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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 14:10

(dépêches)


Israël: Peres charge Netanyahu de former le nouveau gouvernement

20 févr 2009 - il y a 31 min - Marius SCHATTNER

Le président Shimon Peres a formellement chargé vendredi le chef de la droite Benjamin Netanyahu, peu enclin au compromis avec les Palestiniens, de former le nouveau gouvernement issu des législatives du 10 février en Israël.

Le président israélien Shimon Peres serre la main de Benjamin Netanyahu.

D'emblée, M. Netanyahu, 59 ans, a annoncé qu'il plaçait l'Iran en tête de ses priorités après avoir reçu de M. Peres, selon l'usage, une lettre le chargeant de former le gouvernement à la présidence à Jérusalem.

"Israël traverse une période cruciale et doit faire face à des défis colossaux. L'Iran cherche à se doter de l'arme nucléaire et constitue la menace la plus grave pour notre existence depuis la guerre d'indépendance" de 1948, a dit le chef du Likoud qui a accepté la charge.

Assuré d'une majorité de 65 députés sur 120 grâce au soutien de l'extrême droite et des formations religieuses, M. Netanyahu devra présenter son cabinet à la Knesset (Parlement), pour un vote d'investiture, dans un délai de 28 jours, prolongeable de 14 jours.

Avant cette annonce, M. Peres avait tenté en vain de convaincre le chef du Likoud et Tzipi Livni, à la tête des deux plus grands partis d'Israël, de former un gouvernement d'union dirigé par M. Netanyahu.

Mais la ministre des Affaires étrangères a écarté la participation de son parti Kadima (centre-droit) à un tel cabinet, affirmant "vouloir une solution de paix basée sur deux Etats", un Etat palestinien aux côtés d'Israël, et accusant un futur gouvernement Netanyahu, s'appuyant sur l'extrême droite, de s'y opposer.

"Les choses sont désormais claires. C'est un gouvernement sans vision politique" que M. Netanyahu va mettre en place, a déclaré Mme Livni.

"Un tel gouvernement n'a aucune valeur et je ne lui servirai pas de caution", a-t-elle ajouté après avoir annoncé la veille aux 80.000 membres du parti qu'elle entendait "aller dans l'opposition pour représenter une alternative".

M. Netanyahu a annoncé à M. Peres qu'il serait prêt à "aller loin" pour créer un gouvernement d'union où le Kadima aurait une place de choix.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé qu'il ne traiterait pas avec le prochain gouvernement israélien s'il ne s'engageait pas pour la paix, selon son porte-parole.

"Nous ne traiterons pas avec le gouvernement israélien sauf s'il accepte un règlement basé sur deux Etats, d'arrêter la colonisation et de respecter les accords passés", a déclaré à l'AFP le porte-parole de M. Abbas, Nabil Abou Roudeina.

Catégoriquement opposé à l'origine aux accords d'Oslo avec les Palestiniens de 1993, M. Netanyahu en avait réduit la portée en accédant au pouvoir une première fois en 1996, pour trois ans, relançant à grande échelle la colonisation juive dans les territoires palestiniens.

Hostile à la création d'un Etat palestinien qui disposerait d'une réelle souveraineté, il a maintenu toutefois la flou sur ses intentions lors de sa campagne électorale.

Il a fait miroiter la perspective d'une "paix économique" -sans expliquer d'où proviendraient les fonds-, ce qui reviendrait à un régime d'autonomie élargie, alors que les Palestiniens réclament un Etat indépendant dans tous les territoires occupés depuis 1967.

La candidature de M. Netanyahu est soutenue, outre par le Likoud (27 sièges), par deux partis religieux ultranationalistes (7), le Shass ultra-orthodoxe (11), Liste unifiée de la Torah (5), et Israël Beiteinou (extrême droite), soit 65 députés.

Mme Livni ne pouvait compter que sur les 28 députés de son parti.



Benjamin Netanyahu, le retour de l'ex-"jeune loup" de la droite

20 févr 2009 - il y a 56 min

Trois ans et demi après avoir démissionné de son poste de ministre des Finances, en désaccord avec la décision d'Ariel Sharon de se désengager de la bande de Gaza, Benjamin Netanyahu, que le président Shimon Peres a désigné pour former le prochain gouvernement, a de nouveau le vent en poupe.

Sur fond d'offensive israélienne dans cette même bande de Gaza et de crise financière mondiale, le Likoud de Netanyahu a fait mouche en faisant campagne sur les thèmes de la sécurité et de l'économie.

La ligne dure qu'il préconise a rejoint l'opinion d'une majorité d'Israéliens qui ont approuvé la guerre menée dans la bande de Gaza en dépit de l'émotion soulevée par la mort de quelque 1.300 Palestiniens, dont 700 civils, selon des responsables médicaux.

Pendant la campagne, Netanyahu, 59 ans, a à nouveau défié la communauté internationale en affirmant à Tony Blair, émissaire du "quartet" des médiateurs internationaux pour le Proche-Orient, que s'il n'avait pas l'intention de construire de nouvelles colonies juives en Cisjordanie occupée, il ne démantèlerait pas les colonies existantes et les étendrait même pour répondre à la "croissance naturelle" de la population.

Une telle politique aurait pour résultat, aux yeux des Palestiniens, d'éloigner la perspective de création de leur propre Etat.

Benjamin Netanyahu, affectueusement surnommé "Bibi" par ses partisans, était devenu, en battant sur le fil le travailliste Shimon Peres aux élections de 1996, le plus jeune chef de gouvernement de l'histoire du pays et le premier à être né après la proclamation de l'indépendance.

Fils d'un éminent historien, il est en effet né à Tel Aviv le 21 octobre 1949 dans une famille de droite.

Membre d'un commando d'élite de l'armée de 1967 à 1972, il est blessé au visage en mai 1972 alors qu'il dirige un raid afin de libérer un avion de la Sabena détourné sur l'aéroport Ben-Gourion. Il est promu capitaine en 1973 lors de la Guerre du Kippour.

Il a été marqué, en 1976, par la mort de son frère Yonathan, tué lors de la fameuse opération de récupération des otages d'un Airbus d'Air France détourné par des Palestiniens sur l'aéroport ougandais d'Entebbe.

COMBAT CONTRE LE TERRORISME

Après des études d'architecture et d'administration des affaires au Massachussetts Institute of Technology, au milieu des années 1970, Netanyahu rentre en Israël pour diriger la fondation Yonathan, du nom de son frère, un institut qui se consacre à l'étude du terrorisme.

En 1984, il devient représentant permanent d'Israël aux Nations unies, un poste où il s'illustre en défendant le recours à la force par Israël pour réprimer le soulèvement palestinien dans les territoires occupés.

Il démissionne en 1988 en dénonçant le plan de paix pour le Proche Orient du secrétaire d'Etat américain George Shultz qu'il considère comme un danger pour Israël.

Auteur d'un ouvrage intitulé "Le terrorisme, comment l'Occident pourra en être victorieux", Netanyahu assimile le terrorisme au nazisme.

Après avoir quitté la diplomatie, il entame une carrière politique en se faisant élire à la Knesset en 1988 et est nommé dans la foulée vice-ministre des Affaires étrangères dans un gouvernement de coalition Likoud-Travaillistes dirigé par Yitzhak Shamir.

Le ministre des Affaires étrangères, Moshe Arens, l'utilise pour défendre à l'étranger un plan de paix israélien excluant toute discussion avec l'Organisation de libération de la Palestine.

Excellent orateur, il ne cache pas ses ambitions de devenir chef du gouvernement. Il y parvient en 1996 en battant Shimon Peres, artisan des accords d'Oslo, à la faveur d'une vague d'attentat suicide palestinien qui avait poussé l'électorat israélien a faire passer la sécurité avant la paix.

Le souvenir de son mandat est plus que contrasté. Il avait provoqué en 1996 une explosion de violence avec une décision controversée d'autoriser des fouilles archéologiques pour retrouver les traces des temples juifs sous l'esplanade des mosquées.

BILAN CONTRASTÉ

Mais il a mis fin à l'opposition idéologique du Likoud à la restitution de territoires cisjordaniens aux Palestiniens en mettant en oeuvre l'année suivante le retrait partiel de Tsahal de Hébron, en vertu du processus d'Oslo qu'il avait pourtant rejeté.

Cependant, deux mois plus tard, il plongeait la région dans une nouvelle flambée de violences en lançant les travaux de fondation d'une nouvelle colonie de peuplement sur la colline de Har Homa, en lisière de Jérusalem-Est, en violation d'Oslo.

Sur le plan purement intérieur, il s'était acquis une bonne réputation auprès des économistes pour sa politique budgétaire rigoureuse, mais la montée du chômage et la stagnation de l'économie ont terni cette image.

Enfin il a échappé de peu à une inculpation pour favoritisme dans l'exercice de ses fonctions et a dû répondre devant la justice après son départ du pouvoir de l'usage qu'il avait fait de certains cadeaux officiels.

Battu aux élections de mai 1999 par son rival travailliste Ehud Barak, il démissionne de la présidence du Likoud et connaît une retraite politique de deux ans.

Netanyahu revient au gouvernement comme ministre des Affaires étrangères, en 2002, dans le gouvernement d'Ariel Sharon. Il devient ensuite ministre des Finances dans le deuxième gouvernement de Sharon, jusqu'à sa démission, en 2005.

A la suite de la création de Kadima par Sharon, Netanyahu redevient l'homme fort du Likoud et en est élu président fin 2005.

Nicole Dupont


Israël: le président Shimon Peres reçoit Benjamin Netanyahu et Tzipi Livni

20 févr 2009 - il y a 3 heures 22 min - Charly WEGMAN

Le président Shimon Peres rencontre vendredi dans la matinée les dirigeants politiques du Likoud Benjamin Netanyahu et du Kadima Tzipi Livni pour tenter de les convaincre de former un gouvernement de coalition.

Le chef de la droite israélienne Benjamin Netanyahu, le leader du Likoud, opposé à la constitution d'un Etat palestinien aux côtés d'Israël, se trouvait jeudi aux portes du pouvoir grâce au soutien de l'ultranationaliste Avigdor Lieberman.

Sa rivale, Tzipi Livni, la dirigeante du Kadima (centre droit), qui prône un accord de paix sur la base d'un compromis territorial, affichait jeudi de son côté sa détermination de ne pas siéger dans un gouvernement d'union sous la direction du Likoud.

M. Lieberman, qui avait maintenu le suspense sur ses intentions après les législatives du 10 février, a soutenu la candidature de M. Netanyahu au poste de Premier ministre lors de sa rencontre avec le président Shimon Peres qui doit charger un candidat de former le prochain gouvernement.

Chef du parti Israël Beiteinou qui compte 15 députés sur 120 à la Knesset, ce politicien populiste a souhaité que M. Netanyahu parvienne à un accord avec Mme Livni pour un "gouvernement élargi", sans en faire une condition à son soutien.

Dans ce qui pourrait s'avérer une tentative de dernière chance, le président israélien a convoqué séparément pour vendredi Benjamin Netanyahu et Tzipi Livni pour essayer de les convaincre de constituer un cabinet d'union nationale, a annoncé son bureau jeudi.

"J'ai l'intention de faire un effort supplémentaire pour convaincre les parties en présence de coopérer en vue de la constitution d'un gouvernement large et stable", a déclaré M. Peres, selon un communiqué de la présidence. Il a souligné la nécessité d'un tel gouvernement d'union vu la gravité des "défis auxquels Israël fait face".

En cas d'échec, M. Peres n'aurait plus d'autre choix que de désigner M. Netanyahu. Il doit annoncer sa décision dimanche ou lundi, a dit sa porte-parole.

M. Netanyahu disposera d'un délai de 28 jours, prolongeable de 14 jours, pour présenter son gouvernement à la Knesset.

La candidature de M. Netanyahu est soutenue par 65 députés sur 120, soit outre le Likoud (27 sièges), par deux partis religieux ultranationalistes (7), le Shass ultra-orthodoxe (11), Liste unifiée de la Torah (5), et Israël Beiteinou.

Mme Livni, elle, ne peut compter que sur les 28 députés de son parti, les 11 députés des partis arabes et le Meretz (gauche laïque, 3 élus) refusant d'être associés à Israël Beiteinou. Les travaillistes (13 députés) ont décidé de se refaire dans l'opposition après avoir enregistré le pire score de leur histoire. "Aujourd'hui ont été jetées les bases d'un gouvernement d'extrême droite dirigé par Netanyahu. Nous n'avons rien à gagner dans un tel gouvernement", a affirmé jeudi Mme Livni, chef du Kadima, aux membres de son parti.

"Nous n'avons pas été élus pour légitimer ce gouvernement d'extrême droite et devons aller dans l'opposition pour représenter une alternative", a-t-elle déclaré. Ce message a été adressé par messages téléphoniques aux 80.000 membres du parti.

M. Netanyahu a néanmoins annoncé que, dès qu'il serait mandaté par le président, il s'adresserait au Kadima et au parti travailliste pour les convaincre de rejoindre son gouvernement.

Selon les commentateurs de la presse, il souhaite éviter un cabinet constitué de formations de droite, d'extrême droite et religieuses de crainte de tensions avec l'administration américaine de Barack Obama.


Israël: Benjamin Netanyahu aux portes du pouvoir

19 févr 2009 -  20h05 - Charly WEGMAN

Le chef de la droite israélienne Benjamin Netanyahu, le leader du Likoud, opposé à la constitution d'un Etat palestinien aux côtés d'Israël, se trouvait jeudi aux portes du pouvoir grâce au soutien de l'ultranationaliste Avigdor Lieberman.

Sa rivale Tzipi Livni, la dirigeante du Kadima (centre droit), qui prône un accord de paix sur la base d'un compromis territorial, affichait de son côté sa détermination de ne pas siéger dans un gouvernement d'union sous la direction du Likoud.

M. Lieberman, qui avait maintenu le suspense sur ses intentions après les législatives du 10 février, a soutenu la candidature de M. Netanyahu au poste de Premier ministre lors de sa rencontre avec le président Shimon Peres qui doit charger un candidat de former le prochain gouvernement.

Chef du parti Israël Beiteinou qui compte 15 députés sur 120 à la Knesset, ce politicien populiste a souhaité que M. Netanyahu parvienne à un accord avec Mme Livni pour un "gouvernement élargi", sans en faire une condition à son soutien.

Dans ce qui pourrait s'avérer une tentative de dernière chance, le président israélien a convoqué séparément pour vendredi Benjamin Netanyahu et Tzipi Livni pour essayer de les convaincre de constituer un cabinet d'union nationale, a annoncé son bureau jeudi.

"J'ai l'intention de faire un effort supplémentaire pour convaincre les parties en présence de coopérer en vue de la constitution d'un gouvernement large et stable", a déclaré M. Peres, selon un communiqué de la présidence.

Il a souligné la nécessité d'un tel gouvernement d'union vu la gravité des "défis auxquels Israël fait face".

En cas d'échec, M. Peres n'aurait plus d'autre choix que de désigner M. Netanyahu. Il doit annoncer sa décision dimanche ou lundi, a dit sa porte-parole.

M. Netanyahu disposera d'un délai de 28 jours, prolongeable de 14 jours, pour présenter son gouvernement à la Knesset.

La candidature de M. Netanyahu est soutenue par 65 députés sur 120, soit outre le Likoud (27 sièges), par deux partis religieux ultranationalistes (7), le Shass ultra-orthodoxe (11), Liste unifiée de la Torah (5), et Israël Beiteinou.

Mme Livni, elle, ne peut compter que sur les 28 députés de son parti, les 11 députés des partis arabes et le Meretz (gauche laïque, 3 élus) refusant d'être associés à Israël Beiteinou.

Les travaillistes (13 députés) ont décidé de se refaire dans l'opposition après avoir enregistré le pire score de leur histoire.

"Aujourd'hui ont été jetées les bases d'un gouvernement d'extrême droite dirigé par Netanyahu. Nous n'avons rien à gagner dans un tel gouvernement", a affirmé jeudi Mme Livni, chef du Kadima, aux membres de son parti.

"Nous n'avons pas été élus pour légitimer ce gouvernement d'extrême droite et devons aller dans l'opposition pour représenter une alternative", a-t-elle déclaré.

Ce message a été adressé par messages téléphoniques aux 80.000 membres du parti.

M. Netanyahu a néanmoins annoncé que, dès qu'il serait mandaté par le président, il s'adresserait au Kadima et au parti travailliste pour les convaincre de rejoindre son gouvernement.

Selon les commentateurs de la presse, il souhaite éviter un cabinet constitué de formations de droite, d'extrême droite et religieuses de crainte de tensions avec l'administration américaine de Barack Obama.


Israël: Peres charge formellement Netanyahu de former le cabinet

20 févr 2009 - il y a 59 min

Le président israélien Shimon Peres a formellement chargé vendredi le chef de la droite Benjamin Netanyahu de former le gouvernement issu des élections du 10 février.

Le chef du Likoud Benjamin Netanyahu, le 16 février 2009 à Jérusalem.

M. Peres a reçu M. Netanyahu à la présidence à Jérusalem, où il lui a remis selon l'usage une lettre dans laquelle il le charge de former le gouvernement. Le chef du parti Likoud a quant à lui remis au président une lettre dans laquelle il accepte formellement la charge.

M. Netanyahu dispose d'un délai de 28 jours, prolongeable de 14 jours, pour obtenir l'aval de la Knesset à son gouvernement.



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