuve", a affirmé Jeff Ramsay, porte-parole du gouvernement botswanais. Le chef du Mouvement démocratique pour le changement (MDC), Morgan Tsvangirai, se trouvait au Botswana lundi.

Les camps Mugabe et Tsvangirai ne parviennent pas à s'entendre sur la mise en oeuvre d'un accord de partage du pouvoir conclu en septembre, après des élections présidentielle et législatives entachées de graves irrégularités et une féroce répression de l'opposition.

Le conseiller de M. Tsvangirai pour les négociations, Tendai Biti, a déclaré disposer d'informations selon lesquelles la ZANU-PF (Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique) au pouvoir comptait invoquer la sécurité nationale pour justifier un régime de répression. Le porte-parole de M. Tsvangirai, Nelson Chamisa, a dénoncé une "propagande tordue". M. Chamisa a ajouté que l'opposition pensait encore possible de sortir de l'impasse politique actuelle par la négociation avec le pouvoir.

Le ministre zimbabwéen de la Justice, Patrick Chinamasa, cité dans le journal "Herald", porte-voix du pouvoir, assure pour sa part que l'opposition "est déterminée à faire s'abattre la guerre sur le pays et la région" et qu'il possède "des preuves irréfutables" de ce que des opposants du MDC s'entraînent au combat au Botswana avec la complicité du président Seretse Ian Khama, l'un des rares dirigeants africains à critiquer ouvertement Robert Mugabe. AP



Zimbabwe: le parti de Mugabe prépare son congrès annuel, le choléra s'étend

19 déc 2008 - 07h58

Le parti au président zimbabwéen Robert Mugabe, ébranlé par la défaite historique du régime aux législatives de mars, tient vendredi son congrès annuel sur fond de dissensions internes, alors que le pays plonge dans la misère et affronte une épidémie de choléra.

Selon un bilan de l'ONU publié jeudi, la maladie a fait depuis août 1.111 morts, dont 224 à Harare, et 20.581 cas suspects ont été diagnostiqués.

L'organisation humanitaire Oxfam a lancé jeudi un appel aux dons d'un montant de 4 millions de livres (4,25 millions d'euros) pour lutter contre le choléra, transmis par les eaux usées, et la famine qui menace près de la moitié de la population.

Face à cette crise humanitaire, qui traduit tant la paralysie politique que l'effondrement de l'économie, M. Mugabe se réunit jusqu'à samedi avec les responsables de son parti, l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF), lors d'un congrès intitulé "Restons unis pour soutenir le parti et la révolution".

La Voix, journal officiel de la Zanu-PF, a affirmé que la succession du chef de l'Etat, 84 ans dont 28 au pouvoir, n'était pas à l'ordre du jour d'un congrès qui vise à "revigorer" le parti.

Officiellement, les membres de la Zanu-PF devraient discuter à Bindura, une petite ville minière à environ 80 km au nord-est de Harare, de la restructuration du parti, du choléra, de l'état de l'économie, du gouvernement d'union nationale toujours dans les limbes malgré la signature d'un accord le 15 septembre, et des menaces sur la sécurité du pays.

"A cette conférence, la Zanu-PF va devoir s'attaquer à ses divisions internes" qui l'ont conduites à perdre sa majorité au Parlement, estime l'observateur politique Caesar Zvayi.

"Si l'on regarde les résultats des élections de mars, la Zanu-PF n'est pas unie comme elle le devrait. Il y a des mécontentements", souligne-t-il.

Le porte-parole du parti, Ephraim Masawi, a minimisé les dissensions: "Nous avons toujours été unis", a-t-il dit à l'AFP. "Le problème principal est que nous avons sous-estimé la force de l'opposition."

Vainqueur du premier tour de la présidentielle lors des élections générales du 29 mars, le principal rival de M. Mugabe, Morgan Tsvangirai, a dû se retirer du second tour face à la campagne de violence orchestrée selon lui par les militants de la Zanu-PF à l'encontre de ses partisans.

Seul en lice, le président Mugabe a été réélu fin juin lors d'un scrutin très contesté.

Pour mettre fin à cette impasse politique, les deux parties ont finalement signé le 15 septembre un accord de partage du pouvoir, resté depuis lettre morte. M. Mugabe, qui devrait rester président selon l'accord, et M. Tsvangirai, Premier ministre désigné, n'arrivent toujours pas à s'entendre, notamment sur la répartition des ministères clés.

"Actuellement, le pays fonctionne sans un réel gouvernement et les services sociaux comme la santé ont été déclarés en état de catastrophe", constate M. Zvayi.

L'armée souffre également de l'effondrement économique, caractérisé par une inflation inouïe, officiellement à 231 millions pour cent en taux annuel, et des pénuries de produits de base.

Aussi l'ancien héros de l'indépendance doit-il maintenant faire face à des révoltes parmi les soldats, qui se sont traduites il y a deux semaines par des pillages à Harare.

Des soldats avaient attaqué des magasins et passé à tabac des changeurs sur le marché noir. Ils les ont accusés d'être responsables de la situation catastrophique dans laquelle est plongée l'ancien grenier à blé d'Afrique australe.


Zimbabwe : l’Afrique du Sud n’appellera pas au départ de Mugabe

Mercredi 17 décembre 2008 - 20h50 - Afrik.com

Le président sud-africain, Kgalema Motlanthe, a déclaré mercredi que son pays n’appellerait pas à la démission du président zimbabwéen Robert Mugabe et devait "vraiment soutenir" le Zimbabwe. Lors d’une conférence à Pretoria, Kgalema Motlanthe a souhaité "qu’un gouvernement d’union nationale soit mis en place cette semaine", écrit Romandie-News Le Zimbabwe est en proie à une crise politique majeure depuis que Robert Mugabe, 84 ans, refuse d’attribuer à l’opposition des porte-feuilles clés. Une épidémie de choléra a par ailleurs fait, selon le dernier bilan de l’OMS, plus de 1000 morts. Lire la suite l'article


Mugabe: "Le Zimbabwe est à moi"

19 déc 2008 - il y a 6 heures 39 min - Angus Shaw
 
Le président Robert Mugabe a déclaré vendredi que le Zimbabwe lui appartenait et qu'il ne se rendrait jamais, mettant au défi les pays africains de le renverser.

"Je ne vendrai jamais, jamais mon pays. Je ne me rendrai jamais, jamais, jamais. Le Zimbabwe est à moi. Je suis le Zimbabwe. Le Zimbabwe aux Zimbabwéens. Jamais le Zimbabwe aux Britanniques. La Grande-Bretagne aux Britanniques", a-t-il lancé.

Aux commandes du Zimbabwe depuis son indépendance de la couronne britannique en 1980, Robert Mugabe est critiqué de toutes parts en raison de la crise politique et économique aiguë que traverse le pays, et de la dégradation des conditions de vie de la population largement responsable de l'épidémie de choléra qui a fait plus d'un millier de morts depuis août.

Le secrétaire d'Etat adjoint américain aux affaires africaines, Jendayi Frazer, a estimé jeudi que le Zimbabwe se trouvait "en plein effondrement". Il a appelé à la démission de Robert Mugabe ou à "une action" de la communauté internationale.

"Ce que les Américains veulent, c'est le départ du président Mugabe. Mais le président Mugabe a été élu par son peuple et nous leur avons dit ce que nous avons dit aux Européens: que les seules personnes ayant le pouvoir de faire partir Robert Gabriel Mugabe sont le peuple du Zimbabwe", a lancé le-dit Robert Mugabe à ses partisans réunis à Harare jusqu'à dimanche inclus pour le congrès annuel de son parti, la ZANU-PF (Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique).

Et de demander quels pays africains "auraient le courage" de lancer une intervention militaire. La plupart des pays voisins du Zimbabwe, y compris la puissante Afrique du Sud, sont opposés à une opération militaire contre le Zimbabwe. Robert Mugabe reste en outre auréolé dans la région de son prestige de héros de l'indépendance. Le président sud-africain Kgalema Motlanthe a réaffirmé jeudi la nécessité de mettre en oeuvre au plus vite l'accord de partage du pouvoir conclu en septembre par le camp Mugabe et l'opposition conduite par Morgan Tsvangirai.

Ce dernier a déclaré vendredi depuis le Botswana voisin qu'il demanderait à son parti, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de refuser de négocier si les prisonniers politiques -plus de 42 en deux mois selon lui- n'étaient pas relâchés ou inculpés d'ici au 1er janvier.

Les chefs de la diplomatie des pays nordiques (Danemark, Norvège, Suède, Finlande, Islande) ont publié vendredi un communiqué appelant à la fin de la "mauvaise gouvernance" Mugabe et estimant que le régime de Harare "porte seul la responsabilité de la situation tragique" du Zimbabwe.

Signe de la crise économique qui frappe le Zimbabwe, la Banque centrale a dévoilé vendredi un nouveau billet, d'une valeur de 10 milliards de dollars zimbabwéens. De la roupie de sansonnet quand l'inflation dépasse les 231 millions pour cent. AP


Aucun pays d'Afrique n'a le courage de me renverser, dit Mugabe

19 déc 2008 - il y a 8 heures 52 min

Le président zimbabwéen Robert Mugabe estime qu'aucun pays d'Afrique n'aura le courage de recourir à la force militaire pour le renverser, rapporte le quotidien Herald.

"Comment des dirigeants africains pourraient-ils renverser Robert Mugabe, organiser une armée pour intervenir ?", a-t-il dit jeudi lors d'une réunion du comité central de la Zanu-PF, son parti. "Je ne connais aucun pays africain qui soit suffisamment courageux pour le faire", a ajouté le président zimbabwéen, au pouvoir depuis l'indépendance, en 1980.

Ses propos sont une réponse aux appels de plus en plus nombreux de capitales étrangères à la démission d'un homme tenu pour responsable de l'effondrement économique du Zimbabwe, frappé par l'hyperinflation, le chômage de masse et des pénuries alimentaires auxquels s'ajoute désormais une épidémie meurtrière de choléra.

La plupart des Etats voisins du Zimbabwe rejettent l'idée d'une intervention militaire, à laquelle s'oppose la puissance régionale sud-africaine. Et de nombreux dirigeants africains demeurent réticents à affronter Mugabe, encore considéré à 84 ans comme un héros de la décolonisation même si la crise économique, politique et humanitaire ébranle son statut.

Le Botswana et le Kenya ont cependant estimé que Robert Mugabe devait quitter le pouvoir.

D'après le dernier bilan communiqué vendredi par les Nations unies, l'épidémie de choléra a fait 1.123 morts et touché quelque 21.000 personnes.

Le choléra est une maladie facilement curable dont les épidémies peuvent être rapidement endiguées. Mais le système de santé publique du Zimbabwe est en déliquescence, les hôpitaux manquent de personnels et de médicaments.

Le blocage politique est total depuis la réélection contestée de Mugabe en juin dernier. Malgré la signature d'un accord de partage du pouvoir avec l'opposition le 15 septembre, la formation d'un gouvernement d'union nationale n'a toujours pas vu le jour.

Robert Mugabe a déclaré vendredi qu'il avait envoyé des lettres au chef de l'opposition, Morgan Tsvangirai, futur Premier ministre aux termes de l'accord du 15 septembre, pour l'inviter à prêter serment comme chef du gouvernement.

Le parti de Tsvangirai, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), a déclaré qu'il n'avait rien reçu et Morgan Tsvangirai a parallèlement dénoncé une vague d'enlèvements de militants du MDC et d'autres opposants à Mugabe.

"Si ces enlèvements ne cessent pas immédiatement, et si toutes les personnes enlevées ne sont pas relâchées ou traduites devant un tribunal d'ici le 1er janvier 2009, je demanderai à la direction du MDC de voter une résolution pour suspendre toutes les négociations et tous les contacts avec la Zanu-PF", a déclaré Morgan Tsvangirai.

MacDonald Dzirutwe et Nelson Banya, version française Henri-Pierre André et Jean-Stéphane Brosse



Le Zimbabwe appartient aux Zimbabwéens, répond Washington à Mugabe

19 déc 2008 - il y a 1 heure 31 min

Les Etats-Unis ont répliqué vendredi au président zimbabwéen Robert Mugabe qu'il se trompait en affirmant que le pays lui appartient, notant que le pays appartient aux Zimbabwéens, qui devraient pouvoir décider qui les gouverne.

"La dernière fois que j'ai vérifié, le Zimbabwe appartenait aux Zimbabwéens", a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack, interrogé sur les propos de M. Mugabe qui a défié vendredi les appels à sa démission en affirmant: "le Zimbabwe m'appartient".

"Voilà une nouvelle déclaration qui à mon avis synthétise de façon très concise ce qui est à la racine des problèmes du Zimbabwe", a ajouté le porte-parole. "Il pense que l'Etat du Zimbabwe et le peuple du Zimbabwe ne sont là que pour servir ses intérêts".

"C'est le contraire, ou plutôt cela devrait l'être", a-t-il poursuivi. "Ceux qui gouvernent devraient le faire dans l'intérêt des gouvernés. Les gouvernés devraient pouvoir décider qui les gouvernent et de quelle façon. Ils devraient pouvoir exprimer librement leurs opinion par la voix des urnes. Il est clair qu'ils ne le peuvent pas".

Devant le congrès de son parti, l'Union nationale africaine du Zimbabwe - Front patriotique (Zanu-PF), dans la petite ville minière de Bindura, M. Mugabe, 84 ans dont 28 au pouvoir, a repris son antienne contre la recolonisation du pays qui menace selon lui le Zimbabwe en son absence.

"Jamais, au grand jamais je ne vendrai mon pays. Jamais, jamais, je ne me rendrai jamais", a-t-il affirmé. "le Zimbabwe m'appartient."

"Vous ne m'intimiderez pas", a-t-il lancé aux pays, occidentaux ou africains, qui réclament son départ. "Vous pouvez menacer de me décapiter, je crois ceci, et rien ne m'en fera démordre: le Zimbabwe nous appartient, il n'appartient pas aux Britanniques".

La Zimbabwe est plongé dans la paralysie politique depuis la défaite historique du régime aux élections générales de mars. En juin, M. Mugabe avait été réélu lors d'un scrutin entaché de violences.


Zimbabwe : le billet de 10 milliards de dollars est disponible

19 déc 2008 - il y a 11 heures 29 min - Afrik.com

Un billet de 10 milliards de dollars a été mis en circulation par la banque centrale du Zimbabwe, indique L’Express. Il ne vaut en réalité que 20 dollars. La forte inflation que connait ce pays oblige les autorités monétaires à émettre de (très) grosses coupures.


Le choléra a tué 1.123 personnes au Zimbabwe, selon un nouveau bilan de l'ONU

19 déc 2008 - 10h48

Plus d'un millier de personnes ont été emportées par le choléra au Zimbabwe: un total de 1.123 décès étaient recensés vendredi, soit 12 morts de plus en une seule journée, a rapporté vendredi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies à Genève.

Les derniers chiffres, récoltés par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), montrent également une progression du nombre de cas, qui s'établit à 20.896 depuis le début de l'épidémie en août. Lundi, les autorités sanitaires évoquaient 18.413 cas et 978 décès.

La capitale Harare est la plus touchée par l'épidémie de choléra qui se propage par des eaux souillées. Le manque d'eau potable pure et de sanitaires continue d'entraver la lutte contre la propagation de la maladie, ainsi que l'effondrement du système de santé et la grève des infirmières. AP



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