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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 13:13

(dépêche)

 

 





Les partisans de Martine Aubry confiants avant le verdict

25.11.2008 - 16:45

Laure Bretton


Les socialistes attendent l'annonce du nom de leur nouveau premier secrétaire qui, selon ses partisans, sera Martine Aubry.

 

Avant la réunion du Conseil national du PS à Paris, l'ambiance s'est encore dégradée entre les partisans de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, et ceux de la maire de Lille, qui se sont accusés respectivement de "coup d'Etat" et de "putsch médiatique".

Selon les résultats diffusés samedi par la direction du PS après une soirée électorale à rebondissements, Martine Aubry l'a emporté de 42 voix à peine lors de ce vote qui a été suivi par quatre jours d'invectives et de soupçons.

Malgré des tentatives de dernière minute du camp Royal, qui a réclamé l'annulation du scrutin après avoir appelé à manifester devant le siège du PS, l'entourage de Martine Aubry affiche sa sérénité dans la dernière ligne droite.

"Mon interprétation, c'est que Martine Aubry sera ce soir la première secrétaire du PS", a déclaré le député de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone sur France Info.

"Il n'y a pas de raison de pas être confiant", a renchéri François Lamy, bras droit de l'ancienne ministre de l'Emploi, à son arrivée à La Mutualité, où le "Parlement" du parti est convoqué à 18h00. "Demain matin, le jour se lève et on commence les discussions" pour former la nouvelle direction."

Poursuivie par les caméras, Martine Aubry s'est engouffrée en milieu d'après-midi dans le palais de La Mutualité sans faire de déclaration. Lors d'une manifestation contre la réforme de l'audiovisuel mardi matin à Paris, elle a assuré qu'elle se conformerait à la décision, quelle qu'elle soit.

Avant la réunion plénière, où siègeront 306 dirigeants, les quatre courants internes du PS qui composent le Conseil national devaient réunir leurs troupes pour décider de leur attitude.

Trois courants sont a priori hostiles à Ségolène Royal - autour des partisans de Martine Aubry, on trouve ceux de Bertrand Delanoë et de Benoît Hamon. Ils totalisent 70% des voix au sein de cette instance.

LE BOUT DU TUNNEL ?

Les partisans de la présidente de Poitou-Charentes pourraient, eux, décider de s'abstenir lors du vote du Conseil national, laissant Martine Aubry prendre les rênes d'un PS écartelé et basculant de fait dans la minorité.

Sur France Info, Vincent Peillon a affirmé mardi matin qu'il n'y avait plus que quatre voix d'écart entre les deux rivales au vu des vérifications effectuées par une commission interne.

"Ce n'est pas le mensonge médiatique organisé par quelques malfaisants qui va faire plier ceux qui considèrent que la rénovation et les votes doivent être respectés", a estimé le député européen, un des lieutenants de Ségolène Royal.

L'étroitesse du score a déclenché l'une des pires crises que le PS ait jamais traversées, plongeant le parti dans une amère guerre des chiffres après 18 mois de guerre des chefs née de la défaite présidentielle face à Nicolas Sarkozy.

Des voix s'élèvent depuis pour mettre en place une "direction collégiale" avec ou sans les deux rivales, qui, elles, rejettent cette option.

Depuis vendredi et le deuxième tour de scrutin, "chaque jour on pense avoir atteint le pire mais le pire est toujours à venir", commente un dirigeant du PS pour qui les "morceaux seront bien plus difficiles" à recoller que lors du congrès fratricide de Rennes en 1990.

Chargée d'examiner les contestations, la "commission de récolement" s'est réunie lundi au siège du PS sans déboucher sur une sortie de crise.

Alors qu'un nouveau rendez-vous était fixé mardi à 14h00, rue de Solferino, ses membres se sont retrouvés à La Mutualité, déclenchant un jeu du chat et de la souris avec la presse.

A la question "voit-on le bout du tunnel ?", le président de la commission, Daniel Vaillant a répondu par l'affirmative.

Avec Grégory Blachier, édité par Yves Clarisse

 

 

 

PS: dernière ligne droite avant le mur ?

La commission de récolement doit rendre son verdict sur les irrégularités. Le Conseil national doit désigner la prochaine Première secrétaire. Les partisans de Ségolène Royal, eux, sont prêts à répliquer. Bref, l'avenir du PS se joue aujourd'hui. 
 
(Pierre Morel pour Marianne)

Les lieutenants de Ségolène Royal font monter la pression. Comment faire autrement ? À quelques heures de la tenue du Conseil national du parti, l’instance chargée de proclamer officiellement les résultats de l'élection de la nouvelle Première secrétaire, ils craignent une issue fatale pour leur candidate . Et pour cause : la commission de récolement qui avait pour mission d’examiner les litiges et de transmettre ses conclusions au Conseil national a suspendu ses travaux hier après-midi pour les reprendre seulement aujourd’hui à 14 heures. Son président Daniel Vaillant avait des « obligations municipales » et les PV de toutes les fédérations ne seraient pas tous « remontés à Solfé ». « En fait, ils n’ont rien à se mettre sous la dent », explique un mandataire de la motion Delanoë. Ce n’est pas du tout l’avis d’un des bras droits de Royal, Vincent Peillon, qui dès ce matin sur France Info, expliquait qu’ « il [fallait] renoncer à proclamer un Premier secrétaire ce soir » car « après le premier travail de la commission hier, il n’y a plus que quatre voix d’écart » entre les deux prétendantes à la direction du 10 rue de Solférino. 

Pour les ségolénistes, le combat continue

Un peu plus tôt dans la journée, Manuel Valls était encore plus clair et affirmait qu’en cas de désignation de Martine Aubry les ségolénistes « [continueront] à se battre pour [leurs] idées et [iront] devant les tribunaux. » Quelques heures après, le maire d’Evry revenait au charbon expliquant qu’« il y a de la révolte chez les militants » et qu'il devrait y avoir « beaucoup de monde » ce mardi devant la Mutualité (où se réunit le Conseil national) comme devant les grilles de Solférino. Déjà la veille, François Rebsamen, le maire de Dijon, avait fait savoir qu’il appellerait à manifester devant le siège du PS si la commission de récolement ne répondait pas aux requêtes du camp Royal.

Il y a quelques minutes, les représentants de Ségolène Royal au sein de cette fameuse commission ont transmis un document dit de « protestation électorale » à Daniel Vaillant. Dans ce texte, ils demandent une nouvelle fois au Conseil national d’annuler purement et simplement le vote de vendredi dernier.  

En face, la résistance s’organise

Du côté des adversaires de la présidente de la Région Poitou-Charentes, on s’organise aussi. Plus discrètement. Avant que ne se tienne le Conseil national, les différents participants à la réunion sont invités à assister à des « AG de motion » au cours desquelles leur seront données des « consignes ». Et pour l’instant du côté des motions d’Aubry, de Hamon et de Delanoë, la consigne semble se résumer en une phrase : « On ne lâche rien ! » La soirée promet d’être agitée du côté de la Mutualité... 

Mardi 25 Novembre 2008 - 14:02
Gérald Andrieu
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PS: les royalistes demandent officiellement l'annulation du scrutin
25.11.2008 | 12h32 

Les représentants de Ségolène Royal à la commission chargée de vérifier les votes militants socialistes ont demandé, dans un document officiel, au Conseil national prévu mardi l'annulation du scrutin du 21 novembre pour désigner le premier secrétaire du PS.

"Le déroulement des opérations électorales a fait naître une profonde indignation, compte tenu du nombre des irrégularités constatées et du faible écart de voix entre les deux candidates, Ségolène Royal et Martine Aubry", écrivent-ils dans ce document de "protestation électorale" transmis à Daniel Vaillant, président de la "commission de récolement" du PS.
 
Pour les représentants de l'ex-candidate à l'Elysée à cette commission, le sénateur David Assouline, Jean-David Ciot et l'avocat Jean-Pierre Mignard, "de nombreuses irrégularités, quelques unes faisant peser des soupçons sur les intentions réelles de leurs auteurs, pouvant s'apparenter à des fraudes, ont été constatées dans le cadre de ces opérations de vote".

Les estimant "constitutives de manoeuvres altérant la sincérité du scrutin", ils demandent "au Conseil national d'annuler le scrutin du 21 novembre 2008", qui a donné la victoire par 42 voix à la maire de Lille.
 

 

 

 

 

 

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